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Les Cochons du Carnaval de Paris

Posté par othoharmonie le 16 mai 2016

La Société des Cochons était une société festive et carnavalesque qui participait jadis à l’organisation du très grand Carnaval de Paris.

L’existence de ce carnaval reposait sur des organisations festives et carnavalesques à l’image des sociétés de Cologne, Binche ou Dunkerque qui assurent toujours aujourd’hui l’existence de très grands carnavals.

La perte des associations festives parisiennes a entrainé le recul du Carnaval de Paris à partir des années 1920. Sa disparition au bout de plusieurs dizaines d’années.

Ces organisations festives parisiennes dont le rôle est fondamental dans l’existence du Carnaval de Paris durant plusieurs siècles sont très mal connues.

La Société des Cochons dont on sait très peu de choses est l’ancêtre d’une société mieux connue dont le rôle était important : les Badouillards.

Les seuls éléments que nous connaissions sur la Société des Cochons nous sont donnés par le Catéchisme du Carnaval ou l’art de se dire de gros mots sans se fâcher ni fâcher personne ; répertoire de gaité à l’usage des amis de la joie ; par le secrétaire perpétuel de l’Académie des Badouillards, Flambards, Chicards, Braillards et autres Sociétés buvantes, ouvrage paru à Paris en 1844.

Notes et anecdote sur les Cochons

Les badouillards ont détrôné la société des cochons qui s’était formé à l’orient de la poudrette, sous le vent de Mont-Faucon et les auspices de la direction suprême des fosses mobiles et inodores. Les cochons ne règnent plus dans l’empire des plaisirs sans proprété ; mais leurs successeurs se montrent dignes de marcher sur leurs traces : vous les verrez quand auront commencé les promenades du bœuf gras, et même auparavant et après ; si Dieu leur prête vie, vous les verrez sur les quais, sur les places, dans la rue St-Honoré et principalement sur les boulevards, remplir des calèches de louage, des fiacres, des tapissières, des charrettes, et circuler en vomissant l’injure et l’obscénité, sous toutes ses formes, aux oreilles des enfants de bonne famille envoyés dans de brillants équipages pour entendre les leçons de tous ces professeurs de saturnales : c’est là que les petits et les grands apprennent à estimer le peuple ; ils se figurent que le peuple est une innombrable collection de badouillards et badouillardes, et ne s’imaginent pas que tout le personnel de ce dévergondage n’est qu’une troupe d’élite.

carnaval de paris

Avant de terminer cet intéressant chapitre, permettez, cher lecteur, que je vous conte une petite anecdote d’après laquelle vous pourrez vous faire une idée de la société des cochons : Un artiste distingué qui souhaitait faire partie de cette vénérable association, avait subi les plus décisives épreuves ; il s’en était tiré à la satisfaction générale : il avait rebu le vin du vigneron faiblement déteint par une courte incubation comme un membre des plus altérés de quelque société de tempérance aurait avalé une limonade, il se croyait en droit de réclamer son admission dans la société des cochons : en conséquence il adressa le billet suivant au président qui était alors le dessinateur Char…t…

Cochon de président des cochons, lui écrivit-il, j’ai l’honneur de prévenir votre cochonnerie que j’ai rempli toutes les conditions exigées de la part de quiconque éprouve le besoin de vivre à la même auge que vous ; je vous prie donc de vouloir bien m’expédier mon diplôme de porcherie.

Avant de fermer cette missive, le néophyte crut bien faire de s’en torcher le ….; c’était, selon lui, la vraie manière de la parapher ; et il s’applaudit de cette découverte dont il supposait que le président lui saurait un gré infini… Mais quel ne fut pas son étonnement lorsqu’il reçut cette réponse foudroyante ?

Sachez, monsieur, que les cochons ne se torchent jamais, et que pour le seul fait d’une habitude qu’ils ont en horreur vous vous êtes à jamais rendu indigne de fraterniser avec eux : puisse l’affront que vous éprouvez en ce jour retentir, comme un des plus grands exemples historiques, dans la postérité la plus reculée !

 

Le Président Ch…… 

Source : Catéchisme ; répertoire de gaité à l’usage des amis de la joie ; par le secrétaire perpétuel de l’Académie des Badouillards, Flambards, Chicards, Braillards et autres Sociétés buvantes., B. Renaud, éditeur, Paris 1844, pages 29 à 31.

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L’élevage du Porc – Tabous et sacrifices

Posté par othoharmonie le 12 mai 2016

 

L’élevage du porc s’est propagé rapidement à partir du VIe millénaire. La facilité à le nourrir, l’abondance de sa viande et de sa graisse, sa reproduction rapide expliquent cette extension précoce dans de larges zones de l’Ancien Monde. Le problème reste de savoir d’où vient ce porc domestiqué. Certains naturalistes font dériver le cochon domestique du porc sauvage, c’est-à-dire du sanglier. Celui-ci est apparu – dans l’état actuel de nos connaissances – à l’ère tertiaire, au miocène, c’est-à-dire quelque trente millions d’années avant le temps présent. Mais il est probable que la famille des suidés à laquelle il appartient, lui est antérieure d’encore quelque vingt millions d’années. Les premiers sangliers, en effet, se répartissent déjà en deux « races » : le sus scrofa d’Europe et le sus vittatus d’Asie orientale. Longtemps on a considéré que l’une et l’autre ont donné naissance aux races de porcs domestiques d’Europe et d’Asie. Aujourd’hui on en est moins sûr, et les zoologues semblent s’acheminer vers une séparation plus nette, dès la préhistoire, entre le sanglier proprement dit, avec ses différentes variétés, et les ancêtres méconnus du cochon domestique. Même si de bonne heure des croisements sont intervenus entre ces deux animaux, il s’agirait peut-être à l’origine de deux espèces différentes, appartenant toutes deux à la famille des suidés, comme le phacochère d’Afrique ou le pécari d’Amérique.

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Les débuts de la domestication du porc peuvent être datés à partir de restes osseux. L’analyse de fragments d’os et de dents permet de connaître l’âge et le sexe des sujets qui ont été abattus pour être consommés. Il apparaît ainsi qu’à partir du septième millénaire avant notre ère (au Turkestan et en Asie Mineure) ou au sixième millénaire (en certaines régions d’Asie orientale), les mâles sont tués plus tôt que les femelles – celles-ci étant conservées pour la reproduction – en général à l’entrée de l’hiver, lorsqu’il devient plus difficile de les nourrir. L’étude des mâchoires met en valeur l’ablation des canines, et l’examen ostéologique permet de dire si l’animal avait ou non été castré, la castration modifiant, chez le porc comme chez tous les mammifères, les formules osseuses. Ces trois pratiques – abattage précoce des mâles, ablation des canines, castration – attestent avec certitude la domestication. Il est donc possible d’en établir une chronologie (relative) et une géographie (plus solide) à partir des sites proto-historiques qui ont été fouillés. En aucun cas il n’a été trouvé trace de domestication avant le septième millénaire.

À partir du troisième millénaire, le porc semble répandu sur tout le pourtour du bassin méditerranéen. Mais son statut et ses rapports avec l’homme diffèrent beaucoup selon les régions et les cultures, voire à l’intérieur d’une société donnée pendant une durée un peu longue. À cet égard, le cas égyptien est exemplaire. Méprisé par les peuples nomades du désert, le porc est élevé et consommé par les fermiers sédentaires de la vallée du Nil. Du moins jusqu’au milieu du deuxième millénaire. Car vient ensuite un abandon progressif de la consommation courante de cet animal, que l’on réserve au culte d’Osiris à qui il est sacrifié : on ne le mange plus que le jour de la pleine lune. Par la suite, le discrédit du porc continue de s’accentuer : sa viande, réputée impure, n’est plus du tout consommée, et d’animal sacré offert à Osiris, dieu du Nil et de la végétation, il devient l’attribut de Seth, le dieu démoniaque de la mythologie égyptienne. Celui-ci est parfois représenté par un porc noir dévorant la lune.

Le cas égyptien n’est pas isolé. Plusieurs peuples du Proche-Orient, à partir de dates qui varient, considèrent le porc comme un animal impur et tabou : les Hébreux, bien sûr, mais aussi les Phéniciens, les Cananéens, les Crétois, plus tard les Éthiopiens et les Indiens. Les raisons de cette attitude sont diverses mais plus souvent d’ordre symbolique que proprement hygiéniques. Le climat en fait n’explique rien : dans une même région chaude, certains peuples mangent du porc et d’autres non.

Ces tabous n’ont pas cours dans le monde grec, où, dès l’époque archaïque, l’élevage de porcs représente une grande richesse. Le porc est à la fois un animal que l’on sacrifie aux dieux et un animal que l’on mange couramment. Sa chair est plus estimée que celle du mouton (surtout élevé pour sa laine) ou que celle du bœuf (réservé aux labours). Comme plus tard le Romain, le Germain ou le Gaulois, le Grec aime se nourrir du cochon. Mais c’est aussi, avec la chèvre, l’animal qu’il offre le plus volontiers à ses divinités, notamment à Déméter, déesse de la terre cultivée et dont un porc aurait autrefois saccagé les moissons. Des troupeaux entiers sont élevés pour servir de victimes sacrificielles. Le sacrifice est toujours sanglant – ne sont sacrifiés que des animaux vivants – et définit les conditions dans lesquelles il est licite et pieux de manger de la viande. Il s’accompagne d’opérations culinaires rituelles, faisant partie du rite religieux lui-même, au sortir desquelles la chair de l’animal est consommée, soit sur place, soit ailleurs. L’homme qui a mangé l’animal consacré au dieu se trouve purifié et renforcé par la puissance vitale de cet animal. Religion et nourriture sont ainsi étroitement mêlées.

Les rites et les enjeux sont un peu différents à Rome, même si le sacrifice d’animaux constitue une dimension importante de la religion romaine. Certains animaux sont sacrés en ce qu’ils sont associés, d’une façon ou d’une autre, au culte d’une divinité : ils en sont à la fois l’attribut, la victime et l’offrande préférée. La truie est ainsi l’animal emblématique de Cérès, déesse des moissons, à l’image de la Déméter grecque. Toutefois le sacrifice sanglant d’une truie ou d’un porc à Cérès – en remerciement d’une protection ou d’un bienfait, ou simplement pour s’attirer ses faveurs – devient plus rare au fil des siècles. À l’époque d’Auguste, il est déjà remplacé par l’offrande de viande cuite ou même de produits tirés du sol, des céréales notamment. De même, assez tôt, l’usage de partager et de consommer rituellement l’animal qui vient d’être immolé à la divinité, se fait moins fréquent, aussi bien dans le culte public que dans le culte domestique. Il a pratiquement disparu au début de notre ère.

Source : http://ashp.revues.org/1170

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Rituel du cochon

Posté par othoharmonie le 9 mai 2016

 

 

Quelques jours avant Noël, souvent le 20 décembre, c’est le rituel du sacrifice du cochon. En Grèce. Le sacrifice rituel d’un animal marque le passage du temps profane au temps sacré. Il purifie le temps présent et lui donne une touche solennelle en créant un cadre spirituel qui facilite le contact entre le monde réel et le monde d’en haut.

 rituel du cochon

Il est censé attirer la bienveillance des divinités afin d’obtenir leurs forces bénéfiques. Ce sacrifice était présent chez les Grecs, les Romains, les Thraces, les Celtes, les Egyptiens, les Perses, les Hindous, dans les religions polythéistes ainsi que dans les 3 grandes religions monothéistes. 

Le cochon était considéré dans les cultures anciennes comme un animal sacré et emblématique. Cette symbolique était portée par des dieux comme  Osiris (dieu du monde végétal et animal chez les Egyptiens),  Demeter et  Persephona (dieux agraires chez les Grecs) ou Céres (déesse romaine du blé). Le cochon leur était sacrifié de manière rituelle dans des cérémonies publiques de grande ampleur, suivies par des repas publics où les gens en consommaient des quantités importantes, convaincus qu’ils seraient purifiés et qu’ils hériteraient de la force de l’animal sacrifié. 

L’anthropologue  J. G.Frazer suppose que le cochon est une réincarnation du dieu grec Adonis qui symbolise la mort et la renaissance cyclique de la végétation. 

Les chrétiens ont adopté ces rites païens et ont intégré le rituel du sacrifice du cochon comme faisant partie de la période qui prépare la grande fête religieuse de la Nativité. Avant le christianisme, le 25 décembre était le jour du début d’un cycle de 12 jours de fêtes qui accompagnait le passage de l’an ancien au nouvel an, une période de renaissance et renouveau du temps astronomique. Durant cette période de 12 jours, les paysans avaient terminé un cycle biologique agraire et se préparaient pour le suivant. Ils pratiquaient ainsi divers actes rituels porteurs de chance, de purification et de guérison. Le sacrifice du cochon était alors une offrande adressée aux forces suprêmes, en guise remerciement pour la récolte obtenue et en préparation de celle à venir. 

La fin d’une nuit de pleine lune si possible, et très tôt le matin, était le temps propice à beaucoup de pratiques rituelles. L’endroit du sacrifice était délimité par une ligne ou un cercle magique autour de l’autel. L’animal aspergé d’eau bénie était couché par terre avec la tête tournée vers l‘est. Une fois tué et nettoyé, on incisait sur son front une croix sur laquelle on plaçait du sel comme symbole de pureté et de protection de la maison. Une demande de pardon et d’aide était alors formulée au dieu pour le paysan et sa famille. 

Aujourd’hui, chez les orthodoxes, le pope détient un rôle important pour le profane. Dans les fermes, il transfigure le repas en acte sacré. La tradition populaire veut qu’il soit récompensé par le paysan avec une partie importante du cochon : la peau ou la langue , comme dans l’antiquité grecque, où pour les sacrifices faits au nom d’Hermès, le prêtre recevait la langue de l’animal comme symbole de communication entre lui et les divinités. 

Le sang du cochon possède également une importante signification rituelle. Les anthropologues ont relevé sa dimension régénératrice en l’identifiant au symbole même de la vie. 

Le rituel du sacrifice du cochon se clôture par un repas pris en commun. Dans l’antiquité, le repas se déroulait en silence et dans une atmosphère solennelle. De nos jours, bien qu’une partie de ces traditions soit encore conservée par endroits, le repas se déroule plutôt dans la joie arrosée de vin et de raki. Les discussions sont vives et les bonnes blagues improvisées sur l’animal et son heureux et généreux propriétaire fusent de partout.

