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Cheval : la Puissance, la Vitalité, la Terre, le Voyage, la Fougue, la Liberté, la Passion

Posté par othoharmonie le 18 décembre 2015

 

cheval totemParmi tous les totems, le Cheval est emblématique de la motivation qui nous transporte à travers la vie. Sa signification varie en fonction de la manière dont il se présente à vous. Il peut apparaître comme sauvage, apprivoisé, se déplaçant librement ou contraint à vivre dans un espace confiné.

Si le Cheval est représenté comme contraint ou captif, il peut symboliser des instincts bridés. Le totem Cheval représente votre force intérieure et la force motrice à l’œuvre dans votre vie, la vitalité physique, mais aussi notre capacité psychologique ou émotionnelle à aller de l’avant dans la vie. Selon les associations symboliques que cet animal a pour vous, il pourrait représenter votre capacité à surmonter les obstacles de la vie et à poursuivre votre objectif, peu importe ce qui peut survenir sur votre chemin.

Le Cheval est un animal domestiqué par l’homme, mais qui maintient une forte énergie sauvage qui lui est propre. Comme animal totem, il se rapporte à la capacité de s’exprimer librement et avec assurance dans des environnements sociaux tels que le travail, l’école ou les cercles de famille et d’amis. Voir Cheval courir librement est un signe que votre volonté est libre et que votre liberté d’expression est forte. Un Cheval Sauvage au galop pourrait également symboliser une partie de votre personnalité ou des émotions qui sont difficiles à gérer et qui dominent votre vie, au lieu que ce soit vous qui les dominiez.

Selon le psychologue Carl Jung, les Chevaux symbolisent les forces naturelles maîtrisées par les êtres humains. Tout comme nous exploitons un Cheval pour le monter ou utiliser sa puissance, nous pouvons exploiter notre vitalité naturelle ou la nature pour nous servir et nous faire aller plus loin. Cheval, surtout s’il vous apparaît dans un rêve, est susceptible de représenter votre énergie vitale et votre enthousiasme à exprimer votre moi authentique. Ce totem pourrait également être le reflet de la façon dont vous traitez vos désirs primitifs, si vous en faites une expérience harmonieuse ou s’ils sont difficiles à contrôler.

Dans le totem Cheval, on peut encore voir une représentation des instincts primaires. Ainsi, cet animal peut symboliser la façon dont nous contrôlons les forces motrices de notre vie. Cela peut inclure la manière dont nous vivons et exprimons notre sexualité, mais aussi la créativité et l’instinct de survie. Cheval apporte l’énergie et la vitesse, et règne sur le cycle complet de l’existence : la naissance, la vie, la mort, la vie dans l’au-delà et la renaissance. Cheval est très respecté et est lié à la magie chamanique. Il est le premier animal totem de la civilisation. L’enseignement relatif au Cheval dit que l’on ne peut pas obtenir le pouvoir par la force mais que ce pouvoir est attribué à celui qui est capable d’en user avec respect. La force du totem Cheval réside dans la sagesse à se rappeler de ce qu’on a accompli dans la vie et d’en tirer des leçons, ainsi que dans nos vies antérieures. Cela nous aide à travailler pour obtenir un meilleur équilibre de notre bouclier, et comprendre notre cheminement dans son ensemble. Cette puissance réunit la compassion, la tendresse, l’enseignement, l’amour, le partage des dons, les talents et les habiletés diverses.

Cheval a toujours été d’une grande importance aux yeux des Celtes et la consommation de sa chair ou sa mutilation délibéré en ont fait l’objet d’un tabou très strict. Ainsi dans le Mabinog de Brawen, quand le fauteur de troubles Efnissien sectionne les paupières, les lèvres et la queue des chevaux, le roi Irlandais en visite déclencha une guerre. La forme du Cheval gravée dans la craie de la White Horse Hil (Colline du Cheval Blanc) dans le Wiltshire est depuis longtemps considérée comme un symbole de puissance par tous ceux qui le contemplent. Outre sa vitesse et sa résistance proverbiale, sa connaissance des voies menant vers l’autre monde et sa capacité d’y jouer un rôle de guide fiable et fidèle constituent un autre aspect du Cheval en tant qu’animal totémique. De tout temps, Cheval a été un partenaire plus proche de l’homme que tous les autres animaux.

Cheval : la Puissance, la Vitalité, la Terre, le Voyage, la Fougue, la Liberté, la Passion dans CHEVAL Arabian_horse4Dans la réalité ordinaire, il a transporté son cavalier sur des longues distances et rendu les communications possibles. Il a aidé à convoyer de lourdes charges et à labourer le sol. Dans la réalité non ordinaire, Cheval a transporté des voyageurs chamaniques à d’autres domaines de l’existence, a déplacé sa conscience et a labouré le sol à des niveaux mentaux plus profonds. Les Amérindiens honoraient Cheval comme animal sacré. En Grande Bretagne et en Europe du Nord, les fraternités magiques utilisèrent les pouvoirs naturels et surnaturels associés au culte du Cheval. Une croyance, ancrée apparemment dans la mémoire de tous les peuples, associe originellement Cheval aux ténèbres du monde chthonien. Fils de la nuit et du mystère, ce Cheval archétypal est porteur de mort et de vie. Lié au Feu, destructeur et triomphateur, et à l’Eau, nourricière et asphyxiante, Cheval a une multitude d’acceptions symboliques. Il est la monture, le véhicule, le vaisseau. Son destin est inséparable de celui de l’homme. Il symbolise les composantes animales de l’homme, lorsque coursier et cavalier sont intimement unis.

Cheval, symbole de l’impétuosité du désir, de la jeunesse de l’homme avec toute son ardeur, sa fécondité, sa générosité, c’est le symbole de la force, de la puissance créatrice, prenant une valorisation sexuelle autant que spirituelle. Il est dès lors chthonien et ouranien. Les Chevaux Noirs que l’on attelle aux carrosses des mariages de contes de fée sont les chevaux du désir libéré. Quand il quitte ses sombres origines pour s’élever jusqu’aux cieux, vêtu d’une blanche robe de majesté, il cesse d’être lunaire et chthonien et devient ouranien ou solaire. Ce Cheval Blanc céleste représente l’instinct contrôlé, maîtrisé, sublimé. Ne pas confondre le Cheval Blanc ouranien avec le Cheval Blême, dont la blancheur est nocturne, lunaire, froide, faite de vide, d’absence de couleur. Celui-ci est le blanc cadavérique, le blanc du deuil, des nuits blanches. D’une blancheur éclatante, Cheval symbolise la majesté, monture des héros, des saints et des conquérants spirituels. Dans la Steppe d’Asie Centrale, il est clairvoyant, familier des ténèbres et exerce des fonctions de guide et d’intercesseur. Cheval est aussi auxiliaire des divinités de la pluie. Chez les Ewes d’Afrique, le dieu de la pluie sillonne le ciel sur une étoile filante qui est son Cheval. Chez la plupart des Altaïques, la selle et le Cheval du mort sont déposés près du défunt, afin de lui assurer son dernier voyage. Pour se rendre dans l’autre monde, les chamanes utilisent souvent une canne coudée en tête de Cheval (la canne chevaline) dont ils usent comme d’un Cheval vivant.

Le Cheval occupe une place éminente dans les rites extatiques des chamanes. Il relie les opposés dans une manifestation continue ; il est manifestation, vie et continuité, il est universel, il est merveille. Cheval occupe une place toute particulière dans l’iconographie de l’art celtique. Il constitue, dès le premier âge du fer, un des rares thèmes figurés de l’art hallstattien, probablement à cause de son lien avec la divinité solaire qu’évoquent également les oiseaux aquatiques, un autre sujet important que l’on trouve souvent représenté sur les mêmes objets. La place importante qu’il occupe dans l’art laténien est évidente, surtout dans le domaine des figurations monétaires, où il est le sujet le plus fréquent du revers. Il y est souvent associé à des éléments végétaux et sa forme anthropocéphale, réalisée quelquefois en empruntant la tête de la divinité figurée sur l’avers, confirme qu’il s’agissait vraisemblablement de son avatar plutôt que son acolyte.

DF_Kamar dans CHEVALLe thème, développé dans de nombreuses variantes sur les monnaies, apparaît toutefois dès la phase initiale de l’art celtique au Vème s. av. J.C. avec les statuettes de Cheval à tête humaine et coiffure double feuille de gui de la cruche à vin de Reinheim, ainsi qu’avec certaines fibules zoomorphes ou à masque. Le Cheval de la cruche de Waldalgesheim n’a pas de tête humaine, mais une palmette est représentée habilement sur son dos et sur ses flancs, de manière à pouvoir être confondue avec des détails de son anatomie. L’appartenance de la cavalerie à ce qui est considéré comme l’élite militaire est indiscutable. Le reflet d’une appartenance au groupe social le plus privilégié trouve fréquemment son expression dans l’évocation directe ou indirecte du cheval.

