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Chevaux légendaires du Pas de Calais

Posté par othoharmonie le 20 octobre 2012


Les chevaux légendaires du Pas-de-Calais sont des animaux fabuleux et diaboliques de couleur blanche, mentionnés Chevaux légendaires du Pas de Calais dans CHEVAL chevaux_berrichonsdans le folklore de l’Artois, du Ternois et du Boulonnais sous divers noms. La blanque jument apparaissait, dit-on, à la tombée du jour ou au milieu de la nuit pour tromper les enfants et les hommes. Elle tentait ces derniers pour la monter et son dos pouvait s’allonger pour accueillir, en général, jusqu’à sept cavaliers. Dès qu’ils étaient bien installés sur son dos, elle les entraînait dans des pièges ou les jetait à l’eau. Cet animal est mentionné sous le même nom à Samer. Ech goblin et le qu’vau blanc de Saint-Pol-sur-Ternoise, qui portait un collier à clochettes pour attirer ses victimes, jouent le même rôle, tout comme ch’blanc qu’vo de Maisnil, ou encore l’animal de Vaudricourt, cheval blanc ou âne gris qui emporta vingt enfants et finit par les noyer. Toutes ces légendes propres à la région rejoignent un folklore français où abondent les chevaux blêmes et maléfiques en relation avec la nuit, l’eau, et leurs dangers.

Les noms de blanque jument (blanche jument), qu’vau blanc (cheval blanc), ech goblin (le gobelin) ou encore ch’blanc qu’vo (le cheval blanc) sont tous mentionnés dans le département du Pas-de-Calais, généralement vers le XIXe siècle dans leurs tournures originales, soit en langue picarde.

Légendes

La région du Nord-Pas-de-Calais regorge de légendes, qu’elles soient attachées à des arbres, des pierres, des monts, des fantômes, au diable, aux géants, aux saints ou aux animaux fantastiques. Selon Bernard Coussée, « il n’est pas une cité, un village, un bourg qui n’ait une part d’énigme à raconter ». Parmi les animaux fantastiques, le cheval est mentionné plusieurs fois dans le département du Pas-de-Calais. Ces légendes partagent plusieurs points communs quant à la vision de ces chevaux blême, à la symbolique négative, au dos qui s’allonge et qui finissent tous par se débarrasser de leurs cavaliers, généralement en les jetant à l’eau.

Photo d'un chariot militaire en 1944

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Blanque Jument du Boulonnais et de Samer

Posté par othoharmonie le 20 octobre 2012

Blanque jument du Boulonnais et de Samer

Bambou étalon de 2 ans.jpgSelon Bernard Coussée et la société de mythologie française, la blanque jument apparaît pendant les nuits de pleine lune dans la région du Boulonnais. Son dos peut s’allonger pour permettre à sept cavaliers de s’y asseoir mais l’animal fabuleux finit toujours par s’en débarrasser dans l’eau. Cette légende est également fréquente en Artois, et particulièrement dans le Ternois.

Le cheval boulonnais est en outre une race de cheval de trait bien réelle et propre à la région, portant une robe gris clair souvent perçue comme blanche. Aucun lien entre cette race de chevaux et les légendes mettant en scène des chevaux blancs n’a été mit en avant.

La blanque jument est mentionnée en détail dans la lettre d’un médecin, M. Vaidy, destinée à M. Eloi Johanneau, le 4 juin 1805 à Samer. Elle est consignée par l’Académie celtique :

« Enfin, mon cher ami, je suis allé visiter les Tombelles, guidé par une paysanne qui m’a dit, sans que je le lui demandasse, que ce lieu était le cimetière d’une armée étrangère qui avait occupé les environs de Questreque, il y a bien longtemps. Cette ancienne sépulture est aujourd’hui un petit terrain communal, situé à une demi-lieue sud de Samer, et trois-quarts de lieue sud-ouest de Questreque, dans une plaine aride, au pied du mont de Blanque-Jument (…) Le mont de Blanque-Jument, suivant la tradition des habitants de Samer, est ainsi nommé, parce qu’on voyait autrefois sur son sommet une jument blanche, d’une beauté parfaite, qui n’appartenait à aucun maître, et qui s’approchait familièrement des passants et leur présentait sa croupe à monter. Tous les gens sages se gardèrent bien de céder à une pareille séduction. Mais un incrédule ayant eu, un jour, la témérité de monter la blanque-jument, il fut aussitôt terrassé et écrasé. Depuis ce temps, la jument ou plutôt l’esprit qui avait pris cette forme, n’a plus reparu. »

