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Mouton : l’Innocence, la Conformité, la Douceur

Posté par othoharmonie le 20 décembre 2016

 

La présence du Mouton ou de la Brebis comme totem vous offre d’apprécier notre innocence et votre sentiment de vulnérabilité. Dans le monde des animaux totems, Mouton représente généralement un aspect innocent de vous-même. Le totem Mouton peut également symboliser un désir de se conformer aux normes sociales. Le mouton nous rappelle le temps de l’innocence et de la vulnérabilité.

moutons

La symbolique du Mouton est : un aspect innocent de nous-mêmes, notre « enfant intérieur » caractérisé par l’innocence, la douceur, un sentiment de vulnérabilité dans un sens négatif de faiblesse, un sentiment de vulnérabilité dans un sens positif d’acceptation de soi, la capacité à respecter son espace de confort avec les autres, la tendance à se conformer aux normes sociales ou aux valeurs familiales. En fonction de la nature de vos impressions au moment de la rencontre avec votre animal totem, la signification du mouton sera associée à un aspect positif ou négatif de la vulnérabilité. Prêtez donc attention à l’atmosphère et aux émotions qui émergent à ce moment-là. Lorsque votre animal pouvoir se manifeste sous la forme de Mouton, cela peut souligner un sentiment de vulnérabilité que vous éprouvez dans votre vie quotidienne.

Si l’atmosphère de la rencontre avec votre animal totem est teinté de désespoir ou de peur, comme par exemple dans un rêve ou une méditation, la présence de Mouton peut donner à penser que vous êtes submergé par un sentiment de vulnérabilité et d’impuissance face à une situation difficile à gérer. D’un autre côté, la présence de cet animal pouvoir est associée à une perspective positive sur la signification de la vulnérabilité. Mouton pourrait vouloir signifier que vous avez la possibilité d’entrer en contact plus facilement avec une partie plus vulnérable de vous-même, la vulnérabilité étant comprise comme une disponibilité profonde à l’ouverture de soi, à l’expérience intime de votre innocence. Quand Mouton se présente dans votre vie comme animal totem, il peut symboliser un désir de se conformer, d’appartenir à un groupe particulier.

moutonAvoir le Mouton comme totem pourrait être l’expression d’une partie de vous-même qui veut être comme tout le monde afin de mieux s’intégrer, d’appartenir et de faire partie du reste du groupe. Une autre interprétation de la signification du totem Mouton voit dans cet animal la représentation d’une partie de vous-même qui ne veut pas suivre le même chemin ou adopter les mêmes valeurs que les autres. Appartenir à un groupe peut, certes, être réconfortant au début, mais vous vous sentez mal à l’aise, comme si vous étiez pris dans un piège, ou perdu au milieu d’un troupeau. Le totem Mouton pourrait être l’expression positive de votre vulnérabilité. Il représente la vulnérabilité dans le sens de l’acceptation de soi et des autres.

Cet animal totem nous encourage à être plus tolérant avec nous-mêmes et à regarder la souffrance émotionnelle que nous pouvons rencontrer dans notre vie actuelle avec plus de compassion. Il nous incite à prendre soin de nous, au lieu de nous blâmer ou de blâmer les autres pour notre propre négativité. Le message de sagesse de Mouton est un appel à travailler sur l’acceptation de soi, de nos limites et des faiblesses des autres. Il y a beaucoup de possibilités de guérison en présence de cet animal protecteur. Rêver de Mouton pourrait vous parler de votre inclination à prendre soin de vous et de vos besoins tout en douceur et avec innocence. Le rêve pourrait également faire référence à votre développement spirituel. Animal brouteur de la famille des ovidés, le Mouton vit en groupe mixte. On y trouve les mâles (Béliers), les femelles (Brebis) et les petits (Agneaux).

 Ils sont tous recouverts d’une laine épaisse. Les troupeaux sont très peureux. Les Moutons savent reconnaître les visages des humains et des autres ovins et peuvent s’en souvenir pendant des années. Animal clé dans l’histoire de l’agriculture, le Mouton a profondément marqué la culture humaine. Les Moutons sont souvent associés aux scènes champêtres. Le Mouton figure dans de nombreuses légendes, comme la Toison d’Or et dans les grandes religions, en particulier les religions abrahamiques. Dans certains rites, les Moutons sont utilisés comme animaux de sacrifice (notamment chez les Musulmans lors de l’Aïd el-Kebir).

Chez les Celtes, le symbolisme de la Brebis n’est pas différent de celui du Mouton ou de l’Agneau, lequel dépend étroitement du symbolisme courant dans le christianisme. Le récit gallois du Mabinogi de Peredur dépeint deux troupeaux de Moutons, les uns blancs, les autres noirs, séparés par une rivière. À chaque fois que bêlait un Mouton blanc, un Mouton noir traversait l’eau et devenait blanc ; à chaque fois que bêlait un Mouton noir, un Mouton blanc traversait l’eau et devenait noir.

Sur les bords de la rivière, qui symbolise probablement la séparation entre le monde terrestre et l’Au-Delà, se dressait un grand arbre, dont une moitié brûlait depuis la racine jusqu’au sommet et dont l’autre portait un feuillage vert.

Les Moutons blancs devenant noirs symbolisent les âmes descendant du ciel sur la terre ; les Moutons noirs devenant blancs figurent au contraire celles qui montent de la terre vers le ciel. Mais il n’est pas certain qu’un tel symbolisme soit antérieur au christianisme ; il peut représenter l’adaptation du principe, formulé par César, suivant lequel il faut une vie humaine pour que les dieux acceptent de rendre une vie humaine. C’est un des principes fondamentaux de la transmigration des âmes. Les Brebis ont, d’autre part, un symbolisme maléfique et diabolique dans le récit irlandais du Siège de Druin Damghaire. Les mauvais druides du roi Cormac, roi d’Irlande en lutte contre la province de Munster et refusant de payer un tribut injuste, utilisent trois Brebis noires, méchantes, hérissées de piquants de fer, qui viennent facilement à bout de plusieurs guerriers.

Le symbolisme religieux et rituel des Moutons a commencé avec quelques-unes des premières religions : les crânes de Béliers (et de Taureaux) occupaient un emplacement central dans les sanctuaires de Çatal Hüyük, il y a environ 8000 ans. Dans la religion égyptienne antique, le Bélier était le symbole de plusieurs dieux : Khnoum, Harsaphes et Amon (dans son incarnation comme dieu de la fécondité). D’autres divinités sont parfois montrées avec des attributs de Mouton, comme la déesse Ishtar, le dieu phénicien Baal et le dieu babylonien Ea-Oannes. Il existe aussi de nombreuses références au Mouton dans la civilisation grecque ancienne. Le Mouton Chrysomallos fait partie de la légende de la Toison d’Or qui continue d’être racontée encore aujourd’hui. Une corne de Bélier dite Chofar joue un rôle important dans les religions abrahamiques. Abraham, Isaac, Jacob, Moïse le roi David et Mahomet étaient tous bergers.

 Les Moutons sont aussi les premiers animaux mentionnés dans l’Ancien Testament. Selon l’histoire, un Bélier est sacrifié comme substitut à Isaac après qu’un ange eût retenu la main d’Abraham qui allait sacrifier son fils. L’Aïd el-Kebir est l’une des principales fêtes rituelles annuelles de l’Islam, au cours de laquelle des Moutons (ou autres animaux) sont sacrifiés en souvenir de cet acte. Les Grecs et les Romains sacrifiaient aussi régulièrement des Moutons dans leur pratique religieuse. Le judaïsme traditionnel offrait des Moutons dans le cadre du Korban.

Les traces de Moutons, comme avec l’Agneau de Pâques et l’emploi du Shophar sont encore présentes dans les traditions juives modernes. Dans le christianisme, une congrégation est souvent évoquée comme un troupeau, et les Moutons font partie de l’iconographie chrétienne de la naissance de Jésus. De nombreux saints chrétiens sont considérés comme des bergers. Le Christ est aussi décrit comme l’Agneau sacrificiel de Dieu (Agnus Dei) et les célébrations de Pâques en Grèce ou en Roumanie s’accompagnent traditionnellement d’un repas avec de l’Agneau pascal. En Allemagne et en Alsace, on mange un gâteau pascal en forme d’Agneau. En astrologie, le Bélier est le premier (21 mars au 20 avril) signe du zodiaque occidental. Le Mouton est aussi le huitième des douze animaux, avec les douze ans de cycle de l’astrologie chinoise.

mouton0Les Moutons n’étaient pas consommés à Madagascar, car on y croyait qu’ils étaient les incarnations des âmes des ancêtres. Le totem Mouton nous parle d’innocence. La présence de cet animal pouvoir peut exprimer un désir d’être plus familier avec notre propre innocence, ou la fraîcheur de l’esprit de l’enfance. Il pourrait également rappeler des situations ou des événements au cours desquels nous nous sommes sentis innocent et juste, où nous avons particulièrement ressenti une douceur de vivre. Cet animal totem nous encourage à renforcer ces qualités dans notre vie actuelle.

Mouton peut vous aider à mieux exprimer vos émotions, surtout la joie et le bonheur, à mieux profiter des plaisirs de tous les jours, à mettre votre éducation et vos talents au service des autres, à accepter l’amour et la protection d’autrui. Vous pouvez accéder à son pouvoir en guérissant les blessures du passé avec l’aide d’un thérapeute ou d’un conseiller, et en pardonnant à toutes vos relations et en éliminant tout sentiment négatif à leur égard.

