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Le Puma TOTEM : l’Énergie du Pouvoir, le Commandement

Posté par othoharmonie le 26 mai 2017

 

Le Puma incarne l’énergie du pouvoir à l’état pur. Elle peut être employée positivement chez les sages ou négativement pour les personnes qui abusent. Puma : nom d’origine Quechua, tribu Inca du Pérou, ou Couguar, du mot brésilien Cuguacuarana, « Lion de montagne ». Il est perçu comme « le roi des montagnes », il règne sur l’au-delà, et est en contact avec le monde spirituel. L’individu Puma possède une superbe énergie et dispose d’une agilité extrême qui lui permet de retomber sur ses pieds.

PUMA CHEZ FRANCESCA

À l’aise sur tous les terrains, dans tous les milieux, il se frotte aux obstacles les plus délicats, qu’il franchit grâce à ses ressources intérieures. De nature indépendante, il ne s’embarrasse pas d’attachements qui ralentissent sa course. Face aux difficultés de la vie, l’individu Puma réfléchit, prend son temps, car il est prudent, et bondit pour surmonter l’épreuve d’un seul mouvement, d’une seule action. Il possède une réelle aptitude à transcender.

Adoptez franchement la position de puissance à laquelle Puma, animal allié, vous convie, et ayez toujours à l’esprit la nécessité d’être en paix, en harmonie du corps et de l’esprit. Ayez l’habileté de répondre à toutes situations et dites la vérité. En tant qu’animal allié, Puma vous demande de relever un défi : « Hurlez vos convictions, laissez éclater votre puissance et n’oubliez pas, à l’occasion, de rire aux éclats ».

Extrait du Larousse des Félins : « Le Lac des Pumas de Pierre ». « Dans la mythologie Inca, les Apus, dieux des montagnes, protégeaient les hommes et leur permettaient de vivre paisiblement dans une vallée fertile. Ils leur interdisaient en échange de gravir le sommet des montagnes, où brûlait le Feu Sacré. Sous l’influence du diable, les hommes désobéirent pour prouver leur courage.

Ils furent surpris par les Apus et ces derniers décidèrent de les punir : des milliers de Pumas sortirent alors des cavernes et les dévorèrent. Devant cette scène, Inti, dieu du soleil, se mit à pleurer. Ses larmes étaient si abondantes qu’elles inondèrent la vallée en quarante jours. Quand le soleil brilla à nouveau, un homme et une femme, qui avaient pu s’échapper et survivre sur une barque en jonc, réalisèrent qu’ils voguaient sur un lac immense, sur lequel flottaient les Pumas transformés en pierre. Ils nommèrent alors le lac « Titicaca », ce qui signifie : le Lac des Pumas de Pierre ». Les personnes qui ont la force du Puma, sont des gens fait pour diriger. Le problème, c’est que cela peut créer des conflits car il est difficile de mettre tout le monde d’accord.

 La personne qui a cette énergie ne doit pas se montrer blessante, ou afficher ses peurs. Elle doit se montrer à la hauteur de ses lourdes responsabilités

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Le Renard TOTEM : le Camouflage, la Ruse

Posté par othoharmonie le 18 mars 2017

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Le Renard est un canidé plutôt petit. Le plus connu est le Renard roux. Il a des cousins en arctique (le Renard Arctique, Ysatis, est blanc rosé) et aussi dans le désert africain (le Fennec). Il a de grandes oreilles qui luis sont utiles pour chasser. Sa méthode de chasse préférée est de rester immobile, oreilles aux aguets dans un champs ou près de buissons, et de sauter sur sa proie en la clouant au sol. Il vit en petite famille nucléaire.

S’il semblait monogame, restant en couple pour la vie, de récentes recherches penchent plus vers une bigamie de la part de la femelle. Dans une île du grand nord, on a pu observer une composition intéressante de la « famille ». La femelle avait un mâle avec lequel elle s’accouplait et un autre mâle avec lequel elle partageait le terrier et qui l’aidait à ramener de la nourriture et protéger les petits. La mère reste dans le terrier jusqu’à ce que les petits commencent à ramper, pendant que le mâle ramène la nourriture. Celui-ci n’est pas autorisé à rentrer dans le terrier aussi longtemps que les petits ne rampent pas. Les deux parents s’occupent ensemble des petits.

le renard chez francesca

C’est un animal joueur. Il est carnivore de préférence, mais en cas de besoin mangera aussi des baies. S’il est associé à la ruse en Europe (il trouve toutes sortes de moyens pour pénétrer le poulailler), pour les Amérindiens il représente plutôt la discrétion. Il se montre rarement, il se déplace silencieusement, ses traces sont légères sur le sol. Son pelage le camoufle bien, il peut rester très immobile, attendant le bon moment pour sauter sur sa proie : il en devient presque invisible. Si votre totem est le Renard, alors vous êtes plutôt discret, à l’affût des occasions qui peuvent se présenter à vous. Vous êtes prêt à défendre votre territoire mais vous aimez mieux le marquer comme il faut (c’est à dire avoir de bonnes frontières) plutôt que d’avoir à vous battre.

Vous êtes possiblement timide et réservé et ne chercher pas à prendre les devants. Vous recherchez la sécurité du terrier, du nid familiale et de la relation d’entraide avec votre partenaire. Vous êtes adaptable, capable de subvenir à vos besoins, avec une alimentation variée. Vous aimez prendre soin des autres de toutes sortes de façons sans forcément chercher à être reconnu, ce faisant. Il y a en vous une humilité naturelle, un désir de jeu, un besoin de complicité.

L’habileté à se fondre dans le milieu qui l’entoure et d’y devenir invisible. Il représente la Diplomatie, la Ruse. Grâce à lui, vous saurez à quel moment sortir au grand jour et vous faire entendre, et à quel moment vous taire et garder vos idées secrètes. Il comprend aussi l’adaptabilité, l’astuce, la capacité d’observer, de s’intégrer ainsi que la rapidité dans la pensée et l’action. Renard est un animal très futé, qui sait être très discret.

Il est très rapide, efficace, et attentionné pour sa famille. Les personnes qui ont l’énergie de Renard sont d’excellents observateurs. Ils se fondent dans leurs entourages, et savent très bien se dissimuler. Les gens qui voyagent beaucoup, peuvent se munir d’un talisman de Renard. Renard est souvent associé à la figure du farceur ou de l’arnaqueur, mais, comme animal totem, il peut également se présenter comme un maitre rusé qui montre la voie pour dépasser les obstacles de votre quotidien. Si vous vous laissez inspirer par la sagesse de Renard, vous pouvez être appelé à utiliser ou développer une capacité de réflexion rapide et votre sens d’adaptation.

