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LE RAT D’eau

Posté par othoharmonie le 17 septembre 2016

 

Le campagnol terrestre vit sous terre dans les prairies, mais aussi dans les jardins ou les vergers quand il y trouve une nourriture facilement accessible et appétissante (fruits en particulier).

Avec ses griffes et si nécessaire à l’aide de ses incisives, il creuse des galeries dans le sol, repoussant la terre derrière lui avec les pattes, puis avec la tête, formant des monticules de surface évoquant les taupinières. Cependant il est à noter que la galerie du campagnol débouche en biais à l’air libre alors que celle de la taupe débouche verticalement (enfoncer un bâton lève aussitôt le doute). La raison est due à la différence de profondeur des galeries respectives.

rat d'eau

Il peut causer des dégâts dans certaines cultures et les vergers.

Comme tous les rongeurs, il peut véhiculer de nombreuses maladies susceptibles de toucher l’homme : parasitaires  - maladie grave pour l’homme), bactériennes (tularémie, peste, listériose) ou virales (rage)

Ses prédateurs naturels sont le loup, le lynx, la belette, l’hermine, le putois, le renard ainsi que les rapaces.

Chiens et chats peuvent aussi le chasser (et alors devenir vecteurs potentiels de certaines zoonoses pour l’Homme, dont l’échinococcose). Le vison d’Amérique introduit en Europe au xxe siècle semble un prédateur très efficace, au point d’être − au moins dans le North Yorkshire Moors National Park, au Royaume-Uni − considéré comme responsable de la quasi-disparition du campagnol.

L’espèce passe presque tout son temps dans ses terriers, mais une étude basée sur la pose de pièges en surface a montré dans les années 1990 que les juvéniles quittent le terrier et se dispersent en masse au-dessus du sol ; ces mouvements de dispersion ayant principalement lieu durant des nuits pluvieuses .

Son régime est végétarien ; il se nourrit principalement des parties souterraines des plantes, racines, bulbes, tubercules, et n’hésite pas à s’attaquer aux grosses racines des arbres, qu’il ronge progressivement leur donnant une forme caractéristique en poignard. Ces dégâts sont insidieux car le dépérissement des arbres est progressif et, souvent, quand il devient apparent, il est trop tard pour les sauver.

Appelé aussi Le Grand campagnolCampagnol terrestre ou encore Rat taupier , est une espèce de petits mammifères rongeurs de la famille des Cricétidés. Ce campagnol est très commun en Europe et en Asie en zone de prairie de moyenne montagne où il se signale par les dégâts qu’il cause dans les cultures ; Il y creuse des galeries et ronge les racines des végétaux.

Par suite de la régression de leurs prédateurs et en raison de modifications du paysage induit par des changements de pratiques agricoles, ces campagnols pullulent dans certaines régions où leur prolifération doit être contrôlée. Inversement, certaines populations sont menacées d’extinction, notamment dans les Îles Britanniques où ils sont désormais protégés.

Son nom scientifique a évolué du fait des doutes sur la distinction traditionnellement faite entre les populations terrestres (terrestris) et amphibies (amphibius) qui semblent conspécifiques d’après la plupart des chercheurs. Cela peut engendrer des confusions avec une autre espèce du même genre, le Campagnol amphibie.

Rat

Le campagnol terrestre n’est pas apprécié dans les campagnes à cause de son impact négatif sur les récoltes et les berges des cours d’eau qu’il abîme en creusant des tunnels et en dévorant les racines. Ces rongeurs sont aussi des vecteurs potentiels de zoonoses comme la tularémie, une maladie infectieuse. Les hommes lui font donc de tout temps la chasse par tous les moyens. Toutefois cette extermination systématique non concertée a conduit à sa raréfaction inquiétante dans certaines aires de son habitat naturel, tout comme dans le cas du Hamster d’Europe. Dans les îles Britanniques, par exemple, l’animal fait l’objet de mesures de conservation, en particulier depuis l’introduction du Vison d’Amérique (Mustela vison) qui met l’espèce en danger sur ces îles. En France, une mission a produit un rapport rendu en décembre 2010 portant sur les moyens de lutte à préconiser ou à rechercher et proposant des pistes de compensation financières en cas de gros dégâts. La mission a insisté sur la nécessité d’une lutte prudente et « raisonnée », coordonnée, collective, précoce et combinant différents moyens, et basée sur une surveillance intégrée dans le réseau d’épidémiosurveillance accompagnant le plan Ecophyto 2018 du Grenelle de l’environnement. Un Bulletin de santé du végétal (BSV) spécifique aux problèmes de pullulation est éditée dans certaines régions touchées. Le Fonds national de gestion des risques en agriculture (FNGRA) ne peut pas rembourser les dégâts dus aux campagnols, mais -si les dégâts ont un caractère exceptionnel démontré par les autorités françaises-la Commission européenne n’exclut pas l’usage de fonds de mutualisation (nouveau dispositif issu du bilan de santé de la politique agricole commune) en cours de définition début 2011.

La protection de cette espèce passe comme pour toutes les espèces par la protection de son environnement. Il faut recréer et/ou entretenir un paysage de bocage avec de petites haies autour des parcelles afin de retrouver un équilibre entre prédateurs et proies. Ainsi les prédateurs spécifiques du campagnol, comme la belette, trouveront eux aussi un abri et des lieux de reproduction, étant protégés des prédateurs généralistes (chat, renard…). Cette action permet de ne pas traiter en masse et donc une limitation naturelle de la population de campagnols. Des essais sont en cours vers Clermont-Ferrand dans le Puy de Dôme avec le concours de l’ENITA

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SE BATTRE POUR LES ANIMAUX

Posté par othoharmonie le 16 novembre 2014

 

images (15)Combats, hommages et controverses (1993-2005)

Elle est admirée et critiquée pour ses combats pour la protection des animaux. Déjà, en 1990, Marlene Dietrich avait déclaré à Paris Match :

« Brigitte Bardot est encore une légende vivante mais elle est devenue tellement bizarre qu’il est impossible de lui garder intacte son aura d’autrefois. L’admiration qu’elle voue aux chiens est effarante, quand on pense à l’horreur dans laquelle se bat le monde, face à la mort, la douleur, la misère et au désespoir des enfants malades et affamés. »

En 1993 est créé à Hollywood le Brigitte Bardot International Award, récompensant chaque année le meilleur reportage animalier. Très touchée du geste des Américains, elle n’assistera toutefois jamais à la cérémonie.

À Saint-Tropez, en 1994, elle organise une manifestation sur la place des Lices à laquelle se joignent 300 personnes pour protester contre le comité de la mairie où se trouvent des chasseurs du Var. Elle menace également de partir de La Madrague pour s’installer à Paris.

La même année, elle demande à Jean-Paul Gaultier de ne plus utiliser de fourrure dans ses créations prétextant qu’il a fallu deux renards pour un des manteaux qu’il a créé. Le créateur lui répond : « Il n’en a pas fallu deux mais trois. » Elle fait la même demande à Sophia Loren qui pose en fourrure pour Annabella pour la somme d’un million de dollars américains, et déclare, lorsque Catherine Deneuve parraine le concours Orylag : « Parrainer une peau de lapin pour une ancienne Peau d’âne, quelle tristesse ! » La plupart lui répondent qu’elle en a déjà porté. « J’ai porté de la fourrure à une époque où je n’avais pas conscience de ce qu’elle représentait. La fourrure est aujourd’hui le symbole de la vulgarité. »

Elle parvient à convaincre Philippe Vasseur, ministre de l’Agriculture de la France, de faire interdire la caudectomie (coupe de la queue) des chevaux en 1996, l’année où elle publie ses mémoires Initiales B.B., retraçant son enfance et toute sa période de star. Ce livre est traduit en 23 langues, vendu à plus d’un million d’exemplaires dans le monde et classé sept semaines en tête des ventes au palmarès de L’Express. Pourtant, la sortie du livre provoque un nouveau scandale. Son ex-époux, Jacques Charrier, lui intente un procès pour « violation de la vie privée », suivi par son fils Nicolas qui s’insurge à son tour contre sa mère pour « atteinte à l’intimité intra-utérine ». Elle est condamnée à payer150 000 francs au premier et 100 000 francs au second. Jacques Charrier répond à Initiales B.B. dans son livre Ma réponse à Brigitte Bardot, pour lequel il est condamné à payer à Bardot 50 000 francs. Il écrit : « Pour elle, l’humanité se divise en trois : les êtres humains (race inférieure et méprisable), les animaux (dignes d’être aimés) et elle-même (digne d’être adulée). »

Elle revient sur cet épisode dans le documentaire Et Brigitte créa Bardot :

« C’est très triste, parce que j’en ai qu’un. Adulte, nous nous sommes bien retrouvés. Mais c’est à la sortie de mes mémoires, alors que je lui avais fait lire le manuscrit avant… Son père a fait un scandale et a entraîné Nicolas. Et depuis, je n’ai plus aucune nouvelle. Et je ne veux pas en parler. »

Madonna lui propose trois millions de francs pour adapter Initiales B.B. au cinéma et l’interpréter sur grand écran. Bardot refuse, la chanteuse portant de la fourrure.

Cette année-là, elle est, pour la première fois, poursuivie pour « provocation à la discrimination raciale » par le MRAP, la LICRA et la Ligue des droits de l’homme qui lui reprochent les termes qu’elle a employés dans un article publié dans Le Figaro pour dénoncer les conditions d’abattage des moutons par les musulmans à l’occasion de l’Aïd el-Kebir. Elle est de nouveau condamnée pour des faits similaires en 1997, 2000, 2004 et 2008.

Le Carré de Pluton, le tome 2 de ses mémoires, parait en 1999. Il débute en 1973, date de sa décision d’arrêter sa carrière cinématographique, et se termine en 1996. Dans ce livre, qu’elle présente comme étant son testament, sont recensées toutes ses luttes en faveur de la cause animale.

En 2001, PETA lui décerne un prix, le Peta Humanitarian Award, afin de la récompenser pour son combat mené pour les animaux, et notamment contre la chasse aux phoques.

 

220px-BrigitteBardotBrigitte Bardot lors d’un passage à Nice en 2002

En 2002, à l’occasion de la coupe du monde de football, elle appelle à un boycott des produits sud-coréens afin de protester contre la consommation de viande de chien et de chat en Corée du Sud. À la suite de cet appel, elle reçoit plusieurs milliers de lettres de menace de mort : « J’ai reçu 7 000 menaces de mort. Ils sont furieux de mes critiques et m’ont répondu que cette pratique faisait partie de leur culture. [...] Manger du chien ne fait pas partie de la culture, c’est grotesque. La culture, c’est composer de la musique, comme le faisaitMozart, ou construire des bâtiments ».

