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Symbolisme d’un âne

Posté par othoharmonie le 19 décembre 2011

 

Donkey Catalan race.jpgL’âne a toujours eu une place importante dans la vie des peuples méditerranéens. Aujourd’hui encore, il est tout un symbole en Provence et est même sacré en Corse. La sous-espèce d’âne catalan est un symbole de la Catalogne.

 Si on associe l’âne à la bêtise, certainement du fait de son opiniâtreté mais aussi du fait de l’expérience de pensée de l’âne de Buridan, il est en réalité un animal sensible et intelligent… Le plus souvent, les ânes sont même plus dociles que les chevaux car beaucoup moins nerveux. Un âne ne fera pas une chose qu’il n’a pas comprise, il est prudent. C’est pour cela qu’il est sûr en montagne.

 Le fameux bonnet d’âne qui punissait les cancres autrefois avait pour but de conférer l’intelligence de l’âne au cancre. Avec le temps, sa signification a évolué et l’âne a acquis de ce fait une réputation injustifiée qui est ensuite passée dans le langage courant. Exemples : faire une ânerie (bêtise), tu es un âne (sot). Voir aussi : Idiotisme animalier.

 L’âne figure dans plusieurs représentations tirées de la Bible : le devin Balaam est arrêté par un ange alors qu’il voyage à dos d’ânesse pour se rendre auprès de Balaq (Livre des Nombres, 22-24). C’est ainsi que le représente Rembrandt dans un tableau de 1630 conservé au musée Cognacq-Jay. L’âne apparaît aux côtés du bœuf dans les scènes de la Nativité inspirées de l’Évangile selon Luc, dont s’inspirent les crèches de Noël modernes; il est présent dans les représentations de la fuite en Égypte (Évangile selon Matthieu) et dans celles de l’entrée du Christ à Jérusalem (qui figure dans les quatre évangiles).

 L’âne est également le symbole (non officiel) du Parti démocrate des États-Unis.

 Dans les traditions populaires de la Gascogne et des Pyrénées, un âne rouge, qui a la particularité de grossir ou de s’allonger démesurément, est une des formes du diable : il terrorise les passants, la nuit, à proximité d’un pont. Ou bien, sous l’apparence d’un âne inoffensif, il laisse des enfants monter sur son dos, en s’allongeant à mesure, puis, quand tous les enfants sont montés, il se jette dans l’eau et les noie. On lui donne le nom de Drac, c’est-à-dire un génie maléfique lié aux dangers de l’eau.

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Abeille messagère de l’été

Posté par othoharmonie le 18 décembre 2011

 

Abeille messagère de l'été dans ABEILLES 220px-Ocelles-Abeilles_Luc_ViatourMessagère de l’été, l’abeille est associée à la lumière et au soleil car selon la mythologie égyptienne, elle serait née des larmes du dieu-soleil Ré tombées sur terre. Pour les Nosaïris, hérésiarques musulmans de Syrie, Ali, lion d’Allah est le Prince des abeilles qui, selon certaines versions, seraient les anges, et selon d’autres, les croyants.

Dans le langage métaphorique des derviches Bektachi, l’abeille représente le derviche et le miel est la divine réalité qu’il recherche. De même dans certains textes de l’Inde, l’abeille représente l’esprit s’enivrant du pollen de la connaissance.

Personnage de fable pour les Soudanais et les habitants de la boucle du Niger, elle est symbole royal en Chaldée, bien avant que le Premier Empire en France ne la glorifie. Ce symbolisme royal ou impérial est solaire.

L’abeille dans l’Egypte ancienne

 Systropha planidensSymbole de l’âme, elle est parfois identifiée à Déméter pour la Grèce antique où elle peut représenter l’âme descendue aux enfers ; ou bien, au contraire, elle matérialise l’âme sortant du corps. A Eleusis et à Ephèse, les prêtresses portent le nom d’abeilles. Virgile en a célébré les vertus. On les trouve représentées sur les tombeaux en tant que signes de survie post-mortuaire. Car l’abeille devient symbole de résurrection. La saison d’hiver, trois mois, durant laquelle elle semble disparaître, car elle ne sort pas de sa ruche, est rapprochée du temps, trois jours, durant lequel le corps du Christ est invisible, après sa mort, avant d’apparaître de nouveau ressuscité.

On la retrouve au Cachemire et au Bengale, et dans de nombreuses traditions indiennes d’Amérique du Sud, ainsi qu’en Asie centrale et en Sibérie. Platon, enfin, affirme que les âmes des hommes sobres se réincarnent sous forme d’abeille.

Une histoire de la mythologie grecque raconte qu’un jour les abeilles d’Aristée, fils d’Apollon, étaient toutes mortes. Amoureux de la Dryade Eurydice, il fut cause de sa mort, en la poursuivant le jour de ses noces avec Orphée : comme elle fuyait devant lui, la malheureuse n’aperçut pas sous ses pieds un serpent caché dans les hautes herbes. Pour la venger, les nymphes, ses compagnes, firent périr toutes les abeilles d’Aristée. Sa mère, Cyrène, dont il implora le secours afin de réparer cette perte, le mena consulter Protée, dont il apprit la cause de son infortune, et reçut ordre d’apaiser les mânes d’Eurydice par des sacrifices expiatoires. Docile à ses conseils, Aristée, ayant immédiatement immolé quatre jeunes taureaux et autant de génisses, en vit sortir une nuée d’abeilles qui lui permirent de reconstituer ses ruches.

 dans ABEILLESL’abeille symbolise également l’éloquence, la poésie et l’intelligence. La légende concerne Pindare et Platon, puisque des abeilles se seraient posées sur leurs lèvres au berceau,  elle est d’ailleurs reprise par Ambroise de Milan ; les abeilles frôlent ses lèvres et pénètrent dans sa bouche. Les propos de Virgile selon lequel les abeilles renferment une parcelle de la divine Intelligence reste vivant chez les Chrétiens du Moyen Age. On retrouve ici la valeur symbolique du bourdonnement, véritable chant, de l’abeille.

Par son miel et par son dard, l’abeille est considérée comme l’emblème du Christ ; d’un côté, sa douceur et sa miséricorde ; et de l’autre, l’exercice de sa justice en tant que Christ-juge. Les auteurs du Moyen Age évoquent souvent cette figure. Pour Bernard de Clairvaux, elle symbolise l’Esprit Saint.

Les Celtes se réconfortaient avec du vin miellé et de l’hydromel. L’abeille, dont le miel servait à faire de l’hydromel ou liqueur d’immortalité, était l’objet, en Irlande, d’une étroite surveillance légale. Un texte juridique dit que « la noblesse des abeilles vient du paradis et c’est à cause du péché de l’homme qu’elles vinrent de là ; Dieu répandit sa grâce sur elles et c’est à cause de cela qu’on ne peut chanter la messe sans la cire ». 

L’ensemble des traits empruntés à toutes les traditions culturelles dénote que, partout, l’abeille apparaît essentiellement comme douée d’une nature ignée, c’est un être de feu. Elle représente les prêtresses du Temple, les Pythonisses, les âmes pures des initiés, l’Esprit, la Parole ; elle purifie par le feu et elle nourrit par le miel ; elle brûle par son dard et illumine par son éclat.

Des abeilles domestiques autour de leur reine, sur un rayon de mielSur le plan social, elle symbolise le maître de l’ordre et de la prospérité, roi ou empereur, non moins que l’ardeur belliqueuse et le courage. Elle s’apparente aux héros civilisateurs, qui établissent l’harmonie par la sagesse et par le glaive. 

Quant à la ruche, c’est un symbole lunaire et Cancer puisqu’elle est la maison des abeilles et, par métonymie, les abeilles elles-mêmes, en tant que collectivité, peuple. Sa valeur symbolique est claire : en tant que « maison », la ruche est rassurante, protectrice, maternelle. En tant que collectivité, elle est laborieuse : le but de la ruche n’est-il pas celui de l’atelier, de l’usine. Elle symbolise cette union appliquée, organisée, soumise à des règles strictes, qui est censée apaiser les inquiétudes fondamentales de l’être et donner la paix. Ainsi dans les sectes initiatiques ou les communautés religieuses formes d’organisations évoquant symboliquement celles par lesquelles certains maîtres, chefs d’Etat ou d’entreprise assurant aujourd’hui leur pouvoir, sous les noms d’ordre, de justice et de sécurité.

Dictionnaire des Symboles – Jean Chevalier et Alain Gheerbrant – Robert Laffont/Jupiter – Collection Bouquins 

 

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La reine des abeilles

Posté par othoharmonie le 18 décembre 2011

La reine des abeilles dans ABEILLES 220px-Abeille-bee-faceLa reine est le seul individu femelle fertile de la colonie. Elle provient d’un œuf fécondé, identique à celui d’une ouvrière, mais pondu dans une cellule spéciale, la cellule royale, plus vaste et de forme ronde, non hexagonale, contrairement à celle des ouvrières. Tout au long de son développement, la larve sera nourrie exclusivement de gelée royale et c’est ce régime, et lui seul, qui lui permettra de devenir une reine. Les reines sont élevées exclusivement au printemps, pour remplacer une reine vieillissante ou malade, ou pour un essaimage, qui n’aura lieu que si la colonie est prospère et le climat favorable. Il semble que cela soit la transmission des hormones de la reine, qui les répand avec ses pattes, en permanence dans la ruche, qui soit le facteur déterminant son remplacement et la construction de cellules royales. Peu de temps après sa naissance, la jeune reine va entreprendre des vols nuptiaux. Elle va rejoindre un point de rassemblement où se réunissent les mâles du voisinage, assurant ainsi la diversité génétique. Elle va s’accoupler avec plusieurs mâles, en plein vol, jusqu’à ce que sa spermathèque soit remplie. Les mâles qui l’auront fécondée vont tous mourir peu de temps après l’accouplement, leurs organes génitaux ayant été arrachés. La reine va conserver tout ce sperme dans sa spermathèque et restera ainsi fécondée pour le restant de sa vie, de quatre à cinq ans.

