• Accueil
  • > Recherche : chant du cygne

Résultats de votre recherche

Colibris, Oiseaux-mouches

Posté par othoharmonie le 30 janvier 2016

 

La famille des trochilidés (ou Trochilidae) comprend actuellement 340 espèces d’oiseaux couramment appelées colibris. Ils sont également surnommés « oiseaux-mouches » à cause de leur petite taille et leurs battements d’ailes rapides. Ces oiseaux colorés se rencontrent exclusivement dans les Amériques et on en rencontre des espèces à presque toutes les altitudes, latitudes et biotopes. Ils sont particuliers à plusieurs égards, ils peuvent voler vers l’arrière ou sur place et effectuer des voltiges impressionnantes. Ils sont capables d’une « hibernation » nocturne et de voir les ultra-violets. En outre, ils ont un métabolisme extrêmement élevé, un rapport entre la masse corporelle et la masse du cerveau tout aussi élevé, une capacité à faire des vocalises complexes et une capacité d’apprentissage des chants comparable à celle des Psittacidae et des Passeriformes.

 colibris

Les oiseaux-mouches ont des noms normalisés évocateurs : colibri, bec-en-faucille, ermite, porte-lance, campyloptère, mango, coquette, émeraude, dryade, saphir, ariane, brillant, inca, héliange, érione, haut-de-chausses,porte-traîne, métallure, sylphe et loddigésie.

Le terme « colibri » s’est imposé dans bon nombre de langues, y compris le français où il peut prendre plusieurs sens, ce qui entraîne une certaine confusion. Colibri désigne ainsi l’ensemble des Trochilidae, mais aussi l’un de ses genres, Colibri, et il est utilisé dans les noms normalisés de beaucoup de ses espèces.

Les Cubains préfèrent appeler ces oiseaux zunzuncito, mot espagnol qui veut dire « petit zunzun ». Zunzun est une onomatopée imitant le bruit fait par le battement très rapide des ailes de l’oiseau-mouche. Le terme anglophone hummingbird dérive du verbe to hum, qui peut se traduire par vrombir et chantonner. En portugais, on les appelle Beija-flor, soit littéralement « baise-fleurs. »

Morphologie

Ce sont des oiseaux petits à minuscules qui mesurent de 2 à 22 cm environ et jusqu’à 35 cm chez des espèces dont la queue porte de longues rectrices. Ils disposent de dix rectrices sauf chez le Loddigésie admirable qui n’en possède que quatre dont, pour le mâle adulte, deux portent une palette à leur extrémité. Leurs ailes sont longues et étroites et les battements de celles-ci sont très rapides c’est-à-dire de 8 à 80 hertz. La longueur de leur queue est variable. Leur bec fin est de longueur extrêmement variable selon les espèces, des becs courts de 1,5 cm à très longs de 10 cm, de rectiligne à nettement courbé. Les pattes sont courtes et se terminent par des pieds minuscules et fragiles. Elles sont Apodiformes, c’est-à-dire qu’elles ne leur permettent pas de se poser au sol, mais uniquement sur une branche.

La couleur du plumage varie du brun au vert ou du rouge au noir. Elle est souvent similaire à celle des fleurs que les oiseaux visitent, par mimétisme. Ils ont la gorge ou le dessus de la tête vivement colorés. Certaines plumes possèdent des plaques iridescentes réfléchissant des couleurs métalliques différentes selon l’angle d’où provient la lumière. Leurs plumes squameuses, aux barbules hypertrophiées, forment un ensemble compact sur le corps. Elles ne sont pas retenues entre elles comme chez les autres oiseaux. Cette structure spéciale des plumes iridescentes, à la forme aplatie, renferme des particules d’air. Les oiseaux-mouches disposent de 1 000 plumes en comparaison des 25 000 des cygnes soit 300 plumes par gramme contre 4 pour les cygnes.

 

Le dimorphisme sexuel est important chez les Trochilinae, les mâles sont plus colorés et le mimétisme des femelles est plus performant. Alors que les différences entre espèces sont souvent difficiles à distinguer à l’œil nu chez les femelles et les juvéniles, la détermination des mâles est facile grâce aux nettes différences spécifiques de coloration. Chez les femelles des espèces aux mâles colorés ou chez les taxons plus ternes (Phaethornithinae), la longueur et la forme du bec ainsi que leurs chants sont des critères déterminants pour l’identification.

Le plus petit oiseau-mouche vit à Cuba. Avec ses 2 grammes, les femelles de colibri d’Hélène dépassent à peine 2 cm de longueur et pondent les plus petits œufs au monde tandis que les plus grands sont les colibris géants avec leurs 20 grammes et 21 cm.

La plupart des espèces sont très territoriales et solitaires. Certaines espèces osent même attaquer des faucons qui s’aventurent sur leur territoire. Les acrobaties aériennes seraient surtout composées de gestes voulant démontrer leur agressivité. La majorité des comportements observés visent à protéger la source de nourriture qu’ils revendiquent. La faiblesse de l’apport nutritif de leur alimentation par rapport à l’effort fait pour l’obtenir serait une explication pour cette agressivité. Aussi ils défendent âprement leurs ressources vis-à-vis de concurrents, souvent de la même espèce. Les espèces différentes cohabitantes dans une même zone ne se nourrissent pas en général des mêmes fleurs ou sur le même étage de la flore.

Certaines espèces vivent en bande lors de leur migration tout en étant territoriaux lorsqu’ils sont établis dans leur zone de résidence. Les mâles combattent également pour les femelles pendant la saison de reproduction.

 

Publié dans COLIBRI | Pas de Commentaires »

Le Cygne : l’Amour, la Profondeur, la Grâce, la Confiance, la Beauté

Posté par othoharmonie le 30 novembre 2015

 

Plumes de cygneSes plumes symbolisent la grâce, la bonté et la beauté. Mais aussi pour certains peuples amérindiens et surtout pour les Creek, elles représentent l’union du mariage et sont prisées lors des cérémonies et aussi pour les rituels de fertilité. Elles sont le plus souvent utilisées par les femmes chamanes.

le Cygne apporte les qualités de l’Âme : l’amour, la profondeur, la grâce et la beauté. C’est l’Oiseau du seuil, celui qui sépare notre monde de l’Au-delà. Il représente notre capacité à voyager de l’un à l’autre. Pour Bachelard, l’image du Cygne est hermaphrodite. Le Cygne est féminin dans la contemplation des eaux lumineuses et il est masculin dans l’action. Chez les amérindiens, il représente la Grâce. Il s’agit d’apprendre à parcourir tous les niveaux de conscience, à ne résister à aucun et à faire confiance. Cette grâce est celle de la vie, qui porte le chercheur vers la connaissance personnelle avec douceur.

Chez les Celtes, il est considéré en Irlande comme l’oiseau de l’Autre Monde. En réalité, selon Guyonvarc’h, tous les oiseaux semblent appartenir au Sid, mais le Cygne apparaît beaucoup plus fréquemment. Il est la forme la plus prisée pour les messagères du Sid lorsqu’elles viennent dans le monde des hommes. Les Cygnes se déplacent souvent par deux et, parfois, une chaîne en or ou en argent les attache ensemble par le cou. Sur beaucoup d’œuvres d’art celtiques, deux Cygnes figurent sur un côté de la barque solaire, qu’ils guident et accompagnent dans son voyage sur l’océan céleste. Venant du nord ou y retournant, ils symbolisent les états supérieurs ou angéliques de l’être en cours de délivrance et retournant vers le Principe suprême.

Sur le continent, et même dans les îles, le Cygne est souvent confondu avec la Grue, d’une part, et l’Oie, d’autre part ; ce qui explique l’interdit alimentaire dont cette dernière faisait l’objet, d’après César, chez les Bretons. Le Cygne est un symbole royal, mais il est aussi un symbole de pureté, de la lumière et de la féminité chez les Celtes. On l’associe à l’amour. Cygne possède alors un caractère sacré qui le rend intouchable. Etaine, la troisième, et Mider, le roi du Monde Invisible, se changent en Cygnes pour échapper à la colère du roi Eochaid.

le Cygne symbolise la force du poète et de la poésie ; il est l’emblème du poète inspiré, du pontife sacré, etc. Le Chant du Cygne désigne la dernière apparition ou représentation d’un acteur, ou l’œuvre ultime d’un écrivain. En Extrême-Orient, le Cygne est symbole d’élégance, de noblesse et de courage. Il est aussi symbole de la musique et du chant. Les Mongols faisaient boire à l’Empereur le sang d’un Cygne.

le Cygne a également une symbolique en alchimie : il est associé au mercure ; on dit que lorsque le mercure brûle, le sifflement qu’il émet ressemble au Chant du Cygne.

le Cygne comme animal totem vous aidera à saisir votre pouvoir de beauté intérieure, à négocier les situations difficiles sans susciter la négativité, et à contacter vos désirs érotiques. Vous accéderez à son pouvoir en observant longuement les Cygnes, en améliorant votre comportement et votre posture, ou en confiant à votre partenaire un secret sexuel. Le Cygne favorise la longévité et encourage la tranquillité. Comme gardien ou protecteur, Cygne soutient d’un bras fort, et met en garde contre la réactivité. Le Cygne est l’oiseau du seuil, celui qui sépare notre monde de l’Au-delà. Il représente notre capacité à voyager de l’un à l’autre. Il s’agit d’apprendre à parcourir tous les niveaux de conscience, à ne résister à aucun et à faire confiance. Cette grâce est celle de la vie, qui porte le chercheur vers la connaissance personnelle avec douceur. Cygne nous apprend à accepter la grâce du changement. Les personnes qui ont la force de Cygne ont la possibilité de voir l’avenir. Il nous enseigne l’art de mettre notre conscience à tous les niveaux de l’être, et aussi comment développer son intuition.

Les mots-clés de la médecine de Cygne sont grâce, confiance et fidélité. Cygne se déplace avec infiniment de grâce, sur l’eau comme dans les cieux. Ceci est le signe extérieur de la confiance qui l’habite. Dans le monde spirituel des Premières Nations, Cygne est associé à la médecine du voyage chamanique, voyage dans lequel il faut souvent se lancer sans savoir ce que nous allons trouver dans les vortex d’énergie qui séparent les différents mondes et dimensions spirituels. Pour bien comprendre cette médecine, citons une petite histoire tirée des Cartes Médecine de Jamie Sams.

Petit Cygne, tout jeune, volait pour la première fois dans le monde du rêve en regardant vers le futur. Il se reposa un moment dans la fraîcheur de l’étang, cherchant l’entrée de l’avenir. C’était pour lui un moment de confusion, car il savait s’être retrouvé dans le monde du rêve par accident. Il était un peu intrigué par le paysage. Comme il regardait par-delà la montagne sacrée de son étang, il vit un trou noir immense et qui tournoyait.

Libellule volait par là. Petite Cygne l’arrêta pour lui demander ce dont il s’agissait. Libellule répondit : C’est l’entrée des autres dimensions de l’imagination. Pendant de nombreuses lunes, j’ai été la gardienne de cette porte. Si tu veux entrer, tu dois en demander la permission et mériter le droit d’y aller. Petit cygne hésitait. Il demanda à Libellule ce qu’il fallait faire. Celle-ci répondit : Tu dois être prêt à accepter tout ce que l’avenir te réserve, sans chercher à modifier le plan du Grand Esprit. Petite Cygne regarda son petit corps disgracieux et dit : Je serais enchanté de m’accorder avec le plan du Grand Esprit, je vais m’abandonner au flux mystérieux… Libellule, satisfaite, activa sa magie afin de briser l’illusion de l’étang, et Petit Cygne se vit attiré dans un tourbillon.

Assistance aux cygnesPlusieurs jours plus tard, Cygne réapparaît, plein de grâce et, dans toute sa Blancheur, il promène son long cou sur les eaux. La Libellule en est abasourdie ! Cygne, que t’est-il arrivé ! s’exclame-t-elle. Le Cygne sourit et dit : Libellule, j’ai appris à abandonner mon corps à la puissance du Grand Esprit et j’ai été transporté là ou vit l’avenir. J’ai vu plein de merveilles au sommet de la Montagne sacrée ; ma foi et mon abandon m’ont permis de changer, j’ai appris à accepter l’état de grâce. La Libellule partagea la joie de Cygne. Celui-ci raconta à Libellule bien des merveilles qui résident au delà des illusions. Par sa guérison et son abandon à l’état de grâce, Cygne mérita le droit d’entrer dans l’espace du rêve. Voilà comment on entre dans l’espace du rêve. Nous pouvons apprendre à nous abandonner au rythme de l’univers.

La médecine de Cygne nous apprend à parcourir tous les niveaux de conscience, à ne résister à aucun et à faire confiance à la protection du Grand Esprit. Les adeptes de Cygne ont la capacité de voir l’avenir, de s’abandonner à la puissance du Grand Esprit et d’accepter les guérisons et les transformations qui s’opèrent dans leur vie. Nous avons tous une essence divine. La médecine de Cygne symbolise notre confiance en cette étincelle divine. Cet aspect de nous est parfait et ne change jamais elle reste toujours immuable, inaltérable et comporte toutes les instructions qui peuvent faire de nous des dieux et des déesses. Du fait de cette confiance, le symbole du Cygne accompagne certains rêveurs, qui doivent apprendre en confiance à se déplacer dans les dimensions et les mondes parallèles. Cette confiance en l’élément divin leur permet de ne pas résister et de se sentir partout en sécurité. Au-delà du rêve-même, ceux qui ont la médecine de Cygne connaissent cette habileté toute particulière consistant à être conscients dans les états modifiés de conscience et à développer à des degrés très importants leur puissance intuitive. Ils ont souvent la capacité de voir l’avenir et de l’accepter, ce qui permet d’attirer la transformation dans leur vie et la grâce dans celle des autres. Nous avons tous à un certain degré la capacité de comprendre l’avenir.

 Faire appel à la médecine de Cygne, sans résistance, dans la détente, permet d’augmenter cette capacité. Cette médecine nous enseigne à aller dans le sens du courant, à être attentifs à nos intuitions, à celles que notre corps nous transmet, et à honorer notre côté féminin et intuitif. Cette confiance et cette stabilité, traduites extérieurement par la grâce, permettent encore aux cygnes de s’accoupler et de demeurer avec le même partenaire toute la vie durant. Il n’est pas plus grand bonheur ni plus grande source de stabilité que de vivre avec une personne en qui nous avons confiance et qui a confiance en nous.

Aussi ceux qui ont la médecine de Cygne font-ils de très bons parents, qui savent instiller à leurs enfants la confiance en eux-mêmes et la confiance en la vie. Ainsi dotés, ces enfants se déplacent, grandissent et évoluent dans leur vie avec grâce. Cygne, Oiseau immaculé, incarne tantôt la lumière solaire, celle du jour, tantôt la lumière lunaire et femelle, celle de la nuit. Il devient parfois androgyne en assumant la synthèse des deux. Pour Bachelard, l’image de Cygne est hermaphrodite. Cygne est féminin dans la contemplation des eaux lumineuses et il est masculin dans l’action. Mais le plus souvent il incarne la lumière mâle et fécondatrice, la lumière solaire. Il est le lien qui fait correspondre les peuples méditerranéens et les Hyperboréens par ses migrations saisonnières. Il est l’inséparable compagnon d’Apollon.

CYGNE de BaudelaireLe Cygne meurt en chantant et chante en mourant : il est le symbole du désir premier qui est le désir sexuel. La légende du Cygne Muet dit qu’au moment de mourir il aurait exhalé pour la première fois un chant très mélodieux. Cygne symbolise la force du poète et de la poésie ; il est l’emblème du poète inspiré, du pontife sacré, etc. En Extrême-Orient, Cygne est symbole d’élégance, de noblesse et de courage. Il est aussi symbole de la musique et du chant. Dans les textes celtiques, la plupart des êtres de l’autre monde qui pénètrent dans le monde terrestre empruntent la forme du Cygne. Venant du nord ou y retournant, les Cygnes figurant de chaque côté de la barque solaire symbolisent les états supérieurs ou angéliques de l’être en cours de délivrance et retournant vers le principe suprême. Le Cygne Noir est chargé d’un symbolisme occulte et inversé. Dans le conte d’Andersen Le camarade de voyage, une vierge ensorcelée et sanguinaire apparaît sous la forme d’un Cygne Noir ; plongé trois fois dans l’eau purifiante, ce Cygne devient blanc, et la princesse est exorcisée.

L’expression Chant du Cygne désigne la dernière apparition ou représentation d’un acteur, ou l’œuvre ultime d’un écrivain.