 

 Source : http://www.la-grece.com/cochon.html

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Le porc n’a pas bonne réputation

Posté par othoharmonie le 30 avril 2016

 

 Les moralistes  stigmatisent  sa gloutonnerie et sa saleté. Il sert même à railler des groupes ou des personnes : la représentation  du  Judensau est  bien  connue,  associant  un  Juif  et une truie ou un porc en inversant le rapport entre l’animal et le groupe : le porc devient un attribut stigmatisant le peuple juif de la part des Chrétiens, signe évident d’incompréhension.

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Mais  on  retrouve  ailleurs  le  porc  comme  instrument  de  dévalorisation :  au  XIVe siècle, une caricature injuriant un noble strasbourgeois est placardée sur la grande porte de la cathédrale : le noble, pendu par les pieds, met son sceau dans le derrière d’un porc. Mais il ne faut pas oublier non plus que le porc est aussi l’attribut de saint Antoine l’Ermite, ce qui le rend sympathique, autant que les tourtes qui contiennent sa chair et dont les bourgeois des villes font une grande consommation.

Les Chrétiens admettent la consommation du porc et de tous les animaux : le Christ affirme que l’impureté provient non de ce qui entre dans l’homme, mais de ce qui en sort, les paroles et les actes.

Le porc, animal impur

On sait que l’usage rituel juif interdit expressément la consommation de viande de porc.  Cet  interdit  alimentaire figure dans la loi de Moïse : le Lévitique (11, 7) et le Deutéronome (14, 8). Mais on ne doit pas oublier que ces textes ne limitent l’interdit au  seul  porc,  mais  donnent  une  liste  d’animaux  impurs.  Sont  cités  dans  l’ordre suivant :  le  chameau,  le  daman,  le  lièvre,  qui  ruminent  mais  n’ont  pas  le  sabot fendu, le porc, qui a le sabot fendu mais qui ne rumine pas, des oiseaux dont les rapaces et les charognards, la cigogne, la chauve-souris, les animaux aquatiques qui n’ont ni nageoires ni écailles.

Parmi  ces  animaux,  le  porc  apparaît  comme  emblématique,  au  point  que  certains  refusent même de le nommer et le désignent par une  périphrase ou une expression vague.  Au-delà  de  la  consommation  de  sa  chair,  c’est  tout  l’animal  qui  est  réputé impur : son cuir, ses sécrétions, ses organes.

La  raison  de  cette  interdiction  a  été  recherchée  par  les  historiens,  les anthropologues,  les  théologiens,  mais  sans  qu’on  ait  jamais  pu  donner  une explication évidente.

On a allégué une raison hygiénique : la viande de porc se conserve mal et devient rapidement malsaine. Cependant, les Égyptiens, les Phéniciens ou les Éthiopiens en ont consommé sans que cela semble avoir posé de problème sanitaire majeur.  On  a  aussi  évoqué,  dans  le  Talmud  notamment,  une  raison  morale :  le  porc  se vautre  dans  la  boue,  mange  de  tout,  dont  des  excréments  et  les  immondices.

Certains géographes (dès l’époque antique) et anthropologues ont proposé de voir dans  le  porc  un  ancien  animal  totémique ;  d’autres  ont  imaginé  que  le  peuple  juif rejette le porc car celui-ci avait été un animal sacré pour les Cananéens qui l’offraient en sacrifice à leurs dieux. On a aussi pensé que le porc est un animal spécifique à  une société sédentaire, alors que les Hébreux sont nomades au désert et que le porc  a besoin de beaucoup d’eau et de forêt, ce qui manque dans le désert.

Aucune de ces raisons ne trouve cependant de base religieuse. Michel Pastoureau ?  qui les recense, renvoie plus volontiers à une raison culturelle. Le porc et les autres animaux  frappés  de  l’interdit  ont  un  point  commun : aucun  n’entre  dans  une  catégorie  définie.  Ainsi,  le  porc  a  le  sabot  fendu, à  l’instar  des  bovins,  mais  il  ne  rumine pas. Le corbeau, le vautour, les oiseaux de  proie volent, mais mangent de la  chair.  La  crevette,  la  langouste,  l’anguille  et  d’autres  espèces  aquatiques  appartiennent  au  monde  maritime,  mais  n’ont  ni  écailles,  ni  arêtes  comme  les poissons.  Ils  sont  « hors  normes »,  ce  qui  explique leur  mise  en  tabou.

En tout cas, ce qui est le plus important, c’est la force de la loi divine qui s’impose sans qu’on ait besoin d’exprimer une explication rationnelle.

L’Islam  interdit  également  la  consommation  de  la  viande  de  porc.

SOURCE de l’article / Michel PASTOUREAU, Le cochon, histoire d’un cousin mal aimé, Gallimard, 2009,

PorceletsLe cochon ou le porc a toujours eu mauvaise presse, et dans certaines religions, il est indiqué qu’il ne doit pas être consommé quelque soit sa forme. L’Islam par exemple, interdit formellement la consommation du porc, les juifs suivent le même précepte. Mais il vrai que l’on pourrait se demander pourquoi de telles directives.

En lisant votre question, je me suis rappelé cette parabole de Jésus, présente dans le Nouveau Testament. Je cite (*) : Vinrent à sa rencontre deux démoniaques, si dangereux que personnes ne pouvaient passer par ce chemin-là. Et ils se mirent à crier : « Que nous veux-tu Fils de Dieu ? Es-tu venu ici pour nous tourmenter avant le temps ? » Or à quelques distances il y avait un grand troupeau de porcs en train de paitre. Les démons suppliaient Jésus, disant « Si tu nous chasse envoie nous dans le troupeau de porcs ». Il leur dit « Allez ». Ils sortirent et s’en allèrent dans les porcs, et tout le troupeau se précipita du haut de l’escarpement, dans la mer, et ils périrent dans les eaux.

Cette parabole m’a immédiatement rappelé un ancien ouvrage sur le diable et les possessions démoniaques. Un passage indiquait alors que le diable, après avoir malmené un possédé dont il avait usé le corps, n’en trouvait pas de nouveau pour continuer d’exercer ses maléfices. Il décida alors de rentrer dans un porc, dont la grosseur et la graisse, lui permettait d’être à l’abri et dans l’opulence avant de retrouver un nouveau corps humain

Le cochon a depuis toujours trainé cette image, d’être un lieu où Satan avait pour habitude de prendre place, ou de s’y réfugier à défaut de pouvoir se rendre ailleurs. Ceci a certainement joué un rôle dans le fait d’interdire la consommation du porc, qui se rapporterait à consommer un animal habité par le diable, entrainant certainement mauvaises augures, maladies et beaucoup d’autres malheurs.

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SUR LES TRACES DU COCHON

Posté par othoharmonie le 21 avril 2016

Les plus anciennes traces connues de cochons domestiques remontent à 10 500 av. J.-C environ, dans l’est de la Turquie ; un deuxième centre de domestication a été mis en évidence en Chine, ultérieur de quelques millénaires. Cependant, des études génétiques récentes ont montré que la domestication du porc s’est en fait produite de façon indépendante dans des foyers de domestication multiples (Europe centrale, Europe du Sud, Inde, Asie du Sud-Est, etc.), à des dates qui ne sont pas encore précisées. 

TRACES DE COCHON

            Dès le IIIe millénaire avant notre ère, le cochon est répandu sur tout le pourtour méditerranéen (sauf dans le Maghreb). En Égypte, il est d’abord réservé au culte d’Osiris, seigneur du royaume des morts, auquel il est sacrifié. Dans le monde grec, il est à la fois un animal sacrificiel et un aliment courant. Les Romains apprécient également sa chair et lui consacrent une cuisine raffinée (tétines de truie par exemple). Très valorisé dans la mythologie celtique, le porc représente la force spirituelle et l’énergie créatrice. Les forêts de la Gaule antique abritent d’innombrables troupeaux à demi-sauvages (les célèbres sangliers d’Obélix).

Au fil des siècles cependant, le porc est touché par le discrédit chez de nombreux peuples du Proche-Orient.

 Sa viande, réputée impure, n’est plus consommée. Dans les grandes religions monothéistes, il est objet de mépris, rejet ou tabou. L’usage de sa viande est ainsi interdit aux Israélites par la loi mosaïque. Le tabou s’étend à l’animal vivant, qu’il est interdit de toucher, et jusqu’à son nom, qu’il est interdit de prononcer. Chez les musulmans, la consommation de sa chair est également interdite (« Vous sont interdits / la charogne, le sang, la viande de porc », Coran, V, 3). Plusieurs sourates du Coran parlent du porc, en faisant un animal à part. Une des raisons pour expliquer ces tabous serait d’ordre historique : le porc serait l’animal propre aux fermiers sédentaires et donc rejeté par les peuples nomades, éleveurs de moutons, de chèvres et de chameaux. L’attitude du christianisme à l’égard du porc est liée aux traditions bibliques. Il devient l’une des figures favorites du diable, un pilier du bestiaire satanique. 

Dans l’art médiéval et moderne, il personnifie la saleté, la gloutonnerie, la luxure, la colère. Il existe néanmoins un bon porc chez les chrétiens ; c’est le cochon compagnon et attribut des saints tel saint Antoine. Dans l’Occident médiéval, le porc est l’animal le plus consommé. Son goût pour les rebuts et les ordures rend possible son élevage en ville où il joue un rôle d’éboueur. À partir de la Renaissance, il s’installe dans des porcheries. Au milieu du XVIIIe siècle, on voit apparaître le souci d’améliorer les races et la production de la viande. Petit à petit, un élevage porcin industriel se développe, d’abord en Angleterre, puis sur le continent. Il y a encore peu de temps, on élevait dans les fermes un ou deux animaux tous les ans. La fête du cochon (le jour où on tuait le cochon) constituait une manifestation communautaire importante.

 

La consommation de la viande de porc 

Là où elle est consommée, la viande de porc fournit à l’homme une partie non négligeable de son alimentation. En France, sont consommés environ 35 kg par an et par personne. Comme l’assure le vieux dicton (« dans le cochon, tout est bon »), toutes ses parties peuvent être valorisées : on en tire jambons, rôtis, boudins, saucissons, rillettes, andouilles et andouillettes, pâtés, fromage de tête, etc. La méthode traditionnelle de la salaison est le procédé de conservation le plus efficace. Le fumage est également une pratique ancienne. 

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Le cochon mythologique

Posté par othoharmonie le 21 avril 2016

cochon mythologie

Magicienne de l’île Æaea, Circé (Gr. Κίρκη) est la fille d’Hélios et de l’océanide, Perséis (ou Persé) donc la soeur de Aeétès et de Pasiphaé, ou bien selon Diodore la fille d’Aeétès et d’Hécate. Circé dont le nom en grec signifie « oiseau de proie » était douée de pouvoirs extraordinaires, capable de faire descendre les étoiles du ciel, mais elle excellait dans la préparation de philtres, de poisons et de breuvages de toutes sortes, propres à transformer les êtres humains en animaux.

Elle habitait avec ses nymphes sur l’île Æaea (ou trouve aussi les graphies Aeaea, Aiaia, Ééa) qui se situerait vers l’Occident, près des côtes tyrrhéniennes. En revanche les romains identifièrent Æaea avec Circeli (monte Circello).

Selon Homère elle s’était réfugiée sur l’île d’Aeaea après avoir empoisonné son mari, le roi des Sarmates. Elle habitait un palais magnifique où tous les ustensiles étaient d’or, les tables d’argent et les tapis teints de pourpre; des loups et des lions qu’elle avait apprivoisés, pauvres navigateurs qu’elle avait transformés par ses breuvages magiques, se promenaient à l’intérieur sans faire montre d’agressivité. Elle chantait en tissant sur un immense métier à tisser magique de riches étoffes.

Le poète Denys de Milet raconte une histoire identique: elle essaya sur son époux, le roi des Sarmates, un sort maléfique qui l’empoisonna. Détestée par ses sujets, elle dut s’enfuir sur le char de son père. Mais il faut remarquer que les auteurs romains la font beaucoup plus terrible.

Légendes

Circé aux belles boucles était autant redoutable par sa beauté et que par ses sortilèges et ses philtres magiques.

• Un jour le dieu marin Glaucos vint la trouver pour lui demander un philtre capable de rendre amoureuse la jeune et belle Scylla, qui demeurait insensible à ses avances mais Circé tomba amoureuse du dieu et changea Scylla en un monstre repoussant. (Mét. XIV, 9 sqq)

• Picus, fils de Saturne, régnait dans l’Ausonie, coupable à ses yeux d’avoir repoussé son amour pour celui de Canente, fut transformé en pivert. (Mét. XIV, 320 sqq)

• Calchos, roi de Daunie, un amoureux qui perdit la raison (Parthénios de Nicée, XII)

• Circé joua aussi un rôle dans la légende des Argonautes où elle parait comme la sœur (ou la fille) d’Aeétès, roi de Colchide. Elle refusa de purifier Médée et Jason du crime horrible de son frère Apsyrtos. Selon d’autres elle les purifia puis les chassa aussitôt.

• Selon l’Odyssée, Ulysse débarqua sur l’île Aeaea et envoya vingt trois compagnons à sa découverte ; ils furent changés par la déesse en pourceaux âgés de neuf ans, sauf Euryloque qui réussit à venir l’avertir. Le héros décida d’aller retrouver ses compagnons disparus.

Le héros, guidé par Hermès qui lui conseilla de mélanger à son breuvage la plante magique appelée moly. Selon Ptolémée Héphestion le moly naquit du sang d’un géant que Circé (ou Médée) tua avec le secours du Soleil.
Le dieu lui précise aussi qu’il peut se faire aimer de « Circé aux belles boucles » en lui faisant promettre que s’il entrait dans son lit elle ne tenterait rien contre lui.
Circé l’invita à sa table et lui offre du cycéon dans lequel elle a versé un philtre. Ulysse réussit à plonger dans sa coupe le moly qui effectivement contrecarra les effets du poison. Puis brandissant son glaive il lui dicta ses conditions : elle devait rien entreprendre qui lui portât préjudice et Circé jura sur le Styx; il aussi obtint que ses compagnons puissent reprendre leur forme humaine.

Toutefois l’un d’eux, Gryllos, cité par Plutarque, refusa de redevenir humain. Dans « Les animaux usent de la raison » Plutarque imagine un dialogue entre Ulysse et Gryllos, où ce dernier explique pourquoi il préfère rester dans la peau d’un cochon. S’ensuivent des comparaisons entre les hommes et les animaux, leur vertu, leur courage, leur hardiesse ou leur intelligence.

