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Mystères du renne – cervidé volant

Posté par othoharmonie le 8 février 2017

 

Dans l’imaginaire sibérien, il vole depuis des millénaires. Dans la réalité, il se dope aux hallucinogènes avec ses gardiens. Survol en traîneau, de la préhistoire au Père Noël

La rondeur si particulière des traits. La fourrure douce qui pousse sur le museau jusqu’à la truffe. Les yeux immenses, bleus en hiver, dorés en été. Un mélange étonnant de mansuétude et de sauvagerie. Le renne est une bête éminemment émouvante. «Alors que les autres cervidés changent au fil des ans en acquérant une tête d’adulte, le renne garde son museau rond et ses grands yeux. Ça le rend particulièrement attirant», s’attendrit Yasmine Ponnampalam, gardienne-cheffe au zoo du Bois du Petit-Château, à La Chaux-de-Fonds, où un bébé renne sans nom («pour éviter l’anthropomorphisme») fait craquer les visiteurs. Irrésistiblement mignon, le renne habite aussi d’étranges croyances. Voyons un peu.

rennes

3000 ans de rennes volants

«Est-ce qu’ils peuvent voler?» demande une gamine en scrutant à travers le grillage de l’enclos. Depuis quelque 3000 ans, les humains répondent que oui. «On trouve cette imagerie dans de nombreuses représentations en Mongolie et dans le sud de la Sibérie. Dans ces images gravées sur des pierres, le vol du renne se traduit à la fois dans la posture tendue de son corps et dans ses bois, qui sont représentés comme des volées d’oiseaux», explique Piers Vitebsky, anthropologue au Scott Polar Research Institute de l’University of Cambridge et auteur du fondamental Reindeer People. Living with Animals and Spirits in Siberia (HarperCollins, 2005).

Comment expliquer cet envol? «Par la domestication. Ces peuples n’utilisaient pas le renne pour le manger, mais pour le chevaucher. Ce qui leur permettait d’éprouver la vitesse fantastique de 50-60 kilomètres/heure. Une sensation complètement nouvelle. Un peu comme voler.»

Présent sur des mégalithes dits pierres à cerfs, le renne volant s’affiche également dans les fabuleux tatouages des momies du peuple Pazyryk. «Ce qui est significatif, c’est qu’on le retrouve sur leurs épaules. Les costumes des chamans ont parfois des bois de renne fixés au même endroit. Il y a cette idée que les ailes partent des épaules… Sur le terrain, des témoins m’ont parlé d’une fête du solstice dans laquelle on imagine s’envoler à dos de renne vers le soleil pour recevoir sa bénédiction.» Le rôle spirituel du renne serait donc lié à sa vitesse… «Cela me paraît tout à fait évident.»

Lorsque le cervidé hallucine

Une histoire stupéfiante court depuis quatre siècles dans les sous-bois de notre culture. Elle raconte que le renne nourrit deux passions un rien scandaleuses: il raffole, dit-on, de l’amanite tue-mouches (Amanita muscaria), un champignon aux vertus hallucinogènes, et de l’urine humaine. L’animal paraît spécialement heureux si ces deux délicatesses sont combinées.

Légende? Réalité? «Avec son chapeau rouge à taches blanches, cette amanite est un organisme à l’aspect saisissant: l’archétype même du champignon. Dès le XIXe siècle, on la retrouve dans l’imagerie du monde des fées et dans les décorations de Noël», explique l’Anglais Andy Letcher, musicien folk et chercheur en histoire culturelle, auteur d’un formidable essai consacré à la mycologie psychédélique ( Shroom. A Cultural History of the Magic Mushroom , Faber and Faber, 2006).

Quels sont les effets du psychotrope? «Un récit de voyageur a marqué les esprits. Il dit que, sous l’emprise du champignon, une brindille qui se trouve sur votre chemin vous fait bondir, pour l’enjamber, comme si c’était un tronc d’arbre. Répétée à l’envi, cette histoire a dû influencer Lewis Carroll, qui s’en est inspiré pour Alice au pays des merveilles. Elle correspond à un effet attesté: un changement dans la perception des rapports d’échelle, qu’on appelle macropsie», répond l’historien.

Et les animaux? «Les humains ne s’intéressent à ce champignon que dans quelques régions. Les rennes en mangent beaucoup, partout. Ils se comportent bizarrement après l’avoir ingéré», relève Piers Vitebsky. Si, atteints de macropsie, ils gambadent de manière exagérée, peut-on être porté à croire qu’ils s’envolent? «Peut-être…», concède l’anthropologue.

Echanges de fluides

Autre penchant étonnant de notre cervidé: «Les rennes suivent les hommes et se précipitent pour consommer leur urine. Ils y recherchent du sel. Selon les récits mythiques des Evènes de Sibérie, c’est ainsi que le renne a été domestiqué. Ce qui est plausible, d’après les traces archéologiques», signale Piers Vitebsky.

Que se passe-t-il en combinant l’urine et le champignon? Andy Letcher: «L’ingrédient actif, le muscimole, passe dans le corps sans être métabolisé. Cela permet de répéter l’expérience hallucinogène indéfiniment, en recyclant ce composant à travers l’urine. Mais aussi de filtrer la substance, en gardant les alcaloïdes psychoactifs et en éliminant les composants toxiques, responsables de vomissements et d’évanouissements.» Boire l’urine du renne dopé à l’amanite? Lorsqu’il écrit son livre, Andy Letcher écarte cette idée. «J’avais tort. J’ai rencontré depuis lors deux témoins crédibles qui m’ont expliqué comment, en Laponie, on récolte l’urine du renne intoxiqué au champignon, on la fait bouillir pendant quelques heures et enfin, on la boit.» Volet psychédélique de la relation quasi symbiotique entre l’humain et la bête.

«Tout ceci est peut-être plus fréquent qu’on ne le croit. J’ai remarqué que les gens sont circonspects, réticents à l’idée de partager ces histoires avec des étrangers. Il y a un voile de secret», reprend Andy Letcher. S’agit-il d’une pratique exclusivement chamanique? «Pas forcément. Il semblerait même que l’usage soit plutôt récréatif. Le conteur en prend pour se fortifier avant de se lancer dans son récit. Le chasseur, avant un long voyage. Tout le monde, pour rigoler et faire la fête…»

rennes

La rumeur du Père Noël

Et si l’image du Père Noël avec ses rennes volants était une dilution folklorique du mangeur d’amanites sibérien? «C’est une idée charmante. Son costume a les couleurs du champignon. Il vole sur un traîneau et apporte des cadeaux d’un monde supérieur… Mais il s’agit d’une fausse piste», répond Andy Letcher. Lancée par un poète anglais (Robert Graves) en 1972, reprise par un ethnobotaniste américain (Jonathan Ott) en 1976, l’idée sera réfutée par l’historien Ronald Hutton dans un ouvrage paru vingt ans plus tard (The Stations of the Sun. A History of the Ritual Year in Britain, Oxford University Press, 1996). «Mais cette notion reste très populaire dans les cercles psychédéliques.»

Le Père Noël, on le sait désormais, a deux papas américains, qui le créent de toutes pièces. Côté texte, le poète Clement Clarke Moore le décrit en 1823 dans The Night before Christmas, lui flanquant un traîneau et des bêtes volantes. Côté image, l’illustrateur Thomas Nast lui donne son costume et son aspect en 1863. Le marketing arrivera après. Coca-Cola chevauche l’image de Santa Claus dès 1931. Et, côté cervidés, le dénommé Carl Lomen, homme d’affaires, organise dès 1926 des défilés du Père Noël, avec ses rennes, en association avec le grand magasin Macy’s. Objectif: promouvoir la vente de la viande et de la fourrure de l’animal, qui a été ­introduit en Alaska à partir de 1898…

Et le renne créa l’homme

Même sans voler, même sans planer sous amanite, le renne reste, du point de vue humain, un animal au rôle très singulier. Sans lui, notre histoire n’aurait pas été la même. Le renne nous constitue… «Aujourd’hui, suite au déplacement des zones climatiques, on ne le trouve plus que dans le Nord. Avant la fin de la dernière glaciation, il était très abondant jusque dans le sud de la France», explique l’archéologue Laure Fontana, chercheuse au CNRS et auteure de L’Homme et le Renne (CNRS, 2012).

Signes particuliers? «C’est un animal grégaire, qui se promène en troupeaux composés de milliers de têtes. Ceci facilite la chasse, et donc l’intérêt que lui porte le chasseur-collecteur. En deuxième lieu, la femelle porte des bois comme le mâle, ce qui est exceptionnel parmi les cervidés. Les humains apprennent à utiliser ce matériau entre 40 000 et 30 000 ans avant notre ère. Dans l’économie de l’Europe préhistorique, le bois de renne devient une ressource indispensable, avec laquelle on fabrique aussi bien des sagaies pour la chasse que des objets d’art mobilier.»

Côté images, le renne de notre préhistoire est en revanche excessivement rare. «Dans l’art pariétal, il y a extrêmement peu de représentations. Avant qu’on trouve la grotte Chauvet, le renne était presque absent. Il y en a quelques-uns dans la grotte de Lascaux, avec des bois complètement délirants, pas du tout réalistes… Pourquoi, alors qu’il est l’animal clé du système économique, le renne n’est-il pas représenté proportionnellement à son importance? Je suis en train de travailler là-dessus. C’est une vraie interrogation.» Le renne: un mystère. Même quand il n’est pas là.

Piers Vitebsky, anthropologue sur http://www.letemps.ch/societe/

«Ces peuples utilisaient l’animal pour le chevaucher. Une sensation nouvelle. Un peu comme voler» 

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Le Masque du Cerf

Posté par othoharmonie le 1 février 2017

De tous les masques c’est sans doute celui du cerf qui est le plus ancien, il remonte jusqu’au temps des cavernes. Prêtre du dieu des troupeaux, le chaman était sans doute vêtu en peau de cervidé et portait des bois pendant le rite. Le même Dieu cornu se retrouve dans les populations d’éleveurs, mais alors, au lieu d’être le Dieu de la Chasse il devenait le Dieu des Troupeaux et de la fertilité de ces troupeaux. Chez les Celtes c’était Cernunnos, et dans la mythologie celte et anglo-saxonne on trouve un concept de Dieu-cerf, danseur et meneur du groupe, personnifiant les actions rituelles des prêtres/danseurs, et servant les Dieux.

hommecerf

Dans le Chant d’Amergin, on trouve écrit « je suis un cerf à 7 cors » ou encore « je suis le cerf aux 7 combats » On peut comprendre par-là « je suis le roi qui règne 7 ans ». Mêlez cela à l’image du chevreuil dans le bosquet et nous voilà avec le concept d’un roi divin sacrifié (même métaphoriquement ) pour que le nouveau roi puisse régner à son tour pendant 7 ans.

Dans notre tradition nous voyons un meneur, portant un masque de cerf, qui reçoit une mort cérémonielle à la fin du cycle de 7 ans. Cette mort peut être symbolisée par un sacrifice de sang plutôt que par le décès réel du meneur, et par un renouvellement de l’engagement vis à vis des Dieux et le serment des dirigeants. Le meneur de la danse, masqué en cerf, après avoir été meneur pendant 7 ans, subira une mort symbolique et rituelle avant de naître à nouveau et de jurer de mener les danseurs sous sa nouvelle forme spirituelle de cerf, roi de la danse.

Le bosquet dans lequel est retenu le chevreuil est représenté symboliquement comme un arbre solitaire, l’arbre du monde Yggdrasill, le puissant frêne, l’arbre qui est le pont entre le monde d’en bas, le monde physique où nous vivons et le monde d’en haut. Ainsi la perche de frêne ne représente pas seulement le Dieu, mais le frêne de vie également.
Dans l’histoire de la pendaison d’Odin sur le frêne sacré il y a deux choses à comprendre. L’une est le sacrifice aux dieux par pendaison, que l’on peut mettre en parallèle avec le symbole du chevreuil qui s’est pris les cornes dans le bosquet, ou bien le Roi cerf attrapé et suspendu par ses cornes à l’arbre sacré. En dehors de l’aspect sacrificiel de tout cela on y trouve une dimension magique. Le fait de souffrir sur un arbre sacré fait partie de l’initiation des chaman/prêtres dans beaucoup de cultures. En se plongeant dans un état symbolique de mort, le chaman s’ouvre aux secrets et au savoir ésotérique pendant sa transe. Une partie de ce savoir est ce que nous appellerons « l’emprunt ».

Cette faculté est décrite comme le fait d’extraire son esprit de son corps pour prendre une forme animale un peu comme Odin quand il lâchait ses deux corbeaux. Lors des états de transe dus à la danse l’affirmation « je suis ce que je dis être et je peux à la fois voir et entendre, donc je me souviens » résume très bien tout ce à quoi rime la danse. La persistance d’éléments chamaniques dans l’adoration d’Odin, et la perduration de ces croyances à travers l’âge sombre saxon et plus tard chez les vikings, laisse imaginer comment ce concept a pu plus tard intégrer la Sorcellerie anglaise ou anglo-saxonne.

Le cerf mène la danse, portant le bâton cornu, qu’il passe ensuite à un autre danseur au début du rite. Ce bâton est ensuite passé de main en main autour du cercle jusqu’à ce que quelqu’un ressente le besoin de le garder jusqu’à la fin de la danse. Le cerf alors quitte le cercle et prend place loin des autres danseurs. Tout en restant en un certain sens le meneur de la danse, il devient aussi le symbole double du meneur/cerf et du Roi du château, ou Roi dans le château, le château étant dans ce cas le rempart autour du tombeau. Ce château est l’endroit où se rend le chaman/prêtre pour recevoir le savoir au sujet du passé, du présent et du futur. Il est l’esprit qui mène le chaman au travers du labyrinthe du chaudron, ou bien, d’un autre point de vue, celui qui guide le prêtre, meneur de la danse, vêtu en animal, à travers la mort, et jusque dans le monde d’en bas, puis le ramène à nouveau.

De retour dans notre monde le prêtre, ou la prêtresse reprend doucement sa forme humaine, perdant le pouvoir de voir à travers les yeux de l’animal qu’il ou elle a invoqué.

La partie finale du rituel est un hommage au Roi cerf. Les danseurs dansent doucement autour de lui et se passent le bâton cornu de main en main jusqu’à ce que celui ci revienne au prêtre. Le prêtre revient, non plus en tant que Roi du Château mais bien en tant que Roi cerf, meneur de la danse une fois encore.

En dépit de la reconnaissance du cerf dans la mythologie et dans la symbolique, il faut garder à l’esprit qu’il est difficile de définir son rôle exact dans les rites. Le cerf, en tant que tel, peut représenter le Dieu Herne-Cernunos, le totem tribal etc…. Il suffit de regarder la petite statuette de cervidé (assez proche de l’élan nord américain) au musée de Brighton, pour se rendre compte qu’il y a là quelque chose de spécial. Cet objet de bronze, daté du Ier ou second siècle de notre ère a été décrit comme étant un objet de culte d’une quelconque peuplade Romano-celtique du Sussex. Cela ne peut certes pas être prouvé, mais si on s’en tient à la réputation du chaman, portant un masque de cerf, et couvert de sa peau, à l’époque néolithique, qui a ensuite donné naissance au mythe du chasseur cornu (dont un individu hanterait le grand chêne dans le grand parc de Windsor) il faut bien reconnaître que le cerf est tout à fait à part des autres animaux cornus.

(…)

homme-cerf

Encore aujourd’hui, dans les Alpes autrichiennes quand un chasseur tue un chamois, et qu’il descend le cadavre de la montagne, les guides et les villageois enregistrent cette mort et font des photographies. Ce n’est pas fait uniquement pour la gloire du chasseur, mais aussi pour honorer la victime. Parallèlement à cela un bâton de genévrier, trempé dans le sang du chamois est accroché au chapeau du chasseur, avec une touffe de poils coupée sous le ventre du chamois. Une autre branche de genévrier est placée dans la bouche de l’animal avec l’intention magique de lier le chasseur et sa proie, mais aussi d’empêcher que l’esprit de l’animal ne vienne hanter le chasseur.

(…)

Pour vraiment comprendre le cerf ou son équivalent à l’intérieur des rites ou des danses, il faut d’abord comprendre la nature du cerf lui-même, et sa vie dans le cycle des années. Les jeunes cerfs lui lancent un défi à la période du rut, et il viendra un temps où il sera affaibli et fatigué et où il sera rejeté de la harde. Il vous faut aussi comprendre le jeune cerf qui lance son défi et le perd jusqu’à ce qu’il soit assez fort pour vaincre le vieux cerf. En comprenant cela vous commencerez à comprendre la nature même du cerf. Il y a une étroite relation d’un point de vue ésotérique, entre le cerf « animal » et le cerf « symbole et concept mystique ». Cela fait, montez votre propre groupe ou coven. Le sentiment et la compréhension de ce que le cerf « dans le rite » signifiera pour vous, comment le groupe visualisera et interprétera le masque du cerf d’une façon qui sera la vôtre et celle du groupe, fera qu’à la fin vous aurez un cerf tel que vous le voyez et le comprenez.

Ne vous y trompez pas, les anciens ne basaient pas leur foi et leurs concepts religieux sur la lecture d’épais livres, bien au contraire ils se fiaient à ce qu’ils observaient et retenaient de ce qui se passait autour d’eux. En ayant le sens de l’observation, ils avaient découvert que quelque chose les liait à la nature, les faisant devenir partie intégrante de son cycle. Ils ajoutaient à cette compréhension un désir de donner une forme à l’Esprit de la Création, qu’aujourd’hui nous appelons les Dieux ou les Déesses, ou simplement Dieu. D’une certaine façon nous sommes chanceux. Nous pouvons voir avec le même regard que les anciens, nous pouvons comprendre de la même manière qu’ils le faisaient, et en même temps donner à cette compréhension une forme qui correspond à nos besoins et aspirations, plutôt que de nous sentir liés par leurs traditions. Si on va dans ce sens, les rites des danses et des masques doivent être pris comme étant le départ d’un voyage d’exploration et de découverte, qui nous permettra de redécouvrir les anciennes vérités et de les adapter aux exigences actuelles.

Par Evan Jones et Chas Clifton, traduction Véro

Extrait de « Sacred Mask, Sacred Dance ».
Issu de la Wicca francophone http://www.le-sidh.org/site/article_179.html

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Oie Blanche : la Fidélité, l’Innocence, l’Entêtement, la Vigilance

Posté par othoharmonie le 20 décembre 2016

 

Mais non, ce n’est pas une insulte ! Si, dans nos cultures, « Oie Blanche » est synonyme de « Simplette ascendant Bécasse », cet animal, dans l’astrologie amérindienne, renvoie à une tout autre symbolique : elle est synonyme de pureté, d’absolu, de perfectionnisme. Bref, vous êtes quelqu’un d’exigeant, d’idéaliste, parfois un peu conservatrice.

oies blanches

Du coup, sous vos allures réservées et timides, vous cachez souvent une vraie intransigeance. Vous ne manquez ni d’autorité ni de méthode, et comme cliente, comme mère ou comme boss, vous pouvez vous révéler assez redoutable. Mais vous savez vous y prendre en finesse : la main de fer dans le gant de velours, c’est tout vous ! En revanche, vous ne brillez pas forcément par votre sens du contact, de la fiesta et de l’humour.

On vous trouve souvent froide, distante, on peut vous reprocher votre manque d’originalité. Mais au final, vous saurez vous imposer : au boulot, votre esprit structuré et votre sens de l’engagement vous rendront indispensable. Sur le plan personnel, même si vous n’êtes pas la star des dancefloors, vous saurez reconnaître le bon partenaire lorsque vous le croiserez. Votre stabilité émotionnelle et votre respect de la parole donnée vous permettront de bâtir une relation stable et épanouissante. Un peu traditionnelle, mais c’est justement ce qui vous convient !