La médecine de Mouton purifie le corps, et aide à guérir des mauvais traitements. Mouton protège contre la violence, et garde votre groupe social

 

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Des rats dans les murs

Posté par othoharmonie le 4 novembre 2016

 

ANIMAUX – C’est un voisin que les habitants des grandes villes connaissent bien, même s’ils ne le croisent pas tous les jours. Plutôt du genre à prendre l’air la nuit, il lui arrive de devoir montrer le bout de son museau en pleine journée, en général pour un déjeuner dans les poubelles. Ce voisin qui peut se faire envahissant, c’est le rat, cette boule de poils qui inspire, la plupart du temps, peur et dégoût.

les-rats

La journaliste Zineb Dryef lui a consacré un livre, Dans les murs. Les rats de la grande peste à Ratatouille, sorti en librairie le 8 octobre. A l’origine de ce récit, il y a des bruits. Quelques temps après avoir emménagé dans un nouvel appartement à Paris, la jeune femme entend des craquements et autres grattements dans les murs. Soupçonnant la présence de rats, elle se renseigne sur ces animaux qu’on qualifie volontiers de « nuisibles ». De ses recherches découle une enquête surprenante et passionnante, riche en anecdotes insoupçonnables et en informations méconnues. Le HuffPost vous en fait découvrir trois.

La peste, les rats et leurs puces

Si le rat révulse, c’est que bien souvent, dans les esprits, il est synonyme de saleté et de maladies. Et il y en a une en particulier à laquelle on associe automatiquement le rat: la peste. S’il est vrai que le rongeur est un des principaux réservoirs de la maladie, le rat ne la transmet pas à l’homme en le mordant, comme on le croit souvent.

En fait, la contamination se fait par le biais de la morsure d’une puce. Lorsqu’un rat, porteur de la peste, y succombe, les puces qui se nourrissaient de son sang cherchent à se nourrir ailleurs. Elles trouvent donc soit un autre animal, soit un homme, qu’elles contaminent en les piquant. C’est le pasteurien Paul-Louis Simond qui a mis au jour ce processus de contamination, en 1898.

« La police des rats »

Les rats sont un casse-tête pour les pouvoirs publics. Ces derniers tentent de surveiller et de réguler la population de rats, afin de limiter les problèmes sanitaires. Dans son dispositif, Paris possède par exemple une unité spéciale, couramment appelée la « police des rats ». Dans les murs y consacre un chapitre. Appelée « laboratoire du rat » au début du XXe, l’Unité de prévention des nuisances animales, comme on l’appelle maintenant, ne s’occupe cependant pas uniquement des rongeurs.

Le policier qui supervise l’équipe de quatre personnes de l’unité a expliqué à Zineb Dryef leur mission. Celle-ci « n’est pas de faire de la chasse aux rats mais de la prévention, de protéger les Parisiens contre les nuisibles, de faire respecter, dans toute la capitale, la réglementation sanitaire touchant aux ‘animaux vertébrés vivants hors faune sauvage’ [...] Ca veut dire qu’on s’occupe des rats mais aussi des pigeons, des chats, des chiens et des souris », détaille le policier. Concernant le rat, cette unité procède à des « enquêtes de dératisation », l’idée étant de trouver comment les rats envahissent un immeuble, par exemple, pour ensuite indiquer aux propriétaires comment stopper l’invasion.

Quand les Parisiens goûtaient au rat

1870, Paris est assiégée par les Prussiens. Si la question des stocks de nourriture ne s’impose pas tout de suite, elle va pourtant devenir centrale. Le siège dure plus longtemps que prévu. Les viandes de bœufs et de moutons se font plus rares, les Parisiens ont déjà pris l’habitude de manger du cheval. La privation donne lieu à quelques « nouveautés ». Comme l’explique l’auteure de Dans les murs, le jardin des Plantes et d’Acclimatation manque de fourrage et vend ses bêtes aux bouchers. Certains restaurants huppés servent alors du yack ou du cormoran.

Mais, écrit Zineb Dryef, « en réalité, rares étaient les Parisiens qui s’offraient de l’éléphant, du perroquet et de l’agneau. La majorité faisait la queue dans les boucheries municipales, où l’on trouvait des viandes peu exotiques et, à mesure que passaient les semaines, de moins en moins identifiables ». Ce qui va jusqu’à inquiéter Victor Hugo qui se demande s’il ne mange pas du chien ou du rat. Certaines boucheries ne s’en cachent d’ailleurs pas et indiquent en vitrine la vente de viande de chiens, de chats et de rats. A propos de ce dernier, l’auteure temporise toutefois: « Il est incontestable qu’il fut consommé, mais les témoignages, s’ils sont nombreux, démontrent qu’au début du siège, pour la plupart, manger du rat s’apparentait davantage à une expérience culinaire qu’à une nouvelle habitude de consommation ».

rats dans les murs

Ratodromes, légendes, destruction du quartier des Halles… d’autres anecdotes sont à découvrir avec « Dans les murs. Les rats, de la grande peste à Ratatouille » de Zineb Dryef aux Editions Don Quichotte. 326 pages, 18,90 €. En librairie.

Le HuffPost  Publication: 10/10/2015 

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MISSIONS PARTICULIERES DE CERTAINS ANIMAUX

Posté par othoharmonie le 12 octobre 2016

 

Mission des animaux – Le Crapaud

crapaudLe crapaud est patient. Il ne bouge pas et désire seulement qu’une mouche, une mouche charbonneuse vienne à lui pour la manger. Il attend et par une sorte de magnétisme attire tout ce qui est autour de lui : les mauvaises influences, les maladies, les poisons surtout, mais la mouche aussi. En conséquence il renferme toutes les impuretés et poisons possibles. Il mange tout ce qu’il y a de plus venimeux ; la vipère le mange et son poison est ainsi formé. Le crapaud peut servir à bien des choses ; son huile guérit l’eczéma. Il ne pourrait attirer les bonnes influences, l’organe lui manque ; cela n’est pas dans sa nature. L’homme, psychiquement, fait de même ; il a cet organe récepteur et ce désir actif ; de même que le crapaud, il doit attirer le mal. Ce qu’il faut connaître dans l’homme, c’est cet organe pour pouvoir guérir et purifier. 

L’homme originel reçut le souffle de vie, mais il exhale à présent un souffle de mort. 

Un enfant pourrait comprendre que les règnes naturels qui sont là pour nous protéger, ne peuvent suffire à la tâche. L’homme consomme de la nourriture synthétique; des contrées toujours plus étendues sont déboisées et défrichées ; le danger microbien et le venin des insectes, combattus de façon de plus en plus massive ; les maladies sont refoulées par les vaccins et les médicaments ; les animaux des campagnes remplacés par des machines…que ne fait l’homme dans sa rage d’assurer son existence conservatrice ? 

Il combat les dangers en en déchaînant d’autres. C’est la mer à boire ! Les forces génératrices de mort engendrées par ces piles vitales que sont les humains, ces forces dégradées que les règnes protecteurs de la nature ne peuvent plus absorber entièrement, s’étendent et se multiplient. Sans cesse, le souffle  de mort gagne du terrain et le résultat ne peut être qu’une explosion atomique sous forme d’une crise :  une « révolte cosmique ». 

Toutes les maladies qui accablent l’humanité sont occasionnées par l’un des règnes naturels sous-humains ; ces règnes étant nécessaires à l’absorption des dangereux produits de nos piles vitales.

 

Mission des animaux – Le Moustique 

moustiquePrenons par exemple, le moustique qui n’est rien qu’un bout de venin piquant, et qui est la cause de maladies dans de nombreux pays. Cet insecte vit à partir des produits atomiques de notre pile vitale. Il nous recherche et nous pique par réaction aveugle, car pour se maintenir, toute créature se tourne vers son créateur. (Nous ne développerons pas ici comment les pensées humaines finissent par se matérialiser au fil de longues périodes, sous formes de monstres qui reviennent vers la source de leur existence, nous-mêmes…) 

Que faire pour contrer les moustiques ?

Ils sont exterminés et cela est compréhensible. D’autres insectes qui succèdent à cette tâche sont également combattus. Les microbes et virus qui, pour les mêmes raisons reviennent vers nous et rongent nos corps, sont combattus. Nous devons le faire, parce que nous ne pouvons pas faire autrement ! 

Mais quand nous réussissons à exterminer ces agents d‘infection, alors, c’est du super venin que nous produisons nous-mêmes, et dont nous devenons entièrement la proie, tandis que, jusqu’ici, grâce aux fonctions biologiques de ces règnes sous-humains, nous n’en subissions, sous forme de maladies, qu’une réaction ralentie, donc affaiblie ! 

Peut-on imaginer tragédie plus profonde ?  Combattre des maladies, rechercher la santé et, par là même, inhaler à larges traits nos propres miasmes de mort. 

Celui qui comprend clairement tout ceci et l’éprouve en pleine conscience : celui qui parvient à cette connaissance, commence à se connaître lui-même. Il s’engage alors dans une recherche sérieuse sur l’origine et la destination de l’humanité.

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Comment le Chameau acquit sa bosse

Posté par othoharmonie le 14 février 2015

(How the Camel got his Hump)


20234Et voici l’histoire suivante qui raconte comment le Chameau acquit sa bosse. Au commencement des temps, quand le monde était tout neuf et tout et tout, et que les Animaux commençaient juste à travailler pour l’Homme, il y avait un Chameau qui vivait au milieu d’un Désert Hurlant car il ne voulait pas travailler ; d’ailleurs c’était un Hurleur lui-même. Alors il se nourrissait de bouts de bois, de tamaris, de plantes grasses et de piquants d’épine, avec une douloureuse paresse ; et lorsqu’on lui adressait la parole, il répondait : « Bof ! » Simplement « Bof ! » et rien d’autre. Alors, le Cheval vint le trouver le lundi matin avec une selle sur le dos et un mors dans la bouche, et il lui dit : 

— Chameau, ô Chameau, viens donc trotter comme nous tous ! 

