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DES CROCODILES ECOLO

Posté par othoharmonie le 23 novembre 2016

 

Les Crocodiles de Nouvelle-Guinée ont une vie principalement aquatique et sont largement nocturnes. Ils passent la plupart de la journée sous l’eau, ne laissant dépasser à la surface que leurs narines et leurs yeux. Les mouvements latéraux puissants de leur queue leur permettent de se propulser dans cet élément, et ils utilisent aussi bien leur queue que leurs pattes pour se diriger. Quand ils sont sur la terre ferme, il préfère les zones ombragées à la végétation dense. Il leur arrive fréquemment de se réchauffer au soleil en groupe durant la journée, puis ils se dispersent à la tombée de la nuit pour aller à la recherche de nourriture.

crocodile écolo

Les femelles, ovipares, deviennent matures lorsqu’elles atteignent une longueur de 1,6 à 2 m, et les mâles lorsqu’ils mesurent environ 2,5 m de long. Les œufs sont pondus environ 14 jours après l’accouplement. Dans la population du nord de l’île, la reproduction se tient durant la saison sèche, d’août à octobre. Un nid flottant fait à partir de végétation est bâti dans des eaux peu profondes, comme sur le bord d’un lac, dans un méandre ou dans un petit ruisseau. La ponte comprend entre 22 et 45 œufs et est couverte de végétation. Dans la population du sud de l’île, c’est la saison humide qui est choisie pour la reproduction. Le nid est bâti dans des lieux similaires à ceux de la population septentrionale, bien qu’on le rencontre parfois sur la terre ferme, et que les œufs sont moins nombreux et un peu plus grands. Dans les deux populations, la mère reste à côté du nid durant l’incubation, qui dure environ 80 jours. Lorsque les jeunes éclosent, ils sont déjà capables d’émettre des cris, et les parents, mâle comme femelle, ont été observés transportant leur progéniture vers les eaux libres en les portant délicatement dans leur gueule.

Les crocodiles juste éclos se nourrissent d’insectes, d’araignées, de têtards, d’escargots d’eau douce, de grenouilles, de poissons et de petits mammifères. Au fur et à mesure qu’ils grandissent, la taille des proies qu’ils attrapent augmente et leur consommation de poissons s’accroit, mais ils continuent à manger tout ce qu’ils rencontrent et dont la taille est convenable. Le régime alimentaire de l’adulte est composé en grande majorité de poissons, attrapés en une attaque rapide en balayant la gueule d’un côté à l’autre, mais inclut également des crevettes, des crabes, des grenouilles, des serpents, des oiseaux et des mammifères de taille moyenne. Le crocodile attrape ses proies en donnant un petit coup de tête et les empalant avec ses dents aiguisées, puis les écrasant avec ses puissantes mâchoires. Les mâchoires des crocodiles ne peuvent pas aller d’un côté à l’autre pour mâcher la nourriture ; à la place le crocodile lève la tête pour envoyer sa proie dans le fond de sa gueule et l’avale entière. Ce crocodile est particulièrement agile et peut sauter hors de l’eau pour attraper des chauve-souris ou des oiseaux. Il peut également sonder la vase au fond de la rivière ou du marais avec sa gueule à la recherche de crabes ou de mollusques.

Les adultes et les jeunes crocodiles emploient une variété de vocalisations. Une femelle adulte peut produire un grognement gutturale quand elle est approchée par un autre adulte. Les jeunes commencent à communiquer entre eux alors qu’ils sont encore dans l’œuf, ce qui pourrait contribuer à synchroniser l’éclosion. Les jeunes juste éclos utilisent différents cris et grognements. Quand il est alerté par un danger, un cri d’alerte émis par un jeune crocodile va provoquer le plongeon de tous les autres au fond de l’eau. Dans les fermes d’élevage, le cri de détresse d’un jeune cause généralement une agitation particulière chez les animaux plus gros, qui se précipitent auprès du jeunes, ou frappent leur tête contre la surface de l’eau.

Ce crocodile vit dans les marais et lacs d’eau douce de Nouvelle-Guinée, principalement à l’intérieur des terres. Il peut parfois pénétrer dans les eaux saumâtres comme celles de l’estuaire du fleuve Fly, mais demeure très rare sur les côtes, et on ne le trouve jamais en présence du Crocodile marin (C. porosus). L’animal a été décrit la première fois dans la région du fleuve Sepik dans le nord de la Papouasie Nouvelle-Guinée. Une population distincte est découverte ensuite dans la partie sud de l’île, avec une aire de répartition s’étendant du sud-est de la Papouasie-Nouvelle-Guinée aux provinces indonésiennes de Nouvelle-Guinée occidentale et Papouasie occidentale. Cette population est séparée de celle du nord de l’île par la chaîne montagneuse qui traverse l’île en son centre. L’analyse ADN a dévoilé que ces deux populations étaient génétiquement distinctes. On estime qu’il y a entre 50 000 et 100 000 crocodiles de Nouvelle-Guinée dans la nature.

Nouvelle guinée

Le Crocodile de Nouvelle-Guinée a été décrit pour la première fois par l’herpétologiste américain Karl Patterson Schmidt en 1928 comme Crocodylus novaeguineae. On a longtemps pensé qu’il y avait deux sous-espèces de ce crocodile, C. n. novaeguineae, le Crocodile de Nouvelle-Guinée endémique à la Papouasie Nouvelle-Guinée, et C. n. mindorensis, le Crocodile des Philippines, que l’on trouve dans plusieurs îles comme celles de Busuanga, Luzon, Masbate, Mindoro, Negros, Samar et Mindanao. La plupart des scientifiques considèrent aujourd’hui que ce dernier constitue une espèce distincte. En fait, le séquençage de l’ADN réalisé en 2011 a montré que le Crocodile des Philippines était paraphylétique en regard du Crocodile de Nouvelle-Guinée, et que ce dernier constituait une population au sein du Crocodile des Philippines.

Le nom générique Crocodylus vient du grec kroko qui signifie « caillou » et deilos, signifiant « ver », ce qui fait référence à l’apparence noueuse du dos de ce reptile. L’épithète spécifique novaeguineae vient du latin et signifie « de Nouvelle-Guinée ». Ce crocodile dispose également de dénominations locales comme Puk Puk, Buaya air tawar et Wahne huala.

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DANS LE MONDE DES OCEANS

Posté par othoharmonie le 2 juin 2016

 

 fonds sous marin

L’histoire du peuple des océans a commencé plus de 3 milliards d’années avant que le premier animal ne foule la terre ferme. A l’aube du monde, la vie a conquis tous les milieux marins, des eaux tropicales aux déserts de glace, des rivages au grand bleu. La plaine de sable paraît déserte. Un crabe se hâte. 

Surtout ne pas traîner seul, à découvert. Ici, sur l’étendue sableuse, nulle part où se cacher. Une seule solution… s’enfouir. Il suffira de laisser les yeux émerger pour voir sans être vue. La rascasse ennemie ressemble à un rocher, mais au milieu du sable, on ne voit qu’elle. Son faciès effrayant lui a valu le surnom de « poisson démon ». Un poisson qui marche en griffant le sable de ses nageoires à deux doigts. 

Pour se mettre à l’affût, elle se fond dans le décor. Que l’on soit proie, prédateur, petit ou gros, pour se cacher sur l’étendue plane, il faut s’ensabler. Tête en bas, les poissons rasoirs chassent les animaux cachés entre les grains de sable. Des poissons qui dansent sur la tête, d’autres qui marchent sans savoir nager, la nature ne craint pas d’expérimenter dans toutes les directions. Les anguilles jardinières ont une autre stratégie. Elles sortent du sable pour picorer les petits crustacés qui flottent dans le courant. A l a moindre alerte, elles disparaissent dans leur terrier. A l’entrée d’un tunnel, deux poissons montent la garde. 

Et des crevettes travaillent comme des bulldozers. Elles entretiennent le terrier qu’elles partagent avec les gobies. Les crevettes sont aveugles et gardent toujours une antenne au contact de leurs partenaires. Collaboration efficace. Au moindre mouvement des guetteurs ; tous aux abris ! Pour débusquer coquillages et crustacés, on peut souffler. Ou creuser. Il faut être enfoui très profond pour échapper à la raie pastenague. Elle creuse jusqu’à atteindre sa proies et les mange. Des poissons profitent de son travail de terrassier pour gober les petits animaux qu’elle amis en suspension. Le poisson-pierre est un piètre nageur, amis un redoutable chasseur. Il ne lui suffit pas de ressembler à un caillou…. Il se dissimule… s’immobilise ;. Et attend. La petite vie du peuple des sables continue paisiblement.

Un bernard-l’hermite par en vadrouille. Un autre grimpe sur une pierre. Non, sur un poisson-pierre. Se fondre dans le paysage. L’œil aux aguets. Immobile, à l’affût, sans se laisser distraire. Attendre des heures, des jours… La patience est enfin récompensée. Quand la nuit tombe, la plaine de sable se met à grouiller. Chacun marche à son rythme, à sa façon. Les oursins sont perchés sur leurs aiguilles comme sur le séchasses. Mais ce sont des dizaines de pattes extensibles qui leur permettent de déambuler. Et d’escalader. L’oursin de feu est aussi un très bon grimpeur. Tous les moyens sont bons pour se promener au fond de l’océan. 

fonds meer

La crevette impériale chevauche une synapse qui rampe par contractions successives. Comme son proche parent Poursin, l’étoile de mer se déplace sur des centaines de petites ventouses. Mais un seul pied suffit au  lambi pour arpenter la plaine. La nature a vraiment tout essayé. Même les poissons qui marchent à quatre pattes. Au fond de l’eau, chacun subit la loi de la pesanteur. Pour échapper à l’étoile de mer, le pétoncle a inventé depuis longtemps la propulsion à réaction. Pas de précipitions pour le poulpe à anneaux bleus. C’est sur la pointe des tentacules qu’il s’avance. Avant que le jour se lève, les animaux nocturnes retournent s’enfouir bien à l’abri dans le sable. 

Ces animaux étranges qui arpentent le fond marin ressemblent à leur ancêtre qui vivaient il y a 500 millions d’années

[…] 

extrait LA PERLE ENTRE L’OCEAN ET LE CIEL  – La perle, entre l’océan et le ciel.

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POURQUOI LE CRABE Marche-t-il de côté ?

Posté par othoharmonie le 1 avril 2016

Une fois pour toutes, taisons la rumeur: les crabes ne boivent pas d’anisette. Tous les crustacés qui ont une carapace plus large que longue, même à jeun, ne savent pas marcher droit. La raison? La nature leur avait donné à choisir entre solidité et flexibilité: faute d’obtenir le beurre et l’argent du beurre, tourteaux, étrilles et autres crabes verts ont choisi d’être costauds. Pour éviter les coups de bec trop bien aiguisés, la carapace du crabe s’est aplatie et étirée au cours du temps. Le lifting fut tellement efficace qu’aujourd’hui, cette carapace l’empêche d’étendre complètement ses pattes. Un manque de souplesse qui limite les mouvements. Demandez à un chevalier en armure de faire des pas de côté… La cuirasse l’empêchera d’exécuter certaines figures parce qu’elle diminue la flexibilité de ses articulations. C’est un peu la même histoire pour le crabe. Une bonne charnière bien solide mais pas très agile. Les pattes se plient de la même manière que les bras des humains mais, comme elles sont fixées de part et d’autre de l’abdomen, elles s’articulent uniquement soit vers la gauche, soit vers la droite. Pour peu qu’il synchronise ses quatre paires de pattes et ses pinces, le crabe ne peut donc marcher que vers la gauche… ou vers la droite! Mais le crabot n’en est pas pour autant manchot: sa vitesse peut atteindre les 12 km/h. Pêcheurs, attention, les charnières des pattes et surtout des pinces sont très solides, bien plus que les doigts d’humain! Et rappelez-vous que les crabes verts sont eux aussi délicieux et tellement moins dangereux à saisir que les agiles étrilles.

crabes

Pourquoi le crabe est-il un symbole depuis toujours ?

Le crabe est un animal qui a toujours été symbolique au cours de l’histoire de l’humanité mais les variantes changent selon les siècles et les pays. 

Les romains considéraient qui était protecteur mais au Moyen-âge les gens y voient l’emblème des monstres marins et en font un animal maléfique qui est nécrophage.

