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DES CROCODILES ECOLO

Posté par othoharmonie le 23 novembre 2016

 

Les Crocodiles de Nouvelle-Guinée ont une vie principalement aquatique et sont largement nocturnes. Ils passent la plupart de la journée sous l’eau, ne laissant dépasser à la surface que leurs narines et leurs yeux. Les mouvements latéraux puissants de leur queue leur permettent de se propulser dans cet élément, et ils utilisent aussi bien leur queue que leurs pattes pour se diriger. Quand ils sont sur la terre ferme, il préfère les zones ombragées à la végétation dense. Il leur arrive fréquemment de se réchauffer au soleil en groupe durant la journée, puis ils se dispersent à la tombée de la nuit pour aller à la recherche de nourriture.

crocodile écolo

Les femelles, ovipares, deviennent matures lorsqu’elles atteignent une longueur de 1,6 à 2 m, et les mâles lorsqu’ils mesurent environ 2,5 m de long. Les œufs sont pondus environ 14 jours après l’accouplement. Dans la population du nord de l’île, la reproduction se tient durant la saison sèche, d’août à octobre. Un nid flottant fait à partir de végétation est bâti dans des eaux peu profondes, comme sur le bord d’un lac, dans un méandre ou dans un petit ruisseau. La ponte comprend entre 22 et 45 œufs et est couverte de végétation. Dans la population du sud de l’île, c’est la saison humide qui est choisie pour la reproduction. Le nid est bâti dans des lieux similaires à ceux de la population septentrionale, bien qu’on le rencontre parfois sur la terre ferme, et que les œufs sont moins nombreux et un peu plus grands. Dans les deux populations, la mère reste à côté du nid durant l’incubation, qui dure environ 80 jours. Lorsque les jeunes éclosent, ils sont déjà capables d’émettre des cris, et les parents, mâle comme femelle, ont été observés transportant leur progéniture vers les eaux libres en les portant délicatement dans leur gueule.

Les crocodiles juste éclos se nourrissent d’insectes, d’araignées, de têtards, d’escargots d’eau douce, de grenouilles, de poissons et de petits mammifères. Au fur et à mesure qu’ils grandissent, la taille des proies qu’ils attrapent augmente et leur consommation de poissons s’accroit, mais ils continuent à manger tout ce qu’ils rencontrent et dont la taille est convenable. Le régime alimentaire de l’adulte est composé en grande majorité de poissons, attrapés en une attaque rapide en balayant la gueule d’un côté à l’autre, mais inclut également des crevettes, des crabes, des grenouilles, des serpents, des oiseaux et des mammifères de taille moyenne. Le crocodile attrape ses proies en donnant un petit coup de tête et les empalant avec ses dents aiguisées, puis les écrasant avec ses puissantes mâchoires. Les mâchoires des crocodiles ne peuvent pas aller d’un côté à l’autre pour mâcher la nourriture ; à la place le crocodile lève la tête pour envoyer sa proie dans le fond de sa gueule et l’avale entière. Ce crocodile est particulièrement agile et peut sauter hors de l’eau pour attraper des chauve-souris ou des oiseaux. Il peut également sonder la vase au fond de la rivière ou du marais avec sa gueule à la recherche de crabes ou de mollusques.

Les adultes et les jeunes crocodiles emploient une variété de vocalisations. Une femelle adulte peut produire un grognement gutturale quand elle est approchée par un autre adulte. Les jeunes commencent à communiquer entre eux alors qu’ils sont encore dans l’œuf, ce qui pourrait contribuer à synchroniser l’éclosion. Les jeunes juste éclos utilisent différents cris et grognements. Quand il est alerté par un danger, un cri d’alerte émis par un jeune crocodile va provoquer le plongeon de tous les autres au fond de l’eau. Dans les fermes d’élevage, le cri de détresse d’un jeune cause généralement une agitation particulière chez les animaux plus gros, qui se précipitent auprès du jeunes, ou frappent leur tête contre la surface de l’eau.

Ce crocodile vit dans les marais et lacs d’eau douce de Nouvelle-Guinée, principalement à l’intérieur des terres. Il peut parfois pénétrer dans les eaux saumâtres comme celles de l’estuaire du fleuve Fly, mais demeure très rare sur les côtes, et on ne le trouve jamais en présence du Crocodile marin (C. porosus). L’animal a été décrit la première fois dans la région du fleuve Sepik dans le nord de la Papouasie Nouvelle-Guinée. Une population distincte est découverte ensuite dans la partie sud de l’île, avec une aire de répartition s’étendant du sud-est de la Papouasie-Nouvelle-Guinée aux provinces indonésiennes de Nouvelle-Guinée occidentale et Papouasie occidentale. Cette population est séparée de celle du nord de l’île par la chaîne montagneuse qui traverse l’île en son centre. L’analyse ADN a dévoilé que ces deux populations étaient génétiquement distinctes. On estime qu’il y a entre 50 000 et 100 000 crocodiles de Nouvelle-Guinée dans la nature.

Nouvelle guinée

Le Crocodile de Nouvelle-Guinée a été décrit pour la première fois par l’herpétologiste américain Karl Patterson Schmidt en 1928 comme Crocodylus novaeguineae. On a longtemps pensé qu’il y avait deux sous-espèces de ce crocodile, C. n. novaeguineae, le Crocodile de Nouvelle-Guinée endémique à la Papouasie Nouvelle-Guinée, et C. n. mindorensis, le Crocodile des Philippines, que l’on trouve dans plusieurs îles comme celles de Busuanga, Luzon, Masbate, Mindoro, Negros, Samar et Mindanao. La plupart des scientifiques considèrent aujourd’hui que ce dernier constitue une espèce distincte. En fait, le séquençage de l’ADN réalisé en 2011 a montré que le Crocodile des Philippines était paraphylétique en regard du Crocodile de Nouvelle-Guinée, et que ce dernier constituait une population au sein du Crocodile des Philippines.

Le nom générique Crocodylus vient du grec kroko qui signifie « caillou » et deilos, signifiant « ver », ce qui fait référence à l’apparence noueuse du dos de ce reptile. L’épithète spécifique novaeguineae vient du latin et signifie « de Nouvelle-Guinée ». Ce crocodile dispose également de dénominations locales comme Puk Puk, Buaya air tawar et Wahne huala.

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CHAUVE SOURIS : ou Vampires

Posté par othoharmonie le 11 novembre 2016

 

 

Représentées par quelque 1 000 espèces, qui forment l’ordre des chiroptères, et répandues dans le monde entier, les chauves-souris sont pour la plupart nocturnes.

Ce sont les seuls mammifères à pratiquer un vol battu similaire à celui des oiseaux. L’aile est formée par un repli de peau, ou patagium, tendu entre les membres antérieurs et les chevilles, qui inclut fréquemment la queue. Quatre des cinq doigts sont fortement allongés et soutiennent le patagium ; le pouce, libre, porte une griffe.

vampire

 Les chauves-souris volent et recherchent leur nourriture dans l’obscurité grâce à l’écholocation : elles émettent, par le nez ou la bouche, des ultrasons dont elles recueillent l’écho. Les modifications subies par l’onde réfléchie permettent d’apprécier la distance de l’objet, mais aussi de l’identifier (proie ou obstacle). L’écholocation est surtout utilisée par les chauves-souris insectivores, qui capturent souvent les insectes en vol. Les frugivores se servent plus de leur odorat et bénéficient d’une bonne vision nocturne.

si prompte à grimper furtivement sur les mammifères endormis pour leur sucer le sang, est pour les hommes une figure de cauchemar. Mais, pour ses congénères, c’est un être doté d’une extrême sociabilité, capable de partager sa nourriture.

Les chauves-souris vampires ont d’abord été classées dans une famille particulière appelée vampiridés, puis desmodontidés. La singularité de leur régime alimentaire, hématophage, justifiait, aux yeux des taxinomistes, la création d’une famille à part entière. De nos jours, celle-ci a été supprimée, les vampires ayant été intégrés dans la grande famille des phyllostomidés (au sein de laquelle ils forment la sous-famille des desmodontinés), dont font aussi partie de nombreuses autres espèces de chiroptères, aux régimes alimentaires variés (frugivores, nectarivores, insectivores, carnivores).

Les phyllostomidés auraient évolué en Amérique du Sud à partir de formes primitives insectivores telles qu’Icaronycteris, qui fait partie des plus anciens fossiles connus de chauves-souris : il date du début de l’éocène (au tertiaire), il y a environ 52 millions d’années. Mais on connaît mal l’origine des vampires au sein des phyllostomidés. Tous les fossiles retrouvés, plutôt récents, datent du quaternaire (pléistocène et holocène).

Outre les espèces actuelles, on en a découvert trois autres, aujourd’hui disparues : Desmodus archaeodaptes, de Floride, Desmodus stocki, des États-Unis et du Mexique, et, enfin, Desmodus draculae (dont le nom s’inspire du héros de l’écrivain Bram Stoker, Dracula), un vampire de grande taille découvert au Venezuela, et présent également au Brésil, et qui existait peut-être encore assez récemment. La rareté des fossiles a obligé les chercheurs à reconstituer l’évolution des phyllostomidés à partir de données empruntées à la fois à la morphologie, l’immunologie, la biochimie, l’étude des chromosomes, etc. Selon ces données, il a été avancé que les vampires proviennent d’un rameau de la lignée de chauves-souris omnivores dotées, aujourd’hui encore, de certains caractères primitifs, et rassemblées dans le genre Macrotus. Alors que les vampires actuels vivent en Amérique latine, on a trouvé aux États-Unis, dans des terrains du pléistocène vieux de quelques dizaines de milliers d’années, des fossiles de deux, voire de trois espèces de vampires. L’extinction de certains groupes de grands mammifères, leurs proies, et la rigueur des hivers à la fin du pléistocène, incompatible avec leur métabolisme, ont sans doute entraîné la disparition de ces vampires nord-américains.

Il existe trois espèces de vampires actuelles, cantonnées à l’Amérique du Sud et à l’Amérique centrale : le vampire commun, Desmodus rotundus, le vampire à ailes blanches, Diaemus youngi, et le vampire à pattes velues, Diphylla ecaudata.

Des animaux qui s’entraident


Quand les vampires reviennent bredouilles au gîte, ils sont nourris de sang régurgité par leurs compagnons. Ceux-ci assurent ainsi leur survie, puisqu’un vampire meurt d’inanition s’il est privé de sang pendant 60 heures.

Signe de la forte cohésion du groupe, ces dons ne se font pourtant qu’entre animaux apparentés ou vivant depuis longtemps ensemble. Dans ce dernier cas, les rôles de receveur et de donneur alternent régulièrement.

 

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La chauve-souris … symbole de bonheur en Chine

Posté par othoharmonie le 1 novembre 2016


 

La chauve-souris est un symbole de bonheur pour les chinois, car le mot « chauve-souris », biàn fû, joue sur le mot « bonheur » fû. Le dessin de deux chauves-souris se faisant face représente un « double bonheur », shùang fû.

Une chauve-souris rouge est particulièrement bénéfique puisque cette couleur a le pouvoir d’éloigner le démon et que « rouge » se prononce comme le mot « immense », hâng.

 1CHAUVE SOURIS

Le rébus d’une image ou se trouve une chauve-souris avec une pièce de monnaie signifie « le bonheur sous les yeux », fû zài yân qian.

La chauve-souris est aussi un symbole de longévité. Dans « Le Livre de la médecine des plantes », écrit à la fin du seizième siècle, il est dit que la chauve-souris vit jusqu’à un âge très avancé et que son sang, sa vésicule biliaire et ses ailes ont des propriétés curatives qui améliorent la vue et prolongent la vie.

Le motif de cinq chauves-souris réunies est un motif particulièrement favorable et populaire. Ces « cinq bonnes fortunes », wù fû, représentent longévité, richesse, santé, amour de la vertu et mort naturelle. L’expression « que cinq fortunes frappent à votre porte », wù fû lin mén, est un vœu communément formulé.

Cinq chauves-souris disposées en cercle autour de l’idéogramme de la longévité sont un rébus qui se dit wù fû pëng shou, un motif très puissant de bonne fortune et de longévité.

Cinq chauves-souris volant au-dessus d’un récipient ou d’une boîte ronde signifient « harmonie et cinq fortunes », wù fû hé hé, car « boîte » et « harmonie » se prononcent tous deux hé.

La pipistrelle est le nom d’une variété de chauves-souris commune en Europe.


Mais ce qui nous intéresse ici est tout autre chose… c’est l’impression que la chauve-souris a exercée sur les humains et les histoires qui courent sur elle…

Cet animal a éveillé l’intérêt de nombreuses civilisations en raison de sa nature bâtarde de mammifère ailé. En Occident, la chauve-souris est perçue comme un être inquiétant, voire malfaisant, qui vient s’accrocher dans les cheveux des gens la nuit! Quelques récits sur des chauve-souris buveuses de sang vivant en Amérique du Sud ont suffi pour qu’on les considère comme des êtres effrayants, alors qu’elles sont inoffensives et chasseuses de moustiques.

Le diable, l’ange déchu, est représenté dans l’art avec des ailes de chauve-souris car il craint la lumière comme elles. Sur presque toutes les images des sabbats de sorcières figurent aussi des chauves-souris. Et de tous temps, on les a cruellement clouées aux portes pour protéger des démons de la nuit et des mauvais sorts. 

Notre animal a meilleure réputation dans d’autres contrées, et c’est fort heureux.

Les Mayas la vénéraient comme un être protecteur, nommé Z’otz.

Chez les indiens, la chauve-souris symbolise la renaissance, elle est pendue la tête en bas, comme un bébé qui vient au monde. Elles étaient aussi idolâtrées par les civilisations Aztèques et Toltèque. Lorsque vous voyez une chauve-souris voler dans vos rêves, elle vous avertit qu’il est temps de vous débarrasser d’une partie de vous-même. Il faut savoir faire une mort symbolique pour pouvoir avancer spirituellement.

chauve-souris-lune

Dans la Chine ancienne, la chauve-souris était un symbole de bonheur, essentiellement en raison de l’analogie phonétique, entre les mots chauve-souris et bonheur .

Les chauves-souris rouges, dont la couleur était censée chasser les êtres démoniaques, étaient considérées comme de véritables signes de bénédiction!