— Bof ! dit le Chameau. 

Et le Cheval s’en fut le répéter à l’Homme. 

Alors le Chien vint le trouver avec un bâton dans la gueule et il lui dit : 

— Chameau, ô Chameau, viens donc chercher et rapporter comme nous tous. 

— Bof ! dit le Chameau. 

Et le Chien s’en fut le répéter à l’Homme. 

Alors le Bœuf vint le trouver avec un joug sur la nuque et il lui dit : 

— Chameau, ô Chameau, viens donc labourer comme nous tous. 

— Bof ! dit le Chameau. 

Et le Bœuf s’en fut le répéter à l’Homme. 

À la fin de la journée, l’Homme convoqua le Cheval, le Chien et le Bœuf, et il leur dit : 

— Vous Trois, ô Vous Trois, je suis navré pour vous (avec ce monde tout neuf et tout et tout), mais cette chose qui dit « Bof » est incapable de travailler, sinon elle serait déjà là. Je vais donc la laisser en paix et vous devrez travailler deux fois plus pour la remplacer. 

Cela mit les Trois très en colère (avec ce monde tout neuf et tout et tout) et aussitôt ils tinrent conseil, unindaba, un punchayet et un pow-wow, à la limite du Désert. Le Chameau arriva en mâchant ses plantes grasses avec une paresse encore plus douloureuse et il se moqua d’eux, puis il dit « Bof ! » et repartit. 

C’est alors qu’arriva le Djinn responsable de Tous les Déserts, enroulé dans un nuage de poussière (les Djinns voyagent toujours de cette manière car c’est Magique), et il s’arrêta pour palabrer et tenir un pow-wow avec les Trois. 

— Djinn de Tous les Déserts, dit le Cheval. Quelqu’un a-t-il le droit d’être paresseux dans ce monde tout neuf et tout et tout ? 

— Certainement pas, répondit le Djinn. 

— Eh bien, dit le Cheval, il y a quelqu’un au milieu de ton Désert Hurlant (c’est un Hurleur lui-même), avec un long cou et de longues pattes, qui n’a absolument rien fichu depuis lundi matin. Il refuse de trotter. 

— Hou ! dit le Djinn en sifflant. C’est mon Chameau, par tout l’or de l’Arabie ! Et que dit-il ? 

— Il dit « Bof » dit le Chien, et il refuse d’aller chercher et de rapporter. 

— Ne dit-il rien d’autre ? 

— Seulement « Bof ! » et il refuse de labourer, dit le Bœuf. 

— Très bien, dit le Djinn, je vais le faire bosser, si vous voulez bien attendre une minute. 

Sur ce, le Djinn s’enroula dans son manteau de poussière, s’orienta dans le désert et trouva le Chameau, toujours aussi douloureusement paresseux, qui admirait son reflet dans une flaque d’eau. 

— Mon long et bouillonnant ami, dit le Djinn, il paraît que tu ne veux pas bosser, dans ce monde tout neuf et tout et tout ? 

— Bof ! dit le Chameau. 

Le Djinn s’assit, le menton dans la main, et se mit à réfléchir à une Grande Magie tandis que le Chameau continuait à s’admirer dans la flaque d’eau. 

— Tu donnes du travail supplémentaire aux Trois depuis lundi matin à cause de ta douloureuse paresse, dit le Djinn. Et il continua à réfléchir à des Magies, le menton dans la main. 

— Bof ! dit le Chameau. 

— Je ne répéterais pas ça si j’étais toi, dit le Djinn. Tu pourrais le dire une fois de trop. Je veux que tu bosses ! 

— Bof ! dit encore une fois le Chameau. Mais à peine eut-il prononcé ce mot qu’il vit son dos, dont il était si fier, s’enfler, s’enfler, jusqu’à devenir une grosse bosse ballottante. 

— Tu as vu ça ? dit le Djinn. Voilà ce que tu t’es mis sur le dos en refusant de bosser. Nous sommes aujourd’hui jeudi et tu n’as rien fait depuis que le travail a commencé lundi. Maintenant tu vas bosser. 

— Comment le pourrais-je ? dit le Chameau. Avec cette chose sur le dos. 

— C’est exprès, dit le Djinn, pour te punir d’avoir manqué ces trois jours. Désormais, tu pourras bosser trois jours sans manger en vivant sur ta bosse. Et ne dis pas que je n’ai jamais rien fait pour toi. Sors du Désert et va rejoindre les Trois ; et apprends à te conduire ! Allez, hop ! 

Et, hop ! le Chameau s’en fut rejoindre les Trois et depuis ce jour le Chameau bosse (nous disons maintenant qu’il « travaille » pour ne pas le vexer), mais il n’a jamais rattrapé les trois jours de travail qu’il avait manqués au commencement du monde, et il n’a jamais appris à se conduire. 

Laide est la bosse du chameau 
Que l’on veut voir au zoo, 
Mais plus laide encore est la cosse 
De celui qui point ne bosse. 
Gosse et adulte aussi, hi hi ! 
L’ennui nous saisit, hi hi ! 
Si nous n’avons rien à faire. 
Comme le chameau sa bosse, 
Traînant notre cosse, 
Nous en avons plein le dos. 
Au saut du lit, sourcils froncés, 
L’air maussade et renfrogné, 
Nous prenons, bougons, ronchons, 
Marmonnant et grognonnant, 
Notre bain, nos bottes et nos jouets. 
Nous voudrions un petit coin 
(Je sais que tu en as un), 
Un abri pour le jour où 
Nous en avons plein le dos. 
Or, ce mal point ne guérit 
En restant assis 
À lire en paix au coin du feu, 
Mais en prenant pelle et houe 
Pour creuser un trou 
Et suer un peu. 
Alors par enchantement, 
Grâce au soleil et au vent, 
Tu verras filer ta cosse, 
Cette horrible cosse 
Dont nous avons plein le dos. 
Car il m’arrive aussi, hi hi ! 
D’être saisi d’ennui, hi hi ! 
Lorsque je n’ai rien à faire. 
Nous traînons tous notre cosse 
Comme le chameau sa bosse 
Gosse et adulte aussi, hi hi !

 

SOURCE  / http://kiplinginfrench.free.fr/HCCtable.html

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Le rhinocéros vit en groupe

Posté par othoharmonie le 9 décembre 2014

 

images (1)Le rhinocéros est presque toujours vu en compagnie de groupes d’oiseaux appartenant à deux genres : le héron garde-bœuf et les pique-bœufs.

 Le premier (Bubulcus ibis) est un petit héron largement répandu à la surface de la planète et présent jusqu’en France. Il se reconnaît à son plumage presque blanc et à son bec jaune. Il se nourrit de sauterelles et de criquets, de la même couleur que l’herbe, immobiles et pratiquement invisibles dans les herbes de la prairie que les grands herbivores, en se déplaçant, font bouger. Le passage des rhinocéros les lui rend plus faciles à capturer. Les garde-bœufs accompagnent les bovins en Camargue, les zébus à Madagascar, ainsi que les rhinocéros africains. 

Les pique-bœufs (Buphagus africanus, le pique-bœuf à bec jaune, et Buphagus erythrorhynchus, le pique-bœuf à bec rouge) se perchent sur les rhinocéros et les grands ongulés et se nourrissent de leurs parasites externes. Ils sont très fréquents sur les rhinocéros où, apparemment, la nourriture est abondante. De plus, ils nettoient les blessures de leur peau en consommant les tissus morts autour des plaies. Le rhinocéros se prête avec complaisance à ces opérations chirurgicales. Tous ces oiseaux ont une autre fonction : en cas de danger, ils s’envolent bruyamment, alertant ainsi leur hôte.

Une autre catégorie d’animaux vit en association étroite avec le rhinocéros : il s’agit des bousiers, insectes coléoptères se nourrissant des crottins d’herbivores. Leur rôle est fondamental car ils font disparaître les excréments et recyclent les éléments qu’ils contiennent. Sans cet éparpillement, l’herbe ne repousserait pas si facilement sous les amas de crottins, et le renouvellement de la végétation serait plus lent. Les différentes espèces de bousiers sont spécialisées dans l’utilisation des crottins de tel ou tel herbivore. Seuls les plus grands peuvent s’occuper des déchets des rhinocéros ou des éléphants, façonnant une boule de la taille d’une balle de tennis dans laquelle la femelle pond ses œufs.

Le rhinocéros tisse donc des relations avec de nombreux animaux de la savane. Il entretient les pâturages pour les herbivores, aménage des sentiers dans les massifs épineux, participe à l’alimentation des pique-bœufs, des hérons garde-bœufs et des bousiers. Qu’il disparaisse, et c’est tout un réseau d’interactions qui s’effondre.

Malgré son allure massive, le rhinocéros noir fait preuve d’une certaine agilité quand il court. Ses charges à quelque 50 km/h contre des intrus sont spectaculaires. Mais, comme il ne distingue pas grand-chose à plus de 30 m et qu’il ne se dirige qu’à l’odeur, le moyen le plus sûr pour l’éviter consiste à effectuer un bond de côté au dernier moment.

C’est un strict végétarien, capable d’ingurgiter quotidiennement une grande quantité de nourriture, environ 2 % de son poids en végétaux secs. Sa lèvre supérieure, préhensile, saisit sans difficulté les feuilles et les rameaux ligneux. Il les broie avec ses molaires larges et plates qu’il frotte les unes contre les autres. Même les épines de 10 cm sont écrasées et avalées.

