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Chauves-souris en Bretagne

Posté par othoharmonie le 8 octobre 2016

 

Les chauves-souris sont tellement discrètes que l’on ne sait pas toujours qu’il y en a près de chez nous… voire dans nos murs. Cachées derrière un volet, une écorce d’arbre dé- collée, dans le clocher d’une église… Pourtant à certains moments de l’année, elles peuvent se regrouper par dizaines voire par centaines, pour hiberner ou pour mettre bas leurs petits. Les scientifiques ont identifié 21 espèces en Bretagne. Sept d’entre elles sont considérées comme menacées en Europe . La région n’est pas spécialement riche en chiroptères , comparée à d’autres en France. Cela s’explique par sa situation péninsulaire, la rareté des cavités naturelles et la fraîcheur du climat. Mais elle accueille tout de même des populations non négligeables pour deux espèces vulnérables : le grand rhinolophe et la barbastelle d’Europe.

L’étude des chauves-souris en Bretagne est encore récente puisqu’elle n’a commencé qu’au milieu des années 1980. La plupart des espèces gardent encore tout leur mystère, en particulier les plus communes bien qu’elles soient les plus nombreuses. Résultat aujourd’hui : les scientifiques ne commencent à bien connaître que quatre espèces. Parce qu’elles sont menacées et ont fait l’objet d’un suivi renforcé. À savoir le petit et le grand rhinolophe, le grand murin et le murin à oreilles échancrées.

chauve souris

Les chauves-souris sont des animaux souvent peu connus et pourtant passionnants. Première originalité et pas des moindres : ce sont les seuls mammifères volants au monde. Elles sont actives la nuit. En Europe, elles se nourrissent exclusivement d’insectes qu’elles repèrent en utilisant des ultrasons. Ce qui explique l’importance pour ces espèces des milieux riches en insectes comme les zones humides, les boisements, les pâturages, etc. Dépourvues de tout comportement constructeur, elles dépendent entièrement des abris naturels ou d’origine humaine. Selon les espèces et les saisons, elles choisissent pour s’installer des grottes, des mines, des combles de bâtiments, des arbres, ou encore des anfractuosités dans des murs. Frais en hiver, chaud en été Elles s’accouplent à l’automne, pour certaines espèces lors de grands rassemblements pouvant réunir des centaines d’individus. Puis, elles hibernent en général dans des grottes, des mines ou des ruines pour pallier le manque de nourriture. À cette saison, elles ont besoin d’abris ayant un microclimat propice à leur léthargie – une température constante aux environs de 10 °C et un taux d’humidité proche de 100 %. Quelques espèces moins frileuses choisissent des arbres creux. L’été, les femelles se regroupent dans des endroits chauds, sombres et calmes, comme les combles d’église, pour mettre au monde leur unique petit de l’année.

Le petit rhinolophe

Le petit rhinolophe est le plus petit des rhinolophidés européens (envergure : 19 à 25 cm, poids : 5 à 7 g). Il chasse essentiellement dans les boisements de feuillus et les boisements des berges. Comme tous les rhinolophidés, il a vu ses effectifs s’effondrer dans l’ensemble de l’Europe depuis le milieu du XXe siècle. C’est également une espèce vulnérable en Europe.

Le grand murin

Le grand murin est, comme son nom l’indique, le plus grand des murins européens. Il peut atteindre une envergure de 35 à 43 cm et un poids de 28 à 40 g. Il a souffert à partir des années 1960 d’une diminution très spectaculaire de ses effectifs, certaines estimations faisant état d’une baisse de 80 % à l’échelle européenne. Aujourd’hui, c’est une des espèces de chauves-souris les plus fragiles en Bretagne, protégée elle aussi en Europe.

Le murin à oreilles échancrées est une chauve-souris de 23 cm d’envergure (poids : 7 à 15 g). Depuis quelques années, l’espèce progresse vers l’ouest de la région. Les animaux chassent principalement dans les vallées boisées où ils recherchent des diptères (mouches, moustiques, etc.) et des araignées. L’espèce est aussi connue pour fréquenter les étables à la recherche d’insectes.

La barbastelle d’Europe

 La barbastelle d’Europe est une espèce forestière de taille moyenne avec une envergure de 27 cm et un poids de 6 à 13 g. Elle est considérée comme menacée en Europe. Son régime alimentaire est composé à 80 % de micro-papillons de nuit ce qui en fait une espèce spécialisée.

Des espèces plus communes Enfin parmi les espèces plus courantes on peut citer la pipistrelle commune et la sérotine commune. La première est la plus petite des espèces de chauves-souris européenne (envergure ne dépassant pas 19 cm et pesant 5 g). Elle chasse dans tous les types de milieux, même en ville. On la trouve régulièrement dans les habitations (toitures, coffres de volets roulants, etc.).

La sérotine commune est une chauve-souris de grande taille puisqu’elle peut faire 36 cm d’envergure et peser 26 g. Elle est présente dans de nombreux milieux comme les parcs, les bois, le bocage ou les zones remembrées. Très discrète, elle fréquente aussi les habitations humaines, en été comme en hiver. Rares ou pas, les chauves-souris ont en tout cas un point commun. Il est souvent bien difficile d’en voir plus que quelques battements d’ailes saccadés et furtifs, aperçus entre chien et loup ou captés au hasard d’un halo de lumière.

CHAUV . SOURISDes mutations à venir pour la forêt bretonne ? Autre sujet d’inquiétude pour les chauves-souris : la forêt bretonne pourrait connaître de profondes mutations dans les prochaines décennies. Car de nombreux boisements arrivent à maturité et devront être récoltés. Or la forêt est l’une des principales sources continentales de biodiversité de la région. Des études récentes montrent que les chauves-souris arboricoles  installent de préférence leurs colonies de reproduction dans des peuplements de feuillus, plutôt âgés et riches en bois mort (et en insectes). Une récolte en peu de temps des peuplements mâtures aurait des conséquences sur les chauves-souris. La demande actuelle du marché est très orientée vers le résineux. Si bien que la part des surfaces résineuses devrait logiquement augmenter, diminuant ainsi les capacités d’accueil et d’alimentation des chauves-souris. Les besoins croissants en bois, notamment pour la filière bois-énergie, pourraient favoriser localement une sylviculture plus dynamique, voire intensive avec des essences à croissance rapide et à rotations courtes. Ce type de peuplements est moins favorable aux chauves-souris. De même, la récolte de l’ensemble des rémanents de coupe pour la fabrication de plaquettes leur serait préjudiciable. Car elle ôterait une grande partie du bois mort en forêt, source de diversité en insectes. Là encore, il est difficile d’évaluer l’impact de ces changements à venir. L’heure est donc à la surveillance sur ce sujet . C’est une nécessité pour mieux comprendre les relations entre chauves-souris et milieux forestiers, mais aussi plus largement prévoir des gestions sylvicoles productives de biens et services également favorables à la biodiversité

Dossier | Les chauves-souris en Bretagne | avril 2014 http://www.bretagne-environnement.org/

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Tous les Animaux ont besoin d’Amour

Posté par othoharmonie le 29 septembre 2016

 

 

Tous les animaux ont été créés, comme l’homme, selon leur espèce, avec un mandat à accomplir, et il y a un rapport de progression entre les corps des animaux et celui de l’homme.

Dieu a pourvu d’intelligence le plus petit animal, comme le plus gros. 

L’animal est sur le chemin de l’homme, il a un instinct qui ne s’éteindra pas plus que l’âme humaine. L’homme est la lumière de l’animal, l’animal est la lumière du végétal, le végétal est la lumière du minéral. 

tous les animaux

Ainsi un homme bon, pacifique, aura des animaux doux, obéissants. Les animaux progressent comme l’homme et ont l’instinct de la conservation. Ils n’ont pas été mis sur terre seulement pour la satisfaction de l’homme.   

Un chien a en lui tous les vices et tous les crimes. Les naïfs, en le voyant souffrir et être malade, disent : « Qu’a donc fiait ce pauvre animal innocent pour mériter un pareil sort ? » Et cependant sa souffrance lui est précieuse et lui acquiert pour l’avenir les Plus grands avancements. 

Les animaux sont rangés par classes et dans chaque classe par familles. Et si l’une de ces classes d’animaux ne voulait pas avancer, une autre la pousserait. Il en est de même pour toutes les classes, même pour nous. Si une famille voulait s’encroûter, une autre la pousserait, car il faut avancer. 

Dans l’existence des fourmis le travail est encouragé et récompensé et la paresse punie par des rigueurs pouvant aller jusqu’à l’exclusion de la fourmilière. Si pour les taquiner vous retardez le travail de quelques-unes, vous pouvez être pour elles la cause d’une punition imméritée. Il se peut alors qu’un être plus puissant que l’homme vous contrarie dans votre travail. Inversement nous pouvons recevoir de l’aide si nous facilitons le travail des inférieurs. 

Les infiniment petits qu’on ne voit qu’à travers un microscope travaillent, eux aussi ; ils ont leurs lois qui les régissent, leurs peines et leurs punitions. Les animaux sont gardés, comme les gens, par des êtres qui président à leur formation, à leur naissance, qui sont leurs défenseurs et que nous offensons si nous les maltraitons. 

Les animaux souffrent continuellement et souvent d’une façon intolérable ; si nous le savions, nous aurions autrement pitié d’eux. Il faut être bon envers les animaux et envers les plantes. Celui qui n’a jamais fait mal à un animal, qui ne détruit ou ne blesse jamais un végétal sans une cause vraiment utile, est protégé à son tour par les animaux ou les végétaux. S’il est sur le penchant d’un précipice et qu’il tombe, il se trouvera tout à coup une racine pour le retenir ; si un animal féroce parcourt la campagne et qu’il le rencontre, l’animal viendra le caresser, ou ne le verra pas. 

Il y a un domaine spécial pour les animaux ; mais celui qui les maltraite n’est plus dans ce domaine et ne trouve plus les animaux. Si au contraire vous n’avez jamais fait de mal à une bête et que vous vous trouviez un jour égaré dans la campagne, vous rencontrerez une araignée, ou tout autre animal qui vous montrera le chemin. Si vous maltraitez un animal, il vous arrivera, lorsque vous en aurez un que vous aimerez beaucoup, de le voir maltraité sans que vous puissiez venir à son secours. Il en est ainsi pour tout, car il faut apprendre à tout aimer, et nous devons tout respecter, car tout a été créé par Dieu. 

Trois paysans ont chacun un vieux cheval malade. En supposant qu’il leur a coûté un certain prix, il leur a rendu des services. Le premier, voyant que le cheval ne fait plus sa besogne, le bat pour essayer de le faire travailler. 

Le second l’envoie à l’équarisseur puisqu’il est hors de service.

Le troisième dit : « Oh ; pauvre bête, je puis bien le soigner jusqu’à sa mort et le garder dans son écurie ; Dieu fera bien pousser quelque chose de plus dans mon champ ». 

Ne pensez-vous pas que ce dernier, quand il reviendra, ne pourra pas avoir toute la famille des animaux à son service ? Si, il aura autant de chevaux qu’il en désirera ; et cela s’étend très loin, sur toutes les choses. 

Je plains celui qui ferait du mal à un animal, car pensez-vous que cet animal n’est pas aussi animé par autre chose que par la matière ? Sachez bien et retenez que, dans une planète plus élevée, nous serons à notre tour les animaux de cette planète, avec cette différence de ceux de la nôtre que nous aurons la parole.   

Si vous frappez un taureau qui veut vous tuer, je vous déclare que vous n’irez pas au Ciel avant que vous n’ayez été tué par un taureau. Il ne faut jamais tuer les animaux, pas plus les animaux réputés dangereux que les autres. On peut écarter un serpent de son chemin et du chemin d’un enfant qui en serait menacé, mais il ne faut pas le tuer. En général le serpent ne nous fera pas de mal ; et , s’il nous en fait, ce sera la dernière fois ; plus jamais nous n’aurons à craindre quoi que ce soit des serpents. 

Il est écrit bien avant la création (je ne dis pas de ce monde) : Celui qui est marqué par le Ciel ne saurait être déchiré par les bêtes fauves 

Il ne faut pas détruire les vipères, elles sont très friandes de mouches charbonneuses, de toutes espèces d’insectes et d’animaux malsains. Un cultivateur peut tuer une vipère qui, cinq minutes avant, lui a sauvé la vie en prenant une mouche charbonneuse qui allait le piquer.  

 

Paroles de Maître PHILIPPE De LYON sur le blog de Francesca http://francoise1.unblog.fr/

 

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LA PECHE AUX CRABES

Posté par othoharmonie le 4 mars 2016

 

Suite à la régression d’autres espèces, le Dormeur est devenu (en termes de tonnage) l’un des crustacés les plus recherchés et pêchés en Europe.

