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Totem Ours : La Solitude, l’Introspection, le Courage, la Force et la Sagesse

Posté par othoharmonie le 7 mars 2017

Son clan : Tortue.

Son élément : Terre.

Son allié : Loup.

 ours

 Indépendant, fidèle, plein de tendresse. Aime mieux se débrouiller seul que de demander de l’aide aux autres. Sa force est l’Introspection. Ours enseigne que chaque être détient la capacité d’établir le calme, d’entrer dans le silence et de savoir. Il s’apparente à l’intuition. Ours symbolise l’auto-observation. Il réfléchit sur les événements de l’année passée. Les personnes qui choisissent la solitude, c’est pour se rapprocher de leur être profond.

C’est important de s’analyser pour comprendre nos désirs ? Nous avons les réponses en nous. Les réponses se font dans les rêves. L’enseignement d’Ours nous apprend qu’il faut savoir se détacher de notre quotidien, de nos pensées, pour écouter notre petite voix intérieure. Il faut utiliser la force de l’ours pour réaliser nos projets, nos objectifs. Vous avez la connaissance et on vous dit sage. Vous appartenez à la période de la moisson.

Comme l’Ours, vous êtes très indépendant et vous préférez vous débrouiller seul plutôt que compter sur les autres. Vous êtes peu démonstratif mais, lorsque vous engagez votre cœur et que vous tombez amoureux, votre fidélité est sans faille. De plus, vous êtes un parfait collaborateur et vous devenez vite indispensable dans toute entreprise. Vous êtes membre du clan de Tortue, qui vous unit à l’élément Terre. Vous avez donc besoin de vous appuyer sur une base stable pour progresser avec prudence.

 Par ailleurs, lorsque vous rencontrerez le partenaire de votre vie, n’oubliez pas de lui expliquer qu’il doit signer avec un contrat d’amour valable pour un demi-siècle minimum ! Mais essayez de faire cela en douceur, car c’est quand même beaucoup, non ? Votre allié est Loup. Il va vous aider à mieux vous exprimer et à vous guérir d’un sentiment de frustration. Détendez-vous, amusez-vous et arrêtez de faire la tête si votre partenaire pose l’œil sur un autre : cela fait bien 10000 fois qu’il vous dit « je t’aime »… et puis, la jalousie, ce n’est pas de l’amour !

L’Ours a une personnalité forte, mais un caractère réservé : exactement comme le plantigrade, vous êtes du genre intériorisé, mais pas vraiment timide. Vous n’avez pas peur des autres, vous ne voyez juste pas la nécessité de communiquer tout le temps. Très tôt conscient de vos responsabilités, dès l’enfance, vous avez donné une impression de sérieux et d’engagement. Vos parents ont compté sur vous et ont eu raison. Du coup, vous avez eu tendance à « assurer » pour ne pas décevoir, et à masquer votre sensibilité – pourtant tellement vive – d’où quelques malentendus dans votre jeunesse. Vous étiez souvent le bon élève de la classe, et on a pu vous croire froid, hautain. Bonne nouvelle : vous vous bonifiez en vieillissant, comme le vin !

Plus les années passent, plus vous prenez confiance en vous, et plus vous vous exprimez et apprenez à vous faire aimer. Tel Ours, qui quitte sa caverne après une longue hibernation, vous sortez de votre réserve. Et vous vous épanouissez dans vos relations, amoureuses ou amicales. On vous considère comme un modèle de patience et de tempérance. Ours est emblématique de la force et de la connexion avec l’énergie de la Terre.

Cet animal est vénéré dans de nombreuses traditions comme un totem puissant qui inspire ceux qui ont le courage de se battre contre l’adversité. Animal totem en contact avec la terre et les cycles de la nature, Ours est un guide puissant favorable à la guérison physique et émotionnelle. L’esprit du totem de Ours encourage à la confiance dans notre force ; à faire face à l’adversité, pousser à l’action et au leadership ; c’est le moment de la guérison personnelle ou de l’utilisation des capacités de guérison pour aider les autres. Donnant de l’importance à l’isolement volontaire, au calme et au repos, Ours nous insuffle les puissantes forces de la terre.

Ours fait partie des symboles de l’inconscient chtonien, lunaire, nocturne. Il a été traditionnellement l’emblème de la cruauté, de la sauvagerie et de la brutalité. Toutefois il symboliserait les forces élémentaires susceptibles d’évolution progressive, en ce sens qu’on peut l’attirer avec du miel et le dompter, mais des forces capables de redoutables régressions. Artémis prend souvent la forme d’un ours dans ses apparitions.

Chez les Celtes, l’Ours est l’emblème de la classe guerrière. Il s’oppose au Sanglier, qui est le symbole de la classe sacerdotale. Il s’associe à lui comme le pouvoir temporel à l’autorité spirituelle.

Au Japon, Ours est l’ancêtre des Aïnus. Ils pensent qu’il est une divinité des montagnes. Chez eux la fête de l’Ours a lieu en décembre. La divinité revient alors sur Terre et est accueillie par les humains. Elle leur laisse des cadeaux avant de retourner au monde divin.

En Chine, Ours est un symbole masculin, annonciateur de la naissance des garçons.

En Sibérie et en Alaska, il est assimilé à la lune parce qu’il disparaît en hiver et reparaît au printemps.

Pour les Yakoutes de Sibérie, Ours entend tout, se rappelle de tout et n’oublie rien. Ils jurent assis sur un crâne d’Ours. Il y a peu, il existait encore des cimetières d’Ours en Sibérie. En Europe, le souffle mystérieux de Ours émane des cavernes et est une expression de l’obscurité, des ténèbres. En Alchimie, il correspond à la noirceur du premier état de la matière. Il correspond aux instincts et aux phases initiales de l’évolution. Sa couleur est le noir de la matière première. Étant donné sa force, Jung le considère comme symbole de l’aspect dangereux de l’inconscient. Ours est l’un des plus anciens animaux vénéré comme totem. Des restes d’ours ont été trouvés sur de nombreux sites archéologiques d’Europe.

ours

En particulier, des os de crânes d’Ours ont été trouvés en compagnie d’ossements humains datant de l’homme de Neandertal. Il est dit que les Vikings portaient des peaux d’Ours en temps de guerre pour effrayer leurs ennemis. Ils avaient ainsi l’air de puissants animaux sauvages. Ours symbolise l’esprit guerrier et le courage au combat. L’énergie du totem Ours peut être invoquée pour aider les guerriers dans la bataille.

De nos jours, l’esprit de ce totem peut être appelé pour soutenir vos efforts dans des situations difficiles ou quand vous devez faire face à l’adversité. Dans la Grèce antique et à Rome, l’Ours était un animal totem associé à la déesse Artémis-Diane, déesse de la fertilité. En revanche, pour les Celtes, Ours représentait le soleil. Fait intéressant, en Sibérie, le nom utilisé pour désigner les femmes chamanes est le même que le mot « Ours ».

En Amérique du Nord, dans la tradition inuit, l’esprit de Ours blanc est également lié à la tradition chamanique féminine. Pour les Inuits, Ours est un animal totem puissant. Dans certaines croyances, il est dit que si un chasseur inuit accepte d’être mangé par un Ours, il peut se réincarner en tant que chamane et incarner l’esprit de cet animal. Ours Polaire est considéré comme un “sage” car il montre comment survivre dans des conditions difficiles.

L’ESPRIT DE L’OURS

L’esprit de Ours est une source de soutien importante dans les moments difficiles. Il fournit du courage et une base stable pour relever les défis qui se présentent à vous. Quand Ours se montre à vous comme guide spirituel, il est peut-être temps de regarder plus près où se trouve votre « vérité ». Cet animal totem vous fournira un soutien et une force morale solides. Soyez sensible à l’état dans lequel vous êtes et méditez sur ce qui a le plus besoin de votre attention pour obtenir le bien-être. Vous pouvez faire appel au conseil intuitif de l’esprit des Ours et diriger votre énergie de façon plus équilibrée ou ciblée.

