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Salamandre : la Patience, l’Attention

Posté par othoharmonie le 24 avril 2017

 

 La Salamandre est un animal mythique qui symbolise le feu et la pureté. Très présente dans les bestiaires du Moyen-Âge, elle représentait aussi la chasteté et l’indestructibilité. Les Salamandres chamaniques présentent diverses couleurs selon les personnes. Les modèles et des couleurs ont des significations différentes aux gens.

SALAMANDRE

L’examen des modèles et des couleurs de la salamandre peut nous aider à découvrir les modèles complexes qui dirigent nos vies. Des modèles émotionnels indésirables peuvent être restructurés ou éliminés par l’étude de la géométrie sacrée et des alignements de méridien. Tout d’abord, c’est un animal amphibien. Elle est noire avec de grosses taches jaunes et recouverte d’un venin cutané (pratiquement inoffensif pour l’homme). C’est aussi un animal symbolique de la croyance populaire. Elle habite le feu, d’où elle puise vie et protection. Ce n’est pas un démon mais un gardien désigné par Dieu.

Les Alchimistes l’associent au Mercure, le vif-argent, c’est à dire l’esprit créateur. À la Renaissance, la Salamandre prend pour nom Vulcanales (Vénus de Vulcain, le dieu forgeron). Le Roi François 1er prend la Salamandre pour emblème, avec la devise Nutrico et Extinguo (je nourris et j’éteins). La Salamandre symbolise la foi qui ne peut être détruite.

La mythologie nous parle également des Salamandres : Romulus est le fruit des amour d’une Salamandre et de Sylvia. Dans l’Antiquité, Pline la décrit comme « un animal si froid que, rien qu’à toucher le feu, il l’éteint comme le ferait de la glace ». Aristote en parle également : « Cet animal, à ce qu’on prétend, éteint le feu lorsqu’il y entre ».

Salamandre fût aussi appelée : mouron, sourde-chaude, ou sourde, puisqu’elle semble ne pas avoir d’ouïe. En Bretagne on ne la nommait pas, afin d’être certain qu’elle n’interprète ces paroles comme un appel. Les croyances précisent qu’elle est capable de tuer d’un seul regard ; pour la soumettre, il faut utiliser un miroir afin de concentrer les rayons du soleil vers elle.

La Salamandre est également utilisée symboliquement comme marquant l’emplacement du trésor qu’elle a sous sa garde. Salamandre nous montre comment avoir la patience d’attendre en se déplaçant lentement dans les actions et la pensée. Il est temps d’être plus conscients de l’environnement dans lequel nous évoluons avec des rêves et des visions associés à telle ou telle chose, telle ou telle personne. Salamandre enseigne à utiliser l’inspiration et les idées. Elle aide au renouveau et à la renaissance pour aller de l’avant, enseigne les connaissances dans la compréhension de la sensibilité émotionnelle, montre la façon de regarder et d’écouter, d’observer et de réfléchir pour ensuite agir de façon appropriée.

Êtes-vous dans le moment présent ? Pour atteindre la transformation il faut de la patience. Exercez-vous ! Salamandre va vous montrer comment mettre toutes les qualités ci-dessus dans la réalité quotidienne, dans la grâce, l’harmonie et l’équilibre, même dans toute adversité.

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Coquillage et sa symbolique

Posté par othoharmonie le 22 avril 2017

 

 

Symboliquement, le coquillage est lié aux organes de naissance et particulièrement à la vulve (le mot latin Concha, désigne les deux choses). 

En Inde, le Dieu Vishnou portait un coquillage, symbole de l’océan, du premier souffle de vie et du son originel. Celui-ci est en quelque sorte la figuration de sa Shakti, son énergie intérieure primordiale qui donne lieu à manifestation et qui conserve cette dernière. Liée de ce point de vue avec les cinq éléments, cette Shakti en est à l’origine en même temps qu’elle en est issue : mère et fille de la création et de la créature, elle s’identifie aussi aux eaux primordiales et, dans son mouvement de spirale, développe et involue le Moi dont elle est à la fois la source et le but. 

COQUILLES

Lié aux concepts de la conception et de la fécondité, le coquillage est un attribut de la déesse de l’Amour. La symbolique chrétienne écarta cet aspect, elle le considérait au contraire comme un symbole de la tombe qui avant la résurrection, enveloppe les corps de défunts. Il faut pourtant noter la parenté implicite qui demeurait ainsi entre les deux interprétations du coquillage, dans la mesure où le coquillage-tombe est le nouveau berceau d’où se lèvera le ressuscité et où la coquille de Vénus tenait à l’évidence le même rôle symbolique. Ces deux images renvoient à celle de la barque où l’on expose certains nouveau-nés marqués par le destin qui doivent naître une seconde fois à travers cette épreuve et à laquelle, systématiquement, l’on confie les mots pour leur voyage vers l’Au-delà. L’image de la fécondation du coquillage hermaphrodite, par la rosée tombée de ciel en fit aussi un symbole de la vierge. La coquille Saint-Jacques était l’emblème des pèlerinages effectués vers Saint- jacques de Compostelle, mais elle était également l’attribut des Saints, comme Saint Roch ou Saint Coloman ou L’archange Raphaël et en tant que compagnon de voyage de Tobie. 

Le bestiaire du Moyen Age dit que : « selon la volonté Divine, la nature a protégé la chair molle du coquillage au moyen d’une solide écorce, comparable au sein maternelle protecteur ». Dans le même registre symbolique, le Coquillage était la figure dans l’ancien Mexique du Dieu de la Lune. Il représentait aussi la matrice féminine, la naissance et en deçà et au-delà de celle-ci le royaume de la mort en ce que la mort n’est pas le pendant de la vie comme en Occident, mais le symétrique de la naissance : la venue au monde est la mort au royaume de l’âme et la disparition de ce monde est la naissance à l’Au- delà. D’où la chaine signifiant eau/mère et femme/ Lune/mort et renaissance, qui finit par renvoyer à la notion d’immortalité spirituelle et plus encore d’éternité, ce que l’on retrouve exactement dans la coquille d’escargot. 

Extrait de l’Encyclopédie des Symboles de « Michel Cazenave (livres de poche)

 

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LE SYMBOLISME SOLAIRE DU CERF

Posté par othoharmonie le 11 février 2017

 

Symbole solaire du pouvoir celte, le cerf est l’animal de la vie (à cause de l’arbre que forment ses ramures), de la puissance, de la virilité, de la longévité (on disait qu’il pouvait vivre jusqu’à 900 ans) et de la vélocité. Comme l’ours, le cerf manifeste la force de la nature : sa chasse et sa capture sont le sujet de nombreuses légendes.

Grâce à sa ramure comparable à un arbre et qui se renouvelle périodiquement, le cerf passait déjà alors pour un symbole de la vie qui se perpétue, du renouveau et du passage du temps.

Il passe pour être hostile aux serpents venimeux, et son pelage constituait une amulette de protection contre leurs morsures. La poudre de bois de cerf protégeait aussi les semences des intempéries.

cerfs

Le bestiaire du Moyen Age répète les mêmes enseignements, mais ajoute encore que les cerfs auraient découvert l’effet magique dont ils font usage pour se défaire des flèches qui se sont fichées dans leur peau, et cicatriser leurs blessures. On lit aussi que les bois de cerf constituent un puissant remède : la ramure droite, plus efficace que la gauche, chasse les serpents lorsqu’on la brûle. La viande de cerf fait tomber la fièvre, de même que l’onguent que l’on tire de sa moelle.  En héraldique, le cerf est le symbole de « la douceur et de l’indulgence, car il est dépourvu de fiel, ce qui explique sa longévité, qui est d’une centaine d’années ». On y représente également la ramure seule qui est « un signe de puissance ».

Dans la mythologie celte, les cerfs sont les « bêtes à cornes des fées » et les messagers entre le monde des dieux et celui des hommes. Le dieu celtique Cernunnos était couronné d’une ramure de cerf, comme l’étaient les chamans des peuples primitifs. En fait, de la même façon que le cerf a formé un couple d’opposés avec le taureau, il semble qu’il ait été surtout opposé dans les pays celtiques au sanglier, où le cerf (comme le cheval) représente l’élément masculin et combatif et le sanglier le côté féminin et érotique de l’homme et de la nature.

Une divinité gauloise porte le nom de Cernunnos, « celui qui a le sommet du crâne comme un cerf ». Elle est représentée sur le chaudron d’argent de Gundestrup, assise dans la posture bouddhique, tenant d’une main un torque et de l’autre un serpent, entourée d’animaux les plus divers, et notamment d’un cerf et d’un serpent. Peut-être faut-il voir dans ces bois de cerf surmontant la tête du dieu un rayonnement de lumière céleste. Un autre monument remarquable est celui de Reims où Cernunnos est représenté en dieu de l’abondance. on en connaît plusieurs autres. Cependant, il semble bien que le dieu doive être compris comme le maître des animaux.

En Irlande, Saint Patrick se métamorphose et métamorphose ses compagnons en cerfs (ou en « daims ») pour échapper aux embûches du roi païen Loegaire : il agit ainsi en vertu de l’incantation ou procédé magique appelé feth fiada, lequel procurait normalement l’invisibilité. le symbolisme du cerf dans le monde celtique est donc très vaste et il a trait certainement aux états primordiaux.

En Bretagne armoricaine, Saint Edern est représenté chevauchant un cerf.

C’est ainsi que la bande de guerriers qui est chargée de veiller sur les ports de l’Irlande et qui mène une vie libre et joyeuse parmi les bois et les vallées, les Fenians (ou compagnons de Finn) agit sous l’autorité de ce dernier dont le véritable nom est Demné, qui signifie précisément le cerf. De sa femme, la biche enchantée Sav, il aura un fils, Oisin (le daim – c’est le prototype du personnage d’Ossian tel qu’il a été restitué par MacPherson à la fin du XVIIIe s.), qui lui-même aura un fils, Oscar, « celui qui aime les daims ».

Pour la possession de Grainné, la fille du haut roi de Tara, Cormac Mac Art, il poursuivra des années durant son neveu Diarmaid dont le sanglier est l’animal totem, donc aussi tabou (voir Tristan et Iseut où le cerf de Finn est remplacé par le cheval – et les oreilles de cheval du roi Marc).

Comme le cheval encore (mais également le renne ou le chevreuil), le cerf paraît avoir rempli chez les Celtes un rôle de psychopompe (qui conduit les âmes des morts) : c’est cousu dans une peau de cerf que, dans le roman de Tristan, le Morholt mort est ramené à la cour de sa sœur, la reine d’Irlande, tandis qu’Oisin, dans l’Accalam na Senorach (« le Colloque des Anciens »), va rejoindre sa mère dans l’autre monde.

A travers ses survivances dans la littérature galloise (histoire de Gereint et Enid dans les Mabinogion), puis médiévale et continentale (dans Erec et Enide de Chrétien de Troyes, par ailleurs une démarque du texte gallois), on trouve aussi la trace d’un symbole du cerf blanc qui renvoie apparemment à un ancien rituel magico-religieux pour s’approcher de la féminité divine.

Rapide et insaisissable, le cerf était souvent représenté – surtout sous la forme d’une biche ou d’un mâle de couleur blanche – comme un modèle de l’âme, ou un messager divin. Dans la mythologie celte, il tire le chariot de Flidass, déesse de la chasse.

