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TOTEM Loutre : la Joie, la Serviabilité.

Posté par othoharmonie le 25 février 2017

Son clan : Papillons. Son élément : Air.

Son allié : Saumon.

 

Joyeuse, courageuse, amicale, serviable, Loutre va droit à l’essentiel, capable de faire le vide si nécessaire. Elle détient une série de leçons sur la Féminité : celles qui enseigne que la jalousie et la méchanceté n’ont pas leur place. Quand cette énergie s’exprime sans manipulations et sans contrôle, l’expérience est pleine de fertilité et source de vie.

C’est la liberté de l’amour sans jalousie. Loutre nous demande de redevenir enfant et de laisser notre vie se dérouler tout simplement. Loutre correspond à votre aspect féminin. Ses éléments, Eau et Terre, le montrent bien. Cette force équilibrante l’incite à jouer toute la journée avec ses petits. Loutre n’a pas d’agressivité et de comportement déséquilibré, elle ne s’engagerait jamais dans une lutte. Elle manifeste plutôt de la curiosité et de la gentillesse par rapport à toute vie humaine et ne se défend qu’en cas d’attaque. Loutre correspond à l’idéal féminin des Indiens. Elle est mince, gracieuse et pleine de coquetterie. Loutre enseigne que la féminité est là pour répandre joie et ouverture d’esprit et non la jalousie et la dualité.

Loutre2

Elle correspond à la force de la bonté partagée. Les personnes qui ont l’énergie de Loutre vivent l’amour sans contrainte, sans rapport de force, en harmonie. Ils ne sont pas attachés aux biens matériels. Loutre renvoie à la puissance réceptrice de la femme. On vous appelle le « noble magicien », et vous appartenez à la période d’épuration de la nature. À l’instar de Loutre, vous allez toujours à l’essentiel et vous faites le vide dans votre esprit quand cela est nécessaire. Les déménagements, les voyages, les transformations de toutes sortes et les changements, qu’ils soient affectifs ou professionnels, jalonneront votre existence. Vous possédez une nature enjouée. Vous aimez sortir et recevoir, et votre porte est toujours grande ouverte ! Vous êtes membre du clan de Papillon, qui vous unit à l’élément Air.

À l’origine simple Chenille, le Papillon devient vite une créature chatoyante et légère, capable d’évoluer sans contrainte. Votre allié est Saumon. Comme lui, gardez confiance en l’avenir, même si vous devez traverser des périodes difficiles. Restez souple comme votre animal totem. Nourrissez-vous toujours de bonnes émotions : ce sont elle qui conditionnent en grande partie votre vie.

Souvent timide pendant l’enfance, vous prendrez peu à peu confiance en vous avec l’âge, notamment en vous appuyant sur des personnes qui sauront vous aider à vous extérioriser. Pourtant, vous ne manquez pas de personnalité ni de valeurs : il vous faut juste un environnement sécurisant pour les exprimer. Fiable et très impliquée lorsque vous vous sentez en confiance, vous serez parfaitement à l’aise dans votre rôle, au sein de votre cellule familiale. Au boulot, votre discrétion pourra, un temps, vous desservir.

Mais tôt ou tard, la solidité de votre engagement et de vos résultats vous permettra de vous révéler aux yeux de votre hiérarchie. Pour vous, l’entourage est extrêmement important. Livré à vous-même, vous avez vite tendance à vous replier, vous couper du monde. Vous rechercherez donc un job dans de petites structures de préférence, où vous pourrez vous épanouir au plan humain. Votre plus gros défaut ? La peur du regard de l’autre, qui souvent vous paralyse et vous fait douter de vous. De fait, vos qualités – intelligence, sens des responsabilités, de l’écoute – sont parfois étouffées. Votre partenaire devra savoir vous faire prendre confiance en vous. Mais attention à ne pas adopter avec lui une attitude d’enfant, en perpétuelle demande de soutien ! Car la plupart trouvent cela charmant au début, mais fatiguant à la longue.

Pour prendre confiance en vous sans avoir toujours besoin des autres, un loisir artistique, le théâtre en particulier, devrait vous aider. Loutre est le onzième esprit totem de la roue de la vie des chamanes amérindiens. Il correspond à notre signe astrologique occidental du Verseau. Loutre adore la vie en groupe, mais reste d’une nature méfiante et ne peut pas vraiment être considérée comme un animal grégaire. D’ailleurs, elle côtoie ses congénères par plaisir et non par nécessité : chaque individu se suffit à lui-même et chasse isolément sans avoir besoin de recourir au groupe, bien que des alliances puissent être contractées temporairement dans ce but.

C’est donc souvent davantage pour jouer (car c’est un animal joueur) et pour entretenir des rapports sociaux que les Loutres – en dehors de la période où elles fondent une famille – se retrouvent et s’apprécient. On retrouve de même cette notion d’autonomie et « d’individualité altruiste » chez les natifs du Verseau. Un peu à la manière du Dauphin, Loutre aime s’ébattre dans l’eau et « s’amuser ».

 LOUTRES

Elle peut d’ailleurs aussi glisser sur une pente ou jouer avec des pierres ou des morceaux de bois sans que cela ait un caractère nécessaire ou participant à sa survie. Elle compte donc parmi les exceptions du règne animal, et on lui attribuera ainsi volontiers une tendance à être fantaisiste, farfelu, à agir de façon quelque peu bizarre parce que motivée par des ressorts internes qui nous échappent. Ce schéma comportemental est également représentatif de l’uranien et des natifs marqués par le Verseau.

 Dans certaines cultures, Phoque, Dauphin, Lamantin et Loutre sont d’ailleurs interchangeables et ont tous donnés des versions différentes du mythe de la Sirène ou du Selkie : le point commun de toutes ces légendes réside toutefois dans le fait que ces mammifères marins revêtent parfois l’apparence d’un homme ou d’une femme et contractent mariage dans la communauté humaine… mais invariablement aussi, ils se retrouvent vite étouffés, emprisonnés par ce mariage, et n’aspirent qu’à retrouver leur liberté. Car la liberté est tout à la fois le principal mot clé de la Loutre et du Verseau

La Loutre appelle à la joie et à la serviabilité

Chez les Amérindiens, Loutre appelle à la joie et à la serviabilité, du fait même de son tempérament excentrique, dénué de toute agressivité. Les chamanes insistaient notamment sur son caractère amphibie : aussi à l’aise sur la mer que sur la terre, Loutre est le symbole d’un équilibre entre la liberté et les émotions plus profondes, plus maternelles qui sont contenues dans l’élément aquatique.

Les chamanes avaient également noté combien Loutre passait de temps à jouer avec ses petits, et on retrouve bien cette tendance chez les mamans et papas du Verseau qui, en parallèle à leur rôle de parent, sont souvent les meilleures amis et les meilleurs compagnons de jeu de leurs bambins. Loutre n’ayant pas de comportement agressif, n’étant en rien belliqueuse, elle s’avère aussi être un symbole puissant de la bonté, une sorte d’incarnation de la vie sous sa forme la plus dévoué, la plus altruiste.

Notons que la Loutre correspond à l’idéal féminin des Indiens. Elle est mince, gracieuse, enjouée et coquette. Elle enseigne que la féminité est là pour répandre joie et ouverture d’esprit, et non rivalité ou dissension. Cette composante se retrouve souvent chez la femme uranienne ou Verseau, qui voit l’amour comme une coopération, une complicité, une amitié même souvent et se méfie de la passion destructrice et brûlante. Le fait que la Loutre ne soit pas un animal territorial (si une loutre empiète sur le territoire du voisin, c’est en principe l’indifférence qui prime) évoque son détachement envers les biens matériels.

Nous noterons enfin que, très sensible à la pollution, la présence de Loutre à un endroit quelconque est un signe positif pour l’écologie et la bonne santé du biotope : les natifs de Loutre/Verseau auront fréquemment la fibre écologiste et défendront souvent de bonnes causes, notamment en ce qui concerne la protection de la nature et des animaux. Le protégé de Loutre est amical, joueur, indépendant, bon, sociable, fantaisiste, farfelu, bizarre, détaché, inventif, peu matériel, désobéissant, imprévisible, rebelle, individualiste.

Cycle : La Lune du Repos et de la Purification.

Animal totem complémentaire : La Corneille.

Forces : amical, joueur, actif, vif d’esprit, inventif, bon, sociable, indépendant, fantaisiste, fibre écologiste, dynamique, spontané. Faiblesses : méfiant, imprévisible, détaché, peu matérialiste, désobéissant, rebelle, impulsif, impatient.

La tradition amérindienne prétend que les natifs de la Loutre possèdent des pouvoirs exceptionnels. Ainsi, vous avez une grande intuition et la possibilité de développer des facultés psychiques insoupçonnées. Votre imagination est vive, et, comme vous n’êtes jamais à court d’arguments, on se plaît beaucoup en votre compagnie. Comme votre élément l’Air, vous adorez changer, bouger, et découvrir des choses nouvelles.

Vous possédez un côté innovateur qui peut se révéler tardivement. Très actif, vous êtes également un excellent médiateur. Pris entre la mer et la terre, entre votre désir de vous amuser et les nécessités de la survie, entre votre liberté sacrée et la volonté de vous mêler aux autres, entre votre individualisme forcené et la volonté d’améliorer le monde… votre épanouissement reposera sur votre faculté à trouver un juste équilibre entre vos tendances contradictoires. C’est souvent en restant indépendant mais en mettant votre énergie au service d’une cause collective que vous donnerez un vrai sens à votre vie.

Votre totem minéral : l’Argent. Les Amérindiens considèrent l’Argent comme très précieux, à cause de la malléabilité et de son brillant. Porter de l’Argent sur vous renforcera votre adaptabilité et vous aidera à contrôler vos émotions. De plus, l’éclat dont il est porteur vous permettra de donner plus de poids et de valeur à chacune de vos idées. Votre totem végétal : le Tremble.

Connu aussi sous le nom de Peuplier Blanc. Son écorce est d’un brun argenté. Selon les sorciers guérisseurs, son écorce, ses feuilles et ses bourgeons ont des propriétés diurétiques. C’est également un excellent tonique et il a le pouvoir de protéger contre l’eczéma. Loutre est intelligente, indépendante et d’une imagination fertile. Au travail, elle a besoin d’une grande liberté pour s’exprimer comme elle l’entend et appliquer ses idées novatrices.

Elle joue un rôle souvent créatif et excelle dans tous les domaines de la communication et de la technique, comme l’électronique, la télévision, les médias, l’écriture, le marketing, l’aéronautique, etc. Elle est perçue par ses collègues comme étant distante et excentrique. En fait, elle est tout simplement obnubilée par les idées qui fourmillent dans sa tête. Elle a besoin de défis pour appliquer ses idées nouvelles et est en désaccord avec la direction quand cette dernière lui semble trop conservatrice. Elle a de la peine à se conformer aux règles et aux procédures préétablies. De nature ambitieuse, elle peut rapidement grimper les échelons de l’échelle sociale, mais aussi mettre tout cela de côté si elle vient à s’impliquer dans une cause humanitaire.

Ainsi, elle s’épanouit dans toutes les entreprises à but humanitaire ou dans le milieu social. Loutre est souvent attirée par un poste de dirigeant. En tant que chef, elle a une vision claire du futur et aime créer un environnement harmonieux et détendu. Elle stimule ses employés et les encourage à développer leurs idées.

Elle a tendance à passer outre certaines procédures d’entreprises et laisse les problèmes des employés se régler d’eux-mêmes. Animal étonnant, à l’aise dans deux des quatre éléments : l’eau et la terre.

Dans la mythologie celtique, c’est l’un des animaux en lesquels se change Taliesin pour échapper à Keridwen. Elle est associée à la sagesse, à l’habileté et à la possession de talents essentiels et de trésors intérieurs. Elle symbolise également la fidélité et la loyauté, deux qualités appréciables au cours de notre voyage dans d’autres plans de la réalité.

Dans la mythologie irlandaise, la reine des Loutres, jusque-là invulnérable, est finalement abattue par le héros Muiredach. Celui-ci dénicha ensuite un manteau en peau de Loutre, qui le rendit à son tour invulnérable. Loutre est ainsi une protectrice très puissante et, quand on fait appel à elle dans les cérémonies à but curatif, elle contribue efficacement à amener la guérison. La  Loutre est un animal joueur et joyeux, très protecteur de ses petits, et qui vit aussi bien sur terre que dans l’eau. Comme animal pouvoir, Loutre souligne la nécessité d’une compréhension compatissante, d’un jugement équilibré et d’un partage généreux.

 La Loutre vous aidera non seulement à aimer partager les bonnes choses de votre vie avec les autres, mais aussi à trouver du plaisir dans les réussites et les bonnes fortunes des autres. Si vous êtes heureux pour les autres vous trouverez plus de joie dans votre vie. Loutre est un antidote aux soucis et à l’anxiété. Elle souligne l’importance de ne pas trop se soucier d’acquérir plus de biens matériels ou d’avoir de l’avancement dans sa carrière ou sa position sociale. Loutre vous enseigne à trouver de la satisfaction dans ce que vous avez, et à aimer la vie plutôt que de ne faire que la tolérer. Loutre nous invite à redevenir enfant, nous amuser et accepter le flot de la vie et des expériences. Avec elle, vous pouvez prendre le temps de vous reposer et d’oublier vos soucis quotidiens. Vous devrez vous détacher de votre routine habituelle, pour consacrer un jour ou un week-end entier à vos loisirs.

La raison vous l’interdit, mais vous savez bien que vous devez prendre soin de vous-même pour être vraiment utile aux autres. Quelqu’un pourrait bien entrer dans votre vie pour vous réapprendre à vous amuser – activité que toutes vos responsabilités d’adulte vous ont peut-être forcé à oublier. Loutre vous montre qu’on peut attraper le Saumon de la Sagesse en s’amusant.

Ce totem rappelle que nous n’avons rien à craindre car nous sommes réellement protégés.

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Usage du cochon par l’homme

Posté par othoharmonie le 7 avril 2016

La domestication du porc remonte probablement au IXe millénaire av. J.‑C.. Le porc a été domestiqué bien après les ovins et les bovins, car peut-être moins capable de transhumer, et donc de suivre des groupes humains nomades. Sa domestication correspondrait donc à la sédentarisation de groupes humains et à l’apparition de l’agriculture. Elle débute probablement en Asie Mineure, et est attestée à l’âge du bronze chez les Égyptiens et les Mésopotamiens.

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La génétique montre que les porcs européens sont issus de lignages de sangliers européens. « Curieusement, l’haplotype Y2 a été identifié dans le cochon sauvage corse moderne, ce qui en fait le seul spécimen européen moderne à posséder un haplotype du Proche-Orient et suggère que la lignée de ce cochon descend des premiers porcs domestiques arrivé en Corse avec les premiers colons néolithiques de l’ile ». Par contre, les analyses sur des porcs fossiles européens montrent pour des périodes anciennes (5 500 à 3 900 ans avant notre ère) la présence de porcs portant des marqueurs moyen-orientaux sur une route de pénétration des cultures néolithiques moyen-orientales qui va du nord de la mer Noire à la France. Ces animaux sont présents au côté de souches strictement européennes, qui finiront par les supplanter au IVe millénaire avant notre ère.