Respectivement en 2003 et en 2006, à la suite de ses interventions auprès des parlementaires, la France fait interdire l’importation, puis le commerce des peaux de chiens et de chats.

« Nos interventions incessantes auprès de nos ministres et des instances européennes n’auront pas été vaines, je tiens à remercier de tout cœur Messieurs Bussereau et Breton qui ont signé un arrêté remarquable qui permettra à la France de ne plus être complice d’un commerce scandaleux, d’une cruauté inimaginable, inhumaine. »

En 2007, sa fondation remporte une nouvelle victoire. En effet, les 27 pays membres de l’Union européenne interdisent l’importation, l’exportation, la vente et la production des peaux de chiens et de chats. Néanmoins, les gouvernements asiatiques rejettent ses nombreuses sollicitations, et ces animaux y sont encore tués.

En 2003, Marc-Olivier Fogiel lui rend hommage dans son émission On ne peut pas plaire à tout le monde. Brigitte Bardot y évoque sa gloire passée, reprenant par exemple avecAlain Delon une scène du Mépris, ainsi que de son combat pour les animaux. Elle vient d’écrire un livre qui doit sortir après l’émission, Un cri dans le silence. L’animateur lui en demande un exemplaire et accepte la demande de Bardot de ne pas parler du livre pendant l’émission. Néanmoins, il ne tient pas sa promesse et l’affronte violemment en citant des extraits du livre, ce à quoi elle répond : « Je dénonce la dégradation d’une société décadente. Je déteste l’humanité, mais j’aime les gens qui me touchent, quelle que soit leur race, je m’en fous de la couleur, ce qui compte est à l’intérieur ». Le public la soutient contre l’animateur « à 300 %. Fogiel avait été d’une hypocrisie et d’une malhonnêteté redoutables ».

220px-Blanchon-idlm2006En décembre 2005, elle lance à Genève avec l’écologiste Franz Weber une nouvelle campagne pour interdire la chasse aux phoques sur la banquise canadienne.

En cette même année 2005, à l’occasion d’une campagne contre le port de fourrure, elle s’insurge :

« Tout se vend : du lynx, du vison, de la loutre, de la martre, du castor, du renard, de l’écureuil mais aussi du chien et du chat ! On retrouve dans toutes les collections des « grands » couturiers, notamment français, des lambeaux de peaux sur les cols, les poignets, en revers ou en ourlets. Derrière ces étalages provocants de mannequins parées de manteaux de tous poils se cache un commerce juteux et surtout des conditions de capture, de détention et d’abattages ignobles pour les animaux. Il y a longtemps, j’ai porté de la fourrure parce que je ne connaissais rien des coulisses de ce marché. Aujourd’hui, nul ne peut invoquer l’ignorance sinon pour justifier son hypocrisie. Nous sommes à l’heure des prises de conscience et de décision. Décision de refuser d’entrer dans un circuit qui veut se blanchir à grands renforts d’arguments bidons : NON la fourrure n’est pas écologique! NON la fourrure n’est pas plus propre et moins douloureuse parce que d’élevage ! »

Elle tient, en 2009, à féliciter Carla Bruni-Sarkozy qui, en ne portant pas de fourrure, rejoint le combat qu’elle mène depuis des années, et par la même occasion, demande à Sophia Loren, sa « magnifique jumelle », de ne plus en porter.

 

 

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Prédateurs du Castor

Posté par othoharmonie le 3 décembre 2013

En Europe, depuis des centaines de milliers d’années, et jusqu’au haut moyen-âge, le castor a eu de nombreux prédateurs sauvages.

Quelques-uns de ses prédateurs les plus dangereux ont disparu de la préhistoire à l’antiquité (tigre à dent de sabre, hyène européenne, lion des cavernes, ours des cavernes…) ou ils ont fortement régressé de l’antiquité à nos jours, car pourchassés par l’Homme. Mais dans le même temps, le castor semble avoir aussi fait l’objet d’une chasse intensive de la part de l’Homme (pour sa viande, sa fourrure, ses dents) ; et il a continué à régresser alors que ses prédateurs naturels n’étaient plus, pas ou peu présents, ou au bord de l’extinction dans l’essentiel de leur aire naturelle de répartition, tel le loup, l’ours brun, et le lynx et le glouton en Europe et Eurasie. Il est possible que les jeunes castors puissent être parfois victimes de mustélidés, du chat sauvage, mais sa morsure étant redoutable, ce risque semble limité.

téléchargement (1)

Quelques indices paléontologiques laissent penser que l’Homme a précocement chassé le castor ; au moins depuis la préhistoire ;

  • sur des chantiers de fouille préhistorique, on en retrouve des ossements par exemple associés à ceux de cerfs, sangliers, mouton et bœuf, qui étaient mangés par l’homme.
  • Le musée de Saint-Germain-en-Laye possède un fragment de tête de castor retrouvé sous le dolmen d’Argenteuil (Seine-et-Oise).
  • Ce musée détient aussi fragment de canine de castor percé d’un « trou de suspension » ; cette dent a été trouvée à Chassemy dans l’Aisne lors de la fouille d’un site préhistorique (sépultures de l’époque de la pierre polie et/ou gauloise) Elle a pu être utilisée en pendentif, en amulette, ou cousue comme élément décoratif sur un vêtement ou une coiffure (illustration ci-contre)…
  • On a aussi trouvé avec ces ossements un « cubitus droit, façonné en poinçon » (daté du « Rubané ancien » ; On trouve des restes de bois anciens visiblement rongés et taillés par des castors, conservés dans certains sédiments lacustres (par ex dans le Lac de Saint-Andéol en Lozère).
  • « Les Romains, au moins ceux qui habitaient les Gaules, accordaient -Selon Gabriel de Mortillet (1872)- une grande importance aux canines de castor employées comme amulettes. On rencontre fréquemment dans les collections d’antiques de petites griffes en bronze avec anneau de suspension, dont on ignorait jusqu’à présent l’usage. Je me suis assuré, en examinant le vide intérieur de ces griffes,, qu’il est triangulaire, forme des canines du castor. Ses dimensions sont aussi celles de ces canines, de sorte qu’il serait très-facile d’en encastrer une dans l’intérieur de la griffe. Bien plus, dans plusieurs d’entre elles, j’ai encore retrouvé une petite portion de la dent, ce qui ne laisse plus aucun doute. Ces griffes surmontées d’un anneau étaient la monture de canines de castor que les Gallo- Romains portaient comme amulettes  ; Je donne, figures 3 et 4 (illustration ci-contre) le dessin, grandeur naturelle, de deux de ces montures de bronze, qui existent au musée des antiquités nationales de Saint-Germain (…) Le musée de Saint-Germain possède une autre griffe analogue provenant de Champlieu, également en forêt de Compiègne. On en voit aussi au musée de Rouen, au musée d’Épinal et dans diverses autres collections. L’emploi des canines de castor comme amulette était donc d’un usage très général à l’epoque romaine ».
  • imagesCertains constructeurs préhistorique de cités lacustres semblent avoir utilisé pour tailler le bois, des mâchoires inférieures de castor, Les dents du castor sont très coupantes et ont été utilisées en complément aux haches dont on trouve aussi les traces sur le bois de certains pieux. Les préhistoriens ont trouvé de telles dents par exemple lors de fouilles faites à Saint-Aubin et à Concise, dans les déchets de construction laissé par les hommes des cités lacustres;
  • En 1640, Jean Marius Mayer, médecin allemand, publie un ouvrage sur les propriétés médicales des diverses parties du castor. Ce livre fut réédité et augmenté en 1685, par Jean Franck, puis traduit en français, en 1746, ce qui laisse penser qu’une chasse destinée à fournir la pharmacopée de l’époque était aussi pratiquée.
  • Selon Olaûs Magnus (1555), le castor construisait encore des barrages et huttes dans le nord de l’Europe alors que – probablement pour échapper à la prédation humaine – il avait déjà dans le sud pris l’habitude de creuser des terriers et de se cacher.
  • En 1822, les derniers castors se cachent de plus en plus ; les constructions émergées de castor (barrages et huttes) sont devenus si rare dans le centre et sud de l’Europe, que les naturalistes les signalent à l’attention de leurs lecteurs, ainsi Brehm, dans son ouvrage La Vie des animaux illustrée, rapporte que pendant l’été 1822 on a trouvé des constructions de castor émergées près de la Nathe, non loin de la ville de Barby, dans un endroit désert, couvert de roseaux, qui n’était parcouru que par un cours d’eau de six à huit pas de large et qui était connu de tout temps sous le nom de l’ étang aux castors {ibid., p. 155) ; et Lenz en 1837 note que la colonie des castors captifs de Nymphenbourg (Bavière) a construit des huttes à sec (ibid. p. 159), et selon Ghudzinski, peu de temps avant les années 1870, les castors du Bug bâtissaient et ne fouissaient pas.
  • Jusqu’aux xixe et xxe siècles les trappeurs européens en ont fait un piégeage intense en Russie et Sibérie. L’espèce a presque disparu, comme dans certaines parties de l’Amérique du Nord. Les autorités décident de le protéger, voire de le réintroduire.

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Les Hermines et leurs proies

Posté par othoharmonie le 25 mai 2013

 

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Les Hermines et leurs proies dans HERMINE - VISON- BELETTE hermine12Une loi bien connue en écologie, la loi de Bergmann, veut que, pour une espèce donnée, les animaux les plus grands soient ceux qui habitent les latitudes les plus élevées. Dans le cas de l’hermine, c’est l’inverse : les plus petites sont les plus septentrionales. En fait, le problème le plus important pour une hermine qui vit en zone arctique ou subarctique est de trouver suffisamment à manger sans perdre trop d’énergie. Or, sous la neige, dans les terriers et les tunnels des petits rongeurs, il fait bien moins froid qu’en surface, et c’est là que se trouvent les proies : deux raisons qui justifient une petite taille qui permet de se glisser dans ces galeries. Les mâles sont plus grands, sans doute à cause de la compétition intense au moment de la reproduction : le plus grand se trouve avantagé. Le problème ne se pose pas de la même façon à la femelle, qui doit, en outre, trouver davantage de proies que le mâle quand elle est gestante et quand elle nourrit ses petits.