CIRCEYElpénor fut le seul à mourir sur l’île en tombant d’une terrasse parce qu’il avait trop bu; Ulysse rencontrera son ombre aux Enfers qui lui réclamera des honneurs funèbres.

Au bout d’un an Ulysse voulut retourner à Ithaque. La magicienne lui traça la route, lui conseilla de consulter l’ombre de Tirésias aux Enfers et lui apprit comment éviter les prochains dangers qui le guettaient.

Circé eut plusieurs enfants  qui portent des noms différents selon les auteurs:

• Agrios et  Latinos, d’Ulysse (Théogonie, 1011) et une fille Cassiphoné citée dans un commentaire de Tzetzes
• Télégonos, d’Ulysse (Télégonie, Plutarque, Histoires parallèles 41, et Hygin, Fables 127)
• Nausithoos, Télégonos  d’Ulysse (Hygin, Fables, 125)
• Latinos de Télémaque (Hygin, Fables, 127)
• Phaunos de Poséidon (Nonnos, Dionysiaques 13, 327 et 37, 10)

Télégonos fut élevé par sa mère et instruit de sa naissance, devenu adulte, il partit pour Ithaque afin de se faire reconnaître par son père.

Arrivés dans le royaume d’Ulysse, Télégonos chassa du bétail. Il fut pris pour un pillard et lors du combat, Télégonos, tua son père d’un coup javelot terminé par un dard de raie; ainsi s’accomplissait la prédiction de Tirésias qui avait dit qu’Ulysse périrait de la mer et de la main de son fils.

S’apercevant de sa méprise et de son parricide involontaire, Télégonos pleura amèrement sur le corps de son père. Puis il porta la dépouille d’Ulysse à Circé, qui lui rendit les hommages funèbres et le scoliaste de Lycophon raconte qu’il fut rendu immortel par Circé, et envoyé à    l’Ile des Bienheureux.
Plus tard, Télégonos épousa Pénélope dont il eut un fils, Italos, le roi éponyme de l’Italie.

Les dieux auraient refusé l’immortalité à Circé et elle aurait péri de la main de Télémaque qui avait épousé Cassiphoné mais dans une autre version Télémaque aurait épousé Circé dont il eut un fils, Latinos. 

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Le Cochon domestiqué

Posté par othoharmonie le 19 avril 2016

 

Le Cochon est un mammifère domestique omnivore de la famille des porcins, ou suidés, proche du Sanglier avec lequel il peut se croiser. Porc est la plupart du temps symbole de goinfrerie, de voracité. Il dévore et engouffre tout ce qui se présente à lui. Il est aussi le symbole des tendances obscures sous toutes leurs formes de l’ignorance, de la gourmandise, de la luxure et de l’égoïsme. Dans bien des légendes on lui attribue le rôle de gouffre.

cochon domestiqué

Saint Clément d’Alexandrie écrit dans Héraclite : « le Porc prend son plaisir dans la fange et le fumier ». C’est l’origine de la raison pour laquelle il est bien souvent interdit de manger du Porc dans certaines croyances. Saint Clément dit aussi que la viande de Porc est réservée à ceux qui vivent sensuellement. Au centre de la roue tibétaine, le Porc qui y est figuré a cette même signification tout en évoquant plus particulièrement l’ignorance.

L’Évangile nous recommande de « ne pas jeter nos perles aux Pourceaux » : c’est-à-dire que les vérités spirituelles ne doivent pas être révélées inconsidérément à ceux qui n’en sont ni dignes de les recevoir ni capables de les saisir. Circé avait pour habitude de changer des hommes en Porcs, conformément aux tendances profondes du caractère de chacun et de sa nature. En Égypte Antique, le Cochon est consommé par les fermiers sédentaires de la vallée du Nil jusqu’au milieu du IIe millénaire avant J.C. Sa consommation semble ensuite abandonnée, afin de le réserver au culte d’Osiris.

Le Porc prend peu à peu une connotation négative, puisqu’il est ensuite associé au dieu mauvais Seth, parfois représenté sous la forme d’un porc noir dévorant la lune. Au Proche-Orient, le statut du Porc varie ; apprécié dans certaines cultures (chez les Akkadiens, les Moabites, les Ammonites), il est tabou dans d’autres, soit en raison de sa sacralité (pour les Crétois), soit en raison de son impureté (chez les Hébreux par exemple).

Dans le monde grec, comme plus tard chez les Romains, les Germains et les Gaulois, le Porc ne subit aucun tabou : il est à la fois un animal consommé et sacrifié, notamment en l’honneur de Déméter ou de Cérès. Le sacrifice sanglant d’un Cochon disparaît cependant au fil du temps, au profit de l’offrande de viande cuite. Selon les auteurs latins, le Cochon est parfois associé à la fécondité et à l’intelligence (Varron, Traité d’agriculture) ou au « plus stupide des animaux », capable de dévorer ses petits, et par nature fragile (Pline l’Ancien, Histoire naturelle). Porc est l’animal-ancêtre fondateur de l’une des quatre classes de la société mélanésienne.

Pour les Khirgizes, le Porc est un symbole de perversité, de saleté et de méchanceté. En Europe, au XIIe siècle, les Porcs, clochette accrochée au cou, divaguent dans les rues de Paris et en nettoient les immondices. L’un d’eux cause, le 13 octobre 1131, la chute et la mort de Philippe, fils ainé et héritier du roi Louis VI le Gros. Suite à cet accident, un édit royal interdit la divagation des Cochons. Les seuls Cochons qui échappent à l’interdit sont ceux des confréries de moines Antonins. Saint Antoine Ermite est donc souvent identifié par sa proximité avec un Cochon.

L’idée ancienne que la possession d’un Cochon garantit de la pauvreté a entraîné la naissance, au XVIIIe siècle en Angleterre, des tirelires en forme de Cochon, ou piggy banks. L’idée du Cochon porte-bonheur existe aussi largement dans les pratiques alimentaires (gâteaux, friandises) et dans les expressions : « avoir une chance de Cochon », « Schwein haben », « un colpo di porco ». Dans le bouddhisme tibétain (chamanisme Bön), le Porc représente l’ignorance, avidya, responsable de toute la misère du monde. Pour les peuples sinovietnamiens, le Porc est au contraire un symbole de prospérité et d’abondance. La Truie accompagnée de ses petits ajoute à cette idée celle de postérité nombreuse..

Le calendrier zodiacal chinois comporte une année du Cochon (亥 hài : douzième des douze rameaux terrestres). Les natifs de ce signe sont dits patients, fondamentalement équilibrés et bien disposés envers leur prochain. En Océanie, dans le nord du Vanuatu, à Malekula notamment, l’incisive supérieure des Cochons était cassée pour permettre à l’inférieure de pousser en spirale, formant parfois deux ou trois cercles. Nourri à la main, le Verrat devenait une « réserve d’âme masculine, et cette substance devait passer au sacrificateur de l’animal lorsque celui-ci était tué. Ces sacrifices permettaient aux hommes d’acquérir sainteté, titres et emblèmes de leurs rangs, et d’atteindre les plus hauts grades. L’identification entre le Verrat et son propriétaire était si forte que l’on incorporait les défenses de l’animal aux têtes à son effigie ou à celle de son sacrificateur, également décorées de dessins de Cochons. »

Des compétitions peuvent exister entre jeunes garçons concernant l’élevage des Cochons. À Ambae, les Cochons hermaphrodites étaient obtenus par sélection pour incarner l’union des pouvoirs masculins et féminins. Dans certaines sociétés, les Porcs et les enfants peuvent être élevés ensemble : en Nouvelle-Guinée, des photographies ethnologiques des années 1930 montrent des femmes allaitant simultanément un enfant et un Porcelet.

Demandez au totem Cochon de vous aider à intégrer votre grande intelligence, sensualité, vie familiale et carrière, à ne plus vous inquiéter de l’argent mais à croire que vous aurez toujours assez, et d’approcher la vie avec aisance. Accédez à son pouvoir en honorant votre intelligence émotionnelle et cérébrale. En tant que guérisseur, Cochon détruit l’infection, et guérit grâce à la relation avec la terre. En tant que gardien et protecteur, Cochon protège la richesse, et garde contre l’avarice.

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SAGESSE ANIMALE DE L’ELEPHANT

Posté par othoharmonie le 17 avril 2016

 

 

Soleil conjoint Saturne: l’éléphant,, pouvoir séculaire de la Justice, joue avec la mutation

L’astro-carte est un arcane majeur du Tarot de la Sagese Animale de Ted Andrews.

SAGESSE de l'éléphant Aujourd’hui 15 novembre 2014, le Soleil à 23 degré du Scorpion est en conjonction avec Saturne à 25 degré. L’aspect exact aura lieu 18 novembre et sera encore actif jusqu’au 25 , jour où Mercure sera exactement sur Saturne et prolongera l’effet de quelques jours. 

Ces conjonctions se produisent tous les ans. C’est l’Eléphant qui nous délivre le message actuel. Une conjonction entre deux planètes produit une libération phénoménale d’énergie qui nourrit  le cycle complet des 2 planètes en question. 

Au niveau 2, Saturne est la planète des limitations, des frustrations, des empêchements, de la fin des choses. Elle dit non et nous ne comprenons pas pourquoi, ce qui entraîne souffrance et sentiment d’injustice.

Au niveau 3 , Saturne est la planète de la stabilité, de la confiance, du respect, de la Conscience et de la Sagesse. Un profond sentiment que tout est à sa place avec le bon timing s’en dégage. Cela peut être une définition de la Justice… 

Mars s’est éloigné de Pluton et il est maintenant temps de prendre conscience de ce qui s’est déclenché, de ce qui s’est mis en route et qui va continuer à se dérouler pendant les 2 ans 1/2 que prend Mars pour revenir voir Pluton, son octave supérieure et aîné. 

La Nouvelle Lune du 22 novembre donnera à chacun des indications sur le domaine qui demande à être expérimenté, vécu en conscience. Et il y sera question de justice ancestrale. 

 » L’éléphant nous rappelle que les lois spirituelles de la justice interviennent dans l’existence, même si elles ne sont pas toujours facilement reconnaissables. L’éléphant peut nous rappeler que la justice sera rendue dans une situation qui nous touche de près. Le jugement sera juste, nous rappelant que nous pouvons nous inspirer des leçons tirées des évènements du passé, afin de ne pas avoir à les revivre dans le présent ou l’avenir. L’apparition de l’éléphant vient confirmer que la bonne décison a été prise….

Les éléphants font preuve d’une force et d’un sentiment de solidarité hors du commun…ils incarnent les idéaux de la vraie société…. »                                             Ted Andrews

 La sagesse de Saturne s’appuie sur la mémoire du passé et la gestion de temps dont il est le représentant (Chronos en grec). Uranus conjoint Noeud Sud tout janvier 2015, nous donnera l’occasion de tourner des pages pour créer du nouveau. Nous y reviendrons… 

Dans le Tarot de Marseille, l’arcane majeur XI est la Force représentée par un lion rugissant. Ted Andrews a une vision plus placide de la force, plus ancrée et constructive dans la pérennité.

La conjonction de Mercure à Saturne le 25 novembre nous aidera à comprendre, formuler et exprimer ce qui se passe dans nos vies. 

Le cycle de mutation commencé nous donne accès à un nouveau Fruit de Vie… à faire mûrir en accord avec la justice extérieure et notre  sentiment intime de justice intérieure. 

Pour honorer Saturne, ce post est écrit un samedi jour de Saturne et publié à l’heure de Saturne.

 Source :  Le Tarot de Sagesse Animale de Ted Andrews

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Le cochon au Moyen Age

Posté par othoharmonie le 9 avril 2016

 

 

Au Moyen Âge, prédicateurs et théologiens ont considéré le cochon comme un attribut du diable ; comme lui, le diable grogne et se vautre dans l’ordure. Cette image du porc lié à l’enfer existe déjà sur quelques chapiteaux romans, mais prend son essor essentiellement à la période gothique. Le porc est aussi parfois associé aux Juifs et à la Synagogue. Il peut personnifier plusieurs vices, comme la saleté, la gloutonnerie et la colère. Dès le XIIIe siècle, un homme débauché est un porc. Cette image perdure longtemps après le Moyen Âge.

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Plus tardivement, entre le XVe siècle et le XVIIe siècle, le porc a été associé, après le bouc, l’âne et le chien, à la luxure, bien que le mot de verrat soit en toute logique plus approprié. En 1503-1504, Jérôme Bosch, dans le panneau l’enfer du Jardin des délices, représente une truie vêtue en nonne, enlaçant un homme nu, mais le terme de « cochonnerie » en prend son sens actuel en français qu’à la fin du XVIIe siècle. Par dérision, il arrive que le prix «remporté» par le dernier arrivé d’une compétition, telle que le palio en Italie ou des course de chevaux à Ulm (par le Pritschenmeister ) ou à Strasbourg soit un cochon. Un jeu moqueur, impliquant des aveugles et un cochon, existait dans de nombreuses villes européennes au XIVe et XVe siècle, de Lübeck à Paris.

Ces connotations négatives peuvent s’expliquer par la couleur sombre du pelage du porc, ainsi que par certains traits comportementaux, particulièrement sa goinfrerie, son aptitude à se nourrir d’ordures et de charognes. Les créatures omnivores (le corbeau, le renard, l’ours, voire l’être humain) sont ainsi souvent considérées comme impures. Sa mauvaise vue et sa tendance à se vautrer dans la boue sont d’autres éléments vus négativement. Toutefois, l’image d’un bon cochon émerge aussi quelquefois dans l’iconographie des saints. Dans l’iconographie de saint Antoine, le cochon apparaît à partir du XIIIe siècle comme un compagnon du saint, sans doute sous l’influence de l’ordre des Antonins, spécialisés dans l’élevage des cochons, qui fournissaient de la viande aux indigents et un lard passant pour bénéfique aux malades. Saint Blaise est aussi parfois représenté accompagné d’un pourceau. Un de ses miracles serait d’avoir poussé un loup à rendre son pourceau à une vieille femme qui, pour remercier le saint, lui apporta dans son cachot les pieds et la tête du porc rôtis. Par ailleurs, le porc (qui, à l’époque, ressemblait davantage au sanglier) est vu comme un animal fort et courageux ; certains nobles le prenaient ainsi pour emblème sur leurs armoiries, et une version du Roman d’Alexandre raconte la mise en fuite d’éléphants du roi Porus par des cochons sauvages.