La facilité d’élevage et de reproduction du porc, l’abondance de sa viande vont faciliter son expansion rapide en Asie et en Europe. Mais certains peuples dont les Juifs et de nombreux peuples africains ont considéré cet animal comme impur (tabou alimentaire). Les Juifs, conformément à leurs textes religieux, ne mangeaient que des animaux ruminants aux sabots divisés, comme les bovins et les agneaux. L’animal fait l’objet du même interdit dans l’islam.

Les éleveurs ont sélectionné des races à la morphologie et au caractère leur convenant. Autrefois plus petits et rustiques et adaptés à la vaine pâture ou à la stabulation en forêt, les porcs sont devenus de plus en plus gros. Aujourd’hui, les élevages industriels utilisent des variétés de grande taille, à croissance rapide.

En raison d’une demande croissante, le « grand porc blanc » a presque complètement évincé différentes races de porc laineux au XXe siècle. Certaines races (ex : porc craonnais et porc flamand) ont plus récemment disparu (respectivement en 1958 et dans les années 1960).

Difficulté d’élevage

À la suite d’une intense pression de sélection, très exacerbée par le développement de l’insémination artificielle et notamment pour des raisons de consanguinité, le porc fait partie des espèces domestiquées sensibles à la cryptorchidie (non descentes ou descente anormale des testicules chez l’embryon ou le porcelet mâle). Selon l’INRA, sur la base d’enquêtes faite en abattoirs, cette malformation génitale fluctue entre 0,5 et 2,2 % des mâles. Les différentes races y sont plus ou moins sensibles mais au sein d’une même race, le taux de mâles victimes de cette pathologie ne varie pas (ex : héritabilité estimée à 0,21 au sein de la « race Duroc » et à 0,28 pour la race « Landrace  »). 80 % des ectopies testiculaires sont unilatérales et 20 % sont bilatérales, comme chez le chien. Chez le porc, l’ectopie est plutôt abdominale qu’inguinale et elle est située à gauche plus qu’à droite. Elle est souvent associée aux hernies et semble plus fréquente quand la taille de la portée diminue.

Aux XVIIe et XIXe siècles

En France, au XVIIIe siècle, dans les campagnes, la viande fraîche, rôtie ou bouillie, ou en pâté n’était consommée qu’aux grandes occasions : fêtes religieuses ou événements familiaux, dont le plus gastronomique était « les noces ». L’apport carné le plus courant était à base de viande de porc, salée ou fumée, avec lard et saindoux apportant un intéressant apport en énergie aux paysans et ouvriers.

La mise à mort du cochon était un des grands moments de la vie familiale et des villages ruraux, et une occasion de convivialité festive. Pour beaucoup, la plus grande fête de l’année était le jour où l’on tue le cochon, dit « le jour du cochon ». Toute la famille, et les voisins à charge de revanche, étaient mobilisés pour l’occasion – les enfants étaient dispensés d’école. La mise à mort était opérée par un homme de la maisonnée ou par un spécialiste des environs ; certains d’entre eux étaient renommés pour leur tour de main et pour la qualité des préparations qu’ils fabriquaient. Le tueur opérait de bon matin, de préférence par une journée sèche et froide. Les hommes de la maison préparaient une grande chaudière d’eau bouillante et une grande table, alors que les femmes préparaient les récipients, les torchons, le sel et les épices. Le goret était égorgé d’un coup de couteau coupant la carotide. Tenu par les hommes les plus costauds l’animal poussait des cris perçants qui ne cessaient qu’avec sa mort. Le sang était précieusement recueilli dans une terrine et brassé pour éviter la coagulation, puis le porc était nettoyé, découpé et les cochonnailles (boudin, saucisses, saucissons, jambons, noix, etc.) préparées.

L’élevage porcin se développa particulièrement en France, en Allemagne et en Angleterre au cours du XIXe siècle pour ravitailler en viande et à bas prix les villes industrielles. La viande de porc, accompagnée de pommes de terre, devint la base de la nourriture populaire d’autant plus qu’elle répondait au goût des consommateurs, alors que les peuples méditerranéens étaient plutôt amateurs de viande de mouton. La viande rouge bovine, plus chère, devint un luxe inaccessible aux bourses modestes. Le plat de cochonnaille apprêté de multiples façons (pommes de terre, choux, choucroute, haricots blancs, pommes…) devint le menu le plus courant.

En 1789, la France passe d’une production de quatre millions de porcs à une production de 6,3 millions en 1880 — à comparer aux 15 millions de 2001 essentiellement fournis par les porcheries industrielles. Dans le même temps, le poids moyen des porcs augmente. Certaines régions se spécialisent dans l’engraissement (Bretagne, Savoie, etc.) alors que certains départements, appelés « naisseurs », se spécialisent dans la fourniture de porcelets destinés à l’engraissement (Puy-de-Dôme, Ain, Loire, Allier, Nièvre, Saône-et-Loire). L’ancienne race gauloise de couleur noire est peu à peu évincée par les gros cochons blancs anglais « Large White », arrivant rapidement à leur poids de vente (entre 100 et 150 kilos).

COCHON

Au XXe siècle

Au début du siècle, en Europe, l’élevage de porc est très rémunérateur ; juste avant la Première Guerre mondiale, un éleveur produisant 140-160 porcs annuellement avait un bénéfice annuel net de 6 à 8 000 francs-or, soit 4 à 5 fois le salaire moyen annuel d’un ouvrier spécialisé des usines (1 530 francs, soit 233 euros).

La Première Guerre mondiale met en contact les soldats, dont beaucoup étaient des agriculteurs, ou des éleveurs, avec les nouvelles générations de machines industrielles.

Après l’armistice de 1918, la période de la reconstruction est l’occasion de développer l’adduction d’eau potable (alors dite « verdunisée ») et l’électricité dans les campagnes. C’est le début d’une période d’intense industrialisation de l’agriculture et de l’élevage ; la première porcherie expérimentale industrielle de France est ainsi construite en 1928-1929 sur le « Domaine de Molleville », à Consenvoye, près de Verdun, au cœur d’une zone dévastée (classée zone rouge, interdite aux labours et culture en raison des munitions) sur 25 ha sur un sol criblé de trous d’obus, nivelé après traitement par des amendements chimiques riches en phosphore (déchets industriels). On y élève selon des principes hygiénistes et de rentabilité de « grands porcs blancs ». Ce lieu a produit une partie de l’élite de la génétique porcine de l’époque (cette ferme expérimentale est aujourd’hui redevenue une ferme céréalière). Les hangars de tôle et les silos sont installés dans les campagnes, dont en Bretagne. Paradoxalement, malgré des progrès constants dans la compétitivité des éleveurs, cet élevage sera au XXe siècle parfois assez peu rémunérateur (fréquentes « crise du porc » ou du « prix du porc »).

À partir des années 1970, alors que le remembrement et les hangars industriels artificialisent les paysages ruraux, la déshumanisation des élevages, les problèmes de pollution (nitrates et métaux lourds) et de manque de surface d’épandage pour les lisiers, de nitrates, d’odeur se développement. La concentration du marché et des abattoirs (dont beaucoup sont fermés) et l’endettement de certains exploitants (de plus en plus dépendants des prix de l’énergie et de la nourriture animale industrielle qu’ils doivent acheter), s’ajoutent à certains problèmes vétérinaires (maladie mystérieuse du porcelet) et sanitaires (antibiorésistance, rendent cet élevage moins attractif.

La demande des consommateurs évolue. Alors qu’autrefois tout se mangeait dans le cochon, le jambon devient le produit phare, et l’on demande de la viande moins grasse. Une partie de la production doit donc être recyclée en farine animale. On se demande au moment de la crise de la vache folle si le porc est sensible aux prions.

Malgré un suivi scientifique plus important et divers dispositifs régionaux, nationaux et mondial (OMS/OIE) d’épidémio-surveillance et d’alertes, des zoonoses émergentes (grippe porcine, peste porcine, susceptible de se transmettre au sangliers et/ou à l’homme) ou réémergentes se développent, dont de nouveaux syndromes d’abord incompris, qu’on attribue à un « agent de Lelystad » (apparemment viral sur la base d’un syndrome grippal et d’anticorps repéré chez une majorité des porcs malades avant d’être moléculairement caractérisé comme une « molécule d’ARN polyadénylé » en 1993 et étudié jusqu’aux années 2000 au moins), sources d’épidémies dans de nombreux élevages, mais s’exprimant différemment selon les élevages (ex : [Syndrome dysgénésique et respiratoire du porc] (SDRP) ou PRRS-Maladie mystérieuse des porcelets déclarée en Europe, d’abord en Allemagne en 1990, et suivie depuis 1987 en Amérique du Nord puis en Amérique du Nord : Syndrome HAAT-pneumonie interstitielle (en raison de pneumonies interstitielles (PI) ou de pneumonies proliférative et nécrosantes (PPN) renommé SRPP pour syndrome reproducteur et respiratoire porcin car responsable de nombreux avortements depuis le début des années 1990. Ce virus (Porcine reproductive and respiratory syndrome virus ou PRRSV) a été récemment classé dans la famille récemment créée des Arteriviridae où l’on trouve le genre Arterivirus ainsi que d’autres sources de zoonoses tels que le « virus de l’artérite équine » ou EAV pour equine arteritis virus, le lactate dehydrogenase-elevating virus (LDV), et le « virus de la fièvre hémorragique simienne » ou SHFV pour simian hemorrhagic fever virus.

Et de 2006 à 2008, une « maladie mystérieuse » (« neuropathie inflammatoire progressive ») se développe dans les abattoirs nord-américains. Elle est associée à une inflammation de la moelle épinière (causant fatigue, douleurs, picotements et engourdissements dans les bras et les jambes…) touche les ouvriers d’abattoirs, notamment ceux qui sont chargés de la découpe des têtes.

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Chouette : le Détachement, le Changement, la Sagesse, la Vigilance

Posté par othoharmonie le 22 décembre 2015

 

 la chouetteElle nous enseigne la sagesse de transformer nos points faibles en points forts. Chouette symbolise la magie, la clairvoyance. C’est l’Aigle de la nuit. Les personnes qui ont la force de la Chouette sont des sorciers ou des sorcières. Ils devinent nos arrière-pensées, rien ne peut leur être caché.

La Chouette est très sage ; elle voit et entend ce que les autres ne perçoivent pas. Elle peut aider à reconnaître la vérité et à déchiffrer les avertissements du destin. Les chamanes utilisent les plumes de Chouette pour transmettre des connaissances secrètes de génération en génération ou pour connaître des connaissances cachées. Dans l’astrologie amérindienne, Chouette est liée au Sagittaire ; il est dit que les personnes de ce signe sont clairvoyantes, et connaissent les choses cachées. Elles résolvent en général les problèmes de la vie avec brio, et aiment rendre service à autrui, car elles se sentent l’âme de protecteurs et servent souvent de médiateurs et de conseillers.

Elles savent communiquer avec l’au-delà, et aident les âmes à trouver le repos. Chouette pour totem apporte la sagesse et assiste les sorciers, les mages ; elle aide à reconnaître la vérité. Pour les Celtes, Chouette symbolise la connaissance. Elle est la Lumière de la conscience druidique, elle est sagesse, vigilance. (Cependant, chez les Celtes, on ne regroupe pas la Chouette et le Hibou contrairement à d’autres traditions.) Si vous considérez Chouette comme un de vos totems, vous êtes susceptible d’avoir la capacité de voir ce qui est habituellement caché à la plupart d’entre nous.

Lorsque cet animal totem vous guide, vous pouvez compter sur la puissance de sa perception pour aller au-delà de l’illusion et de la tromperie, et accéder à la vérité. Chouette est également associé à la sagesse, la découverte de l’inconnu et la magie de la vie. Dans de nombreuses traditions, Chouette est un symbole de sagesse et un guide spirituel. Dans le passé, une signification traditionnelle de la Chouette est celle d’annonceur de mort imminente. Par extension, on peut aujourd’hui interpréter ce symbole comme la représentation d’un moment de transition ou de changement important. Chouette voit dans l’obscurité : en tant que totem, elle vous aide à voir au-delà du voile de la tromperie et de l’illusion, et vous aide à voir ce qui est gardé habituellement caché.

Elle symbolise aussi la possibilité de se dégager des illusions et de voir la vraie signification des actes ou de état d’esprit de soi-même et des autres. Si Chouette est un de vos animaux totems, vous avez une forte intuition et vous avez accès à des informations et à une sagesse qui est habituellement hors de portée pour la plupart. L’esprit de ce totem vous encourage à regarder au-delà des apparences trompeuses, pour révéler la réalité d’une situation ou des motivations d’une personne. Chouette est un guide puissant qui encourage l’esprit de discernement et de prise de décision à partir de motifs clairs.

Appelez cet animal totem quand vous avez à évaluer une situation ou faites des expériences déroutantes. Si vous avez Chouette comme totem ou animal pouvoir, vous avez sans doute une tendance naturelle à aimer explorer l’inconnu. Les mystères de la vie sont un domaine fascinant et plein d’intérêt pour vous. Quand vous vous laissez guider par l’esprit de cet animal, vous êtes susceptibles de développer une appréciation grandissante pour la magie de la vie.

Description de l'image Athene noctua (portrait) crop2.jpg.Lorsque la Chouette se présente dans votre vie, écoutez et regardez autour de vous à l’affut de signes subtils qui peuvent avoir de la signification. Ce totem vous sera d’un grand soutien pour demeurer attentif à ce qui passe généralement inaperçu, mais qui peut maintenant être d’une importance particulière. Chouette est aussi un guide utile pour découvrir votre potentiel et vos capacités cachées. Regardez si vous avez besoin de travailler ou révéler votre nature intuitive plus ouvertement. La nuit est particulièrement propice pour votre créativité. La Chouette est un animal symbole de mort dans de nombreuses traditions. Dans la plupart des cas cependant, cela ne doit pas être pris à la lettre : si l’apparition de Chouette est associée à la mort, cela peut être considéré comme une mort symbolique, comme une transition dans la vie, l’avènement de changements importants en train ou sur le point de se produire. Lorsque Chouette se présente à vous, faites attention aux changements en cours dans votre vie. Peut-être que vous vous apprêtez à quitter certaines vieilles habitudes, une situation qui ne vous sert plus ou à découvrir quelque chose de nouveau dans votre vie.

