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Les insectes captent les messages de leurs ancêtres

Posté par othoharmonie le 16 mai 2017

 

Des chercheurs de l’Institut Néerlandais d’Ecologie [INE] et de l’Université de Wageningen ont découvert un service unique de «messagerie » dans la nature : les insectes vivant dans le sol et ceux vivant à la surface peuvent communiquer entre eux en se servant de la plante «comme d’un téléphone» ! Les insectes qui mangent les racines changent la composition chimique des feuilles, obligeant la plante à libérer des signaux volatils dans l’air. Ceci permet de communiquer l’information aux autres insectes pour éviter une compétition et pour qu’ils échappent aux composants de défense empoisonnés de la plante. 

 L’étude montre que les insectes laissent également un «message spécial» dans le sol après qu’ils se soient nourris d’une plante. Ce qui permet aux plantes qui vont pousser au même endroit de récupérer ces signaux du sol et de les faire passer à d’autres insectes ! Ces «messages du passé» influencent fortement la croissance et le comportement de tous les insectes. En ce sens, une communauté d’insectes est toujours influencée dans son présent par les messages des insectes des saisons passées… 

Vision essénienne : Nous les esséniens nous faisons pareil en marchant sur les pas de nos ancêtres par l’intelligence éveillée de nos pieds et laissons des traces sur la mère pour les générations futurs

méliponia

L’histoire de la Melipona au Mexique

Dès 1549, l’évêque Diego de Landa, rapporte que la Meliponiculture est une des principales activités agricole des Mayas. Lorsque Cortes arriva au Mexique, il constata que le cérumen de Melipone faisait l’objet d’un grand négoce sur le marché de Tenochtitlan (nom ancien de la ville de Mexico).

Les Aztèques l’utilisaient en orfèvrerie. Les civilisations précolombiennes comme les Mayas pratiquaient déjà la « Meliponiculture ». Des ruchers de plusieurs dizaines de ruches traditionnelles sont décrits par les premiers conquistadors espagnols au XVI ème siècle.

Aujourd’hui, le « cérumen » a plusieurs applications. A Cuba, on l’emploie en lithographie et il rentre dans la composition des encres. Dans certaines régions Catholiques, on en fait des bougies pour les grandes cérémonies.

L’abeille, symbole de la lumière solaire pour ces civilisations, est souvent représentée dans les nombreuses fresques d’Amérique centrale. La reproduction de 90% des plantes de ces zones tropicales dépendent de ces insectes. Rappelons que la vanille dépend de la pollinisation d’une Trigona, seul insecte pouvant féconder la célèbre orchidée.

Dans certaines régions, la tradition de l’écobuage et des cultures sur brûlis a malheureusement entraînée la disparition de plusieurs espèces.

Poterie Maya représentant le Dieu du miel « Ah Mucan Cab » (Musée de Mérida, Mexique)

Ces abeilles sans dard nichent parfois dans des trous de rongeurs désaffectés, se trouvant dans le sol, mais plus souvent dans les branches d’arbres creux. Elles n’emmagasinent pas le miel et le pollen dans des cellules comparables aux abeilles européennes, mais dans des pots de formes irrégulières fait d’un mélange de cire et de propolis appelé cérumen.

Présentes dans toute la zone tropicale et subtropicale de tous les continents sauf l’Europe, ces abeilles extrêmement sensibles au froid ne s’adaptent pas au climat tempéré. Avec pour objectif d’améliorer la pollinisation des cultures, quelques tentatives d’introduction de trigones et de melipones ont eu lieu en Californie et en Louisiane. L’acclimatation est laborieuse, et les meilleurs résultats de survie n’excèdent pas 4 à 5 ans même dans les zones les plus méridionales du pays.

ABEILLEActuellement, du Mexique jusqu’au Brésil, les abeilles sans dard le plus couramment élevées sont les Melipones. On dénombre 66 espèces et sous espèces de Melipones principalement regroupées au Mexique, Amérique-centrale et aux Antilles (Lutz et Cockerell). Suivant les espèces, la population varie de 500 à 80 000 individus.

La couleur va du noir au gris clair en passant par le jaune. La taille varie de 2 mm pour les plus petites à 13,5 mm pour les plus grandes. Les Melipones du Mexique et d’Amérique centrale (Melipona Beecheii) les plus connues et les plus exploitées, sont sensiblement de la même taille que les abeilles Européennes. Localement, on les nomme « abeilles maya » ou « abeilles royales » La reine est d’une taille nettement plus importante que les ouvrières.

Chaque colonie de Melipones possède une seule reine en ponte, mais parmi la population de 4000 ouvrières, on compte jusqu’à 50 reines vierges qui cohabitent. Ces reines ainsi que les mâles, sont élevées dans des cellules identiques aux cellules d’ouvrières. L’originalité de ces abeilles vient du fait que toutes les 3 à 7 naissances (suivant les espèces), naît une reine.

Les études se rapportant à ces abeilles sans dard ont mis en évidence qu’elles ne produisent pas de gelée royale, et que les reines sont déterminées au moment de la ponte. Le vol de fécondation a lieu à l’extérieur du nid. La reine peut vivre jusqu’à 5 ans.

Un miel plus parfumé

 Le miel récolté à partir de l’espèce Melipone a une composition différente du miel produit par l’abeille européenne située sur la même zone de production. Son pourcentage élevé en eau (de 27% à 34%) nécessite sa conservation au réfrigérateur afin d’éviter la fermentation. Sa qualité gustative n’en est nullement altérée, bien au contraire. Plus parfumé que le miel d’abeilles européennes il est également plus apprécié en médecine naturelle. Dans la pharmacopée précolombienne, le miel de Melipone « qui a un goût de ciel » rentrait souvent dans la composition des préparations.

Einstein avait dit un jour « si l’abeille venait à disparaitre, il ne resterait que 4 à 5 ans à l’humanité pour survivre ».
 

En savoir plus sur http://www.alliance-essenienne-de-sauvegarde-des-animaux.org

 

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LE SYMBOLISME SOLAIRE DU CERF

Posté par othoharmonie le 11 février 2017

 

Symbole solaire du pouvoir celte, le cerf est l’animal de la vie (à cause de l’arbre que forment ses ramures), de la puissance, de la virilité, de la longévité (on disait qu’il pouvait vivre jusqu’à 900 ans) et de la vélocité. Comme l’ours, le cerf manifeste la force de la nature : sa chasse et sa capture sont le sujet de nombreuses légendes.

Grâce à sa ramure comparable à un arbre et qui se renouvelle périodiquement, le cerf passait déjà alors pour un symbole de la vie qui se perpétue, du renouveau et du passage du temps.

Il passe pour être hostile aux serpents venimeux, et son pelage constituait une amulette de protection contre leurs morsures. La poudre de bois de cerf protégeait aussi les semences des intempéries.

cerfs

Le bestiaire du Moyen Age répète les mêmes enseignements, mais ajoute encore que les cerfs auraient découvert l’effet magique dont ils font usage pour se défaire des flèches qui se sont fichées dans leur peau, et cicatriser leurs blessures. On lit aussi que les bois de cerf constituent un puissant remède : la ramure droite, plus efficace que la gauche, chasse les serpents lorsqu’on la brûle. La viande de cerf fait tomber la fièvre, de même que l’onguent que l’on tire de sa moelle.  En héraldique, le cerf est le symbole de « la douceur et de l’indulgence, car il est dépourvu de fiel, ce qui explique sa longévité, qui est d’une centaine d’années ». On y représente également la ramure seule qui est « un signe de puissance ».

Dans la mythologie celte, les cerfs sont les « bêtes à cornes des fées » et les messagers entre le monde des dieux et celui des hommes. Le dieu celtique Cernunnos était couronné d’une ramure de cerf, comme l’étaient les chamans des peuples primitifs. En fait, de la même façon que le cerf a formé un couple d’opposés avec le taureau, il semble qu’il ait été surtout opposé dans les pays celtiques au sanglier, où le cerf (comme le cheval) représente l’élément masculin et combatif et le sanglier le côté féminin et érotique de l’homme et de la nature.

Une divinité gauloise porte le nom de Cernunnos, « celui qui a le sommet du crâne comme un cerf ». Elle est représentée sur le chaudron d’argent de Gundestrup, assise dans la posture bouddhique, tenant d’une main un torque et de l’autre un serpent, entourée d’animaux les plus divers, et notamment d’un cerf et d’un serpent. Peut-être faut-il voir dans ces bois de cerf surmontant la tête du dieu un rayonnement de lumière céleste. Un autre monument remarquable est celui de Reims où Cernunnos est représenté en dieu de l’abondance. on en connaît plusieurs autres. Cependant, il semble bien que le dieu doive être compris comme le maître des animaux.

En Irlande, Saint Patrick se métamorphose et métamorphose ses compagnons en cerfs (ou en « daims ») pour échapper aux embûches du roi païen Loegaire : il agit ainsi en vertu de l’incantation ou procédé magique appelé feth fiada, lequel procurait normalement l’invisibilité. le symbolisme du cerf dans le monde celtique est donc très vaste et il a trait certainement aux états primordiaux.

En Bretagne armoricaine, Saint Edern est représenté chevauchant un cerf.

C’est ainsi que la bande de guerriers qui est chargée de veiller sur les ports de l’Irlande et qui mène une vie libre et joyeuse parmi les bois et les vallées, les Fenians (ou compagnons de Finn) agit sous l’autorité de ce dernier dont le véritable nom est Demné, qui signifie précisément le cerf. De sa femme, la biche enchantée Sav, il aura un fils, Oisin (le daim – c’est le prototype du personnage d’Ossian tel qu’il a été restitué par MacPherson à la fin du XVIIIe s.), qui lui-même aura un fils, Oscar, « celui qui aime les daims ».

Pour la possession de Grainné, la fille du haut roi de Tara, Cormac Mac Art, il poursuivra des années durant son neveu Diarmaid dont le sanglier est l’animal totem, donc aussi tabou (voir Tristan et Iseut où le cerf de Finn est remplacé par le cheval – et les oreilles de cheval du roi Marc).

Comme le cheval encore (mais également le renne ou le chevreuil), le cerf paraît avoir rempli chez les Celtes un rôle de psychopompe (qui conduit les âmes des morts) : c’est cousu dans une peau de cerf que, dans le roman de Tristan, le Morholt mort est ramené à la cour de sa sœur, la reine d’Irlande, tandis qu’Oisin, dans l’Accalam na Senorach (« le Colloque des Anciens »), va rejoindre sa mère dans l’autre monde.

A travers ses survivances dans la littérature galloise (histoire de Gereint et Enid dans les Mabinogion), puis médiévale et continentale (dans Erec et Enide de Chrétien de Troyes, par ailleurs une démarque du texte gallois), on trouve aussi la trace d’un symbole du cerf blanc qui renvoie apparemment à un ancien rituel magico-religieux pour s’approcher de la féminité divine.

Rapide et insaisissable, le cerf était souvent représenté – surtout sous la forme d’une biche ou d’un mâle de couleur blanche – comme un modèle de l’âme, ou un messager divin. Dans la mythologie celte, il tire le chariot de Flidass, déesse de la chasse.

De fait, il semble que l’invasion celte, lorsqu’elle s’est produite, a intégré dans ses propres représentations toute une partie du fonds pré-indo-européen, et que le culte ou les images de cerfs y renvoient très souvent à d’antiques pratiques chamaniques – comme dans l’épisode de Suibhne Geilt, « la folie du roi Suibhne », où l’on voit un souverain retourner à l’état de nature et vivre dans la compagnie des cerfs ou se saisir d’un daim pour en faire sa monture.

Le cerf, habitant de la forêt, est un défi perpétuel pour le roi chasseur Arthur. Au moment où la Cour prépare à Carlion le mariage d’Enid et de Gereint (Erec), on l’avertit qu’un cerf d’une splendeur inégalée traverse la forêt de Dena (Dean). Arthur le chasse et le tue, puis l’offre à Enid, lui donnant ainsi symboliquement les rênes du pouvoir.

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LE RENNE DE LA PREHISTOIRE

Posté par othoharmonie le 14 janvier 2017

 

Les origines du renne remontent à 10 ou 14 millions en arrière en Amérique du sud : c’est là qu’un petit cervidé aurait vécu au début du Pléistocène moyen. Les premiers fossiles de l’espèce Rangifer tarandus ont été retrouvés en Béringie (une ancienne langue de terre qui reliait la Sibérie et l’Alaska) et datent de 1,6 million d’années. On retrouve Rangifer tarandus en France il y a 600 000 ans (Caune de l’Arago, Tautavel) et il prospère particulièrement en Europe occidentale à partir de – 120 000 ans.  Il ne se développe en Amérique du Nord qu’il y a 50 000 ans.   
 

Dès que la rencontre s’est faite en Eurasie, les hommes ont chassé le renne. Tout d’abord Néandertal puis Homo sapiens, il y a 40 000 ans.

RENNE PREH

Selon Laure Fontana « Les hommes ont chassé les rennes sans sélectionner les individus selon leur sexe ou leur âge et en se concentrant, durant la saison froide, sur les hardes ». Le renne présentait un grand nombre d’avantages pour les chasseurs du Paléolithique. L’animal fournissait de la nourriture avec sa viande, de la chaleur avec sa fourrure, une matière dure à tailler pour réaliser des outils ou des armes avec ses bois. On estime qu’au Paléolithique le renne fit l’objet d’une exploitation intensive dont le paroxysme a été atteint au Magdalénien. Cette période a même été appelée l’Age du renne. 

Avec une faune comprenant à 99 % des restes de renne, Pincevent apparaît comme un site de chasse fréquenté annuellement en septembre et octobre lorsque les troupeaux entamaient leur migration d’automne. Confronté aux sites voisins de Verberie, étiolles et Marsangy, qui montrent des spécialisations complémentaires, il est aujourd’hui au cœur d’une réflexion sur les modes de vie et de subsistance des populations magdaléniennes du Bassin parisien. Noel Coye  https://hal.archives-ouvertes.fr/halshs-

Restes de faune
Etant pendant plusieurs millénaires un gibier de choix pour l’homme préhistorique, il est logique de retrouver ses ossements et ses bois un peu partout dans les gisements préhistoriques comme Etiolles, Le Roc-aux-Sorciers,  La Madeleine, La Vache, Pincevent, Laugerie-Haute, l’abri Pataud, Badegoule,  Castenet, la grotte du Renne (Arcy).
Il faut noter que certains gisements renferment jusqu’à 99% de restes de renne (Pincevent). Maisil y 10 000 ans, les restes de renne deviennent quasiment introuvables en France : l’animal a quitté nos contrées pour un environnement plus adapté au nord, avec d’autres espèces dites « froides » comme le renard polaire.
Du renne à Tautavel : mandibule
Renne à Etiolles

Le renne dans l’art préhistorique
Si le renne a dû être l’un des animaux les plus chassés du Paléolithique, ses représentations par les artistes préhistoriques sont beaucoup moins nombreuses : seulement  5% du total (ce qui explique, par ailleurs, que la théorie de l’art pour la chasse est ici mise à mal). 
En art pariétal on retrouve quelques oeuvres aux Combarelles, à Font-de-Gaume, Teyjat, Cosquer, Chauvet, les Trois-Frères, la Mouthe, Sainte Eulalie et Altxerri.

http://www.hominides.com/html/animaux-prehistoriques/renne.php

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Entre braconnage et protection du Crocodile

Posté par othoharmonie le 23 décembre 2016

 

 

La survie des crocodiles est menacée par plusieurs facteurs : la déforestation, le braconnage, la conversion à l’agriculture et les pollutions agricoles dues à l’utilisation abusive des pesticides, notamment dans la culture du cotonnier au nord du Bénin. Les crocodiles sont fortement braconnés pour la consommation de sa viande, pour faire des produits et sous-produits pour la médecine traditionnelle et pour sa peau, vendue en maroquinerie.

crocodile chez Francesca

De nombreux produits à base de crocodile

La viande de crocodile est consommée et appréciée localement, par exemple, au Bénin par tous les groupes socioculturels à l’exception des Peulhs. Les Peulhs ne consomment pas cette viande à cause d’une tradition ancienne, qui dit que « tout éleveur peulh qui tue cet animal et le mange verra son troupeau de bovins réduire en nombre soit par perte ou par mort ». Par ailleurs, la viande est consommée même par ceux qui vénèrent les crocodiles, mais à condition que le crocodile ne soit pas prélevé dans la mare sacrée du village.