De fait, il semble que l’invasion celte, lorsqu’elle s’est produite, a intégré dans ses propres représentations toute une partie du fonds pré-indo-européen, et que le culte ou les images de cerfs y renvoient très souvent à d’antiques pratiques chamaniques – comme dans l’épisode de Suibhne Geilt, « la folie du roi Suibhne », où l’on voit un souverain retourner à l’état de nature et vivre dans la compagnie des cerfs ou se saisir d’un daim pour en faire sa monture.

Le cerf, habitant de la forêt, est un défi perpétuel pour le roi chasseur Arthur. Au moment où la Cour prépare à Carlion le mariage d’Enid et de Gereint (Erec), on l’avertit qu’un cerf d’une splendeur inégalée traverse la forêt de Dena (Dean). Arthur le chasse et le tue, puis l’offre à Enid, lui donnant ainsi symboliquement les rênes du pouvoir.

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Le cerf, une figure christique

Posté par othoharmonie le 29 décembre 2016

 

Au Moyen Âge, le cerf est un animal à la charge symbolique particulièrement forte. À l’égal de l’ours ou du lion, il fait partie des royautés animales. Des auteurs comme Bède le vénérable ou Raban Maur en font l’image du chrétien, de l’homme innocent, pur et saint. La légende de l’invention des reliques de saint Denis, trouvées par Dagobert sur les indications d’un cerf envoyé par la Providence renforce cette idée. Les hagiographes de saint Hubert ou de saint Eustache l’associent plus particulièrement au Christ, apparu en croix à ces deux saints entre les bois d’un cerf. Divers parallèles sont établis en ce sens par les lettrés du Moyen Âge. Les livres de vénerie insistent ainsi sur le fait que le cerf est un animal destiné à être sacrifié au terme d’un rituel précis, comme le Christ a été rituellement sacrifié. De même, les bois du cerf, repoussant chaque année après être tombés, apparaissent comme des images de la résurrection. Le cerf à la robe d’un blanc immaculé devient un véritable symbole christique.

cerf christique

Cette association explique le succès de cet animal auprès des rois souhaitant démontrer leur piété. Richard II d’Angleterre choisit ainsi le cerf blanc couché sur une prairie que l’on voit au dos du diptyque Wilton comme emblème personnel. C’est néanmoins dans les rois de France du XVe siècle que le cerf trouve les plus fidèles dévots. Si le cerf fait discrètement partie du vocabulaire traditionnel de la monarchie, c’est Charles VI qui, le premier, donne à cet animal une réelle importance dans le bestiaire royal, sous la forme du cerf ailé (parfois appelé cerf volant ou cerf de justice). Philippe de Mézières introduit ainsi ce thème dans le Songe du viel pèlerin, décrivant le roi comme un « noble cerf ailé », image du Christ sur Terre. Cette comparaison aura un immense succès pendant tout le XVe siècle. Son fils, le contesté Charles VII, reprend cette symbolique pour affirmer sa légitimité et sa filiation, faisant souvent représenter ses armoiries tenues par deux cerfs blancs ailés portant une couronne autour du cou. Louis XI, peu enclin à la pompe symbolique et à la célébration allégorique de son pouvoir, délaisse quelque peu les cerfs qui seront à nouveau à l’honneur sous Charles VIII et Louis XII. Celui-ci est le dernier à être chanté comme le cerf de France, François Ier et successeurs abandonnant totalement ce symbole. Pendant toute cette période, les cerfs ailés font partie du répertoire iconographique de la monarchie, abondant dans les tapisseries, les manuscrits et les décors monumentaux. Certains princes, comme Pierre II de Bourbon suivent la mode et adoptent également cet animal.

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Histoire du Cygne héraldique

Posté par othoharmonie le 27 octobre 2015

 

CYGNE BlasonLe cygne apparaît tôt dans le bestiaire héraldique. Vers 1200, il est déjà présent parmi la vingtaine d’espèces animales ornant les blasons repérées par Michel Pastoureau .

Cependant, si sa présence est ancienne, le cygne demeure un animal relativement peu fréquent dans l’héraldique au cours de la période médiévale. Bien que les oiseaux figurent dans près de 10 % des armoiries portées entre les xiiie et xve siècles, à peine 2 % d’entre elles représentent un cygne. Michel Pastoureau et Laurent Hablot, spécialistes de l’emblématique médiévale, proposent d’expliquer cette rareté par le caractère ambivalent du cygne dans les bestiaires médiévaux. Ainsi, selon Hugues de Fouilloy, rédigeant son De avibus (Le Livre des oiseaux) entre 1130 et 1160 :

« La blancheur du cygne est le symbole du converti. Le cygne a un plumage blanc mais une peau noire. Allégoriquement la couleur blanche du plumage signifie le prétexte sous lequel la peau noire est dissimulée. Parce que le péché de chair est dissimulé par divers prétextes. Lorsque le cygne nage sur la rivière, il tient son cou dressé, parce que l’homme fier, entaché par des possessions matérielles, se rengorge lui-même de posséder des biens transitoires. On dit que le cygne produit un chant d’une immense douceur lorsqu’il est à l’agonie. De même, à la fin de sa vie le fier prend toujours plaisir à la douceur de ce monde, et mourant, il se souvient de ses mauvaises actions. Mais lorsque le cygne est privé de son plumage neigeux, placé sur une broche, il est mis à rôtir dans les flammes. De même, une fois mort, le riche orgueilleux, dépouillé de sa gloire terrestre, est précipité dans les flammes de l’enfer, où il est son châtiment, de sorte que celui qui avait coutume de rechercher les plus viles nourritures, descendu aux abysses, devient nourriture pour les flammes. »

Sa fréquence sur l’écu augmente considérablement à partir du xviie siècle, au moment où le répertoire des meubles et figures héraldiques s’accroît et se diversifie. L’héraldiste Théodore de Renesse dénombre à la fin du xixe siècle 774 familles européennes ayant un cygne ou une tête de cygne sur leur blason. À titre de comparaison, le même auteur ne compte que 12 familles arborant le rat — une figure beaucoup moins appréciée — sur leur écu.

Le cygne est, en héraldique, une figure naturelle qui s’inspire de l’oiseau du même nom. Relativement peu fréquent sur l’écu tout au long du Moyen Âge, cet animal est, en revanche, à compter du xive siècle, une figure courante des ornements extérieurs de l’écu, en particulier le cimier et les supports, de même que sur les devises et emblèmes personnels.

Sa fréquence sur l’écu augmente considérablement à partir du xviie siècle, au moment où le répertoire des meubles et figures du blason s’accroît et se diversifie.

Quand rien n’est précisé, le cygne est représenté passant, les ailes fermées et tourné vers la gauche.

Le cygne est dit becqué, langué ou membré, suivant que son bec, sa langue ou ses pattes sont d’une couleur différente de celle du corps.

Navré, il est transpercé d’une flèche ou d’un dard.

Lorsqu’il est posé sur une onde, c’est-à-dire qu’il paraît nager sur une mer ou une rivière, il est dit nageant.

Dans le premier quart du xiiie siècle, Wolfram Von Eschenbach crée dans son Willehalm le personnage sarrasin de Josweiz. Né d’un père blanc, Matusales et d’une mère noire, une Africaine de Jetakranc, Josweiz a la peau noire et blanche et ses armes représentent un cygne blanc aux pattes et au bec noirs, reflet fidèle de son apparence et de sa filiation.

Dans les armoriaux imaginaires des chevaliers de la Table ronde du xve siècle étudiés par Michel Pastoureau, le cygne n’est qu’exceptionnellement employé. Ne figurant sur aucun écu, il n’est utilisé que dans les cimiers et supports de deux chevaliers jouant un rôle mineur. Le roi Urien de Gorre, beau-frère d’Arthur et père d’Yvain, a pour supports deux cygnes d’argent, becqués et membrés de sable. Patrides le Hardi, neveu de Baudemagu, a pour cimier une tête et un col de cygne d’argent, becqué de sable et pour supports deux cygnes d’argent, becqués et membrés de sable.

Armes parlantes

Selon Michel Pastoureau, le cygne serait, contrairement à d’autres oiseaux comme le coq et le corbeau, rarement employé dans les armes parlantes. Cependant, les exemples sont relativement abondants dans les pays de langue germanique (schwan, cygne en allemand), notamment Schwangau, Schwanberg, Schwanheim, Schwanenberg, Hohenschwangau et Merenschwand.

Histoire du Cygne héraldique dans CYGNE 220px-H%C3%A9raldique_meuble_cygne.svgL’un des exemples les plus célèbres d’armes parlantes avec un cygne est celui du dramaturge Jean Racine, dont le blason familial représentait, sous forme de rébus, un rat au-dessous d’un cygne (Racine ≈ rat-cygne). Appréciant peu la figure du « vilain rat » qui « [le] choquait », Jean Racine ne conserva que le cygne dans les armes qu’il fit enregistrer en 1697 en conformité avec l’édit royal de novembre 1696 : « D’azur au cygne d’argent becqué et membré de sable ».

 

Il peut être difficile de distinguer le cygne de l’oie dans certaines représentations artistiques, en raison de leur morphologie semblable (les deux appartiennent à la famille des Anatidés) et de la couleur blanche qu’ont en commun toutes les espèces de cygnes de l’hémisphère nord et plusieurs races d’oie domestique. Cette confusion peut se retrouver en héraldique.

 

L’alcyon est, d’après la mythologie grecque, un oiseau aquatique fabuleux qui faisait son nid sur les flots de la mer. Souvent identifié avec le martin-pêcheur, la mouette, le pétrel, le goéland ou le cygne, il est figuré dans ses plus anciennes représentations héraldiques comme un martin-pêcheur dans son nid, donc comme un oiseau de taille moyenne, au bec pointu. L’apparence de l’alcyon s’est ensuite modifiée puisque ses représentations plus tardives en font une « sorte de cygne, représenté dans son nid et voguant sur les flots ».

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Comportement de la panthère de l’Amour

Posté par othoharmonie le 8 août 2015

 

L’animal est solitaire en dehors des périodes de reproduction, mais compte tenu de sa rareté, son comportement est peu connu. Il chasse au crépuscule ou à l’aube. Sa robe lui permet de passer inaperçu au milieu de la végétation, et de s’approcher suffisamment près de sa proie pour fondre sur elle en quelques sauts. La panthère est résistante au manque d’eau. En effet, en période de sécheresse elle peut survivre en buvant seulement tous les deux ou trois jours. Le fauve partage son territoire avec le tigre de Sibérie mais des différences dans les techniques de chasse, les proies et le rythme d’activité leur permettent de cohabiter sans qu’il n’y ait trop de confrontations dont la panthère ne sortirait pas vainqueur.

Next_Leap_CincizooReproduction de la panthère de l’Amour

Au contraire des régions équatoriales, la période de reproduction ne s’étend pas sur l’année, mais se limite aux mois de janvier et février. En effet, comme la gestation dure environ trois mois, les petits naissent au printemps, ce qui permet à la mère d’assurer leur subsistance après l’allaitement, et de leur enseigner les rudiments des techniques de chasse. Les petits naissent aveugles dans la tanière ou l’abri qu’aura trouvé leur mère, et ils commencent à voir au bout de six à dix jours.  Leur fourrure est généralement plus longue et plus épaisse que celle de leur génitrice afin de les protéger du froid de l’hiver. Elle présente également un coloris plus terne, un peu grisâtre, ce qui leur permet de mieux se confondre avec l’environnement et d’échapper aux éventuels prédateurs. Les jeunes sont indépendants vers 1 an, mais restent avec leur mère entre dix-huit et vingt-quatre mois.