Le cochon prend aussi, au fil du temps, des connotations plus positives, liées à la fécondité et à la prospérité, en raison notamment de la grande fécondité de la truie et de son cycle de gestation : trois mois, trois semaines et trois jours, un chiffre déjà mentionné par Aristote, et que les hommes du Moyen Âge ont relevé comme un cycle arithmétiquement parfait. L’idée ancienne que la possession d’un cochon garantit de la pauvreté a entraîné la naissance, au XVIIIe siècle en Angleterre, des tirelires en forme de cochon, ou piggy banks. L’idée du cochon porte-bonheur existe aussi largement dans les pratiques alimentaires (gâteaux, friandises) et dans les expressions : « avoir une chance de cochon », « Schwein haben », « un colpo di porco »… Un lien a également été établi entre enfants et cochons, sensible dans la légende de saint Nicolas (le boucher jette les enfants au saloir comme de vulgaires pourceaux) puis à partir de la fin du XIXe siècle dans la littérature pour jeunesse, les jouets, les manèges, puis le cinéma. Le cochon est alors représenté comme un porcelet rose, joyeux et dynamique, largement humanisé (bipédie, parole, activités, etc.).

Cette figure archétypale est présente dans de nombreux personnages de dessin animé et de bande dessinée : Porky Pig l’ami bègue de Daffy Duck, Miss Piggy la cochonne amoureuse de la grenouille Kermit dans le Muppet Show, Porcinet le copain de Winnie l’ourson, Les Trois petits cochons, Babe, etc.

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LE CRABE est un signe négatif

Posté par othoharmonie le 14 mars 2016

 

Le soleil entre dans le cancer autour du 22 juin, juste après avoir atteint le point le plus élevé, au début de l’été, la période de croissance.  La lune gouverne le Cancer.

Le symbole correct pour ce signe n’est pas comme il est souvent représenté sur les gravures, un crabe relativement gros, mais le petit Bernard-l’Ermite dont le comportement exprime mieux le caractère de ce signe.

Le Bernard-l’Ermite protège son fragile arrière train à l’intérieur de coquilles d’escargots abandonnées.  Lorsqu’il a trop grandi pour son domicile, il part à la recherche d’une coquille à sa nouvelle dimension et s’y loge prestement.  De cette position sûre, notre créature veille à l’affût de sa proie que, de ses grosses pinces elle saisit promptement et qu’elle tire à l’intérieur de sa demeure pour s’en repaître à loisir.

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Sa démarche, latérale ou oblique, à reculons, caractéristique du crabe, illustre bien ce signe.

Ces deux principaux traits témoignent du discernement psychologique des premiers astrologues qui ont choisi le crabe pour symbole des natifs de ce signe.

Les expériences recueillies sous Gemini sont affermies, classées et en progrès sous le Cancer.  Le Cancer est un collectionneur à tous les niveaux.  Au niveau matériel les natifs du Cancer rassemblent de belles choses; au niveau émotionnel, il est émotionnel par nature. il approfondit ses expériences.  Mentalement, il recueille le savoir d’une manière scientifique et, spirituellement, il tente d’affiner sa compréhension de la raison d’être des choses.  Son point fixe c’est sa maison, son château dans lequel il se retire toujours à la fin de chaque incursion avec le nouveau trésor qu’il vient d’obtenir.  Ici il est entouré de tout ce qu’il a rassemblé au long de son existence.  Par nature, il est casanier et bon vivant.

La rapide retraite dans une armure protectrice au moindre signe de danger caractérise aussi la tortue, raison pour laquelle cet animal symbolisait le cancer dans l’ancienne Babylone .

La locomotion rétrograde du crabe illustre la propension du Cancer à se perdre lui-même avec joie dans le passé.  Il vit dans un état de conscience historique et, rétrospectivement, il peut apprécier la continuité des événements.  D’où la représentation du signe dans l’ancienne Amérique sous la forme du «serpent à plumes qui se déplace à reculons».  Pour les Chinois c’était la coupe transversale d’un arbre dont les cercles annuels racontent l’histoire.  Je les ai tous inclus dans le cadre du tableau.

Le Bernard-l’Ermite en personne repose sur ses trésors, cachés à l’intérieur d’un coffre de fer qu’il a, pur plus de sûreté, enterré dans le sable.  Il est tendu vers la lune, la planète qui le gouverne (nous en reparlerons).  Des mains émergent du cadre pour saisir les joyaux et les pierres précieuses, surtout des aigues-marines et des pierres dé lune, les joyaux de la lune; toutes choses précieuses rassemblées à un niveau matériel .

c’est le classique symbole de la souffrance qui conduit au discernement.  Une perle est, de par son existence même, le symptôme d’une maladie dans l’huître.  Si un corps étranger, une pierre ou un fragment de coquille, pénètre dans l’huître, son corps, faible et sensible, une fois irrité, va réagir en recouvrant l’objet étranger de couches successives de nacre, afin d’arrondir celui-ci pour apaiser la douleur.  C’est ainsi que, par la souffrance, se forme un magnifiquejoyau.

A côté de cette huître ouverte, le Kephera, le scarabée sacré de l’Egypte ancienne, roule une perle vers le haut de la pente .  Ici le symbolisme est double.  Le scarabée (scarabeus) est un coléoptère qui pond ses oeufs dans le fumier qu’il a d’abord malaxé en une boule.  Il roule alors la boule dans un trou déjà creusé dans ce but.  En sûreté, sous terre et pourvu d’une abondante nourriture, l’oeuf dans le fumier devient finalement un nouveau coléoptère.  Les Egyptiens de l’Antiquité ne savaient pas qu’un oeuf avait déjà été pondu dans le fumier et ils pensaient qu’un coléoptère s’était créé luimême à partir de la matière en état de putréfaction.

C’était la génération spontanée.  De nombreux Anciens croyaient que la vie apparaissait spontanément à partir de la matière en décomposition sans que le processus habituel d’implantation ait été réalisé.  C’est pourquoi le bousier Kephera a été aussi considéré comme un compagnon de la Divinité qui, sans cesse, se recrée.

Dans ce cas, la boule de bouse était le soleil doré que Kephera roulait chaque jour sur le chemin des cieux, de l’est à l’ouest.  C’était le symbole fondamental de la renaissance, la vie qui, d’elle-même, se renouvelle sans cesse grâce au pouvoir de Râ, le soleil. Parce que la conscience se développe et se ranime par la douleur, j’ai substitué une perle à la boule de bouse transformant ainsi le symbole du soleil en symbole de la lune parce que la mer et tout ce qui en elle vit, tout comme l’âme, se trouvent liés pour une grande part à la lune.  Ceci non seulement en raison de l’influence considérable exercée par la lune sur le flux et le reflux des marées mais aussi en raison de la subordination de nombreuses créatures de la mer au cycle lunaire dans leur comportement sexuel.Il existe une interaction complexe entre la lune, la procréation et la mer.  C’est la lune qui donne la forme et qui gouverne l’implantation ainsi que la croissance.  Elle est directement concernée par la matière primordiale, l’océan primordial d’où tout a été formé et plus substantiellement par la mer d’où toute vie a évolué.  L’ océan est notre mère à tous.  On l’appelle Mara, «qui est amer».Il est Mater Materia et il est aussi MARIE, Mère de Dieu, tout comme il est Maya, la mère du Bouddha.  Ce sont des aspects différents du même principe dont l’origine est Binah, la Mère Primordiale sur le pilier de la forme, à gauche dans l’Arbre de Vie de la Kabbale.

Extrait du site http://jean-paul.barriere.pagesperso-orange.fr

 

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Pourquoi associer Cancer et Crabe

Posté par othoharmonie le 5 mars 2016

 

 

HISTOIRE ET DÉFINITION : D’où vient le mot cancer ?

Le mot cancer tire son origine du mot latin homonyme qui signifie crabe. C’est Hippocrate (460-377 avant J-C) qui, le premier, compare le cancer à un crabe par analogie à l’aspect des tumeurs du sein avec cet animal lorsqu’elles s’étendent à la peau. La tumeur est en effet centrée par une formation arrondie entourée de prolongements en rayons semblables aux pattes d’un crabe. Cette comparaison est reprise ultérieurement par Galien (131-201 après J-C) qui écrit un traité des tumeurs et décrit avec beaucoup de précision le cancer du sein :

« Maintes fois, nous avons vu aux mamelles une tumeur exactement semblable à un crabe. En effet, de même que chez cet animal il existe des pattes des deux côtés du corps, de même, dans cette affection, les veines étendues sur cette tumeur contre nature présentent une forme semblable à celle d’un crabe. Nous avons guéri souvent cette affection à son début. Quand elle a pris une étendue considérable, personne ne l’a guérie sans opération. » (In Galien, « de la méthode thérapeutique, à Glaucon, livre II.« ).

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Tumeur bénigne ou tumeur maligne

Une tumeur peut être bénigne ou maligne. Dans le premier cas, la production cellulaire excessive reste limitée et localisée. Généralement, la tumeur bénigne cède facilement à un traitement local. Dans le cas des tumeurs malignes, en revanche, la production cellulaire excessive devient anarchique et incontrôlée. Les cellules anormales infiltrent les tissus adjacents ou essaiment dans l’organisme en utilisant les vaisseaux sanguins ou lymphatiques pour former des tumeurs à distance appelées métastases. Dans la plupart des cancers, la dissémination des cellules cancéreuses se produit d’abord par voie lymphatique et les premières métastases se localisent dans les ganglions lymphatiques voisins de l’organe atteint. On parle alors de métastases ganglionnaires ou d’adénopathies métastatiques régionales. La dissémination des cellules cancéreuses par voie sanguine est généralement plus tardive et peut conduire à la formation de métastases dans des organes distants du site d’origine comme le foie, les poumons ou les os. On parle alors de métastases viscérales ou de cancers secondaires.

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Les Mues du Crabe

Posté par othoharmonie le 4 mars 2016

CRABES

La mue est un moment délicat pour tous les crustacés. 5 % des crabes captifs meurent durant la mue. C’est aussi, d’après les observations réalisées sur les animaux en captivité, un moment où les crabes peuvent adopter un comportement cannibale, ce qui constitue d’ailleurs un frein à leur élevage. Chez les femelles, la mortalité lors des mues est bien moindre, car les mâles qui vont à ce moment se reproduire avec elles les protègent durant plusieurs jours (d’une vingtaine de jours avant la mue jusqu’à 10 jours après, selon les individus, et d’après les observations faites par Edwards (1971) sur 36 couples maintenus en captivité ; en moyenne cette durée de protection de la femelle par le mâle est de 8 jours en pré-mue et 5 jours en post-mue). Les mâles fécondants effectuent toujours leurs mues à un autre moment, ce qui leur permet de toujours protéger les femelles en mues.

La mue du crabe-dormeur se fait toujours sous l’eau, de nuit et loin de l’estran. Elle serait selon Aiken [1969] déclenchée par le système hormonal, activé par deux types de stimuli : température de l’eau et photopériode.

D’après les observations faites sur des animaux captifs, la mue dure de 30 minutes à 6 heures, durant lesquelles le crabe s’extrait de son ancien exosquelette ; c’est l’exuviation ; le bouclier dorsal se fend le long de lignes dites lignes exuviales. Il s’ouvre alors sous la pression du corps qui gonfle (voir pourquoi ci-dessous). L’abdomen puis les 8 péréiopodes en sortent et ces derniers poussent ensuite en avant l’exuvie pour en extraire le reste du corps en finissant par les pinces.

Dès le début de la mue et durant environ 24 h, l’animal gonfle en absorbant de l’eau (60 % du poids total du corps à ce moment). Dans les mois qui vont suivre (dits période d’ »intermue »), cette eau sera peu à peu remplacée par les organes et la chair en croissance. Les crabes devenus mous sont vulnérables à leurs prédateurs durant 7 à 8 jours, mais il faudra 2 ou 3 mois pour que la chitine ait parfaitement consolidé la carapace. Le crabe en train de muer est vulnérable à ses prédateurs naturels, mais moins à l’homme, car cessant de s’alimenter pour quelques semaines, il n’est pas attiré par les appâts des casiers de pêche.
Les mues peuvent survenir toute l’année, mais sont nettement plus fréquentes au printemps et en été.
Une étude (en 1979) a montré en Bretagne-Sud 3 pics importants de mue ; en mai, juillet et octobre, mais ces pics étaient moins nets et décalés dans le temps l’année suivante (1980). Ces pics présentent une certaine corrélation avec les variations mensuelles de la température de l’eau ; les mues sont rares en dessous de 8 °C et plus fréquentes au-dessus de 10 °C.

Croissance

Avant maturité sexuelle, l’accroissement de taille et poids à la mue sont comparables pour mâles et femelles, puis il diminuent à chaque mue, plus fortement chez les femelles. Des observations faites en Manche laissent penser que les mâles après avoir atteint une taille de 10 cm, muent 3 fois plus souvent que les femelles.
La croissance est moins rapide dans les eaux froides ; le jeune crabe atteint 80 mm de longueur (350 g) à 3 à 4 ans en Bretagne-Sud/Golfe de Gascogne, alors qu’il lui faut presque le double (5 à 6 ans) en Mer du nord. Des données anglaises, intermédiaires donnent un poids moyen de 450 g vers 5 ans, 1 kg vers 7 ans et 1,5 kg vers 15 ans. On connait mal les cycles de mues à grande profondeur (vers 200 m).

Reproduction

Elle a commencé à être étudiée il y a plus d’un siècle à l’Est de la Grande- Bretagne (Écosse, Northumberland) par Williamson (1904), Pearson (1908), L. Ebour (1927-1928) et plus tard par0, Edwards et Meaney (1968) dans les eaux du Norfolk du Yorkhshire et du sud-Irlande.

Le tourteau est une espèce gonochorique, c’est-à-dire à reproduction sexuelle obligatoire. Les glandes génitales mâle et femelles sont abritées dans le céphalothorax à la surface de l’hépatopancréas. Les femelles semblent adultes quand leur carapace atteint 73 mm. Les dates de fécondation et fécondité varient selon la température et le milieu. En Bretagne sud, un début de développement ovarien apparait en juillet. Il se poursuit jusqu’en mars de l’année suivante où de mars à juin la femelle est sexuellement non active. Le mâle semble sexuellement mâture plus tôt, dès 65 mm .

