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Pourquoi les insectes sont-ils indispensables à l’humanité

Posté par othoharmonie le 24 mai 2017

 

 

Les insectes ne sont pas toujours beaux, ils paraissent nuisibles, car certains peuvent piquer, transmettre des maladies, ou ravager des cultures. Pourtant, sans les insectes, notre monde s’écroulerait.

Sur le plan physique, les insectes sont des invertébrés à six pattes appartenant à l’embranchement des arthropodes, et leur corps est divisé en 3 parties (la tête, le thorax et l’abdomen). Autre fait important, les insectes sont la classe la plus représentée du règne animal, puisque l’on dénombre aujourd’hui près de 800 000 espèces d’insectes différents. Mais l’on pense qu’il y en a entre six et dix millions.

insectes

Bien sûr, on ne peut pas être en si grand nombre et ne pas jouer de rôle dans notre chaîne alimentaire. Sans eux, nos ressources alimentaires seraient en effet fortement réduites, puisque sans pollinisation, notre développement agricole aurait été très compromis et sans fruits et légumes frais à notre disposition, nous souffririons de nombreuses carences.

À titre d’exemple, les abeilles, les mouches et les papillons pollinisent nos cultures et assurent nos récoltes. Les guêpes et les coccinelles détruisent les chenilles et les pucerons qui s’attaquent aux plantes. Les coléoptères et les mouches nous débarrassent des matières en décomposition. Toutes ces espèces sont donc utiles, comme les abeilles qui fabriquent aussi du miel et de la cire, ou certaines chenilles qui produisent les fils dont on fait la soie.

Les fourmis ont également un rôle utile dans la forêt. Elles détruisent une grande quantité d’autres insectes qui abîment les arbres. Au cours de leurs allées et venues, les fourmis nettoient la terre et déplacent des graines, qui germeront. Elles traient les pucerons comme on trait une vache en leur caressant le dos pour qu’ils produisent un sirop sucré appelé miellat, qu’elles déposeront sur les plantes pour que les abeilles puissent faire du miel.

Autre chose, le monde serait littéralement couvert de matières organiques en décomposition. Il en résulterait une complète dégradation des sols et toute vie serait alors amenée à disparaître.

Nos insectes sont brillants. Malgré un cycle de vie généralement très court, les insectes s’adaptent, se structurent, établissent des relations complexes avec les plantes et leurs congénères. Et cette cohabitation dure depuis plus de 360 millions d’années, bien avant notre ère.

Source : Slate

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La chauve-souris meilleure amie de l’homme

Posté par othoharmonie le 15 octobre 2016

 

Curieux ! L’espèce est réputée la plus détestée au monde. Le point sur un phénomène insolite au sein de la biodiversité.

En occident, la chauve-souris est souvent considérée comme vampire, fantôme ou esprit errant. On s’effraie de son vol en rase motte, on craint pour ses cheveux, et l’on s’inquiète de voir ces Dracula miniatures envahir nos maisons de campagne. Pourtant, symbole de longévité en Chine, synonyme de chance en Pologne, sacrée en Angleterre et en Australie, elle aiderait à lutter contre les ravages des insectes, serait l’alliée de l’agriculture biologique et l’amie de la biodiversité. Mauvaise réputation ? Réalité ? Qu’en est-il de la chauve-souris aujourd’hui ?

chauve souris amie de l'homme

L’image catastrophique de l’animal viendrait d’un amalgame courant avec le vampire. Or des 1100 espèces de chauves-souris qui peuplent la terre, 3 seulement aiment le sang. Précisons tout de suite que les 38 espèces européennes sont exclusivement insectivores et que les 3 espèces qui ternissent la réputation du mammifère vivent en Amérique du Sud. Elles sont minuscules, leur morsure concerne exclusivement les animaux des basses-cours et l’homme n’a rien a craindre de la chauve-souris. Au contraire. La médecine lui porte grand intérêt. En effet, les substances anticoagulantes de la chauve-souris hématophage sont utilisées pour lutter contre l’hémophilie. La texture particulière de leurs ailes aide à constater en temps réel l’effet de médicaments et la thermorégulation dont elles font preuve sous hibernation est très sérieusement étudiée pour des applications anesthésiques. D’un point de vue éthologique, des chercheurs de l’Université du Texas étudient leurs moyens de communication. Ils espèrent démontrer l’existence d’un langage primitif chez les chauves-souris, identique à celui des hommes. Une première dans le règne animal. Les clics et les bourdonnements émis auraient une signification, en les changeant de place ou en les mélangeant, cela signifierait autre chose. Une sorte de grammaire. Des neurologues ont depuis rejoint l’équipe des chercheurs.