La figuration du Cheval présente dans l’art celtique souvent une association très particulière avec des motifs végétaux : les rinceaux, palmettes ou autre sujets deviennent une partie ou le prolongement direct de l’anatomie de l’animal. C’est à ce type d’image – une des formes de la métamorphose plastique – qu’est appliqué le terme de cheval « végétalisé ». On trouve le cheval végétalisé, mais également des quadrupèdes indéfinis, aussi bien sur des monnaies que sur des vases peints ou d’autres objets. On peut considérer que les exemples les plus anciens sont les représentations des cruches de Reinheim et Waldalgesheim. L’anse des cruches de Basse-Yutz illustre la végétalisation d’une espèce de quadrupède, une variante celtique du Lion, à la crinière formée par une palmette.

Cheval représente l’Océan Primordial, dont les vagues sont les Poulains impétueux comme le montrait Morvarc’h, Cheval Marin, cheval du Roi Marc’h, qui marchait sur le sol sans laisser de trace et galopait aussi bien sur la mer que sur la terre. Animal associé à la mort lorsqu’il est noir et à la vie lorsqu’il est blanc, le cheval représentait les déesses celtes, telles Epona en Gaule : Rhiannon au Pays de Galles, Macha en Irlande et Etaine, déesse fille des chevaux. Les significations typiques qui sont associées à Cheval sont : la motivation, l’envie de vivre, la fougue, l’envie sauvage de liberté, l’équilibre entre les parties instinctives et « apprivoisées » de votre personnalité : l’énergie sexuelle, l’énergie masculine, les émotions fortes, les désirs passionnés… Comme animal pouvoir, Cheval est tout d’abord un porteur de messages, et il a souvent franchi les portes initiatiques. Il est associé au pouvoir de la responsabilité issue de l’exercice de l’autorité, et possède la sagesse requise pour l’exercer de façon équilibrée. Au niveau émotionnel, Cheval est lié à la nécessité d’une compréhension compatissante.

Cheval se rapporte spécialement au pouvoir de connaissance et de sagesse, à la communication et au partage.

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LE CHEVAL WICCAN

Posté par othoharmonie le 16 décembre 2015

 

cheval wiccanLe cheval est un grand mammifère herbivore et ongulé à sabot unique, appartenant aux espèces de la famille des Équidés. Il communique le plus souvent par langage corporel, l’étude de sa gestuelle, des mouvements d’oreilles et des attitudes de sa tête permet de déterminer son humeur. Le cheval a longtemps été utilisé dans les guerres, pour l’agriculture et comme moyen de transport. Il est utilisé comme un intermédiaire qui contribue à la thérapie de personnes souffrant d’un handicap physique ou mental ou qui sont déstructurées socialement.

Cet animal est considéré comme un être psychopompe. Chez la plupart des Altaïques, la selle et le cheval du mort sont déposés près du cadavre, afin d’assurer au défunt son dernier voyage. Etymologie La racine indo-européenne du mot « cheval » est *h1 éḱwos, tous les termes issus de la langue indo-européenne primitive pour désigner le cheval en dé- rivent, tel le latin classique equus et le sanskrit ásva. Le terme « cheval » dérive du latin populaire caballus et désigna d’abord un « mauvais cheval », puis, populairement, un « cheval de travail ».

Ce mot dont l’usage est attesté au IIème siècle est probablement d’origine gauloise et remplace, sans doute avant le milieu du IIIème siècle, le classique equus. Les principaux dérivés du mot « cheval » sont « chevalier », « chevalière », « chevalerie », « chevaucher », « chevalet », « cavale », « cavalier », « cavalerie » et « cavalcade ». D’autres termes savants liés au cheval sont empruntés au grec ancien ἵππος (híppos), d’où l’adjectif « hippique » ou le terme « hippodrome ». Cette racine grecque se retrouve aussi dans le prénom « Philippe » (qui aime les chevaux), « Hippolyte » (qui délie les chevaux), « hippocampe » (cheval cambré), et hippopotame (cheval du fleuve). Le latin equus est lui aussi issu de cette racine indo-européenne, à l’origine des termes comme « équidés », « équitation » et les adjectifs « équestre » et « équin ». Traditions françaises Epona est une Déesse gallo-romaine étroitement associée au cheval. Elle était représentée dans les temps gaulois sous forme de cheval, puis de femme chevauchant un cheval.

Dans de nombreuses traditions, notamment occitanes (Sud de la France), le diable peut prendre la forme du Drac, cheval ou âne qui prend de nombreux enfants sur sa croupe, laquelle peut s’allonger indéfiniment, et qui se précipite ensuite dans un étang pour les noyer. Au Moyen Âge apparaît la licorne, animal fantastique possédant une longue corne sur le front. Autrefois, le maréchal-ferrant était réputé quasi invulnérable à toute forme de magie et de sorcellerie. Traditions celtes Le cheval avait une importance telle que les Celtes l’associaient au soleil : il tirait le chariot de l’astre du jour à travers le ciel, ce qui fait de lui un animal sacré associé au dieu du soleil et du ciel. Certaines statues cultuelles représentent Taranis comme un cheval à visage humain. Le dieu Teutatès, “Père du Peuple,” était souvent représenté comme un cheval barbu, et l’un des noms du Dagda, “Eochaid,” vient d’une racine signifiant “cheval”. L’association du cheval avec les étendues d’eau (lacs, rivières et mer) est intéressante : le cheval de Manannan Mac Lir, le dieu souverain de l’Autre Monde, pouvait voyager sur terre et sur mer, et entre les mondes, avec une même aisance. Plus tard, les mythes romains relient Epona à Neptune, le dieu des océans et des chevaux. Morvarc’h, le cheval marin (cheval de Marc’h) se déplace sur terre et sur mer sans laisser aucune trace. Son maître le tue malencontreusement en chassant à l’arc une biche blanche qui, poursuivie sous la mer, trouve refuge chez Dahud. Cette dernière lui fait pousser les oreilles et la crinière de Morvarc’h.

La jument blanche ou grise est associée à un certain nombre de déesses généreuses et fertiles qui veillent au cycle de la vie : Rhiannon au Pays de Galles, Macha en Ulster, Mala Liath en Écosse, et Epona en Europe. Ces déesses détiennent aussi la clé qui ouvre les portes de l’Inframonde et, en se transformant en équidé, elles emportent les âmes des dé- funts au Pays d’Été. Dans la tradition celtique, la période de Beltaine, période de l’accouplement, symbolise la porte par laquelle l’âme entre dans le monde et la période de Samhain, période de la mort, symbolise la porte par laquelle l’âme quitte le monde. Ces deux portes sont les points fondamentaux du cycle de la vie.

«La jument blanche est le seul animal autorisé à voyager librement entre ce monde et l’Autre Monde» : elle ouvre les portes de la vie à Beltaine, permettant un grand flot d’énergie. Quand les portes sont refermées à Samhain, elle emporte l’âme dans l’après-vie pour qu’elle soit renouvelée avant sa renaissance. Par son association avec le cycle de la vie, et donc avec la sexualité, le cheval représente non seulement la fertilité humaine mais aussi la fertilité de la terre elle-même. En Irlande, les rois s’engageaient dans un mariage symbolique avec une jument blanche pour s’allier à la souveraineté de la terre.

La présence des immenses chevaux blancs dans les collines crayeuses de Grande-Bretagne (comme le cheval d’Uffington, gravé il y a près de 3000 ans par un peuple certes antérieur aux Celtes, mais dont la culture a sans doute eu un impact sur eux) a dû renforcer la conscience des liens qui unissent le cheval et la terre. Les déesses celtes, en effet, se transforment souvent en juments grises ou blanches, ou galopent à travers les collines sur leurs chevaux clairs. Une histoire intéressante concernant Rhiannon, une déesse habituellement douce, montre le cheval comme une représentation de sa puissance et de sa colère : la déesse a invité un jeune mortel sur son île magique, mais, un jour, le jeune homme tente d’abuser d’elle. Furieuse, elle se transforme en jument et charge le jeune homme.

Elle le blesse à la cuisse, brisant l’os d’un coup de sabot. La blessure à la cuisse est la marque que la déesse reprend la souveraineté qu’elle avait accordée (chez les Celtes, la souveraineté du roi n’est possible que s’il est sans blessure), c’est aussi une castration symbolique (la cuisse est un euphémisme pour les parties génitales), comme celle du Roi Pêcheur, qui entraîne la stérilité de la terre dans le conte du Graal. En Irlande, le héros Conal Cernach possède un cheval à tête de chien, le Rouge de Rosée, qui déchire le flanc de ses ennemis. Les chevaux de Cuchulainn, le Gris de Macha (c’est le roi des chevaux d’Irlande) et le Sabot Noir, ont une intelligence humaine : le Gris refuse de se laisser atteler au char du héros qui se prépare pour son dernier combat, et il verse des larmes de sang ; un peu plus tard, il guidera le vengeur Conal Cernach vers le corps de son maître ; le Noir, lui, va se noyer de désespoir. Dans le folklore, la jument est aussi une créature fantomatique qui cause des cauchemars (en anglais, le mot cauchemar, nightmare, signifie jument de la nuit).