L’Ours mène une vie solitaire. Avoir Ours comme animal totem peut signifier que vous avez tendance à trouver votre équilibre dans la solitude. La présence de cet animal de pouvoir pourrait indiquer la nécessité de vous ressaisir et de mettre en place des limites plus fortes pour affirmer votre espace personnel. La présence de votre animal totem peut être un appel à trouver du temps loin de la foule ou de l’agitation quotidienne afin de trouver un peu de temps pour le calme et le repos.

L’esprit de Ours peut aussi être d’une grande aide pour consacrer plus de temps à des pratiques introspectives comme la méditation ou la réflexion personnelle. Faites appel à ce guide pour vous aider à trouver un équilibre et une fondation solides qui vous soutiendront dans les moments les plus mouvementés. Ours est le sixième esprit totem de la roue de la vie des chamanes amérindiens. Il correspond à la fin de l’été et à notre signe astrologique occidental de la Vierge.

ours

Représentant par excellence des symboles très contradictoires, l’Ours est tantôt vu comme une bête féroce, tantôt comme le doux compagnon des enfants. Alors, ours sauvage ou ours aimant ?

 Les Amérindiens le voyaient comme un être de pondération, de juste milieu précisément, car l’Ourse a une faculté rare qui n’avait pas échappé aux observations chamaniques : si la saison était mauvaise, si les conditions extérieures n’étaient pas réunies (abondance, possibilité de faire des réserves), Maman Ourse, très raisonnablement, diffère la gestation de ses petits et attend des jours meilleurs. Car Ours est avant tout un pragmatique sachant faire preuve de patience s’il le faut, sachant aussi profiter au mieux des richesses à sa disposition, sans les gâcher ni les sousestimer. Pour beaucoup de peuples chamaniques, Ours joue un rôle capital dans les cérémonies d’initiation. Chez les Indiens Pomo par exemple (Californie), c’est lui qui « tue » les candidats à l’initiation afin de les faire s’éveiller à un nouveau stade de conscience.

L’Ours doit donc aussi être considéré comme celui qui initie. Les Gaulois l’associèrent non sans raison à Artio, déesse de la prospérité terrienne, car non seulement Ours possède une physiologie lui permettant de faire des réserves (caractère prudent et prévoyant), mais il ne daigne mettre le nez dehors qu’au retour des beaux jours, quand la nature est riche et florissante (la Vierge représente, quant à elle, le temps des moissons), et le reste du temps, il hiberne (économie de ses forces et ressources).

Les Celtes, tout comme les Chinois, voient en lui un guerrier farouche doué d’une redoutable intelligence stratégique : volonté, maîtrise nerveuse et esprit méthodique. C’est un animal violent, symbole de la force primitive et de la sauvagerie. Mais il peut bien sûr être apprivoisé, et, en cela, il symbolise les forces élémentaires capables d’évoluer progressivement.

Notons que le mot Ours en celte, Arctos, se retrouve dans le nom d’Arthur (Artoris), le souverain de légende représentant si bien « la maîtrise et la juste utilisation de la force ». Dans la mythologie grecque, il accompagne Artémis et représente le passage d’un état à un autre, puisque Artémis se présente sous cette forme lorsqu’elle assiste aux rites initiatiques. Ours est donc surtout le symbole de la transition entre la pulsion animale et la maîtrise humaine.

Une légende venue d’Égypte s’est répandue à travers toute l’Europe : l’Ourson est une créature naissant informe et inachevée et c’est les coups de langue de sa mère qui finissent de le façonner, qui lui donnent forme. Métaphore de la volonté et de l’amour transformant l’informe et la matière brute en un être à part entière. L’expression « être un Ours mal léché » (désignant une personne rude et brutale) n’a pas d’autre origine. D’ailleurs, les alchimistes, en rapport avec cette croyance, firent de Ours le symbole de l’Œuvre au Noir, premier stade où tout est encore chaos, appelé cependant à se sublimer.

Toujours en droite lignée de ce qui précède, Jung attribue aux rêves d’Ours une valeur d’inconscient qui doit être travaillé : il nous revient de dépasser la primarité bourrue du stade de Ours pour accéder au développement. On notera également la fascination de Ours sur l’homme, du fait qu’il est un animal capable de se tenir debout. D’ailleurs, avant le XIIème siècle (et sous l’influence chrétienne), Ours est considéré un peu partout (Celtes, Germains, Slaves) comme le roi des animaux (il y a peu de Lions en Europe) et le lointain ancêtre de l’homme avec qui il partage la verticalité, l’usage de ses « mains », le goût immodéré pour le miel.

Pline raconte que certaines femmes s’accouplent à des Ours et, au-delà du mythe, il faut bien y voir la profonde hominisation de l’animal. C’est d’ailleurs parce que l’Église redoute cette assimilation du plantigrade à un stade sauvage de l’homme (qu’elle nie farouchement) qu’elle fera tout pour détrôner ce dernier au profit du Lion. Bref, Ours est le symbole par excellence de la maîtrise des instincts et de la bestialité. Il est donc celui qui prépare la paix en corrigeant en premier lieu ses propres excès, ce qui est aussi le cas de la Vierge.

L’Ours est discret, pragmatique, intelligent, méticuleux, patient, sachant ménager ses forces, bon parent, modeste malgré sa force, solitaire, nerveux, irascible, reclus, routinier, taciturne, territorial.

Cycle : la Lune de la Moisson. 

Animal Totem complémentaire : Oie des Neiges et le Castor. 

Couleur : violet. 

Forces : travailleur, intelligent, efficace, pratique, droit, méticuleux, analytique, modeste, discret, imaginatif. 

Faiblesses : très critique, antisocial, pointilleux, perfectionniste, anxieux, irascible, reclus, routinier.

Si vous ralentissez votre cadence lorsque l’hiver arrive, vous êtes Ours Brun ! Les Amérindiens vénéraient cet animal, symbolisant la force et la joie de vivre.

Votre nature chaleureuse fait l’unanimité et votre présence rassure. Méticuleux, vous prenez soin de tout et ne laissez rien au hasard. L’élément Terre renforce votre besoin de ténacité, votre courage et votre équité, vous pouvez accéder à des fonctions importantes. Pour les Amérindiens, Ours Brun est un maître bienveillant.

Mais gare à vos colères : elles sont foudroyantes ! Si on piétine vos terres sans autorisation préalable, votre violence est spectaculaire. Mais très vite, vous vous calmez et passez à autre chose. La vie amoureuse de Ours Brun : Vous êtes peu démonstratif mais, lorsque vous engagez votre cœur et que vous tombez amoureux, votre fidélité est sans faille. De plus, vous un parfait collaborateur et devenez vite indispensable dans toute entreprise. Par ailleurs, lorsque vous rencontrerez le partenaire de votre vie, n’oubliez pas de lui expliquer qu’il doit signer avec un contrat d’amour valable pour un demi-siècle minimum !

Mais essayez de faire cela en douceur, car c’est quand même beaucoup, non ?

Votre totem minéral : L’Améthyste. Cette pierre symbolise le bon jugement, le courage et la justice. Les chefs indiens en portaient toujours sur eux. De plus, elle protège son possesseur contre les problèmes psychiques et lui donne la clarté d’esprit. Elle peut garantir contre la traîtrise.

Votre totem végétal : la Violette.

Les Amérindiens utilisaient ses feuilles et ses fleurs comme antiseptique et expectorant. En infusion, elle est efficace contre les troubles respiratoires. Utilisées en compresse, elle dissipe les migraines, traite certains problèmes de peau ainsi que les maux de gorge.