La Chouette est le neuvième esprit totem de la roue de médecine des chamanes amérindiens. Il correspond à la fin de l’automne et à notre signe astrologique occidental du Sagittaire. Chouette a tout d’abord attiré l’attention des sages Indiens par son mode de vie et de chasse, et ils ont bien sûr été troublés par le regard tout à fait particulier de ce rapace nocturne. De par ses yeux tout à fait spécifiques (immenses et lumineux), ses clignements de paupières caractéristiques et, bien sûr, sa facultés à voir dans les ténèbres ce que l’être humain est incapable de percevoir, la Chouette s’est vite imposée comme l’incarnation animale du pouvoir de clairvoyance. Clairvoyance de ce qui échappe à l’homme, clairvoyance au-delà des ténèbres, au-delà même du voile de la nuit, elle-même symbole par excellence de l’occulte et du caché, et même de la mort. Chouette peut donc percer de grands mystères de façon naturelle, sans avoir recours à un quelconque subterfuge : son pouvoir est celui de la pénétration de l’esprit, celui d’un regard différent porté sur le monde, permettant d’appréhender des réalités qui échappent sinon à l’entendement.

Les chamanes remarquèrent aussi que Chouette se nourrit essentiellement d’insectes et de petits rongeurs, considérés par toutes les civilisations comme nuisibles dès lors qu’ils s’en prennent aux réserves vitales, aux provisions pour l’hiver. Elle a donc, de surcroît, endossé un rôle protecteur, devenant l’emblème de la chasse utile, c’est-à-dire permettant du même coup d’assurer ses besoins tout en débarrassant le monde de ce qu’il a de nuisible. En ce sens, on lui accorda le don de discernement et de juge, qu’on retrouve d’ailleurs dans les attributs traditionnels du Sagittaire.

Oiseau nocturne, en relation avec la lune, elle ne peut supporter la lumière du soleil et s’oppose donc à l’Aigle, qui la reçoit les yeux ouverts. Chez les Grecs Anciens, Chouette était assimilée à Athéna, et la ville d’Athènes était sous sa protection : rappelons que la déesse Athéna représentait la pensée élevée, les arts, la musique, la sagesse, l’intelligence. Elle était aussi, surtout, une excellente conseillère, sollicitée pour sa sagesse, et on retrouve donc à nouveau ici l’idée d’un jugement sain, permis par une vision naturellement différente de l’ordre du monde, une vision divine hautement spirituelle. Oiseau d’Athéna, elle symbolise la réflexion qui domine les ténèbres.

Chouette : le Détachement, le Changement, la Sagesse, la Vigilance dans CHOUETTE ET HIBOU LittleOwl_Athene_noctuaLa Chouette, symbole de la connaissance rationnelle, s’oppose à la connaissance intuitive. Elle est traditionnellement un attribut des devins : elle symbolise leur don de clairvoyance, mais à travers les signes qu’ils interprètent. Chez les Aztèques, elle est animal symbolique du dieu des enfers, avec l’Araignée. Associée aux forces chthoniennes, Chouette est avatar de la nuit, de la pluie, des tempêtes. Ce symbolisme l’associe à la mort et aux forces de l’inconscient luni-terrestre qui commandent les eaux, la végétation et la croissance en général. De nos jours elle est encore divinité de la mort et gardienne des cimetières pour de nombreuses ethnies amérindiennes. Chouette fait partie des Anciens du Monde pleins de sagesse et d’expérience, dans le conte apocryphe gallois du même nom.

Notons que notre Sagittaire occidental a également des prédispositions pour la politique, la religion, la spiritualité et la justice ; que son esprit, très synthétique, est réputé pour pouvoir s’élever, prendre du recul et ainsi assumer un rôle de conseiller, de juge ou de guide. En raison de son hululement inquiétant, sorte de gémissement nocturne, Chouette fut aussi, dans de nombreuses cultures, un oiseau redouté, puisque classé parmi les psychopompes : les créatures qui annoncent la mort et participent au passage de l’âme entre le royaume terrestre et le royaume de l’au-delà. On retrouve toutefois dans cette idée le concept d’élévation de l’esprit, de connaissance d’un « ailleurs », de perception intermédiaire entre le monde humain et le monde divin, entre le matériel et le spirituel. Le signe du Sagittaire est d’ailleurs moitié animal (plan terrestre) et moitié humain (étincelle divine). De nombreuses cultures passèrent facilement du respect craintif pour cet animal à la phobie haineuse. Ainsi, en Europe, ce volatile était volontiers sacrifié dans les rituels de magie noire (enclouage) ou brûlé par l’Inquisition, comme représentant du Malin.

On lui accordait, dans tous les cas, les pouvoirs de prédire l’avenir, de révéler les secrets ou encore d’hypnotiser ses victimes. Dans certaines tribus du Maroc, on préférait ne pas prononcer son nom, afin d’éviter de provoquer le malheur, car la Chouette était pour eux la réincarnation de certains morts réclamant vengeance. On retrouve ici l’idée de Justice divine. Le symbolisme de Chouette est donc ambigu, dépendant tout à la fois des époques et des civilisations. Le Japon synthétise cette contradiction en faisant de Chouette, selon son espèce, une créature tantôt positive (une messagère des dieux), tantôt négative (une incarnation démoniaque). Pourquoi tant de disparité ? Probablement parce que Chouette est capable du pire comme du meilleur, tout autant que le signe du Sagittaire, un signe double. Si la Chouette/Sagittaire écoute la sagesse qui l’habite, elle sera capable de grandes choses, sera apte à conseiller et à guider le monde, mais si elle succombe à ses instincts les plus vils, elle sera porteuse de mort et de misère, puisqu’elle représentera alors une utilisation pervertie des forces divines.

Être sous la protection de Chouette, c’est être aventureux, sage, indépendant, lucide, bon conseiller, utile et clairvoyant ; ou violent, vicieux, apprenti-sorcier et porteur de calamités. Chouette a une symbolique riche, qu’on retrouve dans de nombreuses traditions. Elle peut symboliser l’intuition, la capacité de voir ce que les autres ne voient pas, de voir au-delà de la tromperie et des masques ; la sagesse ; le messager en contact avec le monde spirituel et l’intuition ; la curiosité pour les mystères de la vie, l’inconnu ; la connexion avec le « moi supérieur » ; l’annonce de changements.

Description de cette image, également commentée ci-aprèsChouette Blanche : Spiritualité. Je peux fermer les yeux, ouvrir le sens sacré, la vision intérieure, l’or de l’initié, je révèle au profane l’essence du monde caché, le monde de l’invisible, l’univers indicible, le reflet de la conscience qui s’est expérimentée. Vous devez voir ce qui est caché et ce qui ne l’est pas. Vous devez comprendre tous les signes de la vie et ne jamais être bercé ou endormi par la beauté des apparences. Vous devez être capable d’accepter ou de refuser en pleine conscience et avec discernement le monde qui vous est proposé. Ne soyez pas un être changeant, inconstant mais sachez ce que vous voulez et soyez fidèle à la lumière. Par cette consécration consciente, vous recevrez ma bénédiction pendant votre sommeil. Lorsque vous dormirez, les animaux qui s’éveillent la nuit chercheront à s’approcher de votre maison pour établir contact avec vous et vous transmettre leur message de lumière. Alors apprenez à bénir l’espace autour de votre maison pour entrer en communion avec les animaux pendant votre sommeil. Que mes paroles soient pour vous un chemin de destinée

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Préjugés des Anciens sur les Salamandres

Posté par othoharmonie le 6 février 2015

 

 

 
 
téléchargementLa salamandre, pour la définir tout de suite familièrement, est une sorte de crapaud ayant une queue. Les mœurs de cet animal ne présentent aucune propriété extraordinaire, et cependant, sur la foi de quelques observations d’une très faible portée, il s’est accumulé peu à peu autour de son nom une réputation immense, notamment celle de posséder la vertu d’éteindre le feu.

Lorsqu’on blesse ou qu’on irrite ce petit animal, il suinte de sa peau, visqueuse comme celle du crapaud, une humeur laiteuse, amère, d’une odeur forte et tout à fait repoussante. Cette propriété est fort simple, et évidemment destinée dans le plan de la nature à écarter de lui les ennemis que la paresse de sa marche ne lui permet pas de fuir. C’est là cependant ce qui est devenu le principe de toutes les fables qui se sont répandues sur le compte de la salamandre.

D’abord, il est incontestable que cette humeur est légèrement vénéneuse : elle fait périr, en effet, les insectes et les petits animaux ; mais on s’est assuré, par des expériences positives, qu’elle est sans aucune action délétère sur l’homme et sur les animaux d’une certaine taille. Cependant, chez les anciens, son poison a passé pour un des plus redoutables du monde. Pline assure qu’il suffit que la salamandre ait touché un fruit en passant pour que ce fruit se change aussitôt en un poison violent. Je croirais volontiers que dans l’empire romain on en était venu à forger une multitude de poisons que l’on rapportait à la main de la nature précisément parce qu’il y en avait un trop grand nombre qui ne sortaient que de celle des hommes.

Quoi qu’il en soit, cette mauvaise réputation de la salamandre, qui n’aurait guère le droit de régner que parmi les mouches et les autres insectes, s’est conservée dans nos campagnes. La salamandre est rangée presque partout par les paysans parmi les animaux les plus venimeux, et quand on en découvre quelqu’une on s’en débarrasse aussitôt avec une sorte d’horreur. Elle ne mérite cependant pas une réprobation plus énergique que le crapaud, car à l’égard des mœurs et de son venin elle est presque en tout pareille.

Mais cette faculté d’empoisonnement n’est que la moindre merveille de la salamandre. Sa plus fameuse propriété est d’éteindre le feu ; et l’on a vu au Moyen Age des savants qui, se fondant sur cette antipathie naturelle, prétendaient éteindre les incendies en jetant au milieu des flammes des salamandres. Ce préjugé a ses racines dans l’Antiquité. « La salamandre, dit Pline, est un animal si froid que rien qu’à toucher le feu il l’éteint comme le ferait de la glace. » Aristote enseigne à peu près la même chose, mais avec plus de réserve : « Cet animal, dit-il, à ce que l’on prétend, éteint le feu lorsqu’il y entre. »

Il y a là quelque vérité, mais il faut la bien préciser pour ne s’y point méprendre. Il est certain que si l’on met une salamandre sur quelques charbons, comme il se dégage immédiatement de son corps cette humeur laiteuse dont nous avons parlé, les charbons qui la touchent, s’ils ne sont pas trop forts et trop ardents, s’éteignent promptement ; mais cela ne tient nullement à la froideur de l’animal, car cette humeur serait toute chaude qu’elle n’éteindrait pas moins le feu sur lequel elle se répandrait, comme l’eau qui n’éteint pas moins le charbon quand elle est bouillante que quand elle est à la glace.

Mais de ce fait si simple, grâce aux exagérations de la théorie des sympathies et des antipathies, si puissante dans l’ancien état de la science, est sortie l’idée que la nature de la salamandre était antipathique à celle du feu, et de là la persuasion que la salamandre repoussant absolument le feu, cet agent ne saurait la consumer. Telle a été l’opinion vulgaire au Moyen Age ; et, pour la détruire, il a fallu que les savants de la Renaissance se livrassent à cet égard à des expériences positives.

Mathiole rapporte qu’il vit une salamandre mise dans un brasier et brûlée en très peu de temps. Picrius et Amatus font des déclarations semblables. Galien, chez les anciens, avait observé la même chose, car il dit que la salamandre supporte à la vérité l’action du feu, mais qu’elle finit bientôt par y être consumée ; et il recommande même ses cendres comme un médicament utile.

Certes, une si grande autorité aurait dû mettre entrave à l’exagération ; mais le merveilleux, une fois né, s’arrête rarement avant d’être parvenu au terme de la carrière. L’incombustibilité de l’animal une fois implantée de cette manière dans les imaginations, on a oublié bien vite la pauvre petite salamandre des fossés et des caveaux humides, et l’on est allé jusqu’à donner à l’animal lui-même une organisation franchement fantastique. On lui a attribué le feu pour séjour habituel, comme l’eau aux poissons ou l’air aux papillons ; on a voulu qu’il y puisât sa nourriture ; on lui a fait souffler et vomir la flamme ; on lui a supposé des ailes pour se mouvoir plus à l’aise dans cet élément subtil ; on lui a ôté son humble figure, et on en a fait un dragon : voilà la généalogie de cette furieuse salamandre du blason de François Ier.

téléchargement (1)Il se conçoit que l’on ne se soit pas arrêté en si beau chemin. Les voyageurs, qui pouvaient prétendre avoir rencontré des salamandres aux pays lointains, n’avaient pas à se faire grand scrupule de rapporter des preuves matérielles de leur mensongère trouvaille. Aussi vit-on circuler pendant un temps, dans le commerce des curiosités naturelles, des étoffes faites avec de la laine de salamandre : on en était venu à donner de la laine à ce dragon. Cette laine, ou plutôt encore cette soie, était blanche, fine, d’une assez grande souplesse, et résistait en effet parfaitement bien à l’action du feu le plus ardent. On pouvait en faire des tissus, et, à l’aide de ces tissus, braver non pas la violence du feu, mais le danger de voir les vêtements s’enflammer au simple contact de la flamme : aussi la laine de salamandre eut-elle un moment une célébrité rare.

Le fait est que si l’on avait dû juger de l’incombustibilité de la salamandre d’après celle de cette prétendue laine, il aurait fallu regarder l’animal comme réellement doué de la propriété prodigieuse que le vulgaire lui attribuait. Mais cette substance provenait-elle réellement d’un animal ? Là était la question, et, malheureusement pour les amis du merveilleux, il s’est trouvé que la laine de salamandre était tout simplement un minéral filamenteux bien connu des naturalistes, et connu même des anciens sous le nom d’asbeste.

(D’après « Le Magasin pittoresque », paru en 1870)

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Une Faune accompagnatrice de la Salamandre

Posté par othoharmonie le 27 janvier 2015

 

220px-Salamandre-monteaperta-07-10-10Du fait de leurs exigences en matière d’habitat naturel, les salamandres tachetées adultes sont assez isolées des autres espèces d’amphibiens. On attribue même une certaine tendance aux salamandres mâles à un comportement territorial, ce qui n’est toutefois pas encore clairement mis en évidence. Des relations de dominance sont prouvées ainsi que des « combats » entre mâles, surtout pendant la période d’accouplement. Dans les biotopes de salamandres on trouve parfois la grenouille rousse, le crapaud commun et le triton alpestre. D’autres espèces peuvent aussi être rencontrées dans la même région, comme l’alyte accoucheur dans le sud de la Forêt-Noire en Allemagne, ainsi que le triton palmé. Les larves de salamandres quant à elles sont fréquemment accompagnées des planaires Crenobia alpina et Polycelis felina ainsi que de la limace Bythinella dunkeri à proximité des sources (son biotope).

La meilleure protection de la salamandre tachetée contre ses prédateurs potentiels est sa remarquable coloration cutanée, sa « parure d’alerte » ainsi que les sécrétions des glandes cutanées, employées en fonction de la violence de l’attaque et/ou de la situation dangereuse pour l’animal. Si l’agresseur montre toujours une attitude hostile, la salamandre libère une sécrétion mousseuse blanchâtre grâce à ses glandes parotoïdes et dorsales. La forme de réaction de défense la plus violente s’exprime par un jet de cette sécrétion cutanée. Il a été observé que des adultes complètement développés de salamandre peuvent, dans cette situation, envoyer le jet de toxines jusqu’à un mètre de distance. Dans la littérature scientifique on ne trouve aucune indication selon laquelle une salamandre adulte aurait été dévorée par un prédateur. Jusqu’ici ont été seulement rapportées des attaques de rats, de poules, de canards, de chiens, de chats et parfois aussi de serpents (comme la couleuvre à collier), qui ont cependant toutes été déjouées, le prédateur prenant rapidement ses distances.