Il est pêché par des caseyeurs, au moyen de casiers appâtés (l’appât est appelé boette en Bretagne) et disposés en filières (en zone rocheuse ou à leurs abords). Le nombre de casiers par filière (10 à 40) varie selon les capacités du navire et de la stratégie de pêche retenue. Dès les années 1970, les plus gros caseyeurs pouvaient en Bretagne sud mouiller un total de 350 à 600 casiers, par filière de 40 à 60. Initialement artisanalement fait de bois et filet ils sont maintenant en plastique et nylon. À titre d’exemple, rien qu’en Bretagne-sud, les 6 Quartiers abritaient en 1980 : 373 caseyeurs, dont 335 de moins de 8 tonneaux, un seul faisant plus de 30 tonneaux. Ces navires disposaient de 10 650 casiers pour la flotte du Guilvinec, 13 000 pour Concarneau, 8 500 pour Lorient, 14 540 pour Auray, 7 500 pour Vannes et 5 000 à Saint-Nazaire, ce qui leur a permis de pêcher 3 B95 tonnes de dormeurs cette même année 1980.

Pêche aux crabes

En Bretagne nord, la flotte était surtout concentrée dans les « quartiers » de Paimpol, Brest et Morlaix avec respectivement 174, 160 et 128 caseyeurs

Le dormeur est aussi pêché par des chalutiers au moyen d’engins trainés (chalut de fond), qui endommagent les fonds.

C’est aussi une prise accessoire des filets à soles ou d’autres engins (seules les pinces sont alors vendues).

Il peut être conservé un certain temps en vivier comme à Camaret-sur-mer. Cette pêche est surtout pratiquée en été et automne, d’avril à octobre en Bretagne-Sud.

Malgré une réglementation précisant une taille marchande minimale (donnée en largeur de carapace en France) une pêche annuelle quantitativement croissante jusque dans les années 1980 (milliers de tonnes de dormeurs capturés rien qu’en métropole), sauf certaines années en été lors des pics de production, la demande restait supérieure à l’offre (le marché Français importait à lui seul environ 6 000 t de chair de crabe en 1986 selon la FAO). La règlementation française reprend une taille marchande proposée par les professionnels.

Depuis les années 1970, la pêche ciblée de cette espèce s’est substituée à celle du homard et des langoustes et des araignées de mer (Maia squinada), largement surexploités 6. Elle constitue un revenu important pour la pêche artisanale, particulièrement en France pour certains ports de Manche et d’Atlantique.

Au début des années 1980, la Manche était la première zone de production, au bénéfice de flottilles bretonnes et anglaises assurant respectivement plus de 40 % du total européen des pêches devant la Norvège (10 %).

Le nombre d’individus prélevés est considérable. Selon la Marine Marchande, environ 10 000 tonnes de dormeurs avaient été débarquées et déclarées en 1980. Deux ans après,8 700 tonnes auraient été pêchées, d’une valeur de 85 millions de francs, soit environ 40 % du total européen. Presque vingt an après (en 1999), le total des captures déclarées dans le monde selon la FAO s’élevait à 41 337 t (19 988 t pour le Royaume-Uni et 8 498 t pour la France, soit une diminution de tonnage pêché pour la France malgré des moyens techniques améliorés).

Bien que cette pêche soit récente (hors pêche à pied), des chutes de rendement sont observées depuis 20 à 30 ans dans certaines zones d’Europe. Cette régression de l’espèce a causé des reconversions ou au contraire une intensification de la pêche (plus profonde, plus instrumentalisée, et avec éloignement toujours plus au large des zones de pêche).

On cherche à mieux comprendre la croissance (modèle de von Bertalanffy…) et la biologie de l’espèce (ex : étude des parasitoses, des zones de reproduction et corridors et vitesses de déplacements par marquage-recapture.

Pour preuve de sa fraicheur, cet animal est généralement vendu vivant. Or ses pinces sont – comme celles du homard – très puissantes, suffisamment pour presque sectionner un doigt humain. Le tendon du muscle qui les ferme est donc généralement sectionné sur le bateau par le pêcheur lui-même, au niveau de l’articulation au moyen d’un outil tranchant. D’un point de vue bioéthique, c’est sans doute une source supplémentaire de souffrance pour l’animal, sans que l’on sache si elle est moindre que la pose de l’élastique sur les pinces du homards.

Au Royaume-Uni

Dans ce pays qui a toujours été le premier producteur de crabes-tourteaux, des objectifs de gestion de la ressource et de contrôle de l’effort de pêche se traduisent dans les textes réglementaires en 1870. Les tailles marchandes minimales sont édictées, publiées par la revue « Fishing Prospects 1979-1980, Lowestoft ».

  • Depuis 1976, cette taille est de 115 mm de largeur (soit environ 70 mm de longueur) pour le Devon, de 127 mm (à peu près 76 mm] dans le Dorset, le Hampshire et en Cornouailles.
  • Dans les années 1980, des travaux scientifiques proposaient de l’augmenter à 140 mm pour les femelles et 160 mm pour les mâles.

En France

Pour les pêcheurs, à partir des années 1960 apparait une première auto-réglementation, faite par un organisme professionnel : le Comité Interprofessionnel des Crustacés et Coquillages de Pêche, et plus précisément par sa Section I : « Langouste rouge, homard, crabe et araignée », sans base scientifique ni évaluation des populations et sans tenir compte des inégalités régionales ou de la pression de pêche, mais avec l’objectif d’intuitivement déterminer la taille minimale idéale pour protéger les jeunes et les reproducteurs, sans brimer l’effort de pêche. La marine marchande édictait également des règles (publiées via des arrêtés) pour les pêcheurs amateurs.

  • 19 octobre 1964 : la taille marchande minimale (en deçà de laquelle tout animal pêché doit immédiatement être rejeté à l’eau) est fixée à 70 mm.
  • 1er août 1978 : suite à des méventes, le CRUSCO [décision no 3] fait passer cette taille à 100 mm.
  • le 6 octobre 1978, par décision no 40 du CRUSCO, pour permettre la survie d’une pêche par canots côtiers en Bretagne-Sud, la taille passe marchande min. passe à 80 mm de largeur.

Il est interdit pour tout grand crustacé de capturer et vendre des femelles grainées (portant leurs œufs). Il est interdit de commercialiser des crabes clairs ou blancs (venant de muer). La pêche du tourteau est interdite sur les cantonnements à crustacés créés pour tenter de protéger des noyaux de population de homards. Anne Le Foll dans sa thèse (p. 32/189) note que faute de contrôles, cette réglementation, au moment de son travail n’était pas respectée.

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LE CRABE ARAIGNEE

Posté par othoharmonie le 1 mars 2016

Crabe araignée

 

En 1555, Pierre Belon est semble-t-il le premier naturaliste à désigner sous l’appellation d’« araignée de mer » (yraigne de mer) le crabe que nous connaissons aujourd’hui sous ce nom. Il l’identifie clairement à l’animal qu’Aristote, puis Pline l’Ancien nomment maia (μαία en grec). Il est en contradiction sur ce point avec Guillaume Rondelet qui, au même moment (1558), fait correspondre les maia de l’Antiquité avec son « Cancre Mæas », c’est-à-dire notre tourteau (Cancer pagurus) ; il n’évoque l’appellation « araignée de mer » ni dans ce paragraphe, ni dans le suivant qu’il consacre à son « Cancre Squinado », c’est-à-dire notre araignée. Jules César Scaliger, traducteur en français de l’Histoire des animaux d’Aristote, argumente toutefois dans le sens de Belon, rejetant l’interprétation de Rondelet. Par la suite, l’interprétation de Belon s’imposera peu à peu et, en 1801, Lamarck associera définitivement le nom de genre Maja aux araignées de mer.

En ces temps, à l’exception de Belon qui décrit l’espèce explicitement sous ce nom, le terme « araignée de mer » a une connotation visiblement vernaculaire. Les auteurs le soulignent régulièrement :

« Des crustacés… dont quelques-uns sont désignés, par les habitans de nos côtes maritimes, sous le nom d’araignées de mer, composent dans le supplément de l’Entomologie systématique de Fabricius, deux genres, ceux de parthenope et d’inachus. M. de Lamarck les a réunis en un, sous le nom de maja… »

— Jacques Eustache de Sève, 1817

À l’initiative de Lamarck, la nomenclature normalisée du xixe siècle utilise « maïa » pour le nom français du genre Maja (qui à l’époque, est très large). Mais les auteurs de l’époque utilisent volontiers les termes « d’araignées de mer » ou « araignées marines » ou « crabes araignées » pour faire référence à l’ensemble des Majoidea, alors nommés trigonés ou oxyrinques (puis oxyrhynques).

Concernant la désignation de cette catégorie de crabes, l’usage actuel diffère au fond assez peu de ces sens anciens. Au plan vernaculaire, sur le littoral français, une araignée de mer est avant tout un crabe du genre MajaM. squinado en Méditerranée, M. brachydactyla sur la façade atlantique. En France, La DGCCRF, l’administration chargée de ces questions, entérine d’ailleurs cet usage en réservant strictement l’appellation commerciale « araignée de mer » à Maja squinado, ce qui inclut toutefois M. brachydactyla, la distinction des deux espèces étant très récente. Cet usage est si ancré sur le littoral que, dans la pratique quotidienne, on se passe très généralement du qualificatif « de mer » et que l’on se contente de parler d’« araignées ».

Par ailleurs, ce sont surtout les spécialistes qui ont tendance à généraliser cette appellation, ou celle de « crabe-araignée », pour faire référence collectivement à la famille, voire au reste des Majoidea.

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MORPHOLOGIE DU CRABE

Posté par othoharmonie le 1 mars 2016

Le corps des brachyoures a les caractéristiques principales de l’anatomie des décapodes.

Leur corps segmenté, recouvert d’un exosquelette plus ou moins dur en carbonate de calcium, possède typiquement un céphalothorax très grand, déprimé et abritant tous les organes, cette fusion de la tête et du thorax résultant du processus de carcinisation , appelé aussi brachyurisation (évolution morphologique vers une forme de crabe). Le céphalothorax est formé de la tête (lobe préoral + 4 segments) et du péréion (8 segments), l’ensemble est enveloppé d’une carapace continue formée par les plèvres du dernier segment céphalique et lestergites du péréion. Le pléon (du grec rrXècov, « mettre à la voile ») correspondant à l’abdomen (7 segments) est réduit et rabattu sous la face inféropostérieure du céphalothorax où il se loge dans une dépression : ce rabat chez la plupart des mâles est attaché par un système de bouton-pression grâce à deux crochets qui se « pressionnent » sur deux fossettes, protégeant ainsi sa première paire de pléopodes copulateurs.

crabe

Les 3 premiers segments du péréion ont fusionné avec la tête ; leurs appendices sont les pattes-machoires ou maxillipèdes associées aux pièces buccales (Mandibules, Maxillules, Maxilles). Les appendices des 5 derniers segments du péréion sont les péréiopodes. La première paire de ces péréiopodescorrespond aux chélipèdes (pince), généralement très développées. La pince comprend un dactyle mobile, s’articulant sur le propodus composé du manus et du polex (appelé familièrement paume, le propode et le dactyle forment la « main »). Les autres péréiopodes sont locomoteurs. Les appendices des arthropodes sont, en principe, biramés formés d’un endopodite ventral plus puissant et d’un exopodite dorsal plus délicat, souvent foliacé et à rôle respiratoire. Ces deux branches sont portées par un segment basilaire, le protopodite qui, chez les crustacés, est subdivisé en précoxopodite, coxopodite et basipodite (portant l’exo- et l’endopodite). Chez les brachyoures, les exopodites des péréiopodes sont branchiaux et abrités dans les cavités branchiales situées dans les portions du céphalothorax.

Leur tête porte deux yeux composés mobiles qui peuvent se loger dans une encoche orbitaire de la carapace. Ils sont généralement au bout de pédoncules oculaires (tiges coniques plus ou moins effilées, articulées au céphalon, souvent rétractiles), ce qui leur donne un large champ visuel (360° chez les crabe-fantômes).

L’estomac, souvent subdivisé en deux parties appelées estomac cardiaque et estomac pylorique, est prolongé par l’intestin moyen et accompagné d’un important hépatopancréas, glande qui synthétise les principales enzymes digestives. L’estomac cardiaque comporte un appareil masticateur (moulin gastrique) formé de pièces chitineuses épaissies très mobiles.

Leur carapace peut être garnie d’épines dorsales et latérales (par exemple épine supraorbitaire ou épistomienne), de spinules, tubercules, crêtes et carènes qui sont des éléments de diagnose.

La plus petite espèce décrite à ce jour est le Nannotheres moorei (taile d’1,5 mm) de la famille des Pinnotheridae, la plus grande est le crabe-araignée géant du Japon qui peut atteindre jusqu’à 3,5 m d’envergure, pattes étendues, dont 37 cm pour le corps, et un poids d’environ 20 kg, ce qui en fait le plus grand arthropode vivant.