Carrière : Ours Brun est calme, méthodique et méticuleux. Son esprit pratique et logique lui permet d’analyser de grandes quantités d’informations. De nature perfectionniste et critique, il excelle dans l’écriture, les études académiques, l’enseignement. Il se remet en question, paraît anxieux dans son travail, se demandant comment ses efforts vont être perçus.

ours

Il a besoin d’être supervisé car, seul, il hésite à prendre des risques. Il est un assistant parfait, suivant les directives à la lettre. Il a tendance à se noyer dans les détails et manque souvent de sociabilité. Il s’applique à toutes les tâches avec acharnement et se fixe des objectifs dont la barre est placée haut. Cela peut générer du stress s’il n’est pas régulièrement félicité pour ses efforts. Ours Brun a besoin de se sentir utile ; il soutient les autres en utilisant son esprit aiguisé pour trouver des solutions.

Il aime bien garder ses repères et travailler dans une structure bien définie. Il s’épanouit dans les domaines de la comptabilité, de la recherche, de la banque, de l’administration, de la science, etc. Du fait de son lien avec la terre et la guérison, il est aussi attiré par les professions médicales et paramédicales. Comme chef, Ours Brun est extrêmement critique et à cheval sur les règles à suivre. Il s’attend à ce que ses employés soient ponctuels, efficaces et méticuleux.

Il n’est pas naturellement un dirigeant, à moins de gérer le département technique ou financier d’une entreprise. Ours symbolise la Force primordiale, la Souveraineté. Il est toujours considéré comme un dignitaire. Il symbolise également la protection, l’attente des beaux jours. Il n’apparaît jamais dans la mythologie celtique, mais il est représenté sur les manuscrits enluminés par les moines celtes. Sa force, sa vigueur, associées à son habitude d’hiberner, font de lui non seulement un compagnon appréciable, mais aussi un excellent guide dans l’univers des rêves et du sommeil.

Le nom du héros Arthur est issu du terme gaélique désignant Ours ; peut-être en a-t-il hérité d’une ancienne divinité. Le dieu Math possède lui aussi les qualités spécifiques d’Ours. Ours est hiberne dans des grottes pour s’isoler de ce qui l’environne. Aussi comme animal pouvoir il indique que vous devez chercher à l’intérieur de vous pour exaucer vos souhaits et vos aspirations ou pour trouver des solutions aux problèmes.

L’Ours enseigne l’atteinte de nos buts. De même qu’Ours se retire du monde extérieur quand il hiberne, ainsi vous devez vous retirer de vos complications et prendre refuge à l’intérieur dans le silence où réside le pouvoir de connaître et où sont cachées les réponses dont vous avez besoin et l’harmonie à laquelle vous aspirez. Ours souligne aussi l’importance du temps du rêve le temps de nourrir vos rêves et vos aspirations dans une période de tranquillité et de chercher le moyen de le posséder de façon qu’ils deviennent des réalités pratiques.

L’Ours est le pouvoir de la méditation. Aussi, si vous avez un Ours comme animal pouvoir, demandez-lui à trouver le centre de votre être, le lieu d’équilibre et d’harmonie parfaite, et de faire en sorte que le temps du regard intérieur intègre votre habitude quotidienne. Pour les druides, Ours manifestait la puissance du pouvoir temporel, comme le faisait Lion dans les régions du Sud.

 Le nom d’Ours, Artus, est reconnaissable dans l’irlandais art, le gallois arth, dans le breton arzh ainsi que dans le nom du roi Arthur, nommé roi du peuple des Ours et roi polaire, en relation avec la Grande et la Petite Ourse, surnommées cerbyd Arthur : le char d’Arthur. Dans les mythes et légendes druidiques, Ours Royal est toujours l’opposé de Sanglier, l’image de la fonction sacerdotale attribuée aux druides.

Toute sa vie, Arthur le chasseur-roi, poursuit Twrch Trwyth, la Truie de l’Autre Monde, manifestation de la Grande Déesse, afin de posséder les deux pouvoirs. Votre besoin de stabilité et de repères pourrait bien entraîner votre perte : sachez partir à l’aventure et libérez vos émotions, la création d’une famille pourra vous y aider car vous avez toutes les qualités requises, c’est en mettant vos qualités au service d’autrui que vous vous libérerez de votre peur et cesserez d’être un solitaire. Ours sera également un guide pour prendre le leadership dans votre vie. Cet animal est généralement craint et admiré pour sa force. Sa présence inspire le respect. Sa force et sa stature imposante sauront vous pousser à prendre le rôle de leadership dans votre vie et à agir sans crainte. Lorsque vous appelez la puissance du totem de Ours, laissez-vous inspirer par sa force intérieure, son audace et son assurance, et regardez comment vous pouvez les affirmer dans votre monde. Ours étant souvent associé au chamanisme dans de nombreuses traditions, cet animal totem peut symboliser les capacités de guérison et le rôle de guérisseur. Si Ours se présente dans votre vie, il est peut-être temps de prendre soin de vos propres besoins en matière de guérison, que ce soit au niveau physique, émotionnel ou spirituel.

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Attrapeurs de rats et ratodromes

Posté par othoharmonie le 30 août 2016

Le Joueur de flûte de Hamelin est une légende allemande, transcrite notamment par les frères Grimm et arrivée jusqu’à notre époque sous le titre original Der Rattenfänger von Hameln (L’Attrapeur de rats de Hamelin). Elle évoque un désastre censé être survenu le 26 juin 1284 dans la ville de Hamelin en Allemagne.

Pied_piper

Le conte

En l’année 1280, un franc macon de la ville d’Hamelin vint un joueur de flûte : un dératiseur. En ce temps là, la ville était envahie par les rats et les habitants mouraient de faim. Le maire de Hamelin promit au joueur de flûte une prime de mille écus pour les débarrasser des rats qui infestaient la ville. L’homme prit sa flûte et, par sa musique, attira les rats qui le suivirent jusqu’à la Weser, la rivière qui arrose la ville, où ils se noyèrent. Bien que la ville fût ainsi libérée des rongeurs, les habitants revinrent sur leur promesse et refusèrent de payer le joueur de flûte en le chassant à coup de pierres.

Il quitta le pays, mais revint quelques semaines plus tard. Lors d’une nuit paisible, il joua de nouveau de sa flûte, attirant cette fois les enfants de Hamelin. Cent trente garçons et filles le suivirent hors de la ville jusqu’à une grotte qui se referma derrière eux. Selon certaines versions, le joueur de flûte aurait aussi emmené les enfants de Hamelin à la rivière ou au sommet d’une montagne. Les parents, eux, ne les revirent plus jamais.

Les premières mentions de cette histoire semblent remonter à un vitrail placé dans l’église de Hamelin (Allemagne) aux environs de 1300 et décrit dans différents documents entre les xive et xviie siècles, mais détruit peu après. Inspirée des descriptions de l’époque, une version moderne de ce vitrail a été créée par Hans Dobbertin. Elle inclut notamment une représentation colorée du personnage du joueur de flûte et différents enfants habillés de blanc.

Ce vitrail est généralement considéré comme ayant été créé en mémoire du tragique événement qui serait survenu dans la ville. Mais malgré de nombreuses recherches, on n’a pu trouver d’événement historique auquel rattacher la légende. Cependant, les rats ne font pas partie au départ de la légende. Leurs premières mentions datent de la fin du xvie siècle. Ils ne figurent pas dans les descriptions précédentes.

Les théories qui se sont vu attribuer une certaine crédibilité peuvent être groupées en quatre catégories :

  • Les enfants furent victimes d’un accident et se trouvèrent noyés dans la Weser, ou furent ensevelis dans un glissement de terrain.
  • Des enfants contractèrent une épidémie et furent conduits hors de la ville pour protéger les autres habitants. Une forme de la peste a été évoquée. D’autres attribuent la danse des enfants à une maladie : la chorée de Sydenham (ou danse de Saint-Guy). Ces théories identifient le joueur de flûte à la personnification de la mort.
  • Les enfants quittèrent la ville pour prendre part à un pèlerinage, une campagne militaire ou une nouvelle croisade d’enfants mais ne retournèrent jamais chez leurs parents. Ces théories présentent le joueur de flûte inconnu comme leur dirigeant ou recruteur.
  • Les enfants voulaient abandonner leurs parents et Hamelin pour créer leur propre village, à l’époque de la colonisation de l’Europe orientale. De nombreux villages et villes furent en effet fondés à cette époque dans l’est de l’Europe, par des colons, notamment allemands, venus de l’Europe occidentale. Ici aussi, le joueur de flûte en serait le chef.