Payer pour les exterminer plutôt que de les sauver

Pour admirer les qualités de la chauve-souris à l’état naturel, encore faut-il ne pas s’effrayer de son aspect. Merlin Tuttle, américain spécialiste mondial des chiroptères se souvient : « En 1978, National Geographic me demanda d’écrire un chapitre consacré aux chauves-souris dans le livre Les animaux sauvages d’Amérique. Les photos sélectionnées pour représenter les différentes espèces étaient affreuses. Des monstres ! Je leur ai dit : si vous deviez montrer un renard ou n’importe quel autre animal, vous ne choisiriez pas ces photos. Et ils étaient d’accord ! ». Depuis Merlin Tuttle a créé Bat Conservation International* (BCI), une fondation pour venir en aide au seul mammifère capable de voler. « En étudiant les chauves-souris à l’université, j’ai réalisé combien elles étaient menacées. J’ai alors choisi de mettre ma carrière scientifique entre parenthèse pour me consacrer totalement à leur protection. Tout le monde m’a pris pour un fou : un des dix plus grands spécialistes des chauves-souris interrompait sa carrière pour tenter de sauver l’espèce la plus détestée au monde ! Je ne pense pas que l’on puisse dire qu’une seule espèce est plus importante que les autres. Mais les programmes supposés œuvrer pour sauver la vie sauvage font rarement attention au rôle central des chauves-souris. Elles sont si impopulaires que l’opinion publique les a classées au rang des blattes et des animaux nuisibles. Lorsque j’ai fondé BCI, la plupart des gens aurait préféré payer pour exterminer les chauves-souris plutôt que de les sauver. Aujourd’hui c’est un peu moins dur qu’avant, mais c’est toujours un vrai challenge de protéger une espèce que les gens craignent depuis des siècles. Pourtant, quel que soit l’endroit sur cette planète, nous bénéficions tous de l’aide des chauves-souris. Il y a quelques années, je voulais étudier les chauves-souris du Tennessee et j’ai contacté un fermier qui possédait une grotte. Il m’a dit : tuez-en autant que vous le pourrez, elles sentent mauvais et me donnent une détestable réputation. Au lieu de lui dire que cet animal était en danger d’extinction et que je n’en tuerai pas, je suis descendu dans la grotte. Au sol, j’ai découvert des milliers d’ailes de doryphores, des insectes mangeurs de patates. J’en ai pris une poignée car j’avais vu des champs de pommes de terre à proximité et je suis sorti. Je lui montré ce que contenait ma main et très naïvement, je lui ai demandé : ça m’intéresse de savoir ce que ces chauves-souris mangent, vous savez ce que c’est ? Il a écarquillé les yeux et a dit : mais ce sont des doryphores ! Combien elles en mangent ? À peu près 30 kilos d’insectes en une nuit, pas seulement des doryphores, des moustiques, des mites… C’est tout ce que je lui ai dit. Plus tard, lorsque je suis revenu, il avait décidé que chacune de ses chauves-souris valait dans les 5 dollars et vous vous faisiez expulser à coup de fusil si vous dérangiez une seule d’entre elles ! »

chez francesca

200 tonnes d’insectes ingérés en une nuit

Je rejoins Merlin Tuttle à Bracken cave pour constater les qualités insectivores des chauves-souris. Au Texas, à 120 Km d’Austin, se trouve cette grotte très particulière, propriété de la fondation BCI. Tous les soirs, à la tombée de la nuit, 20 millions de chauves-souris mexicaines à longue queue s’envolent du site. C’est la plus forte concentration de mammifères au monde. Elles font disparaître 200 tonnes d’insectes en une nuit. Pour filmer la scène, je m’introduis dans la grotte. Je dois préciser que mes cheveux sont très longs et pas une chauve-souris ne me touchera. Une méchante rumeur vient de voler en éclat. Les milliers de chauves-souris partent à l’assaut des insectes en un ouragan vertigineux. Pas de battement d’ailes mais un vrombissement mystérieux qui donne la sensation que le groupe n’est plus qu’un organisme unique. Quel sentiment merveilleux de savoir que cette formation serrée nous débarrasse des fléaux imputables aux insectes. Moustiques, mites, criquets, sauterelles ou coléoptères… Sans les chauves-souris nous serions submergés en quelques jours.