En Asie, au contraire, le crabe est très respecté car sur sa carapace, on distingue un visage et la légende raconte que le crabe contient les âmes des guerriers morts au combat.

 

Pourquoi marche-t-il de travers ?

En réalité, tous les crustacés qui ont une carapace plus large que longue ne savent pas marcher droit. Cette démarche latérale particulière serait due à leurs articulations et à l’évolution. Au cours des siècles, pour le protéger des coups de bec des oiseaux, la carapace du crabe s’est aplatie et étirée, l’empêchant ainsi d’étendre complètement ses pattes. Elles s’articulent uniquement vers la droite ou vers la gauche, tout comme ses pinces. Ce qui explique son allure. Mais les scientifiques ont découvert que placé dans un couloir adapté à sa taille, le crabe serait en mesure de marcher frontalement.

A noter que malgré sa démarche latérale, le crabe peut atteindre une vitesse de 12 km/h!

 

LE SAVIEZ-VOUS /  On sait que les crabes marchent de travers mais, ce que l’on sait moins, c’est qu’ils sont tout à fait capables de marcher droit. 

En effet, si l’on met un crabe dans un couloir juste assez large pour lui par exemple, il va alors se mettre à marcher droit, même si cela reste assez difficile pour lui. D’ailleurs, à la première occasion, il va recommencer à se déplacer latéralement. 

Les chercheurs pensent que ce mode de déplacement est causé par l’atrophie (la diminution de la taille) d’un des muscles de ses membres mais aussi par ses articulations, qui sont faites pour s’articuler de côté.

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LE CRABE DANS TOUS SES ETATS

Posté par othoharmonie le 30 mars 2016

 

CRABE, CANCRE, cancer; genre d’animaux crustacés qui comprend plusieurs espèces. En général les crabes ont la queue composée de tables, rabattue en – dessous, & appliquée sur le ventre. La tête n’est pas séparée du corps. Ils ont dix jambes, cinq de chaque côté, y compris celles qui portent les serres, et que l’on a comparées à des bras parce qu’elles en tiennent lieu à quelques égards. Les jambes de devant sont beaucoup plus grosses que les autres: il y a aussi pour l’ordinaire une différence de grosseur entre l’une et l’autre de ces grosses jambes; ce qui vient de ce que les crabes sont sujets à se casser ces jambes, et qu’il en renaît une nouvelle en place de celle qui a été cassée. Ce fait est prouvé par des expériences faites sur les écrevisses, que l’on a aussi observées dans le temps qu’elles se dépouillent de leur taie.

crabe

 Voyez Ecrèvisse. La figure des crabes est arrondie, parce que la queue, la tête, et le corps, paraissent confondus ensemble. Les espèces de ce genre diffèrent par la grandeur du corps et par les couleurs, par la longueur et la grosseur des pattes et des serres. Rondelet a mis au nombre des crabes les crustacés, auxquels on a donné le nom d’araignée de mer, et ceux que l’on appelle poupars.

Voyez Poupar. Ensuite il fait mention des espèces suivantes de crabes d’eau salée.

Le crabe appelé migraine ou ours. Il ne ressemble à ce quadrupède que par la dextérité avec laquelle il se sert de ses serres, en quelque façon comme l’ours se sert de ses pieds de devant, et par sa figure informe. Il a aussi quelque ressemblance avec une grenade, soit pour la figure, soit pour la couleur; c’est pourquoi on lui a donné le nom de migraine.

Le crabe au pié large, latipes, Il diffère des autres par les jambes de derrière, qui sont larges à l’extrémité, et ont six articulations. Il a quatre petites cornes au front, et sa taie est lisse.

Le crabe jaune & ondé. Ses pattes sont longues et velues; il a deux grandes cornes, et des aiguillons sur le front et à côté du front.

Le crabe marbré, cancer varius vel marmoratus. Sa taie est lisse, et parsemée, comme un marbre ou un jaspe, de différentes couleurs, telles que le vert, le bleu, le noir, et le cendré. Il y a deux petites cornes aux fronts: la taie est crénelée en forme de scie à côté des yeux.

Le crabe commun. Il a deux petites cornes au front, les jambes de devant courtes, et les autres plus allongées et terminées en pointe.

Le crabe à bras court. Il est petit, de couleur mêlée de rouge et de noirâtre: la partie postérieure du corps est large, et l’antérieure pointue; les deux jambes de devant sont très – courtes, et les deux suivantes fort longues, grosses, pointues, et velues; les autres sont aussi longues, mais menues et lisses.

Le crabe velu. On en distingue de trois sortes; les premiers ont les jambes de devant hérissées de pointes, et noires à l’extrémité; il y a deux petites cornes au front; la partie antérieure de la taie est dentelée comme une scie, et le milieu de la face supérieure porte la figure d’un coeur. La seconde espèce est plus petite que la première, et n’a point de noir à l’extrémité des bras. Enfin la troisième espèce ne diffère de la seconde, qu’en ce qu’elle est encore plus petite.

Le crabe fait en forme de coeur. Il est petit; c’est le corps qui représente la figure d’un coeur. Il a deux corres au front. Ce crabe vit en pleine mer: on en a souvent trouvé dans l’estomac des merlans.

Les petits crabes qui se logent dans des coquilles. On en trouve dans des moules, des huîtres, des peignes et des pinnes marines: ceux des huitres ne sont pas plus gros qu’une féveb ; ils sont blancs, excepté le milieu de leur face supérieure où il y a du rouge. Ceux de la pinne marine sont plus grands, et ont plus de rouge que de blanc. L’animal des coquillages où sont ces crabes est vivant. Ils se retirent aussi dans des trous d’éponge, dans des fentes de rocher, &c.

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Le crabe appelé araignée. Rondelet donne le nom d’aranca crustata à une petite espèce de crabe qui a la tête un peu plus distincte, plus pointue, et plus avancée que les autres crabes: il y a deux petites cornes entre les deux yeux, qui sont fort saillants: les jambes sont fort longues, à proportion de la grosseur du corps, comme celles des araignées.

On a aussi donné le nom d’araignée à une autre espèce de crabe beaucoup plus grosse, appelée maia: Rondelet dit en avoir vu qui avoient la largeur d’un empan, et la longueur d’une demi – coudée. Les jambes de ce crabe sont courtes à proportion de la grandeur du corps, et l’extrémité des serres est noirâtre: il a quatre cornes: sa tale est légère, & découpée en demi – cercles à la circonférence: la chair est dure, et de mauvais goût. Savoir quel crabe Aristote a désigné par le nom de maia: tous les auteurs ne sont pas d’accord à ce sujet; Gesner donne le nom de maia au crabe que Rondelet nomme pagurus. 

Le crabe d’eau douce, cancer fluviatilis. Il se trouve en Grèce, en Candie, en Italie, en Sicile, en Egypte, dans le Nil, &c. Il ressemble aux crabes de mer, mais il a la taie plus mince, le corps moins arrondi, et les pattes plus grosses à proportion du corps. Les femelles ont la queue plus large que les mâles. Ces crabes sont bons à manger, sur – tout lorsqu’ils sont dépouillés de leur taie. Rondelet, hist. des poissons.

Il y a encore d’autres espèces de crabes, dont on peut voir la description dans Aldrovande, Gesner, Jonston.

Le crabe des Moluques, cancer Mollucensis, a une figure particulière. Voyez la Pl. XII. Thes. imag. pisc. &c. Rumphii. On nous a aussi donné la description et l’histoire de plusieurs espèces de crabes des Antilles, savoir les crabes violets, les blancs, & ceux que l’on appelle dans le pays du nom de tourlourou. Voyez l’hist. génér. des Antilles par le P. du Tertre, tome II. Voyez Crustacée. (I)

De toutes les différentes espèces de crabes qu’on trouve dans les Antilles, celle dont on fait le plus d’usage sont les crabes blancs, les crabes rouges, et les crabes manicoux, ainsi nommés à la Grenade, et connus à la Martinique sous le nom de seriques de riviere.

On prétend que les crabes font mal lorsqu’ils ont mangé le fruit du manceniller: cependant dans l’île de la Grenade on les prend communément sous ces arbres, et on ne s’est jamais aperçu qu’ils aient incommodé personne. Les crabes et les sériques de mer sentent un peu le marécage, et n’ont pas tant de substance que les autres. Art. de M. le Romain.

SOURCE : http://portail.atilf.fr/cgi-bin/getobject_?p.27:4./var/artfla/encyclopedie/textdata/image/

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LE CRABE ET SES COULEURS

Posté par othoharmonie le 30 mars 2016

 

Non pas une, mais quatre nouvelles espèces de crabes d’eau douce, d’un violet lumineux, ont été découverts parmi la grande diversité biologique, mais écologiquement menacée des Philippines.

Insulamon-palawense_thumb

 un crabe mâle Insulamon palawanense, qui se différencie de la femelle et des jeunes par ses pattes et pinces rougeoyantes.

Le crustacé se niche sous des rochers et les racines dans les ruisseaux, se nourrissant de plantes mortes, de fruits, de charognes et de petits animaux dans l’eau pendant la nuit, selon Hendrik Freitag du musée Allemand Senckenberg.

Les couleurs vibrantes, sur les coquilles de ces crabes, peuvent différencier les mâles des femelles, les jeunes des adultes. Trouvés seulement dans les petits écosystèmes forestiers dans le groupe d’île de Palawan, la plupart ont des coquilles pourpres avec des pinces et des pattes virant au rouge. Les crabes peuvent distinguer les couleurs. Par conséquent, il semble probable que la coloration a une fonction de signal pour le comportement social, l’accouplement, par exemple.

Tous de la famille des Potamidae, la carapace du plus grand, Insulamon magnum, est de 53 millimètres par 41,8 millimètres, tandis que le plus petit, l’Insulamon porculum, mesurent 33,1 sur 25,1 millimètres. Les deux autres nouvelles espèces ont été appelées Insulamon palawense et Insulamon johannchristiani. Les quatre diffèrent légèrement les uns des autres, dans la forme de leurs coques, leurs pattes et les organes sexuels.

Aux États-Unis, le Conservation International répertorie les Philippines comme l’un des 17 pays qui abritent la plupart des plantes et la vie animale de la Terre. Les principales menaces pour ces crabes sont les constructions agricoles, minières ou d’habitations, pouvant entrainer le tarissement de leurs petits habitats et la pollution des eaux.

A partir, et pour plus de détails et d’images, du musée Senckenberg : Colourful river crabs: newly discovered and already threatened. L’étude au format PDF : Revision of the genus insulamon NG & TAKEDA, 1992 with desriptions of four new species.

Il y a aussi sur GuruMeditation 

 

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Crabe : la Perception, la Protection, la Rapidité de Décision

Posté par othoharmonie le 28 mars 2016

crabe

 Le Crabe est fortement axé sur les avantages que l’on peut tirer de ses capacités. Il enseigne à ne pas regarder les choses sous un seul angle. Il nous apprend aussi à être malléable face aux changements. Il pousse à développer de meilleures communications entre notre conscient et notre inconscient.

Le Crabe aime qu’on se perfectionne et qu’on réveille et aiguise nos perceptions. Crabe représente les manifestations lunaires. Marchant de travers, on l’appelle pour cette raison le Rusé. La femelle du Crabe mange son mâle, ce qui peut évoquer la vengeance du dépit féminin. Il déclenche les tempêtes, et enseigne la magie aux hommes. Esprit fécondant ou Esprit du Mal, décidément, la marche de travers de cet animal excite bien l’imagination.

Alors que le Crabe est considéré durant l’Antiquité comme animal protecteur, sa réputation change au Moyen- Âge, comme celle de l’ensemble des créatures marines. Il est même devenu maléfique, symbole des monstres marins marcheurs ; ce rejet est sûrement aggravé par ses habitudes nécrophages. Au contraire, en Asie, les espèces du genre Dorippe, sur la carapace desquelles on distingue un visage humain, sont très recherchées car, selon la légende, ils contiennent l’âme de guerriers défunts. Cancer vient du nom grec du Crabe. Ce nom, choisi pour désigner la maladie du cancer, témoigne de ce qu’en Occident la symbolique liée à cet animal est devenue négative.

