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LE CRABE est un signe négatif

Posté par othoharmonie le 14 mars 2016

 

Le soleil entre dans le cancer autour du 22 juin, juste après avoir atteint le point le plus élevé, au début de l’été, la période de croissance.  La lune gouverne le Cancer.

Le symbole correct pour ce signe n’est pas comme il est souvent représenté sur les gravures, un crabe relativement gros, mais le petit Bernard-l’Ermite dont le comportement exprime mieux le caractère de ce signe.

Le Bernard-l’Ermite protège son fragile arrière train à l’intérieur de coquilles d’escargots abandonnées.  Lorsqu’il a trop grandi pour son domicile, il part à la recherche d’une coquille à sa nouvelle dimension et s’y loge prestement.  De cette position sûre, notre créature veille à l’affût de sa proie que, de ses grosses pinces elle saisit promptement et qu’elle tire à l’intérieur de sa demeure pour s’en repaître à loisir.

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Sa démarche, latérale ou oblique, à reculons, caractéristique du crabe, illustre bien ce signe.

Ces deux principaux traits témoignent du discernement psychologique des premiers astrologues qui ont choisi le crabe pour symbole des natifs de ce signe.

Les expériences recueillies sous Gemini sont affermies, classées et en progrès sous le Cancer.  Le Cancer est un collectionneur à tous les niveaux.  Au niveau matériel les natifs du Cancer rassemblent de belles choses; au niveau émotionnel, il est émotionnel par nature. il approfondit ses expériences.  Mentalement, il recueille le savoir d’une manière scientifique et, spirituellement, il tente d’affiner sa compréhension de la raison d’être des choses.  Son point fixe c’est sa maison, son château dans lequel il se retire toujours à la fin de chaque incursion avec le nouveau trésor qu’il vient d’obtenir.  Ici il est entouré de tout ce qu’il a rassemblé au long de son existence.  Par nature, il est casanier et bon vivant.

La rapide retraite dans une armure protectrice au moindre signe de danger caractérise aussi la tortue, raison pour laquelle cet animal symbolisait le cancer dans l’ancienne Babylone .

La locomotion rétrograde du crabe illustre la propension du Cancer à se perdre lui-même avec joie dans le passé.  Il vit dans un état de conscience historique et, rétrospectivement, il peut apprécier la continuité des événements.  D’où la représentation du signe dans l’ancienne Amérique sous la forme du «serpent à plumes qui se déplace à reculons».  Pour les Chinois c’était la coupe transversale d’un arbre dont les cercles annuels racontent l’histoire.  Je les ai tous inclus dans le cadre du tableau.

Le Bernard-l’Ermite en personne repose sur ses trésors, cachés à l’intérieur d’un coffre de fer qu’il a, pur plus de sûreté, enterré dans le sable.  Il est tendu vers la lune, la planète qui le gouverne (nous en reparlerons).  Des mains émergent du cadre pour saisir les joyaux et les pierres précieuses, surtout des aigues-marines et des pierres dé lune, les joyaux de la lune; toutes choses précieuses rassemblées à un niveau matériel .

c’est le classique symbole de la souffrance qui conduit au discernement.  Une perle est, de par son existence même, le symptôme d’une maladie dans l’huître.  Si un corps étranger, une pierre ou un fragment de coquille, pénètre dans l’huître, son corps, faible et sensible, une fois irrité, va réagir en recouvrant l’objet étranger de couches successives de nacre, afin d’arrondir celui-ci pour apaiser la douleur.  C’est ainsi que, par la souffrance, se forme un magnifiquejoyau.

A côté de cette huître ouverte, le Kephera, le scarabée sacré de l’Egypte ancienne, roule une perle vers le haut de la pente .  Ici le symbolisme est double.  Le scarabée (scarabeus) est un coléoptère qui pond ses oeufs dans le fumier qu’il a d’abord malaxé en une boule.  Il roule alors la boule dans un trou déjà creusé dans ce but.  En sûreté, sous terre et pourvu d’une abondante nourriture, l’oeuf dans le fumier devient finalement un nouveau coléoptère.  Les Egyptiens de l’Antiquité ne savaient pas qu’un oeuf avait déjà été pondu dans le fumier et ils pensaient qu’un coléoptère s’était créé luimême à partir de la matière en état de putréfaction.

C’était la génération spontanée.  De nombreux Anciens croyaient que la vie apparaissait spontanément à partir de la matière en décomposition sans que le processus habituel d’implantation ait été réalisé.  C’est pourquoi le bousier Kephera a été aussi considéré comme un compagnon de la Divinité qui, sans cesse, se recrée.

Dans ce cas, la boule de bouse était le soleil doré que Kephera roulait chaque jour sur le chemin des cieux, de l’est à l’ouest.  C’était le symbole fondamental de la renaissance, la vie qui, d’elle-même, se renouvelle sans cesse grâce au pouvoir de Râ, le soleil. Parce que la conscience se développe et se ranime par la douleur, j’ai substitué une perle à la boule de bouse transformant ainsi le symbole du soleil en symbole de la lune parce que la mer et tout ce qui en elle vit, tout comme l’âme, se trouvent liés pour une grande part à la lune.  Ceci non seulement en raison de l’influence considérable exercée par la lune sur le flux et le reflux des marées mais aussi en raison de la subordination de nombreuses créatures de la mer au cycle lunaire dans leur comportement sexuel.Il existe une interaction complexe entre la lune, la procréation et la mer.  C’est la lune qui donne la forme et qui gouverne l’implantation ainsi que la croissance.  Elle est directement concernée par la matière primordiale, l’océan primordial d’où tout a été formé et plus substantiellement par la mer d’où toute vie a évolué.  L’ océan est notre mère à tous.  On l’appelle Mara, «qui est amer».Il est Mater Materia et il est aussi MARIE, Mère de Dieu, tout comme il est Maya, la mère du Bouddha.  Ce sont des aspects différents du même principe dont l’origine est Binah, la Mère Primordiale sur le pilier de la forme, à gauche dans l’Arbre de Vie de la Kabbale.

Extrait du site http://jean-paul.barriere.pagesperso-orange.fr

 

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Âne : l’Humilité, la Pauvreté, l’Ascétisme, l’Initiation, la Patience

Posté par othoharmonie le 6 décembre 2015

 

ANEL’Âne a mauvaise réputation ; symbole d’ignorance, d’obstination, de méchanceté, de paresse et de luxure, il fut longtemps assimilé aux mondes obscurs, aux forces du mal. Comme Satan, comme la Bête, il incarne le sexe, la libido : il exprime les instincts de l’homme lorsqu’il ne les maîtrise pas, la vie dévouée au matérialisme et à la sensualité. Pour les Égyptiens, qui croyaient en une vie après la mort, la rencontre de l’Âne Rouge pouvait être fatale pour l’âme. Seth, le meurtrier d’Osiris était souvent représenté par un Âne. L’Âne était aussi l’image de l’homme profane, l’homme de la glèbe qui n’a pas quitté son lieu de naissance (ses murs) et qui n’est pas initié aux mystères des dieux.

De même, l’Égyptien des temps pharaoniques avait en horreur tout étranger, notamment le nomade asiatique résidant sur les rives du Nil, qu’il considérait comme un ignorant, un Âne. En Inde, il sert de monture à plusieurs divinités maléfiques, notamment à Nairrita (gardien de la région des morts) et à Kâlarâtiî (aspect sinistre de Dêvi, la Déesse mère de l’hindouisme). De même, dans le bouddhisme tibétain, le Mulet ou l’Âne est la monture de Lha-Mo, horrible démone dérivée de l’aspect destructeur de Dêvi.

Au Moyen-Âge, le Diable était parfois figuré par un homme avec une tête et des sabots d’Âne. Le dieu grec de la Fécondité, Priape, connu pour les dimensions impressionnantes de son membre viril, était représenté comme un personnage ithyphallique, et souvent aux côtés de cet animal. En Orient comme en Occident, on promenait le coupable d’adultère sur un Âne à travers les villages. On faisait de même dans de nombreuses régions françaises et italiennes pour le mari qui s’était laissé battre par sa femme, car « il n’est pas homme, et son Âne, emblème de sa virilité, doit à ce point de vue subir le châtiment, puisqu’il ne s’est pas montré capable de faire respecter ses droits de mari ».

Depuis longtemps, l’Âne est ainsi considéré comme un animal ridicule. Les rois eux même se punissaient en se traitant d’Âne. Cependant, dans la chrétienté, l’Âne était considéré comme le compagnon comprenant le mieux la volonté divine. C’est ainsi qu’on le voit près du berceau de Jésus, ou lorsque celui ci entra dans Jérusalem sur un Âne. Les Ânes sont d’une autre nature que vu plus haut, ils sont les symboles de l’humilité, de la simplicité, de la pauvreté, du dépouillement (matériel), d’ascétisme, de vérité, de révélation, d’initiation, de sagesse et ils possèdent toutes les vertus. Il symbolise aujourd’hui la douceur, malgré la bêtise qu’on lui impose, ainsi que la paresse et la luxure

Au sens chamanique du terme, on retiendra que ce totem est un caractère pratique, sociable et persistant. Étant souvent dépendant affectivement, il dépérit si ses proches lui sont enlevés. Il incite donc à garder les liens avec ceux qui lui sont chers. L’Âne nous enseigne que tout travail devrait être bien fait, peu importe le temps que cela prendra pour l’achever. Il nous élève également spirituellement, nous aidant à comprendre les messages de l’au-delà, et nous enseigne la patience.

 

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L’HISTOIRE DU VILAIN PETIT CANARD

Posté par othoharmonie le 30 septembre 2015

 

 

Voici l’histoire du vilain petit canard d’Hans Christian Andersen raconté et illustré par Monde Des Petits. 

canardComme il faisait bon dans la campagne ! C’était l’été. Les blés étaient dorés, l’avoine verte, les foins coupés embaumaient, ramassés en tas dans les prairies, et une cigogne marchait sur ses jambes rouges, si fines et si longues et claquait du bec en égyptien (sa mère lui avait appris cette langue-là).  Au-delà, des champs et des prairies s’étendaient, puis la forêt aux grands arbres, aux lacs profonds. 

En plein soleil, un vieux château s’élevait entouré de fossés, et au pied des murs poussaient des bardanes aux larges feuilles, si hautes que les petits enfants pouvaient se tenir tout debout sous elles. L’endroit était aussi sauvage qu’une épaisse forêt, et c’est là qu’une cane s’était installée pour couver. Elle commençait à s’ennuyer beaucoup. C’était bien long et les visites étaient rares les autres canards préféraient nager dans les fossés plutôt que de s’installer sous les feuilles pour caqueter avec elle. 

Enfin, un œuf après l’autre craqua. “Pip, pip”, tous les jaunes d’œufs étaient vivants et sortaient la tête. 
— Coin, coin, dit la cane, et les petits se dégageaient de la coquille et regardaient de tous côtés sous les feuilles vertes. La mère les laissait ouvrir leurs yeux très grands, car le vert est bon pour les yeux. 
— Comme le monde est grand, disaient les petits. 
Ils avaient bien sûr beaucoup plus de place que dans l’œuf. 
— Croyez-vous que c’est là tout le grand monde ? dit leur mère, il s’étend bien loin, de l’autre côté du jardin, jusqu’au champ du pasteur — mais je n’y suis jamais allée. 
« Êtes-vous bien là, tous ? » Elle se dressa. « Non, le plus grand œuf est encore tout entier. Combien de temps va-t-il encore falloir couver ? J’en ai par-dessus la tête. » Et elle se recoucha dessus. 