La menace de disparition de l’espèce est réelle. Selon les scientifiques qui suivent les félins, il ne subsisterait qu’une trentaine d’individus à l’état sauvage, dont sept femelles seulement. Ce sont la déforestation ainsi que la chasse pour sa fourrure et pour alimenter le marché de la pharmacopée traditionnelle chinoise, qui lui valent ce statut de « danger critique d’extinction ». Si rien n’est fait pour protéger le félin dans son environnement naturel, ses derniers refuges seront les zoos qui, à l’heure actuelle, abritent environ 200 individus. 

 

D’après Bestiaires du moyen-âge de Michel Pastoureau

La panthère est un être admirable, un animal doux et bienveillant, une figure christologique. C’est un fauve dont les propriétés sont en tout point merveilleuses. Son pelage n’est pas uniforme mais fait le plus souvent de 7 couleurs différentes, nombre qui au moyen-page constitue la perfection. Ces sept couleurs selon les auteurs du moyen-âge sont: blanc, noir, rouge, bleu, vert, jaune, brun (etc selon les auteurs). 

Plusieurs bestiaires anglais du XIIIème siècle montre une panthère dont la robe est parsemée non pas de tâches mais d’yeux à l’image d’Argus, ce géant de la mythologie grecque qui voyait tout et partout. 

D’après les auteurs, tous les animaux, sauf le dragon, sont attirés par l’odeur de la panthère. Celui-ci s’enfuit à sa vue et se réfugie dans les profondeurs de la terre, car la panthère est l’ennemie du dragon. La panthère chasse le dragon, le met en fuite et parfois le tue uniquement avec son odeur. Car la panthère a l’odeur de la sainteté, l’odeur du Christ lui-même, d’ailleurs la panthère est souvent comparée au Christ à cette époque. Dans les plus anciens manuscrits, la panthère vient en deuxième position dans la présentation des animaux, juste après le lion, qui est comparé à Dieu.

Phillipe de Thaon, compilateur d’un bestiaire anglo-normand (1120-1130) ajoute que le nom de la panthère commence par la syllabe « pan », qui en grec veut dire « tout », il explique ainsi que comme le Christ, la panthère est l’incarnation chez les animaux d’un « grand tout » rassembleur.

Comportement de la panthère de l'Amour dans PANTHERE - LEOPARD 220px-SnowCubs01Selon Pline, la panthère ne peut enfanter qu’une seule fois, car ses petits dans son ventre lui déchirent le ventre avec leurs griffes lui interdisant de procréer une seconde fois. Cela a permis de donner comme conclusion qu’il faut respecter ses parents et ne pas leur faire la guerre et qu’il faut se montrer patient en toute circonstance. Ste Marguerite (patronne des femmes enceintes au moyen-âge) semble associée à la panthère, dans le sens où à cette époque il était dit que « prier Ste Marguerite évitera aux femmes de connaître le sort de la panthère »

Quelques textes consacrent un chapitre au « pard » (pardus) présenté comme la mâle de la panthère. Il est doté d’un pelage bigarré et ne possède pas l’haleine délicieuse de la panthère et n’attire pas les autres animaux. Au contraire, c’est une bête cruelle, rusée et infidèle. Il s’accouple parfois avec la lionne (femelle perpétuellement en chaleur presque aussi lubrique que la louve) ils donnent ainsi naissance à un bâtard, néfaste et redoutable: le léopard.

 

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Le singe comme figure du diable

Posté par othoharmonie le 16 mai 2015

 

290px-La_Palmyre_030De la chute de l’Empire romain à l’ère gothique, le monde médiéval est peuplé d’êtres qui oscillent entre animalité et humanité, et qui menacent, de la sorte, la frontière érigée entre les deux règnes. L’héritage antique pèse fortement. Un imaginaire païen se maintient, dans une paysannerie moyenâgeuse, qui continue à vénérer, malgré l’Église, les figures liées aux cultes de la nature et de la fertilité. Les spiritualités anciennes, et particulièrement la religion égyptienne, dont le panthéon est animé de dieux hybrides et de déités animales, sont considérées comme incompatibles avec la doctrine chrétienne. La divinité attribuée au babouin par les Égyptiens, peuple idolâtre, ne pouvait en effet manquer de susciter la désapprobation.

Des humains rétrogradés et sataniques

Rattaché aux anciennes croyances profanes, le simia offre une image vile et dépravée de l’être humain. Exhibant une hideur révé­latrice de sa bestialité, il tente de singer l’Homme tout comme le diable essaie d’imiter Dieu. Ses proximités physiques et compor­tementales sont donc interprétées en sa défaveur : il devient le pro­totype de l’imposteur et du mystificateur. 

Le singe se présente comme un humain rétrogradé par un acte divin, de même que l’Homme est un ange déchu. Il constitue un avertissement, rappelant le risque de la déchéance et de la régression vers l’animalité. Pendant tout le Moyen Âge, l’Église considère officiellement le singe comme une figure du diable. 

Il semble que, malgré sa large diffusion, la doctrine du simien apparenté à Satan ait cependant eu peu d’effet sur les conceptions populaires à propos des primates, en raison, peut-être, de la rareté des figures du diable adoptant cette forme. Le Malin est incarné par d’autres animaux : chien, chat ou chèvre. Au tournant des XIe et XIIe siècles, des macaques de Barbarie sont montrés dans les foires et adoptés par les plus riches. Devenus plus familiers depuis les croi­sades, ils suscitent beaucoup d’intérêt. Vers le XIIIe siècle, les singes abandonnent les oripeaux du diable et symbolisent le péché, consti­tuant à nouveau une mise en garde contre la chute de l’Homme par la répudiation de sa dimension spirituelle. 

Les auteurs des bestiaires chrétiens défendent un projet encyclopé­dique, au sens où ils veulent rendre compte de la totalité du savoir et de l’être, dans différents champs, des sciences à l’art, des allégories morales aux adages de la tradition. Supports de démonstration magis­trale, les animaux constituent des exemples sur lesquels les auteurs plaquent des préceptes moraux. Plusieurs encyclopédistes, parmi lesquels Isidore de Séville, affirment eux aussi la parenté du singe avec le diable. 

Lors du changement de paradigme qui émerge vers le XIIe siècle, les érudits opèrent un retour aux sources antiques et redécouvrent les auteurs grecs et latins. Les êtres hybrides, faunes, singes et autres créatures mythologiques, refont surface. Les ressem­blances physiques entre humains et simiens sont reconnues, mais le critère de rationalité prévaut pour les distinguer. Une des nouveautés apportées par les encyclopédistes consiste à spéculer sur la men­talité, voire la psychologie des primates ; toutes les connaissances liées à leur biologie, ou à leur anatomie, étant recensées à partir des travaux des savants grecs, romains, arabes ou germaniques, parmi lesquels Aristote, Pline, Avicenne ou Hildegarde de Bingen. 

 Albert le Grand élabore son histoire naturelle comme une branche de la théologie, de même que les autres encyclopédistes. Son oeuvre se démarque néanmoins de leurs travaux. Ses descriptions se fondent en effet, souvent, sur des observations directes. Il répertorie toutes les similitudes entre l’être humain et les singes, y compris du point de vue mental (mémoire, jugement et imagination), mais maintient l’épreuve de la ratio. Seul l’Homme se prescrit des lois, différencie le bien du mal, vit dans des sociétés civilisées. Le théologien domi­nicain Thomas de Cantimpré juge les ressemblances corporelles trom­peuses et considère les imitations simiesques comme de piètres copies des comportements humains. Il ajoute que les singes se déplacent à quatre pattes. Leur nature les oblige donc à tourner leur regard vers le sol, alors que l’Homme contemple le ciel, lieu de son salut. 

SOURCE : Petite Histoire des Grands Singes 

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SALAMANDRE, animal TOTEM

Posté par othoharmonie le 4 février 2015

 

47612_mLa salamandre est un animal mythique qui symbolise le feu et la pureté. Très présente dans les bestiaires du moyen âge, elle représentait aussi la chasteté et l’indestructibilité. Pour les alchimistes, la salamandre est un symbole du feu, élément essentiel à la transmutation du plomb en or. C’est également l’emblème du roi François Ier dont la devise était « je nourris et j’éteins ». 

Les salamandres chamaniques présentent diverses couleurs selon les personnes. Les modèles et des couleurs ont des significations différentes aux gens. L’examen des modèles et des couleurs de la salamandre peut nous aider à découvrir les modèles complexes qui dirigent nos vies. Des modèles émotionnels indésirables peuvent être restructurés ou éliminés par l’étude de géométrie sacrée et des alignements de méridien.

Tout d’abord c’est un animal amphibiens. Elle est noir avec de grosses taches jaunes et recouverte d’un venin cutané (pratiquement inoffensif pour l’homme)

C’est aussi un animal symbolique de la croyance populaire. Elle habite le feu d’où elle puise vie et protection. Ce n’est pas un démon mais un gardien désigné par Dieu.

Les Alchimistes l’associent au Mercure, le vif-argent, c’est à dire l’esprit créateur.
A la renaissance la salamandre prend pour nom Vulcanales (Vénus de Vulcain, le dieu forgeron). Le Roi François 1er, prend la Salamandre pour emblème avec la devise « Nutrico et Extinguo » 

La salamandre symbolise la foi qui ne peut être détruite.

La mythologie nous parle également des Salamandres :Romulus est le fruit des amour d’une Salamandre et de Sylvia.
Dans l’Antiquité Pline la décrit comme « un animal si froid que rien qu’à toucher le feu il l’éteint comme le ferait de la glace. »
Aristote en parle également : « Cet animal, à ce que l’on prétend, éteint le feu lorsqu’il y entre. »

La salamandre fût aussi appelée : mouron, sourde-chaude ou sourde puisqu’elle semble ne pas avoir d’ouïe.
En Bretagne on ne la nommait pas afin d’être certain qu’elle n’interprète ces paroles comme un appel.

Les croyances précisent qu’elle est capable de tuer d’un seul regard, pour les soumettre ils faut utiliser un miroir afin de concentrer les rayons du soleil vers la Salamandre.

La Salamandre est également utilisée symboliquement comme marquant l’emplacement du trésor qu’elle a en garde.

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Symbolisme vrai ou faux de la SALAMANDRE

Posté par othoharmonie le 2 février 2015

 

DIVERSES ATTRIBUTIONS ET SYMBOLIQUES

 

220px-Feuersalamander_rot1L’idée de la salamandre qui éteindrait le feu en marchant a tout d’abord été formulée par Aristote. Certaines propriétés plus ou moins ignifuges de la salamandre réelle étaient en effet connues dés l’antiquité, dans la limite des connaissances scientifiques de l’époque.

Bien que réputée venimeuse, la salamandre symbolise surtout la foi ardente, celle qui « déplace les montagnes ».  Son pouvoir légendaire majeur consiste  effectivement à éteindre le feu sur son passage.

Certains y voient une allusion à l’épisode de Daniel dans la fosse aux lions.

