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protection de l’hyppopotame

Posté par othoharmonie le 13 avril 2014

 

Beuchille

La taille imposante des hippopotames les rend presque invulnérables face aux autres animaux. En effet, la mâchoire d’un adulte est suffisamment puissante pour trancher un crocodile de 3 m en deux. L’Homme est donc le seul prédateur des individus adultes.

Cependant, les lions sont capables de tuer un mâle adulte s’ils parviennent à le mettre à terre sur son dos exposant ainsi sa gorge et son torse à leur mâchoire. Par ailleurs, les jeunes seraient une proie facile pour les lions, les hyènes, et les crocodiles s’ils n’étaient pas protégés par leur mère.

A l’heure actuelle, il resterait entre 125 000 et 150 000 hippopotames amphibies dans le milieu naturel.

L’espèce est préservée par des lois internationales et nationales. L’Union Internationale pour la Conservation de la Nature (UICN) l’a classée dans la catégorie « Vulnérable ». De plus, elle est placée en Annexe II de la Convention de Washington sur le commerce de la faune et de la flore menacées.

Les principales menaces sur l’espèce sont le braconnage pour le commerce de la viande et de l’ivoire des dents, ainsi que la perte de son habitat.

Si la majorité de la population d’hippopotames se trouve dans des zones protégées (parc national, réserve forestière, sanctuaire, aire de conservation…), dans de nombreux pays cela n’est pas encore le cas. La chasse illégale ou non réglementée est particulièrement développée dans les zones de conflits. Ces combats civils provoquent non seulement la destruction de leur habitat, mais aussi le déplacement des populations de réfugiés et l’accroissement de la demande en braconnage.

Une enquête de terrain récente a montré qu’en République Démocratique du Congo, les populations d’hippopotames ont diminué de plus de 95% durant les huit années de conflits.

Le braconnage généralisé pour la viande a aussi été signalé au Burundi et en Côte-d’Ivoire.

Par ailleurs, une évaluation de 1994 par TRAFFIC, l’agence de surveillance du commerce international pour l’UICN, a indiqué que le commerce illégal de l’ivoire d’hippopotame a fortement augmenté suite à l’interdiction internationale du commerce d’ivoire d’éléphant en 1989. Dans les 2 années suivant cette interdiction, l’exportation annuelle des dents d’hippopotame a augmenté de 530 % ! En effet, le commerce de l’ivoire d’hippopotame n’est pas soumis aux mêmes restrictions que celui de l’éléphant. Entre 1991-1992, environ 27 000 kg de dents d’hippopotames ont été exportés, soit une augmentationde 15 000 kg selon les estimations de 1989 à 1990. En 1997, plus de 1 700 dents d’hippopotames provenant d’Ouganda et à destination de Hong Kong ont été saisis par les douanes en France. En 2002, 5 000 kilos de dents d’hippopotames (provenant de 2 000 hippopotames environ) d’origine inconnue ont été exportés d’Ouganda !

En parallèle, la population humaine s’est fortement développée sur une grande partie de l’aire de répartition de l’espèce, ce qui a provoqué une augmentation de la demande en terrains et en eau douce. Son habitat s’est donc réduit ou a été transformé pour laisser place à des cultures, des habitations, des routes…

De plus, l’eau douce indispensable à sa survie a été détournée pour être utilisée par les populations locales. Les hippopotames étant entièrement dépendants des zones humides, ils finissent par entrer en conflit avec l’Homme qui vient s’installer sur ces mêmes terrains.

Certains animaux envahissent parfois les cultures, s’en nourrissent et ravagent les terrains. Dix pays ont signalé un nombre croissant des conflits entre humains et hippopotames, dans plusieurs cas, aggravés par la sécheresse.

Le taux de mortalité humaine imputée à cette espèce très territoriale a également augmenté ces dernières années. Les hippopotames peuvent en effet devenir très agressifs envers tout intrus qui pénètre leur territoire et représente une menace. Ils sont considérés comme l’un des animaux les plus dangereux d’Afrique et sont de ce fait chassés.

L’espèce est donc vulnérable, d’autant plus qu’il existe peu de recherches sur sa conservation dans le milieu naturel.

Bien que les causes de sa disparition soient bien connues, peu d’actions en faveur de leur réduction ou élimination ont été entreprises.

Des études à base de logiciels démographiques ont estimé que la probabilité d’un déclin de la population au cours des 30-40 prochaines années est très grande.

LE SAVIEZ-VOUS ?  

protection de l’hyppopotame dans HIPPOPOTAME clip_image001- L’hippopotame doit son nom aux grecs anciens qui pensaient qu’il s’agissait d’un cheval vivant dans l’eau («hippos» signifiant cheval et «potamos», fleuve).

- L’animal, présent sur les bords du Nil jusqu’au 18e siècle, a prêté ses traits à Thouéris, la déesse hippopotame de la fécondité et de la maternité des égyptiens. Dans l’un des épisodes de la mythologie égyptienne, les dieux Seth et Horus se muent en hippopotames pour se livrer à une compétition d’apnée.

- Malgré leur ressemblance avec les cochons, les hippopotames sont les plus proches cousins des cétacés (baleines, cachalots, dauphins…). Ils se sont séparés de ces derniers il y a 55 millions d’années. Des observations récentes des hippopotames sous l’eau ont montré que leurs vocalisations sont proches des cliquetis d’écholocation utilisés par les cétacés.