 Le Cygne nous apprend à accepter la grâce du changement. Les personnes qui ont la force du Cygne ont la possibilité de voir l’avenir. Il nous enseigne l’art de mettre notre conscience avec tous les niveaux de l’être, et aussi comment développer son intuition.

Publié dans CYGNE | Pas de Commentaires »

La constellation du Cygne

Posté par othoharmonie le 27 novembre 2015

             

 

constellation_cygneLes Grecs nomment cette constellation, Ornis, l’Oiseau en général; mais les plus instruits la désignent. par le nom d’un oiseau particulier, qui est le Cygne (Hyginus). On rapporte que Zeus, étant devenu amoureux de Némésis, et ne pouvant rien obtenir d’elle, eut recours à une ruse. Il engagea Aphrodite à se métamorphoser en Aigle, et il prit lui la forme d’un Cygne, qui semblait fuit devant l’Aigle ravisseur, et se soustraire à sa poursuite. C’est sous cette forme, que le Cygne timide alla chercher un asile sur le sein de Némésis, qui l’accueillit, et le serrant tendrement entre ses bras, elle s’endormit. Zeus sut profiter de cet officieux sommeil; et apres avoir joui des fruits de son artifice, il s’envola aux cieux, où son image est encore avec celle de l’aigle qui paraît le poursuivre. Effectivement l’Aigle céleste se lève immédiatement après le Cygne, un peu plus au midi que lui. Némésis

devint mère; et comme elle avait eu commerce avec un oiseau, elle accoucha d’un oeuf, dont s’empara Hermès, et qu’il porta à Sparte, où il le jeta dans le sein de Léda. Il en naquit une fille d’une éclatante beauté, que Léda adopta pour sa fille; c’était Hélène. D’autres auteurs rapportent, que c’était avec Leda elle-même, qu’avait eu commerce Zeus métamorphosé en Cygne. Cette dernière tradition est celle que nous a conservée Germanicus, qui donne à la mère d’Hélène le double nom de Némésis et de Léda. Théon les admet toutes les deux, et il en fait naître Hélène et les Dioscures, Castor et Pollux. Eratosthèns ajoute, que le Cygne, qu’il appelle le grand Oiseau, est la forme , sous laquelle Zeus réussit à plaire à Némésis, qui prenait successivement toutes les formes, pour se soustraire à ses poursuites, afin de garder sa virginité. Comme elle s’était métamorphosée en cygne, Zeus prit la forme de cet oiseau et dirigea son vol dans l’Attique, près de Ramnunte, où il obtint les faveurs de Némésis. Cette union produisit l’oeuf, dont naquit Hélène, suivant le poète Cratès. De retour dans l’Olympe Zeus plaça parmi les astres l’oiseau, dont il avait pris la forme, et il lui a conservé les ailes déployées, comme il les avait, quand il s’envola aux cieux. Théon dit qu’il a les ailes étendues, comme s’il volait, en s’abattant sur la terre. Il le plaça près de la main droite de Cephée. Théon rapporte aussi une autre tradition, laquelle suppose que ce fut en honneur d’Apollon, que le Cygne fut placé aux cieux, à cause de son chant.

Hyginus fait Léda fille de Thestius. Zeus, sous la forme de ce cygne, obtint ses faveurs, selon lui, près des rives de l’Eurotas en Laconie. Elle en eut Pollux et Hélène; Castor et Clytemnestre étaient de Tyndare.

Une des ailes du Cygne s’appuie sur la circonférence du cercle arctique, et touche l’extrémité du pied gauche d’Ingeniculus (Hercule) L’autre aile s’étend vers le tropique , près des pieds de Pégase; l’extrémité de sa queue s’unit à la tête du Céphée. Il se couche avec la Vierge et la Balance, la tête la première, Il se lève avec la fin du Sagittaire, et avec le Capricorne; conséquemment au coucher des Gémeaux qui renferment les Dioscures. Lorsque le Soleil est dans les Gémeaux, le Cygne monte avec la nuit.

Ovide  le désigne sous le nom de Milvus, ou du Milan , et il en fixe le lever, au seize avant les calendes d’avril, cinq jours avant l’entrée du Soleil au Bélier. Il raconte à ce sujet une histoire sur les motifs qui l’ont fait consacrer aux cieux. On suppose, que Cronos / Saturne avait été détrôné par Zeus / Jupiter, et que, pour s’en venger, il avait appelé a son secours les Titans. La Terre avait mis au monde un Taureau monstrueux, dont la partie postérieure était un serpent. Styx, par ordre des Moires  / Parques, l’a voit enfermé dans une sombre forêt, et entouré d’un triple mur. Les Destins avaient promis la victoire sur les dieux, à celui des Géants, qui brûlerait sur les autels les entrailles de ce boeuf. Briarée, armé d’une hache du métal le plus dur, l’immole, et déjà il se préparait à brûler les entrailles du boeuf, lorsque Zeus ordonne aux oiseaux de les enlever. Le Milan s’en saisit et les lui apporta. C’est ce service, qu’a récompensé  Zeus, en le plaçant aux cieux. 

Si on se rappelle que l’équinoxe de printemps, époque du triomphe de Zeus sur les Titans, et les Geants, répondait au signe du Taureau céleste, et celui d’automne au Scorpion, avec lequel se lève le Dragon, ou le Serpent, on concevra aisément comment le Taureau et le Serpent s’inscrivent dans lacomposition d’un tel emblème astronomique, destiné à exprimer les termes extrêmes de la route du Soleil dans les signes supérieurs. Le Milvus, étant alors supposé se lever, au moins pour les pays, qui ont peu de latitude, annonçait aux mortels la victoire de Zeus. On retrouve le mythe de la conquête de la Toison d’Or, gardée par un Taureau, qui vomissait des flammes et par un Dragon. On a pris le Milvus pour le Cygne; mais il pourrait être aussi bien le Vautour, qui tient la Lyre. Germanicus parle du lever du Milvus en Attique , en mars, et il l’unit à un lever d’Orion. Il parle encore du lever du Milvus, au trois des calendes d’avril, quelques jours après le coucher du matin de Pégase.

La denomination générique d’Oiseau ou de grand Oiseau, que lesAnciens ont donnée à cette constellation, est cause de la différence des oiseaux, qu’on y a peint, quoique le Cygne soit le nom le plus connu. QueIques-uns l’ont appelé le Coq, ou la Poule. C’est surtout chez les Arabes et les Hébreux, qu’il prend ce nom.

Ulugh-Beg appelle l’étoile du bec, Minkâr-al-Deggjâgje; celle de la poitrine, Sadr-al-Deeggjâje; la Luisante de la queue,Al-Riaph, Deneb-al-Deggjâgje; l’étoile boréale du genou droit, Rucha-al -Deggjâgje . Ce nom signifie la Poule, dit Hyde; on l’appelle aussi .Altaîr, l’Oiseau , et par corruption , Hirseym , dans certains globes. Il a la forme de l’oiseau Katha, dont le cou et les ailes sont allongés. Sur ses ailes on remarque quelques étoiles appelées Alphâwren , les Cavaliers. Katha est un oiseau aquatique semblable, par sa forme et sa grosseur, à une colombe. On l’appelle en persan, Ispherûd, et en turc, Baghirtik.

CygneOn nomme la brillante de la queue Arided, Arioph; celle du bec, Albireo (Riccioli, Bayer); celle de l’extrémité de la queue Azelfage et Elhanaf (Scaliger). Le nom de la brillante, Arided, signifie chez les Arabes, Redolens Lilium; ils l’appelent aussi la Rose. Le peuple nomme le Cygne, la Croix, à cause de la position de ses étoiles (Bayer).

Les Latins le nomment Olor, Cygnus , Milvus. Ce mot de Milvus se rend 
chez les Grecs par Ictynus et Dictys (Hésychius). Les Grecs le nomment Ornis (Germanicus, Hipparque). Aratus y ajoute l’épithète de Aeolos, varius.

Voici ses noms, tels qu’ils se trouvent dans Blaeü : Ales canora; Helenae Genitor, Ales Jovis, Olor Ledaeus, Ledae Adulter, Phoebi Assessor, Volucris Phoebeius, Avis Veneris, Ciconia, Milvus; en Grec Cycnos, Ornis; en Arabe, Altayr, Hirezim, Arided, Adigege, Digegi , Adigegi , Addigagato, Gallina, Tharnigoleth, Crux. Celle de la queue se nomme Arrioph, Aridef, Denebedigge, Denebaldigaga, Denebadigege, Dhaubod-Digageti, Cauda Gallinae. (Ch. Dupuis).

En savoir plus sur http://www.cosmovisions.com

Publié dans CYGNE | Pas de Commentaires »

Le Mythe de LEDA et du Cygne

Posté par othoharmonie le 26 novembre 2015

 

 

LEDAQuand Zeus aperçut Léda la reine de Sparte, il en conçu un désir vif et irrépressible.       

Sachant qu’il n’aurait en aucun cas put séduire Léda, c’est sous l’aspect d’un cygne qu’il aborda la reine. Et c’est sous l’aspect de ce cygne qu’il s’unit à Léda, elle-même fécondée – avant ou après – par son époux Tyndare                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                     

 Léda aurait alors donné naissance à quatre enfants; deux filles et deux garçons, deux immortels enfants de Zeus; Hélème et Pollux et deux mortels enfants de Tyndare; Clytemnestre et Castor.                                    

En fait, Zeus poursuivait la déesse Némésis et lorsque celle-ci se déguisa en oie, Zeus prit la forme d’un cygne. La déesse pondit un œuf qui fut confié à Léda. Il naquit Hélène, et peut-être ses frères les Diocures que Léda et son époux Tyndare élevèrent comme leurs enfants.                                                                                                                                           

 Les deux jumeaux Castor et Pollux plus connus sous le nom de Dioscures vont connaître une épopée humaine suivie d’une divinité partagée. Ils seront inséparables et les Romains eux-mêmes les vénèreront.   Mais la plus emblématique des filles reste Hélène qui deviendra reine de Sparte à son tour, puis abandonnera son époux Ménélas – de gré ou de force – pour épouser le prince troyen Pâris.                                                                                                                                                                      

On se battit pour çà pendant les dix années du siège de Troie par les armées réunies des Grecs. Hélène retourna à Ménélas et après un long séjour en Egypte revint à Sparte.                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                           

Un mot pour Clytemnestre – fille de Tyndare – qui épousa Agamemnon frère ainé de Ménélas, roi de Mycènes et roi des Grecs. A son retour de Troie, Clytemnestre fit assasiner son époux par son amant Egisthe et elle-même fut tuée par son propre fils Oreste qui ainsi vengeait son père.      

http://www.mythologie.fr/Leda%20et%20Zeus.htm

Publié dans CYGNE | Pas de Commentaires »

Le rôle de la Femme-cygne

Posté par othoharmonie le 24 novembre 2015

 

Femme cygneLa femme-cygne est une légende qui raconte l’histoire d’un jeune homme célibataire qui vole une robe magique faite de plumes de cygne à une femme-cygne pour qu’elle ne puisse pas s’envoler et l’épouse. Dans la plupart des versions, elle porte ses enfants ; lorsque les enfants grandissent, ils chantent une chanson sur l’endroit où leur père a caché la robe de leur mère ; dans d’autres versions, un des enfants demande à sa mère pourquoi elle pleure continuellement et trouve la robe, ou ils lui révèlent le secret d’une autre façon. La femme-cygne reprend immédiatement sa robe et disparaît d’où elle vient. Bien que cela l’attriste d’abandonner ses enfants, elle ne les emporte pas avec elle, mais parfois revient les chercher. Dans certaines versions, le mari parvient à la retrouver seulement après une quête ardue ; le plus souvent, l’impossibilité de la retrouver est assez manifeste pour qu’il ne s’y risque même pas.

Ce thème est assez répandu dans les récits folkloriques à travers le monde sur tous les continents, bien que les types d’oiseaux et d’animaux puissent varier. Quelquefois, il s’agit de créatures célestes féminines qui sont ailées, mais l’idée de fond reste la même.

Le motif des filles-cygnes apparaît dans divers contes russes traditionnels célèbres, tels Les Trois Royaumes (qui évoque « trente-trois filles-cygnes », le héros, Ivan, tombant amoureux de la plus belle), Le Tsar de l’Onde et Vassilissa la très-sageLa Plume de Finist-Clair-Faucon, ou encore Va je ne sais où, rapporte je ne sais quoi.

Dans une version bouriate, une femme-cygne a été obligée d’épouser un chasseur bouriate et ils ont onze enfants. Un jour, elle demande à son mari s’il se souvient où il a caché sa vieille peau. Son mari, confiant après tant d’année de vie commune, la lui montre. Alors elle se glisse immédiatement dedans et s’envole sur le toit. De là, elle déclare son intention de retourner au ciel, et demande à ses enfants d’effectuer des cérémonies en son honneur chaque printemps et chaque automne, lorsque les cygnes migrent.

Une version sibérienne met en scène ce qui ressemble à des femmes-oiseaux (le récit est plutôt imprécis sur la nature des femmes, mais il est fait mention de plumes, ce qui suppose qu’il s’agit bien de femmes-oiseaux). Sur les conseils d’une vieille femme, un Samoyède découvre sept jeunes filles surnaturelles qui se baignent dans un lac et il vole la robe de plumes de l’une d’elles. Celle-ci est alors obligée de mettre ses pouvoirs à son service et elle l’aide à se venger des sept frères qui avaient tué sa mère. Se rendant invisible, elle va leur voler leur cœur et les lui rapporte. Il détruit alors le cœur de ses ennemis, les faisant ainsi mourir ; ce que voyant, la jeune fille lui vole à lui aussi son cœur.

Selon Julien d’Huy, un tel récit aurait également existé durant la préhistoire européenne et aurait eu comme héroïne un bison ; en effet, on retrouve le motif de l’animal quadrupède en Amérique du Nord et en Europe, dans une surface coïncidant à l’aire de diffusion de l’haplogroupe X, ce qui permettrait de dater approximativement l’apparition de ce motif entre -30000 et -40000 ans. Il aurait été notamment illustré par le panneau des « femmes-bisons » dans la grotte du Pech Merle.

Le terme femme-cygne est un terme présent dans de rares ouvrages de référence en français, comme l’Encyclopédie Universalis.

Dans la mythologie grecque, le dieu suprême Zeus prit la forme d’un cygne pour séduire Léda, fille de Thestios (roi d’Étolie) et l’épouse de Tyndare (roi de Sparte). De ses amours avec le dieu, elle conçut deux enfants (Hélène et Pollux), qui naquirent dans un œuf, alors que Clytemnestre et Castor, fils de Tyndare, naquirent dans un autre œuf (selon une autre version, c’est Némésis qui aurait pondu un œuf qui fut ensuite confié à Léda). Les récits varient cependant sur ce point, et les auteurs présentent parfois les Dioscurescomme fils de Zeus tous deux, ou bien ne parlent que d’un seul œuf (quand ils en parlent : ce n’est pas le cas d’Homère).

Le motif des filles-cygnes apparaît dans divers contes russes traditionnels célèbres, tels Les Trois Royaumes (qui évoque « trente-trois filles-cygnes », le héros, Ivan, tombant amoureux de la plus belle), Le Tsar de l’Onde et Vassilissa la très-sageLa Plume de Finist-Clair-Faucon, ou encore Va je ne sais où, rapporte je ne sais quoi.

Dans un conte des Philippines, un homme riche épie des filles nageant dans un étang, qui s’envolent une fois rhabillées de leur pagne. Il « comprend qu’elles [sont] des étoiles » et dérobe le pagne de l’une d’elles, lui proposant ensuite de le lui rendre si elle l’épouse

Publié dans CYGNE | Pas de Commentaires »

LE CYGNE ET SON RAPPORT LUMINEUX

Posté par othoharmonie le 21 novembre 2015

 

De la Grèce ancienne à la Sibérie, en passant par l’Asie Mineure, aussi bien que par les peuples slaves et germaniques, un vaste ensemble de mythes, de traditions et de poèmes célèbre le cygne, oiseau immaculé, dont la blancheur, la puissance et la grâce font une vivante épiphanie de la lumière. 

 Cygne et lumière

Il y a toutefois deux blancheurs, deux lumières : celle du jour, solaire et mâle ; celle de la nuit, lunaire et femelle. Selon que le cygne incarne l’une ou l’autre, son symbole s’infléchit dans un sens différent. S’il ne se clive pas et s’il veut assumer la synthèse des deux, comme c’est parfois le cas, il devient androgynal et de plus chargé de mystère sacré. Enfin, de même qu’il y a un soleil et un cheval noirs, il existe un cygne noir, non pas désacralisé, mais chargé d’un symbolisme occulte et inversé.

