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Attrapeurs de rats et ratodromes

Posté par othoharmonie le 30 août 2016

Le Joueur de flûte de Hamelin est une légende allemande, transcrite notamment par les frères Grimm et arrivée jusqu’à notre époque sous le titre original Der Rattenfänger von Hameln (L’Attrapeur de rats de Hamelin). Elle évoque un désastre censé être survenu le 26 juin 1284 dans la ville de Hamelin en Allemagne.

Pied_piper

Le conte

En l’année 1280, un franc macon de la ville d’Hamelin vint un joueur de flûte : un dératiseur. En ce temps là, la ville était envahie par les rats et les habitants mouraient de faim. Le maire de Hamelin promit au joueur de flûte une prime de mille écus pour les débarrasser des rats qui infestaient la ville. L’homme prit sa flûte et, par sa musique, attira les rats qui le suivirent jusqu’à la Weser, la rivière qui arrose la ville, où ils se noyèrent. Bien que la ville fût ainsi libérée des rongeurs, les habitants revinrent sur leur promesse et refusèrent de payer le joueur de flûte en le chassant à coup de pierres.

Il quitta le pays, mais revint quelques semaines plus tard. Lors d’une nuit paisible, il joua de nouveau de sa flûte, attirant cette fois les enfants de Hamelin. Cent trente garçons et filles le suivirent hors de la ville jusqu’à une grotte qui se referma derrière eux. Selon certaines versions, le joueur de flûte aurait aussi emmené les enfants de Hamelin à la rivière ou au sommet d’une montagne. Les parents, eux, ne les revirent plus jamais.

Les premières mentions de cette histoire semblent remonter à un vitrail placé dans l’église de Hamelin (Allemagne) aux environs de 1300 et décrit dans différents documents entre les xive et xviie siècles, mais détruit peu après. Inspirée des descriptions de l’époque, une version moderne de ce vitrail a été créée par Hans Dobbertin. Elle inclut notamment une représentation colorée du personnage du joueur de flûte et différents enfants habillés de blanc.

Ce vitrail est généralement considéré comme ayant été créé en mémoire du tragique événement qui serait survenu dans la ville. Mais malgré de nombreuses recherches, on n’a pu trouver d’événement historique auquel rattacher la légende. Cependant, les rats ne font pas partie au départ de la légende. Leurs premières mentions datent de la fin du xvie siècle. Ils ne figurent pas dans les descriptions précédentes.

Les théories qui se sont vu attribuer une certaine crédibilité peuvent être groupées en quatre catégories :

  • Les enfants furent victimes d’un accident et se trouvèrent noyés dans la Weser, ou furent ensevelis dans un glissement de terrain.
  • Des enfants contractèrent une épidémie et furent conduits hors de la ville pour protéger les autres habitants. Une forme de la peste a été évoquée. D’autres attribuent la danse des enfants à une maladie : la chorée de Sydenham (ou danse de Saint-Guy). Ces théories identifient le joueur de flûte à la personnification de la mort.
  • Les enfants quittèrent la ville pour prendre part à un pèlerinage, une campagne militaire ou une nouvelle croisade d’enfants mais ne retournèrent jamais chez leurs parents. Ces théories présentent le joueur de flûte inconnu comme leur dirigeant ou recruteur.
  • Les enfants voulaient abandonner leurs parents et Hamelin pour créer leur propre village, à l’époque de la colonisation de l’Europe orientale. De nombreux villages et villes furent en effet fondés à cette époque dans l’est de l’Europe, par des colons, notamment allemands, venus de l’Europe occidentale. Ici aussi, le joueur de flûte en serait le chef.

Une autre possibilité est que l’incident soit une réminiscence d’une crise de la « danse de Saint-Guy », ou une tradition de danse superstitieuse, pratiques qui ont été observées dans de nombreuses contrées européennes dans la période de détente générale suivant la Grande peste. La date de Verstegan/Browning, 1376, serait cohérente avec cette théorie.

Cependant, la légende liée à l’émigration d’enfants en 1284 est si ancienne et si bien attestée que la date ne devrait pas devoir être mise en doute. Les chercheurs considèrent généralement les théories de la quatrième catégorie comme les plus probables. Le joueur de flûte serait donc un recruteur pour la colonisation intervenue au XIIIème siècle et qui aurait ainsi emmené nombre de plus jeunes habitants de Hamelin aux confins orientaux de l’Empire germanique.

Decan Lude, originaire de Hamelin, déclare, en 1384, avoir en sa possession un livre de chants contenant un verset en latin faisant le récit d’un témoin oculaire de l’événement. Ce verset aurait été écrit par sa grand-mère. Ce livre de chants est connu pour avoir été perdu à la fin du xviie siècle.

Une version allemande de ces vers semble cependant être parvenue jusqu’à nos jours, par une inscription de 1602/1603 trouvée à Hamelin :

« Anno 1284 am dage Johannis et Pauli
war der 26. junii
Dorch einen piper mit allerlei farve bekledet
gewesen CXXX kinder verledet binnen Hamelen gebo[re]n
to calvarie bi den koppen verloren »

Ce qui peut être grossièrement traduit en français par :

« En l’an 1284, le jour de Saints Jean et Paul
Soit le 26 juin
Par un flûtiste tout de couleurs vêtu,
130 enfants nés à Hamelin furent séduits
Et perdus au lieu du calvaire près de Koppen. »

« Koppen » (en français : collines) semble être une référence aux collines entourant la ville. Le vers ne permet pas de savoir de quelle colline il s’agirait.

RAT ATTRAPE

Les plus vieux écrits mentionnant la légende datent d’environ 1440.

Dans la ville de Hamelin, un usage aurait proscrit de chanter ou jouer de la musique dans une rue particulière de la ville, par respect pour les victimes.

En 1556, « De miraculis sui temporis » (texte en latin, À propos des merveilles de son époque) par Jobus Fincelius mentionne la légende. L’auteur identifie le joueur de flûte audiable.

Au-delà des débats historiographiques, il faut remarquer la puissance imaginale de ce conte et son impact émotionnel. Une interprétation psychanalytique peut y voir une fabledans laquelle les pulsions anales symbolisées par les rats sont dominées par la musique du joueur de flûte. Les habitants ne lui donnent pas son dû (le salaire qui, pour Freud, est une forme socialisée de l’analité). Il en résulte un châtiment : la perte de la descendance, l’abolition de la créativité et de la procréation. Faute de générosité, la ville sera détruite.

On peut voir dans cette narration un mythe relatif au fonctionnement sociétal. Au xiiie siècle, les rats pouvaient être vecteurs de la peste et représentent donc le « Mal ». Pour s’attaquer au Mal, le pouvoir civil ne suffit pas, sa compétence étant limitée aux choses de ce monde. Il lui faut donc faire appel à un intermédiaire, quelque peu sorcier, en l’occurrence un musicien. Le mythe voit dans l’art (et particulièrement la musique) un charme œuvrant dans le domaine de l’invisible et du danger.

L’échange d’un charme magique contre de l’argent exprime un contrat donnant un statut social à l’artiste et créant un trait d’union, socialement reconnu, entre le monde visible (le monde de la raison, du calcul avantages/coûts…) et le monde de l’invisible. En ne respectant pas le contrat convenu les notables renient le statut social octroyé, renvoyant l’invisible à l’insignifiant. C’est négliger le pouvoir du magique dont la « réalité » dépasse celle de l’argent puisque les payeurs se voient ruinés de leurs biens les plus chers.

Le joueur de flûte, médiateur ou facilitant le passage entre le monde des vivants et celui des morts, y évoque des restes de chamanisme, présent en Europe centrale et occidentale via les bardes celtes. Dans un premier temps, le « magicien » propose de retrouver une place et un rôle oublié dans la société. Il renvoie le « Mal » dans un autre monde et prouve ainsi sa capacité à rendre service à tous. Son statut est nié par les notables et la population de Hamelin indifférente, qui refusent de le reconnaître et de payer en retour son action bénéfique. Il leur prouve de la pire manière qui soit qu’ils ont eu tort : ses pouvoirs sont toujours là. Les habitants de Hamelin auront plus perdu en rejetant le« magicien » qu’en lui donnant sa place. Le passage à la modernité « post » Moyen Âge a donc été coûteux malgré tout.