LE CRABE

Comportement alimentaire

La majorité des espèces de brachyoures sont prédatrices et/ou nécrophages. Il existe également chez ce crustacé opportuniste des espèces herbivores, omnivores et détritivores (filtreurs de planctons, algues sur rochers, etc.). Chez les macrophages, la nourriture est prélevée à l’aide des chélipèdes qui la transfèrent à la 3e paire de maxillipèdes ; les maxillipèdes poussent la nourriture plus loin vers les mandibules et les maxilles qui la déchiquètent avant l’ingestion. Chez les microphages, le prélèvement alimentaire se fait par filtration. Celle-ci peut être assurée par les peignes de soies situés au niveau de certains appendices, par exemple au niveau des maxillipèdes dans le cas des Pinnotheridae. Les particules filtrées sont ensuite rabattues vers la bouche. La filtration est soit active (pièces buccales), due aux battements de l’un de ses appendices (scaphognathite), ou passive, utilisant un courant d’eau naturel ou généré par l’hôte si le crabe est symbiotique. En fonction du comportement alimentaire des crabes, les chélipèdes peuvent présenter des morphologies variables. Ainsi, les crabes se nourrissant d’algues encroûtantes présentent des pinces en forme de cuillère pour gratter et récolter la nourriture. Les crabes carnivores/nécrophages, comme Cancer pagurus (Linnaeus, 1758), qui se nourrit de coquillages, ont des pinces à mors émoussés, rappelant la face broyeuse des molaires, adaptées au broyage des coquilles. D’autres présentent des pinces à mors tranchants, en lame, permettant la découpe de chair.

Des cas de cannibalisme sont répertoriés : certains mâles mangent la femelle molle qui vient de muer (cette mue est à l’origine de l’émission d’une phéromone qui déclenche l’accouplement), le crabe-violoniste Uca tangeri  mange ses enfants lorsqu’il ne trouve plus de ressources sur terre.

Les crabes ont de nombreux prédateurs : mérous, rascasse, murènes, pieuvres, crocodiles, oiseaux, ratons, iguanes, ocelots, singes.

Une centaine d’espèces de Xanthidae ingèrent des Dinoflagellés lorsqu’ils s’alimentent, ce qui les rend toxiques.

La plupart des brachyoures sont gonochoriques, seules quelques rares espèces sont hermaphrodites.

L’accouplement est précédé d’une promenade nuptiale, le mâle postant la femelle entre ses pattes de devant en attendant que cette dernière mue et soit féconde.

Chez de nombreuses espèces de crabes, la fécondation interne n’est possible qu’après la mue de la femelle. Lors de l’accouplement ventre à ventre, le mâle introduit ses deux stylets copulateurs (correspondant à deux pattes abdominales transformées) dans les orifices génitaux de la femelle et y injecte ses spermatophores contenant les spermatozoïdes. Les œufs fécondés sont pondus (frai) mais restent collés sur les pléopodes de la femelle qui est dite « ovigère » (qui signifie « porteuse d’œuf) ou « grainée ». L’abdomen est alors « décollé » du céphalothorax et fournit un espace de protection pour la ponte.

Les œufs sont couvés pendant un temps qui varie selon les espèces (généralement plusieurs mois), puis éclosent au stade protozoé ou zoé (biologie) ; il y a un nombre variable de stades zoés selon les espèces. Après le dernier stade zoé, le crabe passe par un dernier stade larvaire, lui aussi pélagique, la mégalope; sa morphologie est intermédiaire entre la forme zoé et la forme crabe. Après un certain laps de temps, cette larve migre vers le substrat où elle effectue sa dernière mue larvaire qui la conduit au stade 1er crabe. La durée de la vie larvaire est très variable ; par exemple elle est de 65 ± 11 jours en moyenne chez les crabes Cancridae et de 29 ± 16 pour les Ocypodidae. Cependant, il existe des durées de développement larvaire beaucoup plus longues, de 4 – 12 mois chez Cancer magister, ou beaucoup plus courtes comme chez Tunicotheres moseri où le développement ne dure qu’entre 3 et 7 jours. Enfin, le développement direct, où l’individu sortant de l’œuf ressemble à un adulte en miniature, est rare. Ce cas se rencontre, par exemple, chez des crabes de la famille des Xanthidae : Pilumnus lumpinusP. novaezelandiaeP. vestitus.

Un crabe « mou » (le crabe en mue est un mets que l’homme juge très raffiné) est un crabe qui fait sa mue et dévagine sa carapace, devenue trop petite, ce qui le rend non seulement vulnérable, mais lui enlève toute possibilité de défense. Pendant les quelques jours qu’il lui faut pour que sa nouvelle carapace durcisse, il se réfugie à la limite des eaux de marée moyenne et se cache sous les rochers, les algues, s’ensable ou même retourne dans son exuvie. Après la mue, il lui arrive de manger son exuvie pour restaurer ses réserves calciques.

Plus de 6 800 espèces actuelles et près de 1 800 fossiles ont été décrites à ce jour (De Grave & al., 2009), réparties sur l’ensemble de la planète. En France sont recensées 4 000 espèces de crustacés dont 400 crustacés décapodes et une centaine de crabes. Les crabes colonisent une grande variété de milieux : aquatiques évidemment mais aussi continentaux, certaines espèces réalisant la quasi-totalité de leur cycle en dehors de l’eau. C’est surtout en zone tropicale que l’on trouve indifféremment des crabes marins, des crabes d’eau douce (850 espèces dont beaucoup ont une adaptation à une vie semi-terrestre, certaines espèces des familles dePotamonautidae ou Sesarmidae vivant dans la canopée) et des crabes terrestres.

L’apparition des crabes remonte à l’ère secondaire, le plus ancien fossile de crabe connu datant du jurassique moyen, il y a environ 170 Ma.

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Corbeau des clochers

Posté par othoharmonie le 13 novembre 2015

 

 Corbeau des clochers

Les Choucas des tours sont souvent confondus avec les corneilles noires ou les corbeaux freux qui font partie de la même famille des corvidés. Pourtant les choucas sont plus petits que leurs cousins. Leur plumage, non entièrement noir, mais gris sur la nuque, leur bec plus court, leur tête ronde et leur iris blanc sont des caractéristiques bien distinctifs.

Mais, ils sont souvent mêlés dans les champs et ailleurs aux bandes de corneilles et de corbeaux qui sont si communs que personne ne leur prête plus attention, sauf lorsqu’ils logent et croassent en masse près des habitations.
Les choucas comme tous les autres corvidés, pies bavardes et geais des chênes compris, font partie, en dépit de leur taille bien plus grande, de l’ordre des passereaux, à savoir tous ces petits oiseaux qui fréquentent nos campagnes et agglomérations. En effet comme ceux-ci, les corvidés utilisent un langage corporel et vocal complexe, à défaut pour ces derniers d’être agréable. Les passereaux sont de ce fait considérés comme les espèces les plus évolués dans le genre oiseaux. Le comportement des corvidés où émergent des formes d’intelligence observables, constitue une preuve supplémentaire de leur supériorité.

Omnivores, très grégaireset peu craintifs vis-à-vis de la présence et des activités humaines , comme les autres espèces de cette famille, leschoucas des tours s’en distinguent par leur sites de nidification. A partir de leurs origines rupestres, ils ont adopté les bâtiments des agglomérations dont ils occupent les trous et les ouvertures : clochers d’église, murailles, cheminées, bords des toits etc. Ce sont les seules corvidés cavernicoles de notre région. Pour nicher, ils ont besoin d’une loge. Un trou d’arbre fait également l’affaire.

En dehors de la période de nidification, ils aiment à se rassembler pour la nuit sur de grands arbres. Tous les matins, ils quittent leurs dortoirs en groupes souvent imposants pour se rendre au gagnage dans les champs, prés, terrain vagues, parcs et jardins. Leur vol rapide et élégant aux battements d’ailes nerveux, rappelle celui des pigeons de ville dont ils ont à peu près la taille.

 

C’est au sol qu’ils cherchent leur nourriture. Trottinant à pas rapide, ils y picorent de leur bec court, mais puissant, tout ce qui, carné ou végétal, est susceptible d’être happé : insectes et larves, escargots, limaces, araignées, graines de céréales et d’autres plantes, fruits, baies, glands etc. Il leur arrivent aussi de prélever des œufs et oisillons dans les nids installés au sol comme ceux des alouettes. Enfin ils exploitent volontiers les déchet et détritus de tout genre. Cependant, et en général, les insectes fournissent une part du régime bien plus importantes que chez les autres corvidés.

 On reproche aussi à ces oiseaux d’être trop bruyants en particulier lorsque ils évoluent en permanence autour des clochers dans les agglomérations. Pourtant leur cris : khia, tchia, tjac, khyac sonores et brefs sont bien moins irritants que les jacassements et croassements rauques des autres corvidés. Bien que très erratiques en hiver, nos choucas sont considérés comme sédentaires. Pendant la mauvaise saison, ils sont rejoints par leurs congénères fuyant les rigueurs de l’Europe du Nord et de l’Est. L’aire de répartition de cette espèce couvre, avec une densité variable, toute l’Europe, excepté les toundras, les hautes montagnes et quelques rares régions du Sud-Ouest de la France, du Portugal et de l’Espagne.

 

par Gilbert BLAISING

 

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A l’époque où on dressait les Puces

Posté par othoharmonie le 29 septembre 2014

 

téléchargement (6)On a bien attelé des éléphants, mais, « Qui peut le plus ne peut il pas le moins ? » alors, pourquoi ne pas atteler des puces ? On dit que déjà, dans l’Ancienne Egypte, des amuseurs publics auraient présenté des puces dressées…mais, c’est au XVIIIème siècle qu’apparaissent les premiers « mini-cirques » présentant des puces savantes capables d’exécuter de nombreux tours et, entre autres, de tirer des charges.

Nous sommes à l’époque des « cabinets de curiosités » et, jouant sur le goût de l’époque, des saltimbanques imaginatifs, qui tous se faisaient appeler Maitre ou Professeur, créèrent de petits cirques, tenant souvent dans une valise, et dont les « artistes « étaient des puces qu’ils dressaient, disaient ils, « comme on dompte les fauves , et cela « sous les plus grands des petits chapiteaux du monde ! »

Au XIXème puis au XXème siècle, ils seront des dizaines à parcourir l’Europe et le Nouveau Monde : Acme flea circus, Bertolotto (1833) Buckland (1891) Heckler (1930) Chester (1935), George Tollerton (1935) Alfred Testo (1950) Michael et Richard Bentine (1950) Ballantine (1958) Heckler fils (1958) Tomlin (1976) Likonti’s, (1920). William & Elsi Torp (1920) qui installent leur cirque dans les jardins de Tivoli à Copenhague, leur fils assurera leur succession jusqu’ en 1965. Entre temps il se sera produit à Atlantic City (New jersey), et terminera sa carrière à Ténériffe aux Canaries en 1970.

A côté des itinérants, se produisant dans les baraques foraines, parcs d’attractions et foires, certains cirques sont installés de façon permanente, à Londres au 238 Régent Street, à Copenhague dans Tivoli Gardens, dans de grandes villes aux USA : en Alaska, au Texas, à New York, en Floride. En France, il semble que des cirques étaient installés, à Paris et à Nice, mais les documents sont rares.

Les actrices

Les puces, qui vont être les artistes de ces spectacles, sont de l’espèce pulex irritans, puce spécifiquement adaptée à l’espèce humaine. Elles ont été choisies pour leur taille et leur puissance. Il s’agit d’insectes de 4 à 8 mm de long, dépourvus d’ailes, piqueurs et hématophages (ne consommant que du sang humain), de couleur brune, aplatis latéralement et disposant de trois paires de pattes dont la dernière, très développée, les rend aptes au saut.

Leur tête et leur thorax portent des peignes, des épines et ou soies cornées dont la répartition permet l’identification des espèces, très nombreuses. Enfin leurs pattes portent des crochets qui faciliteront leur accroche au cours des exercices qu’elles devront effectuer.

Elles pèsent de 0,5 à 1 milligramme, selon qu’elles soient gorgées ou non, et peuvent tirer de 500 à 1000 fois leur poids. Une puce vit de 1 à 2 ans selon les conditions ambiantes (température, humidité, nourriture).