Il existe un conte bouriate qui évoque un chasseur qui surprit un jour trois splendides femmes se baignant dans un lac solitaire. Elles n’étaient autres que des cygnes qui s’étaient dépouillés de leur manteau de plumes pour entrer dans l’eau. L’homme vola l’un de ces costumes et le cacha, ce qui fit qu’après leur bain, deux seulement des femmes-cygnes purent reprendre possession de leurs ailes et s’envoler. Le chasseur prit la troisième pour épouse. Elle lui donna onze fils et six filles, puis repris son costume et s’envola après lui avoir tenu ce discours : « Vous êtes des êtres terrestres et vous resterez sur la terre, mais moi, je ne suis pas d’ici, je viens du ciel et je dois y retourner. Chaque année, au printemps, lorsque vous nous verrez passer, volant vers le Nord, et chaque automne, quand nous redescendrons vers le Sud, vous célèbrerez notre passage par des cérémonies spéciales ».

Un conte analogue se retrouve chez la plupart des peuples altaïques, avec des variantes, où l’oie sauvage se substitue souvent au cygne. Dans tous ces récits, l’oiseau de lumière, à la beauté éblouissante et immaculée, est la vierge céleste, qui sera fécondée par l’eau ou la terre, le lac ou le chasseur, pour donner naissance au genre humain. Cette lumière céleste cesse d’être masculine et fécondatrice pour devenir féminine et fécondée. On rejoint par ces mythes la représentation égyptienne de la hiérogamie Terre-Ciel : Nout, déesse du Ciel, est fécondée par Geb, dieu de la Terre. Il s’agit alors en ce cas de la lumière lunaire, laiteuse et douce, d’une vierge mythique. Cette acceptation du symbole du cygne semble avoir prédominé chez tous les peuples slaves, ainsi que chez les Scandinaves, les Iraniens et les Turcs d’Asie Mineure. L’image, ou pour mieux dire la croyance, est parfois poussée jusqu’à ses plus extrêmes conséquences. Ainsi, dans le bassin du Iénisséi, on crut longtemps que « le cygne avait des règles comme la femme ». Mais le cygne, au hasard des peuples, a de nombreux avatars : outre l’oie sauvage, déjà mentionnée, mais également la mouette chez les Tchouktches, et la colombe et le pigeon en Russie. 

 

Le cygne incarne le plus souvent la lumière mâle, solaire et fécondatrice. En Sibérie même, cette croyance, bien qu’elle ne soit pas généralisée, a laissé quelques traces. Ainsi, toujours chez les Bouriates, les femmes font une révérence et adressent une prière au premier cygne qu’elles aperçoivent au printemps. Mais c’est dans la lumière pure de la Grèce que la beauté du cygne mâle, inséparable compagnon d’Apollon, a été le plus clairement célébrée ; dans les mythes, cet oiseau ouranien est également le lien qui fait correspondre, par ses migrations saisonnières, les peuples méditerranéens et les mystérieux Hyperboréens. On sait qu’Apollon, dieu de la musique, de la poésie et de la divination, est né à Délos, un jour sept. Des cygnes sacrés firent, ce jour-là, sept fois le tour de l’île, puis Zeus remit à la jeune divinité, en même temps que sa lyre, un char attelé de ces blancs oiseaux. Ceux-ci l’emmenèrent « d’abord dans leur pays, sur les bords de l’océan, au-delà de la patrie des vents du Nord, chez les Hyperboréens qui vivent sous un ciel toujours pur ». Dans son ouvrage sur les mystères d’Eleusis, Victor Magnien suggère que le cygne « symbolise la force du poète et de la poésie ». Le cygne sera l’emblème du poète inspiré, du pontife sacré, du druide habillé de blanc, du barde nordique…  

 

En Extrême-Orient, le cygne est aussi symbole d’élégance, de noblesse et de courage. C’est pourquoi, selon Lie-tseu, les Mongols firent boire du sang de cygne à l’empereur Mou des Tcheou. Il est encore symbole de la musique et du chant, tandis que l’oie sauvage, dont on sait l’extrême méfiance, est un symbole de prudence, dont le Yi-king fait usage pour indiquer les étapes d’une progression circonspecte. Cette progression est susceptible, bien entendu, d’une interprétation spirituelle.

Ces différents animaux sont mal distingués par l’iconographie hindoue, dans laquelle le cygne de Brahma (hamsa), qui lui sert de monture, possède la morphologie de l’oie sauvage. Le hamsa, c’est l’oiseau aquatique. Monture de Brahma, c’est le symbole de l’élévation du monde informel vers le ciel de la connaissance.

Le symbolisme du cygne ouvre d’autres perspectives encore en ce qu’il pond ou qu’il couve l’œuf du monde. Telle est « l’oie du Nil » dans l’Egypte ancienne. Tel encore le « hamsa » couvant le « Brahmanda » sur les Eaux primordiales dans la tradition de l’Inde. Tel enfin l’œuf de Léda et de Zeus, dont sont issus les Dioscures, coiffés chacun d’une moitié de cet œuf dont ils figurent la différenciation. Il n’est pas inutile d’ajouter que, selon des croyances fort répandues encore à une époque récente, les enfants, nés de la terre et de l’eau, étaient apportés par des cygnes. De l’union de Zeus déguisé en cygne et de Léda serait née Hélène de Troie à la beauté aussi légendaire que celle du cygne.

Dans les textes celtiques, la plupart des êtres de l’Autre Monde qui, pur une raison ou pour une autre, pénètrent dans le monde terrestre, empruntent la forme du cygne et y voyagent le plus souvent par deux, reliés par une chaîne d’or ou d’argent. Dans bien des œuvres d’art celtiques, deux cygnes figurent chacun sur un côté de la barque solaire, qu’ils guident et accompagnent dans son voyage sur l’océan céleste. Venant du Nord ou y retournant, ils symbolisent les états supérieurs ou angéliques de l’être en cours de délivrance et retournant vers le Principe suprême. Sur le continent et même dans les îles, le cycle est souvent confondu avec la grue, d’une part, et l’oie, d’autre part ; ce qui explique l’interdit alimentaire dont cette dernière faisait l’objet, d’après César, chez les Bretons.

CYGNE SACRELe cygne fait également partie de la symbolique de l’alchimie. « Il a toujours été regardé, par les Alchimistes, comme un emblème du mercure. Il en a la couleur et la mobilité, ainsi que la volatilité proclamée par ses ailes. Il exprime un centre mystique et l’union des opposés (eau-feu), en quoi l’on retrouve sa valeur archétypale d’androgyne. Au monastère franciscain de Cimiez, la devise latine dégage l’ésotérisme de l’image « Divina sibi canit et orbi » : « Il chante divinement pour soi et pour le monde ». Ce sifflement est nommé le chant du cygne (le signe chantant), parce que le mercure, voué à la mort et à la décomposition, va transmettre son âme au corps interne issu du métal imparfait, inerte et dissous (Basile Valentin, « Les Douze Clefs de la Philosophie – Editions de Minuit).

 

Extrait du Dictionnaire des Symboles – Jean Chevalier et Alain Gheerbrant – Robert Laffont/Jupiter – Collection Bouquins

 

Publié dans CYGNE | Pas de Commentaires »

LE DEPLACEMENT DES CYGNES

Posté par othoharmonie le 21 novembre 2015

 

 

vol de cygnesLeurs déplacements sur la terre ferme sont d’une gaucherie plutôt cocasse car ils se dandinent avec lourdeur. Mais lorsqu’ils regagnent leur élément, ils redeviennent des princes de fière prestance.

Peut-on se lasser de les contempler quand ils gonflent superbement leurs ailes bouffantes au-dessus du dos, quand le cou si flexible s’incurve avec élégance. Mais cette attitude est souvent le signe d’une humeur agressive ou jalouse car il se montre généralement très territorial. Aussi sociable soit-il, il n’a pas un caractère doux et conciliant. Sa colère n’est pas sans danger pour l’intrus qui l’approche et qu’il accueille avec un sifflement rauque et irrité, cherchant à le pincer de bec, avec menace de lui donner un violent coup d’aile.

Les couples se forment ou se retrouvent pendant les mois d’hiver, ou d’automne déjà, et se livrent aux préliminaires des noces. Face à face, le mâle et la femelle rapprochent leurs têtes, se caressent les joues, d’un côté, puis de l’autre, en balançant le cou comme un point d’interrogation qui ondule en lentes spirales. Après ces tendres démonstrations, accompagnées de cris très doux, ils plongent alternativement le bec ou la tête dans l’eau, redressent chaque fois le cou avec lenteur, puis entremêlent de nouveau leurs mouvements gracieux et cadencés. Il est certain que bien des couples restent unis pendant plusieurs années, peut-être même toute leur vie ( Géroudet 1959).

Le nid, une vaste construction hétéroclite de branchages et de débris végétaux divers ramassés aux alentours, abrite 5 à 7 oeufs pondus dès la fin mars et qui éclosent après cinq semaines d’incubation. Peu après l’éclosion, les poussins, au duvet gris-brun dessus, sont conduits à l’eau, mère devant, père derrière. Le plumage des jeunes Cygnes devient blanc à la fin de la première année, mais ces jeunes n’atteignent leur maturité sexuelle qu’à l’âge de trois à quatre ans.

En hiver, la famille est encore unie mais, dès le retour du printemps et de la saison des amours, les adultes ne supportent plus sur leur territoire leur progéniture de l’année écoulée: les jeunes sont chassés et émigrent vers d’autres lieux.

En Belgique, les Cygnes tuberculés domestiqués se rencontrent un peu partout, dans des sites relativement sauvages, des marais d’affaissements miniers, des canaux (comme Bruges), très localement sur la Meuse, mais surtout sur les plans d’eau de nos parcs périurbains ou le commensalisme vis-à-vis de l’homme y est plus ou moins développé (Jacobs 1988).

En hiver, les Cygnes apprécient particulièrement l’abondante nourriture distribuée par les passants : déchets de verdure, grains et pain.

Le statut de protection du Cygne détient le record d’ancienneté en Grande-Bretagne puisqu’il remonte à 1482.

A cette époque (et encore maintenant sur certains sites privilégiés), les oiseaux étaient marqués (soit au bec, soit sur une palmure) et appartenaient à la Couronne Britannique.

Chez nous, ce sont donc des individus ni indigènes, ni sauvages, mais issus de lointains descendants domestiqués qui ornaient, déjà au Moyen-Age, les parcs seigneuriaux. Souvent gardée en captivité ou en semi-liberté, cette espèce s’est essaimée un peu partout, formant des souches semi-domestiquées.

Elle s’est à tel point acclimatée qu’elle est devenue sédentaire ou faiblement erratique, l’instinct migrateur ayant disparu avec la crainte de l’homme.

LE DEPLACEMENT DES CYGNES dans CYGNE 220px-Cygnus_cygnus_070416_IOLCependant, ses mœurs n’ont pas changé et, en dépit de certaines adaptations, nos Cygnes familiers vivent comme leurs frères sauvages. Pourtant, même si nos Cygnes ont perdu leur comportement migratoire, ils volent parfaitement et c’est même un spectacle impressionnant d’observer ces grands oiseaux, étincelants de blancheur, en plein essor au-dessus des plans d’eau de nos parcs urbains.

De loin déjà, l’on entend le son musical et rythmé produit par les puissants battements de leurs ailes en un « vaou vaou vaou » cadencé. Ces vols locaux, qui ne sont souvent que de cours déplacements entre deux sites voisins, nécessitent un envol laborieux sur une longue piste de départ, l’élan étant obtenu tant par une course sur l’eau que par la puissance des ailes. Et, lorsque ces lourds oiseaux se posent, c’est également avec les pattes qu’ils freinent et piétinent la surface de l’eau pour atténuer le choc. Au bord de l’eau, sur les pelouses, les Cygnes se reposent volontiers, tantôt pour nettoyer leur plumage, tantôt pour y dormir couchés sur le sol.

Publié dans CYGNE | Pas de Commentaires »

Les mythes de chant du cygne

Posté par othoharmonie le 20 novembre 2015

 

 

Chant du cygne« Peu importe qu’une histoire soit vraie, pourvu qu’elle soit belle », disait Giono. C’est donc en guise d’introduction, pour ne pas y revenir et comme on s’acquitte d’une basse besogne, que je l’affirme ici : les cygnes trompettent, sifflent, drensent, drensitent, mais le chant du cygne, hélas, CA N’EXISTE PAS !.. tiens, à propos d’hélas… c’est aux Grecs, une fois de plus, que nous devons cette légende : et comme les légendes ont aussi des histoires… voici celle du chant du cygne. 

Il y eut, bien entendu, des précurseurs, et non des moindres: au Xème siècle avant notre ère, un aveugle divin du nom d’Homère effleura timidement la chose en l’hymne XXI de l’Iliade… et, cinq-cents ans plus tard, ce fut au tour d’Eschyle, par la bouche de son Agamemnon, d’en faire autant, mais de manière encore plus timorée.  

Il fallut attendre le Phédon de Platon pour que le chant du cygne fît une entrée fracassante et triomphale dans la littérature occidentale… fracassante et triomphale, certes, mais tragique, en cela que Socrate, emprisonné, sur le point de se faire exécuter, accueillait en sa geôle ses anciens disciples… et voici ce qu’il répondit à ces derniers, qui, naturellement, hésitaient à questionner une ultime fois son immense sagesse : 

A ce que je vois, vous me croyez inférieur aux cygnes pour la divination. Quand ils sentent approcher l’heure de leur mort, les cygnes chantent ce jour-là plus souvent et plus mélodieusement qu’ils ne l’ont jamais fait, parce qu’ils sont joyeux de s’en aller chez le dieu dont ils sont les serviteurs. 

Socrate et Platon l’avaient dit. Le mythe était né. 

Le dieu dont il est question dans l’extrait, c’est Apollon : dès son plus jeune âge, le futur dieu du soleil, de la beauté, de la grâce, et, partant, de la musique, se vit offrir par son Zeus de père un magnifique char d’or céleste – tiré par trois immenses cygnes blancs et majestueux, s’il vous plait !.. ces oiseaux, dès lors, devinrent son emblème, et, sacrés, peuplèrent de leur silhouette sereine et gracile ses nombreux sanctuaires pourvus d’un plan d’eau. 

C’est par un glissement tout naturel que l’on finit par prêter les talents du maître aux serviteurs, et puisque Apollon passait pour le meilleur musicien de tous les temps, les cygnes furent bientôt tenus pour des volatiles au chant divin… mais seulement en des circonstances exceptionnelles, au moment de mourir, où, sentant venir leur dernier souffle et sur le point d’aller rejoindre leur dieu tutélaire, ils entonnent à sa gloire un chant d’une incroyable beauté, reproduisant aux oreilles humaines le miracle d’Apollon.

 

Par la suite, un nombre impressionnant d’auteurs, de tous les horizons, de toutes les époques, entretinrent pieusement cette étincelle, jaillie du détour d’une plume antique, et firent d’elles un feu de joie : un chroniquer des Croisades n’écrivit-il pas « contrefaisant le cinne qui chante quand il doit morir », Shakespeare ne fit-il pas dire à son Emilia mourante « je veux imiter le cygne et mourir en musique », Franz Schubert n’appela-t-il pas son dernier recueil de lieders Le chant du cygne, Marcel Aymé ne lui consacra-t-il pas l’un de ses plus émouvants Contes du chat perché?.. bref, en 1798, ce fut la consécration : le très sérieux dictionnaire de l’Académie Française enregistra notre locution comme se rapportant au « dernier ouvrage d’un grand poète, qu’un homme a fait peu de temps avant sa mort » ! 

Le chant du cygne, donc… bien qu’il ne soit que pure affabulation, car, ainsi que Pline l’Ancien l’avait déjà remarqué, les cygnes sont muets, sa légende est parvenue jusqu’à nous de la plus belle des manières, consacrée par les arts, trônant au sommet de notre imaginaire poétique !.. mais au fond, pourquoi – car après tout, nous avons cessé de croire en Apollon ?.. je n’en sais rien. Peut-être en avons-nous tout simplement besoin, pour adoucir à nos yeux la mort d’un si bel animal, ou bien la mort en général… peut-être recherchons-nous tous, quelque part, notre chant du cygne.  