Les fermentations bactériennes de l’intestin accélèrent la digestion des fibres végétales, mais le rhinocéros, comme le cheval, ne rumine pas.

Ainsi que de nombreux herbivores de la savane, le rhinocéros noir prend des bains de boue ou de poussière, autant pour se rafraîchir que pour se débarrasser de ses parasites cutanés. Sa peau, très épaisse, comporte en effet dans sa partie externe un épiderme sensible qui attire les insectes piqueurs comme le moustique, ainsi que divers autres parasites externes. La gangue de boue n’est pas seulement un écran contre les piqûres, elle écrase les tiques en séchant. Le rhinocéros élimine le tout en traversant des buissons d’épines. Il aime aussi se rouler dans les cendres des feux de bivouac. On a observé des rhinocéros éparpillant des braises avec leurs cornes.

Le rhinocéros est le seul animal capable de traverser un massif végétal hérissé de piquants sans aucune gêne apparente. Sous son épiderme, il possède un derme très épais à l’épreuve des pointes les plus acérées.

Mais le rhinocéros noir a tendance à emprunter toujours les mêmes itinéraires dans ses déplacements, lorsqu’il se rend quotidiennement à son point d’eau, par exemple. À force de repasser systématiquement aux mêmes endroits, il creuse de véritables sentiers dans les massifs de buissons épineux. Ces sillons sont une aubaine pour d’autres animaux qui craignent les épines.

Même si quelques mâles se regroupent parfois autour d’une femelle en rut, les rhinocéros noirs vivent le plus souvent isolés. Le couple mère-petit est le seul lien étroit et durable que l’on ait constaté entre deux rhinocéros.

En plus du rhinocéros noir africain, il existe quatre autres espèces de rhinocéros au monde : une espèce vivant aussi en Afrique, le rhinocéros blanc, et trois espèces asiatiques, dont les effectifs sont extrêmement réduits. Le rhinocéros blanc et le rhinocéros de Sumatra ont deux cornes, comme le rhinocéros noir. Le rhinocéros de Java et le rhinocéros de l’Inde n’ont images (2)qu’une corne.

La population totale pour ces quatre espèces est de moins de 20 400 individus. Le rhinocéros blanc d’Afrique est le plus commun, ses effectifs représentant un peu moins des trois-quarts de la population totale des cinq espèces de rhinocéros (en tout environ 24 500 individus). Le rhinocéros de Java et celui de Sumatra font partie des mammifères les plus menacés au monde (respectivement moins de 60 et environ 200 individus).

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le moustique et l’homme

Posté par othoharmonie le 23 juillet 2014

 

220px-Mosquito_GSACSEn piquant un paludéen, l’Anophèle absorbe avec le sang le Plasmodium responsable de la maladie ; ce Protozoaire poursuit son cycle dans le corps de l’Insecte, puis migre dans ses glandes salivaires sous forme de sporozoïtes ; en inoculant sa salive chez un Homme sain, le Moustique introduit les germes du paludisme. Le virus amaril, qui provoque la fièvre jaune (vomito-negro), est transmis par Stegomyia fasciata (= Ædes ægypti). Dans les régions chaudes, des Moustiques du genre Culextransmettent d’un Homme à l’autre les embryons de la Filaire de Bancroft.

Le piaulement aigu émis par la femelle joue un rôle important dans la rencontre des sexes, prélude à l’accouplement. La femelle ne peut assurer la reproduction que si elle a pris au moins un repas de sang. Les œufs sont pondus à la surface des eaux stagnantes, soit isolément (Anopheles), soit groupés en minuscules radeaux (Culex).

 

Les larves vivent immergées et se nourrissent d’Algues microscopiques et de Protozoaires ; bien que leur tégument leur permette d’absorber l’oxygène dissous dans l’eau, elles assurent avec l’air atmosphérique l’essentiel de leurs échanges respiratoires ; la larve de Culex se tient obliquement par rapport à la surface, tête en bas, et fait affleurer un siphon subterminal ; celle d’Anophèles n’a pas de siphon et reste horizontale sous une mince pellicule d’eau. Egalement aquatiques et munies de deux siphons respiratoires au haut du corps, les nymphes sont capables de se déplacer avec rapidité en battant l’eau de leur abdomen flexible ; l’imago sort du tégument nymphal par une fente dorsale et utilise souvent sa dépouille comme radeau avant l’envol.

 

Dans les pays tempérés, le cycle de développement d’un Moustique comme Culex dure en moyenne six semaines ; comme la femelle pond environ deux cents œufs, un seul couple peut être à l’origine de millions de descendants au cours d’une saison.

 

Piqueurs irritants, dangereux vecteurs de germes, les Moustiques interdisent parfois l’implantation de 

l’Homme en diverses régions du globe. À la protection individuelle (moustiquaires, pommades ou essences répulsives) s’ajoutent des techniques massives d’éradication : drainage des eaux stagnantes et suppression de toute collection d’eau capable de procurer aux larves un milieu favorable ; épandage de pétrole destiné à asphyxier larves et nymphes ou usage de produits insecticides ; peuplement des étangs avec des animaux larvivores, comme les Gambusies. Beaucoup de ces moyens brutaux sont d’une efficacité discutable, et l’on étudie des procédés de lutte biologique mieux adaptés. L’un d’eux paraît prometteur : il consiste à répandre des mâles stérilisés par irradiation, mais encore capables d’accouplement ; en rendant les œufs inféconds, on espère réduire la pullulation de l’espèce choisie.

M. D.

➙ Diptères / Paludisme.

 E. A. Séguy, la Vie des mouches et des moustiques (Delagrave, 1947). / G. Senevet et L. Andarelli, les Moustiques de l’Afrique du Nord et du Bassin méditerranéen (Lechevalier, 1959).

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Le hérisson

Posté par othoharmonie le 7 septembre 2013

 

On prétend que cet animal remonterait à l’époque des dinosaures et que son apparence physique n’aurait pas beaucoup changé. En Egypte, des peintures murales le représentent car selon la croyance, le hérisson protégeait les morts.

Au fur et à mesure de mes recherches, j’ai souvent trouvé une relation entre le porc épic et le hérisson. Il faut savoir que si aujourd’hui le hérisson est devenu le nom de l’animal que l’on connaît tous, la définition du hérisson est, et je cite : « Le terme **hérisson** désigne divers animaux disposant de piquants. Ce nom dérive du latin *ericius*. »

Voilà la raison pour laquelle porc épic et hérisson seront souvent associé au Moyen-âge.

Le hérisson dans HERISSON igel

•••••••••◊ Durée de vie ◊•••••••••

Vous l’aurez peut-être remarqué, du moins si vous habitez la campagne, que le hérisson se fait de plus en plus rare.
Indépendamment du fait qu’il a le don de se faire écraser sur les routes, les utilisations de pesticides tuent également bon nombre de hérissons mais les débroussailleuses ou encore les feux de branchages ou de tas de feuilles où il aime se cacher.

Sachez que d’après les statistiques, 50% des hérissons disparaissent chaque année. Ce sont principalement des mâles itinérants à la recherche de femelles ou les petits de l’année à la recherche de nourriture.
Seuls 9% des hérissons seront tués par leurs prédateurs naturels, à savoir les renards, les fouines, les chouettes, le blaireaux, …

Et si avant le hérisson peuplait les villages c’est que son espérance de vie était d’environ 9 ans. Pas étonnant que nos ancêtres l’aient côtoyé alors qu’aujourd’hui un hérisson qui survit à tous ces pièges ne vivra que 2 ans !
Sur 100 hérissons né dans l’année, seuls 4 ont une chance de survivre.
Et c’est pour rendre hommage à cette petite bébête que j’écris cet article :)

•••••••••◊ Au Moyen-âge ◊•••••••••

Mais ne faisons pas de généralités trop hâtives !
L’homme d’hier ne prenait pas toujours soin de « monsieur piquant ». Car s’il était fréquent d’en trouver, l’homme l’utilisa pour diverses raisons. Ainsi le hérisson servait tantôt de mets, tantôt de concoctions médicinales.

*The Hague, Bestiary. And other texts France 1450*a1308 dans HERISSON

**SOURCES**
http://www.recettes-de-cuisine-autrefois.com/viandes/herisson.html
http://vivre-au-moyen-age.over-blog.com/categorie-10139631.html
http://www.moyenageenlumiere.com/image/index.cfm?id=114
http://fr.wikipedia.org/wiki/H%C3%A9risson
http://www.herissons.be/accueil.htm
http://jlfornain.free.fr/page11.html
http://www.blason-armoiries.org/heraldique/h/herisson.htm
http://mediaephile.com/forum/cgi-bin/yabb2/YaBB.pl?num=1213775336

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Hérisson Héraldique

Posté par othoharmonie le 4 septembre 2013

Hérisson Héraldique dans HERISSON vilaka_gerbSeul l’héraldique redora un peu l’image du hérisson et du porc épic.

Une fois de plus, une erreur fera sa réputation. L’homme médiéval pensait que le hérisson pouvait projeter au loin ses multiples piquants. Et le fait qu’il se mette en boule pour se défendre fait de lui un symbole de prudence. Ne pouvant fuir son ennemi, il se défend du mieux qu’il peut.
Le hérisson sera donc un symbole solaire, il est l’intouchable, l’inaccessible.

En héraldique, vous ne rencontrerez le hérisson que de profil, le dos hérissé de piquants

*Blason de la ville de Hérisson, en Auvergne*

En héraldique, le hérisson est souvent présent comme emblème sur des blasons.

