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TOTEM Loutre : la Joie, la Serviabilité.

Posté par othoharmonie le 25 février 2017

Son clan : Papillons. Son élément : Air.

Son allié : Saumon.

 

Joyeuse, courageuse, amicale, serviable, Loutre va droit à l’essentiel, capable de faire le vide si nécessaire. Elle détient une série de leçons sur la Féminité : celles qui enseigne que la jalousie et la méchanceté n’ont pas leur place. Quand cette énergie s’exprime sans manipulations et sans contrôle, l’expérience est pleine de fertilité et source de vie.

C’est la liberté de l’amour sans jalousie. Loutre nous demande de redevenir enfant et de laisser notre vie se dérouler tout simplement. Loutre correspond à votre aspect féminin. Ses éléments, Eau et Terre, le montrent bien. Cette force équilibrante l’incite à jouer toute la journée avec ses petits. Loutre n’a pas d’agressivité et de comportement déséquilibré, elle ne s’engagerait jamais dans une lutte. Elle manifeste plutôt de la curiosité et de la gentillesse par rapport à toute vie humaine et ne se défend qu’en cas d’attaque. Loutre correspond à l’idéal féminin des Indiens. Elle est mince, gracieuse et pleine de coquetterie. Loutre enseigne que la féminité est là pour répandre joie et ouverture d’esprit et non la jalousie et la dualité.

Loutre2

Elle correspond à la force de la bonté partagée. Les personnes qui ont l’énergie de Loutre vivent l’amour sans contrainte, sans rapport de force, en harmonie. Ils ne sont pas attachés aux biens matériels. Loutre renvoie à la puissance réceptrice de la femme. On vous appelle le « noble magicien », et vous appartenez à la période d’épuration de la nature. À l’instar de Loutre, vous allez toujours à l’essentiel et vous faites le vide dans votre esprit quand cela est nécessaire. Les déménagements, les voyages, les transformations de toutes sortes et les changements, qu’ils soient affectifs ou professionnels, jalonneront votre existence. Vous possédez une nature enjouée. Vous aimez sortir et recevoir, et votre porte est toujours grande ouverte ! Vous êtes membre du clan de Papillon, qui vous unit à l’élément Air.

À l’origine simple Chenille, le Papillon devient vite une créature chatoyante et légère, capable d’évoluer sans contrainte. Votre allié est Saumon. Comme lui, gardez confiance en l’avenir, même si vous devez traverser des périodes difficiles. Restez souple comme votre animal totem. Nourrissez-vous toujours de bonnes émotions : ce sont elle qui conditionnent en grande partie votre vie.

Souvent timide pendant l’enfance, vous prendrez peu à peu confiance en vous avec l’âge, notamment en vous appuyant sur des personnes qui sauront vous aider à vous extérioriser. Pourtant, vous ne manquez pas de personnalité ni de valeurs : il vous faut juste un environnement sécurisant pour les exprimer. Fiable et très impliquée lorsque vous vous sentez en confiance, vous serez parfaitement à l’aise dans votre rôle, au sein de votre cellule familiale. Au boulot, votre discrétion pourra, un temps, vous desservir.

Mais tôt ou tard, la solidité de votre engagement et de vos résultats vous permettra de vous révéler aux yeux de votre hiérarchie. Pour vous, l’entourage est extrêmement important. Livré à vous-même, vous avez vite tendance à vous replier, vous couper du monde. Vous rechercherez donc un job dans de petites structures de préférence, où vous pourrez vous épanouir au plan humain. Votre plus gros défaut ? La peur du regard de l’autre, qui souvent vous paralyse et vous fait douter de vous. De fait, vos qualités – intelligence, sens des responsabilités, de l’écoute – sont parfois étouffées. Votre partenaire devra savoir vous faire prendre confiance en vous. Mais attention à ne pas adopter avec lui une attitude d’enfant, en perpétuelle demande de soutien ! Car la plupart trouvent cela charmant au début, mais fatiguant à la longue.

Pour prendre confiance en vous sans avoir toujours besoin des autres, un loisir artistique, le théâtre en particulier, devrait vous aider. Loutre est le onzième esprit totem de la roue de la vie des chamanes amérindiens. Il correspond à notre signe astrologique occidental du Verseau. Loutre adore la vie en groupe, mais reste d’une nature méfiante et ne peut pas vraiment être considérée comme un animal grégaire. D’ailleurs, elle côtoie ses congénères par plaisir et non par nécessité : chaque individu se suffit à lui-même et chasse isolément sans avoir besoin de recourir au groupe, bien que des alliances puissent être contractées temporairement dans ce but.

C’est donc souvent davantage pour jouer (car c’est un animal joueur) et pour entretenir des rapports sociaux que les Loutres – en dehors de la période où elles fondent une famille – se retrouvent et s’apprécient. On retrouve de même cette notion d’autonomie et « d’individualité altruiste » chez les natifs du Verseau. Un peu à la manière du Dauphin, Loutre aime s’ébattre dans l’eau et « s’amuser ».

 LOUTRES

Elle peut d’ailleurs aussi glisser sur une pente ou jouer avec des pierres ou des morceaux de bois sans que cela ait un caractère nécessaire ou participant à sa survie. Elle compte donc parmi les exceptions du règne animal, et on lui attribuera ainsi volontiers une tendance à être fantaisiste, farfelu, à agir de façon quelque peu bizarre parce que motivée par des ressorts internes qui nous échappent. Ce schéma comportemental est également représentatif de l’uranien et des natifs marqués par le Verseau.

 Dans certaines cultures, Phoque, Dauphin, Lamantin et Loutre sont d’ailleurs interchangeables et ont tous donnés des versions différentes du mythe de la Sirène ou du Selkie : le point commun de toutes ces légendes réside toutefois dans le fait que ces mammifères marins revêtent parfois l’apparence d’un homme ou d’une femme et contractent mariage dans la communauté humaine… mais invariablement aussi, ils se retrouvent vite étouffés, emprisonnés par ce mariage, et n’aspirent qu’à retrouver leur liberté. Car la liberté est tout à la fois le principal mot clé de la Loutre et du Verseau

La Loutre appelle à la joie et à la serviabilité

Chez les Amérindiens, Loutre appelle à la joie et à la serviabilité, du fait même de son tempérament excentrique, dénué de toute agressivité. Les chamanes insistaient notamment sur son caractère amphibie : aussi à l’aise sur la mer que sur la terre, Loutre est le symbole d’un équilibre entre la liberté et les émotions plus profondes, plus maternelles qui sont contenues dans l’élément aquatique.