De ce fait on considère que la salamandre n’a pas d’ennemis naturels, hormis l’homme, qui ne compte cependant pas parmi les prédateurs de l’espèce. La situation est différente pour les larves et les juvéniles, qui sont ainsi attaqués par certaines espèces de carabes forestiers comme Carabus problematicus et Carabus violaceus. Les carabes dévorent fréquemment la partie ventrale des larves – généralement la partie dorsale reste ainsi que certaines parties de la tête et de la queue. Les larves sont plus fréquemment en danger, puisqu’elles ne sont pas capables de produire de toxines empoisonnées. Parmi leurs prédateurs on trouve les larves d’odonates (notamment Cordulegaster boltonii et Cordulegaster bidentata). D’autres prédateurs importants sont les poissons déjà cités comme la truite fario, le saumon de fontaine et le chabot commun, en particulier lorsque les larves de salamandres se retrouvent plus bas en plaine dans des zones poissonneuses. Également la rare musaraigne aquatique (Neomys fodiens) chasse de temps à autre les larves de salamandre.

L’infestation de salamandres tachetées adultes par des parasites externes, également appelés ectoparasites, n’a jusqu’ici pas été observée du fait de la forte teneur en poison cutané de la salamandre. Les parasites vivant à l’intérieur du corps, ou endoparasites, sont présents chez la salamandre tachetée. On a ainsi observé une population de salamandres dans le Taunus(montagne moyenne dans le Land de Hesse en Allemagne) porteuses du ver à tête épineuse (famille des acanthocéphales) Pomphorhynchus laevis. Le parasite était localisé dans le foie des larves de salamandre, où on en a trouvé jusqu’à cinq exemplaires. Une atteinte directe aux amphibiens n’a pourtant pas pu être déterminée malgré ce taux d’infestation. De façon isolée, ont été observées des infections de nématodes dans l’intestin et la muqueuse de la bouche.

La salamandre tachetée se trouve seulement dans les collines boisées et les régions montagneuses, en particulier dans l’ouest, le centre et le sud-ouest du pays. S’y ajoute une série de régions interconnectées comme les monts Métallifères, le nord et l’est de la Bavière.

Au nord-est de l’Allemagne se trouvent quelques populations isolées, en particulier dans la région des landes de Lunebourg. L’espèce est absente du nord-est du pays, (elle ne traverse pas l’Elbe vers l’est). Au sud-est de la Bavière, au sud du Danube, une importante région non peuplée existe également. La limite de répartition altitudinale est approximativement de 200 à 450 mètres au-dessus du niveau de la mer ; quelques populations sont connues au-delà de cette limite, par exemple à 650 mètres d’altitude dans le massif montagneux du Harz et à 1 000 mètres dans la Forêt-Noire et les Alpes. Il existe quelques observations isolées en Basse-Saxe en dessous de 100 mètres d’altitude, par exemple dans la réserve naturelle de la forêt de Hasbruch dans le district de Oldenburg (25 mètres d’altitude).

Quelques individus adultes ont été également découverts au nord, dans la plaine du Rhin supérieur, dans des secteurs topographiquement bas. On ne dispose cependant pas encore de preuves certaines de reproduction de la salamandre tachetée en plaine. La plupart de celles-ci auraient été entraînées, au stade larvaire voire au stade adulte, des avants-monts ainsi que des stations de la Forêt noire limitrophes vers la plaine lors d’épisodes de crue.

Pour illustrer cela, un exemple de la région naturelle du « Vorderer dans l’Odenwald« , dans le secteur autour d’Heidelberg, où la salamandre tachetée est encore très commune : latopographie dans ce secteur est très variée ; les pentes boisées voisines du massif du Königstuhl (jusqu’à 566 mètres d’altitude), très abruptes, présentent de nombreux petits ravins et plusieurs vallées annexes dans la vallée du Neckar et la plaine du Rhin. Les ravins riches en végétation sont accompagnés de ruisseaux clairs et d’innombrables « lames », qui satisfont idéalement aux exigences de la salamandre tachetée, grâce à une humidité de l’air supérieur à la moyenne.

220px-Feuersalamander_FehlpaarungAinsi, comme peut le comprendre le connaisseur d’amphibiens, il n’est pas anormal de voir émerger des salamandres, après de fortes pluies ou de violents orages, en pleine ville et dans les mares de jardin, les accès de cave ou les installations de canalisation, qui explorent leur nouvel environnement. À partir d’ici les animaux migrent contraints et forcés vers de nouveaux habitats plutôt atypiques, puisque leur retour est interdit par plusieurs obstacles insurmontables vers leur habitat naturel d’origine. On retrouve ainsi des salamandres tachetées dans des situations de très basses en altitude autour de Heidelberg, près des maisons, dans des jardins, des pépinières, des champs de vignes, etc.

Quelques stations de salamandre tachetée sont encore très certainement inconnues. Du fait de leur mode de vie caché et leur activité nocturne, particulièrement durant les épisodes de mauvais temps, ces amphibiens peuvent s’établir dans un habitat durant plusieurs décennies, sans qu’aucun humain ne les aperçoive jamais, en dépit de leurs couleurs remarquables.

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A la rencontre de la SALAMANDRE TACHETEE

Posté par othoharmonie le 24 janvier 2015

220px-Feuersalamander

salamandre terrestresalamandre commune ou salamandre de feu.

Le nom  salamandre tachetée généralement attribué à l’espèce Salamandra salamandra peut également s’appliquer à d’autres espèces ou sous-espèces du genreSalamandra présentant un motif tacheté, comme la salamandre nord-africaine Salamandra algira, ou à d’autres salamandres, comme la salamandre Ambystoma maculatum.

Il s’agit de l’un des urodèles les plus répandus et les plus reconnaissables d’Europe.

Son aspect très particulier et très visible la rend difficile à confondre avec une autre espèce : un long corps noir mesurant dans les 20 cm, tacheté de jaune (parfois d’orange) à la peau luisante semblant huileuse. Elle se déplace lentement, d’une démarche pataude et a la particularité de pouvoir régénérer des parties perdues ou blessées de son corps très rapidement et de se défendre par la sécrétion d’une neurotoxine, le samandarin.

Les salamandres adultes d’Europe centrale peuvent atteindre une taille maximale de 23-30 centimètres et une masse corporelle d’environ 40 grammes. Le poids peut cependant varier selon le nombre de proies avalées et d’autre part parce que les femelles adultes contiennent des larves en développement dans leur ventre au printemps. Un individu de 19 centimètres bien nourri peut aisément atteindre 55 grammes ou plus, notamment pour les femelles fécondées.

Des études dans le cadre d’une cartographie des forêts autour de Heidelberg en Allemagne ont montré que la taille de 20 centimètres n’était atteinte que par la sous-espèce à bandes (S. s. terrestris). La salamandre tachetée méridionale (S. s. salamandra) atteint en comparaison seulement 16 centimètres de long, rarement 20. Les femelles deviennent en moyenne plus grandes que les mâles et avec un poids souvent supérieur à 50 grammes.

C’est un animal nocturne, muni de grands yeux noirs adaptés à la vision nocturne et crépusculaire. La peau lisse et noire de la salamandre tachetée est interrompue sur le dos par un motif jaune, occasionnellement orange à rouge, de points et/ou de lignes. Par la variabilité de ce motif, on peut identifier les individus séparément. À cet égard la documentation photographique du dessin dorsal a fonctionné de façon satisfaisante comme méthode fiable. Néanmoins, dans les régions où les deux aires de répartition se chevauchent (essentiellement dans certaines régions d’Allemagne), ce niveau élevé de variation du motif dorsal rend difficile le classement des individus dans l’une ou l’autre des deux sous-espèces les plus communes terrestris etsalamandra).

De plus, il semble que pour la sous-espèce terrestris le dessin des taches change encore clairement durant les deux premières années. Dans certains cas exceptionnels on peut trouver des salamandres tachetées sans taches, entièrement noires. Parfois des salamandres blanchâtres, albinos, sont observées.

Les larves de salamandres présentent des marques jaunâtres et/ou brillantes à la base des pattes, dans leur partie proximale. Ces marques permettent de faire la différence avec les larves de tritons dans les biotopes où ils sont tous les deux présents.

À l’instar d’autres espèces d’amphibiens, certains facteurs écologiques prédominants peuvent affecter l’intensité de la coloration des salamandres. sur des sols jaunâtres, par exemple duLœss, les salamandres apparaissent souvent colorées d’un jaune plus intense. Sur un sous-sol foncé, par exemple sur des sols de type Mor ou de tourbe brune, la coloration a une teinte plus sombre. Sous l’influence d’une sécheresse et de la chaleur, les couleurs du corps se ternissent, et lors d’une plus longue exposition à ces deux facteurs toute la surface de la peau apparaît fragile et plissée. Ces modifications extérieures reflètent en même temps sûrement la mauvaise condition générale de l’animal, puisque toute la surface de la peau remplit un rôle respiratoire chez les salamandres adultes, ne fonctionnant de façon optimale que dans un environnement humide. En soulevant et en abaissant le fond de la bouche, la salamandre peut respectivement inspirer et expirer, tout en coordonnant simultanément la fermeture et (respectivement) l’ouverture des narines. C’est le principe respiratoire de la pompe refoulante, commun chez les batraciens et les poissons à poumon (voir dipneuste).

Les salamandres disposent d’un organe olfactif supplémentaire à côté du nez : c’est l’organe voméro-nasal. Il s’agit d’une longue bosse à terminaison aveugle située sur la face externe des conduits nasaux, dont l’épithélium contient des cellules olfactives reliées aux nerfs olfactifs du nez.

Cet organe facilite probablement l’union avec le partenaire sexuel et/ou aide l’animal à s’orienter sur le terrain. Il est possible que l’étonnante fidélité de la salamandre aux zones de frai ainsi qu’à ses quartiers d’hiver et d’été soit en relation étroite avec cet organe olfactif.

Situées juste derrière les yeux, les très surprenantes glandes parotoïdes (ou parotides) sont caractéristiques de l’espèce, et sont par exemple absentes chez les tritons. Toutefois on les trouve également chez la salamandre noire ou les crapauds (au sens strict, c’est-à-dire le genre Bufo). Pour la protection contre les ennemis, les glandes parotoïdes ainsi que des rangées de glandes dorsales peuvent excréter une sécrétion empoisonnée. Soumise à un stress important, une salamandre est même en mesure de décharger le poison jusqu’à un mètre de distance. Cette capacité à cracher arbitrairement un liquide empoisonné au moyen de glandes particulières a valu à la salamandre tachetée d’être considérée dans les croyances populaires comme un animal démoniaque pourvu de capacités surnaturelles.

La peau épaisse et brillante de la salamandre tachetée est munie de nombreuses glandes qui sécrètent une fine couche de mucus empoisonné par une neurotoxine qui agit par contact avec les muqueuses. Les sécrétions produites par les glandes des salamandres tachetées sont classées parmi les alcaloïdes. Jusqu’ici les composés organiques Samandarin (C19H31NO), Samandaridin (C21H31NO) et Samanderon (C22H31N02) ont été identifiés.

Normalement, ces sécrétions provoquent seulement une légère brûlure – si réaction il y a – sur la peau humaine. Sur des personnes très sensibles et/ou des enfants, ces sécrétions peuvent également provoquer des nausées, troubles respiratoires et des vomissements. On trouve parfois dans les nouvelles locales des symptômes d’intoxication par une salamandre tachetée. En particulier, un animal non alerté par les couleurs noires et jaunes ou inexpérimenté (comme un chiot ou un chat) qui tente de mordre ou manger une salamandre la rejette généralement immédiatement, et peut être affecté de troubles comme la contraction involontaire des muscles des mâchoires, la rigidité du cou et/ou une forte production de salive, et dans certains cas isolés la mort.

À part la protection contre les prédateurs, les sécrétions cutanées servent principalement à inhiber la croissance de bactéries et de champignons à la surface de la peau humide de l’animal (propriétés bactéricides et antifongiques).

Les salamandres tachetées, comme les autres membres de la famille des Salamandridae, ne possèdent pas de sacs vocaux comme les Anoures (grenouilles, crapauds, rainettes, etc.). Elles sont néanmoins capables d’émissions sonores, caractérisées tour à tour comme des grognements légers, des grognements ou des piaulements. Quelques spécialistes pensent que les phénomènes bioacoustiques chez la salamandre tachetée sont de « nature coïncidentale » et résultent de mécanismes de pression mécanique de l’air lorsque les animaux sont effrayés. Dans ce cas, ils ne représenteraient pas de vraie communication sonore, étayé par le fait que les urodèles ne possèdent pas d’oreille moyenne ni de tympan.

Le fait que les salamandres tachetées adultes puissent très bien s’orienter visuellement est prouvé par leur étonnante capacité à retrouver leurs différents lieux de vie (lieu d’hibernation, de reproduction, d’alimentation). Puisque l’orientation visuelle de la salamandre doit se faire essentiellement à l’aube et/ou durant la nuit, on s’est demandé jusqu’à quelle intensité lumineuse la salamandre tachetée pouvait encore discerner son environnement. Pour répondre à cette question, un dispositif de visualisation infrarouge a permis de déterminer que la salamandre pouvait encore reconnaître et attraper avec succès ses proies avec une intensité lumineuse de 10−4 lux. Avec une intensité lumineuse aussi faible, l’œil humain ne distingue plus rien.

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La Légende Du Rhinocéros

Posté par othoharmonie le 15 décembre 2014

1024px-Nosorożec_biały_-_Ceratotherium_simum_-_White_Rhinoceros_-_Breitmaulnashorn_(5)Autrefois, les rhinocéros n’avaient pas de cornes. Mais un beau jour, Evan, un rhinocéros , se leva et eut envie de faire sa balade. Quelques minutes après, un écureuil, sortant de son arbre, vit le rhinocéros et vint l’embêter. Alors, le rhinocéros lui courut après. L’écureuil se réfugia dans un arbre car il avait peur. Le rhinocéros fonça dedans. Mais une branche de l’arbre tomba et se planta dans le nez du rhinocéros. Le rhinocéros affolé, courut dans la mer et l’écume couvrit sa branche de blanc. Et c’est ainsi que les rhinocéros ont une corne blanche. Mais un jour le chef des rhinocéros, Ouka, décida qu’il faudrait deux cornes pour vaincre les prédateurs. Alors, les rhinocéros essayèrent de trouver une idée pour la deuxième corne. Un jour un des rhinocéros trouva une idée : faire pareil que pour la première mais avec un cailloux. Et c’est depuis ce jour là que les rhinocéros ont deux cornes. Ruben. 