Dans les mythes africains, notre mammifère est présenté parfois comme un être particulièrement intelligent, car elle sait éviter tous les obstacles quand elle est en vol.

Dans l’antiquité, réputée pour ne jamais s’assoupir, la chauve-souris était le symbole de la vigilance.

La chauve-souris était encore censée détourner les invasions de fourmis, de chenilles, de sauterelles, et protéger des morsures de serpent. On appelait aussi par plaisanterie du nom de chauve-souris (en latin, vespertilio, en grec, nykteris) les individus à la vie nocturne dévergondée !

 

Les bestiaires médiévaux soulignent également l’aspect positif des chauves-souris, appréciant notamment leurs mœurs de groupe, leur attachement les unes aux autres et leurs marques d’amour comme on en rencontre peu même chez l’homme (Unterkircher).

Au XIIème siècle, Sainte Hildegarde de Bingen, qui la classait parmi les oiseaux, l’évoque notamment en tant que remède de la jaunisse.

*D’après l’Encyclopédie des Symboles, la Pochothèque.

 

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LA SOURIS TRANSFORMEE

Posté par othoharmonie le 24 octobre 2016

 

Dans la Chine ancienne, l’aspect et le comportement des chauves-souris attiraient les soupçons. Pour expliquer l’origine de cet animal, on disait que la souris avait été transformée en chauve-souris après avoir mangé du sel, des crottes ou des huiles. Sous l’influence de la mauvaise réputation de la souris, la chauve-souris avait une triste image de marque. À l’époque des Trois Royaumes (222-265), le poète Cao Zhi écrit le Récitatif sur la chauve-souris et il se dit convaincu que la chauve-souris est un animal rusé et néfaste.

 Pipistrellus

La Chine a toujours aimé se jouer des mots et des homonymes, des jeux de mots et des symboles. L’écriture s’y prête avec délice et, dans certains cas, donne naissance à d’étonnants rapprochements. 

En effet, la Chauve-souris (« fu ») du fait d’une analogie phonétique (homonymie) avec Bonheur (« fu ») fut fréquemment utilisée en lieu et place du mot Bonheur. De plus ce jeu de mot recèle un des principes majeurs de la philosophe chinoise : le bonheur possède en lui la racine du malheur et vice versa. On pense ici au symbole du yin et du yang. 

Ainsi, sous la dynastie des Ming (1360-1644 après J.-C.), la chauve-souris devint un symbole de chance et de longue vie. Elle gagna ainsi ses lettres de noblesse de façon inattendue. 

Groupées par trois, elles symbolisent les trois bonheurs : Bonheur, Richesse et Longévité. Elle est associée par les taoïstes à la Longévité car elle vit dans les grottes, lieu de passage vers le domaine des Immortels. De même elle se tient la tête en bas pour « nourrir le principe vital » qui est un exercice taoïste pour « fortifier le cerveau ». 

Cinq chauves-souris représentent les cinq biens précieux que sont le grand âge, la richesse, la santé, l’amour de la vertu et la mort naturelle. Wufu Pengshou est un motif où cinq chauves-souris entourent le caractère chinois « shou » (longévité). Ce motif symbolise le fait que l’on possède à la fois bonheur et longévité. 

A partir du XVIIe siècle, surtout au milieu et à la fin de la dynastie des Qing (1644-1911) le motif se popularise fortement. Son utilisation s’est propagée dans la construction, le textile, la broderie, la peinture, la porcelaine, la gravure sur bois et sur brique. 

On peut trouver des motifs uniques de chauves-souris ou des chauves-souris combinées avec d’autres motifs de bon augure. Par exemple, plusieurs motifs de chauves-souris et de pêches symbolisent des vœux de bonheur et de longévité accrue ou comme le cerf (« lu ») est homonyme du traitement monétaire « lu », le motif composé d’un cerf et d’une chauve-souris signifie que le bonheur et la richesse viennent en même temps. 

Au delà des traitements artistiques, la peinture permet d’audacieuses analogies.

Ainsi, le style « peinture d’anniversaire » devient le théâtre de ces jeux de mots.

On retrouvera la même symbolique liée à la chauve-souris dans les pays sinisés comme le Japon, la Corée ou le Vietnam.

 

La pipistrelle est une petite chauve-souris bien sympathique qui mange les moustiques ! 

Mais elle aussi peut nous inspirer des réflexions sur l’ombre, sur les mystères de la nature, sur l’occulte, mais aussi sur la faune, la flore et l’écologie locale, sur l’alchimie, sur le merveilleux et nous ramener à l’art par le biais de symboles chinois par exemple! Mais de tout cela nous reparlerons…

 

Source http://www.lechaudronmagique.eu/pipistrelle/index.php?option=com_content&view=article&id=79:la-pipistrelle&catid=84:la-pipistrelle&Itemid=435

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Les chauves-souris à travers les âges

Posté par othoharmonie le 24 octobre 2016

 

Les chauves-souris ont survécu à des climats changeants, d’abord tropicaux, puis tempérés et glaciaires.

Cette histoire commence il y a 55 millions d’années, soit 10 millions d’années seulement après la disparition des dinosaures. Icaronyteris sp. est alors certainement un animal qui saute de branches en branches, qui plane peut-être, pour capturer des insectes. 

chauve-souris

23 millions d’années après (il n’existe pas de fossiles pouvant nous renseigner entre-temps), les continents ont leurs formes actuelles pour la plupart. Les chauves-souris profitent alors de leur capacité à voler pour aller d’île en île et coloniser toutes les terres émergées.

Il y a 20 millions d’années, les modifications climatiques laissent apparaître des forêts tropicales nombreuses, particulièrement en Europe. Les chiroptères en profitent pour se diversifier.

Face aux quatre grandes glaciations de ces deux derniers millions d’années, les espèces doivent quitter l’Europe vers le sud. Elles constituent des îlots de population qui recolonisent les territoires abandonnés après le retour du climat tempéré actuel.

L’apparition de l’homme, et sa faculté à coloniser l’espace, vont aider les chauves-souris à profiter de nombreux gîtes. Après avoir vécu dans les grottes avec l’homme préhistorique pendant longtemps, elles l’accompagnent maintenant dans ses habitations, aussi modernes soient-elles.

Les chauves-souris sont présentes partout dans le monde. Les scientifiques estiment le nombre d’espèces à un millier, de tailles très variées (de plusieurs kilogrammes à seulement deux grammes). Après les rongeurs, elles représentent l’ordre le plus important chez les mammifères. Il existe deux sous-ordres, les mégachiroptères, très différents des microchiroptères.

Les chauves-souris ont longtemps été considérées comme des oiseaux. Il faut attendre la deuxième moitié du XIXe siècle pour que l’ordre des chiroptères soit décrit.

Les deuxsous-ordres sont très différents puisque les mégachiroptères sont plus apparentés aux primates et à l’homme, qu’aux microchiroptères.

Les mégachiroptères

Ils sont aussi appelés « renards volants », en raison de leur museau pointu qui ressemble à celui des renards. 

Ils ont une vue en couleur et vivent la journée suspendus aux branches des arbres, caractéristique qui leur a permis d’être connus du grand public. 

Originaires de l’Ancien monde, ils sont tous frugivores et participent à la dissémination des graines, favorisant la colonisation forestière.

Leur taille est très variable : avec une envergure de 1,7 m, Pteropus vampyrus est la plus grande chauve-souris au monde. La plus petite espèce ressemble plutôt à un microchiroptère de taille moyenne.

Les microchiroptères

Ils rassemblent le plus grand nombre d’espèces (759 connues à ce jour) pour 16 familles. En Europe, seules trois familles occupent l’espace aérien avec les vespertilionidés, les rhinolophidés et les molossidés.

  •  Les vespertilionidés

Sur les 320 espèces dans le monde (40 genres), 25 vivent en Europe.

Le museau est lisse et ne possède pas d’appendices nasaux. Les oreilles ont un tragus, les ailes au repos sont repliées le long du corps.

  • Les rhinolophidés

Sur les 70 espèces mondiales, 5 vivent en Europe.

Elles émettent des ultrasons au travers d’appendices foliacés appelés « feuilles nasales ». Les oreilles sont larges à la base, pointues à l’extrémité, et ne possèdent pas de tragus (ils ont un anti-tragus). Au repos, les ailes enveloppent l’animal.

  • Les molossidés

Sur les 52 espèces dans le monde, une seule vit en Europe.

Avec une lèvre supérieure comprenant 5 plis, ses narines s’ouvrent vers l’avant. L’uropatagium est court et la queue libre dépasse largement.

D’autres familles ont des aires de distribution plus locales, principalement sur les îles (les mystacinidés ne vivent qu’en Nouvelle-Zélande, les myzopodidés à Madagascar).

Toutes familles réunies, leurs régimes alimentaires sont très diversifiés : certaines sont insectivores, d’autres carnivores, piscivores, frugivores, végétariennes ou nectarivores. Ces dernières participent d’ailleurs à la pollinisation de nombreuses espèces forestières : c’est par exemple une chauve-souris qui assure la survie des Baobabs en Afrique.

Trois espèces, toutes sud-américaines, sont hématophages : Diphylla ecaudata et Diaenus youngi se nourrissent du sang des oiseaux, Desmodus rotondus de celui de plus gros animaux comme le bétail. Nous n’avons donc rien à craindre des Vampires en Europe.

 

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La chauve-souris meilleure amie de l’homme

Posté par othoharmonie le 15 octobre 2016

 

Curieux ! L’espèce est réputée la plus détestée au monde. Le point sur un phénomène insolite au sein de la biodiversité.

En occident, la chauve-souris est souvent considérée comme vampire, fantôme ou esprit errant. On s’effraie de son vol en rase motte, on craint pour ses cheveux, et l’on s’inquiète de voir ces Dracula miniatures envahir nos maisons de campagne. Pourtant, symbole de longévité en Chine, synonyme de chance en Pologne, sacrée en Angleterre et en Australie, elle aiderait à lutter contre les ravages des insectes, serait l’alliée de l’agriculture biologique et l’amie de la biodiversité. Mauvaise réputation ? Réalité ? Qu’en est-il de la chauve-souris aujourd’hui ?

chauve souris amie de l'homme

L’image catastrophique de l’animal viendrait d’un amalgame courant avec le vampire. Or des 1100 espèces de chauves-souris qui peuplent la terre, 3 seulement aiment le sang. Précisons tout de suite que les 38 espèces européennes sont exclusivement insectivores et que les 3 espèces qui ternissent la réputation du mammifère vivent en Amérique du Sud. Elles sont minuscules, leur morsure concerne exclusivement les animaux des basses-cours et l’homme n’a rien a craindre de la chauve-souris. Au contraire. La médecine lui porte grand intérêt. En effet, les substances anticoagulantes de la chauve-souris hématophage sont utilisées pour lutter contre l’hémophilie. La texture particulière de leurs ailes aide à constater en temps réel l’effet de médicaments et la thermorégulation dont elles font preuve sous hibernation est très sérieusement étudiée pour des applications anesthésiques. D’un point de vue éthologique, des chercheurs de l’Université du Texas étudient leurs moyens de communication. Ils espèrent démontrer l’existence d’un langage primitif chez les chauves-souris, identique à celui des hommes. Une première dans le règne animal. Les clics et les bourdonnements émis auraient une signification, en les changeant de place ou en les mélangeant, cela signifierait autre chose. Une sorte de grammaire. Des neurologues ont depuis rejoint l’équipe des chercheurs.

Payer pour les exterminer plutôt que de les sauver

Pour admirer les qualités de la chauve-souris à l’état naturel, encore faut-il ne pas s’effrayer de son aspect. Merlin Tuttle, américain spécialiste mondial des chiroptères se souvient : « En 1978, National Geographic me demanda d’écrire un chapitre consacré aux chauves-souris dans le livre Les animaux sauvages d’Amérique. Les photos sélectionnées pour représenter les différentes espèces étaient affreuses. Des monstres ! Je leur ai dit : si vous deviez montrer un renard ou n’importe quel autre animal, vous ne choisiriez pas ces photos. Et ils étaient d’accord ! ». Depuis Merlin Tuttle a créé Bat Conservation International* (BCI), une fondation pour venir en aide au seul mammifère capable de voler. « En étudiant les chauves-souris à l’université, j’ai réalisé combien elles étaient menacées. J’ai alors choisi de mettre ma carrière scientifique entre parenthèse pour me consacrer totalement à leur protection. Tout le monde m’a pris pour un fou : un des dix plus grands spécialistes des chauves-souris interrompait sa carrière pour tenter de sauver l’espèce la plus détestée au monde ! Je ne pense pas que l’on puisse dire qu’une seule espèce est plus importante que les autres. Mais les programmes supposés œuvrer pour sauver la vie sauvage font rarement attention au rôle central des chauves-souris. Elles sont si impopulaires que l’opinion publique les a classées au rang des blattes et des animaux nuisibles. Lorsque j’ai fondé BCI, la plupart des gens aurait préféré payer pour exterminer les chauves-souris plutôt que de les sauver. Aujourd’hui c’est un peu moins dur qu’avant, mais c’est toujours un vrai challenge de protéger une espèce que les gens craignent depuis des siècles. Pourtant, quel que soit l’endroit sur cette planète, nous bénéficions tous de l’aide des chauves-souris. Il y a quelques années, je voulais étudier les chauves-souris du Tennessee et j’ai contacté un fermier qui possédait une grotte. Il m’a dit : tuez-en autant que vous le pourrez, elles sentent mauvais et me donnent une détestable réputation. Au lieu de lui dire que cet animal était en danger d’extinction et que je n’en tuerai pas, je suis descendu dans la grotte. Au sol, j’ai découvert des milliers d’ailes de doryphores, des insectes mangeurs de patates. J’en ai pris une poignée car j’avais vu des champs de pommes de terre à proximité et je suis sorti. Je lui montré ce que contenait ma main et très naïvement, je lui ai demandé : ça m’intéresse de savoir ce que ces chauves-souris mangent, vous savez ce que c’est ? Il a écarquillé les yeux et a dit : mais ce sont des doryphores ! Combien elles en mangent ? À peu près 30 kilos d’insectes en une nuit, pas seulement des doryphores, des moustiques, des mites… C’est tout ce que je lui ai dit. Plus tard, lorsque je suis revenu, il avait décidé que chacune de ses chauves-souris valait dans les 5 dollars et vous vous faisiez expulser à coup de fusil si vous dérangiez une seule d’entre elles ! »

chez francesca

200 tonnes d’insectes ingérés en une nuit

Je rejoins Merlin Tuttle à Bracken cave pour constater les qualités insectivores des chauves-souris. Au Texas, à 120 Km d’Austin, se trouve cette grotte très particulière, propriété de la fondation BCI. Tous les soirs, à la tombée de la nuit, 20 millions de chauves-souris mexicaines à longue queue s’envolent du site. C’est la plus forte concentration de mammifères au monde. Elles font disparaître 200 tonnes d’insectes en une nuit. Pour filmer la scène, je m’introduis dans la grotte. Je dois préciser que mes cheveux sont très longs et pas une chauve-souris ne me touchera. Une méchante rumeur vient de voler en éclat. Les milliers de chauves-souris partent à l’assaut des insectes en un ouragan vertigineux. Pas de battement d’ailes mais un vrombissement mystérieux qui donne la sensation que le groupe n’est plus qu’un organisme unique. Quel sentiment merveilleux de savoir que cette formation serrée nous débarrasse des fléaux imputables aux insectes. Moustiques, mites, criquets, sauterelles ou coléoptères… Sans les chauves-souris nous serions submergés en quelques jours.