En Écosse, le kelpie ou Each Uisge hante les lochs et apparaît sous la forme d’un poney qui offre son dos aux voyageurs pour les aider à traverser. Mais dès que la victime est sur son dos, le kelpie devient une créature terrifiante avec d’immenses dents, qui plonge dans les profondeurs du loch emportant son cavalier dans l’Autre Monde. Si ces chevaux folkloriques ont un aspect plutôt négatif, la croyance populaire a conservé le souvenir d’un animal capable de passer d’un monde à l’autre, et accorde au cheval (et à la jument en particulier) des facultés surnaturelles.

Un Each Uisge ou Aughisky (littéralement « cheval d’eau ») est un cheval fantastique métamorphe issu du folklore écossais et irlandais, en particulier celte et gaélique. Il vit dans la mer et les lochs, et est réputé très dangereux par son habitude de séduire les humains pour les pousser à les chevaucher pour ensuite les noyer, puis les dévorer. le March-Malaen (malaen : latin malignus) est un des trois fléaux de l’île de Bretagne. Le Ceffyl dŵr (« cheval aquatique ») est, dans le folklore gallois, un cheval aquatique et fantastique, esprit de l’eau et du brouillard, qui apparaît comme un magnifique animal sur les berges d’un cours d’eau ou d’une voie navigable. Il tente alors le voyageur fatigué de le monter, mais à peine celui-ci s’est-il installé sur son dos que le Ceffyl dŵr s’envole en flèche au-dessus des rivières et des montagnes avant de jeter son cavalier à terre.

LE CHEVAL WICCAN dans CHEVAL 220px-Horse_PlayL’Alastyn, aussi connu sous les noms de Glashtyn et de Cabyll-ushtey, est, dans le folklore de l’île de Man, une créature humanoïde qui sort régulièrement de l’eau la nuit et peut prendre l’apparence d’un poulain gris. Le folklore breton est rempli d’anecdotes ou de contes relatifs à des chevaux diaboliques, qui égarent les voyageurs ou les précipitent dans des fondrières ou des marais. Les chevaux noirs, dans ces contes, sont le plus souvent soit le diable, soit un démon, soit un damné, soit une âme en peine, ou bien ils sont la monture d’un héros de ces chasses maudites, dont le plus célèbre est sans doute le roi Arthur, condamné à poursuivre dans une course sans fin un gibier inaccessible.

Il est significatif, au passage, de remarquer que dans ses plus anciennes versions, la chasse d’Arthur est accompagnée d’une meute de chiens blancs et poursuit un lièvre, animal typique lunaire. Il existe un tabou sur la consommation de viande équine dans les pays anglo-saxons, et il est possible, selon Robert Graves que ce tabou soit d’origine celte car, en dehors de certains rites, le cheval devient très vite un animal sacré. Les artefacts et les ossements découverts à Newgrange et dans d’autres sites archéologiques prouvent que les chevaux étaient bien établis dans la culture irlandaise vers 2000 avant JC. Ils étaient montés et quelquefois mangés, soit aux périodes de disette, soit lors de fêtes rituelles. Tacite notait, au 1er siècle, que les prêtres celtes germaniques considéraient que les chevaux pouvaient comprendre la volonté des dieux plus clairement que les hommes et, ainsi, pouvaient révéler des secrets divins.

En Irlande, selon le récit d’un témoin oculaire, rapporté par Frazer, au cours d’une cérémonie des feux de la Saint-Jean, après que tous les paysans eurent sauté par-dessus les braises, on vit apparaître une grande construction en bois d’environ huit pieds de longueur, munie à l’une de ses extrémités d’une tête de cheval, et recouverte d’un grand drap blanc qui cachait l’homme qui la portait. On l’accueillit pas de grands cris : Le Cheval Blanc ! Le Cheval Blanc ! Le masque sauta par-dessus le feu, puis se lança à la poursuite des spectateurs. Quand le témoin demanda ce que représentait le cheval, on lui répondit : tout le bétail. Le cheval est donc devenu le symbole de toute abondance, ce qu’expliquent son dynamisme et sa force impulsive et Traditionnellement, le premier mai en Angleterre un des danseurs Morris se déguise en cheval «hobby».

Selon les Grecs de l’Antiquité, le cheval a été créé par Poséidon, le dieu de la mer. Quatre chevaux tirent le char du Dieu Hélios et ils correspondent chacun à un moment du jour. Erithreus : soleil levant, Acteon : aube rayonnante, Lampos: éblouissant midi, Philogaesus : soleil couchant. Pégase est un cheval ailé, fils du dieu Poséidon et de la Gorgone Méduse.

Les archéologues ont retrouvé de nombreuses représentations de Pégase sans cavalier, sur des monuments et objets funéraires dans l’Antiquité, laissant à penser qu’il s’agit d’un animal psychopompe dont la charge est de ramener les âmes descendues sur terre vers le soleil. Le centaure est une créature mi-homme, mi-cheval, que l’on disait issue soit d’Ixion et de Néphélé, soit de Centauros et des juments de Magnésie. Arion ou Areionest un cheval immortel, fils de Poséidon et de Déméter, doué de la parole. Traditions nordiques Le cheval dans la mythologie nordique est le plus important des animaux par son rôle, aussi bien dans les textes, Eddas et sagas, que dans les représentations et les cultes.

Relaxed dans CHEVALIl est au centre de nombreux rituels de fécondité et de fertilité en relation avec le dieu Freyr Étroitement associé à la cosmogonie des anciens germano-scandinaves et à une profonde symbolique d’inspiration chamanique, il se voit confier la charge d’emporter les morts au Walhalla comme psychopompe, de tirer le char du soleil et de la lune ou encore d’éclairer le monde avec sa crinière. Il est lié à de nombreux éléments vitaux, la lumière, l’air, l’eau et le feu.

Le cheval mâle est par ailleurs nettement valorisé par rapport à la jument. Des rituels liés à son sacrifice, à la consommationde sa viande ou à l’utilisation de parties de son corps, étaient censés apporter protection et fertilité. Ses ossements sont des instruments de magie noire dans les sagas. La lutte contre les traditions et les rituels équestres, comme l’hippophagie, est un élément capital dans la christianisation des régions historiquement de religion nordique, Germanie, Scandinavie et Islande. Une caractéristique constante des textes de la mythologie nordique est le mépris envers la jument, ce qui explique la honte subie par Loki lorsqu’il se transforme en jument pour séduire Svadilfari, et enfanter Sleipnir.

Dans les sagas, la jument est un symbole d’homosexualité passive, la simple utilisation de ce nom pour désigner un homme devient une insulte. Sleipnir est un cheval fabuleux à huit jambes capable de se déplacer au-dessus de la mer comme dans les airs, monture habituelle du dieu Odin. Il est le fils du dieu Loki et du puissant étalon Svaðilfari. De nombreuses théories ont été proposées pour décrypter la symbolique de Sleipnir et sa possible relation avec des pratiques chamaniques à l’époque du paganisme nordique, il semble ainsi avoir tenu un rôle de psychopompe. Sleipnir continue à être pré- sent dans le folklore en tant que monture d’Odin durant la chasse sauvage. Il emporte Hermod dans le royaume de Hel lorsque celui-ci va la supplier de laisser repartir Baldr. Árvak et Alsvid (« Tôt levé » et « Très rapide ») sont les deux chevaux qui tirent le char de la déesse Sól à travers le ciel chaque jour, leur crinière émettant la lumière du jour. Dans les Þulur de l’Edda en prose, Blóðughófi, parfois anglicisé en Blodughofi « sabot sanglant», est un cheval capable de traverser le feu et les ténèbres, et appartenant à Freyr. Dans le Heimskringla, la saga de Haakon Ier de Norvège raconte qu’il doit boire un bouillon comportant la chair d’un cheval sacrifié rituellement.

Cette histoire s’accorde avec la perception germanique du cheval symbole de souveraineté, et avec la nécessité, pour le roi, d’être rituellement lié à son royaume. Les rites de fertilité et d’abondance sont une manière, pour le souverain, de veiller à la bonne santé des terres sur lesquelles il règne. Le niðstöng est, selon la saga d’Egill, un pieu dans lequel on enfonce le crâne d’un cheval, que l’on oriente ensuite en direction de la victime en prononçant une malédiction. En Suède on fabrique des Julhäst, ou chevaux de Jul (gâteaux de forme équine) à la période de Noël. Jacob Grimm remarque la tradition de Basse-Saxe consistant à décorer la charpente du toit de tête de chevaux en bois, notant qu’elles protégeraient du mal : la même se retrouve à Hambourg, Reichenau (au Xe siècle), Vindaus (Norvège) et dans toute la Scandinavie à l’époque Viking. Des noms de lieux dans les régions nordiques font référence au cheval, comme les deux îles Hestur et Koltur, dont les noms signifient respectivement « cheval » et « poulain ».