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LES HUITRES DE LA PRÉHISTOIRE

Posté par othoharmonie le 18 juin 2016

 

 Symbole de l’humilité vraie, source de toute perfection spirituelle. Sa coquille bivalve est symbole de féminité.

Au 17ème siècle, où règne l’esprit de galanterie, l’huître étant toujours symbole de séduction et ayant de surcroît la réputation d’un pouvoir aphrodisiaque, devient la protagoniste des petits déjeuners et des festins privés à la Cour.

Apparue il y a environ 230 millions d’années (âge du plus vieux fossile retrouvé), pendant l’ère secondaire, on a retrouvé d’importantes quantités de coquilles d’huîtres prés des restes de cuisines lorsque l’Homme, datant du Néolithique (- 5 000 av J.C), pratiquait la pêche. L’huître a donc toujours été consommée, et pas seulement ! Des textes anciens rapportent que les Grecs se servaient même des coquilles comme bulletin de vote. En effet lorsqu’ils voulaient bannir quelqu’un de la cité, ils procédaient à un vote avec le dessus de la coquille d’huître. De là est venu le terme « ostracisme » : ostrakon signifiant coquille. Les Romains étaient également de grands consommateurs et les faisaient venir de Gaule dont les rivages étaient bordés de bancs d’huîtres naturels.

 Huitres au diner

On peut cependant se demander comment ils pouvaient leur faire faire un tel voyage sans réfrigérateur ! Pour palier à ce problème, ils avaient instauré  » la route des huîtres « .

Ils faisaient alimenter en eau de mer des viviers (à Clermont, Poitiers, Saintes, Jarnac…) qui étaient destinés à stocker les huîtres lors de leur voyage vers Rome. Ainsi elles arrivaient vivantes et fraîches à Rome.

Cependant cela donna une idée au romain Sergius Orata, vers 100 av. JC. Il conçut des bains suspendus et aménagea des viviers alimentés par les eaux du lac Lucrin pour en faire culture. Il en fit la réputation puisqu’on dit que les meilleures huîtres y furent recueillies. Sergius Orata est le premier Romain qui eu l’idée d’en faire culture.

Mais en Chine aussi ils connaissaient l’ostréiculture puisqu’ils entaillaient des bambous sur lesquels ils mettaient des coquilles, qu’ils disposaient ensuite en mer afin que les larves d’huîtres viennent s’y fixer. 

Mais toute l’activité ostréicole a été détruite par les invasions barbares du 5èmesiècle et le fait  qu’il existait sur les côtes françaises d’énormes viviers naturels et de qualité explique sans doute que l’on n’a pas cherché à les retrouver. Il n’y avait alors plus qu’à faire de la cueillette. De plus le Moyen-âge laissant très peu de place aux coquillages et aux poissons dans la gastronomie, la demande était beaucoup moins grande, la cueillette suffisait donc amplement. 

Au 16ième siècle, le commerce des huîtres se développent vers Paris et c’est à cette époque qu’apparaît les premiers déjeuners ou l’on sert exclusivement des huîtres. A cette époque on servait entre 6 et 12 douzaines d’huître par personnes soit presque 150 par personnes pour un repas ! 

Au 17ième siècle, les huîtres, très appréciées par la noblesse, se consomment autant à la campagne qu’à la cour du roi. D’autant plus que à l’époque l’huître était un symbole de séduction et on pensait qu’elle avait un pouvoir aphrodisiaque. Cependant leur vente est encore freinée par la lenteur des transports, surtout durant les mois d’été. Afin de remédier à ce problème, une technique de l’époque pour garder la fraîcheur des huîtres était de les retirer de leur coquille et de les empiler dans des paniers de paille, ainsi, elles arrivaient prêtes à être mises en ragoûts.

 Au 18ième siècle, les huîtres ont de plus en plus de succès. Jean-François de Troy (1679-1752) (photo 3) va d’ailleurs peindre un de ces déjeuners très prisés avec le tableau datant de 1735 : Le déjeuner d’huître.

Le commerce des huîtres étant très rentable et la demande grandissante, la première moitié du 18ième siècle est synonyme de pêche abusive. De plus ils pensaient à cette époque que « Les bancs d’huîtres naturels sont inépuisables et n’ont, par conséquent, besoin d’aucune réglementation. » Valin, procureur du Roi àla Rochelle, 1864.

De ce fait, les pêcheurs pillaient le fond des chenaux à la drague ou les crassats (gisements naturels d’huîtres) au râteau. Cette « méthode » conduira le bassin à une situation de pénurie puis de disette. Pour essayer d’enrayer cette situation, en 1750 la pêche de l’huître sera suspendue pour 3 ans.

En 1754, nouvelle suspension et on assistera alors à un repeuplement spectaculaire des viviers.

En 1759 la pêche ne sera interdite qu’au moment du frai (1er avril – 1er octobre) pour permettre aux bancs naturels de se repeupler. 

Le 19ième siècle sera un siècle clé pour la naissance de l’ostréiculture. 

 huitres déjeuner

Le Déjeuner d’huîtres, huile sur toile

Jean-François de Troy, , 1735, 180×126 cm,

musée Condé, Chantilly, galerie de peinture.

 

L’œuvre : Description formelle :

Placés autour d’une table ronde recouverte d’une nappe blanche, des hommes prennent un repas au centre d’une vaste salle richement décorée.

Les mets qu’ils dégustent sont des huîtres. Certaines, dont les coquilles sont vides, occupent le premier plan et jonchent le sol à damier blanc et noir. D’autres, pleines, sont disposées à  table sur des plateaux ou des assiettes en argent. Des verres à pied sont placés devant les   convives renversés dans des bols en porcelaine peinte. Les hommes boivent un vin blanc  dont plusieurs bouteilles sont représentées entre leurs mains mais également à terre, posées sur la table, ainsi que sur la console à droite du tableau. D’autres enfin trônent dans une desserte devant la table, dont la partie supérieure est composée de deux bacs emplis d’eau. Des assiettes sont rangées en partie basse. Les huîtres sont servies et ouvertes par des domestiques simplement vêtus, présents au milieu des hommes portant costumes chamarrés et brodés. Sur la gauche du tableau, un groupe de personnages suit des yeux le bouchon d’une bouteille qu’un des convives assis a fait sauter grâce au couteau qu’il tient dans la main droite. En plein vol, il apparaît au milieu de la colonne en marbre à l’arrière plan.

 

Un décor architecturé, sculpté et peint forme un fond de scène à ce repas luxueux. A l’arrière centre, une tribune ouverte à balustrade est surmontée par un arc en plein cintre. Celle-ci est encadrée sur la droite par la statue d’une femme, située dans une niche décorée d’une coquille Saint-Jacques, drapée à mi-corps, debout sur un dauphin crachant de l’eau et de deux atlantes mi-hommes, mi-poissons portant des cornes d’abondance. Sur la gauche, une porte aux battants clos ferme le tableau. En partie supérieure, au-dessus de  l’entablement, apparait une peinture représentant un homme et une femme aux ailes de papillons, enlacés. 

Sujet de l’œuvre :

Cette peinture de genre illustre un luxueux repas d’ « après chasse », dans un cadre somptueux. Le Déjeuner d’huîtres est une commande royale destinée à orner la salle à manger d’hiver des petits appartements du roi Louis XV à Versailles. Pièce intime et essentiellement utilisée pour les retours de chasse, le roi y invitait certains compagnons. Ainsi, cette scène fait écho au lieu pour lequel il est destiné. Aucune femme n’est représentée sans doute pour des raisons historiques. Celles-ci ne furent invitées qu’à partir de 1738 par le roi dans sa salle à manger – après donc la date d’exécution du tableau. À moins que cette exclusivité masculine ne soit le reflet de la valeur aphrodisiaque qu’on donnait aux huîtres à l’époque et qui excluait de fait la présence féminine. 