Chauves-souris et agriculture biologique

Ces insectes attaquent les cultures, gâtent les fruits, dévastent les champs. Un constat bien connu des agriculteurs. Certains font confiance au « tout chimique », d’autres, prônant le bio, se tournent vers la chauve-souris. Et pour ceux qui n’ont ni grotte, ni mine pour accueillir le mammifère, BCI a fabriqué des « bat house », petites maisons conçues pour abriter les colonies. Frank Bibin est l’un de ces agriculteurs. Il habite en Georgie, aux Etats-Unis. « L’idée d’attirer les chauves-souris nous est venue en lisant une brochure éditée par Merlin Tuttle. Il expliquait qu’elles étaient le moyen d’éradiquer les insectes nuisibles. On a trouvé que c’était une bonne idée dans la mesure où l’on avait décidé de passer à l’agriculture biologique. Nous avons construit notre première maison pour chauves-souris en 1998 et nous avons attendu 18 mois pour que 25 d’entre elles s’y installent. À la fin de l’année, elles étaient 125. Alors nous avons construit une deuxième « bat house » et une nouvelle colonie est arrivée en 30 jours seulement. Notre population de chauves-souris fluctue aujourd’hui entre 3500 et 4500 spécimens. Elles ont considérablement réduit le nombre d’insectes nuisibles au point que nous n’utilisons plus du tout d’insecticide. D’autre part, le guano, ces déjections récupérées au pied des « bat house », nous sert de fertilisant naturel ». Autre exemple, en Floride. L’université de Gainesville était envahie par les moustiques. En septembre 1991, la ville entreprit de construire une « bat house » géante. Au printemps, 18 mâles s’installèrent, puis 300 autres. Trois ans plus tard, 1000 femelles séduites, colonisèrent à leur tour « l’établissement ». En mai 1998, on comptait 70.000 chiroptères qui consommaient chaque nuit quelques 60 millions d’insectes nuisibles. La population de chauve-souris attira des prédateurs, hiboux et faucons, favorisant l’émergence d’une nouvelle biodiversité. L’expérience, très positive, fut reconduite non loin de là, du côté du lac Alice.

En France aussi

Les Français s’intéressent depuis peu à ses gîtes artificiels pour chauves-souris. Le groupe de chiroptères de Midi-Pyrénées* lance régulièrement des campagnes de sensibilisation auprès des particuliers et des agriculteurs et propose des plans de construction de « bat house ». En Ariège, la fédération Rénova* travaille pour la réhabilitation du patrimoine fruitier et s’engage pour la protection du mammifère. « Les chauves-souris mangent la carpocapse, un papillon nocturne qui pond dans les pommes. Notre but est de sauvegarder les variétés fruitières locales qui font la richesse de notre terroir et de préserver la biodiversité ». À l’heure où l’on observe une prolifération des insectes tropicaux et un élargissement de leur territoire dû au réchauffement climatique, il serait temps d’encourager ces initiatives et de réagir.

Haro sur le Chikungunya !

Et pourtant. Alors que le développement durable est dans toutes les bouches, les autorités françaises ont dispersé des quantités impressionnantes d’insecticides à la Réunion pour contrer le Chikungunya au lieu d’inciter au repeuplement de l’île en chauves-souris. La nocivité des produits chimiques a fait disparaître quantité d’insectes, pollinisateurs compris, et par effet rebond, les dernières chauves-souris. Il est probable que le Chikungunya reviendra, porté par des moustiques résistants aux insecticides, obligeant une surenchère de produits chimiques. Le combat contre ce fléau viral ne fait que commencer. Cet été, pour la première fois dans le sud de la France à Nîmes, deux personnes ont déclaré le Chikungunya. N’oublions pas que la pipistrelle, chauve-souris commune de nos campagnes avale 600 moustiques à l’heure. Alors avis à ceux qui possèdent un jardin, n’abattez pas systématiquement vos arbres morts, ils sont des nichoirs naturels. Et si d’aventure une chauve-souris vole en rase motte près de votre tête, réjouissez-vous. Elle vient probablement de vous protéger de piqûres.

chauvesouris

70% des fruits tropicaux disparaîtraient

Les chauves-souris pollinisatrices apportent elles aussi leur lot de bénéfices. Si abeilles et bourdons sont indispensables à la pollinisation des végétaux sous climats tempérés, il en est autrement dans les pays tropicaux ou désertiques. En Afrique, Amérique du Sud ou Indonésie, la température impose aux fleurs de ne s’ouvrir que la nuit pour éviter une dessiccation par évaporation. Ces végétaux sont donc tributaires des chauves-souris nocturnes pour survivre et se reproduire. Les cactus, petits écosystèmes offrant ombre et humidité dans les déserts et baobabs, véritables arbres de vie, doivent leur pérennité aux chauves-souris. Une très grande variété de végétaux, plantes et arbres dépendent d’elles pour leur survie. Bananes, dattes, mangues… 70% des fruits tropicaux disparaîtraient de nos assiettes sans les chiroptères pollinisateurs. Quant aux frugivores, elles sont les alliées de la reforestation. Elles digèrent les fruits en 15 minutes seulement et dispersent les graines en déféquant en vol, alors que les oiseaux libèrent leurs excréments au repos sur une branche d’arbre déjà existant. D’autre part, les chauves-souris, à l’inverse des singes et des volatiles, aiment les espaces découverts et n’hésitent pas à coloniser les sites abandonnés par l’homme. Usines désaffectées et ruines oubliées abritent différentes colonies qui contribuent activement au reboisement.