— Eh bien ! Comment ça va ? demanda une vieille cane qui venait enfin rendre visite. 
— Ça dure et ça dure, avec ce dernier œuf qui ne veut pas se briser. Mais regardez les autres, je n’ai jamais vu des canetons plus ravissants. Ils ressemblent tous à leur père, ce coquin, qui ne vient même pas me voir. 
— Montre-moi cet œuf qui ne veut pas craquer, dit la vieille. C’est, sans doute, un œuf de dinde, j’y ai été prise moi aussi une fois, et j’ai eu bien du mal avec celui-là. Il avait peur de l’eau et je ne pouvais pas obtenir qu’il y aille. J’avais beau courir et crier. Fais-moi voir. Oui, c’est un œuf de dinde, sûrement. Laisse-le et apprends aux autres enfants à nager. 
— Je veux tout de même le couver encore un peu, dit la mère. Maintenant que j’y suis depuis longtemps. 
— Fais comme tu veux, dit la vieille, et elle s’en alla. 
Enfin, l’œuf se brisa. 
— Pip, pip, dit le petit en roulant dehors. 
Il était si grand et si laid que la cane étonnée, le regarda. 
— En voilà un énorme caneton, dit-elle, aucun des autres ne lui ressemble. Et si c’était un dindonneau, eh bien, nous allons savoir ça au plus vite. 

Le lendemain, il faisait un temps splendide. La cane avec toute la famille S’approcha du fossé. Plouf ! Elle sauta dans l’eau. Coin ! Coin ! commanda-t-elle, et les canetons plongèrent l’un après l’autre, même l’affreux gros gris. 

— Non, ce n’est pas un dindonneau, s’exclama la mère. Voyez comme il sait se servir de ses pattes et comme il se tient droit. C’est mon petit à moi. Il est même beau quand on le regarde bien. Coin ! coin : venez avec moi, je vous conduirai dans le monde et vous présenterai à la cour des canards. Mais tenez-vous toujours près de moi pour qu’on ne vous marche pas dessus, et méfiez-vous du chat. 
Ils arrivèrent à l’étang des canards où régnait un effroyable vacarme. Deux familles se disputaient une tête d’anguille. Ce fut le chat qui l’attrapa. 
— Ainsi va le monde ! dit la cane en se pourléchant le bec. 

Elle aussi aurait volontiers mangé la tête d’anguille. 

— Jouez des pattes et tâchez de vous dépêcher et courbez le cou devant la vieille cane, là-bas, elle est la plus importante de nous tous. Elle est de sang espagnol, c’est pourquoi elle est si grosse. Vous voyez qu’elle a un chiffon rouge à la patte, c’est la plus haute distinction pour un canard. Cela signifie qu’on ne veut pas la manger et que chacun doit y prendre garde. Ne mettez pas les pattes en dedans, un caneton bien élevé nage les pattes en dehors comme père et mère. Maintenant, courbez le cou et faites coin ! 

Les petits obéissaient, mais les canards autour d’eux les regardaient et s’exclamaient à haute voix : 
— Encore une famille de plus, comme si nous n’étions pas déjà assez. Et il y en a un vraiment affreux, celui-là nous n’en voulons pas. 
Une cane se précipita sur lui et le mordit au cou. 
— Laissez le tranquille, dit la mère. Il ne fait de mal à personne. 
— Non, mais il est trop grand et mal venu. Il a besoin d’être rossé. 
— Elle a de beaux enfants, cette mère ! dit la vieille cane au chiffon rouge, tous beaux, à part celui-là : il n’est guère réussi. Si on pouvait seulement recommencer les enfants ratés ! 
— Ce n’est pas possible, Votre Grâce, dit la mère des canetons; il n’est pas beau mais il est très intelligent et il nage bien, aussi bien que les autres, mieux même. J’espère qu’en grandissant il embellira et qu’avec le temps il sera très présentable. 
Elle lui arracha quelques plumes du cou, puis le lissa : 
— Du reste, c’est un mâle, alors la beauté n’a pas tant d’importance. 
— Les autres sont adorables, dit la vieille. Vous êtes chez vous, et si vous trouvez une tête d’anguille, vous pourrez me l’apporter. 

Cependant, le pauvre caneton, trop grand, trop laid, était la risée de tous. Les canards et même les poules le bousculaient. Le dindon — né avec des éperons — et qui se croyait un empereur, gonflait ses plumes comme des voiles. Il se précipitait sur lui en poussant des glouglous de colère. Le pauvre caneton ne savait où se fourrer. La fille de basse-cour lui donnait des coups de pied. Ses frères et sœurs, eux-mêmes, lui criaient : 

— Si seulement le chat pouvait te prendre, phénomène ! 
Et sa mère : 
— Si seulement tu étais bien loin d’ici ! 
C’en était trop ! Le malheureux, d’un grand effort s’envola par-dessus la haie, les petits oiseaux dans les buissons se sauvaient à tire d’aile. 

« Je suis si laid que je leur fais peur », pensa-t-il en fermant les yeux. 
Il courut tout de même jusqu’au grand marais où vivaient les canards sauvages. Il tombait de fatigue et de chagrin et resta là toute la nuit. 
Au matin, les canards en voyant ce nouveau camarade s’écrièrent : 

— Qu’est-ce que c’est que celui-là ? 
Notre ami se tournait de droite et de gauche, et saluait tant qu’il pouvait. 
— Tu es affreux, lui dirent les canards sauvages, mais cela nous est bien égal pourvu que tu n’épouses personne de notre famille. 
Il ne songeait guère à se marier, le pauvre ! Si seulement on lui permettait de coucher dans les roseaux et de boire l’eau du marais. 
Il resta là deux jours. Vinrent deux oies sauvages, deux jars plutôt, car c’étaient des mâles, il n’y avait pas longtemps qu’ils étaient sortis de l’œuf et ils étaient très désinvoltes. 

— Écoute, camarade, dirent-ils, tu es laid, mais tu nous plais. Veux-tu venir avec nous et devenir oiseau migrateur ? Dans un marais à côté il y a quelques charmantes oiselles sauvages, toutes demoiselles bien capables de dire coin, coin (oui, oui), et laid comme tu es, je parie que tu leur plairas. 
Au même instant, il entendit “Pif ! Paf !”, les deux jars tombèrent raides morts dans les roseaux, l’eau devint rouge de leur sang. Toute la troupe s’égailla et les fusils claquèrent de nouveau. 

Des chasseurs passaient, ils cernèrent le marais, il y en avait même grimpés dans les arbres. Les chiens de chasse couraient dans la vase. Platch ! Platch ! Les roseaux volaient de tous côtés; le pauvre caneton, épouvanté, essayait de cacher sa tête sous son aile quand il vit un immense chien terrifiant, la langue pendante, les yeux étincelants. Son museau, ses dents pointues étaient déjà prêts à le saisir quand — Klap ! il partit sans le toucher. 

— Oh ! Dieu merci ! je suis si laid que même le chien ne veut pas me mordre. 
Il se tint tout tranquille pendant que les plombs sifflaient et que les coups de fusils claquaient. Le calme ne revint qu’au milieu du jour, mais le pauvre n’osait pas se lever, il attendit encore de longues heures, puis quittant le marais il courut à travers les champs et les prés, malgré le vent qui l’empêchait presque d’avancer. 

vilain petit canardVers le soir, il atteignit une pauvre masure paysanne, si misérable qu’elle ne savait pas elle-même de quel côté elle avait envie de tomber, alors elle restait debout provisoirement. Le vent sifflait si fort qu’il fallait au caneton s’asseoir sur sa queue pour lui résister. Il s’aperçut tout à coup que l’un des gonds de la porte était arraché, ce qui laissait un petit espace au travers duquel il était possible de se glisser dans la cabane. C’est ce qu’il fit. 

Une vieille paysanne habitait là, avec son chat et sa poule. Le chat pouvait faire le gros dos et ronronner. Il jetait même des étincelles si on le caressait à rebrousse-poil. La poule avait les pattes toutes courtes, elle pondait bien et la femme les aimait tous les deux comme ses enfants. 

Au matin, ils remarquèrent l’inconnu. Le chat fit chum et la poule fit cotcotcot. 
— Qu’est-ce que c’est que ça ! dit la femme. 
Elle n’y voyait pas très clair et crut que c’était une grosse cane égarée. 
« Bonne affaire, pensa-t-elle, je vais avoir des œufs de cane. Pourvu que ce ne soit pas un mâle. Nous verrons bien. » 

Le caneton resta à l’essai, mais on s’aperçut très vite qu’il ne pondait aucun œuf. Le chat était le maître de la maison et la poule la maîtresse. Ils disaient : « Nous et le monde », ils pensaient bien en être la moitié, du monde, et la meilleure. Le caneton était d’un autre avis, mais la poule ne supportait pas la contradiction. 
— Sais-tu pondre ? demandait-elle. 
— Non. 
— Alors, tais-toi. 
Et le chat disait : 
— Sais-tu faire le gros dos, ronronner ? 
— Non. 
— Alors, n’émets pas des opinions absurdes quand les gens raisonnables parlent. Le caneton, dans son coin, était de mauvaise humeur; il avait une telle nostalgie d’air frais, de soleil, une telle envie de glisser sur l’eau. Il ne put s’empêcher d’en parler à la poule. 
— Qu’est-ce qui te prend, répondit-elle. Tu n’as rien à faire, alors tu te montes la tête. Tu n’as qu’à pondre ou bien ronronner, et cela te passera. 
— C’est si délicieux de glisser sur l’eau, dit le caneton, si exquis quand elle vous passe par-dessus la tête, et de plonger jusqu’au fond ! 
— En voilà un plaisir, dit la poule. Tu es complètement fou. Demande au chat, qui est l’être le plus intelligent que je connaisse, s’il aime glisser sur l’eau ou plonger la tête dedans. Je ne parle même pas de moi. Demande à notre hôtesse, la vieille paysanne. Il n’y a pas plus intelligent. Crois-tu qu’elle a envie de nager et d’avoir de l’eau par-dessus la tête ? 
— Vous ne me comprenez pas, soupira le caneton. 
— Alors, si nous ne te comprenons pas, qui te comprendra ? Tu ne vas tout de même pas croire que tu es plus malin que le chat ou la femme… ou moi-même ! Remercie plutôt le ciel de ce qu’on a fait pour toi ! N’es-tu pas là, dans une chambre bien chaude, avec des gens capables de t’apprendre quelque chose ? Mais tu n’es qu’un vaurien, et il n’y a aucun plaisir à te fréquenter. Remarque que je te veux du bien, et si je te dis des choses désagréables c’est que je suis ton amie… Essaie un peu de pondre ou de ronronner ! 
— Je crois que je vais me sauver dans le vaste monde, avoua le caneton. 
— Eh bien ! vas-y donc ! 
Il s’en alla. 

L’automne vint, les feuilles dans la forêt passèrent du jaune au brun, le vent les faisait voler de tous côtés. L’air était froid, les nuages lourds de grêle et de neige, dans les haies nues les corbeaux croassaient “kré ! kru ! krà !” oui, il y avait de quoi grelotter. Le pauvre caneton n’était guère heureux. 

Un soir, au soleil couchant, un grand vol d’oiseaux sortit des buissons. Jamais le caneton n’en avait vu de si beaux, d’une blancheur si immaculée, avec de longs cous ondulants. Ils ouvraient leurs larges ailes et s’envolaient loin des contrées glacées vers le midi, vers les pays plus chauds, vers la mer ouverte. Ils volaient si haut, si haut, que le caneton en fut impressionné; il tournait sur l’eau comme une roue, tendait le cou vers le ciel… il poussa un cri si étrange et si puissant que lui-même en fut effrayé. 