L’ Oie est le dixième esprit totem de la roue de médecine des chamanes amérindiens. Il correspond à la fin de l’automne et à notre signe astrologique occidental du Capricorne. En Chine, Oie est considérée comme un oiseau Yang et un principe lumineux de la nature. Selon Hayers, « elle suit le soleil dans sa course hivernale vers le Sud, et affiche une connaissance du temps et des saisons ». On fera ici facilement le parallèle avec le Capricorne et sa planète Saturne, Dieu du temps, appelé Chronos dans le panthéon grec.

Nous avons donc affaire à un totem lié au temps, mais aussi à la notion de persévérance et d’effort, puisque la grande migration des Oies est un symbole majeur d’une grande pugnacité (parfois jusqu’à l’épuisement total) pour atteindre un objectif. Cette constance, on la retrouve aussi dans l’idée du mariage, car les Oies volent par paires, se soutenant dans l’effort « pour le meilleur et pour le pire » pourrait-on dire.

D’ailleurs, les Chinois (Tchéous) lui attribuaient un symbole de contrat de mariage, puisque Oie faisait partie des cadeaux symboliques des fiançailles : en offrant une Oie, on engageait sa parole et sa fidélité. D’ailleurs, Oie est un des familiers d’Aphrodite/Vénus, déesse de l’amour, et il était conseillé jadis aux couples grecs ayant des problèmes, d’élever des Oies afin de prendre exemple sur elles. L’épisode de Némésis est également intéressant et nous donne une autre illustration de la pugnacité : celle des ardeurs de Zeus qui, pourchassant la belle Némésis sous les différentes formes qu’elle adoptait pour lui échapper (castor, poisson, etc.), finit par réussir à la posséder sous forme d’Oie (ou de Cygne, puisque les deux animaux semblent symboliquement intimement liés).

 Outre la récompense des efforts de Zeus, le mythe de Némésis nous éclaire aussi sur la notion d’inéluctable, de destin, autre valeur à rapprocher du Capricorne et de Saturne. Notons de plus que Némésis devint plus tard l’allégorie de la vengeance, autre forme, sans doute plus critiquable mais tout aussi réelle, de la constance et de la persévérance (ici, de la haine, tenace, qui aboutit finalement au juste châtiment). Dans l’empire romain, les Oies deviennent gardiennes (du Capitole), et c’est grâce à leur vigilance de tous les instants que l’invasion gauloise est évitée. Dans de nombreuses autres cultures, dont celles amérindiennes, Oie est, de par sa blancheur immaculée, symbole de pureté, d’innocence, de sobriété. En dehors de ces considérations allégoriques, il est sans doute intéressant de faire un détour par l’ornithologie, ne serait-ce que pour tordre le cou à l’idée reçue de la stupidité de l’Oie.

oie blancheL’Oie est, au contraire, sans doute un des oiseaux les plus intelligents, comme le prouvent les études des biologistes. En fait, l’animal doit surtout sa mauvaise réputation intellectuelle à son entêtement, car, une fois une idée en tête, elle peut s’obstiner, et on retrouve effectivement cette composante chez le natif qui poursuivra parfois son but aveuglément à ses propres dépens, juste parce qu’il en a décidé ainsi, et se voit alors dans l’incapacité de modifier son avis, d’envisager son problème sous un angle différent.

Très attachée à sa famille, à son environnement stable, mais capable aussi de voler à une altitude extraordinaire d’un continent à l’autre, Oie montre qu’il est possible d’associer les aspirations matérielles, et spirituelles dans nos vies quotidiennes. Le protégé de Oie est prudent, déterminé, courageux, fidèle, entêté, exigeant, puriste, vigilant, loyal, sobre, constant, rancunier, sévère, ambitieux, résolu.

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Les animaux sont naturellement télépathes

Posté par othoharmonie le 10 décembre 2016

 

Comme les êtres humains, les animaux sont eux aussi des êtres spirituels, et ils ont eux aussi des émotions, des pensées, des désirs… Et s’ils ne communiquent pas avec un langage verbal complexe comme le nôtre, leur communication n’en est pas moins élaborée pour autant ! Ils communiquent bien sûr par leur « langage corporel », et parfois aussi vocalement… mais surtout, ils communiquent entre eux, et avec les autres espèces, par le langage universel qu’est la télépathie !

animaux télépathes

Le jour où les êtres humains reconnaîtront cette manière de communiquer des animaux, ils les découvriront sous un jour entièrement nouveau et apprendront beaucoup sur leur intelligence, leur sensibilité, leur vie intérieure, et qui ils sont véritablement… (et peut-être qu’enfin, l’homme prendra conscience de toute l’horreur de son comportement envers les animaux, et qu’il deviendra alors impossible de continuer à les exploiter, à les torturer dans les laboratoires de vivisection, à les emprisonner dans les élevages industriels ou dans des cirques, à les chasser, à les battre, à les tuer, à les traiter comme de la viande sur pattes, à les manger… A moins que ça ne soit l’inverse : peut-être que l’animal ne se révèlera véritablement à l’être humain que le jour où l’homme aura enfin appris à l’aimer et à le respecter comme un être spirituel à part entière… ?« Et le loup habitera avec l’agneau ; la panthère se couchera avec le chevreau ; le veau, le lionceau et la bête grasse iront ensemble, conduits par un petit garçon… Le nourrisson jouera sur le repaire de l’aspic ; sur le trou de la vipère le jeune enfant mettra la main. On ne fera plus de mal ni de violence sur toute ma montagne sainte, car le pays sera rempli de la connaissance de Yahvé… »(*). Qui sait ?… Mais on s’éloigne à nouveau…)

A la différence des êtres humains, les animaux ne sont pas conditionnés par la culture et le langage verbal, et ils ne perdent donc pas leurs facultés télépathiques innées, qui sont naturelles pour eux. Cela dit, tout comme les humains, les animaux diffèrent dans leur sensibilité et dans leurs capacités à communiquer…

Il existe des méthodes et des techniques pour apprendre à communiquer intuitivement (télépathiquement) avec les animaux, et l’on peut communiquer non seulement avec les chiens, les chats, les chevaux, les oiseaux… mais aussi avec toutes les autres espèces, domestiques ou sauvages, comme nous le montrent les nombreux témoignages des personnes qui pratiquent cette communication silencieuse avec les animaux.

Voici par exemple le témoignage de Nicci Mackay, extrait du livre « L’effet Mowgli«  de Jean-Luc Janiszewski : Nicci et son mari Robert ont beaucoup d’animaux, dont des vaches et leurs petits…

effet mowgli

Extrait :

« Nicci Mackay murmure à l’oreille des chevaux. Aux Royaume-Uni où elle vit, elle ne rate en fait aucune occasion de parler aux animaux, à tous les animaux, et ces animaux lui répondent…

Deux vaches, que Robert et Nicci adoraient, étaient mortes laissant derrière elles deux veaux orphelins dont elles avaient pu s’occuper durant environ un mois. Qu’allait-on faire des petits ? Les pratiques en vigueur voulaient qu’ils soient vendus pour leur laisser une chance d’être présentés à des vaches sans veau qui les adopteraient.

[Nicci et Robert trouvent un nouveau foyer pour les deux petits veaux, et doivent alors séparer les veaux orphelins du troupeau. C'est Robert qui s'en occupe pendant que Nicci reste dans la maison. Mais au bout d'un certain temps, il rentre dans la maison très en colère...]

Nicci voulut comprendre ce qui s’était passé. Robert, et Adrien qui les avait rejoints, expliquèrent sans se faire prier que les vaches se comportaient de manière bien étrange. Ils avaient d’abord tenté d’identifier un des orphelins. Lorsqu’un des veaux leur parut être le bon, une vache s’approchait immédiatement de lui comme si c’était son petit. Pensant s’être trompés, les deux hommes avaient donc porté leur attention sur un autre veau isolé. Et la même chose était arrivée. Une vache s’était aussitôt interposée revendiquant le veau comme étant le sien. Et le manège s’était poursuivi ainsi pendant deux bonnes heures !

La mort dans l’âme Nicci se joignit à l’équipage pour tenter de mettre un terme à cette horrible tâche. Le troupeau avait repris ses quartiers et broutait paisiblement. A l’arrivée du trio, tout sembla s’arrêter. Toutes les vaches fixèrent intensément les arrivants, comme si elles ne faisaient plus qu’une et s’étaient mises en totale harmonie.

La matriarche du troupeau s’avança de deux pas pour se faire connaître. C’est donc à elle que décida de s’adresser Nicci. « Ce veau est-il l’un des orphelins ? » demanda-t-elle mentalement, en désignant du regard un veau se tenant à sa gauche… La réponse que lui fit la vache dominante du troupeau lui parvint sous la forme d’une sensation « Absolument pas ! ». Aucun mot, aucune image, juste ce brusque raidissement interne disant « Non ! » avec beaucoup de détermination.

Nicci en fit part à Robert et Adrien. Robert lui montra donc un autre petit susceptible de correspondre. « Est-ce lui ? » s’enquit Nicci auprès de la vache. Même réponse. Une fois encore sans crainte, ni nervosité, juste cette vigoureuse désaprobation de ce qui était en train de se faire. Mais il fallait avancer [...] A ce moment-là, Nicci aperçu un petit veau qui se montrait timidement entre les deux pattes avant de l’une des vaches. Dès que leurs regards se croisèrent, Nicci sut que c’était l’un des orphelins. « En voilà un ! » cria-t-elle à Robert. « Là, là au milieu… ».

Mais à peine Nicci avait-elle prononcé ces paroles qu’elle sentit un spasme. Elle ressentit une sensation très bizarre, comme si une main invisible avait saisi ses entrailles sans les presser très fortement, mais néanmoins avec fermeté. Elle sut immédiatement qu’elle avait mal agi. Oui, elle avait bien trouvé l’un des orphelins, mais elle avait mis par la même occasion la matriarche très en colère… Nicci venait de comprendre en un éclair ce qui était réellement en train de se passer. Elle se tourna vers Robert et Adrien et leur dit sans détour que le troupeau voulait garder les orphelins. Les vaches voulaient s’en occuper et les nourrir tour à tour… Pendant un moment interminable ce fut le silence… Puis Robert s’entendit dire avec un certain empressement : « Eh bien je leur donne un mois. Mais si l’un des veaux se retrouve seul à nouveau, c’en est fini’…

Le troupeau fut gentiment ramené au pré. Ses faits et gestes furent attentivement observés par Robert durant trente jours pleins. Les deux orphelins ne furent jamais identifiés. Tous les veaux grandirent ensemble, bénéficiant des mêmes soins. Et c’est ainsi qu’ils restèrent unis : comme un seul et même être et en totale harmonie. »

 source : http://www.veganspirit.fr/veganspirit

 

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Chiens versus Chats

Posté par othoharmonie le 31 octobre 2016

Souvent, nous constatons des ressemblances entre certains animaux et leurs maîtres. Que ce soit physique ou au niveau de la personnalité. C’est tout simplement parce que l’animal absorbe les émotions et la personnalité de l’Homme. Du fait de leur vibration extrêmement élevée, ils sont capables souvent d’absorber une grande quantité d’émotions négatives de leur maître pour les soulager (ils peuvent ainsi même les sauver de maladies). Quand le maître est triste, le chien le sent, et vient immédiatement se mettre contre son maître pour absorber sa tristesse et lui donner son énergie positive. L’humain se met soudainement à sourire, à se sentir mieux, par la vibration de l’amour qui le transperce encore une fois même sans un mot.

chien et chat

Le chat, lui, n’agit pas de la même manière, mais émet une vibration extrêmement forte également (au même titre que les dauphins, baleines, éléphants…). Le chat est un animal tellement en alignement avec lui-même (beaucoup plus que le chien qui est tout de même très dépendant de son maître), qu’il émane une vibration très puissante, vibration qui soit est un véritable bonheur divin pour ceux qui ressentent justement cette vibration extrêmement haute (en particulier quand le chat ronronne), soit rebute.

Celui qui aime les chats a compris l’enseignement du chat : s’aimer (personnellement j’aime regarder cet acte d’amour pour soi que de prendre le temps de se laver tout le corps chaque jour avec sa petite langue), dormir quand il en a envie, aller chercher des câlins quand lui en a envie. C’est une véritable leçon que de comprendre ce que c’est que de s’aimer suffisamment au point de n’attendre après personne pour satisfaire nos propres besoins et de prendre l’entière responsabilité de notre vie. Le chat ne compte sur personne. Par contre si on lui offre de l’amour il sait le rendre et le montrer aussi. Mais il n’est pas dépendant de nous et c’est ça le véritable enseignement que nous devrions en retirer (ne pas être dépendant des autres dans nos propres relations, pour déterminer notre bonheur).

L’humain qui n’aime pas les chats est un humain qui a du mal avec les personnes s’autorisant à être en alignement avec elles-mêmes avant toute chose. C’est souvent une personne qui ne s’autorise pas par exemple de s’écouter et qui fait sa vie en fonction des autres (le chat lui, faisant tout l’inverse, est un puissant miroir qu’il va donc rejeter), ou qui pense que les gens sont trop égoïstes en général et donc le chat est la représentation de tout ce qu’il déteste (et il adore en général les chiens à l’inverse car il peut s’y reconnaître ou retrouver les qualités qu’il souhaiterait plus trouver chez les humains). Cela peut être aussi le reflet de son propre égoïsme qu’il ne supporte pas chez les autres… 

Mais celui qui n’aime pas les chats devrait plutôt se demander : qu’y a-t-il chez le chat qui reflète en moi quelque chose sur quoi je dois travailler ?

Le chien, lui, nous enseigne le don de soi, à l’inverse pour les personnes qui sont trop dans la restriction et l’amour conditionnel, ils sont de profonds enseignants sur ce que c’est que de donner sans rien n’attendre en retour, et sans conditions, et d’aimer tout le monde, ainsi que d’être dans l’enthousiasme, la joie, et le bonheur de toutes petites choses (une baballe envoyée, une sortie avec son maître, une friandise…).

Bien sûr, il y a tellement d’autres espèces extraordinaires d’enseignement pour l’Homme, mais je ne peux pas toutes les citer, l’article serait trop long, j’ai donc évoqué les deux principaux animaux de compagnie de l’Homme à l’heure actuelle. Chaque animal a sa particularité et chaque animal est une profonde source d’enseignements pour l’Homme. Certains hommes l’ont compris mais encore beaucoup ne considèrent l’animal que comme un objet sans conscience, et incapable de ressentir, mais le jour où l’Homme réalisera ces joyaux que sont les animaux, pour la Terre (ils envoient en permanence leurs hautes vibrations sur la Terre pour contrebalancer l’énergie négative envoyée par les Humains), et pour eux-mêmes, la leçon sera très dure… Nous réaliserons tout ce que nous leur avons fait subir et cela sera très dur pour la conscience. En attendant, si vous lisez cet article, il y a de fortes chances pour que justement vous ayez conscience de ces merveilles que sont les animaux, et à quel point nous devons les honorer, les respecter et les chérir, nous qui avons justement la capacité de développer des outils, des refuges, des moyens de soigner, ce n’est pas pour détruire mais pour protéger.

Comme le disait Gandhi « Toute âme qui s’élève, élève le Monde »… et c’est véritablement à cela que l’animal contribue chaque jour, en côtoyant l’Humain. Il l’aide à élever sa vibration, pour qu’à son tour l’Humain soit une force positive pour le reste de la planète…

Extrait de  Laura Marie sur www.lauramarietv.com

 

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LA MISSION DES ANIMAUX SUR LA TERRE

Posté par othoharmonie le 28 septembre 2016

 

A Telos, nous disposons de nombreuses espèces d’animaux que nous avons sauvés de l’extinction. Quand nous savions que notre continent allait être détruit, nous avons construit notre ville souterraine pour préserver nos vies et tous les anciens dossiers de notre civilisation, nous avons également sauvé quelques-unes de toutes les espèces d’animaux qui existaient à l’époque. À cet égard, nous pouvons être comparés à une version antérieure, mais beaucoup plus vaste de l’histoire biblique de Noé qui a sauvé dans l’arche deux membres de chaque espèce. La plupart de ces espèces sont encore en vie et font partie de nos soins à ce jour, à l’exception de ceux qui ont choisi comme une espèce de retourner dans leur lieu d’origine.

La disparition de la Lémurie est arrivée au moins 1500 ans avant le naufrage de l’Atlantide, et le nombre d’espèces que nous avons sauvés était beaucoup plus grand, de loin, que celui enregistré dans votre histoire biblique que le naufrage final de l’Atlantide. Au moment du naufrage de l’Atlantide, de nombreuses espèces d’animaux présents avant la destruction de notre continent ont déjà disparu de la surface.

Animaux missions - francesca

Nous vous disons que les animaux s’incarnent encore et encore, comme vous le faites. Leurs modes de réalisation sont toujours les extensions d’un ensemble plus vaste. Chacun d’entre nous, y compris les animaux, sont des extensions d’un vaste Etre de Lumière, si vaste et si merveilleux, qui vous tient dans l’émerveillement absolu de la journée lorsque vous vous ouvrez à la compréhension de votre véritable Divinité. Il est désigné comme le concept de multi-dimensionnalité, un concept qui reste très difficile d’être pleinement compris par les limites d’un esprit de la troisième dimension.

Dieu dans son grand amour de la nature a créé en permanence l’extension et lui-même en expansion dans un spectre plus large de diverses manifestations. Le règne animal est juste une parmi plusieurs de ces expansions infinies. Tous font partie de Dieu, très chers. Lorsque vous vous permettez de blesser une partie de la vie (Dieu) vous blessez l’ensemble, y compris vous-même.

Sur les plans intérieurs, tous les animaux ont une grande intelligence, et ils sont très différents, plus que vous pourriez jamais imaginer dans votre conscience actuelle. Certains d’entre eux contiennent la règle des mondes et des planètes. Les animaux vivent dans de nombreuses dimensions. Tous les animaux ont une sur-âme comme tous les humains, mais il est d’une nature légèrement différente. La différence est qu’ils sont créés pour faire partie d’un autre royaume que le vôtre. Ainsi, ils sont également des extensions d’un corps beaucoup plus grand de la conscience, un autre aspect de la Divinité.

La conscience s’étend des plus hauts niveaux de la Divinité au plus bas niveau de la première dimension des roches et des minéraux. Tous sont Dieu dans diverses expressions.

Plus la dimension est grande plus la compréhension de l’amour et plus étendu est la prise de conscience. Les animaux partagent votre planète avec vous parce que, tout comme vous, ils ont choisi de venir ici pour avoir une troisième dimension d’expérience. Ils sont également venus pour aider et sont les enseignants pour aider l’humanité de diverses façons que vous ne comprenez pas encore. Parce qu’ils ont choisi de venir dans un corps qui est différent du vôtre, il ne les rend pas inférieur à vous. Même si cela était, il n’y a pas de justification morale ni spirituelle pour la façon dont tant d’animaux sont actuellement traités à la surface de la Terre. Leurs corps sont juste un diaphonique inférieur au vôtre dans votre expression de troisième dimension.

Soyons clairs à ce sujet. Il n’y a pas de différence à que vous avez été amené à croire depuis si longtemps. Beaucoup d’humains sur la surface ont utilisé cette excuse comme un passeport pour l’exploitation animale.

FRANCESCA BLOG

Dans votre compréhension limitée, vous vous êtes permis de voir de nombreuses espèces d’animaux devenir des marchandises pour des moyens égoïstes ou pour le profit. Nous disons : ce n’est pas ce qui ou qui ils sont. La règle d’or doit être appliquée pour tous les êtres vivants, pas seulement pour le règne humain. Si vous souhaitez aller de l’avant sur la plate-forme de votre propre évolution, vous pouvez y arriver par l’amour inconditionnel selon des mots, des pensées, des sentiments et des actes à l’égard de toutes les formes de vie et tous les royaumes qui vivent sur cette planète.