 

 

Rubens : Daniel dans la fosse aux lions    (source image : http://www.litteratureaudio.com/img/Rubens_-_Daniel_dans_la_Fosse_aux_Lions.jpg )

Saint Daniel , persécuté par les romains,  survécut aux lions grâce à la très grande ferveur de sa foi à toute épreuve.

 L’épisode biblique venant renforcer ce symbole est celui des 3 enfants jetés dans le feu. Le roi Nabuchodonosor avait ordonné de brûler vif trois enfants de religion juive. Le mythe biblique raconte que la foi des enfants se fit si grande qu’ils triomphèrent des flammes.

Selon Pierre de Beauvais ces deux épisodes véhiculeraient l’idée de la foi capable de surmonter la cruauté des tyrans.

  

Toutefois je vais citer un élément atypique face aux généralités de ces légendes : une salamandre aurait été tuée par un héros chrétien dans « Jean de l’ours » (l’histoire complète icihttp://www.unblogreveur.net/article-32802318.html  ) , mais cela fait-il forcément pour autant de la salamandre une créature de nature malveillante dans cette histoire-là?    

 N’étant pas un as de la théologie,  ce qui va suivre dans ce petit paragraphe  soulève des aspects complexes que je ne maîtrise pas totalement. En tous cas ce qui me paraît fort probable, c’est que malgré son fort bagage de foi religieuse, la salamandre des bestiaires représenterait une créature de l’ambiguité et de l’équilibre des contraires , car : 

1)      elle éteint le feu tout en s’en nourrissant et en demeurant vénéneuse. 

2)      cette créature ne fait pas l’objet de leçons de morale chrétienne à proprement parler, mais constitue plutôt un exemple de forte ferveur religieuse et de sagesse. 

3)      Guillaume clerc de Normandie associe-t-il en fait la salamandre à la libido « correctement canalisée » ?  C’est du moins mon hypothèse car ce clerc parle de « feu de la luxure » et de « grand embrasement des vices » concernant la salamandre qu’il juge sage créature quoique vénéneuse. Guillaume clerc de Normandie, habitué des ambiguités symboliques,  a par ailleurs critiqué certains moines orgiaques de son époque .  En outre, l’anonyme  Bestiaire d’amour rimé  dit « la salamandre est un serpent qui vit dans le feu qui ne craint pas qu’il la brûle … » (fin de citation).

      Voilà sur quoi je fonde mon hypothèse…

 

 Sources

  »animaux mythiques et réels du moyen âge » ( par Josy Marty Dufaut)

 

 

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rêver de Salamandre

Posté par othoharmonie le 2 février 2015

 

220px-Close_view_of_longtail_salamanderDans les bestiaires chrétiens du moyen âge il existe des « créatures du bien ». C’est probablement le cas de la salamandre, luttant contre les « forces maléfiques ». Elle possède certains pouvoirs. On lui a associé un riche background historique et symbolique.

Interprétation du rêve n° 1 pour rêver de Salamandre:

Rêver de salamandre: Représente votre capacité à faire face à toutes les choses difficiles de la vie. 
Rêver de salamandre: Signe de persévérance dans l’adversité. 
Rêver de salamandre: Indique que vous avez le potentiel pour surmonter les obstacles et les défis personnels. 
Rêver de salamandre peut aussi être signe de malchance et d’humiliation.
Rêver de salamandre: Signe d’amour caché.
Rêver de tuer une salamandre: Signe de triomphe sur vos ennemis.
Rêver de salamandre peut aussi indiquer que vous avez une bonne estime de soi.

Interprétation du rêve n° 2 pour rêver de Salamandre:

Rêver de salamandre: Peut aussi indiquer une période de conflits et de tromperie avec vos amis. 
Rêver de salamandre: Signe de succès industriels. 
Rêver de salamandre: Signe d’ennuis causée par des ennemis lâches et faibles.
Rêver de salamandre indique que vous devez faire attention aux personnes malhonnêtes.
Rêver de salamandre: Signe de force et de décision.

 

De prime abord on pourrait croire que la salamandre avec son venin formait une créature démoniaque, mais il n’en n’est rien. Ce poison de la salamandre légendaire était-il donc pour les clercs de l’époque une façon d’induire l’idée suivante : pour se montrer vraiment bienveillant faut-il d’abord avoir la possibilité de choisir entre faire du mal ou du bien ? 

  Le jeu des contraires et la quête d’équilibre sont probablement suggérés plus loin  dans le Physiologos : « des enfants jetés dans la fournaise…. ils ont refroidi la fournaise par l’effet des contraires » (fin de citation)

 

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La vérité est un rhinocéros qui dort

Posté par othoharmonie le 17 décembre 2014

images (2)Le rhinocéros est omniprésent dans la littérature, souvent décrit comme un personnage déconcertant et surréel ou l’interprète perfide d’aventures improbables. Dans la Bible il est confondu avec un boeuf sauvage appelé re’em ou remim. Le terme reem, dans le Dittionario novo hebraico de David de Pomis publié à Venise en 1587, est traduit improprement en grec par monoceros et en latin par rhinoceros, naricornis et unicornis, il est donc identifié avec la licorne, depuis toujours un Doppelgänger du rhinocéros. La traduction d’un texte considéré par le dogme catholique comme inspiré de Dieu, du reste, crée des problèmes théologiques, parce que là où l’original parle d’un seul animal, dans la traduction latine on en retrouve deux ou trois… Il est singulier de noter que même dans la mythologie chinoise le xieniu ou hsi-niu ou  » boeuf de bon augure  » à une corne est traduit par rhinocéros. D’ailleurs, rimu est le grand aurochs assyrien, ou taureau primitif auroch du Moyen-Orient, tandis que rim en arabe est l’oryx blanc (Oryx leucoryx)1 que l’on trouve encore dans le désert, espèce voisine du gemsbok (Oryx gazella) de l’Afrique australe, espèce à la morphologie ressemblant beaucoup à l’iconographie traditionnelle de la licorne, mais avec deux cornes bien pointues et, bien que d’une taille moyenne-petite, très craint par les autres antilopes qui, lorsque les oryx arrivent à l’abreuvoir, s’en éloignent aussitôt par précaution. 

Le rhinocéros est confondu ou identifié avec des créatures fantastiques telles que la licorne ou avec le monoceros, avec l’âne à la tête rouge, avec l’onagre ou avec l’ealus, avec une corne vers l’avant et une vers l’arrière, décrit par Ctésias de Cnide, voyageur, historien et médecin à la cour d’Artaxerxés roi de Perse, au VIe siècle av. J.-C., qui dans l’Indikà écrivait des merveilles de l’Inde, rapportées dans une version fragmentaire du patriarche Photios de Jérusalem après environ mille trois cents ans. Élien cite Ctésias, dont le texte ne nous est connu que par cet intermédiaire « Il y a en Inde des ânes sauvages qui ne sont pas moins grands que des chevaux… Ils portent une corne sur le devant de la tête, longue d’une coudée et demie… J’ai entendu dire que les Indiens boivent dans ces cornes polychromes, pas tous mais les plus nobles d’entre eux, et ils les ornent d’or, comme les bracelets qu’ils portent aux bras. Et on dit que celui qui boit dans cette corne ne connaît plus les maladies, il n’en est plus atteint. Il ne connaît plus non plus ni spasmes, ni épilepsie, ni les effets du poison. S’il a bu avant quelque chose d’empoisonné, il le vomit et recouvre une parfaite santé ». Et il correspond à la licorne dans l’Histoire de l’Inde de Mégasthènes, quatre livres qui remontent au IIIe siècle av. J.-C. 

Nous savons de Pline (23/24-79 apr. J.-C.) que, dans la Rome antique, les rhinocéros provenaient d’Inde et d’Afrique, destinés à participer aux jeux, encouragés par Pompée qui bâtit le premier théâtre en pierre à Rome en 55 av. J.-C. Les jeux de Dion sont cités par Cicéron (106-43 av. J.-C.) dans ses lettres. Les animaux arrivés à Rome pour la venatio étaient confiés au custos vivarii, le responsable du vivarium, ou zoo ; les rhinocéros étaient présents dans celui d’Auguste de 29 à 14 av. J.-C., puis des empereurs Domitien (81-96 apr. J.-C.), Commode

(180-193), Caracalla (211-217), Élagabal (215-222) et Gordien III (238-244). La lutte entre les fauves, rapporte Marcus Valerius Martialis (environ 40-104), était très palpitante : le rhinocéros luttait souvent contre l’éléphant, tous deux incités avec des tisons allumés et des épouvantails en paille. Mais avec le déclin de l’Empire romain, la tradition brutale d’exhiber en public les rhinocéros, commencée en Egypte par le Roi Ptolémée II Philadelphe en 309 av. J.-C. se perd. Pline l’Ancien, donc, connaît les rhinocéros, cités précédemment par Hérodote  » le rhinocéros avec une seule corne sur le nez, comme on voit souvent. Cette bête, qui est le deuxième ennemi naturel de l’éléphant, après avoir aiguisé sa corne sur une pierre, se prépare au combat et dans la lutte vise surtout à frapper le ventre de l’adversaire, parce qu’il sait qu’il est plutôt mou. Il a la même longueur que l’éléphant, les pattes beaucoup plus courtes, la couleur du buis « . Pline considère d’autres animaux comme similaires, mais pas identiques au rhinocéros « . En Inde, ils connaissent aussi des boeufs aux sabots compacts, avec une seule corne (unicornes)

 La bête plus sauvage est le monoceros; il a le corps du cheval, la tête du cerf, les pieds de l’éléphant, la queue du sanglier ; un mugissement grave, une seule corne noire haute de deux coudées qui se dresse au milieu du front. On dit qu’on ne le prend pas vivant  » et sur l’aiguisage de la corne avant la lutte, il écrit que  » Cornu ad saxa limato praeparat se pugnae » une particularité que de nombreux auteurs démentent, mais le fait est documenté que, en 1994, trois rhinocéros ont détruit une roulotte pour aiguiser leurs cornes. 

Le Physiologus, manuscrit hellénistique du IIe siècle, rédigé à Alexandrie d’Égypte, est une synthèse de connaissances scientifiques et un manuel de doctrine chrétienne qui connaît une très large diffusion. Il est à la base des bestiaires d’époques postérieures et de la conviction en Occident de l’existence de la licorne qui dérive des mythes chinois les plus anciens. Le k’ilin, ou kirin en japonais, est un cerf à la queue de boeuf et aux sabots de cheval, avec une seule corne, des poils dorsaux de cinq couleurs et ceux du ventre jaunes ou bruns. Il ne piétine pas l’herbe fraîche, ni ne tue d’animaux, il paraît quand apparaissent des souverains parfaits et sa vision est maléfique s’il est blessé. Ainsi, l’existence diaphane et supposée de la licorne dans ses diverses interprétations s’entremêle et s’embrouille pendant des centaines d’années avec la présence réelle du rhinocéros, à une et même deux cornes. Et la confusion entre licorne fantastique et rhinocéros réel, observé par des voyageurs et découvreurs, accrédite pendant des siècles le mythe. 