Jamais il ne pourrait oublier ces oiseaux merveilleux ! Lorsqu’ils furent hors de sa vue, il plongea jusqu’au fond de l’eau et quand il remonta à la surface, il était comme hors de lui-même. Il ne savait pas le nom de ces oiseaux ni où ils s’envolaient, mais il les aimait comme il n’avait jamais aimé personne. Il ne les enviait pas, comment aurait-il rêvé de leur ressembler… 

L’hiver fut froid, terriblement froid. Il lui fallait nager constamment pour empêcher l’eau de geler autour de lui. Mais, chaque nuit, le trou où il nageait devenait de plus en plus petit. La glace craquait, il avait beau remuer ses pattes, à la fin, épuisé, il resta pris dans la glace. 
Au matin, un paysan qui passait le vit, il brisa la glace de son sabot et porta le caneton à la maison où sa femme le ranima. 
Les enfants voulaient jouer avec lui, mais lui croyait qu’ils voulaient lui faire du mal, il s’élança droit dans la terrine de lait éclaboussant toute la pièce; la femme criait et levait les bras au ciel. Alors, il vola dans la baratte où était le beurre et, de là, dans le tonneau à farine. La paysanne le poursuivait avec des pincettes; les enfants se bousculaient pour l’attraper… et ils riaient… et ils criaient. Heureusement, la porte était ouverte ! Il se précipita sous les buissons, dans la neige molle, et il y resta anéanti. 

Il serait trop triste de raconter tous les malheurs et les peines qu’il dut endurer en ce long hiver. 

Pourtant, un jour enfin, le soleil se leva, déjà chaud, et se mit à briller. C’était le printemps. Alors, soudain, il éleva ses ailes qui bruirent et le soulevèrent, et avant qu’il pût s’en rendre compte, il se trouva dans un grand jardin plein de pommiers en fleurs. Là, les lilas embaumaient et leurs longues branches vertes tombaient jusqu’aux fossés. 

Comme il faisait bon et printanier ! Et voilà que, devant lui, sortant des fourrés trois superbes cygnes blancs s’avançaient. Il ébouriffaient leurs plumes et nageaient si légèrement, et il reconnaissait les beaux oiseaux blancs. Une étrange mélancolie s’empara de lui. 
— Je vais voler jusqu’à eux et ils me battront à mort, moi si laid, d’avoir l’audace de les approcher ! Mais tant pis, plutôt mourir par eux que pincé par les canards, piqué par les poules ou par les coups de pied des filles de basse-cour ! 
Il s’élança dans l’eau et nagea vers ces cygnes pleins de noblesse. À son étonnement, ceux-ci, en le voyant, se dirigèrent vers lui. 
— Tuez-moi, dit le pauvre caneton en inclinant la tête vers la surface des eaux. 
Et il attendit la mort. 

Mais alors, qu’est-ce qu’il vit, se reflétant sous lui, dans l’eau claire ? C’était sa propre image, non plus comme un vilain gros oiseau gris et lourdaud… il était devenu un cygne !!! 
Car il n’y a aucune importance à être né parmi les canards si on a été couvé dans un œuf de cygne ! 
Il ne regrettait pas le temps des misères et des épreuves puisqu’elles devaient le conduire vers un tel bonheur ! Les grands cygnes blancs nageaient autour de lui et le caressaient de leur bec. 
imagesQuelques enfants approchaient, jetant du pain et des graines. Le plus petit s’écria : — Oh ! il y en a un nouveau. 
Et tous les enfants de s’exclamer et de battre des mains et de danser en appelant père et mère. 
On lança du pain et des gâteaux dans l’eau. Tous disaient : « Le nouveau est le plus beau, si jeune et si gracieux. » Les vieux cygnes s’inclinaient devant lui. 

Il était tout confus, notre petit canard, et cachait sa tête sous l’aile, il ne savait lui-même pourquoi. Il était trop heureux, pas du tout orgueilleux pourtant, car un grand cœur ne connaît pas l’orgueil. Il pensait combien il avait été pourchassé et haï alors qu’il était le même qu’aujourd’hui où on le déclarait le plus beau de tous ! Les lilas embaumaient dans la verdure, le chaud soleil étincelait. Alors il gonfla ses plumes, leva vers le ciel son col flexible et de tout son cœur comblé il cria : « Aurais-je pu rêver semblable félicité quand je n’étais que le vilain petit canard ! » 

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HISTOIRE DU DIEU PANTHERE

Posté par othoharmonie le 10 août 2015

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: L’une des plus anciennes membres de l’Ennéade, existant déjà il y a plus de 10 000 ans, Bastet était vénérée comme le dieu ou la déesse panthère, accordant pouvoirs à ses adorateurs et ses descendants. Durant l’ère hyborienne, les Enfants de Bast (l’un de ses autres noms) vivaient dans la cité montagnarde de Bastet, existant comme panthères mais pouvant adopter forme humaine grâce à la gemme mystique de l’Œil de Bast, jusqu’à ce qu’elle leur soit volée. Des millénaires plus tard, alors que les pharaons régnaient sur l’Egypte, de nombreux dieux de l’Ennéade s’installèrent dans une cité céleste, Héliopolis, alors que Bastet installait son domaine à la frontière d’Héliopolis et d’Ala (le domaine des dieux africains, les Orishas), qu’elle baptisa le Pavillon de la Panthère.

Bastet hérita de la chaleur solaire, source de vie, de son père Râ, alors que sa jumelle/jumeau Sekhmet héritait de sa furie destructrice et enflammée ; les deux dieux étaient androgynes, possédant à la fois une forme masculine et une forme féminine. En Egypte, Bastet fut principalement vénérée dans la cité de Bubastis, comme déesse du plaisir, de la danse et de la musique. Bientôt, une coutume pieuse amena à entrer des chats momifiés dans les sanctuaires de Bastet. Celle-ci protégeait les hommes contre les maladies et les esprits maléfiques, et engendra finalement un fils à tête de lion, le dieu de la guerre Mahès. Un sorcier non identifié créa vers cette époque la Griffe de Bastet, une puissante relique utilisant la puissance de la déesse pour soigner les malades ou ressusciter les morts, ou encore accroître la puissance de son détenteur. La Griffe fut utilisée à sept reprises avant que le souverain Egyptien Khafre la casser en plusieurs fragments vers 200 avant Jésus-Christ. Ce n’est qu’à l’ère moderne que la Griffe fut enfin reconstituée par Red Richards, Francesca Fisher et Victor von Fatalis – peu de temps avant la naissance des Quatre Fantastiques – mais la Griffe tomba en poussière après avoir servi à vaincre un Sphinx possédé par l’esprit de Khafre et soigner le mentor malade de Richards, le professeur van Nuys. L’apogée du culte de Bastet eut lieu vers 952 avant Jésus-Christ quand le Pharaon Sheshonk fit de Bubastis l’une des principales cités de son royaume. 

Avec la fin de l’indépendance de l’Egypte et le syncrétisme des divinités romaines et égyptiennes, Bastet tourna son attention principale vers une tribu africaine qui la vénérait depuis des siècles : les Wakandais. Un culte de la Panthère commença à s’y développer, dont les représentants successifs devaient se soumettre à une série de rituels initiatiques (dont la consommation d’une herbe rare, en forme de cœur), les liant individuellement à Bastet et devenant les chefs religieux et politiques des Wakandais, auquel le titre de Panthère noire était décerné. Au Wakanda, le culte du Dieu-Panthère – Bastet y étant principalement connue sous sa forme masculine – ne connaissait de rivaux que dans les adorateurs du Dieu-Lion – son frère Sekhmet – et ceux du Gorille Blanc, ou Dieu-Gorille – peut-être son parent le dieu Thoth sous une identité plus ancienne de Gullah – divinité tutélaire de la tribu des Jabari du Wakanda. La prospérité et la puissance sans précédents du Wakanda en Afrique ont accru encore le respect des nations voisines pour le Dieu-Panthère.

Ces dernières années, Bastet s’impatienta en observant les agissements de la Panthère noire régnante – T’Challa, le fils de T’Chaka – et de sa politique diplomate et patiente vis à vis de l’oppression et de l’apartheid régnant dans la nation voisine de l’Azanie. Bastet prit ainsi possession physiquement de Sekhem Naville, un Azanien torturé par les dirigeants blancs et qui avait le dieu à l’aide. Bastet retira même son soutien et ses pouvoirs à T’Challa, provoquant un début de contestation au Wakanda, alors même qu’un Naville doté des pouvoirs du Dieu-Panthère attaquait les soldats et dirigeants azaniens, poussant le peuple à se révolter, avant d’être massacré par des soldats mieux armés. Alors que Naville finit par défier T’Challa directement, celui-ci se montra plus habile et malin, réussissant à le maîtriser, regagnant dès lors la faveur et les pouvoirs de Bastet. T’Challa continua sa politique de soutien non-violent à la majorité noire opprimée de l’Azanie, jusqu’à ce que celle-ci obtienne finalement accès aux fonctions gouvernementales.

Quand l’archidémon Méphisto chercha à s’emparer de l’âme de T’Challa, il fut obligé d’absorber également celles de Bastet et des précédentes Panthères noires du Wakanda. Incapable de contenir en lui cette masse d’esprits purs et nobles, Méphisto les rejeta toutes et jura d’éviter désormais le Wakanda. Le lien entre T’Challa et le Dieu-Panthère fut une nouvelle fois rompu un peu plus tard par Erik Killmonger ; une tentative de restaurer ce lien poussa un autre démon, Cauchemar, à attaquer la base mystique de Bastet et les esprits des Panthères noires présents. Finalement, T’Challa put une nouvelle fois restaurer son lien avec sa divinité et obligea Cauchemar à libérer les esprits de ses prédécesseurs, sous peine d’être emprisonné à jamais dans le domaine des morts. Tout dernièrement, lors du mariage de T’Challa et d’Ororo Munroe (alias Tornade), Bastet donna son assentiment à cette union, jugeant la mutante digne d’épouser le souverain des Wakandais. Peu après, quand Tornade triompha du Roi d’ombre – qui venait de prendre possession de T’Challa, le Dieu Panthère fut contacté par la mutante ; d’abord furieux de l’arrogance de celle-ci, le dieu accepta de lui venir en aide contre son ennemi en envoyant un groupe de panthères l’assister et qui permirent à Tornade d’obtenir la confiance des Wakandais. Tornade réussit alors à chasser une nouvelle fois le Roi d’ombre, qui avait pris possession de Cyclope, et le mutant posséda alors la reine du Wakanda. Du coup, lui et l’esprit de Tornade se retrouvèrent face à face sur le plan astral où le Dieu Panthère se manifesta à son tour, dévorant le Roi d’ombre et mettant un terme à sa menace.

Après l’attentat contre le Roi T’Challa, le Wakanda fut plongé dans les troubles. Shuri, la sœur de T’Challa et princesse de la nation, fut choisie pour subir le jugement du Dieu Panthère, dans l’espoir qu’elle soit jugée digne de reprendre le manteau de la Panthère noire. Mais Shuri fut rejetée par le Dieu Panthère, principalement à cause de son ambition et désir de devenir la Panthère noire. Rejetée, Shuri se révéla cependant capable de faire face à Morlun, révélant ainsi que le jugement du dieu avait peut-être pour objectif de l’amener à surpasser ses défauts afin de mieux se réaliser. Peu après, quand le Dr Fatalis envahit le Wakanda et chercha à atteindre la réserve de vibranium du pays, il eut à faire face au Dieu Panthère, chargé d’empêcher les personnes indignes d’y accéder. Bien que désapprouvant les méthodes et le caractère du Latvérien, le Dieu Panthère reconnut que les ambitions de Fatalis avaient une certaine dignité et qu’il avait la force de caractère d’un vrai souverain, le laissant ainsi accéder à la réserve. Récemment, quand l’Escadron divin fut reformé pour faire face à la menace du Roi Chaos, le Dieu Panthère intégra le groupe d’Hercule, sacrifiant sa vie afin de retenir les hordes de démons japonais issus du Yomi, afin de permettre aux autres dieux de fuir cette dimension pour pouvoir continuer le combat. 