Rhinocéros au pays des Monstres

Il existe, si l’on sait les chercher, des itinéraires évocateurs, des adresses vraies pour des lettres jamais écrites qui tracent un sentier subtil, loin des lieux communs qui ont rendu trop brèves les voies de notre temps. Il existe, si l’on a le courage de les entreprendre, des parcours de rêve, où l’on découvre la vérité dans chaque homme. L’histoire du rhinocéros est un journal de voyage autour d’aventures et de légendes, toutes vraies. C’est une histoire d’explorateurs blancs, de créatures invincibles,  de phénomènes exceptionnels, de sorciers diaphanes, de nymphes inquiétantes, une faune sauvage qui remonte aux origines du monde, qui naît dans le vent, de la terre, de l’eau, du feu, célébrée dans le rite ancien de la science occulte, de la vénerie, des armes des dieux et des héros.

Nous découvrons ainsi, et nous apprenons à connaître, un monde oublié fait de personnages énigmatiques d’une époque sans âge, mais si présents dans le troisième millénaire.

Les rhinocéros se trouvent sur la planète Terre depuis plus de 50 millions d’années. Anciennement, ils étaient présents avec une grande variété d’espèces et ils ont connu une large diffusion de l’Europe à l’Amérique du Nord, sans oublier l’Afrique et l’Asie où il en existe cinq espèces, divisées en onze sous-espèces. Elles sont toutes à risque d’extinction. Au total, les estimations actuelles parlent de seulement 17 500 exemplaires ayant survécu à l’état sauvage et 1200 en captivité. Deux tiers des rhinocéros survivants appartiennent à l’espèce Rhinocéros blanc,en plus des 3100 Rhinocéros noirs, 2400 Rhinocéros Indiens/Népalais, près de 300 Rhinocéros de Sumatra et presque 60 Rhinocéros de Java. Situation désespérée, ou presque, mais dans les années 2000, il est possible d’acheter légalement un rhinocéros blanc sur Internet pour une somme entre 180 000 et 250 000 rands, autant que pour une automobile, le couple coûte seulement entre 390 000 et 450 000 rands…

Ce colosse rare est depuis toujours objet de culte et de peurs ancestrales. L’iconographie du monstrum, du merveilleux, du prodige, comme manifestation de quelque chose de stupéfiant, très souvent de supraterrestre, qui peut susciter tant une appréhension respectueuse que la terreur, a donné naissance à des chapitres vastes et articulés dédiés au rhinocéros, qui ont laissé un signe indélébile dans cette Wunderkammer de l’esprit qui est constituée par l’âme de l’homme, par l’art, la littérature, le cinéma.

Les arts se sont inspirés du rhinocéros, animal gigantesque, imprévisible et inquiétant, dès les peintures pariétales les plus anciennes. En effet, dans la Grotte Chauvet1 près du village de Vallon Pont-d’Arc, dans les gorges de l’Ardèche, le rhinocéros laineux Coelodonta antiquitatis est l’an mal le plus fréquemment représenté dans les dessins paléolithiques qui remontent à 31000 ans.

Le rhinocéros est également présent dans les grottes de Lascaux2 d’il y a 17000 ans, et dans des milliers de représentations sur les roches des quatre collines Tsodilo du Botswana, une des concentrations les plus importantes au monde d’art pariétal avec 4500 peintures réalisées entre le IXe et le XIVe siècle.

Rhinocéros adulte avec un jeune situé à sa droite, vus de face.Le point de repère inévitable de toute l’iconographie du rhinocéros est la gravure sur bois réalisée par Albrecht Dürer3 (1471-1528) à Nuremberg en 1515 qui s’inspire d’un dessin et de la description d’un rhinocéros indien, envoyés par Valentin Ferdinand (un écrivain originaire de Moravie et traducteur, entre autres, de Marco Polo) à un marchand de Nuremberg, ami de Dürer qui ne voit pas l’exemplaire d’après nature, mais en tire un dessin à l’encre4 de 27,4 x 42 cm, conservé au British Museum, à partir duquel est réalisée la célèbre xylographie.

En effet, en 1514, le Sultan Muzaffar II (régnant de 1511 à 1526), souverain de Khambhat, au Gujarât, dans le Nord de l’Inde, offre à Afonso de Albuquerque, gouverneur de 1509 à 1515 de l’Inde portugaise, un rhinocéros et un éléphant qui sont envoyés au roi Dom Manuel Ier du Portugal (régnant de 1513 à 1521) sur le bateau Nossa Senhora da Ajuda au commandement de Francisco Pereira Coutinho, dit O Rusticão, avec un chargement d’oiseaux rares et d’épices. Le rhinocéros, baptisé Ulysse par les marins, arrive le 20 mai 1515 de Goa à Lisbonne où il suscite une vive impression, s’agissant du premier exemplaire vivant arrivé en Europe depuis le IIIe siècle apr. J.-C.

Le 3 juin 1515, le dimanche de la Sainte Trinité, Dom Manuel met donc à l’épreuve la supposée hostilité naturelle entre les deux animaux, rapportée par Pline l’Ancien dans la Naturalis Historia (77 apr. J.-C.) scène encore illustrée après plus d’un millénaire et demi dans la Cosmographie universelle d’André Thevet de 1575, organisant un affrontement entre les deux titans qui, à l’ouverture du rideau qui les sépare, se résout par la fuite de l’éléphant. C’est de cette preuve de force qu’Alexandre de Médicis, premier duc de Florence, tira son emblème, un rhinocéros avec la devise espagnole non bueluo sin vincer,  » je ne reviens qu’en vainqueur « . Plus tard, le missionnaire Jeronimo Lobo (1593-1678) rapporte encore que  » en Abyssinie on trouve également le rhinocéros, ennemi mortel de l’éléphant « . Francis Barlow5 (1626-1704) dans une demi-teinte présentée le 26 janvier 1684 sur la London Gazette représente le rhinocéros de Dürer, mais à cinq pattes, qui combat contre un éléphant et offre une synthèse improbable entre Pline et Ganda, faisant passer le dessin pour un portrait d’après nature d’un rhinocéros venant d’arriver à Londres en provenance des Indes.

En revanche, à la fin du XXe siècle, dans le Pilanesberg National Park, quelques jeunes éléphants introduits dans le parc ont tué treize rhinocéros blancs par manque d’un bon exemple de la part des adultes.

Les foules arrivent de toute l’Europe pour admirer le rhinocéros, surnommé Ganda en raison de son nom indien, jusqu’à ce qu’il soit envoyé à Rome comme présent à Jean de Médicis Pape Léon X (1475-1521) pour être opposé en combat à l’éléphant dans l’Amphithéâtre, comme aux temps anciens, mais, après l’escale de Marseille où le phénomène est examiné par les rois de France, le 24 janvier 1516, le bateau fait naufrage.

Paolo Giovio (1483-1552) écrit :  » il mare invidiò e tolse all’Italia questa bestia di inusitata fierez za, la quale si haveva a mettere a combattere nell’arena dell’Anfiteatro con l’elefante, percioc ché il naviglio nel quale egli era menato, urtando agli scogli della riviera di Genova andò a tra verso per fortuna di mare e ciò fu con tanto maggior dolore di ognuno, poiché la bestia, la quale era usata a passare il Gange e l’Indo, altissimi fiumi del suo paese, fu creduto che anche avreb be potuto venire a riva sopra a Porto Venere, ancora che ella sia asprissima per duri sassi ; se non che, trovandosi impedita da catene grandi, benché molto superbamente facesse ogni sfor zo per aiutarsi, fu però inghiottita dal mare « . Il semble, en revanche, que l’éléphant, dit Annone, soit arrivé à Rome, suscitant un vif intérêt pendant deux années, jusqu’à sa mort prématurée, pour être aussi représenté par les plus grands artistes de l’époque dont Raffaello Sanzio.

Un deuxième exemplaire indien, avec une seule corne et un seul œil, arrive à Lisbonne en 1577 quand le roi Henri du Portugal veut l’offrir au pape Grégoire XIII (1502-1585) mais sa mort l’en empêche, après laquelle Philippe II fait venir l’animal à Madrid comme symbole de la puissance coloniale portugaise. À la mort du rhinocéros, ses os sont donnés à l’empereur Rodolphe II.

La gravure de Dürer, malgré toutes les imprécisions d’un dessin de seconde main, connaît un immense succès au cours des siècles et sert de modèle à d’innombrables illustrations, peintures et sculptures, de Petrus Candidus1 (Pier Candido Decembrio, 1399-1477) dans son Bestiaire dédié au marquis Ludovico Gonzaga de Mantoue et basé sur le Liber de naturarerum de Thomas de Cantimpré (1200-1270) de 1230-1240, jusqu’à Les animaux de 1660 du flamand Jan Kessel (1626-1679) désormais au Prado de Madrid, et à Albrecht Herport (1641-1730) à Berne en 1669.

Nombreuses sont aussi les interprétations scientifiques qui reprennent l’image de Dürer, de la Cosmographie de 1544 de Sebastian Münster (1489-1552) au grand naturaliste suisse Konrad von Gesner2 (1516-1565) dans ses Historiae Animalium, Liber primus, De Quadrupedibus viviparis (1551 à Zurich) et dans son Thierbuch de 1606, puis du suisse Conrad Lycosthenes (Conrad Wolffhart, 1518-1561) dans Prodigiorum ac ostentorum chroni con… (Bâle, 1557) à une version identique à celle de Dürer, aux couleurs détrempées, par Jacopo Ligozzi (1547-1627) et à Edward Topsell (?-1638) dans la Historie of Foure-footed Beastes (1607), de Jan Jonston3 (1603-1675) dans la Naeukeurige Beschryving van de Natuur der Vier-Voetige Dieren… de 1660, à la Physica Curiosa sive Mirabilia Naturae et Artis (1667) du jésuite Gaspar Schott (1608-1666) jusqu’à l’estampe Africa de Paul Briel de 1775 où il est fait passer pour africain. Et, sur cette trace, de subir, encore dans le troisième millénaire, des reproches injustes de la part de critiques hâtifs qui ne reconnaissent pas dans l’œuvre les traits du rhinocéros africain… en effet il s’agit du rhinocéros indien, le Rhinocerus unicornis.

Dessin représentant deux rhinocéros s'abreuvant à un point d'eau.D’ailleurs, un dessin plus précis, aujourd’hui à la bibliothèque Albertine de Vienne, est réalisé à partir des mêmes sources par un ami de Dürer, Hans Burgkmair (1473-1531) mais, s’agissant d’un artiste  moins connu, son image n’a pas une grande popularité. Il faut noter que la grande diffusion des estampes provenant d’Europe déclenche des phénomènes surprenants de métissage culturel, comme dans le cas des dessins persans et indiens qui ne reproduisent pas les traits des autochtones originaux, mais reprennent les lignes des illustrations, inexactes et approximatives, occidentales, comme l’a mis en évidence le botaniste allemand Engelbert Kempfer (1651-1716 ; il introduit le soja en Occident) en 1684, qui remarque les lignes d’une gravure du flamand Philippe Galle (1537-1612) d’un rhinocéros arrivé à Madrid en 1586 dans le dessin d’un karkaddan effectué en Perse.

On a finalement une illustration correcte du rhinocéros asiatique dans les Voyages du Chevalier Chardin en Perse et autres lieux de l’Orient de 1711, du joaillier français Jean Chardin (1643-1713, un grand voyageur, si bien que sa pierre tombale à Westminster porte l’inscription nomensibifecit eundo) qui en voit un en Perse à la cour du Chah.

EXTRAIT DE : file:///C:/Users/salaun/Downloads/Le%20Rhinoc%C3%A9ros%20-%20histoires%20fantastiques%20et%20l%C3%A9gendes%20authentiques%20(French).pdf

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Mythes de la chèvre nourricière

Posté par othoharmonie le 1 mai 2014

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 HEIDRUN, la chèvre qui donne son lait aux guerriers d’Odin. 

Heidrun (ou « heithrun », clair ruisseau?) est une chèvre vivant au Valhalla et broutant les feuilles d’Yggdrasill (l’arbre-monde): l’univers se déploie à l’ombre de ses branches. Il est toujours vert car il puise sa force à la fontaine d’Urd. Il vit de cette eau et en fait vivre l’univers. Les feuilles de l’arbre éternel donnent au lait d’Heidrun un gout d’Hydromel. Cet Hydromel sacré récupéré donne assez à boire à tous les Einherjar.

Chez les scandinaves, l’animal incarnait « l’esprit du blé » sous le nom de Kornbocke.

Mythologie grecque:

  CAPELLA. Rhéa après avoir sauvé son fils Zeus de l’appétit infanticide de son père Cronos, confia Zeus a Amalthée. Celle ci le nourrit avec l’ambroisie et le nectar contenus dans ses cornes. Le jeune Zeus devint tellement fort qu’en s’amusant il cassa une corne de l’animal. Alors pour la consoler il en fit la corne d’abondance. Plus tard, à la mort d’Amalthée, Zeus, pour la remercier, en fit la plus grande des étoiles de la constellation du Cocher: l’étoile Capella.  Cette « étoile de la chèvre » fait deux mille fois la taille du soleil, c’est pour ca qu’on appelle la chèvre: la fille du soleil.
    Cette étoile symbolise également l’éclair et annoncerait un orage.

    On raconte également qu’à la mort de sa nourricière Zeus confectionna un bouclier avec la peau de celle ci, et avec lui il demeura invincible car la peau ne pouvait être transpercée.

Mythologie indienne: 

    En Inde le mot qui la désigne signifie aussi: non-né; elle est le symbole de la substance primordiale non manifestée.  Elle est la mère du monde Prakriti. Les trois couleurs qui lui sont attribuées, le rouge, le blanc et le noir correspondent aux trois guna ou qualités primordiales: respectivement Sattva, Rajas et Tamas (dana).

Mythologie chinoise et tibétaine:
 

    La chèvre est associée à l’activité céleste au bénéfice de la terre et même plus précisément de l’agriculture et de l’élevage.. Dans la religion primitive tibétaine la divinité en question avait les traits d’un caprin a poils longs. D’autre par certaines peuplades de la Chine mettent la chèvre en rapport avec le dieu de la foudre: la tête de la chèvre sacrifiée lui sert d’enclume.
    
     Toujours au Tibet, des chèvres blanches auraient contribués à l’édification du palais du Potala à Lhassa (résidence du Dalai-Lama jusqu’en 1959), transportant les pierres, négociant sans relâche toutes les sinuosités des chemins escarpés de l’Himalaya.

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Comment Tout savoir sur la Cigogne

Posté par othoharmonie le 9 novembre 2013

Comment Tout savoir sur la Cigogne dans CIGOGNE cicogna_sulle_rovine_di_efeso_02

La cigogne blanche est un grand oiseau dont la majeure partie du plumage est d’un blanc immaculé, à l’exception des rémiges, qui sont noir d’encre, du bec et des pattes, qui sont rouge vif. Elle mesure de 100 à 115 cm de long. Comme la plupart des ciconiidés, c’est un grand échassier avec un cou, des pattes et un bec longs, de larges ailes arrondies et une queue courte ; ses 3 doigts antérieurs sont légèrement palmés.