Elle possède un abdomen plus allongé que celui des simples ouvrières. Ce même abdomen possède moins de poils et sa taille permet une ponte plus aisée dans chaque alvéole. Contrairement aux ouvrières, le dard de la reine ne possède pas de crochet et ne reste pas pris dans la peau d’un animal lors d’une piqûre, ce qui lui évite de mourir.

Il est rare de pouvoir observer une reine à l’extérieur, alors qu’il est relativement facile de la remarquer à l’intérieur d’une ruche : elle est entourée de nombreuses ouvrières qui la protègent et la nourrissent.

 

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Le Zébr’âne

Posté par othoharmonie le 17 décembre 2011

Le zébrâne (on lit aussi âne-zèbre, donzèbre ou donzed) est le résultat du croisement entre deux espèces : le zèbre et l’âne.

 Le Zébr'âne dans ANE 250px-ZonkeyOn peut rencontrer des zébrânes sauvages en Afrique du Sud, là où zèbres et ânes vivent en étroit voisinage. Comme les mulets, ils sont généralement stériles en raison d’un nombre impair de chromosomes qui empêche la méiose. Cependant, dans « De l’origine des espèces par voie de sélection naturelle » (1859), Charles Darwin rapporte le cas d’un zébrâne ayant apparemment produit un triple hybride avec une jument.

 On apparie généralement un zèbre mâle à une jument ou à une ânesse. Cependant, en 2005, à la Barbade, un petit zébrâne naquit de l’union d’une zébresse de Burchell et d’un âne.

Le nom générique pour les croisements entre zèbres et chevaux ou ânes est zébroïde. L’âne est un proche parent du zèbre et tous deux appartiennent à la famille des équidés. Les zébrânes sont bien sûr très rares.

 Les hybrides ne pouvant pas se reproduire entre eux, cela ne compromet pas la notion d’espèce. De tels croisements n’étant pas possibles dans la nature, il faut une intervention de l’homme pour faire naître les hybrides. Certain parents d’hybrides n’habitent même pas sur le même continent. Les ânes et les équidés sauvages n’ont pas le même nombre de chromosomes. L’âne en a soixante-deux, tandis que le zèbre en a entre trente-deux et quarante-six, selon l’espèce. Malgré cette différence, des hybrides viables voient le jour lorsque la combinaison génétique de l’hybride permet le développement de l’embryon jusqu’à la naissance. L’hybride a alors un nombre de chromosomes compris entre ceux de ses parents. La différence chromosomique rend l’hybride femelle peu fertile et l’hybride mâle stérile, en raison d’un phénomène appelé règle de Haldane. L’écart entre les nombres de chromosomes des deux espèces trouve certainement son explication dans la présence de chromosomes plus longs chez le cheval, dont le contenu génétique individuel est en gros celui de deux chromosomes du zèbre.

  Zébrule couchéLa rumeur populaire veut que seuls des couples où le zèbre est le mâle puissent produire un hybride, mais elle est démentie par l’hybride des Barbades. Deux autres « bardots-zèbre » sont nés, mais ils n’ont pas survécu jusqu’à l’âge adulte. Leur rareté montre que le plus petit nombre de chromosomes doit être du côté du mâle pour que naisse un hybride viable.

Les zébrânes sont des hybrides obtenus en appariant deux espèces d’un même genre. La progéniture présente des traits de chacun des parents et varie donc considérablement selon la manière dont les gènes de chaque parent sont exprimés ou pas et interagissent.

C’est pour cette raison qu’il est a priori impossible de croiser deux espèces hybrides telles que le zébrâne et le zébrule. Pourtant certains chercheurs comme le professeur Boyer-Chammard s’attellent à prouver le contraire.

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La Fête de l’Ane

Posté par othoharmonie le 17 décembre 2011

 

La Fête de l'Ane dans ANE 220px-The_Flight_into_Egypt-1500_Vittore_CarpaccioDans l’iconographie chrétienne, l’âne est l’attribut d’Issachar, de St Antoine de Padoue, de Ste Austreberte, et de St Philibert. L’art en fait aussi un emblème de la nation juive, de la synagogue, et de la sobriété. Au Moyen âge, il représenta aussi le Diable, comme dans la religion égyptienne il avait été l’image de Typhon. Mais surtout il a été au centre de manifestations populaires dans lesquelles les rites de la religion chrétienne étaient parodiés. 

Cette introduction de l’âne dans les cérémonies religieuses est mentionnée dès le IXe siècle. En certaines églises, elle constituait l’élément principal d’une fête spéciale; en plusieurs autres, elle semble n’avoir été qu’un intermède plus ou moins compliqué de la Fête des fous. Même diversité sur le jour de la célébration et sur le souvenir attaché à l’animal, qui figure, tantôt en nature vivante, tantôt en décor. Suivant les localités, il représente soit l’âne de Balaam, soit l’âne de la fuite en Égypte (Ancien Testament), soit l’âne que la tradition place à côté du boeuf, en l’étable de Bethléem  (Nouveau Testament), soit l’âne qui servit de monture à Jésus, lors de son entrée triomphale dans Jérusalem.

 A Rouen, la solennité avait lieu le jour de Noël; elle avait pour objet de représenter les temps qui ont précédé le Christ, et les personnages qui ont annoncé et préparé son avènement. En ce jour-là, le peuple se rendait à la cathédrale, formant une 150px-Ane_Cappadoce dans ANEprocession, à la tête de laquelle marchaient Moïse, Aaron, David, les prophètes, Nabuchodonosor, les trois adolescents de la fournaise, Zacharie, père de Jean-Baptiste, le vieux Siméon, Virgile, Maro, vates gentilium, et les sybilles qui ont annoncé le Messie, six juifs et six païens résumant le monde ancien. Les deux figurants principaux étaient Balaam et son ânesse : le prophète armé d’une énorme paire d’éperons et porté sur un grand mannequin en bois reproduisant l’enveloppe d’un âne, sous les draperies duquel un prêtre caché criait des prophéties. L’office ingénieusement machiné, costumé et dialogué, qui terminait cette procession et parfois la remplaçait (Ordo processionis asinorum secundum Rothomagensem usum) se trouve curieusement analysé dans le Glossarium de Ducange.

 A Beauvais, le 14 janvier, un âne richement caparaçonné et monté par la plus belle jeune fille de la ville, tenant un enfant ou une grosse poupée emmaillotée, rappelait la fuite en Égypte. Ils étaient menés, avec grande escorte, de la cathédrale à l’église Saint Étienne, où le clergé les introduisait en pompe dans le sanctuaire. Ils y assistaient à une messe, en laquelle les répons de l’Introït, du Kyrie, du Gloria in excelsis, du Credo, etc., étaient remplacés par la modulation Hinhan trois fois répétée. Après l’épître, on chantait la Prose de l’âne.

 La messe terminée, le prêtre, au lieu de dire : Ite, missa est, disait trois fois : Hinhan; et le peuple, au lieu de Deo gratias, répondait trois fois : Hinhan.

 

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Abeille et notre santé

Posté par othoharmonie le 17 décembre 2011

Gif abeilleLes substances produites par certaines abeilles – cire d’abeille, propolis, gelée royale, miels de différentes plantes et même leur venin – ont la réputation ancestrale d’être excellentes pour la santé.

Ce sont évidemment les abeilles à miel domestiquées qui en sont les meilleures pourvoyeuses.

À la différence des guêpes et des frelons, l’abeille n’est pas un prédateur et ne chasse pas pour se nourrir. Cependant, les abeilles défendent leur nid et leurs routes aériennes des intrus. Les espèces prisées pour l’apiculture sont les plus tolérantes à cet égard. D’autres, comme l’abeille tueuse, hybride apparu au Brésil dans les années 1950, sont plus agressives à l’approche de leur nid. Une abeille en train de butiner est généralement inoffensive.

Du latin apis pour abeille, l’apithérapie est aussi ancienne que l’apiculture elle-même. Elle consiste à utiliser les produits récoltés, transformés ou sécrétés par l’abeille - le miel, la propolis, le pollen, la gelée royale et le venin - à des fins diététiques et thérapeutiques.

Depuis le début des années 1950, des études menées un peu partout dans le monde ont permis de mieux comprendre les vertus traditionnellement attribuées au miel et à la propolis, et de découvrir les bienfaits, jusqu’alors inconnus, du pollen et de la gelée royale. Toutefois, l’application la plus nettement thérapeutique des produits de l’abeille – et l’une des plus anciennes – demeure l’utilisation du venin d’abeille pour soigner les affections rhumatismales et arthritiques chroniques, certaines maladies inflammatoires comme les tendinites et les bursites, ainsi que la sclérose en plaques.