Traditions d’Asie En Inde, l’un des avatars de Vishnou est le cheval blanc et cet animal est lié à Indra, divinité de la guerre. Dans le légendaire coréen, Chŏllima ( littéralement « 1000 lieues cheval ») ou son abréviation Chonma ( littéralement « 1000 chevaux ») est un cheval ailé, trop rapide pour être monté. Il est commun aux cultures sibériennes et originaire d’Asie centrale. On dit que Chŏllima est trop rapide pour être monté et qu’il parcourt 1000 lieues par jour. Qilin ou Kirin est un animal composite fabuleux issu de la mythologie chinoise possédant plusieurs apparences. Il tient généralement un peu du cerf et du cheval, possède un pelage, des écailles ou les deux, et une paire de cornes ou une corne unique semblable à celle du cerf.

Créature cosmogonique et roi des animaux à pelage, il ne réside que dans les endroits paisibles ou au voisinage d’un sage, en découvrir un est toujours un bon présage. On lui prête aussi le pouvoir d’amener un fils talentueux qui fera de grandes choses. Il apparaît dans les textes (mais pas toujours dans les représentations) avec une corne unique, et il est souvent appelé licorne dans les langues occidentales. Il est parfois surnommé « cheval dragon ». Tianma est un cheval ailé céleste dans le folklore chinois, protecteur des vers à soie.

Sources : L’arbre celtique : http://www.arbre-celtique.com Scathcraft    : http://scathcraft.wordpress.com  Nagali, Dressons-nous contre le complexe Petit Poney !,

 Lune Bleue n°7 Le cheval dans le rituel funéraire des Altaïens du Sud : www.emscat. revues.org/1718       Retrouvez les articles de l’encyclopédie collaborative païenne et sorcière Wiccapedia : www.wiccapedia.fr

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La Légende Du Rhinocéros

Posté par othoharmonie le 15 décembre 2014

1024px-Nosorożec_biały_-_Ceratotherium_simum_-_White_Rhinoceros_-_Breitmaulnashorn_(5)Autrefois, les rhinocéros n’avaient pas de cornes. Mais un beau jour, Evan, un rhinocéros , se leva et eut envie de faire sa balade. Quelques minutes après, un écureuil, sortant de son arbre, vit le rhinocéros et vint l’embêter. Alors, le rhinocéros lui courut après. L’écureuil se réfugia dans un arbre car il avait peur. Le rhinocéros fonça dedans. Mais une branche de l’arbre tomba et se planta dans le nez du rhinocéros. Le rhinocéros affolé, courut dans la mer et l’écume couvrit sa branche de blanc. Et c’est ainsi que les rhinocéros ont une corne blanche. Mais un jour le chef des rhinocéros, Ouka, décida qu’il faudrait deux cornes pour vaincre les prédateurs. Alors, les rhinocéros essayèrent de trouver une idée pour la deuxième corne. Un jour un des rhinocéros trouva une idée : faire pareil que pour la première mais avec un cailloux. Et c’est depuis ce jour là que les rhinocéros ont deux cornes. Ruben. 

Rhinocéros au pays des Monstres

Il existe, si l’on sait les chercher, des itinéraires évocateurs, des adresses vraies pour des lettres jamais écrites qui tracent un sentier subtil, loin des lieux communs qui ont rendu trop brèves les voies de notre temps. Il existe, si l’on a le courage de les entreprendre, des parcours de rêve, où l’on découvre la vérité dans chaque homme. L’histoire du rhinocéros est un journal de voyage autour d’aventures et de légendes, toutes vraies. C’est une histoire d’explorateurs blancs, de créatures invincibles,  de phénomènes exceptionnels, de sorciers diaphanes, de nymphes inquiétantes, une faune sauvage qui remonte aux origines du monde, qui naît dans le vent, de la terre, de l’eau, du feu, célébrée dans le rite ancien de la science occulte, de la vénerie, des armes des dieux et des héros.

Nous découvrons ainsi, et nous apprenons à connaître, un monde oublié fait de personnages énigmatiques d’une époque sans âge, mais si présents dans le troisième millénaire.

Les rhinocéros se trouvent sur la planète Terre depuis plus de 50 millions d’années. Anciennement, ils étaient présents avec une grande variété d’espèces et ils ont connu une large diffusion de l’Europe à l’Amérique du Nord, sans oublier l’Afrique et l’Asie où il en existe cinq espèces, divisées en onze sous-espèces. Elles sont toutes à risque d’extinction. Au total, les estimations actuelles parlent de seulement 17 500 exemplaires ayant survécu à l’état sauvage et 1200 en captivité. Deux tiers des rhinocéros survivants appartiennent à l’espèce Rhinocéros blanc,en plus des 3100 Rhinocéros noirs, 2400 Rhinocéros Indiens/Népalais, près de 300 Rhinocéros de Sumatra et presque 60 Rhinocéros de Java. Situation désespérée, ou presque, mais dans les années 2000, il est possible d’acheter légalement un rhinocéros blanc sur Internet pour une somme entre 180 000 et 250 000 rands, autant que pour une automobile, le couple coûte seulement entre 390 000 et 450 000 rands…

Ce colosse rare est depuis toujours objet de culte et de peurs ancestrales. L’iconographie du monstrum, du merveilleux, du prodige, comme manifestation de quelque chose de stupéfiant, très souvent de supraterrestre, qui peut susciter tant une appréhension respectueuse que la terreur, a donné naissance à des chapitres vastes et articulés dédiés au rhinocéros, qui ont laissé un signe indélébile dans cette Wunderkammer de l’esprit qui est constituée par l’âme de l’homme, par l’art, la littérature, le cinéma.

Les arts se sont inspirés du rhinocéros, animal gigantesque, imprévisible et inquiétant, dès les peintures pariétales les plus anciennes. En effet, dans la Grotte Chauvet1 près du village de Vallon Pont-d’Arc, dans les gorges de l’Ardèche, le rhinocéros laineux Coelodonta antiquitatis est l’an mal le plus fréquemment représenté dans les dessins paléolithiques qui remontent à 31000 ans.

Le rhinocéros est également présent dans les grottes de Lascaux2 d’il y a 17000 ans, et dans des milliers de représentations sur les roches des quatre collines Tsodilo du Botswana, une des concentrations les plus importantes au monde d’art pariétal avec 4500 peintures réalisées entre le IXe et le XIVe siècle.

Rhinocéros adulte avec un jeune situé à sa droite, vus de face.Le point de repère inévitable de toute l’iconographie du rhinocéros est la gravure sur bois réalisée par Albrecht Dürer3 (1471-1528) à Nuremberg en 1515 qui s’inspire d’un dessin et de la description d’un rhinocéros indien, envoyés par Valentin Ferdinand (un écrivain originaire de Moravie et traducteur, entre autres, de Marco Polo) à un marchand de Nuremberg, ami de Dürer qui ne voit pas l’exemplaire d’après nature, mais en tire un dessin à l’encre4 de 27,4 x 42 cm, conservé au British Museum, à partir duquel est réalisée la célèbre xylographie.

En effet, en 1514, le Sultan Muzaffar II (régnant de 1511 à 1526), souverain de Khambhat, au Gujarât, dans le Nord de l’Inde, offre à Afonso de Albuquerque, gouverneur de 1509 à 1515 de l’Inde portugaise, un rhinocéros et un éléphant qui sont envoyés au roi Dom Manuel Ier du Portugal (régnant de 1513 à 1521) sur le bateau Nossa Senhora da Ajuda au commandement de Francisco Pereira Coutinho, dit O Rusticão, avec un chargement d’oiseaux rares et d’épices. Le rhinocéros, baptisé Ulysse par les marins, arrive le 20 mai 1515 de Goa à Lisbonne où il suscite une vive impression, s’agissant du premier exemplaire vivant arrivé en Europe depuis le IIIe siècle apr. J.-C.

Le 3 juin 1515, le dimanche de la Sainte Trinité, Dom Manuel met donc à l’épreuve la supposée hostilité naturelle entre les deux animaux, rapportée par Pline l’Ancien dans la Naturalis Historia (77 apr. J.-C.) scène encore illustrée après plus d’un millénaire et demi dans la Cosmographie universelle d’André Thevet de 1575, organisant un affrontement entre les deux titans qui, à l’ouverture du rideau qui les sépare, se résout par la fuite de l’éléphant. C’est de cette preuve de force qu’Alexandre de Médicis, premier duc de Florence, tira son emblème, un rhinocéros avec la devise espagnole non bueluo sin vincer,  » je ne reviens qu’en vainqueur « . Plus tard, le missionnaire Jeronimo Lobo (1593-1678) rapporte encore que  » en Abyssinie on trouve également le rhinocéros, ennemi mortel de l’éléphant « . Francis Barlow5 (1626-1704) dans une demi-teinte présentée le 26 janvier 1684 sur la London Gazette représente le rhinocéros de Dürer, mais à cinq pattes, qui combat contre un éléphant et offre une synthèse improbable entre Pline et Ganda, faisant passer le dessin pour un portrait d’après nature d’un rhinocéros venant d’arriver à Londres en provenance des Indes.