Kpéra et al. (2004) ont inventorié sur les marchés 17 produits et sous-produits de crocodiles. Il s’agit de : la peau (dorsale et ventrale), du museau, des pattes, des os, de la graisse, de l’œuf entier, des coquilles d’oeuf, de l’anus, des crottes, des dents, de la bile, du foie, des poumons, du cœur, du pénis, des gastrolithes (pierres contenues dans l’estomac du crocodile) et de l’animal vivant.

Les produits et sous-produits de crocodile sont utilisés en médecine traditionnelle comme remèdes pour guérir des maladies dont l’asthme, l’hernie inguinale, l’ictère, la rougeole, le rhumatisme, l’otite, le panaris, la douleur, etc. Ils sont aussi recherchés pour se doter de certains pouvoirs surnaturels comme les mauvais sorts, la sorcellerie, etc. L’utilisation de la peau pour la maroquinerie est variable selon les pays.

En parallèle, des peuples les protègent…

Les crocodiles sont vénérés par certains groupes socio-culturels (Bariba, Boo, Mokolé) et l’on note à travers ce rôle culturel, une cohabitation pacifique entre les crocodiles et les populations rurales des zones où ils sont vénérés. À cause de leur rôle culturel et de l’anecdote qui dit : « une mare qui abrite des crocodiles ne tarit jamais », les crocodiles font l’objet d’une certaine assistance apportée par les populations locales.

Cette assistance se manifeste par le dragage régulier des mares pendant la saison sèche, le nettoyage de la berge, la protection des animaux par l’interdiction de les tuer, et le transport des bébés crocodiles vers la mare après éclosion des œufs. Cette méthode de conservation appelée conservation endogène est l’une des meilleures formes de conservation des crocodiles au Bénin.

CROCO

Quelle est la population de crocodiles africains ?

Avec une population d’environ 250 000 à 500 000 individus et en considérant sa distribution, le crocodile du Nil, Crocodylus niloticus, n’est pas considéré comme un taxon menacé au niveau international, bien qu’il soit menacé de disparition dans certaines régions comme, par exemple, au Sud- Bénin.

Très peu d’information est disponible sur le crocodile africain à museau étroit, Mecistops cataphractus. La plus grande population existe dans les parcs nationaux du Gabon, tandis que d’autres régions ont montré la baisse de leur population en particulier l’Angola et le Tchad. Ce déclin est dû principalement à la surexploitation, qui s’est intensifiée une fois que les populations sont devenues épuisées dans ces régions.

Au niveau international un effectif de  25 000 à 100 000 individus de crocodile nain, Osteolaemus tetrapis, le classe dans la catégorie VU. Le problème principal avec cette espèce repose sur le manque de données fiables. Sans une telle information, le statut de l’espèce ne peut pas être déterminé. Bien que les experts classent l’espèce comme une préoccupation mineure (LR) au niveau international à cause de sa distribution et des tailles de population saines dans quelques régions, la liste rouge la classe depuis 1996 dans la catégorie VU pour refléter l’incertitude de son statut dans la nature.

Alimentation et reproduction

Les crocodiles sont carnivores. Chez les jeunes, le menu est composé de batraciens, d’escargots, de larves de libellules, de criquets et autres insectes et, avec le temps, de crustacés, de petits oiseaux et rongeurs. Les adultes sont armés pour s’attaquer aux grands poissons et mammifères (jeunes hippopotames, girafes, antilopes, buffles, etc.).

Du fait de leur petit estomac, si la victime est de grande taille, plusieurs repas seront nécessaires et la carcasse de la proie est dissimulée sous l’eau, près d’un rocher ou entre les racines d’un arbre, le temps de la laisser se décomposer.

Indépendamment de la température du corps, les crocodiles n’acceptent pas d’aliments s’ils ont peur ou si des manipulations ou autres interventions les ont stressés. Ainsi peuvent-ils vivre pendant des mois sans se nourrir, mais perdent progressivement du poids et s’affaiblissent. La croissance et la taille sont beaucoup plus fonction de l’alimentation que de l’âge.

Les crocodiles maintiennent leur température corporelle à 30°C. Lorsque la température du corps est plus basse, les crocodiles ne se nourrissent plus et tombent dans un état de torpeur. Pour se chauffer, ils s’exposent au soleil ou sur une surface chaude ; pour se rafraîchir, ils se mettent à l’ombre ou entrent dans l’eau. Lorsqu’ils ont trop chaud, ils gardent la gueule ouverte, afin de laisser la chaleur s’échapper.

Les crocodiles sont ovipares et atteignent leur maturité sexuelle vers l’âge de 10 ans. La femelle pond entre 20 et 70 oeufs et parfois 90 oeufs chez Crocodylus niloticus. Selon les espèces, la femelle creuse un nid dans le sable ou prépare un nid de débris végétaux pour y déposer ses oeufs. Souvent la femelle protège attentivement son nid des prédateurs sans couvrir, à proprement parler, les oeufs. Après 60 à 90 jours d’incubation, les bébés crocodiles sont prêts à éclore ; ils émettent alors des cris aigus, qui s’entendent même à travers une couche de terre de 30 cm d’épaisseur et à une distance de 4 m. La femelle les ramasse dans sa gueule et les transporte dans l’eau. Les bébés crocodiles ont une mortalité élevée : 90 sur 100 n’atteindront pas l’âge adulte.

Les crocodiles ont une taille variant entre 1 et 7 m et parfois plus avec un poids vif corporel d’une tonne au plus. Les mâles ont une taille plus grande que les femelles. Ils ont des mâchoires puissantes avec de nombreuses dents identiques, coniques, légèrement incurvées, sans racines, qui sont renouvelées tout les deux ans.

Auteur : Nathalie Gnanki Kpera pour le Manuel des aires protégées d’Afrique francophone (extrait)

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L’alligator n’est ni un crocodile ni un caïman

Posté par othoharmonie le 4 décembre 2016

 

Les caïmans se trouvent presque uniquement sur le continent sud américain (Brésil, Bolivie, Colombie). Il a été introduit au sud du continent Nord-américain. Les alligators à l’exception de l’espèce chinoise ne se rencontrent qu’au sud des États-Unis. La majorité des populations d’alligators américains se situent en Floride et en Louisiane. Les crocodiles pour leur part se trouvent en grand nombre en Afrique mais des espèces plus rares peuplent les îles asiatiques, l’Inde, et l’Amérique latine. Enfin, le Gavial ne se rencontre que dans le Nord Est de l’Inde et au Pakistan.

Description
Les mâles mesurent jusqu’à 4 à 5 mètres et 3 mètres pour les femelles. Le poids des grands mâles peut dépasser les 350 kg.

Ethologie
Animal amphibie, l’alligator passe de très longs séjours dans l’eau, soit qu’il chasse à l’affut, soit tout simplement qu’il dorme. Il peut rester totalement immergé un quart d’heure. Puis, tout en chauffant le dessus de son crâne au soleil, il se dissimule habilement dans l’eau. Son immobilité, son aspect, le font passer pour un bois flottant. Dans les régions les plus froides, l’alligator hiberne pendant l’hiver. Il émerge durant les moments où la chaleur se fait ressentir. Il ne mange pas pendant cette période lorsque la température passe en dessous des 23 degrés. Il survit très bien au période de grand froid et de gel. L’animal affectionne les marais d’eau douce, les rivières et les lacs. Il peut s’accommoder d’une légère salinité de l’eau pendant une courte période comme c’est le cas dans certaines mangroves. Il construit des terriers qui servent d’abri particulièrement lors de l’hibernation qui survient lorsque la température baisse et que la chaleur se fait moins forte. La majorité des populations d’alligators américains se situent en Floride et en Louisiane.

Les grands alligators mâles sont des animaux solitaires et territoriaux. Les alligators plus petits se trouvent souvent en grand nombre tout près les uns des autres. Les plus gros spécimens (mâles ou femelles), défendent leur territoire proche ; les petits montrent une tolérance plus grande à l’égard des autres alligators d’une taille voisine de la leur.

Régime alimentaire

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Saut hors de l’eau d’un alligator

Bien que les alligators aient un corps pesant et des mouvements lents, ils sont capables de courtes pointes de vitesse, en particulier pour une attaque rapide. Leurs proies favorites sont les petits animaux qu’ils peuvent tuer et avaler d’une seule bouchée ; ils peuvent cependant tuer des proies plus grandes, en les attrapant et en les tirant dans l’eau pour qu’elles se noient. Les alligators consomment de la nourriture qui ne peut être mangée en une seule bouchée en la laissant pourrir ou bien en la mordant et en l’agitant sauvagement jusqu’à en arracher des morceaux.

L’alligator, contrairement au crocodile est capable de broyer directement des os. Les muscles qui referment les mâchoires sont d’une puissance exceptionnelle, mais ceux qui les ouvrent sont en comparaison relativement faibles. C’est ainsi qu’un homme adulte peut à mains nues tenir un alligator la mâchoire fermée. En général, une bande de ruban adhésif suffit pour empêcher un adulte d’ouvrir ses mâchoires. C’est une des méthodes les plus couramment utilisées quand des alligators doivent être capturés et transportés, ou quand, pour toute autre raison, ils doivent être empêchés de mordre. Les alligators sont capables d’attraper des oiseaux au nid à plusieurs mètres de hauteur. Pour cela ils sautent en prenant leur élan après avoir atteint une vitesse étonnante. Ils donnent alors l’impression de marcher sur l’eau en propulsant l’aide de leur queue.

Les jeunes mangent une grande variété de petits invertébrés et en particulier des insectes. Ils consomment également des petits poissons et des grenouilles. Lorsqu’ils grandissent, ils consomment des proies plus grosses. Leurs régimes alimentaires comportent alors des poissons, des tortues, des petits mammifères, des oiseaux et parfois des plus petits congénères. L’animal est un opportuniste et pour apaiser sa faim, il est capable de manger toute forme de nourriture. Il n’est pas rare de le voir consommer des chiens de petite taille ou d’autres animaux domestiques… L’activité alimentaire est influencée par la température de l’eau. Elle diminue considérablement si l’eau baisse en dessous de 20 degrés.

Reproduction

 

 Oeuf aligator

Oeuf d’alligator

Les femelles sont matures lorsqu’elles atteignent environ 1,80 mètre et se sont-elles qui initient les rites amoureux. A l’époque des amours, les deux sexes communiquent par des messages oraux, visuels, tactiles et olfactifs. Ils peuvent notamment communiquer sous l’eau par des vibrations de basses fréquences perceptibles par leurs congénères. Lors de la saison humide et chaude de l’été, les animaux confectionnent un nid d’un mètre de circonférence en végétaux qui a pour objectif de maintenir les oeufs au-dessus du niveau de l’eau et dont la décomposition assure l’incubation. En cas d’inondation les oeufs peuvent survivre une douzaine d’heures en submersion. Le lieu d’implantation du nid est souvent le même d’une année sur l’autre. La femelle y dépose entre 20 et 50 oeufs qu’elle protège sous une épaisse couche de végétaux. L’incubation dure en moyenne 65 jours. Pendant tout ce temps la femelle ne quitte pas les parages du nid et le défend contre les pilleurs qui sont nombreux (oiseaux, pécaris, varans, serpents et jaguars).

Lorsque les oeufs sont prêts à éclore, la mère dégage l’épaisse protection de végétaux et se charge de mettre les jeunes dans l’eau où ils devront aussitôt être capables de trouver seuls leurs nourritures. Mais comme une poule avec ses poussins, elle sera très présente dans l’éducation des jeunes et leur assurera une protection durant plusieurs semaines notamment contre les attaques des ratons laveurs et des alligators adultes.

Le sexe de la descendance dépend de la température dans le nid et se détermine dans les 7 à 21 jours qui suivent le début de l’incubation. À des températures de 30 degrés ou moins celle-ci produit une ponte de femelles ; à 34 degrés ou plus il n’y a que des mâles. Les nids établis sur les levées de terre sont plus chauds que ceux qui sont construits dans l’humidité des marais, et donc les premiers ont tendance à produire des mâles et les seconds des femelles. Le ratio sexuel normal à l’éclosion est de cinq femelles pour un mâle

L’alligator et l’homme

 

 nourrissage aligator

Nourrissage dans une ferme d’élevage d’alligators

L’alligator peut être extrêmement dangereux. Chaque année, on déplore en Floride et en Louisiane quantité d’accidents très graves.

Statut
L’alligator américain est une espèce très suivie par les scientifiques. Dans les années 1960, les populations sauvages ont subi un lourd tribut à cause de l’exploitation de l’espèce pour sa peau. Depuis, des programmes de sauvegarde et de lutte anti-braconnage ont été mis en place et l’élevage à permis de produire les peaux nécessaires. Actuellement, l’espèce n’est pas menacée. Dans certaines régions des États Unis, des populations trop importantes font même l’objet de plan de régulation. La population sauvage existante est estimée à 1 million d’individus.

L’alligator est classé en annexe II de la CITES*. Cette annexe comprend toutes les espèces qui ne sont pas nécessairement menacées d’extinction mais dont le commerce des spécimens doit être réglementé pour éviter une exploitation incompatible avec leur survie. L’élevage des alligators est en pleine expansion en Floride, au Texas et en Louisiane. À eux trois, ces états produisent annuellement un total de 45.000 peaux d’alligator. Cette peau, utilisée en maroquinerie, atteint des prix élevés et peut pour une longueur de 1,8 à 2 mètres se vendre à 300 $ pièce. Le marché de la viande d’alligator est en plein essor. C’est une viande qui présente de grande qualité pour la santé humaine. L’alligator de Chine par contre est très menacé et son état de conservation est préoccupant.

*La CITES contrôle et réglemente le commerce international des spécimens des espèces inscrites à ses annexes. Toute importation, exportation, réexportation (exportation d’un spécimen importé) ou introduction en provenance de la mer de spécimens des espèces couvertes par la Convention doit être autorisée dans le cadre d’un système de permis.

SOURCE / http://www.pratique.fr/alligator-crocodile-caiman.html

 

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Différence entre alligator et crocodile

Posté par othoharmonie le 3 décembre 2016

 

Les alligators sont caractérisés par un museau plus large que celui des crocodiles. Les deux espèces qui existent ont également tendance à être de couleur plus sombre, souvent presque noire, mais la couleur dépend beaucoup de l’eau. Les eaux chargées en algues produisent des alligators verts ; les alligators venant d’eaux contenant beaucoup d’acide tannique en provenance des arbres qui les surplombent sont souvent plus sombres (mais l’alligator chinois présente un dessin assez clair). De plus, chez les alligators, seules les dents supérieures sont visibles quand ils ferment les mâchoires, au contraire des crocodiles, dont on peut voir les dents supérieures et inférieures. Toutefois, de nombreux individus présentent des difformités dans les mâchoires, ce qui complique ce moyen d’identification.

En moyenne, le poids d’un alligator d’Amérique est de 360 kg et sa longueur de 4 mètres.

Alligator

Selon le site web du Parc national des Everglades, le plus grand alligator jamais répertorié en Floride mesurait 5,3 m de long, bien que, selon le site web de la Florida Fish and Wildlife Conservation Commission, le record de longueur pour l’État de Floride revienne à un mâle de 4,39 m (14 pieds 5/8 pouces) du lac Monroe dans le comté de Seminole. En Floride, le record de poids est de 473,05 kg (1.043 livres) dans le Lac Orange du comté d’Alachua.

Le record absolu mesuré est de 5,8 m et a été trouvé sur la Grosse-Île-du-Vermillion en Louisiane. Peu de spécimens géants ont été pesés, mais les plus grands pourraient avoir dépassé une tonne. L’alligator chinois, plus petit, dépasse rarement 2 m de longueur.