Sensible, parfois malin et rusé, cet animal est un excellent guide lorsque vous faites face à des situations délicates. Les significations symboliques associées au Renard sont : sensibilité développée physique ou mentale ; l’art de voir à travers la tromperie ; faire preuve de discernement ; aptitude à trouver votre chemin malgré les détours ; rapide à réagir dans les situations difficiles ; affinité avec les activités nocturnes et le travail sur les rêves.

Vos qualités principales : la rapidité, le sens de l’anticipation et de la débrouillardise. Vous trouvez toujours le moyen de retomber sur vos pattes, sans jamais paniquer ni broyer du noir. Confiant en vous-même, vous vous sentez à l’aise avec toutes sortes de gens ; jovial, enthousiaste et toujours partant pour vous lancer dans de nouveaux projets, personne ne peut vous arrêter. Mais vous n’avez aucun état d’âme à laisser les autres sur le bord du chemin et à continuer sans eux. Convaincu que « quand on veut, on peut », vous avez naturellement une âme de chef.

 Que ce soit au boulot ou parmi vos amis, vous êtes souvent celui qui organise, planifie, décide et qui fait accepter aux autres… encore faudra-t-il que vous preniez le temps de leur expliquer le pourquoi et le comment de vos décisions, sans quoi ils pourraient vous trouver un brin despotique ! Actif, parfois agité, vous vous épanouirez dans les métiers de contact, surtout ceux demandant de fréquents déplacements à l’étranger.

le renardVous pourrez aussi vous lancer dans une activité physique : sport, bien sûr, mais aussi théâtre ou secourisme, peuvent parfaitement vous convenir. Vos amours seront parfois chaotiques, mais vous finirez par vous stabiliser dans une relation probablement atypique (chacun son appart, chacun sa vie), qui vous conviendra à tous deux. Lorsque Renard apparaît dans votre vie comme animal totem, il encourage une prise d’action rapide. Vous pourriez être appelé à prendre des décisions d’une manière qui montre votre adaptabilité et votre capacité à vous déplacer rapidement malgré les obstacles et résistances que vous rencontrez.

Être inspiré par Renard, cela peut aussi signifier travailler à l’amélioration de vos aptitudes mentales et de leur finesse : intelligence analytique, pouvoir de déduction ou d’observation peuvent entrer en jeu avec plus de force dans la façon dont vous traitez les questions quotidiennes ou des projets importants. Ce totem peut également vous encourager à aiguiser votre vigilance attentionnelle et physique ainsi que votre temps de réaction. Renard est connu pour se faufiler dans les jardins, en particulier les poulaillers, et repartir avec son butin sans se faire attraper. Caractérisé par son esprit rusé, cet animal a acquis l’image d’un filou dans un bon nombre d’histoires et de cultures. Lorsque Renard apparaît dans votre vie, cela peut signifier que vous devez faire attention à des personnes ou circonstances qui pourraient être trompeuses et qui vous incitent à aller dans une voie qui n’est pas nécessairement la meilleure pour vous.

Cet animal totem vous invite à être plus exigeants dans la transparence de vos relations, que ce soit en affaires ou en amitié ou dans les choix que vous faites dans votre vie. En suivant la sagesse de Renard, vous êtes encouragé à observer les domaines de votre vie où vous être amené à faire des choses à votre insu ou contre votre plein gré. À vous d’utiliser davantage de discernement dans vos décisions et dans vos actions. Renard, comme guide spirituel, offre de bons enseignements sur la manière de contourner les obstacles au lieu de les affronter. Vous découvrirez que vous pouvez adopter une nouvelle perspective ou faire preuve de plus d’intelligence au sujet de la façon dont vous gérez les endroits de résistance dans votre vie ou vos projets.

Germaine Dieterlen nous dit du Renard : « Indépendant et satisfait de l’être ; actif, inventif mais en même temps destructeur ; audacieux mais craintif ; inquiet, rusé et pourtant désinvolte, il incarne les contradictions inhérentes à la nature humaine ». On peut considérer Renard comme un double de la conscience humaine. Les Chinois disent qu’il est le seul animal à saluer le lever du Soleil : il plie les pattes de derrière, allonge et joint les pattes de devant et se prosterne.

 Lorsqu’il a fait cela durant plusieurs années il est capable de se transformer et de vivre parmi les hommes sans que ces derniers s’en aperçoivent. Un peu partout dans le monde, on a fait du Renard un Don Juan. En Extrême Orient on croit qu’il est en possession de l’élixir de vie ou qu’il est à l’origine de possessions démoniaques. Dans certaines contrées, on lui confère un rôle de succube et d’incube. On dit que la nuit il se transforme en éphèbe pour tenter les femmes, et en femme pour attirer les hommes. Au Japon, le Goupil est symbole de fertilité et compagnon d’Inari, divinité de l’abondance. Des hommes d’affaires et commerçants ont chez eux un petit autel consacré au Renard, censé protéger leur commerce. Pour les Natifs de Californie Centrale, le Renard Argenté est considéré comme un héros créateur. En Sibérie, souvent représenté sous la forme de Renard Noir, il est messager des enfers et attire les héros de légende vers le monde d’en dessous. Dans la Chine Ancienne le Renard à Neuf Queues était un monstre anthropophage, mais qui pouvait protéger des maléfices. Le Renard est un animal futé, qui sait être discret.

Il est très rapide et attentionné pour sa famille. Les personnes qui ont l’énergie du Renard, sont de fins observateurs ; ils se fondent dans leur entourage. Ils savent très bien se dissimuler. Les gens qui voyagent beaucoup, peuvent se munir d’un talisman de Renard. Il représente la Diplomatie, la Ruse. Grâce à lui, vous saurez à quel moment sortir au grand jour et vous faire entendre, et à quel moment vous taire et garder vos idées secrètes.

Le symbolisme du Renard s’avère important et très varié selon les civilisations. Pour la sagesse africaine, le Renard incarne les contradictions inhérentes à la nature humaine : il est actif, inventif… et en même temps destructeur, audacieux ; on le sait craintif, inquiet et rusé… mais désinvolte. Réfléchissant, comme un miroir, les ambivalences de l’homme, Renard se présente comme un double de la conscience humaine ; il révèle à l’individu ses pensées les plus intimes, ses plus profonds désirs, et lui fait prendre conscience de la responsabilité de ses actes. L’aspect le plus important révélé par le Renard à l’être humain est lié à son comportement émotionnel. L’individu Renard se protège particulièrement dans le domaine relationnel en se repliant sur lui-même et en se coupant des autres par peur du rejet, du manque d’amour ou de l’abandon.