L’œuvre détient une richesse iconographique constituant une source de renseignements sur les arts de la table au premier tiers du XVIIIe siècle. Les huîtres, mets de premier choix   réservé à l’élite, et leurs accompagnements : pain, ail, beurre, sel et poivre sont servis en même temps sur la table ; ce qui est le propre du service à la française. Cette nouvelle organisation du repas reflète une absence de convenances. Les convives composent librement leur menu et les bouteilles de champagne sont mises à leur disposition. 

Le Déjeuner d’huîtres, malgré son titre, fait la part belle au champagne. Situé au premier plan, le rafraichissoir à bouteilles est destiné à mettre en valeur la boisson. Celle-ci est nouvellement inventée à la fin du XVIIe siècle par le bénédictin Dom Pérignon près  d’Epernay. Notons que le breuvage ne se boit pas encore dans des coupes ou des flûtes mais dans des verres coniques.

L’émerveillement devant le bouchon qui saute à l’ouverture de la bouteille et le plaisir des convives face aux mets qui leurs sont servis se dégagent de la scène. Le Déjeuner d’huitres est conçu pour décorer la première salle à manger spécifique du château de Versailles. Auparavant la table était dressée dans n’importe quelle pièce selon le bon vouloir du roi. Des thèmes plus légers comme celui du repas de chasse semblent particulièrement appréciés et remplacent alors l’imagerie mythologique en peinture. Le tableau du musée Condé fait écho à Un déjeuner de chasse, autre scène de genre de l’artiste peint en 1737 pour la Grande salle à manger de l’appartement de Louis XV au château de Fontainebleau. Il s’agit d’un sujet  léger pour un peintre d’histoire montrant le changement de goût qui s’opère dans la décoration à l’époque du règne de Louis XV. 

Le Déjeuner d’huîtres de Jean-François de Troy doit être mis en parallèle avec un Déjeuner  de jambon du peintre Nicolas Lancret également conservé au musée Condé à Chantilly. Si le sujet est de même nature dans les deux tableaux, tout les oppose dans la réalisation. Si les tableaux ne sont plus à Versailles, c’est que les goûts et les décors changent vite. Les toiles des petits appartements sont démontées avant 1789 et sont entreposées au garde-meubles. Après la Révolution Française, le duc d’Orléans, futur roi Louis Philippe, réclame ses œuvres comme bien de famille et expose le tableau au Palais-Royal, puis au château d’Eu, près du Tréport. Après la Révolution de 1848, ses biens sont vendus. Son fils, le duc d’Aumale, en exil en Angleterre, rachète les tableaux à Londres en juin 1857 puis les expose à partir de 1889 à Chantilly en face à face.

 

SOURCE : http://crdp.ac-amiens.fr

 

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Les Vœux du paon

Posté par othoharmonie le 11 mars 2014

Les Vœux du paon dans PAON 220px-NurembergworthiesLes Neuf Preux est l’expression sous laquelle le lorrain Jacques de Longuyon, s’inspirant de la Légende dorée de Jacques de Voragine, a pour la première fois regroupé neuf héros guerriers, païens, juifs et chrétiens, qui incarnaient l’idéal de la chevalerie dans l’Europe du XIVe siècle. Cette représentation a connu un succès durable en raison de son caractère équilibré et facilement mémorisable, aussi les Neuf Preux ont-il servi d’exemple aux auteurs et aux artistes jusqu’au XVIIe siècle.

Le motif des Neuf Preux apparaît pour la première fois dans Les Vœux du paon, roman en vers composé par Jacques de Longuyon qui sert de base à une mise en scène festive à Arras vers 1312. Le héros de ce poème souhaite rivaliser avec les guerriers illustres du passé et puise successivement aux trois sources des antiquités gréco-romaines, juives et chrétiennes pour choisir ses modèles. Le succès du thème est tel qu’il se répand rapidement dans toute l’Europe. Ensemble, les Neuf Preux incarnent toutes les vertus du parfait chevalier. Il s’agit de conquérants, issus d’une lignée royale, qui furent pour leur nation une source d’honneur et de gloire et qui se distinguèrent par leurs faits d’armes.

Le thème des Preux et des Preuses devient aussi un élément des mises en scènes festives, notamment celle des entrées solennelles: celle de Henri VI d’Angleterre à Paris en 1431, du prince-évêque Jean de Heinsberg à Liège en 1444, de Marie d’Albret à Nevers en 1458, de Charles VIII de France à Rouen en 1485 et de Jeanne de Castille à Bruxelles en 1496. Parallèlement à ces mises en scène on voit apparaître une tentative pour répertorier, sinon fixer de façon canonique, les armes des preux dans un armorial de la Toison d’Or.

Les arts décoratifs et la gravure s’emparent également du thème. Le musée des Arts décoratifs de Bourges possède une série incomplète de médaillons des neuf preux en émail datant du second quart du XVIe siècle. On connaît une série des neuf preux due au graveur Hans Burgkmair qui date de 1516, et une autre série gravée de Virgil Solis datant des années 1550.

Il s’agit d’un sujet chevaleresque, courtois, destiné aux mises en scènes de la noblesse, un thème aux antipodes de la culture du peuple. Néanmoins il est inévitablement détourné à des fins satiriques. Les neuf preux de gourmandise présente des héros qui se sont distingués par leurs exploits à table, par exemple Noé, célèbre au Moyen Âge pour son ivrognerie[21]. La pièce de William Shakespeare, Peines d’amour perdues, met en scène une troupe de rustauds qui se ridiculisent en voulant présenter un défilé des Neuf Preux mis en scène par un pédant de village. Mais cette vulgarisation du thème annonce aussi le déclin du motif courtois. En 1592, l’écrivain anglais Richard Johnson publie un ouvrage intitulé Nine Worthies of London (Les Neuf Preux de Londres) dans lequel il rend hommage à neuf personnalités d’origine modeste qui s’étaient illustrées par leur contribution glorieuse à l’histoire de l’Angleterre. Le premier, Sir William Walworth, avait abattu Wat Tyler, le chef de la révolte des paysans de 1381. Sir William était poissonnier, avant de devenir deux fois Lord-maire de Londres, en 1374 et en 1380.

Sir Henry Pritchard était négociant en vins, Sir William Sevenoke épicier et philanthrope, Sir Thomas White, tailleur, et fondateur de St John’s College, à Oxford. John Bonham était mercier et servit d’ambassadeur auprès de Soliman le magnifique, Sir Christopher Croker était négociant en vins, Sir John Hawkwood était le fils d’un tanneur ou d’un tailleur, Sir Hugh Calverley tisseur sur soie, Sir Henry Maleverer, épicier. En Espagne, les neuf preux sont devenus Los nueve de la fama (les neuf de la Renommée), ce qui inspire plus tard l’expression Los trece de la fama appliquée au treize explorateurs du Pérou qui avaient suivi Francisco Pizarro.

320px-Maison_du_Paon_03Avec Don Quichotte, dernier chevalier errant qui se compare avantageusement aux Neuf Preux, on mesure l’épuisement du motif au début du XVIIe siècle.

Néanmoins le terme des neuf preux est encore utilisé à la fin du XVIIe siècle pour désigner les neuf membres du Conseil privé de Guillaume III (1650-1702), et lors de la restauration du château de Pierrefonds, au XIXe siècle, Viollet-le-duc fera sculpter un groupe des neuf preuses auxquelles il donne les traits d’une des personnalités de la cour impériale.

Aujourd’hui, les Neuf Preux n’ont guère survécu qu’à travers les jeux de cartes. César, Alexandre, David et Charlemagne forment toujours le carré des rois, Hector est devenu le valet de carreau. Judith, quant à elle, est la dame de coeur, et Rachel celle de carreau.