Le rhinocéros est bien connu de Claudius Elianus de Préneste (170-235) naturaliste romain du IIIe siècle apr. J.-C. qui, dans De natura animalium, en donne pour sûre la description à ses contemporains grâce aux jeux du cirque et dit de la licorne qu’elle est un animal différent, de l’intérieur de l’Inde, grande comme un cheval, d’un pelage roussâtre que les indigènes appellent kartàzonos; revêche, à la corne noire à spirales, elle lutte aussi contre les femelles, sauf pendant la période des amours, une description qui semble toutefois correspondre parfaitement à celle du rhinocéros, comme le laisse supposer le nom qui vient du sanskrit khadgà, comme le mot arabe pour le rhinocéros, karkaddan

images (3)À côté de Pline, une autre source du surprenant dans le monde animal est la Collectanea rerum memorabilium (De mirabilibus mundi) de Caius Julius Solinus, géographe latin entre le IIIe et le Ive siècle apr. J.-C.  » le rhinocéros naît en Inde, la couleur est celle du buis, il porte sur le nez une seule corne qu’il aiguise avant de combattre contre l’éléphant  » et décrit dans sa Polyhistoria le monoceros comme  » un monstre au corps de cheval, les pattes d’éléphant, la queue de cochon, la tête de cerf, et une corne merveilleuse d’un mètre et demi, tellement pointue que, si elle touche à peine quelqu’un, elle le transperce aussitôt. Il n’est jamais capturé vivant : tué il peut l’être, mais pris, jamais « .

 

Extrait de : Le Rhinocéros – Histoires fantastiques et légendes authentiques en Français

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Autre unicorne que le Rhinocéros

Posté par othoharmonie le 13 décembre 2014

Chludov_unicornLa licorne, parfois nommée unicorne, est une créature légendaire à corne unique. Connue en Occident depuis l’Antiquité grecque par des récits de voyageurs en Perse et en Inde, sous le nom de monocéros, elle est peut-être en partie issue du chamanisme oriental à l’origine du Qilin (ou licorne chinoise) et du récit sanskrit d’Ekasringa. La licorne occidentale se différencie toutefois nettement de sa consœur asiatique par son apparence, son symbolisme et son histoire. Sous l’influence du premier des bestiaires, le Physiologos, les bestiaires médiévaux occidentaux et leurs miniatures la décrivent comme un animal sylvestre très féroce, symbole de pureté et de grâce, attiré par l’odeur de la virginité. Les chasseurs utiliseraient une jeune fille vierge pour la capturer. Sa forme se fixe entre le cheval et la chèvre blanche. La licorne se voit dotée d’un corpséquin, d’une barbiche de bouc, de sabots fendus et surtout d’une longue corne au milieu du front, droite, spiralée et pointue, qui constitue sa principale caractéristique comme dans la série de tapisseries La Dame à la licorne.

Elle devient l’animal imaginaire le plus important du Moyen Âge à la Renaissance. La croyance en son existence est omniprésente grâce au commerce de sa corne et à sa présence dans certaines traductions de la Bible. Des objets présentés comme d’authentiques « cornes de licorne » s’échangent à prix d’or, crédités du pouvoir de purifier les liquides des poisons et de guérir la plupart des maladies. Peu à peu, on découvre qu’il s’agit en réalité de dents de narval, un mammifère marin arctique. Il est admis que les multiples descriptions de licornes dans les récits de voyages correspondent aux déformations d’animaux réels, comme le rhinocéros et l’antilope. La croyance en l’existence de la licorne reste toutefois discutée jusqu’au milieu du xixe siècle et de tous temps, cette bête légendaire intéresse des théologiens, médecins, naturalistes, poètes, gens de lettres, ésotéristes, alchimistes, psychologues, historiens et symbolistes. Son aspect symbolique, très riche, l’associe à la dualité de l’être humain, la recherche spirituelle, l’expérience du divin, la femme vierge, l’amour et la protection. Carl Gustav Jung lui consacre une quarantaine de pages dans Psychologie et alchimie.

La licorne figure depuis la fin du xixe siècle parmi les créatures typiques des récits de fantasy et de féerie, grâce à des œuvres comme De l’autre côté du miroir de Lewis Carroll, La Dernière Licorne de Peter S. Beagle, Legend de Ridley Scott, ou encore Unico d’Osamu Tezuka. Son imagerie moderne s’éloigne de l’héritage médiéval, pour devenir celle d’un grand cheval blanc « magique » avec une corne unique au milieu du front. Son association récente à la rêverie des petites filles sous l’influence, entre autres, de My Little Pony, lui donne une image plus mièvre, au point qu’elle est parodiée à travers le culte de la Licorne rose invisible, la web série Charlie la licorne ou encore le jeu Robot Unicorn Attack.

Selon l’ésotériste Francesca Yvonne Caroutch, la licorne est issue du chamanisme asiatique. Sa première trace écrit e remonte aux Annales de bambou, en Chine. Intégrée à la mythologie chinoise sous le nom de Qilin, elle devient un symbole cosmique dans la civilisation mésopotamienne, de fécondité et de fertilité dans la civilisation indo-aryenne, elle est présente dans les plus anciennes cosmogonies et des textes religieux et philosophiques aussi bien chinois qu’indiensou perses, en Himalaya, Mésopotamie, et Crète préhellénique.

Elle penche pour une lointaine origine indienne et perse, l’orientaliste Shrader ajoutant que certains bas-relief perses, représentant un bœuf vu de profil (donc avec une seule corne visible), ont joué un rôle dans la diffusion de la légende de la licorne vers l’occident. Chez les perses, l’unicorne de fécondité neutralise les poisons. Comme dans le Bundahishn des anciens sages persans, on trouve trace de créatures unicornes dans l’Atharva-Véda, l’épopée de Gilgamesh, le Rāmāyana et le Mahâbhârata de l’Inde Antique, qui contribuent à diffuser cette légende dans le monde chrétien. Le conte indien de l’« ermite cornu », ou « Ekasringa », issu des Jātaka (récits des vies antérieures du Bouddha) et du Mahâbhârata, met en scène un ermite solitaire appelé Ekasringa, ce qui signifie « Corne unique ». Il conte le périple d’un mystique méditant et vivant dans la forêt parmi les animaux. En buvant à la même source qu’une antilope divine, il donne naissance à un enfant doté d’une corne unique sur la tête et de pouvoirs surnaturels. Ce conte est souvent cité pour son influence sur la licorne occidentale : certains éléments se retrouveraient dans les croyances perses, elles-mêmes à l’origine des récits gréco-romains concernant le monoceros. Au Japon, en Chine, en Inde et en Perse, des versions différentes existent. Le conte d’Ekasringa, issu de la littérature sanskrite, aurait, toujours d’après F.Y. Caroutch, forgé après de nombreux remaniements la légende de l’apparition merveilleuse d’un animal surmonté d’une corne en ivoire, qui ne peut être capturé que par une jeune fille. Un autre récit asiatique parle de la rencontre entre un avant-garde de l’armée de Genghis Khan et un animal unicorne dans le désert, qui lui dit : « L’heure est venue pour votre Chef de rebrousser chemin et de retourner sur ses terres ».

L’existence physique de la licorne reste longtemps une croyance partagée, son apparence plus vraisemblable que celle de créatures mythologiques comme la chimère ou le griffon, associée au fait que sa « corne » circule chez les apothicaires, expliquent sa longévité. Il est fréquent, pour les explorateurs, de confondre des animaux bien connus avec une créature à corne unique. Pour Odell Shepard, le monoceros de Ctésias mélange des récits sur le rhinocéros indien, dont la corne est traditionnellement créditée de propriétés thérapeutiques, sur l’onagre (ou âne sauvage), réputé dans l’Antiquité pour sa vitesse et sa combativité (cité par exemple dans l’Anabase de Xénophon), et sur l’antilope du Tibet. Les monoceros dansIndica sont décrits comme des ânes sauvages.

En 1704, un dessin du Museum Museorum compare la défense du narval (unicornu officinale), la « corne de licorne », un faux squelette reconstitué de licorne et une représentation équine de la licorne, titrée unicornu fictium. La défense du narval reste longtemps considérée comme une corne et non comme une dent, probablement en raison du refus de la dissymétrie énoncé par Carl von Linné dans son Systema Naturae. Lenarval est depuis nommé la « licorne de mer ». S’il est admis que la plupart des « cornes de licorne » vendues comme antidote sont en réalité ses dents depuis le xviiie siècle, si la découverte du narval fait s’effondrer le cours des « cornes de licorne » et met fin à leur commerce, la croyance en l’existence de la licorne perdure, même chez des érudits, jusqu’au milieu du xixe siècle.

Un animal éteint, Elasmotherium, est un énorme rhinocéros eurasien natif des steppes. Surnommé la « licorne géante », il possède une très grande corne unique au milieu de la tête. La description de cet animal pourrait s’être transmise oralement dans certaines légendes russes, selon Willy Ley. Le témoignage d’Ibn Fadlân laisse à supposer la survie d’Elasmotherium pendant les temps historiques, puisque la description de l’animal correspond parfaitement à la licorne karkadann de la Autre unicorne que le Rhinocéros dans RHINOCEROS 220px-BarthelemylicPerse, et à la licorne zhi de la Chine.

L’apparence de la licorne dans les œuvres du xixe siècle et d’après, inspirées par la féerie, accentue encore sa proximité avec le cheval blancpuisqu’elle perd parfois sa barbichette et ses sabots fendus. Solitaire, pure et bénéfique, la licorne porte désormais une corne unique de couleur blanche, dorée ou argentée au front. La taille de cette corne ne dépasse plus les 45 cm. Elle est décrite comme « un cheval magique avec une corne », scintillante sous la lumière de la lune, cette corne dorée ou argentée renvoyant au monde féerique et à la magie.

Bruno Faidutti cite la description de Bertrand d’Astorg à titre d’exemple :

« C’était une licorne blanche, de la même taille que mon cheval mais d’une foulée plus longue et plus légère. Sa crinière soyeuse volait sur son front ; le mouvement faisait courir sur son pelage des frissons brillants et flotter sa queue épaisse. Tout son corps exhalait une lumière cendrée ; des étincelles jaillissaient parfois de ses sabots. Elle galopait comme pour porter haut la corne terrible où des nervures nacrées s’enroulaient en torsades régulières. »

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La Chèvre, Emblème de Jésus‑Christ

Posté par othoharmonie le 11 mai 2014

 

images (13)Le symbolisme chrétien mit à profit les naïves croyances des naturalistes de l’ancien monde qui prêtaient à la chèvre une extraordinaire et croissante puissance de vue : Disons de suite que le symbolisme chrétien, comme celui qui l’a précédé, réunit dans le privilège de vision merveilleuse la chèvre domestique et les chèvres sauvages des montagnes, femelles du bouquetin, de l’isard, du chamois, voire même les gazelles des hauts plateaux et des sommets désertiques de l’Asie occidentale et de l’Afrique. 

A mesure, disaient-ils, que ces animaux s’élèvent en gravissant les plus hauts sommets ils acquièrent le privilège, non seulement de voir leur champ de vision s’élargir et s’étendre, mais encore celui de sentir croître extraordinairement en eux leur puissance, leur acuité visuelle, en sorte que nul être au monde ne saurait, à leur égal, embrasser d’un coup d’œil les étendues les plus immenses, ni distinguer aussi parfaitement les détails. 

Aussi saint Grégoire de Nysse, qui mourut vers l’an 400, présente-t-il la Chèvre comme l’emblème de la totale perfection et de l’universalité du regard scrutateur du Christ qui, en tant que Dieu, voit tout dans le passé, le présent et l’avenir. 

