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Coquillages, l’or des mers

Posté par othoharmonie le 15 avril 2017

 

Les coquillages servent encore de monnaie dans plusieurs régions du monde. Au-delà de leur valeur d’échange, ils ont surtout une signification symbolique et sociale.

Un jour, sur une plage, des hommes ont ramassé des coquillages. Sans doute les ont-ils trouvés beaux. Ils se sont mis à les échanger contre des marchandises. Avec l’évolution des sociétés néolithiques, passant du troc aux transactions monétaires, ils ont choisi des coquillages et en ont fait une monnaie. Pourquoi ? Probablement parce qu’il s’agissait d’un matériau aisément transportable, suffisamment rare pour avoir de la valeur dès lors qu’il était utilisé loin des rivages, plus facile à conserver et à échanger que d’autres objets naturels ou fabriqués.

COQUILLAGE

La monnaie telle que nous la connaissons, faite de pièces de métal, a vraisemblablement été inventée au VIIe siècle avant notre ère par des Grecs d’Asie mineure. Mais les échanges de valeurs ont commencé des siècles auparavant, sous forme de monnaies dites aujourd’hui primitives. Par exemple, le sel a longtemps constitué un étalon de valeur et un moyen de paiement de l’Europe à la Chine, en passant par l’Afrique. Les coquillages constituaient un autre moyen de paiement répandu. Cependant, ainsi que l’ont révélé des anthropologues tels Marcel Mauss, Maurice Godelier et, plus récemment, Francis Dupuy, les monnaies coquillages, plus que d’autres monnaies primitives, ont une spécificité : leur acquisition et leur usage sont codifiés par l’organisation de la société ; elles sont souvent utilisées pour des rituels et pour renforcer les relations sociales, à l’occasion d’un mariage par exemple, pour dédommager une victime ou élever le rang social de ceux qui les possèdent. Ainsi, leur fonction symbolique l’emporte souvent sur leur valeur monétaire, qui tient à leur rareté et à la difficulté de tailler le coquillage pour obtenir l’objet recherché. Avant d’examiner cette fonction symbolique, revenons sur l’étonnante diversité des monnaies coquillages et de leurs usages de par le monde. On les rencontre aussi bien en Afrique qu’en Amérique ou en Océanie.

La pêche des porcelaines

Le cas le plus connu est celui de deux espèces de porcelaine, les cauris, utilisées en Chine il y a plus de 4 000 ans : la porcelaine monnaie (Cypraea moneta) et la porcelaine anneau d’or (Cypraea annulus). Les cauris (voir la figure 2) servaient encore de monnaie, dans l’Empire du Milieu, à l’époque de Marco Polo, au début du XIVe siècle. Initialement, il s’agissait de coquillages bruts. Puis, pour éviter de les faire venir de régions trop éloignées, les Chinois en firent des imitations de plus en plus simplifiées, en utilisant de l’os, du métal, de la terre cuite ou de l’ivoire. De cette époque, il reste en Chine l’idéogramme du mot « acheter », qui s’inspire de l’apparence du cauri.

Les cauris circulaient aussi en Inde, au Cambodge, en Thaïlande et en Birmanie il y a 2 000 ans. Au Bengale, ils ont perduré jusqu’au XXe siècle. Pendant longtemps, les cauris qui inondaient le monde étaient pêchés aux Maldives et dans l’archipel de Laccadive, au Sud-Ouest de l’Inde. Leur nom est d’ailleurs issu du terme hindou kauri.

En Afrique de l’Ouest et dans une partie de l’Afrique centrale, les populations utilisaient également les cauris. Des marchands arabes les transportaient par bateau (s’en servant de lest) jusqu’en Afrique du Nord. Puis des caravanes, traversant le Sahara, prenaient le relais. Jusqu’à la fin du XIXe siècle, les cauris furent la monnaie coquillage la plus courante du Sénégal à l’Ouganda et du Sahel au golfe de Guinée. Seuls le Nord et le Sud de l’Afrique ignoraient leur usage. Des monnaies secondaires étaient aussi échangées. Par exemple, les Bantu du royaume du Congo utilisaient comme monnaie une petite olive(Olivancillaria nana), sous le nom de Nzimbu. La tribu Batatela taillait de petits disques, les Musanga, dans des coquilles de grands escargots..