C’est aussi le nom d’une constellation et l’un des douze signes astrologiques. L’expression « Marcher en Crabe » signifie se déplacer de côté. Le Crabe est un symbole lunaire, avatar des forces vitales transcendantes. Il est après la Tortue, le second démiurge dépêché par le Soleil pour ramener la Terre du fond de l’Océan. Comme d’autres animaux aquatiques, il est paradoxalement lié à la sécheresse, les Crabes sont la nourriture des « Génies de la sécheresse ».

En Chine, il est le symbole de la cinquième heure du jour. Dans l’ensemble, le Crabe est néanmoins un symbole bénéfique.

Au Cambodge, voir un Crabe dans ses rêves signifie voir ses désirs comblés. Demandez à votre totem Crabe d’élargir votre conscience spirituelle, de guérir votre relation avec votre mère, et d’apprendre à contrôler vos émotions négatives. Vous accéderez à son pouvoir en laissant s’éloigner vos vieilles possessions inutiles, et en faisant attention à votre vision périphérique. La médecine de Crabe atténue les troubles gastriques, et soigne par la libération émotionnelle. En tant que gardien et protecteur, Crabe protège en menaçant, et évite le danger en esquivant le problème.

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CRABE OU CRUSTACE

Posté par othoharmonie le 27 mars 2016

 

Les crustacés forment un groupe qui réunit des formes très variées, comme les balanes, qui vivent fixés sur un support solide, ou des formes plus mobiles comme les crevettes ou les crabes. Le seul lien qui unisse tous les crustacés, c’est l’existence, au cours du développement embryonnaire ou larvaire, d’un stade initial commun, dit nauplius.

La collection de Crustacés couvre l’ensemble des groupes décapodes et non-décapodes ainsi que le groupe des Pycnogonides et Limules. Composée de plus de 120 000 lots inventoriés, rangés par ordre systématique, c’est, avec environ 8500 types, une des collections de Crustacés les plus riches du monde par sa diversité. Elle est considérée comme étant la plus grande collection de crustacés décapodes profonds pour la zone Indo-Pacifique. Les spécimens, mesurant de 1 mm à plus de 2 m d’envergure, sont principalement conservés en alcool. Certains sont naturalisés et conservés à sec (collections anciennes, comme la collection historique de Crabes), d’autres en préparations sur lames. Une collection de tissus et ADN a également été mise en place à partir de 2008. La collection comprend des Crustacés marins, d’eaux douces et terrestres (y compris les espèces parasites) du monde entier.

Crabe

Historique
Elle a débuté dès avant 1800 avec les récoltes des voyageurs naturalistes (voyages de Bougainville, Savigny, Dumont d’Urville…) et s’est poursuivie ensuite, notamment avec celles du Travailleur et du Talisman. La collection a bénéficié des travaux de scientifiques prestigieux comme Jean-Baptiste de Lamarck, Latreille, H. et A. Milne-Edwards, Chevreux. La collection s’est considérablement accrue grâce aux expéditions Musorstom et Tropical Deep-Sea Benthos, débutées à la fin des années 70 et qui se poursuivent de nos jours.

Activités
La collection s’enrichit de 8-10 % par an en moyenne, avec des variations suivant les groupes, grâce aux campagnes ainsi comme à de nombreux dons et dépôts. Depuis 20 ans, les campagnes Musorstomet Tropical Deep-Sea Benthos ont permis de constituer la collection de faune bathyale la plus importante au monde. Une cinquantaine de prêts et l’importante fréquentation de 200 jours-chercheurs par an de chercheurs français et étrangers témoignent de l’intérêt scientifique de ces collections. Ces dernières sont également souvent utilisées comme matériel d’exposition.

Contact
Laure Corbari corbari@mnhn.fr – Paula Martin-Lefèvre martin-lefevre@mnhn.fr

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Les crustacés sont des animaux aquatiques invertébrés dont le corps est recouvert d’une carapace dure. Ils habitent pour la plupart la mer (crabe, crevette, homard, langouste, langoustine) et certains, telles l’écrevisse et quelques espèces de crevettes et de crabes vivent en eau douce. La carapace des crustacés est plus ou moins rigide selon les espèces. Elle tombe à la mue pour permettre à l’animal de grandir, puis repousse aussitôt. Les crustacés muent plusieurs fois au cours de leur vie.

Les crustacés décapodes sont munis de cinq paires de pattes. Chez la plupart (homard, crabe, écrevisse, langoustine), la première paire est beaucoup plus développée et se termine d’un côté par un étau puissant, et de l’autre par des pinces en dents de scie qui servent à broyer la nourriture. L’étau et les pinces sont placés indifféremment à gauche ou à droite. Les pattes de la crevette, de l’écrevisse et de la langouste sont généralement d’égale grosseur et se terminent par des pinces (des crochets pour la langouste). La cage thoracique des crustacés est soudée à la tête, et les pattes y sont rattachées.

Les crustacés se déplacent en marchant, la plupart au fond de la mer. Le crabe peut se déplacer très vite, même latéralement. Certaines espèces s’aventurent sur les plages. L’écrevisse peut reculer, d’où le sens de l’expression «marcher comme une écrevisse». Les femelles se distinguent des mâles par une sorte de palme (ou nageoire) placée sous le coffre, qui sert à retenir les œufs. Chez le mâle, cette partie n’a pas la forme de nageoire, elle est plus fine et plus rigide. Les œufs («corail») de couleur rouge sont comestibles.

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Le crabe des cocotiers

Posté par othoharmonie le 23 mars 2016

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Le crabe des cocotiers est le plus grand arthropode terrestre au monde. Sa taille peut atteindre un mètre et ses pinces sont capables de pulvériser une noix de coco… Il vaut mieux ne pas trop l’énerver :D . DGS vous dit tout sur ce crustacé titanesque.

Le Birgus latro est plus communément appelé crabe de cocotier, c’est le plus grand arthropode terrestre dans le monde. Il est aussi connu sous le nom de crabe voleur en raison de sa propension curieuse à voler tout ce qu’il peut transporter à l’aide de ses pinces.

Le crabe de cocotier est endémique aux îles de l’océan Pacifique et de l’océan Indien, mais ses populations sont extrêmement menacées sur certaines de ces îles. Il a un odorat très puissant, il peut peser jusqu’à 4 kg (certains affirment avoir trouvé des spécimens de plus de 17 kg) et soulever des objets de 28 kg avec ses pinces. D’une longueur de 40 cm pour une envergure pouvant aller jusqu’à 1 mètre d’une patte à l’autre, il peut également grimper dans des arbres mesurant jusqu’à 6 mètres de haut.

 

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Il grandit remarquablement lentement, peut-être 120 ans pour atteindre sa pleine taille, souligne l’écologiste Michelle Drew de l’Institut Max Planck. Les plus gros peuvent peser plus de 5 kg avec une envergure des pinces pouvant atteindre 1 mètre.

La couleur de son corps varie d’un bleu-violet à un rouge orangé selon les îles. Le rostre est proéminent et les yeux sont rouge grenat. Le volet latéral de la carapace recouvrant les branchies et très développé. Seuls les plus jeunes utilisent une coquille de gastéropode pour se protéger.

 

Le crabe peut se développer et muer chaque année comme ça pendant plus d’un siècle, l’expansion et l’élargissement comme une étoile mourante avec des griffes jusqu’à ce qu’il menace de porter atteinte aux lois de la physique.

Nourrir cette croissance incroyable n’est pas une mince tâche, le crabe de cocotier mange tout ce qu’il peut obtenir avec ses griffes. Il ira courir après les fruits, la végétation et la charogne : oiseaux morts et autres crabes de cocotier, etc.

 

Mais ce dont il raffole vraiment, ce sont les noix de coco, bien sûr. Celles-ci sont extrêmement difficiles à ouvrir. Mais comme vous avez pu le remarquer, le crabe de cocotier est équipé de pinces massives. Un des amis de Drew s’est fait pincé en bas du pouce, il a perdu toute sensation pendant trois mois. Cependant, elle souligne que le crabe de cocotier est en fait assez doux lorsqu’il ne se sent pas menacé.

« Ils utilisent leurs griffes pour arracher les fibres extérieures » a déclaréDrew. Cela peut parfois prendre plusieurs jours et implique souvent un certain nombre de crabes.


Le crabe de cocotier trouve de la nourriture avec son sens de l’odorat très bien développé. Comme un insecte, il utilise des antennes. Bien que les insectes et le crabe de cocotier soient issus de différents parcours évolutifs, le même besoin de différencier les odeurs dans l’air les a conduits à développer des organes similaires.

Malgré sa place de plus grand arthropode terrestre du monde, le crabe de cocotier commence sa vie dans la mer. Après l’accouplement sur la terre ferme, la femelle libère ses œufs fécondés dans l’océan, où les larves nagent pendant un mois. Ils entrent alors dans ce qui est connu comme le stade glaucothoé et trouvent une coquille d’escargot à occuper.

 A ce stade, le crabe de cocotier est par essence un peu comme le bernard-l’ermite que vous pouvez acheter à l’animalerie. Mais alors que les crabes commercialisés vivent leurs jours dans une coquille dans l’eau, le crabe de cocotier la quitte finalement. Une fois qu’il est parti et devenu un être entièrement terrestre, un crabe de cocotier ne revient jamais à la mer, sauf pour libérer ses œufs. Il pourrait d’ailleurs se noyer s’il était complètement submergé.

Malgré sa taille monstrueuse, ses pinces massives et son armure redoutable, le crabe de cocotier se trouve de plus en plus en péril. Ils ont des millions d’années de vie devant eux, sur les îles sans grands mammifères prédateurs, leur permettant d’atteindre des proportions incroyables. Mais ceci est en train de changer car l’empiétement humain a jeté leur chaîne alimentaire dans le chaos.

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 C’est pourquoi ils sont en train de disparaître » a déclaré Drew. Trouver des crabes de cocotier vraiment massifs devient donc plus rare. Ils ne peuvent tout simplement pas survivre assez longtemps pour se développer à leur maximum.

Les adultes à la vue médiocre et qui repèrent le danger par les vibrations du sol sont des proies relativement faciles pour l’être humain qui est malheureusement son principal prédateur. Il peut aussi être victime d’intoxication après avoir mangé des cadavres de rats empoisonnés. 

Ce gigantesque crabe nous a vraiment impressionnés ! Nous sommes rassurés de savoir qu’il ne s’attaque qu’aux noix de coco :P . Si lui ne s’attaque pas à nous, l’inverse n’est pas forcément vrai. C’est pourquoi nous espérons que la chasse aux crustacés des cocotiers cessera avant que son espèce ne disparaisse. Et vous, aimeriez-vous adopter ce crabe géant ?

 

LU SUR LE SITE http://dailygeekshow.com

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Crabe animal symbolique

Posté par othoharmonie le 20 mars 2016

 

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1. Signification symbolique du Crabe

Le symbolisme du crabe traite principalement des éléments de l’eau, la lune et porte comme thèmes de la protection. Les crabes sont de forts symboles lunaires, et nous voyons la connexion du crabe avec la lune astrologiquement, ésotérique et universellement. Par exemple, le crabe est en vedette dans le Tarot où un crabe (ou parfois un homard ou écrevisses) est indiqué sur la carte de la Lune et améliore le symbolisme global cette carte représente.  Il sert en effet, la lune symbolise comme un tuteur matrone du crabe, et veille à leur bien-être au cœur de son monde aquatique.

Astrologiquement, le signe du Cancer porte le symbole du crabe. Les crabes rabattent leurs coquilles pour les nouveaux, et c’est là que la renaissance / Association cycliste joue son rôle.  Le symbolisme animal protecteur est évident dans le dur, épineux exo- squelette trouvé avec ces créatures.  Quand le crabe se glisse dans notre conscience, il nous rappelle la nature cyclique de nos vies et quelle protection nous pourrions avoir besoin pour le chemin sur lequel nous nous engageons.   Le Crabe signifie par prospérité, le succès et le statut élevé dans le symbolisme chinois parce que le mot chinois se référant à sa coque est un jeu de mots sur le terme utilisé pour le meilleur score d’un candidat peut faire des examens impériaux chinois (Deux crabes représentent le premier et le deuxième score des examens.