L’ amour est la seule clé. Il n’y a rien d’ autre. Il n’y a pas un grain de création qui ne soit pas manifesté par l’ amour. Ainsi, il n’y a pas un grain de création que vous puissiez choisir de « ne pas aimer » si vous voulez aller de l’ avant.

Dans le monde des esprits, des animaux fonctionnent à partir des quatrième et cinquième dimensions. Ils sont tous reliés à un corps supérieur de la Lumière. Tous les êtres humains sont également connectés à leur propre corps supérieur, appelé leur «Présence JE SUIS, » existant dans les dimensions plus élevées et vivant aussi dans le cœur de chacun.

Le Soi Supérieur de votre être, votre propre Dieu-Soi, est une glorieuse, grande intelligent, un puissant être de perfection illimitée et de splendeur. Ceci est vraiment qui vous êtes vraiment. Votre vie de troisième dimension sur la Terre ne reflète qu’une très petite partie de la divinité de qui vous êtes vraiment.

Dans la création et dans les hautes sphères, il n’y a rien qui soit moindre, inférieur, mieux que…, pas si bon que…, etc. Ce sont toutes les étiquettes de la conscience humaine limitée. Tous sont également aimés et considérés comme des expressions de Dieu en mouvement constant (évolution). Il y a une différence entre vous et les animaux, mais ce n’est pas ce que vous avez été amenés à croire. 

Mes amis, dans les villes souterraines, nous avons beaucoup de respect pour les animaux et nous les considérons comme nos jeunes frères et sœurs sur l’échelle de l’évolution. Nous les traitons avec la même considération que nous aimerions recevoir pour nous-mêmes.

Disons que dans une famille humaine, par exemple, il y a 10 enfants. Diriez-vous que les plus jeunes sont inférieurs aux plus âgés, simplement parce qu’ils ont moins d’expérience de la vie, et ne savent pas encore autant que les plus âgés? Diriez-vous que les plus jeunes ne méritent pas d’être traités avec autant d’amour et de considération parce qu’ils sont nés plus tard que vous et peuvent être légitimement maltraités, tout simplement parce qu’ils ne sont pas encore aussi développé que les plus âgés?

Je ne pense pas, parce que vous savez très bien que dans quelques années, ils vont se rattraper.  Dans la hiérarchie ou dans la famille du corps du Dieu, les animaux qui partagent notre planète sont les membres les plus jeunes. Il est d’espoir que vous comprendrez ce que je suis en train de faire. Tout dans la création a la conscience, de la plus grande à la plus petite. En fin de compte, tous sont considérés comme égaux.

Comme je l’ai mentionné précédemment, nous avons dans nos soins à Telos un grand nombre d’espèces d’animaux qui ont été éteints de la surface de la Terre pour un temps très long. D’autres civilisations qui ont été sous terre plus longtemps que nous avons également apporté dans leurs soins un grand nombre d’espèces animales qui ont été éteintes de la surface beaucoup plus longtemps. Nous avons de nombreuses espèces de chats de toutes tailles. Leur taille varie entre cinq à six livres à plusieurs centaines de livres. Nous avons des espèces de chiens et des chevaux qui sont plus évolués que ceux que vous connaissez sur la surface, et qui vous apporteront beaucoup de plaisir quand ils seront finalement autorisés à émerger parmi vous.

 

rat d'eau

La plupart de nos animaux sont plus grands que ceux que vous avez maintenant. Par exemple, la plupart des grands félins ont presque deux fois la taille de celles sur la surface. Beaucoup de chevaux sont plus grands, mais certains ont conservé une taille dont vous allez vraiment être en mesure de profiter.

Nos animaux nous sont très chers. Soyez assurés qu’ils ne seront pas libérés dans vos mains jusqu’à ce que la violence soit totalement éliminé de votre monde.

  • Tous nos animaux sont doux et n’ont jamais été exposés à la négativité ou la violence d’aucune sorte. Tout le monde peut marcher jusqu’à l’un d’eux en toute sécurité, et des câlins avec eux.
  • Aucun de nos animaux n’ont peur des humains, ni tuer, ni d’être mangés les uns par les autres. Ils sont tous végétariens.
  • Nos animaux n’ont jamais été chassés ou mis en cage. Ils sont autorisés à vivre pleinement leur durée de vie, qui est beaucoup plus longue que celle les animaux vivant en surface.

Soyez assurés que nous ne prendrons pas le risque de libérer l’un d’eux aux civilisations de surface aussi longtemps qu’il y aura la moindre possibilité pour l’un d’entre-eux d’être blessé ou de recevoir moins d’amour qu’ils n’en sont habitués à en recevoir ici.

Nous reconnaissons l’intelligence unique de chaque espèce animale, et on n’a pas besoin de plus pour essayer de les mettre à tout autre niveau de soumission. Ils sont dociles et disposés à plaire. La communication télépathique est tout ce qui est nécessaire pour nous d’avoir, c’est à dire une coopération totale avec eux.

Au nom de toutes les civilisations de la Terre intérieure, je vous dis que c’est avec une grande joie et d’anticipation que nous allons regarder tous vers vous, nos chers frères et sœurs, ouvrez vos esprits et vos cœurs au règne animal et commencer à changer la façon dont vous les avez perçus et traités.

Nous vous envoyons notre amour, notre lumière et notre amitié. Nous sommes très impatients que ce temps approche de notre émergence à la surface, et d’être à nouveau avec vous, pour vous serrer la main et de vous enseigner ce que nous avons appris de la vie pour des milliers d’années dans la vibration de l’Amour, la Paix et la Fraternité sans l’interférence des guerres, le contrôle, la cupidité, la peur, la manipulation et la bureaucratie sans fin.

Il est bientôt à portée de main pour nos deux civilisations de s’unir dans l’esprit d’une grande famille cosmique après des milliers d’années de séparation physique. Lorsque nous sortons de nos demeures souterraines, à travers un labyrinthe de tunnels menant à tous les pays et villes de la planète, ce sera un moment de grande joie pour tous ceux qui ouvriront leur cœur et leur esprit pour nous recevoir.

Ce sera pour la «délivrance» de vos luttes, des douleurs. Nos intentions seront pour vous aider à créer le genre de vie dont vous avez eu envie depuis si longtemps. Ensemble, nous allons bâtir un avenir très prometteur pour nous tous, citoyens de la Nouvelle Terre. Ce sera une situation gagnant-gagnant pour tous. Nous sommes vos frères et sœurs, et nous vous aimons tous très cher.

 

Je suis Adama, votre Lémurien Brother. Canalisé par Aurelia Louise Jones

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FIN DE VIE DE L’ANIMAL DE COMPAGNIE

Posté par othoharmonie le 4 juillet 2016

 

« Une communication animale représente une aide précieuse en fin de vie et alors de la transition des animaux de compagnie, elle peut également aider à clarifier la situation et apporter un certain éclairage dans les décisions délicates de fin de vie ».

Il est rarement question de savoir si nous avons assez aimé nos précieux compagnons animaux, et nous nous consacrons chaque jour à cette quête. Cependant, quand il s’agit de soins de fin de vie, de nombreux parents d’animaux ressentent le doute et pourraient se poser ces questions : « Avons-nous fait la bonne chose à la fin de sa vie ? Avons-nous choisi la bonne option au bon moment pour soulager la douleur » ? Il n’est jamais facile de penser aux sujets de fin de vie lorsqu’il s’agit d’un animal auquel nous avons consacré une grande partie de notre vie à le rendre heureux.

fin de vie

Grâce à la communication animale, il est possible d’aider à rendre l’ensemble du processus de fin de vie et du deuil beaucoup moins traumatisant pour toute votre famille. La possibilité pour vous d’être en mesure de savoir exactement ce que votre animal pense et ressent dans ces moments critiques, en particulier en ce qui concerne le niveau de la douleur peut tellement aider tous les membres de la famille. Conjointement, nous devrions faire de notre mieux pour ne pas imposer nos propres peurs et sentiments que ce soit à notre entourage ou à nos animaux en partance.

A travers la communication animale, vous serez ne mesure de répondre aux besoins de votre animal de compagnie, et comment rendre sa fin de vie plus confortable. Comme par exemple, une chaude couverture, un endroit sombre et calme pour dormir, l’aider à se nourrir, garder les autres animaux à l’écart ou certains animaux ou des membres de la famille à proximité. Toutes les choses que nous demandons quand nous ne nous sentons pas bien sont les mêmes que les animaux de compagnie.

Il est important de réaliser (comme le dit tout vétérinaire) que les animaux fonctionnent avec un système nerveux et un seuil de douleur différent de l’homme, de sorte que leur niveau de confort, lors de situations de soins ou de crise, nécessite une attention différente, et c’est certainement plus vrai lorsqu’il s’agit de soins de fin de vie. c’est pourquoi il est si important de connaître les désirs et les besoins de votre animal au moment venu.

Vous pouvez travailler avec un communicateur animalier dans le développement de signaux que peut donner votre animal lorsqu’il a atteint ses limites ou qu’il est trop fatigué. Beaucoup de vétérinaires font maintenant des visites à domicile lorsque c’est le moment, et vous avez ainsi quelques derniers instants paisibles à la maison. De plus, vous ne devriez pas conduire dans la circulation, ce qui peut être dangereux en cas de détresse émotionnelle.

La décision de l’euthanasie

Pour beaucoup d’entre nous, la seule pensée de perdre nos chers compagnons peut être si traumatisante que nous refusons même d’envisager la possibilité. Nos propres peurs de la mort et de la perte peuvent influer sur notre capacité à opter pour les meilleurs choix dans nos soins aux animaux. La peur de l’inconnu peut être une formidable source de douleur et peut nous amener à prendre des décisions entourant la mort de nos animaux que nous pourrions regretter plus tard.

En face à nos craintes et des questions diverses entourant la mort, avant que nous soyons confrontés au traumatisme d’un malade aimé, nous pouvons mieux prendre en compte les choix et les décisions dont nous pourrions avoir besoin pour prendre le temps d’élaborer des plans ou de faire des changements qui peuvent diminuer le sentiment de chaos et de confusion, de faire ainsi de notre séparation un temps d’amour partagé et de connexion.

Au bon moment et dans les meilleures circonstances, fournir une libération pacifique pour un compagnon en difficulté par l’euthanasie peut être une puissante démonstration d’amour et de respect. Une éducation sur le processus de l’euthanasie peut nous aider à éviter les surprises et à minimiser l’inconfort, le stress ou un choc qui peuvent faire partie de l’expérience pour l’homme disant au revoir à ses animaux de compagnie.

Une planification et une considération de nos propres questions, inquiétudes, peurs et croyances sur l’euthanasie peuvent nous aider à prendre les décisions éclairées et à créer la meilleure expérience de transition possible pour nos animaux. Is nous sommes capables de dépasser nos propres peurs, l’euthanasie peut devenir un acte sacré et un temps de connexion puissant.

Il est très important d’examiner nos propres besoins et facteurs de perceptions lors des décisions de soins potentiels. Il peut être utile de prendre le temps de réfléchir sur notre rapport à la mort et aux mourant, et d’examiner nos croyances sous jacentes sur l’euthanasie. Face à la mort de notre animal chéri, cette information peut nous aider à façonner une expérience qui va nous rapprocher de notre compagnon et lui faire passer un moment de grand honneur et de connexion.

Alors que toute discussion sur la mort ou mourant touche nécessairement à nos besoins émotionnels et spirituels, une communication animale se concentrera principalement sur les considérations physiques, émotionnelles, et pratiques concernant l’euthanasie dans le but d’aider le protecteur de l’animal à devenir plus à l’aise, d’évaluer les options pour ses propres animaux, et d’obtenir le soutien dans la prise de décisions de fin de vie.

Lorsqu’il est l’heure pour votre animal de partir vers l’au-delà, une communication animale peut l’aider dans ce processus. Certes, ce n’est jamais facile pour aucun d’entre nous,, après avoir passé par le processus de fin de vie et de transition avec nos propres animaux de compagnie au cours des dernières années, nous sommes tout à fait sensible set attentifs à vos besoins. Une communication animale peut offrir un espace pour atténuer les peurs et les angoisses et aider vos animaux de compagnie à mener un voyage paisible.

A travers une communication animale, vous pouvez également établir une connexion avec vote animal bien-aimé lorsqu’il aura franchi le voile pour apprendre comment il se porte. Toutefois, un délai de 40 jours sera nécessaire après qu’il ait quitté le plan terrestre.

Extrait de Syvia Kramer auteur du livre « Stop à la malbouffe croquettes de nos chiens et chats »

http://www.communictionanimaleifo.com

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LES HUITRES DE LA PRÉHISTOIRE

Posté par othoharmonie le 18 juin 2016

 

 Symbole de l’humilité vraie, source de toute perfection spirituelle. Sa coquille bivalve est symbole de féminité.

Au 17ème siècle, où règne l’esprit de galanterie, l’huître étant toujours symbole de séduction et ayant de surcroît la réputation d’un pouvoir aphrodisiaque, devient la protagoniste des petits déjeuners et des festins privés à la Cour.

Apparue il y a environ 230 millions d’années (âge du plus vieux fossile retrouvé), pendant l’ère secondaire, on a retrouvé d’importantes quantités de coquilles d’huîtres prés des restes de cuisines lorsque l’Homme, datant du Néolithique (- 5 000 av J.C), pratiquait la pêche. L’huître a donc toujours été consommée, et pas seulement ! Des textes anciens rapportent que les Grecs se servaient même des coquilles comme bulletin de vote. En effet lorsqu’ils voulaient bannir quelqu’un de la cité, ils procédaient à un vote avec le dessus de la coquille d’huître. De là est venu le terme « ostracisme » : ostrakon signifiant coquille. Les Romains étaient également de grands consommateurs et les faisaient venir de Gaule dont les rivages étaient bordés de bancs d’huîtres naturels.

 Huitres au diner

On peut cependant se demander comment ils pouvaient leur faire faire un tel voyage sans réfrigérateur ! Pour palier à ce problème, ils avaient instauré  » la route des huîtres « .

Ils faisaient alimenter en eau de mer des viviers (à Clermont, Poitiers, Saintes, Jarnac…) qui étaient destinés à stocker les huîtres lors de leur voyage vers Rome. Ainsi elles arrivaient vivantes et fraîches à Rome.

Cependant cela donna une idée au romain Sergius Orata, vers 100 av. JC. Il conçut des bains suspendus et aménagea des viviers alimentés par les eaux du lac Lucrin pour en faire culture. Il en fit la réputation puisqu’on dit que les meilleures huîtres y furent recueillies. Sergius Orata est le premier Romain qui eu l’idée d’en faire culture.

Mais en Chine aussi ils connaissaient l’ostréiculture puisqu’ils entaillaient des bambous sur lesquels ils mettaient des coquilles, qu’ils disposaient ensuite en mer afin que les larves d’huîtres viennent s’y fixer. 

Mais toute l’activité ostréicole a été détruite par les invasions barbares du 5èmesiècle et le fait  qu’il existait sur les côtes françaises d’énormes viviers naturels et de qualité explique sans doute que l’on n’a pas cherché à les retrouver. Il n’y avait alors plus qu’à faire de la cueillette. De plus le Moyen-âge laissant très peu de place aux coquillages et aux poissons dans la gastronomie, la demande était beaucoup moins grande, la cueillette suffisait donc amplement. 

Au 16ième siècle, le commerce des huîtres se développent vers Paris et c’est à cette époque qu’apparaît les premiers déjeuners ou l’on sert exclusivement des huîtres. A cette époque on servait entre 6 et 12 douzaines d’huître par personnes soit presque 150 par personnes pour un repas ! 

Au 17ième siècle, les huîtres, très appréciées par la noblesse, se consomment autant à la campagne qu’à la cour du roi. D’autant plus que à l’époque l’huître était un symbole de séduction et on pensait qu’elle avait un pouvoir aphrodisiaque. Cependant leur vente est encore freinée par la lenteur des transports, surtout durant les mois d’été. Afin de remédier à ce problème, une technique de l’époque pour garder la fraîcheur des huîtres était de les retirer de leur coquille et de les empiler dans des paniers de paille, ainsi, elles arrivaient prêtes à être mises en ragoûts.

 Au 18ième siècle, les huîtres ont de plus en plus de succès. Jean-François de Troy (1679-1752) (photo 3) va d’ailleurs peindre un de ces déjeuners très prisés avec le tableau datant de 1735 : Le déjeuner d’huître.

Le commerce des huîtres étant très rentable et la demande grandissante, la première moitié du 18ième siècle est synonyme de pêche abusive. De plus ils pensaient à cette époque que « Les bancs d’huîtres naturels sont inépuisables et n’ont, par conséquent, besoin d’aucune réglementation. » Valin, procureur du Roi àla Rochelle, 1864.

De ce fait, les pêcheurs pillaient le fond des chenaux à la drague ou les crassats (gisements naturels d’huîtres) au râteau. Cette « méthode » conduira le bassin à une situation de pénurie puis de disette. Pour essayer d’enrayer cette situation, en 1750 la pêche de l’huître sera suspendue pour 3 ans.

En 1754, nouvelle suspension et on assistera alors à un repeuplement spectaculaire des viviers.

En 1759 la pêche ne sera interdite qu’au moment du frai (1er avril – 1er octobre) pour permettre aux bancs naturels de se repeupler. 

Le 19ième siècle sera un siècle clé pour la naissance de l’ostréiculture. 

 huitres déjeuner

Le Déjeuner d’huîtres, huile sur toile

Jean-François de Troy, , 1735, 180×126 cm,

musée Condé, Chantilly, galerie de peinture.

 

L’œuvre : Description formelle :

Placés autour d’une table ronde recouverte d’une nappe blanche, des hommes prennent un repas au centre d’une vaste salle richement décorée.

Les mets qu’ils dégustent sont des huîtres. Certaines, dont les coquilles sont vides, occupent le premier plan et jonchent le sol à damier blanc et noir. D’autres, pleines, sont disposées à  table sur des plateaux ou des assiettes en argent. Des verres à pied sont placés devant les   convives renversés dans des bols en porcelaine peinte. Les hommes boivent un vin blanc  dont plusieurs bouteilles sont représentées entre leurs mains mais également à terre, posées sur la table, ainsi que sur la console à droite du tableau. D’autres enfin trônent dans une desserte devant la table, dont la partie supérieure est composée de deux bacs emplis d’eau. Des assiettes sont rangées en partie basse. Les huîtres sont servies et ouvertes par des domestiques simplement vêtus, présents au milieu des hommes portant costumes chamarrés et brodés. Sur la gauche du tableau, un groupe de personnages suit des yeux le bouchon d’une bouteille qu’un des convives assis a fait sauter grâce au couteau qu’il tient dans la main droite. En plein vol, il apparaît au milieu de la colonne en marbre à l’arrière plan.

 

Un décor architecturé, sculpté et peint forme un fond de scène à ce repas luxueux. A l’arrière centre, une tribune ouverte à balustrade est surmontée par un arc en plein cintre. Celle-ci est encadrée sur la droite par la statue d’une femme, située dans une niche décorée d’une coquille Saint-Jacques, drapée à mi-corps, debout sur un dauphin crachant de l’eau et de deux atlantes mi-hommes, mi-poissons portant des cornes d’abondance. Sur la gauche, une porte aux battants clos ferme le tableau. En partie supérieure, au-dessus de  l’entablement, apparait une peinture représentant un homme et une femme aux ailes de papillons, enlacés. 

Sujet de l’œuvre :

Cette peinture de genre illustre un luxueux repas d’ « après chasse », dans un cadre somptueux. Le Déjeuner d’huîtres est une commande royale destinée à orner la salle à manger d’hiver des petits appartements du roi Louis XV à Versailles. Pièce intime et essentiellement utilisée pour les retours de chasse, le roi y invitait certains compagnons. Ainsi, cette scène fait écho au lieu pour lequel il est destiné. Aucune femme n’est représentée sans doute pour des raisons historiques. Celles-ci ne furent invitées qu’à partir de 1738 par le roi dans sa salle à manger – après donc la date d’exécution du tableau. À moins que cette exclusivité masculine ne soit le reflet de la valeur aphrodisiaque qu’on donnait aux huîtres à l’époque et qui excluait de fait la présence féminine. 