Chauves-souris et agriculture biologique

Ces insectes attaquent les cultures, gâtent les fruits, dévastent les champs. Un constat bien connu des agriculteurs. Certains font confiance au « tout chimique », d’autres, prônant le bio, se tournent vers la chauve-souris. Et pour ceux qui n’ont ni grotte, ni mine pour accueillir le mammifère, BCI a fabriqué des « bat house », petites maisons conçues pour abriter les colonies. Frank Bibin est l’un de ces agriculteurs. Il habite en Georgie, aux Etats-Unis. « L’idée d’attirer les chauves-souris nous est venue en lisant une brochure éditée par Merlin Tuttle. Il expliquait qu’elles étaient le moyen d’éradiquer les insectes nuisibles. On a trouvé que c’était une bonne idée dans la mesure où l’on avait décidé de passer à l’agriculture biologique. Nous avons construit notre première maison pour chauves-souris en 1998 et nous avons attendu 18 mois pour que 25 d’entre elles s’y installent. À la fin de l’année, elles étaient 125. Alors nous avons construit une deuxième « bat house » et une nouvelle colonie est arrivée en 30 jours seulement. Notre population de chauves-souris fluctue aujourd’hui entre 3500 et 4500 spécimens. Elles ont considérablement réduit le nombre d’insectes nuisibles au point que nous n’utilisons plus du tout d’insecticide. D’autre part, le guano, ces déjections récupérées au pied des « bat house », nous sert de fertilisant naturel ». Autre exemple, en Floride. L’université de Gainesville était envahie par les moustiques. En septembre 1991, la ville entreprit de construire une « bat house » géante. Au printemps, 18 mâles s’installèrent, puis 300 autres. Trois ans plus tard, 1000 femelles séduites, colonisèrent à leur tour « l’établissement ». En mai 1998, on comptait 70.000 chiroptères qui consommaient chaque nuit quelques 60 millions d’insectes nuisibles. La population de chauve-souris attira des prédateurs, hiboux et faucons, favorisant l’émergence d’une nouvelle biodiversité. L’expérience, très positive, fut reconduite non loin de là, du côté du lac Alice.

En France aussi

Les Français s’intéressent depuis peu à ses gîtes artificiels pour chauves-souris. Le groupe de chiroptères de Midi-Pyrénées* lance régulièrement des campagnes de sensibilisation auprès des particuliers et des agriculteurs et propose des plans de construction de « bat house ». En Ariège, la fédération Rénova* travaille pour la réhabilitation du patrimoine fruitier et s’engage pour la protection du mammifère. « Les chauves-souris mangent la carpocapse, un papillon nocturne qui pond dans les pommes. Notre but est de sauvegarder les variétés fruitières locales qui font la richesse de notre terroir et de préserver la biodiversité ». À l’heure où l’on observe une prolifération des insectes tropicaux et un élargissement de leur territoire dû au réchauffement climatique, il serait temps d’encourager ces initiatives et de réagir.

Haro sur le Chikungunya !

Et pourtant. Alors que le développement durable est dans toutes les bouches, les autorités françaises ont dispersé des quantités impressionnantes d’insecticides à la Réunion pour contrer le Chikungunya au lieu d’inciter au repeuplement de l’île en chauves-souris. La nocivité des produits chimiques a fait disparaître quantité d’insectes, pollinisateurs compris, et par effet rebond, les dernières chauves-souris. Il est probable que le Chikungunya reviendra, porté par des moustiques résistants aux insecticides, obligeant une surenchère de produits chimiques. Le combat contre ce fléau viral ne fait que commencer. Cet été, pour la première fois dans le sud de la France à Nîmes, deux personnes ont déclaré le Chikungunya. N’oublions pas que la pipistrelle, chauve-souris commune de nos campagnes avale 600 moustiques à l’heure. Alors avis à ceux qui possèdent un jardin, n’abattez pas systématiquement vos arbres morts, ils sont des nichoirs naturels. Et si d’aventure une chauve-souris vole en rase motte près de votre tête, réjouissez-vous. Elle vient probablement de vous protéger de piqûres.

chauvesouris

70% des fruits tropicaux disparaîtraient

Les chauves-souris pollinisatrices apportent elles aussi leur lot de bénéfices. Si abeilles et bourdons sont indispensables à la pollinisation des végétaux sous climats tempérés, il en est autrement dans les pays tropicaux ou désertiques. En Afrique, Amérique du Sud ou Indonésie, la température impose aux fleurs de ne s’ouvrir que la nuit pour éviter une dessiccation par évaporation. Ces végétaux sont donc tributaires des chauves-souris nocturnes pour survivre et se reproduire. Les cactus, petits écosystèmes offrant ombre et humidité dans les déserts et baobabs, véritables arbres de vie, doivent leur pérennité aux chauves-souris. Une très grande variété de végétaux, plantes et arbres dépendent d’elles pour leur survie. Bananes, dattes, mangues… 70% des fruits tropicaux disparaîtraient de nos assiettes sans les chiroptères pollinisateurs. Quant aux frugivores, elles sont les alliées de la reforestation. Elles digèrent les fruits en 15 minutes seulement et dispersent les graines en déféquant en vol, alors que les oiseaux libèrent leurs excréments au repos sur une branche d’arbre déjà existant. D’autre part, les chauves-souris, à l’inverse des singes et des volatiles, aiment les espaces découverts et n’hésitent pas à coloniser les sites abandonnés par l’homme. Usines désaffectées et ruines oubliées abritent différentes colonies qui contribuent activement au reboisement.

Une vie entre parenthèse

Les qualités de la chauve-souris, pourtant manifestes, sont mal connues du grand public. Peu de personnes se soucient de leur disparition et des conséquences. Des 38 espèces européennes, 19 vivent une situation critique en France. Des 44 espèces américaines, un peu plus de la moitié sont en grand danger d’extinction. Menacée par la pollution et les insecticides à spectre large qui provoquent la raréfaction de la faune entomologique, elles sont également chassée ou dérangées dans leur sommeil. Durant l’hibernation, la chauve-souris réduit son rythme cardiaque à une pulsation toutes les trois minutes et sa température corporelle est de quelques degrés. L’énergie accumulée du printemps à l’automne doit lui permettre de tenir les 150 jours que dure l’hibernation. Si une intrusion humaine l’oblige à se réveiller, l’énergie consommée lors de ce réveil forcé provoquera sa mort et celle de toute la colonie ainsi dérangée. Et pourtant, à l’état naturel, les chiroptères comptent peu de prédateurs. Chouettes, hiboux et faucons dans les airs, parasites (tiques et puces) dans les grottes, serpents et chats lorsqu’elles nichent dans les arbres… la nature, habile dans la distribution des rôles au sein de la chaîne alimentaire avait décidé qu’avec un seul petit par an, la chauve-souris ne méritait pas d’être sévèrement chassée. C’était sans compter avec la disparition des sites sauvages, l’assèchement des zones humides, la pollution des sols, et la généralisation des monocultures. L’abatage systématique des arbres morts, la perte d’accès aux combles et toitures, ces sites de reproduction, accentuent la tendance. Elles sont même mangées par l’homme en Afrique et en Indonésie !

Ô rage, ô désespoir

Pour finir, la chauve-souris est l’objet d’une campagne de dénigrement sans précédent : On l’accuse de propager la rage. Pourtant, des études menées pendant 12 ans sur 800 chauves-souris par des chercheurs de l’Institut Pasteur et de l’université de Barcelone ont établi que le mammifère volant est contagieux seulement pendant 5 jours, et que dans ce cas, le virus n’affecte pas leur comportement et ne les tue pas. À l’inverse des chats, chiens et renards, la chauve-souris enragée ne mort pas ! Autrement dit, pour contracter la rage en côtoyant les chauves-souris, il faut réussir à en attraper une qui a le virus et l’embêter jusqu’à ce qu’elle vous morde. Le Quotidien du médecin a même précisé le 12 septembre 2005 que le virus de la rage transmis par la chauve-souris aurait une pathogénicité atténuée comparée à celle des autres animaux. En conclusion, la transmissibilité de la rage par la chauve-souris est très faible, les probabilités de l’attraper, minimum et l’argument semble un faux prétexte pour l’éradiquer.

Des villes qui agissent

Heureusement, une prise de conscience est en marche. Lentement. En Europe, la chauve-souris fait désormais l’objet de mesures de protection très encadrées et l’on tente de favoriser sa survie en aménageant les entrées de grottes, de clochers ou encore des ponts sous lesquels sont installées des briques creuses. On doit l’action de préservation la plus impressionnante à Merlin Tuttle. Au Texas, à la fin des années 80, un million de chauves-souris en quête d’habitat s’installent sous le pont de Congress Avenue Bridge. La population, effrayée, appelle à l’éradication. Tuttle intervient et explique aux médias leur utilité. La public est conquis. Depuis, chaque soir d’été, plusieurs milliers de touristes affluent pour admirer l’envol des chauves-souris. « Elles sont parties prenante de notre économie et génèrent 8 millions de dollars, juste à cause des touristes qu’elles attirent », m’apprend Cynthia Maddox, responsable du tourisme d’Austin. « Aucune autre mégapole ne peut se venter d’avoir plus d’un million de chauves-souris en centre ville » dit-elle fièrement. Avoir réussi à transformer une peur ancestrale en attraction touristique est la plus grande victoire de Merlin Tuttle. Il a si bien démontré leur intérêt que Mark Bloshok, ingénieur des ponts et chaussée aux Texas, s’est spécialisé dans la conception de ponts dont l’infrastructure encourage ces animaux à les coloniser. C’est ainsi que 1,5 millions de chauves-souris ont choisi pour nichoir le nouveau pont de Mac Neal Bridge. Espérons que cet exemple de cohabitation entre l’homme et l’animal fasse des émules. Comme aime à le dire Merlin Tuttle, « la vie sur cette planète ne serait pas la même sans les chauves-souris ».

 

En France : [->http://www.sfepm.org/groupeChiropteres.htm ]

Et [->http://www.ariegenews.com/news/news-2-17-805.html ]

BCI, Merlin Tuttle : [->http://www.batcon.org ]

Le livre (en anglais) : [->http://www.amazon.fr/Bat-House-Builders-Handbook/dp/0963824805 ]

 

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Chauves-souris en Bretagne

Posté par othoharmonie le 8 octobre 2016

 

Les chauves-souris sont tellement discrètes que l’on ne sait pas toujours qu’il y en a près de chez nous… voire dans nos murs. Cachées derrière un volet, une écorce d’arbre dé- collée, dans le clocher d’une église… Pourtant à certains moments de l’année, elles peuvent se regrouper par dizaines voire par centaines, pour hiberner ou pour mettre bas leurs petits. Les scientifiques ont identifié 21 espèces en Bretagne. Sept d’entre elles sont considérées comme menacées en Europe . La région n’est pas spécialement riche en chiroptères , comparée à d’autres en France. Cela s’explique par sa situation péninsulaire, la rareté des cavités naturelles et la fraîcheur du climat. Mais elle accueille tout de même des populations non négligeables pour deux espèces vulnérables : le grand rhinolophe et la barbastelle d’Europe.

L’étude des chauves-souris en Bretagne est encore récente puisqu’elle n’a commencé qu’au milieu des années 1980. La plupart des espèces gardent encore tout leur mystère, en particulier les plus communes bien qu’elles soient les plus nombreuses. Résultat aujourd’hui : les scientifiques ne commencent à bien connaître que quatre espèces. Parce qu’elles sont menacées et ont fait l’objet d’un suivi renforcé. À savoir le petit et le grand rhinolophe, le grand murin et le murin à oreilles échancrées.

chauve souris

Les chauves-souris sont des animaux souvent peu connus et pourtant passionnants. Première originalité et pas des moindres : ce sont les seuls mammifères volants au monde. Elles sont actives la nuit. En Europe, elles se nourrissent exclusivement d’insectes qu’elles repèrent en utilisant des ultrasons. Ce qui explique l’importance pour ces espèces des milieux riches en insectes comme les zones humides, les boisements, les pâturages, etc. Dépourvues de tout comportement constructeur, elles dépendent entièrement des abris naturels ou d’origine humaine. Selon les espèces et les saisons, elles choisissent pour s’installer des grottes, des mines, des combles de bâtiments, des arbres, ou encore des anfractuosités dans des murs. Frais en hiver, chaud en été Elles s’accouplent à l’automne, pour certaines espèces lors de grands rassemblements pouvant réunir des centaines d’individus. Puis, elles hibernent en général dans des grottes, des mines ou des ruines pour pallier le manque de nourriture. À cette saison, elles ont besoin d’abris ayant un microclimat propice à leur léthargie – une température constante aux environs de 10 °C et un taux d’humidité proche de 100 %. Quelques espèces moins frileuses choisissent des arbres creux. L’été, les femelles se regroupent dans des endroits chauds, sombres et calmes, comme les combles d’église, pour mettre au monde leur unique petit de l’année.

Le petit rhinolophe

Le petit rhinolophe est le plus petit des rhinolophidés européens (envergure : 19 à 25 cm, poids : 5 à 7 g). Il chasse essentiellement dans les boisements de feuillus et les boisements des berges. Comme tous les rhinolophidés, il a vu ses effectifs s’effondrer dans l’ensemble de l’Europe depuis le milieu du XXe siècle. C’est également une espèce vulnérable en Europe.