- Les hippopotames peuvent voir et entendre sous l’eau. Ils refont automatiquement surface pour respirer même durant leur sommeil, cette action est pour eux aussi naturelle que celle de la respiration.

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Bibliographie des Dauphins

Posté par othoharmonie le 27 mai 2012

Bibliographie

  • Bibliographie des Dauphins dans DAUPHIN 18_acg0zGuide des Dauphins et marsouins de Jean Pierre Sylvestre Edition Delachaux & Niestlé 1990 ISBN : 2-603-00744-0
  • Dauphins, baleines et cachalots de Eric Demay. Mai 2008. Éditions Milan
  • Baleines et Dauphins de Bronwyn Sweeney. 2006. Éditions France Loisir
  • Connaître les Cétacés de Méditerranée du Dr Alexandre Gannier. 2008. ISBN : 978-2-9532208-0-3
  • Corsica mare, dauphins, baleines et cachalots de Mediterranée décembre 2008, de corsica mare osservazione aux éditions Albiana, Ajaccio

Liens externes

 Les dauphins dans l’art sur Commons

 

Littérature

  • Ésope a consacré deux fables au dauphin : Les Dauphins, les Baleines et le Goujon et Le Lion et le Dauphin.
  • Jean de La Fontaine a consacré une fable au dauphin : Le Singe et le Dauphin.
  • Les dauphins dans le livre Un animal doué de raison de l’écrivain français Robert Merle.
  • mythologie_grande2Le roman d’anticipation d’Arthur C Clarke l’ile des dauphins imagine les raisons de l’intérêt du dauphin pour l’homme : le protéger de son seul ennemi naturel, l’orque.
  • Les « néo-dauphins » dans le roman Marée stellaire de l’auteur américain David Brin publié en 1983.
  • Les dauphins communiquent parfois avec les hommes, dans le livre basé sur des faits scientifiques d’Éric Demay, L’Homme qui parlait aux dauphins.
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Message des grandes Baleines et des Grands Dauphins

Posté par othoharmonie le 19 mai 2012

les Q’iquoq’i de Gaia

Message des Grandes Baleines et des Grands Dauphins

 Image baleines - baleine, adorable, cachalot, requin, poisson, océan, mer, bleu, plongeur, orque

Nous sommes ici pour garder ensemble les océans ; c’est là notre raison d’être. Nous sommes les tisseurs du chant des mers qui entretient l’équilibre du corps émotionnel de la Grande Mère. Toutes les lignées familiales de nos nombreuses espèces ont la capacité d’émettre une large gamme de fréquences sonores et de vibrations de lumière dans les eaux  de la Terre, parlant ainsi aux molécules de l’eau, à l’essence spirituelle de la mer. Ces vibrations sont nécessaires pour conserver le rythme des mouvements ondulatoires, et ce, en vue d’établir la vitesse de la détérioration et de la nouvelle croissance dans les communautés végétales de la mer.

Nous parcourons d’énormes distances pour répandre cette musique partout sur le globe afin de nous assurer que l’équilibre demeure et que le corps émotionnel de Gaia conserve ses rythmes. Nous remplissons ce rôle ici sur la Terre, tout comme nos frères et sœurs Q’iquiq’i le font sur plusieurs autres stations célestes de ce grand univers. Notre objectif consiste toujours à tisser la lumière et à apporter la musique dans les mers et les océans de plusieurs mondes.

Vous croyez nous connaître, mais vous ne nous connaissez toujours pas. Presque toute votre espèce est extrêmement déconnectée des mondes spirituels et du royaume des animaux qui embellissent ce plan. Vous rendez-vous compte que tous les arbres de la planète pleurent quand l’un d’eux est abattu ?

Nulle distance ne peut empêcher d’atteindre le cœur conscient de la nature.

Les êtres ailés volent tous selon les courants magnétiques que Gaia leur procure dans sa sagesse. Leur chant est la dentelle du tissu musical terrestre où nous tissons les fils émotionnels de la voix unique de la Déité. Très peu d’entre vous comprennent que nous ne somme spas de simples mammifères marins vaguement apparentés à votre espèce. Ceux et celles qui sont bien éveillés sentent que nous portons la musique de ce monde. Nous avons une mission très précise à remplir, une mission qui touche l’entière population cosmique des mondes, car tout est interconnecté.

 

Nous sommes les Q’iquoq’i de Gaia, les maîtres de ce royaume.

Nous sommes ici avec vous juste un souffle 
Nous ne laisserons pas vos côtés. 
Nous n’avons jamais, à partir de votre création. 
Alors, respirez profondément … 
Tenez bon 
Utilisez votre discernement pour filtrer les images déformées de la lentille bondée et opaque 
Et marcher, noble et courageux que vous seuls savez comment, dans le New Dawn.

Bénis soient les enfants de Gaia. 
Soyez bénis. 
-Nous sommes les Présidents du Conseil Sirien haute

 Message des grandes Baleines et des Grands Dauphins dans BALEINE baleinbleu

Extrait de 2012 – Le Grand Rassemblement – Propos de Kryeon, Marie-Madeleine et les Hathors recueillis par Martine Vallée. Participation de Patricia CORI –  En supplément – Page 279.