La durée de vie habituelle d’un alligator est estimée à environ 50 ans ou plus. Un spécimen nommé Muja qui vit au zoo de Belgrade en Serbie depuis 1937, a au moins 70 ans. Un autre spécimen, Čabulītis, mort en 2007 au zoo de Riga en Lettonie avait dépassé 72 ans.

Les alligators ne sont indigènes que dans trois pays : les États-Unis, le Mexique et la République populaire de Chine.

Les alligators américains se trouvent dans le sud-est subtropical : la totalité de la Floride et de la Louisiane, les parties méridionales de la Géorgie, de l’Alabama et du Mississippi; les régions côtières de la Caroline du Sud et de la Caroline du Nord, le sud-est du Texas et l’extrême Sud-Est de l’Oklahoma et de l’Arkansas. La majorité des alligators américains se situent en Floride et en Louisiane, avec plus d’un million d’individus dans chaque État. Cette espèce est aussi présente dans le nord du Mexique.

Les alligators américains vivent dans des environnements d’eau douce, comme les étangs, les marais, les marécages, les rivières et les lacs, ainsi que dans les milieux saumâtres. La Floride du Sud est le seul endroit où coexistent alligators et crocodiles.

Actuellement, l’alligator chinois se trouve uniquement dans la vallée du fleuve Yangzi Jiang et il est extrêmement menacé ; on pense qu’il n’y en a plus que quelques douzaines à vivre à l’état sauvage. De fait, on peut trouver bien plus d’alligators chinois dans des zoos à travers le monde que dans la nature. Par exemple, le Rockefeller Wildlife Refuge dans le sud de la Louisiane en a plusieurs en captivité pour essayer de préserver l’espèce.

Les grands alligators mâles sont des animaux solitaires et territoriaux. Les alligators plus petits se trouvent souvent en grand nombre tout près les uns des autres. Les plus gros de l’espèce (mâles et femelles), défendent leur territoire proche ; les petits montrent une tolérance plus grande à l’égard des autres alligators d’une taille voisine de la leur.

Bien que les alligators aient un corps pesant et des métabolismes lents, ils sont capables de courtes pointes de vitesse, en particulier pour une attaque rapide. Leurs proies favorites sont les petits animaux qu’ils peuvent tuer et avaler d’une seule bouchée ; ils peuvent cependant tuer des proies plus grandes, en les attrapant et en les tirant dans l’eau pour qu’elles se noient. Les alligators consomment de la nourriture qui ne peut être mangée en une seule bouchée en la laissant pourrir ou bien en la mordant et en l’agitant sauvagement jusqu’à en arracher des morceaux.

Dans une mâchoire d’alligator, la plupart des muscles sont faits pour mordre les proies et les agripper. Les muscles qui referment les mâchoires sont d’une puissance exceptionnelle, mais ceux qui les ouvrent sont en comparaison relativement faibles. C’est ainsi qu’un homme adulte peut à mains nues tenir un alligator la mâchoire fermée. En général, une bande de ruban adhésif suffit pour empêcher un adulte d’ouvrir ses mâchoires. C’est une des méthodes les plus couramment utilisées quand des alligators doivent être capturés et transportés, ou quand, pour toute autre raison, on doit les empêcher de mordre.

Les alligators sont généralement craintifs devant les humains et ont tendance à s’en aller ou à se jeter à l’eau, si l’on s’approche. Cette attitude conduit malheureusement certaines personnes à s’approcher des alligators et de leurs nids d’une façon qui peut inciter ces animaux à attaquer. Dans plusieurs endroits il existe des lois fédérales qui interdisent de nourrir les alligators là où ils se trouvent, ce qui ne veut pas dire que tout le monde respecte l’interdiction. Quand ils sont nourris, en effet, les alligators finissent par perdre leur crainte devant l’homme et ils peuvent donc décider de s’approcher des habitations humaines plutôt que de s’éloigner.

crocodileAnimal amphibie, l’alligator passe de très longs séjours dans l’eau, soit qu’il chasse à l’affut, soit tout simplement qu’il dorme. Il peut rester totalement immergé environ une heure. Puis, tout en chauffant le dessus de son crâne au soleil, il se dissimule habilement dans l’eau. Son immobilité, son aspect, le font passer pour un bois flottant.

Quoique les alligators soient souvent confondus avec les crocodiles, ils appartiennent à deux familles taxonomiques bien distinctes.

Les alligators diffèrent des crocodiles surtout par leur tête plus large et plus courte, et leur museau plus obtus, leurs dents ne ressortent pas lorsqu’ils ferment leur gueule ; ils ne possèdent pas la bordure irrégulière que l’on voit sur les pattes et les pieds arrière du crocodile, et les palmes entre les orteils des pattes arrière ne dépassent pas la moitié des intervalles ; supportant mal la salinité ils préfèrent nettement l’eau douce, tandis que les crocodiles peuvent tolérer l’eau salée, possédant des glandes spécialisées dans la filtration du sel. En général, les crocodiles présentent plus de danger pour les hommes que les alligators.

Quant à leur aspect, une règle généralement fiable est que les alligators ont une tête en forme de U, tandis que les crocodiles l’ont en forme de V. Les crocodiles ont un museau plus étroit, avec des yeux plus en avant. Les crocodiles ont plutôt des yeux verts et les alligators des yeux bruns.

Une autre distinction peut être faite d’après les mâchoires. Celles des crocodiles, beaucoup plus étroites, servent à déchirer les proies et à bien les tenir. En revanche, celles des alligators sont faites pour broyer les os, et elles peuvent développer une puissance de morsure jusqu’à 3 000 psi (20 MPa), bien que certaines grandes espèces de crocodiles (on l’a prouvé)(qui??) peuvent en fait mordre avec une force de 5 000 psi.

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DES CROCODILES ECOLO

Posté par othoharmonie le 23 novembre 2016

 

Les Crocodiles de Nouvelle-Guinée ont une vie principalement aquatique et sont largement nocturnes. Ils passent la plupart de la journée sous l’eau, ne laissant dépasser à la surface que leurs narines et leurs yeux. Les mouvements latéraux puissants de leur queue leur permettent de se propulser dans cet élément, et ils utilisent aussi bien leur queue que leurs pattes pour se diriger. Quand ils sont sur la terre ferme, il préfère les zones ombragées à la végétation dense. Il leur arrive fréquemment de se réchauffer au soleil en groupe durant la journée, puis ils se dispersent à la tombée de la nuit pour aller à la recherche de nourriture.

crocodile écolo

Les femelles, ovipares, deviennent matures lorsqu’elles atteignent une longueur de 1,6 à 2 m, et les mâles lorsqu’ils mesurent environ 2,5 m de long. Les œufs sont pondus environ 14 jours après l’accouplement. Dans la population du nord de l’île, la reproduction se tient durant la saison sèche, d’août à octobre. Un nid flottant fait à partir de végétation est bâti dans des eaux peu profondes, comme sur le bord d’un lac, dans un méandre ou dans un petit ruisseau. La ponte comprend entre 22 et 45 œufs et est couverte de végétation. Dans la population du sud de l’île, c’est la saison humide qui est choisie pour la reproduction. Le nid est bâti dans des lieux similaires à ceux de la population septentrionale, bien qu’on le rencontre parfois sur la terre ferme, et que les œufs sont moins nombreux et un peu plus grands. Dans les deux populations, la mère reste à côté du nid durant l’incubation, qui dure environ 80 jours. Lorsque les jeunes éclosent, ils sont déjà capables d’émettre des cris, et les parents, mâle comme femelle, ont été observés transportant leur progéniture vers les eaux libres en les portant délicatement dans leur gueule.

Les crocodiles juste éclos se nourrissent d’insectes, d’araignées, de têtards, d’escargots d’eau douce, de grenouilles, de poissons et de petits mammifères. Au fur et à mesure qu’ils grandissent, la taille des proies qu’ils attrapent augmente et leur consommation de poissons s’accroit, mais ils continuent à manger tout ce qu’ils rencontrent et dont la taille est convenable. Le régime alimentaire de l’adulte est composé en grande majorité de poissons, attrapés en une attaque rapide en balayant la gueule d’un côté à l’autre, mais inclut également des crevettes, des crabes, des grenouilles, des serpents, des oiseaux et des mammifères de taille moyenne. Le crocodile attrape ses proies en donnant un petit coup de tête et les empalant avec ses dents aiguisées, puis les écrasant avec ses puissantes mâchoires. Les mâchoires des crocodiles ne peuvent pas aller d’un côté à l’autre pour mâcher la nourriture ; à la place le crocodile lève la tête pour envoyer sa proie dans le fond de sa gueule et l’avale entière. Ce crocodile est particulièrement agile et peut sauter hors de l’eau pour attraper des chauve-souris ou des oiseaux. Il peut également sonder la vase au fond de la rivière ou du marais avec sa gueule à la recherche de crabes ou de mollusques.

Les adultes et les jeunes crocodiles emploient une variété de vocalisations. Une femelle adulte peut produire un grognement gutturale quand elle est approchée par un autre adulte. Les jeunes commencent à communiquer entre eux alors qu’ils sont encore dans l’œuf, ce qui pourrait contribuer à synchroniser l’éclosion. Les jeunes juste éclos utilisent différents cris et grognements. Quand il est alerté par un danger, un cri d’alerte émis par un jeune crocodile va provoquer le plongeon de tous les autres au fond de l’eau. Dans les fermes d’élevage, le cri de détresse d’un jeune cause généralement une agitation particulière chez les animaux plus gros, qui se précipitent auprès du jeunes, ou frappent leur tête contre la surface de l’eau.

Ce crocodile vit dans les marais et lacs d’eau douce de Nouvelle-Guinée, principalement à l’intérieur des terres. Il peut parfois pénétrer dans les eaux saumâtres comme celles de l’estuaire du fleuve Fly, mais demeure très rare sur les côtes, et on ne le trouve jamais en présence du Crocodile marin (C. porosus). L’animal a été décrit la première fois dans la région du fleuve Sepik dans le nord de la Papouasie Nouvelle-Guinée. Une population distincte est découverte ensuite dans la partie sud de l’île, avec une aire de répartition s’étendant du sud-est de la Papouasie-Nouvelle-Guinée aux provinces indonésiennes de Nouvelle-Guinée occidentale et Papouasie occidentale. Cette population est séparée de celle du nord de l’île par la chaîne montagneuse qui traverse l’île en son centre. L’analyse ADN a dévoilé que ces deux populations étaient génétiquement distinctes. On estime qu’il y a entre 50 000 et 100 000 crocodiles de Nouvelle-Guinée dans la nature.

Nouvelle guinée

Le Crocodile de Nouvelle-Guinée a été décrit pour la première fois par l’herpétologiste américain Karl Patterson Schmidt en 1928 comme Crocodylus novaeguineae. On a longtemps pensé qu’il y avait deux sous-espèces de ce crocodile, C. n. novaeguineae, le Crocodile de Nouvelle-Guinée endémique à la Papouasie Nouvelle-Guinée, et C. n. mindorensis, le Crocodile des Philippines, que l’on trouve dans plusieurs îles comme celles de Busuanga, Luzon, Masbate, Mindoro, Negros, Samar et Mindanao. La plupart des scientifiques considèrent aujourd’hui que ce dernier constitue une espèce distincte. En fait, le séquençage de l’ADN réalisé en 2011 a montré que le Crocodile des Philippines était paraphylétique en regard du Crocodile de Nouvelle-Guinée, et que ce dernier constituait une population au sein du Crocodile des Philippines.

Le nom générique Crocodylus vient du grec kroko qui signifie « caillou » et deilos, signifiant « ver », ce qui fait référence à l’apparence noueuse du dos de ce reptile. L’épithète spécifique novaeguineae vient du latin et signifie « de Nouvelle-Guinée ». Ce crocodile dispose également de dénominations locales comme Puk Puk, Buaya air tawar et Wahne huala.

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Les bébés crocodiles

Posté par othoharmonie le 19 novembre 2016

Les petits naissent sur la terre ferme

Peu avant la ponte, les femelles deviennent agressives et se disputent parfois les meilleurs sites de nidification. Dressées sur leurs pattes, elles se poussent l’une l’autre, cherchant à renverser leur rivale et n’hésitant pas à mordre.

 Bébé

Elles creusent leur nid sur la partie terrestre commune à plusieurs domaines, dans le sable ou la terre meuble du rivage, à plus ou moins grande distance de l’eau, mais presque toujours au-dessus du niveau des hautes eaux. À l’aide des pattes postérieures, chaque femelle creuse un puits de 30 à 45 cm de profondeur ; une fois le puits creusé, la femelle s’installe, cloaque au-dessus du trou et pattes traînantes, et pond de 16 à 80 œufs.

L’oviposition dure de 20 minutes à une heure. Sitôt la ponte terminée, la mère recouvre le trou, tassant le sol sur les œufs. Dans ce nid où les œufs vont incuber, la température n’est pas la même au centre et à la périphérie. Il semble que cette différence ait une influence sur la détermination du sexe des petits (des chercheurs ont observé que les femelles étaient le produit de températures basse ou très élevée, alors que les mâles naissaient de températures intermédiaires ; la période critique a lieu pendant la première moitié de l’incubation). L’incubation dure de 84 à 90 jours. Pendant tout ce temps, la femelle jeûne et ne cesse de surveiller le nid. Elle ne s’éloigne que pour boire de temps en temps ou pour se mettre à l’ombre. Le mâle reste lui aussi à proximité du nid, sans toutefois s’en approcher. Quelquefois, il va capturer une proie mais revient vite.

À la fin de la période d’incubation, les petits crocodiles, prêts à sortir de leur coquille, poussent de légers glapissements. Leur mère les dégage, creusant le nid des pattes et du museau, et les saisit délicatement dans sa gueule. La peau de sa gorge s’enfonce sous leur poids, formant une poche. Chaque nouveau-né pèse environ 500 g. La femelle les transporte ainsi jusqu’à la rivière où elle les lâche dans une eau peu profonde. Ce premier habitat provisoire a le double avantage de cacher les nouveau-nés aux prédateurs et d’éviter qu’ils ne se déshydratent.

Le nid une fois dégagé, aucun œuf n’est laissé à l’intérieur. La mère saisit ceux qui ne sont pas encore éclos dans sa gueule et les roule entre la langue et le palais jusqu’à ce que la coquille se brise.

crocodile

Des crèches protectrices

Pendant les six à huit premières semaines de leur vie, les jeunes crocodiles sont regroupés dans des crèches. Celles-ci sont situées sur la terre ferme, dans un endroit un peu retiré. Les petits se débrouillent seuls, mais leur mère ou toute femelle adulte veille, attentive au moindre de leurs cris et répondant immédiatement à ces appels. À cette époque, les petits sont des proies faciles et recherchées par toutes sortes de prédateurs. Des chercheurs ont observé que des mâles étaient capables, à l’occasion, de prendre soin de leur progéniture
avec la même délicatesse que les femelles.

Au contraire des adultes, les jeunes crocodiles ont besoin de la protection d’un abri pour ne pas se faire manger par plus gros qu’eux. Après la période de crèche, ils s’éloignent du groupe des adultes pour se chercher un terrier en commun. Celui-ci est généralement assez éloigné du bord de l’eau. Parmi ces jeunes apprenant ensemble à se nourrir, s’instaure une hiérarchie où les plus grands décident pour les autres. Puis, les groupes se disloquent d’eux-mêmes, chaque crocodile devient plus indépendant et s’en va, solitaire, à la recherche d’un territoire à coloniser

La zoologiste E. Hamard, en 1979, a étudié les estomacs de plusieurs dizaines de crocodiles du Nil et a ainsi montré que leur régime alimentaire variait en fonction de leur taille.