Source :  http://www.les-vegetaliseurs.com/

Publié dans CYGNE | Pas de Commentaires »

Le Cygne et la Dévaluation d’un mythe

Posté par othoharmonie le 20 novembre 2015

1024px-Cygnus_olor_flirt_edit_20070609

 

On a longtemps voulu reconstituer la mythologie nordique à partir des données folkloriques. Or le conte, et particulièrement celui de Grimm, qui va nous occuper ici, n’autorise pas une remontée qui permettrait de retrouver les fondements originels. Il n’est en réalité qu’une poussière, qu’une dégénérescence du système mental ancien. Noter diligemment les concordances qui existent entre des détails mythologiques et des détails de divers contes populaires ne peut aucune ment expliquer un mythe. L’ensemble du problème en est nécessairement exclu 

 La méthode comparative, très riche d’enseignement, ne doit jamais tomber dans le systématisme. Ne tenir compte ni du récit, ni de sa forme ou de son contexte historique, c’est laisser échapper l’essentiel, l’ensemble du mythe. En revanche, il est très certainement possible d’expliquer l’origine de certains motifs, bien réels dans le conte, en cherchant leurs modèles dans la mythologie. Ce procédé permet d’autre part de dégager les principes de dévaluation d’une notion mythologique et d’analyser les fonctions résiduelles qu’elle sous-tend. Le Cygne et ses origines Sans être un élément permanent du rêve, le cygne est cependant relativement courant, en particulier à l’époque romantique, dans le nord de l’Europe. On le rencontre en peinture comme en littérature. 

Nous n’entreprendrons pas ici de dresser une liste exhaustive de la présence du cygne dans l’art, nous ne retiendrons que quelques œuvres relatives à ses trois aspects caractéristiques. Si le cygne, animal ailé et immaculé, est lié à l’air et à la lumière, il est aussi l’une des figures les plus habituelles de la métamorphose. C’est ainsi qu’il apparaît dans Grimm, Les six cygnes, et dans Andersen, Les cygnes sauvages. Proches de cette conception sont les contes de Grimm, Les douze frères, et  Les sept corbeaux, dans lesquels les grands oiseaux blancs sont devenus des corbeaux, et  Le tambour, où la princesse envoûtée partit, est-il écrit, « dans un bruit d’ailes », sans qu’il en soit dit plus long. Un avatar du cygne volant se rencontre au chapitre 17 de Ondine de La Motte-Fouqué, intitulé Le rêve du chevalier. 

Nous ne sommes plus ici dans le strict domaine du conte populaire, et le Mârchen de la « grande » littérature retient surtout l’aspect poétique du premier. Endormi, le chevalier Huldbrand rêve d’Ondine qui lui apparaît alors qu’il est emporté dans les airs par des cygnes qui chantent d’une voix suave. Guère différent est un passage de La statue de marbre ďEichendorff . En s’endormant, Florio croit qu’il navigue, « avec des voiles de la blancheur des cygnes, tout seul sur une mer qu’illuminait la lune » 2. Les exemples pourraient se multiplier, mais arrêtons-nous à ceux-ci pour ce premier aspect du cygne 3. L’oiseau est d’autre part évidemment lié à l’eau. C’est ainsi qu’il apparaît dans deux peintures de Caspar David Friedrich, Les cygnes au coucher du soleil \ ainsi que dans le tableau de Karl Gustav Carus, Allégorie sur la mort de Goethe 6, œuvre sur laquelle nous reviendrons, tant est complexe son inspiration. 

Dans un esprit similaire, le cygne, devenu « bateau » comme dans la toile de Carus, apparaît dans la légende de Lohengrin. L’oiseau est le moyen d’effectuer un passage. On en trouve un avatar étrange dans Grimm, Hânsel et Gretel, où retournant dans la maison de leur père, emportant avec eux le trésor de la sorcière, les deux enfants traversent une rivière sur le dos d’un canard. Un troisième aspect enfin est lié au cygne. Celui du chant de mort. Déjà, dans Ondine, le chevalier Huldbrand remarquait : « Le chant des cygnes annonce la mort »  Ce thème se rencontre le plus souvent en poésie. Nous ne citerons que pour mémoire les poèmes de L. G. Kosegarten, Schwangesang 8, et Johann Senn, Schwanengesang , tous deux mis en musique par Franz Schubert. Ces deux pièces ne font référence au cygne que par leur titre, car elles ne parlent en fait que de la mort Plus explicite est l’œuvre de J. G. F. von Salis-Seewis, Abschied von der Harfe (Adieu à la harpe)  où le poète met en parallèle les flots de la vie et la harpe qui font référence plus directement au cygne (cf. le tableau de Carus). 

Ce troisième thème n’est guère éloigné en réalité du précédent, par lequel le cygne effectue un passage. Il n’en est qu’un aspect, simplement plus restrictif, en relation directe avec la mort. Il n’est pas dans notre propos de dégager la signification mythique du cygne tel qu’il apparaît dans les œuvres romantiques, à partir des théories désormais dé passées du naturalisme . Il nous importe seulement d’analyser l’origine mytho logique de cet oiseau et de comprendre ainsi pour quelles raisons il est lié à la métamorphose, au passage d’un monde à un autre, et donc au rêve et à la mort, tous ces thèmes n’étant pas exclusifs l’un de l’autre, mais au contraire se complétant. Trois origines sont à retenir : la grecque, la germano-scandinave et la celtique. 

Ecartons d’abord la première, qui est la moins élaborée pour notre recherche, bien qu’elle participe du même contexte indo-européen. C’est Ovide, dans le mythe de Cycnos qui a imaginé le chant mortuaire du cygne. Cycnos avait tant pleuré la mort de son ami Phaéton, qu’Apollon, pris de pitié, le transforma en cygne, convient de trouver aussi dans cette histoire la raison pour laquelle l’oiseau devint l’attribut du dieu du soleil, et fut mis en relation avec la harpe, instrument d’Apollon. Déjà s’éclaire quelque peu le tableau de Carus. Si Apollon est un dieu de lumière, il est pourtant aussi lié à la mort et à l’eau, par le biais du cygne : il est un dieu issu de la troisième fonction dumézilienne. Nous verrons plus loin comment s’organisent ces notions dans le domaine nordique, beaucoup plus explicite. D’autre part les mythes grecs ne se sont guère étendus sur le thème de la métamorphose, qui ne concerne que des points de détail, et n’éclairent en rien les notions de vol et de passage que l’on rencontre de manière courante dans les productions du romantisme. Mais laissons là la mythologie gréco-latine, qui permet cependant aussi de comprendre les origines des poésies de Kosegarten, Salis-Seewis et Senn, et montre suffisamment que le romantisme allemand a également puisé aux sources de la culture classique, dans ce qu’elle a de mélancolique.

Publié dans CYGNE | Pas de Commentaires »

LA VIE DES CYGNEAUX

Posté par othoharmonie le 18 novembre 2015

Cygneaux

 

Appartenant au groupe de grands oiseaux aquatiques de la famille des anatidés, les cygnes sont connus pour leur cou courbé (ils possèdent le plus grand nombre de vertèbres cervicales de tous les vertébrés) et pour leurs belles plumes blanches. Cependant, quelques espèces ont un plumage noir. Leurs deux pieds sont palmés. Les petits du cygne sont appelés cygneaux.

Le cygne est l’oiseau dédié à Apollon dans la mythologie grecque.
Juste avant de mourir, le cygne chanterait davantage et avec plus de force. Cette caractéristique a donné l’expression qui remonte à l’Antiquité grecque « le chant du cygne ». 

La plupart des cygneaux sont gris mais ils sont parfois blancs à la naissance. On les a longtemps considérés comme une sous-espèce voire une espèce. En fait c’est la même espèce avec juste une mutation apparue au 19è siècle qui a donné un gène responsable de la couleur blanche des oisillons. 

Chaque année à Vincennes, au lac Daumesnil ou au lac des Minimes, des petits cygnes voient le jour. Sur ces grandes étendues d’eaux, les couples de cygnes tuberculé se reproduisent plus facilement. Le nid est construit dans un endroit calme.

 

Image de prévisualisation YouTube

 

Le cygne a une durée de vie en général de 25 ans, les cygnes sont prêts à se reproduire dès l’âge de 3 à 4 ans. 

Le cygne se nourrit essentiellement de matières végétales. C’est pour cela que nourrir les cygnes avec du pain, par exemple, cause une dépendance des cygnes aux aliments donnés par les habitants de la commune. Et, pendant la période d’hiver, durant laquelle les habitants ne leur donnent pas ou donnent peu de nourriture, n’étant pas habitués à chercher dans la nature, les cygnes sont amenés à en chercher en dehors de leurs étangs : intrusion dans les cours d’immeubles, dans les jardins privés, etc. Par ailleurs, la distribution de nourriture cause également une pollution du milieu aquatique (faunes, fond du lac, etc.)

En conclusion : nous vous déconseillons de donner de la nourriture aux cygnes. Ils peuvent se nourrir tout seul, ils n’ont donc pas besoin des habitants.

 

Publié dans CYGNE | Pas de Commentaires »

Le Cygne-Pommier Celtique

Posté par othoharmonie le 18 novembre 2015

 

 

cygnesLégende :

La déesse Eriu est vénérée par les mortels autant que par les dieux comme la plus chaste de toutes les femmes. Elle symbolise la pureté éclatante, l’immaculée. Dagda, le dieu-luron, et Branwen, la déesse de l’amour, fomentèrent un complot contre sa vertu, qu’ils jugeaient excessive. Ils craignaient tous les deux que les humains cessent de se reproduire s’ils accordaient trop d’attention à son exemple. On connaît déjà le parti-pris de Dagda et de Branwen pour la sensualité et la volupté. Comme Eriu dispose d’immenses territoires pour se réfugier, où elle est inapprochable, Branwen et Dagda élaborèrent un stratagème. Un jour qu’Eriu s’était transformée en son animal favori, le Cygne et qu’elle séchait paresseusement ses plumes au soleil sur la berge d’un lac, Dagda prit aussi l’apparence d’un Cygne en vol, poursuivi par un immense Aigle, qui n’était autre que Branwen métamorphosée. Alors que l’Aigle parvenait presque à saisir le cygne de ses serres et à le piquer de son bec, Dadga se laissa tomber jusqu’entre les ailes entrouvertes d’Eriu, qui l’accueillit et chassa l’Aigle, qu’elle prenait pour Dagda, en se servant de la force de sa pensée. Elle le réconforta, puis finit par s’endormir contre son prétendu congénère. Pendant son sommeil, Dagda la prit et la féconda, comme il l’avait voulu ! Il plaça l’effigie du Cygne parmi les étoiles pour commémorer la victoire des forces de l’amour sur celles de l’individualité et de la réserve personnelle.

A cette constellation l’astrologie celtique attribue le Pommier, un arbre traditionnellement associé à l’amour, qui symbolise la beauté du sein féminin et dont la chair blanche du fruit évoque l’aliment des enfants, qu’ils soient divins ou mortels.

Caractère :

Au premier abord, le Cygne-Pommier semble très réservé, distant, pudique et inaccessible. Sa blancheur, telle la chair du fruit, repousse toute tentative d’action impure, dont rien ne saurait dissimuler la nature de viol.

Le natif du Cygne-Pommier déclenche deux types de réactions lorsqu’il paraît parmi un groupe. Il inspire le respect, la déférence et il attise toutes les pulsions « vicieuses ». L’éclat de sa couleur suscite la colère et la jalousie, fait naître des idées souvent méchantes chez ceux qui l’approchent et envient secrètement la beauté de son intégrité, de sa probité et de sa vertu.
Il ne donne aucune prise aux attaques dont il est l’objet, il n’obéit pas aux contraintes morales des hommes, mais il est attaché profondément, sincèrement, à un idéal d’une très haute valeur éthique. Cela lui pose d’ailleurs sans cesse des graves problèmes : la noirceur présente dans les âmes de son entourage ne peut en effet supporter une blancheur éclatante et elle n’a de cesse de ternir et de tâcher sa robe de lumière. En butte aux attaques redoutablement complexes de ceux qu’il « dérange », le Cygne-Pommier se défend en prenant la fuite ou en se soumettant totalement de sorte que l’acte impur perpétré contre lui rejaillit complètement sur son auteur, qui s’en trouve ainsi le seul sali. Le Cygne-Pommier est semblable à l’albatros du poème de Baudelaire, il ne paraît pas fait pour ce monde dur. Cependant le Cygne-Pommier n’est pas aussi dépourvu de puissance qu’il ne semble. Extrêmement susceptible, dédaigneux de tout ce qui n’est pas beau, bon et plein d’amour, le Cygne-Pommier fait figure de « croisé » dans une guerre sainte. Les traits de son esprit percent les coeurs les plus endurcis et font éclater les raisonnements apparemment les plus cohérents qui cherchent à justifier la présence du mal dans le monde. Profondément généreux, le Cygne-Pommier traverse l’existence comme le Soleil traverse le Ciel. Les nuages peuvent nous le dissimuler, mais il reste là, toujours bénéfique.

Relations et amitiés :

Toujours prêt à rendre service à tous, le Cygne-Pommier peut finir par s’épuiser à force de donner sans rien demander en retour. Il est souvent considéré comme une source inépuisable de bienfaits, comme la poule aux œufs d’or dont on peut user et abuser. Ces attitudes profondément immorales de la part de ceux qu’il considère comme ses amis le blessent douloureusement. Incapable d’exprimer ses besoins, le Cygne-Pommier peut se retrouver très démuni, lorsqu’il a donné tout ce qu’il avait aux autres, en confiance.

Les mauvaises expériences sont incapables de lui faire changer d’attitude, il ne devient jamais « méchant » et son cœur reste pur. Même victime, le Cygne-Pommier demeure moralement victorieux)

Il dispose toutefois d’un cercle d’amis parmi lesquels un natif du Chaudron-Sorbier. Celui-ci est le creuset de Dagda, et le Cygne-Pommier représente sa passion, le tabernacle de son essence, le réceptacle de ses offrandes. Bien que le Cygne-Pommier soit d’abord plutôt défensif à son égard, leur amitié devient, petit à petit, solide comme les liens qui unissent ceux qui ont beaucoup en commun, qui partagent le même sort. Leur complicité est souvent silencieuse, ponctuée surtout par des échanges de sourires.

De même, le Bouvier-Micocoulier s’attache volontiers au Cygne-Pommier, pour lequel il a la plus vive estime. Le Cygne-pommier, qui, malgré son caractère plutôt indépendant, éprouve un grand besoin de se sentir rassuré et protégé, apprécie beaucoup la présence du Bouvier-Micocoulier à ses côtés. Grands amis de la nature, ils font d’immenses promenades, par tous les temps, la main dans la main, sans éprouver l’envie d’autre chose.
Certains jours, le Cygne-Pommier traverse des phases d’excitation durant lesquelles rien ne lui réussit sinon de courir les bois et les étangs avec un vigoureux compagnon du signe du Lièvre-Hêtre. En dehors de ces périodes, leur amitié apparaît comme un lien très lâche. Ils se voient peu et seulement à l’instigation du Cygne-Pommier. Le Lièvre-Hêtre trouve un certain plaisir en sa compagnie et il se sent surtout très honoré d’être choisi par le bel oiseau blanc.
L’amitié souvent orageuse, passionnée, d’un Cygne-Pommier et d’un Triangle-Chêne (le signe de Dagda !) est sans cesse menacée par les brusques envies qu’ils ont tous les deux de se voir ou de se quitter. Le Cygne-Pommier, inexplicablement (du moins sur le plan rationnel – et il est peu rationnel)), s’attache au Triangle-Chêne : il est profondément séduit par sa capacité de décision et son implacable persévérance dans la réalisation de ses désirs. Le Cygne-Pommier intrigue toujours le Triangle-Chêne, qui se demande de quel droit celui-là se permet de porter le gui avec plus de facilité que lui 1 Une amitié très « particulière » !

Cygne celtique
Le Petit Chien-Noyer, lui, trouve plutôt agréable de courir après le Cygne-Pommier pour le voir s’envoler ou s’étioler, l’ombre du noyer étant extrêmement néfaste au pommier! Irréconciliables ennemis! La seule solution pour le Cygne-Pommier consiste à éviter la proximité d’un natif du Petit Chien-Noyer, car celui-ci n’est pas assez sage pour le laisser tranquille de son propre chef.
Le Dauphin-Mélèze aime jouer avec le Cygne-Pommier, mais celui-ci a tendance à se prendre au sérieux et son caractère très susceptible l’entraîne à penser que le Dauphin-Mélèze se sert de lui comme d’un objet, qu’il n’éprouve aucun respect et ne mérite pas tout ce que l’on raconte de bien sur lui. Blessé lorsqu’il se moque de lui, le Cygne-Pommier se montre très agressif !
Enfin, la Petite Ourse-Sapin et le Cygne-Pommier ne s’entendent guère. La première imagine toutes sortes de choses horribles sur lui et il la méprise royalement. La source de leur mésentente réside dans leur dissension à propos des questions fondamentales : la vie, la mort et surtout la manière de se conduire en société. La Petite Ourse-Sapin est plutôt superficielle dans ses rapports et elle réclame beaucoup d’attention, alors que le Cygne-Pommier apparaît très introverti.