En revanche, à la fin du XXe siècle, dans le Pilanesberg National Park, quelques jeunes éléphants introduits dans le parc ont tué treize rhinocéros blancs par manque d’un bon exemple de la part des adultes.

Les foules arrivent de toute l’Europe pour admirer le rhinocéros, surnommé Ganda en raison de son nom indien, jusqu’à ce qu’il soit envoyé à Rome comme présent à Jean de Médicis Pape Léon X (1475-1521) pour être opposé en combat à l’éléphant dans l’Amphithéâtre, comme aux temps anciens, mais, après l’escale de Marseille où le phénomène est examiné par les rois de France, le 24 janvier 1516, le bateau fait naufrage.

Paolo Giovio (1483-1552) écrit :  » il mare invidiò e tolse all’Italia questa bestia di inusitata fierez za, la quale si haveva a mettere a combattere nell’arena dell’Anfiteatro con l’elefante, percioc ché il naviglio nel quale egli era menato, urtando agli scogli della riviera di Genova andò a tra verso per fortuna di mare e ciò fu con tanto maggior dolore di ognuno, poiché la bestia, la quale era usata a passare il Gange e l’Indo, altissimi fiumi del suo paese, fu creduto che anche avreb be potuto venire a riva sopra a Porto Venere, ancora che ella sia asprissima per duri sassi ; se non che, trovandosi impedita da catene grandi, benché molto superbamente facesse ogni sfor zo per aiutarsi, fu però inghiottita dal mare « . Il semble, en revanche, que l’éléphant, dit Annone, soit arrivé à Rome, suscitant un vif intérêt pendant deux années, jusqu’à sa mort prématurée, pour être aussi représenté par les plus grands artistes de l’époque dont Raffaello Sanzio.

Un deuxième exemplaire indien, avec une seule corne et un seul œil, arrive à Lisbonne en 1577 quand le roi Henri du Portugal veut l’offrir au pape Grégoire XIII (1502-1585) mais sa mort l’en empêche, après laquelle Philippe II fait venir l’animal à Madrid comme symbole de la puissance coloniale portugaise. À la mort du rhinocéros, ses os sont donnés à l’empereur Rodolphe II.

La gravure de Dürer, malgré toutes les imprécisions d’un dessin de seconde main, connaît un immense succès au cours des siècles et sert de modèle à d’innombrables illustrations, peintures et sculptures, de Petrus Candidus1 (Pier Candido Decembrio, 1399-1477) dans son Bestiaire dédié au marquis Ludovico Gonzaga de Mantoue et basé sur le Liber de naturarerum de Thomas de Cantimpré (1200-1270) de 1230-1240, jusqu’à Les animaux de 1660 du flamand Jan Kessel (1626-1679) désormais au Prado de Madrid, et à Albrecht Herport (1641-1730) à Berne en 1669.

Nombreuses sont aussi les interprétations scientifiques qui reprennent l’image de Dürer, de la Cosmographie de 1544 de Sebastian Münster (1489-1552) au grand naturaliste suisse Konrad von Gesner2 (1516-1565) dans ses Historiae Animalium, Liber primus, De Quadrupedibus viviparis (1551 à Zurich) et dans son Thierbuch de 1606, puis du suisse Conrad Lycosthenes (Conrad Wolffhart, 1518-1561) dans Prodigiorum ac ostentorum chroni con… (Bâle, 1557) à une version identique à celle de Dürer, aux couleurs détrempées, par Jacopo Ligozzi (1547-1627) et à Edward Topsell (?-1638) dans la Historie of Foure-footed Beastes (1607), de Jan Jonston3 (1603-1675) dans la Naeukeurige Beschryving van de Natuur der Vier-Voetige Dieren… de 1660, à la Physica Curiosa sive Mirabilia Naturae et Artis (1667) du jésuite Gaspar Schott (1608-1666) jusqu’à l’estampe Africa de Paul Briel de 1775 où il est fait passer pour africain. Et, sur cette trace, de subir, encore dans le troisième millénaire, des reproches injustes de la part de critiques hâtifs qui ne reconnaissent pas dans l’œuvre les traits du rhinocéros africain… en effet il s’agit du rhinocéros indien, le Rhinocerus unicornis.

Dessin représentant deux rhinocéros s'abreuvant à un point d'eau.D’ailleurs, un dessin plus précis, aujourd’hui à la bibliothèque Albertine de Vienne, est réalisé à partir des mêmes sources par un ami de Dürer, Hans Burgkmair (1473-1531) mais, s’agissant d’un artiste  moins connu, son image n’a pas une grande popularité. Il faut noter que la grande diffusion des estampes provenant d’Europe déclenche des phénomènes surprenants de métissage culturel, comme dans le cas des dessins persans et indiens qui ne reproduisent pas les traits des autochtones originaux, mais reprennent les lignes des illustrations, inexactes et approximatives, occidentales, comme l’a mis en évidence le botaniste allemand Engelbert Kempfer (1651-1716 ; il introduit le soja en Occident) en 1684, qui remarque les lignes d’une gravure du flamand Philippe Galle (1537-1612) d’un rhinocéros arrivé à Madrid en 1586 dans le dessin d’un karkaddan effectué en Perse.

On a finalement une illustration correcte du rhinocéros asiatique dans les Voyages du Chevalier Chardin en Perse et autres lieux de l’Orient de 1711, du joaillier français Jean Chardin (1643-1713, un grand voyageur, si bien que sa pierre tombale à Westminster porte l’inscription nomensibifecit eundo) qui en voit un en Perse à la cour du Chah.

EXTRAIT DE : file:///C:/Users/salaun/Downloads/Le%20Rhinoc%C3%A9ros%20-%20histoires%20fantastiques%20et%20l%C3%A9gendes%20authentiques%20(French).pdf

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La Chèvre en littérature

Posté par othoharmonie le 10 mai 2014

 

par Fulbert Dumonteil

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 1B

Commençons d’abord par son seigneur et maître, le Bouc : Mauvais caractère, mauvaise odeur et mauvaise réputation ; impudent et impudique, emblême de luxure et de brutalité ; l’air hautain, dédaigneux ; marchant d’un pied d’airain à la tête de son sérail, le front large, les cornes hautes et menaçantes, la barbiche flottante et touffue, les yeux étincelants comme deux boutons d’or ; faisant sonner sa clochette d’un air vainqueur, enveloppant enfin son harem fringant d’un regard oblique et farouche. Vindicatif et sournois, tyrannique et débauché, opiniâtre et vaillant, autoritaire et butor, affamé de ronce et de vengeance, n’oubliant rien et bravant tout, assouvissant, un beau jour, dans le sang de son maître, la haine d’une année. Bête, satyre ou diable, tel est le bouc. Eh bien ! malgré ses débauches et ses méfaits, on ne peut lui contester son superbe courage, sa grandeur sauvage, sa majesté satanique, je ne sais quel prestige de réprobation et de fatalité.

Cynique et fier, il secoue sa grosse tête de satyre, comme s’il voulait jeter au vent toutes les légendes diaboliques dont la superstition enroula ses cornes, et il s’avance à travers les buissons et les ravins, avec une résignation hautaine, comme s’il était chargé encore des iniquités d’Israël.

Capricieuse, vagabonde et lascive est la Chèvre.

Douée d’une agilité surprenante, d’une gaieté pittoresque et d’une grâce étrange ; indépendante et hardie comme une fille des abîmes et des glaciers ; paradant dans les jeux du cirque, cabriolant sur les tréteaux, tirant la bonne aventure sur les places publiques, et dansant comme une almée autour de la Esméralda ; la corne en arrière, le nez busqué, la bouche sensuelle et l’oeil brillant ; la patte leste et les moeurs légères, impatiente de la corde, irrégulière de l’étable, dédaigneuse de caresses ; fantaisiste et bizarre, grimpant le long des corniches et se suspendant aux flancs des rochers ; insouciante et friande, avide de voltige et de bourgeons, fléau des bois, ne vivant que pour l’aubépine et la liberté, le salpêtre et l’amour.

La Chèvre est fille de l’Asie et l’on est à peu près d’accord qu’elle descend du Bouquetin oegagre, qui habite les chaînes du Caucase.

Répandue sur le globe entier, elle rend à l’homme d’importants services, en lui donnant sa peau, son poil, son lait, sa chair, ses fromages exquis, délices du gourmet et régal du montagnard.