Ainsi, les insectes constituent 70 % de la nourriture des jeunes crocodiles de moins de 0,30 m et
encore 30 % de celle des animaux de 1,50 m ; mais ils ne font plus partie de l’alimentation des crocodiles de plus de 3,50 m. Lorsqu’ils mesurent entre 1,50 m et 3,50 m, les crocodiles consomment
surtout des poissons et des mollusques. Les grands crocodiles mesurant plus de 3,50  m se nourrissent principalement de mammifères (de 15 à 40 %) et de poissons (de 35 à 80 %). Leur alimentation se compose aussi de reptiles, de mollusques et de quelques oiseaux (environ 10 %),
mais ils préfèrent capturer de grosses proies plutôt que dépenser leur énergie à chasser des animaux de moindre importance.

Le crocodile adulte, protégé par son impressionnante cuirasse, a pour seuls ennemis l’homme et… ses propres congénères. Il en va tout autrement des œufs et des petits. La phase importante de la nidification a lieu sur la terre ferme.

La majorité des espèces choisit des bancs de sable non inondables pour nidifier. Ces nids terrestres ont l’inconvénient d’être très facilement accessibles aux divers oiseaux et mammifères, mais surtout aux lézards, qui les pillent. Le plus redoutable de ces prédateurs est le varan du Nil. Profitant de l’inattention des parents, il fouille et déterre les nids avec son long museau. S’il est surpris
par un crocodile, sa rapidité lui permet de s’enfuir. Il reviendra plus tard. Certaines années, le varan du Nil détruit jusqu’à 50 % des nids de Crocodylus niloticus.

Les œufs sont très recherchés en Afrique noire et en Nouvelle-Guinée autant pour être consommés que pour leurs vertus médicinales. Les zoologistes estiment que près de 90 % des animaux
meurent durant la première année de leur vie.

Nouveau-nés et jeunes crocodiles sont également des proies faciles pour les gros poissons comme les silures et les requins d’estuaire ; pour les grands oiseaux comme les rapaces, les hérons, les
marabouts, les cormorans et les spatules. Les félins, les chacals, les hyènes, les mangoustes et les genettes apprécient aussi ces jeunes animaux. L’hécatombe serait encore plus grande sans la stratégie des crèches où les parents protègent les petits pendant les douze semaines où ils sont le plus vulnérables.  

Dès qu’il atteint la maturité sexuelle, le crocodile n’a plus rien à craindre de ces prédateurs, mais il devient alors l’hôte de nombreux parasites. Un oiseau, le pluvian d’Égypte, vivrait ainsi sur le dos du
crocodile du Nil et pénétrerait dans sa gueule pour becqueter les fragments de nourriture restés dans les dents du reptile. L’entomologiste Villiers ne nie pas une certaine association entre les deux animaux, mais il émet des doutes sur ce que trouve l’oiseau entre les dents du reptile. L’oiseau
débarrasse peut-être le palais de son hôte des sangsues qui le parasitent.

Un rôle essentiel à l’équilibre écologique 

En tant que grands prédateurs, les crocodiles ont un rôle clef dans le maintien de la stabilité de la chaîne alimentaire en participant au recyclage des substances nutritives. Capables de creuser des flaques en période sèche, ils créent de petits habitats non négligeables pour de nombreuses espèces animales et maintiennent ouverts des canaux amenant l’eau dans les marais.  

Les crocodiles sont aussi des « nettoyeurs ». Leur rôle de charognard, à l’occasion, peut avoir une importance considérable en cas d’épidémie, surtout pour les poissons, qu’ils protègent aussi en assurant la régulation des populations de leurs prédateurs : loutres et poissons ichtyophages. De plus, à Madagascar, on a noté une recrudescence de rage canine après le massacre des grands reptiles qui se nourrissaient de chiens malades

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Les crocodiles sont partisans du moindre effort

Posté par othoharmonie le 15 novembre 2016

 

Les crocodiles vivent l’estomac vide. Un crocodile du Nil adulte ne fait, en moyenne, que 50 repas par an, parce qu’il utilise l’énergie apportée par son alimentation de façon beaucoup plus efficace que les autres animaux. Il stocke environ 60 % de la nourriture  qu’il absorbe dans le gras de la queue, dans l’abdomen et le long du dos. Un vieux crocodile peut ainsi rester deux ans sans se nourrir, de même qu’un nouveau-né quatre mois ; le crocodile adulte mange plutôt pendant les saisons chaudes. Les plus grands se nourrissent d’oiseaux, de poissons ou de mammifères (buffle, zèbre ou antilope), et parfois de charognes qu’ils repèrent à l’odeur. En période de froid, la digestion est ralentie, et seuls les jeunes s’alimentent, consommant surtout des insectes.

crocodile

Au Kwazulu-Natal, vers avril ou mai, les jeunes crocodiles profitent de la migration des mulets qu’ils chassent à plusieurs en se plaçant en demi-cercle, bouchant ainsi le passage aux poissons. Lors de ces chasses en groupe, chacun reste à son poste sans bouger jusqu’à l’encerclement final.  

Lorsqu’il pêche seul, le crocodile nage lentement, recourbant la queue pour créer un arc avec son corps. Un coup de gueule latéral de son museau plat, et les petits poissons qui se sont laissés prendre dans ce filet sont avalés sans être mâchés. Le crocodile fait glisser les gros poissons dans sa gorge en levant la tête verticalement. Mais, en général, il évite les efforts superflus. Son long corps dissimulé dans l’eau, il guette, immobile, pendant de longues journées, des proies éventuelles venues se désaltérer. Seules ses narines et le haut de sa tête émergent. Parfois, d’un coup de queue, il décroche d’une branche un nid d’oiseaux.

Lorsqu’une antilope ou un buffle approche sur la berge boueuse, le crocodile glisse silencieusement et, de ses puissantes mâchoires, saisit une patte ou le museau de sa proie qu’il déséquilibre, l’assomme ou lui casse les pattes d’un coup de sa lourde tête. Puis il l’entraîne dans l’eau pour la noyer. Et le festin commence. Le crocodile déchiquette l’animal et avale tout sans mâcher, os compris. S’il ne peut déplacer seul une proie trop grosse, un ou plusieurs congénères l’aident. Le zoologiste sud-africain Pooley a observé deux animaux transportant au-dessus du sol une antilope que l’un d’eux avait tuée sur la berge.

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LE RAT ET LA SOURIS SPIRITUALISES

Posté par othoharmonie le 7 novembre 2016

 

Le rat et la souris sont, comme beaucoup d’autres symboles animaliers, un symbole ambivalent. Cette ambivalence se démarque dans ses excès : symbole de la maladie et de la mort, de ce qui ronge et de ce qui se cache, d’une créature répugnante et impure qui souille et déleste les denrées avec fracas ; il s’agit aussi et pourtant d’un symbole de prospérité et de richesse, de fertilité et de guérison. Mythologie grecque ou indienne, le dieu rat propage la maladie, tuant ainsi hommes et récoltes, mais il est aussi celui qui guérit et offre la prospérité, le Dieu des moissons. Apollon Sminthée pour la grande tradition grecque et Ganesha pour la tradition indienne sont des dieux rats (ou souris, selon la traduction) portant toute l’ambivalence de ce qui ronge dans les souterrains et rend malade, mais porte tout autant la vigueur de la guérison et de la grande santé. Plus généralement dans toutes les traditions (chinoise ou japonaise, européenne ou sibérienne), le rat ou la souris est tout autant valorisé comme fécondité que connoté comme avare et  inquiétant. Ces deux rongeurs, rat et souris, sont souvent associés et véhiculent les mêmes motifs symboliques dans l’imaginaire populaire et au sein de la littérature (Jean de La Fontaine ou Esope utilisant l’un pour l’autre les deux termes pour désigner le même animal). L’identification est aussi biologique, ces deux animaux appartenant à la sous-famille des Murinae avec les mulots.

 RAT

Symbole transcivilisationnel par excellence, portant la mort et la grande santé retrouvée, de quoi ce petit animal des entrailles est-il le nom ? Nous allons suivre la piste dostoïevskienne : cet animal qui symbolise les entrailles et la vie souterraine vise aussi l’ambivalence de l’homme, car les profondeurs de l’âme et de sa structure réflexive sont aussi bien le lieu de la conscience de soi que le lieu de l’animal malade de ses sous-sols (la métaphore du sous-sol désignant aussi bien l’animalité refoulée de l’humanité que le ressentiment que l’on ressasse avec conscience). Plus précisément, c’est le rat ou la souris comme symbole de l’intériorité qui nous occupera en nous aidant des grands penseurs de l’intériorité. De Dostoïevski et Kafka à Nietzsche et Freud, tous ont vu que l’homme s’explique par sa vie souterraine et que ces tréfonds de l’âme humaine ont souvent été ignorés au profit d’une valorisation de l’esprit pleinement maître de ses capacités intellectuelles. Le rat, ici, symbolise cette vie infra-consciente que l’on préfère ignorée : cette lutte en sous-sols entre divers instincts et affects que traduit avec plus ou moins d’honnêteté, en tout cas avec beaucoup d’ignorance des processus sous-jacent, le flux conscient de notre pensée. Il symbolise les arrière-pensées, ce qui se joue derrière le masque humain, la bête que l’on cache avec plus ou moins de soin et d’hypocrisie ontologique.

Si le rat symbolise si bien l’animal qui s’agite derrière toute pensée et derrière le visage civilisé, c’est parce qu’il est l’animal vermine par excellence : vecteur de la peste et plus généralement de maladies, il s’immisce partout et souille les denrées qu’il vole et disperse dans un geste sans ordre, il prolifère et contamine tout son environnement si on ne dératise pas ce dernier.

 RAT1

« A un certain  niveau de connaissance de soi-même […], on en viendra à se trouver exécrable. Pour mesurer le bien […], tout étalon sera jugé trop grand. On se rendra compte qu’on n’est rien de plus qu’un nid à rats peuplé d’arrière-pensées. L’acte le plus infime ne sera pas exempt d’arrière-pensées » écrit Kafka comparant la face ignoble de l’homme à un nid à rats, autrement dit à la prolifération de la vermine la plus impure. Le rat symbolise cette vie souterraine de l’esprit qui grouille de bas instincts, le siège du Mal, alors qu’on croyait cet esprit si prompt à la contemplation de la beauté, du bien et du vrai. Ce diagnostic nietzschéo-dostoïevskien (Nietzsche systématisant la profondeur des vue du grand psychologue Dostoïevski) peint l’homme torturé par son intériorité et on peut voir dans ce duo Dostoïevski-Nietzsche la préfiguration d’un Freud à venir et d’une discipline s’intéressant à la vie souterraine de l’âme : qu’il s’agisse d’un inconscient, des ruminations de la vie intérieure ou d’une pensée infra-conscience (non unifiée et réifiée en inconscient topique ou cognitif).

Mais l’homme des sous-sols, c’est aussi l’homme piégé dans son intériorité, non plus seulement celui qui rumine telle une vache à tête de rat, mais celui qui creuse de nouvelles galeries pour y blottir une conscience de soi de plus en plus individuée, comme une excroissance spirituelle handicapante que la civilisation impose à l’intériorité. C’est l’homme kafkaïen qui tombe en lui-même, mais aussi l’homme freudien expliqué par Pierre-Henri Castel : cet homme moderne si individué et si autonome que sa maîtrise de soi exige une hyperconscience pour tenir fermement la bête ; la civilisation se paie d’une individuation plus forte, résultat de l’intériorisation des valeurs et de la haute maîtrise de soi, et se paie aussi d’une duplicité plus grande, résultat d’un impératif de refouler l’animalité.

La vie souterraine est une sorte de pharmakon : le poison devient le remède. La pression de la conscience sur l’animalité infra-consciente civilise et cache à l’homme la face hideuse qui parfois se rappelle à lui, mais c’est aussi la puissance de la conscience réflexive, capable d’aller sonder les bas fonds (de connaître la pensée infra-consciente) mais aussi capable d’émanciper l’esprit de ses fonctions naturelles et sociales et de créer ce dialogue intérieur de l’âme avec elle-même. C’est cette thèse dialectique que nous essaierons de justifier tout au long de notre texte.

 RAT2

L’homme moderne individué radicalement se ronge en quelque sorte lui-même par sa structure réflexive et sa vie mentale intériorisée. Nous expliquerons cette hypothèse en rapprochant l’interprétation de Nietzsche par Patrick Wotling et l’interprétation du freudisme par Pierre-Henri Castel, mais nous ferons le pari que le rat est bien un symbole ambivalent et porte en soi la grande santé : l’esprit est un poison qui porte avec soi son remède et est l’invention géniale de l’humanité. Le pharmakon de l’âme est bien l’âme elle-même : malade de ses sous-sols par la structure réflexive, elle ne se soignera que par elle-même. On ne dératise pas l’esprit, on l’apprivoise ; tout comme on n’extirpe pas le corps, on le spiritualise.

Extrait du site http://www.implications-philosophiques.org

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Les signes caractéristiques des rats

Posté par othoharmonie le 28 octobre 2016

 

Les rats sont des animaux nocturnes, comme les souris. La chance de les croiser est donc vraiment minime. Mais les rats laissent des traces, par lesquelles vous pouvez constatez leur présence. Vous avez des présomptions sur la présence de rats dans votre maison, dans le jardin ou le grenier, essayez de rester calme et prenez les bonnes mesures le plus rapidement possibles. Les rats présentent un danger pour la santé.

Signes caractéristiques des rats dans la maison

Les infestations de rats ne se ressemblent rarement, il faut avoir l’œil pour bien reconnaître les signes de leur présence. Il existe des signes très caractéristiques pour signaler une infestation. Il faut faire une inspection minutieuse dans toute la maison, grenier, cave et jardin, car il est rare d’apercevoir les rats eux-mêmes.

Rat

Voici les signes à rechercher :

Bruits de grattement

Les rats bruns sont de mauvais grimpeurs et ont besoin d’un point d’eau à proximité. C’est pour cela qu’ils vivent souvent dans les rez de chaussée et que vous entendez des bruits en provenance de la cave ou en-dessous de la maison. Le rat noir est plus agile et sait grimper. Il est connu comme rat des greniers.

Excréments de rats

Trouver des excréments est la meilleure preuve pour une présence de rats. Les rats laissent derrière eux des excréments longs et foncés de 10 à 20 mm. Les rats en produisent une quarantaine par jour et on les retrouve souvent groupés. Les excréments du rat noir sont souvent fusiformes, ceux du rat brun sont en forme de banane.

Si les excréments sont mous et brillants, l’infestation de rats est active. Le nombre d’excréments vous donne une estimation sur l’étendue de l’infestation. Des excréments de même forme mais de taille différente, démontrent que les rats sont en reproduction. Lavez soigneusement vos mains après avoir débarrassé les excréments pour éviter toute contamination.

Traces de dents

Les dents des rats n’arrêtent pas de pousser, voilà pourquoi ils ont besoin de ronger constamment, que ce soit du bois ou du plastique et même d’autres matériaux comme l’aluminium ou le béton. Les traces de dents sont facilement reconnaissables par deux bandes parallèles légèrement enfoncées espacées de 4mm. Les rats peuvent même occasionner des incendies en rongeant les câbles de toutes vos installations électriques et des ordinateurs. En plus ils s’attaquent volontiers aux réserves alimentaires que vous devez alors éliminer complètement pour éviter tout risque de contamination.

Traces de gras

Dans la maison respectivement dans la cave les rats utilisent souvent le même trajet. Au passage les rats se frottent contre les murs et mobiliers et laissent derrière eux des traces de gras. Ces excrétions grasses ensemble avec la poussière et la saleté forment des signes très distinctifs pour la présence de rats. Ces traces mènent souvent aux nids et aux réserves de nourritures que les rats se constituent.

Empreintes

Quand les rats traversent des espaces poussiéreux, ils laissent des empreintes de pattes et de queue derrière eux. Comme les rats sont beaucoup plus grands que les souris, leurs empreintes sont nettement plus grandes et facile à différencier de celles des souris. Une astuce pour vérifier que les rats se trouvent encore dans la maison, mettez de la farine ou du talc par terre. Si le lendemain vous découvrez encore des traces les rats sont bien installés chez vous.