Une autre possibilité est que l’incident soit une réminiscence d’une crise de la « danse de Saint-Guy », ou une tradition de danse superstitieuse, pratiques qui ont été observées dans de nombreuses contrées européennes dans la période de détente générale suivant la Grande peste. La date de Verstegan/Browning, 1376, serait cohérente avec cette théorie.

Cependant, la légende liée à l’émigration d’enfants en 1284 est si ancienne et si bien attestée que la date ne devrait pas devoir être mise en doute. Les chercheurs considèrent généralement les théories de la quatrième catégorie comme les plus probables. Le joueur de flûte serait donc un recruteur pour la colonisation intervenue au XIIIème siècle et qui aurait ainsi emmené nombre de plus jeunes habitants de Hamelin aux confins orientaux de l’Empire germanique.

Decan Lude, originaire de Hamelin, déclare, en 1384, avoir en sa possession un livre de chants contenant un verset en latin faisant le récit d’un témoin oculaire de l’événement. Ce verset aurait été écrit par sa grand-mère. Ce livre de chants est connu pour avoir été perdu à la fin du xviie siècle.

Une version allemande de ces vers semble cependant être parvenue jusqu’à nos jours, par une inscription de 1602/1603 trouvée à Hamelin :

« Anno 1284 am dage Johannis et Pauli
war der 26. junii
Dorch einen piper mit allerlei farve bekledet
gewesen CXXX kinder verledet binnen Hamelen gebo[re]n
to calvarie bi den koppen verloren »

Ce qui peut être grossièrement traduit en français par :

« En l’an 1284, le jour de Saints Jean et Paul
Soit le 26 juin
Par un flûtiste tout de couleurs vêtu,
130 enfants nés à Hamelin furent séduits
Et perdus au lieu du calvaire près de Koppen. »

« Koppen » (en français : collines) semble être une référence aux collines entourant la ville. Le vers ne permet pas de savoir de quelle colline il s’agirait.

RAT ATTRAPE

Les plus vieux écrits mentionnant la légende datent d’environ 1440.

Dans la ville de Hamelin, un usage aurait proscrit de chanter ou jouer de la musique dans une rue particulière de la ville, par respect pour les victimes.

En 1556, « De miraculis sui temporis » (texte en latin, À propos des merveilles de son époque) par Jobus Fincelius mentionne la légende. L’auteur identifie le joueur de flûte audiable.

Au-delà des débats historiographiques, il faut remarquer la puissance imaginale de ce conte et son impact émotionnel. Une interprétation psychanalytique peut y voir une fabledans laquelle les pulsions anales symbolisées par les rats sont dominées par la musique du joueur de flûte. Les habitants ne lui donnent pas son dû (le salaire qui, pour Freud, est une forme socialisée de l’analité). Il en résulte un châtiment : la perte de la descendance, l’abolition de la créativité et de la procréation. Faute de générosité, la ville sera détruite.

On peut voir dans cette narration un mythe relatif au fonctionnement sociétal. Au xiiie siècle, les rats pouvaient être vecteurs de la peste et représentent donc le « Mal ». Pour s’attaquer au Mal, le pouvoir civil ne suffit pas, sa compétence étant limitée aux choses de ce monde. Il lui faut donc faire appel à un intermédiaire, quelque peu sorcier, en l’occurrence un musicien. Le mythe voit dans l’art (et particulièrement la musique) un charme œuvrant dans le domaine de l’invisible et du danger.

L’échange d’un charme magique contre de l’argent exprime un contrat donnant un statut social à l’artiste et créant un trait d’union, socialement reconnu, entre le monde visible (le monde de la raison, du calcul avantages/coûts…) et le monde de l’invisible. En ne respectant pas le contrat convenu les notables renient le statut social octroyé, renvoyant l’invisible à l’insignifiant. C’est négliger le pouvoir du magique dont la « réalité » dépasse celle de l’argent puisque les payeurs se voient ruinés de leurs biens les plus chers.

Le joueur de flûte, médiateur ou facilitant le passage entre le monde des vivants et celui des morts, y évoque des restes de chamanisme, présent en Europe centrale et occidentale via les bardes celtes. Dans un premier temps, le « magicien » propose de retrouver une place et un rôle oublié dans la société. Il renvoie le « Mal » dans un autre monde et prouve ainsi sa capacité à rendre service à tous. Son statut est nié par les notables et la population de Hamelin indifférente, qui refusent de le reconnaître et de payer en retour son action bénéfique. Il leur prouve de la pire manière qui soit qu’ils ont eu tort : ses pouvoirs sont toujours là. Les habitants de Hamelin auront plus perdu en rejetant le« magicien » qu’en lui donnant sa place. Le passage à la modernité « post » Moyen Âge a donc été coûteux malgré tout.

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LA PANTHERE DE DIONYSOS

Posté par othoharmonie le 15 août 2015

 

 

imagesLe culte de Dionysos ne s’implanta pas facilement en Grèce, sans doute parce qu’il venait de chez ces Barbares d’Anatolie, ces Phrygiens et ces Thraces, lieu de naissance des plus anciennes Déesses-Mères, androgynes comme Cybèle. Dionysos, lui-même, était parfois interpellé de la façon suivante : « Où vas-tu… toi, l’homme-femme ? », souvent attaqué comme on agresse encore parfois aujourd’hui les homosexuels. Il faut préciser qu’il portait des vêtements de femme, mais sans doute avait-il hérité de la bisexualité de ces déesses crétoises ou anatoliennes, de la Déesse-Mère ou du Serpent ? N’était-il pas, par excellence, le dieu qui prit toutes les formes, connut toutes les métamorphoses : il se changea en lion, en panthère, en fait en ce qu’il voulait, lui le dieu de la démesure et de l’ivresse, maître des Ménades comme son homologue romain Bacchus, dieu du vin et des vendanges de septembre, qui était lui aussi le maître des Bacchantes.

On a chargé les Ménades, Corybantes et Bacchantes, pour faire d’elles de dangereuses hystériques dévorant leurs propres enfants, des animaux vivants qu’elles déchiraient à belles dents, des taureaux sauvages en particulier, et cela au cours d’une transe sacrée. Certes, il existe une tradition prétendant qu’au cours de transes rituelles des sacrifices d’animaux, voire d’enfants, avaient lieu. On peut suggérer autre chose, une relation beaucoup plus directe au chamanisme. Comment ne pas évoquer l’histoire de Penthée qui lui-même prenait progressivement la forme d’un animal. Il sera d’ailleurs lapidé par les Ménades dont il avait surpris les secrets ; elles lui trancheront la tête et la porteront à sa mère, Agavé, qui la prend pour une tête de lion… Tirésias avait pourtant averti Penthée : « Si tu mets la main sur ce dieu, tu vas t’en repentir, toi et les tiens ! ». Mais Penthée ne l’écoute pas. Il insulte Dionysos, veut l’enfermer : « Tu as tort, l’avertit ce dernier, de méconnaître mon pouvoir » ; et aussitôt il fit en sorte que toutes les femmes de la ville soient entraînées par les Ménades et leurs chants sauvages. Même la mère de Penthée les suivra, en transe comme les autres. Dionysos interrompra brutalement la transe mais lorsqu’Agavé émergera, il sera trop tard, elle aura déchiqueté son fils et elle mesurera l’horreur de son geste. Dieu terrible, Dionysos finira par forcer le respect des Grecs mais jamais sans arrière-pensée, même après qu’il eut inventé le théâtre. Il fut en effet le premier metteur en scène. Il inspirait aussi bien les poètes que les acteurs. Ce qui est probable, c’est que les cultes venus de ces pays « barbares » ne pouvaient que choquer les Grecs « sages ».