Les chamanes avaient également noté combien Loutre passait de temps à jouer avec ses petits, et on retrouve bien cette tendance chez les mamans et papas du Verseau qui, en parallèle à leur rôle de parent, sont souvent les meilleures amis et les meilleurs compagnons de jeu de leurs bambins. Loutre n’ayant pas de comportement agressif, n’étant en rien belliqueuse, elle s’avère aussi être un symbole puissant de la bonté, une sorte d’incarnation de la vie sous sa forme la plus dévoué, la plus altruiste.

Notons que la Loutre correspond à l’idéal féminin des Indiens. Elle est mince, gracieuse, enjouée et coquette. Elle enseigne que la féminité est là pour répandre joie et ouverture d’esprit, et non rivalité ou dissension. Cette composante se retrouve souvent chez la femme uranienne ou Verseau, qui voit l’amour comme une coopération, une complicité, une amitié même souvent et se méfie de la passion destructrice et brûlante. Le fait que la Loutre ne soit pas un animal territorial (si une loutre empiète sur le territoire du voisin, c’est en principe l’indifférence qui prime) évoque son détachement envers les biens matériels.

Nous noterons enfin que, très sensible à la pollution, la présence de Loutre à un endroit quelconque est un signe positif pour l’écologie et la bonne santé du biotope : les natifs de Loutre/Verseau auront fréquemment la fibre écologiste et défendront souvent de bonnes causes, notamment en ce qui concerne la protection de la nature et des animaux. Le protégé de Loutre est amical, joueur, indépendant, bon, sociable, fantaisiste, farfelu, bizarre, détaché, inventif, peu matériel, désobéissant, imprévisible, rebelle, individualiste.

Cycle : La Lune du Repos et de la Purification.

Animal totem complémentaire : La Corneille.

Forces : amical, joueur, actif, vif d’esprit, inventif, bon, sociable, indépendant, fantaisiste, fibre écologiste, dynamique, spontané. Faiblesses : méfiant, imprévisible, détaché, peu matérialiste, désobéissant, rebelle, impulsif, impatient.

La tradition amérindienne prétend que les natifs de la Loutre possèdent des pouvoirs exceptionnels. Ainsi, vous avez une grande intuition et la possibilité de développer des facultés psychiques insoupçonnées. Votre imagination est vive, et, comme vous n’êtes jamais à court d’arguments, on se plaît beaucoup en votre compagnie. Comme votre élément l’Air, vous adorez changer, bouger, et découvrir des choses nouvelles.

Vous possédez un côté innovateur qui peut se révéler tardivement. Très actif, vous êtes également un excellent médiateur. Pris entre la mer et la terre, entre votre désir de vous amuser et les nécessités de la survie, entre votre liberté sacrée et la volonté de vous mêler aux autres, entre votre individualisme forcené et la volonté d’améliorer le monde… votre épanouissement reposera sur votre faculté à trouver un juste équilibre entre vos tendances contradictoires. C’est souvent en restant indépendant mais en mettant votre énergie au service d’une cause collective que vous donnerez un vrai sens à votre vie.

Votre totem minéral : l’Argent. Les Amérindiens considèrent l’Argent comme très précieux, à cause de la malléabilité et de son brillant. Porter de l’Argent sur vous renforcera votre adaptabilité et vous aidera à contrôler vos émotions. De plus, l’éclat dont il est porteur vous permettra de donner plus de poids et de valeur à chacune de vos idées. Votre totem végétal : le Tremble.

Connu aussi sous le nom de Peuplier Blanc. Son écorce est d’un brun argenté. Selon les sorciers guérisseurs, son écorce, ses feuilles et ses bourgeons ont des propriétés diurétiques. C’est également un excellent tonique et il a le pouvoir de protéger contre l’eczéma. Loutre est intelligente, indépendante et d’une imagination fertile. Au travail, elle a besoin d’une grande liberté pour s’exprimer comme elle l’entend et appliquer ses idées novatrices.

Elle joue un rôle souvent créatif et excelle dans tous les domaines de la communication et de la technique, comme l’électronique, la télévision, les médias, l’écriture, le marketing, l’aéronautique, etc. Elle est perçue par ses collègues comme étant distante et excentrique. En fait, elle est tout simplement obnubilée par les idées qui fourmillent dans sa tête. Elle a besoin de défis pour appliquer ses idées nouvelles et est en désaccord avec la direction quand cette dernière lui semble trop conservatrice. Elle a de la peine à se conformer aux règles et aux procédures préétablies. De nature ambitieuse, elle peut rapidement grimper les échelons de l’échelle sociale, mais aussi mettre tout cela de côté si elle vient à s’impliquer dans une cause humanitaire.

Ainsi, elle s’épanouit dans toutes les entreprises à but humanitaire ou dans le milieu social. Loutre est souvent attirée par un poste de dirigeant. En tant que chef, elle a une vision claire du futur et aime créer un environnement harmonieux et détendu. Elle stimule ses employés et les encourage à développer leurs idées.

Elle a tendance à passer outre certaines procédures d’entreprises et laisse les problèmes des employés se régler d’eux-mêmes. Animal étonnant, à l’aise dans deux des quatre éléments : l’eau et la terre.

Dans la mythologie celtique, c’est l’un des animaux en lesquels se change Taliesin pour échapper à Keridwen. Elle est associée à la sagesse, à l’habileté et à la possession de talents essentiels et de trésors intérieurs. Elle symbolise également la fidélité et la loyauté, deux qualités appréciables au cours de notre voyage dans d’autres plans de la réalité.

Dans la mythologie irlandaise, la reine des Loutres, jusque-là invulnérable, est finalement abattue par le héros Muiredach. Celui-ci dénicha ensuite un manteau en peau de Loutre, qui le rendit à son tour invulnérable. Loutre est ainsi une protectrice très puissante et, quand on fait appel à elle dans les cérémonies à but curatif, elle contribue efficacement à amener la guérison. La  Loutre est un animal joueur et joyeux, très protecteur de ses petits, et qui vit aussi bien sur terre que dans l’eau. Comme animal pouvoir, Loutre souligne la nécessité d’une compréhension compatissante, d’un jugement équilibré et d’un partage généreux.