Le grand murin

Le grand murin est, comme son nom l’indique, le plus grand des murins européens. Il peut atteindre une envergure de 35 à 43 cm et un poids de 28 à 40 g. Il a souffert à partir des années 1960 d’une diminution très spectaculaire de ses effectifs, certaines estimations faisant état d’une baisse de 80 % à l’échelle européenne. Aujourd’hui, c’est une des espèces de chauves-souris les plus fragiles en Bretagne, protégée elle aussi en Europe.

Le murin à oreilles échancrées est une chauve-souris de 23 cm d’envergure (poids : 7 à 15 g). Depuis quelques années, l’espèce progresse vers l’ouest de la région. Les animaux chassent principalement dans les vallées boisées où ils recherchent des diptères (mouches, moustiques, etc.) et des araignées. L’espèce est aussi connue pour fréquenter les étables à la recherche d’insectes.

La barbastelle d’Europe

 La barbastelle d’Europe est une espèce forestière de taille moyenne avec une envergure de 27 cm et un poids de 6 à 13 g. Elle est considérée comme menacée en Europe. Son régime alimentaire est composé à 80 % de micro-papillons de nuit ce qui en fait une espèce spécialisée.

Des espèces plus communes Enfin parmi les espèces plus courantes on peut citer la pipistrelle commune et la sérotine commune. La première est la plus petite des espèces de chauves-souris européenne (envergure ne dépassant pas 19 cm et pesant 5 g). Elle chasse dans tous les types de milieux, même en ville. On la trouve régulièrement dans les habitations (toitures, coffres de volets roulants, etc.).

La sérotine commune est une chauve-souris de grande taille puisqu’elle peut faire 36 cm d’envergure et peser 26 g. Elle est présente dans de nombreux milieux comme les parcs, les bois, le bocage ou les zones remembrées. Très discrète, elle fréquente aussi les habitations humaines, en été comme en hiver. Rares ou pas, les chauves-souris ont en tout cas un point commun. Il est souvent bien difficile d’en voir plus que quelques battements d’ailes saccadés et furtifs, aperçus entre chien et loup ou captés au hasard d’un halo de lumière.

CHAUV . SOURISDes mutations à venir pour la forêt bretonne ? Autre sujet d’inquiétude pour les chauves-souris : la forêt bretonne pourrait connaître de profondes mutations dans les prochaines décennies. Car de nombreux boisements arrivent à maturité et devront être récoltés. Or la forêt est l’une des principales sources continentales de biodiversité de la région. Des études récentes montrent que les chauves-souris arboricoles  installent de préférence leurs colonies de reproduction dans des peuplements de feuillus, plutôt âgés et riches en bois mort (et en insectes). Une récolte en peu de temps des peuplements mâtures aurait des conséquences sur les chauves-souris. La demande actuelle du marché est très orientée vers le résineux. Si bien que la part des surfaces résineuses devrait logiquement augmenter, diminuant ainsi les capacités d’accueil et d’alimentation des chauves-souris. Les besoins croissants en bois, notamment pour la filière bois-énergie, pourraient favoriser localement une sylviculture plus dynamique, voire intensive avec des essences à croissance rapide et à rotations courtes. Ce type de peuplements est moins favorable aux chauves-souris. De même, la récolte de l’ensemble des rémanents de coupe pour la fabrication de plaquettes leur serait préjudiciable. Car elle ôterait une grande partie du bois mort en forêt, source de diversité en insectes. Là encore, il est difficile d’évaluer l’impact de ces changements à venir. L’heure est donc à la surveillance sur ce sujet . C’est une nécessité pour mieux comprendre les relations entre chauves-souris et milieux forestiers, mais aussi plus largement prévoir des gestions sylvicoles productives de biens et services également favorables à la biodiversité

Dossier | Les chauves-souris en Bretagne | avril 2014 http://www.bretagne-environnement.org/

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Mythologie de la chauve-souris dans la littérature et dans l’art

Posté par othoharmonie le 24 septembre 2016

Animal de l’ombre, la chauve-souris connaît un destin littéraire et artistique à son image : symbole de la cécité métaphysique de l’homme pour Aristote et Averroès à sa suite, elle est pourtant liée à la création artistique par la version ovidienne du mythe des Minyades, fileuses et conteuses impénitentes métamorphosées par Dionysos. Cette dimension resurgit sous la plume de Mallarmé, comparant le génie à une « chauve-souris éblouissante » dans son médaillon de Théodore de Banville, tandis que Robert de Montesquiou-Fézensac intitule Les Chauves-Souris le recueil de poèmes qu’il publie en 1892.

La chauve-souris fait surtout partie de ces animaux insolites qui relèvent de ce que Roger Caillois appelle le « fantastique naturel ». Elle apparaît à ce titre dans l’art de toutes les régions du monde, de la divinité chauve-souris sculptée par les Zapothèques et retrouvée dans les tombes du Mexique, à la représentation de la roussette sur les boucliers océaniens, en passant par les démons extrême-orientaux auxquels les diables occidentaux doivent, selon Jurgis Baltrusaitis, leurs ailes de chauves-souris à partir du XIIIe siècle. La découverte des chauves-souris hématophages d’Amérique du Sud qui reçoivent leur nom de « vampires » au XVIIIe siècle, a naturellement favorisé la présence du motif dans la nouvelle fantastique au XIXe et au XXe siècle.

http://data.abuledu.org/URI/53bac7e7

Mais on rencontre aussi la chauve-souris dans le registre de la dérision, avec l’utilisation satirique de l’animal en tant que symbole de l’obscurantisme, dans la tradition anti-cléricale du XVIIIe au XIXe siècles, ou le sobriquet qui donne son titre à l’opérette célèbre de Johann Strauss. La paralittérature, la bande dessinée et le cinéma ne sont pas en reste comme l’atteste le durable succès de Batman, dans la bande dessinée comme au cinéma, depuis sa création en 1939.

C’est peut-être surtout sur la notion d’hybridité qu’invitent à s’interroger les multiples avatars littéraires et plastiques de la chauve-souris. On s’attachera donc plus particulièrement aux enjeux poétiques d’un motif dont les modulations ont souvent valeur de manifeste esthétique.

Publications du CTEL (Centre Transdisciplinaire d’Epistémologie de la Littérature), Université de Nice, http://revel.unice.fr/loxias

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REVER DE CHAUVE SOURIS

Posté par othoharmonie le 6 septembre 2016

 

Créature de l’ombre, presque aveugle, à l’aspect repoussant, à l’évolution incertaine, la chauve-souris symbolise une évolution arrêtée ou confuse. Elle est hybride, mi-oiseau, mi-mammifère. Elle ne représente donc pas une forme psychique stable.

Son vol puise son essence dans les ténèbres et elle reste prisonnière de l’ombre. La chauve-souris craint la lumière.

Elle peut représenter le mental qui s’agite en tout sens, qui tourne en rond dans les méandres des névroses, c’est à dire des habitudes du passé. Il existe une expression populaire pour parler de ceux qui déraisonnent : on dit qu’ils ont une chauve-souris dans le beffroi.

Dans la tradition populaire, la chauve-souris est assimilée au vampire qui se nourrit de l’énergie des autres. Il y a ici des tendances à la surestimation de soi, au parasitage de l’énergie des autres pour son seul bénéfice.

Egarements, névrose, parasitage.

Vol de chauve souris

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Rencontre avec la Chauve -Souris

Posté par othoharmonie le 2 septembre 2016

 

CHAUVE SOURIS1C’est l’image de l’initiation à un nouveau niveau de croissance. Cela peut vouloir dire laisser tomber de vieilles habitudes et adopter une attitude qui prédisposera à une renaissance. Chauve-Souris est suspendue la tête en bas, comme un bébé quand il vient au monde, mais également comme le Pendu initié de la douzième carte du Tarot de Marseille. Les Chauve-Souris étaient idolâtrées par les civilisations mayas, aztèques et toltèques. 

Lorsque vous voyez Chauve-Souris voler dans vos rêves, elle vous avertit qu’il est temps de vous débarrasser d’une partie de vous-même devenue inutile et encombrante. Il faut savoir connaître la mort symbolique pour pouvoir avancer spirituellement. Chauve-Souris est un animal entouré de mystère : elle crée chez certains un malaise parce qu’elle est liée à l’obscurité et à l’inconnu. Certains en ont peur, peut-être à cause de son association dans les films d’horreur avec le surnaturel et la mort rituelle. Chauve-Souris vit dans un lieu obscur, cave ou grenier : cela est le symbole de la matrice, et la position de l’être suspendu par les pieds évoque celle du soi non encore né, immergé dans l’obscurité.

Rencontrer La Chauve-Souris en tant qu’animal pouvoir signifie par conséquent un processus d’initiation, la fin d’un ancien mode de vie, et la reconnaissance d’un nouveau. Chauve-Souris est là pour vous aider à abandonner vos vieilles habitudes et votre ancienne façon de vivre, et à faire face à une aube nouvelle.

Vous ne pouvez progresser en vous accrochant aux choses qui vous ramènent en arrière. Aussi, faites face à vos craintes, et elles fuiront. Chauve-Souris est là pour vous aider à voir dans l’obscurité et trouver votre voie vers une compréhension nouvelle. En Extrême-Orient, la Chauve-Souris est symbole de bonheur. Elle figure sur le vêtement du génie du bonheur. Cinq Chauve-Souris disposées en quinconce figurent les cinq bonheurs : richesse, longévité, tranquillité, culte de la vertu (ou santé), bonne mort. Chauve-Souris est symbole de longévité, car on suppose qu’elle la possède elle-même du fait qu’elle vit dans les cavernes qui sont un passage vers le domaine des immortels, et s’y nourrit de concrétions vivifiantes. Chauve-Souris constitue elle-même une nourriture d’immortalité. Elle sert aussi à la préparation de drogues aphrodisiaques. Chez les Mayas, elle est l’une des divinités incarnant les forces souterraines. Elle est divinité de la mort chez les Mexicains, qui l’associent au point cardinal Nord et la représentent souvent combinée avec une mâchoire ouverte, parfois remplacée par un couteau sacrificiel. Les Mayas en font un emblème de la mort et la nomment « celui qui arrache les têtes ». Pour les Tupinambas, la fin du monde sera précédée de la disparition du soleil dévoré par une Chauve-Souris. Dans l’iconographie de la Renaissance, Chauve-Souris étant le seul être volant à posséder des mamelles, symbolisait la femme féconde. Chauve-Souris représente la réincarnation, le cycle de la mort et de la renaissance. C’est un guide qui nous aidera à accepter la fin de toute situation et les nouvelles possibilités qui émergent. C’est aussi un allié sûr pour voyager dans l’univers de nos vies antérieures. La Chauve-Souris symbolise la renaissance.

Chauve souris 1

Une Chauve-Souris est suspendue la tête en bas, comme un bébé quand il vient au monde. Les chauves-souris étaient idolâtrées par les civilisations Maya, Aztèque et Toltèque. Lorsque vous voyez une Chauve-Souris voler dans vos rêves, elle vous avertit qu’il est temps de vous débarrasser d’une partie de vous-même. Il faut savoir expérimenter une mort symbolique pour pouvoir avancer spirituellement. Les Chauves-souris sont les seuls mammifères volants : toute forme de vol implique une ascension, la promesse cachée au sein des énergies chaotiques du changement. Leur présence est l’indice que de nouvelles perceptions et entreprises sont sur le point de prendre leur essor au milieu des énergies évolutives. Les barrières seront enfoncées et de nouvelles vérités se feront jour. Sur le plan mythique, la Chauve-Souris est associée à la promesse d’une renaissance, à un temps de remontée au grand jour.

Elle annonçait la mort chamanique permettant d’accéder à la vision. Tous les changements qui se produisent actuellement sont pour le mieux, mais il est possible, dans un premier temps, que les avantages passent inaperçus. Les changements et les passages apportent toujours des perspectives entièrement nouvelles. Ce qui était incompréhensible s’éclairera ; ce qui était caché deviendra visible. Les idées afflueront et la créativité s’exprimera de nouveau librement. Nous verrons la vérité là où nous ne parvenions pas à la discerner auparavant. Cette posture reflète une nouvelle façon d’envisager les choses, l’émergence de nouvelles vérités. Elle promet que de nouveaux horizons et des visions inattendues sont sur le point de se révéler. Dans la nature, les Chauves-Souris assument un rôle important en contrôlant les populations d’insectes nuisibles et en contribuant à la pollinisation. Leurs excréments ont des propriétés fertilisantes, un signe que les situations de toute nature finiront par tourner à notre avantage, et aussi que nous ne devons pas permettre à nos peurs et à nos inquiétudes de se dresser sur notre route. Chauve-Souris détient le pouvoir d’affiner la perception auditive. Dotées d’un système d’écholocation perfectionné, les Chauves-Souris sont de parfaites navigatrices, capables d’exécuter des prouesses aériennes et de détecter les plus infimes obstacles. L’arrivée de la Chauve-Souris s’accompagne d’une plus grande facilité à percevoir les messages et les sous-entendus que cachent les paroles d’autrui. Prêtez tout autant l’oreille aux non-dits. Laissez-vous guider par vos impressions. Elle annonce toujours une initiation accompagnée de la promesse qu’au changement succèderont une perception supérieure et une vérité nouvelle.

Les Chauve-Souris sont des animaux nocturnes, et la nuit devient souvent la terre d’élection de nos peurs. Alors elle peut symboliser l’incapacité à transcender les situations de notre existence. Nous devons adopter un nouveau point de vue ; il est nécessaire de tourner la page : pour qu’une renaissance soit possible, un aspect de notre vie doit être abandonné ou modifié.

Il est important de nous rappeler que le changement n’est douloureux que dans la mesure où nous demeurons émotionnellement attachés à ce qui n’est plus salutaire pour nous. Les Chauves-Souris nous redisent que tout ce qui nous met en présence de nos peurs nous rend un grand service, aussi difficile que cela puisse sembler. Elle peut indiquer que nous nous opposons à un changement qui pourrait nous être bénéfique. Elle nous met au défi d’oublier le passé et de créer du neuf. Chauve-Souris symbolise l’être définitivement arrêté à une phase de son évolution ascendante. Il n’en est plus au degré inférieur mais pas encore au degré supérieur.