Par exemple les blasons de certaines villes comme :

  • Coudekerque-Branche : « De sable à un hérisson d’argent couronné d’or »
  • Hérisson : « D’azur à un hérisson d’or »
  • La Petite-Raon : « De sinople, au hérisson contourné d’argent, mantelé d’or, à deux saumons aussi d’argent, adossés et mis en pal, cantonnés de trois croisettes du champ disposées 1 – 2 »
  • Sainte-Marie-sur-Mer : le hérisson (ou porc-épic selon d’autres sources) rappelle les moines de Saint Philibert arrivés au VIIIe siècle et sachant défendre leur territoire (prieuré de Sainte-Marie – Brevet d’Hozier, 1704). Il pourrait aussi évoquer l’animal emblème de Louis XII, époux de la reine et duchesse Anne de Bretagne.
  • etc.

ou les armoiries des familles nobles, comme celles de la famille nobles française Miorcec de Kerdanet : « d’azur un hérisson d’or, au chef d’argent chargé de trois mouchetures de sable. »

Istrice (le Hérisson) est le nom de l’une des dix-sept contrades de Sienne en Italie. Des regroupements culturels de quartiers médiévaux de la ville.

Forme moderne du blason, le logo de la fédération France nature environnement représente un hérisson.

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Hérisson en boule

Posté par othoharmonie le 4 septembre 2013


Hérisson en boule dans HERISSON jpg_28herissons2-_5_-300x204Inoffensif, le hérisson ne se mettra en boule et sortira ses piques seulement pour se protéger ; si vous ne l’embêtez pas, vous ne courez aucuns risque. Le hérisson est un petit mammifère insectivore disposant de poils agglomérés, durs, hérissés, et piquants. Plusieurs espèces comme les hérissons de Madagascar ou « tangues » sont encore consommés dans l’océan Indien, y compris à la Réunion, d’autres sont au contraire protégés. La femelle du hérisson est appelée la hérissonne. On dit le hérisson et non pas l’hérisson. Le terme « hérisson » peut désigner d’autres animaux pourvus de piquants ou à poils raides comme le Grand Aucalode, un gros rongeur au oint très fur, appelé improprement « hérisson » en Afrique Centrale. Mais aussi des espèces très éloignées comme certaines chenilles très poilues appelées « hérissonne », les Oursins, appelés parfois « hérissons de mer », les diodons appelés « poissons hérisson » etc…

Il ne faut pas confondre non plus les hérissons avec les porcs-épics.

Les hérissons sont très présents dans la culture, le folklore et les croyances populaires ; en héraldique, le hérisson est souvent présent comme emblème sur des blasons. Le hérisson consomme surtout des invertébrés terrestres tels que les lombrics, les chenilles, les araignées, les limaces, parfois des grenouilles, des lézards, de jeunes Rongeurs, des oisillons, des œufs, des cadavres (poissons inclus) aussi des fruits et champignons. Sa ration nocturne est d’environ 70 gr. Les aliments sont saisis avec les mâchoires.

Le hérisson a été également utilisé comme personnage principal pour jeu vidéo ; Sonic the HedgeHog.

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Le chacal et le hérisson

Posté par othoharmonie le 4 septembre 2013

 Le chacal et le hérisson dans HERISSON telechargement-3

Le hérisson s’était associé avec le chacal pour cultiver. Des nomades s’installèrent un jour sur leurs terres. Quand le chacal et le hérisson s’en furent visiter leurs champs, ils y trouvèrent des chèvres broutant leur grain en herbe.
« Amis, dirent-ils aux étrangers, vous nous portez tort ! Si Dieu vous guide dans la bonne voie, décampez de nos champs !
— Nous n’en partirons pas ! » répondirent-ils.
Et grande fut alors l’inquiétude de nos deux compères.
Le chacal dit un jour au hérisson : « Tirons au sort : celui de nous deux qu’il désignera montera sur l’autre et nous irons razzier les chèvres des nomades ! »
Le hérisson répondit : « Mets ta confiance en Dieu ! » Et ils tirèrent à la courte paille.
Le sort désigna le hérisson qui fut ainsi choisi comme monture. Le chacal lui jeta la selle sur le dos, mais ne sut comment s’y prendre pour monter car elle arrivait jusqu’à terre.
Le hérisson l’interpella : « Qu’as-tu à vouloir monter sur moi, lui dit-il, je suis si petit, si court. C’est sur toi que la selle ira : tu es grand et long !
— Si c’est là ton désir, mets-la-moi. »
La selle était à la taille du chacal, le hérisson mit le pied dans l’étrier et s’écria : « Je sais me servir de l’éperon ! »
Et prenant la bride en main, le hérisson monté sur le chacal s’en fut chasser les chèvres de leurs champs.

Levant la tête, les nomades virent le hérisson à califourchon sur le chacal. Ils appelèrent les lévriers qui les prirent en chasse.
Le chacal, effrayé, dit au hérisson : « Oncle Mhand ! Je t’en prie, lâche la bride, que je me sauve plus vite ; je sens les lévriers sur moi ! »
Le hérisson, serrant plus fortement la bride, lui répondit : « Tranquillise-toi ; cette journée ne se passera pas sans toi ! »
Ils allaient ainsi quand ils atteignirent une rivière ; le chacal la franchit mais le hérisson tomba sur place. Il alla alors se cacher sous une bouse de vache, tandis que le chacal disparaissait au loin.
Pendant ce temps, les gens du douar célébraient un mariage. Les femmes qui étaient allées chercher du combustible trouvèrent l’oncle Mhand caché sous une bouse. Une vieille le ramassa : « Ô notre ennemi, lui dit-elle, c’est Dieu qui t’a fait prendre ! »

Elle le porta aux gens du douar.
« Nous sommes occupés, lui dirent-ils ; il n’y a que toi pour le garder ! »
Elle lui passa un collier et l’attacha au poteau de la tente, puis alla s’asseoir devant lui. Le hérisson fit semblant de pleurer.
« Qu’as-tu, Mhand, lui dit-elle, quelle peine t’ai-je faite ?
— Ce qui m’attriste, c’est que tu restes là à surveiller un paquet d’épines pendant que les hommes et les femmes du douar sont à la noce, en train de manger et de boire ! »

Là-dessus, la vieille se leva et s’en fut, elle aussi, prendre sa part du festin, laissant le lévrier pour surveiller le hérisson jusqu’à son retour. Le lévrier, accroupi devant le hérisson, l’écoutait parler : « Dieu t’a frappé, toi aussi, de sa malédiction, misérable. Tes frères se rassasient d’os et de couscous pendant que tu es là à me garder ! Me prends-tu pour une saucisse de l’Aïd-el-Kebir ? Vois donc ce que tu surveilles : des épines ! »
Et ce disant, il lui montrait ses piquants. Le lévrier se dressa et alla dire à la vieille : « Viens et cherche un autre pour te garder la pelote d’épines ; moi aussi, je veux manger ma part de la fête ! »

La vieille revint vers le hérisson. En la voyant, il se remit à pleurer.
« Qu’as-tu, Mhand ? » lui dit-elle. —J’ai peur que tu me mettes dans le cruchon au bendaq et que, suspendu là-haut, tu me tues pour être débarrassée de moi.
— Par ta mère, vaurien, c’est bien ce qui va t’arriver ! »
Elle le plaça dans le cruchon qu’elle suspendit à la tente. Le hérisson se mit alors à manger jusqu’à satiété et, quand la vieille vint pour le voir, elle le trouva les pattes en l’air. Croyant qu’il était mort, elle étendit une nippe à terre, s’y allongea et s’endormit.

Alors le hérisson se leva, coupa sa corde et s’enfuit. 

C’était  l’hiver le plus froid jamais vu. De nombreux  animaux étaient morts en raison du froid. Les  porcs épics (je crois qu’en Europe vous dites hérissons), se rendant compte de la situation avaient décidé de se regrouper.  De  cette façon ils se couvraient et se réchauffaient les uns les autres. Mais, leurs piquants blessaient leurs compagnons les plus proches, même s’ils se  donnaient beaucoup de chaleur les uns aux autres. Après un certain temps, ils ont décidé de  prendre leur distance l’un de l’autre et ils ont  commencé à mourir, seuls et congelés.  Alors,  ils devaient faire un choix : accepter les  piquants de leurs compagnons ou disparaître de  la terre. Sagement, ils ont  décidé de revenir en arrière pour vivre ensemble. De  cette façon, ils ont appris à vivre avec les  petites blessures causées par l’étroite proximité avec leurs compagnons, mais la partie la plus importante était la chaleur des autres dont ils bénéficiaient tous. De  cette façon, ils ont pu survivre. La  meilleure relation n’est pas celle qui rassemble des gens parfaits, mais lorsque chacun apprend à vivre avec les imperfections de l’autre et y découvrir et admirer ses qualités. 

Ecrit par Aiglebleu 

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Légende du hérisson

Posté par othoharmonie le 3 septembre 2013

Légende du hérisson dans HERISSON greater_hedgehog_tenrec_setifer_setosus

Les nouvelles voyagent vite dans la forêt, tout le monde sut bientôt que le châtaignier produisait des fruits exquis, mais blottis dans une pelure piquante.

Accourut le petit hérisson, qui, à cette époque, était une chétive bestiole chauve comme la main.

Il y a bien longtemps de cela, dans une forêt d’Auvergne, poussa le premier châtaignier ; comme il ressemblait aux autres arbres, on n’y prêta guère attention, jusqu’au jour où l’écureuil et les bêtes qui font réserves d’hiver découvrirent, en cherchant la noisette, une grosse bogue.

« Aïe ! » fit l’écureuil en y portant la patte.