 La Loutre vous aidera non seulement à aimer partager les bonnes choses de votre vie avec les autres, mais aussi à trouver du plaisir dans les réussites et les bonnes fortunes des autres. Si vous êtes heureux pour les autres vous trouverez plus de joie dans votre vie. Loutre est un antidote aux soucis et à l’anxiété. Elle souligne l’importance de ne pas trop se soucier d’acquérir plus de biens matériels ou d’avoir de l’avancement dans sa carrière ou sa position sociale. Loutre vous enseigne à trouver de la satisfaction dans ce que vous avez, et à aimer la vie plutôt que de ne faire que la tolérer. Loutre nous invite à redevenir enfant, nous amuser et accepter le flot de la vie et des expériences. Avec elle, vous pouvez prendre le temps de vous reposer et d’oublier vos soucis quotidiens. Vous devrez vous détacher de votre routine habituelle, pour consacrer un jour ou un week-end entier à vos loisirs.

La raison vous l’interdit, mais vous savez bien que vous devez prendre soin de vous-même pour être vraiment utile aux autres. Quelqu’un pourrait bien entrer dans votre vie pour vous réapprendre à vous amuser – activité que toutes vos responsabilités d’adulte vous ont peut-être forcé à oublier. Loutre vous montre qu’on peut attraper le Saumon de la Sagesse en s’amusant.

Ce totem rappelle que nous n’avons rien à craindre car nous sommes réellement protégés.

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LE RAT NOIR, ou rat des champs

Posté par othoharmonie le 27 août 2016

Le rat noir , appelé aussi rat des greniers ou rat des champs, est un rongeur commun à longue queue du genre Rattus, de la sous-famille des Murinae.

Malgré son nom, sa couleur peut varier. Son pelage est noir à noisette avec le dessous du corps plus clair. Il atteint généralement une longueur de 15 à 20 cm, à laquelle s’ajoute une longue queue de 20 cm toujours plus longue que le corps. Comparé au rat brun, c’est un piètre nageur, mais bien meilleur grimpeur qui cherche plutôt à s’enfuir par le haut.

L’espèce est originaire d’Asie tropicale. Elle aurait colonisé le Proche-Orient à l’époque romaine avant d’atteindre l’Europe au viiie siècle et de diffuser ensuite dans le monde entier en accompagnant les Européens dans leurs voyages. Aujourd’hui le rat noir ne se maintient en abondance que dans les régions les plus chaudes, car ayant été supplanté par le rat brun (Rattus norvegicus) dans les régions les plus fraîches, notamment en Europe au cours du xviiie siècle.

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Depuis, le rat noir ne se trouve presque plus que dans les champs, d’où son surnom. Il est aussi appelé rat des greniers. En effet, si le rat brun apprécie les caves et l’humidité, le rat noir les fuit. Très agile, il apprécie les greniers et les hauteurs des édifices. De même, le rat noir préfère les biotopes secs à température moyenne alors que le rat brun aime tous les biotopes pourvu que des points d’eau soient présents. Si le rat brun est plutôt bon nageur, le rat noir est, quant à lui, bon grimpeur.

C’est un animal nocturne et omnivore, qui marque une préférence pour les graines, éventuellement les fruits. Il est très mefiant, d’avantage que le rat brun, et peut mettre longtemps avant de consommer une nourriture nouvelle. Si un individu se porte mal après consommation d’une nouvelle nourriture, le male dominant peut uriner sur celle-ci afin qu’aucun autre congénère ne la consomme (code pour le groupe). Les nids de rats noirs sont généralement localisé en hauteur, dans les parties sèches et recoins sombres bien tranquilles des bâtiments. D’où son surnom de rat des greniers, (ses ancêtres nichaient apparemment dans le haut des arbres). Contrairement aux rats bruns (surmulots) qui se cachent en parties basses des bâtiments ou dans des galeries au sol.

Dans de bonnes conditions il peut se reproduire tout au long de l’année, les rates ayant 3 à 6 portées par année comptant jusqu’à 10 ratons chacune. Les femelles peuvent réguler leur fécondité et ne produire qu’une portée par an quand la nourriture se fait rare.

Rattus vit en moyenne 2 à 3 ans, dans des groupes sociaux qui peuvent atteindre jusqu’à 60 individus.

C’est un propagateur de la peste bubonique, mais aussi du typhus (deux maladies transmises par la puce du rat), de la toxoplasmose ou des trichinoses.

Cette espèce est en régression, face au rat gris introduit plus récemment. Le rat noir semble bien moins à risque en tant que vecteur de la leptospirose que son cousin gris. Par exemple, quand on trouvait après la Première Guerre mondiale en Europe 40 % des reins de Mus decumanus (renommé Rattus norvegicus) porteurs de leptospires virulents, seuls 8 % des Mus alexandrinus (renommé depuis en Rattus rattus) en portaient .

Le rat noir est très rarement apprivoisé. En effet, s’agissant d’une espèce sauvage, son contact avec l’homme reste délicat.

Les deux espèces du genre Rattus les plus connues et les plus répandues sont le rat brun (Rattus norvegicus) et le rat noir (Rattus rattus). Le rat polynésien (Rattus exulans) est la troisième espèce du genre Rattus la plus répandue au monde. Les deux premières sont commensales de l’Homme et se sont adaptées et développées dans l’environnement des sociétés humaines. Les déplacements des Hommes ont contribué à diffuser ces rats sur de nombreux continents et notamment dans de grands ports côtiers pour le Rattus norvegicus. Ce sont ces deux espèces que l’on appelle le plus couramment « rat » en Europe et enAmérique du Nord.

Les trois espèces ont plusieurs différences morphologiques. Le rat brun est le plus grand et le plus lourd des trois. À l’inverse, le rat polynésien est le plus petit et le plus léger. Alors que chez le rat brun la queue est plus courte que le corps, elle est plus longue que le corps chez le rat noir et d’à peu près même longueur chez le rat polynésien, chez qui elle peut être plus courte ou plus longue. Le pelage des Rattus norvegicus et Rattus exulans est brun sur le dos. Le pelage du Rattus rattus est plus foncé, il va d’une teinte noire à noisette sur le dos.