Symbolisme animal du crabe comprend des attributs tels que …

2. Le symbolisme du Crabe

cycles
Faites confiance
Émotion
Protection
Régénération
Transformation

Comme un totem, la déambulation du crabe est remarquable. Ne jamais prendre une route directe (vers l’avant, ou front), le crabe fait son chemin sur la terre avec une dance de côté.  Ceci est un rappel que tous les chemins ne sont pas tous directement le but et que tous les moyens seront à venir dans leur sens. Lorsque vous vous déplacez dans une certaine direction, et que vous vous sentez un peu égarés, invoquez le crabe voyage. Elle vous guidera de manière peu orthodoxe – à prendre les chemins les moins connus de moindre résistance et vous apportera la clarté. Le crabe nous rappelle que nous pouvons vivre à l’intérieur de la diversité de ce monde avec la préparation d’un guerrier (armure), mais nous sommes nés avec cette préparation – nous n’avons pas à garder ou défendre nous-mêmes sur le but. En d’autres termes, lorsque nous nous détendons et passons dans les vagues de bien-être – en se déplaçant dans le flux naturel des choses, nous n’avons pas besoin de défense. Tous nos besoins sont satisfaits, et nous sommes divinement soignés.   Il y a une raison pour le vieil adage : ” heureux comme un crabe. ” C’est parce que le crabe est content de se déplacer avec la cadence naturelle de la lune, l’eau, la terre et le rythme parfait de la nature. Nous ferions bien de suivre son exemple.

3. Définir le crabe ou cancer comme Signe du zodiac

Cancer – le crabe
21 Juin – 22 Juillet
Les Cancers aiment les environnements domestiques à la maison et la vie, la famille. Ils sont traditionalistes, et bénéficient d’exploitation à un niveau fondamental. Ils aiment l’histoire, et sont fascinés par les débuts de choses (héraldique, ascendance, etc.) La lune est leur règle, afin qu’ils puissent être un peu contradictoire et parfois de mauvaise humeur.   Cependant, ils sont conservateurs, ils seront enclins à cacher leurs humeurs des autres tout à fait. Ils ont la réputation d’être volage, mais ils vous diront que ce n’est pas vrai, et ce n’est pas. Les Cancers sont de fidèles amis et sympathiques. Cependant les Cancers ont besoin de temps seul, et quand ils se retirent, laissez-les faire à leurs conditions.

TEXTE ISSU DU SITE http://eloviawp-live.nth.ch/crabe-animal-symbolique/

 

 

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le crabe – animal totem

Posté par othoharmonie le 18 mars 2016

 

 crabe

 

perception, protection, rapidité de décision.

 

Le crabe est fortement axé sur les l’avantages que l’on peut tirer de ses capacités. Il enseigne à ne pas seulement regarder les choses sous un seul angle. Il nous apprend aussi à être malléable face aux changements. Il pousse à développer de meilleures communications inter-personnelles et personnelles, entre notre conscient et notre inconscient. Le crabe aime que l’on se perfectionne et que l’on réveille et étendre nos perceptions.

Le crabe ou l’écrevisse représente des manifestations lunaires. Marchant de travers, on l’appelle pour cette
raison le rusé. La femelle du crabe mange son mâle, ce qui peut évoquer la vengeance du dépit féminin.
Liés aux rites de la sécheresse et de la Lune, comme de nombreux animaux aquatiques, la mission du crabe, dans certains mythes, consiste à ramener la terre du fond de l’océan. Il déclenche les tempêtes ou apprend la magie aux hommes. Esprit fécondant ou celui du mal, décidément, la marche de travers de cet animal, tout comme l’écrevisse, excite bien l’imagination.

Alors que le crabe est considéré durant l’Antiquité comme animal protecteur, sa réputation change au Moyen Âge, comme celle de l’ensemble des créatures marines. Il est même devenu maléfique, symbole des monstres marins marcheurs ; ce rejet est sûrement aggravé par ses habitudes nécrophages. Au contraire, en Asie, les espèces du genre Dorippe, sur la carapace desquelles on distingue un visage humain, sont très recherchées car, selon la légende, ils contiennent l’âme de guerriers défunts.

Cancer vient du nom grec du crabe. Ce nom choisi pour la maladie de cancer du témoignage qu’en Occident la symbolique liée à cet animal est plutôt négative. C’est aussi le nom d’une constellation et l’un des 12 signes astrologiques.
L’expression marcher en crabe signifie se déplacer de côté.

Le crabe est un symbole lunaire, avatar des forces vitales transcendantes. Il est après la tortue, le premier démiurge dépêché par le soleil pour ramener la terre du fond de l’océan. Comme d’autres animaux aquatiques, il est paradoxalement lié à la sécheresse, les crabes sont la nourriture des « Génies de la sécheresse ».

En Chine, il est le symbole de la 5ème heure du jour. Dans l’ensemble, le crabe est néanmoins un symbole bénéfique.
Voir un crabe dans ses rêves au Cambodge signifie voir ses désirs comblés.

DEMANDEZ LUI DE VOUS AIDER A :
– élargie votre conscience spirituelle.
– guérir votre relation avec votre mère.
– contrôler vos émotions négatives.

ACCÉDEZ A SON POUVOIR EN :
– laissant aller les vieilles possessions inutiles.
– faisant attention à votre vision périphérique.

EN TANT QUE GUÉRISSEUR :
– atténue les troubles gastriques.
– soigne grâce à la libération émotionnelle.

EN TANT QUE GARDIEN OU PROTECTEUR :
– protège en menaçant.
– évite le danger en esquivant le problème.

 

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CRABE : Le Cancer mythologique

Posté par othoharmonie le 16 mars 2016

Il est inutile de réfléchir longtemps pour voir dans le Cancer (en latin : crabe, écrevisse) le symbole de l’arrêt de croissance du Jour :

« Au mois de juin », dit Angelo de Gubernatis, « quand le Soleil parait entrer dans le tropique que désigne le signe du crabe, on dit qu’il revient sur ses pas. Au début même de l’été, les jours commencent à diminuer, de même qu’ils commencent d’augmenter à l’entrée de l’hiver ; c’est pourquoi, au mois de juin, le Soleil était comparé à un crabe marchant à reculons ».

cancer

Apres ce rappel d’une lumineuse évidence sur l’origine du nom, Georges Lanoë-Villène signale aussi que Karabos désigne en grec le crabe, la langouste, le homard, et même un insecte, l’escarbot. Dans les vieilles Représentations du Zodiaque, on voit tantôt le Crabe, tantôt l’Ecrevisse, mais jamais l’escarbot, à ne pas confondre avec l’escargot, qui n’est pas un coléoptère mais un mollusque terrestre, traditionnellement associé, d’ailleurs, à la symbolique de votre Signe en raison de son attachement a la « maison ». Salvador Dali, fort averti des analogies de son Signe ascendant (Cancer) s’est donné longtemps l’escargot pour emblème, et ses montres molles comme des mollusques s’appliquent sans doute a mesurer « transcendantalement » un temps qui s’écoule lentement.

Les symboles glissent aussi, au fil du temps, d’une image à l’autre, d’un sens à un autre sens, et parfois à un contresens. Par exemple, l’astrologie classique attribue l’élément « Eau » à votre Signe… mais les crabes ne sont pas exclusivement aquatiques, il en est de terrestres qui grimpent aux cocotiers. Ne nous fions pas davantage à la réputation de lymphatisme qui nous vient de I’eau et du tourteau dormeur.

Parmi les crabes, comme parmi les cancériens, les bagarreurs, si tendres soient-ils a l’intérieur, font bonne figure. Quelques astrologues ne comprennent pas pourquoi Marcel Cerdan, Jules César, Lino Ventura, Mike Todd, sont nés sous un signe qui passe, abusivement, pour un petit mou pleurnichard, aussi lunaire que La Fontaine. En vérité, les clichés empoisonnent l’astrologie. Lorsqu’on vous proposera celui du bébé cancérien, pensez a ceux qui pincent : Louis XI, Jean Yanne, Wolinski, Jacques Martin, sans oublier un pincement plus gros, le richissime John Rockefeller, qui n’a pas eu besoin de naître sous le signe du Lion pour avoir des dents longues et généreuses.

Faut-il s’en remettre à la diversité des crabes pour justifier celle des caractères ? Ce n’est pas sûr, mais, dans la foulée de l’analogisme ç la mode, autant essayer : il existe des crabes marins qui, chez les humains, feront de bons matelots. Parmi les crabes de mer, le tourteau illustre le cancérien paisible, lent dans ses déplacements, rêvant sous la roche à une puissante famille. Serait-ce Pierre Mauroy qui, cancérien du 5 juillet 1928, s’est constitué un gouvernement où son signe domine ? Le crabe enragé – (c’est son vrai nom) – est beaucoup plus irascible, et il ravage nos côtes en marchant de côté. Serait-ce Jean Yanne ou Jean Daniel ? Il existe, je crois le savoir, un crabe violoniste (à cause d’une très grosse pince) qui accorde son violon sous La lune. Je n’ai pas l’honneur de connaître de crabe contrebassiste, guitariste, mandoliniste. Ils doivent exister… Ils sont entièrement éclipsés par le crabe trompettiste, Louis Armstrong, né le jour de l’année où la Terre est à sa distance minimale du Soleil, et cela en été : d’où le style hot, qui veut dire chaud, de la trompette.

Un crabe des Bermudes se prétend décorateur parce qu’il « dérobe aux regards le coloris voyant de sa coque en maintenant un coquillage, ou souvent une éponge, au-dessus de lui avec deux de ses pattes ». Vous parlez d’un travail !

II y a des crabes bleus, il y en a des roses, des mous, des durs, des dormeurs, des éveillés. Comme pour les Gémeaux, symbolisant la fécondité pluraliste des jumeaux, le crabe est un bon animal pour figurer la pluralité du cancérien. II porte en lui l’infini sous une immense carapace. C’est pourquoi Paul-Emile Victor, cancérien, a réussi à rendre aimable et désirable le grand désert du Nord. Le froid, l’infini, le désert, font partie de la ramille. Il ne faut pas en avoir honte. Le cancérien supérieur est à l’image de Barnum, directeur de cirque, il nous rend l’étrange familier et fraternel, il dédramatise, comme Pierre Perret, les colonies de vacances, ou la mort et l’invisible, comme Cocteau. Le cancérien de classe est un sommet, un solstice, un bouquet triomphant de l’année. Réjouissez-vous, cancériens que l’on prend pour des enfants gnan-gnan, de très grands savants et philosophes ont fleuri sous votre Signe : Jean-Jacques Rousseau (une plaie pour certains), Claude Bernard, l’immense Leibnitz qui voyait tout, savait tout, et que l’on aime oublier, pour le punir de ne pas être conforme au portrait de l’attaché à sa maman.

Si vous avez suivi l’héroïque aventure du Jour et de la Nuit, vous devez savoir que les Signes autour des solstices d’été et d’hiver (Gémeaux, Cancer, Sagittaire, Capricorne) ont une vision panoramique, synthétique réceptive aux contradictions. Essayez d’hypnotiser un crabe… ils ont de petits yeux madrés, des micro-billes rondes qui surveillent la gauche et la droite en louchant. D’où leurs paradoxes. Les mythologies en témoignent : en Occident on accorde Eau et Ecrevisse, en Chine le crabe est lié aux mythes de la sécheresse et de la Lune. Les crabes, assure Pierre Orison, sont la nourriture des génies de la sécheresse.

cancer mythologique

Dans les signes solsticiaux, les extrêmes se touchent. Tant bien que mal, le langage symbolique rend compte des paradoxes de la nature. Puisque le jour, parvenu à son apothéose, se meurt, la nuit renaît, par son dynamisme. Elle ne domine pas en durée, mais elle va croître, insidieusement, par le dedans. C’est pourquoi, à propos du Cancer, les astrologies insistent sur la vie intérieure et sur l’avenir d’une nuit cachée porteuse de rêves, de projets, d’au-delà du moment et du lieu.

Une légende concernant le Cancer raconte la lutte d’Hercule, héros solaire, avec l’hydre de Lerne. Ce dragon pluraliste possédait tant de têtes repoussantes que notre héros ne pouvait en venir à bout. Il lui fût conseillé de brûler le cou qu’il tranchait chaque fois qu’une tête tombait. Hercule fit de son mieux, mais malgré ses efforts, de l’hydre vaincue, une tête sans cesse renaissait.

La renaissance secrète de la Nuit se rapporte aux inquiétudes du Signe, à ses angoisses et son demain de quoi sera-t-il fait. L’autre force revient… elle montre l’impasse, la limite du Jour, symbole de l’être concret, aux racines visibles. Un autre être, une autre individualité, plus morale, plus abstraite, vient de naître sous le signe du Cancer.