Une vie entre parenthèse

Les qualités de la chauve-souris, pourtant manifestes, sont mal connues du grand public. Peu de personnes se soucient de leur disparition et des conséquences. Des 38 espèces européennes, 19 vivent une situation critique en France. Des 44 espèces américaines, un peu plus de la moitié sont en grand danger d’extinction. Menacée par la pollution et les insecticides à spectre large qui provoquent la raréfaction de la faune entomologique, elles sont également chassée ou dérangées dans leur sommeil. Durant l’hibernation, la chauve-souris réduit son rythme cardiaque à une pulsation toutes les trois minutes et sa température corporelle est de quelques degrés. L’énergie accumulée du printemps à l’automne doit lui permettre de tenir les 150 jours que dure l’hibernation. Si une intrusion humaine l’oblige à se réveiller, l’énergie consommée lors de ce réveil forcé provoquera sa mort et celle de toute la colonie ainsi dérangée. Et pourtant, à l’état naturel, les chiroptères comptent peu de prédateurs. Chouettes, hiboux et faucons dans les airs, parasites (tiques et puces) dans les grottes, serpents et chats lorsqu’elles nichent dans les arbres… la nature, habile dans la distribution des rôles au sein de la chaîne alimentaire avait décidé qu’avec un seul petit par an, la chauve-souris ne méritait pas d’être sévèrement chassée. C’était sans compter avec la disparition des sites sauvages, l’assèchement des zones humides, la pollution des sols, et la généralisation des monocultures. L’abatage systématique des arbres morts, la perte d’accès aux combles et toitures, ces sites de reproduction, accentuent la tendance. Elles sont même mangées par l’homme en Afrique et en Indonésie !

Ô rage, ô désespoir

Pour finir, la chauve-souris est l’objet d’une campagne de dénigrement sans précédent : On l’accuse de propager la rage. Pourtant, des études menées pendant 12 ans sur 800 chauves-souris par des chercheurs de l’Institut Pasteur et de l’université de Barcelone ont établi que le mammifère volant est contagieux seulement pendant 5 jours, et que dans ce cas, le virus n’affecte pas leur comportement et ne les tue pas. À l’inverse des chats, chiens et renards, la chauve-souris enragée ne mort pas ! Autrement dit, pour contracter la rage en côtoyant les chauves-souris, il faut réussir à en attraper une qui a le virus et l’embêter jusqu’à ce qu’elle vous morde. Le Quotidien du médecin a même précisé le 12 septembre 2005 que le virus de la rage transmis par la chauve-souris aurait une pathogénicité atténuée comparée à celle des autres animaux. En conclusion, la transmissibilité de la rage par la chauve-souris est très faible, les probabilités de l’attraper, minimum et l’argument semble un faux prétexte pour l’éradiquer.

Des villes qui agissent

Heureusement, une prise de conscience est en marche. Lentement. En Europe, la chauve-souris fait désormais l’objet de mesures de protection très encadrées et l’on tente de favoriser sa survie en aménageant les entrées de grottes, de clochers ou encore des ponts sous lesquels sont installées des briques creuses. On doit l’action de préservation la plus impressionnante à Merlin Tuttle. Au Texas, à la fin des années 80, un million de chauves-souris en quête d’habitat s’installent sous le pont de Congress Avenue Bridge. La population, effrayée, appelle à l’éradication. Tuttle intervient et explique aux médias leur utilité. La public est conquis. Depuis, chaque soir d’été, plusieurs milliers de touristes affluent pour admirer l’envol des chauves-souris. « Elles sont parties prenante de notre économie et génèrent 8 millions de dollars, juste à cause des touristes qu’elles attirent », m’apprend Cynthia Maddox, responsable du tourisme d’Austin. « Aucune autre mégapole ne peut se venter d’avoir plus d’un million de chauves-souris en centre ville » dit-elle fièrement. Avoir réussi à transformer une peur ancestrale en attraction touristique est la plus grande victoire de Merlin Tuttle. Il a si bien démontré leur intérêt que Mark Bloshok, ingénieur des ponts et chaussée aux Texas, s’est spécialisé dans la conception de ponts dont l’infrastructure encourage ces animaux à les coloniser. C’est ainsi que 1,5 millions de chauves-souris ont choisi pour nichoir le nouveau pont de Mac Neal Bridge. Espérons que cet exemple de cohabitation entre l’homme et l’animal fasse des émules. Comme aime à le dire Merlin Tuttle, « la vie sur cette planète ne serait pas la même sans les chauves-souris ».