— Dr Vaidy, Mémoires de l’Académie celtique

Cette histoire est reprise de la même façon par Paul Sébillot, dans son ouvrage inachevé Le folklore de France et mentionnée rapidement par Henri Dontenville, créateur de la société de mythologie française. Le lieu dit « de Blanque jument » est situé au sud de Samer, près du Breuil, et semble mentionné sous ce nom dès 1504.

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Origine et symbole de Blanque Jument

Posté par othoharmonie le 20 octobre 2012

 

Origine et symbole de Blanque Jument dans CHEVAL 220px-T%C3%AAteBlanqueLa blanque jument et ses équivalents dans l’ouest du Pas-de-Calais présentent des caractéristiques très similaires à celles d’autres chevaux fabuleux du folklore populaire, français et allemand notamment. Le Dictionnaire des symboles cite un grand nombre de « chevaux néfastes, complices des eaux tourbillonnantes ». L’origine exacte de ces légendes n’est pas connue, mais dès l’époque romaine, Tacite évoquait des chevaux blancs dans des bocages sacrés, qui fascinaient les populations. Ces chevaux fabuleux pourraient être issus du souvenir des sacrifices rituels de chevaux pratiqués par les Gaulois, qui les effectuaient le plus souvent dans l’eau, comme « offrande aux puissances des éléments » ou en l’honneur du Soleil. Enfin, quelques éléments sont à rapprocher de la légende du cheval Bayard, que Charlemagne tenta de noyer en lui attachant une meule autour du cou. Bayard présente la particularité d’avoir une échine qui s’allonge pour porter les quatre frères Aymon, tout comme la blanque jument. Henri Dontenville verrait bien dans Bayard un mythe issu du cheval sacré des Germains, qui aurait lui-même donné la blanque jument et le bian cheval, mais Bayard est clairement décrit de couleur brun-rouge.

L’échine qui s’allonge chez la blanque jument, et que l’on retrouve dans bon nombre d’autres légendes à propos de chevaux-fée serait selon Bernard Coussée un ajout postérieur, influencé par d’autres légendes puisque des histoires à propos de chevaux blancs qui noient les imprudents circulaient dans le Pas-de-Calais depuis longtemps, et qu’elles avaient pour fonction d’éloigner les enfants des zones dangereuses en les effrayant. Ce serait selon Henri Dontenville une caractéristique serpentine, ou du moins reptilienne. En effet, « il n’y a qu’à regarder se dérouler un serpent ou plus simplement un ver de terre pour comprendre d’où vient ce mythe ».

220px-A_horse_in_a_landscape_startled_by_lightning_by_James_Ward dans CHEVALIl existe beaucoup d’autres chevaux dans le folklore français dotés d’une croupe et d’un dos extensibles ou d’un lien avec l’eau, comme le mentionne l’elficologue Pierre Dubois dans son encyclopédie des fées en citant le cheval Mallet, Bayard (l’un des rares qui ne soit pas mentionné comme maléfique), le cheval de Guernesey, ou encore celui de l’Albret, aux côtés de la blanque jument. La plupart de ces « chevaux-fée » finissent par noyer leurs cavaliers après les avoir tenté de les enfourcher. Pierre Dubois dit que « ces animaux sont issus des Pégases et des Licornes, s’ils sont devenus farouches, c’est que les hommes n’ont pas su les apprivoiser ». L’histoire est souvent très similaire, et met en scène un beau cheval blême apparaissant au milieu de la nuit, qui se laisse gentiment chevaucher, avant d’échapper au contrôle de son ou de ses cavaliers. L’un des moyens de s’en débarrasser est d’effectuer un signe de la croix, ou de réciter trois Notre Père.