Le Renard peut se duper lui-même en se convainquant de son peu d’estime de lui qui, selon lui, dépend du fait qu’il est né ordinaire et qu’il continue de mener une vie ordinaire. Avec Renard comme animal totem, vous pouvez être guidé et recevoir des leçons d’une manière qui peut être ressentie comme un défi, ou même parfois par le biais d’une farce ou d’une tromperie.

Pour tirer le meilleur parti de la sagesse du Renard, il est important de garder un bon sens de l’humour et de prendre ses leçons avec un peu de recul. L’esprit de Renard est d’un grand soutien pour développer votre capacité à trouver des solutions plus claires et intelligentes à vos problèmes. Faites appel à ce totem lorsque vous vous sentez perdu et avez besoin d’aide RENARDpour trouver votre voie. Renard, comme animal totem, vous demande d’apprendre à rester vous-même et à exprimer ce que vous ressentez profondément, quel que soit l’environnement extérieur… à ne plus agir selon ce que vous dicte votre mental, mais à vous mettre à l’écoute de votre cœur et de votre intuition. La maîtrise émotionnelle s’avère une étape importante de votre évolution.

Après transformation, autocréation, votre énergie émotionnelle vous donne la faculté de percevoir la réalité au-delà de l’apparence, de relier l’invisible au visible, le monde spirituel au monde matériel. Si vous croisez le Renard, soyez attentif à son message… Prenez-vous trop de place? Votre Ego est-il en train d’enfler ? Avez-vous besoin de soins ? De sécurité ? Êtes-vous bien attentif aux occasions qui se présentent ? Vous livrez-vous à des commérages ? Essayez la discrétion, voire l’invisibilité pendant quelques temps.

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LE SYMBOLISME SOLAIRE DU CERF

Posté par othoharmonie le 11 février 2017

 

Symbole solaire du pouvoir celte, le cerf est l’animal de la vie (à cause de l’arbre que forment ses ramures), de la puissance, de la virilité, de la longévité (on disait qu’il pouvait vivre jusqu’à 900 ans) et de la vélocité. Comme l’ours, le cerf manifeste la force de la nature : sa chasse et sa capture sont le sujet de nombreuses légendes.

Grâce à sa ramure comparable à un arbre et qui se renouvelle périodiquement, le cerf passait déjà alors pour un symbole de la vie qui se perpétue, du renouveau et du passage du temps.

Il passe pour être hostile aux serpents venimeux, et son pelage constituait une amulette de protection contre leurs morsures. La poudre de bois de cerf protégeait aussi les semences des intempéries.

cerfs

Le bestiaire du Moyen Age répète les mêmes enseignements, mais ajoute encore que les cerfs auraient découvert l’effet magique dont ils font usage pour se défaire des flèches qui se sont fichées dans leur peau, et cicatriser leurs blessures. On lit aussi que les bois de cerf constituent un puissant remède : la ramure droite, plus efficace que la gauche, chasse les serpents lorsqu’on la brûle. La viande de cerf fait tomber la fièvre, de même que l’onguent que l’on tire de sa moelle.  En héraldique, le cerf est le symbole de « la douceur et de l’indulgence, car il est dépourvu de fiel, ce qui explique sa longévité, qui est d’une centaine d’années ». On y représente également la ramure seule qui est « un signe de puissance ».

Dans la mythologie celte, les cerfs sont les « bêtes à cornes des fées » et les messagers entre le monde des dieux et celui des hommes. Le dieu celtique Cernunnos était couronné d’une ramure de cerf, comme l’étaient les chamans des peuples primitifs. En fait, de la même façon que le cerf a formé un couple d’opposés avec le taureau, il semble qu’il ait été surtout opposé dans les pays celtiques au sanglier, où le cerf (comme le cheval) représente l’élément masculin et combatif et le sanglier le côté féminin et érotique de l’homme et de la nature.

Une divinité gauloise porte le nom de Cernunnos, « celui qui a le sommet du crâne comme un cerf ». Elle est représentée sur le chaudron d’argent de Gundestrup, assise dans la posture bouddhique, tenant d’une main un torque et de l’autre un serpent, entourée d’animaux les plus divers, et notamment d’un cerf et d’un serpent. Peut-être faut-il voir dans ces bois de cerf surmontant la tête du dieu un rayonnement de lumière céleste. Un autre monument remarquable est celui de Reims où Cernunnos est représenté en dieu de l’abondance. on en connaît plusieurs autres. Cependant, il semble bien que le dieu doive être compris comme le maître des animaux.

En Irlande, Saint Patrick se métamorphose et métamorphose ses compagnons en cerfs (ou en « daims ») pour échapper aux embûches du roi païen Loegaire : il agit ainsi en vertu de l’incantation ou procédé magique appelé feth fiada, lequel procurait normalement l’invisibilité. le symbolisme du cerf dans le monde celtique est donc très vaste et il a trait certainement aux états primordiaux.

En Bretagne armoricaine, Saint Edern est représenté chevauchant un cerf.

C’est ainsi que la bande de guerriers qui est chargée de veiller sur les ports de l’Irlande et qui mène une vie libre et joyeuse parmi les bois et les vallées, les Fenians (ou compagnons de Finn) agit sous l’autorité de ce dernier dont le véritable nom est Demné, qui signifie précisément le cerf. De sa femme, la biche enchantée Sav, il aura un fils, Oisin (le daim – c’est le prototype du personnage d’Ossian tel qu’il a été restitué par MacPherson à la fin du XVIIIe s.), qui lui-même aura un fils, Oscar, « celui qui aime les daims ».

Pour la possession de Grainné, la fille du haut roi de Tara, Cormac Mac Art, il poursuivra des années durant son neveu Diarmaid dont le sanglier est l’animal totem, donc aussi tabou (voir Tristan et Iseut où le cerf de Finn est remplacé par le cheval – et les oreilles de cheval du roi Marc).

Comme le cheval encore (mais également le renne ou le chevreuil), le cerf paraît avoir rempli chez les Celtes un rôle de psychopompe (qui conduit les âmes des morts) : c’est cousu dans une peau de cerf que, dans le roman de Tristan, le Morholt mort est ramené à la cour de sa sœur, la reine d’Irlande, tandis qu’Oisin, dans l’Accalam na Senorach (« le Colloque des Anciens »), va rejoindre sa mère dans l’autre monde.

A travers ses survivances dans la littérature galloise (histoire de Gereint et Enid dans les Mabinogion), puis médiévale et continentale (dans Erec et Enide de Chrétien de Troyes, par ailleurs une démarque du texte gallois), on trouve aussi la trace d’un symbole du cerf blanc qui renvoie apparemment à un ancien rituel magico-religieux pour s’approcher de la féminité divine.

Rapide et insaisissable, le cerf était souvent représenté – surtout sous la forme d’une biche ou d’un mâle de couleur blanche – comme un modèle de l’âme, ou un messager divin. Dans la mythologie celte, il tire le chariot de Flidass, déesse de la chasse.