S’il est une expression courante grossièrement erronée c’est bien : « faire un saut de puce », pour désigner un faible déplacement, car, en réalité, les puces sont les championnes incontestées du saut en hauteur, avec des bonds de plus de 20 cm, (record à 48 cm) ce qui, rapporté à l’échelle humaine, équivaudrait à sauter par-dessus la Tour Eiffel ! Enfin, une puce peut effectuer jusqu’à 600 sauts en une heure. Ces bonds fabuleux sont réalisés grâce à une protéine élastique : la résiline, présente dans les muscles des cuisses et qui accumule l’énergie, comme dans une catapulte, lors du relâchement, la propulsion se fait avec une très forte accélération, vers le haut. (140G ont été enregistrés !)

images (7)Dans les premiers temps, les entrepreneurs de spectacles s’approvisionnaient en puces auprès des vagabonds et des clochards dont l’hygiène douteuse favorisait la croissance des petites bêtes, mais , avec le temps et l’apparition des aspirateurs, l’offre devint rare et les prix augmentèrent ; En 1935, Professeur Chester payait 2 shillings la douzaine de puces, en 1950, Professeur Testo dit payer 6 shillings, en 1976 l’inflation galopante voit les puces valoir une demi couronne pièce ! ( soit 2,5 shillings). Les difficultés d’approvisionnement obligèrent les cirques à se sédentariser, car la mortalité importante des artistes imposait un renouvellement fréquent, impossible en voyage ; (certains recevaient leurs puces par la poste dans des enveloppes, encore fallait il que le coup de tampon oblitérateur du postier ne frappe pas au mauvais endroit !). Les puces devant prendre deux repas sanguins par jour pour vivre, c’est sur l’avant bras du propriétaire que les repas étaient servis et duraient un bon quart d’heure … (c’est le principe du « boy piqure » utilisé naguère en Afrique pour les expérimentations sur les moustiques vecteurs du paludisme).

Les « cirques » se présentaient sous globe ou dans de petites valises et c’est sur les affiches que le programme du spectacle était détaillé et illustré. On y voyait : danseuses avec orchestre, trapézistes, danseuse sur corde, cracheuses de feu, jongleuses , équilibristes plongeuse de haut vol, puce canon ,saut dans le cercle de flammes, des escrimeuses, Samson l’hercule, des personnages historiques à cheval et en costume : les trois héros de Waterloo : Napoléon, Blücher, Wellington, des scènes domestiques ,des batailles, les Champs Elysées, ainsi que des véhicules variés, animés ou tractés par des puces : moulin à trépigneuse, coach, char antique, landau, corbillard, tricycle ,ballons, grand bi, canon, petit train, ou encore :tirer une chaînette d’argent de 200 maillons avec crochet à une extrémité, cadenas et sa clef à l’autre, faire rouler une grosse boule, dérouler un tapis etc.…. Les spectateurs, une vingtaine au maximum, pouvaient louer des loupes, pour ne rien rater du spectacle.

Tous les accessoires étaient fabriqués, parfois en ivoire, par des modélistes et orfèvres qui s’efforçaient de diminuer le poids autant que possible, les vêtements étaient cousus par des Sœurs mexicaines aux doigts de fées ! Restait à atteler les puces ! opération digne de la microchirurgie consistant à passer un fil extrêmement fin (0,35mm), mais solide, de soie, d’or ou de platine, que l’on fixait sans trop serrer sur le céphalothorax de l’insecte et qu’il conservait sa vie durant.

La mise en œuvre de toutes ces activités ne devait bien entendu rien au dressage, de nombreuses astuces permettaient de stimuler le mouvement des puces : collage à poste fixe, agitation des supports, chauffage des planchers !, stimulation manuelle …Ces procédés plus ou moins barbares émurent les bonnes âmes et, en Angleterre, une très sérieuse « Society for the Prévention of Cruelty to Insects » SPCI : Société pour la Protection des Insectes Maltraités) vit le jour et porta plainte contre les cirques de puces et réclama leur fermeture.

Enfin, les puces ne furent pas les seuls insectes mis « au travail » ; des phasmes, bourdons, araignées, mouches, bousiers, scorpions, fourmis, papillons adultes et larvaires, coccinelles, pucerons…n’y échappèrent pas et furent identifiés dans trois cirques anglais inspectés par la SPCI. Une question se pose : Pourquoi les « dresseurs »n’ont-ils pas utilisé le pou de l’homme ( pediculus capitis ou phtirius pubis , le morpion !) ces insectes sont plus grands, plus visibles et plus puissants, faciles à se procurer, ils ne sautent pas ni ne volent et leurs pattes sont pourvues de fortes griffes qui auraient facilité accrochage et déplacements ?

téléchargement (7)Faux et usage de faux !

Au XXème siècle, des organisateurs peu scrupuleux présentaient dans attractions ou aucune puce ne figurait ! la supercherie consistait à animer artificiellement des grains de riz sculptés et teints, ou d’autres éléments inertes que l’on disait être des puces En 1950, Michael Bentine , un animateur britannique fameux, présenta un faux cirque de puces au Royal Variety Show, que la BBC le programma durant 30 années dans ses programmes pour enfants ; il alla même en Amérique se produire, à la télévision, au fameux Johnny Carson show. Il est probable que de nos jours, avec les merveilles des nanotechnologies on verra des puces électroniques attelées, et fort savantes !

source : http://www.jbwhips.com/QUAND-ON-ATTELAIT-LES-PUCES.html

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Historiques des poux, puces et autres

Posté par othoharmonie le 27 septembre 2014

 

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Longtemps le savoir occidental a classé les animaux en cinq grandes familles : les quadrupèdes, les oiseaux, les poissons, les serpents et les vers. Jusqu’à l’époque moderne, bien des notions qui nous sont aujourd’hui familières sont restées inconnues. Ainsi celle de « mammifère », que certes Aristote discerne plus ou moins mais dont il ne fait pas un élément essentiel de ses classifications zoologiques.

Il faudra attendre l’époque des Lumières pour que quelques savants lui accordent une importance première dans l’organisation du monde animal. Ainsi également les notions de cétacés, de reptiles, de batraciens, qui n’émergent vraiment qu’au tournant des XVIIIe-XIXe siècles et conduisent tardivement à séparer ou à regrouper des espèces dont la parenté restait incertaine. Ainsi surtout, par rapport au sujet qui nous occupe ici, la notion d’insecte, inconnue des savoirs antiques et médiévaux.

Elle n’est clairement définie qu’au XVIe siècle, donnant peu à peu naissance à un domaine spécifique des études de zoologie : l’entomologie, à laquelle se consacrent désormais quelques spécialistes, au premier rang desquels Thomas Moufet, auteur d’un ouvrage pionnier, le Theatrum insectorum, compilé dans la seconde moitié du siècle mais qui ne sortira des presses qu’en 1634. Toutefois, ce n’est qu’au XVIIIe siècle que l’entomologie sera reconnue comme une science à part entière, grâce aux recherches de savants de grand renom, tel l’immense Réaumur (1683-1857), à la fois physicien et naturaliste. Au siècle suivant, Jean-Henri Fabre (1823-1915), par ses ouvrages de vulgarisation, notamment ses Souvenirs entomologiques (1870-1889), fera connaître à un public relativement large cette branche particulière de la zoologie. Avec lu

i, l’univers des insectes cesse enfin d’être un univers inquiétant et mystérieux.

En français, le mot insecte n’existe pas avant le milieu du XVIe siècle. Il vient du latin savant insectum, création tardive pour qualifier une catégorie de vers ou de bestioles jusque-là peu différenciés, dont le corps présentait un aspect apparemment inorganisé. Les savoirs antiques et médiévaux, en effet, regroupent souvent dans une seule et même catégorie zoologique tous les animaux de petite taille qu’ils rampent, volent, marchent ou nagent : larves, vers, insectes, rongeurs, tétards, mollusques. Pour ces savoirs, les escargots, les papillons, les souris, les grenouilles, les crevettes et les mouches font partie du même monde. Tout au plus distingue-t-on dans ce vaste ensemble les « vers » (vermes), qui rampent ou qui nagent, des « bestelettes » (bestiolae), qui marchent. Mais les petits animaux qui volent ne trouvent pas leur place dans cette distinction. Bien des auteurs ne savent pas qu’en faire, notamment parce que beaucoup de ces animaux sont des larves avant de se transformer en créatures volantes. Où les ranger ? À qui ou à quoi les rattacher. Un auteur anonyme cité par Vincent de Beauvais, encyclopédiste dominicain du XIIIe siècle, va jusqu’à affirmer que « les papillons sont des fleurs qui volent ».

Avec la Renaissance et ses curiosités renouvelées pour la nature et le monde animal, le savoir se précise davantage. À partir du milieu du XVIe siècle, plusieurs naturalistes commencent à regrouper dans une même catégorie les très petites bêtes dépourvues d’ailes (fourmis, punaises, araignées par exemple) et celles qui en sont dotées. Les secondes sont mieux connues que les premières, mais ensemble elles commencent enfin à former une famille autonome, distincte de celle des vers proprement dits, et plus encore des petits rongeurs ou des petits oiseaux : les insecta

, dont le corps semble insectum, c’est à dire découpé en plusieurs parties.

Cependant, malgré différents ouvrages qui leur sont déjà spécialement consacrés, c’est surtout au siècle suivant, grâce à l’apparition des premiers microscopes, que la connaissance des insectes fait des progrès notables. Des subdivisions apparaissent, appuyées à la fois sur l’aspect externe des animaux, sur leur anatomie interne et sur leurs relations avec les hommes. Certains sont depuis longtemps reconnus comme utiles (les abeilles ou les vers à soie, par exemple), d’autres au contraire sont qualifiés de « vermineux » : ils mangent les récoltes, empoisonnent l’eau et les aliments, éprouvent le bétail. Désormais un groupe de « vermineux » fait l’objet d’une attention particulière : les parasites du corps humains, poux, puces, punaises, morpions et quelques autres.

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Le XVIIe siècle est particulièrement bavard sur ces parasites, peut-être parce  qu’ils se font plus nombreux et plus redoutables qu’aux siècles précédents. À cela différentes raisons dont la principale concerne l’hygiène, spécialement l’hygiène du corps. De fait, dans la longue histoire de l’Europe, aucune autre époque ne fut sans doute aussi sale que le XVIIe siècle. À la saleté et la souillure hélas ! ordinaires, dues aux malheurs du temps (guerres, famines, épidémies, crise climatique, catastrophes naturelles) s’ajoutent désormais  celles qu’engendre le discours nouveau d’un grand nombre de médecins : l’eau est mauvaise pour le corps ; la peau mouillée est perméable à toutes les infections ; mieux vaut se laver peu souvent, et se baigner encore moins ; surtout, il faut fuir les bains publics, lieux de débauche et de pestilence. Pour bon nombre de médecins, changer de chemise régulièrement et se parfumer abondamment suffit pour être propre.

D’où un manque d’hygiène généralisé, une saleté et une puanteur qui touchent toutes les classes sociales, même les plus favorisées. L’envers du Grand Siècle est un cloaque. Les historiens le savent depuis longtemps, les contemporains en ayant fourni de nombreux témoignages. Ces derniers, en revanche, n’ont pas conscience que le lavage quotidien et la propreté corporelle constituent des moyens efficaces de lutter contre les parasites et les maladies qu’ils véhiculent. Ce n’est qu’au XIXe siècle que l’on comprendra le rôle déterminant que certains d’entre eux jouent dans la transmission des épidémies (la peste notamment). Auparavant, comme au Moyen Âge, on croit encore et toujours que ces parasites naissent par génération spontanée, sortant de la peau humide ou échauffée comme les vers sortent des chairs putréfiées.

Du XVIe au XVIIIe siècle, en France mais aussi dans toute l’Europe occidentale, poux, puces, punaises, cirons et morpions sont donc surabondants.

Les puces notamment occupent une place considérable dans la vie quotidienne, dans les relations sociales et dans l’imaginaire. C’est à elles qu’est spécialement consacrée la belle étude de Camille le Doze. Ce livre original et passionnant, le premier sur un tel sujet depuis le XVIe siècle, nous conduira de l’histoire naturelle jusqu’à la poésie érotique, en passant par le discours médical et la pharmacopée, les pratiques d’hygiène et de santé,  les croyances et les superstitions, les manuels de civilité et les règles morales, les stratégies amoureuses et le commerce charnel, l’âme des bêtes et les ruses du Diable.

Assurément, la puce est partout et, comme le souligne avec force Camille le Doze, l’Ancien Régime est son « âge d’or ».

Michel Pastoureau

Directeur d’études à l’Ecole pratique des hautes études

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Mon chat sur mes genoux depuis son Monde

Posté par othoharmonie le 1 août 2014

 

chatLaisse toi envelopper dans cette douce vapeur et laisse venir à toi tout ceci.

Il existe bien un monde où je suis, comme un monde où tu es et les deux font la paire. Ils sont le pendant, comme ils sont le contenant et indissociables ; ils fonctionnent simultanément pareillement à ce que tu expliques comme étant le système des poupées russes. Ces mondes s’interpénètrent et changent de formes et de directions au gré de leurs fonctions et de leurs implications au sein de cet univers de conjonctions planétaires, mais aussi dans l’espace lui-même qui peut être nommé « sidéral ».