« Attendez ! » dit la coque s’ouvrant en deux pour offrir ses fruits.

La légende du hérisson

C’est depuis ce temps-là que le hérisson est couvert d’aiguilles acérées.

« Je t’aurai », gronda le Renard, ouvrant une grande gueule qu’il referma sur les piquants.

« Aïe ! Ma mère ! A l’assassin !

- Cours toujours, lui lança le hérisson qui se tordait de rire dans sa coquille. Quant à toi, bogue ou pelure, je ne te quitte plus, tu es plus douce que le velours pour moi, et tout piquant pour les autres !

- A ton choix », dit la coque, qui préférait vivre sur le dos d’autrui que pourrir dans quelque coin.

Par un autre chemin, Messire Renard arrivait au trot, se disant qu’un rendez-vous d’animaux profiterait à son cher estomac… et le renard se prit à ricaner.

« Au secours ! » s’écria le hérisson en entendant le rire terrible. Une coque piquante et vide sautant sur le hérisson l’habilla et le coiffa, hop ! d’un coup !

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Lois de Protection du Hérisson

Posté par othoharmonie le 1 septembre 2013

 

Le Hérisson est un animal protégé en France, il est soumis à des autorisations spéciales pour sa détention et sa sauvegarde par l’obtention d’un certificat de capacité délivré par la préfecture.

* Loi N° 76-629 du 10 juillet 1976

*Décret n° 77-1296 du 25 novembre 1977 concernant l’autorisation de certaines activités portant sur les animaux des espèces non domestiques.

*Arrêté du 17 avril 1981 donnant la liste des mammifères protégés en France.

*Arrêté du 11 septembre 1992, relatif aux règles de fonctionnement et aux caractéristiques des installations des établissements qui pratiquent des soins sur les animaux de la faune sauvage.

Protection au niveau européen:
* Par la ratification de la convention de berne le 26 avril 1990 Le but de cette convention est d’assurer la conservation de la flore et de la faune sauvage et de leurs habitats naturels, 51 pays ont souscrits cette convention.

Sont donc interdis sur le territoire national et en tout temps : destruction ou enlèvement des nids, mutilation, capture, perturbation intentionnelle ou enlèvement d’animaux vivants ou morts, naturalisation, transport, colportage, utilisation, détention, mise en vente, vente ou achat.
les contrevenants risquent 6 mois d’emprisonnement et 9000 euros d’amende.

Cependant, en cas d’urgence, (si la survie de l’animal est menacée et s’il est impossible de le réinsérer immédiatement dans la nature) la circulaire du 14 mai 1993 autorise, sous certaines conditions, aux particuliers à transporter un animal sauvage protégé dans les centres de sauvegardes les plus proches En cas d’absence de structure d’accueil adaptée, les vétérinaires peuvent procéder aux soins de première urgence.

Source : http://valleech.club.fr/herisson/loiprotection.html 

Le hérisson Albinos

Lois de Protection du Hérisson dans HERISSON 8f5125fdda3d8d58aba319bd3acf0

  Un Hérisson tout blanc, ce n’est pas très discret ! Mais c’est très rare : les scientifiques pensent que cela n’arrive qu’une fois sur dix mille. Il s’agit d’une particularité génétique appelée  »albinisme » : les pigments de la peau n’existent pas, alors le hérisson albinos est tout pâle, de la pointe des piquants jusqu’au bout du museau !

 

 

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Hérisson et l’homme

Posté par othoharmonie le 26 août 2013

 

Semblable au hérisson, se mettant « en boule » au moindre bruit insolite, l’être humain « se hérisse » parfois dès que quelqu’un conteste son point de vue ou critique son comportement.

Hérisson et l'homme dans HERISSON drawing_of_echinosorex_gymnura

Le hérisson est présent presque partout.

Avec un peu d’attention, nous pouvons le repérer aisément : il est dans les jardins, les parcs, les taillis, les bois, les champs et les campagnes, gambadant et se faufilant, surtout la nuit, à l’heure… où nous dormons !

 Assez connu et populaire, ce mammifère insectivore n’a pas besoin d’un grand territoire pour subvenir à ses besoins car il se nourrit de tout ce qu’il trouve autour de son trou recouvert de feuilles sèches, qui lui sert d’abri : insectes, escargots, limaces, grenouilles, souris, lézards, oisillons tombés du nid, etc. etc. A l’occasion, étant relativement sensible au venin des reptiles, il ne dédaignera pas le serpent venu s’empaler malencontreusement sur ses piquants acérés.

 Pendant la belle saison, le hérisson se nourrit abondamment. Il lui faut acquérir de l’embonpoint, s’enrober d’une  épaisse couche de graisse pour subsister pendant la période hivernale. En l’occurrence, il ne peut compter sur son manteau d’épines pour le préserver du froid. De surcroît, l’hiver étant venu, le petit mammifère ne trouvera plus de nourriture, les petits animaux lui servant de proie ayant disparu ou demeurant bien cachés. Et l’on peut dire que même s’il avait un chaud manteau de poils pour le protéger du froid, le manque de nourriture l’empêcherait de trouver le combustible nécessaire au maintien à niveau de la température de son corps. Il ne faut donc pas s’étonner que le hérisson soit l’un des rares hôtes de nos campagnes à hiberner.

 Le sommeil hibernal est tout autre chose que le sommeil ordinaire. 

 Dormant d’un sommeil ordinaire, le hérisson se réveille comme n’importe quel autre animal. Au moindre dérangement il peut réagir immédiatement, hérisser ses piquants ou fuir en cas de nécessité . En revanche, en période d’hibernation, les piquants sont dressés (sur la défensive), le réveil est long et laborieux. L’ennemi qui le surprend à ce moment-là peut le vaincre avant qu’il soit en mesure de réagir.

  Chez l’hibernant, la température du corps est égale à celle du milieu ambiant, bien qu’en ce qui concerne le hérisson, ce soit un animal à sang chaud ! Dérangé dans son hibernation, il faut d’abord que sa température s’élève au niveau normal avant qu’il puisse agir normalement. Il tremble longtemps et ne reprend vie que lentement.

 Dès que la température extérieure descend au-dessous de 15°C le hérisson penche vers son sommeil hivernal. Il cherche un endroit enfoui sous les feuilles, un trou où il peut s’enrouler dans les herbes et les feuilles sèches. Là, il va mettre hors service sa combustion interne et s’endormir : désormais, il n’a pas besoin de nourriture et ne sent pas le froid.

 Quand le temps est ensoleillé et que la température extérieure se réchauffe, le hérisson se réveille et reprend un semblant d’activité. Mais plus l’hiver avance, plus son sommeil devient profond. Plus le froid est intense, plus sa combustion interne se ralentit. Si le gel s’installe durablement, le petit feu interne chauffe le plus économiquement possible. S’il fait trop froid, l’insectivore se réveille. Sa température interne revient à la normale en quelques heures….et il va chercher ailleurs un endroit mieux protégé pour y reprendre son sommeil interrompu.

UNE SENSIBILITE A FLEUR DE PEAU : 

A moins de sombrer dans l’indifférence ou d’être un adepte de « la pensée molle », l’être humain ne peut pas vivre harmonieusement sans certitude. Sans conviction bien ancrée.

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Le hérisson pas doux à caresser.

Posté par othoharmonie le 26 août 2013

 Le hérisson pas doux à caresser. dans HERISSON daurian_hedgehog-150x110Ses poils sont de solides piquants entrecroisés qui le protègent encore mieux que ceux du porc-épic. En effet, le hérisson peut s’enrouler complètement sous cet abri de piquants, ce qui n’est pas le cas du porc-épic. En gonflant son ventre, en repliant sa tête et ses pattes, le hérisson se transforme en une véritable boule piquante : prendre dans ses mains gantées de cuir un hérisson « en boule », puis le faire rouler doucement comme un ballon faisait partie, autrefois, des jeux innocents des enfants habitant la campagne. 

 En fait, les piquants de notre insectivore se dressent dès qu’il tend sa peau et rares sont les animaux qui se hasardent à affronter cet authentique buisson d’épines. Au demeurent, il suffit d’un craquement de brindille ; d’un bruissement d’ailes, d’un bruit de pas ou de moteur, d’une rencontre fortuite ou de tout autre événement du même genre, pour observer chez lui un hérissement de ses piquants ou une « mise en boule » quasi instantanée… 

 Et qui s’y frotte… s’y pique !  A l’image de l’être humain…  

Trop souvent, dès que l’un de ses semblables exprime des idées qui ne cadrent pas avec les siennes, il se croit obligé d’affirmer plus fortement ses convictions. Si son interlocuteur insiste ou persiste, il se cabre, « se hérisse » et « se met en boule »… comme le hérisson s’estimant, à tort ou à raison, en état d’insécurité !

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Les hérissons du désert

Posté par othoharmonie le 25 août 2013

Les hérissons du désert dans HERISSON yezhikCes quatre espèces, classées comme les hérissons à longues oreilles dans le genre Hemiechinus, sont considérées par certains auteurs comme formant un genre à part entière, Paraechinus. Leur poids est en général inférieur à 400 g.

Hérisson du désert  

Identification : taille du corps variant entre 15 et 27 cm ; poids n’excédant pas 400 g ; les piquants sont rugueux, leur coloration, ainsi que celle du pelage, variable : certains animaux sont noirs (mélanisme) ou tout blancs (albinisme). Les piquants peuvent être rayés de brun foncé, de noir et blanc ou de jaune, et les parties ventrales tachetées de brun foncé et de blanc. Quelques individus ont le museau brun, le reste de la tête blanc.