 

En France : [->http://www.sfepm.org/groupeChiropteres.htm ]

Et [->http://www.ariegenews.com/news/news-2-17-805.html ]

BCI, Merlin Tuttle : [->http://www.batcon.org ]

Le livre (en anglais) : [->http://www.amazon.fr/Bat-House-Builders-Handbook/dp/0963824805 ]

 

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Survivre pour devenir papillon

Posté par othoharmonie le 13 septembre 2015

 

Entre les périodes de mue, la chenille semble avoir un appétit féroce. Si l’adulte (papillon), sauf rares exceptions, se nourrit d’aliments liquides, suc ou nectar en général, qu’il aspire par la trompe, la chenille, au contraire, consomme des nourritures solides qu’elle broie au moyen de ses mandibules. En général, le régime alimentaire des chenilles est plus varié que celui des adultes, et diffère d’une espèce à l’autre. On distingue ainsi les spécialistes, qui n’exploitent qu’un petit nombre d’espèces végétales, souvent apparentées, et les généralistes, dont l’alimentation est plus diversifiée. Racines, tiges, bourgeons, feuilles et autres parties de la plante composent le régime de la plupart des chenilles. Certaines ont une prédilection pour les fruits, les fleurs, voire le pollen, et même la cire d’abeille, d’autres se nourrissent de poils, de plumes ou de coton, comme les mites.

Défense et camouflage

Les chenilles déploient plusieurs stratégies pour se défendre contre leurs prédateurs. Chez certaines espèces, la chenille fabrique pour s’abriter un fourreau, fait de débris divers et de fils de soie, dans lequel elle vit à demeure. D’autres projettent un liquide corrosif ou possèdent des épines urticantes qui se fixent sur l’attaquant. Enfin, leurs couleurs, leurs formes et leurs postures contribuent à les camoufler ou au contraire à intimider le prédateur.

De la chenille au papillon

Description de cette image, également commentée ci-aprèsÀ l’issue de sa vie larvaire, et si l’abondance de la nourriture le permet, la chenille peut accroître de 1 000 à 3 000 fois son poids initial. Elle cesse alors de s’alimenter et se prépare à la dernière mue, la mue nymphale, qui fera d’elle une chrysalide (nom donné à la nymphe chez les papillons), puis un adulte ailé (imago), le papillon. La plupart des papillons de nuit se métamorphosent enterrés à quelques centimètres dans le sol ; certains creusent une petite chambre qu’ils enduisent simplement de salive, ou tissent un cocon solide. D’autres s’installent dans la végétation au sol ; d’autres encore tissent un cocon suspendu ou le collent à l’écorce d’un arbre. Sous l’action d’hormones, de profondes modifications internes ont alors lieu ; le corps rapetisse, la cuticule se solidifie et se fend. La chrysalide, ou nymphe, apparaît. La plupart des papillons de nos régions hivernent à ce stade. À l’éclosion, l’insecte se fraie un chemin vers l’air libre. Encore mou, il attend que ses ailes se déploient, par pénétration d’air dans les trachées, et durcissent. Puis il prend son envol.

La vie éphémère du papillon

À l’issue de la métamorphose, la chrysalide s’est transformée en papillon adulte. Cet être fragile a souvent une vie de courte durée, de un ou deux jours à quelques semaines. Toutefois, certaines espèces hivernent sous cette forme et vivent ainsi plusieurs mois. D’autres se nourrissent peu, voire pas du tout, durant leur vie très brève, comme la livrée ou bombyx à bague (Malacosoma neustrium), le gâte-bois (Cossus cossus) ou l’isabelle (Actias isabellae).

Lorsqu’ils s’alimentent, les papillons couvrent leurs besoins énergétiques en aspirant le nectar des fleurs ou d’autres liquides, avec leur trompe. Les microptérigidés, famille de papillons assez primitive, se nourrissent de grains de pollen qu’ils broient dans leurs mandibules.

Les papillons de nuit, comme leurs chenilles, sont plus actifs dans l’obscurité ; le jour, ils se reposent. Certains papillons, dès le crépuscule, s’envolent à la recherche d’un partenaire, car la principale fonction de l’adulte est de se reproduire. Pour attirer un mâle de son espèce parmi de nombreux autres papillons, la femelle émet une « odeur » propre à son espèce, une phéromone attractive sécrétée par des glandes abdominales dorsales ou ventrales. Cette substance est mise en contact de l’air souvent par simple élongation du corps (position d’appel).

SeleniaTrès volatile, la phéromone se disperse rapidement dans l’air et le mâle la repère, parfois à plusieurs centaines de mètres de distance, grâce aux nombreuses structures olfactives qui couvrent ses antennes dont la forme spéciale offre une surface de détection importante. Le bombyx du mûrier, par exemple, porte environ 16 000 de ces sensilles olfactives sur chacune de ses antennes. Ces dernières permettent au papillon mâle de déceler une phéromone femelle de son espèce, même lorsque celle-ci est très diluée dans l’air, de repérer et de rejoindre une femelle, même très éloignée.

Chez certaines espèces, comme la pyrale de la canne à sucre, Eldana saccharina, c’est le mâle qui produit une phéromone, qui permet à la femelle de le repérer. Chez d’autres espèces enfin, la phéromone attractive est émise par les deux sexes.