L’œuvre détient une richesse iconographique constituant une source de renseignements sur les arts de la table au premier tiers du XVIIIe siècle. Les huîtres, mets de premier choix   réservé à l’élite, et leurs accompagnements : pain, ail, beurre, sel et poivre sont servis en même temps sur la table ; ce qui est le propre du service à la française. Cette nouvelle organisation du repas reflète une absence de convenances. Les convives composent librement leur menu et les bouteilles de champagne sont mises à leur disposition. 

Le Déjeuner d’huîtres, malgré son titre, fait la part belle au champagne. Situé au premier plan, le rafraichissoir à bouteilles est destiné à mettre en valeur la boisson. Celle-ci est nouvellement inventée à la fin du XVIIe siècle par le bénédictin Dom Pérignon près  d’Epernay. Notons que le breuvage ne se boit pas encore dans des coupes ou des flûtes mais dans des verres coniques.

L’émerveillement devant le bouchon qui saute à l’ouverture de la bouteille et le plaisir des convives face aux mets qui leurs sont servis se dégagent de la scène. Le Déjeuner d’huitres est conçu pour décorer la première salle à manger spécifique du château de Versailles. Auparavant la table était dressée dans n’importe quelle pièce selon le bon vouloir du roi. Des thèmes plus légers comme celui du repas de chasse semblent particulièrement appréciés et remplacent alors l’imagerie mythologique en peinture. Le tableau du musée Condé fait écho à Un déjeuner de chasse, autre scène de genre de l’artiste peint en 1737 pour la Grande salle à manger de l’appartement de Louis XV au château de Fontainebleau. Il s’agit d’un sujet  léger pour un peintre d’histoire montrant le changement de goût qui s’opère dans la décoration à l’époque du règne de Louis XV. 

Le Déjeuner d’huîtres de Jean-François de Troy doit être mis en parallèle avec un Déjeuner  de jambon du peintre Nicolas Lancret également conservé au musée Condé à Chantilly. Si le sujet est de même nature dans les deux tableaux, tout les oppose dans la réalisation. Si les tableaux ne sont plus à Versailles, c’est que les goûts et les décors changent vite. Les toiles des petits appartements sont démontées avant 1789 et sont entreposées au garde-meubles. Après la Révolution Française, le duc d’Orléans, futur roi Louis Philippe, réclame ses œuvres comme bien de famille et expose le tableau au Palais-Royal, puis au château d’Eu, près du Tréport. Après la Révolution de 1848, ses biens sont vendus. Son fils, le duc d’Aumale, en exil en Angleterre, rachète les tableaux à Londres en juin 1857 puis les expose à partir de 1889 à Chantilly en face à face.

 

SOURCE : http://crdp.ac-amiens.fr

 

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LE CRABE est un signe négatif

Posté par othoharmonie le 14 mars 2016

 

Le soleil entre dans le cancer autour du 22 juin, juste après avoir atteint le point le plus élevé, au début de l’été, la période de croissance.  La lune gouverne le Cancer.

Le symbole correct pour ce signe n’est pas comme il est souvent représenté sur les gravures, un crabe relativement gros, mais le petit Bernard-l’Ermite dont le comportement exprime mieux le caractère de ce signe.

Le Bernard-l’Ermite protège son fragile arrière train à l’intérieur de coquilles d’escargots abandonnées.  Lorsqu’il a trop grandi pour son domicile, il part à la recherche d’une coquille à sa nouvelle dimension et s’y loge prestement.  De cette position sûre, notre créature veille à l’affût de sa proie que, de ses grosses pinces elle saisit promptement et qu’elle tire à l’intérieur de sa demeure pour s’en repaître à loisir.

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Sa démarche, latérale ou oblique, à reculons, caractéristique du crabe, illustre bien ce signe.

Ces deux principaux traits témoignent du discernement psychologique des premiers astrologues qui ont choisi le crabe pour symbole des natifs de ce signe.

Les expériences recueillies sous Gemini sont affermies, classées et en progrès sous le Cancer.  Le Cancer est un collectionneur à tous les niveaux.  Au niveau matériel les natifs du Cancer rassemblent de belles choses; au niveau émotionnel, il est émotionnel par nature. il approfondit ses expériences.  Mentalement, il recueille le savoir d’une manière scientifique et, spirituellement, il tente d’affiner sa compréhension de la raison d’être des choses.  Son point fixe c’est sa maison, son château dans lequel il se retire toujours à la fin de chaque incursion avec le nouveau trésor qu’il vient d’obtenir.  Ici il est entouré de tout ce qu’il a rassemblé au long de son existence.  Par nature, il est casanier et bon vivant.

La rapide retraite dans une armure protectrice au moindre signe de danger caractérise aussi la tortue, raison pour laquelle cet animal symbolisait le cancer dans l’ancienne Babylone .

La locomotion rétrograde du crabe illustre la propension du Cancer à se perdre lui-même avec joie dans le passé.  Il vit dans un état de conscience historique et, rétrospectivement, il peut apprécier la continuité des événements.  D’où la représentation du signe dans l’ancienne Amérique sous la forme du «serpent à plumes qui se déplace à reculons».  Pour les Chinois c’était la coupe transversale d’un arbre dont les cercles annuels racontent l’histoire.  Je les ai tous inclus dans le cadre du tableau.

Le Bernard-l’Ermite en personne repose sur ses trésors, cachés à l’intérieur d’un coffre de fer qu’il a, pur plus de sûreté, enterré dans le sable.  Il est tendu vers la lune, la planète qui le gouverne (nous en reparlerons).  Des mains émergent du cadre pour saisir les joyaux et les pierres précieuses, surtout des aigues-marines et des pierres dé lune, les joyaux de la lune; toutes choses précieuses rassemblées à un niveau matériel .

c’est le classique symbole de la souffrance qui conduit au discernement.  Une perle est, de par son existence même, le symptôme d’une maladie dans l’huître.  Si un corps étranger, une pierre ou un fragment de coquille, pénètre dans l’huître, son corps, faible et sensible, une fois irrité, va réagir en recouvrant l’objet étranger de couches successives de nacre, afin d’arrondir celui-ci pour apaiser la douleur.  C’est ainsi que, par la souffrance, se forme un magnifiquejoyau.

A côté de cette huître ouverte, le Kephera, le scarabée sacré de l’Egypte ancienne, roule une perle vers le haut de la pente .  Ici le symbolisme est double.  Le scarabée (scarabeus) est un coléoptère qui pond ses oeufs dans le fumier qu’il a d’abord malaxé en une boule.  Il roule alors la boule dans un trou déjà creusé dans ce but.  En sûreté, sous terre et pourvu d’une abondante nourriture, l’oeuf dans le fumier devient finalement un nouveau coléoptère.  Les Egyptiens de l’Antiquité ne savaient pas qu’un oeuf avait déjà été pondu dans le fumier et ils pensaient qu’un coléoptère s’était créé luimême à partir de la matière en état de putréfaction.

C’était la génération spontanée.  De nombreux Anciens croyaient que la vie apparaissait spontanément à partir de la matière en décomposition sans que le processus habituel d’implantation ait été réalisé.  C’est pourquoi le bousier Kephera a été aussi considéré comme un compagnon de la Divinité qui, sans cesse, se recrée.

Dans ce cas, la boule de bouse était le soleil doré que Kephera roulait chaque jour sur le chemin des cieux, de l’est à l’ouest.  C’était le symbole fondamental de la renaissance, la vie qui, d’elle-même, se renouvelle sans cesse grâce au pouvoir de Râ, le soleil. Parce que la conscience se développe et se ranime par la douleur, j’ai substitué une perle à la boule de bouse transformant ainsi le symbole du soleil en symbole de la lune parce que la mer et tout ce qui en elle vit, tout comme l’âme, se trouvent liés pour une grande part à la lune.  Ceci non seulement en raison de l’influence considérable exercée par la lune sur le flux et le reflux des marées mais aussi en raison de la subordination de nombreuses créatures de la mer au cycle lunaire dans leur comportement sexuel.Il existe une interaction complexe entre la lune, la procréation et la mer.  C’est la lune qui donne la forme et qui gouverne l’implantation ainsi que la croissance.  Elle est directement concernée par la matière primordiale, l’océan primordial d’où tout a été formé et plus substantiellement par la mer d’où toute vie a évolué.  L’ océan est notre mère à tous.  On l’appelle Mara, «qui est amer».Il est Mater Materia et il est aussi MARIE, Mère de Dieu, tout comme il est Maya, la mère du Bouddha.  Ce sont des aspects différents du même principe dont l’origine est Binah, la Mère Primordiale sur le pilier de la forme, à gauche dans l’Arbre de Vie de la Kabbale.

Extrait du site http://jean-paul.barriere.pagesperso-orange.fr

 

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Colibri TOTEMIQUE : l’Élégance et la Souplesse, le Courage et la Sagesse, la Joie, l’Amour, le Semeur de Vie

Posté par othoharmonie le 26 février 2016

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Un jour, dit la légende, il y eut un immense incendie de forêt. Tous les animaux, terrifiés, atterrés, observaient, impuissants, le désastre. Seul Petit Colibri s’activait, allant chercher quelques gouttes d’eau avec son bec pour les jeter sur le feu. Après un moment, Tatou, agacé par cette agitation dérisoire, lui dit : « Colibri, tu n’es pas fou ? Ce n’est pas avec ces gouttes d’eau que tu vas éteindre le feu ! »

Et Colibri lui répondit : « Je le sais, mais je fais ma part ! »

colibri02

Lorsqu’un Oiseau-Mouche apparaît, la joie et la guérison suivront. Prône la Joie, l’amour de la vie. Il cherche la Beauté. Il nous rappelle que nous devons nourrir tendrement notre enfant intérieur, et regarder le monde avec l’émerveillement créateur de notre bonheur. Colibri est attaché à la beauté, à l’esthétique. Il aime les fleurs remplies de parfum, et la vie. En fait, il répand l’amour et la joie autour de lui.

L’enseignement de Colibri nous invite à aider les gens à développer leur joie, leur équilibre. Les personnes qui ont son énergie détestent ce qui est laid et, bien sûr, vivent dans des lieux très harmonieux. Il est associé aux dieux dans les mythologies d’Amérique Centrale et du Sud. Ses plumes y étaient utilisées dans la magie en guise de sortilège d’amour. Chez les Aztèques, il existe même un Dieu-Colibri, nommé Uitzilopochtli : c’est un dieu solaire et son partenaire est l’Aigle Royal. Ceux qui ont Colibri comme totem ou animal pouvoir sont invités à profiter de la douceur de vivre, à alléger la négativité et à exprimer plus d’amour dans leur vie quotidienne.

Cet oiseau fascinant est capable des exploits les plus étonnants malgré sa petite taille, tel que parcourir de grandes distances ou de voler à reculons. Par affinité avec Colibri, ceux qui se sentent proches de l’esprit de cet Oiseau peuvent être encouragés à développer leur capacité d’adaptation et de résilience tout en gardant une perspective ludique et optimiste. Colibri symbolise généralement la joie et l’espièglerie, ainsi que l’adaptabilité. Les significations symboliques associées à cet animal sont la légèreté de l’être, la joie de vivre, la présence dans l’instant, l’indépendance, l’enjouement, l’abandon de la négativité, la rapidité, la capacité à répondre rapidement aux sollicitations du moment, la résilience, l’endurance dans l’effort. Si Colibri se présente dans votre vie comme animal totem, il peut vous rappeler de profiter des plaisirs simples de la vie et de prendre le temps de vous amuser davantage.

La sagesse de Colibri est une invitation à profiter de la douceur de la vie, et à boire le nectar de votre propre fleur. Colibri vous guidera à vous ouvrir à l’amour et à la légèreté dans votre vie affective. Lorsque vous apercevez votre totem, vous êtes invité à ouvrir votre cœur et à vous exposer à plus de joie et plus d’amour. C’est également un moment opportun pour exprimer vos sentiments à votre famille ou aux personnes qui sont proches de vous. Colibri est l’un des oiseaux les plus fascinants en raison de son aisance à mouvoir son corps et à changer de direction rapidement et en douceur, comme glissant sans interruption d’un endroit à un autre. Par affinité avec cet animal totem, vous pouvez être encouragé à développer une compétence similaire.

Lorsque Colibri se présente dans votre vie, cela peut être une invitation à être plus flexible et à modifier le cours de vos actions afin de tenir compte des circonstances de la vie. Le message de sagesse porté par cet animal totem fait ressortir la souplesse et la légèreté dans votre approche de l’inattendu. Cela peut être un signe que vous pourriez avoir à vous adapter à une situation qui est un peu plus exigeante que d’habitude. Par affinité avec le totem Colibri, vous avez peut-être déjà développé une forte capacité d’adaptation et êtes généralement prompt à répondre à toute demande. Vous pouvez également avoir une grande sensibilité et sentir tous les nuances des émotions ou des mouvements dans votre environnement. Poussée à l’extrême, cette capacité peut vous conduire à une instabilité émotionnelle alors que vous passez rapidement d’un sentiment ou d’une humeur à une autre sans avertissement.

L’esprit de Colibri vous encourage à apprendre comment garder votre équilibre tout en étant capable de vous mouvoir rapidement et de vous envoler dans les hauteurs, que ce soit à travers vos aspirations personnelles ou spirituelles. Ne vous laissez pas tromper par la petite taille de cet animal d’esprit : même si Colibri est l’un des plus petits oiseaux au monde, il peut parcourir des distances impressionnantes.

Ceux qui ont cet oiseau comme totem se caractérisent par leur résilience et leur capacité à exécuter des tâches fastidieuses sans relâche. Inspiré par ce totem, vous serez enclin à réaliser ce qui semble impossible aux autres tout en gardant un rythme léger et agréable. La sagesse de Colibri est un moyen puissant pour égayer votre humeur quand vous vous sentez déprimé. Cet animal pouvoir est un allié utile pour insuffler plus de joie et d’espièglerie dans votre quotidien. Lorsque vous êtes confrontés à des défis ou à un environnement en proie à la négativité, appelez Colibri pour vous aider à apporter un regard positif sur la situation et à trouver votre chemin avec optimisme.

Demandez à votre totem Colibri de vous aider à analyser les problèmes sous différents angles, et aussi à accroître votre productivité. On accède à son pouvoir en achetant une mangeoire appropriée pour attirer ces oiseaux, et en portant sur soi des vêtements ou objets chatoyants. Colibri corrige le déséquilibre du sucre sanguin, et favorise un métabolisme sain. En tant que gardien ou protecteur, Colibri protège en bombardant en piqué, et défend le jeune.

 

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Animal Totem – Le Colibri

Posté par othoharmonie le 14 janvier 2016

 

Colibri_coruscansL’animal totem du colibri (ou de l’oiseau-mouche) symbolise la joie de vivre et la légèreté de l’être. Ceux qui ont le colibri comme totem ou animal de pouvoir sont invités à profiter de la douceur de vivre, à alléger la négativité et à exprimer plus d’amour dans leur vie quotidienne. Cet oiseau fascinant est capable des exploits les plus étonnants malgré sa petite taille, tel que de parcourir de grandes distances ou d’être capable de voler à reculons. Par affinité avec le colibri, ceux qui se sentent proches de l’esprit de cet oiseau peuvent être encouragés à développer leur capacité d’adaptation et de résilience tout en gardant une perspective ludique et optimiste.

Symbolique du colibri

Le colibri symbolise généralement la joie et l’espièglerie, ainsi que l’adaptabilité. Les significations symboliques associées à cet animal sont:

  • Légèreté de l’être, la joie de vivre
  • Etre plus présent
  • Indépendance
  • Apporter enjouement et joie dans votre vie
  • Se défaire de la négativité
  • Rapidité, capacité à répondre rapidement aux sollicitations du moment
  • La résilience, être capable de de faire des efforts dans la durée

 

Le totem du colibri et la jouissance de la vie

Si le colibri se présente dans votre vie comme animal totem, il peut vous rappeler de profiter des plaisirs simples de la vie et de prendre le temps de vous amuser un peu plus. La sagesse du colibri est une invitation à participer et à tirer à vous la douceur de la vie, comme une invitation à boire le nectar de votre propre fleur.

Le colibri vous guidera à vous ouvrir à l’amour et à la légèreté dans votre vie affective. Lorsque vous voyez votre totem, vous êtes invité à ouvrir votre cœur et vous exposer à plus de joie et d’amour. C’est également un moment opportun pour montrer comment vous vous sentez à votre famille ou aux personnes qui sont proches de vous.

Le colibri, un enseignant de la rapidité et de la flexibilité

Le colibri est l’un des oiseaux les plus fascinants en raison de sa capacité à déplacer son corps et changer de direction rapidement et en douceur, comme glissant sans interruption d’un endroit à un autre. Par affinité avec cet animal totem, vous pouvez être encouragés à utiliser ou à  développer une compétence similaire.

Lorsque le colibri se présente dans votre vie, cela peut être une invitation à être plus flexible et à modifier le cours de vos actions afin de tenir compte des circonstances de la vie. Le message de sagesse porté par cet animal totem fait ressortir la souplesse et la légèreté dans votre approche de l’inattendu. Cela peut être un signe que vous pourriez être amené à vous adapter à une situation qui est un peu plus exigeante que d’habitude.

Le colibri, un animal totem indicateur d’une forte sensibilité

Par affinité avec le totem du colibri, vous avez peut-être déjà développé une forte capacité d’adaptation et êtes généralement prompt à répondre à toute demande. Vous pouvez également avoir une grande sensibilité et sentir tous les nuances des émotions ou des mouvements dans votre environnement.

Poussée à l’extrême, cette capacité peut vous conduire à une instabilité émotionnelle alors que vous passez rapidement d’un sentiment ou d’une humeur à une autre sans avertissement. L’esprit du colibri vous encourage à apprendre comment garder votre équilibre tout en étant capable de vous mouvoir rapidement et de vous envoler dans les hauteurs, que ce soit à travers vos aspirations personnelles ou spirituelles.

Utiliser la sagesse du totem du colibri pour vous libérer de la négativité

La sagesse du colibri est un moyen puissant pour égayer votre humeur quand vous vous sentez déprimé. Cet animal de pouvoir est un allié utile pour insuffler plus de joie et d’espièglerie dans votre quotidien.

Lorsque vous êtes confrontés à des défis ou à un environnement en proie à la négativité, appelez le colibri pour vous aider à apporter un regard positif sur la situation et à trouver votre chemin avec optimisme.

Le colibri et l’accomplissement de grands exploits

Ne vous laissez pas tromper par la taille de cet animal d’esprit: Même si le colibri est l’un des plus petits oiseaux au monde, il peut parcourir des distances impressionnantes. Ceux qui ont cet oiseau comme totem se caractérisent par leur résilience et leur capacité à exécuter des taches fastidieuses sans relâche. Inspiré par ce totem, vous serez enclin à réaliser ce qui semble impossible aux autres tout en gardant un rythme léger et agréable.

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Âne : l’Humilité, la Pauvreté, l’Ascétisme, l’Initiation, la Patience

Posté par othoharmonie le 6 décembre 2015

 

ANEL’Âne a mauvaise réputation ; symbole d’ignorance, d’obstination, de méchanceté, de paresse et de luxure, il fut longtemps assimilé aux mondes obscurs, aux forces du mal. Comme Satan, comme la Bête, il incarne le sexe, la libido : il exprime les instincts de l’homme lorsqu’il ne les maîtrise pas, la vie dévouée au matérialisme et à la sensualité. Pour les Égyptiens, qui croyaient en une vie après la mort, la rencontre de l’Âne Rouge pouvait être fatale pour l’âme. Seth, le meurtrier d’Osiris était souvent représenté par un Âne. L’Âne était aussi l’image de l’homme profane, l’homme de la glèbe qui n’a pas quitté son lieu de naissance (ses murs) et qui n’est pas initié aux mystères des dieux.