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Mouton-Rothschild

Posté par othoharmonie le 24 février 2012

Premier Grand Cru Classé de Pauillac

« Premier je suis, second je fus, Mouton ne change…. »

 

Image illustrative de l'article Château Mouton RothschildChâteau Mouton Rothschild est l’un des plus célèbres vins au monde. En 1893, le Baron Nathaniel de Rothschild acquièrt à Pauillac le Château Brane-Mouton qu’il nomme aussitôt Château Mouton Rothschild . En 1922, le Baron Philippe de Rothschild, âgé d’à peine 20 ans, s’investit pleinement dans la propriété. Le meilleur second cru classé du classement de 1855 obtient son entrée dans le club des premiers crus classés en 1973 grâce à un décret signé par Jacques Chirac. Château Mouton Rothschild est connu depuis 1945 pour afficher chaque année sur sa bouteille, une étiquette réalisée par un grand artiste comme Picasso, Miró ou Warhol. Château Mouton Rothschild est aujourd’hui la propriété de la Baronne Philippine de Rothschild. Philippe Dalhuin est aux manettes de la propriété depuis 2004, il assure une constance irréprochable à ce merveilleux cru de Pauillac. L’arrivée de Philippe Dalhuin, ancien directeur de Château Branaire-Ducru, a permis aux vins de cette légende de Pauillac de renouer avec les sommets. Un important travail dans les chais ainsi qu’une sélection encore plus rigoureuse ont permis de rendre les vins de Mouton encore plus harmonieux et plus précis. Très recherchés, les vins de Mouton Rothschild ont définitivement renoués avec leur devis : Premier je suis, second je fus, Mouton ne change. Château Mouton Rothschild réalise son second vin, Le Petit Mouton, qui lui aussi a fait d’énormes progrès.

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Le Tigron

Posté par othoharmonie le 12 février 2012

Un tigron est un hybride issu du croisement artificiel d’un tigre et d’une lionne. Il n’est pas aussi fréquent que son contraire, le ligre, bien que vers la fin du XIXe siècle et au début du XXe il se rencontrait plus fréquemment. Les tigrons ne se produisent pas dans la nature, puisque le lion et le tigre ont des comportements et des habitats radicalement différents.

Le li-tigron est le croisement d’un lion mâle et d’un tigron femelle. Seule le tigron femelle est fertile.

 Fichier:Tigon4.jpgLes tigrons peuvent présenter des caractéristiques des deux parents : ils peuvent avoir les deux taches de la mère (les lions portent les gènes pour les taches — les lionceaux sont tachetés) avec les stries du père. La crinière d’un mâle semblera toujours plus courte et moins apparente que celle d’un lion et est plus proche de la crinière courte du tigre mâle. Une idée répandue mais fausse est que les tigrons seraient plus petits que les lions ou les tigres. Ils ne dépassent pas la grandeur de leurs parents, car ils héritent d’eux des gènes inhibiteurs de croissance, mais ils ne montrent aucun signe de nanisme ou de miniaturisation ; ils pèsent souvent environ 150 kilos et ont la silhouette des chats domestiques.

 La rareté relative des tigrons est souvent imputée aux tigres qui trouvent le comportement d’une lionne en chaleur trop compliqué et peuvent ainsi ne pas remarquer dans son comportement les signaux qui indiquent sa volonté de s’accoupler. Pourtant les lionnes sollicitent activement leur partenaire, si bien que la rareté actuelle des tigrons vient très probablement du fait que par leur taille ils sont moins impressionnants que les ligres. Gerald Iles, dans At Home In The Zoo (1961) écrit qu’il a pu obtenir 3 tigrons pour le Zoo de Belle Vue à Manchester, mais qu’il n’a jamais vu de ligre. Actuellement la Chine produit un certain nombre de tigrons.

 Les croisements de tigre en captivité ont été fréquents au cours des siècles. Le premier croisement enregistré en Inde date de 1837 où un tigron a été offert à la Reine Victoria par la princesse de Jamnagar (un État indien). Gerald Iles a aussi fait allusion à un cirque itinérant dans les années 1830 où un tigre et une lionne portée après portée produisaient de petits hybrides, dont certains ont été présentés à la cour de Grande-Bretagne en 1837.

 Fichier:Tigon2.jpgUn des tigrons les plus connus était Ranji, issu du Prince Ranjitsinji de Nawangagar et a été offert au Zoo de Londres en 1928. Frohawk, artiste et journaliste pour le magazine de chasse The Field trouva Ranji farouche et a dit que l’hybride se rapprochait du tigre plus que du lion par la forme du corps et de la tête et qu’il était particulièrement intéressant que bien que la créature fût un mâle, la crinière ne fût pas plus fournie que celle possédée par certains tigres. Tout au plus y avait-il une petite touffe au bout de la queue. Le pelage, pourtant, est fauve et il y manque entièrement la nuance caractéristique orange-rougeâtre de tous les tigres sauf ceux des régions les plus froides de l’Asie centrale. Les stries malgré tout, bien que peu marquées, sont nettement reconnaissables et les parties les plus basses du corps sont blanchâtres comme chez les tigres.

 Dans Wonders of Animal Life édité par J A Hammerton (1930), Ranji est ainsi décrit : « Au Jardin zoologique de Londres a été produit un hybride des plus intéressants entre un tigre et une lionne, auquel on donne le nom de tigron. Ce n’est vraiment pas une bête d’aspect majestueux, il est très long sur ses pattes, lesquelles portent des stries fort proéminentes et d’une nuance générale de sable. »

 

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Lion du tarot MU

Posté par othoharmonie le 28 novembre 2011

Lion du tarot MU dans LION 19_LeLion_hgC’est au milieu de la cuisante et glorieuse période estivale que nous entamons le signe du Lion, roi du Zodiaque. En plein cœur de l’été, la flore nous permet maintenant de goûter ses fruits défendus depuis le début de l’hiver. Des baies juteuses au maïs sucré, l’heure est à l’abondance où siègent les festivités et les éclats de rire. La température atteint des records de chaleurs où l’on avait espéré du mauvais temps et les canicules fréquentes font regretter la mousson du Cancer. 

 

Nous sommes réellement à mi-chemin entre la période de maturation et celle de la récolte des fruits et légumes, ce qui tangue vers une impression de sommité de la nature. Au niveau culturel, nous retrouvons des fêtes nationales ainsi que de nombreux festivals mettant en scène l’exaltation et la grandeur du paysage coloré. C’est aussi une période de vacances pour de nombreuses personnes désirant s’amuser et se distraire de leurs soucis quotidiens, voyageant souvent vers des lieux paradisiaques ensoleillés et verdoyants de richesse.

La symbolique du Lion se rattache aux mythes des rois et glorieux empires de l’Antiquité, où la beauté et les plaisirs étaient uniquement accessibles aux riches et nobles. L’animal lui-même a été glorifié dans ne nombreuses cultures pour son panache et son courage symbolique. Si vous regardez ce félin d’Afrique au premier coup d’œil, il est certain qu’il se démarque de la faune environnante : sa taille imposante coiffée d’un regard magnanime, mais serein, sa couronne enflammée qui s’hérisse au moindre coup de vent et sa gueule effrayante déployant un rugissement tonitruant qui sait se faire craindre en sont quelques exemples. Le Lion aime se faire entendre et sait comment y parvenir dès la naissance. Il ne sera pas pour autant évité par les épreuves et les conflits sociaux, bien au contraire. La nature primaire du Lion est de gouverner un certain espace de vie, mais il faut bien arriver à se connaître avant de se précipiter sur le podium des maîtres. Sans quoi, il risque de tyranniser son entourage par toutes ses directives et ses exigences. Imbu de lui-même, il peut souffrir d’un grand manque d’estime personnel qu’il peut compenser en se nourrissant de l’appréciation d’autrui alors qu’il a lui-même de grandes ressources intérieures.

Le signe du Lion n’est pas aussi prétentieux et amoureux de sa personne que les horoscopes populaires voudraient bien nous le faire croire. En fait, il est une étoile qui doit parvenir à briller par sa propre source lumineuse, c’est-à-dire en ayant confiance en lui et en ses capacités.