 La densité des hermines est étroitement liée à celle de leurs proies. Les travaux de Sylvain Debrot, dans le Jura suisse à la fin des années 1970, le montrent bien. Dans la vallée de Brévine, vers 1 000 m d’altitude, le nombre d’hermines sur le terrain d’études, mesurant 1 875 hectares, est passé de 50 animaux à seulement 3 en deux ans. En 1977, 6,8 hermines vivantes étaient capturées pour 100 pièges laissés chacun 24 heures (une nuit-piège). En 1979, le chiffre n’était plus que de 0,7 hermine pour 100 nuits-pièges. En fait, en 1975, il y avait eu une prolifération de campagnols terrestres (Arvicola terrestris), qui avait entraîné une augmentation du nombre d’hermines. L’effondrement de la population de campagnols a provoqué la disparition presque complète des hermines.

    Ce phénomène était déjà bien connu des piégeurs russes opérant dans les plaines inondables de la Volga et de la Kama. Ils savaient bien, dès les années 1930, prévoir les bonnes années à hermines, simplement au nombre de grands campagnols piégés en juin de l’été précédent.

    Quand on étudie les classes d’âge dans les populations d’hermines en perpétuelle dynamique, on remarque également que, en cas de fortes densités, le nombre de jeunes peut atteindre les 2/3 des captures, alors qu’il représente moins du cinquième de l’effectif en temps de pénurie. Le système de reproduction de l’espèce fait que toutes les femelles sont gestantes à la fin de la saison des accouplements, mais, si les proies sont rares, il n’y a pratiquement pas de survivants parmi les jeunes et la population vieillit. Inversement, si les campagnols, ou les lemmings, sont nombreux, toutes les portées seront élevées.

 Les hermines qui vivent en Grande-Bretagne sont un peu plus grandes que celles qu’on rencontre en Suisse ou en Russie, et se nourrissent beaucoup de lapins. Or, si l’hermine est présente sur l’île depuis des milliers d’années, le lapin n’est arrivé outre-Manche qu’à l’époque des Normands et il n’est commun que depuis seulement 200 ou 300 ans. Comme la Grande-Bretagne était initialement couverte de forêts, peu propices aux hermines, on peut supposer qu’elles étaient autrefois beaucoup moins nombreuses qu’aujourd’hui. Les lapins ne présentant pas, comme les campagnols, de fluctuations importantes de densité d’une année sur l’autre, il est difficile de savoir quel est le degré de dépendance des hermines vis-à-vis de cette proie. Mais on sait, d’après les carnets de piégeage des gardes de propriétés, que la myxomatose, en décimant les lapins, a eu des conséquences spectaculaires sur les populations d’hermines. En deux ans, de 1953 à 1955, la maladie a éliminé 99 % des lapins du pays ; et, entre 1954 et 1960, les hermines avaient pratiquement disparu. Dans certains cas, les captures annuelles représentaient moins de 1 % des chiffres des années précédant l’arrivée du virus. Depuis 1970, les lapins ont commencé à revenir et les hermines ont suivi. Mais chaque nouvelle flambée de myxomatose reproduit le même phénomène.

    Ces deux exemples, hermine/lapin et hermine/grand campagnol, montrent bien que c’est plutôt la densité de la proie qui conditionne celle du prédateur que l’inverse.

 Une situation un peu différente a été rapportée par deux scientifiques néerlandais, A. Van Wijngaarden et M. Bruijns, en 1961. Sur l’île de Terschelling, mesurant 110 km et plantée de différentes essences au début de ce siècle, les campagnols (Arvicola terrestris) ont commencé à faire des dégâts aux arbres et aux jardins dès 1920. Pour lutter contre eux, on introduisit, en 1931, neuf hermines et quelques belettes. En peu d’années, les hermines étaient 180. Dès 1937, on observait des fluctuations importantes de populations : les campagnols et les belettes avaient disparu, mais les hermines se maintenaient, en fluctuant, grâce à la population de lapins qui avait bénéficié de la disparition d’un concurrent. Sur une île, les paramètres sont beaucoup plus simples que sur un continent, mais l’expérience qui a été faite et qui a été bien suivie illustre les relations complexes existant dans un écosystème.

 Les hermines sont de redoutables chasseurs, mais elles n’en ont pas moins leurs propres prédateurs, comme les renards, les buses, les faucons ou les hiboux. En Amérique du Nord, le vison et les lynx sont aussi des prédateurs potentiels ; en Europe, le chat forestier ou le chat haret.

    Dans les années 1950-1980, des scientifiques américains, cherchant à démontrer que les populations d’hermines étaient contrôlées par celles des renards et des rapaces, se sont demandé pourquoi les hermines seules, et non les belettes, avaient le bout de la queue noir. Pour répondre à cette question, R. Powell a testé des leurres de la taille des belettes, des hermines et des belettes à longue queue, de la couleur des animaux, avec ou sans noir au bout de la queue ou avec ou sans noir sur le dos. Des buses dressées ont appris à chercher à les attraper.

    Les conclusions de ses études sont les suivantes. Le noir de la queue des grandes espèces attire le regard du rapace au point de ne pas toujours lui laisser voir le corps de la proie et il dirige ses serres sur la queue. Or, la mobilité de ses doigts ne lui permet pas de la saisir et l’hermine a une chance de s’en sortir. 

   Dans le cas de la belette, sa taille est beaucoup trop petite pour que le fait d’avoir l’extrémité de sa petite queue noire la protège. La patte du rapace capture le tout. Une queue plus longue serait probablement difficile à maintenir à la température du corps en plein hiver. Enfin, la belette est suffisamment menue pour se glisser facilement sous terre ou sous la neige, ce qui la met à l’abri de nombreux prédateurs. Finalement, elle a peut-être plus à craindre de l’hermine, qui n’hésitera pas à lui voler son repas si l’occasion s’en présente.

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l’hermine a LE BOUT DE LA QUEUE NOIR

Posté par othoharmonie le 8 mai 2013

l’hermine a LE BOUT DE LA QUEUE NOIR dans HERMINE - VISON- BELETTE hermin-215x300Les hermines sont de redoutables chasseurs, mais elles n’en ont pas moins leurs propres prédateurs, comme les renards, les buses, les faucons ou les hiboux. En Amérique du Nord, le vison et les lynx sont aussi des prédateurs potentiels ; en Europe, le chat forestier ou le chat haret.

   Dans les années 1950-1980, des scientifiques américains, cherchant à démontrer que les populations d’hermines étaient contrôlées par celles des renards et des rapaces, se sont demandé pourquoi les hermines seules, et non les belettes, avaient le bout de la queue noir. Pour répondre à cette question, R. Powell a testé des leurres de la taille des belettes, des hermines et des belettes à longue queue, de la couleur des animaux, avec ou sans noir au bout de la queue ou avec ou sans noir sur le dos. Des buses dressées ont appris à chercher à les attraper.

   Les conclusions de ses études sont les suivantes. Le noir de la queue des grandes espèces attire le regard du rapace au point de ne pas toujours lui laisser voir le corps de la proie et il dirige ses serres sur la queue. Or, la mobilité de ses doigts ne lui permet pas de la saisir et l’hermine a une chance de s’en sortir.

   Dans le cas de la belette, sa taille est beaucoup trop petite pour que le fait d’avoir l’extrémité de sa petite queue noire la protège. La patte du rapace capture le tout. Une queue plus longue serait probablement difficile à maintenir à la température du corps en plein hiver. Enfin, la belette est suffisamment menue pour se glisser facilement sous terre ou sous la neige, ce qui la met à l’abri de nombreux prédateurs. Finalement, elle a peut-être plus à craindre de l’hermine, qui n’hésitera pas à lui voler son repas si l’occasion s’en présente.

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Le Lièvre d’Amérique

Posté par othoharmonie le 28 novembre 2012

 

Le Lièvre d’Amérique, Lièvre variable ou Lièvre à raquettes (Lepus americanus) est un petit mammifère de l’ordre des lagomorphes, de la famille des léporidés et du genre lepus. Il est largement répandu aux États-Unis et au Canada. La femelle du lièvre d’Amérique s’appelle la hase et le petit le levraut.

Bien qu’il n’ait aucune valeur commerciale pour sa fourrure et très peu pour sa viande, il est très apprécié par les chasseurs de petit gibier, car il est relativement facile à chasser grâce aux traces qu’il laisse derrière lui dans la neige. Il porte d’ailleurs aussi le nom de « Lièvre à raquettes », surtout aux États-Unis sous la forme anglaise de Snowshoe hare, à cause des traces de ces pattes arrières.

Description de cette image, également commentée ci-aprèsLe pelage du Lièvre d’Amérique est de couleur brun grisâtre durant la saison estivale et il devient blanc pour la saison hivernale. En fait, le lièvre d’Amérique mue deux fois par année, une fois l’automne entre août et septembre et une fois au printemps entre mars et avril. C’est ce qui entraine ce changement saisonnier de la couleur de son pelage. Ce changement se manifeste par le remplacement des jarres extérieurs. Son pelage est composé de trois couches de poils : un duvet de couleur gris ardoise qui est dense et soyeux, des poils plus longs aux extrémités beige jaunâtre ainsi que de longs jarres plus raides. Un bon moyen de le différencier du Lièvre arctique en dehors de sa plus petite taille est le fait que la base des poils du Lièvre d’Amérique demeure foncée même en hiver. La couleur de la queue est aussi un bon moyen. En effet, la queue du Lièvre arctique est blanche même en été tandis que la queue du Lièvre d’Amérique est brune durant la même saison. La queue du Lièvre d’Europe est noire.

Le Lièvre d’Amérique a une longueur totale de 38 à 50,6 cm incluant une queue de 2,5 à 4,5 cm de long et une hauteur à l’épaule entre 20 et 22 cm. Ses pieds mesurent entre 12 et 15 mm. Le Lièvre d’Amérique a les oreilles plus petites que la plupart des autres lièvres. Celles-ci mesurent entre 62 et 68 mm. Les individus adultes ont un poids allant de 1,3 à 2,3 kg tandis que les nouveau-nés pèsent entre 50 et 96 g. Les femelles sont souvent légèrement plus grosses que les mâles.

La longévité du lièvre ne dépasse que rarement 5 ans dû à leurs nombreux prédateurs. Son principal prédateur est le lynx du Canada. La liste de ses prédateurs comprend la belette, le coyote, la loutre de rivière, le renard roux et le vison d’Amérique. Elle comprend aussi des oiseaux de proie tels que l’autour, la buse à queue rousse, la buse pattue, le faucon gerfaut, le grand duc et l’harfang des neiges. Il arrive aussi qu’il soit la victime d’un chat domestique.