Et je suis comme cette vapeur qui t’enveloppe, à la fois là et ailleurs et je suis, pour autant.

J’ai eu la chance, comme le devoir, de t’accompagner pendant des années durant dans ton plan d’expression humaine et c’est en tant que compagnon de route que je me suis investi d’un manteau de poils gris, appelé vulgairement bleu. Mais rien de bleu là-dedans, si ce n’est l’appellation bien hautaine d’un gris très souris… Mais là n’est pas le but de mon discours.

J’ai demandé à ce que ce contact se fasse pour que quelques explications te soient données et que tu puisses aussi les transmettre aux autres, à tes proches comme à ceux que tu ne connais pas encore ou même jamais. Ce que vous nommez la vérité est tellement limitée dans l’histoire sans fin qu’il est difficile de faire changer les opinions, de moduler les acquis ou encore plus puissamment bouleverser des idées reçues qui ont fait leur trou et qui ne peuvent être déracinées, au risque de faire perdre la tête à ceux qui voudraient comprendre une autre réalité. Ces implications, dans le système qui est vôtre, sont telles que chaque « évolution » peut être comprise comme une remise en question, comme un événement si bouleversant qu’il ne peut trouver aucune place dans la mémoire, déjà saturée d’informations diverses et contradictoires. Alors, pourquoi aurais-tu droit à une information différente, toi, si ce n’est par le simple fait que c’est moi qui te l’offre.

Tu as longtemps caressé ma toison de poils, farouche ou craintive, et j’ai reçu chaque caresse comme venant de la main du divin. Toi, la divine. Et je ne peux que te remercier de m’avoir tant aimé, même s’il t’a semblé m’abandonner lors de tes sorties, pour tes occupations de quelques heures, comme de quelques mois. Quelle importance, quand la notion de temps ne peut faire oublier aucun geste, aucune parole, aucun échange d’amour, de regard de cuivre à regard marron ou autre. Et je te reconnais en tant que qui Tu es et je te glorifie pour l’être que tu es, tout simplement. Parce que je t’avais choisie depuis longtemps, moi le timide chat se cachant derrière les canapés, qui n’acceptait de câlin que de sa princesse, qui n’aimait pas être dérangé pour rien dans une quiétude si normale de chat de coussin. Et si cette timidité a pu être prise pour excessive c’est uniquement que mes occupations de chat méditatif ont porté leurs fruits. En tant que concepteur de transcommunications, j’ai fait et établi un réseau autour de toi et j’ai partagé nombre de tes engagements avec ceux que vous nommez des plans supérieurs, pour ne pas savoir où les mettre. J’ai établi une résonance de paraboles pour que les ouvrages se fassent et que les lignes de communication soient en permanence en bon fonctionnement. C’est alors que, dépérissant de mon plan de vie, tu as trouvé de plus en plus difficile la possibilité de te connecter avec ces ailleurs et que tu as même mis en stand-by, tes fonctions d’écrivaine. Ne recherchant juste que le plus aisé pour toi, la communication avec les plans d’expressions connus ou pas de toi, mais moins « loin » de tes rivages accueillants.

Ce n’est pas mon départ qui doit freiner ta propre élévation, variable dans les édifices de ce grand monde, et il est nécessaire de reprendre toute activité qui doit t’amener à rejoindre les très lointaines sphères d’accueil du Monde dans les mondes. Mais il n’est pas encore l’heure d’y revenir de nouveau.

Pour l’instant, permets que je te parle de moi et de mon royaume.

On a appris à certains que la manière la plus adéquate de considérer le règne animal était de le mettre à part, puisque faisant partie d’une autre forme d’expression, dite non humaine. Et il a été question de groupe d’âmes semblables qui se regrouperaient sous la forme d’une âme centrale, le plus souvent régie par un humain ou du moins un préposé à notre règne. Et la même chose a été établie avec les êtres de verdure et ceux des mondes de pierre. Mais, aujourd’hui, quelques barrières commencent à se fracasser, parce qu’elles ne correspondent plus à rien de ce que vous commencez à comprendre, de plus haut, de plus fort, de plus simple. Avec l’arrivée des dimensionnements dans votre compréhension de cette grande Vie, vous avez perçu que tout pouvait être mélangé, comme amalgamé, et non dispatché un peu partout, et surtout coupé des liens qui les unissaient. Vous avez entrevu l’hypothèse que « l’évolution », que vous placez dorénavant entre guillemets, pouvait se faire de manière bien différente et que rien n’était plus petit ou moins important et que tout pouvait prendre place sur le même rayonnage de la construction de la vie, comme de son expérimentation. Ainsi, je te confirme bien que je ne suis pas qu’un chat qui a donné plus de seize ans dans vos comptages de vie pour toi et tes proches, mais que je suis bel et bien un être qui circule, et n’a même jamais cessé de le faire consciemment dans toutes ces ficelles qui se ramifient pour fabriquer ce bel écheveau de vies en simultané, comme vous dites. Elles sont simplement des autres consciences confondues en perpétuelles connexions, interactions, reliances, peu importe le terme qui puisse vous faire admettre puis comprendre l’alliance si étroite qui existe entre tout ce Tout. C’est comme si vous faisiez la comparaison avec votre corps et ce dont il est composé, ainsi vous le mettez encore si souvent « en dehors » de cet équilibre parfait qui nous fait être unis totalement, indistinctement comme parallèlement, ensemble : « êtres » ou ce que vous nommez « choses », et tout ce qui semble entourer ces êtres et ces choses. Alors que même ce qui entoure toute vie est déjà vie.

Et ma démarche pour toi, outre ce merci du fond du cœur, fut pour te rappeler qu’il n’y a jamais séparation avec les mondes d’en haut, d’en bas, autour et dedans. L’interpénétration des éléments de la vie est telle qu’il n’y a que vous qui percevez tout ceci comme parcellé, morcelé et vous vous individualisez à outrance. C’est ainsi que je peux dormir sur ton lit en toute quiétude ou que je peux me reposer sur tes genoux ou encore que je suis parfaitement capable de te parler ouvertement ou encore de te proposer des solutions pour ton ouvrage ou ta vie de tous les jours, sans pour autant que tu me demandes des recettes de cuisine. Ce n’est pas plus ma spécialité que la tienne. Mais par contre, je pense que nous pourrons travailler de concert lorsque tu reprendras la longue écriture de ce nouveau livre qui mettra en scène l’univers. Je suis tout à fait capable de te donner ce coup demain salutaire et d’entreprendre avec toi ce bel édifice, de la même manière que lorsque je me posais sur tes genoux pour écrire en ta compagnie les autres volumes publiés.

Je n’ai que l’apparence qui a été modifiée et mon endormissent dans tes bras a été pour moi la sécurité d’un passage en douceur vers cet ailleurs que je devais rejoindre sans en trouver la force. Mon corps de chat endolori ne pouvait plus manifester ni joie ni souffrance, ni instinct autre que celui de la survie. Et ainsi j’ai offert à cet organisme ce qu’il lui fallait pour que cela soit toi qui m’aides encore, mais cette fois-ci à passer dans mon monde. Pas l’autre monde, mais le mien, qui est semblable au tien. Et j’ai pu aussi avoir l’aide de celui qui avait pris la place de père dans ta vie d’humaine. Et nous avons beaucoup ri de cette joyeuse rencontre en tant que personnages revêtus de notre véritable harmonie, la Vie.

Il ne te serait donc d’aucune utilité de te raconter qui je suis puisque je suis tout à la fois comme toi et les autres multiplicités dupliquées dans les mondes de la Vie. Voilà pourquoi tout le monde retrouve tout le monde, lors des passages…

Et j’ai fait, aussi grâce à toi, l’expérience d’un autre passage que peu de personnes humaines pratiquent et encore moins d’être comme je l’étais, faisant partie de la vie animale, ou du moins reconnue comme telle par vous. J’ai eu la merveilleuse chance de comprendre que l’on pouvait choisir de rester encore un peu, en compagnie de ceux que l’on aime, en changeant juste l’expression de vie et en la remplaçant par une autre désirant tenter l’expérience de celle-ci. J’ai fait un « walk-in » comme vous dites dans votre jargon francisé. Tu m’as donné cette permission et je t’en gratifie encore. Quelle merveille de regarder ces deux lumières qui se croisent, se reconnaissant parfaitement et qui se passent « les consignes » pour que l’échange de vie ne se « voie » pas trop pour l’entourage familial proche. Quelle belle expérience ! J’ai fait la « rencontre » d’un prolongement de ma fraternité et je l’ai remercié de prendre ainsi le relais et de te permettre aussi de conserver avec toi un compagnon de route, de vie. Il avait des informations que je ne connaissais pas et moi, je devenais plus apte à te renseigner sur tes occupations de travail, comme de situations courantes. Et l’expression de nos âmes, puisque vous les nommez ainsi, a donné ce cocktail détonant, permettant à ce corps déjà affaibli par les malaises et dysfonctionnements, de retrouver une nouvelle jeunesse, surtout dans le sens de la découverte d’un monde vu par les yeux d’un chat.

Réalises-tu combien, suivant la hauteur de ta situation et des fonctions vitales, la vie peut paraître complètement différente d’un état à un autre. Mes préoccupations n’étant pas les vôtres, mes instincts étant différents, mes besoins aussi et mes pensées, n’en parlons pas. Si, peut-être… À quoi peut bien penser un chat ? Qu’il soit de « gouttière » ou de « coussin ». En fait, il ne « pense » pas, il vit tout simplement. Il hume la vie, il la connaît par cœur, dans ses moindres fractions, dans ses plus grands secrets, il la sait. Il ne dort pas toujours, il écoute, il ressent, il transmet, il sait. Il ne ronronne pas non plus, il vibre de sa note primaire et la donne à son hôte. Il propage ses ondes de vibrations pour que le corps, qu’il soit humain ou pas, soit au fait de tout ce qui l’entoure. Il le renseigne, il le connecte, il le réaligne, il le projette même au delà de son monde lors de ses sommeils ou lors de ses états d’éveil non éveillé. Il est ce relais entre tout ce qui bouge, respire, vit et son maître. Mais qui est donc le maître, si tant est qu’il en existe vraiment Un ???

Ne sois donc pas surprise de me retrouver encore, lorsque les discussions reprendront, lorsque les réunions auront lieu, lorsque l’écriture sera de nouveau ton lot quotidien. Et transmets ceci à tous ceux qui ont besoin de comprendre la différence des mondes qui n’en est pas une. À ceux qui croient que leurs petits êtres chers ont rejoint les « défunts » qui ne sont jamais morts. À ceux qui ne savent pas que toute la Vie est une et que nul escalier, échelon, compartimentation ne peuvent la fractionner, la délimiter pour classifier les bons des moins bons, les mauvais des méchants, le plus évolués des plus faibles, les plus hauts et forts des plus simples et insignifiants…

Ainsi l’araignée du plafond est à la bonne place pour aider à communiquer entre vous. Le lézard qui réchauffe son corps sait bien quand il va pleuvoir ou fraîchir et tranquillise les humains apeurés. L’hirondelle n’annonce pas seulement le retour du printemps, car parfois, elle en loupe même la date. Elle gazouille ses sons aigus pour amener la joie dans le cœur des hommes. La cigale le réchauffe en essayant de jouer des ailes pour se rafraîchir. Le serpent apprend à l’homme à se cacher, à se terrer pour mieux se protéger, souvent de lui-même et de ses craintes. La fourmi qui paraît si avare et travailleuse aide l’humain à construire l’édifice de sa vie sans avoir peur du manque. Le papillon réapprend à l’homme la liberté, la buse ou l’épervier : la force, la ténacité ; l’aigle : la puissance et la grandeur d’âme ; le hérisson : la protection et la douceur mêlées font de bonnes amies. La grenouille chante l’humidité et honore l’élément eau. Le chien distille l’amour comme le fait un chat, mais différemment, sans condition car il acceptera même la maltraitance de son maître, non pas comme une fatalité, mais comme quelque chose qui lui paraît normal. Il absorbe la « négativité » de son entourage. Le cheval aime l’espace, la rapidité, il est la finesse, la réception du courage et de l’immensité de la vie. L’éléphant est la terre, la volonté, la ténacité. La girafe, la vision de loin, la vigie de la vie…

Chaque être que vous avez déjà reconnu comme étant porteur d’une certaine symbolique a son rôle à jouer à vos côtés et tous, dans leurs différences, vous permettent d’apprendre leurs particularités, leurs pouvoirs, leurs forces. Ils en détiennent plusieurs, bien évidemment, mais sont plus axés sur certaines capacités qu’ils vont mettre à votre service. Ainsi, ceux qui aiment la compagnie des cigales ne seront jamais ceux qui préfèrent les canaris. Rien n’est le fruit du hasard, vous le savez bien, rien n’est placé là comme ça, vous le comprenez parfaitement, tout a son « utilité », sa juste place. Ainsi, lorsque tu avais cinq perroquets différents chez toi et qu’ils me cassaient souvent ma sieste, ils étaient là pour t’apprendre à t’ouvrir et à parler devant le monde, devant un public ou simplement à t’exprimer au mieux de ton vocable quand le moment était venu de le faire… Et tu croyais que c’était toi qui leur apprenais à parler…

Il n’y a pas de faute à ne pas savoir, il n’y a pas de honte de n’avoir pas su. Il est si important de vivre, seulement.