Texte paru dans Les Signes du destin, éd. RMC/Editions du Rocher 1981.

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DES CRABES A TOUTES LES SAUCES

Posté par othoharmonie le 16 mars 2016

 

 ETRILLE

L’étrille (Macropipus puber)

La carapace de l’étrille est brun-foncé et duveteuse, les yeux sont rouges. La cinquième paire de pattes présente des articles élargis, comme tous les membres de la famille. L’extrémité des pinces est noire avec des reflets bleuâtres. Une belle étrille peut présenter une carapace de 10 centimètres. Une autre espèce proche, l’étrille volante (Liocarcinus corrugatus) se trouve sur le sable, au bas de l’eau lors de grandes marées. Elle ressemble à l’étrille mais présente une robe jaunâtre claire.

Elle appartient à la famille des Portunidés, très reconnaissable à l’aplatissement de leur cinquième paire de pattes, cette morphologie lui permettant de nager sur de courtes distances. L’étrille est très commune dans la zone de balancement des marées mais peut se rencontrer jusqu’à 50 mètres de profondeur. Elle apprécie beaucoup les rochers mais sait aussi s’enfouir dans des zones plus sableuses. A marée basse, elle sait se protéger de la dessiccation en se réfugiant sous les cailloux, les algues, ou profondément dans les failles des rochers.

Elle se nourrit d’annélides, de mollusques, d’autres crustacés, de poissons. Elle apprécie les charognes et contribue au nettoyage des plages. C’est après la mue que la femelle s’accouple au mâle, ce dernier ne pouvant déposer son sperme dans les voies génitales femelles que lorsque son corps est mou. Le sperme est stocké dans la spermathèque de la femelle jusqu’à la ponte. Après fécondation, les oeufs seront portés par la femelle jusqu’à leur éclosion et la libération de la larve planctonique.

C’est l’espèce la plus couramment capturée par les pêcheurs à pied, principalement en raison de sa chair excellente.
Comme elle est très courante, sa recherche est agréable et amusante. Vu sa petite taille, ses pinces ne sont pas réellement dangereuses mais cependant beaucoup plus fortes que l’on pourrait le penser. Agressif et courageux, ce petit crabe n’est pas du tout impressionné par l’homme et il vous fera face en essayant de vous pincer. L’étrille est très agile et pour la saisir, il faut d’abord lui appuyer sur la carapace puis l’attraper par l’arrière du corps. Elle se rencontre sous les rochers ou dans les anfractuosités, le crochet est alors le bienvenu pour la déloger.

La taille minimale est de 5 centimètres.
Un conseil quand vous saisissez une étrille à la main rappelez vous que celle-ci, contrairement au tourteau, est capable de retourner ses pattes-avant et de pincer en arrière de son corps.

Synonymes
L’étrille est également appelée crabe-cerise ou chèvre dans la région de Lorient ainsi que crabe à laine dans le cotentin en raison de l’aspect laineux de sa carapace.
Son nom est aussi crabe-sardine à cause de la vitesse de sa nage et de sa couleur bleutée. Les anciens ouvrages ont tendance à employer le mot portune plutôt qu’étrille.

Homonymes
L’étrille est une plaque de fer dentelée dont on se sert pour nettoyer le pelage des animaux en particulier des chevaux.

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L’araignée (Maia squinado)

Ce sont ses longues pattes, ressemblant à celles des araignées, qui lui ont valu son nom. Elle peut néanmoins se confondre avec d’autres espèces de sa famille comme la petite araignée . Elle s’en distingue cependant par sa taille adulte plus grande et les multiples épines qui ornent sa carapace. De couleur rouge-grisâtre, l’araignée présente une forme particulière, la partie antérieure de la carapace étant allongée et de forme triangulaire. Notons que l’animal est souvent recouvert d’algues qui s’incrustent sur sa carapace, augmentant ainsi ses facultés de camouflage.

L’araignée appartient à la famille des Majidés, groupe caractérisé par la présence d’une coquille triangulaire et de pattes fines et longues. D’autres Majidés sont présents sur nos côtes comme la petite araignée ou la très grêle araignée à longues pattes . Ces deux espèces sont fréquentes sur toutes nos côtes et apprécient la zone de balancement des marées. Les araignées aiment les fonds à gros sables, parfois à proximité des rochers. C’est surtout en dessous du niveau de basse mer qu’elle se rencontre, jusqu’à 70 mètres de profondeur. Elles mangent de petits animaux benthiques (vivant sur le fond) comme les gastéropodes, les mollusques et les échinodermes. Elles sont aussi nécrophages comme l’atteste sa prise régulière dans les casiers eschés de poissons morts. La période de reproduction (printemps et été) génère des grandes accumulations d’araignées qui se rapprochent alors des côtes. L’hiver, les adultes retournent au large. Après l’éclosion, les larves sont planctoniques et sont dispersées par les courants. Au bout de quelques semaines, elles tombent sur le fond et adoptent une vie benthique. La jeune araignée se développe dans des profondeurs inférieures à celle des adultes (moins de 20 mètres) et apprécie les baies et les estuaires. Elle se rencontre plus souvent sur l’estran que les adultes et se dénomme moussette.

Une araignée peut vivre 8 ans et atteint la maturité sexuelle à 2 ans. Bien que très fréquente à certains endroits, notamment en Manche, l’araignée est surpêchée et ses stocks diminuent.

L’araignée n’est pas la rencontre la plus fréquente du pêcheur à pied. C’est plutôt en plongeant ou en mettant des casiers que l’on récupérera de nombreux individus. Ils arrivent cependant de la rencontrer en poussant l’épuisette contre les rochers et sous les algues. L’araignée est lente et ses pinces ne sont pas d’un très grand danger, seules les épines peuvent légèrement endolorir la main lorsqu’on la saisit. Il suffit de prendre l’animal par l’arrière de la carapace pour éviter tout risque. Lorsqu’elle est coincée dans une anfractuosité, on peut utiliser le crochet ou la faire saisir un appât placé au bout de ce même crochet. On peut rencontrer des spécimens dont la carapace seule mesure 20 centimètre, offrant par la même occasion une envergure impressionnante. Il est interdit de capturer des araignées dont le poids est inférieur à 500 grammes.

La chair de l’araignée est excellente mais les pattes sont fines et seuls les gros individus permettent d’obtenir un repas conséquent. On prendra soin d’effectuer l’opération de condensation (voir plus bas) si l’on veut avoir accès à la chair sans avoir à utiliser constamment un casse-noix. Ses longues pattes demandent en effet une préparation irréprochable si l’on veut que les muscles sortent facilement lorsque l’on les casse au niveau de leurs articulations. Pour résumer : laissez 15 à 20 minutes dans le court-bouillon et n’oubliez pas de les placez encore tiède, dans un sac hermétique, au réfrigérateur. Une bonne mayonnaise accompagnera la dégustation.

Synonymes
L’araignée est également appelée crabe de mai. C’est fin mai, début juin qu’elle revient en quantité sur nos côtes.
Les moussettes sont de petites araignées très appréciées des amateurs.

CRABE VERT

Le crabe vert (Carcinus maenas)

Si sa carapace est généralement verte, elle peut devenir franchement rouge, surtout chez les gros spécimens. La carapace est granuleuse et présente 5 indentations de chaque côté des yeux. Trois petites ornementations arrondies de la carapace sont visibles entre les yeux.

Il appartient à la famille des Portunidés, mais l’élargissement de la dernière paire de pattes, le caractère anatomique de la famille, est moins marqué que chez l’étrille.
C’est le crabe le plus courant de l’estran. Vous le rencontrerez sous les cailloux, sous les algues, dans les crevasses voire sur le sable.
C’est un petit prédateur qui consomme des annélides, des mollusques et d’autres crustacés. Il est nécrophage, comme les autres crabes de l’estran, et se délecte d’un poisson mort.
Le mâle se reproduit avec des femelles qui viennent de muer car alors, la mollesse du corps permet la dépose du sperme. Celui-ci sera stocké dans la spermathèque jusqu’à la ponte, un mois plus tard.

La femelle porte ses oeufs entre son abdomen et son thorax jusqu’à l’éclosion qui libérera des larves planctoniques.
A noter qu’il existe un parasite très fréquent du crabe vert : la sacculine (Sacculiona carcini). La larve de ce prédateur – un crustacé lui-aussi – pénètre dans le crabe vert et s’y développe, provoquant l’apparition d’un spectaculaire poche jaunâtre sous l’abdomen du crabe (la chambre d’incubation). Le crabe vert subit un dérèglement hormonal qui l’empêche de muer. Il ne grandit donc plus. Il ne faut pas confondre le parasite, de couleur jaune, avec la masse d’oeufs violette sous le corps de la femelle.
Rien de bien compliqué dans la pêche du crabe vert, tellement courant que la plupart des cailloux et crevasses en abritent un ou plusieurs. Munissez-vous d’un crochet pour retirer les spécimens coincés du fond de leur abri. Il peut pincer assez fortement lorsqu’il est gros, son surnom est d’ailleurs crabe enragé. Il est vivace mais pas autant, cependant, que l’étrille. Ce crabe constitue en général la première capture des enfants.

Le crabe vert est loin d’être aussi bon que l’étrille, mais il permet de faire des soupes excellentes. Plongez les crabes verts de l’eau bouillante avec des carottes, des pommes de terre, du sel, du poivre, du thym, du laurier. Laissez cuire une demi-heure. Mixez et passez au chinois. Servir avec croûtons et gruyère.

Synonymes
Crabes enragés.

En savoir plus sur http://www.pratique.fr/crabes-littoral.html#qwmMqYHe2dpYIAxf.99 

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LE CRABE est un signe négatif

Posté par othoharmonie le 14 mars 2016

 

Le soleil entre dans le cancer autour du 22 juin, juste après avoir atteint le point le plus élevé, au début de l’été, la période de croissance.  La lune gouverne le Cancer.

Le symbole correct pour ce signe n’est pas comme il est souvent représenté sur les gravures, un crabe relativement gros, mais le petit Bernard-l’Ermite dont le comportement exprime mieux le caractère de ce signe.

Le Bernard-l’Ermite protège son fragile arrière train à l’intérieur de coquilles d’escargots abandonnées.  Lorsqu’il a trop grandi pour son domicile, il part à la recherche d’une coquille à sa nouvelle dimension et s’y loge prestement.  De cette position sûre, notre créature veille à l’affût de sa proie que, de ses grosses pinces elle saisit promptement et qu’elle tire à l’intérieur de sa demeure pour s’en repaître à loisir.

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Sa démarche, latérale ou oblique, à reculons, caractéristique du crabe, illustre bien ce signe.

Ces deux principaux traits témoignent du discernement psychologique des premiers astrologues qui ont choisi le crabe pour symbole des natifs de ce signe.

Les expériences recueillies sous Gemini sont affermies, classées et en progrès sous le Cancer.  Le Cancer est un collectionneur à tous les niveaux.  Au niveau matériel les natifs du Cancer rassemblent de belles choses; au niveau émotionnel, il est émotionnel par nature. il approfondit ses expériences.  Mentalement, il recueille le savoir d’une manière scientifique et, spirituellement, il tente d’affiner sa compréhension de la raison d’être des choses.  Son point fixe c’est sa maison, son château dans lequel il se retire toujours à la fin de chaque incursion avec le nouveau trésor qu’il vient d’obtenir.  Ici il est entouré de tout ce qu’il a rassemblé au long de son existence.  Par nature, il est casanier et bon vivant.

La rapide retraite dans une armure protectrice au moindre signe de danger caractérise aussi la tortue, raison pour laquelle cet animal symbolisait le cancer dans l’ancienne Babylone .

La locomotion rétrograde du crabe illustre la propension du Cancer à se perdre lui-même avec joie dans le passé.  Il vit dans un état de conscience historique et, rétrospectivement, il peut apprécier la continuité des événements.  D’où la représentation du signe dans l’ancienne Amérique sous la forme du «serpent à plumes qui se déplace à reculons».  Pour les Chinois c’était la coupe transversale d’un arbre dont les cercles annuels racontent l’histoire.  Je les ai tous inclus dans le cadre du tableau.