Les populations de Lièvres d’Amérique subissent des fluctuations cycliques qui atteignent leur sommet sur un cyle de dix ans.

Comportement :

Le Lièvre d'Amérique dans LAPIN - LIEVRE 220px-Lepus_americanusLe Lièvre d’Amérique vit de manière solitaire et sédentaire sur un domaine de deux à seize hectares. Il marque clairement des sentiers qui forment un réseau à l’intérieur de son domaine pour se déplacer entre les secteurs de repos et les secteurs d’alimentation. D’ailleurs, ces sentiers sont facilement observables en hiver avec les traces laissées dans la neige. Il demeure caché sous les branches basses, des arbres tombés ou des débris de coupe toute la longueur de la journée. Il tolère la présence de ses congénères bien que des affrontements surviennent surtout en période de tur.

Il peut faire des bonds jusqu’à 3 mètres et atteindre une vitesse de 45 km/h.

Le Lièvre d’Amérique est chassé pour sa fourrure. Il est aussi chassé pour sa chair. Son statut est considéré comme étant de préoccupation mineure par l’Union internationale pour la conservation de la nature.

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Le Chat du grand Nord

Posté par othoharmonie le 18 août 2012

 

Uptoyou duFarWestwithBePacific2.jpgLe Pixie-bob est une race de chat originaire du grand nord ouest des États-Unis. Ce chat est caractérisé par sa ressemblance physique avec le Lynx roux (ou Bobcat).

L’origine des pixie-bob n’est pas claire. La légende raconte que des mâles bobcats saillissaient des chattes vivant dans les fermes isolées et qu’il en serait nés des chatons au physique du père mais avec le caractère du chat domestique.

Quoi qu’il en soit, en 1985, Carol Ann Brewer, déjà éleveuse dans l’État de Washington, lança le programme d’élevage des Pixie-Bob. Elle acquit un chat nommé Sacha et supposé descendre du légendaire croisement (il était entre autres polydactyle) et le maria avec une femelle supposée descendre aussi de ces fameux croisements. Il naquit alors une femelle ressemblant au bobcat et qui servit de base au travail des éleveurs. On la nomma Pixie et on garda son nom, associé à celui de ses supposés ancêtres sauvages pour nommer la race. Des tests sanguins ont été effectués pour savoir s’il y avait des traces d’hybridation mais ils se sont tous avérés négatifs.

Il fallut attendre 1994 pour que la TICA reconnaisse la race comme « nouvelle race ». Elle ne put concourir en championnat qu’à partir de 1998. En France, la race est reconnue par le LOOF depuis juin 2002.

Le Pixie-Bob ressemble à un lynx américain : le lynx roux. Son corps est puissant et musclé, long et avec des épaules proéminentes. Lorsqu’il est en mouvement, sa démarche est la même que celle de ses ancêtres sauvages, chaloupée. Il est souhaitable qu’ils aient une poche ventrale. Les pattes sont longues, à l’ossature épaisse et bien musclées. Au bout, les pieds sont presque ronds, grands et larges. Certains sujets présentent de la polydactylie. Depuis 2002, cette caractéristique est reconnue par le LOOF et la TICA, mais ils ne doivent cependant pas avoir plus de sept doigts.

Pour que un pixie-bob soit d’exposition, sa queue doit être courte, d’une longueur minimum de 5 cm et ne dépassant pas le jarret de l’animal, même si de nombreux spécimens ont, en fait, une queue longue.

Sa tête est caractéristique : elle est décrite comme ressemblant à une grosse poire inversée. De profil, le front est bombé avec un gros nez légèrement busqué. Le museau est charnu, large et fort. C’est un point important de l’apparence du Pixie-Bob et une attention particulière y est donnée en compétition. Les yeux ont une forme particulière de triangle-rectangle adouci. Ils sont bien espacés l’un de l’autre et parfois alourdi par la paupière. Le maquillage entourant l’œil est composé par une ligne claire faisant tout le tour de l’œil et d’un trait noir aux coins, étirant un peu le regard. Les couleurs autorisées vont du doré au noisette en passant par le vert.

Le Chat du grand Nord dans CHAT 220px-Pantanal_Pixie-BobLes oreilles sont de taille moyenne et légèrement inclinées vers les côtés extérieurs de la tête. Des plumets sont souvent recherchés sur le bout arrondi des oreilles.

La fourrure peut être courte ou mi-longue. Dans le cas d’un poil court, il est doux et laineux. Un sous-poil gris souris est indispensable. Pour les sujets à poils mi-longs, la longueur du poil ne doit pas dépasser les 5 cm. Dans les deux cas, on observe des variations suivant les saisons.

En exposition, la seule couleur autorisée est le brown spotted tabby.

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Le Lynx dans les Vosges

Posté par othoharmonie le 10 août 2012

Animal complètement méconnu, contrairement au loup et à l’ours, le lynx est longtemps demeuré ignoré par les populations et ne laisse aucune trace dans le folklore local. Seule la toponymie des lieux témoigne de sa présence. Pourtant, avant d’être exterminée vers la fin du XVIIe siècle, l’espèce était répandue au moyen-âge dans nos montagnes comme dans nos forêts de plaine.

 Le Lynx dans les Vosges dans LYNXLe lynx a été réintroduit dans le Massif vosgien en 1983. Seul programme officiel autorisé par l’Etat afin d’établir un second noyau de population proche du Massif jurassien, où le lynx est présent suite aux lâchers effectués en suisse dans les années 1970. Entre 1983 et 1993, neuf femelles de douze mâles ont été lâchés, mais seule, une dizaine d’animaux survivent. Quatre femelles et six mâles fondent alors, la population actuelle. 

Le lynx, félin de grande taille, mesure de 80 à 110 cm de longueur, 50 à 70 cm de hauteur, pour un poids de 18 à 25 kg. Son pelage est roux, fauve à brun gris avec des mouchetures noires. Des longs pinceaux de poils prolongent les extrémités des oreilles. Sa queue est très courte et il possède une allure élancée, haut perché sur des membres particulièrement longs et robustes.

L’espèce vit dans nos vallées boisées, pourvu qu’elle y trouve la quiétude et de quoi se nourrir. Le lynx est un animal solitaire et ne tolère aucun congénère adulte du même sexe sur son territoire. Selon les individus, un lynx adulte occupe un domaine vital dont la superficie varie entre 150 à 450 km².  Il peut parcourir des distances de 10 à plus de 20 km au cours d’une nuit.

220px-Lynxes_at_Skansen dans LYNXC’est sur ce vaste territoire, que le félin capture ses proies. Il tue lui même les proies qu’il consomme. L’essentiel de son régime alimentaire est constitué d’ongulés de taille moyenne, principalement le chevreuil et le chamois. D’autres espèces comme le lièvre, les petits carnivores (renards, chat sauvages ou domestiques…) les rongeurs et les oiseaux complètent ce menu. Les proies de grande taille sont constituées de biches adultes ou jeunes cerfs (daguets). La prédation sur le sanglier est quasi inexistante. Le lynx attaque également les animaux domestiques, moutons et chèvres.

Aujourd’hui, plus de vingt ans après les premiers lâchers, le lynx occupe dans le Massif vosgien, une superficie égale à 3627 km². L’espèce est présente dans le Massif vosgien depuis les contreforts Francs-Comtois jusqu’à Saverne. D’est en Ouest, cette aire s’étend depuis le piémont alsacien jusqu’aux premiers massifs forestiers montagneux du versant lorrain. Dans les Vosges du Nord le présence de l’espèce est plus sporadique.

Le félin a trouvé des conditions favorables, liées à la présence d’ongulés sauvages et de forêts suffisamment denses. Toutefois, le développement de la population est particulièrement lent et semble lié à l’effectif faible de lynx fondateurs réintroduits sur une trop longue durée. L’isolement géographique de la population Vosgienne, le braconnage,  limitent également l’extension de l’espèce.

Alain Laurent. Réseau Lynx ONCFS 

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La chasse au Lynx

Posté par othoharmonie le 10 août 2012

 

La chasse au Lynx dans LYNX 220px-Lynx_de_Sib%C3%A9rie_Thoiry_1981En 1900, le lynx avait été chassé de toute l’Europe occidentale et méridionale. Des populations résiduelles subsistaient dans les Balkans (Serbie, Monténégro et Albanie) et – quoique fortement réduites – dans le nord de l’Europe. En Europe centrale, la seule population viable occupait les zones de montagne boisées des Carpates. En Suisse, le lynx disparut au XVIIe siècle déjà du Plateau, mais réussit à demeurer dans le Jura jusqu’au début du XIXe siècle et dans les Alpes jusqu’à la fin du XIXe siècle. La dernière observation historique de lynx en Suisse date de 1909 dans la région du col du Simplon. Le lynx a disparu des Alpes et d’Europe occidentale avant l’ours et le loup, bien qu’il ait été vraisemblablement moins pourchassé. Cette situation s’explique par la plus grande vulnérabilité du lynx face à la destruction de son habitat (déboisement) et, fait décisif, par le recul de ses proies sauvages au XIXe siècle: Les ongulés (bouquetins, cerfs, chevreuils et sangliers) avaient été exterminés de notre pays avant les grands prédateurs. Seuls les chamois survivaient dans les Alpes, mais en petit nombre par rapport à la population actuelle. Le lynx ne s’attaque qu’occasionnellement aux moutons; contrairement au loup ou à l’ours, qui mangent des charognes et se déplacent sur de longues distances, il ne peut pas se nourrir uniquement d’animaux domestiques, qui ne pâturent à l’alpage qu’en été.

 

Vers 1950, après que la chasse – illimitée jusqu’alors – a été réglementée, les populations de lynx commencèrent à se stabiliser et à se rétablir en Europe de l’Est. En ce qui concerne les pays nordiques, la Suède mit l’espèce sous protection absolue, permettant à la population de se régénérer – lentement d’abord, puis plus rapidement à partir de 1980. Plusieurs tentatives de réintroduction ont lieu depuis 1970 en Europe centrale et occidentale, dans les Alpes suisses et le Jura, mais aussi en Slovénie, en

Autriche, en France, en Italie, en Allemagne et en République tchèque. 

Des lynx ont été réintroduits en Suisse durant la première moitié des années 1970. Les premiers individus ont été lâchés dans le canton d’Obwald. L’inspecteur des forêts de l’époque, Leo Lienert, donna son aval au lâcher de cerfs et obtint du gouvernement cantonal l’autorisation de réintroduire le lynx en contrepartie. Les animaux provenaient des Carpates slovaques. 