Professions :

Il se fait une très haute idée de ses capacités et certes il est très intuitif et habile à démêler le vrai du faux. Cependant, il est plutôt lent à agir et il ne se donne pas beaucoup de peine, malgré les opportunités qui lui sont sans cesse offertes, pour se créer une place convenable dans sa profession. Les métiers où il peut réussir et donc s’épanouir sont ceux qui exigent un sens très élevé des responsabilités sur les plans de la santé et de la pédagogie. Non pas instituteur ou infirmière, bien sûr ! Le Cygne-Pommier est un législateur-né, un médiateur, un concepteur de formes harmonieuses de vie. Cependant, pour parvenir à ces postes-clés où il peut influencer positivement la vie de sa société, il lui faut se plier aux exigences de la hiérarchie et de la carrière. Or, ces compromis lui sont insupportables et il peut finir par entrer dans des états dépressifs dans lesquels sa générosité se teinte de noir cafard et où il risque de se perdre. Si le Cygne-Pommier ne parvient pas à trouver aide et soutien pour ses idées et ses idéaux, sa vie professionnelle peut se solder par un échec. S’il y parvient, le rôle de conseiller qu’il joue alors permet que tout le monde bénéficie de son génie de concepteur ! Ainsi le théoricien libertaire Proudhon ne sut-il pas vraiment faire accepter ses idées aux consonances très celtiques, dans lesquelles l’individualité était non seulement respectée mais promue au premier rang !

Idéaliste invétéré, le Cygne-Pommier voit les choses de si haut qu’il ne parvient pas à concevoir une authentique pédagogie pour communiquer avec les autres. Lorsqu’il devient trop connu, il lui arrive souvent des malheurs pouvant aller jusqu’à son assassinat. Il peut aussi mourir brutalement. Révolté, il est souvent considéré comme un demi-fou.
Le Cygne-Pommier et souvent si peu conventionnel dans ses prises de position qu’il provoque les autres à la réflexion.

pommier_melrose_malus_1_1Destin :

Il est le grand concepteur de la roue de la vie cosmique de l’astrologie celtique. Sa destinée consiste à pondre son oeuf, l’oeuf de l’éthique, d’où la nouvelle création peut surgir. Cependant, avant d’y parvenir, il lui faut écarter toutes les illusions qui l’égarent, à commencer par ses propres barrières qui le maintiennent dans la confusion et lui font contempler la mort comme si elle était l’unique solution aux difficultés qu’il rencontre sur le chemin de l’accomplissement de sa tâche spirituelle. Il peut lui arriver de se rendre prisonnier de liens moraux qui l’empêchent de réaliser sa véritable mission sur cette terre. S’il parvient cependant à ouvrir son corps et son coeur à l’inévitable, à la transformation suprême, il accède au rôle de « mère de la nouvelle humanité », re-créateur du Ciel et de la Terre, Après la ponte de son oeuf, la face du monde se trouve changée : la conjonction des opposés est réussie; la femme devient solaire et l’homme lunaire; la lumière blanche éclatante, totalement positive, triomphe sur les forces des ténèbres qui obscurcissent la conscience et freinent le développement spirituel.

source : « l’astrologie celtique » de carol CARNAC »

Publié dans CYGNE | 1 Commentaire »

LA SYMBOLIQUE DU CYGNE

Posté par othoharmonie le 17 novembre 2015

 

 

Symbolique du cygneDe la Grèce ancienne à la Sibérie, en passant par l’Asie Mineure, aussi bien que par les peuples slaves et germaniques, un vaste ensemble de mythes, de traditions et de poèmes célèbre le cygne, oiseau immaculé, dont la blancheur, la puissance et la grâce font une vivante épiphanie de la lumière*.

Il y a toutefois deux blancheurs, deux lumières ; celle du jour, solaire et mâle ; celle de la nuit, lunaire et femelle. Selon que le cygne incarne l’une ou l’autre, son symbole s’infléchit dans un sens différent. S’il ne se clive pas et s’il veut assumer la synthèse des deux, comme c’est parfois le cas, il devient androgynal et de plus chargé de mystère sacré. Enfin, de même qu’il y a un soleil* et un cheval noir*, il existe un cygne noir, non pas désacralisé, mais chargé d’un symbolisme occulte et inversé.

Les Bouriates content qu’un chasseur surprit un jour trois femmes splendides qui se baignaient dans un lac* solitaire. Elles n’étaient autres que des cygnes, qui s’étaient dépouillés de leur manteau de plumes pour entrer dans l’eau. L’homme ravit un de ces costumes et le cacha, ce qui fit qu’après leur bain, deux seulement des femmes-cygnes purent reprendre possession de leurs ailes et s’envoler. Le chasseur prit la troisième pour épouse. Elle lui donna onze fils et six filles, puis reprit son costume et s’envola après lui avoir tenu ce discours : Vous êtes des êtres terrestres et vous resterez sur la terre, mais moi, je ne suis pas d’ici, je viens du ciel et je dois y retourner. Chaque année, au printemps, lorsque vous nous verrez passer, volant vers le Nord, et, chaque automne, quand nous redescendrons vers le Sud, vous célébrerez notre passage par des cérémonies spéciales (HARA, 319).

Un conte analogue se retrouve chez la plupart des peuples altaïques, avec des variantes, où l’oie* sauvage se substitue souvent au cygne. Dans tous ces récits, l’oiseau de lumière, à la beauté éblouissante et immaculée, est la vierge céleste, qui sera fécondée par l’eau* ou la terre* – le lac ou le chasseur – pour donner naissance au genre humain. Mais comme le souligne justement J. -P. Roux (ROUF, 351), cette lumière céleste cesse ici d’être masculine et fécondatrice, pour devenir féminine et fécondée. On rejoint par ces mythes la représentation égyptienne de la hiérogamie Terre-Ciel. Nout, déesse du Ciel, est fécondée par Geb, dieu de la Terre. Il s’agit alors en ce cas de la lumière lunaire, laiteuse et douce, d’une vierge mythique. Cette acception du symbole du cygne semble avoir prédominé chez tous les peuples slaves, ainsi que chez les Scandinaves, les Iraniens et les Turcs d’Asie Mineure. L’image – ou pour mieux dire la croyance – est parfois poussée jusqu’à ses plus extrêmes conséquences. Ainsi, dans le bassin du Iénisséi, on crut longtemps que le cygne a des règles, tout comme la femme (ROUF, 353). Mais le cygne, au hasard des peuples, a de nombreux avatars : outre l’oie sauvage, déjà mentionnée, signalons la mouette* chez les Tchouktches, la colombe* et le pigeon* en Russie (ibid. p. 353).

Le cygne incarne le plus souvent la lumière mâle, solaire et fécondatrice. En Sibérie même, cette croyance, bien qu’elle ne soit pas généralisée, a laissé quelques traces. Ainsi, Uno Harva note que, chez les Bourates, les femmes font une révérence et adressent une prière au premier cygne qu’elles aperçoivent au printemps (HARA, 321). Mais c’est dans la lumière pure de la Grèce que la beauté du cygne mâle, inséparable compagnon d’Apollon, a été le plus clairement célébrée dans les mythes, cet oiseau ouranien est également le lien qui fait correspondre, par ses migrations saisonnières, les peuples méditerranéens et les mystérieux Hyperboréens*. On sait qu’Apollon, dieu de la musique, de la poésie et de la divination, est né à Délos, un jour sept*. Des cygnes sacrés firent, ce jour-là, sept fois le tour de l’île, puis Zeus remit à la jeune divinité, en même temps que sa lyre, un chars attelé de ces blancs oiseaux. Ceux-ci l’emmenèrent d’abord dans leur pays, stir les bords de l’océan, ace-delà de la patrie des vents du Nord, chez les Hyperboréens qui vivent sous un ciel toujours pur (GRID, 41). Ce qui fait dire à Victor Magnien, dans son ouvrage sur les mystères d’Éleusis, que le cygne symbolise la force du poète et de la poésie (MAGE, 135). II sera l’emblème du poète inspiré, du pontife sacré, du druide habillé de blanc, du barde nordique, etc. Le mythe de Léda semble, à première vue, reprendre la même interprétation, mâle et diurne, du symbole du cygne. A l’examiner de plus près on remarque, cependant, que, si Zeus se change en cygne pour approcher Léda, c’est, nous précise le mythe grec, après que celle-ci s’est métamorphosée en oie pour lui échapper (GRID, 257). Or, nous avons vu que l’oie est un avatar du cygne dans son acception lunaire et femelle. Les amours de Zeus-Cygne et de Léda-Oie représentent donc la bipolarisation du symbole, ce qui conduit à penser que les Grecs, rapprochant volontairement ses deux acceptions diurne et nocturne, ont fait de cet oiseau un symbole hermaphrodite où Léda et son divin amant ne font qu’un.

Cette même idée sous-tend l’analyse que fait Gaston Bachelard d’une scène du second Faust (BACE, 50 sq). Dans les eaux fraîches, ces eaux voluptueuses dont Novalis dit qu’elles se montrent avec une céleste toute-puissance comme l’élément de l’amour et de l’union, apparaissent les vierges au bain des cygnes les suivent, qui ne sont tout d’abord que l’expression de leur nudité permise (Bachelard) puis, enfin, le cygne, et il nous faut ici citer Goethe :

Comme fièrement et avec complaisance la tête et le bec se meuvent…
Un d’entre eux, surtout, – semble se rengorger avec audace,
et fait voile rapidement à travers tous les autres ;
ses plumes se gonflent comme une vague sur la vague,
il s’avance en ondulant vers l’asile sacré…

(vers 7300-7306)

L’interprétation de cette tête et de ce bec, celle de ces plumes gonflées, celle enfin de l’asile sacré se passent de commentaire voici le cygne mâle en face du cygne femelle, représenté par les jeunes filles et Bachelard de conclure l’image du cygne est hermaphrodite. Le cygne est féminin dans la contemplation des eaux lumineuses, il est masculin dans l’action. Pour l’inconscient, l’action est un acte. Pour l’inconscient, il n’y a qu’un acte… (BACE, 152). L’image du cygne, dès lors, se synthétise, pour Bachelard, comme celle du Désir, appelant à se confondre les deux polarités du monde manifestées par ses luminaires. Le chant du cygne, dès lors, peut s’interpréter comme les éloquents serments de l’amant… avant ce terme si fatal à l’exaltation qu’il est vraiment une mort amoureuse (ibid.). Le cygne meurt en chantant et chante en mourant, il devient de fait le symbole du désir premier qui est le désir sexuel.

Poursuivant l’analyse du chant du cygne, il est troublant de retrouver, par le biais de la psychanalyse, la chaîne symbolique lumière-parole-semen, si présente dans la pensée cosmogonique des Dogon Jung, note G. Durand (DURS, 161), rapprochant le radical sven du sanscrit svan, qui signifie bruire, va même jusqu’à conclure que le chant du cygne (schwan), oiseau solaire, n’est que – la manifestation mythique de l’isomorphisme étymologique de la lumière et de la parole.

cygneJe ne citerai qu’un seul exemple de l’inversion symbolique à laquelle se prête l’image du cygne noir. Dans le conte d’Andersen Le camarade de voyage, qui puise aux sources du folklore scandinave, une vierge ensorcelée et sanguinaire apparaît sous la forme d’un cygne noir. Plongé par trois fois dans un bassin d’eau purifiante, ce cygne devient blanc, et la princesse, exorcisée, sourit enfin à son jeune époux (ANDC, 87).

En Extrême-Orient, le cygne est aussi symbole d’élégance, de noblesse et de courage. C’est pourquoi, selon Lie-tseu, les Mongols firent boire du sang de cygne à l’empereur Mou des Tcheou. Il est encore symbole de la musique et du chant, tandis que l’oie sauvage, dont on sait l’extrême méfiance, est un symbole de prudence, dont le Yi-king fait usage pour indiquer les étapes d’une progression circonspecte. Cette progression est susceptible, bien entendu, d’une interprétation spirituelle.

Ces différents animaux sont mal distingués par l’iconographie hindoue, dans laquelle le cygne de Brahma (hamsa), qui lui sert de monture, possède la morphologie de l’oie sauvage. La parenté étymologique de hamsa et d’anser est flagrante, dit M.T. de Mallmann. Le hamsa, monture deVaruna, c’est l’oiseau aquatique monture de Brahma, c’est le symbole de l’élévation du, monde informel vers le, ciel de la connaissance. Dans un sens voisin, des textes sanscrits du Cambodge identifient Çiva au Kalahamsa qui fréquente le lac du cœur des yogi, au hamsa qui siège dans lebinduhamsa signifiant en même temps l’anser et l’Atmâ ou le Soi, l’Esprit universel. Attribué à Vishnu, il devient un symbole de Narâyana, l’un des noms du Dieu créateur, et l’âme du monde personnifiée.

Le symbolisme du cygne ouvre d’autres perspectives encore en ce qu’il pond oui qu’il couve l’œuf du monde. Telle est l’oie du Nil dans l’Égypte ancienne. Tel encore le hamsa couvant le Brahmanda sur les Eaux primordiales dans la tradition de l’Inde. Tel enfin l’œuf de Léda et de Zeus, dont sont issus les Dioscures, coiffés chacun d’une moi- tié de cet œuf dont ils figurent la différenciation. Il n’est pas inutile d’ajouter que, selon des croyances fort répandues encore à une époque récente, les enfants, nés de la terre et de l’eau, étaient apportés par des cygnes (BHAB, DANA, ELIM, GUET, MALA, SOUN).

Dans les textes celtiques, la plupart des êtres de l’Autre Monde qui, pour une raison ou pour une autre, pénètrent dans le monde terrestre, empruntent la forme du cygne et voyagent le plus souvent par deux reliés par une chaîne d’or ou d’argent. Sur beaucoup d’oeuvres d’art celtiques, deux cygnes figurent chacun sur un côté de la barque solaire, qu’ils guident et accompagnent dans son voyage sur l’océan céleste. Venant du nord ou y retournant, ils symbolisent les états supérieurs ou angéliques de l’être en cours de délivrance et retournant vers le Principe suprême. Sur le continent, et même dans les îles, le cygne est souvent confondu avec la grue, d’une part, et l’oie, d’autre pail ce qui explique l’interdit alimentaire dont cette dernière faisait l’objet, d’après César, chez les Bretons (OGAC, 18, 143-147 CHAB, 537-552).

Le cygne fait également partie de la symbolique de l’alchimie. Il a toujours été regardé, par les Alchimistes, comme un emblème du mercure. Il en a la couleur et la mobilité, ainsi que la volatilité proclamée par ses ailes. Il exprime un centre mystique et l’union des opposes (eau-feu), en quoi l’on retrouve sa valeur archétypale d’androgyne. Au monastère franciscain de Cimiez, la devise latine dégage l’ésotérisme de l’image Divina sibi canit et orbi. Il chante divinement pour soi et pour le monde. Ce sifflement est nommé le chant du cygne (le signe chantant), parce que le mercure, voué à la mort et à la décomposition, va transmettre son âme, au corps interne issu du métal imparfait, inerte et dissous.

 

(Source : Basile Valentin, Les 12 clefs de la Philosophie, trad. Eugene Canseliet, Ed. de Minuit, Paris 1956, p. 152).

 

Publié dans CYGNE | Pas de Commentaires »

PROTECTION ET ASSISTANCE AUX CYGNES

Posté par othoharmonie le 14 novembre 2015

Assistance aux cygnes

Ils sont connus pour leur cou courbé  et pour leurs belles plumes blanches, au nombre de 25 000 chez le cygne adulte. Cependant, quelques espèces ont un plumage noir. Leurs deux pieds sont palmés. Les petits du cygne sont appelés cygneaux. Les cygnes sont parmi les plus gros oiseaux en vol, pesant jusqu’à 15 kg.  Ils ont aussi une pièce de peau déplumée entre les yeux et sur le bec chez les adultes. Les plumages de chaque sexe sont similaires, mais les mâles sont généralement plus grands et plus lourds que les femelles

Le Cygne tuberculé ou Cygne muet (Cygnus olor). Le premier nom de l’animal provient de la bosse qu’il a sur le bec, appelé tubercule ; le second du fait qu’il émet de rares cris plutôt de faible puissance.