Chez les mâles, la production de phéromones se fait par des écailles spécialisées appelées androconies, situées sur les ailes et/ou l’abdomen, parfois sur les pattes.

L’accouplement et la ponte

Les deux papillons exécutent d’abord une parade sexuelle qui diffère d’une espèce à l’autre ; elle passe par des contacts entre les antennes des deux partenaires.Les mâles de certaines espèces émettent alors une phéromone aphrodisiaque qui prépare la femelle à l’accouplement. L’accouplement, qui débute la nuit, peut durer plusieurs heures.

L’émission de la phéromone attractive, qui a lieu durant quelques heures, la nuit, cesse dès que l’accouplement a eu lieu.

La fécondation n’est, en général, pas immédiate. La femelle stocke les cellules sexuelles du mâle, qui féconderont les ovules lorsqu’ils arriveront à maturité.

Pondus par paquets, de quelques-uns à plusieurs centaines, les œufs sont recouverts d’une substance qui les fait adhérer au support où la femelle les dépose.

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Abeilles et environnement

Posté par othoharmonie le 17 août 2012

Les abeilles, témoins du bon état de notre environnement, disparaissent massivement

Les abeilles, piliers de la pollinisation et donc de la présence des fleurs, fruits et légumes disparaissent massivement dans de nombreuses régions du monde, laissant perplexes les scientifiques qui ne manquent toutefois pas d’arguments puisés notamment dans la pression insoutenable des activités humaines sur l’environnement.

Abeille en train de collecter du pollen.Le dépérissement des abeilles est observé depuis les années 90, mais le premier signal d’alarme remonte à l’automne 2006 : les abeilles commencent alors à disparaître de manière inquiétante aux Etats-Unis avec plus de la moitié des états touchés et des pertes de population comprises entre 30 % et 90 %, on parle alors de « syndrome d’effondrement des colonies » (« colony collapse disorder » ou CCD). Ce phénomène très inquiétant, qui a débuté progressivement deux ans plus tôt, ne cesse de s’intensifier : les abeilles quittent leurs ruches, vraisemblablement pour aller mourir un peu plus loin, laissant derrière elles la reine et quelques jeunes.

Loin de rester localisé, ce phénomène est observé en Europe (Grande-Bretagne, France, Belgique, Italie, Allemagne, Suisse, Espagne, Grèce, Pologne, Pays-Bas…) depuis le début des années 2000. Là aussi, certaines colonies d’abeilles perdent jusqu’à 90% de leurs population…
Par exemple, en Italie, de nombreuses ruches sont restées désespérément vides selon rancesco Panella, président du Syndicat des apiculteurs professionnels italiens, du jamais vu… En Grande-Bretagne, le plus important apiculteur a perdu plus de la moitié de ses ruches, sans qu’une confirmation du phénomène n’ait été donnée pour l’ensemble du pays.
Dans de nombreuses régions du monde, les populations d’abeilles sont en fort déclin, avec des variabilités suivant les années, mais la tendance est lourde et inquiétante depuis quelques années.

Fichier:Asiatic-honey-bee.jpgDes conséquences lourdes pour la reproduction des plantes à fleurs

Les conséquences sont désastreuses pour la pollinisation qui permet, depuis des millions d’années, d’assurer la reproduction de 70 à 80 % des plantes à fleurs dans le monde. Par ailleurs, plus de 70 % des cultures, dont presque tous les fruitiers, légumes, oléagineux et protéagineux, épices, café et cacao, soit 35 % du tonnage de ce que nous mangeons, dépendent fortement ou totalement d’une pollinisation animale. Cette dépendance existe pour la production de fruits (tomates, courges, arbres fruitiers…) et pour la production de graines (carottes, oignons…).
Les fameux aliments conseillés par tous les nutritionnistes… D’ailleurs, dans certaines régions du monde comme au Sichuan (Chine), la disparition d’insectes pollinisateurs oblige les agriculteurs à polliniser manuellement, tous les insectes pollinisateurs ont été décimés par les pesticides…

 

OU http://www.dailymotion.com/video/x4rmcv

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L’Ours d’Esope

Posté par othoharmonie le 8 mai 2012

De l’Ours et des Mouches à miel.
L'Ours d'Esope dans OURS de-deux-amis-et-de-l-ours  Un Ours pressé de la faim, sortit du bois, pour chercher de quoi manger. Ayant trouvé en son chemin des ruches à miel, il se mit à les lécher. Une Abeille sortit de la ruche, et fit une piqûre très douloureuse à l’oreille de l’Ours, qui de rage renversa toutes les ruches à miel. Alors les Abeilles irritées de cet outrage, sortent en foule de leurs ruches, s’acharnent sur l’Ours, et le piquent jusqu’au sang, pour se venger de leur ennemi, et du dégât qu’il avait fait à leurs ruches ; de sorte que l’Ours honteux et enragé, fut contraint de songer à la retraite, condamnant en lui-même sa brutalité et son emportement qui lui avaient attiré tant d’ennemis.