Dans le centre de l’Afrique, la Chèvre est la grande ressource des caravanes et la nourriture capitale de l’indigène : C’est un don royal et un gage d’alliance ; c’est le plat traditionnel des festins barbares. Après les victoires on mange la Chèvre d’honneur et quelquefois aussi les … prisonniers.

Chez nous, la Chèvre est la vache de l’indigent, comme l’âne est le cheval du pauvre, c’est l’hôtesse aimée des cabanes et gâtée des enfants. Combien de fois n’a-t-elle pas prêté le secours de ses riches mamelles au sein tari d’une mère, et rempli tous les devoirs d’une bonne nourrice.

Épouse un peu légère, la Chèvre est une mère excellente. Il faut la voir au milieu de ses cabris jouant, exécuter pour leur plaire des cabrioles audacieuses qui ne sont plus de son âge. Il faut l’entendre quand on lui a ravi ses petits, appeler ses chers chevreaux de cette voix navrante, presque humaine, qui a l’air d’un sanglot.

La domestication de la Chèvre remonte aux temps les plus reculés. Sa place est marquée dans la Genèse et ses cornes se profilent sur les monuments de la vieille Égypte. Le plaintif Jérémie se fait suivre d’une Chèvre comme une simple cocotte de Bougival, et la reine de Saba amène à Salomon un troupeau de Chèvres blanches comme le lait. Enfin, si une louve allaita Romulus, Alexandre-le-Grand fut nourri par une Chèvre tout comme M. Thiers.

Parmi les Chèvres exotiques, je vous montrerai d’abord la Chèvre angora, couverte d’une toison magnifique, longue, fine, ondulée ; elle semble vêtue de soie. C’est une bête aristocratique et bien posée, fière de sa valeur industrielle, élégante et grave, drapée, pour ainsi dire, dans sa richesse et sa beauté.

Bien différente est la chèvre d’Égypte, un prodige de laideur. Sa tête étrange semble détachée d’une momie ou sortie d’un bocal à esprit de vin : des oreilles pendantes, comme cassées, des yeux blancs à fleur de tête, le nez bossu, la bouche oblique, les lèvres disjointes, et des dents grimaçantes plus jaunes qu’un chapelet du temps de Mahomet.

Voici les petites Chèvres naines du Sénégal, des miniatures de délicatesse et de grâce, des merveilles d’agilité. On dirait de leurs cornes un fuseau et de leur barbiche un flocon de soie.

C’est la Chèvre de Lilliput. Son lait est un trésor inépuisable, sa vie une cabriole éternelle. Bondissant comme un Chamois ou faisant pivoter sa jolie tête blanche sur ses épaules noires, elle s’en va dans les forêts vierges, brouter les feuilles parfumées des mimosas parmi les singes et les écureuils, stupéfaits de son agilité.

Je vous présente enfin la plus illustre et la plus précieuse de toutes les espèces ; la Chèvre de Cachemire. Elle ne porte point de châle ; mais sous ses longs poils soyeux elle cache un duvet floconneux et doux, d’une finesse incomparable qui sert à tisser ces étoffes magnifiques qui ont fait sa réputation et sa gloire.

N’oublions pas que la Chèvre a trouvé le café.

Un jeune berger appelé Kaldi s’aperçut, un jour, qu’après s’être repues avec délices de certains fruits inconnus, ses Chèvres se livraient aussitôt à des cabrioles extravagantes.

Kaldi s’empressa de goûter aux fruits merveilleux et partagea incontinent la gaieté de son troupeau.

Au même instant un moine vint à passer, qui se trouva bien surpris de tomber en plein bal. Une trentaine de Chèvres exécutaient un cotillon fantastique tandis que le bouc, droit sur ses pattes et les cornes inclinées, décrivait gravement un cavalier seul, en face du berger qui figurait une espèce de chaîne des dames.

Le bon moine s’informe du motif de cette fureur chorégraphique, et Kaldi lui raconte sa découverte.

La piété n’exclut pas les instincts gastronomiques. Ceux du moine étaient grands : il imagina de faire bouillir les fruits du berger et cette décoction ingénieuse donna le café.

Le café et le cachemire, la plus riche des étoffes et la plus exquise des boissons, n’est-ce pas assez pour faire pardonner à la Chèvre ses caprices, sa gourmandise et ses moeurs légères !

Mais voici le bouc de Judée qui vient tout à coup dresser, au milieu des ruines, sa tête souveraine, couronnée de deux épées.

Animal superbe et redoutable, il s’avance avec la double majesté d’un patriarche et d’un sultan ; puis il s’arrête fièrement, campé sur ses pieds d’airain, la tête haute, le front altier, l’aspect abrupt, les cornes immenses, droites et minces : deux lances tournées vers le ciel.

Son jarret est de bronze et son oeil une flamme ; son front est de granit, il frappe, pare, ébranle, riposte, assomme, c’est une massue et un bouclier, une enclume, un maillet.

Quand il passe, taciturne et sombre, à la tête de son troupeau errant, on dirait qu’il mène ses Chèvres étiques en captivité.

1ADépaysé autour même de son berceau, il apparaît comme un maudit, comme un étranger sur ce sol déshérité qu’il foule depuis trois mille ans.

Agenouillé dans la poussière, il semble, avec son grand oeil jaune, suivre à l’horizon l’image flottante de Moïse ou de Mahomet ; puis, il s’en va, suivi de cinq ou six esclaves, brouter les buissons du Sinaï, ou l’herbe desséchée qui penche sur le tombeau des rois. Relevant tout à coup sa tête farouche comme s’il voulait secouer l’antique malédiction et le soleil de feu qui pèsent sur son front, il frappe les cailloux de son pied nerveux, espérant peut-être, dans cette terre de prodiges, faire jaillir une source des rochers. Quand vient le printemps, le Bouc de Judée se forme un harem au milieu des bruyères et des myrtes sauvages et malheur au Moabite ou au Philistin qui oserait l’approcher !

La guerre se mêle toujours à ses amours : ce sont des combats renouvelés des temps héroïques, des luttes épouvantables ; le vieux sol d’Israël résonne sourdement sous les pieds des rivaux et l’on entend, au loin, comme un cliquetis d’épées, un bruit de cornes retentissantes qui épouvantent les vautours du Sinaï.

Voici les adversaires aux prises, tête contre tête, cornes contre cornes, pied contre-pied ; immobiles, attentifs et tout à coup ils se lâchent, s’éloignent à pas lents et graves, se retournent, se regardent, se défient du pied qui frappe, de la corne qui s’incline, du regard qui brille, et s’élancent avec furie.

Ce sont des attaques impétueuses et des bonds effroyables, des coups de tête à ébranler les murs de Béthulie, des coups de cornes à briser les portes de Jéricho.

Tantôt, le vaincu reste, gisant sur le sol ensanglanté et ce n’est plus qu’un cadavre ; tantôt un coup de corne, décidant de la victoire, l’envoie dans un ravin où le chacal du désert, sanglotant dans les ténèbres, viendra, à pas timides, lui dévorer les os.

Complétons cette galerie de famille par une esquisse du Chevrotin de l’Himalaya, vulgairement appelé Porte-musc.

Ce gentil animal est bien le membre le plus étrange et le plus curieux de la grande famille des Chèvres.

C’est un parfumeur doublé d’un acrobate, il saute ou il distille. Sur son blason de bête il porte un alambic et un trapèze.

C’est un montagnard austère et libre qui dédaigne les plaines et les collines. Il lui faut un glacier pour piédestal, les neiges pour tapis, l’infini pour horizon. Il n’est pas grand, ce gracieux Chevrotin, mais c’est à six mille mètres au-dessus du niveau de la mer qu’il campe, sur son trône de glace.

C’est là-haut que le chasseur intrépide s’en va chercher le roi des parfums, le musc de l’Himalaya dont une once ne coûte pas moins de trente francs dans les bazars de Calcutta.

Des oreilles droites et longues, effilées ; la tête petite et fine, un bel oeil noir bravant l’éclat des neiges et le feu des éclairs ; un regard infaillible qui découvre l’insecte dans la mousse et sonde le fond des abîmes ; un corps léger, pointillé de taches blanches reposant sur quatre aiguilles et un pied si délicat, si mignon qu’il pourrait entrer, sans la briser, dans une coquille d’oeuf.

Ce Chevrotin n’a pas de cornes ; mais, en revanche, sa mâchoire est ornée de deux défenses qui se projettent dans le vide. Avec son front nu et sa mâchoire armée, le porte-musc a l’air d’un animal en train de dévorer ses cornes.

C’est près du nombril, dans une petite poche, que le Porte-musc recèle le parfum délicat auquel il a donné son nom.

Le mâle seul possède cette bourse précieuse que le chasseur arrache aussitôt que sa victime est atteinte, avec une avidité infernale, lui prenant du même coup la bourse et la vie !