C’est l’un des plus lourds oiseaux capables de voler, les mâles pesant en moyenne environ 10,2 kg et les femelles environ 8,4 kg. Les adultes mesurent de 125 à 170 cm de long avec une envergure de 200 à 240 cm. Sur terre, ils peuvent atteindre 1,2 m de haut. Les mâles sont plus grands que les femelles (ainsi leur longueur de cou mesurée depuis l’angle du bréchet est de 82,5 cm contre 75,5 cm). Il existe un morphe blanc dit cygne blanc polonais qui apparaît dans toutes les populations. Les juvéniles peuvent se déplacer en groupe mais les couples sont monogames. Le Cygne tuberculé peut devenir agressif, surtout lors de la période de nidification.

La population mondiale est estimée entre 600 000 et 620 000 individus. C’est le cygne le plus commun en Europe en été, en particulier dans le Nord de la France.. Il est aussi présent en Grande-Bretagne, au nord et dans le centre de l’Europe, au nord et dans le centre de l’Asie. Il a été introduit en Amérique du Nord, en Afrique du Sud, en Australie et en Nouvelle-Zélande. Dans ces pays, il est souvent considéré comme une espèce nuisible ou invasive. On le rencontre également de manière sporadique en Asie, jusqu’en Chine.

Cette espèce qui est res nullius en France (Res nullius (la chose de personne) est une expression latine utilisée en droit civil (droit des biens) qui désigne une chose sans maître, c’est-à-dire qui n’a pas de propriétaire mais qui est néanmoins appropriable).

Il est  l’animal du roi au Royaume-Uni et le symbole de la monarchie au Danemark.

Le Cygne tuberculé est l’un des plus lourds oiseaux capables de voler, les mâles pesant en moyenne environ 10,2 kg (mais jusqu’à 23 kg), les femelles environ 8,4 kg et les jeunes à l’envol entre 6 et 8 kg.

Le plumage des adultes est blanc. Les yeux sont de couleur noisette. Les lores (Le lore est, chez l’oiseau, l’espace compris entre la partie antérieure de l’œil et la base du bec)  de l’adulte sont dénudés, cunéiformes et de couleur noire. Le bec est orange avec un onglet noir au bout. Une bosse noire est présente à la base : le tubercule. Celui-ci est généralement plus gros chez le mâle en période de reproduction.

ASPECT DES POUSSINS & JUVÉNILESPROTECTION ET ASSISTANCE AUX CYGNES dans CYGNE 220px-Mute_Swan_Cygnets_detail

Il existe deux morphes chez les cygneaux : le morphe gris et le morphe blanc.

Le morphe gris est plus commun alors que les cygneaux blancs possèdent un gène leucistique  (Le leucistisme (du grec blanc) est une particularité génétique due à un gène récessif, qui donne une couleur blanche au pelage ou plume, les yeux gardant leur couleur normale. Le leucistisme est différent de l’albinisme : les animaux leucistiques ne sont pas plus sensibles au soleil que n’importe quel autre. Au contraire, ils y seraient même légèrement plus résistants : la couleur blanche ayant un albédo (L’ albédo est une grandeur sans dimension, rapport de l’énergie solaire réfléchie par une surface à l’énergie solaire incidente) élevé, elle protège davantage de la chaleur.  Chez les individus du morphe gris, le duvet des cygneaux passe du gris au brun grisâtre avant de prendre une coloration blanche après la première mue. Les pattes et le bec sont gris ardoise.

Les cygneaux du morphe blanc, quant à eux, exhibent un duvet de couleur blanche, un bec fauve et des pattes rosées. Pendant la première année après l’éclosion, le bec des cygneaux devient progressivement rosâtre. Le tubercule est absent chez les cygneaux et peu développé chez les juvéniles. Les lores sont couverts de plumes de duvet à l’éclosion. Ce morphe se caractérise par un plumage entièrement blanc dès la naissance et des pattes grises (au lieu de noires).

Cette mutation correspond à un faux albinisme et se transmet selon les lois de l’hérédité. Elle est apparue à la fin du 19ème siècle chez des cygnes tuberculés proches des humains.

Locomotion

Étant donné que les courtes pattes sont placées juste avant la queue, cette espèce marche de façon maladroite. Par contre, les adultes peuvent courir assez vite lorsqu’ils se sentent menacés.

Le cygne tuberculé peut prendre son envol à partir du sol ou d’un plan d’eau. Il a besoin de courir sur une distance de 8 à 10 mètres avant de pouvoir s’envoler. Il peut voler à une vitesse de 80,5 km/h et ne dépassera pas une altitude de 150 m]. Les grands groupes utilisent la formation en V. Le cygne tuberculé se pose généralement sur l’eau mais utilise à l’occasion la terre ferme ou la glace.  Cette espèce se déplace sur l’eau aisément. Les ailes sont souvent légèrement élevées ce qui lui permet d’être poussé par les vents.  Lors de lamue, les individus poussent l’eau avec leurs ailes pour se déplacer plus rapidement.

Alimentation en surface

Elle est constituée principalement de plantes aquatiques submergées comme l’élodée du Canada, des joncs, des characées du genre Chara, des algues vertes mais aussi des feuilles de jeunes saules. Le cygne tuberculé consomme dans une moindre proportion plusieurs espèces d’amphibiens, de mollusques et de petits organismes aquatiques.. Le cygne tuberculé préfère les plans d’eau dont la profondeur lui permet d’atteindre le fond (jusqu’à un mètre) avec son long cou. Il  se nourrit aussi au sol de plantes terrestres, de graminées et de quelques invertébrés (petits escargots, limaces ou insectes mangés avec les feuilles qu’il ingère). La ration quotidienne a été estimée comprise entre 3,6 et 4 kg pour des adultes en cours de mue.

Comportement social

Le cygne tuberculé est agressif envers les intrus sur son territoire. Mais il peut être apprivoisable quand on leur donne souvent du pain et même quand on lui donne dans le bec.  Il montre son agressivité en battant des ailes et en frappant l’eau avec ses pieds palmés, ce qui produit un son pouvant s’entendre à plusieurs centaines de mètres. Lors des confrontations, l’adulte (généralement le mâle mais parfois la femelle) poursuit son rival avec la tête et le cou posés sur le corps, les ailes relevées et le bec pointé vers l’avant et près du cou. Cette posture est caractéristique des interactions agressives chez le cygne tuberculé]. Les deux adversaires utilisent également leurs ailes pour se frapper, ils s’entremêlent le cou et se mordent l’un l’autre le dos et le cou. Le mâle dominant peut monter sur son rival, utiliser ses pattes et son cou pour pousser l’autre cygne sous l’eau jusqu’à ce que celui-ci abandonne le combat ou se noie.

Il est possible d’observer des bandes de plus de cent individus. Ces grands groupes sont généralement constitués de juvéniles non appariés.  Il arrive également que les groupes familiaux restent ensemble pendant l’hiver.

Vocalisation des oiseaux.

Le cygne tuberculé est moins vocal que le cygne chanteur et que le cygne siffleur; le son le plus associé à cette espèce est le bruit de ses ailes en vol, audible jusqu’à deux kilomètres. Ce son est particulier à l’espèce . L’adulte possède néanmoins de huit à dix cris différents qui se manifestent lors de certaines situations. Par exemple, des cris spécifiques existent pour marquer les salutations entre partenaires, les réactions face aux perturbations, la défense du territoire, les interactions entre les membres d’un même groupe, l’empreinte de la voix et la sollicitation de nourriture, entre autres]. Les deux sexes vocalisent de façon égale.

Il existe également plusieurs cris utilisés uniquement par les cygneaux : le cri de contact, le cri de détresse, le cri de salutation, le cri de fatigue et le cri de défense..

Reproduction

Après sa formation, qui a lieu à l’automne ou en hiver, le couple attendra un an avant de se reproduire mais restera généralement uni pour la vie. Les cygnes tuberculés montrent plusieurs comportements lors de la parade nuptiale, allant du hérissement des plumes du cou et au lissage mutuel en passant par le redressement du corps hors de l’eau.

Lorsque les adultes sont appariés, chaque couple se met à la recherche d’un territoire. Les cygnes tuberculés s’installent souvent près des canards ou des goélands qui bénéficient de la capacité des cygnes à atteindre les plantes aquatiques. Ils défendent agressivement un territoire de grandeur variable, allant de 1,2 à 4,7 ha. Les territoires sont généralement assez éloignés les uns des autres.

En Angleterre, une étude de 1967 mesura une distance moyenne entre les nids de 2,4 à 3,2km.

Les deux parents construisent le nid. Celui-ci est placé sur un monticule fait de branches construit en eau peu profonde au milieu ou au bord de divers plans d’eau: lacs, rivières, étangs, parcs. Le nid est constitué de quenouilles, de roseaux et de racines de plantes aquatiques et l’intérieur est recouvert de végétaux fins, de plumes et de duvet. Ces oiseaux monogames réutilisent le même nid année après année, le restaurant ou le reconstruisant au besoin. Le nid peut donc atteindre un diamètre de 2 m et une hauteur de 0,6 à 0,8 m.

La femelle pond généralement de 4 à 8 œufs à raison d’un œuf par deux jours. Bien que le mâle et la femelle prennent soin du nid, la couvaison, qui dure de 34 à 41 jours, est assurée principalement par la femelle]. Les poussins sont nidifuges et restent au nid moins de 48 heure. Lorsque les poussins quittent le nid, les familles cherchent leur nourriture ensemble.

La longévité record pour cette espèce est de 26 ans et 9 mois. 

 PROTECTION DES CYGNES :

 J’ai deja fait plusieurs recherches mais j’ai toujours des resultats différents :

* Donc d’apres l’ Arrêté du 11 août 2006 fixant la liste des espèces, races ou variétés d’animaux domestiques ( http://www.animaux-fr.com/annonces-bourgogne-franche-comte/liste_especes_races_varietes_animaux_domestiques.php )
J’ai trouvé que le cygne tuberculé était considéré comme un animal domestique (donc pas de certificat de capacité)

* D’après le livre « Les anatidés d’ornement » de Jean Claude Périquet, les espèces d’anatidés protégées en France, faisant partie du genre cygnus : 

« Sont donc interdits la destruction ou l’enlèvement des oeufs ou des nids, la destruction, la capture ou l’enlèvement, la naturalisation de ces oiseaux qu’ils soient vivants ou morts, leur transport, leur colportage, leur utilisation, leur mise en vente, leur vente ou leur achat. Mais les échanges entre éleveurs sont possibles à condition de demander une autorisation de transport à la Direction de Protection de la Nature.
Remarquons la présence des cygnes dans cette liste. Vous n’avez donc pas le droit de vendre ou d’acheter de cygne tuberculé, le cygne si commun de nos parcs et de nos lacs. La réglementation est sans doute éxagérée sur ce point! »
220px-Photojenni_-_Aboard_the_swan_ferry_%28by%29 dans CYGNE

L’homme est le seul animal qui rougisse ; c’est d’ailleurs le seul animal qui ait à rougir de quelque chose…

 Selon le site de la protection des oiseaux de Belgique, Le statut de protection du Cygne détient le record d’ancienneté en Grande-Bretagne puisqu’il remonte à 1482. À cette époque (et encore maintenant sur certains sites privilégiés), les oiseaux étaient marqués (soit au bec, soit sur une palmure) et appartenaient à la Couronne Britannique.

 

Publié dans CYGNE | 1 Commentaire »

LE CYGNE, ANIMAL TOTEM

Posté par othoharmonie le 12 novembre 2015

 

 CYGNE animal totem

Les mots-clefs de la médecine du cygne sont grâce, confiance et fidélité. Le cygne se déplace avec infiniment de grâce sur l’eau comme dans les cieux. Ceci est le signe extérieur de la confiance qui l’habite. Dans le monde spirituel des Premières Nations, le cygne est associé à la médecine du voyage chamanique, voyage dans lequel il faut souvent se lancer sans savoir ce que nous allons trouver dans les vortex d’énergie qui séparent les différents mondes et dimensions spirituels. 

Pour bien comprendre cette médecine, citons une petite histoire tirée des Cartes Médecine de Jamie Sams. 

Petite Cygne, toute jeune, volait pour la première fois dans le monde du rêve en regardant vers le futur. Elle se reposa un moment dans la fraîcheur de l’étang, cherchant l’entrée de l’avenir. C’était pour elle un moment de confusion, car elle savait s’être retrouvée dans le monde du rêve par accident.

Elle était un peu intriguée par le paysage. Comme elle regardait par-delà la montagne sacrée de son étang, elle vit un trou noir immense et qui spiralait. 

Libellule volait par là. Petite Cygne l’arrêta pour lui demander ce dont il s’agissait. Libellule répondit :

« C’est l’entrée des autres dimensions de l’imagination. Pendant de nombreuses lunes, j’ai été la gardienne de cette porte. Si tu veux entrer, tu dois en demander la permission et mériter le droit d’y aller. »

Petit cygne hésitait. Elle demanda à Libellule ce qu’il fallait faire. Celle-ci répondit :

« Tu dois être prête à accepter tout ce que l’avenir te réserve, sans chercher à modifier le plan du Grand Esprit. » 

Petite Cygne regarda son petit corps disgracieux et dit : « Je serais enchanté de m’accorder avec le plan du Grand Esprit, je vais m’abandonner au flux mystérieux… »

 Libellule, satisfaite, activa sa magie afin de briser l’illusion de l’étang, et Petit Cygne se vit attirée dans un tourbillon. Plusieurs jours plus tard, le cygne réapparaît, plein de grâce, dans toute sa Blancheur,  il promène son long cou sur les eaux. La libellule en est abasourdie !  Cygne, que t’est-il arrivé ! s’exclame-t-elle. Le cygne sourit et dit : Libellule, j’ai appris à abandonner mon corps à la puissance du Grand Esprit et j’ai été transportée là ou vit l’avenir.  J’ai vu plein de merveilles au sommet de la Montagne sacrée ;  ma foi et mon abandon m’ont permis de changer, j’ai appris  à accepter l’état de grâce. La libellule partagea la joie du cygne.  Le cygne raconta à la libellule bien des merveilles qui résident au delà des illusions.   Par sa guérison et son abandon à l’état de grâce,  le cygne mérita le droit d’entrer dans l’espace du rêve. Voilà comment on entre dans l’espace du rêve.  Nous pouvons apprendre à nous abandonner au rythme de l’univers.  La médecine du cygne nous apprend à parcourir tous les niveaux de conscience,  à ne résister à aucun niveau de conscience et  à faire confiance à la protection du Grand Esprit.  Les adeptes du cygne ont la capacité de voir l’avenir, de s’abandonner à la puissance du Grand Esprit  et d’accepter les guérisons et les transformations qui s’opèrent dans leur vie.

 Nous avons tous une essence divine. La médecine du cygne symbolise notre confiance en cette étincelle divine. Cet aspect de nous est parfait et ne change jamais elle reste toujours immuable, inaltérable et comporte toutes les instructions qui peuvent faire de nous des dieux et des déesses.  Du fait de cette confiance, le symbole du cygne accompagne certains rêveurs, qui doivent apprendre en confiance à se déplacer dans les dimensions et les mondes parallèles. Cette confiance en l’élément divin leur permet de ne pas résister et de se sentir partout en sécurité.

Au-delà du rêve même, ceux qui ont la médecine du cygne connaissent cette habileté toute particulière consistant à être conscients dans les états modifiés de conscience et à développer à des degrés très importants leur puissance intuitive. Ils ont souvent la capacité de voir l’avenir et de l’accepter, ce qui permet d’attirer la transformation dans leur vie et la grâce dans celle des autres.

Nous avons tous à un certain degré la capacité de comprendre l’avenir. Faire appel à la médecine du cygne, sans résistance, dans la détente, permet d’augmenter cette capacité. Cette médecine nous enseigne à aller dans le sens du courant, à être attentifs à nos intuitions, à celles que notre corps nous transmet, et à honorer notre côté féminin et intuitif. 

Cette confiance et cette stabilité, traduites extérieurement par la grâce, permettent encore aux cygnes de s’accoupler et de demeurer avec le même partenaire toute la vie durant. Il n’est pas plus grand bonheur ni plus grande source de stabilité que de vivre avec une personne en qui nous avons confiance et qui a confiance en nous. Aussi ceux qui ont la médecine du cygne font-ils de très bons parents, qui savent instiller à leurs enfants la confiance en eux-mêmes et la confiance en la vie. Ainsi dotés, ces enfants se déplacent, grandissent et évoluent dans leur vie avec grâce. 