PRStrength dans LIONLe Soleil est la première planète maîtresse du Lion. Pour préciser l’importance de cet astre en astrologie natale, je vous donne un aperçu de ce qu’elle signifie dans un thème astral : volonté de soi, personnalité consciente, style de père (que l’on a eu pendant l’enfance et que l’on recrée plus tard), but de vie primaire. L’astre ici positionné en Lion nous donne immanquablement une personne née sous le signe. Les traits solaires seront donc fortement extériorisés a priori selon les dispositions du thème en question. Il y a un fort besoin de s’exprimer et de revendiquer sa personnalité chez un Lion, consciemment ou pas. Voilà pourquoi il lui est si difficile de céder aux obligations des autres (souvent les supérieurs) sans qu’il s’objecte en clamant ses droits individuels et en écrasant parfois plus qu’il n’est nécessaire son opposant. Pourtant, en règle générale, le Soleil en Lion donne au natif une bonne humeur et un entrain rayonnant qui peuvent réchauffer bien de mornes atmosphères. Seulement, le natif ne doit pas prendre personnel les personnes qui sont peu réceptives à sa bonne humeur et doit apprendre à se détacher de celles qui cherchent à polluer son quotidien; le Lion étant sensible à l’ingratitude et à l’indifférence à ses efforts pour améliorer une situation. Le Soleil confère aussi au signe une grande propension à l’orgueil et à l’arrogance si le natif est contrarié ou encore s’il se sent incompris. Le besoin de pouvoir s’exprimer librement doit être bien encadré par un sens du jugement lui permettant d’appliquer le vivre et laisser vivre harmonieusement.

Le Lion est de nature joueuse et aime tout particulièrement les jeux où de bonnes émotions sont de partie. Les jeux de hasard, de compétition et les concours sont fortement appréciés chez notre individu solaire. Mauvais perdant comme il est, il doit faire attention de ne pas exagérer dans ses états d’âme et se garder d’accuser son prochain de tricherie lorsqu’il manque d’expérience à une discipline. Le jeu doit avant tout être une source de divertissement et de détente pour lui où il gagne à développer des amitiés et un sourire éclatant.

Les couleurs du Soleil en Lion sont les dorés flamboyants, luminescents, les jaunes vifs et éclatants. Son métal est l’or alors que ses pierres sont la pierre de soleil, le zircon orange, le béryl doré, le soufre, la bronzite, l’œil de fer. Ses lieux sont les théâtres, les châteaux, les grandes salles lumineuses, les fêtes, les noces, etc. Ses personnages sont les acteurs, les nobles, les princes, princesses, rois et reines, les capitaines, les dirigeants, les ministres, les compositeurs, les chefs d’orchestre, etc.

On oublie souvent le deuxième maître du Lion, Neptune. En effet, qui pourrait croire au premier regard qu’un natif du Lion pourrait être aussi spirituel et altruiste que les Neptuniens typiques? Le but du signe léonin n’est pas uniquement d’affirmer sa volonté et de la réaliser dans un but personnel, mais de la partager aux autres de manière sincère et humaine. L’égo solaire ayant été maîtrisé, accepté et compris peut alors être transcendé dans l’énergie de Neptune pour véhiculer les efforts et les mérites du Lion au bénéfice de tous. Cette planète transpersonnelle a une énergie très subtile et a besoin de grande compréhension intuitive et sensitive pour être maîtrisée par le Lion. Il doit devoir passer à travers l’égo et se connecter aux subtilités de son entourage pour apprécier totalement son être et ses camarades. Neptune en Lion fait comprendre au natif que l’important n’est pas le bénéfice personnel d’une action qu’il a apporté, mais le résultat dans l’environnement. Le Lion est capable de créer pour autrui sans être dépossédé de sa confiance ou de son mérite personnel avec Neptune. Cette planète peut aussi apporter bien plus d’inspiration que le Soleil parce qu’elle se connecte au monde entier et elle répond aux besoins des gens. C’est un long chemin à parcourir pour les Neptunien en Lion, mais l’atteinte du but est grandement libératrice.

le_des10Les couleurs de Neptune en Lion sont le violet et le pourpre royal, le mordoré; les pierres, le jaspe océan, la cymophane. Les lieux sont les scènes de théâtre, les spectacles de magie, les concerts, les cérémonies religieuses. Les personnages sont les magiciens, les artistes, les chefs spirituels.

Le Lion est un signe de feu fixe. Il appartient aux trois signes dits «divins», puisqu’ils sont sensés regarder la vie au départ comme un long chemin d’opportunités qui doivent les mener plus loin et plus haut que les autres signes. L’élément feu lui confère une attitude dynamique et spontanée face aux événements et le Lion aura besoin de réaliser ses rêves pour être satisfait de ses actions. Étant du mode fixe, le feu du signe ne se déplace pas pour rien et est beaucoup moins agressif et emporté que ses confrères Bélier ou Sagittaire. Certes, il peut démontrer beaucoup de volonté et de courage en accomplissant ses objectifs, mais ces derniers seront moins spontanés, plus réfléchis et calculés grâce au mode fixe. Le feu étant de nature instable, il sera tenté de dépenser son énergie rapidement, mais préférera l’économiser pour la faire durer le plus longtemps possible. Le feu du Lion est un feu maîtrisé, déployant beaucoup de lumière plus que de chaleur, tel un foyer incandescent arrivé à son maximum d’intensité.

Le signe opposé au Lion se trouve en plein cœur de l’hiver et se nomme le Verseau. Ensemble, ils créent l’axe de l’amour et de l’amitié, car ce sont les deux signes qui vont parler de l’approfondissement et de la découverte de l’affection déployée envers les autres. Le Lion préférera un amour fort, passionné et romantique, tandis que le Verseau choisira une amitié détachée de tout engagement, si ce n’est que la confiance partagée. Le Lion aura intérêt à apprendre du Verseau son détachement face aux conflits et son raisonnement intuitif pouvant l’aider à mieux inclure l’autre dans des situations délicates. Remarquez qu’un Lion à l’égo blessé peut soit recourir à une violence verbale et un contrôle absolu de son entourage, soit peut-il se montrer froid, hautain et distant en se coupant de ses relations, réaction typique du Verseau. De même, un Verseau à l’habitude décontractée et amicale peut soudainement piquer des colères léonines s’il est contraint à devoir endurer une situation qui ne lui plaît pas. Le Verseau peut apprendre de son signe opposé à estimer l’amour intime et à peaufiner ses capacités d’amitiés.

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Signe du Lion

Posté par othoharmonie le 28 novembre 2011

Les Lions en général :   Signe du Lion dans LION le-lionLe lion est souvent optimiste, passionné, généreux. Il ne s’abaisse jamais à une action mesquine ou malhonnête. ….Il a le sens de l’honneur et des responsabilités. 

En retour il méprise ceux qui n’ont pas le même code moral (responsabilités et loyauté) que lui et est capable de les effacer totalement de sa vie. Quand il rend service c’est avec majesté, grande générosité et magnanimité et déteste les brimades et injustices qui lui sont faites, mais soyons sympa, il n’aime pas les injustices faites aux autres non plus. 

Quand il rend service…. car de manière assez contradictoire, le lion est égocentrique et aime parler de sa gloire ou future gloire, de ses succès, de ses projets et les fera toujours passer avant vous. (je parle d’un pur lion). 

Il aime jouer les seigneurs et aime les endroits stylés, luxueux. Pas forcément par snobisme 

(bien que certains lions aient un comportement très ostentatoire), mais parce que notre seigneur le lion aime le beau, l’élégance, le raffinement et abhorre la vulgarité et le commun. Il faut bien l’avouer le lion est à ses heures également élitiste. Il a d’ailleurs grand soin de son image, il adore qu’on le regarde, l’admire. …..Il aime avoir une cour autour de lui, une cour oui…mais en plus qui l’applaudisse. (amis lions, je sais que vous pouvez être susceptible mais vous savez être aussi honnêtes alors souvenez-vous et vous verrez j’exagère à peine) 

Si on y réfléchit, c’est un des talons d’Achille du Lion car il est extrêmement dépendant du regard de l’autre, veut et demande de la reconnaissance, affective, sociale et quiconque comprend cela peut manipuler notre Lion comme il le veut. Le lion est assez soupe au lait, se fâche vite et fort, c’est un thalamique, mais à son avantage, précisons qu’il n’est pas rancunier. 