analyse de fables d’Esope

 

 barre de séparation

D’un Jardinier et d’un Ours.
Il y avait autrefois un Jardinier qui aimait tant les jardinages qu’il s’éloigna de la compagnie des Hommes pour se donner tout Esope_Lion_Ours_Renard_Tome_II-84da7 dans OURSentier au soin de cultiver les plantes. Il n’avait ni Femme ni Enfants, et depuis le matin jusqu’au soir il ne faisait que travailler dans son jardin, qu’il rendit aussi beau que le paradis terrestre. À la fin, le bonhomme s’ennuya d’être seul dans sa solitude. Il prit la résolution de sortir de son jardin pour chercher compagnie. En se promenant au pied d’une montagne, il aperçut un Ours dont les regards causaient de l’effroi. Cet animal s’était aussi ennuyé d’être seul et n’était descendu de la montagne que pour voir s’il ne rencontrerait point quelqu’un avec qui il pût faire société. Aussitôt qu’ils se virent, ils sentirent de l’amitié l’un pour l’autre. Le Jardinier aborda l’Ours qui lui fit une profonde révérence. Après quelques civilités, le Jardinier fit signe à l’Ours de le suivre et l’ayant mené dans son jardin, lui donna de fort beaux fruits qu’il avait conservés soigneusement et enfin il se lia entre eux une étroite amitié. Quand le Jardinier était las de travailler, et qu’il voulait se reposer, l’Ours par affection demeurait auprès de lui et chassait les Mouches de peur qu’elles ne l’éveillassent. Un jour que le Jardinier dormait au pied d’un arbre et que l’Ours selon sa coutume écartait les Mouches, il en vint une se poser sur la bouche du Jardinier, et quand l’Ours la chassait d’un côté, elle se remettait de l’autre, ce qui le mit dans une si grande colère qu’il prit une grosse pierre pour la tuer. Il la tua à la vérité, mais en même temps il écrasa la tête du Jardinier. C’est à cause de cela que les gens d’esprit disent qu’il vaut mieux avoir un sage ennemi qu’un ami ignorant.

 

 

 

 

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De deux Amis et de l’Ours.

 

220px-Aesop-fables-rare-Book-titlepage  Deux voyageurs faisant chemin ensemble, aperçurent un Ours qui venait droit à eux. Le premier qui le vit monta brusquement sur un arbre, et laissa son compagnon dans le péril, quoiqu’ils eussent été toujours liés jusqu’alors d’une amitié fort étroite. L’autre qui se souvint que l’Ours ne touchait point aux cadavres, se jeta par terre tout de son long, ne remuant ni pieds ni mains, retenant son haleine, et contrefaisant le mort le mieux qu’il lui fut possible. L’Ours le tourna et le flaira de tous côtés, et approcha souvent sa hure de la bouche et des oreilles de l’Homme qui était à terre ; mais le tenant pour mort, il le laissa et s’en alla. Les deux voyageurs s’étant sauvés de la sorte d’un si grand péril, et des griffes de l’Ours, continuèrent leur voyage. Celui qui avait monté sur l’arbre, demandait à son compagnon, en chemin faisant, ce que l’Ours lui avait dit à l’oreille, lorsqu’il était couché par terre.  » Il m’a dit, répliqua le Marchand, plusieurs choses qu’il serait inutile de vous raconter ; mais ce que j’ai bien retenu, c’est qu’il m’a averti de ne compter jamais parmi mes amis que ceux dont j’aurai éprouvé la fidélité dans ma mauvaise fortune. « 

analyse de fables d’Esope

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L’abeille est historique

Posté par othoharmonie le 2 janvier 2012

L’abeille est plus ancienne que l’homme.

 L'abeille est historique dans ABEILLES 288px-Bees-wings.webAux alentours de la mer Baltique furent découvertes des empreintes fossiles de 50 millions d’années d’un insecte étant à l’origine de l’abeille actuelle.

Son nom «Apis Melifera» signifie : abeille qui porte le miel.

 Dès l’Antiquité, l’abeille a beaucoup intrigué les scientifiques. La croyance était que le nectar, nourriture des dieux, tombait du ciel. Que l’abeille soustrait le nectar des fleurs pour produire du miel n’est admis qu’après le Moyen – Age. Les abeilles furent considérées comme mystérieuses et, en quelque sorte, sanctifiées. On croyait que les abeilles avaient un certain contact avec les dieux, qu’elles pouvaient prédire l’avenir ou qu’elles étaient des «passeurs» emportant les âmes vers les dieux.

 On ne saisissait pas le système de procréation. Aristote, n’arrivant pas à cerner le schéma connu mâle/femelle, y consacra toute une dissertation d’autant que, sans ce schéma connu, chaque printemps il y avait prolifération. Dans l’Antiquité les abeilles étaient considérées comme très remarquables.