Répartition : déserts et autres zones arides ; Maroc, Somalie du Nord, péninsule arabe, Inde.

Comportement : le hérisson du désert creuse lui-même son terrier, qui mesure 50 cm de long et n’a qu’une seule entrée. Avec ses pattes avant il envoie le sable derrière lui, puis, quand le tas est assez gros, il recule et éjecte le sable avec ses pattes arrière. Il entre et sort de ce tunnel la tête la première et effectue donc ses demi-tours sous terre.

Son repas est composé d’insectes, de petits vertébrés, d’œufs et de scorpions. Il transporte sa nourriture jusqu’au terrier et la stocke pour une utilisation future. Ce comportement très particulier pour un hérisson est une adaptation à la vie dans des zones où la quantité de nourriture disponible est variable d’un jour à l’autre. S’il ne trouve plus ni à manger ni à boire, il reste prostré dans son terrier, mais n’hiberne pas.

Hérisson de Brandt   

Très mal connu, le hérisson de Brandt est asiatique ; il vit autour de la mer d’Aral, Pakistan, Inde du Nord, sud de l’Iran, sud de la Péninsule arabique.

Hérisson indien  

C’est un spécimen de cette espèce qui est aujourd’hui le plus gros représentant connu des hérissons du désert, avec 435 g. Il a été découvert par Walton en 1973. Les hérissons indiens se rencontrent au Pakistan et en Inde de l’Ouest.

Hemiechinus nudiventris

Cette espèce est endémique du sud de l’Inde, où elle vit dans les zones arides.

Les hérissons des steppes

 Ce hérisson se rencontre en Russie, en Chine et en Mongolie. Il occupe des habitats variés, steppes, forêts, prairies et champs cultivés. La reproduction a lieu en juin/juillet.
Mesechinus hughi

Il est endémique de Chine, où il habite des régions de steppes arides. Il n’est pas menacé, mais ses effectifs sont en baisse.

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Milieu naturel et écologie du Hérisson

Posté par othoharmonie le 24 août 2013


Milieu naturel et écologie du Hérisson dans HERISSON atelerix_albiventris1Habitant de préférence les forêts de feuillus, les zones agricoles et même les jardins en bordure des villes, les hérissons peuvent aussi s’installer à proximité des plages et dans les dunes de sable, à condition qu’il existe un couvert végétal de buissons. Mais ils sont absents des forêts de conifères et des zones marécageuses trop humides. Ils ont besoin en effet de la présence d’arbres à feuilles caduques, qui leur fournissent le matériel de construction pour leur nid de mise-bas et d’hibernation. Seuls les hérissons du désert creusent des trous à même la terre. En Europe, les hérissons vivent surtout jusqu’à 1 000 m, où ils se reproduisent normalement ; entre 1 000 et 1 200 m, ils évitent les pentes boisées de conifères et se reproduisent très irrégulièrement. À la belle saison, ils peuvent monter jusqu’à 1 600 m, mais redescendent rapidement dans des zones plus accueillantes dès que la température chute.

Lorsque les nuits d’été sont clémentes, ils s’aventurent parfois jusqu’à 2 000 m !

La répartition des hérissons varie beaucoup selon les conditions climatiques locales. Ainsi, ils montent plus facilement en altitude dans des zones à climat méditerranéen (Alpes du Sud, Pyrénées) et recherchent des terrains secs de basse altitude dans des régions à climat plus continental comme celui d’Europe centrale. En fait, le climat idéal pour le hérisson semble être celui des côtes bretonnes et anglaises, où il est très répandu.

La répartition actuelle des hérissons ne se limite pas aux continents mais s’étend aussi à de nombreuses îles : Nouvelle-Zélande, Corse, Sardaigne, Sicile, îles écossaises. Incapable de traverser les océans à la nage, ils y ont été introduits, volontairement ou non, par l’homme.

La lutte contre le froid… et la sécheresse

Le hérisson ne supporte pas longtemps des températures inférieures à 12 °C, car ses piquants ne lui sont d’aucun secours pour lutter contre le froid. L’hiver est également cause de la disparition des insectes et autres proies des hérissons, qui ne trouvent plus assez à manger. Seule l’hibernation leur permet d’économiser des calories.

Grâce à leur féroce appétit, les hérissons emmagasinent, dès le mois de juillet, une grande quantité de calories, transformées en graisse blanche sous-cutanée (calories nécessaires au maintien en vie de l’animal pendant son sommeil) et en graisse brune au niveau des épaules. Cette graisse, « brûlée » par son métabolisme, lui donnera, sous forme de chaleur, l’énergie indispensable pour ses périodes de réveil. Dès que la température chute, le hérisson prépare son nid, parfois même plusieurs nids, pour le cas, rare, où il aurait besoin d’en changer au cours de l’hiver.

Il accumule les feuilles sèches, qui en constituent le principal matériau de construction, car elles sont étanches. Il peut aussi y ajouter brindilles et branches de fougères. Lorsque le tas est assez gros, il en creuse l’intérieur, repoussant les feuilles vers l’extérieur. Les parois extérieures du nid sont faites de rondins ou de branchages qui empêchent les feuilles de s’éparpiller. D’un diamètre de 50 cm environ, le nid terminé se compose d’une galerie d’entrée et d’une cavité centrale, tapissées d’une couche de feuilles de 10 cm d’épaisseur ! Très étanches et solides, ces nids sont de parfaits isolants du froid : en cas de température extérieure entre – 8 °C et + 8 °C, celle de l’intérieur oscille entre + 1 °C et + 5 °C.

La durée de l’hibernation dépend du climat local : de 8 mois en Scandinavie, elle est de 6 mois en France et en Angleterre, et de quelques semaines seulement en Nouvelle-Zélande.

À l’opposé, dans les zones méditerranéennes, le hérisson doit s’adapter à un autre problème : celui de la sécheresse, qui réduit, tout autant que le froid, les sources de nourriture. Le hérisson creuse alors un terrier dans un sous-bois et estive. La durée de cette léthargie estivale dépend des conditions extérieures, mais il se réveille souvent lorsqu’arrivent les pluies. Cette remarquable adaptation aux conditions climatiques défavorables a permis aux hérissons de coloniser aussi bien les régions froides comme la Scandinavie que le littoral méditerranéen, chaud et sec.

Son introduction en Nouvelle-Zélande est due à son appétit. En dévorant plus de 80 coléoptères en une seule nuit, le hérisson est en effet un prédateur très efficace pour réguler les populations d’invertébrés terrestres qui endommagent cultures et jardins.

Le hérisson a très peu de prédateurs naturels, sa carapace de piquants et sa faculté de se rouler en boule lui assurant une remarquable sécurité, plusieurs heures durant si nécessaire. De plus, le hérisson est une véritable « force de la nature » : il résiste étonnamment bien aux piqûres de vipères et de guêpes, et peut absorber, sans réel danger, une dose d’arsenic qui tuerait 25 personnes ! Il doit pourtant se méfier du putois. Les restes de peaux de hérisson trouvés dans les terriers de putois laissent penser que ce petit carnivore constitue un ennemi très efficace. Furtif, il arrive à surprendre le hérisson lorsque celui-ci s’approche de son terrier et l’égorge avant qu’il ait pu se mettre en boule.

Les rapaces, les sangliers et sans doute les renards font également partie des ennemis du hérisson, mais les activités humaines représentent le plus grand danger pour l’espèce.

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Hérisson piquant

Posté par othoharmonie le 24 août 2013

 

Hérisson piquant dans HERISSON hedgehog1Toutes espèces de hérissons confondues, ce petit mammifère bardé de piquants est très présent dans la culture, en particulier en Europe où le Hérisson commun et le Hérisson oriental sont majoritaires. Animal peu farouche, il est bien connu car il n’hésite pas à s’introduire dans les jardins ou les communs, jusque dans les villes. Il n’est pas rare non plus de le surprendre la nuit, traversant les routes où il paie un lourd tribu à sa témérité, jusqu’à mettre en danger certaines populations de hérissons. Attendrissant quand il est apprivoisé mais redoutable quand il hérisse ses piquants et se met en boule, parfois convoité pour sa chair, le hérisson est ainsi à l’origine de multiples croyances, rituels ou influences artistiques.

Les hérissons sont une bonne illustration de l’hypothèse selon laquelle l’évolution des espèces se fait en fonction de leurs besoins et non pas par mimétisme. Si les espèces comme le Hérisson d’Algérie  et Neotetracus sinensis sont assez proches l’une de l’autre, de même que le Grand hérisson l’est de Microgale longicaudata, ce sont pourtant le Hérisson d’Algérie et le Grand hérisson qui ont un aspect très proches l’un de l’autre, ayant développé chacun de leur côté des piquants, sans même se rencontrer. Les poils piquants et durs se sont probablement révélés, de façon parallèle, une arme efficace contre les prédateurs de ces deux espèces plus grosses, contrairement à leur homologue respectif, plus proches des musaraignes.

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Hérisson commun

Posté par othoharmonie le 24 août 2013

 

 Hérisson commun dans HERISSON 320px-keqs_young_european_hedgehog1

Le Hérisson commun est une petite espèce de mammifère omnivore de la famille des Erinaceidae, classé pourtant traditionnellement dans l’ordre des insectivores. Ce hérisson est répandu en Europe, y compris la Russie d’Europe, sauf le grand Nord, ainsi qu’en Turquie et dans le Caucase. Espèce invasive en Nouvelle-Zélande où il a également été introduit, cet animal est au contraire une espèce protégée par la Convention de Berne en Europe.

Il est appelé aussi Hérisson européen, Hérisson d’Europe, Hérisson d’Europe occidentale, Hérisson d’Europe de l’Ouest , ou plus simplement Hérisson ordinaire ou « hérisson » tout court.