De même, l’Égyptien des temps pharaoniques avait en horreur tout étranger, notamment le nomade asiatique résidant sur les rives du Nil, qu’il considérait comme un ignorant, un Âne. En Inde, il sert de monture à plusieurs divinités maléfiques, notamment à Nairrita (gardien de la région des morts) et à Kâlarâtiî (aspect sinistre de Dêvi, la Déesse mère de l’hindouisme). De même, dans le bouddhisme tibétain, le Mulet ou l’Âne est la monture de Lha-Mo, horrible démone dérivée de l’aspect destructeur de Dêvi.

Au Moyen-Âge, le Diable était parfois figuré par un homme avec une tête et des sabots d’Âne. Le dieu grec de la Fécondité, Priape, connu pour les dimensions impressionnantes de son membre viril, était représenté comme un personnage ithyphallique, et souvent aux côtés de cet animal. En Orient comme en Occident, on promenait le coupable d’adultère sur un Âne à travers les villages. On faisait de même dans de nombreuses régions françaises et italiennes pour le mari qui s’était laissé battre par sa femme, car « il n’est pas homme, et son Âne, emblème de sa virilité, doit à ce point de vue subir le châtiment, puisqu’il ne s’est pas montré capable de faire respecter ses droits de mari ».

Depuis longtemps, l’Âne est ainsi considéré comme un animal ridicule. Les rois eux même se punissaient en se traitant d’Âne. Cependant, dans la chrétienté, l’Âne était considéré comme le compagnon comprenant le mieux la volonté divine. C’est ainsi qu’on le voit près du berceau de Jésus, ou lorsque celui ci entra dans Jérusalem sur un Âne. Les Ânes sont d’une autre nature que vu plus haut, ils sont les symboles de l’humilité, de la simplicité, de la pauvreté, du dépouillement (matériel), d’ascétisme, de vérité, de révélation, d’initiation, de sagesse et ils possèdent toutes les vertus. Il symbolise aujourd’hui la douceur, malgré la bêtise qu’on lui impose, ainsi que la paresse et la luxure

Au sens chamanique du terme, on retiendra que ce totem est un caractère pratique, sociable et persistant. Étant souvent dépendant affectivement, il dépérit si ses proches lui sont enlevés. Il incite donc à garder les liens avec ceux qui lui sont chers. L’Âne nous enseigne que tout travail devrait être bien fait, peu importe le temps que cela prendra pour l’achever. Il nous élève également spirituellement, nous aidant à comprendre les messages de l’au-delà, et nous enseigne la patience.

 

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Suivre la noblesse du Cygne

Posté par othoharmonie le 31 octobre 2015

 

Swan_(Cygnus)Dans toute société, soit des animaux, soit des hommes, la violence fit les tyrans, la douce autorité fait les Rois : le lion et le tigre sur la terre, l’aigle et le vautour dans les airs, ne règnent que par la guerre, ne dominent que par l’abus de la force et par la cruauté; au lieu que le cygne règne sur les eaux à tous les titres qui fondent un empire de paix, la grandeur, la majesté, la douceur; avec des puissances, des forces, du courage et la volonté de n’en pas abuser, et de ne les employer que pour la défense: Il sait combattre et vaincre, sans jamais attaquer; Roi paisible des oiseaux d’eau, il brave les tyrans de l’air; il attend l’aigle sans le provoquer, sans le craindre; il repousse ses assauts, en opposant à ses armes la résistance de ses plumes, et les coups précipités d’une aile vigoureuse qui lui sert d’égide, et souvent la victoire couronne ses effort. Au reste, il n’a que ce fier ennemi, tous les autres oiseaux de guerre le respectent, et il est en paix avec toute la Nature; il vit en ami plutôt qu’en Roi au milieu des nombreuses peuplades des oiseaux aquatiques, qui toutes semblent se ranger sous sa loi; il n’est que le chef, le premier habitant d’une république tranquille, où les citoyens n’ont rien à craindre d’un maître qui ne demande qu’autant qu’il leur accorde, et ne veut que calme et liberté. 

Les grâces de la figure, la beauté de la forme répondent, dans le cygne, à la douceur du naturel; il plaît à tous les yeux, il décore, embellit tous les lieux qu’il fréquente; on l’aime, on l’applaudit, on l’admire; nulle espèce ne le mérite mieux; la Nature en effet n’a répandu sur aucune autant de ces grâces nobles et douces qui nous rappellent l’idée de ses plus charmants ouvrages: coupe de corps élégante, formes arrondies, gracieux contours, blancheur éclatante et pure, mouvements flexibles et ressentis, attitudes tantôt animées, tantôt laissées dans un mol abandon; tout dans le cygne respire la volupté, l’enchantement que nous font éprouver les grâces et la beauté, tout nous l’annonce, tout le peint comme l’oiseau de l’amour, tout justifie la spirituelle et riante mythologie, d’avoir donné ce charmant oiseau pour père à la plus belle des mortelles.

A sa noble aisance, à la facilité, la liberté de ses mouvements sur l’eau, on doit le reconnaître, non seulement comme le premier des navigateurs ailés, mais comme le plus beau modèle que la Nature nous ait offert pour l’art de la navigation. Son cou élevé et sa poitrine relevée et arrondie, semblent en effet figurer la proue du Navire fendant l’onde, son large estomac en représente la carène; son corps penché en avant pour cingler, se redresse à l’arrière et se relève en poupe; la queue est un vrai gouvernail; les pieds sont de larges rames, et ses grandes ailes demi-ouvertes au vent et doucement enflées, sont les voiles qui poussent le vaisseau vivant, navire et pilote à la fois.

Fier de sa noblesse, jaloux de sa beauté, le cygne semble faire parade de tous ses avantages; il a l’air de chercher à recueillir des suffrages, à captiver les regards et il les captive en effet, soit que voguant en troupe on voie de loin, au milieu des grandes eaux, cingler la flotte ailée, soit que s’en détachant et s’approchant du rivage aux signaux qui l’appellent, il vienne se faire admirer de plus près en étalant ses beautés et développant ses grâces par mille mouvements doux, ondulants et suaves.

Aux avantages de la Nature, le cygne réunit ceux de la liberté; il n’est pas du nombre des ces esclaves que nous puissions contraindre ou renfermer; libre sur nos eaux, il n’y séjourne, ne s’établit qu’en y jouissant d’assez d’indépendance pour exclure tout sentiment de servitude et de captivité; il veut à son gré parcourir les eaux, débarquer au rivage, s’éloigner au large ou venir longeant la rive, s’abriter sous les bords, se cacher dans les joncs, s’enfoncer dans les anses les plus écartées, puis quittant sa solitude revenir à la société et jouir du plaisir qu’il paraît prendre et goûter en s’approchant de l’homme, pourvu qu’il trouve en nous ses hôtes et ses amis, et non ses maîtres et ses tyrans.

Cygnus buccinatorChez nos ancêtres, trop simples ou trop sages, pour remplir leurs jardins des beautés froides de l’art, en place des beautés vives de la Nature, les cygnes étaient en possession de faire l’ornement de toutes les pièces d’eau; ils animaient, égaiyaient les tristes fossés des châteaux, ils décoraient la plupart des rivières, et même celle de la capitales, et l’on vit l’un des plus sensibles et des plus aimables de nos Princes, mettre au nombre de ses plaisirs, celui de peupler de ces beaux oiseaux les bassins de ses maisons royales; on peut encore jouir aujourd’hui du même spectacle sur les belles eaux de Chantilly, où les cygnes font un des ornements de ce lieu vraiment délicieux, dans lequel tout respire le noble goût du maître.

Le cygne nage si vite, qu’un homme marchant rapidement au rivage, a grande peine à le suivre. Ce que dit Albert, qu’il nage bien, marche mal et vole médiocrement, ne doit s’entendre, quant au vol, que du cygne abâtardi par une domesticité forcée, car libre sur nos eaux et surtout sauvage, il a le vol très haut et très puissant; Hésiode lui donne l’épithète d’altivolans, Homère le range avec les oiseaux grands Voyageurs, les grues et les oies; et Plutarque attribue à deux cygnes, ce que Pindare feint des deux aigles que Jupiter fit partir des deux côtés opposés du monde, pour en marquer le milieu au point où ils se rencontrèrent. Le cygne, supérieur en tout à l’oie qui ne vit guère que d’herbages et de graines, sait se procurer une nourriture plus délicate et moins commune; il ruse sans cesse pour attraper et saisir du poisson ; il prend mille attitudes différentes pour le succès de sa pêche, et tire tout l’avantage possible de son adresse et de sa grande force; il sait éviter ses ennemis ou leur résister; un vieux cygne ne craint pas dans l’eau le chien le plus fort; son coup d’aile pourrait casser la jambe d’un homme, tant il est prompt et violent; enfin il paraît que le cygne ne redoute aucune embûche, aucun ennemi, parce qu’il a autant de courage que d’adresse et de force.

Les cygnes sauvages volent en grandes troupes, et de même les cygnes domestiques marchent et nagent attroupés; leur instinct social est en tout très fortement marqué. Cet instinct le plus doux de la Nature, suppose des mœurs innocentes, des habitudes paisibles, et ce naturel délicat et sensible qui semble donner aux actions produites par ce sentiment l’intention et le prix des qualités morales. Le cygne a de plus l’avantage de jouir jusqu’à un âge extrêmement avancé de sa belle et douce existence; tous les Observateurs s’accordent à lui donner une très longue vie; quelques-uns même en ont porté la durée jusqu’à trois cents ans; ce qui sans doute est sort exagéré ; mais Willughby ayant vu une oie qui, par preuve certaine, avait vécu cent ans, n’hésite pas à conclure de cet exemple, que la vie du cygne peut et doit être plus longue, tant parce qu’il est plus grand, que parce qu’il faut plus de temps pour faire éclore ses œufs; l’incubation dans les oiseaux répondant au temps de la gestation dans les animaux, et ayant peut-être quelque rapport au temps de l’accroissement du corps, auquel est proportionnée la durée de la vie: or, le cygne est plus de deux ans à croître, et c’est beaucoup, car dans les oiseaux le développement entier du corps est bien plus prompt que dans les animaux quadrupèdes.

Extrait de l’Histoire naturelle des oiseaux : Buffon – Le Cygne

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Les canards célèbres

Posté par othoharmonie le 17 octobre 2015

 

 

Canard célèbreDans la langue du journalisme, on appelle canard une bourde, une chose absurde présentée avec toutes les apparences de la vérité, quelquefois même appuyée de dissertations historiques ou scientifiques qui semblent de nature à écarter toute accusation de supercherie.

Le mot canard a pénétré dans le langage courant pour désigner une fausse nouvelle, une mystification.

Un auteur contemporain donne au canard l’origine suivante :

« Pour renchérir sur les nouvelles ridicules que les journaux de France lui apportaient tous les matins, un journaliste belge imprima, dans les colonnes d’une de ses feuilles, qu’il venait de se faire une expérience très intéressante et bien propre à caractériser l’étonnante voracité du canard. Vingt de ces volatiles étant réunis, on hacha l’un d’eux avec ses plumes et on le servit aux autres qui le dévorèrent gloutonnement. On immola le deuxième, qui eut le même sort, puis le troisième, et enfin successivement tous les canards, jusqu’à ce qu’il n’en restât plus qu’un seul, qui se trouva ainsi avoir dévoré les dix-neuf autres, dans un temps déterminé et très court. Cette fable, spirituellement racontée, eut un succès que l’auteur était peut-être loin d’en attendre. Elle fut répétée par tous les journaux de l’Europe ; elle passa même en Amérique, d’où elle revint chargée d’hyperboles. On en rit beaucoup, et le mot canard resta pour désigner les nouvelles invraisemblables que les journaux offrent chaque jour à la curiosité de leurs lecteurs. »

L’origine du canard nous semble beaucoup plus ancienne. L’auteur d’un ouvrage publié en 1605, dédié à Sully et intitulé : Histoire admirable des plantes et herbes esmerveilleuses et miraculeuses en nature, dit très gravement qu’il existe un arbre dont la moëlle est de fer, et d’autres arbres dont les fruits tombés dans les eaux se changent en poissons et les fruits tombés sur terre se transforment en oiseaux volants. Il parle surtout d’un arbre, lequel estant pourry produit des vers, puis des canards vivans et volans. Du Bartas, le poète de l’époque, a chanté cet arbre merveilleux.

….. Dans les glaneuses campagnes
Vous voyez des oysons qu’on appelle gravagnes,
Qui sont fils (comme on dit) de certains arbrisseaux
Qui leur feuille féconde animent dans les eaux.
Ainsi le vieil fragment d’une barque se change
En des canards volans : ô changement estrange!
Même corps fut jadis arbre verd, puis vaisseau,
Naguère champignon et maintenant oiseau.

Il est très probable que le volatile, si singulièrement engendré, dont parlent Du Bartas et le naturaliste, son contemporain, n’est autre que la macreuse (canard de mer). En effet, pendant longtemps, les marins, n’ayant jamais pu découvrir de nids de macreuses — par la raison que ces oiseaux font leurs nids dans les régions les plus froides du globe — ont prétendu que la macreuse prenait naissance dans les coquillages attachés aux débris des vaisseaux. Le nom scientifique de la macreuse prouverait même que les savants partagèrent, jusqu’à un certain point, cette croyance : en effet, ils l’ont appelée anatife ou anatifère, deux mots latins anas (canard) et ferre (porter). Les marins de nos jours donnent encore le nom de graine de canards à un coquillage qui s’attache particulièrement aux carènes des vieux navires.

Ne pourrait-on pas admettre que la croyance relative à la macreuse, tournée plus tard en ridicule, amena l’emploi du mot canard avec le sens figuré qu’il a pris dans la conversation. Usité d’abord parmi les marins, il aurait passé ensuite dans le langage populaire, et l’histoire du journaliste belge, qui probablement connaissait la légende du canard de mer, l’aurait fait pénétrer dans la langue du journalisme, où il a fait fortune.

Quoiqu’il en soit, les journaux de notre époque, même les plus sérieux, se livrent avec un zèle infatigable à l’éducation du canard. Telle absurdité plaisante, sortie du cerveau d’un journaliste, entre deux verres de Champagne, est servie le lendemain au public avec une gravité et un appareil de mise en scène qui trompent quelquefois les gens du métier eux-mêmes.

Le canard le plus célèbre est, sans contredit, celui auquel on a donné le nom de serpent de mer, du Constitutionnel. De temps à autre, ce journal, peu plaisant s’il en fut, publie un article constatant, avec preuves à l’appui, que les passagers de tel navire, commandé par le capitaine un tel, ayant à son bord tel ou tel savant, ont aperçu, dans les eaux de telle mer, un monstrueux serpent dont ils ont pu reconnaître exactement les formes, les mouvements et les caractères distinctifs. L’article, assaisonné aux meilleures sauces, dans les cuisines de la rédaction, est servi tout chaud aux lecteurs émerveillés. Les initiés rient dans leur barbe, et les autres croient avoir ajouté un beau fleuron à leurs connaissances en histoire naturelle.

Le serpent de mer du Constitutionnel a fait si bonne route qu’on dit souvent : c’est un serpent de mer au lieu de : c’est une fausse nouvelle, une plaisanterie.

Ce n’est pas que le serpent de mer n’existe que dans l’imagination des journalistes en bonne humeur, comme beaucoup sont portés à le croire. Cet animal n’est pas un mythe, et nous aurons occasion de lui consacrer un article.

Les canards ne sont pas toujours à l’adresse des naïfs et des ignorants. L’Académie des sciences elle-même en a avalé plus d’un, et du plus beau plumage; témoin l’histoire suivante, qui vaut la peine d’être racontée.

Les canards célèbres dans OIE ET CANARD 220px-1993_06_theatre_donald_duckLe célèbre Ampère était aussi distrait que savant. Un jour, il devait lire, à une séance de l’Académie, un rapport sur une question de la plus haute importance. Arrivé à l’Institut, quelques minutes seulement avant l’ouverture de la séance, Ampère s’aperçut qu’il avait oublié chez lui le rapport qu’il devait lire. Très contrarié de cet oubli, il s’arrêta sur la première marche de l’escalier et se mit à réfléchir à ce qu’il devait faire. Machinalement, sa main s’était posée sur la pomme de marbra de la rampe où le soleil dardait à ce moment de chauds rayons. Il remarqua que le côté de la pomme exposé au soleil était relativement chaud, tandis que l’autre côté, placé à l’ombre, avait la froideur ordinaire du marbre. Il remarqua en outre que la pomme, légèrement dévissée, pouvait faire un demi-tour de plus sur elle-même. Il lui fit faire ce demi-tour, de façon que le côté chaud se trouvât à l’ombre et le côté froid au soleil. Alors un sourire narquois apparut sur ses traits, et montant dans la salle où l’attendaient ses collègues déjà réunis, il leur dit : « Messieurs, avant de vous donner lecture de mon rapport, j’ai hâte de vous faire constater un phénomène étrange. » Il les conduisit alors au pied de l’escalier, leur fit toucher la pomme merveilleuse, froide du côté du soleil et chaude du côté de l’ombre, et s’amusa pendant plus d’une heure de leurs exclamations de surprise et des explications que la plupart donnaient incontinent. L’Académie rentra en séance, et, sans plus penser au rapport que devait lire Ampère, mit à l’ordre du jour cette question : « Pourquoi une pomme de marbre, exposée au soleil, reste-t-elle froide du côté où dardent les rayons solaires, et devient-elle chaude du côté placé à l’ombre ? »

Pondant plusieurs mois, bon nombre d’académiciens s’escrimèrent à expliquer le phénomène, mais pas un n’eut l’idée de s’assurer de la véracité du fait, en exposant une pomme de marbre au soleil. Le plus curieux de l’affaire, c’est qu’Ampère lui-même présenta à ses collègues un mémoire où il prétendait donner une explication irréprochable au point de vue de la science. Un beau jour enfin, la piste fut éventée, les rieurs eurent beau jeu et Ampère se fit, à l’Académie des sciences, des ennemis irréconciliables.

Une aventure du même genre advint, il y a quelques années, à une académie de province. Un chroniqueur l’a racontée comme il suit :

« S’il m’en souvient bien, c’était à… ne nommons pas la ville. Respect aux académies malheureuses ! Un jour, le président arriva rouge d’émotion, et tout haletant de joie :

» Messieurs et honorés collègues, dit-il, je viens vous proposer de décerner à l’un de nos compatriotes, le docteur V…, chirurgien de marine, en ce moment à Chandernagor, un diplôme de membre correspondant. Le docteur V… doit prendre rang désormais parmi les plus illustres bienfaiteurs de l’humanité. Il vient d’inventer une manière de guérir les fractures des membres, qui ouvre une voie nouvelle et brillante à la chirurgie. Voici la lettre que j’ai reçue de lui tout à l’heure :

« Mon cher maître, ce matin, un matelot, tombé du haut d’une vergue sur le pont, s’est brisé la jambe gauche. Il gisait sans pouvoir se relever, quand un de ses camarades accourt et entoura le membre fracturé de ficelle goudronnée. Aussitôt le blessé, qui n’avait donné aucun signe de douleur, se relève et reprend immédiatement son service, comme s’il ne lui fut rien arrivé. Je compte bien désormais user d’un moyen aussi héroïque, quand pareil cas se renouvellera. »

L’Académie, à l’unanimité des suffrages et par acclamation, accorda le diplôme demandé.

» Le président se hâta d’écrire à Chandernagor pour annoncer au docteur V… la glorieuse marque de sympathie et d’admiration que lui décernait l’élite savante de ses concitoyens.