  • Accouplement : la femelle ovigène ne se nourrit pas. Le mâle, attiré par une femelle mâture et prête à muer se tient sur elle, jusqu’à ce qu’elle mue. Après la mue, elle devient réceptive. C’est alors que la copulation se produit, souvent de nuit et pouvant durer plusieurs heures.
  • Le sperme est stocké par la femelle dans une spermathèque où il est conservé vivant plusieurs mois, alors que des bouchons spermatiques apparaissent sur les orifices génitaux de la femelle (sous la languette abdominale). Elle n’est donc plus fécondable avant mue qui suivra la ponte qui ne se produira que plusieurs mois après, jusqu’à un an plus tard ; ceci explique que les jeunes femelles semblent pouvoir être fécondées avant leur maturité ovarienne. En captivité, plusieurs pontes successives ont été observées après une seule fécondation, mais l’auteur ne précisait pas si les œufs étaient fertilisés.

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Honneur au colibri, notre  » maître »

Posté par othoharmonie le 19 février 2016

 

 

Les êtres qui nous entourent ou volètent autour de nous peuvent nous nourrir d’images et de modèles d’activité, utilisable en forme de métaphore. Mais on peut dire, de toute métaphore, qu’elle peut être, métaphoriquement parlant, placé sous le signe vif, et même furtif, du colibri. Alors colibrillons !

 Colibri notre maitre

On sait en effet que cet oiseau brillant est doté d’une paire d’ailes non coudées. Il est le seul de son embranchement à posséder cette propriété. Elle lui permet, s’approchant d’une fleur pour en butiner le nectar, de s’en éloigner prestement pour éviter de la piquer avec son bec futé, mais tout aussitôt de revenir vers la fleur, en d’incessants et respectueux aller-retour bénéfiques, selon un vol apparaissant quasi-stationnaire.

 

Ainsi, par sa maîtrise ailée, nous montre-t-il une alternance délicate, incessante, féconde, de présence puis de distance à un objet ou sujet révéré. On peut aussi dire, s’inspirant du terme de Bertold Brecht, « Verfremdungseffekt », qu’il nous expose une maîtrise de « distanciation » pour assurer la justesse d’une « présenciation » à une réalité en floraison généreuse.

 

Aussi donc, soyons en garde d’utiliser toute métaphore au plus proche de sa vivacité mais sans appuyer trop fort sur les similitudes fragiles qu’elle nous distille, car ce serait en risque d’altérer la réalité à partir de laquelle elle a été modélisée !

Si nous tentons alors d’appliquer la métaphore du manège actif du colibri à la relation pédagogique, nous touchons une question délicate : celle de la posture paradoxale de l’enseignant ; faire cours, enseigner à un groupe-classe, c’est finalement être directif, intrusif. Dans une conception ancienne, mais toujours actuelle et revendiquée par certains, c’est  même l’imposition irradiante d’un savoir.

Quelle est alors la latitude dont l’enseignant dispose ?  Comment concilier présence et distance ?

 

C’est la problématique subtile que la métaphore du colibri, notre emblème de prof !, nous permet donc d’approcher.

Il peut être tout petit, mais, souvenons-en nous,  il est le seul oiseau qui n’a pas de coude, pas de raideur, à son aile, ce qui lui permet d’être stationnaire tout étant en dynamique : réalisant la présence à une approche des êtres, respectant la distance pour mieux gérer la pression de sa présence sans inertie piquante, statique, sur eux. Bertold Brecht parle aussi aux « acteurs » que nous sommes, du « rôle » à jouer avec de la « distanciation » nécessaire. 

Tentons déjà notre chance en mettant la relation entre l’enseignant et l’élève (ou un groupe d’élèves) sous le signe métaphorique du colibri ! 

L’enseignant peut s’approcher au plus près de chacun, mais en gardant à temps une juste distance : présence, oui, mais non pas pression lourde ni piqûre ni risque de déchirure. Il ne doit pas non plus se cantonner à une distance tranchée, cassante, creusant une dépression aussi néfaste qu’une malencontreuse pression : mais il lui importe de rétablir la juste présence à l’enfant, à l’élève, à la classe. En ingénieuse régulation de sa présence-distance motivante ! De laquelle il peut tirer, nectar ?,  la satisfaction de l’élève explicité par ses yeux, mais aussi les savoirs fécondants qui lui peuvent être restitués par lui et ses camarades en co-naissance, selon l’orthographe poétique chère à Paul Claudel. 

C’est bien le travail réel du rôle à tenir dans la relation pédagogique. Le maître peut essayer d’obtenir,  de tirer de l’élève, en s’en approchant le plus possible, un certain nombre d’attentions, d’efforts, mais au moment où il risque de trop faire pression, il lui faut prendre de la distance : de même, il peut être présent à sa classe, et cependant rester à distance de ses élèves.    

colibri-huppe 

Un peu d’histoire naturelle pour les curieux 

Le Colibri ou plus familièrement l’oiseau-mouche ! Minuscule oiseau butineur des régions tropicales d’Amérique et alentours.
 De la famille des Trochillidés, certains spécimens ont la taille d’un gros bourdon. Avec 80 battements d’ailes par seconde, le vol stationnaire du colibri devant les fleurs gorgées de nectar est un spectacle furtif mais haut en couleur.
  Celui-ci est noir avec le ventre gris, la tête ornée de vert métallisé, et ne mesure pas plus de 8 cm.  

 Il parait que le colibri alterne ces vols de périodes de micro-sommeil pour récupérer plus vite. La nuit sa température corporelle est proche de celle d’une hibernation !!!! 

C’est le butineur des fleurs ; avec son bec pointu, quand il s’approche pour prendre le nectar d’une fleur, il court le risque de piquer la fleur, et son problème, c’est dans son approche de reculer en vitesse. C’est par une série de rapprochements et d’éloignements successifs qu’il va pouvoir se gorger de nectar et éviter de faire mal à la fleur.

 

LIRE LE TEXTE EN SON ENTIER SUR LE SITE D’ORIGINE : http://francois.muller.free.fr/contes/colibiri.htm

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Corneille : la Loi. Corneille est la gardienne des grands mystères

Posté par othoharmonie le 14 février 2016

corneille

Elle possède le pouvoir de briser les lois de ce monde en se métamorphosant en être humain. Dans la Corneille se mélange le passé, le présent et l’avenir. Elle perçoit sa vérité intérieure et extérieure. La Loi de la Vérité est une Loi Sacrée. Les personnes qui ont cette énergie assument les découvertes que la vie leur a permis de faire.

Il faut faire de son Moi Supérieur son guide. Ce corvidé est particulièrement curieux, joueur et facile à apprivoiser. Dans les armoiries, la Corneille est le symbole de l’hospitalité. Lorsque le mâle ou la femelle vient à mourir, celui qui reste garde scrupuleusement le célibat. C’est sans doute ce qui fait considérer la Corneille comme le symbole de l’union et de la chasteté.

 Chez les Amérindiens, Corneille désigne la Loi. La loi humaine ne ressemble pas à la Loi Sacrée. Corneille perçoit l’illusion qui réside dans l’interprétation que l’humanité donne aux mondes, tant physique que spirituel. Sa symbolique est assez proche de celle du Corbeau, son cousin. Si elle était considérée, dans le monde celtique, comme un oiseau de mauvais augure et annonciateur de Macha, Badb et Morrigane, les déesses irlandaises de la guerre, on reconnaissait aussi à Corneille de l’habileté, de l’adresse et de la constance.

C’est une dispensatrice de savoir, bien que celui-ci ne soit pas toujours au goût de l’auditeur. Dans l’Autre Monde, c’est une compagne sage et bien informée, quoique parfois rusée. Les plumes de Corneille symbolisent le deuil ; on les utilise lors des cérémonies mortuaires. Les Sioux Lakota prient avec des plumes de Corneille pendant 4 jours lors d’un décès. Elles ne sont utilisées que pour cet usage et on les conserve dans un endroit sacré.

Carrière : la Corneille possède un sens inné de la justice, elle recherche des emplois où les conditions de travail sont équitables. Diplomate, elle excelle à trouver des compromis dans les discussions et les débats. Elle a besoin de travailler dans un environnement détendu et harmonieux, entourée de collègues reconnaissant la valeur de son travail. Elle encourage la communication et l’échange d’idées. On trouve plus souvent Corneille dans les couloirs, à la cafétéria, ou dans tous les endroits où les personnes se réunissent, que dans leurs bureaux, car elles sont friandes de nouvelles fraîches. Si vous souhaitez connaître les derniers potins, questionnez Corneille ! Elle a besoin de gagner un bon salaire pour s’offrir un style de vie confortable. En effet, elle aime les belles choses, les antiquités, etc. Elle est attirée par les domaines ayant trait au luxe comme les cosmétiques, la mode et la beauté.

 Elle s’épanouit dans la politique ou par les métiers tels qu’avocat, juge, diplomate, présentateur, psychologue, ou attenants aux relations publiques, au marketing… Elle n’est pas spécialement ambitieuse, mais peut poursuivre une carrière à condition que celle-ci lui rapporte les revenus nécessaires pour maintenir son style de vie. Cependant, elle y réfléchit à deux fois si ce poste présente le risque de l’isoler des autres.

En tant que chef, la Corneille favorise la communication et encourage chacun à partager ses idées, mêmes les plus irréalistes. Lors de conflits, elle sait charmer ses employés pour calmer les disputes ou obtenir un consensus, mais il arrive parfois que ses initiatives n’induisent pas l’effet escompté. Demandez à votre totem Corneille de remédier à votre solitude et de vous aider à vous faire des d’amis ; demandez-lui également de vous faire découvrir que la vie est magnifique et riche de potentiel. Vous accéderez à son pouvoir en fondant un club ou un groupe de soutien, ou en créant un jeu stimulant.

La médecine de Corneille favorise la thérapie de groupe, et soigne par la créativité. Corneille protège en surveillant, et veille sur la sécurité de votre groupe.

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Le corbeau, animal bavard

Posté par othoharmonie le 6 février 2016

 

C’est un animal bavard, pour ne pas dire criard, chez qui ont été recensées pas moins d’une trentaine de vocalises (avec un fameux don d’imitateur) lui permettant une réelle communication au sein du groupe. Ce groupe, dispersé dans la journée, est surtout observable au crépuscule lors de sorte de « réunions », de « débriefings » où on assiste à un curieux spectacle : la troupe réunie au complet « discute » (langage articulé et gestuel) et chaque individu semble raconter ses péripéties, faire un compte rendu de sa journée. Corbeau, comme la Balance, est donc fondamentalement un communicant.

Être très intelligent, capable de trouver rapidement des solutions à de nouveaux problèmes, Corbeau n’est pas un chasseur, et se contente en général de se nourrir de ce qu’il trouve (c’est un omnivore pouvant jouer les charognards), sans chercher la bagarre avec ses rivaux de la chaîne alimentaire (caractère pacifique, accommodant et rationnel). Corbeau est monogame et forme un couple solide pour la vie, après une parade nuptiale complexe (importance du couple).

Corbeau bavard

 Ces informations ornithologiques données, on comprendra mieux le symbolisme de l’oiseau à travers les cultures, tout en notant en préambule que sa mauvaise réputation en Europe est fort récente et correspond, une fois de plus, à l’influence chrétienne sur tous les symboles animaux considérés comme païens. Dans les tribus amérindiennes, Corbeau est un être primordial dont la mission est d’organiser et civiliser le monde. En Orient, il représente la gratitude et la générosité, car il est un des seuls volatiles dont les enfants peuvent nourrir les parents vieillissant puisque la cellule familiale reste groupée et solidaire.

En Chine, le Corbeau à trois pattes est une représentation impériale de la course du Soleil et du pouvoir divin redistribué sur terre : le rôle de Corbeau est celui d’un intermédiaire qui sait transmettre la connaissance et utilise avec justice et impartialité les forces célestes. Son symbolisme dans la Grèce antique est d’ailleurs fort proche : messager d’Apollon, capable de livrer des prophéties à l’homme (comme en situant l’emplacement de l’Omphalos de Delphes).

Toutefois, les légendes mythologiques insistent aussi sur ses travers : il doit sa couleur noire à une malédiction d’Apollon qui, lassé par ses bavardage et son indiscrétion, l’a transformé en constellation pour le punir de s’être attardé dans une mission urgente (on met ici en exergue son côté tête en l’air). On retrouve dans la mythologie celte l’aspect prophétique du Corbeau à travers les figures de Hugin et Munin, deux volatiles au service d’Odin dont le premier est Esprit (et capable de prédire l’avenir) tandis que le second est Mémoire (et capable de voir le passé).

C’est ici la fonction cérébrale du Corbeau qu’il faut relever : c’est en alliant raison et expérience, esprit et mémoire, que l’homme peut évoluer et devenir divin. Comme tous les oiseaux mais plus encore, Corbeau est aussi le symbole de la liberté, de la légèreté.

 Il est intéressant de mettre en parallèle les duos opposés Bélier/Balance et Faucon/Corbeau : le Faucon solitaire, intrépide chasseur, hésite encore entre destruction et initiation, tandis qu’à l’opposé, le Corbeau semble avoir découvert les vertus du pacifisme, de l’harmonie du groupe et d’une révélation mentalisée. Le Grand Corbeau, le terrible charognard des champs de bataille, était aussi un oiseau oraculaire, source de présages, bien que là encore sa réputation soit équivoque. À traiter avec précaution.

À cause de sa noirceur, le Corbeau a, dans les cultures occidentales, été considéré comme un signe d’infortune, et associé aux actions noires. Mais, dans les traditions des Amérindiens, la lumière vient de l’obscurité, et le noir est associé au vide, source de toute énergie, et Corbeau est son messager. C’est pourquoi il est associé à la magie et au destin, car c’est un messager de ce qui est à venir. Les légendes celtiques regorgent de Corbeaux qui jouent principalement des rôles prophétiques. La déesse celte de la guerre, Morrigan, ainsi que le dieu Lug, sont des dieux aux Corbeaux, et en Irlande, le surnom de la Déesse de la guerre, Bodb, veut dire « Corneille ».

D’autres personnages des légendes celtes sont accompagnés de Corbeaux, et lorsqu’il s’agit de femmes, ce sont toujours des représentantes de la guerre et/ou de la mort. Corbeau était d’ailleurs un animal sacré chez les Gaulois, et dans les mythologies germanique et nordique, il est symbolisé par Hugin (Esprit) et Munin (Mémoire), les deux compagnons d’Odhinn (Wodan). Ces deux Corbeaux sont à la fois des messagers et les envoyés d’Odhinn sur terre. Odhinn porte d’ailleurs parfois des noms voulant dire « Dieu aux corbeaux ».