 

Approche millénaire et moderne

gifs abeillesLes connaissances de l’usage médicinal du venin d’abeille remontent à la plus haute Antiquité. Des textes chinois vieux de 2 000 ans en font mention. De même, Hippocrate (460-377 av. J.-C.), le père de la médecine, considérait le venin comme un remède idéal pour traiter l’arthrite et les problèmes d’articulations. Au XIXe siècle, le médecin autrichien Phillip Terc, un pionnier de l’apithérapie dans la médecine moderne, utilisait le venin d’abeille pour traiter les maladies rhumatismales. Dans son rapport publié en 1888 (Report about a peculiar connection between the beestings and rheumatism), il signale qu’aucune complication n’est survenue durant les 25 années au cours desquelles il a traité plus de 500 patients souffrant de rhumatismes, et pratiqué plus de 39 000 traitements.

 

Charles Mraz est aussi considéré comme un grand maître de l’apithérapie. Il a pratiqué pendant plus de 60 ans à la fois comme apiculteur et thérapeute, dans l’État du Vermont aux États-Unis, et a transmis son savoir-faire un peu partout gifs abeilles etc.dans le monde, jusqu’à sa mort en 1999. En 1928, Franz Kretchy a mis au point une technique permettant de contourner l’application directe du venin par piqûres d’abeilles en injectant une solution à l’aide d’une seringue. Bien que l’approche soit controversée, elle n’a cessé de susciter de l’intérêt. Plusieurs organismes, qui regroupent des individus ainsi que des associations engagés dans l’apithérapie et dans les domaines connexes, notamment Apitherapy.com et l’American Apitherapy Society, veillent à transmettre les plus récentes découvertes dans le domaine (voir Sites d’intérêt).

 

Les données concernant l’efficacité de l’apithérapie reposent presque uniquement sur des preuves anecdotiques. Il n’y a pas d’études scientifiques qui en auraient démontré les effets thérapeutiques de façon vraiment probante. Toutefois, des recherches récentes ont permis d’identifier, en partie, les composants du venin qui seraient responsables de son action. Il contient en effet certains agents anti-inflammatoires, notamment l’adolapine et la mélittine. Reconnue pour être 100 fois plus puissante que l’hydrocortisone, la mélittine stimule la production de cortisol, une hormone stéroïdienne qui agit aussi comme anti-inflammatoire. En règle générale, on s’entend pour dire que ces composants ont une action tonifiante et stimulante, qu’ils renforcent le système immunitaire et contribuent à détoxiquer l’organisme.

 

Issu du site…. http://www.passeportsante.net/fr/Therapies/Guide/Fiche.aspx?doc=apitherapie_th

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Piqûre d’abeille

Posté par othoharmonie le 16 décembre 2011

Piqûre d'abeille dans ABEILLESLorsqu’elle se trouve menacée, l’abeille utilise son dard pour injecter du venin à son agresseur. Cet aiguillon dentelé, dont seules les femelles sont pourvues, reste fiché dans la peau de la victime et est arraché de l’abdomen de l’abeille lorsque celle-ci s’éloigne. Il entraîne à sa suite une partie des organes internes de l’abeille, dont son sac à venin. Cette déchirure est presque toujours fatale à l’abeille piqueuse. Même après le départ de l’abeille, les contractions réflexes des muscles arrachés continuent d’injecter le venin contenu dans le sac, une trentaine de secondes étant nécessaires pour vider celui-ci. Il faut donc éviter de le compresser en le retirant dans les secondes suivant la piqûre.

Chez certaines espèces comme les mélipones, l’aiguillon, sous-développé, ne permet pas la piqûre : l’abeille se défend alors par une morsure urticante.

Une piqûre injecte en moyenne 140 µg de venin, selon l’espèce d’abeille et le délai avant lequel l’aiguillon est retiré. Sauf en cas d’intolérance, une unique piqûre est inoffensive pour l’Homme. Toutefois, l’emplacement des piqûres, leur nombre ou une sensibilité allergique peuvent occasionner des décès en cas de choc anaphylactique.

220px-Bienenstich_Oberlippe dans ABEILLESEn l’absence de données significatives, la dose létale médiane n’est pas établie avec certitude et oscille, selon les auteurs, entre 1,3 mg⋅kg- et 3,5 mg⋅kg- de venin. Le nombre de piqûres nécessaires pour atteindre ces doses, pour un adulte pesant entre 60 kg et 70 kg, varie selon les espèces et les estimations entre 600 et 1 750. Seules les abeilles tueuses, au comportement extrêmement agressif, sont susceptibles de causer un si grand nombre de piqûres. En revanche, leur venin ne diffère pas sensiblement de celui des autres espèces d’Apis mellifera.

Le jus d’oignon fraîchement coupé est assez efficace pour soulager la douleur des piqûres d’abeille. Plonger la partie blessée dans du vinaigre pendant 30 minutes permet aussi une très nette diminution de la douleur et du gonflement.

L’allergie au venin d’abeille

On estime qu’environ 2 % (certaines sources indiquent jusqu’à 5 %) de la population serait allergique au venin d’abeille. Néanmoins, dans de rares cas, cette allergie peut s’avérer fatale. Avant d’entreprendre une thérapie, il est donc préférable de subir un test d’allergie. On recommande également de toujours avoir à sa portée un auto-injecteur d’épinéphrine

 

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Lion 8

Posté par othoharmonie le 4 décembre 2011

Par H. Demesse

Henri Béchade, d’accord avec les récits de Vernet, Bombonnel et Chassaing, se prononce en ces termes : « Sur le caractère du Gif lionsLion on a émis les opinions les plus contradictoires. Les uns en ont fait un animal clément et magnanime ; les autres, une bête cruelle sans nécessité et possédée de la rage de la destruction. Pour réduire à leur juste valeur ces assertions exagérées, il suffit de se rappeler que le Lion, malgré sa royauté, n’est qu’un animal qui obéit comme les autres à ses instincts. S’il dédaigne une proie facile, ce n’est pas qu’il soit clément ; c’est qu’il n’a plus faim. S’il se jette sur l’homme, ce n’est pas que la destruction soit pour lui la condition de son existence ; le plus souvent, c’est qu’il se défend lui-même contre une agression. Je définis ainsi le Lion : un animal puissant, terrible quand on l’attaque ; mais qui, le jour comme la nuit, ne se jettera sur l’homme inoffensif et résolu qu’autant que la faim l’aura rendu fou de rage et que les autres proies lui manqueront. Et Dieu sait si les proies manquent à ce roi de l’Atlas ! »

Chassaing et le docteur Livingstone admettent qu’un Lion hors d’âge, devenu incapable de bondir, pourrait bien s’adonner à la chasse à l’homme, la trouvant plus facile que celle au quadrupède ; mais cela ne durerait guère, et l’animal sera bientôt tué ; et puis, en définitive, on ne devrait voir là qu’une exception à ce qui se passe d’ordinaire.

Une autre question a été posée également, mais elle n’est pas résolue encore : Le Lion peut-il grimper aux arbres ? Le commandant Garnier soutient que non, à cause de la grande pesanteur du corps de ce fauve. Lacépède croit que les Lions peuvent monter sur des tiges élevées, au moins aussi facilement que le Tigre et autres grands carnassiers.

Gif lionsMalgré les réfutations constantes des savants, une multitude de légendes plus ou moins extraordinaires courent le monde à propos de ce roi des mammifères. Des récits fabuleux ou tout au moins exagérés se sont répandus dans la foule. La science et le bon sens allié au raisonnement ont détruit bon nombre de ces contes. Cependant certaines croyances se sont si bien perpétuées à travers les âges, qu’elles subsistent toujours. Il se trouve encore des gens dont la conviction est que la Lionne ne met bas qu’un petit dans toute son existence ; car, disent-ils, de même que les petits de la Vipère, le Lionceau détruit l’organe qui le porte.

Gif lionsLa vérité est que le nombre des petits mis bas à chaque portée par la Lionne varie entre deux et six. Si parfois les félins ne font qu’un petit, c’est un cas tout à fait isolé. (A SUIVRE…) 

 

HENRI DEMESSE. 



Saisie du texte : S. Pestel pour la collection électronique de la Médiathèque André Malraux de Lisieux (30.I.2009) Texte relu par : A. Guézou
Adresse : Médiathèque André Malraux, B.P. 27216, 14107 Lisieux cedex
-Tél. : 02.31.48.41.00.- Fax : 02.31.48.41.01
Mél : mediatheque@ville-lisieux.fr, [Olivier Bogros] 100346.471@compuserve.com

http://www.bmlisieux.com/ 



Diffusion libre et gratuite (freeware) 



Texte établi sur un exemplaire (BmLx : nc) de l’ouvrage Les Animaux chez eux illustré par Auguste Lançon (1836-1887) paru chez L. Baschet à Paris en 1882. 

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Le Lion

Posté par othoharmonie le 4 décembre 2011

Le lion (Panthera leo) est un mammifère carnivore de la famille des félidés du genre Panthera (félins). Il est surnommé « le roi Le Lion  dans LION 352px-Albrecht_D%C3%BCrer_012des animaux » car sa crinière lui donne un aspect semblable au Soleil, qui apparaît comme « le roi des astres ». Le mâle adulte, aisément reconnaissable à son importante crinière, peut atteindre une masse de 250 kg, la puissance de sa morsure peut atteindre jusqu’à 330 kg tandis que la femelle adulte, plus petite, atteint généralement 120 à 140 kg, ce qui en fait le deuxième plus gros félin sauvage après le Tigre de Sibérie. Un mâle adulte se nourrit de 7 kg de viande chaque jour contre 5 kg chez la femelle. Il vit en groupe, contrairement aux autres félins. Son espérance de vie, à l’état sauvage, est comprise entre 7 et 12 ans pour le mâle et 14 à 20 ans pour la femelle, mais il dépasse fréquemment les 30 ans en captivité.