Pouvoirs : Bastet est un dieu, ou une déesse, et possède à ce titre tous les attributs surhumains des divinités : force, endurance, longévité, vitesse, résistance d’un niveau largement supérieur à celui des mortels. Le Dieu-Panthère apparaît en général sous la forme d’une immense panthère noire ou alors sous la forme d’une panthère semi-humanoïde. A la fois dieu et déesse, Bastet est capable de transférer une partie de ses pouvoirs à des mortels, traditionnellement le souverain du Wakanda. Tirant sa puissance directement du soleil, Bastet est l’une des plus puissantes divinités de l’Ennéade. 

Commentaires : Bastet est parfois considérée, à tort, comme la fille d’Osiris.

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Véritable nom : Bastet
Profession : Dieu protecteur du Wakanda, dieu du plaisir, de la danse et de la musique
Statut légal : Citoyen de l’Héliopolis céleste
Identité : Connue des Wakandais ; son existence est inconnue du grand public, qui la considère comme un personnage mythique
Autre identité : The Panther God (VO) ; Baast-Hathor, Bast, Bubastis, la Dame de l’Est, le Dieu-Chat, la Déesse-Chat, la Déesse-Panthère
Lieu de naissance : Bubastis (près de la ville moderne de Zagazig, Egypte)
Situation de famille :Célibataire
Parents connus : Neith (Gaea, grand-mère), Noun (le Démiurge, grand-père), Ammon-Râ (Atûm, père), Thoth (oncle), Sekhmet (le Dieu-Lion, frère/sœur), Shou (frère, Tefnut (sœur), Khonshu (Chons, demi-frère), Hathor (demi-sœur), Mahès (Apedemak, fils), Geb (neveu), Nout (nièce), Osiris (petit-neveu), Seth (petit-neveu), Isis (petite-nièce), Nepththys (petite-nièce), Anubis (arrière-petit-neveu), Horus (arrière-petit-neveu), d’autres membres du panthéon d’Héliopolis

Appartenance à un groupe : Membre de l’Ennéade (le panthéon des dieux de l’ancienne Egypte)
Base d’opérations : le Pavillon de la Panthère (probablement près de l’Héliopolis céleste)
Première apparition : VO : (totem) Fantastic Four (vol.1) # 52 (juillet 1966, par Stan Lee & Jack Kirby), (forme complète) Black Panther (vol.3) # 5 (mars 1999, par Christopher Priest & Vincent Evans) – VF : (totem) Album Les Fantastiques (Lug) n°3 (2ème trimestre 1974), (forme complète) Marvel Knights n°5 (janvier 2000)

Taille : Variable
Poids : Variable
Yeux : Verts (variables)
Cheveux : Noirs (pelage)

 Par ThierryM du Site http://www.marvel-world.com

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L’ANIMAL ET LE MONDE DE L’AU-DELÀ

Posté par othoharmonie le 17 juin 2015

monies animalesDe l’Ancien au Nouvel Empire s’opère un glissement sensible du domaine royal au domaine divin. Dès lors, l’animal, « image vivante du dieu », est perçu comme le support matériel en lequel se manifeste la divinité selon sa spécificité. L’animal, représentant unique de son espèce, choisi en fonction de critères précis pour incarner le dieu durant son existence, est entouré de soins particuliers, élevé dans l’enceinte du temple et reçoit à sa mort les honneurs divins : en tant que nouvel Osiris, son corps est embaumé et il rejoint ses prédécesseurs dans la nécropole dévolue aux manifestations animales du dieu, tandis que son successeur est intronisé. Il en va ainsi, au moins dès le Nouvel Empire, des taureaux Apis, manifestation de Ptah à Memphis, Mnévis, manifestation de Rê à Héliopolis, et Boukhis, manifestation de Montou-Rê à Armant.

A la Basse Époque, les clergés locaux, exacerbant ou se faisant seulement l’écho d’une tendance accrue à un nationalisme régional qui s’appuie sur les cultes tutélaires et la piété populaire, étendent cette pratique à tous les représentants d’une espèce, selon une tradition inaugurée autour des falconidés d’Horus – principe royal par excellence – au moins dès la XXXe dynastie à Edfou, Philae et Athribis . Désormais, tout être vivant en qui la divinité peut trouver un support pour se manifester devient l’emblème de son action à tous les stades de l’existence. Les théologiens développent le système imagé de l’expression du divin habituel à l’Égyptien en ayant recours à la figuration d’un animal ou de l’une de ses parties significatives pour rappeler ou décrire une situation précise de l’activité créatrice. De la sorte, les mœurs amphibies du crocodile évoquent la conjonction des éléments aquatiques et terrestres, lesquels sont à la base de la création et source de toute vie qui se concrétise par le surgissement de la lumière.

Ainsi le crocodile devient-il, sous le vocable de Sobek-Rê, l’une des manifestations du démiurge en son activité créatrice et organisatrice de l’univers. Selon ce principe, d’innombrables nécropoles sont ouvertes à proximité des temples, dans lesquelles s’entassent les momies des représentants d’une espèce dont chacune constitue le réceptacle d’une parcelle de la divinité.

La momie de l’animal consacré à un dieu local devient ainsi l’expression tangible de l’immanence du principe divin, notion qui jusqu’alors ne dépassait guère le cercle des théologiens et autour de laquelle se cristallise dorénavant une grande part de la piété populaire. Cette pratique atteint sa pleine expansion à l’époque ptolémaïque. En dépit du manque de critères de datation dans la plupart des cas, certaines études ont permis de poser quelques jalons chronologiques. Notamment, l’étude des momies de crocodiles du Muséum tendrait à montrer que les plus anciennes ne seraient pas antérieures au IIIe siècle avant notre ère et qu’un grand nombre d’entre elles aurait été confectionné dans le courant du Ier siècle avant notre ère, autrement dit à la fin de l’époque ptolémaïque.

imagesLa quantité et la qualité des momies animales auraient décru au cours de l’époque romaine et cette forme de culte aurait disparu dans les premiers siècles de notre ère, parallèlement à l’affirmation du christianisme  . Beaucoup reste à faire cependant en ce qui concerne la compréhension du phénomène religieux que constitue, à la Basse Epoque, la momification de tous les représentants d’une même espèce associée à la manifestation d’une divinité. La présence de momies de tel animal dans tel lieu s’explique parfois difficilement si l’on considère les cultes principaux de la localité. Il faut peut-être alors se tourner vers l’essor, à l’époque tardive, de cultes secondaires méconnus et réexaminer la théologie locale. Le problème de l’approvisionnement en animaux destinés à la momification serait en outre à reconsidérer. La forte proportion de jeunes et de bébés observée dans certaines populations d’animaux momifiés comme les chiens, les chats ou les crocodiles impliquerait l’existence d’élevages.

Ces élevages devaient toutefois être réservés à quelques espèces – dont les crocodiles – et l’on est amené à supposer que, pour la plupart des animaux, les Égyptiens pré- levaient des spécimens vivants dans leur cheptel ou bien organisaient des collectes à grande échelle afin de récupérer les animaux morts naturellement. En ce qui concerne les oiseaux – à l’exception des faucons pour lesquels les textes anciens mentionnent des fauconneries -, on peut également suggérer la tenue de grandes chasses au filet en vue d’approvisionner les officines des embaumeurs. Les représentants d’espèces sauvages, dangereuses et difficiles à observer, ont probablement été offerts après avoir été tués au cours d’une chasse à moins qu’ils n’aient été trouvés morts au détour d’une promenade dans les franges désertiques de la vallée et soustraits à l’action des charognards et des nécrophages : ceci expliquerait le fait que l’on rencontre parfois simplement des fragments momifiés, tels les griffes et dents de hyènes ou de lions.

La pratique cultuelle qui a abouti à la momification de nombreux animaux offre la possibilité de connaître les espèces qu’ont côtoyées les anciens Egyptiens. Beaucoup d’entre elles ont disparu du sol de l’Egypte, en grande partie à cause de l’action de l’homme. Il faut aujourd’hui les rechercher plus à l’ouest, dans les réserves du Sahara, et au sud, au cœur de l’Afrique orientale. A leur tour, elles se trouvent menacées par l’homme en raison du développement démographique et de l’instabilité politique de nombreux pays et leurs aires de répartition ne cessent de se restreindre. A plus ou moins court terme, certaines d’entre elles risquent de s’éteindre, tel l’oryx dont le dernier spécimen a été vu en Egypte en 1906 et qui survit aujourd’hui en petit nombre dans le Sahara.

 

Extrait de : L’ANIMAL ET LE MONDE DE L’AU-DELÀ LES MOMIES DU MUSÉUM D’HISTOIRE NATURELLE DE LYON Muriel NICOLOTTI & Lilian POSTEL Institut d’Égyptologie Victor-Loret Université Lumière-Lyon 2

 

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Le singe comme figure du diable

Posté par othoharmonie le 16 mai 2015

 

290px-La_Palmyre_030De la chute de l’Empire romain à l’ère gothique, le monde médiéval est peuplé d’êtres qui oscillent entre animalité et humanité, et qui menacent, de la sorte, la frontière érigée entre les deux règnes. L’héritage antique pèse fortement. Un imaginaire païen se maintient, dans une paysannerie moyenâgeuse, qui continue à vénérer, malgré l’Église, les figures liées aux cultes de la nature et de la fertilité. Les spiritualités anciennes, et particulièrement la religion égyptienne, dont le panthéon est animé de dieux hybrides et de déités animales, sont considérées comme incompatibles avec la doctrine chrétienne. La divinité attribuée au babouin par les Égyptiens, peuple idolâtre, ne pouvait en effet manquer de susciter la désapprobation.

Des humains rétrogradés et sataniques

Rattaché aux anciennes croyances profanes, le simia offre une image vile et dépravée de l’être humain. Exhibant une hideur révé­latrice de sa bestialité, il tente de singer l’Homme tout comme le diable essaie d’imiter Dieu. Ses proximités physiques et compor­tementales sont donc interprétées en sa défaveur : il devient le pro­totype de l’imposteur et du mystificateur. 

Le singe se présente comme un humain rétrogradé par un acte divin, de même que l’Homme est un ange déchu. Il constitue un avertissement, rappelant le risque de la déchéance et de la régression vers l’animalité. Pendant tout le Moyen Âge, l’Église considère officiellement le singe comme une figure du diable. 

Il semble que, malgré sa large diffusion, la doctrine du simien apparenté à Satan ait cependant eu peu d’effet sur les conceptions populaires à propos des primates, en raison, peut-être, de la rareté des figures du diable adoptant cette forme. Le Malin est incarné par d’autres animaux : chien, chat ou chèvre. Au tournant des XIe et XIIe siècles, des macaques de Barbarie sont montrés dans les foires et adoptés par les plus riches. Devenus plus familiers depuis les croi­sades, ils suscitent beaucoup d’intérêt. Vers le XIIIe siècle, les singes abandonnent les oripeaux du diable et symbolisent le péché, consti­tuant à nouveau une mise en garde contre la chute de l’Homme par la répudiation de sa dimension spirituelle. 

Les auteurs des bestiaires chrétiens défendent un projet encyclopé­dique, au sens où ils veulent rendre compte de la totalité du savoir et de l’être, dans différents champs, des sciences à l’art, des allégories morales aux adages de la tradition. Supports de démonstration magis­trale, les animaux constituent des exemples sur lesquels les auteurs plaquent des préceptes moraux. Plusieurs encyclopédistes, parmi lesquels Isidore de Séville, affirment eux aussi la parenté du singe avec le diable. 