De fait, il semble que l’invasion celte, lorsqu’elle s’est produite, a intégré dans ses propres représentations toute une partie du fonds pré-indo-européen, et que le culte ou les images de cerfs y renvoient très souvent à d’antiques pratiques chamaniques – comme dans l’épisode de Suibhne Geilt, « la folie du roi Suibhne », où l’on voit un souverain retourner à l’état de nature et vivre dans la compagnie des cerfs ou se saisir d’un daim pour en faire sa monture.

Le cerf, habitant de la forêt, est un défi perpétuel pour le roi chasseur Arthur. Au moment où la Cour prépare à Carlion le mariage d’Enid et de Gereint (Erec), on l’avertit qu’un cerf d’une splendeur inégalée traverse la forêt de Dena (Dean). Arthur le chasse et le tue, puis l’offre à Enid, lui donnant ainsi symboliquement les rênes du pouvoir.

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Hibou : le Flair, la Divination, le Savoir

Posté par othoharmonie le 6 janvier 2017

Le Hibou est gardien de la nuit et de la lune. Il peut prévoir l’avenir et le transmettre pendant son sommeil. Il est associé à certaines facultés psychiques : la clairvoyance, la projection astrale, et ainsi de suite. Il symbolise les pratiques magiques. Avec le Hibou comme gardien, nous serons attirés par la pratique de la magie. Il nous aidera aussi à atteindre la sagesse si nous demeurons sur la voie chamanique. Il nous permettra également de percevoir quand les autres tentent de nous duper.

 Ses plumes sont utilisées pour des rituels ésotériques impliquant des connaissances secrètes transmises de générations en générations, les connaissances que nos ancêtres nous ont transmis. Rapace nocturne, dévorant des petits rongeurs, le tout sans un bruit grâce à ses ailes agrémentées de duvet. Il est capable de tourner sa tête à 180°.

hibou

Chez les Amérindiens, il est associé au Flair, il permet de dévoiler toute la vérité plutôt que d’énoncer des demi-vérités. Personne ne peut le tromper sur ce qu’il fait, même si celle-ci tente de dissimuler ses intentions. Selon les époques et les cultures, Hibou a pris une image tantôt négative, tantôt positive. Dans tous les cas, il reste toujours très lié au domaine du surnaturel, de la magie et de la spiritualité. Le Hibou, certainement de par son cri inquiétant et son mode de vie « en retraite », fut vecteur de nombreuses superstitions.

Pour les Romains, le cri du Hibou présageait une mort prochaine. Il était également associé à la sorcellerie et à la magie noire. Parce qu’il n’affronte pas la lumière du jour, Hibou fut également symbole de tristesse, d’obscurité, de retraite solitaire et mélancolique.

En Égypte, il exprime le froid, la nuit, et également la mort. Mais paradoxalement, le Hibou est aussi un grand symbole de sagesse et de connaissance. Dans la mythologie grecque, Hibou est d’ailleurs associé à la déesse de la sagesse Athéna. Celle-ci en fait également l’interprète d’Atropos, celle des Parques qui coupe le fil de la destinée. Hibou symboliserait également l’intelligence et la réflexion.

Dans l’iconographie hindoue, le Hibou est parfois attribué à la Mâtarah (mère) Vârâhi, sans que sa signification puisse être précisée. Le Hibou jouait, dans la Chine antique, un rôle important : c’était un animal terrible, qui était censé dévorer sa mère. Il symboliserait le yáng, et même l’excès de yáng. Il était le symbole de Huángdì (Houang-ti), l’Empereur Jaune et le premier fondeur. Il provoquait la sécheresse.

Les enfants nés le jour du Hibou (solstice) étaient de caractère violent. Le Hibou était toujours considéré à cette époque comme un animal féroce et néfaste. Pour les Indiens de la prairie, le Hibou a le pouvoir de donner aide et protection la nuit. De là, l’emploi des plumes du Hibou dans les cérémonies rituelles. Dans les rites initiatiques de certaines sociétés algonquines, figure, perché dans la loge cérémonielle, un homme-hibou qui montre le chemin de la terre du soleil couchant, royaume des morts. Il remplirait ici une fonction de psychopompe. Il peut aussi être considéré comme annonçant la mort : quand le Hibou chante, l’Indien meurt. Blodeuwedd, la femme infidèle de Llew, dans le Mabinogi de Math, est transformée en Hibou, en punition de son adultère avec un seigneur voisin.

Son clan : Épervier. Son élément : Feu. Son allié : Élan. Perspicace, intuitif ; a besoin de stabilité. Capable de percevoir ce qui est invisible aux autres. Ayant un flair développé, il permet de dévoiler toute la vérité plutôt que d’énoncer des demi-vérités. Personne ne peut le tromper sur ce qu’il fait, même si celle-ci tente de dissimuler ses intentions. Vous êtes la lumière dans les ténèbres, et on vous appelle le « grand voyant ».

Vous appartenez à la période où les nuits empiètent largement sur les jours. Comme Hibou, vous percevez ce qui échappe au commun des mortels, vous êtes très perspicace et super intuitif. Pour vous, l’amour est synonyme de passion, et de ruptures suivies de réconciliations éclatantes. Vous êtes membre du clan de l’Épervier, qui vous unit à l’élément Feu. Vous possédez donc une grande force de rayonnement et vous avez à la fois besoin de la chaleur d’une solide amitié et de la stabilité que vous procure votre famille. Vous adorez voyager, car cela répond à votre soif de liberté.

Hibou chez francescaVie amoureuse de Hibou : pour vous, l’amour est synonyme de passions, de ruptures successives, de réconciliations éclatantes. Soyez donc plus souple et essayez de comprendre que votre moitié n’a peut-être pas toujours envie d’avoir un volcan à ses côtés. Un peu de calme et de tendresse, c’est aussi agréable. Votre totem minéral : l’Obsidienne. Les Larmes d’Apache sont des petits morceaux d’Obsidienne qui se sont détachés de masses plus volumineuses. Excellent conducteur d’énergie, l’Obsidienne conférerait des pouvoirs télépathiques aux natives de Hibou et protège le secteur des émotions.

Votre totem végétal : l’Épinette Noire. Elle appartient à la famille des Pins. Ses feuilles étaient utilisées pour nettoyer les blessures. Pour les natifs de Élan/Hibou, très fragiles sur le plan osseux, des tisanes d’Épinette peuvent renforcer le squelette et, lors de contusions ou de fractures, l’Épinette en cataplasme leur serait bénéfique. Carrière : Hibou est enthousiaste, optimiste et constamment en mouvement. Il adore la liberté et les voyages, sautant sur l’occasion quand elle se présente. Il a besoin de travailler dans un environnement stimulant et où il y a assez de défis pour satisfaire son désir de variété.