Le jardin zoologique d’Ostrava envoya des lynx capturés dans les Carpates. En plus des lâchers officiels dans les cantons d’Obwald, Vaud et Neuchâtel, plusieurs individus – pour ce que l’on sait également d’origine slovaque – furent introduits illégalement dans les Alpes et le Jura. Selon les estimations, entre 25 et 30 lynx auraient été lâchés en Suisse, mais seule une partie est à l’origine des deux populations des Alpes et du Jura. On sait par exemple que les lâchers clandestins dans le Parc national en Engadine n’ont jamais permis le développement d’une population. Il est probable que les populations actuelles ne sont nées que d’un petit nombre d’individus, puisqu’on enregistrait déjà des pertes dans les années qui suivirent les réintroductions. 

À l’époque, la Suisse n’avait aucune expérience en matière de réintroduction du lynx. Elle faisait, alors, oeuvre de pionnier. Avec le recul, il faut avouer que ces projets étaient critiques: Le manque de professionnalisme, l’absence de coordination et les mystères entretenus autour des lâchers dans les années 1970 entravent, encore actuellement, la réintroduction de l’espèce en Suisse. Même les instances cantonales continuent de justifier les tirs illégaux par les lâchers non autorisés. Le déficit d’information durant les lâchers a ouvert la porte aux rumeurs et aux spéculations. Il suffit qu’un lynx surgisse quelque part pour éveiller le soupçon d’un lâcher illégal. S’il est vrai que le lynx s’aventure rarement hors de son territoire – au contraire du loup et de l’ours – cela n’est toutefois pas impossible. 

Le lynx a d’abord colonisé l’ouest de la Suisse, délaissant largement la partie est. À la fin des années

1990, la population de lynx s’accrut dans le nord-ouest des Alpes suisses. On y nota davantage d’observations de lynx et une augmentation du nombre d’attaques perpétrées sur des moutons estivés, ce qui ne manqua pas de ranimer immédiatement et violemment le vieux débat sur la légitimation des grands prédateurs dans notre pays.

 C’est sur la base de ces conflits que fut adopté le Concept Lynx Suisse en l’an 2000. Ce programme de gestion eut notamment pour conséquence l’expansion de la zone de répartition du lynx vers le nord-est de la Suisse: Neuf lynx furent capturés dans l’ouest de la Suisse entre 2001 et 2003 pour être relâchés dans le nord-est du pays. Le projet de translocation de lynx vers le nord-est de la Suisse (projet UNO) a fait l’objet d’une intensive préparation; les recommandations de l’UICN (Union mondiale pour la nature, www.iucn.org) ont largement été prises en compte pour les réintroductions. En outre, on a pu profiter des expériences des années 1970 pour ne pas répéter les erreurs du passé. La transparence passait avant tout. La surveillance systématique des animaux était indispensable pour assurer le suivi.

 Le projet mettait également l’accent sur l’information complète de la population.

Le projet de réintroduction reçut un large soutien et connut des débuts très prometteurs. Les animaux s’organisèrent rapidement en un système social typique. Les premières naissances de lynx vivant en liberté furent documentées en 2002 en 2003. La perte de trois mâles crée cependant un vide critique dans la population, jeune et encore vulnérable. Actuellement, six lynx adultes vivent dans le nord-est de la Suisse. Par ailleurs, un mâle subadulte a pu être capturé et équipé d’un collier-émetteur en novembre 2003. Il vit depuis plusieurs mois dans la région du Tössstock.

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Un Lynx comme les autres

Posté par othoharmonie le 9 août 2012


Les lynx sont capables de voir en dormant
Un Lynx comme les autres dans LYNX 220px-Bobcat_lynx_rufusLynchée, l’argonaute, est l’éponyme du lynx car comme lui, il avait un discernement si subtil qu’il voyait jusqu’aux enfers. Ne dit-on pas qu’un prince a des yeux de lynx, lorsqu’il est si pénétrant dans les affaires, et qu’il a de si bons espions, qu’il découvre tous les secrets de ses ennemis et tout ce qui se passe dans ses états.

Au 18e siècle la question se pose encore parmi la communauté scientifique. Les modernes le croient fabuleux puisqu’il a la faculté de voir au travers des murailles. Mais un nommé Jonston prétend qu’il est bien réel puisqu’il n’est autre que le loup-cervier. Saliger précise même qu’il s’agit du mâle de cette espèce.

Nous sommes lynx envers nos pareils et taupe envers nous-mêmes. C’est la même histoire que la paille et la poutre dans l’oeil, nous voyons les plus faibles défauts des autres, mais nous ne voulons pas voir nos propres imperfections.

Le lynx est un animal comme les autres ou presque…

Gaston Phébus dit que « les uns l’appellent lous-cerviers, les autres chatz-lous ». Il ajoute « le lou-cervier se différencie du chat forestier par sa taille et par les taches qui ornent son pelage » et hasarde « les poils qui forment des toupets à l’extrémité des oreilles serviraient à sentir la direction du vent ».

Dans le Sud-ouest de la France du 15e siècle, où Gaston comte de Foix avait ses terrains de chasses, les chats forestiers, felis silvestris, et les lynx étaient encore nombreux. Un gros chat, peut avec un poids de plus de 10 kg, ressembler à un jeune lynx, il n’était donc pas rare alors que les deux animaux soient confondus.

Depuis le Moyen Age il disparait peu à peu de notre territoire. Éliminé de l’Ile-de-France dés le 16e siècle, il se réfugie dans les zones montagneuses.

Dans les Hautes-Alpes il est demeuré commun jusqu’en 1870. Le dernier lynx des Alpes française a été vu guettant des marmottes en 1913 au dessus de Saint-Paul d’Ubaye par un garde forestier.

Le dernier lynx du Centre de la France fut tué à Génolhac-Lozère en 1875 ; Dans les Pyrénées, deux lynx, on ne sait pas s’il s’agit du lynx pardelle espagnol ou du lynx européen, furent tués sur le Canigou en 1917.

Après de multiples programmes de sauvegarde et de réintroduction dans l’ensemble de L’Europe, il est à nouveau bien présent dans le Jura et les Vosges. Mais avec un tableau de chasse d’au moins un chevreuil ou un chamois par semaine, agrémenté ça et là d’un mouton ou d’une chèvre, le retour de l’animal fabuleux ne fait pas toujours l’unanimité chez les éleveurs et les chasseurs oublieux souvent qu’il les « débarrasse » aussi souvent des renards et des martres.

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Le Lynx d’un autre temps

Posté par othoharmonie le 6 août 2012


En des époques où l’on confondait volontiers le réel et le fabuleux, certains animaux avaient une place particulière dans l’imaginaire populaire. Le lynx avait un statut bien particulier, il était considéré comme fabuleux et bien réel en même temps.

Autres temps, autres mœurs

Le Lynx d'un autre temps dans LYNX 220px-Lince_Ib%C3%A9rico_Do%C3%B1anaNos anciens connaissaient, pour le côtoyer dans nos campagnes, un animal en tous points semblable à celui que nous appelons aujourd’hui lynx et qu’ils appelaient loup-cervier.
Ces naturalistes d’une autre époque, influencés par la mythologie, les alchimistes et les poètes prétendaient que le linx ou lynx était un animal fabuleux mais bien réel, au même titre que les dragons, les chimères ou les centaures. Ils avaient des preuves :

Lorsqu’un lynx a uriné, son urine se glace. Il se forme une pierre luisante de la longueur du petit doigt qu’il recouvre de terre. Ce joyau, appelé Lapis lyncis se trouvait en abondance dans la région de Caen en Normandie. Les septiques prétendent qu’il s’agit de pierre d’ambre jaune ou succin mais il semblerait que ces pierres soient en réalité des bélemnites, des céphalopodes fossiles qui ont la forme d’une balle de fusil. Bacchus est revenu de sa conquête de l’Inde sur un char tiré par des lynx.

On ne jette pas tout dans le lynx
La peau du lynx est une des fourrures les plus estimée ; malheureusement les poils en sont raides et tombent rapidement. La chair du lynx est pour les iakoutes un mets délicieux, qu’ils estiment à l’égal de la viande cheval. Cela peut nous étonner, mais nous le sommes encore plus d’apprendre, que d’après Tschudi, les Suisses mangent du lynx avec plaisir. Kobell rapporte qu’au congrès des Princes, qui se tint à Vérone en 1822, plusieurs fois on vit figurer à la table des empereurs d’Autriche et de Russie du rôti de lynx ; il ajoute que, en 1819, on reçut à Ettal l’ordre de tuer les lynx, la viande en ayant été ordonnée au roi de Bavière, comme remède contre le vertige.

Où voir des lynx

Nulle part ! Sauf si on est extrêmement chanceux et patient, il est impossible de voir un lynx en liberté. Mais on fréquente les forêts des Vosges et du Jura ont peu être en contact avec des indices de présence.
Les traces : les pieds ressemblent à ceux laissés par un grand chien avec une différence qui trahit le passage de notre animal l’absence de marques de griffes, puisque que comme chez tous les félins (sauf chez le guépard) celles- ci sont rétractiles.

Les griffades sur les arbres
Comme les chats, les lynx se font les griffes. Ils s’appuient sur les arbres et y laissent des estafilades profondes dans l’écorce à une quarantaine de centimètres de hauteur.

Les crottes
Les laissées sont des cigares fuselés de couleurs variables terminés comme chez la plupart des carnivores par aiguillons, ces extrémités fuselés sont constituées de poils non digérés. La taille de ces crottes, jusqu’à 12 cm, permet de les distinguer de celles du renard qui ne dépassent jamais 8 cm.
Ces crottes sont souvent aspergées d’urine à odeur forte habituelle chez les félidés.

Article réalisé par Jean-Pierre Fleury. 

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Le Lynx, on en parle

Posté par othoharmonie le 31 juillet 2012


Il existe quatre sous-espèces de lynx dans le monde :

• Sur le continent américain, le lynx du Canada (F.l. canadensis) et le lynx roux ou Bobcat (F.l. rufus)

• Sur le continent eurasiatique, le lynx Boréal (F.l. lynx) et le lynx d’Espagne ou lynx pardelle (F.l. pardinus).

Le nom du Lynx vient de l’Antiquité grecque : Lyncée était le pilote de l’Argos, navire de Jason lorsqu’il partit en quête de la Toison d’Or. Lyncée avait une vue supra-normale lui permettant de voir sous terre, « Lyncaeus » signifiant « à la vue perçante ».