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MOUSTIQUE résistant

Posté par othoharmonie le 10 août 2014

 

images (5)Le moustique est le plus beau produit de la mondialisation. Il arrive en cargo, s’adapte à son nouvel environnement et devient très difficile à déloger.

Ils ont la particularité de se nourrir de sang, et un certain nombre d’entre eux s’abattent sur nous. Ils nous reconnaissent par nos odeurs, notre chaleur. La saison estivale nous expose de nouveau à leurs piqûres. Les moustiques constituent une très grande famille, près de 3 500 espèces, presque autant que de mammifères. Certains piquent toute la journée, d’autres seulement la nuit, de ceux-là on peut se protéger par les moustiquaires. Si la piqûre est indolore, l’insecte injecte beaucoup de substances auxquelles nous pouvons devenir allergiques d’une manière plus ou moins importante, ce dont témoigne le bouton qui se forme après une piqûre. La taille, l’importance et la rapidité à laquelle les boutons apparaissent dépendent de nous. 

En prenant du sang chez un malade présentant une infection puis en allant piquer une autre personne, ils propagent plusieurs maladies qui comptent parmi celles qui font le plus grand nombre de victimes humaines. En effet le paludisme, qui est l’un des plus grands tueurs de l’humanité, est transmis par une femelle moustique (Anophèle), et le chikungunya, la dengue ou encore le virus du Nil oriental sont autant de maladies émergentes récentes qui sont dues aux piqûres de moustiques. À ce titre, les moustiques n’usurpent pas leur réputation d’être les animaux les plus dangereux du monde. 

Le moustique résiste aux insecticides !

La lutte contre les moustiques est très difficile, car ils se sont adaptés, eux aussi, à la mondialisation, et voyagent de continent en continent, souvent sur les bateaux, en particulier les porte-conteneurs. Ils sont capables de s’habituer à la vie en ville ; ainsi Aedes, le vecteur du chikungunya et de la dengue, est désormais un moustique urbain implanté dans le sud de la France. Et pour contrer la parade des moustiquaires qui les empêchent de piquer la nuit, ils ont changé l’horaire de leur repas, c’est le cas d’Anophèle en Afrique. Ils deviennent en outre résistants aux insecticides utilisés contre eux (DDT autrefois, Perméthrine aujourd’hui). La guerre contre les moustiques n’est pas près de se terminer. Le moyen de lutte le plus efficace, car à la fois le plus sûr et le plus écologique afin d’éviter leur reproduction, reste l’élimination des eaux stagnantes, en clair la chasse aux flaques d’eau ! Le moustique tigre y est, c’est Aedes ! Il vient du Sud-Est asiatique et a rencontré le virus chikungunya qui venait d’Afrique dans l’océan Indien. C’est la mondialisation !

 

Le Point.fr – Par LE PROFESSEUR DIDIER RAOULT

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Le moustique et sa famille

Posté par othoharmonie le 28 juillet 2014

 

 

Le moustique est-il l’animal le plus dangereux du monde ?

cousin-1998984901-1665783Le moustique est le plus beau produit de la mondialisation. Il arrive en cargo, s’adapte à son nouvel environnement et devient très difficile à déloger.

Ils ont la particularité de se nourrir de sang, et un certain nombre d’entre eux s’abattent sur nous. Ils nous reconnaissent par nos odeurs, notre chaleur. La saison estivale nous expose de nouveau à leurs piqûres. Les moustiques constituent une très grande famille, près de 3 500 espèces, presque autant que de mammifères. Certains piquent toute la journée, d’autres seulement la nuit, de ceux-là on peut se protéger par les moustiquaires. Si la piqûre est indolore, l’insecte injecte beaucoup de substances auxquelles nous pouvons devenir allergiques d’une manière plus ou moins importante, ce dont témoigne le bouton qui se forme après une piqûre. La taille, l’importance et la rapidité à laquelle les boutons apparaissent dépendent de nous. 