 Rappelons ce qu’aurait dit Einstein « Si l’abeille disparaissait de la surface du globe, l’homme n’aurait plus que quatre années à vivre ».

En effet : plus de pollinisation, plus de fleurs, plus d’arbres, plus de chlorophylle, plus d’oxygène, plus d’herbes, plus d’animaux, etc … !

Voilà pourquoi aujourd’hui l’abeille est une sentinelle qui nous protège, et que nous devons protéger à notre tour, car ces dernières années « Mauvais temps pour les abeilles » : en plus d’une multitude de pesticides, nos abeilles sont menacées par le Varroa, parasite qui vient pondre dans les alvéoles du couvain de la ruche. Le varroa se développe ainsi dans la larve de l’abeille puis vit accroché sur son dos .

En 2004 est arrivé en Europe le Frelon Asiatique, devenu à présent un redoutable prédateur pour l’abeille. Les abeilles se font tuer par les frelons en sortant de leur ruche ou meurent de faim par peur de sortir !

Fichier:Asiatic-honey-bee.jpgComment protéger nos abeilles ?
En plantant des arbres et plantes mellifères, en diversifiant notre flore…
Mais aussi limitant les insecticides, les semences « enrobées », la pollution…

 Au Moyen – Age les abeilles continuèrent à susciter un grand intérêt. L’étude plus approfondie avait fait comprendre que l’ouvrière, jamais accouplée, produisait la cire et le miel.

Cette cire vierge fut employée à la réalisation des cierges pour les autels et pour l’éclairage des églises. En outre, la stricte hiérarchie de la colonie des abeilles et ses ouvrières vierges, servit très souvent d’exemple pour l’organisation d’une communauté religieuse. Aujourd’hui on peut considérer l’abeille comme un animal domestique faisant partie de la famille. Dans certaines régions, il était de coutume de faire part aux abeilles du décès d’un membre de la famille. Les abeilles jouissent d’un statut social considérable. On sait aujourd’hui quelle énorme contribution elles apportent à l’agriculture par leur activité de pollinisation, permettant l’obtention de graines et de fruits.

 

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Mythe de l’abeille

Posté par othoharmonie le 2 janvier 2012

Gif abeilleLes abeilles sont dotées de caractéristiques particulières qui leur permettent de les associer à des déesses. Sur le mont Ida en Phrygie, Cybèle est la Mère des dieux et la Reine des abeilles. Elle conçut son fils Attis après avoir cueilli la fleur d’amandier jaillie des organes mâles coupés d’Agdistis/Cybèle, qui est née à la fois mâle et femelle, et qui avait été castrée par les dieux. (Dans la Théogonie d’Hésiode, les Nymphes Méliennes sont également nées du sang des testicules d’Ouranos ; ce sont des nymphes du frêne). Quand Attis est devenu adulte, il veut se marier et Cybèle le rend fou par sa jalousie, si bien qu’il se castra et se tua. On considère Cybèle comme la Reine des abeilles et celà a une importante signification : lors du vol nuptial des abeilles, le mâle abandonne ses organes génitaux dans le corps de la femelle. Il se castre et meurt. La future reine est ainsi celle qui a provoqué la castration et la mort de celui avec qui elle s’est unie. Concernant les ouvrières, on peut les comparer à des déesses vierges qui seront à l’origine d’une immaculée conception. En effet, Les abeilles sont capables de se reproduire par parthénogenèse c’est-à-dire sans l’intervention de mâles, et ceci aboutit à la production de mâles qui sont uniquement là pour féconder la reine, pour leur donner des femelles. Les ouvrières sont d’excellentes représentantes pour les déesses vierges. Les abeilles symbolisent admirablement la résurrection car elles sont en repos en hiver et elles renaissent au printemps avec l’arbre qui leur sert de demeure. J’ai démontré dans les articles étudiant Gif abeillel’arbre des mythologies que l’arbre est un symbole par excellence de la résurrection. De nombreuses déesses sont considérées comme des arbres mourant et renaissant tels leurs fruits fermentés ou non ; ces arbres mourants voient leur sève en analogie descendre en hiver dans les racines et remonter au printemps pour redonner vie à la nature tel un dieu voyageant aux enfers et refaisant surface au printemps. Cet arbre sacré est le lieu d’habitation des abeilles tel l’Yggdrazil. Dans un mythe toujours hittite appelé « la disparition du feu », l’abeille, l’aigle et serpent doivent trouver le Feu disparu. Après y être parvenu, ils retrouvent leur lieu d’habitation : un arbre. L’aigle habite la partie supérieure du tronc de l’arbre, l’abeille la partie moyenne et le serpent la partie inférieure. Cette vision est conforme à celle de l’arbre Huluppu du mythe de « la descente aux enfers d’Inanna ».

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