 

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Baleine et cachalot

Posté par othoharmonie le 8 mai 2012

CACHALOT                                       

Grand cachalot (Physeter macrocephalus)Le cachalot est le plus grand cétacé à dents : le mâle peut atteindre 20 mètres de longueur. Sa tête, énorme, s’ouvre sur une bouche dont seule la mâchoire inférieure porte des dents normalement développées. Très voisin de la baleine, il est, comme elle, un mammifère aquatique. Les cachalots vivent en troupes nombreuses. On les rencontre dans toutes les mers du globe. Nageant avec rapidité, ils se nourrissent principalement de calmars. Les intestins du cachalot renferment une concrétion, l’AMBRE gris, qui est peut-être le résultat de la dégradation des mollusques dont se nourrit l’animal.

La CHASSE des cachalots, comme celle des BALEINES, se pratique depuis le XIVe siècle. Elle était particulièrement dangereuse. Un navire spécialisé, le baleinier, parcourait les MERS à la recherche de sa proie. Lorsqu’un cachalot était en vue, on menait à la mer de petits canots, les doris. Ceux-ci s’approchaient de l’ANIMAL et, dressé à l’avant du canot, le harponneur lançait son arme. Si le harpon s’enfonçait dans la chair de l’animal, la poursuite commençait, longue et exténuante, dans le dessein d’épuiser le CÉTACÉ et de le ramener jusqu’au baleinier. Aujourd’hui, la chasse des cachalots se pratique dans de véritables navires-usines, munis de canons, qui amarrent et dépècent leurs prises en toute sécurité.                                                                                                                                                                        

 

BALEINE                                   

Baleine et cachalot dans BALEINE 320px-Dirk_Claesen_-_Sperm_WhaleLongue de 25 à 30 m, pesant 150 tonnes et plus, la baleine bleue est un mammifère CÉTACÉ. Sa tête, énorme, s’ouvre sur une bouche immense, garnie de fanons ; son corps, trapu, s’amincit brusquement vers la queue. La baleine, qui a un gosier étroit, se nourrit de petits CRUSTACÉS (CREVETTES) qu’elle avale par centaines de kilos. Les baleines vivent en troupeaux, dans les MERS FROIDES. Elles ont le plus souvent un seul petit qui pèse 6 tonnes à sa naissance. Alors qu’en 1930, on comptait encore dans le monde 300.000 baleines, les zoologistes estiment qu’il ne reste plus actuellement que 1.000 baleines bleues. Leur CHASSE est aujourd’hui soumise à une sévère réglementation, mais malheureusement celle-ci n’est pas respectée…

ANIMAL monstrueux, la baleine a, de tout temps, impressionné les hommes. Ainsi le prophète Jonas, plus de 700 ANS av. J.-C., fut, dit-on, avalé par un énorme POISSON qui fut, par la suite, assimilé à une baleine. Au XIXe siècle, l’écrivain Herman Melville a mis en scène une fabuleuse baleine blanche. Moby Dick – c’est son nom et le titre de ce roman – a arraché jadis la jambe du capitaine Achab qui la poursuit, depuis, sans relâche. Hélas ! lorsqu’il la rattrapera enfin, ce sera pour mourir, le cou enserré dans le filin du harpon qu’il vient d’enfoncer dans le flanc de son ennemie, Cette « baleine » était, en fait, un CACHALOT.

 

 

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Légende de la pieuvre 2

Posté par othoharmonie le 20 mars 2012

 

Légende de la pieuvre 2 dans PIEUVRE 175px-Colossal_octopus_by_Pierre_Denys_de_MontfortLe kraken ; transcription : /krakenn/) est une créature fantastique issue des légendes scandinaves médiévales. Il s’agit d’un monstre de très grande taille et doté de nombreux tentacules. Dans ses rencontres avec l’homme, il est réputé capable de se saisir de la coque d’un navire pour le faire chavirer, faisant ainsi couler ses marins, qui sont parfois dévorés. Sa légende a pour origine l’observation de véritables calmars géants dont la longueur a été estimée à 13-15 mètres (40-50 pieds), tentacules compris. Ces créatures vivent normalement à de grandes profondeurs, mais ont été repérées à la surface et auraient « attaqué » les navires.

Il est très probable que ces légendes soient des histoires vraies exagérées, et que le kraken soit en réalité un calmar géant. En effet, ces derniers peuvent mesurer jusqu’à 20 mètres de long, et laissent de grosses cicatrices aux cachalots qui les chassent.

 Bien que le nom kraken n’apparaisse jamais dans les sagas scandinaves, il existe des monstres marins, le Hafgufa et le Lyngbakr, décrits dans l’Örvar-Odds Saga et dans le Konungs skuggsjá, œuvre norvégienne de 1250. Dans la première édition de son Systema Naturae (1735), Carl von Linné inclut, dans une classification taxonomique des organismes vivants, le kraken comme un céphalopode avec le nom scientifique de Microcosmus mais l’animal est exclu des éditions ultérieures. Le kraken a également été largement décrit par Erik Pontoppidan, évêque de Bergen, dans son « Histoire Naturelle de Norvège«  (Copenhague, 1752-1753).