D’autres Pères, par extension de la même idée, ont présenté la Chèvre comme l’emblème du Sauveur guérissant la cécité spirituelle des âmes’, et ouvrant, en ceux qu’il lui plaît de favoriser, les yeux de l’esprit sur ces merveilles dont saint Paul, après ses extases, disait que l’œil et l’oreille de l’homme n’en peuvent aucunement percevoir les splendeurs. 

Le Physiologus et les Bestiaires du Moyen-âge qui en sont dérivés, se basant toujours sur les dires de Pline et des Anciens, prirent aussi la Chèvre comme l’emblème de l’omniscience du Christ, du Sauveur qui est, dit le Bestiaire de Pierre le Picard, XIIIe siècle, Dex et sire de tot science

Et des mystiques de la même époque firent aussi de la chèvre, en partant du même point, la figure du Christ qui observe, des hauteurs du ciel, les actes des justes et des méchants en vue des rémunérations et des justices futures.

Les mœurs des caprinés qui leur font affectionner les hauts sommets valent aussi à l’animal qui les représente en symbolisme, d’être image emblématique du Christ pour d’autres raisons que celle de l’excellence de sa vue. 

Ainsi Pierre Le Picard, en son Bestiaire, établit un rapprochement emblématique entre le Christ et la chèvre en vertu du passage du Cantique de Salomon où li est dit : « Mon Bien-Aimé vient saillant sur les monts », traduction un peu libre du texte hébreux qui dit exactement : « Sois semblable, mon Bien-Aimé à la gazelle, au faon des biches, sur les montagnes ravinées ». Et Pierre le Picard de continuer par cette comparaison inattendue : « Comme la chèvre paît sur les penchants des montagnes les herbes odoriférantes, de même notre Sire Jésus-Christ paît en la sainte Église, car les bonnes oeuvres et les aumônes des chrétiens fidèles « sont viande de Dieu… » 

Origène qui écrivait au début du IIIe siècle a placé le symbolisme christique de la chèvre sur un autre terrain en exposant que non seulement la chèvre est douée d’une perspicacité merveilleuse, mais encore qu’elle porte dans sa poitrine une liqueur propre à procurer aux hommes le même avantage. « Ainsi, dit-il, Jésus-Christ ne voit pas seulement Dieu, son Père, mais il le rend visible pareillement à ceux que sa parole éclaire » Ce que des commentateurs traduisent plus justement ainsi : De même que la liqueur qui se trouve dans la poitrine de la chèvre fortifie à l’extrême limite du possible les yeux des hommes, de même le Sang du Christ, que le chrétien peut s’assimiler par l’Eucharistie, dessille les yeux des âmes et leur donne l’acuité spirituelle qui leur fait voir et comprendre les « choses de Dieu ». 

Sur une fresque du IVe siècle, en la catacombe de Calliste, la chevrette gazelle s’élance joyeusement, emportant le caducée de l’Hermès antique, le dieu des connaissances cachées au vulgaire, et par elles-mêmes mystérieuses. Qui nous précisera la pensée de l’artiste, auteur de ce motif étonnant ?… 

Les hermétistes du Moyen-âge rapprochèrent aussi la chèvre de la personne de Jésus en lui appliquant le vieux sens païen, christianisé par eux, du Capricorne zodiacal qui était dans l’ésotérisme ancien la Janua coeli, la Porte du Ciel, par opposition au Cancer qui est Janua inferni, au Cancer que figurent dans l’art hermétique les crabes et crustacés de tous genres. 

 « Je suis la porte des brebis… Je suis la Porte, et qui passe par moi sera sauvé », dit Jésus dans l’Évangile, se donnant ainsi comme étant la seule janua coeli, titre qui convient merveilleusement en effet à Celui qui ouvrit, pour les justes de l’humanité déchue et rejetée, la porte de la vie éternellement heureuse ; titre que la langue liturgique de l’Église fait partager au Rédempteur et à sa Mère, et que nous étudierons plus tard à propos du symbolisme de la Porte architecturale. 

Ainsi se présentent les données qui ont fait de la chèvre l’un des emblèmes de Celui à qui les maîtres anciens de la spiritualité chrétienne ont appliqué ces paroles du Cantique de Salomon : Similis est dilectus meus capreae. « Mon Bien-Aimé est semblable à la chèvre. »

Ajoutons que, par une sorte d’opposition, on a désigné par le nom de « chèvre » un reptile ophidien du Bengale, qui vit également dans l’Afrique occidentale, et qui lance, diton, au visage de son ennemi un jet de salive qui le rend aveugle. 

En Asie, l’on dit aussi que la chèvre, qui possède la faculté de voir tout, même en enfer, aime à crever les yeux des hommes ; et le médecin hindou Sucruta désigne une maladie des yeux sous le nom de mal de la chèvre 

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Symbolique du hérisson

Posté par othoharmonie le 1 septembre 2013

 

Symbolique du hérisson dans HERISSON hedgehog1Dans l’Égypte antique, on croyait que le hérisson protégeait les morts. De nombreuses représentations de cet animal ont été trouvées dans plusieurs tombes.

Deux de leurs dieux, Âbâset et Temet sont associés au hérisson.

Pour les Romains de l’Antiquité, le hérisson était un animal d’une grande importance lors d’une coutume qui est encore familière aujourd’hui. En effet, le 2 février de chaque année, les anciens Romains tentaient de prévoir l’arrivée du printemps en observant le hérisson sortir de son terrier. Si le hérisson voyait son ombre (et avait peur), cela signifiait que l’hiver allait durer encore six semaines. Dans le cas contraire, cela signalait l’arrivée du printemps.

Aujourd’hui, cette coutume est célébrée avec le jour de la marmotte, mais c’est le hérisson qui en était à l’origine.

Au Moyen Âge le hérisson apparaît dans de nombreux Bestiaires : vers 1210 le chapitre 13 du Bestiaire divin composé en vers par Guillaume le Clerc de Normandie est consacré au « Heriçon », ainsi que le chapitre 19 intitulé « Heriçun » du Bestiaire de Philippe de Thaon, un moine et poète anglo-normand du début du XIIe siècle. Vers la même époque, le chapitre 15 du Bestiaire de Gervaise traite du « Eriçon ». Au cours du second quart du XIIIe siècle, Le Bestiaire d’Amour par Richard de Fournival comprend « Li hyreçons ». Le Bestiaire de Pierre de Beauvais parle du hérisson au chapitre 13, etc.

Dans la mythologie kabyle, la grande Settut, « Première Mère du Monde » (Yemma-t n dunnit) laisse la marque de sa méchanceté sur le hérisson qui n’a pu se débarrasser des épines d’une carde avec laquelle elle l’a battu.

Le Hérisson oriental (Erinaceus concolor) ou Hérisson d’Europe orientale ou encore Hérisson de l’Europe de l’Est[1], est un petit mammifère omnivore, un hérisson de la famille des Erinaceidae.

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Actions de protection du Hérisson

Posté par othoharmonie le 21 août 2013

 Actions de protection du Hérisson dans HERISSON 330px-seba_herisson-188x300On peut aider le hérisson de différentes façons, notamment en l’invitant à s’installer dans notre jardin. Il sera ainsi un très bon auxiliaire dans la lutte contre les limaces et les divers insectes du potager. Les mesures concrètes de protection du hérisson sont simples et à la portée de chacun d’entre nous. Des informations sont disponibles sur le site du Sanctuaire des Hérissons. 

On peut maintenir ou planter des haies champêtres constituées d’essences indigènes à votre région qui attireront sans doute aussi de nombreux oiseaux. Également laisser des bandes enherbées le long des haies ou des allées et aménager un passage de 10 X 10 cm dans le bas de vos clôtures de jardin l’aidera dans sa chasse. 

Il faut éviter d’épandre des produits chimiques de synthèse dans son jardin et préférer le jardinage biologique. Ainsi pour lutter contre les limaces des solutions biologiques existent comme le piège à bière (à recouvrir par une bouteille d’eau coupée et percée de trous pour éviter que le hérisson ne la boive), la cendre ou la sciure de bois autour des plants, les granulés à base de phosphate de fer (ferramol) ou le nemaslug (nématodes prédateurs des limaces) et les appâts végétaux (peau de pamplemousse retournée). 

Il faut favoriser les gîtes à hérisson dans les parcs, les haies, les bois, en laissant en place des tas de feuilles, de foin ou des fagots et des broussailles. 

Si on trouve un hérisson blessé ou malade, il convient de le remettre à un centre de sauvegarde de la faune sauvage ou à l’association « Le sanctuaire des hérissons ». 

Le Hérisson d’Europe bénéficie d’une protection totale sur le territoire français depuis l’arrêté ministériel du 17 avril 1981 relatif aux mammifères protégés sur l’ensemble du territoire. Il est inscrit à l’annexe III de la convention de Berne. Il est donc interdit de le détruire, le mutiler, le capturer ou l’enlever, de le perturber intentionnellement ou de le naturaliser, ainsi que de détruire, altérer ou dégrader son milieu. Qu’il soit vivant ou mort, il est aussi interdit de le transporter, colporter, de l’utiliser, de le détenir, de le vendre ou de l’acheter.

 Enfin, les maltraitances envers ces animaux peuvent être signalées à l’association « le Sanctuaire des Hérissons » qui se charge de porter plainte, y compris lorsque les auteurs des faits sont inconnus.

 Le hérisson commun dans la culture

Toutes espèces de hérissons confondues, ce petit mammifère bardé de piquants est très présent dans la culture, en particulier enEurope où le hérisson commun et le Hérisson oriental sont majoritaires. Animal peu farouche, il est bien connu car il n’hésite pas à s’introduire dans les jardins ou les communs, jusque dans les villes. Il n’est pas rare non plus de le surprendre la nuit, traversant les routes où il paie un lourd tribut à sa témérité, jusqu’à mettre en danger certaines populations de hérissons. Attendrissant quand il est apprivoisé mais redoutable quand il hérisse ses piquants et se met en boule, parfois convoité pour sa chair, le hérisson est ainsi à l’origine de multiples croyances, rituels ou influences artistiques.

Attendrissant quand il est apprivoisé mais redoutable quand il hérisse ses piquants et se met en boule, parfois convoité pour sa chair, le hérisson est à l’origine de multiples croyances, rituels ou influences artistiques.

 Dans l’Égypte antique, on croyait probablement que le hérisson protégeait les morts. De nombreuses représentations de cet animal ont en effet été trouvées dans plusieurs tombes. Deux de leurs dieuxÂbâset et Temet sont associés au hérisson

Pour les Romains de l’Antiquité, le hérisson était un animal d’une grande importance lors d’une coutume qui est encore familière aujourd’hui. En effet, le 2 février de chaque année, les anciens Romains tentaient de prévoir l’arrivée du printemps en observant le hérisson sortir de son terrier. Si le hérisson voyait son ombre (et avait peur), cela signifiait que l’hiver allait durer encore six semaines. Dans le cas contraire, cela signalait l’arrivée du printemps. Aujourd’hui, cette coutume est célébrée avec le jour de la marmotte, mais c’est le hérisson qui en était à l’origine.

220px-villa_hogberga_detail dans HERISSONAu Moyen Âge le hérisson apparaît dans de nombreux Bestiaires : vers 1210 le chapitre 13 du Bestiaire divin composé en vers par Guillaume le Clerc de Normandie est consacré au « Heriçon », ainsi que le chapitre 19 intitulé « Heriçun » du Bestiaire de Philippe de Thaon,  un moine et poète anglo-normand du début du xiie siècle. Vers la même époque, le chapitre 15 du Bestiaire de Gervaise traite du « Eriçon ». Au cours du second quart du xiiie siècle, Le Bestiaire d’Amour par Richard de Fournival comprend « Li hyreçons ». Le Bestiaire de Pierre de Beauvais parle du hérisson au chapitre 13, etc.