Odeurs caractéristiques

Les rats émettent une odeur de musque et d’ammoniaque, qui peut s’avérer très forte dans des espaces confins. L’odeur est une combinaison d’excréments, d’urines et d’excrétion de glandes. Les rats utilisent cette odeur pour leur orientation ils marquent leurs trajets et reconnaissent leur famille à l’odeur.

Nids et terriers

Les rats installent leurs nids dans des endroits chauds et protégés et ils utilisent pour leur confection des bouts de carton ou de tissu. Ils se trouvent souvent dans les caves ou dans le cas du rat brun dans le grenier. Il n’est pas si facile de les dénicher. Ils peuvent également les cacher sous les étagères de jardin.

A l’extérieur les rats creusent des terriers, surtout dans les composts ou sous les remises. Ils construisent des galeries souterraines – souvent à côté d’une maison ou d’une remise et ils s’installent toujours à côté » d’une source de nourriture. Pendant l’hiver les rats bruns se réfugient à l’intérieur des maisons, sous les planchers et entre les murs.

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Les chauves-souris à travers les âges

Posté par othoharmonie le 24 octobre 2016

 

Les chauves-souris ont survécu à des climats changeants, d’abord tropicaux, puis tempérés et glaciaires.

Cette histoire commence il y a 55 millions d’années, soit 10 millions d’années seulement après la disparition des dinosaures. Icaronyteris sp. est alors certainement un animal qui saute de branches en branches, qui plane peut-être, pour capturer des insectes. 

chauve-souris

23 millions d’années après (il n’existe pas de fossiles pouvant nous renseigner entre-temps), les continents ont leurs formes actuelles pour la plupart. Les chauves-souris profitent alors de leur capacité à voler pour aller d’île en île et coloniser toutes les terres émergées.

Il y a 20 millions d’années, les modifications climatiques laissent apparaître des forêts tropicales nombreuses, particulièrement en Europe. Les chiroptères en profitent pour se diversifier.

Face aux quatre grandes glaciations de ces deux derniers millions d’années, les espèces doivent quitter l’Europe vers le sud. Elles constituent des îlots de population qui recolonisent les territoires abandonnés après le retour du climat tempéré actuel.

L’apparition de l’homme, et sa faculté à coloniser l’espace, vont aider les chauves-souris à profiter de nombreux gîtes. Après avoir vécu dans les grottes avec l’homme préhistorique pendant longtemps, elles l’accompagnent maintenant dans ses habitations, aussi modernes soient-elles.

Les chauves-souris sont présentes partout dans le monde. Les scientifiques estiment le nombre d’espèces à un millier, de tailles très variées (de plusieurs kilogrammes à seulement deux grammes). Après les rongeurs, elles représentent l’ordre le plus important chez les mammifères. Il existe deux sous-ordres, les mégachiroptères, très différents des microchiroptères.

Les chauves-souris ont longtemps été considérées comme des oiseaux. Il faut attendre la deuxième moitié du XIXe siècle pour que l’ordre des chiroptères soit décrit.

Les deuxsous-ordres sont très différents puisque les mégachiroptères sont plus apparentés aux primates et à l’homme, qu’aux microchiroptères.

Les mégachiroptères

Ils sont aussi appelés « renards volants », en raison de leur museau pointu qui ressemble à celui des renards. 

Ils ont une vue en couleur et vivent la journée suspendus aux branches des arbres, caractéristique qui leur a permis d’être connus du grand public. 

Originaires de l’Ancien monde, ils sont tous frugivores et participent à la dissémination des graines, favorisant la colonisation forestière.

Leur taille est très variable : avec une envergure de 1,7 m, Pteropus vampyrus est la plus grande chauve-souris au monde. La plus petite espèce ressemble plutôt à un microchiroptère de taille moyenne.

Les microchiroptères

Ils rassemblent le plus grand nombre d’espèces (759 connues à ce jour) pour 16 familles. En Europe, seules trois familles occupent l’espace aérien avec les vespertilionidés, les rhinolophidés et les molossidés.

  •  Les vespertilionidés

Sur les 320 espèces dans le monde (40 genres), 25 vivent en Europe.

Le museau est lisse et ne possède pas d’appendices nasaux. Les oreilles ont un tragus, les ailes au repos sont repliées le long du corps.

  • Les rhinolophidés

Sur les 70 espèces mondiales, 5 vivent en Europe.

Elles émettent des ultrasons au travers d’appendices foliacés appelés « feuilles nasales ». Les oreilles sont larges à la base, pointues à l’extrémité, et ne possèdent pas de tragus (ils ont un anti-tragus). Au repos, les ailes enveloppent l’animal.

  • Les molossidés

Sur les 52 espèces dans le monde, une seule vit en Europe.

Avec une lèvre supérieure comprenant 5 plis, ses narines s’ouvrent vers l’avant. L’uropatagium est court et la queue libre dépasse largement.

D’autres familles ont des aires de distribution plus locales, principalement sur les îles (les mystacinidés ne vivent qu’en Nouvelle-Zélande, les myzopodidés à Madagascar).

Toutes familles réunies, leurs régimes alimentaires sont très diversifiés : certaines sont insectivores, d’autres carnivores, piscivores, frugivores, végétariennes ou nectarivores. Ces dernières participent d’ailleurs à la pollinisation de nombreuses espèces forestières : c’est par exemple une chauve-souris qui assure la survie des Baobabs en Afrique.

Trois espèces, toutes sud-américaines, sont hématophages : Diphylla ecaudata et Diaenus youngi se nourrissent du sang des oiseaux, Desmodus rotondus de celui de plus gros animaux comme le bétail. Nous n’avons donc rien à craindre des Vampires en Europe.

 

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Conditions de vie naturelle chez le Rat

Posté par othoharmonie le 4 octobre 2016

 

 A l’état sauvage, le surmulot vit en groupes comptant jusqu’à 50 individus. L’appartenance à un groupe est fondée sur l’odeur commune spécifique. Les rats passent beaucoup de temps à se toiletter mutuellement; ils ont un caractère très social et sont serviables. Les membres du groupe blessés et malades sont préservés, et parfois même approvisionnés en nourriture. Les rats ne se nourrissent généralement qu’en petites quantités, quel que soit l’aliment en question, et ils réduisent ainsi le risque d’empoisonnement. Ils agissent en groupes, afin de tester si certains aliments inconnus sont digestes ou non. Les mâles sont les dénommés «goûteurs»: ils mangent une toute petite quantité du nouveau mets. Les autres rats observent alors pendant quelques heures l’état de santé du goûteur. S’il va mal, les membres du groupe ne toucheront plus la nourriture manifestement indigeste. Les rats sont les proies de nombreux prédateurs, c’est pourquoi ils évitent les grandes zones ouvertes. La mémoire de cet animal est bien développée et son intelligence est un élément fondamental de sa stratégie de survie. Le rat mémorise les sources de nourriture et les dangers; il possède aussi une mémoire du mouvement ; il peut se rappeler des chemins pris par le passé et s’orienter ainsi en pleine obscurité. Pour ce faire, les moustaches et les traces olfactives sont une aide aussi.

condition de vie du rat

Les rats sont des animaux de meute.

Il ne faut donc jamais les garder individuellement. L’homme ne peut pas remplacer les congénères. Les rats se chamaillent entre eux, se toilettent et donnent libre cours à leur comportement social et sexuel. Le mieux est de garder ensemble au moins (!) 3 rats. Plusieurs individus de même sexe peuvent très bien être détenus ensemble. Les mâles devraient être castrés avant d’avoir atteint les six mois, car sans quoi, ils peuvent devenir insupportables au sein du groupe. Ces animaux se sentent très bien dans des meutes mixtes. Ceci suppose cependant de castrer les mâles au préalable. Mais pour l’observateur/propriétaire, le groupe mixte est aussi le plus passionnant. Perceptions et communication: Les rats ne voient pas les couleurs, c’est pourquoi la vision crépusculaire est très bien développée chez eux et ils perçoivent les ultrasons (20 kHz et plus). On devrait donc tenir compte de ce facteur lorsque l’on en garde. Le centre olfactif dans le cerveau est très développé. Le sens olfactif joue un rôle important: pour distinguer l’ami de l’ennemi, mais aussi pour détecter la nourriture. Les rats marquent leur territoire ; ceci est important pour le comportement au sein d’une population de congénères et lors de la recherche d’un partenaire.

L’ordonnance sur la protection des animaux prescrit qu’il faut garder au moins 2 animaux ensemble. Il doit y avoir une surface au sol de 0.5 m² et un volume de 0.35 m³. Ceci équivaut par exemple à une cage de dimensions suivantes: 100 cm de long par 50 cm de large et 70 cm de haut. Une hauteur minimale de 56 cm est imposée. Ces mesures minimales ne sont cependant qu’à la limite de la maltraitance. Celui qui reste en deçà de ces normes minimales, ne serait-ce que dans une infime mesure, est punissable au sens de la loi. De plus, des moyens de se retirer, du matériel de nidification, des objets à ronger comme des branches et un bac à sable sont exigés.

Les animaux ne sont ni des jouets, ni des peluches. Les rats sont des animaux très sensibles et devraient être gardés en tant que tels. Les premiers pas pour faire connaissance peuvent très bien venir des rats eux-mêmes, qui sont curieux. Leur comportement explorateur peut cependant être stimulé s’ils trouvent à l’occasion un petit biscuit dans la main. Lorsque le rat a gagné en confiance, on peut tenter délicatement un premier contact tactile. Mais on ne devrait jamais le saisir par la queue. Sans quoi celle-ci peut se briser et peler, ce qui entraîne des blessures douloureuses. On placera une main sous le ventre en venant de l’avant, et de l’autre on le poussera légèrement, puis on le soulèvera doucement. Le rat aime beaucoup lorsque l’on porte un large pullover. Il trouve là un refuge. Par les manches, il peut s’y frayer un chemin comme à travers un tunnel. Ainsi, au fil du temps, on peut l’éloigner de son enclos et l’emporter avec soi à travers le logement (mais non pas à l’extérieur!).

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La souris sauvage

Posté par othoharmonie le 4 octobre 2016

 

La souris sauvage, plus petite que la souris domestique, aime envahir les maisons à l’entrée de l’hiver pour y trouver nourriture et chaleur.

souris griseBien que la souris grise soit très attrayante au premier regard, il est fortement déconseillé de la garder chez soi pour quelque raison que ce soit. Ces petits rongeurs qui vivent à l’état sauvage dans les champs et les bois s’alimentent essentiellement de graines, de vers, d’insectes, de plantes ou de fruits, plus difficiles à trouver en période de saison froide. C’est ainsi que les maisons peuvent être rapidement envahies quand les souris trouvent de quoi se nourrir. Il ne faut surtout pas chercher à les alimenteet encore moins à les apprivoiser ou les toucher.

Pourquoi est-il dangereux d’accueillir chez soi une souris sauvage ?

Subvenir aux besoins d’une souris en mauvais état est louable, mais envisager de la garder définitivement chez soi est à exclure. Elles ne sont pas faites pour vivre dans une cage et elles sont porteuses de nombreuses maladies. Une fois guérie, on remettra la souris dans son environnement naturel.

Accueillir provisoirement une souris sauvage chez soi en convalescence demande des règles d’hygiène strictes. Il faudra la laisser à l’écart de ses propres animaux et ne jamais la toucher à main nue. Les souris sauvages mordent fort pour se défendre et peuvent transmettre des maladies comme la leptospirose, une maladie infectieuse transmissible à l’homme et aux autres animaux domestiques. Elles sont en outre porteuses de parasites tels que la gale ou la teigne.

Sur le plan matériel, elles font de nombreux dégâts et abiment les fils électriques, les meubles ou la tapisserie. Il ne faut pas oublier que ce sont d’excellentes grimpeuses et qu’elles monteront aisément des escaliers ou le long des meubles pour atteindre leur objectif : se faire un nid douillet ou trouver de quoi s’alimenter.

Comment éviter l’apparition de souris chez soi ?

Il existe des précautions simples pour que l’intérieur d’une maison ne devienne pas le siège de souris sauvages. Il est préférable d’éviter de laisser toute nourriture à portée des souris, notamment dans les garages dans lesquels elles adoreront élire domicile avant de s’incruster à l’intérieur de la maison.

Tout sac de nourriture destiné aux animaux domestiques, notamment aux oiseaux et rongeurs, devra être hors de portée de ce petit animal très malin. Il est aussi préférable de mettre les sacs poubelles dans un container afin d’éviter d’attirer tout animal indésirable. Ces quelques conseils semblent évident, mais souvent oubliés !

Mieux connaître la souris sauvage

OLYMPUS DIGITAL CAMERAElle est arrivée en Europe au XVIIe siècle par voie maritime et elle est originaire de l’Asie et du Proche Orient. Considérée comme un animal indésirable, l’homme n’a jamais réussi à s’en débarrasser. Elle se reproduit sans difficulté, est très prolifique et s’adapte facilement à tout nouvel environnement. C’est ainsi qu’elle s’est installée dans les habitations humaines du jour où l’homme a cultivé les céréales.

On distingue la souris des villes de la souris des champs qui creuse des galeries souterraines et bâtit son nid à l’aide de fibres végétales qui lui sert de stockage de provisions en prévision de l’hiver. La souris des villes n’a pas besoin de faire des stocks trouvant tout en abondance. Elle vit en groupe qui se montre très solidaire et prolifère pour cette raison rapidement.

Pour éviter une invasion massive de ce rongeur, il existe des pièges simples et inoffensifs comme l’installation de cages pièges conçues pour capturer les souris et permettre de les remettre dans leur environnement loin de chez soi.

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Les mythes autour des chauves-souris tropicales

Posté par othoharmonie le 25 août 2016

 

Les chauves-souris se rencontrent partout sauf dans les zones polaires, mais c’est dans les régions tropicales du Nouveau Monde qu’elles sont le plus nombreuses et le plus diversifiées : environ 260 espèces sur les quelque 950 décrites, soit plus du quart des chiroptères. Ainsi, 3 kilomètres carrés de forêt guyanaise hébergent plus de 50 espèces de chauves-souris différentes, alors que 100 kilomètres carrés de forêt équatoriale au Gabon en abritent 35. Cet écart est moins important entre l’Asie et l’Amérique : pour des surfaces similaires, la péninsule de Malacca d’une part, le Costa Rica et Panamá d’autre part possèdent respectivement environ 90 et 110 espèces de chiroptères.

Par ailleurs, dans les forêts tropicales américaines, le nombre d’espèces de chauves-souris équivaut à peu près à celui des autres espèces de mammifères.

Chauve souris

Les chiroptères d’Amérique tropicale se répartissent en 9 familles et 81 genres. Six de ces familles sont endémiques de ce continent : les noctilionidés (2 espèces), les mormoopidés (8 espèces), les phyllostomidés (qui, avec environ 143 espèces, réunissent plus de la moitié des espèces chiroptères du Nouveau Monde), les natalidés (5 espèces), les furiptéridés (2 espèces) et les thyroptéridés (2 espèces) ; les trois autres familles – les emballonuridés, les molossidés et les vespertilionidés – sont également représentées dans l’Ancien Monde.

Certaines espèces, comme les vampires, ont un régime très spécialisé ; d’autres, au contraire, sont omnivores et se nourrissent en partie de végétaux et en partie d’animaux, des invertébrés surtout. Selon leur alimentation, on distingue 6 grandes catégories de chauves-souris : les hématophages ; les insectivores – qui sont les plus nombreuses – ; les frugivores, les nectarivores, les piscivores et les carnivores.

Un peu plus de la moitié des chauves-souris d’Amérique tropicale se nourrissent d’insectes, soit la totalité des espèces des familles des emballonuridés, des mormoopidés, des natalidés, des furiptéridés, des thyroptéridés, des vespertilionidés et des molossidés ; 20 % des phyllostomidés ; un seul noctilionidé, le petit noctilion, Noctilio albiventris.

Les insectes sont généralement capturés en vol, parfois aussi lorsqu’ils sont posés au sol ou dans la végétation.