 Les premiers contes, y compris celui de Pontoppidan, décrivent le kraken comme un animal « de la taille d’une île flottante » dont le vrai danger, pour les marins, n’était pas la créature elle-même, mais le tourbillon qu’elle engendrait après sa descente rapide dans l’océan. Toutefois, Pontoppidan décrit également le potentiel destructeur de l’immense bête : « Il est dit que, si elle attrape le plus gros navire de guerre, elle parviendra à le tirer vers le fond de l’océan » (Sjögren, 1980). Le Kraken a toujours été distingué des serpents de mer, également dans les traditions scandinaves (Jörmungand par exemple). l’une des premières descriptions est donnée par le Suédois, Jacob Wallenberg dans son livre Min son på galejan (« Mon fils sur la galère ») à partir de 1781:

 …Le kraken est aussi appelé « crabe-poisson » et n’est pas, d’après des pilotes norvégiens, tellement énorme, tête et tentacules comprises. Il n’est pas plus grand que notre « Öland » (c’est-à-dire moins de 16 km)… Il reste à la mer, constamment entouré par d’innombrables petits poissons qui lui servent de nourriture et qui sont alimentés par celui-ci en retour : pour son repas, si je me souviens bien, écrit E. Pontoppidan, ne dure pas plus de trois mois, et trois autres sont ensuite nécessaires pour le digérer. Ses excréments nourrissent par la suite une armée de poissons, et pour cette raison, les pêcheurs sondent les fonds après son passage… Peu à peu, le kraken monte à la surface, et, quand il 

Une illustration de Vingt mille lieues sous les mers par Alphonse de Neuville

est à dix ou douze brasses de celle-ci, les bateaux ont mieux à sortir de son voisinage ou ils devront craindre leur destruction. Tel une île flottante, l’eau jaillissante de ses terribles narines forme des vagues spiralées autour de lui pouvant atteindre un grand nombre de miles. Peut-on douter qu’il s’agisse du Leviathan de Job ?

 Selon Pontoppidan, les pêcheurs norvégiens ont souvent pris le risque d’essayer de pêcher près du kraken car la capture y est bonne. Si un pêcheur a une très bonne prise, ils ont l’habitude de transmettre cette information. Pontoppidan a également affirmé que le monstre est parfois confondu avec une île et que les cartes comportent des îles qui ne sont pas toujours présentes et qui étaient donc en fait le kraken. Pontoppidan a également raconté qu’une fois, un jeune spécimen du monstre est mort et s’est échoué à Alstahaug (Sjögren, Bengt, 1980).

Depuis la fin du XVIIIe siècle, le kraken a été décrit dans un certain nombre d’ouvrages, comme une grande créature ressemblant au poulpe, et il a souvent été affirmé que le kraken de Pontoppidan aurait pu être fondé sur des observations du calmar géant. Toutefois, dans les premières descriptions, la créature se rapproche plus du crabe que du poulpe et, en général, possède des traits qui sont associés aux grandes baleines plutôt qu’au calmar géant.

En 1802, le malacologiste français Pierre Denys de Montfort a reconnu l’existence de deux types de poulpes géants dans son Histoire Naturelle Générale et Particulière des Mollusques, une description encyclopédique des mollusques. Montfort a fait valoir que le premier type, le kraken-pieuvre, a été décrit par les marins norvégiens et baleiniers américains ainsi que les anciens écrivains comme Pline l’Ancien. En effet, un passage de L’Histoire naturelle du Romain Pline l’Ancien (Ier siècle) narre également le cas d’un monstre marin à tentacules attaquant des réserves de poissons en saumure. La description correspond tout à fait à celle du kraken. Le deuxième type de bien plus grande taille, l’immense poulpe, aurait attaqué un bateau à voile de Saint-Malo, au large de la côte de l’Angola.

 Montfort a osé la plus sensationnelle des revendications. Il a proposé que dix navires de guerre britanniques qui avaient mystérieusement disparu, une nuit en 1782 devait avoir été attaqués et coulés par une pieuvre géante. Malheureusement pour Montfort, les Britanniques savaient ce qui était arrivé aux navires, démontant la révélation de Montfort. La carrière de Pierre Denys de Montfort ne s’en est jamais remise et il est mort de faim, pauvre, à Paris vers 1820 (Sjögren, 1980). Pour la défense de Pierre Denys de Montfort, il convient de noter que beaucoup de sources décrivant le poulpe-kraken ont probablement décrit le véritable calmar géant, prouvant ainsi son existence en 1857.

200px-Nautilus_view_bay dans PIEUVRE En 1830, peut-être conscient du travail de Pierre Denys de Montfort, Alfred Tennyson a publié un célèbre poème intitulé « The Kraken » (essentiellement un sonnet irrégulier), qui diffuse l’histoire du Kraken en anglais. Le poème, dans ses trois dernières lignes, porte également des similitudes avec la légende du Leviathan, un monstre marin, qui doit remonter à la surface à la fin du jour.

 La description de Tennyson a apparemment influencé Jules Verne qui imaginait l’antre du fameux calmar géant de « Vingt mille lieues sous les mers » de 1870. Verne fait aussi de nombreuses références au Kraken et à l’évêque Pontoppidan, dans son roman.

L’évolution ultérieure de l’image du Kraken remonte au Kraken de la culture populaire.