Le Bernard-l’Ermite en personne repose sur ses trésors, cachés à l’intérieur d’un coffre de fer qu’il a, pur plus de sûreté, enterré dans le sable.  Il est tendu vers la lune, la planète qui le gouverne (nous en reparlerons).  Des mains émergent du cadre pour saisir les joyaux et les pierres précieuses, surtout des aigues-marines et des pierres dé lune, les joyaux de la lune; toutes choses précieuses rassemblées à un niveau matériel .

c’est le classique symbole de la souffrance qui conduit au discernement.  Une perle est, de par son existence même, le symptôme d’une maladie dans l’huître.  Si un corps étranger, une pierre ou un fragment de coquille, pénètre dans l’huître, son corps, faible et sensible, une fois irrité, va réagir en recouvrant l’objet étranger de couches successives de nacre, afin d’arrondir celui-ci pour apaiser la douleur.  C’est ainsi que, par la souffrance, se forme un magnifiquejoyau.

A côté de cette huître ouverte, le Kephera, le scarabée sacré de l’Egypte ancienne, roule une perle vers le haut de la pente .  Ici le symbolisme est double.  Le scarabée (scarabeus) est un coléoptère qui pond ses oeufs dans le fumier qu’il a d’abord malaxé en une boule.  Il roule alors la boule dans un trou déjà creusé dans ce but.  En sûreté, sous terre et pourvu d’une abondante nourriture, l’oeuf dans le fumier devient finalement un nouveau coléoptère.  Les Egyptiens de l’Antiquité ne savaient pas qu’un oeuf avait déjà été pondu dans le fumier et ils pensaient qu’un coléoptère s’était créé luimême à partir de la matière en état de putréfaction.

C’était la génération spontanée.  De nombreux Anciens croyaient que la vie apparaissait spontanément à partir de la matière en décomposition sans que le processus habituel d’implantation ait été réalisé.  C’est pourquoi le bousier Kephera a été aussi considéré comme un compagnon de la Divinité qui, sans cesse, se recrée.

Dans ce cas, la boule de bouse était le soleil doré que Kephera roulait chaque jour sur le chemin des cieux, de l’est à l’ouest.  C’était le symbole fondamental de la renaissance, la vie qui, d’elle-même, se renouvelle sans cesse grâce au pouvoir de Râ, le soleil. Parce que la conscience se développe et se ranime par la douleur, j’ai substitué une perle à la boule de bouse transformant ainsi le symbole du soleil en symbole de la lune parce que la mer et tout ce qui en elle vit, tout comme l’âme, se trouvent liés pour une grande part à la lune.  Ceci non seulement en raison de l’influence considérable exercée par la lune sur le flux et le reflux des marées mais aussi en raison de la subordination de nombreuses créatures de la mer au cycle lunaire dans leur comportement sexuel.Il existe une interaction complexe entre la lune, la procréation et la mer.  C’est la lune qui donne la forme et qui gouverne l’implantation ainsi que la croissance.  Elle est directement concernée par la matière primordiale, l’océan primordial d’où tout a été formé et plus substantiellement par la mer d’où toute vie a évolué.  L’ océan est notre mère à tous.  On l’appelle Mara, «qui est amer».Il est Mater Materia et il est aussi MARIE, Mère de Dieu, tout comme il est Maya, la mère du Bouddha.  Ce sont des aspects différents du même principe dont l’origine est Binah, la Mère Primordiale sur le pilier de la forme, à gauche dans l’Arbre de Vie de la Kabbale.

Extrait du site http://jean-paul.barriere.pagesperso-orange.fr

 

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Le tourteau Cancer pagurus

Posté par othoharmonie le 13 mars 2016

 

Le tourteau est le crabe le plus gros et le plus massif de nos côtes. Il se reconnaît facilement à sa coquille ovale au bord antérieur crénelé et à ses très fortes pinces dont l’extrémité est franchement noire. L’origine de son nom vient de la forme et de la décoration de la coquille qui évoque une tourte. Cet animal possède de nombreux autres noms vernaculaires comme dormeur (en raison de son inertie lorsqu’il est capturé) ou poings-clos (car il replie ses pattes lorsqu’on le saisit). Méfiez-vous, cependant, de son apparente nonchalance car il lui arrive de se rebeller et ses grosses pinces sont les plus puissantes de tous les crabes. Un gros tourteau peut briser un doigt.

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Le dessus de l’animal est brun, rougeâtre, rosâtre ou violacé alors que la partie ventrale est claire, blanchâtre ou jaunâtre.

Le tourteau appartient à la famille des Cancridés. C’est un animal très fréquent de nos côtes et ses populations, bien que pêchées professionnellement, ne sont pas menacées. C’est notamment en Bretagne et dans le nord du Golfe de Gascogne que le tourteau est le plus abondant. On le trouve depuis la zone de balancements des marées jusqu’à 300 mètres de profondeurs. Si les juvéniles apprécient l’estran, les tourteaux adultes gagnent des zones plus profondes au fur et à mesure de sa croissance. Comme chez tous les crabes, la croissance se fait par mues successives, le poids de l’animal pouvant doubler d’une mue à l’autre. Le tourteau est carnivore, il peut capturer des proies vivantes ou être nécrophage. Il apprécie les poissons morts, et capture des mollusques, des holothuries, des annélides et des crustacés. L’accouplement se déroule après la mue de la femelle, lorsque cette dernière est molle, le plus souvent en novembre et décembre. Le sperme déposé par le mâle est stocké dans une poche appelée spermathèque, ce qui va permettre la fécondation des oeufs pendant des années, par libération progressive des spermatozoïdes. Les femelles grainées ne se nourrissent pas, ce qui leur permet d’éviter de se faire capturer dans les casiers et protège l’espèce du même coup. L’éclosion a lieu à la fin du printemps et libère des larves pélagiques, c’est à dire se déplaçant dans l’eau. Cette pour cette raison que les larves arrivent sur les côtes et que les juvéniles sont nombreux sur l’estran.

 

Si les plus gros tourteaux se trouvent plus au large, l’estran offre de bonnes possibilités de ramasser des spécimens corrects. La taille limite est de 14 centimètres ce qui est extrêmement faible car cette taille correspond à l’âge d’acquisition de la maturité sexuelle (3 ou 4 ans). Autrement dit, on capture des tourteaux qui se sont peu ou même jamais reproduits.

Taille maximale
Avec les pinces déployées : 110 cm. 70 cm pour le corps, 30cm pour les pinces.

Poids maximal
Autour de 2 kg.
Il faut noter que ce n’est qu’à l’âge de 5 ans qu’un tourteau atteint le poids de 450 gr, à 7 ans celui de 1 kg, et à 15 ans, son âge maxi, 1,5 kg.

Le pêcheur à pied prendra donc soin de respecter la taille limite, voire de s’en imposer une plus élevée.

Le tourteau se réfugie sous les rochers et profondément dans les anfractuosités d’où il peut être difficile de le déloger. L’emploi d’un crochet est indispensable. Les puristes iront chercher sous les cailloux à mains-nus, pour mieux sentir les crabes, mais il est plus prudent d’avoir de gants de protection, à la fois contre les pinces et l’abrasion des rochers. C’est une question de choix de personnel. Un petit détail qui peut s’avérer très important : pour savoir si le tourteau est plein ou vide, regardez le ventre : les tourteaux au ventre jaune sont consommables alors que ceux au ventre blanc sont vides. Ne les prenez pas, ça ne sert à rien.
Attention ! Lorsque qu’un tourteau a refermé ses pinces vous pouvez toujours lui titiller les yeux, lui tordre les pattes, il n’existe pas de moyen infaillible pour le faire lâcher. Même une fois arrachée du corps la pince reste refermée.

Le tourteau est excellent et, contrairement à beaucoup de crabes de nos côtes, présente une grande quantité de chair, notamment dans ses pinces. Pour cette raison, c’est un habitué de nos plateaux de fruits de mer, y occupant souvent la place centrale. Il se cuisine au court-bouillon, comme les autres crabes et s’accompagne d’une bonne mayonnaise.

Synonymes
Le tourteau est également appelé ouvet, poings-clos, clos-poings, dormeur, poupard, ou chancre.

Homonymes
Les tourteaux sont les résidus d’oléagineux (soja, arachide) dont on a extrait l’huile et avec lesquels on nourrit le bétail.
Un tourteau est également sur un blason une figure circulaire en émail.

En savoir plus sur http://www.pratique.fr/crabes-littoral.html#qwmMqYHe2dpYIAxf.99

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Les crabes et l’homme

Posté par othoharmonie le 12 mars 2016

 

Démiurge ou démon du mal ?

Le crabe n’a pas toujours eu bonne réputation dans le monde occidental. Du cancer au cancre en passant par le chancre ou le panier de crabes, son nom sert à désigner toutes sortes de maux. Mais l’animal jouit aussi d’une grande renommée grâce à sa place dans le zodiaque et à sa saveur délicate. Sans parler de ses vertus médicinales et de son prestige symbolique pour les peuples d’Orient.

crabes homme

Langues et légendes du monde entier

Dans toutes les langues indo-européennes, les noms génériques pour désigner les crabes se ressemblent : en grec, karkinos,  en latin, cancer, en védique, karkatan, en anglais, crab, en allemand, krabbe, en italien,granchio, en espagnol, cangrejo, en portugais, caranguejo, etc. Les lettres « c » ou « k », « a » et « r » paraissent être des constantes dans la formation du mot crabe.

Dans la symbolique occidentale, le crabe est souvent l’objet d’interprétations péjoratives. On parle ainsi de « panier de crabes » pour un groupe de personnes dans lequel les conflits sont fréquents, de « vieux crabe » pour un monsieur âgé, pas très sympathique, borné et ridicule. Un « cancre », qui désignait initialement le tourteau, est un enfant paresseux, nul, et, jadis, désignait un homme rapace. Un chancre est une maladie provoquant des ulcères cutanés, et une autre « rongeant » l’écorce des arbres. Le cancer, familièrement appelé crabe, est la terrible maladie que l’on sait.

Dans la mythologie grecque, un cruel crabe géant vient à l’aide de l’Hydre de Lerne dans son combat contre Héraclès, en mordant celui-ci au pied. C’est d’ailleurs pour le récompenser de ses services qu’Héra, jalouse de ce fils qu’a eu son époux Zeus avec Alcmène, met le crabe au nombre des douze signes du zodiaque (c’est le cancer).

En Afrique, le crabe symbolise parfois le mal ou le démon du mal. En revanche, dans les pays orientaux, les crabes sont admirés, voire vénérés, et porteurs de riches symboles. Les crabes dorippes « à face humaine » de Chine ou du Japon sont considérés comme sacrés : la croyance veut qu’ils renferment l’âme d’un défunt, qu’ils soient le lieu de la réincarnation de l’âme des morts. Ce sont des objets de curiosité, utilisés pour la fabrication d’objets familiers (vases, tasses, pots, etc.), et une source d’inspiration pour les peintres.

Selon la tradition cambodgienne, le crabe est un symbole bénéfique : celui qui saisit un crabe en rêve s’attend à voir ses désirs comblés. Chez les Munda du Bengale, le crabe est un démiurge chargé par le Soleil de remonter la terre du fond des océans.

Le cancer, signe du zodiaque

Dans le système du zodiaque instauré vers 2 000 ans avant J.-C. par les Babyloniens, le crabe (ou l’écrevisse) constitue le signe de la constellation (signe du Cancer) dans lequel le soleil entre au solstice d’été, le 22 juin, au moment où les jours décroissent et où le soleil, descendant, semble rétrograder, peut-être par référence à la marche à reculons que l’on attribue souvent indûment au crabe.

Le crabe que les Grecs ont fait figurer dans le zodiaque (terme qui, en grec, signifie « cercle d’animaux » ou « constellation des vivants ») est non pas un crabe marin mais un crabe d’eau douce, le « crabe du lit des rivières ». À savoir un potamidé (Potamion potamos) à développement direct, qui vit dans les fleuves et les lacs de Grèce, et qui est également commun dans le Tigre et l’Euphrate, non loin de Babylone.

Selon les traditions astrologiques occidentales, le Cancer est un signe d’eau, peu actif et rêveur, paresseux et hypersensible.