Publié dans RAT et SOURIS | Pas de Commentaires »

Caméléon sensible à la lumière et à la chaleur

Posté par othoharmonie le 14 juin 2015

 

 

FurciferPardalisMaleEn Europe, le caméléon commun habite les régions littorales dans les dunes et les forêts de pins ou d’eucalyptus. Très exposées au vent comme au soleil, les dunes subissent au cours de l’année des écarts de température allant de 10 à 30 °C. L’espèce ne semble pas souffrir du froid et vit jusqu’à 1 750 m dans l’Atlas, en Afrique du Nord, et jusqu’à 1 000 m dans les montagnes du Taurus, en Turquie. Selon le Français Robert Bourgat, l’amplitude, c’est-à-dire la variation de température au cours d’une journée, en Afrique du Nord atteint fréquemment 40 °C. On imagine par quelles couleurs de l’arc-en-ciel passe la robe du caméléon du matin jusqu’au soir avec de telles variations thermiques.

Tous les caméléons sont arboricoles, mais pas pour autant forestiers. Certains caméléons peuvent habiter, en Afrique du Nord, au Proche-Orient ou en Europe méridionale, des zones arides, voire désertiques, à végétation arbustive très espacée, comme c’est le cas par exemple de Chamaeleo chamaeleon ou deChamaeleo calytratus. À Madagascar, les nombreuses espèces présentes se répartissent dans des biotopes très variés allant du jardin urbain aux forêts caducifoliées (arbres à feuilles caduques) de l’Ouest, en passant par les étendues forestières d’altitude et celles des zones tropicales ou équatoriales humides. La place des caméléons dans ces écosystèmes est aussi variable que ces écosystèmes eux-mêmes, représentant des extrêmes, du désert brûlant et sec à la forêt humide et froide.

Sensibles à la lumière et à la chaleur

Les variations des teintes des caméléons ne relèvent pas du mimétisme comme on l’a cru longtemps.  Elles dépendent des réactions de l’animal, mais surtout des changements thermiques de son environnement et de l’intensité lumineuse qui influent sur le fonctionnement des chromatophores. Ainsi, dans l’obscurité ou la nuit, le caméléon commun « perd » toutes ses couleurs : lorsqu’il est au repos, il devient blanchâtre, livide. On connaît certains des facteurs intervenant dans ce phénomène spectaculaire de changement de couleur, et notamment la lumière. Par exemple, si l’on place l’une des faces du tronc d’un caméléon commun sous les rayons directs du soleil et que l’on cache l’autre face, on constate, après un quart d’heure, que la face ensoleillée a viré au brun sombre, alors que la face restée à l’ombre est devenue très pâle et tachetée de vert (cependant, si l’animal a froid, il devient entièrement sombre pour mieux capter les radiations solaires). Si l’ensemble du corps est soumis à la lumière, il devient uniformément brun sombre. Une autre expérience a montré que si l’on intercale un grillage entre l’animal et le soleil, l’ombre portée par les mailles va s’imprimer en jaune vif sur les flancs sombres ! Enfermé dans une boîte noire à une température de 25 °C, le caméléon prend une teinte vert brillant. Dans les mêmes conditions, mais à une température de 10 °C, sa peau tourne au gris terne.

Les autres lézards, proies ou rivaux ?

Les caméléons ont des relations un peu particulières avec les autres lézards, eux aussi insectivores. Dans certaines régions, comme en Afrique du Nord, seuls les caméléons sont arboricoles, ils n’entrent donc pas en compétition avec les lézards dans la recherche de leur alimentation. Mais ces derniers sont parfois la proie de certains grands caméléons qui n’hésitent pas à s’en nourrir, à l’occasion.

Des ennemis mal connus

Il semble que le plus grand nombre de prédations aient lieu lorsque les caméléons se déplacent maladroitement à terre, et qu’elles soient le fait d’espèces très diverses. Dans les arbres et les arbustes, où l’animal est nettement plus à l’aise, ce sont surtout des oiseaux diurnes que les caméléons doivent se protéger. Les serpents arboricoles sont également parfois susceptibles de s’approcher et de capturer un caméléon sur sa branche. Ainsi, en Europe, les deux principaux ennemis du caméléon commun sont un rapace, le busard cendré (Circus pygargus) et un reptile, la couleuvre de Montpellier (Malpolon monspessulanus).

Description de l'image Chameleon_in_Berenty_Madagascar_0001.JPG.Au moment de la mue, le caméléon est moins alerte et devient une proie plus facile. La mue a lieu 3 ou 4 fois par an, toute sa vie, quand l’animal est en bonne santé. Lorsque les conditions sont mauvaises et que l’animal est dénutri ou malade, il devient gris terne et sa mue, laborieuse, peut durer plusieurs mois.

Pendant la phase qui précède la mue, l’animal perd l’appétit et ralentit ses déplacements. La cornée s’opacifie, devient bleutée. Tout le corps prend bientôt une teinte bleuâtre sous l’effet de la lymphe, qui s’infiltre entre l’ancien épiderme et la nouvelle peau, formée de cellules peu kératinisées. Puis le vieil épiderme se détache par plaques depuis la commissure des lèvres jusqu’au dessous des pattes. Le caméléon, gêné par ces lambeaux de peau, se frotte contre des branches pour s’en débarrasser.

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Le Caméléon sensible à la Lumière

Posté par othoharmonie le 23 mai 2015

 

En Europe, le caméléon commun habite les régions littorales dans les dunes et les forêts de pins ou d’eucalyptus. Très exposées au vent comme au soleil, les dunes subissent au cours de l’année des écarts de température allant de 10 à 30 °C. L’espèce ne semble pas souffrir du froid et vit jusqu’à 1 750 m dans l’Atlas, en Afrique du Nord, et jusqu’à 1 000 m dans les montagnes du Taurus, en Turquie. Selon le Français Robert Bourgat, l’amplitude, c’est-à-dire la variation de température au cours d’une journée, en Afrique du Nord atteint fréquemment 40 °C. On imagine par quelles couleurs de l’arc-en-ciel passe la robe du caméléon du matin jusqu’au soir avec de telles variations thermiques.

Tous les caméléons sont arboricoles, mais pas pour autant forestiers. Certains caméléons peuvent habiter, en Afrique du Nord, au Proche-Orient ou en Europe méridionale, des zones arides, voire désertiques, à végétation arbustive très espacée, comme c’est le cas par exemple de Chamaeleo chamaeleon ou deChamaeleo calytratus. À Madagascar, les nombreuses espèces présentes se répartissent dans des biotopes très variés allant du jardin urbain aux forêts caducifoliées (arbres à feuilles caduques) de l’Ouest, en passant par les étendues forestières d’altitude et celles des zones tropicales ou équatoriales humides. La place des caméléons dans ces écosystèmes est aussi variable que ces écosystèmes eux-mêmes, représentant des extrêmes, du désert brûlant et sec à la forêt humide et froide.