» Le docteur répondit :

« Merci à vous et à l’Académie, mon cher maître. A propos! J’étais si pressé l’autre jour en vous écrivant, que j’ai oublié de mentionner un détail peu important, sans doute, mais qui complète l’observation chirurgicale qui me vaut tant d’honneur. La jambe cassée du matelot était une jambe… de bois. »

Le canard n’a quelquefois d’autre but que de faire courir les gens. C’est alors une sorte de poisson d’avril. Un journal annonça un jour que le puits de Grenelle lançait dans ses gerbes d’eau de beaux petits poissons rouges, tout prêts à être mis en bocal, et que le gardien du puits les cédait à un prix modéré. Il vint des acheteurs. Un autre annonça que désormais le public serait admis à visiter l’intérieur de l’obélisque : il se présenta des visiteurs. Un troisième rapporta que, dans les fouilles faites à Alise, on avait retrouvé une paire de pistolets qui, grâce à une inscription, étaient reconnus pour avoir appartenu à César. Le public pourrait aller admirer ces pièces rares au musée de Cluny, où le gouvernement les avait fait déposer. Et il vint au musée de Cluny des curieux qui demandèrent à voir les pistolets de César.

Image illustrative de l'article Le Canard enchaînéA un degré moins élevé de l’échelle sociale, le canard est un puissant élément de succès pour les exhibiteurs de curiosités qui parcourent les foires et les fêtes de banlieue. Nous avons vu le prospectus d’un Musée antique qui annonçait, entre autres merveilles : un pépin de la pomme qu’Eve offrit à Adam — le plat sur lequel Esaü mangea les lentilles qui lui coûtèrent si cher — un morceau de la mâchoire d’âne avec laquelle Samson assomma tant de Philistins — le glaive avec lequel Judith trancha la tête à Holopherne — la queue du chien d’Alcibiade — le cheveu qui tenait suspendue l’épée sur la tête de Damoclès, etc.

Qui de nous est sûr de n’avoir pas, plus d’une fois, avalé des canards, absolument comme il arrive aux habitués des restaurants de Paris de manger du chat pour du lapin et du cheval mariné pour du sanglier?

issu du site : Le dictionnaire des curieux

 

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Le rôle spirituel de nos animaux de compagnie

Posté par othoharmonie le 22 juillet 2015

 

chien-handicapSi chaque espèce s’incarne dans le but d’expérimenter une certaine perspective sur la vie, les animaux de « compagnie » tels que le chien et le chat par exemple, s’incarnent, eux, dans le but de partager une expérience avec l’Homme. Ils sont là pour apporter quelque chose à l’Humain et pour vivre cette expérience du lien avec l’Humain (cela sert les deux perspectives).

La raison pour laquelle il est si facile d’aimer les animaux, c’est qu’ils sont naturellement en alignement avec eux-mêmes (sauf dans le cas d’animaux qui ont trop été influencés et contrôlés par l’Homme, par exemple un chien maltraité qui vivra dans la peur d’être lui-même et s’alignera sur la volonté de son maître en s’oubliant lui-même).

Ce que nous appelons vulgairement « l’instinct », est un en fait un haut état d’alignement avec soi-même. Que veut dire être aligné avec soi-même ? Cela veut dire être aligné avec qui nous sommes réellement et ce que nous désirons et ne désirons pas à chaque instant. Cela veut dire être parfaitement aligné à nos émotions. Cela veut dire avoir suffisamment d’amour pour soi pour ne pas avoir besoin d’être sans cesse à la recherche de reconnaissance et d’amour de la part des autres, comme c’est le cas pour l’Humain.

L’humain, incapable d’écouter ses émotions, d’être lui-même, de s’aimer (car la société lui a fait croire que c’était « égocentrique » et « égoïste » de s’aimer), aura donc toute sa vie des difficultés à aimer les autres, en rejetant toujours la faute sur les autres au lieu de se demander si son incapacité à aimer ne vient pas de lui-même.

Pourquoi les animaux sont-ils capables d’aimer « inconditionnellement » ?

L’amour inconditionnel c’est l’amour qui s’exerce sans conditions. L’amour inconditionnel c’est l’amour qui se donne sans rien n’attendre en retour si sans exiger que la personne fasse, dise ou soit quelque chose de différent de ce qu’elle est sur le moment présent. Jamais un animal ne se dit « J’aimerai que mon maître soit plus jeune / plus riche / moins ci ou ça… qu’on habite dans une maison plus grande / qu’on habite dans un autre pays… » ou alors faire la tête car il a trop donné d’amour comparé à ce qu’il a reçu… se vexer car il n’aura pas reçu en retour la caresse qu’il aura donné… L’Animal est toujours en parfait accord avec « ce qui est ». Il ne cherche jamais à changer les choses, comme le fait l’humain, ou à toujours vouloir que les choses soient différentes et se plaindre.

Certains diront que c’est justement la preuve qu’ils ne sont pas intelligents. Mais de l’autre côté les plus grands enseignements spirituels prônent la même chose : le plus haut état d’avancement spirituel est la capacité de vivre dans le moment présent et d’accepter tout ce qui est. Alors, qui fait preuve du plus haut état d’alignement et d’avancement spirituel ? L’animal qui lorsqu’il n’est pas avec l’Homme ne se développe pas de maladies, qui est en parfait alignement avec lui-même et qui vit dans le moment présent sans jamais se soucier du futur, en étant dans le lâcher prise et dans la confiance en ses propres capacités (même malgré des conditions de vie souvent bien pires que celles de l’Homme) ?

Ou alors, l’humain (supposé « plus intelligent »), qui ne vit jamais dans le moment présent, qui vit dans un état de manque, de stress, d’inquiétude, de colère, de frustration, d’attente, d’autodestruction, et souvent de désir également de nuire aux autres ? Lequel des deux est le plus « avancé » et a à apprendre de l’autre ?

Les animaux sont un reflet très puissant de ce que l’Homme est loin d’arriver à faire et à être. Pourtant, c’est véritablement ce qui sauverait l’humanité et nous permettrait de nous reconnecter à notre vraie nature : consciente, connectée à nous-même, à nos émotions, à nos désirs, à nos besoins, et capables de nous aimer, afin de pouvoir être capable de donner sans rien n’attendre en retour (étant « pleins » d’amour pour nous-mêmes, le reste étant du « surplus » que nous pourrions donner sans mesurer).

Un animal ne se regardera jamais dans la glace en se disant : « Mais qu’est ce que tu es moche, regardes tes cuisses, regardes ton gros nez, regardes tes poils, regardes la couleur que tu as ».
Encore une fois, est-ce un signe de bêtise ou au contraire de profonde intelligence ?
Est-ce une preuve d’intelligence de la part de l’être humain que de se détester à ce point ? Combien d’êtres humains sur Terre s’aiment tels qu’ils sont ?

Un animal se compare-t-il aux autres de son espèce ? Se compare-t-il aux autres espèces ? Un singe se demande-t-il pourquoi lui, il n’a pas une trompe comme l’éléphant ? Le chat se demande-t-il pourquoi lui, il doit se laver alors que les chiens non, passant ses journées à ruminer sur le fait que la vie n’est pas juste ? Se demande-t-il pourquoi le chat du voisin a plus de nourriture, ou plus de câlins, ou un panier plus douillet ?

Pourtant l’humain, lui, passe sa vie à se comparer aux autres, à son voisin, aux autres races, aux autres pays, se détruisant intérieurement en pensant à ce qu’il estime « juste » ou « pas juste » (selon ses propres critères bien souvent en plus erronés car incapable de voir « le plus grand plan » des choses, et ne jugeant bien souvent que par rapport à sa propre petite personne), au lieu de tout simplement vivre sa vie avec les moyens qu’il a et ce qu’il est et en devenir la meilleure version.

C’est donc cela que les animaux de compagnie, qui ont décidé de venir s’incarner pour aider les humains, viennent nous apporter et nous enseigner : l’Amour de soi et des autres, l’amour inconditionnel, le lâcher prise, la confiance en la vie et en ses propres capacités.

Le chat ou le chien ne se demandent pas, quand vous leur servez à manger, s’ils auront à manger demain. Ils mangent leur repas, et vont jouer ou dormir. Ils ne passent pas la nuit à se dire « Mais imagines si demain en partant au bureau mon maître a un accident ? et qu’il ne peut pas rentrer me donner à manger ? Qu’est ce que je vais devenir ? Je vais mourir de faim ! Oh non… vite, des antidépresseurs, un verre d’alcool, ou une cigarette pour me calmer ». L’animal a une parfaite confiance en la vie, et en ses aptitudes à faire face aux circonstances extérieures si jamais il en avait besoin, autrement dit en ses propres capacités.

L’animal ne va pas s’inquiéter en avance du fait de manquer de nourriture ou de quoi que ce soit dans le futur, il vit au jour le jour. Par contre, si jamais un jour il manque de nourriture, il aura encore une fois parfaitement confiance en ses propres aptitudes à trouver de la nourriture, et à se sortir de ce pétrin, jusqu’à la prochaine étape de sa vie. Et bien sûr, tout cela, sans ne jamais avoir à blâmer qui que ce soit, ni la vie, ni les humains, ni les autres chiens, ni les autres espèces, ni le gouvernement ! Il sera toujours en alignement avec lui-même et continuera simplement sa vie chaque jour, dans la joie de découvrir ce que chaque journée va lui apporter et lui faire vivre. Également, l’animal, recevant une caresse de son maître, ne va jamais se demander « Et si un jour il ne m’aime plus ? et si un jour il aime un autre animal ? » Il profite simplement du moment présent et du bonheur de recevoir de l’amour à ce moment-là, sans exiger que cela dure toute la vie, ou que cela soit fait de telle manière ou telle manière plutôt qu’une autre.

Autrement dit, l’Animal, au contraire de l’Homme, ne se place JAMAIS en tant que victime. Il est le créateur de sa réalité et ne blâmera jamais les autres de ce qu’il a ou n’a pas, il prend l’entière responsabilité de sa vie, et ça, n’est-ce pas le plus haut degré d’avancement spirituel ? N’est ce pas tout ce que tous les livres d’enseignants de développement personnel ou spirituel tentent de transmettre ?

Extrait de  Laura Marie sur www.lauramarietv.com

 

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Animaux et Vibration

Posté par othoharmonie le 11 juillet 2015

images (1)Nous émettons tous une vibration, une fréquence vibratoire, un taux vibratoire (humains, animaux, plantes et mêmes objets). Tout ce qui existe a une vibration et peut être mesuré (en ce que l’on appelle « unités de Bovis »). Plus notre vibration est élevée, plus nous sommes dans les émotions dites « positives » (joie, gratitude, enthousiasme, amour…). Plus notre vibration est basse, plus nous sommes dans les émotions dites « négatives » (tristesse, impuissance, colère, frustration…). Nous comprenons donc bien que la chose la plus importante est d’avoir une vibration élevée, et cela doit être une volonté consciente et quotidienne que de travailler sur sa vibration en faisant les choix de vie et de pensée qui nous « élèvent » le plus.

L’Animal, lui, est très souvent dans une vibration élevée par nature (sauf dans le cas où encore une fois il a trop fréquenté l’Homme à vibration négative, cela peut l’atteindre car il absorbe les émotions). Il y a également des variations de taux vibratoire selon les espèces car eux aussi sont à des stades d’évolution qui leur sont propres. Mais les chiens et les chats ont une vibration très élevée. Avoir un animal de compagnie c’est donc véritablement détenir une énorme boule d’énergie positive chez soi qui nous déverse ses ondes positives en permanence. Bon nombre d’humains considèrent leurs animaux de compagnie comme quelque chose certes d’agréable, mais n’ont pas conscience de l’effet que ces boules d’énergie ont sur eux, sur leur corps, leur santé, et donc sur toute leur vie entière. Puisque nous créons notre réalité extérieure en fonction de notre réalité intérieure et plus précisément de notre vibration intérieure, alors un animal de compagnie peut véritablement impacter la vie entière d’un humain. Un animal peut véritablement transformer un humain. Et cela se produit des millions de fois chaque année. Ils sont là pour ça. Ils entrent dans nos vies, et notre vie n’est plus jamais la même, sans qu’ils n’aient jamais eu besoin de prononcer un seul mot.

La plupart des « alliances » entre animaux et humains ont été prévues d’avance, avant l’incarnation. Parfois certaines rencontres sont tellement bouleversantes que l’on sent bien que « cela devait se faire ». Le lien est tellement fort. Est-ce un hasard que vous ayez tel ou tel chat, ou tel ou tel chien ? Bien sûr que non. Nous avons l’animal qui nous correspond et l’animal qu’il nous fallait pour apprendre les leçons que nous devions apprendre et expérimenter les sentiments que nous devions expérimenter.

Extrait de  Laura Marie sur www.lauramarietv.com

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Le singe comme figure du diable

Posté par othoharmonie le 16 mai 2015

 

290px-La_Palmyre_030De la chute de l’Empire romain à l’ère gothique, le monde médiéval est peuplé d’êtres qui oscillent entre animalité et humanité, et qui menacent, de la sorte, la frontière érigée entre les deux règnes. L’héritage antique pèse fortement. Un imaginaire païen se maintient, dans une paysannerie moyenâgeuse, qui continue à vénérer, malgré l’Église, les figures liées aux cultes de la nature et de la fertilité. Les spiritualités anciennes, et particulièrement la religion égyptienne, dont le panthéon est animé de dieux hybrides et de déités animales, sont considérées comme incompatibles avec la doctrine chrétienne. La divinité attribuée au babouin par les Égyptiens, peuple idolâtre, ne pouvait en effet manquer de susciter la désapprobation.

Des humains rétrogradés et sataniques

Rattaché aux anciennes croyances profanes, le simia offre une image vile et dépravée de l’être humain. Exhibant une hideur révé­latrice de sa bestialité, il tente de singer l’Homme tout comme le diable essaie d’imiter Dieu. Ses proximités physiques et compor­tementales sont donc interprétées en sa défaveur : il devient le pro­totype de l’imposteur et du mystificateur. 

Le singe se présente comme un humain rétrogradé par un acte divin, de même que l’Homme est un ange déchu. Il constitue un avertissement, rappelant le risque de la déchéance et de la régression vers l’animalité. Pendant tout le Moyen Âge, l’Église considère officiellement le singe comme une figure du diable. 

Il semble que, malgré sa large diffusion, la doctrine du simien apparenté à Satan ait cependant eu peu d’effet sur les conceptions populaires à propos des primates, en raison, peut-être, de la rareté des figures du diable adoptant cette forme. Le Malin est incarné par d’autres animaux : chien, chat ou chèvre. Au tournant des XIe et XIIe siècles, des macaques de Barbarie sont montrés dans les foires et adoptés par les plus riches. Devenus plus familiers depuis les croi­sades, ils suscitent beaucoup d’intérêt. Vers le XIIIe siècle, les singes abandonnent les oripeaux du diable et symbolisent le péché, consti­tuant à nouveau une mise en garde contre la chute de l’Homme par la répudiation de sa dimension spirituelle. 

Les auteurs des bestiaires chrétiens défendent un projet encyclopé­dique, au sens où ils veulent rendre compte de la totalité du savoir et de l’être, dans différents champs, des sciences à l’art, des allégories morales aux adages de la tradition. Supports de démonstration magis­trale, les animaux constituent des exemples sur lesquels les auteurs plaquent des préceptes moraux. Plusieurs encyclopédistes, parmi lesquels Isidore de Séville, affirment eux aussi la parenté du singe avec le diable. 

Lors du changement de paradigme qui émerge vers le XIIe siècle, les érudits opèrent un retour aux sources antiques et redécouvrent les auteurs grecs et latins. Les êtres hybrides, faunes, singes et autres créatures mythologiques, refont surface. Les ressem­blances physiques entre humains et simiens sont reconnues, mais le critère de rationalité prévaut pour les distinguer. Une des nouveautés apportées par les encyclopédistes consiste à spéculer sur la men­talité, voire la psychologie des primates ; toutes les connaissances liées à leur biologie, ou à leur anatomie, étant recensées à partir des travaux des savants grecs, romains, arabes ou germaniques, parmi lesquels Aristote, Pline, Avicenne ou Hildegarde de Bingen. 

 Albert le Grand élabore son histoire naturelle comme une branche de la théologie, de même que les autres encyclopédistes. Son oeuvre se démarque néanmoins de leurs travaux. Ses descriptions se fondent en effet, souvent, sur des observations directes. Il répertorie toutes les similitudes entre l’être humain et les singes, y compris du point de vue mental (mémoire, jugement et imagination), mais maintient l’épreuve de la ratio. Seul l’Homme se prescrit des lois, différencie le bien du mal, vit dans des sociétés civilisées. Le théologien domi­nicain Thomas de Cantimpré juge les ressemblances corporelles trom­peuses et considère les imitations simiesques comme de piètres copies des comportements humains. Il ajoute que les singes se déplacent à quatre pattes. Leur nature les oblige donc à tourner leur regard vers le sol, alors que l’Homme contemple le ciel, lieu de son salut. 

SOURCE : Petite Histoire des Grands Singes 

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LE MALÉFICE DU HIBOU

Posté par othoharmonie le 5 mars 2015

 

290px-Marsh_owl_(Asio_capensis)Le froid était très vif en cette nuit de février 1756. L’homme marchait à grands pas, s’arrêtant de temps en temps pour mieux s’orienter. En ce lieu la forêt était moins dense et les rayons de lune éclairaient par instants cette silhouette, la faisant ressembler à quelque énorme insecte. Brusquement l’homme se figea. En face de lui le château fort lui apparut à la fois imposant et inquiétant, se dressant comme un obstacle infranchissable. Après s’être assis, l’inconnu sortit une arquebuse de sa housse. Dans deux heures tout au plus, le jour se lèverait; il lui suffisait d’attendre et d’être patient, le reste se déroulerait, il en était sûr, suivant son plan.

L’oiseau, comme sorti de nulle part, survola une des tourelles de la forteresse, longea le chemin de ronde, puis piqua vers la vallée. Un claquement sec se fit entendre. Comme happé en plein vol par la main d’un géant invisible, l’oiseau s’immobilisa une fraction de seconde, puis entama une chute à la verticale.

Accroupi au pied de la muraille, le chasseur regardait sa proie. Sa stupeur fut grande quant il s’aperçut de son erreur. Il n’avait pas tué le hibou mais un vulgaire faucon. Il n’eut d’ailleurs pas le loisir d’y réfléchir longtemps ; il ressentit une violente douleur à la nuque, puis ce fut le néant.

Le village de Malesuerte comptait un peu moins de deux cents âmes . L’agriculture, l’élevage et la production de charbon.

de bois occupaient la totalité de la population qui vivait chichement. Isolés du reste du monde pendant les longs mois d’hiver, les villageois menaient une vie rude, parfois même à la limite du supportable. Cette solitude les rendait taciturnes et ombrageux. La famille Auguste n’échappait pas à la règle et, comme les autres, était sujette à la superstition.