En prenant du sang chez un malade présentant une infection puis en allant piquer une autre personne, ils propagent plusieurs maladies qui comptent parmi celles qui font le plus grand nombre de victimes humaines. En effet le paludisme, qui est l’un des plus grands tueurs de l’humanité, est transmis par une femelle moustique (Anophèle), et le chikungunya, la dengue ou encore le virus du Nil oriental sont autant de maladies émergentes récentes qui sont dues aux piqûres de moustiques. À ce titre, les moustiques n’usurpent pas leur réputation d’être les animaux les plus dangereux du monde. 

Le moustique résiste aux insecticides !

La lutte contre les moustiques est très difficile, car ils se sont adaptés, eux aussi, à la mondialisation, et voyagent de continent en continent, souvent sur les bateaux, en particulier les porte-conteneurs. Ils sont capables de s’habituer à la vie en ville ; ainsi Aedes, le vecteur du chikungunya et de la dengue, est désormais un moustique urbain implanté dans le sud de la France. Et pour contrer la parade des moustiquaires qui les empêchent de piquer la nuit, ils ont changé l’horaire de leur repas, c’est le cas d’Anophèle en Afrique. Ils deviennent en outre résistants aux insecticides utilisés contre eux (DDT autrefois, Perméthrine aujourd’hui). La guerre contre les moustiques n’est pas près de se terminer. Le moyen de lutte le plus efficace, car à la fois le plus sûr et le plus écologique afin d’éviter leur reproduction, reste l’élimination des eaux stagnantes, en clair la chasse aux flaques d’eau ! Le moustique tigre y est, c’est Aedes ! Il vient du Sud-Est asiatique et a rencontré le virus chikungunya qui venait d’Afrique dans l’océan Indien. C’est la mondialisation !

 

Le Point.fr – Par LE PROFESSEUR DIDIER RAOULT

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Le Cheval et ses Liens avec les éléments

Posté par othoharmonie le 16 septembre 2012

Le Cheval et ses Liens avec les éléments dans CHEVAL 220px-Teppo_works_up_a_sweat_in_early_SpringLe cheval a cette particularité d’être associé à chacun des trois éléments constituants (terre, eau et feu) et des astres (soleil et lune), apparaissant comme leur avatar ou leur ami. À l’inverse des trois autres éléments, qui répondent à l’étymologie du cheval comme animal en mouvement, la terre apparaît toutefois éloignée de son symbolisme. Le cheval chtonien positif, capable de guider son cavalier dans les régions souterraines et infernales, est surtout présent en Asie centrale, notamment à travers le mythe de Tchal-Kouirouk.

Gilbert Durand distingue plusieurs types d’animaux, comme le chtonien, l’ailé et le solaire. Le cheval apparaît « galopant comme le sang dans les veines en jaillissant des entrailles de la terre ou des abysses de la mer ». Porteur de vie ou de mort, il est lié au « feu destructeur et triomphateur » comme à « l’eau nourricière et asphyxiante ». Carl Jung cite parmi « les chevaux de feu et de lumière représentés par le quadrige mystique » un motif particulier, celui des signes des planètes et des constellations. Il ajoute que « les chevaux représentent aussi les quatre éléments ».

Des quatre éléments, l’eau est celui que l’on retrouve le plus souvent associé au cheval, que l’animal soit assimilé à une créature aquatique, qu’il soit lié à des êtres féeriques comme les kappa du Japon, ou qu’il soit monture de divinités des eaux. Il peut naitre lui-même de l’eau ou bien la faire jaillir sur son passage. Cette association peut relever autant de l’aspect positif et fécondant de l’eau que de ses aspects dangereux.

Pour Marc-André Wagner, cette association remonte à la préhistoire indo-européenne. Pour Ishida Eiichiro, sa large diffusion dans toute l’Eurasie de la Méditerranée au Japon pourrait remonter à un ancien culte de la fertilité et aux premières sociétés agricoles, où l’animal de l’eau était au départ le taureau. Le cheval s’est substitué à ce dernier avec l’expansion de son usage. Marlene Baum fait remonter la première association eau-cheval aux peuples scandinaves de la Baltique et de la mer du Nord, qui utilisent aussi des kenning comme « cheval des vagues » pour désigner les plus longs bateaux des vikings. Cette proximité pourrait découler d’une « entente symbolique entre deux corps mobiles », le cheval permettant à l’homme de traverser les flots grâce à sa force et sa compréhension des éléments.