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Les variations des teintes des caméléons ne relèvent pas du mimétisme comme on l’a cru longtemps.  Elles dépendent des réactions de l’animal, mais surtout des changements thermiques de son environnement et de l’intensité lumineuse qui influent sur le fonctionnement des chromatophores. Ainsi, dans l’obscurité ou la nuit, le caméléon commun « perd » toutes ses couleurs : lorsqu’il est au repos, il devient blanchâtre, livide. On connaît certains des facteurs intervenant dans ce phénomène spectaculaire de changement de couleur, et notamment la lumière. Par exemple, si l’on place l’une des faces du tronc d’un caméléon commun sous les rayons directs du soleil et que l’on cache l’autre face, on constate, après un quart d’heure, que la face ensoleillée a viré au brun sombre, alors que la face restée à l’ombre est devenue très pâle et tachetée de vert (cependant, si l’animal a froid, il devient entièrement sombre pour mieux capter les radiations solaires). Si l’ensemble du corps est soumis à la lumière, il devient uniformément brun sombre. Une autre expérience a montré que si l’on intercale un grillage entre l’animal et le soleil, l’ombre portée par les mailles va s’imprimer en jaune vif sur les flancs sombres ! Enfermé dans une boîte noire à une température de 25 °C, le caméléon prend une teinte vert brillant. Dans les mêmes conditions, mais à une température de 10 °C, sa peau tourne au gris terne.

Les caméléons ont des relations un peu particulières avec les autres lézards, eux aussi insectivores. Dans certaines régions, comme en Afrique du Nord, seuls les caméléons sont arboricoles, ils n’entrent donc pas en compétition avec les lézards dans la recherche de leur alimentation. Mais ces derniers sont parfois la proie de certains grands caméléons qui n’hésitent pas à s’en nourrir, à l’occasion.

Il semble que le plus grand nombre de prédations aient lieu lorsque les caméléons se déplacent maladroitement à terre, et qu’elles soient le fait d’espèces très diverses. Dans les arbres et les arbustes, où l’animal est nettement plus à l’aise, ce sont surtout des oiseaux diurnes que les caméléons doivent se protéger. Les serpents arboricoles sont également parfois susceptibles de s’approcher et de capturer un caméléon sur sa branche. Ainsi, en Europe, les deux principaux ennemis du caméléon commun sont un rapace, le busard cendré (Circus pygargus) et un reptile, la couleuvre de Montpellier (Malpolon monspessulanus).

Description de cette image, également commentée ci-aprèsAu moment de la mue, le caméléon est moins alerte et devient une proie plus facile. La mue a lieu 3 ou 4 fois par an, toute sa vie, quand l’animal est en bonne santé. Lorsque les conditions sont mauvaises et que l’animal est dénutri ou malade, il devient gris terne et sa mue, laborieuse, peut durer plusieurs mois.

Pendant la phase qui précède la mue, l’animal perd l’appétit et ralentit ses déplacements. La cornée s’opacifie, devient bleutée. Tout le corps prend bientôt une teinte bleuâtre sous l’effet de la lymphe, qui s’infiltre entre l’ancien épiderme et la nouvelle peau, formée de cellules peu kératinisées. Puis le vieil épiderme se détache par plaques depuis la commissure des lèvres jusqu’au dessous des pattes. Le caméléon, gêné par ces lambeaux de peau, se frotte contre des branches pour s’en débarrasser.

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La salamandre de feu

Posté par othoharmonie le 30 janvier 2015

 

ssf6_smallTout le monde connaît la salamandre ou du moins tout le monde croit le savoir. Elle est tantôt confondue avec le lézard, tantôt avec le triton, et chacun s’accorde à dire qu’elle possède un corps allongé, des pattes, une queue, qu’elle vit dans l’eau ou sur terre, qu’elle possède en général des taches jaunes ou oranges, mais surtout sous le ventre; elle peut être brune, noire, en général foncée quand elle n’est pas verte et court dans les buissons. 

La salamandre terrestre, ou de feu, ou encore tachetée, est un batracien (amphibien) urodèle, qui possède une queue, à l’opposé des grenouilles et crapauds, qui sont des anoures et donc n’en possèdent pas. Elle est décrite comme étant terrestre car elle ne se rend à l’eau que pour déposer ses larves. Elle est appelée salamandre de feu car des représentations historiques l’ont voulu ainsi: Pline l’ancien relate que « la salamandre, est un animal si froid que rien qu’à toucher le feu, elle l’éteint comme le ferait de la glace »; Aristote nous transmet à peu près la même chose, mais avec plus de distance : « cet animal,  à ce que l’on prétend, éteint le feu lorsqu’il y entre ». 

De ces citations et légendes ne se conserve qu’une réalité bien plus physique : la salamandre est un amphibien dont les échanges gazeux permettant  la respiration sont dépendants de la teneur en eau de la peau; si celle-ci vient à dessécher, l’animal meurt, et un corps mouillé au contact d’une source de chaleur à tout de même tendance à la réduire. La salamandre possède aussi une substance laiteuse et vénéneuse (pas venimeuse car elle est incapable d’inoculation) qu’elle sécrète pour se protéger des prédateurs que sont certains oiseaux, la couleuvre à collier, peut-être le hérisson ou le blaireau. Cette substance laiteuse ainsi que son contenu en eau ont nourri sa légende concernant le feu: en effet, si un batracien est proche de la mort (ce qui est évidemment le cas lorsqu’on jette une salamandre au feu ou si on brûle une bûche dans laquelle une salamandre s’est réfugiée), des réactions physiologiques contracteront les glandes à venin et l’on verra l’animal agonisant, recouvert d’une sorte de lait exsudé pouvant effectivement diminuer la combustion des braises. Au Moyen-Âge, la salamandre avait la réputation d’empoisonner les eaux courantes et d’avoir la capacité de tuer plusieurs hommes et devenait un des animaux les plus dangereux sur terre. 