Ces deux Corbeaux survolent la Terre du Milieu chaque jour, et chaque soir ils rapportent à Odhinn ce qu’ils ont vu et entendu. À ce titre le Corbeau devient donc un représentant des forces chthoniennes de la terre. Il symbolise le lien entre les hommes épris de spiritualité (symbolisés par Odhinn) et la terre du monde physique.

Le Corbeau est aussi symbole de solitude, de retraite volontaire, c’est-à-dire de l’isolement destiné à atteindre un niveau de conscience supérieur. Il est aussi symbole de l’espoir, son croassement répétitif voulant dire « demain, demain » en latin (Cras, en latin, racine du mot « procrastiner » : reporter à demain). En plus de ses rôles de héros solaire, de démiurge ou de messager divin, Corbeau a aussi un rôle de guide, et entre autres de guide des morts, de par son aspect psychopompe il perce le voile des ténèbres sans se perdre.

Le Corbeau semble avoir un symbolisme positif chez les peuples nomades, chasseurs et pêcheurs, et négatif chez les peuples sédentaires et liés à l’agriculture. Il symbolise le côté sombre de la psyché, qui peut se transformer et devenir bénéfique dès que l’on prend conscience de cet aspect de nous et qu’on l’intègre à la lumière de notre conscience. Les traditions celtiques reflètent bien cette symbolique double puisque dans celles-ci, le Corbeau est à la fois un oiseau céleste et solaire, et un oiseau des ténèbres et de la partie sombre de nous même.

D’ailleurs l’expression Irlandaise « posséder la sagesse du Corbeau » signifie avoir la connaissance suprême. Corbeau proclame la nécessité de faire des changements radicaux dans nos attitudes et dans la façon dont nous percevons les choses. Corbeau nous encourage à mettre de la magie réelle dans votre vie, à espérer l’inespérable, à vous préparer pour la plénitude. Dispersons cette attitude négative qui nous a retenu en arrière si longtemps, remplaçons-la par l’entrain et l’enthousiasme de la vivacité, et ressentons le bonheur de vivre.

Corbeau est le courrier du flux d’énergie qui suscite les changements et crée de nouvelles réalités. Dans les traditions amérindiennes, Corbeau était le gardien de la magie cérémonielle de la guérison de l’absent. Il représenterait aussi le pouvoir qui convoyait le message ou l’intention de la cérémonie à sa destination et suscitait aussi sa manifestation. Oiseau sacré du druidisme, Corbeau était le messager des ténèbres (Bran) et de la lumière (Lug), tandis que la déesse Badb portait son nom et que Morrigane se manifestait sous l’aspect d’un ou de trois de ces oiseaux.

Corbeau possédait la Connaissance divine. Il conseillait par sa puissance chthonienne et sa sagesse céleste. Cycle : la Lune du Vol des Canards.

Animal totem complémentaire : Le Faucon, la Loutre. Couleur : bleu. Forces : sociable, coopératif, solidaire, raffiné, charmeur, adaptable, facile à vivre, diplomate, pacifique, romantique. Faiblesses : querelleur, indécis, tête en l’air, crédule, dépendant, bavard, indiscret, influençable, sautes d’humeur. Les Amérindiens considèrent que Corbeau maintient l’équilibre entre l’homme et la nature. À l’origine, Corbeau était blanc, et il devint noir, car il fut puni d’un écart de conduite, dit la légende. Vous symbolisez donc les contradictions mais aussi le bras vengeur. Votre faculté d’adaptation est bonne et votre curiosité peut vous mener loin… Vous êtes insaisissable et savez brouiller les pistes afin de protéger votre intimité. Dès que l’on croit vous avoir enfin compris, vous modifiez les règles pour garder votre indépendance. À la recherche constante d’un équilibre, vous avez du mal à vous poser définitivement. La solitude vous effraie. Loyal et disponible, vous vous montrez plus fidèle en amitié qu’en amour.

Vie amoureuse de Corbeau : vous apportez la paix et l’harmonie dans votre famille. Très sociable, vous aimez sortir et voir vos amis. Grâce à une union, vous pouvez aussi aspirer à un bel équilibre personnel. Les enfants et la famille sont vos piliers les plus sûrs, et n’envisagez pas une seconde de pouvoir vivre sans eux. Votre totem minéral : le Jaspe. Les Amérindiens le portaient en amulette car ses propriétés magiques sont nombreuses : stopper l’écoulement du sang, assurer une longue et paisible vie et renforcer la vue. Il permet d’attirer l’énergie de la terre qui aide à retrouver une stabilité. Votre totem végétal : la Molène.

On l’appelle aussi feuille de velours. Ses feuilles, utilisées en tisane, protègent des troubles de la vessie et du foie et fortifient le système nerveux. Si vous êtes fragile au niveau hépato-rénal, elle peut vous donner des résistances supplémentaires. En réalité Corbeau n’a été désigné comme oiseau négatif que récemment, principalement en Europe. Il serait devenu négatif avec la sédentarisation des peuples nomades et le développement de l’agriculture. Dans les rêves, il est figure de mauvais augure. Il est l’Oiseau Noir qui plane au-dessus du champ de bataille pour se repaître de la chair des cadavres.

En Inde, le Mahâbhârata le compare au messager de la mort. Au Japon, il exprime l’amour familial et il est messager divin. En Chine et au Japon, il est symbole de gratitude filiale. Il nourrit père et mère et est en cela considéré comme le signe d’un rétablissement de l’ordre social.

 Pour les Tcheou, Corbeau fut annonciateur de leurs triomphes et le signe de leur vertu. Toutefois c’était un Corbeau Rouge, couleur du soleil.

En Chine, Corbeau est un oiseau solaire. Dix Corbeaux s’envolèrent du Mûrier du Levant pour apporter la lumière du monde. Mais Yi-le-Bon-Archer en abattit neuf à coups de flèches, ce qui évita au monde de brûler.

Dans la Genèse, Corbeau est symbole de perspicacité. En Grèce, il est solaire et consacré à Apollon. Ce sont des Corbeaux qui déterminèrent l’emplacement de l’omphalos de Delphes selon Strabon. Les Corbeaux étaient aussi des attributs de Mithra, et ils passaient pour être doués du pouvoir de conjurer les mauvais sorts. Il était un animal sacré chez les Gaulois.

Le Corbeau est aussi symbole de la solitude ou de l’isolement volontaire de celui qui a décidé de vivre à un plan supérieur. Il est attribut de l’espérance. Il est souvent messager divin, guide des âmes pour leur dernier voyage. Corbeau est sociable mais querelleur, grégaire et coopératif, solidaire, indécis, tête en l’air, raffiné, crédule, charmeur, dépendant, bavard, adaptable, crâneur, indiscret, civilisé. Bavarder, parader, impressionner et faire des conciliabules est une bonne chose mais qu’arrivera-t-il si le sort vous isole ?

Cultivez votre indépendance, vous ne vous en porterez que mieux en période de disette !

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Corbeau : la Magie, l’Intelligence, le Messager Divin, le Courage, l’Amitié, l’Idéal

Posté par othoharmonie le 6 février 2016

 

corbeau magieSon clan : Papillon. Son élément : Air. Son allié : Faucon.

Corbeau s’élève vers les expériences spirituelles plus que matérielles. Il détient la Magie. Cette dernière est puissante, car elle nous permet d’apprendre à connaître nos peurs intimes, afin de favoriser un changement de conscience. Corbeau est le messager de notre inconscient, ou encore de l’Inconnu. C’est le messager de l’au-delà.

Le Corbeau renvoie les énergies négatives vers les personnes qui utilisent la magie noire. Il porte l’énergie du message à l’endroit où il doit être. Grâce à lui, on peut soigner et guérir à distance. La force de Corbeau peut nous aider à changer et à rentrer dans le Grand Secret. Corbeau nous incite à regarder dans le grand vide noir pour trouver des réponses à nos questions. Vous êtes le médiateur entre le ciel et la terre, et vous représentez, pour les Amérindiens, celui qui peut voir au-delà des apparences. Vous appartenez à la période de la chute des feuilles. On vous dit intuitif et capable de guérir les plaies du cœur comme celles du corps.

Vous possédez une grande force intérieure. Vous êtes généreux et courageux. Vous pouvez apporter la paix et l’harmonie dans votre famille ou dans ta future vie professionnelle. Vous êtes membre du clan de Papillon, qui vous unit à l’élément Air. Très sociable, vous aimez sortir et voir vos amis. Grâce à une union, vous pouvez aussi aspirer à un bel équilibre personnel. Les enfants et la famille sont vos piliers les plus sûrs, et vous n’envisagez pas une seconde de pouvoir vivre sans eux. Vous savez pardonner, parfois même au-delà de ce qui est pardonnable, et vous savez toujours voir le côté positif des choses et des êtres. Votre allié est Faucon, et il vous donnera la détermination nécessaire pour mener à bien vos ambitieux objectifs.

Le Corbeau est puissant : il nous apprend à connaître nos peurs intimes, afin de favoriser un changement de conscience. Il est le messager de notre inconscient, ou encore de l’Inconnu. Il offre la Guérison, l’Initiation. Il est le signe que quelque chose meurt en donnant naissance à quelque chose de nouveau. Grâce à lui, nous pouvons atteindre une guérison profonde en pratiquant « la réconciliation des contraires » pour résoudre les conflits enfouis dans notre inconscient ou issus de notre passé. Des légendes autochtones racontent que Corbeau a créé la lumière, le feu et l’eau. Ce héros culturel peut être facilement reconnu par son bec droit. Corbeau est un totem associé aux mystères de la vie et de la magie. Le pouvoir de cet oiseau totem est de fournir la perspective et les moyens nécessaires pour soutenir vos objectifs et vos aspirations. Signe de chance, il est également associé à l’archétype de l’escroc et de la tromperie.

Si Corbeau ou Corneille vous a choisi comme animal totem, il vous accompagnera dans le développement de votre capacité à observer, prendre de la perspective, ainsi que dans votre connexion avec la magie de la vie. Tout au long de l’histoire, Corbeau a été associé à des significations symboliques à la fois positives et négatives. Les significations les plus courantes sont : la magie de la vie, le mystère de la création, le destin, la transformation personnelle, l’alchimie, l’intelligence, une perspective plus élevée, le courage, l’audace, la flexibilité, l’adaptabilité, la manipulation, la tromperie. D’autres significations traditionnelles associent le Corbeau à un mauvais augure, à la mort et à la sorcellerie. Corbeau symbolise aussi le pouvoir de l’intuition prophétique.

Le Corbeau est souvent associé au pouvoir de modifier les apparences. Dans son essai classique sur les animaux totems « Les Animaux Parlent », Ted Andrews mentionne que les corbeaux et les corneilles sont des animaux communs que nous pouvons trouver tout autour du globe. Comme tels, ils rappellent que la magie est présente partout. Lorsque vous rencontrez Corbeau, observez son comportement : il vous donnera une idée sur la façon d’utiliser ses pouvoirs.

En raison de son affinité avec les mystères de la vie et la magie, Corbeau est considéré dans de nombreuses traditions chamaniques comme l’animal totem de choix pour ceux qui utilisent la magie et le pouvoir de manipuler les lois de notre univers matériel. Ainsi, il apparait souvent comme le totem de choix des personnes qui pratiquent la sorcellerie. Corbeau arbore généralement la couleur noire avec des teintes bleuâtres en fonction de la lumière qui l’éclaire. Sa couleur est symbolique des origines de la création, du « grand vide », et de ce qui n’a pas encore pris forme. En tant que guide ou animal protecteur, Corbeau vous soutient dans l’exploration des mystères de la vie et dans le développement de votre capacité à percevoir les changements d’énergie subtils en vous et dans votre environnement.

Il a la capacité d’aller au-delà des apparences et des illusions, en particulier de la dualité entre bien et mal, intérieur et extérieur. Corbeau est connu pour construire son nid dans les arbres très hauts. De là, il a la meilleure vue sur son environnement. Par affinité avec ce trait, ceux qui ont Corbeau comme totem peuvent jouir d’une position avantageuse d’où ils peuvent voir les choses avec une perspective élargie. Corbeau et Corneille sont également sans cesse à l’affût des intrus et des prédateurs. Le cri qu’ils émettent est caractéristique du bruit strident des oiseaux qui avertissent les autres membres de leur clan, même à la plus grande distance.

Quand vous voyez cet animal totem, soyez à l’affût. Avez-vous déjà regardé un groupe de Corbeaux se liguer et chasser des oiseaux beaucoup plus grands qu’eux ?

Ce comportement caractéristique rend cet animal totem utile lorsque vous avez besoin du soutien d’autrui pour faire face à l’adversité. Par affinité avec l’esprit de ce totem, vous êtes encouragés à développer la puissance de votre volonté personnelle et à exprimer ce qui est authentique en vous avec moins de contraintes. Corbeau semble toujours être en mesure de se tirer d’affaire, que ce soit lorsqu’il attrape sa nourriture sur la route, ou qu’il se faufile dans les nids des autres oiseaux pour voler leurs œufs. Par similarité avec ce trait, ceux qui ont Corbeau ou Corneille comme totem ou animal pouvoir veilleront à ne pas se laisser abuser par la tromperie et la manipulation par autrui. Corbeau est le septième esprit totem de la roue de la vie des chamanes amérindiens. Il correspond au début de l’automne et à notre signe astrologique de la Balance.

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La communication du COLIBRI

Posté par othoharmonie le 26 janvier 2016

 

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L’appareil vocal de l’oiseau-mouche est simple en comparaison de celui des oiseaux dits chanteurs. En dépit de cet appareil peu développé, on sait que certains oiseaux-mouches des tropiques émettent des chants élaborés. Ceux-ci sont inaudibles pour les humains en raison de leurs fréquences trop élevées pour notre appareil auditif. Le chant des femelles est différent de celui des mâles. Avec les Psittacidae et certains Passeriformes, ils sont les seul oiseaux à pouvoir apprendre un chant.

En général, les oiseaux-mouches produisent trois types de signaux sonores, un léger bourdonnement, un bruit de crécelle et un gazouillis. Le bourdonnement, produit par les ailes, provient de la friction de l’air à travers les plumes. Le plus mélodieux des oiseaux-mouches serait le mâle colibri à queue large qui, comme un virtuose, laisse entendre un son très musical produit par ses ailes, un peu à la manière d’un criquet. Les différents bourdonnements permettent de distinguer certaines espèces l’une de l’autre. Cette technique d’identification aide les observateurs à bien les identifier sur le terrain et ceci malgré la distance. Les bourdonnements sont plus fréquemment émis par les mâles et il est possible d’en prendre conscience lors des démonstrations aériennes et des voltiges.