Au-delà de toute légende, l’imagination populaire associe fréquemment les chevaux et les vagues déferlantes sur les rivages. Traditionnellement, la marée au Mont Saint-Michel est censée arriver « à la vitesse d’un cheval au galop », bien qu’en réalité le galop du cheval soit cinq fois plus rapide.

Le cheval révélateur d’eau

220px-Rando_cheval_Puy dans CHEVALLe mythe le plus fréquent est celui du cheval qui révèle l’eau, tel Pégase faisant jaillir la source Hippocrène, le cheval sourcier du dieu Balder selon le folklore scandinave, le cheval blanc de Charlemagne creusant une source pour désaltérer les soldats en campagne, la jument de Bertrand du Guesclin découvrant les eaux de la Roche-Posay, ou encore Bayard, créateur de nombreuses fontaines portant son nom dans le massif central. Une explication possible réside dans une croyance partagée dans toute l’Eurasie, selon laquelle le cheval perçoit le cheminement des eaux souterraines et peut les révéler d’un coup de son sabot.

Des vertus sont parfois associées à ces eaux nées sous le sabot du cheval. L’Hippocrène acquière le don de changer qui y boit en poète, ce qui revient symboliquement à l’image d’un enfant buvant à la source, un « éveil des forces impulsives et imaginatives ». À Stoumont, le cheval Bayard aurait laissé son empreinte sur un bloc de quartzite. L’eau stagnante dans la cuvette de ce Pas-Bayard est réputée soigner les maladies de la vue et les verrues.

 

Le sacrifice du cheval dans l’eau

Le sacrifice du cheval dans l’eau semble avoir été pratiqué par bon nombre de peuples indo-européens. Il participe généralement à des rites de fécondité : les Perses effectuaient ce type de sacrifice en l’honneur de la déesse Anahita, et les russes noyaient un cheval volé dans la rivière Oka, comme offrande saisonnière au « Grand-Père », génie des eaux. En Grèce antique, le sacrifice avait pour but de se concilier les bonnes grâces de Poséidon avant une expédition maritime. Les habitants de l’Argolide sacrifiaient ainsi des chevaux harnachés au dieu, les précipitant dans le fleuve la Dine selon Pausanias. Dans l’Iliade, les Troyens sacrifient des chevaux au fleuve Scamandre, vu comme une divinité.

Le cheval et la pluie

220px-Fo_marcuss72_01Le cheval de la pluie est vu comme un démon de la fécondité au rôle positif. En Afrique tout particulièrement, il assiste les divinités. C’est le cas chez les Ewes, où la monture du dieu de la pluie est vue comme une étoile filante. Les Kwore, initiés Bambara, connaissent un rituel pour appeler la pluie, dans lequel ils enfourchent un cheval de bois symbolisant les montures ailées de leurs génies lutant contre ceux qui veulent empêcher l’eau régénératrice de tomber du ciel.

Dans la religion nordique ancienne, les valkyries montent des chevaux de nuage dont la crinière fait tomber la rosée dans les vallées et la grêle dans les forêts. En basse-Autriche, l’apparition d’un géant sur un cheval blanc présage l’arrivée de la pluie.

L’air

Chevaux du vent

220px-Knabstrupper_BaronUne conception archaïque donne au vent des traits hippomorphes, l’alliance du cheval et du vent est souvent née d’une qualité commune : la vitesse. Carl Jungparle de rapidité du vent dans le sens d’intensité, « c’est-à-dire que le tertium comparationis est encore le symbole de libido. … le vent un sauvage et lubrique coureur de filles. » Il ajoute que les centaures sont aussi des dieux du vent.

Les vents sont symbolisés par quatre chevaux dans les pays arabes, où l’on dit par ailleurs qu’Allah a créé l’animal à partir de cet élément. En Chine, le dieu des vents Vâyu chevauche. En Grèce, Éole était initialement perçu comme un cheval, et Borée se fait étalon afin d’engendrer douze poulains légers comme le vent avec les juments d’Érichthonios ce qui illustre l’image épique et mythologique du vent fécondateur de juments.