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Essex (baleinier)

Posté par othoharmonie le 20 janvier 2012

Essex (baleinier) dans BALEINE 220px-Cook-whalingL’Essex est un baleinier qui a fait naufrage le 20 novembre 1820 au milieu de l’océan Pacifique à la suite d’une collision avec un grand cachalot. Les naufragés dérivèrent pendant dix-huit semaines à bord des trois petites baleinières et se livrèrent à des actes de cannibalisme.

Ce fait a fortement inspiré Herman Melville pour l’écriture de son roman, Moby Dick.

250px-Humpback_flipper dans BALEINEL’Essex quitte l’île de Nantucket le 12 août 1819 pour une nouvelle campagne de chasse à la baleine qui doit durer deux ans et demi. Il est placé sous le commandement de George Pollard Jr, 28 ans, qui sert à bord de l’Essex depuis 1815. Il est assisté du premier maître Owen Chase, 22 ans et du second maître Matthew Joy, 26 ans. L’équipage comprend dix-huit matelots.

Ils font escale aux Açores et capturent leur première baleine une fois passé l’équateur. À partir du 25 novembre, ils commencent à doubler le cap Horn et arrivent enfin en janvier 1820 en vue de la petite île Sainte Mary, au large du Chili, près de la baie d’Arauco. Après quelques mois infructueux sur les côtes du Chili, le baleinier a plus de chance au large des côtes du Pérou où il capture onze cachalots en deux mois. Lors d’une escale dans un petit village de pêcheurs du nom d’Atacames, un des marins nommé Henry Dewitt déserte, ramenant l’effectif du bateau à 20 hommes. Cette désertion indispose le capitaine, car chacune des trois baleinières mobilise six hommes (quatre aux avirons, un à la barre, un au harpon) ce qui ne laisse plus que deux hommes au lieu de trois pour diriger le baleinier.

En octobre 1820, le navire fait escale huit jours aux îles Galápagos. Il atteint alors 700 barils d’huile, soit la moitié de sa capacité. Il se dirige alors en longeant l’équateur, vers l’Offshore Ground, lieu de concentration en plein Pacifique des bancs de cachalots. Le 20 novembre les trois baleinières sont mise à l’eau au vu d’un banc de cachalots, mais Chase doit revenir à bord pour réparer sa barque endommagée. C’est le moment que choisit un énorme cachalot de 25 mètres pour attaquer le navire. Après deux violents chocs, un latéral puis un frontal, le baleinier prend l’eau et commence à se coucher. Les deux autres baleinières commandées par Pollard et Joy reviennent sur leur navire d’attache. Avant que le baleinier ne sombre, l’équipage a le temps de rassembler vivres, matériels de navigation et d’équiper les trois baleinières de mâts et de voiles, puis ils se répartissent dans les trois embarcations.

Au lieu de se diriger vers les Marquises ou les îles de la Société, considérées comme peu sûres, ils décident de voguer vers le sud pour attraper les conditions plus favorables les ramenant sur l’Amérique du Sud220px-FatuIva_Omoa_Coast_20061111. Sans s’attacher pour ne pas réduire leur vitesse, les trois baleinières arrivent difficilement à naviguer de concert. À force de rationnement, souffrant cruellement de soif, alternativement ballotées par les tempêtes et immobilisées par manque de vent, les trois barques arrivent en vue de l’île Henderson que Pollard prend faussement pour l’île Ducie. Les naufragés ont dérivé beaucoup plus à l’ouest que prévu, et qu’ils ne le croient. L’île est inhabitée. Ils y séjournent du 20 au 27 décembre pour reprendre leurs forces. Mais les faibles ressources de l’île sont rapidement épuisées et ne permettent pas de survivre longtemps. Trois des marins (l’anglais Thomas Chappel, Seth Weeks et William Wright) toutefois décident de rester sur terre et de tenter leur chance sur l’île.

Les dix-sept hommes restants repartent, espérant rejoindre l’île de Pâques, mais le gros temps les entraîne plus au sud. Le 10 janvier 1821, Joy qui était malade depuis le départ de l’île, meurt. Son corps est livré à l’Océan et Pollard confie le troisième bateau au barreur Obed Hendricks. Le 12 janvier à l’aube, l’embarcation de Chase perd de vue les deux autres équipages.

La maladie de Joy ne lui avait pas permis d’être aussi vigilant dans le rationnement. Les provisions sont épuisées et les deux équipages vont devoir partager les maigres ressources. Le 20 janvier, un des hommes d’Hendricks meurt. Les rescapés, affamés et déshydratés, décident de manger le cadavre au lieu de le jeter par dessus bord. Ils partagent cette nourriture avec l’équipage de Pollard. Trois jours plus tard, un autre homme meurt et son cadavre suit le même sort. Puis le 26 c’est le tour d’un troisième et le 28 d’un quatrième décès. Il ne reste que quatre hommes dans l’embarcation de Pollard et trois dans celle d’Hendrickx lorsque à l’aube du 29 janvier, les deux équipages se perdent de vue. Le 6 février, de nouveau à court de vivres, les quatre rescapés de l’embarcation de Pollard décident de tirer au sort l’homme à sacrifier pour la survie des trois autres. C’est Owen Coffin, le cousin de Pollard que le sort désigne. Il est exécuté par Charles Ramsdell. Le 11 février un nouveau décès, naturel cette fois, offre un dernier répit. Le 23 février, alors qu’ils s’approchent de l’île Sainte-Mary, le bateau Dauphin les aperçoit et les recueille. Les deux rescapés sont le capitaine Pollard et le matelot, Charles Ramsdell. En revanche, Hendrickx et ses deux compagnons, William Bond et Joseph West ne seront jamais retrouvés.