Ils communiquent également en utilisant leur plumage. Ainsi, perchés sur une branche tout en s’assurant d’être bien vu par un oiseau-mouche de passage, ils déploient les plumes de la gorge ou du cou afin de lui adresser un message sans équivoque. Ils agissent aussi de la sorte en exhibant leur queue bien ouverte. Ceci est plus fréquent chez les femelles et les jeunes qui désirent mettre en évidence les pointes blanches des plumes caudales.

Les voltiges aériennes sont principalement de deux types. La première parade se caractérise par un léger va-et-vient d’avant en arrière faisant face à un autre individu. Dans cette mimique en forme d’un petit arc horizontal, les plumes de la queue et de la gorge sont bien déployées. La seconde voltige aérienne, souvent appelée «le pendule», la manifestation est d’une plus grande intensité. Elle consiste en un grand arc de cercle exécuté de haut en bas adoptant la forme d’un grand «U» d’où l’oiseau peut s’élever de 1 à 12 mètres pour ensuite rejoindre son perchoir. A ce moment, il est possible d’entendre un bourdonnement produit par les ailes et des cris grinçants. Cette dernière parade est propre au mâle qui témoignerait ainsi de son agressivité vis-à-vis d’un autre individu de même sexe ou de sexe opposé. Quant à la première, elle ne saurait être l’apanage d’un seul sexe et serait encore là pour témoigner des sentiments hostiles envers d’autres oiseaux-mouches. Les recherches récentes n’excluent pas que ces parades et ces hautes voltiges soient utilisées en d’autres circonstances pour communiquer leurs intentions amoureuses à un partenaire de sexe opposé.

On connaît également une autre parade réalisée par les deux opposants simultanément, qu’on appelle: «vol vertical», les individus volent de haut en bas sur une certaine hauteur en se faisant face à une distance de moins de 1 mètre l’un de l’autre. Cette dernière parade peut être accompagnée de gazouillis.

On reconnaît également un autre vol dit «horizontal» qui se fait sur une courte trajectoire horizontale et peut être accompagné de gazouillis ou de bourdonnements. Ce comportement serait également utilisé pour témoigner son agressivité vis-à-vis d’un autre oiseau-mouche et comme possible parade nuptiale.

Sens

Comme beaucoup d’oiseaux, les trochilidés ont peu ou pas de sens de l’odorat. Par contre, leur vue est performante. Des expériences ont montré qu’ils étaient particulièrement attirés par les fleurs rouges, comptant y trouver le plus de nectar possible. Ils sont cependant capables de comprendre que ce n’est pas forcément le cas et de changer leur habitude.

Comme les autres oiseaux, ils sont capables de distinguer les ultra-violets, pour des longueurs d’onde de 325 à 360 nanomètres. Outre que cela leur permet vraisemblablement de mieux distinguer certaines fleurs, ceci permet aux femelles de mieux choisir leur mâle.

Métabolisme

Le métabolisme de ces oiseaux est très rapide, même pour les oiseaux, qui possèdent un métabolisme plus rapide que celui des mammifères. Un oiseau-mouche peut digérer une mouche à fruit en 10 minutes. Leurs ailes battent à des allures vertigineuses, le rythme cardiaque du colibri à gorge bleue a été mesuré à plus de 1.260 battements par seconde. Ils consomment leur propre poids en nourriture chaque jour et ils sont souvent à quelques heures de mourir de faim. De ce fait, ils passent 70% de leur temps perchés, économisant leur énergie.

Cependant, ils sont capables de ralentir leur métabolisme jusqu’à la léthargie, par exemple la nuit, lorsque la nourriture n’est que difficilement disponible. Leur température peut baisser de 30° à 20°C. La fréquence cardiaque passe approximativement à 50 battements par minute. Leur respiration se ralentit nettement. Ils sont alors vulnérables car ils ne peuvent reprendre leur activité immédiatement.

Les oiseaux-mouches effectuant de longues migrations, comme le colibri à gorge rubis qui doit parcourir 800 km, doivent accumuler près de 40 à 50% de leur poids en graisse pour pouvoir effectuer le voyage, cette graisse les ralentit considérablement.

 

 

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COLIBRI SUR LE CHAPEAU

Posté par othoharmonie le 20 janvier 2016

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Les colibris ont été victimes de notre admiration. On les a jadis chassés pour leur magnifique plumage. Les autochtones de l’Amérique du Sud utilisaient les plumes des colibris pour leurs ornements. Dans le marché de la mode du milieu du XIXe siècle, en Europe et en Amérique du Nord, les plumes de colibris étaient très convoitées. À cette époque, plusieurs millions de peaux de colibris ont été exportées d’Amérique centrale et d’Amérique du Sud, non seulement pour décorer les chapeaux et les vêtements des dames, mais aussi pour des manufactures d’ornements et de fleurs artificielles. Plus récemment, on a commencé à en capturer en grand nombre dans des volières et des cages, afin de les observer de plus près. À moins de permis spéciaux, il est interdit de garder les colibris en captivité.

Comment on chasse les oiseaux de paradis à la Nouvelle-Guinée

Quelques lignes n’eussent pas suffi à dénombrer ici toutes les cruautés de la mode. Comment se procure-t-on ces admirables oiseaux de paradis qui font l’ornement des chapeaux de nos élégantes et valent par leur beauté et leur rareté de véritables fortunes ?… Notre gravure montrera à nos lecteurs comment s’opère cette chasse ; et notre Variété leur dira par quelles ruses, et au prix de quels préjudices pour l’agriculture, on s’empare de tant d’oiseaux utiles, de tant de jolies bêtes qui faisaient la joie de la nature et la richesse des campagnes, pour les faire périr dans de hideuses tortures, afin de parer de leurs dépouilles les chapeaux des belles dames.

VARIETÉ
Les Cruautés de la mode

Un paradisier de dix mille francs. – Hécatombes d’oiseaux. – Goélands et mouettes. -Un désastre pour l’agriculture.- La chouette porte-bonheur. – L’électrocution des hirondelles. – Oiseaux étouffés ou écorchés vifs. – Le héron scalpé. Comment on obtient la plume d’autruche: – Les ligues pour la protection des oiseaux. – La mode criminelle et triomphante.

Les cruautés de la mode… En lisant ce titre, mes lectrices vont me taxer d’exagération. -
– Est-il possible, diront-elles, d’accuser la mode de cruauté ?… La mode peut être absurde, ridicule, baroque, elle peut commettre des excentricités… Mais des cruautés ?
Oui, des cruautés !… je maintiens mon titre, mesdames, et je vous demande la permission de dresser un acte d’accusation documenté qui vous convaincra, je l’espère.

Vous avez pu lire, ces jours derniers, dans les journaux, que le Jardin zoologique de Londres venait de recevoir d’Océanie un admirable oiseau de paradis dont on estimait la valeur à dix mille francs pour le moins, en raison de sa rareté.
Eh bien, savez-vous, mesdames, pourquoi ce paradisier est si rare ?… Parce que, sans relâche, depuis des années, on lui fait une guerre impitoyable: on le poursuit, on le capture, on le tue pour que vous puissiez vous en faire une parure.
Et ce qui se passe pour l’oiseau de paradis se produit également pour tous les oiseaux dont la beauté tente votre coquetterie.

Pour vous permettre de satisfaire à cette mode barbare et criminelle, on détruit tout ce que la nature a créé de plus beau, de plus joyeux et de plus inoffensif.
Il faut que vous sachiez pourtant à quels chiffres fantastiques s’élèvent les hécatombes d’oiseaux dont les plumes servent à orner vos chapeaux.

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Les seuls modistes parisiennes consomment annuellement jusqu’à 40,000 hirondelles de mer. Un marchand de Londres, – un seul marchand – a vendu, dans l’année 1907, 32,000 oiseaux-mouches, 80,000 oiseaux de mer et 800,000 paires d’ailes d’oiseaux de diverses espèces. On estime à 300,000,000 le chiffre des oiseaux sacrifiés, tous les ans, dans les pays civilisés, à la mode féminine.
Certains pays sont presque complètement dépeuplés d’oiseaux qui leur sont spéciaux. Tels sont le canard du Labrador, le pigeon de l’île Maurice, le râle d’Auckland, l’étourneau de la Réunion, le bouvreuil de Açores et la mésange à tête blanche.

Mais cette frénésie de massacre ne s’exerce pas que sur les oiseaux exotiques. Les hôtes ailés de nos campagnes et de nos côtes en sont aussi les victimes.
Il y a deux ou trois ans, la chasse des goélands et des mouettes avait pris, en France et en Angleterre, des proportions inquiétantes. Les jolis oiseaux de mer n’eussent pas tardé à disparaître jusqu’au dernier, si ou n’eût apporté en maints endroits des entraves à cette destruction systématique. Dans le comte de Devonshire, près de l’île Lundy, où les mouettes étaient très abondantes, on vit, à maintes reprises, les chasseurs arracher aux oiseaux blessés leurs ailes – qui seules pouvaient servir à l’ornementation des chapeaux féminins – et rejeter à la mer les corps pantelants des pauvres bêtes.

A Granville, un arrêté municipal défendit la chasse aux oiseaux de mer. A Camaret, les pêcheurs eux-mêmes réclamèrent la protection du préfet du Finistère pour ces mouettes et ces goélands qui, disaient-ils, « rendent d’immenses services aux pêcheurs, à qui ils indiquent les bancs de sardines qu’ils suivent dans leur marche. »
Sans cette intervention intéressée, il est probable que l’on ne verrait plus aujourd’hui une seule mouette sur nos côtes.

***

Quant aux jolis oiseaux de nos champs et de nos bois, on sait quelle guerre acharnée leur est faite. Des intérêts électoraux empêchent le plus souvent l’application des lois qui les protègent. Ces lois, dans le Midi surtout; sont lettres mortes. L’extermination en masse des oiseaux par les engins prohibés est ouvertement tolérée. Il n’y a plus d’oiseaux en Provence. Il n’y en a plus guère dans maintes autres provinces françaises. Or, la disparition des oiseaux n’est pas seulement un préjudice pour le pittoresque et le charme des campagnes, c’est encore un désastre pour les récoltes. Un professeur d’agriculture a calculé que 45,000 chenilles, vers et autres insectes étaient nécessaires pour alimenter, dans l’espace d’une saison, une seule nichée de mésanges. C’est au chiffre de 300 millions de francs que les calculs les plus modérés évaluent les dégâts que font subir annuellement à l’agriculture les insectes dont les oiseaux font leur nourriture habituelle. Plus le nombre de ceux-ci diminuera, plus augmentera, par conséquent, le chiffre des déprédations dues à la vermine des champs.

La prospérité économique du pays en sera fatalement ralentie… Mais qu’est-ce que ça peut bien faire aux despotes qui créent la mode et aux brebis de Panurge qui la suivent ?…

Ces oracles avaient, l’an dernier, à pareille époque, décrété que rien ne serait mieux porté sur un chapeau féminin que la tête de la chouette, du hibou, du grandduc et de l’effraie. On se mit donc à faire une chasse furibonde à ces oiseaux de nuit. Or, ils sont de ceux, qu’on devrait protéger envers et contre tout, car chacun sait qu’ils ne vivent que de rats, de souris et de tous ces petits rongeurs qui causent tant de dégâts dans les cultures… Eh bien ! non, pour obéir aux ukases de l’élégance, et pour la satisfaction d’une mode grotesque et barbare, on les détruisit en masse.

Ces bêtes si utiles étaient autrefois victimes d’une superstition qui régnait dans les villages. En liberté, disait-on, elles portaient malheur, alors que, clouées à la porte d’une grange, elles portaient bonheur au logis. Il n’y a pas plus de vingt-cinq à trente ans, j’ai vu encore de ces pauvres oiseaux crucifiés, dont les ailes pleuraient du sang autour des clous.

L’instruction a chassé des campagnes cette croyance féroce. Et c’est le monde des villes, le « beau monde » qui la recueille à présent !… Une feuille mondaine, annonçant cette mode nouvelle, assurait que, « fixée au-dessus d’un joli front, la tête d’une chouette présageait toutes sortes de prospérités ».

Peut-on penser vraiment qu’il y ait chez nous des femmes assez dénuées de bon sens et de sensibilité pour croire qu’un bonheur puisse leur venir d’une aussi imbécile cruauté ?…

La mode, qui ne respecte rien, s’attaqua même, voici quelques années, aux pauvres petites hirondelles qui sont les bons génies de nos toits. Il y eut un moment où l’hirondelle était l’ornement obligé de tout chapeau féminin.

C’est à l’époque de leur migration, quand elles s’apprêtaient à traverser la Méditerranée, ou bien quand elles nous revenaient après l’avoir traversée, que les habitants de certaines contrées du Midi les sacrifiaient par milliers.
Il y avait plusieurs moyens de les prendre. Voici le piège indigne qu’on leur tendait généralement, et qui constituait le moyen le plus expéditif de s’emparer d’elles : on tendait des rangées de fil de fer pareilles à celles des fils télégraphiques. Les hirondelles venaient s’y poser sans défiance. Quand le chasseur jugeait qu’elles étaient en nombre suffisant, il les foudroyait en faisant passer dans les fils un courant électrique d’une grande intensité.

Un de nos confrères rapportait alors ce détail typique sur l’hécatombe des hirondelles : « J’ai vu un jour, disait-il, un plumassier de Paris télégraphier à Marseille pour une commande d’hirondelles. Quatre jours après, il en avait reçu 220 prises en même temps de cette façon expéditive…» Et voilà à quelles inexcusables barbaries la coquetterie féminine doit ses coutumières satisfactions…

***

Mais ces cruautés ne sont rien auprès de celles qu’on fait subir aux jolies bêtes des Tropiques pour leur conserver, mortes, le brillant de leur plumage. Le colibri, l’oiseau-mouche, ces « flammes ailées », comme les appelle Michelet, sont si frêles qu’on ne peut les chasser avec le plomb le plus petit. On les prend avec un piège placé dans la corolle des fleurs dont ils vont sucer le suc, ou bien encore on les étourdit soit en leur lançant du sable au moyen d’une sarbacane, soit en tirant un coup de fusil à poudre, dont la répercussion suffit à les jeter à terre.
Pour prendre les marabouts, les bengalis et les sénégalis, les noirs d’Afrique creusent un trou dans le sable, en des endroits où ils savent que l’eau peut suinter ; ils dissimulent un filet sur le bord de cette mare improvisée. Après le coucher du soleil, les oiseaux viennent en masse s’y baigner et s’y désaltérer. Alors, le filet se rabat brusquement et les pauvres petites bêtes sont captives.