Dès qu’il s’ennuie, il abandonne l’activité du moment pour en trouver une autre. Ayant grand besoin d’espace, il ne supporte pas d’être enfermé dans un petit bureau. Pour lui, la quête d’argent est moins importante que la quête de savoir. On trouve toujours Hibou entouré de livres, de plans d’études et de guides de voyages. Son désir d’être constamment en mouvement entraîne des changements de carrières fréquents, Hibou ne trouve que tardivement sa vocation. Son originalité et son manque de respect des conventions ne l’aident pas à gravir rapidement les échelons. Il n’est pas très ambitieux mais a besoin de vérifier que ses projets avancent. Il s’épanouit dans des professions du style photographe, journaliste, reporter, éditeur, zoologiste, gardien de parc naturel et consultant indépendant. Il est facilement attiré par le droit afin de satisfaire son sens de la justice et sa quête de vérité.

En tant que chef, le Hibou est un dirigeant optimiste qui a besoin de garder plusieurs projets en ébullition et de maintenir ses employés en haleine. Il partage ses opinions et crée un environnement de travail détendu tout en motivant ses collaborateurs. Il ne supporte pas la passivité et le laxisme. Voyageant en permanence, il a tendance à être fréquemment absent. Ton allié est Élan, qui sait faire des choix et les assumer. Suis ses conseils avisés en ayant en tête un objectif précis. En amour, sois plus souple et essaie de comprendre que ton partenaire n’a peut-être pas toujours envie d’avoir un volcan à ses côtés.

Un peu de calme et de tendresse, c’est aussi agréable. Hibou, oiseau de nuit, est symbole de tristesse, d’obscurité, de retraite solitaire et mélancolique. Dans la mythologie grecque il est l’interprète d’Atropos et des Parques. Il exprime le froid, la nuit et la mort.

Dans la Chine Antique, Hibou était un animal terrifiant censé dévorer sa mère. Il symbolisait l’excès de yang. Il se manifestait au solstice d’été, s’identifiant au tambour et à la foudre. Le Hibou provoquait la sécheresse. C’est l’un des plus anciens symboles de la Chine et figurait à ce titre sur les étendards royaux. C’est l’oiseau consacré aux forgerons et aux solstices. Il présidait les jours où les forgerons fabriquaient les épées et les miroirs magiques.

hibouPour les Amérindiens de la prairie, Hibou a le pouvoir d’apporter aide et protection la nuit. Ses plumes sont utilisées dans certaines cérémonies rituelles. Hibou est une créature de la nuit, qui a été symboliquement associée à la sagesse, car il peut voir ce que les autres ne voient pas. C’est le seul oiseau qui vole dans un silence total. Comme la chouette et certains rapaces, le Hibou détient la Connaissance nocturne nécessaire aux héros solaires. Les druides et magiciens interrogeaient Hibou pour résoudre les énigmes. Comme animal pouvoir, Hibou vous encourage à développer vos aptitudes intuitives et vos sens intérieurs, et à chercher la connaissance qui est cachée à la plupart des gens.

Le Hibou est un protecteur, et il vous aidera à discerner plus nettement les motifs et les intentions des autres, spécialement ceux qui peuvent tenter de vous tromper et de prendre avantage sur vous de quelque façon. Hibou vous aidera aussi à reconnaître qu’il y a dans votre nature un côté obscur qui ne doit être ni ignoré ni réprimé. Vous avez besoin de voir qu’il est là, de façon à pouvoir traiter avec lui. Hibou est symbolique du discernement et du besoin d’être vigilant face aux tromperies.

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Oie Blanche : la Fidélité, l’Innocence, l’Entêtement, la Vigilance

Posté par othoharmonie le 20 décembre 2016

 

Mais non, ce n’est pas une insulte ! Si, dans nos cultures, « Oie Blanche » est synonyme de « Simplette ascendant Bécasse », cet animal, dans l’astrologie amérindienne, renvoie à une tout autre symbolique : elle est synonyme de pureté, d’absolu, de perfectionnisme. Bref, vous êtes quelqu’un d’exigeant, d’idéaliste, parfois un peu conservatrice.

oies blanches

Du coup, sous vos allures réservées et timides, vous cachez souvent une vraie intransigeance. Vous ne manquez ni d’autorité ni de méthode, et comme cliente, comme mère ou comme boss, vous pouvez vous révéler assez redoutable. Mais vous savez vous y prendre en finesse : la main de fer dans le gant de velours, c’est tout vous ! En revanche, vous ne brillez pas forcément par votre sens du contact, de la fiesta et de l’humour.

On vous trouve souvent froide, distante, on peut vous reprocher votre manque d’originalité. Mais au final, vous saurez vous imposer : au boulot, votre esprit structuré et votre sens de l’engagement vous rendront indispensable. Sur le plan personnel, même si vous n’êtes pas la star des dancefloors, vous saurez reconnaître le bon partenaire lorsque vous le croiserez. Votre stabilité émotionnelle et votre respect de la parole donnée vous permettront de bâtir une relation stable et épanouissante. Un peu traditionnelle, mais c’est justement ce qui vous convient !

L’ Oie est le dixième esprit totem de la roue de médecine des chamanes amérindiens. Il correspond à la fin de l’automne et à notre signe astrologique occidental du Capricorne. En Chine, Oie est considérée comme un oiseau Yang et un principe lumineux de la nature. Selon Hayers, « elle suit le soleil dans sa course hivernale vers le Sud, et affiche une connaissance du temps et des saisons ». On fera ici facilement le parallèle avec le Capricorne et sa planète Saturne, Dieu du temps, appelé Chronos dans le panthéon grec.

Nous avons donc affaire à un totem lié au temps, mais aussi à la notion de persévérance et d’effort, puisque la grande migration des Oies est un symbole majeur d’une grande pugnacité (parfois jusqu’à l’épuisement total) pour atteindre un objectif. Cette constance, on la retrouve aussi dans l’idée du mariage, car les Oies volent par paires, se soutenant dans l’effort « pour le meilleur et pour le pire » pourrait-on dire.

D’ailleurs, les Chinois (Tchéous) lui attribuaient un symbole de contrat de mariage, puisque Oie faisait partie des cadeaux symboliques des fiançailles : en offrant une Oie, on engageait sa parole et sa fidélité. D’ailleurs, Oie est un des familiers d’Aphrodite/Vénus, déesse de l’amour, et il était conseillé jadis aux couples grecs ayant des problèmes, d’élever des Oies afin de prendre exemple sur elles. L’épisode de Némésis est également intéressant et nous donne une autre illustration de la pugnacité : celle des ardeurs de Zeus qui, pourchassant la belle Némésis sous les différentes formes qu’elle adoptait pour lui échapper (castor, poisson, etc.), finit par réussir à la posséder sous forme d’Oie (ou de Cygne, puisque les deux animaux semblent symboliquement intimement liés).