Et comme un bel auteur de récit joyeux, je voudrais remercier tous ceux qui ont caressé mes poils, ceux qui le faisaient pour attirer mon attention, pour me câliner vraiment ou pour tenter d’apprivoiser le sauvage. Je remercie ceux qui m’ont aidé à me nourrir car je n’étais pas très enclin à la chasse de mes congénères les souris, mais plus joueur avec mes amis les oiseaux. Il en existe certains qui sont passés dans ma vie et d’autres qui m’ont permis de la réaliser et à tous ceux-là j’adresse ma plus belle révérence. Parce qu’ils ne savaient pas ce qu’ils faisaient ni pour quoi ils le faisaient : pour eux, pour moi, pour la Vie…

Et que la Vie continue puisqu’elle n’a jamais cessé d’être, comme vous tous, comme toi, cette Mère qui m’as tant donné, toi cette enfant qui ne savait comment m’aimer, toi ce père adoptif qui m’a accepté, toi cet autre père qui m’a promené… Et tous les autres qui comprenaient, ou avaient reconnu, que j’étais un chat « à part » et qui ont su sentir ce que je portais en moi : la flamme de la Vie. Merci !

Pas d’épitaphe, pas de fleurs, pas de larmes, juste une photo, mais c’est tant me limiter déjà…

Fifi, alias Fievel de Falkland, le chat persan bleu aux yeux de cuivre, vous salue dans notre éternité…

Page d’origine : http://www.lesperlesdelunivers.fr/pages/Mon_Chat_dans_son_eternite-1522820.html

 

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Nandou de Darwin

Posté par othoharmonie le 31 mai 2013


Nandou de Darwin dans AUTRUCHE - EMEU darwinLe Nandou de Darwin (Rhea pennata) est une espèce d’oiseau d’Amérique, voisin de l’autruche. Il court très vite et peut ainsi atteindre 60 km/h. Les griffes acérées au bout de chaque orteil, sont des armes efficaces.

  • Poids:
    • Femelles : 20 kg
    • Mâles : 30 kg
  • Hauteur à la tête:
    • Femelles : 1,30 à 1,40 m
    • Mâles : 1,50 à 1,60 m
  • Vitesse de pointe: 60 km/h

Les mâles deviennent agressifs durant la période de reproduction. La femelle pond ses œufs au-dehors du nid et le mâle en pousse la plupart à l’intérieur du nid. Certains œufs restent au-dehors, pourrissent et attirent les mouches: le mâle et, plus tard, les poussins, se nourrissent de ces œufs-là.

  • Ponte : 2 à 5 oeufs
  • Incubation: 38 jours
  • Longévité  : 30 ans

Ils vivent dans les pampas herbeuses de Patagonie et du plateau andin.

Charles Darwin le découvrit à Puerto Deseado lors de son tour du monde à bord du Beagle.

Le nom nandou vient du guaraní  signifiant araignée et guazu grand, donc grande araignée, le plus probablement en relation avec leur habitude d’ouvrir et abaisser alternativement les ailes lorsqu’ils courent.

Protection du Nandou

Cette espèce et toutes ses sous-espèces, très menacées, figurent sur la liste des espèces de l’Annexe I de la Cites (Convention sur le commerce international des espèces de faune et de flore sauvages menacées d’extinction, dite convention de Washington). Seule la sous-espèce Rhea pennata pennata Orbigny, 1834 que l’on trouve en Argentine est inscrite à l’annexe II.

Venez rejoindre le forum de Francesca : http://devantsoi.forumgratuit.org/

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Phobies des araignées

Posté par othoharmonie le 18 août 2012


9 cas de phobie des araignées étudiés.
9 guérisons : toutes obtenues après une séance.
Temps moyen total pour atteindre la guérison : entre 30 minutes et 1 heure.

Pour en savoir plus sur les modalités de cette étude, consultez le site www.tipi.fr
Phobies des araignées dans ARAIGNEE Araignee-petite-bete-grande-peur_imagePanoramique500_220

Comme pour la très grande majorité des phobies animalières, l’animal incriminé n’est que la représentation la plus crédible des résidus agglomérés après dissolution incomplète d’un jumeau monozygote non viable. L’animal en question peut en avoir, de façon plus ou moins réaliste, l’apparence et la consistance de ce résidu : c’est le cas de l’araignée, du serpent, de la pieuvre, du crapaud et sans doute de la souris. Mais l’animal semble également, sans en avoir la forme, pouvoir être représentatif de l’agression subie par le fœtus : le chien pour la morsure, le moustique ou l’abeille pour la piqûre. 

Les phobies animalières vont régulièrement de paire avec les souffrances générées par la pollution du liquide amniotique par décomposition d’un jumeau : eczéma, allergie, maux de ventre, malaise à la vue du sang, peur de la violence, peur du noir, insécurité chronique, sommeil agité, cauchemars.

Les séances sur les phobies animalières ne comportent, pour seule difficulté, le fait que la situation de départ proposée est souvent virtuelle. Les descriptions font rarement état d’une rencontre réelle avec l’animal. Les phobiques des reptiles n’ont généralement jamais vu de serpents ailleurs qu’en photo ou à la télévision. Ce qu’ils décrivent des situations de panique n’est, dans la plupart des cas, que leur appréhension à rencontrer l’animal.

Pour accéder à l’étude complète sur la phobie des araignées, commandez le livre de Luc Nicon « Tipi : technique d’identification des peurs inconscientes » aux éditions « Emotion Forte« . 

 

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Serpents dans tous ses états

Posté par othoharmonie le 12 mai 2012

 

 Issu du livre : »Un zèbre au Sahara » de Chris Saunier

 

Serpents dans tous ses états dans SERPENT DSC_2764-recDepuis qu’Eve a croqué la pomme, les serpents ont mauvaise réputation.

 Pour beaucoup d’entre nous, ces animaux sans bras ni jambes symbolisent encore la perfidie. On les gratifie volontiers d’une intelligence ne dépassant pas celle d’une assiette de couscous. Pourtant, ils parviennent à survivre aux  pires conditions. Cette prouesse mérite quand même quelques explications…

Comme beaucoup de ses cousins, la vipère à cornes est sourde comme un pot. 

Elle n’a pas plus d’ouïe qu’un fer à repasser. En revanche, elle dispose d’un odorat qui ferait baver de jalousie n’importe lequel de nos toutous.

 Son autre talent est moins célèbre. Il n’a été reconnu que très tard, et tout à fait par hasard. On doit cette découverte à une équipe de jeunes sismologues japonais. Au cours d’un voyage d’études dans le désert, ils remarquèrent cette race de vipères, encore plus sauvage que les autres.  Perdue au milieu des dunes, avec peu de nourriture aux alentours, la vipère à cornes ne devait sa survie qu’à un système de chasse bien particulier. Elle possédait une aptitude démesurée à ressentir les vibrations du sol. Beaucoup plus prononcée que chez les autres serpents, elle utilisait cette supériorité pour localiser ses proies, à distance. Elle pouvait ainsi déceler le pas d’un animal à plusieurs kilomètres!

 En face d’une telle découverte, les étudiants nippons rentrèrent pensifs au pays du soleil levant. L’idée germa et l’année suivante, ils financèrent eux-mêmes une expédition qui retourna au Sahara. Son but : capturer des vipères à cornes pour les étudier. Dès que les premiers spécimens arrivèrent au Japon,  les travaux commencèrent. Les facultés de ces bestioles pour détecter les variations sismiques allaient être efficacement utilisées. C’est ainsi que le Japon mit en place l’un des tous premiers systèmes de prévision des tremblements de terre.

 Donc, si un jour vous croisez une vipère à cornes et qu’elle s’enfuit à votre approche,  ne vous imaginez surtout pas que votre arrivée ait pu la surprendre. 

Mine de rien, ça faisait déjà un bon quart d’heure qu’elle vous « écoutait marcher ». 

Ne vous fiez pas non plus à son allure nonchalante. Derrière ses faux airs de  spaghetti trop cuit, cet animal reste perpétuellement à l’écoute de son environnement.

 Côté serpents, la France est plutôt bien lotie. Nos petits orvets terrorisent autant  qu’un lacet de chaussure. Quant à nos grosses couleuvres, elles ne sont pas plus venimeuses que des chipolatas. En faisant du camping sauvage, l’une d’elles a même partagé illicitement mon duvet. Discrètement enroulée contre mon ventre, je ne l’ai découverte qu’au matin, en ouvrant les yeux. Je vous laisse imaginer à quel point le réveil fut mouvementé… 

 Seule, la rarissime couleuvre de Montpellier dispose d’un venin. C’est le reptile venimeux le plus long et le plus rapide d’Europe, mais  la pauvre bête n’est pas gâtée par la nature. Avec ses crochets dissimulés tout au fond de la gueule, il lui est pratiquement impossible de mordre un humain. A moins, bien sûr, qu’il ne lui tende le doigt, mais la cervelle  est alors à soigner autant que la morsure… 

 Ce curieux serpent, résultat probable du croisement entre un tuyau d’arrosage et une agrafeuse, reste une exception de la nature.

A la suite d une morsure de serpent, des mesures rapides doivent être prises. 

Il faut commencer par nettoyer la plaie. Un bandage doit ensuite être posé sur la blessure et le blessé doit être transporté d’urgence dans la plus proche unité de soins. En cas de doute, le serpent doit être tué et apporté pour identification,  ce qui déterminera l’administration d’un sérum antivenimeux spécifique.  Pas facile de courir après un cobra de deux mètres qui vient de vous infliger une profonde morsure. Il connaît bien son territoire et, à la vitesse où il se débine,  vous risquez une embolie. Quant à le tuer, je vous laisse le soin d’imaginer une méthode…

  Au Maroc, comme dans beaucoup de pays chauds, le venin des serpents se modifie beaucoup avec l’environnement. Il n’a pas toujours la même composition qui dépend de la nourriture, de la fréquence de ses repas, et aussi de la température extérieure et du climat. Dans cette région du globe, la variation saisonnière de la toxicité des venins est très importante.  Ainsi, ils deviennent plus alcalins et plus actifs si la température s’élève. 

ophuicius_grec dans SERPENT   Dans les régions bordant le Sahara, il existe des circuits touristiques très connus. Ils donnent un aperçu paradisiaque du désert et présentent l’avantage d’être sans danger. On y croise aussi bien des retraités passionnés par les belles photos que des baroudeurs du dimanche en mal d’exotisme. En milieu d’après-midi, les convois d’autobus, ou de Land roover, déposent les grappes de touristes au pied des immenses dunes. En attendant de pouvoir photographier le coucher du soleil, chacun s’affaire pour monter sa tente.

Les bêtes qui vivent dans les parages ont pris l’habitude d’attendre sagement le départ des voyageurs avant d’aller fouiller les restes de leurs repas. Ces animaux trouvent régulièrement de la nourriture et ne sont donc absolument pas agressifs. Comme le prétend ce vieux proverbe africain : «  la nourriture calme !  ». Ici, les bestioles sont plutôt craintives et s’enfuient à l’approche de l’homme.

Si l’on pénètre dans le désert en utilisant les pistes, on se sent peut être plus aventurier, mais le contact avec les animaux reste le même. La véritable aventure commence là où personne ne va jamais. Pour cela, il faut quitter définitivement les pistes et s’enfoncer profondément dans le désert. Alors, la nourriture devient rare, voire inexistante. Le comportement des animaux change du tout au tout. Pour les bestioles du quartier, le moindre objet qui traverse le paysage représente peut-être le dernier repas avant longtemps. Alors, l’animal affamé ne fait plus la différence entre une souris et une voiture. Il s’attaque à tout ce qui n’est pas en sable. La survie dans un désert est à ce prix. Alors qu’ailleurs un autoradio resté allumé ferait fuir les animaux, ici, il va au contraire attirer bon nombre de bestioles. S’il y a dans les parages des écailles, des poils ou des dents, elles ne tarderont pas à rappliquer…

Un matin, j’avais quelques vérifications à effectuer avant de démarrer. A moitié réveillé, j’ai ouvert la portière et mis les pieds dans le sable. Aussitôt, un serpent est sorti de sous la voiture. C’est le genre de surprise qui vous déclenche un réveil explosif. Je suis passé instantanément de l’état nébuleux à celui de ressort. Je me suis retrouvé debout sur le capot, sans me souvenir comment j’y étais monté. Les pupilles bien collées au fond des yeux, j’ai ensuite passé le reste de la journée à regarder constamment derrière moi.