Le corps est, chez la cigogne blanche comme chez les autres espèces apparentées, robuste et allongé, la tête, sans plumes, plutôt grosse. Le mâle ne se distingue presque pas de la femelle, si ce n’est par une légère différence de taille à son avantage. Ciconia ciconia présente en outre un épais collier de plumes autour du cou.

Le plumage nuptial diffère très peu de celui que ces oiseaux portent en dehors de la période de nidification ; seules les parties nues sont, durant cette période, colorées de façon plus vive.

Les ailes sont à la fois longues et larges et possèdent 12 rémiges primaires (la 12e est minuscule). La queue, courte et carrée, se compose de 12 rectrices, avec des plumes sous-caudales qui peuvent être longues et duveteuses.

Les tarses sont réticulés, et trois des quatre doigts, relativement courts, sont reliés entre eux par une petite palmure, ce qui explique probablement l’aisance avec laquelle la cigogne marche dans l’eau ou même nage.

Les cigognes, comme pratiquement tous les oiseaux, possèdent en outre une glande à huile, dite « glande uropygienne », qui produit un liquide dont l’animal enduit son plumage pour le rendre imperméable. Chez cette espèce, la glande est recouverte de plumes.

Les jeunes, dont la livrée est différente de celle des adultes, prennent l’apparence de ces derniers à l’âge de deux ans. Leur mue n’a lieu qu’une fois par an. Chez la jeune cigogne blanche, les plumes des ailes sont noires et celles des épaules teintées de brun. Les pattes et le bec sont d’un brun rougeâtre, avec, pour ce dernier, une extrémité plus sombre.

Alors que la plupart des autres cigognes émettent une grande variété de sons et que leurs sifflets peuvent même être mélodieux, la cigogne blanche ne produit que de faibles chuintements, qui sont remplacés par des claquements de bec et des craquètements pendant la parade nuptiale ou pour éloigner des importuns du nid.

Lorsqu’elles sont en chasse, les cigognes blanches manifestent une concentration remarquable. On les voit s’avancer, le corps légèrement penché en avant, le cou à peine plié, prêt à se détendre et à propulser l’arme redoutable que constitue le bec. Tout en attrapant leurs proies, elles ne s’arrêtent pas de marcher : seul le mouvement de la tête qui se relève indique le succès de la capture.

La cigogne n’émet pas de véritables cris ni aucun chant, comme le font la plupart des autres oiseaux. L’organe qui, habituellement, produit les sons chez l’oiseau est le syrinx. Or, cet organe est bien présent chez la cigogne (alors qu’il peut faire défaut chez d’autres espèces, comme les vautours du Nouveau Monde), mais c’est la structure musculaire placée devant le syrinx qui est insuffisante chez celle-ci. Voilà pourquoi cet échassier ne peut produire que des chuintements. Les bruits émis, les craquètements, ou claquements de bec, qui manifestent l’émotivité de l’animal, sont purement mécaniques.

Les oiseaux mâle et femelle possèdent un cloaque identique, réceptacle des produits des glandes sexuelles et des déchets digestifs. Chez certaines espèces, les mâles ont un pénis fixé sur la partie ventrale du proctodéum, segment inférieur du cloaque. On pense que, à l’origine, toutes les espèces possédaient cet organe et qu’il a peu à peu disparu. Chez la cigogne blanche, le héron, le flamant et l’outarde, il n’en reste qu’un vestige en forme de langue.

Chez le cigogneau, le bec est d’abord noirâtre puis brun-rougeâtre avant de devenir, chez l’adulte, d’un rouge vif, identique à celui des pattes. On constate un léger dimorphisme sexuel, le bec d’une femelle mesurant de 14 à 17 cm, alors que celui du mâle, plus épais, est long de 15 à 17 cm. Les narines, placées près de la base de la mandibule supérieure, sont très étroites. Chez les oiseaux, la forme du bec indique le régime alimentaire. Le bec de la cigogne blanche est typique des oiseaux harponneurs.

Leurs pattes sont typiques des échassiers : les tarses (partie de la patte située entre l’articulation du talon et les doigts) sont longs d’environ 20 à 25 cm.

Les doigts sont courts mais, ce qui est plus remarquable, trois d’entre eux sont reliés par une palmure à leurs bases. Ces particularités expliquent les habitudes aquatiques de la cigogne blanche.

Les autres ciconiidés

La famille des ciconiidés stricto sensu, comprend, outre la cigogne blanche, 18 espèces (dont Ciconia boyciana, la cigogne blanche orientale, considérée pendant longtemps et par certains auteurs comme une sous-espèce de Ciconia ciconia), réparties en 6 genres.

Les ciconiidés sont presque tous des grands oiseaux planeurs qui portent en vol le cou tendu à l’horizontale (à l’exception des marabouts). Trois grands groupes se dégagent : les cigognes forestières, ou tantales, et les becs-ouverts d’une part, les cigognes proprement dites d’autre part ; enfin, les jabirus d’Afrique et d’Asie.

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une légende de la cigogne

Posté par othoharmonie le 10 octobre 2013


une légende de la cigogne  dans CIGOGNE 220px-ciconia_ciconia_-iglesia_de_san_isidoro_ciguenas_en_el_campanario_salamanca_spain-18june2006Symbole de fertilité dans l’imagerie populaire d’Alsace, la cigogne est un oiseau de bon augure, et sa symbolique la plus célèbre l’associe aux naissances.

D’après D. Lerch, la première trace de la légende de la cigogne porteuse de bébés remonterait à 1840. Elle nous est parvenue grâce à l’imagerie populaire du graveur J.-F. Wentzel : « Storick, Storick, stipper di Bein / Bring de Mamme a Bubbela heim […] » qui signifie « Cigogne, Cigogne cabre-toi / Apporte à maman un joli marmot.[…] » (voir la rubrique « un brin de poésie »)

Les Germains font de la cigogne la messagère de la déesse Holda, dont le rôle est de renvoyer dans le monde des vivants les âmes des défunts en les réincarnant. La cigogne, émissaire de la déesse serait chargée d’apporter des bébés aux parents qui en auraient exprimé le désir.

Après avoir passé commande, la future maman doit mettre quelques morceaux de sucre sur le rebord de la fenêtre pour attirer la cigogne. « L’oiseau va alors chercher le bambin auprès d’une source ou d’une mare, là où les lutins ramènent des profondeurs de la terre les âmes tombées du ciel avec la pluie, et réincarnées en nouveau-nés. Il semble que les cigognes, fréquentant les zones humides pour leurs besoins alimentaires, aient ainsi remplacé depuis le siècle dernier les lutins, qui étaient dans des temps plus anciens préposés à la livraison des bébés. »

Les légendes permettent parfois de travestir de façon poétique des sujets délicats à aborder pour certains parents, comme celui de la conception. Les enfants pouvaient ainsi s’entendre dire que leur maman avait été mordue par une cigogne lorsqu’ils demandaient pourquoi elle était alitée après la naissance du bébé.

Une autre croyance voudrait qu’elle ait volé autour de Jésus lors de sa crucifixion. Elle serait ainsi devenue un symbole de résurrection, de régénération. C’est dans ce sens qu’une cigogne qui volerait au-dessus d’une maison ou y construirait son nid serait annonciatrice d’une futur naissance.

« Si une cigogne s’est posée sur votre maison, elle devient votre porte-bonheur dans presque tous les domaines: fécondité et fidélité en premier lieu, mais aussi richesse, santé, protection contre la foudre, bénédiction de la ville entière où elle a élu domicile, etc. Cette quantité de vertus lui a sans doute été attribuée dans les siècles passés parce qu’elle débarrassait les champs et marécages des serpents et d’autres animaux peu appréciés par les habitants. »

Toujours est-il que de l’Alsace, la légende de la cigogne s’est répandue dans toute la France et au-delà des frontières, et qu’aujourd’hui, l’oiseau migrateur tient toujours une place de choix sur nos faire-part de naissance et dans l’imaginaire populaire.

Ça se passe où ?

Strasbourg, chef-lieu du département du Bas-Rhin et de la région Alsace sur l’Ill, près du Rhin. L’Alsace comprend deux départements : le Bas-Rhin et Haut-Rhin. Son nom provenant de« Elsass » et « Ill » signifie « lieu où se trouve la rivière Ill ».

Un brin d’évasion

Les premières légendes européennes sont bien plus anciennes. C’est en 400 avant J.-C. que les Grecs associent la cigogne, « pelargos », à la piété filiale, car on prétend qu’elle nourrit ses vieux parents. De là découla une loi du nom de « Pelargonia » qui obligea les enfants à s’occuper de leur parents.

Au Japon, la cigogne se confond avec la grue et apparaît comme un symbole de longévité voire d’immortalité. Elle pourrait atteindre un âge fabuleux. A 600 ans, elle arrêterait de manger et se contenterait de boire. A 2000 ans elle deviendrait noire. Avec le lièvre et le corbeau elle est un animal cher aux taoïstes.

Au Maroc, la croyance populaire considèrerait la cigogne comme un porte-bonheur. La légende raconte « que la cigogne serait un imam, un homme saint habillé de deux burnous, l’un noir et l’autre blanc. Un jour, au Sahara, l’imam manqua d’eau nécessaire à ses ablutions […]. Afin de ne pas manquer la prière, il utilisa le petit lait pour faire sa toilette commettant de ce fait un grave péché -le petit lait étant béni parce que rare dans ce pays désertique. Le Tout Puissant le métamorphosa en cet oiseau paisible et l’expédia […] au Maroc pour expier son péché. »

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Les maladies cutanées du chameau

Posté par othoharmonie le 20 avril 2013

 

Les infections de la peau causées par des parasites sont un grave problème chez les chameaux. Les chameaux peuvent être infectés par les tiques et les acariens, et ils souffrent des larves de mouches qui se nourrissent sur les plaies et dans les naseaux.

Si elle n’est pas traitée, la gale (infection due aux acariens) peut provoquer la mort du chameau. La gale est très infectieuse et elle vient au second rang après le surra parmi les maladies qui entraînent des pertes de chameaux.

Par ailleurs, la gale provoque aussi la perte de laine précieuse chez les lamas et les alpagas.

Objectifs d’apprentissage

Après avoir étudié ce module, vous devez savoir:

1 Quelles sont les maladies cutanées des chameaux.Les maladies cutanées du chameau dans CHAMEAU - DROMADAIRE chameau2
2 Quels sont les problèmes causés par les maladies cutanées.
3 Comment traiter et maîtriser les maladies cutanées chez les chameaux.

Les infections cutanées des chameaux

Les chameaux souffrent d’infections dues à des acariens et à des tiques, ainsi qu’aux larves de mouches qui se nourrissent sur les plaies ouvertes ou vivent dans les naseaux.

Les acariens provoquent la gale. Les infections débutent souvent sur l’encolure, la tête ou le ventre de l’animal, mais se propagent rapidement à tout le corps si elles ne sont pas traitées.

Les chameaux peuvent être attaqués par de nombreuses tiques différentes. On trouvera habituellement les tiques fixées aux pattes, à la tête et au ventre.

Si les plaies ne sont pas soignées, elles s’infectent avec les larves de différentes mouches qui se nourrissent du sang et de la chair. Le chameau est infecté aussi par les larves de la mouche des naseaux. Cette mouche pond ses œufs autour des naseaux du chameau et les larves, qui atteignent une longueur d’environ 1 cm, éclosent et se nourrissent à l’intérieur des naseaux de l’animal.

La teigne provoque des dépilations circulaires recouvertes de pellicules farineuses blanchâtres sur la tête, l’encolure et d’autres parties du corps.

La gale du chameau

Comme le surra, la gale est chez le chameau une maladie très importante et très infectieuse. Les chameaux sont infectés par contact avec des animaux infectés par les acariens sur les selles et d’autres pièces de harnachement, et aussi quand ils se roulent dans la poussière à la suite d’animaux infectés. L’homme peut lui aussi être infecté par la gale.

L’acarien de la gale creuse des galeries sous la peau, provoquant la chute du poil; la peau épaissit et devient blanche. L’infection débute souvent sur la tête ou l’encolure mais, si elle n’est pas traitée rapidement, elle s’étendra au corps tout entier en l’espace de deux à trois semaines. Les animaux infectés se grattent contre tout objet solide et ne mangent pas bien. On constate une perte de poids et une baisse de la production laitière, et les animaux risquent de mourir. Cette infection est plus fréquente par temps froid et quand le fourrage se fait rare.

Les infections dues à la gale doivent être traitées rapidement. Si les chameaux dans votre communauté ont la gale, vous devez immédiatement demander conseil à votre vétérinaire qui vous indiquera le médicament à utiliser (voir R15, annexe 1). Le traitement comportera le lavage ou la pulvérisation des régions infectées.

Pour éviter la propagation de l’infection, il faut nettoyer à fond, ou même brûler, les selles et autres pièces de harnachement. Votre vétérinaire vous conseillera peut-être de traiter d’autres animaux dans la communauté, même s’ils ne manifestent pas les signes de l’infection. N’oubliez pas que l’homme peut être infecté par l’acarien. Lavez-vous toujours les mains avec soin après avoir manipulé des chameaux.

Infections dues aux tiques et moyens de lutte

Les infections dues aux tiques sont très répandues. Elles ont les effets suivants:

  • · Les morsures causent une tuméfaction et de petites plaies sur la peau.
  • · La tique se nourrit de sang, et les infections entraînent une perte de sang, une perte de poids et un affaiblissement de l’animal.
  • · Les tiques peuvent propager d’autres maladies.
  • · Les toxines provenant de certaines tiques affectent le système nerveux et les muscles; l’animal ne peut plus bouger (paralysie), ce qui entraîne sa mort.
  • · Les infections dues aux tiques peuvent provoquer la mort des jeunes chameaux.

La paralysie est causée par la morsure de certaines tiques. Le chameau accuse soudain des signes de paralysie et la température de son corps diminue. Les toxines peuvent affecter la respiration; le chameau cesse de respirer et meurt.

On tue les tiques au moyen de pulvérisations; on peut aussi les enlever à la main, ou appliquer du pétrole ou une cigarette allumée sur le dos de la tique. Le pâturage tournant permet de combattre les infections (voir module 16). La paralysie peut être causée par la morsure d’une seule tique. L’unique traitement de la paralysie consiste à repérer la tique et à l’enlever. Si on procède ainsi assez rapidement, l’animal pourra se rétablir peu à peu.

Les larves de mouches peuvent empêcher la cicatrisation des plaies, et d’autres germes risquent d’infecter celles-ci. C’est généralement au printemps et en été qu’on observe les larves de la mouche des naseaux chez le chameau. Il y a un écoulement aux naseaux et l’animal peut éternuer. Habituellement, les chameaux ne sont pas sérieusement affectés par les larves, mais ils sont gênés par l’activité des mouches adultes qui essaient de déposer leurs œufs.