 

La femelle du lion est la lionne, c’est elle qui va chasser, son petit est le lionceau. Le lion mâle ne chasse pas mais il est chargé de combattre les intrusions sur le territoire et les menaces contre la troupe. Le lion rugit. Il n’existe actuellement à l’état sauvage plus que 16 500 à 30 000 spécimens dans la savane africaine, répartis en une dizaine de sous-espèces et environ 300 au parc national de Gir Forest au nord-ouest de l’Inde.

Le lion est le deuxième plus grand félidé, après le tigre, et ainsi le plus grand carnivore d’Afrique. Un mâle mesure de 136 à 198 centimètres de long du bout du museau à la base de la queue et possède une queue d’en moyenne 90 centimètres. Les mâles atteignent une masse comprise entre 140 et 215 kilogrammes à l’âge adulte. La lionne adulte mesure de 150 à 210 centimètres sans la queue et possède une queue mesurant environ 85 centimètres. Elles pèsent entre 110 et 170 kilogrammes et ont une taille en moyenne 20 à 50 % moins importante que celle d’un mâle. En moyenne, les lions ont une taille à l’épaule plus importante que celle des tigres, mais sont moins longs. Les plus grands lions vivent au sud de l’Afrique, les plus petits en Asie. Le record du monde est détenu par un lion du Transvaal de 313 kg. 

Il est communément admis que les lionnes sont plus rapides que les mâles et peuvent atteindre des vitesses maximales proches de 60 km/h, mais cette vitesse ne peut être maintenue que sur de faibles distances.

Gif lions

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Lion du tarot MU

Posté par othoharmonie le 28 novembre 2011

Lion du tarot MU dans LION 19_LeLion_hgC’est au milieu de la cuisante et glorieuse période estivale que nous entamons le signe du Lion, roi du Zodiaque. En plein cœur de l’été, la flore nous permet maintenant de goûter ses fruits défendus depuis le début de l’hiver. Des baies juteuses au maïs sucré, l’heure est à l’abondance où siègent les festivités et les éclats de rire. La température atteint des records de chaleurs où l’on avait espéré du mauvais temps et les canicules fréquentes font regretter la mousson du Cancer. 

 

Nous sommes réellement à mi-chemin entre la période de maturation et celle de la récolte des fruits et légumes, ce qui tangue vers une impression de sommité de la nature. Au niveau culturel, nous retrouvons des fêtes nationales ainsi que de nombreux festivals mettant en scène l’exaltation et la grandeur du paysage coloré. C’est aussi une période de vacances pour de nombreuses personnes désirant s’amuser et se distraire de leurs soucis quotidiens, voyageant souvent vers des lieux paradisiaques ensoleillés et verdoyants de richesse.

La symbolique du Lion se rattache aux mythes des rois et glorieux empires de l’Antiquité, où la beauté et les plaisirs étaient uniquement accessibles aux riches et nobles. L’animal lui-même a été glorifié dans ne nombreuses cultures pour son panache et son courage symbolique. Si vous regardez ce félin d’Afrique au premier coup d’œil, il est certain qu’il se démarque de la faune environnante : sa taille imposante coiffée d’un regard magnanime, mais serein, sa couronne enflammée qui s’hérisse au moindre coup de vent et sa gueule effrayante déployant un rugissement tonitruant qui sait se faire craindre en sont quelques exemples. Le Lion aime se faire entendre et sait comment y parvenir dès la naissance. Il ne sera pas pour autant évité par les épreuves et les conflits sociaux, bien au contraire. La nature primaire du Lion est de gouverner un certain espace de vie, mais il faut bien arriver à se connaître avant de se précipiter sur le podium des maîtres. Sans quoi, il risque de tyranniser son entourage par toutes ses directives et ses exigences. Imbu de lui-même, il peut souffrir d’un grand manque d’estime personnel qu’il peut compenser en se nourrissant de l’appréciation d’autrui alors qu’il a lui-même de grandes ressources intérieures.

Le signe du Lion n’est pas aussi prétentieux et amoureux de sa personne que les horoscopes populaires voudraient bien nous le faire croire. En fait, il est une étoile qui doit parvenir à briller par sa propre source lumineuse, c’est-à-dire en ayant confiance en lui et en ses capacités.

PRStrength dans LIONLe Soleil est la première planète maîtresse du Lion. Pour préciser l’importance de cet astre en astrologie natale, je vous donne un aperçu de ce qu’elle signifie dans un thème astral : volonté de soi, personnalité consciente, style de père (que l’on a eu pendant l’enfance et que l’on recrée plus tard), but de vie primaire. L’astre ici positionné en Lion nous donne immanquablement une personne née sous le signe. Les traits solaires seront donc fortement extériorisés a priori selon les dispositions du thème en question. Il y a un fort besoin de s’exprimer et de revendiquer sa personnalité chez un Lion, consciemment ou pas. Voilà pourquoi il lui est si difficile de céder aux obligations des autres (souvent les supérieurs) sans qu’il s’objecte en clamant ses droits individuels et en écrasant parfois plus qu’il n’est nécessaire son opposant. Pourtant, en règle générale, le Soleil en Lion donne au natif une bonne humeur et un entrain rayonnant qui peuvent réchauffer bien de mornes atmosphères. Seulement, le natif ne doit pas prendre personnel les personnes qui sont peu réceptives à sa bonne humeur et doit apprendre à se détacher de celles qui cherchent à polluer son quotidien; le Lion étant sensible à l’ingratitude et à l’indifférence à ses efforts pour améliorer une situation. Le Soleil confère aussi au signe une grande propension à l’orgueil et à l’arrogance si le natif est contrarié ou encore s’il se sent incompris. Le besoin de pouvoir s’exprimer librement doit être bien encadré par un sens du jugement lui permettant d’appliquer le vivre et laisser vivre harmonieusement.

Le Lion est de nature joueuse et aime tout particulièrement les jeux où de bonnes émotions sont de partie. Les jeux de hasard, de compétition et les concours sont fortement appréciés chez notre individu solaire. Mauvais perdant comme il est, il doit faire attention de ne pas exagérer dans ses états d’âme et se garder d’accuser son prochain de tricherie lorsqu’il manque d’expérience à une discipline. Le jeu doit avant tout être une source de divertissement et de détente pour lui où il gagne à développer des amitiés et un sourire éclatant.

Les couleurs du Soleil en Lion sont les dorés flamboyants, luminescents, les jaunes vifs et éclatants. Son métal est l’or alors que ses pierres sont la pierre de soleil, le zircon orange, le béryl doré, le soufre, la bronzite, l’œil de fer. Ses lieux sont les théâtres, les châteaux, les grandes salles lumineuses, les fêtes, les noces, etc. Ses personnages sont les acteurs, les nobles, les princes, princesses, rois et reines, les capitaines, les dirigeants, les ministres, les compositeurs, les chefs d’orchestre, etc.

On oublie souvent le deuxième maître du Lion, Neptune. En effet, qui pourrait croire au premier regard qu’un natif du Lion pourrait être aussi spirituel et altruiste que les Neptuniens typiques? Le but du signe léonin n’est pas uniquement d’affirmer sa volonté et de la réaliser dans un but personnel, mais de la partager aux autres de manière sincère et humaine. L’égo solaire ayant été maîtrisé, accepté et compris peut alors être transcendé dans l’énergie de Neptune pour véhiculer les efforts et les mérites du Lion au bénéfice de tous. Cette planète transpersonnelle a une énergie très subtile et a besoin de grande compréhension intuitive et sensitive pour être maîtrisée par le Lion. Il doit devoir passer à travers l’égo et se connecter aux subtilités de son entourage pour apprécier totalement son être et ses camarades. Neptune en Lion fait comprendre au natif que l’important n’est pas le bénéfice personnel d’une action qu’il a apporté, mais le résultat dans l’environnement. Le Lion est capable de créer pour autrui sans être dépossédé de sa confiance ou de son mérite personnel avec Neptune. Cette planète peut aussi apporter bien plus d’inspiration que le Soleil parce qu’elle se connecte au monde entier et elle répond aux besoins des gens. C’est un long chemin à parcourir pour les Neptunien en Lion, mais l’atteinte du but est grandement libératrice.

le_des10Les couleurs de Neptune en Lion sont le violet et le pourpre royal, le mordoré; les pierres, le jaspe océan, la cymophane. Les lieux sont les scènes de théâtre, les spectacles de magie, les concerts, les cérémonies religieuses. Les personnages sont les magiciens, les artistes, les chefs spirituels.