Lors du changement de paradigme qui émerge vers le XIIe siècle, les érudits opèrent un retour aux sources antiques et redécouvrent les auteurs grecs et latins. Les êtres hybrides, faunes, singes et autres créatures mythologiques, refont surface. Les ressem­blances physiques entre humains et simiens sont reconnues, mais le critère de rationalité prévaut pour les distinguer. Une des nouveautés apportées par les encyclopédistes consiste à spéculer sur la men­talité, voire la psychologie des primates ; toutes les connaissances liées à leur biologie, ou à leur anatomie, étant recensées à partir des travaux des savants grecs, romains, arabes ou germaniques, parmi lesquels Aristote, Pline, Avicenne ou Hildegarde de Bingen. 

 Albert le Grand élabore son histoire naturelle comme une branche de la théologie, de même que les autres encyclopédistes. Son oeuvre se démarque néanmoins de leurs travaux. Ses descriptions se fondent en effet, souvent, sur des observations directes. Il répertorie toutes les similitudes entre l’être humain et les singes, y compris du point de vue mental (mémoire, jugement et imagination), mais maintient l’épreuve de la ratio. Seul l’Homme se prescrit des lois, différencie le bien du mal, vit dans des sociétés civilisées. Le théologien domi­nicain Thomas de Cantimpré juge les ressemblances corporelles trom­peuses et considère les imitations simiesques comme de piètres copies des comportements humains. Il ajoute que les singes se déplacent à quatre pattes. Leur nature les oblige donc à tourner leur regard vers le sol, alors que l’Homme contemple le ciel, lieu de son salut. 

SOURCE : Petite Histoire des Grands Singes 

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LE CHAT : Légendes et histoires

Posté par othoharmonie le 2 décembre 2014

 

gif-chat-noir-3- Vénérés dans l’ancienne Égypte, les chats étaient appelés « mangeurs de chagrin ». On leur prêtait de nombreuses propriétés magiques dont celles d’absorber les influences négatives.

- Si les égyptiens accordent neuf vies aux chats, les musulmans lui en reconnaissent sept.

- Selon l’Islam, les chats (hormis ceux ayant un pelage noir) seraient des portes-bonheur doués de baraka (chance). 

En Asie, notamment au Japon, leurs petites statuettes levant une patte sont censées porter chance en affaire ou apporter la prospérité. 

- De nombreux félins sont liés à la royauté ou l’aristocratie (lions, tigres, guépards, léopards, jaguars…). Les plus petits sont reconnus comme étant les compagnons privilégiés des sorcières et des mages. 

Le terme anglais « Grimalkin » (venant de « Grey-malkin ») désignant le familier magique était à l’origine utilisé pour les chats.

- Parmi la race des chats, certains défrayent le folklore. Si les chats noirs sont depuis longtemps associés à la sorcellerie, en France, un chat noir diabolique au service d’un sorcier était appelé chat d’argent (aussi matagot ou mandragot). 

Les chats sorciers sont légion mais on trouve aussi, selon les cultures, les chats-fée et les chats-troll, espèces méconnues car mystérieuses et souvent considérées comme diaboliques. 

- Une capacité reconnue par de nombreuses personnes les fréquentant est celle de percevoir avec finesse les énergies subtiles (des esprits, des fées, des lieux). Capacité mise à profit par certains pour harmoniser leurs habitats (voir Le Chat Feng Shui d’Allison Daniels). 

Symbolisme : Mystère, maternage, indépendance, curiosité, égocentrisme, aisance,  enjouement, créativité, sensualité. 

En magie et chamanisme :

* Pour acquérir une plus grande aisance et souplesse corporelle, la maîtrise de soi

* Affiner sa sensualité, son expressivité

* Développer et explorer sa créativité

* Protéger et créer une ambiance douillette dans un foyer

* Surveiller et garder un lieu (physique ou non), voir au-delà des apparences

* Acquérir discrétion, détachement, la capacité à observer les choses avec calme

* Développer et explorer ses pouvoirs psychiques (intuition) et magiques

* Redécouvrir sa spontanéité et son goût pour le jeu

* Devenir indépendant

 

Divinités et figures légendaires associées :

Égyptiennes : Bastet, Isis, Nout ; Nordiques : Freya

 

Végétaux associés : L’herbe à chat, la valériane

 

Médias : On retrouve très régulièrement le chat (et les félins) dans des fictions, poèmes, contes ou dans le folklore populaire mais aussi dans des peintures, sculptures. Pour ne citer que quelques exemples (car la liste est très longue) : le chat botté, Félix le chat, Catwoman, les 9 vies de Chloé King, la Féline…

 

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les parasites à l’Antiquité

Posté par othoharmonie le 3 octobre 2014

 

Les parasites des animaux en Europe et leurs traitements décrits dans la seconde moitié du XVIIIe siècle

 

téléchargement (3)B. ROBIN *Résumé : Durant la deuxième moitié du XVIIIe siècle, les connaissances sur les parasites des animaux domestiques se sont affinées. Les travaux de F.W. Hastfer, Ph.-E. Lafosse, Ph. Chabert et B. Clark ont permis une meilleure connaissance et une meilleure description de ceux-ci. A cette époque, les traitements sont à base de remèdes qui relèvent du règne animal, du règne végétal et des minéraux. Il faudra attendre la seconde moitié du XXe siècle pour voir des vaccins antiparasitaires et des molécules très actives.

 

INTRODUCTION

Les connaissances sur les parasites des animaux ont très peu évolué entre l’Antiquité et le début de la période ici étudiée. Les Egyptiens, les Grecs et les Romains avaient une bonne connaissance des affections causées par les parasites macroscopiques et en avaient pour la plupart établi les symptômes et les traitements (16). La découverte du microscope permit une étude morphologique plus précise dans certains cas. Par exemple, Nicolas Andry de Boisregard (1648-1752), dans son ouvrage sur La génération des vers, décrit la puce de l’homme d’une façon très détaillée, dans une planche finement dessinée tandis que les planches relatives aux ténias sont beaucoup moins précises. 

Le début de la seconde moitié du XVIIIe siècle voit la parution de l’Encyclopédie de Diderot et d’Alembert ; les courants scientifiques se multiplient et les sciences vétérinaires évoluent, principalement autour d’un littéraire, Claude Bourgelat et d’un scientifique, Philippe-Etienne Lafosse. Les études des parasites des animaux ne sont pas à cette époque une priorité, mais elles s’affineront vers la fin du XVIIIe siècle. 

LES POUX

Les poux ne sont pas, à cette époque, l’objet d’une étude importante, mais F.W. Hastfer (12), L. Vitet (18) et Ph.-E. Lafosse (15) en font état. Le premier considère que les petits poux rougeâtres de la brebis fatiguent extrêmement ces animaux et entraînent leur dépérissement. Pour le deuxième, les poux entraînent des démangeaisons qui font perdre les poils et qui permettent aux gales et aux dartres de s’installer. Les poux du cheval et du boeuf sont différents ; ceux de la brebis sont de deux espèces : les uns, gros et fort adhérents à la peau ; les autres, petits et rougeâtres. La chèvre et le porc ont chacun leur espèce. Les causes de la multiplication des poux sont la malpropreté dans les étables, la poussière, le défaut de pansage, les mauvais aliments et le contact immédiat avec un animal infesté de poux. La contagiosité de la maladie contraint de séparer les animaux sains des malades, avant tout traitement. Pour le troisième auteur, les maladies pédiculaires sont très fréquentes et peu de praticiens s’y arrêtent. Les vieux chevaux y sont plus sujets que les jeunes, leur peau est plus dure et les poils sont hérissés et clairsemés. 

F.W. Hastfer conseille de laver les brebis après la tonte avec un remède préparé de la façon suivante : faire cuire une demi-livre de tabac, additionnée d’une poignée de sel, dans cinq à six pintes d’eau. L. Vitet recommande de laver les animaux avec une infusion de feuilles de tabac ou de ciguë dans de l’eau additionnée d’eau-de-vie. Dans le cas d’insuccès, il préconise l’onguent mercuriel chez le boeuf et le cheval et, pour la brebis, une forte infusion de coloquinte ou de feuilles de tabac, additionnée de quelques grains de sublimé corrosif. Pour Ph.-E. Lafosse, les mercuriaux sont le meilleur remède, mais les infusions de tabac dans de l’eau-de-vie, appliquées sur l’animal sont aussi efficaces. 

LES TIQUES

Dans un mémoire, inclus dans le tome III des Instructions (8), sur les chevaux et les mulets dans les colonies françaises par M. Moreau de Saint-Méry, il est question de la tique, insecte blanchâtre puis devenant gris sale, qui s’attache aux peaux des équidés et des bestiaux. Les tiques se gorgent de sang aux dépens de l’animal qui maigrit, et entraînent de violentes démangeaisons.

 

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Le chat, un animal sacré

Posté par othoharmonie le 1 août 2014

 

578511b8Pendant toute la période de l’Egypte ancienne, le chat a toujours été traité avec les plus grands égards. Il fut un animal incontournable ! Il était vu tantôt comme un protecteur, un fidèle compagnon, un partenaire de jeu ou tantôt comme une incarnation divine.

En Egyptien ancien, le mot chat se dit « miou » (translittération : mw) et s’écrit de la façon suivante :

Il a été domestiqué très tôt, entre le XXXème et le XXème siècle avant notre ère. Il était considéré comme bien plus qu’un simple animal de compagnie. En effet, il avait le rôle d’un « protecteur des récoltes ». Il parcourait les champs et éliminait sans pitié tous les rats et les souris susceptibles d’endommager le fruit du travail des paysans. Ce qui est intéressant avec cet animal, c’est qu’il était respecté et vénéré par toutes les classes de la population égyptienne. Pour les plus pauvres, le chat était tellement important que, même en période de famine, ils préféraient mourir de faim plutôt que, ne serait-ce qu’envisager, manger cet animal. Hérodote rapporte même dans ses écrits que « quand la maison flambe, personne n’éteint l’incendie, seuls les chats comptent ». Pour les personnes plus riches, le félin est plutôt considéré comme la distraction la plus prisée et la plus réconfortante.

Il faut aussi savoir que le chat est l’animal le plus représenté de toute l’Egypte : sur des peintures, par des statues ou encore des bijoux. Les plus puissants du pays se font figurer sur leur sépulture en compagnie de leur chat favori.

Point également très important : le chat est un des rares animaux à pouvoir accéder à l’immense privilège de la momification (avec l’ibis ou le taureau), au même titre que les humains. Le plus souvent, il s’agissait de nobles désirant être inhumés avec eux, afin qu’il l’accompagne durant toute la vie éternelle. C’est également à Bubastis, ville du culte de Bastet que des milliers de momies de chats ont été retrouvées. En effet, un élevage de chats sacrés était présent dans le temple. Les personnes qui venaient vénérer la déesse pouvaient lui en faire offrande. Les animaux étaient alors embaumés puis inhumés dans le cimetière de chats à proximité.

Tous les membres d’une famille étaient extrêmement tristes lors de la perte de leur chat. Une journée de deuil était organisée et l’animal recevait tous les honneurs lors de son inhumation. Parfois, on enterrait avec lui, des momies de souris. Vu que les Egyptiens pensaient que la vie après la mort était la plus importante, ils souhaitaient que leur chat puisse continuer son exercice dans l’au-delà.

Le félin sacré était également protégé par des lois ! Par exemple, il était interdit de le contrarier et même de l’injurier. La plus sévère des lois était l’interdiction d’exporter un chat hors du Royaume d’Egypte. Toute personne qui s’y aventurait risquait la peine de mort !

Le chat est aussi perçu comme l’incarnation des dieux sur Terre. En effet, Bastet, représentée avec une tête de chat, est la déesse de l’Amour, de la tendresse et aussi protectrice de l’humanité. On la retrouve associée à de nombreux mythes comme celui de la défaite d’Apophis, le dieu serpent, ennemi juré de Ra.