Ce jour là, le clan était rassemblé dans la salle commune, autour de la grande table en chêne massif. Il y avait là le père, trois de ses quatre fils, la mère et les deux filles. Le père Auguste, assis en bout de table, le buste bien droit, ses mains puissantes posées à plat, s’adressait à ses garçons. C’était un homme d’environ soixante ans, cheveux blancs, le visage buriné par la vie au grand air, aux traits empreints d’une certaine noblesse qui ne laissait pas deviner sa condition modeste de charbonnier. Sa voix aiguë pour un homme de stature très imposante, surprenait : « Je crois qu’il ne faut plus se leurrer, votre frère aîné ne reviendra plus. Je ne voulais d’ailleurs pas qu’il s’attaque au hibou. Cet oiseau est un sorcier déguisé. »

Un long silence suivit. On attendait que le père n’ait plus rien à dire. Joseph, le troisième fils, d’un imperceptible signe de la main, demanda la parole :  « Père, l’idée de la mort de mon frère Jacques m’est insupportable. C’est pour nous tous qu’il a eu le courage d’aller au château. Nous devons le venger. »

Joseph était le trait d’union entre le village et le marché de la ville située à cinq lieues plus bas, dans la vallée. Il y transportait les marchandises, vendues ou troquées , à dos de mulet. Son contact avec le monde extérieur lui faisait ressentir les choses de la vie sous un éclairage différent. Il avait du mal à admettre la sorcellerie et les drôles d’histoires qui en découlaient. Pendant une année, le père Auguste avait hébergé gratuitement un colporteur, à la seule condition qu’à l’issue de son séjour, Joseph sache lire et compter. A l’époque , l’enfant très doué avait facilement assimilé cet apport intellectuel. Maintenant, une fois par semaine, le soir, en rentrant du marché, il faisait les comptes sur la grande table. La famille et même parfois quelques voisins venaient le regarder. Ces gens simples admiraient Joseph, subjugués qu’ils étaient par la magie des chiffres qui s’alignaient sur le papier posé devant lui. Seul, était audible le léger grattement de la plume d’oie, bruit amplifié par le silence quasi religieux qui régnait dans la pièce. Pendant ces soirées, le temps semblait s’arrêter, comme si un dieu miséricordieux avait décidé que ces oubliés avaient eux aussi besoin d’une lumière spirituelle.

Accoudé à sa fenêtre, Joseph dominait la rue principale où contrairement aux habitudes, à cette heure de la journée, la foule se pressait nombreuse. Des bruits de voix, des sons lui parvenaient par bribes, parfois compréhensibles, parfois sourds et confus : c’était la rumeur, sournoise, protégée par l’anonymat, dangereuse et perfide. Elle s’insinuait dans tous les esprits, lentement mais sûrement, distillant son poison ; le village était maudit disait-elle et un exorciste allait venir pour extraire le Mal. La disparition de Jacques, l’aîné de la famille Auguste, après celle des trois filles du village, c’était le trop plein qui avait déclenché l’intervention de l’Eglise.

Joseph ferma les yeux ; il ne se sentait pas très bien. En ville, il s’était lié d’amitié avec Raphaël, le vieil armurier, qui lui avait raconté comment ,jadis, l’Inquisition procédait pour chasser les démons. Il eut le pressentiment que le malheur allait frapper le village.

Description de cette image, également commentée ci-aprèsDe haute taille, d’une maigreur extrême, tonsuré, le visage blafard, lugubre dans sa robe de bure sombre, frère Thomas arriva le surlendemain. Il était accompagné d’un deuxième moine, sorte de géant au visage inexpressif, qui avait tout du garde du corps. La charrette qui les transportait, tirée par un âne, était encadrée par deux pandores à cheval. L’autorité judiciaire n’avait pas lésiné sur les moyens en expédiant, elle aussi, deux représentants de la loi. Deux familles furent priées d’aller prendre pension chez des parents ou des amis, afin de libérer leur logis pour les nouveaux venus.

L’après midi l’enquête commençait. Frère Thomas décida d’interroger toutes les personnes susceptibles d’apporter un témoignage concret sur l’enlèvement des trois fillettes disparues. Il n’apprit rien de bien précis si ce n’est le fait qu’à chaque disparition, un hibou avait été aperçu près de la maison de la victime. Cet oiseau de nuit venait, on en était presque sûr, du château. D’ailleurs il y avait bien longtemps que l’on n’avait revu le châtelain. Peut-être le hibou le séquestrait- il ? Certains affirmaient même que le rapace et le maître des lieux ne faisait qu’un ; la nuit il se transformait pour assouvir on ne sait quelle vilenie. L’enquêteur décida qu’un des gendarmes irait rapidement visiter le château. Il verrait ensuite s’il était nécessaire de « donner » la question à l’un des témoins. Il soupçonnait certains de ne point lui dire toute la vérité.

Le château dominait le village, rappelant que dans un lointain passé son rôle était de protéger les paysans qui dépendaient du puissant seigneur, maître absolu de toutes ces terres environnantes. A vol d’oiseau, à travers la forêt, la distance qui les séparait pouvait être estimée à un quart de lieue, mais pour y accéder par la voie normale, il fallait ressortir du village par la porte sud puis remonter un chemin sinueux et pentu.

C’est en 1200, alors que Philippe II régnait sur une France très chrétienne et sous forte influence papale, que le premier seigneur, Thibaut de Passevent prit possession de ce fief, don de son suzerain. Il partit d’ailleurs très rapidement, en 1202, pour la quatrième croisade ordonnée par Innocent et conduite par Boniface de Montferrat. Les croisés, alliés de Venise qui fournissait les moyens de navigation pour la traversée furent détournés sur la côte Adriatique puis vers Constantinople dont ils s’emparèrent, fondant l’Empire latin. De retour en 1204, Thibaut vécut sur ses terres, soucieux d’assurer sa descendance . Depuis les comtes de Passevent s’étaient succédés sur ce domaine et, actuellement, c’est le dernier héritier, Jauffret, qui en était le seigneur. Il sortait rarement et personne ne pouvait se vanter de vraiment le connaître.

Le gendarme arrêta son cheval devant l’énorme porte en bois massif, un peu surpris qu’elle fut entrouverte. Toujours en selle, il pénétra à l’intérieur et se trouva, après être passé sous un porche, dans une cour pavée, délimitée par des bâtiments dont les fenêtres protégées par des barreaux n’étaient pas sans évoquer celles d’une prison. Mettant pied à terre, le pandore attacha sa monture à un anneau scellé dans le mur. Il ne put s’empêcher d’imaginer un preux chevalier qui, quelques siècles plus tôt , aurait eu le même geste. Inconsciemment il était impressionné par l’atmosphère qui régnait en ce lieu. De sa voix puissante il appela plusieurs fois mais à l’écho de ses exhortations suivait un silence anormalement pesant. Il faillit repartir mais pensant à son chef qui attendait son rapport, il prit la décision de pousser plus loin ses investigations. Un coup d’œil circulaire lui fit découvrir une porte basse, située sur sa gauche, apparemment ouverte. Il s’approcha et, la poussant du pied pour élargir le passage, il découvrit qu’elle donnait sur un escalier en pierre qui s’enfonçait vers le niveau inférieur. En descendant les premières marches il eut la désagréable impression d’être guidé comme un vulgaire gibier s’avançant dans le piège tendu par un invisible chasseur. L’endroit était humide et sentait le moisi. Passant la main sur son front, il la retira mouillée par la transpiration ; il ne pouvait s’empêcher de céder à une certaine angoisse. Il s’invectiva mentalement et poursuivit sa descente. L’escalier était plongé dans une demi obscurité propice à créer un climat quelque peu surnaturel ; le sentiment d’être épié le rendit encore plus nerveux et c’est presque au pas de charge qu’il atteignit la dernière marche. Faisant une pause pour mieux récupérer, il crut voir deux yeux qui le fixaient intensément. Il fallait qu’il se calme, il n’allait pas comme ces paysans ignorants croire aux histoire de hibou. Il s’appuya sur la porte qui lui faisait face et nota que l’énorme verrou qu’il venait de tirer glissait facilement, ce qui prouvait un entretien constant. La pièce dans laquelle il venait d’entrer était très vaste et relativement bien éclairée grâce aux ouvertures pratiquées dans le plafond en forme de voûte. Une croisée d’ogives donnait à ce lieu un air de chapelle. Sur le sol des caisses oblongues étaient parfaitement rangées. La première qu’il essaya d’ouvrir lui résista ; sortant son poignard, il réussit après de longs efforts, à décrocher le couvercle qu’il souleva. Il ne put retenir un cri ; une onde glacée parcourut tout son corps le laissant comme étourdi. Là, devant lui, gisait le corps d’une fillette, sec, vidé, comme momifié. Au dessus, par l’ouverture d’une meurtrière dissimulée dans le mur, apparut l’extrémité métallique d’un carreau d’arbalète. Le gendarme entendit ,un sifflement, ressentit une violente douleur à la nuque, puis ce fut le néant.

L’arrivée du cheval sans cavalier, à la tombée de la nuit, provoqua un énorme malaise à Malesuerte . Frère Thomas décida, prudemment , d’attendre le lendemain pour agir. Grimaud le gendarme, pensait à son adjoint disparu ; pour lui le retour de la monture était la preuve formelle que son collègue avait été agressé. Bon cavalier il n’avait pu être désarçonné et, très respectueux du règlement, il n’avait sûrement pas oublié d ‘attacher son cheval s’il s’en était séparé.

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Description de cette image, également commentée ci-aprèsDans le laboratoire qu’il avait créé au château, Jauffret de Passevent, examinait deux jeunes femmes allongées sur des lits placés de part et d’autre de l’escabeau sur lequel il était assis. Une « pompe » actionnée par un poids qui descendait très lentement, entraînant un mécanisme complexe, faisait circuler à travers des tuyaux reliés aux deux corps, le liquide sanguin. Ainsi une des deux femmes se « vidait » au bénéfice de l’autre. Quelques soubresauts, accompagnés d’un râle profond, alertèrent le comte qui souleva la paupière de la personne placée à sa droite, constatant ainsi que ce n’était plus qu’un cadavre. –« déjà ! c’est à peine suffisant. Il faudra que j’avise. » soliloqua Jauffret en stoppant la machine. Sur sa gauche, le visage de la femme avait perdu sa lividité d’origine et sa bouche entrouverte témoignait du retour vers une respiration plus régulière. Une nouvelle fois Agnès de Passevent reprenait vie.

Atteinte d’une mystérieuse maladie, un apport de sang nouveau et vivifiant lui était indispensable par périodes régulières. Son époux avait cherché et trouvé la solution grâce aux secrets appris et transmis par un de ses ancêtres qui avait longtemps séjourné dans la région de Constantinople. En ce temps là, de nombreuses universités arabes enseignaient les mathématiques et les sciences, en avance sur les connaissances des savants du royaume de France. Le vrai problème avait été l’approvisionnement qui posait un sérieux cas de conscience. L’amour du comte pour  son Epouse l’avait finalement emporté . Le village était là, il suffisait de se servir ; après tout ces gens lui appartenaient.

Sortant de ses réflexions, Jauffret passa dans la pièce voisine où se tenait, debout sur la table, un magnifique hibou. Voyant apparaître son maître, l’oiseau, en signe de bienvenue, pencha légèrement la tête et ferma un œil ; c’est toujours ainsi qu’il l’accueillait. S’asseyant sur un fauteuil qui ressemblait fort à un trône, le seigneur s’adressa au rapace : « Vois-tu Soliman j’ai encore besoin de tes services. Ces jeunes filles ne peuvent pas toutes être utilisées pour régénérer Agnès. Certaines ne sont pas compatibles. C’est ce qui explique le grand nombre de tes incursions au village. J’ai repris la bague au doigt de ta dernière victime. La voici ; décide toi même de la date de ton intervention. Es-tu d’accord ? » Ce faisant, il posa sur la table un merveilleux bijou : la bague en or dans laquelle était serti un magnifique rubis. Le rapace leva la patte en signe d’assentiment. Sa mission très simple naguère, s’était compliquée depuis l’arrivée des étrangers au village et des rumeurs faisant état de sa présence sur les lieux des différentes disparitions. Le plus discrètement possible, il déposait à portée de la jeune fille choisie un message avec un dessin représentant une femme arrivant au château. Jointe à ce message, la bague. Le rêve des amours du beau prince et de l’humble bergère est éternel. La future victime venait d’elle même se livrer au bourreau.

Le soleil n’arrivait pas à percer le brouillard givrant dû à la conjonction du froid et de l’humidité. Un cavalier, penché sur l’encolure de sa monture, franchissait la porte sud. Sa silhouette, dans ce décor figé et hostile, faisait penser à quelque fantôme échappé d’une légende celte. C’était le gendarme Grimaud qui, tenace, continuait son enquête. Il revenait du château où le cheval de son adjoint, la bride libre, l’avait conduit, lui donnant ainsi la certitude que c’est là bas que le malheur était arrivé. Le vieux soldat n’arrivait pas à se consoler ; une véritable amitié le liait au disparu qu’il avait lui même formé professionnellement ; de plus il regrettait amèrement de ne pas l’avoir accompagné dans sa mission. Des larmes coulaient sur ses joues tannées par des années de campagnes dans l’armée du roi Louis. C’était la première fois de sa vie qu’il pleurait.

Lorsqu’il atteignit la place du bourg, une forte agitation y régnait. Frère Thomas n’avait pas perdu son temps. Jugeant inutile d’aller voir le seigneur des lieux, qui ne pouvait être la cause de la colère de Dieu, il décida d’interroger un des témoins. Celui-ci serait désigné par des villageoises. Deux matrones, estimant qu’il valait mieux ne pas s’attirer les foudres de l’inquisiteur, se portèrent volontaires. Après un court conciliabule, elles décidèrent que Fanchette dite la bâtarde, correspondait au profil demandé. Fanchette, quinze ans bientôt, jolie quoique menue pour son âge, était de caractère taciturne et sauvage. Née de père inconnu elle fut recueillie, à la mort de sa mère, par des voisins. Un murmure traversa la foule que le moine estima être la preuve d’un accord général. C’est de cette foule que les deux paysannes extirpèrent leur proie muette et tremblante de peur . Elles la portèrent jusqu’au centre de la place car la terreur qu’elle éprouvait l’empêchait de marcher. Le deuxième moine, le colosse, posa à terre un immense cadre en bois sur lequel les deux femmes attachèrent la fillette après l’avoir entièrement déshabillée. C’est dans une grange où tout avait déjà été aménagé en une sorte de tribunal, que l’homme de Dieu fit transporter celle qui allait, disait-il, lui révéler les obscurs dessous de cette affaire .

Son second, transformé en tourmenteur, attendait les ordres. L’inquisiteur commença par asperger d’eau bénite la malheureuse victime, puis fit un signe à son aide. Le premier supplice choisi pour une « question » simple : la scarification. Un cri horrible, d’une puissance dont on n’ aurait pu soupçonner la suppliciée capable, fit frissonner toute l’assistance, lorsque le bourreau, d’un coup de lame commença son œuvre. Le silence qui suivit fut rompu par la voix grave de frère Thomas qui, main droite tendue, agitait un crucifix. «  Avoue que tu as été visité par le diable, avoue tes crimes, responsables de la malédiction qui s’est abattue sur le village. »

Il y eut un mouvement de foule dans le fond de la salle. C’était Joseph qui ne pouvant en supporter davantage, sortait rapidement pour ne pas évacuer sur place son dernier repas. Le vent frais qui soufflait à l’extérieur lui fit reprendre ses esprits ; il arrivait à nouveau à raisonner correctement. La nuit n’allait pas tarder à tomber. Ici pendant l’hiver tout se passait très vite, il n’y avait pratiquement pas de crépuscule. L’ interrogatoire arrêté, il faudrait bien placer la prisonnière quelque part. La nuit venue il aviserait. Il repensa à son ami le vieil armurier qui lui avait parlé de la Renaissance, des philosophes qui mettaient en doute l’existence de Dieu, de l’importance de l’homme dans l’univers, le guidant vers un humanisme que sa nature généreuse acceptait naturellement, spontanément.

Bien à l’abri derrière le muret qui prolongeait la fontaine, Joseph observait l’entrée du bâtiment où Fanchette   était séquestrée. Le moine géant montait la garde devant la porte d’entrée. Bien que possédant une longue dague, le jeune homme savait qu’il n’avait aucune chance dans un combat au corps à corps contre un tel adversaire, sûrement armé lui aussi. Il en était là de ses réflexions, cherchant une hypothétique solution, lorsque dame chance lui tendit une main secourable. La sentinelle, après avoir jeté un long regard aux alentours, entrebâilla la porte et pénétra à l’intérieur. La lune était montante depuis deux nuits et sa clarté, sans être trop vive, permettait d’éviter les problèmes de déplacement. En quelques foulées, Joseph, dague à la main se faufila dans la grange. Il lui fallut de longues secondes pour que ses yeux s’habituent à l’obscurité. Ce fut le bruit d’une forte respiration accompagnée de grognements qui attira son attention. Après avoir enfoncé un chiffon dans la bouche de la fille, le moine lui avait détaché les chevilles. Malgré la résistance de sa victime, il lui écartait inéluctablement les jambes. La robe de bure relevée jusqu’à la taille laissait voir ses fesses musclées qui se mouvaient à la recherche du plaisir. Joseph plaça la pointe de son arme sous l’omoplate gauche du violeur, l’orientant légèrement vers le haut puis pesa de tout son poids sur le manche de sa dague. Le corps du moine devint tout   flasque. La suppliciée n’ était pas en trop mauvais état. Le bourreau avait peut-être ,en officiant, pensé à ne pas abîmer celle qu’il espérait retrouver la nuit.

Fuir ne servirait à rien, tôt ou tard ils seraient repris ; il ne fallait pas compter sur la complicité des habitants de Malesuerte.

Une seule solution s’offrait à lui : ruser et battre ce maudit moine avec ses propre armes. Pour cela Joseph disposait de deux atouts sérieux ; tout d’abord, une grande imagination , et puis un esprit rationnel libéré de toutes ces croyances, conséquences d’un obscurantisme entretenu par la religion.

Après avoir libéré Fanchette, il attacha le moine sur le cadre de torture, en prenant soin auparavant de nettoyer et de dissimuler la blessure, lui croisa les mains qu’il entoura d’un chapelet pris dans une poche du vêtement de l’ecclésiastique. Il fit la leçon à la jeune paysanne, lui expliquant l’attitude à adopter pour la suite des évènements. Puis après avoir fermé la porte d’entrée, il revint à l’extérieur et se mit à hurler. Quelques minutes plus tard les habitants portant des torches le découvrir à genoux ; l’extase se lisait sur son visage.

-« Je passais par hasard, leur dit-il, lorsque j’ai aperçu une lumière aveuglante, peut-être était-ce un ange, qui venait de la grange. Je n’ai pas osé entrer, c’est sûrement un miracle. »

Personne n’ayant le courage d’ouvrir la porte, on alla quérir frère Thomas. Entouré de quelques hommes, dont certains armés de fourches, il entra puis, stupéfait, s’arrêta . Fanchette à genoux, les bras en croix, s’adressait au religieux attaché sur le cadre. Elle ne se fit pas prier pour expliquer qu’un ange était venu lui annoncer que le village était lavé de ses péchés. Le moine s’était offert en signe de rédemption.

L’inquisiteur comprit qu’il n’avait plus sa place à Malesuerte. Après quelques instants de réflexion, il annonça son prochain départ. Joseph aurait bien aimé savoir si le moine avait «  gobé » son conte. Avait-il la foi au point de croire au miracle ? Etait-il simplement bon perdant devant une situation qui lui échappait ? Il se promit d’en discuter plus tard avec son ami Raphaël.

Le village avait repris ses habitudes et la tension était retombée depuis que la menace de l’Eglise n’était plus ressentie par les habitants. La famille Auguste, chez qui vivait maintenant Fanchette, avait même reçu la visite des deux matrones responsables de ses malheurs, venues implorer son pardon. Tout semblait être au beau fixe et pourtant la menace du hibou demeurait, elle, bien réelle.

Le gendarme ne pouvait se résoudre à considérer son enquête comme terminée. Les disparitions restaient toujours une énigme. Son côté mécréant lui faisait rejeter les explications données par frère Thomas qui pour lui n’était qu’un pervers dangereux. Le souvenir de son jeune adjoint venait hanter ses nuits et il savait que seule la vengeance le libèrerait. Il faudrait bien qu’un jour le comte Jauffret sorte de son antre. Il suffisait d’être patient .

Il errait donc, observant, écoutant les conversations des uns et des autres, à l’affût de quelque détail qui le mettrait sur une piste. Sa pugnacité allait être récompensée.