Il faut retirer les larves des plaies, nettoyer correctement ces dernières et les panser (voir module 73). On peut tuer les larves de la mouche des naseaux en administrant des injections de nitroxynil (voir R11, annexe 1), mais vous n’aurez besoin de le faire que si votre vétérinaire vous le conseille.

La teigne du chameau

La teigne du chameau est analogue à celle d’autres animaux (voir module 16). C’est une maladie infectieuse qui se propage à d’autres animaux et peut infecter l’homme.

On soigne la teigne par des applications de teinture d’iode. Vous devez demander conseil à votre vétérinaire. Il prélèvera des raclures de peau pour découvrir si le problème est causé par la gale ou par la teigne. Il conseillera peut-être l’emploi d’autres médicaments s’ils sont disponibles (voir R25, annexe 1).

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Fourrure du Lapin

Posté par othoharmonie le 29 octobre 2012


Fourrure du Lapin dans LAPIN - LIEVRE 220px-Argent%C3%A9Le lapin porte une fourrure composée de nombreux poils recouvrant toute la surface de son corps. On observe différents types de poils : les poils de couverture sont les plus longs, parmi lesquels on distingue les poils recteurs ou poils de jarre très raides, longs et épais, qui jouent un rôle dans l’orientation du pelage, et les poils tecteurs, plus fins et courts qui ont plutôt un rôle de protection ; le sous-poil ou duvet est lui constitué de poils très fins et très densément implantés, à raison de 30 à 50 sous-poils pour un poil recteur, et a un rôle d’isolateur thermique. Suivant leur race, les lapins prennent des colorations très différentes, tant au niveau de leur teinte (blanc, fauve, noir, gris, bleu et toute une multitude de teintes intermédiaires) que de leur motif (uni, panaché, en mosaïque ou plus ou moins tacheté) ou du modèle de pigmentation des poils (unicolore, argenté, agouti). Certaines races présentent également des poils particuliers comme les animaux angoras qui ont des poils très longs, les rex qui ont au contraire un pelage très court et duveteux ou encore le satin et sa fourrure brillante et soyeuse. La mue a lieu au moins deux fois par an. Elle intervient la première fois à l’âge de 5 à 6 semaines, et pour la seconde fois vers 4 à 5 mois. Une fois que l’animal atteint le stade adulte, elle est surtout liée au changement de saison. La fourrure est en effet plus courte en été qu’en hiver. La mue peut être plus ou moins longue, et plus ou moins fréquente suivant les animaux. Elle peut parfois s’accompagner d’une légère modification de la coloration.

 

L’utilisation de la fourrure du lapin comme produit dérivé de la viande s’est rapidement développée au XIXe siècle. Des marchands passent chez les particuliers pour collecter les peaux qui seront ensuite tannées pour produire un cuir assez Tsukibunny.jpgsouple, ou utilisées par la chapellerie pour faire du feutre. En effet, la chapellerie française consomme au début du XIXe siècle environ 15 millions de peaux par an. Les peaux argentées des lapins riches et les peaux à poil long des lapins angoras sont particulièrement appréciées. La fourrure des lapins angoras n’est plus du tout utilisée aujourd’hui, et on ne récolte plus que ses poils. Dans les années 1970, la valorisation des peaux constitue encore le bénéfice des abattoirs. Les peaux ont alors deux utilisations. Elles peuvent être utilisées dans l’industrie de la pelleterie ; les poils sont alors séparés mécaniquement de la peau, et sont filés puis utilisés pour « diluer » le poil angora, ou pour la conception traditionnelle du feutre. Le cuir est quant à lui utilisé pour fabriquer de la colle ou de l’engrais. Autrement, c’est l’industrie de la pelleterie qui valorisent les peaux en les tannant et en faisant de la fourrure. Aujourd’hui, les peaux ont perdu de leur importance, à l’exception de celles produites dans certains pays d’Europe de l’Est où les fourrures permettent la fabrication de vêtements chauds pour l’hiver rude, et au cas de pays d’Asie du Sud-Est, du Maroc et du Mexique qui voient se développer un petit artisanat autour des peaux de lapin. Au cours du XXe siècle se développent les lapins rex, caractérisés par une mutation génétique qui fait qu’ils ne possèdent que du sous-poil et qu’ils ont donc une fourrure douce et soyeuse. La création d’une souche appelée Orylag par l’INRA a permis la production de cette fourrure à grande échelle et elle est aujourd’hui utilisée pour la confection de produits de luxe.

Le poil des lapins angoras, qui en raison d’une mutation génétique est particulièrement long, est utilisé par l’industrie textile comme une fibre « spéciale », de la même façon que les fibres obtenues à partir des races de chèvres spécialisées (mohair, cachemire) et de certains camélidés (lama, alpaga, vigogne, chameau). Il permet la confection de produits dits « fantaisie » ou « haut de gamme ». Le poil angora est récolté par tonte (comme en Allemagne) ou épilation (comme en France) et la production mondiale s’élève à environ 9 000 tonnes par an. Le principal producteur est la Chine, malgré l’arrivée récente de cette production dans le pays. La chute des prix causée par le développement de l’élevage chinois a engendré une forte diminution des élevages ailleurs dans le monde. Ces poils sont essentiellement transformés au Japon et en Italie, et les produits manufacturés sont écoulés sur les marchés japonais, allemand et américain.

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Lapin du métro parisien

Posté par othoharmonie le 28 octobre 2012

 

Fichier:Lapin RATP 1977.jpg Le lapin du métro parisien, parfois appelé lapin RATP, est un personnage de fiction figurant sur divers dessins que la RATP affiche depuis le début des années 1980 dans le métro parisien, afin d’avertir le jeune public de certains dangers. Plusieurs lapins de couleurs et d’allures différentes suivant les époques se sont succédé pour prévenir de certains dangers, notamment du risque de se faire pincer les doigts dans la porte des voitures composant la rame, ou encore de se coincer la main dans les battants des portillons automatiques.

Dans certaines rames (MF 67, MP 59, MP 73 et MP 89 notamment), le risque contre lequel ce lapin met en garde ne concerne pas la fermeture, mais l’ouverture des portes : en s’ouvrant, la porte glisse vivement à l’intérieur de la paroi de la voiture, une main d’enfant plaquée sur cette porte peut être entraînée et se retrouver coincée entre la porte et la paroi.

Les affiches mettant en scène ce lapin se présentent sous la forme de vignettes autocollantes, apposées à l’intérieur des rames du métro de Paris et du RER, sur les portes coulissantes dont elles sont équipées et à proximité. En effet, comme leur ouverture et leur fermeture est automatisée, elles constituent un danger pour les jeunes enfants, car ils ne sont pas conscients du risque de s’y pincer les doigts. Le lapin rose assure donc un rôle pédagogique de prévention.

Il n’est pas présent dans les autres types de transport en commun parisiens (autobus, tramway), mais on le retrouve dans des réseaux métropolitains ailleurs en France (voir plus bas).

Plusieurs lapins ont été représentés sur les affiches apposées par la RATP ; l’entreprise en présente une rétrospective sur son site Internet. Par anthropomorphisme, tous ces lapins étaient bipèdes et portaient des vêtements. En revanche, ils ne portaient aucun autre accessoire ; en particulier, leurs pieds étaient nus.

Le premier lapin, créé en 1977, mettant en garde contre les dangers des portillons automatiques, portait une salopette rouge et un pull jaune à motifs noirs. Le second lapin est apparu en 1982. Le lapin actuel, apparu en 1986, est le troisième. Il met en garde contres les dangers des portes des trains, et est de couleur rose. Il est dessiné par Serge Maury[1]. Sa tenue est également résolument plus moderne. Il a abandonné sa salopette rouge pour ce qui semble être un tee-shirt jaune vif et un pantalon de survêtement assorti qui ne laisse plus sortir sa queue. Sa tête a également été modifiée ; il ressemble aujourd’hui plus à Bugs Bunny que les anciennes versions.

Capitalisant sur le succès de son lapin, la RATP l’a illustré sur un T-shirt dans sa collection « Patrimoine ».

Aujourd’hui, ces affiches d’avertissement ne subsistent plus que sur les portes des métros.
Le lapin rose possède trois doigts à chaque main et à chaque pied. Apparaissant de trois-quarts profil, sa posture arc-boutée converge vers sa main gauche, dont les doigts sont coincés entre l’une des portes et son châssis. Son visage exprime la surprise et son regard est tourné vers l’objet de sa douleur qui, comme dans la tradition graphique de la bande dessinée, est soulignée par un éclair afin d’attirer l’attention de ceux à qui le message est adressé.

On compte deux formats pour cette affiche, et de l’un à l’autre, le message diffère sur deux points : la ponctuation qui sépare les deux propositions (un deux-points dans un cas, une virgule dans l’autre), et la présence de l’exclamation « Attention ! ».

Dans la version la plus concise, l’illustration est surmontée d’un message écrit en italique, en blanc sur fond rouge, et centré horizontalement.

Dans la version plus longue, le message se trouve en dessous de l’illustration et se voit décliné dans quatre autres langues en plus du français. Le message traduit n’est pas rigoureusement identique à l’original :

  • Lapin du métro parisien dans LAPIN - LIEVRE lapin-ratp1français, Attention! Ne mets pas tes mains sur la porte, tu risques de te faire pincer très fort.
  • anglais, dont le texte, qui est le plus court, est celui qui insiste le moins sur la perspective de la douleur : Beware of trapping your hands in the doors. ;
  • allemand, dont le texte devrait être ponctué d’un point d’exclamation : Finger weg von den Türen, Du könntest Dir sehr weh tun. ;
  • espagnol : No pongas las manos sobre las puertas, te expones a una magulladura. ;
  • italien, dont le texte est le seul à être ponctué d’un point d’exclamation : Non mettere le mani sulle porte, rischi di farti schiacciare le dita !.

Le texte, aligné à gauche, est écrit en blanc sur fond gris, en italique et en caractères plus petits pour les traductions. Il est suivi d’un cadre rouge.

Chaque couple de portes est pourvu d’un exemplaire de la plus petite version, et de deux exemplaires de la plus grande.

Le choix de l’animal représenté, les couleurs vives, le tutoiement dénotent la cible visée : les enfants.

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Le Lama nous parle

Posté par othoharmonie le 5 mai 2012

 

Lama mon ami, qui es-tu?

 « Regardez un lama dans les yeux et vous verrez sans doute les plus beaux paysages du monde, effleurez-le du bout des doigts et vous toucherez tout l’or des Andes… » citation dont je ne connais pas l’auteur mais reprise par Mr Petit dans un article de presse.

 Le Lama nous parle dans LAMA 12270250250Message du lama :

 « Je vis en compagnie de l’humain depuis 6000 ans et je suis originaire de l’Amérique du Sud. Je suis un animal très intuitif et particulièrement sensible. Tout ce qui m’entoure m’intéresse car je suis par nature très curieux.

 J’adore que mon propriétaire me consacre du temps.J’aime que l’on me contemple et que l’on m’admire.

 Je ne recherche pas les câlins mais je suis sensible à l’amour et l’attention que l’on me porte.

 Je suis très intelligent et mémorise avec beaucoup de facilité ce que l’on m’enseigne.

Je suis observateur et doué d’une grande logique. Je suis toujours attentif et plein de bonne volonté.J’aime faire le « joli cœur » et voir dans les yeux de mon propriétaire son admiration et son bonheur en ma compagnie.

 J’ai besoin d’un minimum d’espace pour m’épanouir, environ 2000m2 mais je ne supporte pas la solitude, comme tous les animaux…

 Je n’endommage pas votre sol car mes pieds sont munis de coussinets plantaires.

 Je suis propre car je fais mes crottes au même endroit. 

 Je savoure l’herbe des prairies mais je reconnais adorer les feuilles de ronce ou d’aubépine. Cependant, je ne suis pas une machine pour nettoyer vos prés en friche et accidentés.

 Je suis gourmand et apprécie de manger du foin tout au long de l’année.

Regardez ma lèvre supérieure est fendue, ce qui me permet justement de manger les feuilles d’arbustes tels que la ronce sans me piquer. J’écarte ma lèvre pour qu’elle ne soit pas au contact des épines !

8842179-portrait-de-la-magnifique-lama-blanc dans LAMA Quand je suis contrarié, je couche les oreilles comme ceci… juste pour intimider car je suis un animal pacifique.  Mon moyen de défense se limite à cracher un mélange de salive et d’herbe nauséabond.

 Quand je suis attentif mes oreilles sont toutes droites comme ceci.

J’adore me gratter le dos sur le sol dans la terre compacte, ce que mon éleveuse appelle « l’air de grattage »

  JE SUIS DONC L’ANIMAL LE PLUS MERVEILLEUX ET LE PLUS ADORABLE SUR CETTE PLANETE… C’EST MON ELEVEUSE QUI ME L’A DIT ! « 

 

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L’enfant au lama blanc

Posté par othoharmonie le 5 mai 2012

 

L'enfant au lama blanc dans LAMA au-pays-du-grand-condorSous la lune, la cordillère et ses ombres étaient effrayantes, mais le petit Indien ne connaissait plus la peur de la nuit et des ombres. Il avait seulement froid, très froid. Le vent rude et glacé soufflait et à avançait dans la nuit. Comment dormir quand il fait si froid et que l’on est si seul ?

 Soudain, il trébucha contre une grande masse gisant devant lui. Il se pencha et reconnut un lama. Il pensa à sa mère et crut que l’animal était mort de faim comme elle. Il toucha la tête du lama qui bougea en geignant. « Il vit! » s’écria joyeusement le petit Indien qui n’était plus seul.

 D’une patte du lama, le sang coulait. « Un animal a dû l’attaquer », se dit l’enfant et il courut jusqu’à la rivière qu’il avait passée un instant plus tôt. Là, il déchira un pan de sa chemise, le trempa dans l’eau puis il cueillit des herbes dont sa mère lui avait appris les bienfaits. Revenu près du lama, il lava soigneusement la plaie, y déposa les herbes et fit un pansement avec un autre morceau de sa chemise dont il ne restait plus grand-chose. Alors, seulement, le petit Indien s’aperçut que le lama était blanc, sa blancheur immaculée luisait sous la lune; c’était le lama le plus beau qu’il avait jamais vu de sa vie.

Et, de nouveau, il pensa à sa mère si belle et il se blottit contre le lama en pleurant. Le lama dressa sa tête et frotta doucement les cheveux de l’enfant avec son museau. Le petit Indien cessa de pleurer, il s’enfouit dans la laine épaisse et chaude et tous deux s’endormirent.

 L’aurore et le bonheur réveillèrent le petit Indien. Le lama blanc le contemplait de ses gros yeux ronds et doux. L’enfant entoura son long cou de ses deux bras. « Nous ne nous quitterons jamais! » Il alla à la rivière, revint, nettoya la plaie, changea le pansement, cueillit de l’herbe qu’il donna à manger au lama dans son chullou. Pour lui-même il construisit un petit four de mottes d’argile, dans lequel il fit rôtir des pommes de terre arrachées dans un champ. Durant une semaine, ils vécurent ainsi. L’enfant parlait au lama tout le jour de sa maman, de son hameau déserté à cause de la famine, lui contait des légendes dont sa mère l’avait bercé le soir.