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Cheval Mallet et sa légende

Posté par othoharmonie le 20 octobre 2012

 

Cheval Mallet et sa légende dans CHEVAL 220px-ChevalMalletCheval Mallet ou cheval Malet désigne un cheval fabuleux et maléfique mentionné dans le folklore français autour de la Vendée, du Poitou, et plus fréquemment dans le pays de Retz, près du lac de Grand-Lieu. Cet animal était censé apparaître le soir ou au milieu de la nuit sous la forme d’un magnifique cheval blanc ou noir, proprement sellé et bridé, et tenter les voyageurs épuisés par un long voyage. Plusieurs légendes très semblables circulent à propos des imprudents qui chevauchèrent cette monture, et n’en revinrent jamais à moins de posséder sur eux la rançon du voyage ou un charme de protection tel qu’une médaille de saint Benoît. Le cheval Mallet est vu comme un instrument du Diable voire comme une forme de Satan lui-même. Peut-être issu de Sleipnir et de la chasse sauvage, sa légende est très semblable à celle d’autres chevaux fabuleux tels que lou drapé ou la blanque jument.

Une fête folklorique fut également connue sous le nom de cheval Merlette, Merlet ou Mallet dans la commune de Saint-Lumine-de-Coutais, elle avait une fonction militaire, cathartique, de célébration du renouveau ou de carnaval. Bien que ses liens avec la légende du cheval Mallet demeurent peu connus, elle mettait en scène plusieurs acteurs autour d’un chêne, dont un déguisé en cheval. Elle fut combattue par les autorités ecclésiastiques et interdite en 1791.

Légende du cheval Mallet

Le cheval Mallet se présente comme un magnifique cheval, généralement blanc, plus rarement noir (il serait blanc comme le brouillard en Vendée et noir en Saintonge), il est parfois décrit comme un cheval-fantôme, toujours mauvais ou maudit, qui apparaît soigneusement sellé et bridé, parfois le soir, et le plus souvent au milieu de la nuit, face à un voyageur fatigué par une longue route, il représente alors une tentation pour celui-ci. Si le voyageur enfourche cette monture, sa chevauchée se termine toujours au matin par sa mort, le cavalier est jeté à terre et meurt généralement sur le coup ou alors est piétiné à mort par sa monture, jeté dans un précipice ou dans une fontaine, voire dans tout type de point d’eau. Des traces de sabot « à la forme étrange » pouvaient être retrouvées à côté du corps.

Selon Claude Seignolle et Édouard Brasey, les yeux du cheval Mallet émettraient une lueur qui éclaire son chemin lorsqu’il galope, et il n’y aurait qu’un moyen d’arrêter cet animal, « c’est d’avoir sur soi la rançon du voyage ». Jeter six pièces de monnaie marquées d’une croix devant lui pourrait aussi le stopper tout comme effectuer un signe de croix, et utiliser de l’eau bénite ou un sou marqué. Une médaille de saint Benoît (dite « croix des sorciers ») serait la seule protection efficace qui permet d’en prendre le contrôle pendant une nuit. Cet animal fantastique et maléfique des légendes « faisait trembler de peur les petits-enfants quand les vieilles femmes l’évoquaient ».

220px-Auf_dem_Gehrenberg_7 dans CHEVALLes origines du cheval Mallet restent floues et « se perdent dans la nuit des temps », mais il est clairement assimilé à un instrument de Satan, une forme du Diable lui-même, un damné ou une âme en peine. Dans son ouvrage consacré aux structures anthropologiques de l’imaginaire, Gilbert Durand dit que le galop du cheval est isomorphe du rugissement léonin et du claquement du tonnerre. Il s’agit d’un son effrayant, comme cela est mis en avant dans la légende du cheval Mallet et du cheval Gauvin. Dans un recueil de contes de Jean-François Bladé, Pierre Lafforgue mentionne en introduction qu’une monture avec trois cavaliers et plus sur son dos qui s’allonge est un cheval Mallet, forme du diable qui ne peut être combattue qu’avec un signe de croix et en refusant d’y monter. Ce dos qui s’allonge, que l’on retrouve chez bon nombre d’autres chevaux-fées serait selon Henri Dontenville une caractéristique serpentine, ou du moins reptilienne. En effet, « il n’y a qu’à regarder se dérouler un serpent ou plus simplement un ver de terre pour comprendre d’où vient ce mythe ».