La nuit et une brume épaisse s’étaient alliées pour gommer petit à petit les contours des objets environnants. Tout devenait flou et irréel. Enveloppé dans sa cape, tapis au poste d’observation qu’il avait choisi parce qu’il dominait le village, Grimaud perçut un bruit venant du chêne voisin. Un rapace, parti de la cime de l’arbre, après avoir parcouru une vingtaine de mètres se posa sur le rebord de la fenêtre d’une des maisons. L’oiseau semblait tenir une proie dans son bec ; il la posa et frappa ensuite contre la vitre ; lorsque la personne, à l’intérieur, se manifesta, il repartit. Le gendarme bondit et parvint rapidement à la fenêtre ouverte, se trouvant nez à nez avec une jeune femme à qui il arracha des mains l’objet apporté par le hibou. Poussant un cri la villageoise referma brutalement, terrorisée par cette apparition soudaine. Bague et message en main, il ne fallut pas longtemps à l’enquêteur pour deviner comment le châtelain procédait pour attirer ces naïves jeunes filles. Maintenant il tenait ce monstre qui laisserait la porte du château ouverte afin de laisser entrer

« l’invitée ». Il devait en profiter pour y pénétrer sans être vu. A cette seule condition il garderait un avantage certain sur l’adversaire. Il eut une pensée pour son malheureux collègue qui s’était probablement fait piéger parce que repéré dès son arrivée. Il fallait donc détourner l’attention d’un éventuel guetteur en l’occupant côté forêt. Qui voudrait bien l’aider ? Il songea à Joseph qu’il devinait intelligent, ayant du caractère, et beaucoup plus évolué que les autres villageois ; il le soupçonnait d’ailleurs d’avoir joué la comédie, devant la grange, pour sauver Fanchette. Il avait examiné le « gros » et son œil d’expert avait rapidement trouvé la cause de sa mort. Par prudence il n’avait rien dit. Joseph à qui Grimaud raconta ses dernières découvertes, accepta d’emblée. Il n’oubliait pas que son frère avait disparu lui aussi en allant chasser ce maudit hibou.

D’immenses bûches brûlaient dans la vaste cheminée de la salle d’armes, rendant la température de la pièce un peu plus clémente. De temps à autre les craquements du bois qui éclatait sous les morsures des flammes rompaient le silence de la pièce. Sur l’encadrement du foyer faisant saillie dans la salle, des trophées de chasse étaient posés ; il fallait être fin observateur pour remarquer que le hibou placé là, était lui, bien vivant. Immobile il observait le maître des lieux perdu dans ses pensées. Le comte Jauffret était bien obligé d’admettre que les transfusions faites à son épouse étaient de moins en moins performantes. Ce jour, elle avait souhaité demeurer dans sa chambre en compagnie de sa suivante.

Il fut tiré de ses sombres réflexions par un bruit insolite venant de l’extérieur. S’approchant d’une fenêtre, il vit un jeune homme, une hache à la main, en train d’abattre un chêne. Cette forêt appartenait au domaine comtal ; nul ne pouvait se permettre d’en couper le bois sans son autorisation. Tout contrevenant prenait de grands risques en outrepassant la loi. Jusqu’à ce jour personne n’avait osé s’y risquer. Le châtelain n’hésita pas longtemps ; décrochant une arbalète du mur voisin, il l’arma rapidement puis s’accoudant pour avoir une bonne assise, il visa l’intrus, attendant pour tirer que celui-ci ne bouge plus. Concentré sur sa cible l’arbalétrier n’entendit pas arriver dans son dos le gendarme Grimaud ; ce dernier avait par précaution enroulé des chiffons autour de ses chaussures pour éviter tout bruit. Pétrifié par la surprise, Jauffret sentit la pointe d’un sabre s’appuyer fortement sur son cou. –« Par Pilate et Barabbas, tu lâches ton arme ou je t’étripe. » La voix du militaire résonna sous la voûte comme un cri de victoire. Homme d’expérience, il savait que tuer un noble pouvait lui valoir Description de cette image, également commentée ci-aprèsde sérieux ennuis. Sous Louis XV on ne badinait pas avec les roturiers qui se le permettaient. Ne cédant pas à son impulsion première dictée par la vengeance il désarma son adversaire puis lui lia les poignets ; passant ensuite le buste à la fenêtre, il agita son couvre-chef. En bas, soulagé et heureux Joseph répondit à son signal.

Après avoir dépêché un courrier à cheval vers la ville la plus proche, Grimaud accueillit avec soulagement un lieutenant de police et ses hommes. La comtesse fut acheminée sur Paris pour un retour dans sa famille. Le comte de Passevent, lui, serait jugé par un tribunal spécial nommé par le Roi.

Par la porte sud, le gendarme Grimaud repartait, mission accomplie. Il n’était pas seul ; Joseph l’accompagnait, en route pour l’école de gendarmerie. « Vois-tu fiston lui glissa l’ancien, dans cette aventure, j’ai perdu un ami, mais le destin m’a donné un fils. »

FIN

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Se préparer à la mort d’un animal

Posté par othoharmonie le 1 février 2015

 

Accompagner l’animal et son gardien

La perte d’un être cher est toujours une épreuve difficile et délicate à passer pour nous les hommes.

téléchargement (5)Notre attachement est trop fort et nos croyances et limites mentales font de la mort une porte qui fait peur. Solitude à la clé pour celui qui reste. Abandon. Perte de repères émotionnels voire physiques. L’amour que nous portons à nos êtres chers, animaux comme humains, n’est souvent pas dénué d’intérêts, même si cela est délicat de se l’avouer. Cet amour, la présence de l’autre, nous porte en quelque sorte. Si l’autre disparaît, nous pleurons notre amour perdu, sa présence disparue et la partie de nous-même que l’autre comblait.

L’animal n’a pas d’attaches émotionnelles

L’animal ne semble pas avoir la même vision. Il n’a pas d’attaches émotionnelles. Il aime. Il aime naturellement et c’est un amour dénué d’intérêt personnel. Bien sûr, l’animal « domestique » attend de nous que nous lui apportions sécurité en assurant sa survivance, et une attention quotidienne. Mais son amour n’est pas entaché d’attachement et de dépendance spirituelle. C’est l’Amour absolu et universel qui n’est pas cause de souffrance.

Oui, nous voyons des éléphants honorer le corps d’un des membres de leur famille. L’homme y voit l’expression de la tristesse et du désespoir. Peut-être y a-t-il simplement accompagnement de son âme et rite sacré pour faciliter le Grand Passage. Le manque ne semble pas palpable, comme pour l’homme. Il y a une conscience supérieure du retour de l’âme de l’animal mourant au Grand Tout.

Vous me direz, nombreux sont les cas de dépression d’un chien ayant perdu son maître. Oui, c’est possible. Peut-être a-t-il tellement emmagasiné le substrat émotionnel de son gardien que son comportement intérieur s’en est imprégné. Peut-être encore que cette dépression n’est qu’une impression que les hommes ont de leur point de vue. Et si ce n’était que le point final de la vie du chien, le début de sa préparation à la mort car il a fini d’accomplir cette mission ? Il aura joué particulièrement à merveille son rôle d’aide, d’absorption, de régulation des énergies et des émotions de son compagnon humain, si bien que lorsque le maître effectue son passage, le corps du chien se rend car l’animal a fini sa mission.

N’avez-vous jamais remarqué que l’animal, qui sait sa mort approcher, est calme et détendu ? Beaucoup savent que les chats se cachent et se replient en eux-mêmes pour mourir. Ils meurent seuls car ils portent la paix en eux face à la mort. Et si certains animaux, dits de compagnie, préfèrent se rapprocher de leurs maîtres pour mourir ou attendre leur retour, on remarquera que souvent ils savaient que c’était nécessaire, non pour eux-mêmes, mais pour leur gardien. C’est à cette condition que le gardien pourra entamer un processus de deuil, c’est-à-dire de détachement : apprendre à vivre seul sans son ami et allié. Les animaux savent aussi que l’homme aura tendance à culpabiliser de n’avoir pas pu participer et être présent au moment de la mort de leur animal.

Nos animaux reflètent une partie de nous-même

Pourquoi avons-nous cette dépendance émotionnelle et spirituelle vis-à-vis de nos animaux ? Certes, ce sont nos amis intimes. Ils sont parfois seuls à nous connaître véritablement, à nous percer sans même que l’on ait à parler en raison de leurs facultés extrasensorielles naturelles. Et même des personnes peu convaincues des facultés médiumniques des animaux savent profondément et sincèrement que leurs animaux, eux, les comprennent. Oui, les animaux nous accompagnent mais bien plus que cela. Ils nous reflètent une partie de nous-mêmes, avec laquelle parfois on ne sait ou ne veut communiquer.

Ils posent un regard sur notre Intérieur et nous le révèlent.
Ce lien est bien plus alors que de l’amitié et de l’amour homme-animal. Il est une part de nous. Et lorsque nous « perdons » un animal, lorsque celui-ci meurt, nous perdons un accès à nous-même. L’homme a des difficultés à s’Aimer. Par le regard de son animal, il perçoit une partie de son Amour et de son Intérieur lumineux que l’animal lui reflète. Lorsque l’homme aura conscience de sa Beauté Divine et de son lien avec le Tout, l’animal n’aura plus alors ce rôle-ci d’accompagnant ; il pourra à nouveau retrouver sa place d’Égal pour cheminer avec l’homme qui aura retrouvé son instinct et son Amour total. Et c’est toute la Création (ou les Créations) qui pourra alors reprendre le chemin vers l’Unité. Pour ce faire, l’homme a plusieurs aides et guides dont les animaux, d’où ce sentiment d’abandon et de solitude tant marqué à la mort de son animal. images (12)Les animaux nous suivent, nous précèdent, nous guident, nous secourent et nous soulagent de nombre de maux qu’ils soient physiques, émotionnels ou spirituels.

Le meilleur cadeau que nous puissions leur faire

Se préparer à leur mort et l’accepter est le meilleur cadeau que nous puissions leur faire. S’accrocher à eux peut empêcher leur âme de prendre son envol de façon complète et sereine. Mais il ne faut pas culpabiliser de ne pas réussir à lâcher prise complètement ; nous sommes imparfaits et nous avons le droit aux expériences pour ensuite mieux être. Nous pouvons, par le biais de la communication animale, entrer en contact avec notre compagnon afin de préparer sa mort. C’est un cadeau inestimable qui peut, si ce n’est empêcher, du moins limiter les souffrances de part et d’autre.

Apportons un peu plus de sérénité et d’acceptation dans notre cœur au moment de la mort de notre animal, et nous lui offrons réconfort et paix. Quand on interroge un animal sur la mort, il n’a pas peur, il ne craint pas de perdre, peut-être même il n’a pas peur de souffrir car il n’y accorde pas la même attache : il arrive à vivre dans l’acceptation et l’ouverture totale au moment présent. L’animal sait aussi quand sa mort approche (on ne parle pas des accidents) et il s’y engage avec confiance.

L’homme, à quelques exceptions près, n’a pas forcément cette approche subtile de la mort, et il y raccorde souvent la souffrance, la douleur et la séparation et peut parfois même lutter et refuser le départ de son âme.

L’accompagnement avec la communication intuitive
Pour accompagner son animal dans la mort, et s’accompagner soi-même, il faudrait peut-être d’abord que l’homme pose un autre regard sur ce qu’est la mort : un passage d’un état à un autre pour un renouvellement et une évolution de la Vie. Ce qui ne veut pas dire qu’il faut se refuser à toute souffrance : accordons-nous la liberté d’éprouver de la tristesse, c’est humain, mais ne nous accrochons pas au désespoir. Ainsi, en limitant nos résistances, nous soulageons l’âme de l’animal de notre emprise, et elle peut alors effectuer son chemin en toute sérénité et légèreté.

La communication animale intuitive peut être un moyen fabuleux pour préparer ce moment qui est vécu par l’homme comme une séparation. L’animal peut aider directement son gardien, il sait faire passer les bons mots (si l’on peut dire car le communicateur traduit les ressentis qu’il accueille de l’animal) pour réconforter son ami, lui ramener en souvenir leur chemin parcouru et les moments partagés et surtout l’amour que l’animal lui portait. Il peut aussi montrer ce qu’il ressent vraiment, tant physiquement qu’intérieurement. Parfois l’homme a tendance à grossir la souffrance physique de son animal car il y greffe sa propre souffrance émotionnelle. L’animal saura traduire son état intérieur et ses sensations physiques justes. Ainsi, le communicateur animal peut aider le gardien à suivre l’état de son animal au cours d’une longue maladie, ou tout au long de sa vieillesse. Il est un trait d’union entre les deux. Il peut également faire passer des messages entre eux. Tout ceci dans le but d’un apaisement du gardien et de son animal.

L’euthanasie

Une des questions qui reviennent, et qui est source de beaucoup d’inquiétude pour les propriétaires, est celle de l’euthanasie.

Certains veulent euthanasier leur animal au moindre signe de souffrance. Il est à noter qu’une telle prise de décision et un passage à l’acte prématuré peut parfois gêner l’âme de l’animal à se dégager du corps. L’animal doit pouvoir faire un travail de préparation à sa mort. Il se peut que l’animal ne soit pas prêt à mourir. Ce n’est pas le bon moment, il n’a pas fini de goûter ce qu’il avait à vivre. Ou encore le propriétaire n’est au fond de lui pas prêt. Il est parfois préférable de retarder la décision d’euthanasie, et de se rapprocher d’un vétérinaire ou autre thérapeute afin de prendre en charge la douleur de l’animal. Si une décision d’euthanasie doit être prise, il faudrait de toute façon pouvoir en informer l’animal avant de façon à ce qu’il se prépare.

images (13)D’autres fois, la décision d’euthanasie est plus ou moins réclamée ou suggérée par l’animal. Cette vie-là est terminée, il souffre vraiment trop et, par un tel acte, c’est aussi un moyen offert au propriétaire de se libérer d’une partie de sa souffrance liée au deuil de son animal. L’euthanasie, lorsqu’elle est bien préparée et accomplie, est aussi apaisante pour l’animal que pour son gardien. Il semble qu’elle ait un rôle antalgique dans cette séparation, le propriétaire se déchargeant d’un peu de sa souffrance émotionnelle pendant l’acte vécu comme un rituel de passage.

Savoir quand euthanasier est une question que l’on peut directement poser à l’animal. Et c’est une question cruciale pour l’animal et son gardien. Par l’intermédiaire de la communication intuitive on peut suivre l’état de l’animal et aider à la prise de décision, alors que le propriétaire est le plus souvent démuni, submergé par ses émotions et plus toujours à même d’être à l’écoute de son animal de façon objective.

Un accompagnement dans la mort bien mené, grâce entre autre à la communication animale, apporte un soulagement immense à l’animal et son gardien, pour le plus grand bien des deux.

Lorsque la séparation s’est faite brutalement ou vécue de façon traumatisante pour l’un ou l’autre, il est possible avec la communication intuitive de rentrer en contact avec l’âme de l’animal défunt. L’animal peut ainsi apporter des réponses aux inquiétudes de son gardien, de même que le gardien peut faire passer des messages ou des marques d’amour. Cette entrée en contact après le décès de l’animal est un pur acte d’amour de l’animal pour son gardien et vice-versa. Elle apport réconfort et apaisement, et permet au propriétaire d’avoir des explications, par exemple par rapport à une mort incomprise, ou des événements passés, et va être d’un admirable secours dans le cas de deuils difficilement vécus par les gardiens.

Passage et huiles essentielles

On peut également conseiller une association de deux huiles essentielles aux personnes devant supporter un deuil, ou aux personnes devant accompagner une autre en fin de vie et soutenir son entourage dans cette nouvelle étape. Il s’agit du Nard de l’Himalaya et de la Rose de Damas. En massage ou en diffusion, ces deux huiles essentielles sont d’un grand secours pour préparer au deuil les gardiens, et les animaux par voie de conséquence.

Pourrions-nous envisager l’aide de la communication intuitive pour soutenir et entourer des personnes en fin de vie et leur entourage ? Je pense aux personnes âgées, accidentées ou handicapées, ayant perdu toute possibilité de communication « classique » avec leurs proches. Le communicateur pourrait alors transmettre des messages de part et d’autre, qui peuvent être essentiels à une belle mort et une belle continuation de tous dans la paix et l’amour.

Merci à tous les groupes d’âmes animales qui ont aidé à nous faire comprendre leur point de vue.

images (14)Laissons les animaux nous apprendre à vivre … et à mourir.

Message reçu des groupes d’Âmes Animales, le 10 août 2010 par

Florence Emmeline Lombardini

Ostéopathe animalière de formation vétérinaire, communicante animale, claire-sentante

Courriel : contact@terres-d-emeraude.net

Association Wakama Nagi – Esprit Animal : www.wakama-nagi.org

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L’OTARIE CONNAIT LA VOIX DE SON BÉBÉ

Posté par othoharmonie le 18 janvier 2015

téléchargementQuelques heures après son débarquement sur l’île, la femelle donne naissance à un petit phoque-otarie. La délivrance ne prend que deux à trois minutes. Aussitôt après, la mère coupe le cordon ombilical avec ses dents et dégage le bébé empêtré dans sa membrane. Penchée sur lui, elle le sent, le lèche. Puis, comme une chatte s ‘empare de son chaton, elle le saisit par la peau du cou et l’installe à côté d’elle poussant la tête du petit vers ses mamelles. Après un court laps de temps, le bébé a compris : il commence à téter maladroitement,  puis rapidement s’enhardit et prend de l’assurance.

Après quelques jours de soins constants, la maman otarie éprouve le besoin d’aller faire un brin de toilette et de remplir son estomac qui crie famine.

Sa toilette terminée, elle s’éloigne du rivage et met le cap sur un lieu de pêche. Les lieux de pêche pour otaries sont des espaces marins bien délimités. Les plus proches sont situés à une centaine de milles des îles, soit pour le mammifère amphibie un trajet d’une vingtaine d’heures aller et retour !

A son retour, la mère se précipite en bêlant vers le groupe des bébés otaries occupant l’endroit qu’elle avait quitté le jour précédent. Plusieurs dizaines de bêlements répondent à son appel, mais elle a reconnu instantanément celui de son  petit ! Ecartant les autres nourrissons, elle s’avance vers le sien pour le faire téter.

Quelques jours après, la mère se remet à l’eau et revient le lendemain pour nourrir son petit. Le manège se répète ainsi plusieurs fois encore.

Les femelles vont à l’eau de plus en plus souvent à mesure que leurs petits grandissent et qu’ils ont moins fréquemment besoin de leur lait. Quand elles reviennent, elles les reconnaissent à la voix entre mille bêlements !

Après vingt-quatre heurs d’absence, si une maman otarie ne retrouve pas son nourrisson dans le petit groupe où elle l’a laissé, elle le cherche alors dans une de ces bandes compactes – formées de plusieurs centaines d’unités – auxquelles son instinct grégaire l’a poussée à se joindre. Elle se met à bêler, écoute, reconnaît la réponse. Elle s’avance aussitôt vers son petit en écartant les autres. S’il est endormi au moment où elle bêle, elle n’entend rien et ne peut répondre. Elle recommence plusieurs fois, puis fait une pause, et poursuit sa recherche jusqu’à ce qu’elle l’ait retrouvé.

A l’image des bébés otaries, souvent nous sommes endormis . Spirituellement inattentifs. Accaparés par nos occupations multiples, nous vivons déconnectés de Dieu. Dans ces moments-là, Dieu nous parle. Il essaie d’attirer notre attention sur les incohérences de notre comportement, sur les dangers qui nous menacent. Mais nous n’entendons pas.

Comme Dieu est trop respectueux pour s’imposer à nous, il attend. Il marque une pause avant de frapper à nouveau à la porte de notre cœur en vue de renouer le dialogue, la relation interrompue.

Dieu agit ainsi une fois, dix fois, cent fois. Inlassablement.

Extrait du site : http://www.en-route-pour-le-ciel.fr/

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