Il aime mener la vie de château, avoir une foule de personnes qui le servent et s’occupent de lui, s’il le pouvait il engagerait une armée de domestiques (qui seraient tout à fait bien traités d’ailleurs), car lui il n’aime pas mettre la main à la pâte. La cuisine passe encore, mais ne comptez pas sur lui pour la vaisselle, le ménage, le repassage.


Au négatif, question vie quotidienne le lion mâle pourrait prendre les autres pour ses larbins et se montrer assez macho. 

Il aime les grands spectacles, les grands divertissements, les paysages grandioses, les palais. Bref tout ce qui existe de mieux. Le lion est un artiste, il aime créer, il aime les arts, les formes, les couleurs, c’est un esthète et se montre facilement mécène. Le théâtre est un art assez facile pour lui, car dans la vie il est naturellement comédien.

Notre roi lion n’est jamais en retard, mais ne supporte pas le retard des autres, et d’ailleurs ne vous attendra pas. (Savez-vous qui vous faites attendre ?).

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Le Chat 3

Posté par othoharmonie le 20 novembre 2011

Par Théodore de Banville 

 

Jewelkatz Romeo Of Stalker-Bars.jpgLe Chat aime le repos, la volupté, la tranquille joie ; il a ainsi démontré l’absurdité et le néant de l’agitation stérile. Il n’exerce aucune fonction et ne sort de son repos que pour se livrer au bel art de la chasse, montrant ainsi la noblesse de l’oisiveté raffinée et pensive, sans laquelle tous les hommes seraient des casseurs de cailloux. Il est ardemment, divinement, délicieusement propre, et cache soigneusement ses ordures ; n’est-ce pas déjà un immense avantage qu’il a sur beaucoup d’artistes, qui confondent la sincérité avec la platitude ? Mais bien plus, il veut que sa robe soit pure, lustrée, nette de toute souillure. Que cette robe soit de couleur cendrée, ou blanche comme la neige, ou de couleur fauve rayée de brun, ou bleue, car ô bonheur ! il y a des Chats bleus ! le Chat la frotte, la peigne, la nettoie, la pare avec sa langue râpeuse et rose, jusqu’à ce qu’il l’ait rendue séduisante et lisse, enseignant ainsi en même temps l’idée de propreté et l’idée de parure ; et qu’est-ce que la civilisation a trouvé de plus ? Sans ce double et précieux attrait, quel serait l’avantage de madame de Maufrigneuse sur une marchande de pommes de la Râpée, ou plutôt quel ne serait pas son désavantage vis-à-vis de la robuste fille mal lavée ? Sous ce rapport, le moindre Chat surpasse de beaucoup les belles, les reines, les Médicis de la cour de Valois et de tout le seizième siècle, qui se bornaient à se parfumer, sans s’inquiéter du reste.

 

Cat 0063.JPGAussi a-t-il servi d’incontestable modèle à la femme moderne. Comme un Chat ou comme une Chatte, elle est, elle existe, elle se repose, elle se mêle immobile à la splendeur des étoffes, et joue avec sa proie comme le Chat avec la souris, bien plus empressée à égorger sa victime qu’à la manger. Tels les Chats qui, au bout du compte, préfèrent de beaucoup le lait sucré aux souris, et jouent avec la proie vaincue par pur dandysme, exactement comme une coquette, la laissant fuir, s’évader, espérer la vie et posant ensuite sur elle une griffe impitoyable. Et c’est d’autant plus une simple volupté, que leurs courtes dents ne leur servent qu’à déchirer, et non à manger. Mais tout en eux a été combiné pour le piège, la surprise, Le Chat 3 dans CHAT 220px-Astghik_1l’attaque nocturne ; leurs admirables yeux qui se contractent et se dilatent d’une façon prodigieuse, y voient plus clair la nuit que le jour, et la pupille qui le jour est comme une étroite ligne, dans la nuit devient ronde et large, poudrée de sable d’or et pleine d’étincelles. Escarboucle ou émeraude vivante, elle n’est pas seulement lumineuse, elle est lumière. On sait que le grand Camoëns, n’ayant pas de quoi acheter une chandelle, son Chat lui prêta la clarté de ses prunelles pour écrire un chant des Lusiades. Certes, voilà une façon vraie et positive d’encourager la littérature, et je ne crois pas qu’aucun ministre de l’instruction publique en ait jamais fait autant. Bien certainement, en même temps qu’il l’éclairait, le bon Chat lui apportait sa moelleuse et douce robe à toucher, et venait chercher des caresses pour le plaisir qu’elles lui causaient, sentiment qui, ainsi que nous l’avons vu, blessait Buffon, mais ne saurait étonner un poète lyrique, trop voluptueux lui-même pour croire que les caresses doivent être recherchées dans un but austère et exempt de tout agrément personnel.   (A SUIVRE….) 

 

THÉODORE DE BANVILLE.

 



Saisie du texte : S. Pestel pour la collection électronique de la Médiathèque André Malraux de Lisieux (30.I.2009)
Texte relu par : A. Guézou
Adresse : Médiathèque André Malraux, B.P. 27216, 14107 Lisieux cedex
-Tél. : 02.31.48.41.00.- Fax : 02.31.48.41.01
Mél : mediatheque@ville-lisieux.fr, [Olivier Bogros] 100346.471@compuserve.com

http://www.bmlisieux.com/ 



Diffusion libre et gratuite (freeware) 



Texte établi sur un exemplaire (BmLx : nc) de l’ouvrage Les Animaux chez eux illustré par Auguste Lançon (1836-1887) paru chez L. Baschet à Paris en 1882. 



gifs coeur

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Le Chat 6

Posté par othoharmonie le 20 novembre 2011

Par Théodore de Banville 

 

Le Chat 6 dans CHAT pt50166Le divin Théophile Gautier, qui en un livre impérissable nous a raconté l’histoire de ses Chats et de ses Chattes blanches et noires, avait une Chatte qui mangeait à table, et à qui l’on mettait son couvert. Ses Chats, très instruits comme lui, comprenaient le langage humain, et si l’on disait devant eux de mauvais vers, frémissaient comme un fer rouge plongé dans l’eau vive.

 

C’étaient eux qui faisaient attendre les visiteurs, leur montraient les sièges de damas pourpre, et les invitaient à regarder les tableaux pour prendre patience. Ne sachant pas aimer à demi, et respectant religieusement la liberté, Gautier leur livrait ses salons, son jardin, toute sa maison, et jusqu’à cette belle pièce meublée en chêne artistement sculpté, qui lui servait à la fois de chambre à coucher et de cabinet de travail. Mais Baudelaire, après les avoir chantés dans le sonnet sublime où il dit que l’Erèbe les eût pris pour ses coursiers si leur fierté pouvait être assouplie à un joug, Baudelaire les loge plus magnifiquement encore que ne le fait son ami, comme on peut le voir dans son LIIe poème, intitulé : Le Chat.

 

Dans ma cervelle se promène,
Ainsi qu’en son appartement,
Un beau Chat, fort, doux et charmant.
Quant il miaule, on l’entend à peine,
 
Tant son timbre est tendre et discret ;
Mais, que sa voix s’apaise ou gronde,
Elle est toujours nette et profonde.
C’est là son charme et son secret.
 
Cette voix qui perle et qui filtre
Dans mon fond le plus ténébreux,
Me remplit comme un vers nombreux
Et me réjouit comme un philtre. 