Vous l’aurez compris, de part son agilité et sa grande malice, le chat a été très rapidement admiré par les Egyptiens et occupait une grande place dans la société. De nos jours, son aspect de « protecteur » a été quelque peu perdu au profit d’autres animaux (comme les chiens) mais il n’en reste pas moins que ce félin fascine toujours !

http://www.egyptos.net/

 

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Domestication ancienne du chat

Posté par othoharmonie le 18 juin 2013

Il existe un doute quant à la domesticité du chat sur ce qui l’a conduit à devenir aujourd’hui l’un des compagnons favoris de l’homme, comptant ainsi au rang du petit nombre d’animaux qui ont le privilège de vivre à l’intérieur des maisons.

Le mystère qui entoure le chat vient autant des superstitions et mythes sur les félins que de la personnalité indépendante de cet animal parfois difficile à comprendre…

Domestication ancienne du chat dans CHAT chat1

Domestication ancienne

Le chat, contrairement aux autres animaux domestiques, a choisi de lui-même de rester aux côtés des humains. Il n’a pas été domestiqué de manière sélective.

Des spécialistes estiment que les premiers chats ont été probablement attirés vers les villages et les camps d’humains depuis leurs forêts natales, en raison du nombre de rongeurs et autres petits animaux de proie qui étaient attirés par les habitations humaines.

Ces chats, encore sauvages, seraient progressivement devenus plus « calmes et détendus » dans l’environnement humain. Les chatons nés dans les villages auraient été habitués dès leur naissance au contact humain ou, tout au moins, à la présence humaine. Une fois que les hommes comprirent la formidable aptitude du chat à maîtriser la prolifération des rongeurs, leur avenir était tracé : ils étaient là pour rester…

Différentes indications archéologiques montrent que les relations humain-chat ont été continues depuis des milliers d’années. Sur les sites de sépultures isolées, dans les îles de la Méditerranée, on a ainsi trouvé des squelettes de chats, souris et humains, tous retrouvés dans le même lieu !

Si les souris ont pu atteindre l’île en se cachant dans les paquets de nourriture et d’autres fournitures, la seule manière qui rend plausible la présence de chats sur ces mêmes îles est qu’ils aient été amenés sur l’île par les marins et les colons. Il est probable que ces îles éloignées eussent été littéralement envahies de rongeurs sans la présence de ces chats importés.

La première culture à domestiquer et à transformer les chats en compagnon d’intérieur a été la civilisation égyptienne. Ce processus commença il y a près de 4000 ans. Les fermiers et commerçants égyptiens nourrirent alors les chats pour les inciter à rester à proximité, contrôlant ainsi par ce biais la population de rongeurs dans les surfaces de stockage de nourriture.

À partir de ce timide début de domestication, le chat atteignit bientôt un pic d’importance dans la culture des Égyptiens.

On les adorait alors  en tant qu’incarnation terrestre des dieux et déesses de la chasse et de la fertilité. Les chats étaient libres de circuler parmi les habitations et un site de sépulture sacré leur était même consacré, le Temple à Bubastis, où les chats étaient momifiés et conservés selon la coutume de ces temps anciens. La mort d’un chat dans une maison mettait toute la  famille en deuil.

Des lois interdisant la mise à mort des chats sous peine de mort sont restées en vigueur pendant plusieurs centaines d’années dans les villes égyptiennes. Les chats africains étaient également domestiqués et traités avec révérence et respect de par leur valeur symbolique.

Les chats étaient également utilisés comme monnaie d’échange entre différentes cultures. À l’origine ils étaient les animaux de compagnie et compagnons des seuls commerçants les plus riches.

En raison de la grande capacité de reproduction des chats, cette valeur d’animal symbole de richesse n’a pas perduré puisque le nombre de chats a rapidement augmenté dans de nombreux ports et villes de l’hinterland jusqu’à ce qu’ils deviennent une nuisance pour la population humaine.

Aujourd’hui encore, plusieurs villes dans du monde ont toujours des problèmes avec l’énorme population de chats sauvages qui s’y sont installés.

L’élevage sélectif de chats pour produire des races différentes et reconnaissables devint fréquent à l’époque moderne. Cependant, la grande majorité des chats domestiques de la terre ne sont pas de race pure, seuls 5 % de la population domestique totale appartient à une race reconnue. Les autres chats sauvages ou domestiques sont généralement classés en deux catégories, les chats à poils courts domestiques et les chats à longs poils domestiques.

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Domestication ancienne du chat

Posté par othoharmonie le 30 novembre 2012

 

Il existe un doute quant à la domesticité du chat sur ce qui l’a conduit à devenir aujourd’hui l’un des compagnons favoris de l’homme, comptant ainsi au rang du petit nombre d’animaux qui ont le privilège de vivre à l’intérieur des maisons.

Le mystère qui entoure le chat vient autant des superstitions et mythes sur les félins que de la personnalité indépendante de cet animal parfois difficile à comprendre…

Domestication ancienne du chat dans CHAT chats-00031Le chat, contrairement aux autres animaux domestiques, a choisi de lui-même de rester aux côtés des humains. Il n’a pas été domestiqué de manière sélective.

Des spécialistes estiment que les premiers chats ont été probablement attirés vers les villages et les camps d’humains depuis leurs forêts natales, en raison du nombre de rongeurs et autres petits animaux de proie qui étaient attirés par les habitations humaines.

Ces chats, encore sauvages, seraient progressivement devenus plus « calmes et détendus » dans l’environnement humain. Les chatons nés dans les villages auraient été habitués dès leur naissance au contact humain ou, tout au moins, à la présence humaine. Une fois que les hommes comprirent la formidable aptitude du chat à maîtriser la prolifération des rongeurs, leur avenir était tracé : ils étaient là pour rester…

Différentes indications archéologiques montrent que les relations humain-chat ont été continues depuis des milliers d’années. Sur les sites de sépultures isolées, dans les îles de la Méditerranée, on a ainsi trouvé des squelettes de chats, souris et humains, tous retrouvés dans le même lieu !

Si les souris ont pu atteindre l’île en se cachant dans les paquets de nourriture et d’autres fournitures, la seule manière qui rend plausible la présence de chats sur ces mêmes îles est qu’ils aient été amenés sur l’île par les marins et les colons. Il est probable que ces îles éloignées eussent été littéralement envahies de rongeurs sans la présence de ces chats importés.

La première culture à domestiquer et à transformer les chats en compagnon d’intérieur a été la civilisation égyptienne. Ce processus commença il y a près de 4000 ans. Les fermiers et commerçants égyptiens nourrirent alors les chats pour les inciter à rester à proximité, contrôlant ainsi par ce biais la population de rongeurs dans les surfaces de stockage de nourriture.

À partir de ce timide début de domestication, le chat atteignit bientôt un pic d’importance dans la culture des Égyptiens.

On les adorait alors  en tant qu’incarnation terrestre des dieux et déesses de la chasse et de la fertilité. Les chats étaient libres de circuler parmi les habitations et un site de sépulture sacré leur était même consacré, le Temple à Bubastis, où les chats étaient momifiés et conservés selon la coutume de ces temps anciens. La mort d’un chat dans une maison mettait toute la  famille en deuil.

Des lois interdisant la mise à mort des chats sous peine de mort sont restées en vigueur pendant plusieurs centaines d’années dans les villes égyptiennes. Les chats africains étaient également domestiqués et traités avec révérence et respect de par leur valeur symbolique.

Les chats étaient également utilisés comme monnaie d’échange entre différentes cultures. À l’origine ils étaient les animaux de compagnie et compagnons des seuls commerçants les plus riches.

En raison de la grande capacité de reproduction des chats, cette valeur d’animal symbole de richesse n’a pas perduré puisque le nombre de chats a rapidement augmenté dans de nombreux ports et villes de l’hinterland jusqu’à ce qu’ils deviennent une nuisance pour la population humaine.

chats-00032 dans CHATAujourd’hui encore, plusieurs villes dans du monde ont toujours des problèmes avec l’énorme population de chats sauvages qui s’y sont installés.

L’élevage sélectif de chats pour produire des races différentes et reconnaissables devint fréquent à l’époque moderne. Cependant, la grande majorité des chats domestiques de la terre ne sont pas de race pure, seuls 5 % de la population domestique totale appartient à une race reconnue. Les autres chats sauvages ou domestiques sont généralement classés en deux catégories, les chats à poils courts domestiques et les chats à longs poils domestiques.

chats

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Le lièvre antique

Posté par othoharmonie le 1 novembre 2012


Le lièvre n’est pas seulement un gibier de choix, apprécié par les chasseurs (qui l’attrapent dans des filets, lui lancent des flèches ou envoient des chiens à sa poursuite), y compris le pharaon, pour ses qualités de vitesse et pour son habileté à se Description de cette image, également commentée ci-aprèscacher. Il a également une valeur symbolique. Mais celle-ci est est double, à la fois positive et négative. En effet, avec ses grandes oreilles, il fait penser à des bêtes malfaisantes et, avec sa couleur un peu rousse, il évoque Seth et sa puissance maléfique (confusion renforcée par la ressemblance entre le hiéroglyphe qui le représente et celui de Seth, surtout quand on lui ajouta une longue queue qui renforça la similitude).

Mais d’autre part, du fait de sa fécondité prolifique et de sa capacité à résister dans le désert, il évoque la résurrection, tout comme la gazelle ou le hérisson. C’est pourquoi dans une formule funéraire, le mort s’identifie au lièvre et pas seulement au lion (ce qui pourrait paraître plus naturel) : « Je suis un lion. Je suis un lièvre. » Sa vitesse explique que le mort veuille se parer de ses qualités dans l’au-delà: « Où entreras-tu? Comment sortiras-tu? De même que j’entrerai comme un lièvre, de même sortirai-je comme un faucon. »(Livre des morts)         

Palette de chasse, musée du Louvre

                Le lièvre symbolise la vigilance. Cela s’explique par la réputation qu’il a chez les Egyptiens de ne jamais fermer les yeux. C’est un gardien : on a retrouvé des amulettes qui le représentent; cela peut paraître paradoxal puisqu’il est surtout connu par sa capacité à fuir, mais cela fait de lui le protecteur du sommeil puisqu’il est capable de le traverser rapidement, de façon à éviter les rives de la mort si proches de celles du sommeil : ainsi des chevets reproduisent sa forme (il y est représenté avec les yeux fermés, malgré sa réputation, peut-être pour être plus proche du dormeur qu’il protège). Enfin, il est parfois assimilé à des divinités redoutables : la déesse Hase Ounet (qui a donné son nom au nome d’Hermopolis), tout comme la Lionne ou le Cobra, défend Osiris contre ses ennemis, dont Seth. De même, dans le Livre des morts, on voit des portiers dotés d’une tête de lièvre, tandis le chat qui découpe le serpent monstrueux Apophis, dans une vignette du Livre des morts, est doté d’oreilles de lièvre. Dans le même ordre d’idée, un papyrus funéraire fait voir un génie à tête de lièvre dévorant un serpent.

Le lièvre antique dans LAPIN - LIEVRE BlocsyAmenophisyIery01 Hiéroglyphe du lièvre.

               Le savant égyptien Horapollon, au IV° ou au V° siècle après J.C., c’est-à-dire à une époque où l’on ne comprend plus les hiéroglyphes, a attribué la valeur de l’ouverture à ce signe car le lièvre avait la réputation d’avoir les yeux toujours ouverts. Jean Yoyotte (le Bestiaire des pharaons), explique que ce hiéroglyphe peut être utilisé phonétiquement pour écrire « oun », c’est-à-dire « ouvrir ».