 Outre la récompense des efforts de Zeus, le mythe de Némésis nous éclaire aussi sur la notion d’inéluctable, de destin, autre valeur à rapprocher du Capricorne et de Saturne. Notons de plus que Némésis devint plus tard l’allégorie de la vengeance, autre forme, sans doute plus critiquable mais tout aussi réelle, de la constance et de la persévérance (ici, de la haine, tenace, qui aboutit finalement au juste châtiment). Dans l’empire romain, les Oies deviennent gardiennes (du Capitole), et c’est grâce à leur vigilance de tous les instants que l’invasion gauloise est évitée. Dans de nombreuses autres cultures, dont celles amérindiennes, Oie est, de par sa blancheur immaculée, symbole de pureté, d’innocence, de sobriété. En dehors de ces considérations allégoriques, il est sans doute intéressant de faire un détour par l’ornithologie, ne serait-ce que pour tordre le cou à l’idée reçue de la stupidité de l’Oie.

oie blancheL’Oie est, au contraire, sans doute un des oiseaux les plus intelligents, comme le prouvent les études des biologistes. En fait, l’animal doit surtout sa mauvaise réputation intellectuelle à son entêtement, car, une fois une idée en tête, elle peut s’obstiner, et on retrouve effectivement cette composante chez le natif qui poursuivra parfois son but aveuglément à ses propres dépens, juste parce qu’il en a décidé ainsi, et se voit alors dans l’incapacité de modifier son avis, d’envisager son problème sous un angle différent.

Très attachée à sa famille, à son environnement stable, mais capable aussi de voler à une altitude extraordinaire d’un continent à l’autre, Oie montre qu’il est possible d’associer les aspirations matérielles, et spirituelles dans nos vies quotidiennes. Le protégé de Oie est prudent, déterminé, courageux, fidèle, entêté, exigeant, puriste, vigilant, loyal, sobre, constant, rancunier, sévère, ambitieux, résolu.

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Le hérisson de Roujan

Posté par othoharmonie le 31 août 2013

Le hérisson de Roujan dans HERISSON 220px-2008_hedgehog_1020932L’origine du hérisson de Roujan semble assez confuse et confond deux légendes. La première légende fait référence à sainte Marthe et à la Tarasque de Tarascon. Sainte Marthe, partie chasser la Tarasque, aurait amené avec elle une armée de hérissons. La Tarasque n’étant pas venue, les hérissons retournèrent chez eux, sauf un. Ce dernier resta au village où il fut nourri et devint l’animal fétiche des Roujanais. La deuxième légende se situe chronologiquement autour de l’An Mille. Le seigneur de Roujan invite un étranger à sa table. Mais cet étranger n’est qu’un espion venu se rendre compte des moyens défensifs du village en cas d’attaque. Il avait passé son après-midi à questionner moult villageois sur la défense des lieux. Une fois qu’il eut rassemblé tous les renseignements qu’il jugeait nécessaires, il quitta le village pour livrer ses informations à ses complices. Quittant Roujan, l’homme posa malencontreusement son pied sur un hérisson. L’espion se mit donc à râler et crier (en occitan, râler se dit romegar). Les cris réveillent alors le seigneur de Roujan et celui-ci alerte la garde. Ainsi, quand les assaillants se présentent le lendemain matin devant les murs du village, tous les habitants de Roujan sont déjà prêts à se défendre, armés jusqu’aux dents. Les assaillants renoncent alors à leur assaut et préfèrent fuir. Plus tard, le seigneur de Roujan narrait cette histoire en occitan. Et disait « A romegat e me soi levat ! ». Ce que les Roujanais interprétèrent comme étant une référence au hérisson, qui avait crié quand l’homme l’avait écrasé. . Depuis, l’animal totémique de Roujan porte le nom de « Romegaire » ).

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Le hérisson de Roujan

Posté par othoharmonie le 25 août 2013

Le hérisson de Roujan dans HERISSON erinaceus_amurensis1L’origine du hérisson de Roujan semble assez confuse et confond deux légendes. La première légende fait référence à sainte Marthe et à la Tarasque de Tarascon.

Sainte Marthe, partie chasser la Tarasque, aurait amené avec elle une armée de hérissons. La Tarasque n’étant pas venue, les hérissons retournèrent chez eux, sauf un. Ce dernier resta au village où il fut nourri et devint l’animal fétiche des Roujanais. La deuxième légende se situe chronologiquement autour de l’An Mille. 

Le seigneur de Roujan invite un étranger à sa table. Mais cet étranger n’est qu’un espion venu se rendre compte des moyens défensifs du village en cas d’attaque. Il avait passé son après-midi à questionner moult villageois sur la défense des lieux. Une fois qu’il eut rassemblé tous les renseignements qu’il jugeait nécessaires, il quitta le village pour livrer ses informations à ses complices. Quittant Roujan, l’homme posa malencontreusement son pied sur un hérisson.

L’espion se mit donc à râler et crier (en occitan, râler se dit romegar). Les cris réveillent alors le seigneur de Roujan et celui-ci alerte la garde. Ainsi, quand les assaillants se présentent le lendemain matin devant les murs du village, tous les habitants de Roujan sont déjà prêts à se défendre, armés jusqu’aux dents. Les assaillants renoncent alors à leur assaut et préfèrent fuir. Plus tard, le seigneur de Roujan narrait cette histoire en occitan. 

Et disait : « A romegat e me soi levat ! ». Ce que les Roujanais interprétèrent comme étant une référence au hérisson, qui avait crié quand l’homme l’avait écrasé. 

 Depuis, l’animal totémique de Roujan porte le nom de « Romegaire »

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Ours et Rituels

Posté par othoharmonie le 13 novembre 2011

 

Ours et Rituels dans OURS 220px-Bronspl%C3%A5t_pressbleck_%C3%B6land_vendeltidÀ l’arrivée de la Renaissance, l’ours est de moins en moins mentionné dans les rituels et les traditions d’Europe de l’Ouest et se voit exceptionnellement associé à la sorcellerie et au sabbat, un procès de sorcellerie en Lausanne en 1464, où l’accusée avoua avoir « embrassé le cul » d’un ours dans lequel le Diable s’était incarné, faisant figure d’exception. Aux XVe et XVIe siècles, un jeu de mots entre dame et ours, donnant « d’amours », devint populaire mais cet animal conserva une mauvaise réputation, symbole de vices et de péchés, de goinfrerie, et même de ruse. Dans les six fables de La Fontaine où l’ours apparaît, c’est toujours sous les traits d’une bête stupide, maladroite et bornée. 