 

Loger dans la cervelle du poète de Spleen et idéal, certes ce n’est pas un honneur à dédaigner, et je me figure que le Chat devait avoir là une bien belle chambre, discrète, profonde, avec de moelleux divans, des ors brillants dans l’obscurité et de grandes fleurs étranges ; plus d’une femme sans doute y passa et voulut y demeurer ; mais elle était accaparée pour jamais par ces deux êtres familiers et divins : la Poésie et le chat, qui sont inséparables.

 

chatonlibre1 dans CHATEt le doux être pensif et mystérieux habite aussi dans la plus secrète solitude des cœurs féminins, jeunes et vieux. Dans l’École des Femmes de Molière, lorsqu’Arnolphe revient dans sa maison, s’informe de ce qui a pu se passer en son absence et demande anxieusement : « Quelle nouvelle ? » Agnès, la naïveté, l’innocence, l’âme en fleur, encore blanche comme un lys, ne trouve que ceci à lui répondre : « Le petit Chat est mort. » De tous les évènements qui se sont succédés autour d’elle, même lorsque le rusé Amour commence à tendre autour d’elle son filet aux invisibles mailles, elle n’a retenu que cette tragédie : la mort du petit Chat, auprès de laquelle tout le reste n’est rien. Et connaissez-vous un plus beau cri envolé que celui-ci : « C’est la mère Michel qui a perdu son Chat ! » Les autres vers de la chanson peuvent être absurdes, ils le sont et cela ne fait rien ; en ce premier vers sinistre et grandiose, le poète a tout dit, et il a montré la mère Michel désespérée, tordant ses bras, privée de celui qui dans sa vie absurde représentait la grâce, la caresse, la grandeur épique, l’idéal sans lequel ne peut vivre aucun être humain. Tout à l’heure elle était la compagne de la Rêverie, du Rythme visible, de la Pensée agile et mystique ; elle n’est plus à présent qu’une ruine en carton couleur d’amadou, cuisant sur un bleuissant feu de braise un miroton arrosé de ses larmes ridicules.

 

Le Chat peut être représenté dans son élégante réalité par un Oudry, ou de nos jours par un Lambert ; mais il partage avec l’homme seul le privilège d’affecter une forme qui peut être miraculeusement simplifiée et idéalisée par l’art, comme l’ont montré les antiques égyptiens et les ingénieux peintres japonais. Le Rendez-vous de Chats d’Edouard Manet, donné par Champfleury dans son livre, est un chef-d’œuvre qui fait rêver. Sur un toit éclairé par la lune, le Chat blanc aux oreilles dressées dessiné d’un trait initial, et le Chat noir rassemblé, attentif, aux moustaches hérissées, dont la queue relevée en S dessine dans l’air comme un audacieux paraphe, s’observent l’un l’autre, enveloppés dans la vaste solitude des cieux. A ce moment où dort l’homme fatigué et stupide, l’extase est à eux et l’espace infini ; ils ne peuvent plus être attristés par les innombrables lieux-communs que débite effrontément le roi de la création, ni par les pianos des amateurs pour lesquels ils éprouvent une horreur sacrée, puisqu’ils adorent la musique !

 

La couleur du poil, qui chez le Chat sauvage est toujours la même, varie à l’infini et offre toute sorte de nuances diverses chez le Chat domestique ; cela tient à ce que, comme nous, par l’éducation il devient coloriste et se fait alors l’artisan de sa propre beauté. Une autre différence plus grave, c’est que le Chat sauvage, ainsi que l’a observé Buffon, a les intestins d’un tiers moins larges que ceux du Chat civilisé ; cette simple remarque ne contient-elle pas en germe toute la Comédie de la Vie, et ne fait-elle pas deviner tout ce qu’il faut d’audace, d’obstination, de ruse à l’habitant des villes pour remplir ces terribles intestins qui lui ont été accordés avec une générosité si prodigue, sans les titres de rente qu’ils eussent rendus nécessaires ?  (FIN) .

 

 

THÉODORE DE BANVILLE.

 



Saisie du texte : S. Pestel pour la collection électronique de la Médiathèque André Malraux de Lisieux (30.I.2009)
Texte relu par : A. Guézou
Adresse : Médiathèque André Malraux, B.P. 27216, 14107 Lisieux cedex
-Tél. : 02.31.48.41.00.- Fax : 02.31.48.41.01
Mél : mediatheque@ville-lisieux.fr, [Olivier Bogros] 100346.471@compuserve.com

http://www.bmlisieux.com/ 



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Texte établi sur un exemplaire (BmLx : nc) de l’ouvrage Les Animaux chez eux illustré par Auguste Lançon (1836-1887) paru chez L. Baschet à Paris en 1882. 



 

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Destin de L’Homme-Serpent-Pin

Posté par othoharmonie le 15 octobre 2011

C’est l’artiste de la roue de la vie, dans l’astrologie celte. Quoi qu’il entreprenne, il va jusqu’au bout… de son bon plaisir. En effet, ce n’est pas un être dévoué à une cause ou à un parti, mais un individualiste qui n’écoute que la voix de ses désirs. Au cours de sa vie, il fera de nombreuses volte-face et investira son énergie dans des domaines variés. Explorateur disposé à s’attarder sur les lieux qu’il aime, juste le temps qu’il faut pour en bénéficier pleinement, il disparaît dès que son plaisir diminue d’intensité.


Destin de L'Homme-Serpent-Pin dans SERPENT pinL’art de l’Homme-Serpent-Pin semble toujours à la limite du conventionnel. Celui-ci aime transgresser les tabous et adore les coups d’éclat. 


Les meilleurs collaborateurs de cet excentrique personnage se rencontrent chez les Baleine-Châtaignier et les Reine-Orme.

Destin :

S’il sait écouter son mouvement intérieur et le laisser se révéler totalement, l’Homme-Serpent-Pin se découvrira un destin de cyclone, de tornade, de raz de marée. Son rôle dans le grand jeu de la roue cosmique de la vie consiste à placer ceux qu’il approche dans des conditions hors normes et en dehors des conventions pour leur permettre d’évoluer. Il est le détonateur des charges de dynamite cachées à l’intérieur de chaque être et qui sommeillent dans le ronron de la vie quotidienne. Il est l’aiguillon animal, exerçant une fonction primordiale dans tout développement personnel et spirituel. Comme il joue ce rôle à la perfection, en s’amusant, l’Homme-Serpent-Pin sait fort bien où le conduit son destin : partout où il y a une récompense sous une forme quelconque de volupté et dont il sera le premier bénéficiaire. Il est le principe du plaisir incarné, la force implacable de la vie créatrice. Il donne de très belles pommes… qui semblent inutiles et purement décoratives mais qui recèlent, cachées, de merveilleuses petites graines appelées « pignons » à la saveur délicieuse. 

 

 

img-3-small580 dans SERPENT

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Chat pour peintres et sculpteurs

Posté par othoharmonie le 24 septembre 2011

En Europe, le chat a mis longtemps à conquérir sa place dans le monde artistique. À partir du XVIIe siècle, il apparaît de-ci de-là dans la peinture française, flamande, anglaise ou italienne, mais le plus souvent comme un élément du décor et généralement dans une scène de cuisine où il joue le rôle d’un voleur de nourriture. Le tableau le plus célèbre, en ce sens, est sans doute La Raie de Chardin, avec le chat arc-bouté sur la table. Il faudra attendre des œuvres comme La Fillette au chat, La Petite Fille au chat ou le Portrait de Magdaleine Pinceloup de La Grange, de Jean-Baptiste Perronneau, pour qu’il figure au premier plan d’un tableau, ne serait-ce qu’en tant que personnage secondaire.