Quant aux paradisiers, les Papous de la Nouvelle-Guinée les prennent à la glu ou avec des lacets. Ils réussissent même parfois à les saisir vivants, en grimpant sur les arbres où les oiseaux dorment. Mais le moyen le plus répandu consiste à les étourdir et à les abattre au moyen d’une flèche faite avec la nervure d’une feuille de latanier, dont le bout est garni d’une lourde boule de gutta-percha.
Tous ces animaux pris vivants ou simplement étourdis sont écorchés vifs ou étouffés dans un four ad hoc. Ainsi, leur plumage n’est point endommagé, ne porte aucune trace de sang, et les belles dames peuvent se parer avec fierté de leurs dépouilles.

1000990-ColibriMais la barbarie la plus abominable est celle qu’on emploie pour se procurer l’aigrette du héron blanc, la plus belle, la plus recherchée de toutes les aigrettes.
Le héron blanc, qui fournit cet ornement si convoité par toutes les modistes de la terre, n’en est lui-même avantagé par la nature que pendant la saison des nids. Très sauvage, en temps ordinaire, il reste, une fois père, auprès de ses enfants, et, absorbé par sa tendresse, se laisse approcher avec facilité. On ne le capture pas, on se contente de lui enlever la peau de la tête, garnie du précieux duvet, et l’infortuné, ainsi scalpé, meurt lentement et douloureusement, près de ses petits, qui ne tardent pas, eux aussi, à périr, faute de nourriture.

Chaque aigrette de héron blanc représente une somme terrible de souffrances subies par une jolie bête inoffensive, et la mort de toute une nichée d’oiseaux… Réjouissez-vous, ô fastueuses élégantes qui pouvez garnir vos chapeaux de ces plumets merveilleux, dont le kilogramme se vend. jusqu’à cinq mille francs sur les marchés de Londres et de New-York, réjouissez-vous ! il n’est pas donné à tout le monde de se parer au prix de tant de cruautés.

La plume d’autruche elle-même ne s’obtient pas, quoiqu’on puisse en croire, sans faire souffrir l’animal. On sait que le fermage des autruches est une industrie qui se pratique en Afrique et dans l’Amérique du Sud. Il y a, au Cap, des fermes d’autruches depuis plus de quarante ans. On récolte les plumes au moment de la mue, c’est-à-dire vers les mois de Juin ou Juillet. Les plumes du dos et du ventre tombent naturellement, mais il faut tirer celles de la queue et des ailes, et ce tirage ne va pas sans brutalité.

Voici comment on s’y prend dans les fermes du Cap. Un gardien attire à l’écart l’autruche en lui jetant du grain. Pendant que la bête baisse la tête, le gardien la saisit par le cou. En même temps, quelques hommes vigoureux se jettent sur elle, se cramponnent aux pattes, aux ailes, et la forcent à s’accroupir. Maintenue en cet état, on lui arrache les plumes des ailes et de la queue. Ce procédé barbare est souvent fatal à l’autruche qui, en se défendant, peut se briser une jambe.
« Il faut souffrir pour être belle » disait un proverbe d’autrefois… « Il faut faire souffrir pour être belle », devrait dire plus justement ce proverbe, aujourd’hui.

***

Au printemps dernier, j’assistais à une conférence antivivisectionniste faite à Paris, dans une salle très mondaine, par un savant médecin. L’auditoire était des plus selects : messieurs en habit, dames en grands falbalas… Car l’antivivisectionnisme devient, à ce qu’il paraît, un petit jeu pour snobs et snobinettes. Or, je remarquai que ces personnes sensibles, qui frémissaient d’horreur au récit des souffrances subies par de pauvres animaux dans les chambres de tortures de la science, avaient toutes d’immenses chapeaux chargés de plumes, d’ailes, d’oiseaux entier… Et ces dames ne semblaient même pas se douter qu’elles étaient elles-mêmes complices de cruautés tout aussi répréhensibles que celles qui soulevaient leur indignation.
0 inconscience !…

Pourtant, les femmes ne peuvent arguer de leur ignorance. Partout, en Allemagne, en Angleterre, en Suisse, des ligues se sont créées pour combattre le port des plumes d’oiseaux. La reine d’Angleterre est, elle-même, à la tête de la ligue anglaise. Elle ne permet, dans son entourage, que les plumes provenant de l’autruche ou de la volaille de basse-cour.

On conte même, à ce-propos, une jolie anecdote. Un jour, la reine Maud de Norvège se présenta à une fête de charité, à Londres, avec un chapeau orné d’une superbe orfraie. La reine d’Angleterre fut informée de ce manquement à ses principes.

Elle manda sa fille et lui intima l’ordre d’enlever immédiatement ce chapeau. Et la reine Maud obéit et donna désormais l’exemple du respect aux volontés si généreuses et si humaines de sa mère.

En Amérique, certains États ont même fait des lois contre cette mode barbare « Aucune femme, mariée ou non, dit une de ces lois, ne pourra porter sur son chapeau d’autres plumes que celles provenant d’un dindon, d’un coq ou de tout autre oiseau de basse-cour destiné à l’alimentation… »

Des amendes considérables punissent toute infraction à cette loi.
Eh bien, en dépit de tout cela, cette mode absurde et cruelle subsiste, plus forte, plus impérieuse que jamais. Le ruban, la fleur, ces industries si françaises, sont abandonnées: la plume triomphe ! Il paraît que les chapeaux de femmes, cette saison, seront encore plus garnis de dépouilles d’oiseaux qu’ils ne le furent jusqu’ici.
Allons !… Nous vivons décidément en des temps singuliers. Les objurgations en faveur de la raison et de la pitié ne rencontrent qu’indifférence et cynisme, et il en est, hélas !des crimes de la mode comme des autres crimes : ils restent impunis.

Ernest LAUT. Le Petit Journal illustré du 8 Novembre 1908

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La Médecine du Colibri,

Posté par othoharmonie le 11 janvier 2016


(tiré d’une légende amérindienne)

 

  par Chamane Michelle L Gerrior

Écoutez l’histoire de la grande forêt qui s’est embrasée

médecine colibriUn terrible feu de forêt faisait rage. La terreur s’était emparée de tous les animaux qui s’enfuyaient comme ils le pouvaient. L’orignal et le lièvre, l’ours et l’écureuil, tous couraient et, au-dessus d’eux, les oiseaux virevoltaient en panique. Ils étaient tous rassemblés à l’orée de la forêt. Pour attendre la suite des choses. Tous sauf un, Kiriki le petit colibri.

Seul Kiriki le petit colibri était resté dans la forêt. Quand le feu s’est approché de lui, il s’est envolé immédiatement vers le ruisseau pour puiser une goutte d’eau avec son minuscule bec. Kiriki fonça sur le feu et largua la goutte.
Puis il retourna au ruisseau et rapporta une autre goutte pour la larguer sur le feu, comme ça, aller-retour, aller-retour, aller-retour. Les autres animaux regardaient ce tout petit oiseau combattre l’énorme feu de forêt et lui criaient :
<< Arrête, arrête, c’est trop dangereux, tu vas périr ! >>

<< Qu’est ce que je peux faire? Braillait le lièvre. C’est bien trop chaud. 
<< Il y a bien trop de boucane! >> hurlait le loup.
<< Mes ailes vont bruler, ululait le hibou >>

Pourtant le petit colibri persistait. Aller-retour, aller-retour, sans relâche, du ruisseau au feu, il larguait ses gouttelettes sur le brasier géant. À un moment donné, le gros ours dit à Kiriki : << Veut-tu bien me dire ce que tu fais là?  >>
Du haut des airs, le petit colibri regarda tous les animaux entassés dans le même coin et leur dit :
 << Je fais ce que je peux ! >> 

Le colibri est le héros de plusieurs légendes autochtones d’Amériques. Il est le symbole de la beauté, d’agilité, d’optimiste, de sagesse et de détermination. Il est associé à la célébration de la vie. L’apparition du colibri est de bon augure et source de joie. Le feu, la pluie et l’eau joue un rôle primordial dans sa Médecine. La légende dit que c’est le feu qui a engendré cet oiseau, ce qui explique l’éclat de ses couleurs, ou que c’est le colibri qui apporta le feu aux humains. Surtout, cette Médecine nous enseigne que ce n’est pas les plus gros, les plus puissants ou les plus téméraires qui apportent le plus grand bien ou exerce la plus grande influence. Mais ceux qui n’hésitent pas à agir, qui sont conscients des enjeux de leur combat, ceux-là accomplissent de grandes choses. Voila! 

Enfin, je récidive pour une seizième années, je perpétue encore et encore une tradition que je prend toujours plaisir à vivre. Cependant cette année, j’ai décidé d’élargir le temps donc comme à l’habitude, j’ouvre ma porte pour écoute, échange de voyance, soin traditionnel pour les plus démunies de notre société, autochtone et non-autochtone, Gratuitement pendant tous le mois de Décembre 2013. Si vous connaissez une personne dans le besoin ou vous-même êtes dans le besoin et que vous ne pouvez vous offrir ce genre de service, contactez-moi via le site de Norja.net. Toutes demandes seront analysées et soumis à un processus de sélection. De ma part, de mes collaborateurs  et de la communauté autochtone du grand Montréal, Joyeuses fêtes, soyez prudent, Wantaqo’ti’   
 
( extrait de M. N. Yahgulanaas, le vol du colibri )
( Traduit par Richard Desjardins )

 

Chamane Michelle L Gerrior
clan du Papillon Monarque , nation micmac
 

pour voir les sites de nos collaborateurs

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Le vol des Colibris

Posté par othoharmonie le 2 janvier 2016

 

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Qu’il s’agisse de parcourir un territoire, de se livrer à des déplacements migratoires à la recherche de nourriture ou d’attirer l’attention d’une femelle, l’existence du colibri se déroule essentiellement dans les airs. Au cours de toutes ses activités, le colibri se déplace à la force de ses ailes. Il est assez rare de voir cet oiseau marcher, et, même lorsqu’il lui faut changer de place sur une branche, il préfère voler brièvement plutôt que d’avoir recours à ses modestes pattes.

Malgré sa petite taille, il est un authentique champion du vol et sa vitesse est surprenante. Selon des études pratiquées en soufflerie citées par l’Américain Scott Weidensaul, le colibri à gorge rubis, Archilochus colubris, atteint 43 km/h, et quelques espèces tropicales vont jusqu’à 70 km/h. Certains ornithologues estiment que les colibris seraient capables de voler à 95 km/h ou même de dépasser les 100 km/h dans la nature, sans doute aidés par de puissants vents favorables.

Les colibris sont, par ailleurs, les seuls oiseaux au monde capables de voler en marche arrière.

Un rythme spectaculaire

L’oiseau-mouche peut filer droit dans les airs, pratiquer le vol stationnaire ou reculer en modifiant simplement l’incidence de ses ailes, c’est-à-dire leur angle d’attaque dans l’air. Mais, quel que soit le mode de vol qu’il choisit, le rythme de ses battements d’ailes, incroyablement rapide, ne varie pas. De l’ordre d’une cinquantaine ou d’une soixantaine par seconde, l’ornithologue français J. Berlioz en retient les valeurs de 78 et même 200 – ce qui constituerait le record absolu – chez certaines espèces.

L’altitude et la latitude importent peu aux colibris, que l’on rencontre sur tout le continent américain, de l’Alaska à la Terre de Feu, des forêts de plaines aux hautes montagnes. Le colibri détenteur du record d’altitude est le métallure de Stanley, Chalcostigma stanleyi, qui vit sur les pentes des volcans équatoriens, au-dessus de 3 800 m.

Aux épaisses forêts tropicales, les colibris préfèrent souvent les milieux moyennement boisés, les habitats ouverts parsemés de buissons, ou même les régions subdésertiques. En effet, ces oiseaux qui nichent souvent à moins de cinq mètres du sol s’accommodent mal des très grands arbres. De plus, les forêts pluviales ne recèlent pas toujours les fleurs qui leur conviennent.

Les colibris sont plus rares dans les régions arides. Ainsi, le saphir Xantus, Hylocharis xantusii, qui vit dans la presqu’île de Basse-Californie, à la très maigre végétation, et le colibri à queue courte, Myrmia micrura, qui fréquente le littoral aride du sud de l’Équateur et du nord-ouest du Pérou, sont des cas extrêmes. Se nourrissant du suc des cactées, ils dépendent du pic des cactus (Melanerpes cactorum) ou de certains insectes aux puissantes mandibules pour entamer l’enveloppe épaisse de ces plantes coriaces.

Le colibri roux, Selasphorus rufus, qui atteint l’Alaska, est l’espèce la plus septentrionale. L’espèce qui s’étend le plus au sud est le colibri du Chili, Sephanoides sephaniodes. Présent à l’ouest de la cordillère des Andes, il atteint la Patagonie. On l’observe en Terre de Feu et jusqu’aux îles Malouines.

Colibri-D’amples mouvements migratoires

Ces oiseaux-mouches aux répartitions extrêmes qui nidifient dans les régions tempérées n’y disposent souvent plus d’une nourriture assez abondante, en hiver quand fleurs et insectes se raréfient. L’arrivée de la mauvaise saison est l’occasion de mouvements migratoires dont l’ampleur peut surprendre si l’on considère la petitesse de ces oiseaux. Pourtant, leurs performances sont élevées et leur musculature autorise des déplacements rapides et à grande échelle. Le colibri roux, par exemple, niche sur une étroite bande depuis l’Alaska jusqu’à l’Arizona et hiverne au Mexique. Les trajets les plus spectaculaires sont accomplis par le colibri à gorge rubis, Archilocus colubris, qui occupe en été la moitié est des États-Unis et l’extrême sud-est du Canada, et hiverne au sud du Mexique et en Amérique centrale. Ces oiseaux sont parfois victimes d’un coup de froid tardif une fois revenus sur leurs lieux de nidification les plus septentrionaux.

 

Certains parmi les colibris se contentent de voler au-dessus des terres ou de longer la côte du golfe du Mexique. D’autres oiseaux relient la Floride à la péninsule mexicaine du Yucatán, parcourant plus de mille kilomètres d’une traite au-dessus des flots.

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