Le Lion est un signe de feu fixe. Il appartient aux trois signes dits «divins», puisqu’ils sont sensés regarder la vie au départ comme un long chemin d’opportunités qui doivent les mener plus loin et plus haut que les autres signes. L’élément feu lui confère une attitude dynamique et spontanée face aux événements et le Lion aura besoin de réaliser ses rêves pour être satisfait de ses actions. Étant du mode fixe, le feu du signe ne se déplace pas pour rien et est beaucoup moins agressif et emporté que ses confrères Bélier ou Sagittaire. Certes, il peut démontrer beaucoup de volonté et de courage en accomplissant ses objectifs, mais ces derniers seront moins spontanés, plus réfléchis et calculés grâce au mode fixe. Le feu étant de nature instable, il sera tenté de dépenser son énergie rapidement, mais préférera l’économiser pour la faire durer le plus longtemps possible. Le feu du Lion est un feu maîtrisé, déployant beaucoup de lumière plus que de chaleur, tel un foyer incandescent arrivé à son maximum d’intensité.

Le signe opposé au Lion se trouve en plein cœur de l’hiver et se nomme le Verseau. Ensemble, ils créent l’axe de l’amour et de l’amitié, car ce sont les deux signes qui vont parler de l’approfondissement et de la découverte de l’affection déployée envers les autres. Le Lion préférera un amour fort, passionné et romantique, tandis que le Verseau choisira une amitié détachée de tout engagement, si ce n’est que la confiance partagée. Le Lion aura intérêt à apprendre du Verseau son détachement face aux conflits et son raisonnement intuitif pouvant l’aider à mieux inclure l’autre dans des situations délicates. Remarquez qu’un Lion à l’égo blessé peut soit recourir à une violence verbale et un contrôle absolu de son entourage, soit peut-il se montrer froid, hautain et distant en se coupant de ses relations, réaction typique du Verseau. De même, un Verseau à l’habitude décontractée et amicale peut soudainement piquer des colères léonines s’il est contraint à devoir endurer une situation qui ne lui plaît pas. Le Verseau peut apprendre de son signe opposé à estimer l’amour intime et à peaufiner ses capacités d’amitiés.

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L’Éléphant 1

Posté par othoharmonie le 21 novembre 2011

 

 

Par Louis Figuier 

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On a dit, avec raison, que l’homme est le maître de la nature. Il a soumis tous les animaux à son empire ; il a transformé suivant L'Éléphant 1 dans ELEPHANT 320px-Loxodontacyclotisses désirs la végétation qui couvre la terre ; il a percé des montagnes, comblé des vallons, creusé des voies dans l’épaisseur des collines, changé les isthmes en voie maritime, et noyé des continents. Il est, en un mot, à la tête de la création inanimée ou vivante. Mais on peut bien admettre un moment cette hypothèse que l’homme aurait pu ne point exister, ou bien encore qu’il aurait pu disparaître, par un des cataclysmes dont notre globe a été plusieurs fois le théâtre. L’homme aurait pu périr pendant la période glaciaire, alors qu’un refroidissement subit se manifesta sur toute l’étendue de la terre habitée, et que l’abaissement excessif de température fit disparaître un certain nombre d’espèces animales, dont on ne retrouve aujourd’hui que les vestiges, à l’état fossile, dans les terrains de cette époque. Il aurait pu être anéanti pendant les périodes diluviennes, qui ont laissé des traces si profondes de leurs ravages dans les terrains quaternaires.

En admettant l’hypothèse de la disparition, de la suppression de l’espèce humaine, on peut se demander quel est celui des animaux qui aurait remplacé l’homme, dans son rôle de souverain de la nature.

Elephant Mud Bath.oggA cette question, nous répondrons, avec assurance, que l’être animé qui aurait pris, en l’absence de l’homme, la direction suprême de la création, c’est l’Éléphant. De même que l’homme, parti des plateaux de l’Asie orientale, s’est répandu peu à peu dans toutes les contrées du globe, de même l’Éléphant, parti des rives de l’Indus, ou des bords des fleuves africains, se serait acclimaté dans toutes les contrées de l’Europe, de l’Asie et de l’Afrique actuelles. Et de même que l’homme règne aujourd’hui en tranquille vainqueur sur toutes les tribus animales, de même l’Éléphant aurait étendu son empire sur toute la création zoologique.

Qu’a-t-il fallu à l’homme pour assurer sa victoire sur le reste des habitants du globe ? La main et l’intelligence. Nous n’examinerons pas si l’homme possède la main parce qu’il possède l’intelligence, ou si son intelligence, comme le voulaient les philosophes sceptiques du dernier siècle, n’est que le résultat de l’existence de la main. Prenons les deux éléments tels qu’ils sont, sans rechercher leur dépendance mutuelle, et disons, avec tous les naturalistes, que l’intelligence et la main sont les causes de la suprématie de l’homme.

Or, l’Éléphant est pourvu de l’intelligence et de la main. La main est même disposée d’une manière plus commode et plus efficace chez l’Éléphant que chez l’homme. Elle est posée à l’extrémité d’une sorte de bras extrêmement long et prodigieusement flexible, vulgairement désigné sous le nom de trompe. (A SUIVRE…) 

 

FIGUIER, Louis (1819-1894) : L’Éléphant (1882). 



Saisie du texte : S. Pestel pour la collection électronique de la Médiathèque André Malraux de Lisieux (05.II.2009) Texte relu par : A. Guézou
Adresse : Médiathèque André Malraux, B.P. 27216, 14107 Lisieux cedex
-Tél. : 02.31.48.41.00.- Fax : 02.31.48.41.01
Mél : mediatheque@ville-lisieux.fr, [Olivier Bogros] 100346.471@compuserve.com

http://www.bmlisieux.com/ 



Diffusion libre et gratuite (freeware) 



Texte établi sur un exemplaire (BmLx : nc) de l’ouvrage Les Animaux chez eux illustré par Auguste Lançon (1836-1887) paru chez L. Baschet à Paris en 1882. 



 

elephants dans ELEPHANT

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Eléphant 2

Posté par othoharmonie le 21 novembre 2011

Par Louis Figuier 


Les Latins se servaient, pour désigner la trompe de l’Éléphant, des mots brachium et manus. En effet, on peut comparer cet Eléphant 2  dans ELEPHANT 300px-Mnong_mahoutorgane au bras, pour sa force, et à la main pour sa souplesse. Pline, Végèce, Quinte-Curce, Solin, Silius Italicus, le désignent par l’expression de manus. L’expression nasutamanus, dont se sert Cassiodore (1) désigne très bien le double service auquel cet organe est destiné. L’épithète anguimanos, que Lucrèce applique aux Éléphants, peint aussi très bien l’extrême flexibilité de leur trompe, qui peut s’allonger, se raccourcir, et se plier, comme le corps d’un serpent.

Les Grecs ont aussi quelquefois donné le nom de χείφ à la trompe de l’Éléphant. Ce mot est employé dans ce sens par Diodore, Élien et Philostrate.  « La nature a donné la trompe à ce quadrupède, en place de la main », dit un poète d’une époque plus récente (2).

Cette assimilation de la trompe de l’Éléphant à une main est très juste, car cet animal s’en sert à peu près comme nous nous servons de la main, pour défaire un noeud, tourner une clef, déboucher une bouteille ; ramasser des pièces de monnaie, etc. ; mais il l’emploie surtout d’une manière utile pour arracher et porter à sa bouche l’herbe et les feuilles dont il fait sa nourriture. C’est pour cela que les Grecs ont aussi donné à cet organe le nom de proboscis, c’est-à-dire pour paître (à pascendo).

320px-Asian_elephant_eating_-_melbourne_zoo dans ELEPHANTQuant à l’intelligence, l’Éléphant la possède à un tel degré que beaucoup d’hommes, on peut le dire, sont bien au-dessous de l’Éléphant sous le rapport intellectuel.

Quelques exemples vont prouver à quel degré l’Éléphant est doué des qualités de l’esprit.

L’Éléphant comprend la justice, c’est-à-dire rend le bien pour le bien, et le mal pour le mal. C’est ce que l’homme ne fait pas ; car il rend trop souvent le mal pour le bien : il déchire la main qui l’a nourri ; il maltraite ou massacre son bienfaiteur ou son frère.

De cet esprit de justice qui anime l’Éléphant on peut fournir plus d’une preuve.

Le cornac d’un Éléphant de Madagascar avait, un jour, brisé, par méchanceté, une noix de coco sur la tête de son animal. Le lendemain, l’Éléphant, en traversant une rue, aperçoit des noix de coco exposées dans une boutique. Il en prend une avec sa trompe, et en frappe si rudement le front de son cornac, que l’homme reste mort sur la place.

Un jeune homme avait, plusieurs fois, offert et retiré un morceau de sucre à un Éléphant ; puis il avait fini par le donner à un autre Éléphant. Offensé de cette taquinerie, l’Éléphant saisit le jeune homme avec sa trompe, lui meurtrit la figure et met ses vêtements en pièces. (A SUIVRE…) 

 

 

FIGUIER, Louis (1819-1894) : L’Éléphant (1882). 



Saisie du texte : S. Pestel pour la collection électronique de la Médiathèque André Malraux de Lisieux (05.II.2009) Texte relu par : A. Guézou
Adresse : Médiathèque André Malraux, B.P. 27216, 14107 Lisieux cedex
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Texte établi sur un exemplaire (BmLx : nc) de l’ouvrage Les Animaux chez eux illustré par Auguste Lançon (1836-1887) paru chez L. Baschet à Paris en 1882. 