La vivacité du Chamois égale à peine l’agilité du Chevrotin de l’Himalaya. Il ne connaît point le vertige, mais sa vue le donne. Comme un oiseau, comme un trait, il traverse l’espace, bondit de rocher en rocher, saute par-dessus les ravins et les abîmes, se joue au bord des précipices et se perd dans les cîmes comme l’aigle dans les nues.

Une seule chose peut le suivre dans cette effrayante voltige : l’oeil de l’homme.

Une seule chose peut l’atteindre dans ce galop aérien : une balle.

Quand il ne bondit plus c’est qu’il est tombé. Ne dites pas qu’il a été moins rapide que le plomb du chasseur. Le plomb et lui se sont rencontrés.

Entre la société et lui, ce gracieux Chevrotin, la plus libre d’entre les bêtes libres, a mis une barrière infranchissable : des Chèvres de rochers, des pics inaccessibles, un mur de glace.

Ce n’est certes point un malfaiteur qui fuit, qui se dérobe à de justes châtiments. C’est un petit philosophe qui a ses idées sur la civilisation et qui se retranche derrière ses neiges comme dans le recueillement de ses pensées. C’est un rêveur aimable et doux qui se plaît à contempler de haut, sans ironie et sans dédain, les choses basses de la terre.

Qu’elle est heureuse et libre la petite Chèvre sauvage du Thibet. Que lui manque-t-il ? N’a-t-elle pas l’herbe odorante des montagnes et l’eau bleue des glaciers ? N’a-t-elle pas cette liberté qu’elle aime et qu’elle va chercher jusque dans les nues ? Gymnaste incomparable et passionné, Léotard et Blondin des corniches vertigineuses, des pics et des aiguilles accessibles à son pied seul, elle passe sa vie dans une voltige éternelle, ayant pour spectateurs les aigles et les vautours, pour orchestre le bruit des cascades et des torrents, et pour cirque l’Hymalaya.

Et, du haut de son trône de glace, le petit Chevrotin musqué voit défiler à ses pieds tous ces habitants de la montagne qu’il domine et qu’il prend, sans doute, en pitié.

N’est-il pas invulnérable et comme inaccessible lui-même en son gîte aérien ? Non ! Sans parler de l’homme avec qui il n’y a ni sécurité ni liberté, le Chevrotin de l’Hymalaya, comme le Chamois des Pyrénées et le Bouquetin à peu près disparu des Alpes, a un ennemi implacable qui plane sans cesse sur sa tête comme une autre épée de Damoclès : c’est le grand vautour du Thibet.

Ce despote des airs le guette, le suit, le surprend dans ses contemplations ou dans ses jeux, s’abat comme un bloc, l’étourdit du bruit de ses ailes, l’aveugle de son bec, lui brise le crâne, lui ouvre le flanc, lui déchire le coeur et il ne reste bientôt plus que des os épars dans la neige rougie.

La Sarigue a une poche où elle met ses petits. – C’est un berceau vivant.

L’Araignée-Loup a aussi une poche qu’elle a filée, où elle dépose ses oeufs. – C’est un nid de satin.

Des reptiles terribles ont encore une poche où ils secrètent leur venin. – C’est la mort.

Le Cousin possède également une poche en forme de trompe où il loge ses aiguillons. – C’est une trousse à lancettes.

La Mangouste porte à son cou une pochette remplie d’une liqueur dont elle sait se désaltérer quand l’atmosphère est étouffante. – C’est une gourde.

Le Pélican enfin a reçu de la nature une vaste poche où il met son poisson en réserve. – C’est un garde-manger.

Le Chevrotin de l’Himalaya renferme dans sa poche le trésor de ses parfums. – C’est un flacon de toilette.

Pour lui, c’est sa gloire et son souci, c’est sa richesse, c’est sa mort.

A2Pareil à ces victimes qu’on tue pour leur or ou qu’on persécute à cause de leur génie, le petit Porte-musc périt par son mérite et sa renommée. Ce qui fit sa gloire fait sa perte.

Elle cachait un trésor dans son sein, la douce bête des montagnes, et la main de l’homme est venue l’arracher à ses entrailles fumantes.

Qu’importe ! Est-ce qu’un parfum ne vaut pas une vie ! Est-ce que les belles créoles de Calcutta se soucieraient du martyre d’un Chevrotin dont la cruelle agonie a sué de délicieuses senteurs ! Est-ce qu’elles s’informeront des flots de sang qu’a coûtés une goutte de parfum !

Depuis la Chèvre de Cachemire jusqu’au Bouc de Judée, nous avons vu passer les plus illustres et les plus pittoresques de la grande famille Caprine, les uns drapés de fine laine, les autres vêtus de soie, presque tous encornés superbement ; ceux-ci laitiers incomparables, ceux-là fabricants renommés de fromages ou fournisseurs ordinaires de ces portefeuilles ministériels qui s’usent si vite.

Eh bien ! c’est pour la Chèvre de nos pays que je garde mes sympathies. Pour la Chèvre qui nourrit le montagnard des Alpes ou des Pyrénées, le paysan des monts d’Auvergne ou de mes chères collines du Périgord ; c’est pour la Chèvre bienfaisante et familière des cabanes, qui promène ses puissantes mamelles au milieu des bruyères roses et des genêts d’or, tandis que ses cabris joyeux bondissent au bord des torrents.

J’ai été élevé par une Chèvre et je lui dois, sans doute, cette vivacité capricieuse qui ne m’a guère servi dans ma carrière.

Qu’importe. Je me rappelle que, tout enfant, je mêlais dans mes prières naïves aux noms de mes parents celui de ma nourrice à barbe, restée la compagne de mes jeux.

Sur mes vieux jours, je me souviens encore de Jeannette et je lui consacre ici ces dernières gouttes d’encre, en reconnaissance du lait dont elle me nourrit.

FULBERT DUMONTEIL.

Source : DUMONTEIL, Fulbert (1830-1912) : La Chèvre (1882).

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Le Cheval avec Aigle Bleu

Posté par othoharmonie le 20 octobre 2012

 

Le cheval, dans les communautés amérindiennes, était un symbole de pouvoir.

Photo d'une tête d'un cheval boulonnaisLes jeunes guerriers, les jeunes braves, avaient coutume d’essayer de voler des chevaux aux tribus voisines afin de prouver qu’ils étaient de bons partis pour la femme qu’ils voulaient épouser, démontrant ainsi qu’ils avaient du pouvoir. En particulier chez les grandes tribus de chasseurs des plaines du centre de l’Amérique dont la vie était centré autour du bison, le cheval était un atout extraordinaire pour se déplacer et pour chasser.

 Avant la découverte du cheval domestiqué, les Premières Nations des plaines étaient très proches de la terre; leurs déplacements étaient alourdis par leurs possessions, et donc très lents. Dès lors qu’ils montèrent sur le dos des chevaux, ils furent libres comme le vent. Cette découverte fut aussi importante pour eux que celle du feu. C’est entré dans les coutumes de toute la société actuellement; en effet, on mesure encore la puissance des vehicules-moteurs en chevaux-vapeur. C’est un souvenir de cette époque où le cheval était un partenaire honoré et de grande valeur parmi les hommes.

 Voici une histoire sur l’homme-médecine Dream Walker qui nous parle du pouvoir du cheval.

 « Dream Walker était en chemin sur les plaines pour aller rendre visite à la nation Arapaho. Il portait avec lui sa pipe. Il avait dans sa tresse une plume qui pointait vers la terre, le désignant comme un homme de paix.

 Du haut d’une colline, il vit une horde de mustangs sauvages qui venait à lui. Un étalon noir s’approcha, et il lui demanda ce qu’il cherchait. Le cheval lui dit: « Je suis le vide d’où les réponses arrivent. Grimpe sur mon dos et apprends à entrer dans le vide, dans la noirceur. ». Dream Walker le remercia, lui disant qu’il viendrait lui rendre visite dans le temps du rêve lorsqu’il aurait besoin de cette médecine.

 Puis s’approcha l’étalon doré venant de l’Est où réside l’illumination. « Tu pourras venir me voir pour trouver les enseignements qui permettront d’illuminer la sagesse et la connaissance des autres », lui dit-il. Dream Walker remercia et répondit qu’il utiliserait ces dons durant son voyage.

 S’en vint l’étalon ocre venant du sud. Se cabrant joyeusement et fougueusement, il lui parla des joies d’équilibrer le travail et la médecine pesante avec le jeu. « Tu pourras retenir davantage l’attention des autres si tu utilises l’humour », lui expliqua-t-il. Dream Walker le remercia, disant qu’il emploierait cette médecine au cours de son voyage.

 Dream Walker se rapprochait de sa destination, qui était la nation Arapaho.