GIFS ( CHAT )Cependant, ce sont les XIXe et XXe siècles qui l’ont consacré, avec des sculpteurs tels que Barye ou Diego Giacometti. Dans le domaine pictural, des artistes comme Delacroix, Manet, Renoir, Toulouse-Lautrec, Franz Marc, Raoul Dufy, Théophile Steinlen, Paul Klee, Balthus ou encore l’humoriste Dubout – sans oublier Jacques Faizant, pour le chat noir et blanc qui accompagnait les « vieilles dames » du Figaro et de Paris-Match – l’ont représenté par la peinture sur toile, le dessin, le pastel, la gravure, la lithographie ou encore l’estampe. Léon Huber a bâti sa notoriété en figurant des chats. Son nom est oublié du grand public. Les reproductions de ses œuvres continuent à avoir du succès auprès des amis des chats. Au XXIe siècle, certains artistes continuent de faire du chat une figure importante de leur bestiaire, comme Anne Poiré et Patrick Guallino. Leurs toiles, dessins, sculptures utilisent souvent cet animal, dans des variantes ludiques.

Le peintre anglais Louis Wain s’est quant à lui spécialisé dans la représentation des chats, de manières différentes au long de sa carrière : au début de celle-ci, les chats étaient, à la manière des écrits de Jean de la Fontaine, représentés avec des comportements humains. Wain s’est ensuite intéressé au chat en lui-même par des portraits, qui sont devenus de plus en plus abstraits, au fur et à mesure que la schizophrénie de l’artiste s’aggravait.

Dans l’art japonais, des artistes comme Hokusai et Hiroshige ont mis en scène des chats. Avant eux, un artiste comme Kaigetsudo Anchi en fait apparaître un, tenu en laisse par une élégante courtisane, dans une célèbre estampe conservée au musée national des Arts asiatiques-Guimet et publiée aux alentours de 1715.

Source wikipédia 

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Le chat artiste

Posté par othoharmonie le 23 septembre 2011

Article détaillé : Chat dans la musique

GIFS CHATUne des premières occurrences du chat en musique classique occidentale est d’Adriano Banchieri dans son Contrapunto bestiale ou Festin de Jeudi-Gras (1608). Par la suite, le félin a inspiré de nombreux compositeurs tels que Carlo Farina avec Capriccio stravagante, Il gatto en 1627 ou encore Hans Werner Henze, La Chatte anglaise.

Des opéras sont composés de miaulements, notamment L’Enfant et les Sortilèges selon un livret de Colette. Enfin, les chats furent les sujets principaux de la comédie musicale à succès Cats.

Dans la chanson populaire (La mère Michel a perdu son chat) comme dans le rock (Le chat, de Téléphone), le chat est mis en scène ou porté aux nues : la chanson Delilah dans l’album Innuendo de Queen est par exemple un hommage au chat de Freddy Mercury.

Georges Brassens était un amoureux des chats, il en possédait neuf lorsqu’il vivait Impasse Florimont. Il leur dédia plusieurs vers dont ceux-ci dans sa chanson « Le Testament » : « Qu’il boive mon vin, qu’il aime ma femme, qu’il fume ma pipe et mon tabac / Mais que jamais, mort de mon âme, jamais il ne fouette mes chats / Quoique je n’ai pas un atome, une once de méchanceté / S’il fouette mes chats, y’a un fantôme qui viendra le persécuter. »

Le chat artiste

GIFS CHATL’ouvrage le plus célèbre sur le sujet : Le Mystère des chats peintres (1995) (Why cats paint), de Burton Silver et Heather Buch, a connu une renommée internationale. Au départ conçu comme une vaste parodie critique de l’art contemporain (on y voit des photos de canapés éventrés et de souris mortes exhibées comme créations plastiques…), ce livre trop bien conçu est devenu référence en ce domaine. L’art félin est devenu un thème sérieux. Burton Silver est parodiste, caricaturiste et critique d’art ; Heather Buch, peintre et photographe. Why cats paint est le pendant de Why paint cats (Pourquoi peindre les chats), suivi quelques années plus tard par Danse avec les chats (Dancing with cats) qui connut aussi un immense succès. Selon les éditeurs (quatrième de couverture) : « De plus en plus de personnes, dans le monde entier, se laissent séduire par cette extraordinaire méthode de canalisation de l’énergie féline… »

Le chat photographe

Le chat se voit doté d’une caméra ou d’un appareil photo numérique, le plus souvent autour du cou. Le déclenchement de l’appareil est programmé, soit à distance, soit selon un rythme donné (par exemple : toutes les 15 secondes).

 

Source wikipédia 

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Le Chat dans la BD

Posté par othoharmonie le 23 septembre 2011

Exemple, le Chat de Philippe Geluck qui est un artiste belge né à Bruxelles le 7 mai 1954. Il est surtout connu pour être l’auteur de la série de bande dessinée Le Chat. Il participe également à plusieurs émissions télévisées en tant que chroniqueur, notamment en collaboration avec Laurent Ruquier.

Le Chat dans la BD dans CHAT Le-Chat_15_p3_bd+bComédien de formation, il monte sur les planches du Théâtre national de Belgique en 1975. Il y joue Roméo et Juliette, L’Opéra de quat’sous ou encore Faust. En 1982, il crée seul en scène Un certain plume de Henri Michaux et rencontre le succès.

À partir de 1978, il devient animateur d’émissions humoristiques au ton mordant à la RTBF : Lollipop (avec Malvira), L’esprit de famille, L’empire des médias ou encore Les imbuvables et Un peu de tout avec les comédiens du Magic Land Théâtre.

Le 22 mars 1983, sur commande du grand quotidien belge francophone, Le Soir, il crée Le Chat, personnage de bande dessinée qui le rendra célèbre.

Depuis sa première publication dans Le Soir, son succès n’a cessé de grandir et a largement dépassé les frontières de son pays natal puis de la francophonie.

Parallèlement à sa carrière de dessinateur, Philippe Geluck poursuit sa carrière en radio et télévision à la RTBF dans les émissions de Jacques Mercier. Entre 1988 et 1999, il fait partie de l’équipe du Jeu des dictionnaires et de La Semaine infernale.

En 1991, il obtient le Prix de l’émission télévisée la plus drôle à la Rose d’Or de Montreux, pour Un peu de tout.

Il devient à partir de 1992 chroniqueur dans plusieurs émissions radiophoniques et télévisées françaises, notamment Vivement dimanche prochain (2000-2005 ; 2008-…), avec Michel Drucker, On va s’gêner (1999-), On a tout essayé (2000-2007) avec Laurent Ruquier.

Il contribue aussi régulièrement à l’hebdomadaire satirique Siné Hebdo créé par son ami le dessinateur Siné.

Le 11 octobre 2008, la Place du Chat, où trône une statue de ce dernier, est inaugurée à Hotton. La ville lui décerne alors le titre de Citoyen d’honneur.

Six jours plus tard, dans le cadre du journal du soir d’Europe 1, il a présenté ses excuses pour une plaisanterie qu’il avait faite le 15 octobre dans Découvertes, l’émission que Michel Drucker anime sur cette même antenne. Alors qu’un vétérinaire expliquait que le chat que nous connaissons actuellement en Europe est en fait « le chat africain qui est monté avec les souris pendant le Moyen Age », Philippe Geluck lança : « À l’époque, Charles Martel a essayé d’arrêter les souris à Poitiers, mais il n’y est pas arrivé. »

Le 29 avril 2009, l’école primaire autonome de l’État de la rue des Frontaliers à Herseaux, Belgique, a été baptisée école Philippe Geluck ; à cette occasion fut dévoilée une fresque originale. L’artiste a participé à cette cérémonie.

En septembre 2009, il participe à un spectacle de Jacques Mercier.

Il est fait Commandeur de l’ordre de la Couronne par Albert II en 2009, et obtient la même année le Globe de Cristal de la meilleure BD.

En 2010, Philippe Geluck fait son entrée dans le Petit Larousse (édition 2011).

Le Chat en BD

 

Le Chat, apparu pour la première fois sous forme de strips en noir et blanc dans le journal Le Soir, connut sa première histoire pleine page — toujours en noir et blanc — dans la revue belge Pour vous, puis évolua une dernière fois avec la collaboration à la revue (À Suivre) en passant à la couleur.

 

Pour la liste des albums, voir la page Le Chatle chat, le chat geluck, geluck le chat, lechat 

retrouver le site de Geluck  à cette adresse :  http://www.geluck.com/  source wikipédia 

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