Issu du site de Aigle Bleu

 

Publié dans CYGNE | Pas de Commentaires »

Comment reconnaître un Cygne

Posté par othoharmonie le 10 novembre 2015

 

 

CygnusIls sont connus pour leur cou courbé (ils possèdent 24 vertèbres cervicales, le plus grand nombre de tous les vertébrés et pour leurs belles plumes blanches, au nombre de 25 000 chez le cygne adulte. Cependant, quelques espèces ont un plumage noir. Leurs pieds sont palmés. Les petits du cygne sont appelés cygneaux. Les cygnes sont les plus grands membres de la famille des Anatidae, et sont parmi les plus gros oiseaux en vol, pesant jusqu’à 15 kg et mesurant 1,50 m environ. Par rapport aux oies, ils sont à la fois plus grand en taille et ont des pieds et un cou proportionnellement plus grands. Ils ont aussi une pièce de peau déplumée entre les yeux et sur le bec chez les adultes. Les plumages de chaque sexe sont similaires, mais les mâles sont généralement plus grands et plus lourds que les femelles.

Juste avant de mourir, le cygne chanterait davantage et avec plus de force. Cette caractéristique a donné l’expression (chant du cygne) qui remonte à l’Antiquité grecque (en référence au dernier discours de Socrate condamné à mort pour impiété).

Les cygnes sont généralement situés dans des milieux tempérés, rarement sous les tropiques. Quatre à cinq espèces se trouvent dans l’hémisphère Nord, une espèce se trouve en Australie et en Nouvelle-Zélande et une dernière espèce se trouve dans le sud de l’Amérique du Sud. Les cygnes sont absents d’Asie tropicale, d’Amérique centrale, du nord de l’Amérique du Sud et de l’ensemble de l’Afrique. Une espèce, le cygne tuberculé, a été introduite en Amérique du Nord, en Australie et en Nouvelle-Zélande.

Comment reconnaître un Cygne dans CYGNE 800px-Cygnus-olor-nestPlusieurs espèces ont un comportement migratoire, en partie ou en totalité. Le Cygne tuberculé est une espèce migratrice partielle, résidant dans des régions de l’Europe occidentale, mais migrant en Europe de l’Est et en Asie. Le Cygne chanteur et le Cygne siffleur sont en totalité migrateurs, et les cygnes trompettes sont presque entièrement migrateurs. Il existe des preuves qu’une partie des cygnes à cou noir sont migrateurs, mais aucune étude détaillée n’a établi si ces mouvements sont à longue ou à courte distance.

Les cygnes se nourrissent dans l’eau et sur terre. Ils sont presque exclusivement herbivores, même si un petit nombre d’animaux aquatiques peut être mangé. Leur régime alimentaire est composé de racines, de tubercules, de tiges et de feuilles de plantes aquatiques submergées.

Les cygnes s’accouplent par paires monogames et vivent ensemble plusieurs années. Dans de nombreux cas, les couples peuvent durer à vie, mais le divorce entre des couples peut arriver. Ces couples se maintiennent même dans les espèces migratrices et grégaires comme les cygnes siffleurs, qui se rassemblent en grands troupeaux dans des aires d’hivernage. Le nid se trouve sur la terre, près de l’eau et mesure environ un mètre de diamètre. Contrairement à beaucoup d’autres canards et aux oies, le mâle contribue à la construction du nid. La taille moyenne des œufs (pour le cygne tuberculé) est de 113 × 74 mm, avec un poids de 340 g, une moyenne de couvée de 4 à 7 œufs et une période d’incubation de 34 – 45 jours. Avec les dendrocygninés, les cygnes sont les seuls anatidés où les mâles aident l’incubation des œufs.

Les espèces de cygnes de l’hémisphère nord ont le plumage d’un blanc pur, mais ceux de l’hémisphère sud mélangent noir et blanc. L’espèce australienne du cygne noir (Cygnus atratus) est totalement noire, excepté le blanc de ses plumes en vol. Les bébés de cygnes noirs sont de couleur gris clair. Les cygnes à cou noir, vivant en Amérique du Sud, sont blancs mais ont un cou noir.

Les membres inférieurs des cygnes sont de couleur gris noirâtre, sauf pour les deux espèces d’Amérique du Sud, qui ont des membres inférieurs roses. La couleur du bec varie : les quatre espèces subarctiques ont des becs noirs avec des teintes de jaune, alors que toutes les autres espèces ont des becs à motifs rouge et noir.

Publié dans CYGNE | Pas de Commentaires »

DES HOMMES AU CONTACT DES CYGNES

Posté par othoharmonie le 8 novembre 2015

 

 Duckling_03

Symbole de pureté et de majesté, le cygne est présent dans toutes les formes d’expression humaines. Fidèle à ses lieux d’habitation traditionnels, aujourd’hui envahis par l’homme, il est peu aimé des agriculteurs, et fuit toujours plus au nord pour préserver sa précieuse tranquillité.

Le cygne tubercule, proche parent du cygne sauvage, est si présent dans les jardins et parcs publics de nombreux pays qu’il sert tout naturellement de référence aux écrits se rapportant à son espèce. Il est aussi l’un des premiers animaux à participer à l’univers enfantin. Rares sont les enfants qui n’ont jamais jeté de pain à des cygnes, tout en craignant de se faire mordre. En Amérique du Nord, et surtout en Europe, de nombreux manèges proposent une nacelle en forme de cygne, réalisant ainsi l’impression du naturaliste Buffon qui voyait dans l’oiseau le modèle offert par la nature pour la construction des bateaux.

Enfin, beaucoup de tout-petits ont entendu le conte d’Andersen, le Vilain petit canard, narrant l’histoire d’un jeune cygne égaré dans une nichée de canards, rejeté pour sa « laideur » et qui deviendra, bien entendu, d’une somptueuse beauté.

 

L’une des plus anciennes références au cygne figure dans la mythologie grecque. Léda, femme de Tyndare, roi de Sparte, ayant pris l’apparence d’une oie pour se soustraire aux avances de Zeus, celui-ci se changea en cygne pour lui plaire. De l’œuf issu de leur union naquirent les Dioscures, dont chacun était coiffé d’une demi-coquille. Cette légende inspira les peintres dont le Corrège et Léonard de Vinci. Le mythe selon lequel le cygne à l’agonie émettrait un chant ultime avant de trépasser a été célébré par la musique et la danse. La Mort du cygne, tirée du célèbre Carnaval des animaux de Camille Saint-Saëns, a été dansée par les plus grandes étoiles du ballet.

 DES HOMMES AU CONTACT DES CYGNES dans CYGNE 220px-Cygne_nid_2

Dans la littérature, la dernière production d’un musicien ou d’un poète est qualifiée de « chant du cygne ». La grâce et la blancheur de l’oiseau ont maintes fois servi d’éléments de comparaison aux poètes pour célébrer une femme ou l’idée de la pureté. Pierre Jean de Béranger parle d’une femme « aux mains blanches, au cou de cygne » et Charles Baudelaire souhaite unir « un cœur de neige à la blancheur des cygnes ».

Dans le symbolisme et le langage expressif, le cygne est également très présent. En Extrême-Orient, il représente l’élégance, la noblesse et le courage. En Sibérie, il est sujet de dévotion et les femmes bouriates font une révérence au premier oiseau qu’elles voient passer au printemps.

Le nom de l’oiseau a également été attribué, au cours des siècles, en littérature, pour honorer des écrivains au style pur et élégant. Pindare, poète lyrique grec, fut ainsi appelé « le cygne de Dircé ». Plus tard, le poète romain Virgile reçut le nom de « cygne de Mantoue » et l’abbé Fénelon fut surnommé le « cygne de Cambrai ».

Enfin, en astronomie, le cygne donne son nom à une constellation de la Voie lactée dont la disposition stellaire rappelle la silhouette d’un animal aux ailes déployées.

Adaptation des cygnes… et des hommes

Le cygne sauvage n’est pas une espèce menacée. Cela ne signifie pas pour autant que son avenir soit assuré. Qu’ils soient révolus ou malheureusement actuels, les dangers sont toujours en relation directe avec l’homme.

La situation est surtout préoccupante dans les régions où les cygnes ont établi leurs traditionnels quartiers d’hiver. Situées pour partie en Europe moyenne, elles correspondent à des zones à forte pression démographique ; or, le cygne a besoin d’une certaine tranquillité. Si, au fil des décennies, cette exigence s’est quelque peu atténuée, au moins dans les régions où la chasse n’est pas exagérément développée et où les chasseurs sont respectueux des règlements en vigueur, il n’en reste pas moins que, dans les pays où hivernent de forts contingents d’anatidés (oies et cygnes notamment, de plusieurs espèces), des problèmes se posent dans les zones agricoles, ces oiseaux consommant des végétaux cultivés, comme la partie aérienne des navets ou des betteraves fourragères, ou encore pâturant dans les herbages réservés aux bovins ou aux moutons, intrusions que les agriculteurs et les éleveurs apprécient peu.

Les problèmes ont été partiellement réglés dans certains États comme les Pays-Bas, qui accordent des primes compensatoires aux agriculteurs concernés, de manière à les indemniser et à éviter toute réaction individuelle fâcheuse. Au Japon, les services gouvernementaux ont décidé de financer le nourrissage hivernal des cygnes sauvages et des cygnes de Bewick en des lieux où ces oiseaux ont appris à se concentrer et où ils ont perdu une partie de leur caractère farouche. Certains critiquent d’ailleurs ce genre de pratique en arguant du fait qu’il n’est pas bon de faire perdre à une espèce sa méfiance naturelle et que, en outre, la concentration de nombreux oiseaux en un même lieu les expose à des pertes sévères en cas d’épizooties (maladies contagieuses).

Sur les lieux de nidification, la chasse, les destructions directes et volontaires ont amoindri la population jusqu’au xxe siècle. Le cygne était chassé notamment pour sa chair. Un oiseau pesant une dizaine de kilos n’était certes pas considéré comme une proie négligeable. C’est ainsi que, en Suède, la limite sud de répartition du cygne sauvage a progressivement reculé vers le nord. Située à 60° de latitude nord en 1800, elle devait atteindre 67° vers 1920, l’oiseau fuyant l’homme. En Scandinavie, les persécutions ont presque cessé depuis vingt ans et l’oiseau a reconquis en partie son domaine ancestral.

Dans le sud de l’aire de reproduction de l’espèce, la diminution des espaces d’habitat favorables a représenté un autre péril pour les cygnes. De nombreuses zones marécageuses, par exemple, ont été asséchées aux Pays-Bas. Cette poldérisation intensive a transformé en prairies certains sites d’hivernage habituels de cygnes sauvages. Les oiseaux, n’ayant pas changé leurs lieux de résidence, s’y sont adaptés. Et il n’est pas rare de voir de nos jours des cygnes brouter de l’herbe en compagnie des vaches. Dans d’autres endroits privilégiés, c’est la déforestation intensive qui menace les cygnes.

Reste un autre danger venu de la modernisation : les câbles aériens avec lesquels les oiseaux en migration entrent en collision de plus en plus souvent.

Cygne trompette Le plus rare des cygnes, le cygne trompette, a failli disparaître totalement au début du xxe siècle. L’espèce était pourtant largement répandue autrefois au Canada et aux États-Unis, où elle vivait jusqu’au sud des Grands Lacs. La conquête de l’Ouest devait quasiment signer son arrêt de mort, de même que celui du condor de Californie. Les colons n’hésitèrent pas à tuer des milliers de cygnes pour la quantité de chair qu’ils représentaient et pour leur abondant duvet. Cet excellent isolant thermique était fort prisé pour la confection des couettes et oreillers. Les plumes étaient utilisées aussi pour orner des chapeaux et des costumes de scène et pour confectionner des houppettes de poudrier. 

Les destructions aboutirent à une situation presque désespérée : dans les années 1930, on recensa 66 cygnes trompettes encore existants. Cette minuscule population survivante était confinée dans la région du parc national de Yellowstone. Des mesures draconiennes furent alors décidées pour l’implantation de sujets sur différentes zones protégées, grâce à l’importation d’individus trouvés en Alaska. Des échanges et des croisements furent mis au point de manière à assurer un meilleur brassage génétique. En 2002, le nombre total des cygnes trompettes a pu être estimé à 18 000 individus, les trois quarts vivant en Alaska.

Publié dans CYGNE | Pas de Commentaires »

Les cygnes en milieu naturel

Posté par othoharmonie le 6 novembre 2015

 

 

AboardÀ l’instar de très nombreuses espèces d’oiseaux migrateurs, le cygne sauvage ne fréquente pas, tout au long de l’année, le même type de milieu naturel.

Durant la saison de reproduction, il recherche des sites aquatiques. Lacs, étangs, ensemble de mares ou rivières lentes sont choisis en fonction de la haute qualité de l’eau. Celle-ci doit généralement être douce, mais le cygne ne dédaigne pas à l’occasion de s’installer en eau saumâtre, dans des estuaires, ou même en eau salée, sur des passages ou des bras de mer. Il vit à une altitude comprise entre le niveau de la mer et, en moyenne, 500 mètres. Toutefois, des couples nicheurs ont été observés jusqu’aux alentours de 800 mètres. Le cygne sauvage évite les régions occupées par la toundra, excepté, faute d’alternative, dans le nord de la Scandinavie continentale et en Islande. La végétation riveraine des sites choisis peut être de faible hauteur et comprendre des graminées constituant des étendues herbeuses ou des cariçaies, zones couvertes de bruyères. Cependant, dans de nombreux cas, les berges sont occupées par des roselières au centre desquelles les nids sont dissimulés et discrets, tout comme ils le sont lorsque les oiseaux nichent sur les pièces d’eau entourées par la taïga, cette immense forêt de conifères, où de nombreux cygnes élisent domicile.

Toutefois, cette aspiration à la tranquillité n’est pas générale, et beaucoup de cygnes sauvages nichent en terrain dégagé, notamment en Islande.

Durant les migrations, le puissant attrait pour l’eau continue à exercer son influence, mais les cygnes sauvages fréquentent plus souvent les eaux marines. Les troupes de cygnes voyageurs suivent en effet volontiers les côtes, dès que celles-ci sont accessibles, et préfèrent prendre du repos sur l’eau, où les conditions de sécurité sont, de loin, les meilleures. Néanmoins, les côtes ne sont pas partout présentes et les cygnes en déplacement se contentent alors de suivre le réseau hydrographique, survolant les fleuves ou les lacs, comme en Scandinavie.

Les régions où se réunissent les hivernants se répartissent en trois catégories, inégalement exploitées. Les franges côtières sont assez nettement préférées, qu’il s’agisse des rivages océaniques ou para-océaniques (océan Atlantique, Manche, mer du Nord, mer Jaune, mer de Chine ou océan Pacifique) ou de ceux de mers intérieures (mer Baltique, mer Noire, mer Caspienne). Viennent ensuite les régions humides parsemées d’étendues d’eau de taille variable, souvent pourvues de roselières, comme en Europe centrale ou en Chine continentale. Enfin, lorsqu’ils hivernent en Europe occidentale moyenne, les cygnes sauvages s’accommodent fort bien de zones cultivées et s’installent au milieu des vaches dans les prairies hollandaises ou allemandes, arrachant l’herbe et les plantes fourragères, ou glanant sur les éteules de maïs, par exemple.

Le critère strict qui régit la présence des cygnes sauvages dans chaque lieu où ils résident est la présence d’une nourriture adaptée. Celle-ci est essentiellement composée de végétaux, surtout aquatiques. Figurent au menu : renoncules d’eau, prêles, élodées, zoostères (ces dernières en milieu marin), petits mollusques parfois, et, le cas échéant, herbes de prairies et légumes des champs.

Les sites aquatiques répondent nécessairement à deux exigences : la surface de l’eau est aisément praticable et la profondeur ne doit pas excéder un mètre, de manière que la végétation du fond puisse être atteinte avec le cou étendu au maximum, les pattes maintenant le corps basculé. La tranquillité et l’absence de l’homme, au moins à proximité immédiate, sont également recherchées. Les « accidents de chasse » ou destructions intentionnelles existent en effet, ainsi que les attaques de grands rapaces comme le faucon pèlerin, l’aigle royal ou le pygargue à queue blanche. La prédation de très jeunes cygnes par des mammifères carnivores tels que renards, chiens viverrins ou gloutons est assez rare.

Publié dans CYGNE | Pas de Commentaires »

Le cygne est un chantre merveilleux

Posté par othoharmonie le 2 novembre 2015

 

LE CYGNEBelon regarde le cygne comme le plus grand des oiseaux d’eau, ce qui est assez vrai, en observant néanmoins que le pélican a beaucoup plus d’envergure; que le grand albatros a tout au moins autant de corpulence, et que le flamant ou phénicoptère a bien plus de hauteur, eu égard à ses jambes démesurées. Les cygnes dans la race domestique, sont constamment un peu plus gros et plus grands que dans l’espèce sauvage; il y en a qui pèsent jusqu’à vingt-cinq livres; la longueur du bec à la queue est quelquefois de quatre pieds et demi, et l’envergure de huit pieds; au reste, la femelle est en tout un peu plus petite que le mâle.