Donc, le matin, avant de descendre de sa voiture mieux vaut regarder où on pose le pied. L’ombre du véhicule a certainement attiré bon nombre de petits animaux. Sous la voiture, c’est peut-être devenu un zoo. Si le premier coup de démarreur fait détaler quelques fennecs, c’est plutôt bon signe. Leur caractère de prédateur est la garantie qu’aucune autre bestiole n’a pu s’introduire sous le véhicule. Sinon, il peut y avoir des serpents, ou des scorpions noirs. Leur piqûre est tout simplement mortelle. Alors, il est conseillé de démarrer et de rouler un peu. Les vibrations de la voiture permettent aussi de se débarrasser des bestioles nocturnes qui auraient pu se faufiler sur les pièces mécaniques. Je me souviens d’un autre réveil dans la voiture, les vitres couvertes d’araignées. J’ai découvert plus loin, la carcasse d’un animal qui leur servait de nid.

Voir d’autres chapitres du livre ici : http://perso.magic.fr/unzebreausahara/lire_un_chapitre.htm

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Crapaud

Posté par othoharmonie le 30 mars 2012

 

Bufo bufo, Crapaud commun (France)Le mot crapaud est un nom vernaculaire ambigu qui est donné en français à plus de 500 différentes espèces d’amphibiens anoures, les Bufonidaeet notamment parmi eux, les représentants du genre Bufo, genre le mieux représenté sur la planète avec plus de 250 espèces.

Comme d’autres amphibiens (dendrobates par exemple), les crapauds produisent, parfois déjà à l’état de têtard, des venins contenant des agents toxiques et parfois aussi hallucinogènes, qui les protègent de nombreux prédateurs. De plus leur peau est plus épaisse et résistante à la déshydratation et aux blessures.

Les crapauds descendraient d’un ancêtre commun sud-américain qui vivait il y a plus de 10 millions d’années. Mais ils ont depuis lentement colonisé presque tous les continents (ils sont absents ou récemment introduits par l’homme à Madagascar (l’Île de Victor Fadin), en Australie, dans les petites îles isolées et dans quelques grandes îles du Pacifique.

Fig. 1  Un crapaud commun, Pologne, 2004Récemment, quelques espèces ont été introduites en Australie (vers 1935) et dans certaines îles, pour chasser des insectes parasites, dans la canne à sucre notamment, mais ils sont alors souvent devenus invasifs, sans jouer le rôle qu’on attendait. En particulier le Bufo marinus pose de sérieux problèmes en Australie.

  • comme tous les anoures, les crapauds sont des animaux dits à sang froid (poïkilothermes). Ils sont également anamniotes, c’est-à-dire que l’embryon ne possède pas d’amnios. La fécondation est externe (à l’extérieur des voies génitales), dans l’eau le plus souvent (certaines espèces mouillent régulièrement leurs chapelets d’œufs dans le cas du crapaud Alyte accoucheur). Leur développement post-embryonnaire comporte généralement une métamorphose. Le début de leur vie se passe dans l’eau, puis l’adulte, sauf au moment de la reproduction, vit plutôt sur la terre, généralement en forêt ou dans des zones hygrométriques élevées, mais il existe quelques espèces de milieux relativement arides ;
  • ils ont des pattes très courtes, sautent mal et vivent sur le sol, préférant marcher ;
  • ils ont le museau arrondi ;
  • ils n’ont pas de dents ;
  • ils ont un œil à pupille horizontale ;
  • ils ont une peau rugueuse, recouverte de pustules ;
  • leur langue n’est pas échancrée comme celle des serpents ;
  • Crapaud dans GRENOUILLE 220px-Common_toad_%28aka%29à l’état de larve (têtard), ils se nourrissent de végétaux et de bactéries, puis à l’état adulte de vers de terreescargotslimacescloportesmille-pattesmouchesaraignéesfourmispunaises,chenilles, et autres invertébrés ;
  • leur chant est dans la plupart des cas plus discret que celui des grenouilles, parfois émis sous l’eau ;
  • ils sont les seuls amphibiens à posséder à la fois une peau résistante à la déshydratation et une réserve de graisse, dite « corps gras inguinal », ce qui leur permet de parcourir une plus grande distance que les autres amphibiens par rapport à l’eau ;
  • les espèces qui prennent soin de leur progéniture (crapaud accoucheur) pondent peu d’œufs ; d’autres espèces peuvent pondre jusqu’à 45 000 œufs, dont un faible pourcentage survivra, mais qui leur ont permis de traverser des millions d’années.

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Araignée, être inoffensif

Posté par othoharmonie le 5 janvier 2012

Avant d’aller plus loin, tordons le cou à deux idées reçues sur les araignées ; sa venimosité et son inutilité.

 

Araignée, être inoffensif dans ARAIGNEE 192px-MILAN_Jean-Jacques_Pisaura_mirabilis_3La soi-disant venimosité de l’araignée est la cause première des répugnances qu’elle nous inspire, mais même s’il est vrai que cet animal est muni de deux crochets donnant une mort rapide à ses proies, ce venin est cependant sans gravité sur les humains car sur les 50 000 espèces décrites, seules une demi-douzaine sont dangereuses pour l’homme. Et pour finir de vous rassurer, sachez que parmi les plus de 800 espèces recensées en France, seules 12 d’entre elles peuvent pénétrer notre peau. En effet, la plupart des araignées ne disposent pas de crochets venimeux assez longs, effilés et puissants pour transpercer notre peau, c’est ainsi que quand on parle de piqûres d’araignées, la plupart du temps il ne s’agit que d’une légère irritation causée par l’injection de venin entre le derme et l’épiderme, et sous réserve d’une réaction allergique cet accident est tout à fait bénin. 

 

Il faut cependant reconnaître que même en France certaines espèces présentent des dangers pour l’homme, citons par exemple la malmignatte (photo) espèce méridionale de la fameuse veuve noire, vivant dans les sillons des champs en Corse et étant à l’origine de quelques accidents, c’est aussi le cas pour le théridion lugubre (photo) qui si l’on se réfère à L. Dufour a causé lui aussi de sérieuses frayeurs aux montagnards de la Catalogne ainsi que dans la région d’Avignon. Et tout près de nos frontières, n’oublions pas non plus la tarentule qui vit en Italie et peut provoquer chez la personne piquée des accès convulsifs qui, selon la légende ont pour remède certains airs spéciaux de musique. Cette thérapeutique étrange héritée d’un médecin des Calabre semble être à l’origine de la tarentelle, mot qualifiant cette danse rapide et gaie ainsi que la musique qui l’accompagne.

 Mais aucun cas de décès entraîné par une morsure d’araignée originaire de france n’a jamais été recensé dans ce pays.

 240px-Pisaura_mirabilis_Luc_Viatour dans ARAIGNEEEn fait, en Europe les accidents relatifs aux piqûres d’araignées sont rares et souvent exagérés, l’araignée bien loin de nuire à l’homme est tout au contraire, et ce, de façon involontaire, un vaillant protecteur de sa santé. En effet, les araignées se nourrissent d’insectes volants et rampants qui en s’introduisant dans nos foyers amènent parasites et impuretés diverses, telle la mouche qui après avoir folâtré dans des déjections vient se poser dans votre assiette… ou la fourmi venant en éclaireuse pour chercher un nouveau garde-manger pour ses congénères… Et pour ceux qui détestent vraiment les araignées sachez que les trois espèces que nous allons étudier dévorent les autres araignées qui entrent dans vos maisons !!!

 Aux États-Unis la présence d’une espèce de tégénaire est encouragée dans les maisons car elle détruit une autre espèce de tégénaire tegenaria agrestis qui fait partie des trois espèces d’araignées d’Amérique du nord qui peuvent être à l’origine de mauvaises blessures pour l’homme.

 De plus même si l’on a depuis longtemps renoncé à utiliser la soie d’araignée pour confectionner des vêtement, cette dernière est sur le point de rendre un grand service à l’homme car après avoir découvert que certaines araignées produisaient des fils de soie proportionnellement plus solides qu’un câble d’acier. Certains scientifiques ont calculé qu’un filet constitué de fils d’araignées de l’épaisseur d’un crayon serait assez résistant pour arrêter un Boeing 747 en plein vol !!! l’armée américaine envisage sérieusement la confection de gilets pare-balles en soie d’araignée mais pour l’instant les chimistes étant incapables de synthétiser cette substance en laboratoire ce projet reste en suspend car il serait trop long et fastidieux de « traire » assez d’araignées pour fabriquer une quantité industrielle de ces gilets.

                                                         

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Araignée du Coran

Posté par othoharmonie le 5 janvier 2012

 Argiope bruennichiL’araignée, que de nombreuses civilisations admirent pour la perfection de ses toiles, est le titre donné à la sourate (chapitre) 29 du Coran (al-Ankabout en arabe), qui compte 69 versets. Dans cette sourate, il s’agit de résister aux incrédules qui détournent les croyants de leur foi et qui devront répondre de leurs actes au jour de la résurrection. On y rappelle l’épisode de Noé et du Déluge envoyé pour punir le péché. Il y est précisé que : « Ceux qui prennent des maîtres en dehors de Dieu sont semblables à l’araignée : celle-ci s’est donné une demeure, mais la demeure de l’araignée est la plus fragile des demeures » [14].

On retrouve une telle allusion dans le livre de Job : « Sa confiance [celle de l’impie] n’est que filandre, sa sécurité, une toile d’araignée. S’appuie-t-il sur sa demeure, elle ne tient pas ; s’y cramponne-t-il, elle ne résiste pas » [8, 14-15]. Il faut pratiquer la prière qui « éloigne l’homme de la turpitude et des actions blâmables » [45], s’entretenir avec les gens du Livre, juifs et chrétiens, « de la manière la plus courtoise » [46] sauf s’ils sont injustes, car : « Oui, nous dirigerons sur nos chemins ceux qui auront combattu pour nous. Dieu est avec ceux qui font le bien » [69]

 

 

Source : le Dictionnaire de Dieu par Pierre Chavot aux Editions France Loisirs.

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Oracle de L’araignée

Posté par othoharmonie le 2 octobre 2011

Oracle de L'araignée dans ARAIGNEE Insectes-InsectsDans le tirage d’une seule carte, pour une réponse divinatoire immédiate: Vous avez tiré l’araignée, vous obtiendrez la réalisation de vos souhaits, en faisant preuve de patience et d’observation. 


Pour une question sentimentale: vous vous montrez trop secret ou trop personnel, manifestez davantage votre tendresse à l’être aimé. 

 

Pour une question d’ordre professionnel ou financier: en manifestant plus de bonne humeur, vous créerez un meilleur climat autour de vous. 


En position 1 dans le tirage en croix: la réalisation de votre capital chance dépend de votre ouverture aux autres. En position 2 dans le tirage: méfiez vous des hypocrites. En position 3 dans le tirage : vos projets vont se réaliser si vous restez patient et réaliste. 


En position 4 dans le tirage: la chance tourne en votre avantage si vous ne vous laissez pas déstabiliser. 

 

 

Superstition et tradition 

L’araignée symbolise la fragilité et le coté éphémère de toute chose. Certaines mythologies l’associent aux Parques, célèbres divinités fileuses, ayant le pouvoir de vie et de mort sur le destin humain.
En France, on dit qu’une maison qui possède des toiles d’araignée est une maison saine dans laquelle aucun esprit malin ne s’y est installé.

Barre de Séparation

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Prédateurs de l’araignée

Posté par othoharmonie le 1 octobre 2011

Prédateurs de l'araignée  dans ARAIGNEE 349Les populations d’araignées sont dans la nature contrôlée par divers prédateurs, dont :

  • des insectes, avec en particulier les guêpes, dont toutes les guêpes pompiles (Pompilidae dont on compte 560 000 (?) espèces rien qu’en France) exclusivement prédatrice d’araignées, qu’elles piquent précisément au niveau des centres nerveux en les paralysant avant de les emporter dans le gîte d’élevage des larves, ainsi que les guêpes maçonnes (Sceliphron) construisent des urnes de terre qu’elles remplissent de petites araignées paralysées qui serviront à alimenter leurs larves)

  • de nombreux reptiles,
  • certains amphibiens,
  • de nombreux oiseaux dits insectivores ou plus généralistes dont presque tous les oiseaux mangeant près du sol ou sur le sol (grive, bergeronnettes, rouge-gorge, roitelet, etc.. jusqu’au héron, en passant par les faisans, les poules, pintades, perdrix…),
  • certains mammifères, dont chauve-souris, hérisson, renards ou mustélidés (dont belette, fouine…).