Bien que le mot vampire soit originaire d’Europe centrale (étymologiquement, il pourrait venir d’un mot turc [uber] signifiant « sorcière »), c’est dans les régions les plus chaudes d’Amérique centrale et d’Amérique du Sud que l’on trouve les vrais vampires. Un certain nombre d’invertébrés, comme les sangsues, les tiques et de nombreux insectes (punaises, puces, moustiques), se nourrissent de sang, mais, chez les vertébrés, les vampires sont les seuls à avoir adopté ce régime alimentaire. Il est d’ailleurs assez paradoxal que ces chauves-souris hématophages soient apparues et aient évolué uniquement en Amérique, continent qui, avant l’introduction du bétail par les Européens, était relativement pauvre en grands mammifères. D’autres parties du monde, comme l’Afrique, avec ses grands troupeaux d’herbivores, semblaient, a priori, plus favorables. Sur ce point, le mystère demeure.

Des trois espèces existant actuellement, le vampire commun, Desmodus rotundus, est celle qui a l’aire de répartition la plus étendue. Présent du Mexique à l’Argentine et au Chili, il évite pourtant la région des hauts plateaux mexicains ainsi qu’une bonne partie de la cordillère des Andes. Toutefois, on le trouve à plus de 1 000 m d’altitude (2 300 m au Mexique, 2 600 m en Colombie et même 3 800 m au Pérou). Les vampires se rencontrent dans les deux hémisphères, dans les régions où la température hivernale minimale est au moins égale à 10 °C.

Vol de chauve souris

Vrais et faux vampires

L’histoire de la nomenclature des vampires est significative. Elle montre combien la légende et la réalité ont souvent été confondues.

Bien que les vampires aient été connus dès la conquête du Mexique par Hernán Cortés, il faut attendre 1760 pour que Buffon baptise « vampire » une grosse chauve-souris d’Amérique du Sud, dont il décrit les mœurs hématophages en se fondant sur des témoignages de voyageurs à leur retour du Nouveau Monde. À la même époque, Carl von Linné la décrit sous le nom de Vespertilio spectrum. Il s’agit, en fait, de l’actuel Vampyrum spectrum, le faux vampire, qui, s’il est carnivore, n’est pas un buveur de sang. Nul doute que les termes choisis par ces naturalistes pour dénommer cet animal ont été inspirés par sa grande taille et son aspect peu engageant.

À partir de cette époque et pendant tout le xixe siècle, les zoologistes des muséums européens ont tendance à appeler « vampires » toute une série d’espèces de chauves-souris en général de grande taille, souvent des phyllostomidés, c’est-à-dire possédant l’étrange feuille nasale attribut de cette famille. De là à leur attribuer des mœurs de vampires, il n’y avait qu’un pas. C’est ainsi que sont apparus à cette période des VampyrusVampyrops et autres Vampyressa, qui n’ont en fait rien du vampire. On a même baptisé « vampires » de grandes chauves-souris mangeuses de fruits de l’Ancien Monde : la plus grande chauve-souris du monde, la roussette de Malaisie, une chauve-souris frugivore de 1,70 m, a ainsi été décrite en 1792 sous le nom de Pteropus vampyrus.

En revanche, le vrai vampire reçoit, en 1810, le nom anodin de « phyllostome [à bouche en forme de feuille] arrondi » (Phyllostoma rotundus) ! En 1822, le Français Desmarest découvre que cette petite chauve-souris se nourrit de sang et peut s’attaquer à l’homme. C’est Oldfield Thomas qui, en 1901, lui donne son nom définitif de Desmodus rotundus.

Le vampire sorti des tombeaux

Nombreux sont les mythes et légendes évoquant des créatures suceuses de sang. En Orient, on peut citer, par exemple, les striges (oiseaux de nuit), et les goules qui dévorent les cadavres dans les cimetières. En Europe, le mot vampir, sans doute originaire des Balkans, fait son apparition au xviiie siècle (en Allemagne en 1732).

À l’origine, le vampire est censé être l’esprit d’un mort qui sort la nuit de sa tombe et prend des aspects variés : un animal (grenouille, araignée ou puce) chez les Roms vivant dans les pays slaves, ou un légume (citrouille, pastèque), ou un autre objet inanimé ailleurs, pour aller sucer le sang d’une personne endormie. Celle-ci deviendra vampire à son tour. On notera que, dans les croyances européennes, les chauves-souris ne sont pas associées au vampirisme. Seule la découverte, au xvie siècle, de l’existence d’une chauve-souris hématophage que les scientifiques vont appeler « vampire » va permettre – bien ultérieurement – cette association, qui, aujourd’hui, est bien ancrée dans les esprits.

Vampires et esprits malins

On pourrait s’attendre à une figuration du vampire dans toutes les mythologies, ainsi que dans les arts et l’artisanat des pays où l’espèce est prospère. Curieusement, on la rencontre au contraire plutôt rarement : ainsi il n’en existe aucune trace dans la culture aztèque. En revanche, les Mayas connaissaient bien cet animal : pour eux, la zotziha, ou maison des chauves-souris, est l’une des étapes qui conduit les mourants dans les entrailles de la terre. C’est la demeure du dieu-vampire, ou « chauve-souris de la mort » (camazotz), qui décapite ses victimes. Chez les Arawaks des Guyanes, plusieurs mythes évoquent des chauves-souris géantes qui dévorent ou sucent le sang des êtres humains.

Sur l’île de la Trinité, les morsures des vampires sur des hommes sont attribuées à un esprit malfaisant appelé « soucouyant ». C’est généralement une vieille femme, qui se dépouille la nuit de son apparence humaine et, pour se déplacer, se transforme en boule de feu. Elle pénètre dans les maisons par le trou de la serrure, ou à travers des fissures.

Les premières « victimes » européennes

Natalus_stramineusLes récits des premiers voyages européens et les mythes amérindiens en témoignent : l’homme a, de tout temps, été l’une des proies du vampire. Ainsi, au retour d’un périple dans les régions qui constituent l’actuel Costa Rica, le voyageur au long cours Benzoni écrivait en 1565 : « Il y a de nombreuses chauves-souris qui mordent les gens au cours de la nuit ; on les trouve le long de la côte jusqu’au golfe de Paria et dans d’autres régions, mais nulle part ailleurs elles ne provoquent autant de dommages que dans cette province ; je les ai rencontrées en plusieurs endroits, sur la côte et particulièrement à Nombre de Dios, où, alors que je dormais, elles m’ont mordu aux orteils si délicatement que je n’ai rien senti, mais, au matin, j’ai trouvé les draps (…) baignés de sang… »

Morsures sélectives

Chez l’homme, le vampire choisit de préférence les pieds, les mains et certains endroits de la tête, en particulier le bout de l’oreille. Ce sont en fait les surfaces les plus riches en vaisseaux capillaires. Les tonsures pratiquées par certains peuples Amérindiens, comme les Yanomami du haut Orénoque, sont apparemment une aubaine pour ces chauves-souris, qui les apprécient tout particulièrement.

Au Mexique, une enquête a établi que les chauves-souris vampires s’en prennent le plus souvent aux enfants des deux sexes et préfèrent les femmes aux adultes masculins. Cet ordre de préférence (jeunes, puis femelles et ensuite seulement mâles) vaut également pour d’autres proies, en particulier les bovins. En ce qui concerne ces derniers, le chercheur suisse Dennis Turner estime que la sélection est déterminée par l’épaisseur de la peau, faible chez le veau, moyenne chez la vache, maximale pour le taureau, ainsi que par le degré d’exposition : les veaux dorment plus longtemps et ils restent plus isolés les uns des autres que les adultes.

Sans qu’on sache très bien pourquoi, les vampires s’en prennent à certains individus plutôt qu’à d’autres : sur l’île de la Trinité, par exemple, un enfant de 14 ans a subi des morsures sur les membres, le dos et le visage pendant deux années consécutives, alors que son frère et sa mère, qui vivaient sous le même toit, n’ont jamais été importunés. Seul le cochon que cette famille possédait a lui aussi été mordu.

Pour l’homme, il est d’ailleurs facile de se protéger des morsures au cours du sommeil, puisqu’il suffit de dormir sous une moustiquaire. Il n’en va pas de même pour le bétail…

Un mythe cinématographique

Si la littérature vampirique apparaît au début du xixe siècle, c’est, à la fin du siècle, en 1897, l’écrivain Bram Stoker qui va donner au vampirisme son plus célèbre héros, Dracula (1897). C’est aussi lui qui, pour la première fois, associe la figure maléfique du vampire à la chauve-souris. Le nom de Dracula est quant à lui lié, étymologiquement, au dragon et au diable (le premier est d’ailleurs associé au second dans la symbolique chrétienne médiévale) : il a pour racine drac, qui signifie « diable » en roumain et qui dérive du latin draco, « dragon ».

C’est surtout avec le septième art que le thème du vampirisme va se développer. La plupart des films de vampires tirent leur origine du Dracula de Bram Stoker. Les deux premiers qui s’en inspirent ont été portés à l’écran respectivement en 1922 par F. W. Murnau (Nosferatu le vampire) et en 1931 par Tod Browning (Dracula), et annoncent la naissance de ce mythe contemporain. Dracula a, depuis, été adapté un nombre considérable de fois, et est devenu un mythe à part entière au sein de celui des vampires.

Le mythe de Dracula a fixé dans l’imaginaire l’association vampires/chauves-souris. Bouclant la boucle, en 1988, des paléontologues ont associé Dracula aux chauves-souris, en baptisant Desmodus draculae les restes fossiles d’une chauve-souris hématophage retrouvés au Venezuela dans des terrains du pléistocène.

 

Porteur de la rage

Pour se nourrir, une chauve-souris vampire prélève en moyenne 20 ml de sang par jour (soit un peu plus de 7 litres en une année). Sa salive contenant des substances anticoagulantes, la plaie peut continuer de saigner plusieurs heures après son départ. On a beaucoup spéculé autour des conséquences de ces morsures sur la santé et à la productivité du bétail. Une recherche faite sur des élevages de vaches, en Équateur, a montré que la production de lait n’était pas perturbée par ces pertes de sang occasionnelles. En fait, les prélèvements de sang effectués par les vampires sont minimes par rapport au volume total de sang du bétail, ou même de l’homme, ne provoquant pas de problème particulier.

En revanche, les vampires peuvent, en se nourrissant, transmettre un certain nombre de maladies aux conséquences beaucoup plus graves, en particulier la rage. Le virus infeste la victime par l’intermédiaire de la salive de la chauve-souris, puis s’attaque au système nerveux et entraîne des altérations du comportement, des paralysies et, presque toujours, la mort. Comme tous les mammifères (l’homme ne fait pas exception), les vampires sont eux-mêmes sensibles à ce virus, dont ils peuvent mourir. Pour des raisons encore mal connues, on assiste périodiquement à des épidémies migratrices qui entraînent une mortalité massive pour les bovins et animaux domestiques et, dans une moindre mesure, pour les chauves-souris.

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Les chauves-souris d’Amérique tropicale

Posté par othoharmonie le 16 août 2016

 

Les chauves-souris se rencontrent partout sauf dans les zones polaires, mais c’est dans les régions tropicales du Nouveau Monde qu’elles sont le plus nombreuses et le plus diversifiées : environ 260 espèces sur les quelque 950 décrites, soit plus du quart des chiroptères. Ainsi, 3 kilomètres carrés de forêt guyanaise hébergent plus de 50 espèces de chauves-souris différentes, alors que 100 kilomètres carrés de forêt équatoriale au Gabon en abritent 35. Cet écart est moins important entre l’Asie et l’Amérique : pour des surfaces similaires, la péninsule de Malacca d’une part, le Costa Rica et Panamá d’autre part possèdent respectivement environ 90 et 110 espèces de chiroptères.

Chauve souris

Par ailleurs, dans les forêts tropicales américaines, le nombre d’espèces de chauves-souris équivaut à peu près à celui des autres espèces de mammifères.

Les chiroptères d’Amérique tropicale se répartissent en 9 familles et 81 genres. Six de ces familles sont endémiques de ce continent : les noctilionidés (2 espèces), les mormoopidés (8 espèces), les phyllostomidés (qui, avec environ 143 espèces, réunissent plus de la moitié des espèces chiroptères du Nouveau Monde), les natalidés (5 espèces), les furiptéridés (2 espèces) et les thyroptéridés (2 espèces) ; les trois autres familles – les emballonuridés, les molossidés et les vespertilionidés – sont également représentées dans l’Ancien Monde.

Certaines espèces, comme les vampires, ont un régime très spécialisé ; d’autres, au contraire, sont omnivores et se nourrissent en partie de végétaux et en partie d’animaux, des invertébrés surtout. Selon leur alimentation, on distingue 6 grandes catégories de chauves-souris : les hématophages ; les insectivores – qui sont les plus nombreuses – ; les frugivores, les nectarivores, les piscivores et les carnivores.

Bien que le mot vampire soit originaire d’Europe centrale (étymologiquement, il pourrait venir d’un mot turc[uber] signifiant « sorcière »), c’est dans les régions les plus chaudes d’Amérique centrale et d’Amérique du Sud que l’on trouve les vrais vampires. Un certain nombre d’invertébrés, comme les sangsues, les tiques et de nombreux insectes (punaises, puces, moustiques), se nourrissent de sang, mais, chez les vertébrés, les vampires sont les seuls à avoir adopté ce régime alimentaire. Il est d’ailleurs assez paradoxal que ces chauves-souris hématophages soient apparues et aient évolué uniquement en Amérique, continent qui, avant l’introduction du bétail par les Européens, était relativement pauvre en grands mammifères. D’autres parties du monde, comme l’Afrique, avec ses grands troupeaux d’herbivores, semblaient, a priori, plus favorables. Sur ce point, le mystère demeure.

Des trois espèces existant actuellement, le vampire commun, Desmodus rotundus, est celle qui a l’aire de répartition la plus étendue. Présent du Mexique à l’Argentine et au Chili, il évite pourtant la région des hauts plateaux mexicains ainsi qu’une bonne partie de la cordillère des Andes. Toutefois, on le trouve à plus de 1 000 m d’altitude (2 300 m au Mexique, 2 600 m en Colombie et même 3 800 m au Pérou). Les vampires se rencontrent dans les deux hémisphères, dans les régions où la température hivernale minimale est au moins égale à 10 °C.

 

-       Les chauves-souris hématophages

-       Les chauves-souris insectivores

-       Les chauves-souris frugivores

-       Les chauves-souris nectarivores

-       Les chauves-souris piscivores

-       Les chauves-souris carnivores

 Les chauves-souris d'Amérique tropicale dans RAT et SOURIS la-chauve-souris-en-plein-vol

Un animal lié aux climats chauds

L’étude de la physiologie du vampire montre que cette chauve-souris est incapable d’hiberner. Par ailleurs, le sang étant un aliment peu énergétique, maintenir la température corporelle constamment élevée alors que la température ambiante est basse nécessiterait, de la part de l’animal, l’absorption d’une quantité de nourriture bien supérieure à ses capacités. Voilà pourquoi l’espèce est introuvable sous des climats tempérés.

Dans l’archipel des Antilles, elle n’est présente aujourd’hui que dans l’île de la Trinité, mais elle l’était autrefois à Cuba, comme en témoigne la découverte de fossiles dans deux grottes de cette île.

La capacité d’adaptation de l’espèce est étonnante : elle vit aussi bien en pleine forêt amazonienne que dans les forêts décidues (dont les feuilles des arbres tombent à la saison sèche) d’Amérique centrale, dans les forêts sèches à épineux, dans les savanes, les zones cultivées et même dans les déserts côtiers du Pérou et du Chili. Si le vampire est plutôt rare au sein des grands massifs forestiers de l’Amérique latine, c’est sans doute parce que les grands mammifères y sont peu nombreux.