Ma foi, je n’ai guère rencontré d’animal aussi indolent, placide et inoffensif : incapable de fuir, elle se fie à ses couleurs aposématiques (qui signifient un danger ou un mode de protection reposant sur les couleurs) et reste souvent immobile lorsqu’elle est surprise dans son environnement habituel. Ne la croyez pas incapable de vélocité, car elle peut fuir aussi rapidement qu’elle le peut, c’est-à-dire à une vitesse ne dépassant guère une mètre par dix secondes, très souvent interrompu par quelques pauses ! J’ai eu la chance de pouvoir observer et manipuler plusieurs centaines de salamandres et, croyez-moi, je suis toujours de ce monde pour vous le raconter. Malgré la toxicité avérée de son venin qui n’aura d’efficacité que si il est absorbé ou injecté, celui-ci est sans danger pour l’homme ; vous pouvez donc manipuler une salamandre en prenant toutefois la précaution élémentaire de vous laver les mains après et de ne surtout jamais vous frotter les yeux sous peine de larmoiements intenses durant plus d’une heure. Je connais quelqu’un qui en a fait l’expérience malheureuse.

1024px-Ambystoma_maculatum_(2)Passons maintenant aux données techniques: le biotope de la salamandre se situe en moyenne altitude, dans des vallons frais et ombragés, plantés de feuillus, avec une prédilection pour le hêtre. Elle se réfugie sous des pierres ou des souches, dans des terriers de rongeurs ou dans des excavations naturelles pour n’en sortir qu’à la nuit tombée, de préférence après 23 heures ou alors rarement en plein jour lorsque le temps est doux et pluvieux. Dans les Hautes-Pyrénées, j’ai pu en observer plus de 300 en une nuit. En Haute-Savoie, elle est beaucoup moins fréquente et se cantonne, dans notre région, aux contreforts des massifs du Chablais. Sa longévité porte à douter tant elle est étonnante pour un si petit animal mesurant entre 17 et 22 centimètres: la plus âgée des salamandres répertoriée a vécu une cinquantaine d’années en captivité après avoir été prise adulte dans la nature. Son régime alimentaire est essentiellement composé de lombrics, de limaces, de mille-pattes, d’araignées ou encore de tout autre invertébré pouvant passer à proximité. Elle se révèle toutefois assez rapide pour la capture de ses proies : bon, vous me direz, capturer un ver de terre… 

La salamandre fait preuve d’une tolérance intraspécifique étonnante et peut se retrouver en groupe de plusieurs dizaines d’individus si les circonstances (reproduction, hibernation) l’exigent. Sa période de repos n’a d’absolu que la température, inférieure à 5° de novembre à mars. Elle se reproduit un peu toute l’année et la femelle donne naissance à plusieurs dizaines de larves déposées dans les parties calmes des cours d’eau bien oxygénés et non pollués à faible débit : celles-ci se développeront et sortiront de l’eau, dans laquelle elles s’oxygènent à l’aide de branchies et capturent des larves d’insectes, au bout de 3 à 4 mois. La maturité sexuelle intervient vers la quatrième année. 

Ce batracien possède quelques facultés étonnantes: lors de la reproduction, le mâle dépose un petit cône gélatineux nommé le spermatophore dont l’extrémité est formée d’une capsule contenant les spermatozoïdes ; la femelle récolte cette capsule à l’aide de son cloaque et les spermatozoïdes sont emmagasinés dans un organe nommé la spermathèque où ils peuvent rester vivant 1-2 ans. Les mâles ? Plus besoin n’en est, l’année de la femelle est fêtée chaque deux ans ! Notre magnifique urodèle possède en outre une capacité de régénération étonnante dans le monde animal, surtout pour un vertébré : elle est capable de régénérer totalement et rapidement des membres amputés.  La salamandre est mauvaise nageuse et risque de se noyer si elle vient à tomber à l’eau et n’arrive pas à trouver une pente douce pour s’en sortir. Par contre, elle peut se montrer habile grimpeuse, même sur des surfaces lisses. Ses doigts, au nombre de 4 sur les pattes avant et cinq sur les pattes arrières ne sont pas reliés par une palmure et donc plus adaptés aux déplacements terrestres.

 

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Chasse du lièvre

Posté par othoharmonie le 1 novembre 2012

Chasse du lièvre dans LAPIN - LIEVRE 220px-Huckleberry-finn-with-rabbitLe lièvre est un animal rusé, méfiant, très vif et véloce, très endurant, ce qui en fait un animal de chasse très intéressant qui a occupé bon nombre de chasseurs locaux durant des décennies, étant considéré comme un gibier roi dans nos campagnes. 

– A tir au chien courant 
Il se chassait et se chasse encore à tir avec des meutes de chiens courants de petite et moyenne vènerie : Beagles, ariégeois, griffons nivernais, Vendéens, Bleus de Gascogne, Gascons saintongeois, Porcelaines, Bruno du Jura etc. En équipe restreinte de 2 à 3 chasseurs et même en solitaire. 
La technique consistant à se poster sur les points de passage connus, sachant que le lièvre finit toujours par revenir dans son enceinte. 

– A courre, en vènerie à pied, derrière une meute de courants 
La technique exigeant de l’endurance et la capacité pour la meute de déjouer les ruses du « capucin », très enclin à revenir sur sa voie, effectuer des écheveaux, doubler ou tripler sa voie, effectuer des crochets ou demi cercles et même des doubles voies doublées au même endroit etc. 
– Au chien d’arrêt devant soi. 
Souvent pratiquée dans les labours et cultures ou haies où le lièvre se trouve gîté, jouant sur son immobilité et son mimétisme. Mais cette pratique n’étant pas véritablement la fonction du chien d’arrêt qui prend particulièrement goût au poil et surtout à la poursuite, ce qui ensuite peut considérablement gêner la chasse des autres gibiers à plume notamment et perturber la fermeté d’arrêt du chien. 

220px-Moritz_v_d_Tomburg dans LAPIN - LIEVREEffectifs et évolution 
Le dernier tableau national connu pour le lièvre est de l’ordre de 4 000 000 d’individus prélevés en 1998 – 1999. 
On estime les densités à 1 à 3 lièvres par km² dans les zones les plus pauvres (paysages fermés, bois, zones de montagne) et 10 à 30 lièvres par Km² dans les plaines cultivées. Mais ces densités peuvent atteindre localement jusqu’à 50, voire 100 lièvres au km². 
Le lièvre avait eu une baisse d’effectifs dans les années 80 et 90. 
Les effectifs semblent remonter majoritairement dans certaines régions. L’intensification de l’agriculture en Europe semble être la cause de la baisse des effectifs. Les nouvelles pathologies, le machinisme agricole, la destruction de biotopes favorables, la pression de chasse ont aussi contribués à la baisse des effectifs. 