Les crabes toxiques

De nombreuses espèces de crabes sont comestibles et très appréciées ; mais d’autres ont une chair toxique. On trouve des indications de crabes nocifs dans de très anciens traités pharmacologiques chinois, dans des récits d’anciens naturalistes et dans des rapports ethnographiques. Par ailleurs, on a souvent relaté des cas de troubles graves, d’empoisonnements et même de décès brutaux dans diverses régions indo-pacifiques, après l’ingestion de crabes. Plusieurs espèces du superbe genre Demania (surtout Demania Toxica) ont causé la mort en Inde et aux Philippines.

Dans les années 1960, les premières expériences de toxicologie furent entreprises par les Japonais et par des chercheurs de Singapour et des Philippines. C’est ainsi que fut découvert, dans la chair de certains crabes, un poison extrêmement toxique, plus précisément une neurotoxine qui n’est pas détruite par la chaleur de la cuisson. Un seul gramme de cette toxine peut tuer 42 000 souris ! On s’aperçoit aujourd’hui que la plupart des espèces de crabes rejetées par les populations locales, considérées dans la croyance populaire comme tabous, ou suspectées d’être nocives dans certaines régions, contiennent cette toxine.

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Découvert au xixe siècle, menacé au xxe siècle

La découverte d’Uca tangeri remonte à 1830. Cette année-là, un naturaliste embarqué sur le navire la Victoire, qui se trouvait à marée basse au fond de la rade de Tanger, remarqua un très grand nombre de petits crabes, tous des mâles, à demi cachés dans la vase et dont seules les pinces émergeaient de leurs terriers. Les matelots s’en délectèrent, et, un peu plus tard, l’espèce était décrite comme nouvelle et baptisée d’après le lieu de sa récolte sur le rivage marocain. Peu de temps après, on reconnut d’autres Uca tangeri en Andalousie, puis au Portugal sur les côtes de l’Algarve.

À Cadix, le crabe violoniste est surnommé « écrevisse de mer », car il vit à l’embouchure du Guadalquivir dans les parties les plus élevées et fangeuses de la côte. C’est l’une des seules espèces d’Uca régulièrement consommée, en Andalousie et au Portugal : on chasse les crabes, mais on n’arrache que la grande pince (en andalou, carrasquena) du mâle, que l’on vend ensuite sur les marchés comme une friandise, un hors d’œuvre. Un ou deux ans plus tard, le crabe aura régénéré son chélipède amputé et, en cas de capture, on pourra à nouveau détacher cette belle patte de « première repousse » (zapatera). Elle sera alors remplacée par une patte plus petite, de « deuxième repousse », qui ne tentera plus guère les « chasseurs ».

Hormis Uca tangeri, pour sa « superpince », et une autre espèce commercialisée au Japon, les crabes violonistes sont peu consommés dans le monde. Mais certaines espèces disparaissent par suite de la pollution, de drainage, de la destruction de la mangrove ou des milieux naturels.

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L’ETRANGE MARCHE DES CRABES

Posté par othoharmonie le 9 mars 2016

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Tous les crabes, à l’exception des mictyridés, se déplacent obliquement. En arrière des pinces, ils possèdent quatre paires de pattes destinées à la marche. Chacune d’elles est composée d’articles inégaux doués d’une grande mobilité. L’article terminal de la patte se nomme « fouet » à cause de son côté effilé. L’analyse des séquences des mouvements est complexe : on pense que les deux pattes composant la même paire exécutent un mouvement identique, le travail de poussée et de traction alternant d’une paire de pattes à l’autre, selon le schéma suivant : 1d – 2g – 3d – 4g puis 1g – 2d – 3g – 4d.

 

Comme tous les crabes, l’Uca de Tanger possède un corps composé de trois parties. La tête comprend cinq segments (somites) fusionnés et porte cinq paires d’appendices : antennules et antennes, mandibules, maxillules et maxilles (ou pièces buccales). Le thorax, soudé à la tête en un céphalothorax, est formé de huit autres segments : les trois premiers portent les trois paires de maxillipèdes adaptés en pièces buccales annexes ; les segments suivants (de 9 à 13) portent la paire de chélipèdes, ou pinces, et les quatre paires de pattes ambulatoires qui servent à la marche. L’abdomen, triangulaire chez l’Uca de Tanger mâle, ovale chez la femelle, est formé de six segments. Chez les mâles, il y a deux paires d’organes copulateurs épais, avec une extrémité peu dilatée se recourbant en forme de crochet.

La croissance continue de l’animal est régie par des mues au cours desquelles une nouvelle enveloppe se forme au-dessous de l’ancienne peau (exuvie), qui va être rejetée. Puis le corps se gonfle, ce qui, grâce aux mouvements du crabe, entraîne la rupture de la vieille carapace selon des lignes prédéterminées. Le crabe s’extrait alors de son ancienne enveloppe. Puis, il absorbe de l’eau afin de tendre son nouveau tégument. Enfin, celui-ci, souple au départ, se renforce et durcit, formant une nouvelle carapace rigide, plus grande que la précédente.

C’est pendant ce temps que l’animal peut régénérer partiellement des membres perdus. En effet, si un prédateur attrape sa patte, le crabe, mâle ou femelle, abandonne facilement son appendice pour s’enfuir. Cette amputation spontanée – appelé autotomie – par contraction brusque d’un muscle, est un phénomène réflexe : le plan de rupture se situe toujours au même endroit sur une ligne prédéterminée, de moindre résistance. Le crustacé développe un nouvel appendice au cours des mues suivantes. Chez l’Uca, une grande pince est régénérée au bout d’un an ou deux, en une belle pince de « première repousse ». Si celle-ci est à nouveau détachée, elle sera remplacée par une pince plus petite, dite de « deuxième repousse ».

Uca tangeri est le seul crabe violoniste présent en Europe. Il se caractérise par son céphalothorax quadrilatère et nu. Sa carapace et ses pinces sont granuleuses. Sur la carapace, des sillons dorsaux délimitent les régions gastriques, médianes et latérales, ainsi que l’aire cardiaque. Le front est étroit, et les longues orbites ouvertes vers l’extérieur occupent toute la largeur du bord antérieur. Les pédoncules oculaires sont grêles et se dilatent légèrement au niveau de la cornée. Les antennes sont très mobiles dès la base, avec un fouet dont la longueur ne dépasse pas celle de l’orbite. Les antennules, très petites, sont en partie cachées sous le front. Les chélipèdes sont réduits chez la femelle tandis que le mâle possède un chélipède hypertrophié (à droite ou à gauche), avec deux doigts longs et qui s’ouvrent largement. Les pattes ambulatoires sont comprimées.

Comme tous les Uca, les couleurs des mâles d’Uca tangeri changent selon les heures du jour et de la nuit, les marées et les saisons, et deviennent plus marquées et brillantes pendant les parades sexuelles. Ces colorations sont dues à quatre pigments, brun-noir, rouge, jaune et blanc, ainsi qu’à un bleu d’une nature physico-chimique différente, dont les proportions et le taux de dispersion varient.

En se dispersant, le pigment noir rend Uca tangeri plus sombre le jour que la nuit. Il a aussi tendance à s’assombrir quand il entre dans son terrier ou face aux prédateurs, mais sa coloration varie du pourpre au violet (pas de rouge ni de bleu), avec des pinces jaunâtres ou orange marron.

Les Uca, comme tous les crabes, n’ont pas d’ouïe, mais sont sensibles aux vibrations.

 

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Les Crabes combattent

Posté par othoharmonie le 7 mars 2016

 

 COMBAT DE CRABES

Les crabes violonistes vivent en colonies, se regroupant par dizaines pour creuser leur terrier. Ils restent toutefois isolés les uns des autres. Les terriers, espacés de quelques dizaines de centimètres les uns des autres, sont généralement établis entre les limites des hautes et des basses marées. Plus ou moins cylindriques, ils ont un orifice circulaire et sont souvent coudés au bout, avec un élargissement terminal.

Selon l’époque de l’année, les terriers restent plus ou moins longtemps à découvert. Quand le flot menace d’y pénétrer, les crabes s’y enferment et bouchent l’entrée avec de la vase ou du sable.

Le partage du territoire ne va pas sans conflits. Le possesseur d’un terrier doit sans cesse défendre celui-ci contre des congénères prêts à le déloger, d’où la fréquence des combats.

L’affrontement est parfois extrêmement vigoureux, mais il n’entraîne jamais de blessures graves ni la mort. Lors des combats, chaque crabe accomplit une succession de gestes rituels propres à son espèce ; après un face-à-face menaçant, les animaux s’affrontent au corps à corps : les doigts de leurs pinces s’entrelacent et s’entrechoquent ; la bataille dure de quelques secondes à quelques minutes puis s’arrête brusquement. Les femelles se livrent aussi parfois des combats, mais, au lieu de s’affronter face à face comme les mâles, elles se dressent dos à dos.

La plupart des crabes violonistes ont des activités diurnes : recherche de nourriture, fouissage, parade, accouplement, combat… Seules quelques espèces (Uca pugilator, Uca tangeri) émettent également la nuit des signaux visuels et acoustiques.

La riche gamme de signaux acoustiques dont disposent les Uca leur sert également de moyen d’avertissement et de menace. Ces sons peuvent consister en une véritable stridulation produite par le frottement des pinces, contre une armature de la carapace ou des pattes (chez Uca musica, par exemple), ou par le frottement des pattes entre elles. Des coups vifs des deux chélipèdes (les « pattes à pince ») contre la carapace, des tapes répétitives sur le sol comme sur un tambour, des chuintements liés à la respiration font également partie du répertoire.

Certains Uca émettent continuellement des sons d’alerte lorsqu’ils se trouvent au fond de leur terrier à marée basse, cependant la fréquence sonore augmente toujours lorsqu’un mâle agressif s’approche.

Les vibrations sont transmises par le sol. Un mâle à l’intérieur de son terrier produit des sons plus hauts de 2 à 6 décibels que ceux émis par un animal situé près de l’orifice : le terrier amplifie les sons par résonance. Parfois, les Uca construisent même des sortes de cheminées à l’embouchure de leur terrier, qui joueraient le rôle d’amplificateurs.

 

 

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Des milliers d’espèces de Crabes

Posté par othoharmonie le 7 mars 2016

 

 

On distingue plus de 5 000 espèces de crabes, formant le sous-ordre des brachyoures. Divers par leurs dimensions (de 0,5 cm à 1,70 m de longueur de pattes), par leur forme (ovale, triangle, trapèze), par leur locomotion (marche vers l’avant, marche de côté, nage), les crabes le sont aussi par leur habitat (profondeurs marines, terre ferme, rivages ou cours d’eau selon l’espèce), par leur mode de respiration (aquatique ou aérienne, souvent amphibie) et par leurs mœurs, sédentaires et fouisseuses pour les uns, nomades pour les autres. Les crabes sont en général carnassiers et mangeurs de cadavres. Les espèces de crabes les plus communes des côtes françaises sont le tourteau ou dormeur(Cancer pagurus), l’étrille ou « crabe nageur »(Portunus puber), le « crabe vert » ou « crabe enragé » (Carcinus mænas) et l’araignée de mer(Maïa squinado), sans parler des espèces de petite taille.

 espèces de crabes

Apparus il y a environ 50 millions d’années, ces cousins éloignés des tourteaux et des araignées de mer se sont répandus dans les régions chaudes du monde entier. Leurs changements de couleur ainsi que les sons qu’ils émettent en font des champions de la communication.

 

Crustacés du groupe des arthropodes, qui réunit plus de 80 % des espèces connues du règne animal, les crabes (qui forment le groupe des brachyoures, dont le nom signifie « abdomen à queue courte », par opposition aux macroures, langoustes ou homards, « à queue développée ») comptent quelque 7 000 espèces.

Leur apparition remonterait au milieu de l’ère secondaire (le plus ancien fossile connu date d’il y a environ 170 millions d’années, au jurassique), comme l’attestent les nombreux fossiles retrouvés – une conservation permise par la dureté de la carapace. Tous vivaient alors dans la mer. Puis, peu à peu, certains ont grimpé sur la côte, pénétré dans les estuaires, envahi la terre ferme ou les eaux saumâtres, tout en continuant à se reproduire en mer par l’intermédiaire de larves nageant dans le plancton. Seuls quelques-uns se sont complètement affranchis du milieu marin et peuplent rivières, torrents de montagnes (Népal, Kilimandjaro), lacs (Grèce), forêts humides (Guyane) ou même des zones semi-désertiques (Sahara, Arizona). Ces crabes-là ont un développement direct : leur petit sort d’un très gros œuf sans avoir à passer par des stades larvaires.