Les Grecs reprochaient aux Barbares l’immodestie des femmes à laquelle Dionysos conviait ses Ménades mais on peut aussi voir dans le conflit entre Dionysos et les dieux olympiens une opposition entre deux modes d’approche du monde, de la vie, de la connaissance. Les adeptes de Dionysos prônaient une connaissance directe de la divinité par fusion avec lui ; la divination, la transe, l’expérience mystique immédiate, tout cela ne saurait s’aborder par les voies de la rationalité. Comme cela a été écrit : « Le fidèle de Dionysos, au summum de son extase, ne fait qu’un avec son dieu ; la divinité pénètre en lui, il est ‘Enthéos’ et le nom de Bacchus désigne aussi bien le dieu que son adorateur ». Il s’agissait d’acquérir par cette fusion l’immortalité. Devenir Dionysos, c’était en même temps absorber son immortalité, concept tout à fait étranger à la mentalité grecque.

Cependant cette opposition fondamentale, nous la retrouvons aujourd’hui, entre ceux qui croient à une certaine qualité d’expérience mystique, s’intéressent au retour du chamanisme, de certaines pratiques irrationnelles, et ceux qui ne croient qu’une science fondée sur la raison pure, la répétitivité de l’expérience et l’élaboration rigoureuse de règles et de lois. Ainsi s’opposent la Vierge folle et la Vierge sage. 

Il fallait bien que les Grecs changent quelque peu la nature de Dionysos pour le rendre acceptable. Ils changèrent même son lieu de naissance, élisant Thèbes.  Sa mère aurait été une célèbre princesse dont Zeus serait tombé éperdument amoureux. Au point de dire à Sémélé, fort imprudemment, qu’elle pouvait tout exiger de lui. Mal inspirée par Héra, l’éternelle jalouse, Sémélé demande à voir Zeus dans toute sa splendeur. Exigence fatale, car Zeus est contraint de tenir sa promesse : « Non, je t’en prie, ne me demande pas cela ! » supplie Zeus, « si tu me vois dans toute ma puissance, cela te perdra ! ». Mais Héra a été persuasive et Sémélé insiste, obstinée. Alors Zeus lui apparut dans sa gloire et la pauvre princesse fut aussitôt foudroyée car Zeus/Jupiter est foudre, orage, tonnerre, feu à l’état pur. Il eut tout juste le temps de retirer du corps de la mère l’enfant qu’elle attendait et de le placer dans sa cuisse. Autrefois la cuisse désignait l’utérus, ce qui nous ramène à l’androgynat de Zeus lui-même. Ainsi Dionysos achèvera sa gestation dans « la cuisse de Jupiter ».

Description de cette image, également commentée ci-aprèsPlus tard, grâce à Hermès/Mercure, Dionysos retrouvera sa mère aux Enfers et elle prendra alors place dans l’Olympe, acquérant là son statut d’immortelle.

Ce dieu du vin né du feu et élevé par la pluie prend parfois aussi la forme symbolique d’un « grain de raisin », comme d’autres dieux parèdres de la Déesse Mère seront des « grains de blé ». Et Dionysos « homme-femme », voyageur, allant de-ci, de-là, par monts et par vaux, enseignera à cultiver la vigne, tout comme il enseignera les Mystères à l’instar de Déméter.

Comme Héphaïstos, Dionysos se situe évidemment sur le versant de la Vierge folle. Dans l’imaginaire collectif cette « démence » est due en effet à l’ébriété, à l’ivresse qui délivre et dénoue, libère les instincts les plus fous, lève tous les interdits.

Quant à la vie amoureuse de Dionysos, elle commence par un premier amour avec un adolescent nommé Ampélos qui mourra accidentellement et sera ensuite changé par le dieu en constellation ou, dans une autre version, en pied de vigne.

Par la suite, alors que Thésée eut abandonné Ariane sur l’île de Naxos, Dionysos qui passait par là serait tombé amoureux d’elle : il apparut à Ariane, l’emmène sur l’Olympe et en fait sa femme. Ariane est parfois vue comme la mère des Ménades. A la mort de sa compagne, Dionysos aurait jeté sa couronne dans le ciel pour lui rendre hommage. Ariane serait donc devenue la constellation de la couronne boréale.

D’Althée, la reine de Calydon, il eut une fille, Déjanire, qui sera adoptée par l’époux d’Althée, Oenée. Enfin, ce sera Aphrodite/Vénus qui lui donnera plusieurs fils, dont Priape, divinité phallique des Vergers et des Jardins, Hyménée, dieu du chant nuptial et, selon le cinquante-septième Hymne orphique, l’Hermès souterrain, chtonien ou infernal.

D’autres mythes viennent informer sur la personnalité de Dionysos. Ainsi, les femmes d’Argos devenues folles et qui dévorèrent leurs nourrissons car elles n’exaltaient pas convenablement Dionysos. Il y a aussi les trois filles de Proétos : Lysippé, Iphinoé, Iphianassa, frappées de démence par Dionysos, ou Héra, et guéries par Mélampous.

Quant aux sœurs Agavé, Ino et Autonoé, elles tuèrent Penthée, le fils d’Agavé, lors d’un délire dû à Dionysos. Et puis, les Minyades, filles du roi d’Orchomène en Béotie, Minyas, au nombre de trois : Leucippé, Arsinoé et Alcathoé, qui refusèrent de s’adonner au culte de Dionysos. Pour se venger, il les punit en les frappant de folie.

Cependant, Dionysos c’est le dieu du vin, de la végétation arborescente et de tous les sucs vitaux : sève, urine, sperme, lait, sang. Il se spécialisera par la suite dans la vigne qu’il était censé avoir donnée aux hommes, ainsi que l’ivresse et la transe mystique. Ses attributs incluent tout ce qui touche à la fermentation, aux cycles de régénération. N’est-il pas d’ailleurs le fils de Sémélé avatar de la déesse phrygienne de la terre, et puis aussi amant d’Ariane, déesse minoenne de la végétation, et enfin compagnon des nymphes et des satyres. Il est fréquemment associé au bouc et au taureau, animaux jugés particulièrement prolifiques.

Plusieurs portraits sont accolés à la personnalité de Dionysos : celui qui sert le vin pur et qui aime la chair crue, ou encore le protecteur des arbres et l’esprit de l’écorce, le protecteur des figuiers ou bien le garant de la fécondité.

On l’appelait aussi bien Zagreus, fils de Zeus et de Perséphone, que Bromios ce qui signifie « au bruyant cortège ». On le disait Digonos, c’est-à-dire « deux fois né » ou encore Bakkhos « qui retentit ».

L’attribut majeur et personnel de Dionysos est le thyrse qu’il tient à la main, qu’on trouve à ses pieds ou dans son cortège. Il régit le pin et le lierre, ainsi que leurs fruits, la pomme de pin et les baies de lierre dont il est souvent couronné. Ces plantes sont une apparente exception dans la nature car elles sont toujours vertes au cours de l’année et ne semblent pas perdre leurs feuilles, ce qui renvoie aux résurrections du dieu. On notera aussi que les vrais fruits du pin sont cachés dans la pomme et que les baies du lierre, toxiques, entraient dans la fabrication d’une bière que consommaient les Ménades et qui LA PANTHERE DE DIONYSOS dans PANTHERE - LEOPARD 220px-Cat_tongue_macrocontribuaient à la transe.

On trouve encore le grenadier et la grenade, le figuier et les figues. Le grenadier est issu du sang du dieu, ses fruits mûrissent en hiver et Perséphone reste liée aux enfers pour en avoir mangé. Le figuier est associé à la vie cachée dans le monde méditerranéen, car il pousse spontanément là où il y a de l’eau souterraine et révèle les sources.