La gestion des populations actuelles semble porter ses fruits : 
– Suspension temporaire du tir pour reconstituer les populations localement. 
– Groupement de gestion [ GIC ] 
– Plans de Gestion approuvés [PGCA] 
– Plans de chasse 
– Prélèvements Maximum Autorisés [ PMA ] 

 

 

 

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La vie du Lynx roux

Posté par othoharmonie le 27 juillet 2012

 

La vie du Lynx roux dans LYNX 220px-Bobcat_lynx_rufusL’espérance de vie du Lynx roux est de six à huit ans, très peu atteignent dix ans. En captivité, le record est de 34 ans et dans la nature de 16 ans.

Le Lynx roux adulte a très peu de prédateurs en dehors de l’homme, bien qu’il puisse être tué lors de conflits interspécifiques. Le puma et le Loup gris s’attaquent au Lynx roux, ce comportement ayant notamment été observé à plusieurs reprises au parc national de Yellowstone. Les petits peuvent être attrapés par de nombreux prédateurs comme les chouettes, les aigles, les coyotes, les renards, mais aussi par les Lynx roux adultes mâles. Quand les populations de proies sont peu abondantes, très peu de petits atteignent l’âge adulte.

Les maladies, les accidents, la chasse, les automobiles, et la famine sont d’autres causes de mort. Les jeunes ont un taux de mortalité élevé lorsqu’ils quittent leur mère, et que leur technique de chasse n’est pas encore éprouvée. Une étude sur quinze Lynx roux montre un taux de survie durant la première année pour les deux sexes de 62 %, en accord avec d’autres résultats de recherche montrant des taux de 56 à 67 %.

Le Lynx roux peut être infesté par des parasites, la plupart de temps des tiques ou des puces, et transporte parfois les parasites de ses proies, notamment ceux de l’écureuil et du lapin. Les parasites internes (endoparasites) sont particulièrement fréquents chez le Lynx roux. Une étude montre un taux d’infection moyen de 52 % pour Toxoplasma gondii, mais avec d’importantes variations régionales. L’acarien Lynxacarus morlani se trouve uniquement dans le Lynx roux.

Habitat

Le Lynx roux vit dans une grande variété de biotopes, comprenant les forêts de conifères et de feuillus, la brousse et même le désert. Seule la neige semble être un facteur limitant l’espèce au nord. Il préfère les forêts mais contrairement aux autres espèces de Lynx, il n’en dépend pas exclusivement. Son aire de répartition inclut aussi les marécages humides de Floride et les montagnes escarpées. Le Lynx roux est présent jusqu’à 2 500 mètres d’altitude. Les populations de Lynx roux dépendent essentiellement de la quantité de proies. Un autre facteur de sélection de l’habitat est la possibilité de se protéger des conditions climatiques extrêmes, de trouver des aires de repos et de reproduction, et une couverture dense pour la chasse et la tranquillité.

220px-Bobcat_having_caught_a_rabbit dans LYNXOn peut le trouver sur des aires agricoles, tant qu’il y a des marais, des saillies rocheuses ou des étendues arborées où sa robe tachetée lui permettra de se camoufler. L’aire de répartition du Lynx roux ne semble pas limitée par les populations humaines tant qu’il peut trouver un habitat adéquat ; seules les étendues d’agriculture intensive ne lui conviennent pas. Ce félin rôde parfois en bordure des zones urbanisées, à la limite avec le milieu naturel.

L’aire de répartition historique du Lynx roux commençait au sud du Canada, traversait les États-Unis et s’arrêtait dans l’État mexicain d’Oaxaca, et une grande partie de cette aire est encore occupée par le félin. En raison de changements d’habitat dus aux pratiques agricoles modernes, le Lynx roux n’est plus présent dans le Middle West des États-Unis et dans le sud du Minnesota, l’est du Dakota du Sud, l’Iowa et une grande partie du Missouri. Dans le sud et le centre de l’État de New York, de multiples observations de Lynx roux, y compris des spécimens morts, ont été rapportées. De même, des Lynx roux ont été signalés au nord de l’Indiana et l’un d’entre eux a été tué près d’Albion, dans le Michigan.

Au Canada, on le retrouve au sud et au centre de la Colombie-Britannique et de l’Ontario, au sud de l’Alberta, du Saskatchewan, dans le Manitoba ainsi qu’au sud-est du Québec et dans toute la Nouvelle-Écosse et le Nouveau-Brunswick. Les populations y sont limitées par la double présence de la neige et du Lynx du Canada. Le Lynx roux ne tolère pas la neige profonde, et attendra à l’abri la fin d’une tempête ; en outre, il ne possède pas de larges pattes comme le Lynx du Canada qui permettent de se déplacer facilement dans la neige. Le Lynx roux n’est pas désavantagé par sa plus petite taille lorsqu’il rencontre cette autre espèce de lynx : des déplacements du Lynx du Canada provoqués par le Lynx roux, plus agressif, ont été observés en Nouvelle-Écosse, où le défrichage de la forêt de conifères pour l’agriculture a mené le Lynx du Canada à se retirer vers des zones plus au nord au profit du Lynx roux. L’hybridation avec le Lynx du Canada pourrait également être un facteur limitant le développement de l’espèce vers le nord.

Au nord et au centre du Mexique, ce félin se rencontre dans les étendues de buissons secs et les forêts de pins et de chênes. Ses territoires s’arrêtent à la partie tropicale du pays. En dessous de l’isthme de Tehuantepec, on ne trouve plus de Lynx roux et une modélisation numérique faite en 2008 suggère que la colonisation de ces territoires est limitée par le type d’habitat peu favorable au Lynx roux mais aussi par la concurrence exercée par d’autres félins de taille analogue dans cette région (Margay, Jaguarondi, Jaguar)

Menaces pesant sur l’espèce

220px-Bobcat_in_San_Rafael_Grassland_ArizonaLa perte et le morcellement de son habitat constitue le danger majeur pour la stabilité des populations du Lynx roux, notamment pour Lynx rufus escuinipae. La chasse et le piégeage sont également des causes de mortalités de ce félin qui peuvent représenter dans certaines régions près de la moitié des décès. D’ailleurs, le taux de mortalité augmente durant les mois d’hiver, lorsque la chasse est ouverte. Dans les années 1980, près de 90 000 Lynx roux ont été tués aux États-Unis et 3 000 au Canada. Les jeunes sont indirectement plus vulnérables à la chasse car ils dépendent de leur mère durant les premiers mois de leur vie. Toutefois, sa population est toujours importante, même dans le sud des États-Unis où il a été intensément chassé. Les éleveurs de volaille peuvent aussi s’attaquer à lui lorsqu’il s’attaque à leurs animaux.