Elle peut aussi symboliser un être dont l’évolution spirituelle aurait été entravée, un « raté de l’esprit ». Essayons-nous de fuir l’inévitable ? Refusons-nous de voir la vérité en face ? Nous laissons-nous dominer par nos peurs ou emporter par notre imagination ? Voyons-nous les choses différemment de ce qu’elles sont en réalité ?

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LA CHAUVE-SOURIS – animal totem

Posté par othoharmonie le 30 août 2016

 

La chauve-souris symbolise l’initiation chamanique. Le mot ” chamane ” est un mot toungouse -ou Evenk, de Sibérie orientale- qui veut dire “celui qui est né 2 fois”. En effet, la plupart des initiations chamaniques réactivent l’idée de mourir et de renaître, et la plupart des traditions spirituelles incluent cette légende, ce mythe, le plus connu étant celui du Christ mort et ressuscité.

Dans les traditions chamaniques, celles de la Grande île Tortue, le chamane doit subir son initiation pendant plusieurs nuits rituelles: enterré vivant dans une tombe plusieurs jours et nuits, seul dans la nature sauvage pendant plusieurs nuits sans manger, dormir ni boire, toute référence à la vie quotidienne abandonnée.  Il s’agit d’abandonner l’ancien pour renaître au nouveau, de faire le contraire de ce que les autres font pour appréhender une autre réalité, de même que la chauve-souris qui dort la tête en bas.

CHAUVE SOURIS

Renaître nous amène à nous transformer profondément. Cela nous apprend à faire face à la peur, cela implique de regarder profondément en soi pour trouver le courage, et trouver ce qui constitue notre être réel, quelque chose d’inaltérable, d’immortel, qui a tous les pouvoirs et constitue la somme des énergies et des mémoires évoluant d’une vie à l’autre, sans fin,. À condition de savoir mourir aux aspects de nous qui sont limitatifs, aux aspects conditionnés, programmés, enfermés dans la peur et dans les idées préconçues: le racisme, les préjugés, les mensonges dont sont faites la plupart des conventions sociales. Pour parvenir à ce que nous sommes vraiment, nous devons abandonner tout cela, ce qui fait partie de la mort de l’ego, cette partie de nous facile à conditionner.

C’est là ce que symbolise la chauve-souris. Les personnes qui ont cette médecine sont assez rares, elles doivent sans cesse se remettre en question. La plupart du temps les gens en ont peur: elle vole toujours de nuit, elle n’est pas un oiseau… Si l’on pense à la symbolique qu’elle a, vampires etc, elle est très péjorative. Ce n’est pas du tout le cas chez les Premières Nations.

Moi-même je suis très heureux quand je les vois. Elles peuvent manger de nombreuses mouches qui piquent: on construit des nids pour elles pour cette raison; et leur guano est un très bon engrais.

Ce qu’il est important de retenir, c’est qu’il faut abandonner l’ancien pour renaître, abandonner ce qui est programmé pour parvenir à la lumière pure de l’être que nous sommes, et par ce geste-là nous parvenons au meilleur de ce que nous pouvons être, pour le bien de nous-mêmes, de nos familles et du monde dans lequel nous vivons.

source Aigle-Bleu

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Les mythes autour des chauves-souris tropicales

Posté par othoharmonie le 25 août 2016

 

Les chauves-souris se rencontrent partout sauf dans les zones polaires, mais c’est dans les régions tropicales du Nouveau Monde qu’elles sont le plus nombreuses et le plus diversifiées : environ 260 espèces sur les quelque 950 décrites, soit plus du quart des chiroptères. Ainsi, 3 kilomètres carrés de forêt guyanaise hébergent plus de 50 espèces de chauves-souris différentes, alors que 100 kilomètres carrés de forêt équatoriale au Gabon en abritent 35. Cet écart est moins important entre l’Asie et l’Amérique : pour des surfaces similaires, la péninsule de Malacca d’une part, le Costa Rica et Panamá d’autre part possèdent respectivement environ 90 et 110 espèces de chiroptères.

Par ailleurs, dans les forêts tropicales américaines, le nombre d’espèces de chauves-souris équivaut à peu près à celui des autres espèces de mammifères.

Chauve souris

Les chiroptères d’Amérique tropicale se répartissent en 9 familles et 81 genres. Six de ces familles sont endémiques de ce continent : les noctilionidés (2 espèces), les mormoopidés (8 espèces), les phyllostomidés (qui, avec environ 143 espèces, réunissent plus de la moitié des espèces chiroptères du Nouveau Monde), les natalidés (5 espèces), les furiptéridés (2 espèces) et les thyroptéridés (2 espèces) ; les trois autres familles – les emballonuridés, les molossidés et les vespertilionidés – sont également représentées dans l’Ancien Monde.

Certaines espèces, comme les vampires, ont un régime très spécialisé ; d’autres, au contraire, sont omnivores et se nourrissent en partie de végétaux et en partie d’animaux, des invertébrés surtout. Selon leur alimentation, on distingue 6 grandes catégories de chauves-souris : les hématophages ; les insectivores – qui sont les plus nombreuses – ; les frugivores, les nectarivores, les piscivores et les carnivores.

Un peu plus de la moitié des chauves-souris d’Amérique tropicale se nourrissent d’insectes, soit la totalité des espèces des familles des emballonuridés, des mormoopidés, des natalidés, des furiptéridés, des thyroptéridés, des vespertilionidés et des molossidés ; 20 % des phyllostomidés ; un seul noctilionidé, le petit noctilion, Noctilio albiventris.

Les insectes sont généralement capturés en vol, parfois aussi lorsqu’ils sont posés au sol ou dans la végétation.

Bien que le mot vampire soit originaire d’Europe centrale (étymologiquement, il pourrait venir d’un mot turc [uber] signifiant « sorcière »), c’est dans les régions les plus chaudes d’Amérique centrale et d’Amérique du Sud que l’on trouve les vrais vampires. Un certain nombre d’invertébrés, comme les sangsues, les tiques et de nombreux insectes (punaises, puces, moustiques), se nourrissent de sang, mais, chez les vertébrés, les vampires sont les seuls à avoir adopté ce régime alimentaire. Il est d’ailleurs assez paradoxal que ces chauves-souris hématophages soient apparues et aient évolué uniquement en Amérique, continent qui, avant l’introduction du bétail par les Européens, était relativement pauvre en grands mammifères. D’autres parties du monde, comme l’Afrique, avec ses grands troupeaux d’herbivores, semblaient, a priori, plus favorables. Sur ce point, le mystère demeure.

Des trois espèces existant actuellement, le vampire commun, Desmodus rotundus, est celle qui a l’aire de répartition la plus étendue. Présent du Mexique à l’Argentine et au Chili, il évite pourtant la région des hauts plateaux mexicains ainsi qu’une bonne partie de la cordillère des Andes. Toutefois, on le trouve à plus de 1 000 m d’altitude (2 300 m au Mexique, 2 600 m en Colombie et même 3 800 m au Pérou). Les vampires se rencontrent dans les deux hémisphères, dans les régions où la température hivernale minimale est au moins égale à 10 °C.

Vol de chauve souris

Vrais et faux vampires

L’histoire de la nomenclature des vampires est significative. Elle montre combien la légende et la réalité ont souvent été confondues.

Bien que les vampires aient été connus dès la conquête du Mexique par Hernán Cortés, il faut attendre 1760 pour que Buffon baptise « vampire » une grosse chauve-souris d’Amérique du Sud, dont il décrit les mœurs hématophages en se fondant sur des témoignages de voyageurs à leur retour du Nouveau Monde. À la même époque, Carl von Linné la décrit sous le nom de Vespertilio spectrum. Il s’agit, en fait, de l’actuel Vampyrum spectrum, le faux vampire, qui, s’il est carnivore, n’est pas un buveur de sang. Nul doute que les termes choisis par ces naturalistes pour dénommer cet animal ont été inspirés par sa grande taille et son aspect peu engageant.

À partir de cette époque et pendant tout le xixe siècle, les zoologistes des muséums européens ont tendance à appeler « vampires » toute une série d’espèces de chauves-souris en général de grande taille, souvent des phyllostomidés, c’est-à-dire possédant l’étrange feuille nasale attribut de cette famille. De là à leur attribuer des mœurs de vampires, il n’y avait qu’un pas. C’est ainsi que sont apparus à cette période des VampyrusVampyrops et autres Vampyressa, qui n’ont en fait rien du vampire. On a même baptisé « vampires » de grandes chauves-souris mangeuses de fruits de l’Ancien Monde : la plus grande chauve-souris du monde, la roussette de Malaisie, une chauve-souris frugivore de 1,70 m, a ainsi été décrite en 1792 sous le nom de Pteropus vampyrus.

En revanche, le vrai vampire reçoit, en 1810, le nom anodin de « phyllostome [à bouche en forme de feuille] arrondi » (Phyllostoma rotundus) ! En 1822, le Français Desmarest découvre que cette petite chauve-souris se nourrit de sang et peut s’attaquer à l’homme. C’est Oldfield Thomas qui, en 1901, lui donne son nom définitif de Desmodus rotundus.

Le vampire sorti des tombeaux

Nombreux sont les mythes et légendes évoquant des créatures suceuses de sang. En Orient, on peut citer, par exemple, les striges (oiseaux de nuit), et les goules qui dévorent les cadavres dans les cimetières. En Europe, le mot vampir, sans doute originaire des Balkans, fait son apparition au xviiie siècle (en Allemagne en 1732).

À l’origine, le vampire est censé être l’esprit d’un mort qui sort la nuit de sa tombe et prend des aspects variés : un animal (grenouille, araignée ou puce) chez les Roms vivant dans les pays slaves, ou un légume (citrouille, pastèque), ou un autre objet inanimé ailleurs, pour aller sucer le sang d’une personne endormie. Celle-ci deviendra vampire à son tour. On notera que, dans les croyances européennes, les chauves-souris ne sont pas associées au vampirisme. Seule la découverte, au xvie siècle, de l’existence d’une chauve-souris hématophage que les scientifiques vont appeler « vampire » va permettre – bien ultérieurement – cette association, qui, aujourd’hui, est bien ancrée dans les esprits.

Vampires et esprits malins

On pourrait s’attendre à une figuration du vampire dans toutes les mythologies, ainsi que dans les arts et l’artisanat des pays où l’espèce est prospère. Curieusement, on la rencontre au contraire plutôt rarement : ainsi il n’en existe aucune trace dans la culture aztèque. En revanche, les Mayas connaissaient bien cet animal : pour eux, la zotziha, ou maison des chauves-souris, est l’une des étapes qui conduit les mourants dans les entrailles de la terre. C’est la demeure du dieu-vampire, ou « chauve-souris de la mort » (camazotz), qui décapite ses victimes. Chez les Arawaks des Guyanes, plusieurs mythes évoquent des chauves-souris géantes qui dévorent ou sucent le sang des êtres humains.

Sur l’île de la Trinité, les morsures des vampires sur des hommes sont attribuées à un esprit malfaisant appelé « soucouyant ». C’est généralement une vieille femme, qui se dépouille la nuit de son apparence humaine et, pour se déplacer, se transforme en boule de feu. Elle pénètre dans les maisons par le trou de la serrure, ou à travers des fissures.

Les premières « victimes » européennes

Natalus_stramineusLes récits des premiers voyages européens et les mythes amérindiens en témoignent : l’homme a, de tout temps, été l’une des proies du vampire. Ainsi, au retour d’un périple dans les régions qui constituent l’actuel Costa Rica, le voyageur au long cours Benzoni écrivait en 1565 : « Il y a de nombreuses chauves-souris qui mordent les gens au cours de la nuit ; on les trouve le long de la côte jusqu’au golfe de Paria et dans d’autres régions, mais nulle part ailleurs elles ne provoquent autant de dommages que dans cette province ; je les ai rencontrées en plusieurs endroits, sur la côte et particulièrement à Nombre de Dios, où, alors que je dormais, elles m’ont mordu aux orteils si délicatement que je n’ai rien senti, mais, au matin, j’ai trouvé les draps (…) baignés de sang… »

Morsures sélectives

Chez l’homme, le vampire choisit de préférence les pieds, les mains et certains endroits de la tête, en particulier le bout de l’oreille. Ce sont en fait les surfaces les plus riches en vaisseaux capillaires. Les tonsures pratiquées par certains peuples Amérindiens, comme les Yanomami du haut Orénoque, sont apparemment une aubaine pour ces chauves-souris, qui les apprécient tout particulièrement.

Au Mexique, une enquête a établi que les chauves-souris vampires s’en prennent le plus souvent aux enfants des deux sexes et préfèrent les femmes aux adultes masculins. Cet ordre de préférence (jeunes, puis femelles et ensuite seulement mâles) vaut également pour d’autres proies, en particulier les bovins. En ce qui concerne ces derniers, le chercheur suisse Dennis Turner estime que la sélection est déterminée par l’épaisseur de la peau, faible chez le veau, moyenne chez la vache, maximale pour le taureau, ainsi que par le degré d’exposition : les veaux dorment plus longtemps et ils restent plus isolés les uns des autres que les adultes.

Sans qu’on sache très bien pourquoi, les vampires s’en prennent à certains individus plutôt qu’à d’autres : sur l’île de la Trinité, par exemple, un enfant de 14 ans a subi des morsures sur les membres, le dos et le visage pendant deux années consécutives, alors que son frère et sa mère, qui vivaient sous le même toit, n’ont jamais été importunés. Seul le cochon que cette famille possédait a lui aussi été mordu.

Pour l’homme, il est d’ailleurs facile de se protéger des morsures au cours du sommeil, puisqu’il suffit de dormir sous une moustiquaire. Il n’en va pas de même pour le bétail…

Un mythe cinématographique

Si la littérature vampirique apparaît au début du xixe siècle, c’est, à la fin du siècle, en 1897, l’écrivain Bram Stoker qui va donner au vampirisme son plus célèbre héros, Dracula (1897). C’est aussi lui qui, pour la première fois, associe la figure maléfique du vampire à la chauve-souris. Le nom de Dracula est quant à lui lié, étymologiquement, au dragon et au diable (le premier est d’ailleurs associé au second dans la symbolique chrétienne médiévale) : il a pour racine drac, qui signifie « diable » en roumain et qui dérive du latin draco, « dragon ».