Au niveau du pelage Erinaceus europaeus possède un masque sombre autour des yeux et du nez, plus défini que chez le Hérisson oriental . Ce dernier a en outre une couleur généralement gris brun foncé avec l’extrémité des poils claire. Le hérisson commun n’a pas non plus cette zone distincte de poils blancs présente sur le pelage ventral et remontant parfois sur les flancs de son homologue oriental.

Au niveau du squelette, le maxillaire est proportionnellement moins long que chez Erinaceus concolor, faisant au Hérisson commun un museau plus court. Dans le sud de l’Europe, où ils ont un pelage plus clair que dans le nord, on différencie le Hérisson commun du Hérisson d’Algérie (Atelerix algirus) par l’absence d’espace nu marqué et de solution de continuité sur le front, entre poils et piquants.

Mais il est parfois très difficile de différencier les espèces uniquement d’après les caractères morphologiques des individus rencontrés, par exemple parmi les populations poitevines. Comparer leur communication acoustique et olfactive pourrait alors s’avérer d’une aide utile.

Cette espèce est commune dans toute l’Europe, jusqu’à 65° de latitude Nord. Le hérisson européen est répandu en Eurasie, y compris la Russie d’Europe, sauf le grand Nord, ainsi qu’en Turquie et dans le Caucase. Il a également été introduit en Nouvelle-Zélande. Cet animal est protégé dans certaines régions. D’autres espèces vivent en Afrique et en Asie. On n’en trouve ni en Amérique, ni en Australie.

Cet animal, aux mœurs nocturnes, se déplace beaucoup mais, en cas de danger, s’immobilise et se roule en boule en hérissant ses piquants. À la moindre alerte ou bruit suspect, il dresse ses épines très rapidement. Si la menace se précise, il penche sa tête en avant et protège sa tête et ses pattes. À ce stade il n’est pas encore complètement en boule, car il doit continuer de surveiller ce qui se passe. Il ne se met en boule que quand on le touche et peut rester dans cette position pendant des heures sans la moindre fatigue. À ce stade, la tête dépasse encore de la boule d’épines, mais se trouve contre le sol, donc inaccessible. Si on le retourne, alors il rentre sa tête très rapidement. Les renards ou les chiens (principaux prédateurs) profitent de ce laps de temps très court pour essayer de le mordre à la tête ou au cou avant que la bête ait le temps de refermer son armure. À ce jour, un seul animal a déjà été observé en train d’ouvrir un hérisson entièrement en boule : il s’agit du blaireau…

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Le Hérisson a des amours qui durent cinq mois

Posté par othoharmonie le 22 août 2013

Le Hérisson a des amours qui durent cinq mois dans HERISSON long_eared_hedgehogLe hérisson est un animal solitaire qui supporte mal la présence de ses congénères. Son animosité envers eux est plus une manifestation de son caractère individualiste qu’une défense de son territoire, qui peut d’ailleurs chevaucher celui de son voisin immédiat. Chaque nuit, sur les 50 hectares qu’il occupe (la femelle se cantonne sur un territoire de 10 ha), le hérisson parcourt de 500 m à 3 km, d’une démarche nonchalante qu’il interrompt fréquemment pour renifler, museau pointé vers le ciel. La chasse n’occupe que 21 % de son temps ; 75 % est consacré au repos.

Le peu qui reste est affecté aux explorations et aux rares contacts sociaux entre mâles et femelles pendant la période de reproduction, qui débute en avril dans les contrées tempérées.

Au printemps, le hérisson, sorti de sa torpeur hivernale amaigri et affamé, part immédiatement en quête de nourriture et engloutit des proies pendant plusieurs nuits, reprenant des forces pour la saison des amours.

À cette époque, la production d’hormones et la taille des glandes sexuelles des mâles augmentent. Ils sont sexuellement actifs pendant cinq mois, entre avril et début septembre. Les hérissons des deux sexes sont précoces et peuvent se reproduire dès l’âge de dix mois, mais la plupart des femelles n’ont leur première portée qu’après une seconde période d’hibernation.

La parade amoureuse des hérissons, qui a généralement lieu sur des terrains herbeux, est mouvementée. Les bagarres, coups de patte et morsures sont systématiques lorsque deux mâles convoitent la même femelle. Après l’abandon d’un des protagonistes, le vainqueur doit encore persuader la femelle de l’accepter. Le rituel démarre par un face-à-face des deux animaux, qui se reniflent le museau mutuellement, tout en urinant. Puis le mâle essaie de contourner la femelle, mais celle-ci tourne en sens inverse et présente le flanc à son prétendant, qui la bombarde de coups de patte et de museau. Le mâle adopte alors une mimique particulière : tête redressée et lèvres retroussées.

La parade peut ainsi durer plusieurs heures, au cours desquelles les partenaires soufflent bruyamment. Quand la femelle devient consentante, elle se laisse contourner et l’accouplement peut enfin avoir lieu. Elle s’aplatit à terre, étire ses pattes postérieures vers l’arrière et couche ses piquants dorsaux. Le mâle monte alors sur son dos, lui serre les flancs de ses pattes avant et lui maintient la nuque dans sa gueule. L’accouplement lui-même peut durer plusieurs minutes, pendant lesquelles les animaux, complètement insouciants des éventuels dangers extérieurs, s’expriment par des éternuements et des nasillements.

Puis, femelle et mâle se séparent, celui-ci ne participant pas à l’élevage des jeunes. Les hérissons s’accouplent souvent, mais les femelles n’ont pas plus de deux portées par été.

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tout savoir sur le hérisson

Posté par othoharmonie le 22 août 2013

tout savoir sur le hérisson dans HERISSON ab001_hedgehog_from_rajasthanDéjà présent en Europe à l’âge de pierre, le hérisson européen   est aujourd’hui très commun dans toutes les régions tempérées de l’Ancien Monde. Son dos et ses flancs sont couverts de piquants, tandis que le ventre, la poitrine, la gorge et les pattes portent un poil long et raide, très clairsemé. Cette fourrure peu dense lui permet de fréquenter les endroits boueux, car il ne lui faudra pas longtemps pour sécher. Le hérisson ne mue pas ; les poils et les piquants tombent et sont renouvelés régulièrement. La durée de vie d’un piquant est de 18 mois en moyenne.

Le hérisson est un des plus gros insectivores. Il mesure entre 22 et 32 cm de la tête à la queue et pèse généralement de 450 à 700 g ; mais certains animaux peuvent atteindre 2,2 kg ! Il a un crâne et un cerveau de petite taille, et une denture peu spécialisée. Il possède un cou très petit, ce qui lui donne la possibilité de se rouler en boule ; en revanche, ses pattes sont assez longues, 10 cm de la hanche aux doigts, et, quand il marche, il les plie de telle façon qu’il donne l’impression de « glisser » ou de « rouler » au ras du sol. Ses mâchoires solides sont dotées de 36 dents, déjà en place quand l’animal atteint l’âge de un an. Les deux grosses incisives de la mâchoire inférieure servent à attraper et à maintenir fermement les proies glissantes, tels les vers de terre. Presque plates, elles pointent vers l’avant, et non vers le haut comme celles des rongeurs. Les dents de la mâchoire supérieure, espacées et très pointues, lui permettent de briser la carapace de certains insectes (coléoptères). Mais le sable et la terre, ingérés en même temps que la nourriture, usent rapidement les dents du hérisson. Les vieux animaux ont donc souvent des dents émoussées, cassées ou manquantes, et ont du mal à se nourrir d’insectes chitineux ou d’escargots.

Solitaire et nocturne, le hérisson reste actif d’avril jusqu’en octobre, tant qu’il peut trouver de quoi se nourrir. Au début de l’été, les femelles ont 1 ou 2 portées, et parfois même une 3e à l’entrée de l’hiver. Puis l’animal hiberne, roulé en boule, à l’abri de son terrier de feuilles. Dès les premiers frimas, son métabolisme se ralentit et sa température corporelle passe de 36 °C à 10 °C. Si le froid s’accentue, elle peut tomber à 1 °C, mais jamais en dessous, car ses tissus gèleraient ! Les réserves de graisse accumulées à la belle saison lui permettent de se maintenir en vie à basse température. Toutes les fonctions sont ralenties : le rythme cardiaque passe de 190 à 20 battements par minute et l’animal ne respire plus que toutes les deux ou trois minutes. Lorsque la température extérieure augmente, l’organisme du hérisson brûle des calories pour élever sa propre température et provoque ainsi le réveil. Mais, si les réserves de graisse sont insuffisantes, l’animal ne pouvant ni se réchauffer ni se réveiller, meurt. C’est ce qui arrive souvent aux jeunes hérissons nés en fin d’été, qui n’ont pas eu le temps de se nourrir suffisamment avant d’hiberner. À son réveil, vers avril, le hérisson, bien amaigri, ne pèse souvent pas plus de 350 g.

Bien que le hérisson vive la nuit et dorme le jour, ses yeux ne sont pas particulièrement adaptés à la vision dans l’obscurité. Il voit d’ailleurs aussi mal de jour que de nuit. En revanche, son odorat est particulièrement développé et les centres olfactifs tiennent une place importante dans le cerveau. Le hérisson flaire une proie enfouie sous 3 cm de terre. Il a également l’oreille fine et localise sans difficulté des insectes remuant à quelques mètres de lui.

Ne craignant guère les quelques prédateurs naturels, qui l’attaquent peu, se méfiant de sa carapace de piquants, le hérisson adulte peut  vivre jusqu’à l’âge de 10 ans.

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