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La Vipère

Posté par othoharmonie le 13 mai 2012

Ce serpent est somme toute très dur à confondre avec les colubridés de nos régions, et il n’y a guère qu’avec ses 3 cousines françaises que l’identification peut parfois être problématique (Vipère péliade, Vipère de Séoane et Vipère d’Orsini).

Fichier:ViperaAspis 1468AE1.jpgLa vipère dépasse rarement 60cm adulte, pouvant néanmoins atteindre exceptionnellement 90cm (les mâles le plus souvent). Sa robe peut aller du gris clair ou brun/rouille. Celle-ci est toujours bariolée de motifs sombres plus ou moins en zig zag sur le dos. A noter qu’il existe une exception à cette règle: des vipères complètement noires (forme mélanique). Celles-ci se trouvent en montagne dans l’est de la France, au nord de l’Italie et en Suisse.

Sa tête est très bien marquée par rapport au cou, d’aspect un peu « triangulaire » vu de dessus. La vipère aspic arbore une sorte de nez retroussé qui là aussi est très reconnaissable et ne prête à aucune forme de confusion avec une couleuvre. Ce museau est moins marqué chez les autres espèces de vipères françaises. Autre détail majeur: La pupille des vipères est verticale, tandis que celle-ci est ronde chez tous les colubridés français.

La vipère aspic est présente partout en France à l’exception de l’extrême nord du pays. Sa cousine péliade occupe quant à elle la moitié nord du pays. La vipère de Séoane est cantonnée à une petite région des Pyrénées tandis que la vipère d’Orsini se trouve dans les alpes maritimes. C’est un animal diurne, devenant nocturne dès que les températures lui permettent (à partir de mai/juin), par conséquent à moins de se trouver en montagne, il est très peu probable d’en croiser une active le jour en plaine en plein mois d’août…

Ce serpent est très peureux et bien moins agressif que la plupart des couleuvres, ne mordant que si ouvertement agressée, mise en danger ou blessée. La plupart des accidents (85% des envenimations recensées) sont le fruit de morsures aux mains, donc sur des personnes ayant voulu s’en saisir… Autre chiffre très parlant: il y a statistiquement plus de chance d’être frappé par la foudre en France que d’être mordu accidentellement par une vipère (sans l’avoir vu quoi…).

Sur les 4 espèces de vipères présentes en France, seules deux ont entrainé des décès humains: la vipère aspic et la péliade. Ces décès sont principalement dû à des morsures non traitées… Il faut savoir que la toxicité des venins est variable en fonction de l’espèce de vipère (l’aspic venant de loin en tête) mais aussi en fonction de la localité de l’animal, ainsi les vipères aspic du sud-ouest français (Vipera aspis zinnikeri, reconnaissable grâce à une ligne dorsale brune en plus des motifs en zig-zag) possèdent un venin 4 fois plus toxique que ses cousines du reste du pays.

La vipère est un animal discret, aux mouvements lents sauf quand dérangée. Elle reste immobile, misant sur son mimétisme pour ne pas attirer l’attention, puis s’enfuyant lentement quand le danger est passé. Elle fréquente des biotopes secs de broussailles, de friches, les abords de sous-bois ou les zones de roches (éboulis) où elle peut facilement trouver le gite et le couvert.

Jeune, elle se nourrit de lézards, de grenouilles, d’insectes… Adulte elle préfèrera les rongeurs qu’elle chasse à l’affut. Une fois la proie à proximité, elle lui inoculé son venin puis se met à sa recherche, pistant à l’odeur le chemin emprunté par le rongeur jusqu’au lieu où, mort, celui-ci git.

La Vipère dans SERPENT 265px-ViperaAspis_1469AEA noter que la vipère d’orsini est protégée par la convention de Berne (annexe 2), idem pour les 3 autres espèces (annexe 3). Mais seulement la vipère d’Orsini et la vipère de séoane eut égard à leur rareté (ainsi que l’ensemble des colubridés de France) sont protégés stricto sensu par la loi française (L415.3 du code de l’environnement: six mois de prison et 9000€ d’amende en cas de destruction, de maintenance, de transport ou de vente). Les deux autres espèces de vipère peuvent être tuées eut égard au danger qu’elles peuvent représenter MAIS ne peuvent être mutilées ou déplacées ou maintenues ou vendues (art2 de l’arrêté du 22 juillet 1993)…

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L’Ours et L’homme

Posté par othoharmonie le 11 novembre 2011

 

English dancing bear.jpgLa place de l’ours est de tous temps, particulière, cet animal fut peut-être divinisé dès l’époque préhistorique où il partageait son biotope avec les hommes. L’ours occupe une place importante (mythologie, blason, folklore, onomastique), partout où il était présent. On le retrouve dans l’ours en peluche. Le culte de l’ours symbolise : Puissance, renouveau, royauté. 

 

Des ours ont été gardés dans des ménageries de princes ou de saltimbanques en Europe et Asie. Le dressage d’ours était très populaire, et continue à se perpétuer jusqu’à nos jours ; ces spectacles sont de plus en plus controversés eu égard à la souffrance des animaux, dressés dans des conditions violentes (à l’aide de fouets, tisons enflammés, etc.), et certains pays (comme la Turquie, la Grèce ou la Bulgarie, mais pas la France à ce jour) ont interdit l’exhibition d’ours « savants ». 

 

Les ours sont aussi des hôtes fréquents des zoos ; toutefois, il est devenu très rare que des animaux soient prélevés dans la nature pour peupler de tels établissements (la reproduction des ours en captivité est très aisée, du moins chez l’ours brun), et leurs conditions de vie se sont souvent améliorées depuis une vingtaine d’années. Les ours sont progressivement retirés des fosses archaïques comme celles du Jardin des Plantes à Paris, et ils sont de plus en plus souvent présentés dans de grands parcs boisés qui leur offrent des conditions de vie un peu plus proches de la nature (par exemple Thoiry, le CERZA, le Parc animalier de Sainte-Croix, etc.) ; il est significatif de noter que les ours recouvrent alors fréquemment des comportements « naturels » comme la léthargie hivernale.

gifs nounours

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