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LES SOURIS GRISES

Posté par othoharmonie le 12 août 2016

 

Le corps de la souris commune est couvert de poils gris, plus clair sur le ventre, sauf le bout des pattes, les oreilles, le bout du museau et la queue. Il est séparé en trois parties : la tête qui porte la bouche et les organes sensoriels pairs (olfactifs, visuels, auditifs), le tronc auquel se rattachent deux paires de membres et la queue, située au-delà de l’anus. Le dimorphisme sexuel est peu apparent. La taille adulte de la souris est comprise entre 7,5 et 10 cm pour un poids adulte qui va de 21 g jusqu’à 60 g pour les plus grosses femelles

souris griseLa Souris grise (Mus musculus ou Mus (Mus) musculus) est une espèce parmi les petits rongeurs de la famille des muridés. En français elle est appelée aussi Souris domestiqueSouris commune. On désigne aussi plus simplement cette espèce très répandue par le nom vernaculaire générique, souris. C’est un animal nocturne, généralement assez craintif, qui vit souvent à proximité ou dans les habitations humaines, d’où son appellation « domestique » (mot dérivé du latin domus, la maison) comme pour la mouche domestique. La souris blanche est une race de souris domestiquée largement utilisée en laboratoire. Une fois apprivoisé c’est un animal qui est apprécié également comme animal de compagnie. L’aspect culturel autour de la souris est extrêmement important. De nombreux proverbes, citations, livres, poèmes, chansons, films, dessins animés, etc. portent sur ce thème de la souris.

Les pattes avant possèdent quatre doigts bien développés, terminés par des griffes, le pouce étant atrophié. On peut observer trois callosités interdigitalles et deux callosités basales. Les pattes arrières possèdent cinq doigts, bien développés et terminés par des griffes. Aux points d’appui se sont développées des callosités dont la disposition est spécifique. La souris possède cinq paires de mamelles : trois paires sur la poitrine, plus une à l’aine et une au niveau du bassin. Les orifices, urinaire, génital et anal, sont disposés différemment selon le sexe de la souris. Chez la femelle, l’urètre s’ouvre en avant du vagin, au sommet d’une papille urinaire. Le vagin s’ouvre au niveau de la vulve. L’anus est séparé de la vulve par un court périnée. Tandis que, chez le mâle, les orifices urinaire et génital sont confondus à l’extrémité du pénis, normalement cachés dans un repli cutané, le prépuce. Les testicules normalement intra-abdominaux peuvent descendre chacun dans un diverticule de la cavité abdominale recouvert d’un sac cutané, le scrotum

Les prédateurs de la souris sont les petits mammifères comme les chats, les belettes, les renards, etc. mais aussi des serpents, des oiseaux comme les rapaces diurnes et surtout nocturnes, les grues ou hérons et bien d’autres carnivores encore. La souris est prolifique, mais a beaucoup de prédateurs ; c’est une proie petite, mais assez facile à attaquer pour ces derniers. L’Homme, qui la considère souvent comme un animal nuisible détruisant les cultures et propageant des maladies via leurs parasites et leurs fèces, est aussi un prédateur redoutable pour la souris. Pour la faire disparaître des habitations, il héberge des animaux comme le chat ou bien utilise des pièges et des poisons chimiques.

La domestication du chat aurait eu comme première motivation la lutte contre les souris et les rats. L’espérance de vie d’une souris est de deux ans en l’absence de prédateurs, mais seulement de cinq mois à l’état sauvage. Sa grande capacité d’adaptation et son aptitude à cohabiter avec les humains en ont cependant fait l’un des mammifères les plus répandus sur Terre, avec le rat.

Plutôt omnivore, tendance à l’obésité, préférer des aliments simples comme des granulés complets ou des bouchons, légumes, fruits (frais ou secs) et puis le fromage… (avec modération) Dans le commerce, on trouve des mélanges adaptés aux besoins des souris ; ils sont composés de différents mélanges de graines, de foin et de cendre brute. Les aliments que l’on peut leur apporter en supplément aux aliments trouvés dans le commerce sont : pain dur, viandes blanches pour un apport en protéines auxquelles il convient de préférer un apport de graines riches comme celles de tournesol ou encore de petits insectes vivants comme des larves de ténébrions (vers de farines) et des légumes (à donner avec modération car sinon cela pourrait être source de diarrhée) qui sont à retirer le plus vite possible car la souris aura tendance à en mettre une partie en réserve dans un coin de sa cage : si elle venait à manger un légume alors qu’il est en décomposition, cela pourrait entrainer des dérangements intestinaux sévères. Les agrumes et la laitue sont à proscrire ainsi que tous les produits contenant des alcaloïdes, de la théobromine ou une acidité en excès . Il faut veiller à ce que l’alimentation des souris ne soit pas trop riche en graisses (par exemple il est préférable de ne pas leur donner de cacahuètes, de fromage, ni trop de graines de tournesol)

Deux souris sans distinction de sexe cohabiteront sans aucun problème tant qu’elles sont issues de la même portée et qu’elles n’ont jamais été séparées pendant une longue période. Par contre, si l’on veut intégrer une nouvelle condisciple à une souris déjà installée, il faut prendre de grandes précautions comme pour la plupart des rongeurs sociaux. La nouvelle-venue doit être installée à proximité de l’hôte, au possible dans la même cage alors séparée en deux par un grillage, et il faut ensuite leur laisser le temps de s’habituer l’une à l’autre. Il est possible que les deux souris tentent de s’attaquer à travers le grillage; pendant cette période il est absolument inutile d’essayer de les rapprocher davantage. Il faut être très prudent au moment de les mettre ensemble pour la première fois, à faire de préférence au moment d’un renouvellement de litière. Dans le premier temps de la cohabitation, il faudrait éviter de leur laisser trop d’accessoires dans lesquels elles pourraient se confiner (ce qui compliquerait la tâche de les séparer en cas d’affrontement).

souris cohabitationIl est aisé de faire cohabiter un mâle et une femelle qui ne se connaissent pas. Les femelles étant peu territoriales, elles sont moyennement difficiles à mettre ensemble. Les mâles, très territoriaux, peuvent être carrément impossibles à mettre ensemble. L’âge de maturité sexuelle est de deux mois chez le mâle et d’un mois et demi pour la femelle. Celle-ci peut être fertile tout au long de l’année, et en fonction de l’abondance de nourriture, met bas de 4 à 8 portées. Lors des périodes d’ovulation (4 à 5 jours), la femelle s’accouple plusieurs fois avec les mâles présents. La gestation dure ensuite de 19 à 21 jours, et la femelle met bas une portée de 7 à 10 petits (souvent moins la ou les premières fois). À la naissance, une souris est totalement glabre, de couleur rose, et pèse 0.5 à 1,5 gramme. Après environ 13 jours, le pelage apparaît et les petits ouvrent les yeux. Ils entament immédiatement une exploration de leur nid et de ses environs, sous la protection de leur mère et d’autres femelles du groupe. Le sevrage est effectif après 3 à 4 semaines. À noter que la femelle peut mourir pendant l’accouchement.

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Les rats des égouts ou Rat Brun

Posté par othoharmonie le 5 août 2016

 

Le rat adulte a une taille comprise entre 20 à 28 centimètres sans compter la queue. Sa queue est d’une longueur de 17 à 23 centimètres. Chez le rat brun la queue du rat est donc plus courte que son corps avec sa tête, contrairement au rat noir qui est plus petit et a une queue plus longue que son corps.

Les différentes études consultées rapportent des masses corporelles de 200 à plus de 650 g pour les rats adultes, les rats mâles étant généralement plus gros et plus grands que les femelles. Les rats bruns vivant en zone urbaine sont plus gros que les rats vivant en zone rurale. De même, les rats domestiques ont une masse corporelle plus importante que les rats sauvages, le rapport taille et poids variant beaucoup selon les lignées.

rat

Le rat brun à l’état sauvage a une couleur gris brunâtre sur le dos et gris blanchâtre sur le ventre, le rat domestique peut quant à lui arborer des couleurs, des marquages et des mutations différentes. On trouve aussi des animaux noirs.

Le rat brun a une tête pointue et fine, surmontée latéralement par deux oreilles assez petites, le museau porte les vibrisses qui sont très utiles au rat pour se repérer. Les yeux du rats sont assez petits et ses masséters sont assez développés. Le rat a un cou presque inexistant et un tronc longiligne relativement mince, qui devient plus important au niveau des intestins et des pattes postérieures. Le corps du rat se termine par une queue annelée et très peu velue.

Le nombre de doigts de chaque patte, antérieure ou postérieure, est de 5. Un rat se sert d’ailleurs de ses pattes antérieures pour faire sa toilette, se nourrir… La musculature développée du rat lui permet de courir et de sauter (parfois jusqu’à 1 m de hauteur et 1,20 m de longueur). Le rat est également un très bon nageur, il peut nager 800 m.

Comparé au rat noir, le rat brun a un museau moins pointu, plus biseauté et des oreilles plus petites ainsi que des pattes postérieures plus grosses.

La capacité de stockage de l’estomac du rat est importante, et celui-ci contient toujours des aliments comme c’est le cas chez les rongeurs. Les intestins chez le rat joue un rôle essentiel puisqu’ils permettent la digestion de la cellulose. Son appareil digestif lui rend impossible le vomissement. Le transit digestif du rat brun est de 12 h à 24 h. Le rat est un animal cæcotrophe, c’est-à-dire qu’il ingère une partie de ses excréments. Des excréments mous et verts, traversant une seconde fois le tube digestif et passant par le cæcum pour être rejetés sous forme de crottes dures et sèches. Cette ingestion leur permet de récupérer certains nutriments mais aussi d’absorber complètement la cellulose.

Le cœur d’un rat adulte de 300 g pèse environ 0,25 g . Un adulte a une fréquence cardiaque de 250 à 450 battements par minute.

La température du corps du rat varie de 36 °C à 38 °C. Son nombre de chromosomes est de 42.

L’appareil respiratoire du rat est constitué comme chez tous les mammifères d’une partie supérieure (narines, cavités nasales, larynx, trachée) et d’une partie inférieure (bronches et poumons). Le rat possède un volume thoracique réduit avec un volume pulmonaire de 25 mL et un rythme respiratoire de 70 à 115 inspirations par minute

Le rat brun ou surmulot (Rattus norvegicus) est une espèce de rats. C’est un rongeur trapu de la famille des Muridae. Il a un corps long d’environ 25 cm et une queue d’à peu près la même taille. Adulte, il pèse environ 300 g. Il est donc plus grand et plus lourd que son proche parent le rat noir (Rattus rattus).

Il est appelé rat brunsurmulot ou rat surmulotrat d’égoutrat de Norvège ou encore rat gris pour le distinguer du rat noir.

Originaire du Japon, du nord de la Chine et de l’est de la Russie, il s’est répandu à travers l’Europe dès le ixe siècle, à l’occasion des incursions vikings dont il infestait les drakkars (d’où son nom norvegicus). Le surmulot est aujourd’hui présent sur tous les continents, excepté l’Antarctique. Il vit au contact des humains et plus particulièrement dans les espaces urbains équipés d’égouts. C’est un animal nocturne, omnivore à tendance carnivore qui se nourrit des déchets des citadins. L’essentiel des surmulots nichent dans les égouts, qui leur offrent un abri dépourvu de prédateurs et des opportunités de nidification, d’où le nom de « rat d’égout ». Grégaire, le rat brun vit la plupart du temps en groupe très hiérarchisé.

Extrêmement prolifique, cette espèce est connue comme vecteur possible de nombreuses maladies, ce qui fait considérer le rat brun comme un animal nuisible et potentiellement invasif, au même titre que plusieurs autres espèces de rats. Toutefois, ce rat intelligent, sociable et facile à apprivoiser, est également l’espèce souche du rat domestique d’élevage. Utilisé principalement en expérimentation comme animal de laboratoire et organisme modèle, c’est aussi un animal de compagnie dont le succès va croissant.

La vie sociale du rat brun est très hiérarchisée, contrairement à d’autres espèces de rats comme le rat noir. Les groupes familiaux se trouvent placés sous l’autorité d’un mâle dominant qui peut voir sa primauté remise en question par des rats, et cela au cours de rixes pouvant s’avérer violentes. Les groupes se composent d’au moins 20 membres et peuvent atteindre jusqu’à 200 membres, mais ils sont généralement constitués de 40 à 60 animaux. L’unité d’un groupe se fonde sur l’odeur, une odeur familiale exclut tout individu qui ne la possède pas. Les membres communiquent par des attitudes corporelles, des sons et des cris qui permettent d’éviter les conflits. Un mâle peut avoir plusieurs femelles et une femelle capable de procréer s’accouple avec plusieurs mâles. Les femelles du groupe participent souvent à l’éducation des ratons et s’occupent même des ratons orphelins. Plusieurs membres du groupe partent ensemble à la recherche de nourriture ou à la découverte de territoires inconnus.

Les rats se comprennent donc principalement grâce à des ultrasons inaudibles pour l’homme. Ainsi un rat peut prévenir les autres de dangers environnants ou bien de son état personnel. Les rats utilisent également leur corps pour communiquer et exprimer certaines émotions ; par exemple les rats se reniflent réciproquement le museau et l’anus pour se saluer.

Le caractère éventuellement nuisible du rat brun pour l’homme provient des dégâts qu’il cause (aux greniers pour un grain dévoré, 10 à 15 grains sont souillés et rendus inconsommables, les fils électriques sont parfois rongés par les rats…) et par les maladies qu’ils contribuent à propager (peste, leptospirose, salmonellose…). De même, du fait de son introduction (avec le rat noir et le rat polynésien) dans 82 % des archipels mondiaux et au vu de son caractère invasif, le rattus norvegicus occasionne de nombreux bouleversements dans les écosystèmes insulaires et contribue également à l’éradication de certaines espèces animales.

D’un autre côté, bien que considéré par l’homme comme nuisible, les rats d’égout jouent un rôle important dans le traitement des déchets humains. Sans les rats, les égouts et canalisations seraient en permanence bouchés. À Paris, les rats dévorent ainsi près de 800 tonnesd’ordures par jour.

Dans certaines grandes villes d’Asie, on compte pour un habitant 10 rats. En France métropolitaine, on compte un rat pour un habitant. Après dix ans de dératisation à Budapest on compte un rat pour 400 habitants.

Dans la législation française, le rat ne fait pas partie de la liste d’espèces susceptibles d’être classés nuisibles ; il fait cependant parties des espèces invasives. Le député Patrick Roy a interpelé en 2006 le ministère de l’écologie, s’étonnant de l’absence dans cette liste du rat d’égoût (rattus norvegicus) qui d’après lui est bien plus nuisible que le putois (Mustela putorius putorius), qui, lui, pourtant figure sur cette liste. Le ministère de l’écologie a répondu en résumé que légalement « les taupes, campagnols, rats et souris ne sont pas du gibier » et que par conséquent ils n’ont pas de statut juridique particulier. Chacune de ces espèces peut donc « faire l’objet de mesures de lutte pour prévenir les dégâts dont elle est à l’origine sans encadrement réglementaire particulier » à condition toutefois que ce soit des « méthodes de lutte sélectives, proportionnées aux dégâts commis et ne constituant pas des mauvais traitements ou actes de cruauté ».

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Écureuil symbolique : l’Approvisionnement, l’Épargne, la Prévoyance.

Posté par othoharmonie le 16 juillet 2016

Il y a très longtemps, quand les hommes et les animaux vivaient en harmonie, ils pouvaient communiquer et même parler ensemble. Grand Esprit veillait à la paix de ce monde. Grande Ourse avait un terrible défaut, elle était gourmande et goûtait à tout. Un jour, elle a attrapé un petit Indien et l’a avalé tout rond. Elle l’a trouvé si délicieux qu’elle s’est mise à rechercher les petits Indiens, telle une confiserie et en croqua ainsi plusieurs. Les Indiens étaient désespérés et se précipitèrent chez Grand Esprit afin qu’il fît cesser le massacre.