Comme il a apporté la vigne et le vin aux hommes, on trouve également la vigne et le raisin, la coupe à boire. Mais il s’agit plutôt d’un amalgame avec Bacchus, son équivalent romain.

Quant à son bonnet phrygien, il rappelle l’origine asiatique de Dionysos. On trouve aussi la flûte, les cymbales et les tambourins.

Les animaux associés à Dionysos sont le bouc, le taureau, l’âne et la panthère. Ses temples majeurs se trouvaient à Athènes avec le Théâtre de Dionysos, Eleusis, Smyrne et Ephèse.

Bibliographie

Dictionnaire de la Mythologie – Michael Grant & John Hazel – Collection Marabout  

Dieux et Héros du zodiaque – Joëlle de Gravelaine – Robert Laffont Editeur    

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L ’Ours Par Aubépine

Posté par othoharmonie le 5 janvier 2015

 

images (2)Nom scientifique : Ursus sp. (racine commune pour les différents genres ; 8 espèces différentes ; le panda géant n’est pas pris en compte dans cette fiche, étant une race particulière)

Gaélique : Art («pierre de Dieu» ou «ours»)

Gaulois : Artos

Breton : Arzh

Vieux norrois : Björn

Amérindien : Honon (Miwok), Kuruk (Pawnee), Machk (Algonquin), Mato (Sioux), Nokosi (Seminole)…

Inuit : Pisugtooq (ours polaire littéralement : «l’éternel vagabond»)

Japonais : クマ Kuma

Taille et poids : De 130 à 280 cm (selon les espèces), de 100 à 730kg (pour les mâles) et de 50 à 450kg (pour les femelles)

Habitat : L’ours a besoin de grands espaces sauvages. On en retrouve en Europe, Amérique du

Nord, Amérique Sud et en Asie.

Régime : Omnivore (spécialisation selon espèce) et méliphage (aimant le miel et les larves d’abeilles)

Sens et performances : Grandes capacités olfactives et auditives. L’ours peut courir rapidement (jusqu’à 50km/h), grimper, nager et  se déplacer sur ses pattes arrières.

Longévité : De 25 à 40 ans.

Mode de vie : Le plus souvent diurne, l’ours peut aussi être actif la nuit. Il est semi-hibernant, il hiverne. Sa température baisse mais il peut se réveiller facilement. Solitaires, les ours ne se retrouvent qu’en période de reproduction ou, pour les femelles, durant les six mois où elles élèvent leurs petits (1 à 3 par portée).

Légendes et histoires : On retrouve fréquemment cet animal en peluche. A croire que sa médecine (après le Koala) est la plus appréciée des enfants. Le culte de cet animal pourrait être très ancien, remontant à 70 000 ans. A Drachenloch, en Suisse des autels et amas d’os des cavernes ont été retrouvé datant de cette période.

 

A Saint Pé-d’Ardet, il existe un autel dédié à Ardehe (datant du 6ème siècle avant l’ère commune). Ce lieu se trouve dans la vallée de l’Ourse, près de Lourdes. Dans la Grèce antique, à Brauron, les filles de 5 à 10 ans réalisaient une danse de l’ourse dans le temple d’Artémis, en l’honneur de la Déesse.

Les Bersekkers, farouches guerriers-ours germano-nordique (plus connus que les Ulfhednar, les guerriers-loups), auraient eu la capacité d’adopter la force de cet animal, portant des peaux, lançant des cris et se déplaçant comme des ours suite à un rituel chamanique (peut-être accompagné de l’absorption d’une éventuelle drogue ?).

 images (3)

Dans la culture celtique, l’ours est associé à la classe guerrière, au pouvoir temporel et à la protection des terres, procurant l’abondance avec générosité. Au moyen âge, l’ours, symbole païen, fut associé par la chrétienté à la lubricité, la gloutonnerie, et la colère. Quelques villages des Pyrénées perpétuent encore aujourd’hui une tradition immémoriale au mois de février ou mars : la fête de l’ours.

 

Symbolisme : Associé aux cycles lunaires et à l’hibernation, l’ours est souvent vu comme un symbole d’introspection. L’alliance étroite de la sagesse et de la force ont fait de lui une icône importante associée à la juste royauté (l’image la plus parlante est celle de l’Arthur celtique). Cet animal symbolise l’énergie primordiale, la souveraineté, l’intuition et l’instinct. Bien sûr, une fiche sur l’ours ne serait pas complète sans évoquer les deux constellations qui portent son nom, la petite et le grande ourse (dont le nom provient de la mythologie grecque). L’aspect terrestre et celui stellaire donnent une fois encore, une dimension d’équilibre à cet animal.

 

En magie et chamanisme : Méditation et introspection en vue de réaliser des projets Accéder aux savoirs véhiculés par les rêves (appelé loge des rêves dans certaines cultures amérindiennes) Rechercher une vie plus équilibrée et harmonieuse Découvrir ses ressources intérieures Apprendre à poser ses limites Guérison physique, psychologique et énergétique Développer le courage et le dynamisme Développer son indépendance, sa dignité et son intégrité

 

Divinités et figures légendaires associées :

Grecs : Artémis (racine Art), nymphe Callisto ; Latins : Diane ; Celtes : Arthur, Andarta, Arduinna,

Matugenos (fils de l’ours), Ardeho, Arthe/Artahe/ Artehe (dieux pyrénéens) ; Nordiques : Thor ;

Inuits : Nanook

Végétaux associés : Le chêne, l’ail des ours

 

Médias : On retrouve régulièrement l’ours dans des fictions, contes ou dans le folklore populaire. Pour ne citer que quelques exemples (car la liste est très longue) : Rebelle (de Pixar), l’Ours (de Jean Jacques Annaud), Frère des Ours (de Disney), le petit ours brun etc…

Issu du Magazine Lune Bleue

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Corbeau, animal de pouvoir

Posté par othoharmonie le 11 août 2013

 

Corbeau, animal de pouvoir dans CORBEAU images-8Si vous vous sentez une affinité particulière avec ce rituel, tachez de vous documenter le plus possible sur la vie des Corbeaux, leurs migrations, leurs origines, leur mode de vie, leur symbolique… Faites en sorte qu’ils soient en vous comme des alliés inséparables ; ce qui ne vous empêche nullement, par la suite, d’intégrer d’autres animaux de pouvoir. Un druide – guérisseur peut avoir trois ou quatre animaux de pouvoir importants. Il peut aussi n’en choisir qu’un. C’est un choix personnel, la résultante d’une expérience, d’une sensation intransmissible. Voici donc :

Partez au cœur de la forêt pour accomplir ce grand rituel.

Vous devez être vêtu de vert de la tête aux pieds à l’exception d’une ceinture rouge que vous porterez autour de la taille et d’un grand foulard noir qui servira à protéger le chakra de la gorge. Une fois que vous aurez trouvé un arbre-maître suffisamment puisant pour protéger votre rituel (un très beau chêne par exemple) tracez une étoile à cinq branches, à l’aide de votre dague, sur la terre, en face de l’arbre. N’hésitez pas à enfoncer votre dague dans la terre afin de bien tracer distinctement la figure symbolique de l’étoile à cinq branches (pentagramme).

Entourez ce pentagramme d’un cordon de gros sel en tournant rituellement dans le sens des aiguilles d’une montre. Du sel gris de Guérande conviendra parfaitement. A ce stade de l’opération, il est fortement conseillé de se déchausser afin de ressentir la terre sous ses pieds : l’énergie tellurique des courants de la Vouivre. Tournez trois fois autour du cercle en évitant bien entendu de marcher sur le sel.