Une croyance tibétaine reprise par le bouddhisme fait du cheval du vent une allégorie de l’âme humaine. Plusieurs antécédents sont retracés. Il y a longtemps eu confusion entre klung rta (cheval de rivière) et rlung rta (cheval du vent). « Cheval de rivière » pourrait être le concept original, la dérive vers « cheval du vent » aurait été renforcée par l’association du « cheval idéal » (rta chogs) avec la rapidité et le vent.

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Avoir des yeux de lynx

Posté par othoharmonie le 1 août 2012

 

… Expression bien connue.
Et pourtant, la vision du lynx ne mérite pas d’en faire un proverbe !

Avoir des yeux de lynx dans LYNX lynxCertes, ses yeux sont disposés de face et son nez est court, ce qui lui permet d’avoir une vision en relief ; de plus, ses yeux sont plus sensibles à la lumière que les nôtres. Mais, et c’est là tout le problème, sa vision est peu colorée : ce félin ne voit pas le rouge. D’autre part, ses faibles possibilités d’accommodation ne l’aident guère à localiser des proies lointaines et immobiles. Si l’homme devait envier les yeux d’un animal, ce serait sûrement ceux de l’aigle !

En effet, l’aigle ne peut souffrir ni de myopie ni d’astigmatie, car son œil s’adapte en fonction du temps. De plus, comme il doit repérer ses proies lorsqu’il vole, sa vision de loin doit être excellente. Si nous, pauvres humains, allions à plusieurs dizaines de mètres d’altitude, le petit rongeur courant au milieu du champ nous serait totalement invisible !
Mais s’il voit bien de loin, l’aigle voit aussi parfaitement bien de près ! Effectivement, se nourrissant d’animaux de petite taille, cela l’oblige le plus souvent à décharner les carcasses de ses proies, ce qui nécessite une grande précision.

Mais alors, d’où vient l’expression « avoir un œil de lynx » ?
En réalité, elle nous vient du personnage mythologique Lyncée, qui fut l’un des 56 hommes de l’équipage de l’Argo, le bateau qui conduisit Jason vers la Toison d’Or. Chacun des Argonautes avait un don, et Lyncée reçut celui de voir à travers les murs et sous terre.
C’est donc de Lyncée, et non de l’animal, que vient cette expression perçante, l’usage ayant finalement transformé Lyncée en lynx. 

lynx dans LYNX

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Un escargot unique en France

Posté par othoharmonie le 12 juin 2012


Un escargot unique en France prisonnier des arènes de Nîmes depuis 2000 ans

 Un escargot unique en France dans ESCARGOT clausilie_romaine

En pleine crise de la biodiversité, les introductions d’espèces sont considérées comme l’un des trois principaux mécanismes d’extinction. Contrairement aux Écrevisses américaines, invasives dans les fleuves et rivières de France, la Clausilie romaine Leucostigma candidescens représente un cas particulier : elle est restée prisonnière des arènes de Nîmes depuis 2000 ans. Olivier Gargominy du Muséum national d’Histoire naturelle et Vincent Prié de l’agence Biotope se sont rendus sur place pour s’assurer que l’espèce était toujours bien présente… 

Unique en France !!

En 1903, Georges Coutagne découvre dans les arènes une espèce qui n’avait encore jamais été répertoriée en France : la Clausilie romaine.
Depuis, malgré de nombreuses recherches, elle n’a jamais été récoltée ailleurs en France.

La Clausilie romaine n’existe nulle part ailleurs dans le monde que dans les Apennins près de Rome et dans les arènes de Nîmes, en France. Et encore : elle est localisée dans les arènes aux quelques murs qui lui conviennent !

Originellement, la Clausilie romaine vivait probablement sur les falaises, mais s’est acclimatée aux murs de pierre construits par les hommes. Elle aurait été importée à Nîmes par les romains eux-mêmes, lors de la construction des arènes ou à la suite d’échanges commerciaux. Peut-être est-elle arrivée collée à des amphores ? Contrairement à ses importateurs, la Clausilie romaine n’est pas une espèce envahissante : depuis près de vingt siècles, elle s’est cantonnée aux arènes de Nîmes sans avoir jamais colonisé d’autres sites en France.
Découverte en 1903, elle y est toujours présente en 2009. 