220px-W_Buckelwale_GruppeSur le bateau de Chase, le premier décès a lieu le 20 janvier. Le corps est jeté à la mer. Le 8 février, un autre homme meurt et les survivants décident de garder son corps pour se nourrir. Le 18 février les trois rescapés, Chase, Lawrence et Nickerson sont récupérés par un vaisseau anglais l’Indian.

Le 10 mars, le Surry appareille de Valparaíso pour Sydney. Informé des événements, il a accepté de faire escale à l’île Ducie pour vérifier si les trois naufragés de l’île sont encore vivants. Ne trouvant personne sur l’île, il poursuit jusqu’à celle d’Henderson où il arrive le 9 avril 1821. Les trois hommes épuisés mais vivants sont récupérés.

 

 

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Mocha Dick

Posté par othoharmonie le 19 janvier 2012

 

Dessin en niveaux de gris d'un bord de mer, où trois cachalots gisent sur le sable. D'autres sont dans l'eau, peut-être sur le point de s'échouer également.Mocha Dick est un cachalot mâle fameux qui vivait dans le sud de l’Océan Pacifique aux débuts du XIXe siècle. Il fréquentait souvent les eaux de l’île Mocha, île côtière du sud du Chili. Contrairement à la plupart des cachalots, Mocha Dick était de couleur blanche, due peut-être à un albinisme. Il a peut-être été l’inspirateur de la baleine Moby Dick dans le roman éponyme d’Herman Melville en 1851 : le fait n’est pas établi faute de références à ce cachalot dans la correspondance et les manuscrits du romancier qui n’y parle que du navirel’Essex détruit par un cachalot noir anonyme. Dick renvoyait vraisemblablement au prénom, diminutif de Richard, comme ce fut le cas de plusieurs cachalots combatifs évoqués par Melville dans Moby Dick affublés par les marins d’un prénom.

Gravure ancienne représentant un cachalot échoué et titrée « Le Physale Cylindrique »Mocha Dick était célèbre pour avoir survécu à de nombreux harponnages ou tentatives de harponnages de chasseurs de baleines (selon certains décomptes, plus d’une centaine) avant d’être finalement tué. Il était grand et puissant, capable de faire sombrer de petites embarcations juste avec ses nageoires. Selon J.N. Reynolds, qui a rassemblé des informations de témoins directs de Mocha Dick, le cachalot avait une méthode particulière de souffler :

« Au lieu de projeter son jet vers l’avant en oblique, et de broncher en un effort bref et compulsif avec un bruit de reniflement comme le font en général ceux de son espèce, il chassait l’eau par son nez en un large volume altier et perpendiculaire à des intervalles réguliers et passablement distants ; son expulsion produisait un rugissement continu, comme la fumée s’échappant de la valve de sécurité d’une puissante machine à vapeur. »

« Instead of projecting his spout obliquely forward, and puffing with a short, convulsive effort, accompanied by a snorting noise, as usual with his species, he flung the water from his nose in a lofty, perpendicular, expanded volume, at regular and somewhat distant intervals; its expulsion producing a continuous roar, like that of vapor struggling from the safety valve of a powerful steam engine. »

Mocha Dick dans BALEINE 220px-Walfang_zwischen_1856_und_1907Mocha Dick était couvert par une énorme quantité de pouce-pieds, beaucoup plus que la normale pour son espèce, ce qui lui donnait un aspect rugueux.

Selon Reynolds, Mocha Dick a probablement été chassé une première fois avant l’année 1810 au large de l’île Mocha. Sa survie aux premiers harponnages ainsi que son apparence inhabituelle le rendirent rapidement célèbre parmi les baleiniers de Nantucket. Beaucoup de capitaines essayèrent de le chasser après avoir contourné le Cap Horn. Il était docile et amical s’il n’était pas attaqué, nageant quelquefois le long des navires. Cependant, très destructeur et capable d’une grande férocité quand on l’attaquait, il était craint des harponneurs.

Dessin du pont d'un bateau, avec la tête d'un cachalot découpée. Un homme se tient au milieu du spermaceti de la carcasse charcutée, plusieurs autres s'affairent autour, lui tendant notamment une bassine pour mettre le précieux produit.

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Moby Dick

Posté par othoharmonie le 19 janvier 2012

Moby Dick est le nom donné à un cachalot blanc, animal au centre du célèbre roman d’Herman Melville dont le titre original en anglais est Moby-Dick, or The Whale (Moby-Dick ou le Cachalot). Il est cité par William Somerset Maugham en 1954, dans son essai : Ten Novels and Their Authors parmi les dix plus grands romans.