Déposez votre dague, la boîte de sel et vos chaussures auprès de l’arbre. Vous devez être entièrement libre de vos mouvements. Campez-vous fermement au nord du pentagramme. Une boussole de poche pourra vous indiquer le nord. Les jambes légèrement écartées, dans une attitude martiale, tendez vos bras vers le ciel en refermant le poing. Puis inspirez profondément et prononcez très fermement l’invocation suivante :

« par la puissance de l’Incrée, par la force de Lug, de Tarantis et d’Epona, par la sagesse du Roi Arthur, de Tallésin et de Mydhin, que ma vie resplendisse des mille feu du bonheur ; que viennent la chance et l’harmonie par les trois cris de la Corneille et par les plumes du Corbeau Noir ; qu’ils me protègent et me conseillent qu’il en soit ainsi ! Awen ! »

 Restez ensuite quelques minutes en état de profonde méditation.

 Visualisez un Grand Corbeau tournant trois fois autour du cercle. Le noir d’encre de son plumage contraste étrangement avec l’or de son bec. Les symboles alchimiques sont ici évidents.

 Ce bel oiseau est votre allié. Les deux Lug et Odin sont conseillés par des Corbeaux. Et la corneille, dans la mythologie irlandaise est une magicienne qui lance des sorts et qui prévient. Si vous êtes pur avec vous-même, sans tricher ni mentir sur la voie spirituelle, ces animaux vous protègeront et vous aideront à progresser. Dans le cas contraire, vous devriez fortement vous en méfier. L’animal de pouvoir, ce que les sorciers appellent communément un « allié » n’est qu’une projection de votre propre esprit. C’est un miroir que vous renvoie la création universelle. Et vous devez en tenir compte.

 Ce rituel n’est pas si simple qu’il y paraît. Pour obtenir des résultats, vous devez impérativement le célébrer avec le maximum d’intensité, de volonté et de courage. Vous devez mentalement vous adresser à ce Corbeau. A travers lui, c’est le dieu Lug, le Polytechnicien, que vous contactez. C’est le dieu de lumière, l’Apollon hyperboréen, guerrier, poète et magicien, guérisseur des esprits et chamane accompli.

 Les néo-druides n’aimeraient pas beaucoup que l’on associe le chamanisme à cette religion. Et pourtant : relisez attentivement les anciens textes irlandais et plus particulièrement l’histoire du héros Cuchalainn. La texture même de ces récits et l’idée force qui s’en dégage nous montrent bien que les « pouvoirs » peuvent être acquis sur le sentier, à condition de maîtriser les forces chtoniennes et archaïques. Il en va de même dans la mythologie grecque, à travers les épisodes célèbres des douze travaux d’Hercule (Héraklès), la sage maritime de Jason et des Argonautes à la recherche de la Toison d’Or ; la passionnante histoire d’Ariane et de Thésée, luttant contre le Minotaure.

 De très nombreux exemples justifient que l’on en appelle parfois aux connaissances chamaniques pour expliquer et commenter ces ancestrales initiations. Ce rituel du Corbeau doit être pratiqué de préférence un Jeudi, entre six et sept heures, au lever du soleil. Il est suivi en général d’un certain nombre de rêves précis où le Corbeau et la Corneille rendent visite à l’initié.

 

Rituel Irlandais 

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La voie chamanique de l’Abeille

Posté par othoharmonie le 2 septembre 2012

La voie chamanique de l'Abeille dans ABEILLES images-3Voici un court résumé d’un livre extraordinaire qui demande un engagement particulier pour être pleinement apprécié. On ne lit pas ce récit fantastique, mais absolument authentique, de la même façon que l’on lit son journal, d’un esprit distrait et facilement détourné, mais bien comme lorsque l’on a trouvé un oasis où jaillit une eau merveilleusement pure et rafraîchissante après un long périple dans un désert aride et rempli d’embûches.

Lire ce livre, c’est s’engager dans un voyage initiatique qui, si l’on a accepté d’ouvrir son âme à son language évocateur et à des connaissances secrètes ici largement dispensées, peut devenir pour nous la porte d’entrée d’un univers magique et précieux, celui de la réalité d’un monde jusqu’ici réservé aux aspirants longuement préparés à la Voie du chamanisme apicole.

Simon Buxton, auteur à la plume habile et richement étoffée, nous conte par le menu les événements clés de sa vie qui l’on irrésistiblement entraîné vers un apprentissage rigoureux, étalé sur plus de 17 années, sous la férule bienveillante de son maître apiculteur, Bid Ben Bid Bont, alias Bridge. Strictement respectueux de la règle initiatique qu’il suit à la lettre selon une méthode ancestrale que lui a enseigné des années auparavant son propre maître, Bridge fait peu à peu découvrir à son élève les charmes envoûtants et les mystères étranges d’un chamanisme remontant à la nuit des temps et perfectionné au fil des millénaires par la lignée ininterrompue de chamans qui l’on précédé. Guidé par la même force mystérieuse qui, faisant fi de toute logique cartésienne, l’a sauvé d’une mort presque certaine, à l’âge de 7 ans, grâce aux pouvoirs dignes d’un sorcier africain maniés par un autre adepte de cet univers occulte, Simon aboutit à la porte d’un jardin, dans la verdoyante contrée anglaise, le jour même où le précédent élève de Bridge vient de terminer sa propre formation initiatique.

Dès l’instant où il franchit cette porte, son existence bascule dans une autre réalité bien intangible aux yeux du profane, mais parfois douloureusement réelle aux sens de ce novice curieux et avide de tout comprendre. On se sent rapidement plonger à notre tour dans le mélange de phénomènes inexplicables et d’envolées au royaume de la ruche et de l’hydromel divin qu’il dévoile au fil du récit fort explicite qu’il tisse de puissantes expériences initiatiques subies dans un mélange de terreur consommée et d’abandon total entre les mains de son maître. Sans rien vouloir révéler ici des préparatifs ayant mené à sa première véritable initiation à la voie de l’abeille, qui le constate-t-on bientôt n’était que le prélude à une série d’initiations de plus en plus fabuleuses et hallucinantes, voici un extrait qui donne une petite idée de l’univers incroyablement étrange où il lui fallut s’aventurer, au risque d’en prendre la raison.

« Bridge commença à changer le chant qu’il psalmodiait pour adopter bientôt ce qu’il avait l’habitude de faire lorsqu’il s’occupait des ruches ; il se mit à émettre avec sa voix une faible vibration bourdonnante ponctuée de sifflements occasionnels et de clics distinctifs. Je l’observais tandis qu’il exerçait un contrôle délibéré de ses vocalisations, remuant d’abord sa lèvre supérieure, puis sa lèvre inférieure, et ensuite les deux ensemble, sans jamais cesser de respirer en un mouvement circulaire, faisant entrer l’air par ses narines, puis l’expirant par sa bouche.

Le son étrange qu’il produisait remplit la pièce jusqu’à ressembler au bourdonnement d’une ruche. La phrase « Demande à l’abeille sauvage ce que les druides savaient » jaillit soudain dans mon esprit et la pensée me vint que ce que j’entendais n’était pas qu’un simple bourdonnement. Il s’agissait plutôt d’une sagesse éternelle que les chamans apiculteurs avaient murmuré à leurs ruches depuis des siècles, et elle s’exprimait en cet instant à travers cet homme qui chantait dans le langage des abeilles. Une certaine forme d’information était transmise directement dans mon cerveau. J’étais devenu un intermédiaire pour la réception de ce savoir ancestral, et pourtant je ne savais pas quelle énergie pouvait bien la canaliser jusqu’en moi. Il était impossible de discerner le moindre mot dans les sons émis par Bridge, et pourtant quelque chose en moi reconnaissait les précieux secrets qui étaient ainsi transmis dans mon corps, et mon esprit s’en abreuvait goulûment. Des images fugaces, de la poésie, de brefs aperçus de l’histoire humaine, des scènes de mondes à venir traversaient mon esprit en une succession rapide, telles des bribes de conscience semblables à des nuages voilant un instant la lune. Le rythme du tanging [un petit tambourin métallique] et le chantonnement se poursuivirent durant un certain temps – peut-être une trentaine de minutes, voire même une heure.