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Eléphant 4

Posté par othoharmonie le 21 novembre 2011

Par Louis Figuier 


Eléphant 4  dans ELEPHANT 220px-African_Elephant_in_KenyaL’Éléphant semble posséder certaines facultés musicales. En 1813, des musiciens de Paris se réunirent pour donner un concert à l’Éléphant qui existait alors au Jardin des Plantes. L’animal manifesta un vrai plaisir à entendre chanter : O ma tendre musette ! L’air de Charmante Gabrielle lui plut tellement, qu’il marquait la mesure en faisant osciller sa trompe de droite à gauche, et en balançant son énorme masse. Il poussait même quelques sons, plus ou moins d’accord avec ceux des musiciens. Les grandes symphonies étaient moins de son goût. Il paraissait comprendre plus aisément la mélodie que l’harmonie savante. Je sais plus d’un homme qui est Éléphant sous ce rapport. Quand le concert fut terminé, le sensible Pachyderme s’approcha de l’un des musiciens, qui, en donnant du cor, l’avait particulièrement ému. Il s’agenouilla devant lui, le caressa de sa trompe, et lui exprima, par toutes sortes de gentillesses, le plaisir qu’il avait eu à l’entendre.

Un jeune seigneur birman avait un Éléphant plein d’intelligence. Ce seigneur s’étant marié, notre Pachyderme se promenait, 220px-COLLECTIE_TROPENMUSEUM_Militair_transport_met_een_olifant_TMnr_10027941a dans ELEPHANTsous la surveillance de son cornac, dans un enclos palissadé, au centre duquel était située l’habitation. Ayant remarqué la présence des femmes, que fit notre Éléphant ? Il s’appuya délicatement contre une barrière de bambous destinée à enclore un jardin d’agrément, cueillit avec sa trompe les fleurs les plus belles et les plus fraîches, puis, relevant la tête et arrondissant sa trompe avec grâce, il tendit la fleur au niveau de la balustrade….. Une des femmes allongea le bras ; l’Éléphant retira sa trompe. Le même manège s’étant renouvelé à plusieurs reprises, le maître voulut prendre la fleur ; mais l’Éléphant ne lâcha pas son bouquet. Alors la jeune épouse avança la main, non sans quelque crainte, et le galant Pachyderme lui remit la fleur, comme l’hommage qu’il réservait à la jeunesse et à la beauté !

L’intelligence et la main auraient donc, selon nous, assuré à l’Éléphant la domination de la nature. Remarquez, en effet, qu’aucun autre animal ne réunit à un tel degré ces deux attributs. Un petit nombre d’espèces de Singes sont, il est vrai, munies d’une main ; mais en ce qui concerne l’intelligence, les Singes ne sont pas de beaucoup supérieurs aux autres mammifères.

A l’exemple de l’homme, l’Éléphant aurait pu s’acclimater, vivre et se répandre en tribus innombrables dans toute l’étendue du globe. Ce qui le démontre, c’est que l’on trouve les débris fossiles de cet animal dans presque tous les pays. Sans doute 330px-Elephants_du_Krugerl’Éléphant est aujourd’hui confiné en Asie et en Afrique, mais, aux temps géologiques il vivait dans les climats les plus divers. En France, en Allemagne, en Italie, on trouve de véritables cimetières de Mastodontes et de Mammouths, simples espèces fossiles du genre Éléphant.

Aucun pays n’est aussi riche en restes fossiles d’Éléphants que le nord de la Sibérie. Le sol des rivages de la mer Glaciale est presque entièrement composé de ces ossements, cimentés par de la glace et du sable.

Les défenses fossiles d’Éléphant sont très largement exploitées aujourd’hui dans l’extrême nord de la Sibérie. Chaque année, d’innombrables caravanes se dirigent vers ces rivages glacés, et en rapportent de véritables cargaisons d’ivoire, que l’industrie de l’Europe emploie aux mêmes usages que l’ivoire des défenses des Éléphants actuellement vivants. (A SUIVRE) 

 

FIGUIER, Louis (1819-1894) : L’Éléphant (1882). 



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Eléphant 6

Posté par othoharmonie le 21 novembre 2011

Par Louis Figuier 


Eléphant 6 dans ELEPHANT 320px-Elephant_With_Trunk_In_Others_MouthLa tête de l’Éléphant est entourée de deux immenses et minces oreilles, qui s’étendent en haut, en arrière et même en bas. Elles lui servent d’éventail contre la chaleur. L’oeil est très petit, car il n’a pas le tiers de la grosseur du globe de l’oeil du boeuf, si l’on compare la grandeur de ces deux animaux. La bouche est également petite et presque entièrement cachée derrière les défenses et la base de la trompe.

Cette trompe n’est autre chose que le nez prolongé d’une façon démesurée, en forme de tube, et qui se termine par les ouvertures des narines.

La trompe de l’Éléphant est, à la fois, un organe de tact, d’odorat, de préhension, et en même temps une arme redoutable. Par contre, l’extrémité de cet organe qui se termine par une sorte de doigt, saisit les objets avec tant de délicatesse qu’elle peut ramasser un grain de blé, une mouche, un fétu.

Les défenses de l’Éléphant ne sont autre chose que les dents incisives prodigieusement allongées. Dirigées obliquement en bas, en avant et en dehors, elles se recourbent en haut. Leur longueur peut dépasser deux mètres et demi, et elles peuvent peser jusqu’à cinquante ou soixante kilogrammes. Chez les femelles, elles sont quelquefois peut allongées et ne font pas saillie hors des lèvres.

220px-Mammoth_ivory_hg dans ELEPHANTLes défenses servent à l’Éléphant d’arme offensive et défensive. Elles protègent la trompe, qui se replie dans leur courbure, lorsque l’animal traverse des bois épineux et fourrés ; elles lui servent encore à écarter et à maintenir les branches d’arbres, lorsque la trompe va cueillir les sommités de rameaux feuillus.

L’énorme tête dont nous venons d’examiner les différentes parties s’unit à un cou tellement court que les mouvements en sont très circonscrits et très difficiles. Le dos est voûté et la croupe ravalée ; la queue est courte et mince. Les jambes antérieures manquent de clavicules, et ne paraissent être que de massifs piliers placés sous le corps pour en soutenir la pesante masse. Comme ceux des membres postérieurs, les os en sont placés dans une position perpendiculaire au corps et au sol : ce qui donne à l’animal un air lourd et gêné ; les jambes antérieures sont d’ailleurs plus longues que celles de derrière, qui sont très courtes. Sous les pieds se trouve une espèce de semelle calleuse, assez épaisse pour empêcher les sabots de toucher à terre.

Ce corps informe, colossal et pesant, est revêtu d’une peau calleuse, épaisse, crevassée et d’un gris sale et noirâtre, munie de poils rares et qui ne sont guère apparents que sur la trompe, sur les paupières et sur la queue, terminée par un bouquet de crins. (A SUIVRE…) 

 

FIGUIER, Louis (1819-1894) : L’Éléphant (1882). 



Saisie du texte : S. Pestel pour la collection électronique de la Médiathèque André Malraux de Lisieux (05.II.2009) Texte relu par : A. Guézou
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Le Chien 1

Posté par othoharmonie le 20 novembre 2011

Par G. de Cherville 

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Bernardyn13Le Chien fournira dans cent ans comme aujourd’hui, matière aux diatribes aussi bien qu’aux panégyriques. Comme l’amour, comme la femme, il représente un thème inépuisable, il aurait le droit d’être fier du rapprochement. 

Au point de vue général et populaire sa réputation est détestable. Dans la bouche d’un homme de l’Orient, son nom devient la plus sanglante des injures. 

Nous autres Occidentaux, nous témoignons, quoi qu’on en dise, de plus de richesse dans l’imagination ; nous avons cherché nos images désobligeantes chez tant d’autres êtres, que le Chien s’est trouvé déchargé d’autant. En cela nous nous montrons beaucoup moins logiques que les Orientaux : chez ceux-ci, le Chien, à demi errant, à peine apprivoisé, vivant d’immondices, peut être accepté comme un type de bassesse et d’ignominie ; nous autres, nous commettons un contre-sens en qualifiant, par exemple, de « métier de chien », une profession qui ne nous plaît guère, ordinairement celle que nous exerçons. Le métier d’un Chien choyé, caressé, aimé, nourri comme un prébendaire, dormant la grasse matinée, donnant satisfaction aux menues passions qui l’incitent est plus digne d’envie que de pitié ; pas mal de rois de la création s’en accommoderaient. Il y a bien les coups de fouet ; mais comme, par le temps qui court, ils rentrent dans l’apanage des positions sociales les plus élevées et qu’en somme on en est quitte pour se secouer du museau à la queue, il a bien le droit de les dédaigner. 

Le Chien 1 dans CHIEN 220px-Neapolitan_Mastiff_FlickrLa parfaite philosophie avec laquelle il les reçoit est le gros grief que lui reprochent ses détracteurs ; ils qualifient de lâcheté la soumission avec laquelle il lèche la main qui l’a frappé, ils taxent la résignation de son attachement de simple platitude, à les entendre la servilité de son caractère est avilissante, peu s’en faut qu’ils ne reprochent à un caniche rossé par son aveugle de ne pas avoir entonné la Marseillaise

On peut leur répondre que ce servilisme n’est que la formule de l’affection dans l’espèce et revendiquer pour l’animal le droit de s’écrier avec la femme de Sganarelle : « Et s’il me plaît à moi d’être battue ! » Mais c’est opposer un enfantillage à un autre enfantillage. On ne mesure pas le Chien à l’aune qui sert à toiser les hommes. Lui demander de la grandeur d’âme, de la dignité, est à peu près aussi raisonnable que de vouloir qu’il parle latin ou de vouloir qu’il se forme une opinion sur la question d’Orient. Qu’il remplisse consciencieusement son rôle aimable sur la terre, voilà tout ce que nous devons attendre de lui.