Comment la reconnaître ?

On reconnaît ses coquilles par leur enroulement sénestre, c’est-à-dire que la coquille s’ouvre à gauche de l’axe de la spire, contrairement à la majorité des escargots. Elle est ornée de stigmates blancs tout autour de la suture (d’où son nom latin : leucos = blanc ; stigma = points). Contrairement au Maillot commun qui tolère le soleil – et se rencontre également dans les arènes – la Clausilie romaine vit à l’ombre des plantes poussant entre les pierres. Ces plantes sont éparses, la Clausilie romaine est donc localisée dans les arènes.

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Patrimoine naturel, patrimoine culturel

La Clausilie raconte une histoire vieille de 2000 ans, celle des échanges commerciaux intenses qui existaient en Méditerranée au temps des romains. D’un point de vue culturel, elle a donc une véritable valeur patrimoniale. Pour autant, les espèces introduites sont un fléau pour la biodiversité, étant responsables de la disparition de nombreuses espèces autochtones (comme par exemple les écrevisses américaines qui supplantent inexorablement l’écrevisse à pattes blanches dans nos ruisseaux). Animaux et végétaux traversent maintenant le globe, emmenés par les bateaux de marchandises, et peuvent devenir tellement envahissants dans leur nouvel environnement que des sommes faramineuses sont dépensées pour lutter contre ces pestes.

Patrimoine culturel, patrimoine naturel : nous regardons les mêmes objets, mais avec des points de vue différents. Pas nécessairement contradictoires, simplement différents. A cet égard, l’histoire de la Clausilie romaine est tout à fait originale.
Aujourd’hui, l’entretien des arènes s’effectue à l’aide de désherbants chimiques. Très efficaces, ces produits pourraient bien venir à bout de 2000 ans d’histoire pour la Clausilie romaine : conscients de l’intérêt patrimonial de cet escargot témoin de la construction des arènes, la direction technique des arènes a fait le choix de préserver les zones où vit la Clausilie romaine en réalisant localement un désherbage manuel et préservant quelques plantes des vieux murs pour maintenir cette population historique.

Escargot mignon mignon

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Chat de navire

Posté par othoharmonie le 20 janvier 2012

Les chats de navire sont des chats qui sont chargés de la lutte anti-parasitaire sur les navires. Ils peuvent également servir d’animaux de compagnie aux marins. L’utilisation de chats sur les bateaux date de l’Antiquité, et est encore monnaie courante dans de nombreux navires de commerce ou militaires au début du XXIe siècle.

Utilisation

Chat de navire dans CHAT 280px-A_cat_on_HMAS_EncounterLes chats ont été pris sur les bateaux pour des raisons diverses, le plus important étant la chasse aux rats et aux souris qui vont se nicher dans les dépôts chauds et humides des navires, causant des dommages aux cordes et à la coque des bateaux (en rongeant l’étoupe qui sert à calfeutrer). Plus grave encore est la menace que ces animaux font peser sur la santé des membres de l’équipage, car les souris peuvent manger de la nourriture et transmettre des maladies, un facteur important lorsque le navire reste pendant une longue période en mer. Les rats peuvent également abîmer certains types de cargaisons, telles que le son, les haricots et autres aliments.

Historique

250px-Collage_of_Six_Cats-02 dans CHATLa domestication des chats aurait eu lieu il y a environ ans, et que la pratique de prendre des chats à bord des navires a commencé peu de temps après. Les anciens Égyptiens prenaient des chats sur les bateaux du Nil pour chasser les oiseaux sur les rives des rivières. Les chats ont également été chargés sur des navires marchands pour contrôler les rongeurs, et le concept a été adopté par les marchands des autres nations. Cela a conduit à la propagation de chats dans le monde. À travers les siècles les descendants se sont développés en races différentes selon le climat et les conditions dans lesquelles ils se trouvaient. Il semblait que les cargos Phéniciens furent les premiers à amener des chats domestiques en Europe vers l’an -900.

 

 

 

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