Je sentais mon corps s’échauffer et mon cœur battre de plus en plus vite. La pièce tout entière s’obscurcit autour de moi jusqu’à ce que seuls les yeux du maître apiculteur demeurent encore visibles. Ses pupilles semblaient se dilater en un grand puits sans fond. J’avais l’impression d’avoir déjà vu de tels yeux longtemps, très longtemps auparavant, mais je ne pouvais me rappeler où au juste.

abeille2 dans ABEILLESJe faisais un effort pour me concentrer, pour m’accrocher à ma conscience rationnelle. Je voulais observer, lui poser des questions, enregistrer tout ce qui se passait, analyser les effets ressentis, et comprendre ce qu’il faisait. Mais c’était peine perdue. Mon corps était paralysé et mon esprit était sur le point d’éclater. J’étais submergé d’informations sensorielles et je me sentais basculer dans un autre monde où coexistaient chaos et rêves. À son invitation, je m’étais aventuré dans la sombre forêt où il habitait, un univers rempli de reptiles et d’ombres, et je savais désormais que le seul moyen de le traverser, c’était de continuer droit devant. »

Vous aussi pourrez traverser cet univers bizarre et chargé d’un profond sens spirituel touchant à ce qu’il y a de plus sacré dans l’expérience humaine d’une existence où ce qui semble solide et réel s’évanouit dans une sublime extase, une insondable trance mystique révélatrice des plus grands secrets de la nature à l’Initié que Simon Buxton devient alors au bout de près d’un mois d’une transmutation tortueuse et viscérale. Et ce n’est que le début de son voyage initiatique dont la suite vous laissera pantois d’étonnement et d’admiration en raison du courage qu’il lui a fallu pour accepter de boire jusqu’au bout le breuvage psycho-initiatique et sexuo-délirant que lui réservaient les épreuves suivantes de son initiation à La voie chamanique de l’abeille.

Résumé préparé par Jean Hudon

Issu du site http://www.lapressegalactique.com/2012/08/la-voie-chamanique-de-labeille.html#more

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Grenouille et chamanisme

Posté par othoharmonie le 1 avril 2012


Au Viet-Nam, cinq siècles avant notre ère, les chamans utilisent des tambours de bronze où figurent des grenouilles pour appeler la pluie bienfaisante et apaiser la violence de la mousson.

fond ecran asiatiqueOn explique les éclipses de soleil au Viet-Nam par le fait d’une grenouille géante : elle dévore le soleil, mais se brûle la bouche et est obligée de le recracher. Plusieurs instruments à percussion imitant à la perfection le coassement des grenouilles servent à appeler la protection des rizières; l’un d’eux, le rasp, a la forme d’une grenouille en bois à crête dont on frotte le dos à l’aide d’une mailloche. Il appelle comme un appeau la bénédiction des grenouilles sur le foyer. Parmi les nombreux objets zoomorphes que l’on trouve dans une cuisine vietnamienne, il y a des marmites à pieds, des pots à eau, des bols en forme de grenouille; des grenouilles décorent également des vases, des aiguières, des pots à médicaments, des urnes, des brûle-parfum, des candélabres, etc.

 Grenouille de Lessona (Pelophylax lessonae)En Thaïlande, au Cambodge, au Laos, en Birmanie, aux Philippines, comme dans tous les pays bouddhistes ou qui l’ont été, on aime les grenouilles. On peut trouver dans le Triangle d’Or des poids à opium anciens en bronze en forme de grenouilles. Ils étaient sensés protéger la transaction marchande. Ils sont moins fréquemment fabriqués aujourd’hui, car les touristes préfèrent les modèles en forme d’éléphants ou de singes.

Sur le sommet de certains carquois de chasseurs de Mindanao, aux Philippines, se trouve une grenouille qui représente et appelle l’esprit bénéfique de la forêt tropicale. 

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Loup et spiritualité

Posté par othoharmonie le 7 mars 2012

 

Argenté ou non, le loup est un enseignant et un guerrier. Il représente aussi la loyauté et la fidélité car il vit en meute et il reste fidèle à sa compagne toute sa vie.

Le Loup : Canis lupus lupus

– Enseigne la connaissance spirituelle
– Guide dans les rêves et méditations
– Allie instinct (ou intuition) et intelligence
– Symbolise les valeurs sociales et familiales
– Protection personnelle et de la famille
– Dupe les ennemis, déroute l’adversaire
– Passe aisément inaperçu
– S’adapte facilement au changement
– Représente la fermeté, la ténacité du caractère, l’incorruptibilité
– Le Courage, la dignité, la liberté
– Symbolise la mort et la renaissance
Intervient lors d’importants changements de cycles

Depuis la nuit des temps, le loup fascine les hommes. Craint et admiré, il peuple l’imaginaire des sociétés. Sa présence et son action dans de nombreux récits mythiques et modernes témoignent de son importance.

Toutes les civilisations de l’hémisphère Nord de la Terre ont connu le riche symbolisme du loup. Le loup pariétal de la préhistoire, le Fenrir germanique, la louve romaine, le « frère loup » cher à Saint François d’Assise, la Bête du Gévaudan et le loup des contes pour enfants témoignent de la permanence symbolique de Lupus à travers le temps et l’espace.

Animal à la fois négatif et positif, médiateur en rapport direct avec l’au-delà, le loup fut aussi l’incarnation de la lumière en Chine, en Europe du Nord et en Grèce.

Actuellement, une nouvelle relation se développe qui n’est pas sans rappeler celle des temps préchrétiens en Europe ou du chamanisme multimillénaire.

Le loup symbolise la création continue mais les forces sombres lui ont préféré l’aigle, l’aigle se retrouvant dans une multitude de symboles nationaux, comme les drapeaux. Quand une civilisation s’approprie le symbole – chamanique à l’origine – de l’aigle, c’est que sa chute est proche. De nombreux exemples peuplent l’histoire passée et à venir, très prochainement.

Symbole de la fonction guerrière chez les Indiens et les Indo-européens, mais aussi promoteur céleste de chefs, de dynasties et de peuples en Asie centrale, le loup eut pour tâche de veiller sur la Création, à son « bon entretien » et, finalement, à son inévitable destruction lorsqu’elle devint caduque, contribuant ainsi à sa régénération périodique.

C’est pourquoi le loup intervient lors des changements de cycles.

 Canis indicaLe loup fut perçu comme une créature démoniaque par le christianisme, qui a fait de cet animal lumière le symbole de la débauche, de la méchanceté et de la force hostile à la foi du croyant (piégé). Le loup devint l’animal fétiche des chamanes, qui pouvaient prendre sa forme et comprenaient son langage. Depuis, il est « le grand méchant loup » des contes, fables et légendes de nos campagnes et de la littérature enfantine, écrits largement – et honteusement – inspirés du christianisme (ces contes, fables et légendes ne sont pas sans rappeler St-Georges et le dragon. St-Georges tue le dragon – le gardien du seuil, au lieu de le dompter et de s’en faire un allié).

Porteur de force et de mystère, le loup est un animal de pouvoir. Une complexité ambiguë le relie à l’homme qui, tout en le redoutant, l’observe avec émerveillement. Car à la férocité du loup correspond la violence propre à tout être humain.

 Canis aureus lupasterLe loup est féroce mais n’agresse pas. Il se contente d’observer. Il analyse et intègre le côté sombre humain. Cette intégration est indispensable et le loup est le symbole de l’Eveil individuel. Le loup n’intervient que quand la situation est sans issue (en apparence).

Le loup – comme dans le film « Wolfen » (inspiré d’un livre de Whitley Strieber) – régénère le monde, reprend l’espace vital volé et violé, déchire le voile entre les dimensions et tente de faire comprendre à l’humain le vrai sens de sa vie.

Le Loup est le symbole de l’Eveil Individuel.

Source : Silver-Wolves

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