 

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Chat d’Egypte

Posté par othoharmonie le 11 mai 2012

 

Chat d'Egypte dans CHAT jessica-chat-egyptien-imgLe chat est un mammifère carnivore, répandu dans le monde entier. Ses pattes sont garnies de griffes rétractiles et il marche sur ses doigts : c’est un digitigrade. Le chat vit volontiers en compagnie de l’homme. Comme il a un grand souci de son indépendance et de son confort, on l’accuse facilement d’égoïsme. Dans les FORÊTS d’Europe, il existe des chats sauvages qui sont de véritables fauves. On retrouve le mot « chat » dans des expressions familières comme donner sa langue au chat : renoncer à chercher la bonne réponse; avoir un chat dans la gorge : être enroué; il n’y a pas un chat : il n’y a personne; etc.

Les Égyptiens avaient apprivoisé un chat sauvage : le chat ganté, dont descend notre chat domestique, et ils l’honoraient d’attentions tout à fait particulières. Le chat domestique ne fut introduit en France qu’au Moyen Age. Considéré comme un ANIMAL précieux, il figurait souvent dans les inventaires de successions. A l’opposé, certains voyaient en lui l’incarnation du Diable et le considéraient comme l’animal favori des sorcières. En faisant d’un chat le héros de son célèbre conte, Le Chat botté, Perrault a parfaitement traduit le double sentiment de respect et de crainte éprouvé, à cette époque, pour ce félin qui rappelle, par tant de points, son grand frère, le TIGRE.

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Chat de navire

Posté par othoharmonie le 20 janvier 2012

Les chats de navire sont des chats qui sont chargés de la lutte anti-parasitaire sur les navires. Ils peuvent également servir d’animaux de compagnie aux marins. L’utilisation de chats sur les bateaux date de l’Antiquité, et est encore monnaie courante dans de nombreux navires de commerce ou militaires au début du XXIe siècle.

Utilisation

Chat de navire dans CHAT 280px-A_cat_on_HMAS_EncounterLes chats ont été pris sur les bateaux pour des raisons diverses, le plus important étant la chasse aux rats et aux souris qui vont se nicher dans les dépôts chauds et humides des navires, causant des dommages aux cordes et à la coque des bateaux (en rongeant l’étoupe qui sert à calfeutrer). Plus grave encore est la menace que ces animaux font peser sur la santé des membres de l’équipage, car les souris peuvent manger de la nourriture et transmettre des maladies, un facteur important lorsque le navire reste pendant une longue période en mer. Les rats peuvent également abîmer certains types de cargaisons, telles que le son, les haricots et autres aliments.

Historique

250px-Collage_of_Six_Cats-02 dans CHATLa domestication des chats aurait eu lieu il y a environ ans, et que la pratique de prendre des chats à bord des navires a commencé peu de temps après. Les anciens Égyptiens prenaient des chats sur les bateaux du Nil pour chasser les oiseaux sur les rives des rivières. Les chats ont également été chargés sur des navires marchands pour contrôler les rongeurs, et le concept a été adopté par les marchands des autres nations. Cela a conduit à la propagation de chats dans le monde. À travers les siècles les descendants se sont développés en races différentes selon le climat et les conditions dans lesquelles ils se trouvaient. Il semblait que les cargos Phéniciens furent les premiers à amener des chats domestiques en Europe vers l’an -900.

 

 

 

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L’âne de L’Égypte

Posté par othoharmonie le 13 décembre 2011

Pour bien faire, nous commencerons par la grande Egypte qui traite du mythe d’Osiris. 

 

L'âne de L'Égypte dans ANEAvant le somptueux Nil qui coulait et nourrissait tous les enfants de cette plaine fertile, l’Egypte était un pays sec et aride où régnait Osiris. Celui-ci avait pour soeur et épouse la magnifique Isis qui rendait fou de jalousie son frère Seth. Pour accéder au pouvoir et prendre pour femme cette formidable déesse, Seth organisa un banquet où il avait décidé de piéger son frère Osiris par la ruse : il l’enferma dans un sarcophage et le jeta dans le Nil pour qu’il s’y noie. 

 

Eperdue de douleur, Isis rechercha son mari aux quatre coins de la terre connue et le trouva enfin à Byblos, ville bien au nord de l’Egypte. Elle décida, grâce à ses pouvoirs magiques, de « connaître » une fois de plus son mari pourtant mort ; ce coït post-mortem donna naissance à un avorton qu’elle nomma Horus. C’est lui, pensait-elle, qui vengera le meurtre de son époux et qui vaincra Seth le fourbe. Après d’âpres luttes, Horus remporta la victoire et obligea son oncle Seth à protéger la Barque Solaire d’Osiris, devenu roi du Royaume des Morts. 

 

En effet, depuis ce jour, le dieu-soleil Rê qui termine sa course à l’ouest s’enfonce dans le Royaume des Morts et devient Osiris qui, chaque année, précisément au lever de l’étoile Sothis (Sirius ou la constellation du Grand Chien) le 20 juillet, ramène la crue du Nil qui contre les effets né-fastes et dés-astreux de la Canicule qui brûle plantes, bêtes et hommes. 

 

 dans ANECe mythe saisonnier et fondamental pour tous les hommes qui cultivent la terre est un modèle de la pensée religieuse. En effet, dès le Texte des Pyramides, gravé et peint sur les murs des grandes pyramides il y a plus de 4.000 ans, les Egyptiens comparent Seth à l’âne qui, pour séparer le grain de blé de la balle et de la tige, piétine sur l’aire à battre la précieuse céréale assimilée à Osiris. Après leur lutte, le dieu- faucon Horus condamne le dieu-âne Seth à protéger la Barque solaire psychopompe (conducteur d’âmes) d’Osiris, c’est-à-dire le flux vital empli d’âmes qui vient féconder plantes, bêtes et hommes, contre les assauts du serpent Apophis. 

 

Par Bertrand CHATELAIN

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Les ânes domestiques

Posté par othoharmonie le 10 décembre 2011

 

Les ânes domestiques dans ANE k2074563SANSON, dans la seconde moitié du XIXème siècle, regroupe les races d’ânes domestiques en ce que nous appellerions aujourd’hui deux  » races primaires  » (DEVIS, 1995). 


   - la race d’Afrique, peut-être originaire d’Egypte, qui s’est répandue dans le monde entier du fait de son aptitude au travail. Elle toise 1 m à 1,30 m, se présente, le plus souvent, sous robe gris souris à bande cruciale, mais d’autres couleurs existent (notamment le blanc). S’y rattachent, pour SANSON, la race égyptienne souvent blanchâtre, restée dans son pays d’origine, et la race commune, qui a subi  » toutes les dégradations possibles, sous l’influence de conditions d’existence moins bonnes « ,

   - la race d’Europe, qui est fondamentalement la race des zones méridionales de l’Europe. Elle toise au minimum 1,30 m et fait souvent beaucoup plus. La robe est habituellement brun foncé avec quelques zones blanchâtres. Les ânes d’Europe sont, principalement, exploités pour la production des mulets. La race fournit, en outre, des moteurs et des ânesses pour la prk5637191 dans ANEoduction de lait. SANSON ne range que trois races dans ce groupe : la race commune qui comprend tous les animaux ne faisant pas l’objet de soins particuliers et qui se sont, parfois, plus ou moins mélangés avec la race commune africaine ; la race de la Gascogne, de la Catalogne et de l’Italie ; la race Poitevine

Les ânes français appartiennent à cette dernière catégorie. Il existe, à ce jour, en France, six races d’ânes officiellement reconnues par l’administration des Haras Nationaux : l’âne du Poitou qui jusqu’en 1994 était la seule race reconnue, l’âne de Berry, l’âne gris de Provence, l’âne des Pyrénées, le Cotentin et le Normand. Il existe, cependant, d’autres races en cours de reconnaissance comme l’âne du Bourbonnais, l’âne du Perche et nombreux autres ânes communs. 

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Le Chat 6

Posté par othoharmonie le 20 novembre 2011

Par Théodore de Banville 

 

Le Chat 6 dans CHAT pt50166Le divin Théophile Gautier, qui en un livre impérissable nous a raconté l’histoire de ses Chats et de ses Chattes blanches et noires, avait une Chatte qui mangeait à table, et à qui l’on mettait son couvert. Ses Chats, très instruits comme lui, comprenaient le langage humain, et si l’on disait devant eux de mauvais vers, frémissaient comme un fer rouge plongé dans l’eau vive.

 

C’étaient eux qui faisaient attendre les visiteurs, leur montraient les sièges de damas pourpre, et les invitaient à regarder les tableaux pour prendre patience. Ne sachant pas aimer à demi, et respectant religieusement la liberté, Gautier leur livrait ses salons, son jardin, toute sa maison, et jusqu’à cette belle pièce meublée en chêne artistement sculpté, qui lui servait à la fois de chambre à coucher et de cabinet de travail. Mais Baudelaire, après les avoir chantés dans le sonnet sublime où il dit que l’Erèbe les eût pris pour ses coursiers si leur fierté pouvait être assouplie à un joug, Baudelaire les loge plus magnifiquement encore que ne le fait son ami, comme on peut le voir dans son LIIe poème, intitulé : Le Chat.

 

Dans ma cervelle se promène,
Ainsi qu’en son appartement,
Un beau Chat, fort, doux et charmant.
Quant il miaule, on l’entend à peine,
 
Tant son timbre est tendre et discret ;
Mais, que sa voix s’apaise ou gronde,
Elle est toujours nette et profonde.
C’est là son charme et son secret.
 
Cette voix qui perle et qui filtre
Dans mon fond le plus ténébreux,
Me remplit comme un vers nombreux
Et me réjouit comme un philtre. 

 

Loger dans la cervelle du poète de Spleen et idéal, certes ce n’est pas un honneur à dédaigner, et je me figure que le Chat devait avoir là une bien belle chambre, discrète, profonde, avec de moelleux divans, des ors brillants dans l’obscurité et de grandes fleurs étranges ; plus d’une femme sans doute y passa et voulut y demeurer ; mais elle était accaparée pour jamais par ces deux êtres familiers et divins : la Poésie et le chat, qui sont inséparables.

 

chatonlibre1 dans CHATEt le doux être pensif et mystérieux habite aussi dans la plus secrète solitude des cœurs féminins, jeunes et vieux. Dans l’École des Femmes de Molière, lorsqu’Arnolphe revient dans sa maison, s’informe de ce qui a pu se passer en son absence et demande anxieusement : « Quelle nouvelle ? » Agnès, la naïveté, l’innocence, l’âme en fleur, encore blanche comme un lys, ne trouve que ceci à lui répondre : « Le petit Chat est mort. » De tous les évènements qui se sont succédés autour d’elle, même lorsque le rusé Amour commence à tendre autour d’elle son filet aux invisibles mailles, elle n’a retenu que cette tragédie : la mort du petit Chat, auprès de laquelle tout le reste n’est rien. Et connaissez-vous un plus beau cri envolé que celui-ci : « C’est la mère Michel qui a perdu son Chat ! » Les autres vers de la chanson peuvent être absurdes, ils le sont et cela ne fait rien ; en ce premier vers sinistre et grandiose, le poète a tout dit, et il a montré la mère Michel désespérée, tordant ses bras, privée de celui qui dans sa vie absurde représentait la grâce, la caresse, la grandeur épique, l’idéal sans lequel ne peut vivre aucun être humain. Tout à l’heure elle était la compagne de la Rêverie, du Rythme visible, de la Pensée agile et mystique ; elle n’est plus à présent qu’une ruine en carton couleur d’amadou, cuisant sur un bleuissant feu de braise un miroton arrosé de ses larmes ridicules.