Le Lynx, on en parle dans LYNX 250px-Linces11-231x300

Ainsi, un dicton indien dit :

« Si tu laisses tomber dans la grande prairie une brindille, le daim l’entend, le lynx la voit et l’ours la sent ! »

En réalité, la vision du lynx n’est pas meilleure que celle d’un autre félin. Le célèbre « œil de lynx » viendrait donc d’une confusion avec la mythologie. Par contre, sa vue adaptée à la vie nocturne (contractée, sa pupille est ronde, à la différence de celle du chat), son ouïe excellente, et, ses pattes poilues et élargies qui rendent sa marche particulièrement silencieuse en font un hôte discret des forêts.

Le dernier bilan de l’ONCFS (période triennale 2002-2004) conclut que l’aire de distribution de l’espèce (F.l. lynx) continue globalement d’augmenter, avec cependant des différences de cinétique relative selon les massifs. L’ordre de grandeur supposé des effectifs par massifs (massif vosgien : 30 à 40 ; massif jurassien : 85 à 100 ; massif alpin : 20 à 40), conjugué à cette croissance positive, suggère un état de conservation plutôt favorable, même si le statut des Alpes et des Vosges reste moins conforté que celui du Jura …

[D’après l’article de E. Marboutin, C. Duchamps, M. Catusse Réseau Lynx – Loup,CNERA PAD, ONCFS]

 4 sous-espèces différentes du Lynx :

Le lynx du Canada  

Le lynx roux  

Le lynx d’Eurasie  

 Le lynx d’Espagne  

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Le Lynx du désert

Posté par othoharmonie le 31 juillet 2012

 

Le caracal ou lynx du désert ou lynx de Perse, est un félin d’Afrique et d’Asie du genre Caracal.

Le Lynx du désert dans LYNX 220px-Caracal_in_South_Africa_-_by_Shaun_MItchemCaracal signifie oreilles noires en Turc. Il est un mammifère de la famille des félidés. Il vit dans des endroits secs, comme la savane. Comme tout félin, il est territorial et n’accepte pas d’autres félins dans son domaine, qu’il marque en urinant sur les rochers et les arbres afin d’y laisser des marques olfactives. Mais parfois, on peut le rencontrer en couple et en groupe. Le caracal est un animal nocturne. Le corps de ce félin est plus délié que celui des lynx nordiques, ce qui en fait un excellent coureur. Sa robe unie d’un jaune fauve s’harmonise parfaitement avec la couleur générale du désert. Ses longues oreilles pointues, ornées de pinceaux noirs, lui assurent une excellente ouïe.

  • Longueur : de 60 à 91 cm (la queue mesure environ 28 cm).
  • Hauteur au garrot : de 40 à 45 cm.
  • Poids : entre 6 et 19 kg.
  • Longévité : 15 ans en moyenne.
  • Rapidité : c’est le félin le plus rapide de sa taille.
  • Les femelles peuvent mettre au monde de un à six petits par portée, au terme d’une gestation de 70 à 78 jours. Le caracal atteint sa maturité sexuelle après environ deux ans.
  • Le caracal grimpe et saute très bien. C’est un chasseur nocturne : à la manière d’un chat, il rampe en silence, le corps aplati contre le sol et s’approche de sa proie avant de fondre sur elle. Il chasse surtout des damans, des rongeurs, des lapins, des petites antilopes (ourébis par exemple) et des volailles.

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Le Lynx roux

Posté par othoharmonie le 27 juillet 2012

 

Le Lynx roux dans LYNX 220px-Linces10-210x300Le Lynx roux aussi appelé Lynx bai, Chat sauvage en français du Canada, Chat tigré en français cadien et Bobcat en anglais est un félin du genre Lynx qui vit en Amérique du Nord. Avec douze sous-espèces reconnues, ses populations s’étalent entre le sud du Canada et le nord du Mexique, en englobant la majeure partie des États-Unis. Ce prédateur occupe une vaste gamme d’habitats, depuis les zones boisées jusqu’aux régions semi-désertiques, incluant les zones urbaines et les environnements marécageux.

Le Lynx roux ressemble aux trois autres espèces du genre Lynx, avec des oreilles couronnées d’un plumet de poils noirs, une queue courte et une démarche chaloupée en raison de ses pattes postérieures très longues. Il a toutefois des barres noires distinctives sur ses pattes antérieures et une courte queue au bout noir. Il mesure en moyenne 90 cm de la tête à la queue, pour 50 cm à l’épaule. Son poids varie de 6 à 13 kilogrammes.

Bien que le Lynx roux préfère les lapins et les lièvres, il est un chasseur opportuniste qui peut s’attaquer aussi bien aux insectes qu’aux petits rongeurs ou aux daims. Le type de proies dépend de leur abondance, de l’habitat, de la localisation et des saisons. Comme la plupart des félins, le Lynx roux est territorial et principalement solitaire, bien qu’il y ait des chevauchements entre territoires. Il emploie plusieurs méthodes pour délimiter son territoire, dont les marques de griffes et les dépôts d’urine ou d’excréments. Le Lynx roux se reproduit en hiver et au printemps et a une période de gestation d’environ deux mois.

Chassé par l’homme, à la fois pour le sport et sa fourrure, sa population est cependant stable. Cet « insaisissable » prédateur caractéristique des États-Unis apparaît dans la mythologie des Nord-Amérindiens et le folklore des colons européens.

La fourrure du Lynx roux est courte, douce et dense, de teintes variées. Le dos va du gris clair au brun rougeâtre, plus sombre au milieu. En général, les lèvres, le menton, l’intérieur des membres et le ventre sont de couleur crème. La robe peut être marquée de taches noires ou brun foncé, ou de raies. L’arrière des oreilles est noir avec une tache blanche bien visible. De plus, les oreilles sont couronnées par une touffe de poils noirs, comme pour tous les lynx. La queue est courte, blanche sur la partie inférieure, marquée d’une large bande noire sur le dessus de l’extrémité et de plusieurs raies sombres.

Les Lynx roux des régions désertiques possèdent les robes les plus claires tandis que les populations du Nord, vivant en forêt, sont plus sombres. Les jeunes naissent avec une fourrure tachetée. Quelques spécimens mélaniques ont été aperçus et capturés en Floride : leur robe noire laisse apparaître les taches. Il existe également des individus albinos.

Fichier:Lynx lynx 1 (Martin Mecnarowski).jpgLes traces du Lynx roux montrent quatre orteils sans trace de griffes en raison de leur rétractilité. L’empreinte, aussi longue que large, peut mesurer de deux à huit centimètres et la moyenne est à 4,5 cm. Quand il marche ou trotte, les empreintes sont espacées de 20 à 46 cm, mais lorsqu’il court, le Lynx roux peut faire de grandes enjambées de un à trois mètres.

Comme tous les félins, les traces des pattes avant tombent exactement au-dessus des traces des pattes arrière. Les traces du Lynx roux peuvent être distinguées de celles du chat haret ou du chat domestique grâce à leur grosseur : le chat domestique a des empreintes de 10 cm2 tandis que celles du Lynx roux atteignent les 13 cm2.

L’hybridation entre le Lynx roux et le Lynx du Canada existe : aux États-Unis, on appelle le résultat d’un tel croisement un « Blynx » ou un « Lynxcat », contraction du terme « Bobcat » désignant le Lynx roux et « Lynx » désignant le Lynx du Canada. En 2004, des études génétiques menées sur ces deux espèces ont confirmé que trois spécimens sauvages du Minnesota à l’origine ambiguë étaient issus de l’hybridation. L’ensemble des hybrides étudiés avait un Lynx du Canada pour mère. Les signalements d’hybrides sauvages sont, pour l’instant, confinés au sud de l’aire de répartition du Lynx du Canada. Les pattes des hybrides sont en général plus larges que celles du Lynx roux, mais moins que celles du Lynx du Canada. Leur robe et la longueur des plumets de leurs oreilles sont plus proches de celles du Lynx roux. Un cas de Blynx femelle féconde a été signalé en 2008.

Des hybridations en captivité avec l’ocelot ont été signalées. Une légende, probablement colportée par la créatrice de la race dans les années 1980 aux États-Unis, veut également que le pixie-bob soit une race de chat issue du croisement naturel entre un Lynx roux et un chat domestique 

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Attitude du Lynx

Posté par othoharmonie le 27 juillet 2012

 

Attitude du Lynx dans LYNX Linces19-300x219Bien que le Lynx roux soit un des félins les plus étudiés, il demeure assez méconnu du grand public, et notamment des habitants d’Amérique du Nord alors qu’il s’agit du félin sauvage le plus répandu sur ce continent. Un sondage mené sur plusieurs groupes de visiteurs du Cumberland Island National Seashore en Géorgie, où le Lynx a été réintroduit, a permis d’évaluer leurs attitudes et leurs connaissances à propos du Lynx roux. Les personnes sondées étaient en moyenne favorables à la réintroduction du Lynx roux, mais les chasseurs de cerfs de Virginie étaient défavorables. L’évaluation des connaissances sur le Lynx roux a une note moyenne de 3,8/10, les chasseurs ayant obtenu les meilleurs scores (5,1/10). Selon les auteurs, ce score si faible peut être corrélé avec la nature discrète du Lynx roux : les opportunités d’apprentissage par contact direct sont faibles. De plus, peu de reportages animaliers lui sont dédiés, à l’inverse de ce qu’on peut voir pour le lion, le tigre, ou encore le puma.

Commerces des peaux

220px-Bobcat_fur-skins dans LYNXLe Lynx roux est depuis longtemps chassé et piégé pour le sport et pour sa fourrure. Jusqu’au début des années 1970, la peau de Lynx roux se vend autour de 5 $. Le passage de l’Endangered Species Act (ESA) en 1973, qui interdit l’importation de fourrure d’animaux menacés aux États-Unis, et la création de la CITES en 1975, qui interdit le commerce international de nombreux félins, provoquent une hausse des prix sans précédent. De 1970 à 1977, le prix des fourrures passe de 10 $ à 150 $, les plus belles peaux pouvant atteindre 250 $, et le nombre de Lynx roux chassés se multiplie par huit. Les prix s’effondrent suite au lundi noir d’octobre 1987. Dans les années 1990, les prix ont à nouveau baissé.