Selon un recueil de 1862, le cheval Malet se présente quelquefois au voyageur en n’ayant « ni queue, ni tête », ce qui ne l’empêche pas de partir au galop quand il sent ce dernier monté sur son dos, il rejoint ici le cheval qui porte la Guillaneu à la nouvelle année, si l’on en croit les habitants de Saint-Benoist-sur-Mer.

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Le Cheval et les apparences

Posté par othoharmonie le 15 septembre 2012

 

Le Cheval et les apparences dans CHEVAL 220px-Gutt_p%C3%A5_hvit_hestL’apparence du cheval possède aussi une signification symbolique, surtout en ce qui concerne sa couleur de robe. Ainsi, les Slaves et les Germains pourraient avoir fait des chevaux portant une raie de mulet et des robes rouannes un signe totémique. De nombreux documents islandais en vieux norrois mentionnent des chevaux dont le nom contient « Faxi », ce qui signifie « crinière ». Il pourrait s’agir d’une marque distinctive. Le cheval blanc et le noir sont les plus connus.

Le cheval blanc est le plus souvent, à l’image de Pégase, l’animal positif des sphères célestes, un symbole de majesté et de quête spirituelle : le Christ et ses armées sont parfois représentés sur son dos, l’animal porte les dieux, héros, saints et toutes sortes de prophètes tels le Bouddha. Kalki, avatar de Vishnou à venir, aura une forme de cheval blanc et combattra le mal qui ronge le monde. Svantovit, puissant dieu slave des Rugiens, possède un cheval blanc sacré. Henri Dontenville rapporte une croyance jurassienne en une dame blanche accompagnée de lévriers et de chevaux blancs, jouant une musique harmonieuse et élévatrice avec sa trompe.

Toutefois, des chevaux maudits de couleur blanche froide, vide, blême et pâle, « lunaires », « nocturnes, livides comme les brumes, les fantômes, les suaires », sont connus du folklore, à l’exemple de la blanque jument et du Schimmel Reiter. Leur blancheur a une signification inverse à celle des chevaux blancs ouraniens : ils évoquent le deuil, tout comme la monture blanche d’un des cavaliers de l’Apocalypse annonce la mort. Il s’agit d’une inversion de la symbolique habituelle à la couleur blanche, une « apparence trompeuse » et une « confusion des genres », devenue un archétype des chevaux de la mort. En Angleterre et en Allemagne, rencontrer un cheval blanc est signe de mauvais augure ou de mort prochaine.

Le cheval noir est le plus souvent lié au Diable, aux enfers chtoniens et aux cauchemars en Europe de l’Ouest. En Russie, cependant, il symbolise la vivacité et la jeunesse fougueuse, on le retrouve attelé au char des mariés.

Dans le légendaire breton, Morvac’h, qui est capable de courir sur les flots, n’est pas décrit comme maléfique bien que les conteurs racontent qu’il expire des flammes par les naseaux lorsqu’il galope. Le cheval noir est aussi une monture magique capable de parler dans un conte des More Celtic Fairy Tales, et un jeune homme ayant appris à se métamorphoser dans un conte populaire russe d’Alexandre Nikolaiévitch Afanassiév.

 dans CHEVALLe lutin Puck prend parfois l’apparence du cheval noir pour effrayer la population dans le folklore britannique. Dans un conte irlandais, Morty Sullivan monte un cheval noir qui est en fait le Phooka (Puck) déguisé, et le fait chuter.

Le chevalier noir est bien connu des traditions populaires et des écrivains. Dans la légende arthuriennePerceval vainc un chevalier noir et emporte sa monture, cet épisode possède peut-être une symbolique alchimique en relation avec la couleur de l’animal.

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