C’est surtout avec le septième art que le thème du vampirisme va se développer. La plupart des films de vampires tirent leur origine du Dracula de Bram Stoker. Les deux premiers qui s’en inspirent ont été portés à l’écran respectivement en 1922 par F. W. Murnau (Nosferatu le vampire) et en 1931 par Tod Browning (Dracula), et annoncent la naissance de ce mythe contemporain. Dracula a, depuis, été adapté un nombre considérable de fois, et est devenu un mythe à part entière au sein de celui des vampires.

Le mythe de Dracula a fixé dans l’imaginaire l’association vampires/chauves-souris. Bouclant la boucle, en 1988, des paléontologues ont associé Dracula aux chauves-souris, en baptisant Desmodus draculae les restes fossiles d’une chauve-souris hématophage retrouvés au Venezuela dans des terrains du pléistocène.

 

Porteur de la rage

Pour se nourrir, une chauve-souris vampire prélève en moyenne 20 ml de sang par jour (soit un peu plus de 7 litres en une année). Sa salive contenant des substances anticoagulantes, la plaie peut continuer de saigner plusieurs heures après son départ. On a beaucoup spéculé autour des conséquences de ces morsures sur la santé et à la productivité du bétail. Une recherche faite sur des élevages de vaches, en Équateur, a montré que la production de lait n’était pas perturbée par ces pertes de sang occasionnelles. En fait, les prélèvements de sang effectués par les vampires sont minimes par rapport au volume total de sang du bétail, ou même de l’homme, ne provoquant pas de problème particulier.

En revanche, les vampires peuvent, en se nourrissant, transmettre un certain nombre de maladies aux conséquences beaucoup plus graves, en particulier la rage. Le virus infeste la victime par l’intermédiaire de la salive de la chauve-souris, puis s’attaque au système nerveux et entraîne des altérations du comportement, des paralysies et, presque toujours, la mort. Comme tous les mammifères (l’homme ne fait pas exception), les vampires sont eux-mêmes sensibles à ce virus, dont ils peuvent mourir. Pour des raisons encore mal connues, on assiste périodiquement à des épidémies migratrices qui entraînent une mortalité massive pour les bovins et animaux domestiques et, dans une moindre mesure, pour les chauves-souris.

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Les chauves-souris d’Amérique tropicale

Posté par othoharmonie le 16 août 2016

 

Les chauves-souris se rencontrent partout sauf dans les zones polaires, mais c’est dans les régions tropicales du Nouveau Monde qu’elles sont le plus nombreuses et le plus diversifiées : environ 260 espèces sur les quelque 950 décrites, soit plus du quart des chiroptères. Ainsi, 3 kilomètres carrés de forêt guyanaise hébergent plus de 50 espèces de chauves-souris différentes, alors que 100 kilomètres carrés de forêt équatoriale au Gabon en abritent 35. Cet écart est moins important entre l’Asie et l’Amérique : pour des surfaces similaires, la péninsule de Malacca d’une part, le Costa Rica et Panamá d’autre part possèdent respectivement environ 90 et 110 espèces de chiroptères.

Chauve souris

Par ailleurs, dans les forêts tropicales américaines, le nombre d’espèces de chauves-souris équivaut à peu près à celui des autres espèces de mammifères.

Les chiroptères d’Amérique tropicale se répartissent en 9 familles et 81 genres. Six de ces familles sont endémiques de ce continent : les noctilionidés (2 espèces), les mormoopidés (8 espèces), les phyllostomidés (qui, avec environ 143 espèces, réunissent plus de la moitié des espèces chiroptères du Nouveau Monde), les natalidés (5 espèces), les furiptéridés (2 espèces) et les thyroptéridés (2 espèces) ; les trois autres familles – les emballonuridés, les molossidés et les vespertilionidés – sont également représentées dans l’Ancien Monde.

Certaines espèces, comme les vampires, ont un régime très spécialisé ; d’autres, au contraire, sont omnivores et se nourrissent en partie de végétaux et en partie d’animaux, des invertébrés surtout. Selon leur alimentation, on distingue 6 grandes catégories de chauves-souris : les hématophages ; les insectivores – qui sont les plus nombreuses – ; les frugivores, les nectarivores, les piscivores et les carnivores.

Bien que le mot vampire soit originaire d’Europe centrale (étymologiquement, il pourrait venir d’un mot turc[uber] signifiant « sorcière »), c’est dans les régions les plus chaudes d’Amérique centrale et d’Amérique du Sud que l’on trouve les vrais vampires. Un certain nombre d’invertébrés, comme les sangsues, les tiques et de nombreux insectes (punaises, puces, moustiques), se nourrissent de sang, mais, chez les vertébrés, les vampires sont les seuls à avoir adopté ce régime alimentaire. Il est d’ailleurs assez paradoxal que ces chauves-souris hématophages soient apparues et aient évolué uniquement en Amérique, continent qui, avant l’introduction du bétail par les Européens, était relativement pauvre en grands mammifères. D’autres parties du monde, comme l’Afrique, avec ses grands troupeaux d’herbivores, semblaient, a priori, plus favorables. Sur ce point, le mystère demeure.

Des trois espèces existant actuellement, le vampire commun, Desmodus rotundus, est celle qui a l’aire de répartition la plus étendue. Présent du Mexique à l’Argentine et au Chili, il évite pourtant la région des hauts plateaux mexicains ainsi qu’une bonne partie de la cordillère des Andes. Toutefois, on le trouve à plus de 1 000 m d’altitude (2 300 m au Mexique, 2 600 m en Colombie et même 3 800 m au Pérou). Les vampires se rencontrent dans les deux hémisphères, dans les régions où la température hivernale minimale est au moins égale à 10 °C.

 

-       Les chauves-souris hématophages

-       Les chauves-souris insectivores

-       Les chauves-souris frugivores

-       Les chauves-souris nectarivores

-       Les chauves-souris piscivores

-       Les chauves-souris carnivores

 Les chauves-souris d'Amérique tropicale dans RAT et SOURIS la-chauve-souris-en-plein-vol

Un animal lié aux climats chauds

L’étude de la physiologie du vampire montre que cette chauve-souris est incapable d’hiberner. Par ailleurs, le sang étant un aliment peu énergétique, maintenir la température corporelle constamment élevée alors que la température ambiante est basse nécessiterait, de la part de l’animal, l’absorption d’une quantité de nourriture bien supérieure à ses capacités. Voilà pourquoi l’espèce est introuvable sous des climats tempérés.

Dans l’archipel des Antilles, elle n’est présente aujourd’hui que dans l’île de la Trinité, mais elle l’était autrefois à Cuba, comme en témoigne la découverte de fossiles dans deux grottes de cette île.

La capacité d’adaptation de l’espèce est étonnante : elle vit aussi bien en pleine forêt amazonienne que dans les forêts décidues (dont les feuilles des arbres tombent à la saison sèche) d’Amérique centrale, dans les forêts sèches à épineux, dans les savanes, les zones cultivées et même dans les déserts côtiers du Pérou et du Chili. Si le vampire est plutôt rare au sein des grands massifs forestiers de l’Amérique latine, c’est sans doute parce que les grands mammifères y sont peu nombreux.

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Le vol des chauves-souris

Posté par othoharmonie le 11 août 2016

 

Les chauves-souris des régions à saison froide hibernent dans un lieu humide, vivant sur les réserves de graisses accumulées en été (leur température corporelle peut alors chuter de 20 °C), ou migrent vers des régions plus chaudes.

La Roussette

La majorité des chauves-souris vivent en groupe. Dans les pays tropicaux, les roussettes s’assemblent le jour sur des « arbres-dortoirs » et s’envolent au crépuscule. Les microchiroptères se rassemblent dans des grottes ou autres lieux obscurs.

Le rôle écologique des chauves-souris est capital : les espèces insectivores contribuent à la régulation des populations d’insectes, et les nectarivores assurent la pollinisation de nombreuses plantes.

Les chauves-souris volent et recherchent leur nourriture dans l’obscurité grâce à l’écholocation : elles émettent, par le nez ou la bouche, des ultrasons dont elles recueillent l’écho. Les modifications subies par l’onde réfléchie permettent d’apprécier la distance de l’objet, mais aussi de l’identifier (proie ou obstacle). L’écholocation est surtout utilisée par les chauves-souris insectivores, qui capturent souvent les insectes en vol. Les frugivores se servent plus de leur odorat et bénéficient d’une bonne vision nocturne.

Vol de chauve souris

Vampire

Cette chauve-souris d’Amérique latine, à l’origine mystérieuse, si prompte à grimper furtivement sur les mammifères endormis pour leur sucer le sang, est pour les hommes une figure de cauchemar. Mais, pour ses congénères, c’est un être doté d’une extrême sociabilité, capable de partager sa nourriture.

Les chauves-souris vampires ont d’abord été classées dans une famille particulière appelée vampiridés, puis desmodontidés. La singularité de leur régime alimentaire, hématophage, justifiait, aux yeux des taxinomistes, la création d’une famille à part entière. De nos jours, celle-ci a été supprimée, les vampires ayant été intégrés dans la grande famille des phyllostomidés (au sein de laquelle ils forment la sous-famille des desmodontinés), dont font aussi partie de nombreuses autres espèces de chiroptères, aux régimes alimentaires variés (frugivores, nectarivores, insectivores, carnivores).

Les phyllostomidés auraient évolué en Amérique du Sud à partir de formes primitives insectivores telles qu’Icaronycteris, qui fait partie des plus anciens fossiles connus de chauves-souris : il date du début de l’éocène (au tertiaire), il y a environ 52 millions d’années. Mais on connaît mal l’origine des vampires au sein des phyllostomidés. Tous les fossiles retrouvés, plutôt récents, datent du quaternaire (pléistocène et holocène). 

Outre les espèces actuelles, on en a découvert trois autres, aujourd’hui disparues : Desmodus archaeodaptes, de Floride, Desmodus stocki, des États-Unis et du Mexique, et, enfin, Desmodus draculae(dont le nom s’inspire du héros de l’écrivain Bram Stoker, Dracula), un vampire de grande taille découvert au Venezuela, et présent également au Brésil, et qui existait peut-être encore assez récemment. La rareté des fossiles a obligé les chercheurs à reconstituer l’évolution des phyllostomidés à partir de données empruntées à la fois à la morphologie, l’immunologie, la biochimie, l’étude des chromosomes, etc. Selon ces données, il a été avancé que les vampires proviennent d’un rameau de la lignée de chauves-souris omnivores dotées, aujourd’hui encore, de certains caractères primitifs, et rassemblées dans le genre Macrotus. Alors que les vampires actuels vivent en Amérique latine, on a trouvé aux États-Unis, dans des terrains du pléistocène vieux de quelques dizaines de milliers d’années, des fossiles de deux, voire de trois espèces de vampires. L’extinction de certains groupes de grands mammifères, leurs proies, et la rigueur des hivers à la fin du pléistocène, incompatible avec leur métabolisme, ont sans doute entraîné la disparition de ces vampires nord-américains.

Il existe trois espèces de vampires actuelles, cantonnées à l’Amérique du Sud et à l’Amérique centrale : le vampire commun, Desmodus rotundus, le vampire à ailes blanches, Diaemus youngi, et le vampire à pattes velues, Diphylla ecaudata.

 

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Les chauves-souris, maîtresses de la nuit

Posté par othoharmonie le 7 août 2016

 

S’il est un animal mal compris, mal aimé et plein de mystère, c’est bien la chauve-souris ! On peut d’ailleurs le comprendre… Car ces animaux s’agitent lorsque nous dormons, et on se demande ce qu’ils peuvent bien faire pendant ce temps… Et puis, quelle idée de vivre à l’envers la plus grande partie du temps ? Quelle idée de se prendre pour un oiseau alors qu’on est un mammifère ? Voyons cela en détail…

murin chauve souris

Ces mammifères, comme tous les représentants de cette classe, ont leur corps en partie couvert de poils. Les femelles mettent au monde un petit vivant, puis l’allaitent. C’est au cours de l?évolution que la main de la chauve-souris est devenue aile. Les doigts, à l’exception du pouce, se sont allongés jusqu’à former l’armature de l’aile. Cette aile membraneuse est très légère et est constituée essentiellement d’os et de ligaments, le tout recouvert par une fine peau appelée patagium. Ce sont ces deux mains qui permettent à l’animal de voler. Les muscles très puissants les animant sont accrochés à la poitrine et aux omoplates, pour apporter une force suffisante au vol battu. Par ailleurs, le patagium a aussi un rôle de protection, en particulier chez les rhinolophes, qui s’enveloppent à l’intérieur lors de leur sommeil hivernal, et sert à réguler la température de l’animal, en agissant exactement comme un radiateur d’automobile, le sang y circulant jouant le rôle de liquide de refroidissement ! 

Les chauves-souris, qui dorment à l’envers,

ont une particularité morphologique assez amusante : l’articulation des phalanges et des griffes de leurs doigts de pieds sont orientés à l’envers par rapport aux autres mammifères, et leurs tendons sont conçus de telle façon que la suspension les met automatiquement en position de blocage. C’est ce qui leur permet de rester accrochées aux parois et plafonds sans le moindre effort. observez bien l’orientation des pieds de ce Petit Rhinolophe, ci-contre : les pieds ont l’air d’être vus de face et d’en haut, alors que l’animal nous présente sa face dorsale; ils sont tournés à 90 degrés par rapport aux nôtres… Par ailleurs, leur circulation sanguine est aussi assez spéciale, afin d’éviter tout simplement que le sang ne leur monte à la tête, qui se situe la plupart du temps… en bas ! 

Les chauves-souris de notre pays sont toutes insectivores.

Elles chassent de diverses façon, certaines à l’affût, d’autres au sol, d’autres encore en vol, par exemple autour des lampadaires ou se pressent la nuit, en été, de nombreux papillons. Leur vue n’est pas aussi mauvaise qu’on le pense en général, mais elle ne suffit pas à assurer la sécurité de leur vol rapide, encore moins à chasser leurs proies. Elles ont développé au cours de l’évolution un sens appelé écholocation. Grâce à une morphologie particulière du larynx et du pharynx, elles émettent des cris de haute fréquence ou ultrasons, inaudibles par l’homme, entre 20 et 120 kHz. Ces ultrasons sont réfléchis sur les obstacles, et reviennent à l’oreille de l’animal. Leur cerveau calcule alors avec une grande précision une image sonore de leur environnement, qui leur permet non seulement d’éviter les obstacles en vol, mais de « voir » la forme de leurs proies. 