 

En avril 1602, une paysanne savoyarde, Antoinette Culet, passe pour avoir été enlevée par un ours gigantesque qui lui vouait une « passion monstrueuse », l’enferma dans une caverne et la viola durant trois ans. La jeune femme mit au monde un enfant mi-ours mi-homme que l’ours étrangla peu après sa naissance. Elle fut libérée début 1605 et reconduite chez son père, mais l’ours descendit de sa montagne et exigea qu’elle lui soit rendue durant trois nuits de suite, avant d’être abattu. L’histoire fut consignée comme un récit véridique, et se révèle très semblable à celles du vaste thème de l’ours amateur de jeunes filles. 

 

On retrouve également le thème de l’ancêtre totémique puisque selon la légende, toutes les communautés tziganes ont pour ancêtre fondateur un ours. 

 

Parallèlement, sous la pression démographique, l’ours se fit physiquement de plus en plus rare. Les fondateurs de la zoologie mirent fin aux légendes concernant sa reproduction et ses mœurs au fil de leurs travaux, mais ne s’intéressèrent pas vraiment à 220px-Haida_bear_figure_%28UBC-2010%29 dans OURScet animal avant la fin du XXe siècle, alors qu’il avait disparu de la plupart des régions où il était historiquement présent. Les ethnologues ont de leur côté abondamment étudié les rituels et traditions liés à l’ours, dans les régions où ceux-ci ont survécu. 

 

En Laponie et Finlande 

 

Bien que l’emblème national finlandais soit le lion, l’ours est indissociable de la Finlande et de la Laponie, et ce dès la préhistoire comme chez la plupart des peuples finno-ougriens qui en ont fait un ancêtre totémique. Vers 1670, les chasseurs d’ours lapons se revêtaient d’une peau de cet animal avant de partir chasser. Ces rituels sont mentionnés par des explorateurs et des ethnologues, principalement au XXe siècle. Ils s’accompagnaient de chants, de danses, de déguisements et de prières car les Lapons ont pour coutume de demander à l’ours de se faire tuer avant toute chasse. L’animal était considéré comme extrêmement intelligent, capable de comprendre jusqu’au langage humain et aux intentions des chasseurs, ce qui obligeait ces derniers à avoir recours à toutes sortes de ruses pour le tromper. Ainsi, les chasseurs ne devaient jamais prononcer le nom de l’ours et effectuer leurs préparatifs en toute discrétion, omettant soigneusement d’en parler aux femmes réputées trop bavardes, et qui par là s’attireraient le courroux de l’ours. Le retour de la chasse, en procession, s’accompagnait de chants et d’imitations. L’ours était ensuite dépecé et son cœur, réputé le meilleur morceau, réservé à celui qui avait vu la bête le premier lors de la chasse. Les ossements de l’ours étaient soigneusement enterrés après le dépeçage, trois jours de deuil suivant les funérailles de l’animal. 

 

220px-AugustinOursL’ours (karhu) fut vénéré avant l’ère chrétienne en Finlande puisqu’on retrouve trace d’un culte de l’ours dans l’épopée Kalevala, mais ensuite largement diabolisé. Les danses et rituels ont disparu en ce début de XXIe siècle, mais l’ours reste un emblème culturel du pays, à travers, par exemple, la bière de l’ours (karhu olut) et de nombreux toponymes. 

 

En Europe de l’Est et Europe germanique 

 

Les rituels attestés dans ces deux régions sont très proches les uns des autres, et mettent en scène un ours, un homme déguisé en ours ou un ours en paille symboliquement embrasé durant l’hiver, la période du carnaval, le dimanche des Rameaux ou la fin des moissons, afin de favoriser le retour du printemps et la croissance des céréales. 

 

http://fr.wikipedia.org/wiki/Ours_dans_la_culture 

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Le monde des Oiseaux

Posté par othoharmonie le 4 novembre 2011

Légende des peuples amérindiens. 

 

Au début du monde, le Créateur, que les Indiens Abénakis appellent Tabaldak, créa la terre et pour eux, la terre devin le jardin de Tabaldak. Depuis ce jour, la vieille Terre-Mère donne les plantes qui nourrissent et les plantes qui soignent. Tabaldak avait créé tout ce dont les hommes avaient besoin pour vivre sur terre. Il avait tout créé ou presque, car pour les Indiens, le Créateur n’est pas parfait, sinon il aurait créé tous les Indiens parfaits…

 

Ara militaireTous les Indiens étaient en extase devant la création, jusqu’au moment où Ours Blanc décida de mettre son gros manteau blanc sur le pays et souffla son halène froide pour faire arriver l’hiver. A cette poque, les Indiens vivaient la majeur partie de leur temps dans le Tipi et les petits Papooses sont vite devenus bien tristes. Ils n’avaient plus rien pour s’amuser, sauf les cendres du feu qui paraissaient à peine tièdes tellement le froid était intense.  Durant l’été, ils avaient joué avec les feuilles de l’arbre sacré. Ils en avaient fait des colliers, des panaches, des papillons et ils avaient aussi joué avec le ruisseau. Mais avec la neige qui avait tout recouvert de blanc, tous leurs jouets avaient disparu et ils étaient devenus bien tristes. Tellement tristes que grand-maman Marmotte le remarqua et décida d’aller vois Tabaldak. Elle lui dit :

 

« Tu as créé de bien belles choses pour tes enfants adultes. Tu as tout donné pour qu’ils puissent bien vivre. Mais tu as oublié mes petits Papooses ».

 

Tabaldak réfléchit un instant et approuva grand-maman Marmotte. Il promit d’arranger les choses. Aussitôt que le printemps pointa son nez, il se mit à réfléchir à ce qu’il pourrait bien créer pour leur rendre l’hiver plus agréable. C’est alors qu’il se rappela avoir vu les enfants jouer avec les feuilles de l’arbre sacré. Il décida donc de créer les Oiseaux. Mais dans sa hâte de faire plaisir aux enfants pour l’hiver prochain, il créa les Oiseaux tous blancs de la même couleur que l’hiver.

 

Les enfants furent très heureux de cette création. Vous auriez dû les voir jouer avec les huards, les canards, les sarcelles, les perdrix, les pic-bois, les hirondelles,  les gros-becs, les rossignols, les bruants, les chardonnerets, les mésanges, les merles, les moineaux et les colibris. Les Papooses ont passé le printemps, l’été et même l’automne à s’amuser avec leurs nouveaux amis les Oiseaux.