Alors, vint à lui l’étalon blanc du nord. Dream Walker monta sur son dos. Il était le porte-parole des autres chevaux et représentait la sagesse. Il était l’incarnation d’un bouclier de médecine équilibrée: « Aucun abus de pouvoir ne mène à la sagesse. Tu as fait ce voyage pour guérir un frère dans le besoin, pour partager la pipe sacrée et communier avec la terre mère. Tu as maintenant la connaissance du Grand Esprit. Je te porte sur mon dos. La sagesse n’est pas accordée aisément, mais elle l’est à ceux qui sont prêts à la porter de manière utile. »

Dream Walker fut guéri par les chevaux sauvages, et il savait que son but en rendant visite aux Arapaho était de partager cette sagesse avec eux. »

 Il faut équilibrer votre médecine, vous souvenir de tous les aspects de votre sentier sur la terre, chaque aspect de votre personnalité. C’est un des messages de cette petite histoire. Chaque direction, chaque point cardinal, les grands-pères des quatre vents, représentent des aspects de notre sagesse inné, de notre potentiel et les dimensions de notre manifestation: le physique, l’émotionnel, le mental et le spirituel. Ces aspects de notre être doivent être en équilibre pour que notre pouvoir puisse être juste et vrai, puissant et bénéfique. Ainsi par exemple, trop de spirituel et pas suffisamment de physique conduit aux illusions et à l’orgueil.

Photo d'un cheval boulonnais en pâtureLa compassion, l’ouverture aux enseignements, une attitude aimante, avoir une vie équilibré, rester centré et le partage de nos dons et de nos capacités sont les portes du véritable pouvoir.

Cette histoire nous illustre bien l’importance du pouvoir dans notre vie personnelle. Le pouvoir ne sait pas grandir en nous de manière équilibrée si ne viennent pas conjointement l’humilité et le sens des responsabilités. Avec chaque pouvoir vient une responsabilité. C’est pourquoi la recherche de pouvoir spirituelle dans les Premières Nations est toujours tempérée d’une réflexion profonde et d’une mise à l’épreuve par les aînés avant d’être autorisé et célébré.

Il est bon et il est bien d’acquérir du pouvoir, mais il est nécessaire de comprendre qu’il doit être utilisé avec sagesse, discernement et compassion, pour le bien de tous et toutes, sans quoi les pièges du pouvoir nous conduiront dans une spirale descendante qui mène à la ruine et à la solitude.

 

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Message du Cheval

Posté par othoharmonie le 12 octobre 2012

oracle du cheval = PUISSANCE

Puissant cheval…
Tu poursuis ta chevauchée fantastique
À travers les grandes plaines,

Ou tu apportes la vision
Des boucliers qui dansent
Dans la pluie violacée des rêves.

Message du Cheval dans CHEVAL 220px-Iceland_horse_herd_in_AugustLes Amérindiens disaient souvent : « Voler un cheval, c’est voler la puissance » ; cela indique bien l’estime dont jouissaient les Chevaux dans les cultures amérindiennes.

Le Cheval jouit à la fois de puissance physique et de puissance surnaturelle. Dans les pratiques chamaniques à travers le monde entier, le Cheval permet aux chamans de voler dans les airs et de rejoindre le ciel.

Quand l’humanité a domestiqué le Cheval, ce fut une aussi grande découverte que celle du feu. Avant la venue du Cheval, les humains étaient attachés à la Terre et chargés de fardeaux, ce qui ralentissait leur marche. Aussitôt qu’ils purent monter le Cheval, ils furent libres et légers comme le vent; ils pouvaient porter tout à leur aise de lourds fardeaux pendant de longues distances. À travers le lien spécial qui les rattachait au Cheval, les humains ont grandement modifié l’image qu’ils avaient d’eux-mêmes. Le Cheval fut la première médecine animale ; l’humanité a contracté une dette inestimable envers cet animal qui a ainsi facilité leurs déplacements. En effet la marche à la rencontre de nos frères aurait été longue et dure si le Cheval ne nous avait pas servi de monture. Aujourd’hui, nous mesurons la capacité des moteurs en « chevaux-vapeur », ce qui nous rappelle le temps où le Cheval était un partenaire hautement respecté chez les humains.

Marcheur de rêve, un homme-médecine traversait les grandes plaines pour aller visiter la nation Arapaho. Il apportait sa pipe. La plume piquée dans ses longs cheveux noirs pointait vers le bas, indiquant qu’il était un homme de paix. Sur la pente d’une colline, Marcheur de rêve vit un troupeau de mustangs sauvages qui venait vers lui en courant.

Étalon noir s’approcha de lui et lui demanda s’il cherchait une réponse au cours de son voyage. Étalon noir lui dit : « Je viens du Vide où les réponses se trouvent. Chevauche sur mon dos et tu connaîtras la puissance qui surgit quand on pénètre dans la Noirceur et qu’on y trouve la Lumière. » Marcheur de rêve remercia Étalon noir et consentit à le visiter quand il aurait besoin de sa médecine au cours de l’espace du rêve.

Étalon jaune s’approcha lui aussi de Marcheur de rêve et lui offrit de l’amener vers l’Est, où se trouve l’illumination. Marcheur de rêve pourrait partager avec les autres les réponses qu’il y trouverait et les amener vers l’éveil. Une fois de plus, Marcheur de rêve remercia Étalon jaune et affirma qu’il utiliserait ces dons de puissance au cours de son voyage.

Étalon rouge s’approcha, se cabrant, enjoué. Il renseigna Marcheur de rêve sur la joie qui résulte d’un bon équilibre entre le travail, les médecines importantes et les joyeuses expériences du jeu. Il rappela à Marcheur de rêve les bénéfices de l’humour par lequel on peut retenir l’attention de ceux à qui on enseigne. Marcheur de rêve le remercia et promit de se rappeler du don de la joie.

180px-Palomino_Horse dans CHEVALMarcheur de rêve était maintenant presque rendu à destination. La nation Arapaho était toute proche. Étalon blanc s’avança. Marcheur de rêve monta sur le dos de ce cheval fougueux, messager de tous les autres chevaux, celui qui représentait la sagesse du pouvoir. Ce magnifique coursier incarnait l’équilibre du bouclier. « Aucun abus de pouvoir ne peut mener à la sagesse », dit Étalon blanc. « Toi, Marcheur de rêve, tu as fait ce voyage pour guérir un frère dans le besoin, pour partager la pipe sacrée et pour guérir la Terre-Mère. En toute humilité, tu sais que tu es un instrument du Grand Esprit. Comme je te porte sur mon dos, ainsi tu portes ton peuple sur le tien. Avec sagesse, tu comprends que le pouvoir va de pair avec l’engagement ; le pouvoir n’est accordé qu’à ceux et celles qui acceptent sereinement de prendre des responsabilités. »

Marcheur de rêve, le chaman, avait été guéri par la visite des chevaux sauvages. I1 savait que sa visite chez les Arapahos avait pour but de partager ses dons avec eux.

En intégrant la médecine du Cheval, vous verrez plus clairement comment travailler à obtenir un meilleur équilibre de votre bouclier. Le véritable pouvoir réside dans cette sagesse : saisir l’ensemble de votre cheminement et vous souvenir des sentiers où vous avez voyagé dans les mocassins des autres. Compassion; tendresse, enseignement, amour, partage des dons, talents et habiletés vous ouvriront le chemin du pouvoir.

À L’ENVERS :

320px-Three_Weeks_OldSi votre ego se met de la partie, vous ne savez peut-être pas reconnaître quand les autres vous manquent de respect. D’un autre côté, il se peut que vous vous battiez contre d’autres qui abusent de leur pouvoir. « Devrais-je dire quelque chose ? Devrais-je lutter contre mon désir de les remettre à leur place ? » Vous demandez-vous. Rappelez-vous les moments de votre vie où vous vous êtes éloigné de la grâce du Grand Esprit, et éprouvez de la compassion pour les frères qui font actuellement la même chose. Si vous dominez quelqu’un d’autre ou si vous sentez que quelqu’un vous accable, la médecine du Cheval, tant à l’endroit qu’à l’envers, vous rappelle simplement comment il vous faut équilibrer vos boucliers.

En permettant à toutes les voies d’avoir une valeur égale, vous constaterez la puissance et la gloire de la famille humaine unifiée. Voilà le cadeau du guerrier de l’Arc-en-ciel. Le « moi » n’a aucune place dans cet Arc-en-ciel qui tournoie, venu du Grand Mystère ; on l’y a remplacé par le « nous ». Toutes les couleurs et toutes les pistes de l’Arc-en-ciel ne forment qu’un seul tableau et méritent donc d’être considérées comme égales les unes aux autres.

Intégrez ce savoir et appliquez-le ; reprenez ainsi ce pouvoir auquel vous avez renoncé en oubliant d’aller avec compassion au-devant de tout être et de toute situation.

Éclaircissez la situation actuelle et comprenez que chaque être humain doit suivre ce sentier vers le pouvoir avant de galoper enfin sous les vents de la destinée.

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