Les araignées sont aussi victimes de maladies dues à des bactéries, virus, parasites (dont champignons parasites (ex : Cordyceps ou champignons du genre Gibellula) qui peuvent les tuer comme cela existe assez fréquemment aussi chez d’autres arthropodes, dont on découvre encore de nouvelles espèces.

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Types d’araignées

Posté par othoharmonie le 30 septembre 2011

 Argiope bruennichiL’ordre des Araneae se subdivise en deux sous-ordres : le sous-ordre des Opisthothelae, qui est constitué des infra-ordres des Mygalomorphae (mygales) et des Araneomorphae (les espèces modernes) ; et le sous-ordre des Mesothelae, dont les membres sont des espèces primitives de l’Asie.

Les 42 000 espèces d’araignées recensées à ce jour sont diverses : de 10 cm chez certaines mygales à 0,2 mm chez les plus petites

Liste des familles d’araignées
D’après
The World Spider Catalog, Version 11.5
Liste établie le 29 décembre 2010 

 

Quelques familles et regroupements importants : 

  • Atypidae (Mygales) : elles possèdent des lames maxillaires et vivent dans un terrier prolongé par un tube de soie ; elles sont plus fréquentes sur un sol calcaire.
  • Ctenizidae (Mygales) : elles n’ont pas de lames maxillaires et vivent dans un terrier fermé par un opercule.
  • Cribellatae : regroupement d’un ensemble disparate d’araignées tisseuses de toiles ; la soie extrêmement fine a une apparence bleutée caractéristique.
  • Eresidae : habitent un tube de soie enfoncé dans le sol et terminé par un auvent ; grosses araignées massives, noires, discrètes ; se trouvent dans les landes.
  • Amaurobiidae : grandes araignées cribellates tissant une toile irrégulière ; elles fabriquent une retraite tubulaire, contre les murs ou sous les pierres.
  • Dictynidae : petites araignées cribellates (max : 5 mm) construisant des toiles très irrégulières surtout dans la végétation basse mais également sur les murs ; l’abdomen est souvent très caractéristique.
  • Oecobiidae : petites araignées avec un céphalothorax presque circulaire et un gros tubercule anal ; le nid a une forme étoilée.
  • Uloboridae : araignées cribellates aux toiles géométriques complètes (Uluborus) ou segmentées (Hyptiotes), horizontales ou peu inclinées ; pas de glandes à venin.
  • Oonopidae : araignées errantes nocturnes, de couleur rose, très petites, avec six yeux ; on les trouve dans les maisons ou les détritus.
  • Dysderidae : grosses ou moyennes araignées errantes avec six yeux, fortement armées ; mœurs nocturnes, s’abritent sous les pierres ou les bois morts pendant le jour.
  • Segestriidae : araignées allongées qui font des toiles tubulaires dans des trous dans les fissures des murs ou des rochers, avec des fils avertisseurs radians prolongeant le tube ; les pattes III sont tenues parallèles aux I et II.
  • Loxoscelidae Exemple : Le genre Loxosceles (Loxosceles reclusa ou Brown Reclused Spider en anglais)
  • Scytodidae : araignées-cracheuses qui projettent à un ou deux centimètres de distance une petite boule de gomme qui englue leur proie ; possèdent trois groupes de paires d’yeux et un céphalothorax très bombé.
  • Pholcidae : araignées munies de très longues pattes ; elles font des toiles très irrégulières en forme de nappe et les balancent quand on les dérange ; se plaisent dans les habitations.

Exemple : le genre Pholcus (Pholcus phalangioides ou Pholque phalangide).

  • Zodariidae : petites araignées qui se nourrissent de fourmis ; les pattes n’ont pas d’épines, la couleur est violacée ; se trouvent essentiellement dans les bois de pins.
  • Gnaphosidae ou Drassidae : araignées nocturnes vivant sous les pierres dans des loges de soie ; les filières antérieures sont longues et bien visibles, les yeux médians postérieurs sont rapprochés ; nombreux genres.
  • Clubionidae : araignées nocturnes qui habitent des loges sous la végétation ou les roches posées au sol ; le cocon est installé dans une feuille repliée. Exemple : les genres Cheiracanthium et Clubiona.
  • Liocranidae : araignées nocturnes qui se distinguent des Clubionidae par deux rangées d’épines sur les pattes antérieures ; elles habitent la végétation basse ; lors de la parade, le mâle fait vibrer ses deux paires de pattes antérieures à grande vitesse devant la femelle ; le cocon est installé dans des loges recouvertes de terre.
  • Zoridae : araignées possédant des yeux noirs, les postérieurs plus gros que les autres ; le céphalothorax est effilé vers l’avant, les pattes antérieures sont munies de deux rangées d’épines ; les femelles gardent leurs cocons sous les pierres ou les feuilles tombées sur le sol.
  • Anyphaenidae : semblables aux Clubionidae ; une seule espèce avec une bande jaune et deux chevrons noirs sur l’abdomen ; vie arboricole, chassent à l’affût.
  • Sparassidae : les pattes sont très étalées ; l’espèce la plus remarquable est Micrommata virescens, de couleur verte, qui se rencontre dans la végétation basse des milieux humides.
  • Thomisidae : ce sont les araignées-crabes, très souvent mimétiques du support où elles chassent à l’affût (fleurs, sol, etc.) ; les pattes I et II sont beaucoup plus longues et plus fortes que les III et IV ; leur venin agit très rapidement.
  • Philodromidae : araignées au corps plutôt aplati, avec des pattes presque égales ; elles chassent à l’affût dans la végétation et peuvent se déplacer très vite.
  • Salticidae : araignées diurnes sauteuses avec des pattes en général courtes et fortes, les antérieures parfois renflées ; les quatre gros yeux antérieurs sont parfois mobiles ; elles n’hésitent pas à sauter sur le doigt qui s’approche. C’est la famille qui contient le plus grand nombre d’espèces dans le monde.
  • Oxyopidae : les pattes sont longues et toutes épineuses ; elles chassent à courre comme les lycoses ou en sautant comme les salticides.
  • Lycosidae : les araignées-loups chassent en courant et en bondissant sur leurs proies ; petits yeux antérieurs sur une ligne, deux yeux postérieurs très gros ; elles transportent leurs œufs dans un cocon accroché aux filières ou leurs jeunes sur le dos. Exemple : les genres Acantholycosa, Alopecosa, Arctosa, Aulonia, Hygrolycosa, Pirata, Tricca, Trochosa et Xerolycosa.
  • Pisauridae : elles ont des allures de lycoses avec des yeux plus petits ; la femelle transporte son cocon sous son sternum ; les pattes I et II sont réunies au repos ; le mâle de Pisaura capture une proie qu’il offre, enveloppée dans de la soie, à sa femelle en guise de cadeau de mariage, dit-on ; plus prosaïquement sans doute pour ne pas lui servir de proie. Exemple : les genres Dolomedes ou Pisaura  

Pisaura mirabilis dans une fleur de gazania 

  • Agelenidae : fabriquent une toile en nappe avec une retraite tubulaire ; les filières postérieures sont longues et possèdent deux articles. 

  • Hahnidae : construisent une toile en nappe au-dessus de laquelle elles chassent.
  • Mimetidae : elles chassent d’autres araignées et occupent souvent leurs toiles ; l’abdomen est très renflé, les pattes nettement annelées.
  • Theridiidae : araignées aux pattes fines et à l’abdomen globuleux ; toile irrégulière, avec parfois une retraite sur le dessus. Exemple : le genre Theridion.
  • Nesticidae : semblables aux Therididae mais leurs pattes sont plus longues ; se rencontrent dans les lieux humides.
  • Theridiosomatidae : araignées très petites et globuleuses ; la toile conique en forme de parapluie retourné doit cette forme à la tension donnée au fil avertisseur.
  • Tetragnathidae : araignées de forme générale très allongée ; toile à moyeu ouvert, se trouvent le plus souvent près de l’eau.
  • Metidae : les paires de pattes I et II sont relativement allongées ; elles font des toiles irrégulières à moyeu ouvert et recherchent les lieux humides et sombres.
  • Araneidae : ce sont les épeires, araignées en général assez grandes avec des pattes très épineuses ; construisent des toiles géométriques, à moyeu fermé, souvent avec une retraite.

Types d'araignées dans ARAIGNEE 250px-Araign%C3%A9e_avec_ses_oeufs         120px-Pisaura_mirabilis_Luc_Viatour dans ARAIGNEE         spider1

Argiope 

  • Linyphiidae : très petites araignées, les plus grandes avec des dessins abdominaux ; elles se tiennent généralement sous leurs petites toiles en nappes, sans retraite ; elles font souvent des « fils de la vierge » au bout desquels elles se déplacent ; très nombreux genres dans deux sous-familles. C’est la famille qui contient le plus d’espèces en France et, d’une façon générale, dans les régions tempérées.  

    • sous-famille Erigoninae. Exemple : Erigone.
    • sous-famille Linyphiinae. Exemple : Oedothorax.
  • Filistatidae (Mygales) : céphalothorax effilé, aspect velouté, les yeux forment un petit groupe compact ; la toile a une forme de tube entouré d’une collerette de fils calamistrés ; présentes dans le Sud la France seulement, quelquefois dans les maisons.
  • Zoropsidae : elles ont le même aspect que les Lycoses et des yeux comme ceux des Pisaures ; présentes dans le Sud de la France seulement, parfois dans les maisons quand il fait froid.
  • Leptodenidae : araignées généralement cavernicoles, parfois aveugles, du Sud de la France ; les pattes sont fines, la couleur uniforme, un groupe de 2 yeux et un de 4.
  • Palpimanidae : araignées rougeâtres dont le céphalothorax et la première paire de pattes sont très renflés.
  • Selenopidae : araignées au corps très aplati, avec des pattes de longueur égale tournées vers l’avant ; vit surtout sous les écorces mais aussi dans les fissures des roches ou des murs.
  • Theraphosidae. Exemple : les genres Theraphosa (exemple : Theraphosa leblondi ou Mygale de Leblond) et Avicularia (exemple : Avicularia metallica).

source wikipédia

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Peur des araignées

Posté par othoharmonie le 30 septembre 2011

Gif araigneeLa phobie des animaux (zoophobie) est l’une des plus répandues. Elle touche en majorité les femmes. Tous les animaux sont concernés. Certains plus que d’autres : serpents (ophiophobie), insectes, souris (musophobie), oiseaux (ornitophobie) et bien sûr araignées. Souvent, ce n’est pas l’animal lui-même mais une caractéristique particulière sur laquelle la peur se focalise : mouvement, son, contact…  Mais au-delà de ces peurs irraisonnées, la phobie est souvent aussi due à une exagération ou surévaluation d’un risque existant : attaque, morsure ou piqûre… 

Une araignée au plafond ? 

Les origines de l’arachnophobie peuvent être très variées. Une rencontre traumatisante avec cette bête velue dans l’enfance par exemple. Tant que vous pouvez éviter les araignées et que votre phobie ne gâche pas votre quotidien, pas de problème ! Mais lorsque vous en souffrez quotidiennement, il faut réagir. Dans tous les cas, vaincre une peur demande du temps et de la patience. Si l’angoisse est plus proche de la peur exagérée que de la réelle phobie, quelques moyens simples peuvent vous permettre de vous rassurer. 

La véritable identité de l’araignée 

Pourquoi ne pas commencer par mieux connaître nos amis à huit pattes, en feuilletant des livres sur les araignées par exemple ? Lorsque vous serez rassurés, vous pouvez passer aux documentaires, puis aux films (préférez « Un indien dans la ville »à « Arachnophobie »). Ensuite, allez dans la nature et observez d’un peu plus près les araignées : ce sont des êtres charmants qui n’ont rien contre vous. Si vous vous sentez suffisamment fort, visitez un zoo proche de chez vous ou une animalerie pour observer tarentules et autres mygales : cela devrait relativiser les araignées que vous croisez dans votre salon… Mais si la peur persiste vous ne devez surtout pas hésiter consulter un psychologue ou un psychiatre. 

Ne paniquez plus ! 

Gif araigneeLa peur vient souvent du manque d’information. Sachez qu’il existe plus de 35 000 espèces d’araignées dans le monde (1 500 en France). Pratiquement aucune n’est capable de « mordre » un être humain : elles sont beaucoup trop petites et ne peuvent écarter suffisamment leurs crochets. Les morsures d’araignées sont bien moins dangereuses que celles de serpents ou que les piqûres de scorpions. Il n’existe pas plus d’une centaine d’espèces d’araignées réellement dangereuses pour l’homme. Elles vivent quasiment toutes dans les régions tropicales. En France, une seule est à redouter : la Malmignatte. Elle se trouve principalement en Corse et en Provence. Mais rassurez-vous, les rencontres sont extrêmement rares. 

Enfin, n’oubliez pas que les araignées sont « utiles » ! Elles mangent une grande quantité de moustiques… Dites-vous qu’elles travaillent pour vous ! 

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