Moby Dick dans BALEINE 270px-Essex_photo_03_bLe roman raconte comment Ismaël, le narrateur, attiré par la mer et le large, décide de partir à la chasse à la baleine. Il embarque sur le Pequod, baleinier commandé par le capitaine Achab. Ismaël se rend vite compte que le bateau ne chasse pas uniquement pour alimenter le marché de la baleine. Achab recherche Moby Dick, un cachalot blanc d’une taille impressionnante et particulièrement féroce, qui lui a arraché une jambe par le passé. Achab emmène son équipage dans un périple autour du monde à la poursuite du cachalot dont il a juré de se venger. Le Pequod finira par sombrer au large des îles Gilbert en laissant Ismaël seul survivant, flottant sur un cercueil.

Le roman est loin de se réduire à son aspect fictionnel : de nombreux chapitres sont consacrés à décrire minutieusement la technique de la chasse à la baleine ainsi qu’à s’interroger sur la nature (réelle ou symbolique) des cétacés, et peuvent se lire comme une seconde traque, spéculative et métaphysique.

Dans Moby-Dick, Melville emploie un langage stylisé, symbolique et métaphorique pour explore Saut d'une baleine à bosser de nombreux et complexes thèmes qu’il estime universels. À travers le voyage de son personnage principal, les concepts de classe et de statut social, du Bien et du Mal, et de l’existence de Dieu sont tous aussi bien explorés que les interrogations d’Ismaël sur ses convictions et sa place dans l’univers.

Ce livre est souvent considéré comme l’emblème du romantisme américain. Bien que sa première édition n’ait pas soulevé l’enthousiasme de la critique, Moby-Dick est aujourd’hui considéré comme l’un des plus importants romans de langue anglaise.

Origines du roman

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Melville s’est inspiré de deux faits réels :

  • le naufrage du baleinier Essex, qui sombra en 1820, après avoir affronté un grand cachalot, 3 700 km au large des côtes de l’Amérique du Sud. L’un des marins survivants, Owen Chase, consigna cette aventure dans un livre qui parut en 1821.
  • l’existence d’une baleine blanche, dans les années 1830, souvent aperçue à proximité de l’île chilienne de Mocha. Criblée de harpons, Mocha Dick attaquait régulièrement les baleiniers. Mais contrairement au drame de l’Essex aucune allusion dans le roman ni dans la correspondance de l’auteur n’authentifie cette référence. Les cachalots poursuivis portaient tous un nom.

Melville fut lui aussi marin comme la plupart de ses héros de roman. La rédaction du livre fut entamée en 1850. Le roman fut d’abord publié à Londres en octobre 1851 sous le titre The Whale (Le Cachalot) — cette édition était incomplète et le titre n’était pas celui voulu par Melville. C’est peu de temps après, lors de sa parution américaine, en novembre de la même année, que l’ouvrage prit le nom de Moby-Dick; or, The Whale (Moby-Dick ou le Cachalot).

Melville a été influencé par plusieurs écrivains romantiques (Walter Scott, Washington Irving, Lord Byron, Mary Shelley) dans sa jeunesse. Il souhaitait les imiter dans un livre qui soit captivant et vivant, à la fois sur les plans de l’émotion et de la poésie.

Moby Dick est paru à un moment important de la littérature américaine. En 1850, son ami et voisin Nathaniel Hawthorne publiait la Lettre écarlate. En 1852, Harriet Beecher Stowe publia La Case de l’oncle Tom.

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Légendes de la Baleine

Posté par othoharmonie le 26 octobre 2011

De l’animal biblique à la vedette de cinéma, le mythe de la baleine a la vie dure. Dans le bestiaire des animaux légendaires, la baleine occupe une place de choixLégendes de la Baleine dans BALEINE Moby_Dick_1 suscitant autant la terreur que la fascination. À travers les siècles et le monde entier, le mythe de la baleine a été colporté par des récits, des contes et des légendes.

La baleine nous emporte vers l’enfer …

Les profondeurs sous-marines ont représenté une énigme peuplée de créatures ayant le pouvoir d’exercer le Bien et le Mal, et où le passage par le ventre de la baleine symbolise à la fois le trésor caché, la descente aux enfers et un passage initiatique avant la résurrection. Dans la Bible, le Léviathan, parfois apparenté à une baleine, est capable de détruire le monde et d’avaler les âmes. Le prophète Jonas, jugé responsable d’une tempête qu’il avait prédite, est jeté à l’eau et mangé par le « grand poisson ». Il demeure dans son estomac trois jours et trois nuits avant d’être régurgité.

Dans la tradition islamique, la baleine est un symbole du support du monde et ses soubresauts sont des tremblements de terre. La légende de Saint Brendan nous raconte que cet abbé irlandais du VIe siècle accosta une île, y dressa un campement, alluma un feu jusqu’à ce qu’il s’aperçoive qu’il se trouvait sur le dos d’une baleine prête à plonger. Dans le roman de Melville, Moby Dick, le cachalot albinos, sillonne les mers pour semer le mal. Le capitaine Achab, victime de Moby Dick lui ayant dévoré une jambe et aspiré dans la folie de la vengeance, parcourt les océans pour retrouver ce monstre. La rencontre sera fatale à son navire qui sombrera sous les assauts de Moby Dick.