Le bec ordinairement long de trois pouces et plus, est, dans la race domestique, surmonté à sa base par un tubercule charnu, renflé et proéminent, qui donne à la physionomie de cet oiseau une sorte d’expression; ce tubercule est revêtu d’une peau noire, et les côtés de la face, sous les yeux, sont aussi couverts d’une peau de même couleur; dans les petits cygnes de la race domestique, le bec est d’une teinte plombée, il devient ensuite jaune ou orangé avec la pointe noire; dans la race sauvage le bec est entièrement noir avec une membrane jaune au front; sa forme paraît avoir servi de modèle pour le bec des deux familles les plus nombreuses des oiseaux palmipèdes, les oies et les canards; dans tous, le bec est aplati, épaté, dentelé sur les bords, arrondi en pointe mousse, et terminé à sa partie supérieure par un onglet de substance cornée.

Dans toutes les espèces de cette nombreuse tribu, il se trouve au-dessous des plumes extérieures, un duvet bien fourni, qui garantit le corps de l’oiseau des impressions de l’eau. Dans le cygne, ce duvet est d’une grande finesse, d’une mollesse extrême et d’une blancheur parfaite; on en fait de beaux manchons et des fourrures aussi délicates que chaudes.

La chair du cygne est noire et dure, et c’est moins comme un bon mets que comme un plat de parade, qu’il était servi dans les festins chez les Anciens, et par la même ostentation chez nos ancêtres; quelques personnes m’ont néanmoins assuré que la chair  des jeunes cygnes était aussi bonne que celle des oies du même âge.

Quoique le cygne soit assez silencieux, il a néanmoins les organes de la voix conformés comme ceux des oiseaux d’eau les plus loquaces; la trachée artère descendue dans le sternum fait un coude, se relève, s’appuie sur les clavicules, et de-là, par une seconde inflexion, arrive aux poumons. A l’entrée et au-dessus de la bifurcation, se trouve placé un vrai larynx garni de son os hyoïde, ouvert dans sa membrane en bec de flûte: au-dessous de ce larynx le canal se divise en deux branches, lesquelles après avoir formé chacune un renflement, s’attachent au poumon; cette conformation, du moins quant à la position du larynx, est commune à beaucoup d’oiseaux d’eau, et même quelques oiseaux de rivage ont les mêmes plis et inflexions à la trachée artère, comme nous l’avons remarqué dans la grue, et selon toute apparence, c’est ce qui donne à leur voix ce retentissement bruyant et rauque ces sons de trompette ou de clairon qu’ils font entendre du haut des airs et sur les eaux.

Néanmoins la voix habituelle du cygne privé, est plutôt sourde qu’éclatante; c’est une sorte de strideur, parfaitement semblable à ce que le peuple appelle le jurement du chat, et que les Anciens avoient bien exprimé par le mot imitatif drensant : c’est, à ce qu’il paraît, un accent de menace ou de colère; l’on n’a pas remarqué que l’amour en eût de plus doux, et ce n’est point du tout sur des cygnes presque muets, comme le sont les nôtres dans la domesticité, que les Anciens avoient pu modeler ces cygnes harmonieux, qu’ils ont rendus si célèbres. Mais il paraît que le cygne sauvage a mieux conservé ses prérogatives, et qu’avec le sentiment de la pleine liberté, il en a aussi les accents: l’on distingue en effet dans ses cris, ou plutôt dans les éclats de sa voix, une sorte de chant mesuré, modulé; des sons bruyants de clairon, mais dont les tons aigus et peu diversifiés sont néanmoins très éloignés de la tendre mélodie, et de la variété douce et brillante du ramage de nos oiseaux chanteurs.

Au reste, les Anciens ne s’étaient pas contentés de faire du cygne un chantre merveilleux, seul entre tous les êtres qui frémissent à l’aspect de leur destruction, il chantait encore au moment de son agonie, et préludait par des sons harmonieux à son dernier soupir: c’était, disaient-ils, près d’expirer, et faisant à la vie un adieu triste et tendre, que le cygne rendait ces accents si doux et si touchants, et qui, pareils à un léger et douloureux murmure, d’une voix basse, plaintive et lugubre, formaient son chant funèbre; on entendait ce chant, lorsqu’au lever de l’aurore, les vents et les flots étaient calmés; on avait même vu des cygnes expirants en musique et chantant leurs hymnes funéraires. Nulle fiction en Histoire Naturelle, nulle fable chez les Anciens n’a été plus célébrée, plus répétée, plus accréditée; elle s’était emparée de l’imagination vive et sensible des Grecs ; Poëtes, Orateurs, Philosophes même l’ont adoptées, comme une vérité trop agréable pour vouloir en douter. Il faut bien leur pardonner leurs fables; elles étaient aimables et touchantes; elles valaient bien de tristes, d’arides vérités, c’étaient de doux emblèmes pour les âmes sensibles. Les cygnes, sans doute, ne chantent point leur mort; mais toujours, en parlant du dernier essor et des derniers élans d’un beau génie prêt à s’éteindre, on rappellera avec sentiment cette expression touchante; c’est le chant du cygne!

 

Extrait de l’Histoire naturelle des oiseaux : Buffon – Le Cygne

Publié dans CYGNE | Pas de Commentaires »

Suivre la noblesse du Cygne

Posté par othoharmonie le 31 octobre 2015

 

Swan_(Cygnus)Dans toute société, soit des animaux, soit des hommes, la violence fit les tyrans, la douce autorité fait les Rois : le lion et le tigre sur la terre, l’aigle et le vautour dans les airs, ne règnent que par la guerre, ne dominent que par l’abus de la force et par la cruauté; au lieu que le cygne règne sur les eaux à tous les titres qui fondent un empire de paix, la grandeur, la majesté, la douceur; avec des puissances, des forces, du courage et la volonté de n’en pas abuser, et de ne les employer que pour la défense: Il sait combattre et vaincre, sans jamais attaquer; Roi paisible des oiseaux d’eau, il brave les tyrans de l’air; il attend l’aigle sans le provoquer, sans le craindre; il repousse ses assauts, en opposant à ses armes la résistance de ses plumes, et les coups précipités d’une aile vigoureuse qui lui sert d’égide, et souvent la victoire couronne ses effort. Au reste, il n’a que ce fier ennemi, tous les autres oiseaux de guerre le respectent, et il est en paix avec toute la Nature; il vit en ami plutôt qu’en Roi au milieu des nombreuses peuplades des oiseaux aquatiques, qui toutes semblent se ranger sous sa loi; il n’est que le chef, le premier habitant d’une république tranquille, où les citoyens n’ont rien à craindre d’un maître qui ne demande qu’autant qu’il leur accorde, et ne veut que calme et liberté. 

Les grâces de la figure, la beauté de la forme répondent, dans le cygne, à la douceur du naturel; il plaît à tous les yeux, il décore, embellit tous les lieux qu’il fréquente; on l’aime, on l’applaudit, on l’admire; nulle espèce ne le mérite mieux; la Nature en effet n’a répandu sur aucune autant de ces grâces nobles et douces qui nous rappellent l’idée de ses plus charmants ouvrages: coupe de corps élégante, formes arrondies, gracieux contours, blancheur éclatante et pure, mouvements flexibles et ressentis, attitudes tantôt animées, tantôt laissées dans un mol abandon; tout dans le cygne respire la volupté, l’enchantement que nous font éprouver les grâces et la beauté, tout nous l’annonce, tout le peint comme l’oiseau de l’amour, tout justifie la spirituelle et riante mythologie, d’avoir donné ce charmant oiseau pour père à la plus belle des mortelles.

A sa noble aisance, à la facilité, la liberté de ses mouvements sur l’eau, on doit le reconnaître, non seulement comme le premier des navigateurs ailés, mais comme le plus beau modèle que la Nature nous ait offert pour l’art de la navigation. Son cou élevé et sa poitrine relevée et arrondie, semblent en effet figurer la proue du Navire fendant l’onde, son large estomac en représente la carène; son corps penché en avant pour cingler, se redresse à l’arrière et se relève en poupe; la queue est un vrai gouvernail; les pieds sont de larges rames, et ses grandes ailes demi-ouvertes au vent et doucement enflées, sont les voiles qui poussent le vaisseau vivant, navire et pilote à la fois.

Fier de sa noblesse, jaloux de sa beauté, le cygne semble faire parade de tous ses avantages; il a l’air de chercher à recueillir des suffrages, à captiver les regards et il les captive en effet, soit que voguant en troupe on voie de loin, au milieu des grandes eaux, cingler la flotte ailée, soit que s’en détachant et s’approchant du rivage aux signaux qui l’appellent, il vienne se faire admirer de plus près en étalant ses beautés et développant ses grâces par mille mouvements doux, ondulants et suaves.

Aux avantages de la Nature, le cygne réunit ceux de la liberté; il n’est pas du nombre des ces esclaves que nous puissions contraindre ou renfermer; libre sur nos eaux, il n’y séjourne, ne s’établit qu’en y jouissant d’assez d’indépendance pour exclure tout sentiment de servitude et de captivité; il veut à son gré parcourir les eaux, débarquer au rivage, s’éloigner au large ou venir longeant la rive, s’abriter sous les bords, se cacher dans les joncs, s’enfoncer dans les anses les plus écartées, puis quittant sa solitude revenir à la société et jouir du plaisir qu’il paraît prendre et goûter en s’approchant de l’homme, pourvu qu’il trouve en nous ses hôtes et ses amis, et non ses maîtres et ses tyrans.

Cygnus buccinatorChez nos ancêtres, trop simples ou trop sages, pour remplir leurs jardins des beautés froides de l’art, en place des beautés vives de la Nature, les cygnes étaient en possession de faire l’ornement de toutes les pièces d’eau; ils animaient, égaiyaient les tristes fossés des châteaux, ils décoraient la plupart des rivières, et même celle de la capitales, et l’on vit l’un des plus sensibles et des plus aimables de nos Princes, mettre au nombre de ses plaisirs, celui de peupler de ces beaux oiseaux les bassins de ses maisons royales; on peut encore jouir aujourd’hui du même spectacle sur les belles eaux de Chantilly, où les cygnes font un des ornements de ce lieu vraiment délicieux, dans lequel tout respire le noble goût du maître.

Le cygne nage si vite, qu’un homme marchant rapidement au rivage, a grande peine à le suivre. Ce que dit Albert, qu’il nage bien, marche mal et vole médiocrement, ne doit s’entendre, quant au vol, que du cygne abâtardi par une domesticité forcée, car libre sur nos eaux et surtout sauvage, il a le vol très haut et très puissant; Hésiode lui donne l’épithète d’altivolans, Homère le range avec les oiseaux grands Voyageurs, les grues et les oies; et Plutarque attribue à deux cygnes, ce que Pindare feint des deux aigles que Jupiter fit partir des deux côtés opposés du monde, pour en marquer le milieu au point où ils se rencontrèrent. Le cygne, supérieur en tout à l’oie qui ne vit guère que d’herbages et de graines, sait se procurer une nourriture plus délicate et moins commune; il ruse sans cesse pour attraper et saisir du poisson ; il prend mille attitudes différentes pour le succès de sa pêche, et tire tout l’avantage possible de son adresse et de sa grande force; il sait éviter ses ennemis ou leur résister; un vieux cygne ne craint pas dans l’eau le chien le plus fort; son coup d’aile pourrait casser la jambe d’un homme, tant il est prompt et violent; enfin il paraît que le cygne ne redoute aucune embûche, aucun ennemi, parce qu’il a autant de courage que d’adresse et de force.

Les cygnes sauvages volent en grandes troupes, et de même les cygnes domestiques marchent et nagent attroupés; leur instinct social est en tout très fortement marqué. Cet instinct le plus doux de la Nature, suppose des mœurs innocentes, des habitudes paisibles, et ce naturel délicat et sensible qui semble donner aux actions produites par ce sentiment l’intention et le prix des qualités morales. Le cygne a de plus l’avantage de jouir jusqu’à un âge extrêmement avancé de sa belle et douce existence; tous les Observateurs s’accordent à lui donner une très longue vie; quelques-uns même en ont porté la durée jusqu’à trois cents ans; ce qui sans doute est sort exagéré ; mais Willughby ayant vu une oie qui, par preuve certaine, avait vécu cent ans, n’hésite pas à conclure de cet exemple, que la vie du cygne peut et doit être plus longue, tant parce qu’il est plus grand, que parce qu’il faut plus de temps pour faire éclore ses œufs; l’incubation dans les oiseaux répondant au temps de la gestation dans les animaux, et ayant peut-être quelque rapport au temps de l’accroissement du corps, auquel est proportionnée la durée de la vie: or, le cygne est plus de deux ans à croître, et c’est beaucoup, car dans les oiseaux le développement entier du corps est bien plus prompt que dans les animaux quadrupèdes.

Extrait de l’Histoire naturelle des oiseaux : Buffon – Le Cygne

Publié dans CYGNE | Pas de Commentaires »

LE CYGNE DE BAUDELAIRE

Posté par othoharmonie le 29 octobre 2015

CYGNE de Baudelaire

A Victor Hugo.

Andromaque, je pense à vous ! Ce petit fleuve, 
Pauvre et triste miroir où jadis resplendit 
L’immense majesté de vos douleurs de veuve, 
Ce Simoïs menteur qui par vos pleurs grandit,

A fécondé soudain ma mémoire fertile,
Comme je traversais le nouveau Carrousel.
Le vieux Paris n’est plus (la forme d’une ville
Change plus vite, hélas ! que le coeur d’un mortel) ;

Je ne vois qu’en esprit, tout ce camp de baraques,
Ces tas de chapiteaux ébauchés et de fûts,
Les herbes, les gros blocs verdis par l’eau des flaques,
Et, brillant aux carreaux, le bric-à-brac confus.

Là s’étalait jadis une ménagerie ;
Là je vis, un matin, à l’heure où sous les cieux
Froids et clairs le travail s’éveille, où la voirie
Pousse un sombre ouragan dans l’air silencieux,

Un cygne qui s’était évadé de sa cage,
Et, de ses pieds palmés frottant le pavé sec,
Sur le sol raboteux traînait son blanc plumage.
Près d’un ruisseau sans eau la bête ouvrant le bec

Baignait nerveusement ses ailes dans la poudre,
Et disait, le coeur plein de son beau lac natal :
 » Eau, quand donc pleuvras-tu ? quand tonneras-tu, foudre ? «  
Je vois ce malheureux, mythe étrange et fatal,

Vers le ciel quelquefois, comme l’homme d’Ovide,
Vers le ciel ironique et cruellement bleu,
Sur son cou convulsif tendant sa tête avide,
Comme s’il adressait des reproches à Dieu !

Paris change ! mais rien dans ma mélancolie
N’a bougé ! palais neufs, échafaudages, blocs,
Vieux faubourgs, tout pour moi devient allégorie,
Et mes chers souvenirs sont plus lourds que des rocs.

Aussi devant ce Louvre une image m’opprime :
Je pense à mon grand cygne, avec ses gestes fous,
Comme les exilés, ridicule et sublime,
Et rongé d’un, désir sans trêve ! et puis à vous,

Andromaque, des bras d’un grand époux tombée,
Vil bétail, sous la main du superbe Pyrrhus,
Auprès d’un tombeau vide en extase courbée ;
Veuve d’Hector, hélas ! et femme d’Hélénus !

Je pense à la négresse, amaigrie et phtisique,
Piétinant dans la boue, et cherchant, l’oeil hagard,
Les cocotiers absents de la superbe Afrique
Derrière la muraille immense du brouillard ;

A quiconque a perdu ce qui ne se retrouve
Jamais, jamais ! à ceux qui s’abreuvent de pleurs
Et tètent la douleur comme une bonne louve !
Aux maigres orphelins séchant comme des fleurs !

Ainsi dans la forêt où mon esprit s’exile
Un vieux Souvenir sonne à plein souffle du cor !
Je pense aux matelots oubliés dans une île,
Aux captifs, aux vaincus !… à bien d’autres encore !

Publié dans CYGNE | Pas de Commentaires »

12
 

Жихен - Tendresse Éternelle |
binsle120 |
Univers sans lisse |
Unblog.fr | Annuaire | Signaler un abus | Les maux avec des mots
| Iz avance
| mbuello