Dans la mythologie kabyle, la grande Settut, « Première Mère du Monde » (Yemma-t n dunnit) laisse la marque de sa méchanceté sur le hérisson qui n’a pu se débarrasser des épines d’une carde avec laquelle elle l’a battu.

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Autruche et symbolisme

Posté par othoharmonie le 30 juin 2013

 

 Autruche et symbolisme dans AUTRUCHE - EMEU autruche6rejoindre le FORUM : http://devantsoi.forumgratuit.org/

 

AUTRUCHE. L’Autruche d’Afrique chérit la liberté autant que le chat. Elle habite par préférence les lieux les plus solitaires et les plus arides.

Son corps est couvert de plumes alternativement blanches et noires, et quelquefois grises par le mélange de ces deux couleurs fondues ensemble ; les plus courtes sont sur la partie inférieure du cou, la seule qui en soit revêtue ; elles deviennent plus longues sur le ventre et sur le dos ; les plus longues de toutes sont à l’extrémité de la queue et des ailes, et ce sont les plus recherchées.

L’Autruche est le symbole de la vigilance.

Le Bestiaire du moyen-âge la définit ainsi : « Liostriche est exemple del home qui vit en carité et est patiens et humbles, et suffrans et pitions. » (Mélanges d’archéologie du P. Ch. Cahier, t. ii, p. 197).

Elle est fréquente en Irlande où elle a été adoptée par les Mac-Mahon, les O’Neill et d’autres chefs de clans.

L’Autruche tenant dans son bec un fer à cheval est un symbole essentiellement celtique, très fréquent en Irlande et en Grande-Bretagne.

En France, les Lacuée, comtes de Cessac, portent : de gueules à une autruche d’argent, enlacée d’or par les jambes. Elle y est très rare.

Dans le symbolisme chrétien, elle personnifie la justice.

Dans l’iconographie, l’Autruche était le symbole de l’hypocrite ; ses attributions allégoriques sont très variées, car le Bestiaire, tout en la présentant comme symbole de la cruauté, parce qu’elle abandonne ses oeufs, la donne aussi pour le symbole de l’homme charitable, patient et humble.

d’après le Dictionnaire archéologique et explicatif de la science du blason
Comte Alphonse O’Kelly de Galway — Bergerac, 1901

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Les Libellules et l’Homme

Posté par othoharmonie le 22 mars 2013

Les Libellules et l'Homme dans LIBELLULE homme-et-lib-300x214La libellule a connu au cours de l’histoire des fortunes diverses. Symbole de bonheur et de victoire en Orient, elle fut longtemps associée aux puissances maléfiques en Occident. Muse des créateurs de bijoux et des peintres, elle est aussi appréciée comme ingrédient de préparations culinaires et pharmacologiques.

 Parmi les prédateurs des libellules, il faut compter l’homme. Que ce soit en Afrique, en Amérique, ou surtout en Extrême-Orient, les libellules font partie du régime alimentaire de certaines populations. Les libellules adultes sont préparées frites, les larves servent d’ingrédients dans des soupes… Les libellules font aussi partie de la pharmacopée orientale. Au Japon, on vend certaines espèces d’odonates pour guérir divers maux comme le mal de gorge ou la fièvre.

   Les délicates libellules ont également inspiré de nombreux créateurs en Asie, comme Ch’ien Hsuan, peintre chinois du XVIIIe siècle, avec notamment le rouleau Early Autumn, où évoluent avec grâce plusieurs de ces insectes.

   Les libellules ont aussi servi de modèles aux créateurs de bijoux, qui les ont représentées par exemple en barrettes ou en broches. Enfin, les libellules ont fasciné les poètes, comme le victorien Alfred Tennyson, qui décrit leurs ailes comme des « lames transparentes d’une cuirasse de saphir ». D’autres auteurs ont à leur tour célébré la libellule, tel Jules Renard dans sesHistoires naturelles. L’académicien Maurice Genevoix, dans son Bestiaire, évoque avec précision les libellules du bord de Loire : « Elles sont comme vous les voyez : gracieuses, jolies, amies de la rivière, des roseaux, de ce vieux saule… De vous aussi. »

   Le mot « libellule » dérive du latin libella, désignant l’instrument qui sert à faire le niveau. « Libellule » fait ainsi référence au vol horizontal de ces insectes.

 Les libellules provoquent des sentiments très différents selon les cultures. En Orient, elles sont depuis fort longtemps partout présentes. Au Japon, représentantes de la force et de la bravoure, elles symbolisent le bonheur et la victoire. Au point que le premier empereur du Japon avait baptisé son pays « l’Île des libellules » et que certains guerriers les adoptèrent comme blason. En Amérique du Nord, chez les Hopi de l’Arizona, elles symbolisent la vie et ornent de nombreuses poteries.

   En revanche, en Europe, dès le Moyen Âge, les libellules ont été associées au diable, à l’instar des reptiles. Remarquons à ce propos le nom vernaculaire anglais des anisoptères : « mouches-dragons » (dragonflies), écho de cette symbolique maléfique. En Angleterre, on affirmait également que leur corps se transformait en aiguilles et cousait les bouches des enfants menteurs.

 Les odonates constituent un des plus grands groupes de prédateurs aquatiques invertébrés et jouent un rôle important dans l’écosystème. Ils sont très sensibles à la qualité des eaux dans lesquelles ils vivent, et représentent un bon indicateur de la richesse de la faune d’eau douce. Mais ils sont de moins en moins nombreux, et certaines espèces tendent à disparaître.

   Il devient nécessaire de protéger l’habitat des libellules en diminuant la pollution des rivières et en arrêtant l’assèchement des marais et des petites mares, essentiels à l’équilibre écologique de notre environnement.

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Le Lièvre des traditions

Posté par othoharmonie le 21 décembre 2012

 
D’après : http://racines.traditions2.free.fr/begrue/index.htm

Cet animal “qui gambade le jour et dort la nuit” a une particularité : « Il naît les yeux ouverts et de ce fait il est initié aux Mystères° et joue un grand rôle dans la magie* et la médecine populaire. » De plus il est “changeant” (de pelage) et lunatique comme l’astre dans le visage duquel certains peuples pensent le voir se dessiner en lieu et place de notre “Homme de la Lune” :

Très prolifique, notre Jeannot lapin est un symbole* de fécondité et pour cela il représente la Terre Mère, la Triple Déesse, Luna/ Diana/ Dana/ Nana/ Hécate/ Artio ou Artémis Phoebe. Comme Elle, il est sacré*, depuis la Grèce des Pélasges jusqu’à la Grande-Bretagne et aux Pays Baltes, et sa chasse est interdite, taboue, sauf le 1° Mai où elle est ritualisée !

Le Lièvre des traditions dans LAPIN - LIEVRE ethiopian_highland_hare_lepus_starcki_runningUn emblème de cette fécondité est la patte de lapin, symbole phallique s’il en est, et dont on a des traces depuis le sixième siècle AEC. On peut sans doute lui rapprocher cette coutume : « La peau du jeune lièvre dans laquelle on place de l’armoise séchée sert à fabriquer la “jarretière du voyageur” qui permet de se déplacer avec autant de rapidité22 que l’animal. » Eloïse Mozzani, Le livre des superstitions, Laffont Bouquins 95.

Si le Lapin “pond” les oeufs de Pâques chez les Germains, c’est parce qu’il est la Déesse Mère/ Lune qui précède le lever de la Soleil et que, pour Ostara/ Aurore, il pond l’Œuf du Monde à l’occasion de la renaissance de la nature” (cf. Cygne et Grue, supra). Il s’agit probablement là d’un rite* résiduel venu de la Grande Dispersion des Indo-Européens*, de cette époque où nos ancêtres suivaient le cri “gru-gruou” de la grue couronnée lors du Grand Hiver Fimbulvetter, à la recherche de la Soleil cachée par les cendres volcaniques de la Grande Éruption (cf. notre art. Déluges*)…

Car ce n’est pas tout : les Allemands appellent le lièvre Hase, phoniquement bien près de Ase*… qui est le nom du Mage* nordique23 ! Cette “Grande Oreille” qu’on retrouve jusque dans les églises est celle du petit dieu gallo-romain Auribus, ou celle de la Déesse Mère “aux Oreilles” qui doit “prêter l’oreille aux supplications”, puis celle du Dieu Fils breton qui tel un “ravi” de Provence trône sur les genoux de sa Vierge Mère* et c’est aussi celle de notre hypothétique saint Oyand de Grenoble…
Et ce “Dieu Fils” nous amène à remarquer que ce “lapin fou de mars” dont il est question dans Alice au pays des merveilles (de Lewis Caroll) pourrait bien figurer ce jour supplémentaire qu’on ajoute à l’année tous les quatre ans, entre février et mars…

Chez les Celtes : Comme le lapin vit sous terre, nos ancêtres le croyaient en relation avec le monde des morts et des “dieux inférieurs” (“l’enfer” annwn), aussi ils ne mangeaient par la chair de leur animal sacré*, leurs lointains et éburovices cousin du Moyen Orient, les Ebro/ Hébreux non plus d’ailleurs. Est-ce en rapport avec le fait que sa chair donne des crises de rhumatismes et qu’elle peut même être létale pour les personnes âgées ?

En Chine : le lièvre est le préparateur de la “drogue d’immortalité” qui était peut-être faite de “son fiel utilisé par leurs forgerons pour la fonte des épées” (Jean Chevalier, op. cit.). Il est aussi chez eux le symbole du printemps…

Au Japon : le lapin Usagi est le symbole de la longévité (…sexuelle?)
Au Moyen Âge : il est encore le symbole de la Terre Mère qu’on voit sur la tapisserie de la Dame à la Licorne*, et il est celui de la Terre (des Ases-Hases) pour les alchimistes.
L’action de l’Église : Mais notre Jeannot Lapin est devenu “sorcier” par la grâce (?) de l’Église qui voulut l’éliminer (quel vilain mot !) et le remplacer par Marie.

Cependant la tradition des oeufs rouges offerts par la jeune fille à celui qui va être autorisé à la courtiser (cf. les Fêtes* provençales païennes de la Sainte Baume), en prélude à la hiérogamie rituelle des Fêtes du 1° Mai, perdurait néanmoins comme tous les rites* fondamentaux : il fallut donc “coloniser” celui-ci et ce ne fut pas sans peine :

On peut en effet s’interroger sur la nécessité qu’on les cloches – les anciens “tambours d’airain” des pépiniéristes atlantes* – d’aller à Rome pour y faire leurs Pâques et de pondre des oeufs, tout particulièrement lorsqu’elles en reviennent ! Preuves incontestables d’une difficile “colonisation” du mythe* de la renaissance et de la fécondité printanières, indéracinable et toujours… renaissant ! Mais, “faisant d’une pierre deux coups”, on colonisa dans la foulée l’archaïque cloche des Frisons elle-même !