Il convoqua immédiatement Grande Ourse et lui fit la morale. Toute penaude la Grande Ourse repartit dans la forêt mais sa gourmandise prit de nouveau le contrôle de ses gestes et elle se remit à dévorer les petits des Indiens. Grand Esprit était hors de lui, de ce que Grande Ourse lui ait désobéi : il décida de la transformer en petit Écureuil. Grande Ourse ne pourra plus manger de petits Indiens car on sait que les Écureuils mangent des noisettes et des glands et vivent dans les arbres ! Petit à petit, les rapports de Grande Ourse avec les êtres de la forêt évoluèrent et elle se mit à avoir même quelques Indiens dans le cercle de ses amis !

ecureuil symbole

Il se produisit l’hiver suivant une grande catastrophe : le printemps ne venait pas car les Oiseaux, les Fauvettes n’étaient pas venues l’annoncer de leurs chants mélodieux. Grande Ourse qui voulait se racheter de ses fautes du passé partit à leur recherche dans la forêt. Après avoir marché des jours et des jours, elle crut entendre quelques gazouillis venant du sol. Elle se rapprocha prudemment et découvrit un énorme trou dans lequel les Fauvettes étaient retenues prisonnières par un méchant sorcier et un Grand Ours Blanc. Elles étaient attachées par les pattes à la paroi grâce aux petites racines de mélèze. Grande Ourse se dit qu’elle devait absolument sauver les Oiseaux, mais sous la forme d’un Écureuil elle avait beaucoup moins de force ! Heureusement, elle avait conservé sa grosse voix, et, alors que le sorcier s’était absenté, elle s’adresse au Grand Ours Blanc : « Bonjour cousin ! ».

 Le Grand Ours Blanc regarda de tous les côtés, mais ne vit personne car Grande Ourse était cachée ! Il crut d’abord ne rien avoir entendu mais elle répéta son bonjour. Grand Ours Blanc se dit qu’il était incapable de la repérer. Grande Ourse lui dit alors : « Tu as des soucis aux yeux cousin… ferme-les et je vais te mettre une pommade dont tu me diras des nouvelles ». Grand Ours Blanc s’exécuta et petit Écureuil lui colla les yeux avec de la résine si forte qu’il n’arrivait plus à ouvrir un œil. Elle put ainsi aller délivrer toutes les Fauvettes qui s’élancèrent dans le ciel en chantant afin de remercier le courage de la Grande Ourse. Mais le méchant sorcier était de retour… Grande Ourse s’échappa à toutes jambes, mais ce sont de toutes petites jambes d’Écureuil ! Il décolla en un rien de temps les yeux de Grand Ours Blanc et tous deux s’élancèrent à sa poursuite. Elle fila vers le nord mais ils étaient toujours à ses trousses. Elle eu beau sauter encore et encore plus loin, elle sentait qu’il se rapprocha dangereusement…

Elle grimpa donc dans un sapin à toute allure et sauta dans le ciel. Grand Ours Blanc la suivit et le sorcier banda son arc et décrocha une flèche qui transperça le bout de la queue de petit écureuil et alla se planter dans la voûte céleste. Toutes les nuits vous pouvez encore observer cette course poursuite : Écureuil tourne en rond autour de la flèche qui immobilise le bout de sa queue (l’Étoile Polaire) et Grand Ours Blanc qui ne cesse de la poursuive. Écureuil est représenté par la constellation de la Petite Ourse et Grand Ours Blanc représente celle de la Grande Ourse.

Il est impossible de nommer Écureuil sans penser à ces caractéristiques qui lui sont associées : sa queue touffue, son agilité à se promener d’arbre en arbre, ses techniques de fuites et, surtout, l’image d’une noisette entre ses deux pattes avant ! Il est l’image de l’agilité, de la rapidité d’action. Il nous semble nerveux, prêt à fuir et à semer son adversaire. Sa course en zigzag confond son prédateur qui tente lui aussi de changer de direction aussi vite et perd ainsi un temps précieux. Notre Écureuil aura vite fait de grimper à un arbre en tournant rapidement autour. Son petit cri agrémente nos forêts, alors qu’il nous prévient que nous entrons dans son territoire (et qu’il pourrait bien se fâcher, ce qui ne nous impressionne guère).

ecureuil

 Pourtant il est capable d’être combatif quand il le faut, et j’en ai vu plus d’un tenir en respect une corneille envahissante. C’est un mammifère qui ne s’accouple pas pour la vie. La maman s’occupe bien de ses petits dans le nid douillet qu’elle leurs aura préparé. Les femelles auront tendances à rester dans les environs ; les mâles, eux, vont s’éloigner du territoire maternel, parfois même très loin. Ce sont d’excellent nageurs et ils peuvent même traverser un lac, s’il leur faut changer de territoire. Il hiberne, ce qui veut dire qu’il va dormir plusieurs jours consécutifs durant l’hiver, puis va avoir besoin de sortir quelques fois pour se nourrir à nouveau. Sa caractéristique la plus symbolique est, bien sûr, qu’il fait des réserves. L’Écureuil ramasse noix et graines de toutes sortes et fait même sécher des champignons au creux des arbres. Il en enterre une bonne partie, qu’il « oubliera », ce qui favorisera la reforestation et la reproduction de plusieurs plantes. Son amour des champignons aidera aussi à la transmission des spores sur une grande étendue. Les champignons sont des symbiotes essentiels à la croissance de plusieurs espèces.

 Si votre totem est l’Écureuil : vous êtes vif, possiblement nerveux, avec un grand besoin d’activité. Vous êtes adaptable et sympathique, mais il ne faut pas qu’on vous envahisse, car vous prendrez fuite ; ce qui est une tactique tout à fait honorable pour vous. Vous aimez bien, aussi, faire des détours. Vous n’aimez pas trop les confrontations, mais êtes capable de vous y atteler, s’il le faut vraiment. Rappelez-vous que vous êtes une proie : tenez-vous loin des oiseaux de proie, de la famille des canins et des félins, ainsi que des hermines, visons, martres et serpents. Surtout comme partenaire de vie : ce serait désastreux pour vous. (Le prédateur, lui, s’accommodera très bien de votre présence dans sa vie…)

 L’avenir vous préoccupe et pourrait être source d’angoisse. Le besoin de faire des réserves, de posséder des réserves (nourriture ou épargne), et d’accumuler est très présent. Votre nid est très important, et peut-être même que la décoration prend une place de choix dans votre nid. (On trouve souvent dans des trous de souris et des nids d’écureuils des objets hétéroclites qui semblent ne servir qu’à faire joli…). Vous êtes curieux et intéressé, mais il vous faudra apprendre la patience, car ce n’est pas votre première qualité. De temps en temps vous aurez à vous astreindre à vider votre nid, sans quoi vos accumulations déborderont. Ou bien vous changerez pour un nid plus grand qui se retrouvera lui aussi rapidement embarrassé.

L’économie de son énergie pour une utilisation ultérieure nous apprend à réserver nos jugements, nos opinions. L’écureuil est un petit animal collectionneur. Il se fait des stocks dans différents endroits pour pouvoir passer l’hiver sans soucis de nourriture. Les personnes qui ont la force de l’Écureuil ne tiennent pas en place. Il faut qu’elles soient toujours en mouvement. Si vous rêvez d’un Écureuil, celui-ci vous avertit de préparer l’avenir, et de vous préparez à de grands changements. Écureuil est un petit rongeur arboricole. Pour les Amérindiens, il enseigne l’approvisionnement, l’économie de son énergie pour une utilisation ultérieure, et à réserver son jugement, son opinion. En Europe, les Écureuils étaient considérés autrefois avec une grande méfiance.

Les mythes des Germains du Nord relatent l’existence d’un écureuil appelé Ratatöskr (Dent de Rat) qui ne cessait de monter et de descendre sur le tronc de l’arbre du monde, Yggdrasil (le Frêne), et semait la discorde entre l’Aigle installé sur sa cime et le serpent Nidhogr, en racontant à chacun ce que l’autre avait dit de lui. Écureuil fut aussi rapproché du dieu germain Loki.

 Cet animal roux, qui fuit sans cesse à toute vitesse et ne se laisse jamais attraper, fut considéré à l’époque chrétienne comme une incarnation du Diable. Pour les Amérindiens, avoir la force de l’Écureuil se dit de l’homme qui est toujours en mouvement. Il apprend aussi à réserver son énergie pour un besoin ultérieur mais aussi à réserver son jugement pour l’avenir. En héraldique l’Écureuil est le symbole de la prévoyance, de l’agilité, de la vivacité et de l’indépendance ou bien encore des contrées boisées. S’il est d’azur, il symboliserait la foi dans le commerce, s’il est de sable il symboliserait « un homme juste qui corrige les vices ». Nicolas Fouquet, intendant général des finances de Louis XIV, portait sur ses armes un Écureuil (fouquet en patois) accompagné de la devise quo ne ascendet ? (jusqu’où ne montera-t-il pas ?).

L’Écureuil enseigne à amasser. Avec cette médecine nous serons toujours prêts pour aujourd’hui et nous planifions pour l’avenir. Si nous avons amassé trop de choses qui ne nous servent plus, nous apprenons à les abandonner pour alléger notre fardeau. Ces choses englobent les pensées, les inquiétudes, les pressions, les stress, les trucs qui sont brisés ou inutilisés. Avec Écureuil nous favorisons un cœur et un esprit calme et paisible ou nous développons sagesse et tendresse. Vous pouvez demander à votre totem Écureuil de vous aider à être sûr d’avoir assez d’argent pour la retraite, et à équilibrer les économies et l’utilisation de votre argent et de vos biens. Vous pourrez accéder à son pouvoir en jouant à cache-cache avec vos enfants et en vous dissimulant derrière les arbres, ou en vendant dans un vide grenier les choses dont vous n’avez plus besoin.

L’Écureuil aide à gérer l’énergie, et favorise un meilleur soin de soi. Comme gardien ou protecteur, Écureuil défend le voisinage, et met en garde contre l’approche d’un adversaire.

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Le cochon mythologique

Posté par othoharmonie le 21 avril 2016

cochon mythologie

Magicienne de l’île Æaea, Circé (Gr. Κίρκη) est la fille d’Hélios et de l’océanide, Perséis (ou Persé) donc la soeur de Aeétès et de Pasiphaé, ou bien selon Diodore la fille d’Aeétès et d’Hécate. Circé dont le nom en grec signifie « oiseau de proie » était douée de pouvoirs extraordinaires, capable de faire descendre les étoiles du ciel, mais elle excellait dans la préparation de philtres, de poisons et de breuvages de toutes sortes, propres à transformer les êtres humains en animaux.

Elle habitait avec ses nymphes sur l’île Æaea (ou trouve aussi les graphies Aeaea, Aiaia, Ééa) qui se situerait vers l’Occident, près des côtes tyrrhéniennes. En revanche les romains identifièrent Æaea avec Circeli (monte Circello).

Selon Homère elle s’était réfugiée sur l’île d’Aeaea après avoir empoisonné son mari, le roi des Sarmates. Elle habitait un palais magnifique où tous les ustensiles étaient d’or, les tables d’argent et les tapis teints de pourpre; des loups et des lions qu’elle avait apprivoisés, pauvres navigateurs qu’elle avait transformés par ses breuvages magiques, se promenaient à l’intérieur sans faire montre d’agressivité. Elle chantait en tissant sur un immense métier à tisser magique de riches étoffes.

Le poète Denys de Milet raconte une histoire identique: elle essaya sur son époux, le roi des Sarmates, un sort maléfique qui l’empoisonna. Détestée par ses sujets, elle dut s’enfuir sur le char de son père. Mais il faut remarquer que les auteurs romains la font beaucoup plus terrible.

Légendes

Circé aux belles boucles était autant redoutable par sa beauté et que par ses sortilèges et ses philtres magiques.

• Un jour le dieu marin Glaucos vint la trouver pour lui demander un philtre capable de rendre amoureuse la jeune et belle Scylla, qui demeurait insensible à ses avances mais Circé tomba amoureuse du dieu et changea Scylla en un monstre repoussant. (Mét. XIV, 9 sqq)

• Picus, fils de Saturne, régnait dans l’Ausonie, coupable à ses yeux d’avoir repoussé son amour pour celui de Canente, fut transformé en pivert. (Mét. XIV, 320 sqq)

• Calchos, roi de Daunie, un amoureux qui perdit la raison (Parthénios de Nicée, XII)

• Circé joua aussi un rôle dans la légende des Argonautes où elle parait comme la sœur (ou la fille) d’Aeétès, roi de Colchide. Elle refusa de purifier Médée et Jason du crime horrible de son frère Apsyrtos. Selon d’autres elle les purifia puis les chassa aussitôt.

• Selon l’Odyssée, Ulysse débarqua sur l’île Aeaea et envoya vingt trois compagnons à sa découverte ; ils furent changés par la déesse en pourceaux âgés de neuf ans, sauf Euryloque qui réussit à venir l’avertir. Le héros décida d’aller retrouver ses compagnons disparus.

Le héros, guidé par Hermès qui lui conseilla de mélanger à son breuvage la plante magique appelée moly. Selon Ptolémée Héphestion le moly naquit du sang d’un géant que Circé (ou Médée) tua avec le secours du Soleil.
Le dieu lui précise aussi qu’il peut se faire aimer de « Circé aux belles boucles » en lui faisant promettre que s’il entrait dans son lit elle ne tenterait rien contre lui.
Circé l’invita à sa table et lui offre du cycéon dans lequel elle a versé un philtre. Ulysse réussit à plonger dans sa coupe le moly qui effectivement contrecarra les effets du poison. Puis brandissant son glaive il lui dicta ses conditions : elle devait rien entreprendre qui lui portât préjudice et Circé jura sur le Styx; il aussi obtint que ses compagnons puissent reprendre leur forme humaine.

Toutefois l’un d’eux, Gryllos, cité par Plutarque, refusa de redevenir humain. Dans « Les animaux usent de la raison » Plutarque imagine un dialogue entre Ulysse et Gryllos, où ce dernier explique pourquoi il préfère rester dans la peau d’un cochon. S’ensuivent des comparaisons entre les hommes et les animaux, leur vertu, leur courage, leur hardiesse ou leur intelligence.

CIRCEYElpénor fut le seul à mourir sur l’île en tombant d’une terrasse parce qu’il avait trop bu; Ulysse rencontrera son ombre aux Enfers qui lui réclamera des honneurs funèbres.

Au bout d’un an Ulysse voulut retourner à Ithaque. La magicienne lui traça la route, lui conseilla de consulter l’ombre de Tirésias aux Enfers et lui apprit comment éviter les prochains dangers qui le guettaient.

Circé eut plusieurs enfants  qui portent des noms différents selon les auteurs:

• Agrios et  Latinos, d’Ulysse (Théogonie, 1011) et une fille Cassiphoné citée dans un commentaire de Tzetzes
• Télégonos, d’Ulysse (Télégonie, Plutarque, Histoires parallèles 41, et Hygin, Fables 127)
• Nausithoos, Télégonos  d’Ulysse (Hygin, Fables, 125)
• Latinos de Télémaque (Hygin, Fables, 127)
• Phaunos de Poséidon (Nonnos, Dionysiaques 13, 327 et 37, 10)

Télégonos fut élevé par sa mère et instruit de sa naissance, devenu adulte, il partit pour Ithaque afin de se faire reconnaître par son père.

Arrivés dans le royaume d’Ulysse, Télégonos chassa du bétail. Il fut pris pour un pillard et lors du combat, Télégonos, tua son père d’un coup javelot terminé par un dard de raie; ainsi s’accomplissait la prédiction de Tirésias qui avait dit qu’Ulysse périrait de la mer et de la main de son fils.

S’apercevant de sa méprise et de son parricide involontaire, Télégonos pleura amèrement sur le corps de son père. Puis il porta la dépouille d’Ulysse à Circé, qui lui rendit les hommages funèbres et le scoliaste de Lycophon raconte qu’il fut rendu immortel par Circé, et envoyé à    l’Ile des Bienheureux.
Plus tard, Télégonos épousa Pénélope dont il eut un fils, Italos, le roi éponyme de l’Italie.

Les dieux auraient refusé l’immortalité à Circé et elle aurait péri de la main de Télémaque qui avait épousé Cassiphoné mais dans une autre version Télémaque aurait épousé Circé dont il eut un fils, Latinos. 

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