 

Lorsqu’Ours Blanc jeta de nouveau son gros manteau blanc sur le dos de la Terre-Mère, les enfants se rendirent compte que les oiseaux étaient de la même couleur que la neige et qu’ils pouvaient à peine les voir. Même les oiseaux étaient bien embêtés pour se reconnaître entre eux. Ils étaient tous de la même couleur. Ils retournèrent dans leur tipi avec encore beaucoup de tristesse. Grand-maman Marmotte vit la tristesse des enfants. Elle retourna voir Tabaldak et lui dit :

 

Aras macao« Tabaldak, je crois que tu as créé les Oiseaux un peu trop vite. Tu as donné aux adultes une nature toute colorée à ton image, mais tu as oublié que les petits enfants méritaient aussi ces mêmes couleurs pour leurs Oiseaux ».

 

Tabaldak réfléchit et finit par dire à grand-maman Marmotte : « Tu as bien raison. Je vais réparer mon erreur. Appelle tous les oiseaux et dis-leur de se rassembler ici devant moi ».

 

Pendant ce temps, Tabaldak alla prendre du brun terre, du vert pelouse, du vert arbuste, du bleu ciel, du jaune soleil, du rouge feu, du gris nuage et fabriqua de merveilleuses teintures qu’il mit dans de magnifiques pots en écorce de bouleau que grand-maman Marmotte avait fabriqués pour lui. Les pots sentaient bon l’écorce fraîche.

 

Tabalkak plaça les pots de teinture devant lui. L’oie blanche s’avança la première près de Tabalkak et lui donna une plume afin qu’il puisse colorer les oiseaux. L’oie blanche lui dit : « Prends ma plume pour faire ton travail de création. Moi je resterai blanche afin que tes enfants s’en rappellent. Chaque année, je passerai au-dessus de leur territoire pour qu’ils se souviennent de toi ».

 

Jusqu’à ce jour, l’oie blanche n’a pas encore manqué à sa parole. Chaque printemps, de la fin mars jusqu’à la fin mai, près d’un million d’oiseaux fréquentent les berges du lac Saint-Pierre à Baie-du Fèbvre. Des milliers d’ornithologues amateurs et les amants de la nature se donnent rendez-vous le long des zones inondées pour observer le retour spectaculaire des oies blanches. Le Créateur commença donc son travail. Avec le rouge et le brun, il colora le merle. Avec le bleu il donna ses couleurs à l’hirondelle. Avec le jaune, il colora le chardonneret et ainsi de suite, jusqu’à ce que tous les oiseaux soient recouverts des couleurs de la nature. Vous pourriez même, si vous prenez le temps d’observer les Oiseaux, deviner où Tabaldak a pris la teinture pour colorer chaque oiseau que vous observez. Il n’y a pas de couleur sur un oiseau qui n’est pas dans la nature.

 

Pendant qu’il faisait son travail avec patience, un Oiseau le dérangeait constamment. Il criait, battait de l’aile bruyamment, bousculait les autres et oubliait de partager la joie de ses frères. Il alla même devant le Créateur pour l’insulter en lui disant que ses teintures étaient bien belles, mais passez brillantes pour les mettre sur son magnifique plumage. Patiemment, le Créateur continue son travail. L’oiseau était de plus en plus dérangeant, battant de l’aile et criant constamment. Il revint devant le Créateur encore une fois et d’un coup d’aile renversa tous les pots de teinture. Les teintures en se renversant se mélangèrent et devinrent toutes noires. Vous auriez dû voir grand-(maman Marmotte derrière le tipi. Elle était dans tous ses états, n’en croyant pas ses yeux de voir ce que l’oiseau avait fait.

 

Le monde des Oiseaux dans OISEAUX corbb1Le Créateur, dans sa grande patience, ramassa la teinture noire et le remit dans un nouveau pot que grand-maman Marmotte avait apporté. Il reprit sa plume et continua son travail. L’oiseau dérangeant revint une troisième fois devant lui pour l’insulter à nouveau, mais cette fois-ci, Tabaldak saisit l’animal par les pattes, le plongea dans la teinture noir et le leva très haut au bout de son bras en lui disant : « Telle est ta volonté mon bel oiseau et telle est ma volonté. Parce que tu l’as bien voulu, tu seras toujours un oiseau dérangeant et bruyant. Tu auras toujours un vol lourd et bruyant. Les autres oiseaux te craindront et les animaux te fuiront on t’appellera le CORBEAU ».

 

Et il laissa partir l’oiseau. Mais ce n’était pas le dernier oiseau? Le dernier oiseau arriva humblement devant  Tabaldak. Il excusa le comportement effronté du corbeau et dit au Créateur : « Tabaldak, je regrette le geste du corbeau. J’aurais voulu que tu couvres mes plumes de l’arc-en-ciel de ta création. J’aurais pu, ainsi coloré, voler très haut vers le soleil et tracer de grands cercles pour que tes enfants puissent y voir toute la puissance. J’aurais voulu être ton symbole pour tes enfants ». Le Créateur fut bien ému par les paroles de l’Oiseau. Il dit à l’animal : « Ouvre bien grandes tes ailes ».

 

Il prit alors sa plume et la plongea dans la teinture noire. Il en mit un peu sur le bout des ailes, un peu autour du cou. Il en mit aussi un peu sur la queue et balaya tendrement le dos de l’animal en lui disant : « Telle est ta volonté mon bel oiseau et telle est ma volonté. Tu seras mon symbole. Tu voleras très haut pour travers le cercle sacré. J’y mettrai toute ma puissance et mes enfants le verront. Tu seras le seul animal à regarder le soleil bien en face. On t’appellera l’AIGLE. Et pour s’en rappeler, chaque fois qu’un de mes enfants plantera un poteau dans le sol pour y graver ses symboles et ses totems, tout en haut il placera tes aigle-royal dans OISEAUXailes pour me symboliser. Tu seras un guide pour mes enfants. Telle est ta volonté mon bel Oiseau et telle est ma volonté.

 

Je veux que vous sachiez que depuis ce temps-là les Amérindiens utilisent les plumes de l’aigle pour s’en faire de belles décorations et qu’il y a toujours une plume d’aigle attachée à la pipe sacrée.

 

Cette légende est encore très vivante dans le village Abenakis d’Odanak au Québec (ou Abénaquis). Le nom d’Abénaqui provient des termes wabun (la lumière) et a’Ki (la terre), on peut donc les désigner comme « peuple du matin », « peuple du soleil levant » ou « peuple de l’Est. » Comme le nom originel de leur territoire correspond à ce qui est désormais la Nouvelle-Angleterre, le terme Wabanaki est parfois utilisé pour désigner tous les peuples dans la région parlant des langues algonquiennes: les deux tribus d’Abénaquis, les Micmacs, les Malécites et les Passamaquoddy. 

Extrait de « La Roue de Médecine » de Sun et Wabun Bear

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