Dans le tarot de Wirth, sur la “lame” attribuée à Orion qui lutte, tel Héraklès massue en main à dextre et à senestre contre le cataclysme, la toison en “bouclier”, en pardalide, on peut voir un lièvre chthonien à ses pieds, le signe astrologique* du Taureau y figure aussi : souvenirs de son origine boréenne ?…

Dans le Folklore : Le lièvre est devenu Hare en Angleterre : un nom du Diable* (curieuse homophonie avec notre “pauvre Hère…)

lapin1 dans LAPIN - LIEVREEn Dordogne, c’est le lièvre qui convoque les sorciers* pour leurs “esbats”, lesquels sont appelés sabbats par l’Eglise* qui inventa nombre d’histoires de Diables* qui “hantent” nos recueils folkloriques. Mais, on y trouve quelquefois… matière à décrypter24 :

« Dans la Manche, des lièvres ferrés (cloutés)n, qu’on entendait courir sur les ponts (bifrost)n ou à proximité des rocailles (Rokr, Tour)n, gardaient des trésors (les Pommes d’Or)n. » Ces Vikings de Normandie sont visiblement restés plus proches de notre vieille coutume !

Cette chanson populaire, citée par J.-P.. Ronecker dans son excellent Bestiaire, Fabuleux appartient à la tradition des rites érotiques des “sorcières” de la Veille de Mai ou Nuit de Walpurgis, et l’on peut en conclure qu’il est ici question de l’ancêtre de la rituelle Chasse à Courre au Renard qui s’est conservée en Angleterre25 (Ah, si les écolos-pastèques étaient un peu moins incultes).

En occitan ou appelle notre lièvre “lebra” (prononcer “lébro”) et il est l’objet d’une Bourrée montagnarde : “Ay vist lou loup, lou lébro et lou rénard dansa(r)”. Les Bretons “gallo” ont aussi conservé une danse du même genre qui le remémore.

Le folklore espagnol des superstitions perpétue l’interdit de la consommation du lièvre en prétendant que : « la femme enceinte qui en mange perdra son bébé ou il dormira les yeux ouverts (ce qui est effrayant)n. » E. Mozzani, op. cit.Dicton des Alpes : “Quand le lièvre blanc sort le matin, La neige s’alourdit le soir !”

http://gouteursdelievre.ifrance.com/sitesinteressants.htm

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Le crapaud et son Bestiaire

Posté par othoharmonie le 12 décembre 2012

 

 Jamais à court d’imagination, en ce qui concernait l’incarnation du Malin sur terre ou en mer, l’homme a donné bon nombre de visages au diable.

C’est à travers religion et mythologie, que l’homme utilisa l’animal pour exprimer sa peur, ses fantasmes, son côté sombre ou encore son dévouement envers la religion.
Chaque animal a, un jour été considéré comme incarnation du Malin et traîné en justice ! Si, siiii!
On a retrouvé des preuves de procès où on jugeait des animaux (bien qu’on ne jugeait pas directement l’animal lui-même, mais bien le démon qui sommeillait en lui).

Et le crapaud a longtemps fait partie de ces animaux maudits.

Le crapaud et son Bestiaire dans GRENOUILLE crapaud3-300x225

Cette chose grosse, moche, visqueuse, baveuse, brune et remplie de pustules pouvait atteindre les 12cm de long et vivre jusqu’à 35 ans !
Considéré comme un animal diabolique, le crapaud aimait à se balader non loin des marécages et des espaces boueux et humides.
Ce qui ne lui donne pas fière réputation.

Son nom proviendrait du vieux français, signifiant « ordure ». Charmant ! (ou prince charmant, à qui veut tenter de l’embrasser !).

Les superstitions que l’on attribue à cette petite bête ont prit une grande ampleur au Moyen-âge.
C’est alors que bave de crapaud, œil de crapaud, pustules de crapaud,… sont autant de noms que l’on utilise pour parler des ingrédients de potions de sorcières.
Et si, par malheur, un crapaud se baladait joyeusement autour de votre maison, vous étiez alors immédiatement considéré comme sorcier(ère). Il n’en fallait pas plus pour que tout le village en soit convaincu.

Mais le crapaud était aussi un symbole de luxure, parce qu’il est « laid » comme elle, disait-on.
Qui plus est, le crapaud était utilisé dans les philtres d’amour des sorciers !

Evidemment tout ce qui fait peur est intriguant. Voilà aussi pourquoi, l’on prétendait que, si un crapaud croisait le chemin d’un couple nouvellement marié, leur bonheur était assuré.

Allier crapaud et femme allait un peu de soi, heureusement pas en comparaison de sa beauté ! Mais d’un point de vue fécondité. Le crapaud était déjà, au temps des Egyptiens, un symbole de vie et de nombre (comparaison à l’hiéroglyphe du têtard représentant le chiffre 111000).
Peut-être que ce mélange de peur et d’espoir ont fait de cette bête un symbole à part entière et est devenu une icône, une image pour faire passer le message de l’attente du prince charmant pour fonder une famille nombreuse.
Ainsi on en revient au péché de la luxure que le crapaud représente. Les enfants ne se font pas tout seul… ainsi l’Eglise faisait de ce symbole le mal, tandis que pour la femme, il devenait une forme d’espoir.

Pour conclure, il n’est pas rare de trouver une symbolique du crapaud dans diverses civilisations.

Ainsi, à défaut d’être porteur de joie et fécondité en Egypte, porteur de malheur mais aussi d’espoir par chez nous, résurrection et immortalité en Chine ou encore pouvoir et domination chez les indiens de Colombie, le crapaud reste un animal pataud que vous ne regarderez plus de la même façon.

GIFS  GRENOUILLE
Sources :
http://www.dark-stories.com/superstition/animaux.htm
http://www.dinosoria.com/animal_diable.htm

http://www.dinosoria.com/crapaud.htm

http://www.sovet.nom.fr/maite_crapaud_feu.htm

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Proche du cheval, la Licorne

Posté par othoharmonie le 29 septembre 2012

 

La licorne, parfois nommée unicorne, est une créature légendaire généralement décrite comme proche du cheval et de la chèvre et de couleur blanche, possédant un corps chevalin, une barbiche de bouc, des sabots fendus et une grande corne au milieu du front, droite, spiralée et pointue, qui constitue sa principale caractéristique.

Proche du cheval, la Licorne dans CHEVAL 220px-DomenichounicorndetailLa licorne est mentionnée depuis l’Antiquité grecque, sous le nom de monocéros. Elle devint l’animal imaginaire le plus important du Moyen Âge à la Renaissance, que ce soit dans l’iconographie des bestiaires médiévaux qui la décrivent comme un animal sylvestre très féroce, symbole de pureté et de grâce, que seule une vierge peut capturer, ou dans les encyclopédies où sa corne possède le pouvoir de purifier l’eau de tout poison et de guérir les maladies. Des objets présentés comme d’authentiques « cornes de licorne » s’échangèrent durant ces périodes.

On découvrit peu à peu que ces « cornes de licorne » étaient en réalité des défenses de narval, et que les multiples descriptions qui avaient été faites de la licorne correspondaient aux déformations d’animaux comme le rhinocéros et l’antilope. La croyance en l’existence de la licorne fut discutée jusqu’au milieu du XIXe siècle et de tous temps, la bête intéressa des théologiens, médecins, naturalistes, poètes, gens de lettres, ésotéristes, alchimistes, symbolistes et historiens.

La licorne blanche telle que nous la connaissons est une créature chimérique légendaire et non pas un mythe car elle n’est pas liée à la création du monde, à des gestes héroïques ou la fondation d’une ville, mais le résultat d’un mélange entre tradition orale et écrite, récits de voyageet description des naturalistes. De nombreux auteurs ont développé des théories plus ou moins sérieuses qui s’opposent quant à ses origines, à tel point qu’Odell Shepard suggère non sans humour dans son ouvrage The lore of the unicorn, publié en 1930, que l’origine de la licorne devait se trouver dans l’Atlantide ou les montagnes de la lune.

L’une des peintures de Lascaux a été qualifiée de « licorne » en raison de deux traits rectilignes sur son front, mais il s’agit vraisemblablement de la reproduction d’un animal bien réel, probablement le lynx.

Selon l’auteur ésotériste Francesca Yvonne Caroutch, l’origine de licorne se confondrait avec la nuit des temps. Issue du chamanisme, elle était, semble-t-il, fabriquée artificiellement pour le culte de la fertilité, pratique qui perdure dans les confins du Kham, au Tibet oriental, jusqu’à la fin du XIXe siècle. Symbole cosmique dans la civilisation mésopotamienne, de fécondité et de fertilité dans la civilisation indo-aryenne, on la retrouverait dans les plus anciennes cosmogonies et des textes religieux et philosophiques aussi bien chinois qu’indiens ou perses. La licorne serait aussi mentionnée en Himalaya, Mésopotamie, et Crète préhellénique. Il n’existe toutefois aucune preuve historique véritable pour étayer cette théorie.

 dans CHEVALSelon une autre étude plus récente, la licorne serait issue de l’ancien paganisme européen, du dieu gaulois cornu Cernunnos et de la mythologie nordique. Sa présence en Orient aurait été rare et tardive, propagée par les nouvelles voies commerciales, et les points communs avec des mythes hindous ne seraient dus qu’à de mauvaises traductions. Quelques références à la licorne et à sa symbolique se trouveraient dans la mythologie nordique car pendant le Ragnarök, Freyr succombe devant Surt qu’il affrontait avec une épée en bois de cerf « armé d’une seule ramure ainsi qu’un cerf à l’hallali », et la lance Gungnir (gravé des runes de la Loi) pourrait aussi être assimilée à la corne de licorne. Il s’agit d’une interprétation que rien ne peut confirmer.

Deux études universitaires dont la thèse de Bruno Faidutti s’opposent aux théories sur l’origine antique de la licorne. Les créatures orientales comme le qilin chinois ne pourraient pas être à l’origine de la licorne occidentale dont la figure résulte d’un travail sur les premiers bestiaires et les textes gréco-romains, eux-mêmes probablement issus de l’observation d’animaux exotiques réels. Les liens entre licorne européenne et licorne asiatique sont donc remis en cause car ces deux légendes auraient deux origines très différentes : les licornes asiatiques étaient fabriquées en liant par le fer et le feu les cornes de certaines chèvres angora, cette corne artificielle était donc courte et ressemblait à deux chandelles tressées, tandis que la licorne européenne blanche est une création du haut Moyen Âge, empruntant beaucoup au Physiologos et un peu aux textes gréco-romains, et portant une longue corne torsadée. Bruno Faidutti affirme toutefois que, bien que les déformations d’animaux réels expliquent en grande partie l’origine des multiples descriptions de la licorne, l’histoire de cette créature est bien plus complexe qu’un choix entre l’observation d’un « rhinocéros dans la brume » ou d’une « antilope vue de profil ».

On compte des centaines, voire des milliers de miniatures de licornes avec la même mise en scène inspirée du Physiologos : la bête est séduite par une vierge traitresse et un chasseur lui transperce le flanc avec une lance. Nulle part ailleurs la licorne n’est liée de cette façon à la virginité des jeunes filles. La « capture de la licorne » semble issue de la culture de l’amour courtois, liée au respect de la femme, aux loisirs délicats, à la musique et à la poésie et tous ces récits comme leurs illustrations seraient d’inspiration chrétienne, la licorne y représentant la trahison envers le Christ, flanc percé par une lance comme dans l’épisode biblique de la Passion de Jésus-Christ.

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