…ou nous guide vers le meilleur… de nous-mêmes

Au Vietnam, la baleine est vénérée encore aujourd’hui comme une déesse par les pêcheurs des régions côtières. En récoltant leurs squelettes, ils vouent un culte spectaculaire aux baleines échouées qu’ils implorent pour une pêche fructueuse ou un voyage sans naufrage.
moby2 dans BALEINE
Même si Aristote, philosophe grec du IVe siècle avant J.C., avait observé que les baleines étaient des mammifères, il faudra attendre la deuxième moitié du XXe siècle pour percer le miroir de ces eaux fantasmagoriques grâce à l’exploration scientifique. La recherche sur les cétacés, ne datant que d’une trentaine d’années, a déjà apporté beaucoup de réponses. Mais tant de questions demeurent! Aujourd’hui, ces mammifères marins suscitent toujours une certaine passion et nous en imposent. Certains d’entre eux sont devenus des vraies vedettes de cinéma. De quoi s’interroger sur l’empreinte que ces vieilles chimères ont laissés dans notre imaginaire collectif…

En effet, les baleines nous ressemblent suffisamment pour que nous puissions projeter sur elles notre vision du monde et nos affects en interprétant leurs comportements. Gageons, qu’au moment où la mythification s’essouffle, la science nous livrera des clés pour mieux connaître ces animaux fascinants et leur rendre leur juste place dans la réalité du monde animal tout en préservant notre part de rêve.

Gif baleine

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Baleine

Posté par othoharmonie le 25 octobre 2011

Baleine  dans BALEINE 250px-Beluga%2C_Wei%C3%9Fwal_%28Delphinapterus_leucas%29La baleine est un mammifère marin de grande taille classé dans l’ordre des cétacés. Le terme s’applique à plusieurs espèces différentes dans les sous-ordres des mysticètes (baleines à fanons) et des odontocètes (baleines à dents). Les baleines représentent des animaux parmi les plus gros ; et deux espèces (respectivement la baleine bleue  et le rorqual commun) qui sont les deux animaux les plus imposants ayant jamais existé.

Aujourd’hui, ce terme décrit les espèces de grands cétacés, et regroupe toutes les espèces de cétacé à fanons et certaines espèces à dents parmi les baleines à bec, les cachalots, la baleine blanche et la baleine tueuse, à savoir l’orque

Les baleines à bec par exemple sont, avec les dauphins d’eau douce, les cétacés actuels jugés les plus primitifs. Le bec qui les caractérise est formé par l’allongement des deux mâchoires et il varie d’une espèce à l’autre : long et pointu chez le tasmacète de Shepherd (genre Tasmacetus), court et trapu chez les espèces du genre Mesoplodon. En raison de leur régime alimentaire constitué presque exclusivement de céphalopodes, la plupart des genres (Hyperoodon, Ziphius et Mesoplodon) n’ont que deux dents sur la mâchoire inférieure. Les Berardius en possèdent deux paires et le tasmacète de Shepherd en a de nombreuses à chaque maxillaire.

Il est possible de déterminer l’espèce, l’âge et le sexe d’une baleine à bec grâce à ses dents : leur nombre et leur emplacement dans la mâchoire indique l’espèce (voir plus haut), les dents dont la cavité est comblée indiquent qu’elles appartiennent à un spécimen adulte, celles portant des traces d’usure et étant sorties de la gencive appartiennent à un mâle et enfin, celles qui sont nettes et dont la pulpe est comblée appartiennent à une femelle.

Le front des vieux mâles présente souvent un renflement prononcé qui peut blanchir avec l’âge chez certaines espèces (comme l’hypérodon arctique).

 

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La baleine dans les arts et la littérature

Posté par othoharmonie le 25 octobre 2011

 

  • Dans certaines traductions de la Bible, le « grand poisson » qui avale Jonas est présenté comme une baleine.
  • La baleine dans les arts et la littérature dans BALEINE 220px-Le_Labrador_-_Baleine_d%C3%A9vor%C3%A9e_par_des_loupsAu IIe s., Lucien de Samosate, dans ses Histoires vraies (livre II), montre un groupe de voyageurs grecs avalés par une baleine géante.

  • Dans Les Aventures de Pinocchio de Carlo Collodi, Pinocchio est avalé par une baleine.

  • En 1885, les membres du Sport Nautique d’Ostende organisent au Carnaval d’Ostende une Cavalcade de la Baleine, fanfare et tambour-major en tête comme au Carnaval de Dunkerque. Un dessin a été conservé qui immortalise l’événement.

  • Le roman Moby Dick de Herman Melville, qui décrit le milieu des baleiniers américains de l’époque, est aujourd’hui considéré comme un grand classique de la littérature américaine. La baleine du roman est inspirée d’un cachalot réel, Mocha Dick.
  • La chanson La Baleine bleue, de Léo Ferré (tirée de l’album L’Opéra du pauvre, 1983). Il s’agit d’un monologue ironique (et libertaire) adressé aux hommes par une baleine.

Une série de timbre danois de 2001 a pour thème la baleine :  80px-Faroe_stamp_400_sperm_whale_%28physeter_macrocephatus%29 dans BALEINE    80px-Faroe_stamp_401_fin_whale_%28Balaenoptera_physalus%29   80px-Faroe_stamp_402_blue_whale_%28Balaenoptera_musculus%29   80px-Faroe_stamp_403_sei_whale_%28Balaenoptera_borealis%29

 

 

Barre de séparation

 

 

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