Le jour, les chauves-souris se reposent,

accrochées au plafond ou aux parois, comme ce rassemblement de quelques 300 Rhynolophes Euryales observé dans le Quercy en février 2008, ou réfugiées dans des fissures afin d’éviter de se faire croquer par un prédateur comme une fouine ou un chat. Certaines d’entre elles, comme les Murins, ci dessus, affectionnent la présence de leurs congénères et se font des câlins l’une contre l’autre… 

Elles ne chassent que la nuit. Les gîtes de repos sont variés : charpentes, clochers, greniers, fissures dans un mur ou dans un arbre, volets, etc… Leur habitat est choisi en fonction de leur territoire de chasse et de leur régime alimentaire. C’est en particulier le milieu forestier ou bocager qui constitue leur domaine privilégié, car il représente un havre de paix comparé au milieu urbain ou semi-urbain, et regorge d’insectes qui constituent leur régime alimentaire. 

L’hiver, elles rentrent en léthargie en s’enfonçant suffisamment profondément dans des caves ou cavités naturelles, dont la température assez fraîche est cependant constante.

source http://www.antiopa.info 

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LA SOURIS vient du médiéval

Posté par othoharmonie le 5 août 2016

 

 Le plus souvent, en disant « souris » les francophones font référence à la souris grise (Mus musculus), espèce commune, élevée également comme animal de compagnie et de laboratoire. Par analogie, ce terme est repris aussi pour désigner d’autres petits rongeurs. En revanche, mis à part une vague similitude d’apparence, les chauves-souris forment un groupe d’animaux bien différents : l’ordre des Chiroptères. La souris chicote, elle émet un cri ressemblant à un petit crissement.

Souris vient du français médiéval : souriz (1175) puis souri (1200).

Souris médiévale

À partir du xvie siècle sont distinguées les « souris terrestres » (1562), des sortes de musaraignes, les « blanches souris » (1576), la « souris de terre » (1753-67) ou « petit mulot », la « souris de montagne » (1768) ou « lemming », les « souris d’eau » (1812), ainsi que divers autres animaux parfois très éloignés de la souris commune.

Le mot souris est mentionné dès la première édition du Dictionnaire de l’Académie française (1694), qui n’évoque apparemment que la souris commune et en donne comme définition : « Petit animal à quatre pieds, qui se retire dans les trous des maisons, et qui ronge… ».

Pourtant, dans la seconde moitié du xviiie siècle, L’Encyclopédie ou Dictionnaire raisonné des sciences, des arts et des métiers de Diderot et d’Alembert définit le « rat » comme étant l’espèce Mus domesticus, c’est-à-dire l’actuelle souris domestique.

Le Dictionnaire de la langue française d’Émile Littré, publié à partir de 1863, en donne une définition analogue. À partir de l’édition de 1832, la définition donnée par leDictionnaire de L’Académie française évolue, indique en plus qu’il s’agit d’un représentant de la famille des rongeurs et précise qu’il s’agit d’un animal « plus petit » que le rat.

Le Trésor de la Langue Française (1971-1994) en donne une définition beaucoup plus étendue, mentionnant les Muridés et plus spécialement la souris domestique (Mus musculus) et sa variante albinos, la souris blanche. Ce dictionnaire indique aussi que le terme s’étend à des espèces voisines de la souris domestique, présentes sur les cinq continents, mais également à certains marsupiaux ou à quelques chauve-souris.

Une jeune souris est appelée un souriceau. Un piège à souris, est appelé une souricière.

Les souris jouent un rôle important dans les écosystèmes :

  • en tant qu’animal fouillant le sol et l’aérant ;
  • en tant que disperseur de graines ;
  • en tant que proie pour de très nombreux prédateurs carnivores sur une grande partie de la planète. Ces prédateurs sont des reptiles (serpents, lézards), des oiseaux (rapaces diurnes et nocturnes), et nombreux mammifères (renards, mustélidés… jusqu’au loup qui ne les dédaigne pas quand il manque de proies plus grosses) ;
  • en tant que réservoir de certains pathogènes.

La souris est utilisée par l’homme comme animal de laboratoire, animal de compagnie ou comme nourriture pour d’autres animaux de compagnie et dans les zoos. Il s’agit dans ce cas le plus souvent de la Souris domestique (Mus musculus) et de sa variété d’élevage, la « souris blanche ».

En Egypte ancienne, la graisse de souris était utilisée en médecine et le rongeur lui-même pouvait être ingéré dans le cadre d’un rituel magique, par l’enfant et éventuellement sa mère ou nourrice, afin de le guérir d’une affection de la bouche. La finalité de ce rituel s’est perdue au cours du temps et l’ingestion de la souris a été interprétée par Dioscoride comme un médicament destiné à empêcher le nourrisson de trop baver. Les réminiscences de cette pratique se rencontraient au début du xxe siècle en Angleterre et au pays de Galles.

Les souris ont certainement été utilisées par l’homme comme source de protéines depuis la nuit des temps. Au xxie siècle l’habitude de consommer des souris subsiste encore chez certaines peuplades. Par exemple chez les peuples des provinces rurales de l’est de la Zambie. Pour eux, les souris sont un plat recherché et elles sont traditionnellement chassées par les enfants. Capturer les souris leur permet à la fois de limiter les dégâts qu’elles causent aux récoltes et d’obtenir une viande bon marché dans une région où l’élevage est rare et la viande chère à cause des ravages causés par la mouche tsé-tsé. Les Tumbuka consomment 14 sortes de « souris » après les avoir vidées, bouillies, salées puis séchées. Elles sont réservées aux invités, aux ancêtres ou aux fêtes familiales. Cependant la colonisation par les Européens et les influences modernes tendent à ravaler progressivement cette nourriture au rang de plat méprisé

Les souris, au sens large, et plus particulièrement la souris grise de maisons (Mus musculus), jouent un grand rôle dans l’imaginaire populaire ou enfantin et dans le domaine culturel : croyances, proverbes et citations, poèmes et chansons, livres de toutes natures, bandes dessinées, films, dessins animés en très grand nombre mais aussi dans les arts plastiques.

La souris est parfois source de musophobie (phobie des souris et des rats), probablement en raison du souvenir historique du rôle néfaste des Murinae propagateurs des maladies épidémiques.

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Les préjugés dont les chauves-souris sont victimes

Posté par othoharmonie le 2 août 2016

 

La plupart du temps méconnues du grand public, les chauves-souris sont souvent considérées comme des animaux parasites qui provoquent des désagréments permanents. Ce préjugé est malheureusement à l’origine de nombreux mythes et de la destruction des chauves-souris dans le monde occidental. Elles sont pourtant peut-être nos plus grandes alliées, après les animaux domestiques. Strictement insectivores, les espèces européennes ont la charge de nous débarrasser des désagréables moustiques et tipules qui hantent nos soirées l’été.

CHAUVE SOURIS

Les chiroptères ont pâti d’une mauvaise réputation

Dans le monde occidental, même si l’homme se considère souvent comme à la pointe en matière de technologies diverses, les chauves-souris sont encore perçues comme des animaux maléfiques qui suscitent une très grande peur et une forte répulsion. Simplement par méconnaissance !

Animaux nocturnes, elles se sont forgées, comme beaucoup d’autres, une réputation particulière et ont enflammé l’imagination des hommes. Déjà, dans la Rome antique, on les décrivait comme des animaux apparentés par nature au diable. Beaucoup plus tard, elles symbolisaient même l’antéchrist, c’est-à-dire le démon. Si les anges étaient représentés avec des ailes d’oiseaux, le diable au contraire était paré d’ailes de chauves-souris. Elles symbolisaient aussi sa capacité à se battre contre les anges, ce qui illustrait bien le rôle des chauves-souris dans l’imaginaire. On les clouait même sur les portes des granges jusqu’au milieu du XXe siècle, dans le Berry par exemple.

On leur a aussi attribué des vertus maléfiques. Animaux nocturnes capables de voir la nuit, on disait qu’ils avaient la capacité de rendre la vue aux aveugles, si leurs yeux étaient appliqués sur la tête des malades. Ils faisaient aussi partie de la pharmacopée des sorcières au Moyen Age.

Cette réputation n’est pas partagée dans le monde

Les chauves-souris ne font pas l’objet des mêmes considérations sur tous les continents.

C’est le cas en Amérique centrale où, sur les représentations religieuses, certaines divinités ont une tête et des ailes de chauves-souris.

L’art maya n’est pas le seul dans ce cas. En Chine, elles sont plutôt symboles de fidélité. Certains religieux portent d’ailleurs sur leur robe une figure représentant un arbre avec des racines et ses branches, symboles de la vie, sont entourées de cinq chauves-souris aux ailes déployées. Celui qui porte cette figure est censé jouir d’une longue vie, être riche, en bonne santé, heureux et ne pas mourir dans la souffrance.

Peu à peu réhabilitées, elles restent exposées de nos jours aux impacts des activités humaines

Considérées comme des oiseaux impurs, c’est pourtant Léonard de Vinci qui les regarda différemment pour la première fois en Europe. Il construisit en effet ses premiers modèles de machines volantes à partir d’ailes de chauves-souris. Il s’était fondé sur leur morphologie pour obtenir un vol manuel généré par l’énergie humaine.

Les réflexions relatives à ces animaux sont en train d’évoluer depuis une soixantaine d’années : on se rend compte finalement dans l’expérience populaire qu’elles ne s’accrochent pas aux cheveux ou qu’elles ne sucent pas le sang (hormis trois espèces de vampires en Amérique du Sud).

Mais une autre menace est apparue depuis la fin des années 1950 : la modification des paysages par l’homme et l’utilisation de produits chimiques qui engendrent leur empoisonnement direct ou indirect, fragilisent à leur tour les populations.

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Sauvons les animaux. Arrêtons le massacre.

Posté par othoharmonie le 19 juin 2016

Il est bien difficile aujourd’hui quand on défend les animaux, de voir les horreurs qu’on leur inflige tous les jours et de croire encore en Dieu ou à un monde supérieur. Pourquoi Dieu ne fait-il rien? Comment laisse-t-il une telle barbarie se faire sans punir les coupables ? En réalité, Dieu a donné tout pouvoir à l’homme de gérer la planète en bon père de famille mais l’homme l’a très vite oublié . L’intelligence animale aimerait fortement que ce dernier reprenne sa vie en main et son pouvoir créateur, qu’il redevienne le véritable roi de la terre amenant la paix à tous les règnes. Si l’homme réfléchit, il redécouvrira qu’il peut rencontrer les animaux non seulement à l’extérieur, mais également à l’intérieur de lui.

animaux

 
Les animaux et les hommes sont en guerre perpétuelle, pourrions-nous dire ! Pouvons-nous croire ce que l’on voit ? L’animal se tient sur son propre territoire mais l’humain le chasse constamment.

De toute évidence, les animaux sauvages veulent et doivent rester libres du monde conçu et géré par l’homme. Nous pouvons les admirer, les rencontrer en préservant leur intimité mais laissons-les dans leurs milieux naturels en respectant toutes les espèces et leurs besoins. Les animaux domestiques, quant à eux, ont une destinée liée à l’être humain. Il serait profitable d’aller vers un apprivoisement mutuel qui enrichirait chacune des deux parties : l’animal trouverait une élévation en la compagnie de l’homme si ce dernier était bienveillant envers lui et l’homme, de son côté, pourrait s’élever vers un monde supérieur en emmenant les règnes inférieurs avec lui.
 
Animaux, sciences et découvertes

Ce que nous constatons, c’est que depuis toujours l’être humain s’est considéré comme l’être le plus évolué et le plus intelligent de la planète. Pourtant, il n’a pas apporté grand-chose à l’animal si ce n’est de le conduire en esclavage. L’énergie circule dans un seul sens. L’homme observe les qualités de l’animal et l’imite, prend ses richesses sans rien donner en retour. Il appelle cela le biomimétisme. Notre civilisation entière s’inspire de la nature pour développer certaines techniques efficaces et accroître son profit et ses seuls intérêts. Citons quelques exemples dans nos vies quotidiennes : l’électricité est inspirée des lucioles ; les radars sont copiés sur les chauve-souris ; l’avion reprend les caractéristiques de l’oiseau ; la foreuse est née de l’observation de la taupe ; le sonar renvoie au dauphin et la liste est encore interminable. Actuellement, les scientifiques étudient le gecko (un lézard) dont les pattes sont munies de poils extrêmement fi ns et souples. Ces poils peuvent s’accrocher à toutes les surfaces. A partir de cette découverte, ils veulent concevoir un nouvel adhésif très résistant et réutilisable. Pour continuer sur cette lancée, il faut savoir que la climatisation naturelle a été exploitée par les animaux bien avant que l’homme ne le fasse. Le peuple animal connaissait les lois de la chimie, de la géométrie et de la physique sous une autre forme, d’une manière innée. On retrouve cette science chez les termites du genre macroterme, avec le puits provençal ou le puits canadien dont les spectaculaires termitières cathédrales sont un modèle exemplaire de climatisation naturelle. Des architectes se sont inspirés de ce système sophistiqué de refroidissement par le débit d’air pour réaliser des bâtiments dont la climatisation entraîne une économie d’énergie de plus de 85%. Aujourd’hui ils étudient la composition du véritable béton organique élaboré à température ambiante par les termites, car sa résistance est stupéfiante d’ingéniosité.
 