 Ce rôle n’est pas de peu d’importance. (A SUIVRE…) 

CHERVILLE, Gaspard de Pekow marquis de (1821-1898) : Le Chien (1882). 



Saisie du texte : S. Pestel pour la collection électronique de la Médiathèque André Malraux de Lisieux (23.VII.2002) Texte relu par : A. Guézou
Adresse : Médiathèque André Malraux, B.P. 27216, 14107 Lisieux cedex
-Tél. : 02.31.48.41.00.- Fax : 02.31.48.41.01
Mél : mediatheque@ville-lisieux.fr, [Olivier Bogros] 100346.471@compuserve.com

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Texte établi sur un exemplaire (BmLx : nc) de l’ouvrage Les Animaux chez eux illustré par Auguste Lançon (1836-1887) paru chez L. Baschet à Paris en 1882. 



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Le Chien 3

Posté par othoharmonie le 20 novembre 2011

Par G. de Cherville 

Les adversaires du système du Chien primitif objectent encore que cet animal n’existe pas dans les contrées où l’homme ne l’a Le Chien 3 dans CHIEN 220px-Yumi_19mois2point précédé ; ils insinuent que le Dhôl, dont les bandes exploitent les jungles des frontières ouest du Bengale, que le I ou Dingo de l’Australie, que le Deeb de la Nubie et de l’Abyssinie, que l’Aguari de l’Amérique du Sud, peuvent être des descendants de Chiens civilisés qui, cédant à la passion de la franche lippée, auraient rompu leur ban. 

On pourrait, il est vrai, leur répondre que, si le Chien était l’espèce composite qu’ils imaginent, il lui serait advenu, dans ce retour à la sauvagerie, ce qui arrive non seulement à tous les animaux domestiques, mais à tous les végétaux cultivés quand on les abandonne à eux-mêmes ; ces Chiens auraient usé de leur indépendance pour restituer à chacune des souches dont ils sont originaires, ce qu’ils auraient emprunté à chacune d’elles ; l’animal façonné par l’homme aurait rapidement disparu pour se refondre avec les Loups, avec les Chacals. 

Mais vraiment est-ce bien la peine de vous remorquer à notre suite, dans l’ornière conjecture, au-dessus de laquelle quelques-uns ont du moins des ailes pour planer. Plutôt que d’essayer d’ajouter un peut-être aux peut-être qui ont été présentés comme des solutions, ne vaut-il pas mieux se rallier à l’opinion la plus simple et la plus honorable pour le Chien, c’est-à-dire à celle de Buffon ? Je l’adopte sans m’informer davantage si elle est plus solidement justifiée que l’opinion contraire, uniquement parce que, selon moi, la règle de trois a toujours tort contre la règle du sentiment. 

Spitz.jpgEn raison de mon estime, disons le mot vrai, de ma tendresse pour l’animal dont je vous occupe, je tiens essentiellement à ce qu’il ait figuré dans l’œuvre du cinquième jour. Quoi ! il aurait eu en partage la délicatesse exquise du sens de l’odorat, l’agilité, la grâce, la force, le courage, à tous ces dons Dieu aurait ajouté des vertus dont on ne l’accusera pas d’avoir été prodigue : la patience, la tempérance, la fidélité, la constance, le désintéressement, la chaleur dans le sentiment, il aurait permis que cette simple bête eût quelquefois de l’esprit, il lui aurait ordonné de mettre tout cela au service de l’homme et il n’aurait pas jugé que ce véritable chef-d’œuvre fût digne d’une façon particulière ? C’est tout à fait invraisemblable. 

Sans doute la fabrication de cette machine chassante et aimante aurait quelque chose de très flatteur pour l’orgueil de notre espèce ; mais, d’un autre côté, la nécessité de l’intervention humaine dans la composition d’un être si supérieur aux êtres qui extérieurement lui ressemblent, serait quelque peu humiliante pour le Créateur. Ne sommes-nous donc pas assez riches en merveilles de notre façon ? N’avons-nous pas à notre actif la poudre à canon, la vapeur, la photographie et le reste ? Nous pouvons laisser le Chien au bon Dieu. (A SUIVRE…. ) 

CHERVILLE, Gaspard de Pekow marquis de (1821-1898) : Le Chien (1882).   



Saisie du texte : S. Pestel pour la collection électronique de la Médiathèque André Malraux de Lisieux (23.VII.2002) Texte relu par : A. Guézou
Adresse : Médiathèque André Malraux, B.P. 27216, 14107 Lisieux cedex
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Mél : mediatheque@ville-lisieux.fr, [Olivier Bogros] 100346.471@compuserve.com

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Texte établi sur un exemplaire (BmLx : nc) de l’ouvrage Les Animaux chez eux illustré par Auguste Lançon (1836-1887) paru chez L. Baschet à Paris en 1882. 



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Le Chien 4

Posté par othoharmonie le 20 novembre 2011

Par G. de Cherville 

Une certaine école de physiologistes refuse nettement au Chien comme aux autres animaux la faculté de s’élever au-dessus de Chow chow puppy.jpgl’instinct. Il y a sans doute une si énorme distance entre les attributions intellectuelles chez l’homme et chez les bêtes qu’on ne peut songer à les comparer ; le premier invente, les secondes sont incapables de créer. Cependant il nous paraît évident que la nature leur a réservé ce que Locke a défini « la connaissance de quelque raison, une liaison dans les perceptions que les sensations seules ne sauraient donner », c’est-à-dire précisément cette aptitude à certains calculs, caractère essentiel de l’intelligence que ces savants lui refusent. 

Leur doctrine sur ce point est tellement absolue que, pour y faire brèche, il suffit de démontrer que les animaux sont capables d’un acte réfléchi, quel qu’il soit. Cependant je tiens à choisir mes exemples dans une opération intellectuelle d’ordre supérieur, dans la comparaison, produit d’un effet de réflexion assez laborieux, résultante de l’évocation simultanée de deux idées, tantôt parallèles, tantôt divergentes, et d’un calcul entre les bénéfices et les inconvénients de chacune d’elles, acte d’intelligence s’il en fut jamais. 

Le Chien 4 dans CHIEN 250px-Rough_ColliesQuel est le chasseur qui n’a pas vu son Chien apprécier aussi judicieusement que possible la différence qui existe entre l’emploi des diverses chaussures de son maître ? J’ai là à mes pieds un épagneul qui jamais ne s’y trompe. S’il voit apparaître certains souliers jaunâtres aux semelles épaisses, il devient immédiatement folâtre ; il les salue d’un long bâillement, qui se termine par un aboi de bonne compagnie, mezza voce, il se détire, frétille de la queue, secoue ses oreilles, va, vient de la cheminée à la porte, de la porte à la cheminée, me disant très clairement dans sa pantomime : 

« Mais dépêche-toi donc, maudit lambin, puisque nous allons à la chasse ; les minutes de plaisir sont des diamants trop précieux pour qu’on les gaspille ! » 

Si, au contraire les bottines que l’on m’apporte sont noires, luisantes et légères, il ne daignera pas les honorer d’un regard. Sans quitter la peau de sanglier qui lui sert de couchette, il prendra une mine grave, boudeuse, renfrognée ; s’il avait des larmes à son service, comme l’enfant que l’on laisse au logis, il en userait pour m’attendrir. 

Quand nous sommes lui et moi à Paris, c’est encore la cordonnerie qui lui fournit le thermomètre de ses satisfactions, mais ses prédilections changent d’objet ; ce sont de vieux escarpins qui ont le privilège de le mettre en liesse, parce que ce sont toujours ceux que je chausse pour aller faire en sa compagnie une promenade quotidienne dans les rues désertes des environs. 

Rough Collie 600.jpgCe même Chien m’a donné dans ces promenades un autre témoignage de calcul raisonné qui ne manque pas d’originalité. Elles avaient un but utilitaire qui condamnait mon compagnon à quelques stations ; il arriva plusieurs fois que, distrait, je m’éloignai sans l’attendre et qu’il se perdit. Nous passions quelque temps à courir l’un après l’autre dans le quartier, après quoi, en rentrant, je le retrouvais à la maison où il m’avait précédé, en perdant bien entendu l’heure de flânerie qu’il se promettait sans aucun doute. Après une demi-douzaine de ces accidents désagréables, il trouva le moyen d’y parer. Aussitôt descendu dans la rue, il prenait le galop, se ménageait une avance de deux ou trois cents mètres dans la direction que nous devions prendre et exécutait la halte indispensable le nez tourné de mon côté, de façon à ne pas me perdre de vue et à pouvoir, sans trouble d’aucune sorte, se livrer à ses petites affaires. Un mathématicien eût-il mieux trouvé ?  (A SUIVRE…) 

CHERVILLE, Gaspard de Pekow marquis de (1821-1898) : Le Chien (1882). 