Les crabes violonistes (tous du genre Uca), ainsi dénommés à cause de leur grosse pince qui évoque un violon, appartiennent à une famille très évoluée, celle des ocypodidés. En raison de la minceur et de la fragilité de leur carapace, de leur taille relativement faible, ils n’ont guère laissé de traces fossiles. Mais il est vraisemblable qu’ils existaient déjà à l’éocène, il y a quelque 50 millions d’années, dans la mer vaste et peu profonde qu’était la Téthys, entre l’Afrique du Nord et l’Eurasie. Par la suite, leur évolution s’est faite séparément dans l’Ancien Monde et dans le Nouveau Monde.

 

Près d’une centaine d’espèces d’Uca sont répandues dans les régions tropicales et subtropicales du monde entier ; rares sont ceux qui habitent les zones tempérées. Uca tangeri, qui habite les côtes atlantiques d’Afrique et de la péninsule ibérique, est la seule espèce que l’on rencontre en Europe.

 

Tous les Uca mènent une existence semi-terrestre, dans la zone de balancement des marées, très souvent dans des zones vaseuses et dans la mangrove, plus ou moins loin du bord de l’eau. Leur système de communication complexe a commencé à être décrit il y a plus de 300 ans, mais encore aujourd’hui il intrigue les chercheurs.

 

 

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Pourquoi associer Cancer et Crabe

Posté par othoharmonie le 5 mars 2016

 

 

HISTOIRE ET DÉFINITION : D’où vient le mot cancer ?

Le mot cancer tire son origine du mot latin homonyme qui signifie crabe. C’est Hippocrate (460-377 avant J-C) qui, le premier, compare le cancer à un crabe par analogie à l’aspect des tumeurs du sein avec cet animal lorsqu’elles s’étendent à la peau. La tumeur est en effet centrée par une formation arrondie entourée de prolongements en rayons semblables aux pattes d’un crabe. Cette comparaison est reprise ultérieurement par Galien (131-201 après J-C) qui écrit un traité des tumeurs et décrit avec beaucoup de précision le cancer du sein :

« Maintes fois, nous avons vu aux mamelles une tumeur exactement semblable à un crabe. En effet, de même que chez cet animal il existe des pattes des deux côtés du corps, de même, dans cette affection, les veines étendues sur cette tumeur contre nature présentent une forme semblable à celle d’un crabe. Nous avons guéri souvent cette affection à son début. Quand elle a pris une étendue considérable, personne ne l’a guérie sans opération. » (In Galien, « de la méthode thérapeutique, à Glaucon, livre II.« ).

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Tumeur bénigne ou tumeur maligne

Une tumeur peut être bénigne ou maligne. Dans le premier cas, la production cellulaire excessive reste limitée et localisée. Généralement, la tumeur bénigne cède facilement à un traitement local. Dans le cas des tumeurs malignes, en revanche, la production cellulaire excessive devient anarchique et incontrôlée. Les cellules anormales infiltrent les tissus adjacents ou essaiment dans l’organisme en utilisant les vaisseaux sanguins ou lymphatiques pour former des tumeurs à distance appelées métastases. Dans la plupart des cancers, la dissémination des cellules cancéreuses se produit d’abord par voie lymphatique et les premières métastases se localisent dans les ganglions lymphatiques voisins de l’organe atteint. On parle alors de métastases ganglionnaires ou d’adénopathies métastatiques régionales. La dissémination des cellules cancéreuses par voie sanguine est généralement plus tardive et peut conduire à la formation de métastases dans des organes distants du site d’origine comme le foie, les poumons ou les os. On parle alors de métastases viscérales ou de cancers secondaires.

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Le crabe enragé

Posté par othoharmonie le 5 mars 2016

 

Le crabe enragécrabe vert (Carcinus maenas) est le crabe que l’on rencontre le plus couramment sur les zone de marnage d’Europe occidentale à basse mer. Il possède une large répartition géographique initiale, depuis le nord de la Norvège et l’Islande jusqu’à la Mauritanie. De plus, il a été introduit en de nombreux points de l’océan mondial où il s’est implanté et est devenu l’une des espèces invasives les plus redoutables.

 CRABE

son corps comporte, en arrière de la tête, un thorax ou péréion formé de 8 métamères, porteurs d’appendices que l’on peut désigner globalement comme thoracopodes ou péréiopodes. Vient ensuite l’abdomen ou pléon, constitué de 6 métamères dont les appendices sont les pléopodes au sens large. Le corps enfin est terminé par le telson. Au total donc un acron, 19 métamères et un telson composent le corps.

En tant que décapode, la tête et le thorax sont fusionnés, pour constituer le céphalothorax, recouvert par la carapace. Les trois premiers péréiopodes sont transformés en pattes-mâchoires ou maxillipèdes (Mxp1 à Mxp3) appliquées contre les pièces buccales de la tête. Il reste donc 5 paires d’appendices thoraciques bien visibles sur les côtés du corps, d’où le nom de « décapode », c’est-à-dire « dix pieds ».

Les brachyoures ont la particularité d’avoir l’abdomen court, appliqué contre la face ventrale du céphalothorax. La première paire de pattes thoraciques visible sur le côté du corps porte des pinces (chélipèdes), les autres ont des fonctions locomotrices, marcheuses chez Carcinus. Les 5 grandes pattes thoraciques sont susceptibles de s’amputer par voie réflexe à un niveau bien déterminé (autotomie)  notamment lorsqu’elles sont blessées. Elles se reconstituent (régénération) ultérieurement, apparaissant sous forme de bourgeons qui libèrent des appendices fonctionnels lors des mues.

Autres caractères morphologiques

La carapace de Carcinus a un contour hexagonal. À l’avant, le front, logé entre les deux encoches oculaires, est formé de trois pointes arrondies. De part et d’autre du front, se trouvent les yeux pédonculés, mobiles, logés dans une encoche.

Au-dessous du front, se trouvent les antennules (A1) munies de soies sensorielles (dont les esthétascs, qui sont des chémorécepteurs) ; leur base contient en outre l’organe d’équilibration (statocyste). Les antennes (A2), visibles de chaque côté du front, sont courtes, elles ont également une fonction sensorielle et à leur base s’ouvre l’orifice du rein antennaire. Plus latéralement les bordures antérieures de la carapace sont munies de 5 dents aiguës. Plus en arrière, la carapace, à bords lisses, constitue, de chaque côté du céphalothorax une chambre, dans laquelle sont logées les branchies. Ces dernières sont des organes de la respiration mais aussi de l’excrétion azotée et de la régulation osmotique. L’eau qui irrigue les branchies est mise en mouvement par la rame externe (scaphognathite) de la maxille (Mx2), elle pénètre par les espaces subsistant entre les bases des pattes et ressort par le cadre buccal, entre les maxillipèdes. Le côté postérieur de l’hexagone céphalothoracique est constitué par la limite dorsale de la carapace, parallèlement à laquelle s’insère le premier segment abdominal.

L’abdomen compte 6 segments. Il est prolongé par le telson, sur lequel s’ouvre l’anus.

 CRABE 5

Malgré son appellation, la coloration du crabe vert est très variable, selon les individus et les périodes de la vie de l’animal.

  • Face dorsale du céphalothorax :

Le dessus de la carapace des jeunes crabes (largeur < 20 mm) peut être marquée de plages sombres et blanches très contrastées. Ces motifs sont susceptibles d’avoir valeur de camouflage notamment sur les fonds de galets. Ils disparaissent généralement aux tailles supérieures à 40 mm.

D’une manière générale, la région antérieure de la carapace est vert foncé, marquée de taches claires (dont deux lignes symétriques en demi cercle) et la région postérieure vert clair tachée de sombre.

  • Face ventrale du céphalothorax :

Elle peut être verte, jaune vert, orangée, voire nettement rouge, notamment au niveau des sternites. Ceci est également valable pour l’abdomen des mâles (il reste vert chez les femelles) et la base des pattes.

La coloration rouge est l’indice que l’animal n’a pas mué depuis longtemps. En conséquence la cuticule de ces crabes porte de nombreux épibiontes (Ectoproctes, balanes, Annélides serpulidés etc.) et des marques d’usure ou de blessures. En s’appuyant sur ces variations on a distingué les crabes à dominante verte et les crabes à dominante rouge. Ces deux catégories ont des caractéristiques biologiques et écologiques différentes. La première catégorie comprend des animaux relativement jeunes, qui sont en croissance active et chez lesquels les mues sont fréquentes. La seconde est constituée d’animaux plus âgés, plus grands, chez lesquels les mues sont plus espacées ou qui ne muent plus (état d’anecdysis). Chez les mâles la proportion des individus « rouges » augmente fortement au-delà de 60 mm de largeur de carapace.

 Lutte de crabes

Les mâles luttent entre eux pour la possession des femelles. Leur taille est un facteur important de leur succès : les grands mâles « rouges » ont un taux de réussite supérieur à celui des crabes « verts » . Par contre, la perte d’une pince, notamment de la plus grande (pince broyeuse) constitue un handicap.

Le déroulement de l’accouplement peut se résumer ainsi : le mâle, dont la cuticule est dure, sélectionne sa partenaire quelques jours avant qu’elle mue. Le couple se met alors en précopulation, le mâle chevauche la femelle dont la face dorsale est appliquée contre sa face ventrale, il la maintient grâce à sa deuxième paire de pattes et conserve sa mobilité ainsi que l’usage défensif de ses chélipèdes (pinces). Lorsque la femelle mue, sa cuticule est donc molle, le mâle la tourne de 180°. Le couple est alors en position de copulation, face ventrale contre face ventrale. Le mâle introduit ses stylets copulateurs dans les orifices génitaux de la femelle et y injecte ses spermatophores contenant les spermatozoïdes, qui sont immobiles.

Ce comportement qui assure une protection à la femelle à un moment où elle est particulièrement vulnérable (molle) augmente ses chances de survie et participe au succès reproductif de l’espèce. L’attraction des mâles résulte de l’émission d’une substance chimique (phéromone) dans l’urine de la femelle. Cette molécule pourrait être élaborée dans une petite glande située dans le segment distal de l’urètre.

Les spermatozoïdes peuvent être conservés dans les spermathèques des femelles durant plusieurs mois avant qu’interviennent la fécondation des ovules et la ponte.

Au moment de la ponte, les œufs (dont le nombre approche des 200 000 chez les grandes femelles), accrochés aux pléopodes, constituent une masse jaune-orangé, ils virent progressivement au gris, en partie à cause du développement des yeux noirs de l’embryon.

L’éclosion libère une larve appelée prézoé qui mue au bout de quelques minutes pour donner la première zoé (zoé I) à laquelle font suite trois stades du même type : zoé II, zoé III et zoé IV. Les larves zoé, planctoniques, nagent grâce aux battements de la rame externe des deux premières paires de maxillipèdes. La zoé IV mue en donnant une larve mégalope (appelée aussi « post-larve ») qui ressemble, dans ses grandes lignes, à un crabe, mais nage grâce à ses pléopodes. La mégalope, initialement planctonique, se transforme lors d’une mue en petit crabe, le stade juvénile I, dont la largeur céphalothoracique est de 1, 5 mm environ et qui est benthique. L’ensemble du développement larvaire, de l’éclosion au stade juvénile I, dure environ 60 jours à 12 °C.

Dans la Manche et les zones voisines on peut trouver des individus reproducteurs toute l’année mais les accouplements ont surtout lieu à la fin de l’été, les femelles ovigères s’observent surtout en hiver et au printemps.

Les juvéniles apparaissent sur les estrans principalement de juin à septembre (en mer de Wadden)

Les crabes “verts” présentent une résistance supérieure à celle des “rouges” vis-à-vis des variations des paramètres du milieu (salinité notamment) et de la pollution. On les rencontre jusque dans les zones estuariennes, alors que les crabes en livrée rouge sont inféodés aux milieux plus franchement marins.

Malgré leur petite taille et leurs faibles moyens de locomotion, les larves et les post-larves (mégalopes) accomplissent des déplacements de grande amplitude au large des côtes. Elles y parviennent en se positionnant à différentes hauteurs dans la colonne d’eau et en exploitant ainsi les courants qui les éloignent ou les rapprochent du littoral. Ces changements de niveau (migrations verticales) ne nécessitent que des déplacements de quelques mètres.

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