Les droits du peuple animal
 
Malgré toute cette intelligence que l’homme plagie constamment, l’animal est habituellement taxé de « bête et dénué d’intelligence ». Certains diront même que les animaux sont sans langage et ne peuvent être pris en considération. Bien entendu cela est faux, car ils ont leurs propres moyens de communiquer. D’ailleurs, n’avons-nous pas nous-mêmes, au sein de notre humanité, des êtres plus fragiles que les autres, qui ne peuvent parler le même langage que la majorité des gens, dont l’ouïe est défaillante, qui sont aveugles… mais qui en revanche ont développé d’autres sens en compensation ? Ce n’est pas pour autant qu’ils ne ressentent ni la douleur ni la souffrance… Pour ces humains fragilisés, des lois, des protections sont en vigueur. Pourtant, les animaux, quant à eux, ne sont pas pris en compte de la même manière. Les lois naturelles et les droits fondamentaux ne leurs sont pas appliqués. Ce sont néanmoins les lois et les droits que la Terre-Mère leur a donnés. Elle qui offre à tous les êtres le droit de procréer, le droit de vivre et le droit de mourir de manière décente. Pour rétablir une harmonie entre l’homme et l’animal, l’idéal serait de retrouver un travail en commun et une empathie vis-à-vis des animaux. Cela structurerait notre civilisation. Notre monde restera humain aussi longtemps que nous saurons vivre et coopérer avec eux. Dans cette optique, on pourrait dire que le degré d’évolution d’une civilisation est proportionnel à la qualité du rapport qu’elle instaure entre l’homme et l’animal. C’est le meilleur baromètre qui soit.
 
Les animaux de ferme et les hommes
 Il s’agit d’une longue histoire de collaboration. Autrefois, l’animal offrait sa force, ses produits, et en retour l’homme lui proposait sa protection contre les prédateurs et une nourriture quotidienne, dans le respect. Puis sous la pression de l’avidité, l’être humain a trahi l’animal, l’a exploité, dévalorisé jusqu’à lui voler son âme.

 
Le cochon et les lois de l’abondance
 
Le cochon est un être gentil, sociable et intelligent. Il suffit de le regarder dans les yeux pour y voir un monde de bienfaisance. Très anxieux, il nous fait comprendre que ses belles rondeurs lui permettent de laisser glisser l’excès d’émotion et par son corps trapu, pour mieux l’évacuer dans la terre. Depuis toujours il est lié à la richesse. Il est proche des gnomes et des forces primitives de la terre. La déesse nordique Freyja, déesse de l’abondance, de la fertilité et de la vie belle avait pour animal totem le cochon. Cela est tellement fort dans la psyché humaine, qu’à notre époque, il est associé à la forme d’une tirelire et que les médias l’ont pris comme symbole pour illustrer tout ce qui est financier. Bien entendu, l’être humain actuel s’est totalement fourvoyé. En massacrant les cochons, il dilapide le capital tant financier que spirituel que la Divinité a mis en lui. Une solution pour remettre le cochon dans la dignité : avoir un ou plusieurs cochons chez soi ou même une petite ferme par village ou par commune en les respectant et en honorant l’être d’abondance qui se trouve en en eux. Cela engendrera la prospérité et la vie douce et permettra à ceux qui le feront de bénéficier, entre autres, du flair en affaire.

les Hathors  
La vache
 
Mère des hommes, elle est une splendeur de la Création. Il y a des siècles, la vache était considérée comme une divinité dans le monde entier. Créatrice du monde, elle était Hathor chez les Égyptiens, Adhumla chez les Vikings. On la retrouve dessinée dans les grottes en Afrique. Elle   était approchée comme un animal sacré sur l’ensemble de la Terre. Elle représentait également la femme céleste, dame de joie et de beauté. Dotée d’un pis à quatre trayons, elle incarnait pour nos  anciens, la mère des quatre saisons. Cette dévotion est naturelle car la vache donne lieu à une alchimie entre les forces du ciel et de la terre…

 Par Marie-Christine Chevalier et Lilas Holvoet

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Dauphin : le Souffle-Énergie

Posté par othoharmonie le 4 juin 2016

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DauphinsMessager des dieux, gardien du souffle sacré de la vie, Dauphin, animal allié, nous enseigne à nous libérer de nos émotions, à utiliser le souffle-énergie pour pénétrer l’Espace du Rêve. Il sert de lien entre l’Espace du Rêve et les Enfants de la Terre. Dauphin a un sens aigu de la communication et du son. Il possède le potentiel de transformer l’écoute extérieure en écoute intérieure.

Le Dauphin, comme animal allié, vous dit : « Apprenez à exprimer vos émotions ce qui vous permettra de prendre du recul et de ne plus vous identifier à elles » ; « Créez des vagues de rire qui répandront la joie dans le monde ». Dans la cosmologie des Amérindiens, Dauphin est le gardien du Souffle Sacré qui contient la force de vie Prana Mana, qui est l’essence du Grand Esprit. Comme animal pouvoir, par conséquent, Dauphin est associé au rythme de l’énergie qui est dans la nature et dans votre corps et à la revitalisation. En changeant le rythme de notre souffle, nous pouvons nous mettre en harmonie avec d’autres êtres vivants de l’univers. C’est pourquoi la respiration rythmée est si importante.

Peuple-des-Dauphins

Le Dauphin a affaire aussi à la communication, ce qui inclut le dessin et le rythme, et spécialement avec l’harmonisation sonique. Il est aussi associé aux rêves ; il indique que vous devez explorer les océans de votre propre temps de rêve et examiner soigneusement ce que vous voyez. Dauphin vous aidera à déchiffrer leurs sens. La médecine de Dauphin est celle du souffle de vie. L’oxygène que nous respirons est la nourriture la plus importante qui soit. En effet, nous pouvons nous passer de nourriture pendant des mois, d’eau pendant plusieurs jours, mais jamais nous ne pouvons passer plus de quelques minutes sans le souffle de vie.

 Le souffle de vie enseigne également le rythme, car notre respiration est toujours accordée avec le rythme de notre cœur et avec la capacité de communiquer. En effet, que ce soient la parole ou le chant, ils sont tous deux animés par le souffle. Le Dauphin doit remonter périodiquement à la surface des eaux pour respirer, ce qui lui donne la compréhension des cycles, eux-mêmes composés de rythmes. Dauphin sait également communiquer télépathiquement avec ses semblables, et perçoit aussi de nombreux aspects de son environnement grâce à sa capacité sonore, qui est pour lui un radar ou plutôt un sonar.

En lançant différentes sortes de « clics » avec sa voix, à la façon d’une Chauve-Souris, il perçoit son environnement et peut ainsi se déplacer à très grande vitesse dans l’eau parmi tous types d’obstacles, sans jamais se heurter ni se perdre. Dauphin est souvent joueur, très curieux, et aime la compagnie. Il est parmi les animaux les plus intelligents de la terre. Pour cette raison, il est très proches de l’être humain et est toujours prêt à le protéger, voire à le guérir, car il sait déterminer à l’aide de leur sonar les organes malades dans le corps humain, et en avertir l’intéressé.

Le Dauphin nous apprend comment respirer. On dit que celui qui contrôle le souffle contrôle toute énergie. Il se trouvait autrefois, parmi les peuples des Premières Nations, des personnes que l’on appelait sky walkers, « ceux qui marchent dans le ciel ». On disait que c’était grâce à leur maîtrise du souffle et leur capacité à voir l’énergie qu’ils pouvaient voler dans les airs. Les personnes qui ont pour totem le Dauphin sont très perspicaces et joueuses, elles aiment la vie et se déplacent à travers les circonstances et les événements comme des danseurs, avec grâce et beauté.

DauphinsLa capacité de vivre avec le rythme, les cycles et la musique transmet une grande joie et un grand pouvoir à ceux qui ont la médecine de Dauphin. Elles peuvent exceller dans tous les professions et métiers, pourvu qu’elles soient en contact avec les gens, car leurs médecines s’épanouissent dans la communication avec l’autre. Les personnes sous la protection de Dauphin sont naturellement musiciennes et ont des capacités naturelles de guérison s’ils en ont aussi la vocation. Par-dessus tout, Dauphin est celui qui doit bien respirer et même développer la science du pranayama ou art du souffle, car s’il ne respire pas bien il ne sera pas heureux. Dauphin nous enseigne tout ce qui a trait au souffle qui nous lie avec la vie. Dauphin nous apprend qu’il faut maîtriser notre respiration pour nous dépasser et nous libérer des charges qui nous pèsent.

Les personnes qui ont la force de Dauphin peuvent devenir les médiateurs entre les hommes et les habitants du temps onirique ou de la force divine.

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Le porc n’a pas bonne réputation

Posté par othoharmonie le 30 avril 2016

 

 Les moralistes  stigmatisent  sa gloutonnerie et sa saleté. Il sert même à railler des groupes ou des personnes : la représentation  du  Judensau est  bien  connue,  associant  un  Juif  et une truie ou un porc en inversant le rapport entre l’animal et le groupe : le porc devient un attribut stigmatisant le peuple juif de la part des Chrétiens, signe évident d’incompréhension.

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Mais  on  retrouve  ailleurs  le  porc  comme  instrument  de  dévalorisation :  au  XIVe siècle, une caricature injuriant un noble strasbourgeois est placardée sur la grande porte de la cathédrale : le noble, pendu par les pieds, met son sceau dans le derrière d’un porc. Mais il ne faut pas oublier non plus que le porc est aussi l’attribut de saint Antoine l’Ermite, ce qui le rend sympathique, autant que les tourtes qui contiennent sa chair et dont les bourgeois des villes font une grande consommation.

Les Chrétiens admettent la consommation du porc et de tous les animaux : le Christ affirme que l’impureté provient non de ce qui entre dans l’homme, mais de ce qui en sort, les paroles et les actes.

Le porc, animal impur

On sait que l’usage rituel juif interdit expressément la consommation de viande de porc.  Cet  interdit  alimentaire figure dans la loi de Moïse : le Lévitique (11, 7) et le Deutéronome (14, 8). Mais on ne doit pas oublier que ces textes ne limitent l’interdit au  seul  porc,  mais  donnent  une  liste  d’animaux  impurs.  Sont  cités  dans  l’ordre suivant :  le  chameau,  le  daman,  le  lièvre,  qui  ruminent  mais  n’ont  pas  le  sabot fendu, le porc, qui a le sabot fendu mais qui ne rumine pas, des oiseaux dont les rapaces et les charognards, la cigogne, la chauve-souris, les animaux aquatiques qui n’ont ni nageoires ni écailles.

Parmi  ces  animaux,  le  porc  apparaît  comme  emblématique,  au  point  que  certains  refusent même de le nommer et le désignent par une  périphrase ou une expression vague.  Au-delà  de  la  consommation  de  sa  chair,  c’est  tout  l’animal  qui  est  réputé impur : son cuir, ses sécrétions, ses organes.

La  raison  de  cette  interdiction  a  été  recherchée  par  les  historiens,  les anthropologues,  les  théologiens,  mais  sans  qu’on  ait  jamais  pu  donner  une explication évidente.

On a allégué une raison hygiénique : la viande de porc se conserve mal et devient rapidement malsaine. Cependant, les Égyptiens, les Phéniciens ou les Éthiopiens en ont consommé sans que cela semble avoir posé de problème sanitaire majeur.  On  a  aussi  évoqué,  dans  le  Talmud  notamment,  une  raison  morale :  le  porc  se vautre  dans  la  boue,  mange  de  tout,  dont  des  excréments  et  les  immondices.

Certains géographes (dès l’époque antique) et anthropologues ont proposé de voir dans  le  porc  un  ancien  animal  totémique ;  d’autres  ont  imaginé  que  le  peuple  juif rejette le porc car celui-ci avait été un animal sacré pour les Cananéens qui l’offraient en sacrifice à leurs dieux. On a aussi pensé que le porc est un animal spécifique à  une société sédentaire, alors que les Hébreux sont nomades au désert et que le porc  a besoin de beaucoup d’eau et de forêt, ce qui manque dans le désert.

Aucune de ces raisons ne trouve cependant de base religieuse. Michel Pastoureau ?  qui les recense, renvoie plus volontiers à une raison culturelle. Le porc et les autres animaux  frappés  de  l’interdit  ont  un  point  commun : aucun  n’entre  dans  une  catégorie  définie.  Ainsi,  le  porc  a  le  sabot  fendu, à  l’instar  des  bovins,  mais  il  ne  rumine pas. Le corbeau, le vautour, les oiseaux de  proie volent, mais mangent de la  chair.  La  crevette,  la  langouste,  l’anguille  et  d’autres  espèces  aquatiques  appartiennent  au  monde  maritime,  mais  n’ont  ni  écailles,  ni  arêtes  comme  les poissons.  Ils  sont  « hors  normes »,  ce  qui  explique leur  mise  en  tabou.

En tout cas, ce qui est le plus important, c’est la force de la loi divine qui s’impose sans qu’on ait besoin d’exprimer une explication rationnelle.

L’Islam  interdit  également  la  consommation  de  la  viande  de  porc.

SOURCE de l’article / Michel PASTOUREAU, Le cochon, histoire d’un cousin mal aimé, Gallimard, 2009,

PorceletsLe cochon ou le porc a toujours eu mauvaise presse, et dans certaines religions, il est indiqué qu’il ne doit pas être consommé quelque soit sa forme. L’Islam par exemple, interdit formellement la consommation du porc, les juifs suivent le même précepte. Mais il vrai que l’on pourrait se demander pourquoi de telles directives.

En lisant votre question, je me suis rappelé cette parabole de Jésus, présente dans le Nouveau Testament. Je cite (*) : Vinrent à sa rencontre deux démoniaques, si dangereux que personnes ne pouvaient passer par ce chemin-là. Et ils se mirent à crier : « Que nous veux-tu Fils de Dieu ? Es-tu venu ici pour nous tourmenter avant le temps ? » Or à quelques distances il y avait un grand troupeau de porcs en train de paitre. Les démons suppliaient Jésus, disant « Si tu nous chasse envoie nous dans le troupeau de porcs ». Il leur dit « Allez ». Ils sortirent et s’en allèrent dans les porcs, et tout le troupeau se précipita du haut de l’escarpement, dans la mer, et ils périrent dans les eaux.

Cette parabole m’a immédiatement rappelé un ancien ouvrage sur le diable et les possessions démoniaques. Un passage indiquait alors que le diable, après avoir malmené un possédé dont il avait usé le corps, n’en trouvait pas de nouveau pour continuer d’exercer ses maléfices. Il décida alors de rentrer dans un porc, dont la grosseur et la graisse, lui permettait d’être à l’abri et dans l’opulence avant de retrouver un nouveau corps humain

Le cochon a depuis toujours trainé cette image, d’être un lieu où Satan avait pour habitude de prendre place, ou de s’y réfugier à défaut de pouvoir se rendre ailleurs. Ceci a certainement joué un rôle dans le fait d’interdire la consommation du porc, qui se rapporterait à consommer un animal habité par le diable, entrainant certainement mauvaises augures, maladies et beaucoup d’autres malheurs.

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