La peau de Lynx roux est la plus vendue de celles des félins. La fourrure de Lynx roux sert à faire des manteaux, des tapis ou des décorations murales ; c’est la fourrure du ventre qui est la plus recherchée. La plupart des exportations viennent des États-Unis, dont les exportations annuelles moyennes sont passées de plus de 13 000 dans les années 1990 à un peu moins de 30 000 dans les années 2000.

Le Lynx roux a inspiré certains noms de lieu aux États-Unis. Par exemple, Lynx Creek près de Prescott en Arizona a été nommée ainsi par un membre de l’expédition de Joe Walker dans les montagnes de Bradshaw où un Lynx roux l’avait attaqué. Le nom des montagnes Catskill viendrait du mot allemand « kaatskill » qui signifie « crique du chat sauvage », le « chat sauvage » désignant un Lynx roux.

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Le Lynx et son territoire

Posté par othoharmonie le 27 juillet 2012

 

Le Lynx et son territoire dans LYNX 220px-Florida_BobcatLe Lynx roux est un prédateur crépusculaire, en général plus actif à l’aube et au crépuscule. Il bouge trois heures avant le coucher du soleil et jusqu’à minuit, puis un peu avant l’aube jusqu’à trois heures après le lever du soleil. Chaque nuit, il parcourt trois à onze kilomètres sur des chemins qu’il emprunte très souvent. Ce comportement peut varier saisonnièrement, le Lynx roux devenant plus diurne durant l’automne et l’hiver. C’est une réponse aux habitudes de ses proies, qui sont plus actives le jour durant les mois froids.

Les activités du Lynx roux sont confinées sur des territoires bien définis, dont la superficie varie selon le sexe et la quantité de proies. Un résumé des recherches de l’UICN donne une fourchette de 0,6 à 326 km2. Une étude au Kansas a montré que les mâles possèdent un territoire d’environ 20 km2 et que les femelles se satisfont de moins de 10 km2. Les lynx de passage ont des territoires plus grands et moins bien définis. Les jeunes ont des territoires plus petits de 7 km2 environ. Toujours au Kansas, la recherche a montré que la dispersion des mâles depuis leur lieu de naissance est plus importante que celle des femelles.

Les recherches menées sur la variation saisonnière de la superficie du territoire sont assez contradictoires. Une étude montre une grande variation saisonnière pour les territoires des mâles : de 41 km2 en été à 100 km2 en hiver. Toutefois, d’autres montrent que ce sont les femelles, en particulier celles qui sont aptes à la reproduction, qui augmentent leurs territoires en hiver, et que ceux des mâles ne varient pas. D’autres recherches aux États-Unis ont montré peu ou pas de variation.

Le territoire est marqué avec des fèces, des jets d’urine, et par des traces de griffes sur les arbres. Sur son territoire, le Lynx roux a de nombreux refuges : une tanière principale et des refuges auxiliaires sur les limites de son domaine, comme des trous dans les troncs, un tas de broussailles, des fourrés ou sous des rochers.

Comme la plupart des félins, le Lynx roux est solitaire, bien que les territoires se recouvrent souvent : les mâles sont plus tolérants que les femelles, ce qui est une exception parmi les félins. En raison de leurs territoires plus petits, au moins deux femelles peuvent vivre sur le territoire d’un mâle. Quand plusieurs territoires de mâles se recoupent, une hiérarchie est souvent établie, dont la conséquence majeure est l’exclusion des mâles de passage des aires les plus favorables.

De la même manière que les différentes estimations de la taille du territoire, la densité de population varie de 1 à 38 Lynx roux par 65 km2 selon les sources. En Californie, un lien entre la densité de population et le sex-ratio a été observé : plus la densité de population est élevée, plus le nombre de mâles pour une femelle est élevé.

220px-Canadian_Lynx dans LYNXUn miaulement bref mais soutenu est le cri le plus fréquemment poussé chez le Lynx roux. Le Lynx roux peut également ronronner, mais aussi cracher, siffler et grogner lorsqu’il doit se défendre. Les vocalises sont toutefois rarement utilisées, sauf en période de reproduction.

Le Lynx roux est capable de survivre de longues périodes sans manger, puis avaler de grandes quantités de nourriture lorsque les proies sont abondantes. Durant les périodes de disette, il attaque souvent des proies plus grosses qui lui permettront de se nourrir pendant plusieurs jours. Le Lynx roux, embusqué, piste sa proie puis l’attaque d’un bond, ou après une courte poursuite. Sa préférence va aux mammifères de 0,7 à 5,7 kg ; les proies principales varient selon les régions : dans l’est des États-Unis, c’est le Lapin d’Amérique, au nord de son aire de répartition, c’est le Lièvre d’Amérique. Quand ces proies principales coexistent, comme en Nouvelle-Angleterre, ces deux espèces représentent la première source de nourriture. Dans les régions très au sud, les lapins et lièvres sont remplacés par des rats du genre sigmodon. La proie principale de l’État de Washington est le Castor de montagne, le Pécari au Texas et le Lièvre arctique au Canada. Le Lynx roux est une espèce opportuniste, qui changera sans hésiter son régime alimentaire, à la différence du Lynx du Canada, plus spécialisé. Des recherches ont montré que le changement du régime alimentaire est en corrélation avec le déclin des proies principales du Lynx roux.

Le Lynx roux ajuste ses techniques de chasse à la taille de sa proie. Avec de petits animaux, comme les rongeurs, les écureuils, les oiseaux, les poissons et les insectes, il chassera dans des aires connues pour être abondantes en proie, et il attendra à l’affut qu’une proie s’approche avant de bondir et de la saisir à l’aide de ses griffes. Pour des animaux un peu plus gros, comme les lapins et les lièvres, il se cache dans les broussailles et attend que sa proie soit à moins de 10 mètres, puis se rue à l’attaque. Moins communément, il peut se nourrir d’animaux plus gros, comme les renards, les visons, les moufettes, les chiens et les chats domestiques ; il s’attaque occasionnellement au bétail et à la volaille. Bien que les chevaux et le gros bétail soient épargnés, il est une menace pour les petits ruminants comme les moutons et les chèvres. Selon le National Agricultural Statistics Service du département de l’Agriculture des États-Unis, les Lynx roux ont tué 11 100 moutons en 2004, représentant 4,9 % des morts des moutons par prédation. Cependant, certaines morts peuvent être mal identifiées, notamment parce que le Lynx roux se nourrit aussi des animaux tués par d’autres prédateurs.

320px-MP-lynx_canadensis_3Il est connu pour s’attaquer aux Cerfs de Virginie, notamment en hiver quand les proies plus petites se font rares, ou lorsque leurs populations deviennent plus abondantes. Une étude dans les Everglades montre qu’une large majorité de captures (33 sur 39) sont faites sur des faons, mais que la chasse peut être réussie pour des proies pesant jusqu’à huit fois le poids du Lynx roux. Dans les rares occasions où le Lynx roux tue un daim, il en mange jusqu’à plus faim puis cache la carcasse sous la neige ou sous des feuilles, et retourne plusieurs fois s’en nourrir.

Les proies de base du Lynx roux sont aussi convoitées par d’autres prédateurs de taille moyenne appartenant à la même niche écologique. Des recherches effectuées dans le Maine n’ont pas montré de relations de compétitions avec le Coyote et le Renard roux ; les distances de séparation et le recouvrement des territoires de ces différentes espèces apparaissent aléatoires sur les individus suivis. Pour le Lynx du Canada en revanche, les relations interspécifiques affectent la distribution des espèces : l’exclusion compétitive du Lynx roux est probablement la cause de la non-expansion de son cousin vers le sud de l’Amérique du Nord.

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Le Lynx Boréal

Posté par othoharmonie le 23 juillet 2012

 

 Lynx lynxLe Lynx boréal également appelé Lynx d’Eurasie, Lynx commun, Loup-cervier et improprement Lynx d’Europe, est une espèce de félin du genre Lynx. Aisément reconnaissable à ses longues pattes, sa courte queue et sa face aux oreilles pointues, le Lynx boréal apparaît dans de grandes variétés de robes et de tailles.

Habitant des forêts boréales, c’est un félin discret chassant les petits ongulés comme le chevreuil. Largement distribuées, ses populations ont cependant régressé en Europe de l’Ouest, où plusieurs tentatives de réintroduction ont eu lieu.

Objet de superstitions depuis le Moyen Âge, le Lynx boréal est resté méconnu jusqu’au début des années 1980. Il est encore l’objet de débats, particulièrement lors de sa réintroduction, avec les chasseurs et les bergers.

La face du Lynx boréal est ornée d’un collier de poils longs autour du cou. Comme tous les lynx, ses oreilles triangulaires sont surmontées d’une touffe de poils noirs, qui mesurent jusqu’à 4,5 cm de long ; le revers est marqué par une tache blanche. Des rayures verticales barrent le front, et une marque noire part du coin externe de l’œil jusqu’aux joues. Il n’a que 28 dents au lieu des 30 habituelles chez les félins ; toutefois, le Lynx boréal possède comme caractéristique de pouvoir avoir une dent surnuméraire.

La queue courte se termine par un manchon noir. Les jambes sont longues et les pieds volumineux en comparaison du reste du corps. Il s’agit d’une adaptation au déplacement dans la neige : les longues pattes permettent de se dégager plus facilement dans un épais manteau neigeux. Du fait de ses pieds larges, le Lynx boréal exerce une pression sur le sol trois fois plus faible que celle du Chat sauvage (Felis silvestris). Par conséquent, le Lynx boréal s’enfonce moins dans la neige, comme s’il portait des raquettes et marche silencieusement.

La couleur de sa fourrure est la plus variable du genre Lynx. Elle varie du blanc crème au brun foncé, avec plus ou moins de taches noires sur le corps, qui peuvent être pleines ou en rosettes. Le Lynx boréal a une fourrure particulièrement dense, notamment sur le dos où la concentration de poils atteint 9 000 poils/cm2 contre 4 600 sur le ventre. La pilosité est composée de douze à treize poils de bourre pour un poil de jarre.

Le Lynx boréal est deux fois plus gros que les trois autres espèces de lynx. Il pèse de 9 à 35 kg, la plus grande sous-espèce étant le Lynx de Sibérie ; la moyenne est de 25 kg pour les mâles et 21 kg pour les femelles. Il mesure de 65 à 75 cm à l’épaule et sa longueur est de 77 à 135 cm. Le dimorphisme sexuel est important : les mâles sont en moyenne un quart plus gros que les femelles.