 

Le Chat peut être représenté dans son élégante réalité par un Oudry, ou de nos jours par un Lambert ; mais il partage avec l’homme seul le privilège d’affecter une forme qui peut être miraculeusement simplifiée et idéalisée par l’art, comme l’ont montré les antiques égyptiens et les ingénieux peintres japonais. Le Rendez-vous de Chats d’Edouard Manet, donné par Champfleury dans son livre, est un chef-d’œuvre qui fait rêver. Sur un toit éclairé par la lune, le Chat blanc aux oreilles dressées dessiné d’un trait initial, et le Chat noir rassemblé, attentif, aux moustaches hérissées, dont la queue relevée en S dessine dans l’air comme un audacieux paraphe, s’observent l’un l’autre, enveloppés dans la vaste solitude des cieux. A ce moment où dort l’homme fatigué et stupide, l’extase est à eux et l’espace infini ; ils ne peuvent plus être attristés par les innombrables lieux-communs que débite effrontément le roi de la création, ni par les pianos des amateurs pour lesquels ils éprouvent une horreur sacrée, puisqu’ils adorent la musique !

 

La couleur du poil, qui chez le Chat sauvage est toujours la même, varie à l’infini et offre toute sorte de nuances diverses chez le Chat domestique ; cela tient à ce que, comme nous, par l’éducation il devient coloriste et se fait alors l’artisan de sa propre beauté. Une autre différence plus grave, c’est que le Chat sauvage, ainsi que l’a observé Buffon, a les intestins d’un tiers moins larges que ceux du Chat civilisé ; cette simple remarque ne contient-elle pas en germe toute la Comédie de la Vie, et ne fait-elle pas deviner tout ce qu’il faut d’audace, d’obstination, de ruse à l’habitant des villes pour remplir ces terribles intestins qui lui ont été accordés avec une générosité si prodigue, sans les titres de rente qu’ils eussent rendus nécessaires ?  (FIN) .

 

 

THÉODORE DE BANVILLE.

 



Saisie du texte : S. Pestel pour la collection électronique de la Médiathèque André Malraux de Lisieux (30.I.2009)
Texte relu par : A. Guézou
Adresse : Médiathèque André Malraux, B.P. 27216, 14107 Lisieux cedex
-Tél. : 02.31.48.41.00.- Fax : 02.31.48.41.01
Mél : mediatheque@ville-lisieux.fr, [Olivier Bogros] 100346.471@compuserve.com

http://www.bmlisieux.com/ 



Diffusion libre et gratuite (freeware) 



Texte établi sur un exemplaire (BmLx : nc) de l’ouvrage Les Animaux chez eux illustré par Auguste Lançon (1836-1887) paru chez L. Baschet à Paris en 1882. 



 

gifs coeur

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Le peuple des Chats nous parle 2

Posté par othoharmonie le 25 septembre 2011

 

GIFS ( CHAT )Nous, du peuple des Chats, vivons ce que vous appelez la vie et la mort de façon très différente. Nous marchons sur terre en ayant connaissance de ce qui se passe après la mort ; nous ne sommes jamais coupés de l’après vie, ce qu’on pourrait appeler les autres réalités, celles que vous ne voyez pas avec vos yeux physiques. Pour nous, ce sont simplement d’autres lieux, d’autres espaces/temps que nous côtoyions parallèlement. Souvent la nuit, nous aimons accompagner vos corps de lumière afin de jouer avec vous dans vos rêves car c’est à ce moment que vous entrez en contact avec les autres réalités. 

Nous sommes aussi les gardiens de votre âme lorsque vous voyager dans votre sommeil ou lorsque vous méditez ! Les Égyptiens savaient ceci et c’est pour cette raison qu’ils traitaient les chats avec tant de respect. 

Comme vous l’avez sûrement remarqué, les chats sont des êtres qui ne vivent pas leurs émotions comme les humains. Oh oui, nous ressentons des émotions mais notre processus émotionnel est différents, plus rapide pourrions-nous dire… 

Nous aimons par contre observer comment les humains vivent leur processus émotionnel car cela nous fascinent et nous apprenons beaucoup à votre contact. Une chose sur laquelle tous les félins s’entendent c’est que le potentiel énergétique émotionnel des humains est de loin supérieur à toutes autres espèces. 

L’énergie pure, la puissance contenue dans vos émotions est tout simplement phénoménale. Et cette énergie est PURE CRÉATION. À ce titre, chers humains, vous êtes uniques dans tout l’univers ! C’est pourquoi, à l’origine, votre tâche a toujours été d’être les gardiens de la terre. Le problème pour vous est que vous utilisez votre énergie émotionnelle de façon inconsciente. Vos résultats concrets sont donc, tantôt porteur de vie, tantôt destructeurs. 

En plus, vous vous croyez naïvement victimes du hasard et de la cruauté de la vie… Nous croyons que, dans la majorité des cas, les humains ne réalisent pas toute l’énergie ‘émotive’ qu’ils perdent parce qu’ils ne sont pas conscients de ce potentiel et parce qu’ils n’en ont pas la maîtrise. 

Chaque émotion contient beaucoup d’énergie et chaque émotion est un univers de possibilités. Notre suggestion aux humains est la suivante : observez l’énergie qui habite vos émotions et choisissez de redistribuer cette énergie autrement, autant à l’intérieur de vous qu’à l’extérieur. Vous pouvez choisir de la diriger vers votre corps physique ou dans un domaine de vie ou vous désirez effectuer des changements. 

Il serait sage pour vous d’apprendre à contenir cette énergie et à l’utiliser autrement, pour votre bénéfice et le bénéfice de tous les êtres qui peuplent cette terre ! Il serait sage pour vous d’utiliser votre pensée afin de rediriger cette puissante énergie émotionnelle de façon plus consciente et satisfaisante. 

Ceci est un conseil que nous vous donnons pour ‘sortir’ de vos patterns émotionnels et habitudes de vie destructrices. Nous, du peuple des chats, sommes naturellement plus « contenus » et nous réutilisons régulièrement notre énergie émotionnelle pour notre plus grand bien. C’est ce qui fait de nous des êtres équilibrés, souples et puissants. 

Notre maîtrise émotionnelle se cache derrière ce que vous appelez notre détachement. 

Pour utiliser votre énergie émotionnelle autrement, nous vous suggérons de respirer, de vous centrer régulièrement ou de méditer dans votre journée afin d’adopter la position de « celui/celle qui observe ». 

De ce point de vue, vous serrez en mesure de voir quelles sont les croyances qui gouvernent vos émotions et vous pourrez ainsi faire de nouveaux choix. Vos croyances sont directement responsables de votre réactivité et de votre hyperémotivité. En les transformant, il vous sera plus facile d’économiser et de rediriger votre énergie émotionnelle. Ne trouvez-vous pas intéressant que votre monde soit constamment aux prises avec des « crises d’énergie » qui se traduisent bien souvent en manque… (à suivre)

Le peuple des Chats nous parle 2 dans CHAT 7c213792

Caroline Leroux est la pionnière de la Communication Animale au Québec ! visitez son site : http://www.communication-animal.net/ 

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l’oracle du chat noir

Posté par othoharmonie le 25 septembre 2011

Le chat noir est la première lame de la série des oppositions. Dans le tirage d’une seule carte, pour une réponse divinatoire immédiate: Vous avez tiré le chat noir, vous serez déterminé à mener à terme vos projets.

Pour une question sentimentale: surveillez vos propos ou vos actes, vous risquez un conflit que vous regretterez ensuite.

gifs chatsPour une question d’ordre professionnel ou financier: un manque de diplomatie risque de compromettre ou retarder vos projets.


En position 1 dans le tirage en croix: vous êtes trop agressif ou sur la défensive, modérez vos émotions.

En position 2 dans le tirage: votre agitation émotionnelle vous jouera de mauvais tours, méfiez vous des pièges tendus par des envieux.

En position 3 dans le tirage: votre intuition vous dicte de ne pas agir sous le coup d’une impulsivité, suivez la.

En position 4 dans le tirage: montrez vous prudent dans vos attitudes avec vos collègues de travail ou en privé.

 

 

Superstition et tradition 

GIFS ( CHAT )La superstition du chat noir, qui ne la connait pas! Associé au diable, il était déjà terriblement redouté par les égyptiens, du temps des pharaons.

Le moyen âge n’a pas terni son image, en effet, la simple présence d’un chat noir dans une habitation accusait son propriétaire de suppôt de Satan, de sorcier et de jeteur de sort. Combien de chats noirs furent brulés vifs, en sacrifice à Satan, dans certaines cérémonies de magie noire?

Dans certaines campagnes françaises, on raconte que les sorcières prenaient l’apparence d’un chat noir, la nuit, afin de pouvoir visiter et jeter des sorts dans les maisons, sans être débusquées.

source : http://www.iza-voyance.com/oracle-chance/chat-noir.htm 

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Le chat animal Totem

Posté par othoharmonie le 25 septembre 2011

 

Qu’est ce qu’un Totem animal ?

Le chat animal Totem dans CHAT totemUn Totem animal reflète notre personnalité, notre façon d’être.
Comme le disaient les Amérindiens, chaque Animal a sa  » médecine « . Ils entendent par médecine les qualités et les défauts de chaque être, sa science en quelque sorte, ce qu’on peut apprendre de cet être pour corriger notre esprit. 

Nous pouvons par nous-mêmes trouver chaque médecine de chaque Animal : Une fourmi fait un travail de patience, une personne plus que patiente possède donc la médecine de la fourmi. Cependant, cela ne veut en aucun cas dire que cette personne est du Totem de la fourmi, même s’il y a de grandes chances. 

Tous les humains sont différents les uns des autres, nous pouvons ainsi avoir de nombreuses combinaison Animales dans notre médecine, mais notre Totem est l’Animal qui à le plus de connexion avec nous, celui dont les vibrations sont en accord avec notre vie et notre personnalité. De ce fait, notre Totem aura naturellement plusieurs points communs avec nous.
Une petite précision ; bien que notre animal favori puisse être notre animal totem, ce n’est souvent pas toujours le cas, le totem animal peut même surprendre ! 

Enfin vous pouvez posséder un Totem empli d’une symbolique. A travers les âges, les hommes on vu à travers les Animaux diverses significations, vous avez donc une possibilité d’être en connexion avec un Animal pour sa symbolique, pour le message qu’il passe. Attention cependant, certaines symboliques Animales peuvent être différentes suivant les lieux, et certaines symboliques peuvent entrer en contradiction avec la vraie nature de l’Animal, dans ce cas, n’oublier pas de tenir en compte la vraie nature de l’Animal pour en connaître la vraie identité. 

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Le CHAT : Signifie la surveillance et la sensualité. Il nous rappelle que nous avons le droit de choisir a quel moment et de quelle manière résoudre nos problèmes. Il nous permet aussi d’observer une situation avec calme et sans idée déjà établi avant de prendre notre décision

Exemple d’animal totem : Le Chat botté

235012082_1 dans CHATPierre Saintyves pense que le conte de Perrault Le Maître chat ou le Chat botté se reporte au temps des cultes d’animaux et au concept d’animal-totem. Jacques Barchilon et Henry Pettit notent dans l’introduction de The Authentic Mother Goose: Fairy Tales and Nursery Rhymes que le thème principal du Chat botté est celui du donateur et que le conte « porte les mémoires ataviques de l’animal totem familial en tant que protecteur paternel de la tribu, qui se retrouvent en anthropologie et dans les missions.».

À l’époque où le conte du Chat botté est écrit par Perrault, le chat est largement considéré comme un animal malfaisant, compagnon des sorcières et incarnation du Diable en Europe occidentale. Pierre Saintyves se demande si l’on doit admettre « que le chat fut jadis considéré en Europe comme un animal gardien, ou tout au moins comme un être sacré ». Le culte du chat est attesté en Égypte antique, mais cet animal domestiqué a gagné assez tardivement les foyers d’Europe occidentale. Plus étonnant, ces chats domestiques seraient descendants du chat ganté de Nubie, qui est un chat « botté », précisément honoré par les anciens Égyptiens.

 

Sources : http://users.skynet.be/moony/pagetotem2.htm et Wikipédia 

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