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Le Chien 6

Posté par othoharmonie le 20 novembre 2011

 

Par G. de Cherville 

 

Lorsque Descartes eut promulgué son arrêt sur l’automatisme des bêtes, un de ses adversaires, le Père Bougeant, entreprit de le Le Chien 6 dans CHIENréfuter en démontrant dans un gros livre que ces bêtes étaient des diables, ce qui indiquait qu’il ne trouvait pas que ce fût l’esprit qui leur manquât. Depuis que cette question est sortie du domaine de la métaphysique pour entrer dans celui des études expérimentales, la doctrine cartésienne a perdu de son autorité. G. Leroy, Réaumur, Cuvier, l’avaient tour à tour battue en brèche, et l’admirable travail synthétique de Flourens lui a porté un coup décisif. 

 

En dépit du proverbe « on n’est trahi que par les siens, » les contempteurs de l’intelligence des animaux ne se rencontrent jamais parmi les gens qui vivant au milieu d’eux les étudient à chaque heure de la journée et dans chaque acte de leur existence. 

 

Avancez que le Chien est une simple machine, devant ce que vous voudrez de veneurs, de chasseurs, de bergers, de bouviers, etc., il ne s’en trouvera pas un seul qui ne hausse les épaules, et les plus sincères vous exprimeront immédiatement la part qu’ils prennent à l’accident qui vous arrive ! La négation de l’intelligence animale appartient généralement à ceux qui ont été le moins à même de l’apprécier. A défaut des métaphysiciens, braves philosophes, planant trop haut pour bien juger de ce qui se passe si bas, vous ne retrouvez ces conclusions que dans cette catégorie de savants qui physiologisent le scalpel à la main et dont les relations avec le Chien commencent et finissent dans le laboratoire où le sujet de leurs études a été déposé muselé et ficelé comme un mouton d’abattoir. 

 

A côté de la doctrine qCane Corso Italiano.jpgui entend réduire le Chien à ses seuls instincts, il est une école qui, péchant par l’excès contraire, arrive à le doter si libéralement sous ce rapport que nous serions réduits à lui porter envie. Ce ne sont pas seulement par quelques fables romanesques plus ou moins ingénieuses que se traduisent ces tendances, l’anecdote, le fait divers ont versé également sur cette pente du merveilleux et, en raison de l’immense publicité qu’elles trouvent dans la presse, des invraisemblances s’accréditent. Les récits fantaisistes de quelques écrivains en quête de copie ont distancé de fort loin ce Chien étonnant, lequel, ayant à rapporter le charbon incandescent que lui avait jeté son maître, commença par l’éteindre avec l’arrosoir que lui fournissait la nature ! 

 

Incontestablement doué d’une certaine dose d’intelligence, le Chien raisonne, mais seulement sur des idées d’un ordre particulier et selon que ses sens les lui présentent. Il compare, mais par rapport à quelque circonstance tangible attachée aux objets eux-mêmes ; il est incapable de former une abstraction, de déduire un raisonnement complexe de ses perceptions comme de ses sensations. (A SUIVRE…) 

 

 

CHERVILLE, Gaspard de Pekow marquis de (1821-1898) : Le Chien (1882). 

 



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Le Chien 10

Posté par othoharmonie le 20 novembre 2011

 

Par G. de Cherville 

 

Beagle-Harrier-fr.jpgVoici enfin un fait plus récent, dont l’authenticité est établie par des témoins dont la véracité ne saurait être mise en doute. Depuis trente ans, les Loups sont rares dans l’Ile-de-France, où la surveillance des gardes est loin d’être aussi chimérique que dans les autres départements ; cependant, il y a trois ans, une Louve s’était établie dans la forêt de Villefermoys où sa présence fut longtemps sans être signalée, parce que, fidèle aux traditions de sa race, elle résistait stoïquement aux tentations que devait exercer sur elle le gibier qui fourmille dans ce massif, et s’en allait exercer ses déprédations à des distances assez considérables de ses domaines. 

 

Cette Louve exemplaire ne sut pas imposer à son cœur la discrète réserve que pratiquaient ses appétits. Si Loup qu’on soit, il vient une heure où la solitude semble pesante. L’heure ayant sonné pour notre ermite, elle chercha d’abord autour d’elle, puis dans tous les couverts qui lui étaient familiers, mais l’écho seul répondant aux hurlements sinistres par lesquels elle troublait le silence des nuits, elle chercha un équivalent à l’animal de son espèce qui s’obstinait à ne pas venir. 

 

Il y avait auprès de la forêt un gros Chien, moitié dogue et moitié terrier, qui avait pour emploi de surveiller et de défendre l’habitation fort isolée du sieur Boyer, garde particulier de M. T…, propriétaire du château des Bouleaux. Ce fut sur ce Chien que la Louve jeta son dévolu et, renversant toutes les traditions, elle séduisit le Chien terrier et disparut avec lui, un véritable rapt. 

 

Le Chien 10 dans CHIEN 220px-German_Shepherd_Dogs_portraitQuelques jours après M. T…, se promenant à cheval dans Villefermoys, vit la Louve sauter la route à cinquante pas de lui et derrière la Louve, lui emboîtant le pas, un Chien dans lequel il reconnut immédiatement celui de son garde. Il essaya de les poursuivre en poussant son Cheval à travers bois, mais l’un et l’autre se perdirent dans le fourré. Il rencontra des bûcherons qui lui racontèrent que plusieurs fois déjà ils avaient aperçu cette Louve et le Chien de Boyer allant de compagnie. 

 

Après une douzaine de jours, le Chien terrier réintégra la civilisation ; si les amours ne sont pas plus éternelles dans le monde des Loups que dans le nôtre, les ruptures n’y sont pas moins orageuses. L’infortuné n’avait pas été tout à fait mangé, mais tout son corps portait des traces de coups de griffes et de dentées. 

 

Cependant l’aventure ayant ébruité le secret de l’existence de la Louve, l’amodiataire de Villefermoys, M. le comte de G…., très jaloux de la conservation de ses admirables chasses, ordonna des battues pour les délivrer de ce commensal redoutable. La Louve échappa en forçant la ligne des traqueurs ; mais ceux-ci trouvèrent le liteau, qui renfermait trois petits ; l’un d’eux, absolument Loup par la forme et par le pelage, a été conservé par M. le comte de G… ; les deux autres, chez lesquels le métissage était nettement accusé par la forme des oreilles et par les balzanes de leurs pattes, furent envoyés au Jardin des Plantes. 

 

220px-Berger_allemand_en_montagne dans CHIENLa pièce a un second acte. Comme vous venez de le voir, la Louve avait sauvé sa peau ; après quelques jours de retraite, elle rentra en Villefermoys, y reprit ses demeures et ses habitudes, s’efforçant de mériter l’indulgence par sa modération locale. Au printemps suivant, volage et fidèle tout à la fois, elle revint à son Chien terrier, qui, après une fugue comme l’année précédente, comme l’année précédente aussi revint au logis, battu, pas content, mais probablement disposé à recommencer une troisième fois cette petite excursion dans la société des ennemis mortels de son espèce, si une balle bien plantée n’était pas venue dénouer ce petit roman forestier par la mort de son héroïne. (A SUIVRE

 

 

CHERVILLE, Gaspard de Pekow marquis de (1821-1898) : Le Chien (1882). 

 



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Le Chien 11

Posté par othoharmonie le 20 novembre 2011

Par G. de Cherville 

La description des innombrables variétés de la race canine ne serait point à sa place dans ces esquisses. Buffon, qui vivait dans Tervueren.jpgun temps où les arbres généalogiques tenaient le haut du pavé, a dressé celui des Chiens qui peuplent les deux hémisphères en établissant la probabilité des croisements dont chacun d’eux est sorti. Le travail est ingénieux comme tout ce qu’enfanta le cerveau de ce grand homme, mais, comme bien d’autres parties de son œuvre, il n’en fournit pas moins quelque prise à la critique. 

Il nous paraît un peu puéril de s’évertuer à ramener tous les Chiens du globe à un type souche unique de tous les autres. On prétend témoigner, ce faisant, de son respect pour le texte biblique ; on ne s’aperçoit pas que l’on montre une fort mince opinion de la toute-puissance créatrice ; cet hommage à la parole divine tend à amoindrir celui dont elle émane. Quand on lâche la bride aux conjectures, pourquoi ne pas admettre trois créations canines primordiales, celles du dogue, du lévrier et du Chien de berger, répondant à trois besoins de l’homme primitif, la défense, la poursuite des animaux sauvages, la garde des troupeaux. La supposition simplifierait la tâche des généalogistes ci-dessus et deux êtres de plus à tirer de l’argile étaient, en vérité, une petite besogne pour celui qui, d’une main si prodigue, semait les astres dans l’espace. 

Le Lévrier nous paraît donc l’auxiliaire indiqué du premier chasseur, nu et sans autre arme qu’un bâton, et qui, pour s’emparer des animaux, devait les atteindre à la course ; la faiblesse de ses qualités d’odorat n’avait aucun inconvénient dans ces temps primitifs où le gibier pullulait et n’avait pas encore appris à se garder des embûches humaines. Le lévrier est également très imparfaitement doué sous le rapport de l’intelligence, très développée au contraire chez le Chien de berger ; celui-ci est un moule supérieur ; il affirme à côté de cette intelligence les qualités de fidélité, de dévouement, les aptitudes à se plier aux volontés humaines qui ont mérité au Chien une place à part parmi nos animaux domestiques ; avec le dogue qui fournissait la puissance musculaire, la force, une indomptable intrépidité pour compléter le trio, tous les dérivés se justifient et s’expliquent. (A SUIVRE…) 

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