Bien que les fossiles soient rares chez les félins, les lynx font office d’exception. Le Lynx d’Issoire (Lynx issiodoriensis) est généralement considéré comme l’ancêtre commun du genre Lynx. Possédant une aire de répartition très large, Lynx issiodorensis présentait une morphologie proche des  félinés  tout en ayant les caractéristiques des lynx. Plusieurs hypothèses d’« apparitions » des lynx modernes au travers de la forme intermédiaire du Lynx d’Issoire ont été proposées. Une hypothèse suggère une divergence en trois lignées distinctes : L. pardinus, L. lynx, et L. rufus ; dans cette première hypothèse, L. canadensis descend de L. lynx.

Fichier:Lynx lynx (Kerkrade Zoo) 01.jpgLe Lynx boréal est plus éloigné de Lynx issiodorensis que le Lynx pardelle (Lynx pardinus) : une hypothèse proposée est que le Lynx boréal, originaire d’Asie, aurait repoussé le Lynx pardelle sur la péninsule espagnole. Le Lynx du Canada et le Lynx boréal sont en fait issus d’une même forme de Lynx d’Issoire asiatique qui aurait effectué une colonisation des Amériques en traversant le détroit de Béring.

Le Lynx boréal est un prédateur solitaire, actif du crépuscule au lever du soleil. Le territoire du mâle recouvre celui d’une ou plusieurs femelles. Le lynx mâle est intolérant envers les autres mâles traversant son territoire, mais ce sont les femelles qui restent les plus vindicatives entre elles. Les territoires comportent cependant des « zones neutres » où il est possible de circuler sans qu’il y ait affrontement : il s’agit fréquemment des limites du territoire.

Chaque adulte a un territoire de 11 à 300 km2, selon l’abondance des proies ; lorsqu’elles sont rares le lynx doit patrouiller des zones plus vastes pour se trouver à manger. Une formule permettant de calculer la densité de Lynx boréal pour 100 km2 en fonction de la biomasse d’ongulés a été proposée à partir de l’analyse de territoires de lynx de différents pays occupés, mais elle reste incertaine étant donné la variété des méthodes de comptage.

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Morphologie et caractère du Lynx

Posté par othoharmonie le 22 juillet 2012

 

Les lynx ont un physique très reconnaissable parmi les félins, et peuvent difficilement être confondus avec les membres d’un autre genre, hormis peut-être le Caracal. Le corps est caractérisé par une démarche chaloupée du fait de leurs membres postérieurs très développés, ce qui est une particularité du genre, les félins ayant plutôt la partie antérieure du corps plus puissante. Les jambes sont longues et les pattes volumineuses en comparaison du reste du corps ; il s’agit d’une adaptation au déplacement dans la neige : les longues pattes permettent de se dégager plus facilement dans un épais manteau neigeux et les pieds très larges agissent comme des raquettes afin de ne pas s’enfoncer dans la neige. De plus, les coussinets très larges ont pour effet d’étouffer le bruit des pas et d’assurer une démarche totalement silencieuse. Les lynx exercent une pression très faible sur le sol, même en comparaison avec d’autres carnivores : ainsi le Lynx boréal exerce une pression sur le sol trois fois plus faible que celle du Chat sauvage  et on estime ce ratio entre 4,1 et 8,8 pour le Lynx du Canada et le Coyote (Canis latrans). L’empreinte des lynx, aussi longue que large, ressemble à celle du chat domestique, la piste est quasiment rectiligne, surtout lorsqu’ils avancent au pas.

La queue est courte, comme tronquée et se termine en manchon ; elle mesure à peine 20 à 25 cm de long. La taille totale varie selon les espèces, mais reste dans les mêmes proportions : seul le Lynx boréal se différencie cependant par son gabarit pouvant être deux fois plus élevé que celui des autres espèces. Le dimorphisme sexuel est important : les mâles sont en moyenne un quart plus gros que les femelles.

Morphologie et caractère du Lynx dans LYNX

La quantité de taches et la couleur de la robe des lynx varient selon les espèces et la latitude. Quatre types de robes sont reconnus : tacheté, rayé, uni et à rosettes. Chaque individu a une disposition particulière des marques. Parmi les quatre espèces de lynx, le Lynx pardelle a une fourrure très tachetée, tandis que le Lynx du Canada a peu ou pas de taches, notamment parce que sa longue fourrure a tendance à atténuer les marques. Au nord, les robes des lynx sont plutôt de couleur grise tandis qu’au sud elles tendent vers le roux. En règle générale, les joues, le ventre, l’intérieur des pattes, le menton et le tour des yeux sont de couleur crème. Le Lynx du Canada et le Lynx boréal ont une fourrure particulièrement dense, notamment sur le dos où la concentration de poils atteint 9 000 poils/cm2 contre 4 600 sur le ventre ; on compte également de douze à treize poils de bourre pour un poil de jarre.

 

Taille et poids des différentes espèces du genre Lynx

Lynx boréal Lynx du Canada Lynx pardelle Lynx roux
Longueur 77 à 135 cm 85 à 114 cm 85 à 110 cm 76 à 124 cm
Hauteur au garrot 65 à 75 cm 60 à 65 cm 42 à 47 cm 45 à 68 cm
Poids 9 à 35 kg 8 à 14 kg 9 à 13 kg 6 à 13 kg
Barre de séparation

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Tête de Lynx

Posté par othoharmonie le 22 juillet 2012

Tête de Lynx dans LYNX 220px-Lynx_22La tête des lynx, de forme arrondie et portée par un cou court, est également assez caractéristique. Les oreilles sont triangulaires, longues et ornées d’une touffe de poils noirs appelée « pinceau ». Ces pinceaux auriculaires ne se trouvent que chez les espèces du genre Lynx et également chez le Caracal, le Chat des marais et certaines races de chat domestique. Il se pourrait que cela permette de capter la direction du vent. De longs poils le long des joues, appelés « favoris », forment une collerette qui leur donne un air un peu joufflu. L’utilité de la forme du visage des lynx, notamment des pinceaux auriculaires, a été discutée. Matjuschkin a proposé une analogie avec la face du hibou, très ronde, avec des petites plumes dressées sur la tête : les favoris autour des joues du lynx formeraient un miroir parabolique permettant de mieux capter les sons, tandis que les pinceaux amélioreraient la localisation sonore.

Les lynx ont pour caractéristique de n’avoir que 28 dents au lieu des 30 habituelles chez les félins : ils ne possèdent que deux prémolaires sur la mâchoire supérieure, ce qui est une caractéristique du genre Lynx. Le raccourcissement des mâchoires conduit à l’augmentation de la puissance de la morsure. Parmi le genre Lynx, seul le Lynx boréal possède comme caractéristique de pouvoir avoir une dent surnuméraire. La dentition lactéale des lynx ne comprend pas de molaires, l’ordre d’apparition des dents est canine – incisive – prémolaire, puis, pour la dentition finale incisive – canine – prémolaire – molaire.

Comparaison des formules dentaires du genre Lynx et de sa famille Felidae

 v · d · m  Formule dentaire

mâchoire supérieure

1

2

1

3

3

1

2

1

1

2

1

3

3

1

2

1

mâchoire inférieure

Total : 28 dents

Lynx

 v · d · m  Formule dentaire

mâchoire supérieure

1

3

1

3

3

1

3

1

1

2

1

3

3

1

2

1

mâchoire inférieure

Total : 30

Denture commune aux Felidae

220px-Bobcat_lynx_rufus dans LYNX

Comme tous les félins, les lynx ont une vision très sensible en faible luminosité et très précise pour détecter le mouvement. L’odorat est puissant, mais il ne sert qu’à la communication intraspécifique (marquage du territoire par exemple), et jamais pour la chasse comme pour les canidés. Les vibrisses, souvent appelées « moustaches », se trouvent sur le museau, au-dessus des yeux, sur les joues et au niveau des pattes : comme pour tous les félins, elles sont un organe du toucher très sensible. Les lynx ne réagissent pas à la cataire (herbe à chat) en captivité, mais seraient attirés par son odeur en liberté.

Les lynx sont tous des nageurs quand il le faut, et d’excellents sauteurs et grimpeurs, grâce à leurs membres postérieurs particulièrement adaptés au bond. Des lynx captifs se sont par exemple évadés en sautant par-dessus leur clôture de trois à quatre mètres. Comme tous les félins, les lynx sont de très mauvais coureurs de fond. Cette faible endurance peut être corrélée à la petite taille du cœur : le poids du cœur d’un lynx ne représente que 3,4 à 6,4 ‰ de sa masse totale. Les lynx connaissent trois allures : le pas, qui est l’allure la plus utilisée, le trot et le bond.

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Histoire de la classification du genre Lynx

Posté par othoharmonie le 19 juillet 2012

Histoire de la classification du genre Lynx dans LYNX 220px-Lynx_pardinus_bones%2C_Murcia_20051127La classification des lynx a fait l’objet d’un débat : les lynx devaient-ils être classés dans leur propre genre Lynx ou être un sous-genre de Felis ? En effet, jusque dans les années 1980, presque tous les félins étaient inclus dans le genre Felis, excepté les grands félins du genre Panthera et le guépard du genre Acinonyx : c’est la classification de Simpson. La taxonomie actuelle admet à présent que les lynx appartiennent à leur propre genre, mais les synonymes Felis lynx, Felis rufus ou encore Felis pardinus subsistent dans la littérature.

Le nombre d’espèces de lynx a beaucoup varié, du fait de la grande fluctuation morphologique, tant au niveau de la taille que de la couleur, des différents individus : jusqu’à sept espèces de lynx ont été proposées par Pocock et Balestri. Dans les années 1980, on comptait uniquement deux espèces : le Lynx boréal et le Lynx roux. Un autre modèle à deux espèces a existé qui admettait uniquement le Lynx boréal et le Lynx pardelle. Au sein de l’ensemble des différents modèles à deux espèces, la seule variation était l’aire de distribution du Lynx boréal qui tour à tour englobait celle du Lynx du Canada ou du Lynx pardelle : les espèces actuelles, surtout le Lynx du Canada et le Lynx pardelle devenaient alors des sous-espèces du Lynx boréal Lynx lynx canadensis ou Felis lynx canadensis et Lynx (Felis) lynx pardinus.

Le Caracal, du fait de similitude morphologique (tête, denture, queue) a longtemps été classé dans le genre Lynx. L’absence totale de taches, puis, plus tard, les analyses génétiques, l’ont écarté du genre Lynx vers son propre genre Caracal. Le Manul (Otocolobus manul) a lui aussi temporairement fait partie du genre Lynx.

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