 Le lama écoutait l’enfant, la nuit tombait, les rapprochant l’un de l’autre, et le sommeil les enveloppait.

Un matin, le lama se leva et marcha. Le petit Indien pensa que le moment était venu de descendre parmi les hommes et son cœur se serra. Le lama se tourna vers lui comme pour demander de le suivre et ils avancèrent sur le chemin.

 Nadèjda Garrel – Au pays du Grand Condor Gallimard.

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Le Lama et son crachat

Posté par othoharmonie le 4 mai 2012

 

Le crachat du lama, mythe ou réalité ?

Si le lama se met à cracher c’est seulement pour se défendre. C’est en effet sa seule défense contre d’éventuels prédateurs ou agaceurs. Selon son agacement, le lama crache différemment : si vous l’énervez seulement “un petit peu”, vous risquez de Le Lama et son crachat dans LAMA 460px-Alpaka_csal%C3%A1drecevoir une brume de salive que le lama vous enverra avec sa langue. Si en revanche vous osez le mettre vraiment en colère, vous aurez la joie d’obtenir un jus verdâtre composé de salive, de liquide gastrique et de boulettes d’aliments prédigérés. Ce liquide est particulièrement nauséabond et fait de belles taches sur les vêtements. Avis aux amateurs…

 

Mais au fait à quelle famille d’animaux le lama appartient-il ?

 Le lama – ou devrait-on plutôt dire lama blanc – est un camélidé domestique d’Amérique du sud. Il a trois cousins qui font partie de la branche sud-américaine des camélidés : l’alpaga, le guanaco et la vigogne. D’une manière générale pour désigner ces quatre cousins on utilise à tort le terme « lama ».

Le vrai lama est un animal qui rumine – mais il n’est pas classé dans la famille des ruminants. C’est un mammifère dont la période de gestation est de 349 jours : le lama a ainsi un petit tous les ans.

Il mesure en moyenne un mètre quatre-vingt dix et pèse cent quinze kilogrammes. Sur des voyages d’une journée il peut transporter des charges allant jusqu’à quatre-vingt dix kilogrammes, mais sur des voyages plus longs il ne pourra transporter qu’une soixantaine de kilogrammes. 

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A propos des Lamas !

Posté par othoharmonie le 3 mai 2012

Offrandes chez les Incas

Les « vierges du Soleil »

Fichier:Lama glama.jpgLeur nom véritable en quechua est acclacuna, « femme choisie ». Garcilaso traduisit par vierge du soleil car tout simplement elles devaient rester vierges, étant consacrées au soleil et son représentant l’Inca… Elles étaient chargées de préparer la nourriture et la boisson du Soleil, de faire les prières pour celui-ci. On les sacrifiait parfois lors de rituels, et l’Inca choisissait ses épouses parmi elles. On les choisissait parmi les plus jeunes filles de chaque communauté, à l’âge de huit ans en général, puis vers douze ans. Grâce à plusieurs cérémonies elles accédaient au statut de novices. Enfin, trois ans plus tard, elles choisissaient entre le mariage et devenir une vraie accla-cuna. Si elles faisaient ce dernier choix, elles ne pouvaient plus se marier (du moins de leur propre volonté) et se devaient de rester chastes. Si elles prenaient un amant elles étaient enterrées vivantes, leur amant pendu, et toute la communauté de celui-ci massacrée ainsi que leurs animaux. Pour achever le travail, le village était rasé et on stérilisait les terres avec du sel. En fait, même une personne prise simplement à tenter d’entrer dans la maison des acclas était pendue immédiatement. Dans leur vie de tous les jours, les acclas faisaient des tentures ou des vêtements précieux destinées à l’Inca et sa famille ou qu’on offrait en cadeaux. Elles devaient veiller également à la conservation du feu sacré d’Inti. On peut constater qu’elles présentent de nombreuses ressemblances avec les vestales romaines. Les acclas avaient leur propre hiérarchie interne, celles qui restaient en bas de l’échelle tenaient le rôle de servantes des autres.

A propos des Lamas ! dans LAMA 242px-Lombards_Museum_005_bisLes incas, pour le culte des dieux, faisaient de nombreuses cérémonies pour les événements particuliers. La plus importante était l’Inti Raymi, la fête du Soleil : une procession vers un lieu sacré avait lieu avant son lever, puis à l’aube l’Inca entonnait un hymne. Alors, la cérémonie en elle-même commençait. Pendant une période d’une semaine, le peuple était en fête… Lors des processions, on pouvait transporter des statues divines ou des momies. Des nobles importants suivaient. Seules les personnalités les plus importantes participaient. Au cours des rites, on avait souvent recours à la divination. Celle-ci était indispensable avant toute action importante : on recherchait l’approbation des dieux et on voulait savoir si la réussite serait au rendez-vous. Les méthodes variaient : observation du mouvement d’animaux, d’entrailles d’un lama sacrifié… On pouvait aussi entrer en  » communication  » avec le monde des choses invisibles en absorbant de la coca. Celle-ci était souvent utilisée dans des rituels et considérée comme une plante sacrée. La divination pouvait aussi servir à rechercher un coupable ou chasser les démons… La danse était une autre façon d’entrer en transe. On dansait jusqu’à l’épuisement afin d’entrer en contact avec les dieux. Les danseurs pouvaient être masqués et costumés, et interprétaient les divers mythes. Ces danses avaient une signification religieuse.

Des offrandes étaient faites aux dieux. On donnait par exemple de la nourriture liée à ces derniers, comme le maïs qui avait une place importante dans la société inca, ou la plante sacrée, la coca. La chicha, sorte d’alcool fait à partir de maïs fermenté, était aussi très souvent offert .Il était lié au culte divin et fabriqué par les  » vierges du soleil « . Une autre sorte d’offrande était le sacrifice. La victime était souvent un lama. Il était considéré digne de remplacer l’homme et d’être offert aux dieux ; le lama noir était pour les incas l’animal le plus pur. Parfois avaient aussi lieu des sacrifices humains. Généralement, il s’agissait de prisonniers de guerre. Ils pouvaient être égorgés ou jetés d’une falaise. Des  » vierges du soleil  » étaient parfois aussi enterrées  Un lama devant le Machu Picchuvivantes, quand il ne s’agissait pas d’enfants, comme dans la légende de Tanta Carhua qui évoque une petite fille choisie pour être offerte aux dieux. Le sacrifice était considéré comme la mort la plus digne avec la chute au combat. La victime rejoignait les dieux dans l’au-delà. Souvent, le sacrifié buvait pendant la cérémonie une coupe de chicha qui engourdissait ses sens. Viracocha, le Créateur, était supérieur encore au Soleil, car il était l’être suprême. C’était le dieu adoré par les premiers habitants du Pérou. Son culte commença dans la société inca sous le règne de Viracocha, qui prit comme nom de roi celui du dieu, et prit son essor sous Pachacuti. Ce dernier rapporta que Viracocha lui était apparu en rêve, et qu’il était son protecteur particulier. Par conséquent l’empereur fit ériger un magnifique temple avec une statue en or à l’effigie du dieu. C’est de Viracocha dont il est question dans le mythe de la création : issu du lac Titicaca, il est à l’origine du soleil, de la lune et des étoiles. Ensuite, il fit sortir du lac Titicaca quatre couples, dont le chef était Ayar Capac (lequel prit ensuite le nom de Manco Capac), qui furent à l’origine de la civilisation inca. Viracocha le Créateur, le Civilisateur et le Transformateur, aussi orthographié Huiracocha ou Wiraqoca, est un dieu bon qui rassure ses fidèles. C’est une des raisons de sa popularité. On le représente généralement comme un vieil homme barbu portant une robe, un sac sur le dos. Un mythe raconte les derniers jours de Viracocha sur terre. Etant très âgé, il se préparait à quitter le monde. Il donna son bâton, lorsqu’il le croisa, au père de Manco Capac. Celui-ci devint le premier empereur inca. Ensuite Viracocha promit de revenir un jour et alla s’enfoncer dans les eaux du Pacifique. 

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Comportement du Lama

Posté par othoharmonie le 2 mai 2012

Comportement du LAMA 

  • Cri du lama : Le lama s’exprime par toute une gamme de sons, qui peuvent traduire la tristesse, la mise en garde de ses congénères contre un danger supposé, l’hostilité vis-à-vis d’un rival, voire la satisfaction sexuelle.

Le lama crache pour sa défense (très rarement sur l’homme, plus souvent sur ses congénères). Ce crachat est constitué, dans les cas graves, de régurgitations gastriques visqueuses, plus fréquemment, d’une sorte de nébulisation salivaire qu’il projette sur l’objet de sa colère.

Le lama est un animal qui rumine mais n’est pas classé parmi les ruminants.

Comportement du Lama dans LAMA 68917865

Un troupeau de lamas blancs assiste au coucher du soleil dans le désert d’Atacama, près de San Pedro de Atacama, au Chili.

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Elevage de Lamas, la Montagne Bleue

Posté par othoharmonie le 2 mai 2012

 

Elevage de lamas et de bergers d’Asie à Kiffis

 

Ronald Guldenshuh est un actif un peu spécial. Depuis 1991, il consacre son temps à l’élevage de lamas et de bergers d’Asie dans sa ferme du Hornihof ou Montagne Bleue. Deux passions à poil long, affectueuses et vigoureuses. Ceux qui ont peur des animaux peuvent s’abstenir (sauf si votre patron vous y emmène de force) ! Voilà. Le décor étant planté, nous pouvons à présent entrer dans l’enclos… euh, le vif du sujet, pardon.

L’élevage du Hornihof, la Montagne Bleue

Un troupeau d’une centaine de lamas ça n’est pas rien. Pour vous situer, voilà quelques détails techniques :

Originaires des Andes, Les Lamas (lama glama) sont des camélidés, comme il en existe quatre espèces, originaires d’Amérique du Sud. Alpagas et lamas sont domestiqués depuis 7 à 8000 ans. Indispensables aux peuples Indiens des Andes, les lamas jouent un rôle important dans les rituels et la mythologie indigène. Les animaux sont même considérés comme Elevage de Lamas, la Montagne Bleue dans LAMAdes frères sans paroles.

Les lamas évoluent : à l’origine aide agricole, le lama n’est plus sélectionné pour sa vigueur et ses qualités génétiques, de ce fait, sont en train de changer : épidémies, manque de nourriture et phénomènes climatiques modifient le type de l’animal.

La plus grande partie du troupeau (une centaine de têtes en moyenne) descend des deux premières importations du Chili en 1991 et 1994. Entre temps des lignées argentines et nord-américaines s’y sont rajoutées. Blanc, crème, fauve, charbonnée, paille, roux, brun, gris-brun, gris et noir, bringé, pie et tacheté, le lama c’est un peu comme la haute couture, tous les goûts sont représentés.

Visites libres ou guidées de la ferme et de la propriété en français, allemand ou anglais jusqu’à 120 personnes (durée : 1h30).

Possibilité d’effectuer des promenades avec un lama en laisse pour les enfants.

Vente de lamas et de chiens Bergers d’Asie Centrale.

Horaires d’ouverture du Hornihof

  • Le dimanche après-midi, de 15h à 17h : possibilité de visites guidées.
    Visites guidées sur demande pour les groupes et les scolaires en semaine.
    Visites guidées organisées par l’Office de Tourisme de Ferrette en saison estivale.

Renseignements

Ferme du Hornihof : -mail : Ronald.Guldenschuh@wanadoo.fr

Site Internet : Ferme du Hornihof

Ronald Guldenschuh
et
Petra Mellert
Hornihof
68480 Kiffis

Tél : +33 (0)3 89 40 33 60

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Grenouille et sorcellerie

Posté par othoharmonie le 9 avril 2012

Grenouille et sorcellerie dans GRENOUILLE 106px-Wappen_Petersroda.svg_La Grenouille est présentée dans la Bible comme étant l’une des 10 plaies d’Egypte : Dieu fait pleuvoir des millions de Grenouilles sur l’Egypte pour inciter le Pharaon à libérer les Hébreux retenus en esclavage (pourtant la Grenouille est vénérée dans l’Antiquité égyptienne). Les tableaux de Jérôme Bosch symbolisent la luxure par une Grenouille qui engloutit le sein d’une femme, l’avarice par une Grenouille qui s’attaque aux mains, et enfin l’adultère par une Grenouille ou un Crapaud posés sur le sexe féminin. Les médecins du Moyen-Âge pensaient que le ventre des femmes peut être habité par une créature ressemblant à une Grenouille, ce qui leur donnerait des douleurs menstruelles.

Un crapaud (Bufo sp. ?)Le Crapaud a toujours eu mauvaise réputation à cause de son aspect terne et humide ainsi que son corps parsemé de verrues. Beaucoup de croyances en découlent : l’haleine de Crapaud est considérée comme dangereuse, voire mortelle. Morsure, urine et bave sont venimeuses. La bave de Crapaud est d’ailleurs un ingrédient indispensable à toute recette de sorcière qui se respecte. Sa pupille peut faire s’évanouir ceux qui la fixent, sa seule vue peut provoquer spasmes, convulsions ou mort. Le Crapaud est aussi le lien entre les sorcières et le Diable. Cuit avec des Lézards dans des chaudrons pour faire des potions, ils laissent des traces sur le blanc de l’œil à ceux qui assistent à l’opération. Les inquisiteurs peuvent facilement reconnaître les sorcières à ce détail. Ils ne cherchent d’ailleurs pas souvent jusqu’à ce point : la simple présence dans une maison d’un Crapaud peut faire condamner tous ses habitants. Il est enfin considéré comme la réincarnation des pécheurs, qui sont ainsi condamnés toute leur vie à ramper ventre à terre, dans la saleté et dans la nuit. Les Crapauds sont parfois représentés dans la bouche des démons sculptés, symbolisant la noirceur de leur langage !

Salamandre commune(Salamandra salamandra)La Salamandre, comme la Grenouille et le Crapaud, est considéré au Moyen-Âge comme un animal diabolique. La Salamandre inspire même une véritable terreur : elle peut s’accrocher au visage ou aux membres et ne plus les lâcher. Pour s’en débarrasser : lait, fer rouge ou… la présence d’un Crapaud, son ennemi naturel. La Salamandre provoque la mort en mordant ou en projetant son venin à distance. Elle peut également  » foudroyer du regard « , à condition de voir l’homme avant d’être vue. Elle infecte de sa bave les fruits ou l’eau qu’elle touche. Les effets du venin peuvent être combattus à l’aide de vomissements, de lavements ou de préparations pharmaceutiques (les  » thériaques « ) :  » un homme mordu par une Salamandre a besoin d’autant de médecins qu’elle a de taches « . Et bien sûr, la Salamandre est liée au pouvoir du feu. Elle peut le franchir sans problème et même le cracher sur ses ennemis. Elle peut entretenir le feu comme arrêter un incendie si on la jette dedans.

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