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Moins d’Abeilles…

Posté par othoharmonie le 28 décembre 2011

 

Causes secondaires de disparitions

  • Des virus (ex : virus de la maladie noire), bactéries sont clairement mis en cause, ce qui était suggéré par l’aspect épidémique et brutal des foyers de syndrome d’effondrement des colonies d’abeilles. D’autre part, des ruches victimes du syndrome semblent mieux se rétablir après une désinfection de la ruche par irradiation.
  • Moins d'Abeilles... dans ABEILLES 250px-Bees_drinkingLe frelon asiatique ou Vespa velutina, originaire de Chine, s’attaque aux butineuses des espèces d’abeilles domestiques. Il s’agit d’un facteur aggravant, non d’une cause première. Des pièges à frelons asiatiques assez sélectifs ont été mis au point.
  • Une contamination de la cire par des produits toxiques qui s’y accumuleraient, soit apportés par les abeilles, soit par l’air (adsorption) a été évoquée, parce que certains produits chimiques y ont été trouvés et que les ruches ne sont pas spontanément réoccupées par des essaims.
  • Un facteur environnemental non compris, qui pourrait par exemple impliquer le dépassement d’un seuil de bioaccumulation d’un (ou plusieurs) polluant, éventuel leurre hormonal, avec pour effet inattendu de perturber la capacité à retrouver leur ruche.
  • Les pratiques apicoles sont elles-mêmes mises en question: elles ont en effet beaucoup évolué, s’intensifiant pour répondre aux normes, au marché et à la concurrence internationale, ainsi qu’au besoin des grands ruchers de trouver de vastes surfaces de fleurs suffisamment épargnées par les pesticides.
    - La taille croissante des ruchers, la promiscuité des abeilles, la transhumance des ruchers et les échanges de souches de reproducteurs sont a priori favorables à l’apparition et à la diffusion de maladies épidémiques parasitaires, virales et fongiques, ainsi qu’à l’apparition et à une large diffusion de résistances du varroa (ou d’autres parasites et microbes) aux produits pesticides vétérinaires utilisés pour protéger les abeilles. Les sélectionneurs ont privilégié la productivité en miel plus que la résistance ou l’adaptation génétique à l’environnement local, au détriment également des espèces sauvages.
  • 250px-Bees_Collecting_Pollen_2004-08-14 dans ABEILLES- Un article du East Bay Express du 9 août 2007 interroge l’intensification de l’apiculture industrielle pratiqué aux États-unis. « Les abeilles sont plus libres de leurs mouvements que n’importe quel autre animal d’élevage », mais « une exploitation apicole commerciale ressemble plus à une cité HLM qu’à un pré campagnard ».
  • - La malnutrition des abeilles pourrait accroître le stress généré par la mobilité qui leur est imposée par les apiculteurs les louant pour la pollinisation des cultures. Dans la nature, on trouve au maximum trois à quatre ruches sauvages par kilomètre carré, qui « connaissent » leur environnement et bénéficient d’une alimentation très variée (pollen, nectar et miellats de milliers de plantes différentes). L’apiculteur industriel, pour compenser le déclin des fleurs disponibles, fournit du sucre, de la mélasse de maïs à forte teneur en fructose (additif sucré également en cause dans la mauvaise hygiène alimentaire humaine).
    - Comme d’autres animaux d’élevage industriels, les abeilles sont probablement stressées quand on les parque dans des grands ensembles et qu’on les déplace fréquemment, comme c’est le cas avec les ruches aux États-Unis, transportées par camion d’une région à l’autre du pays. Le stress les rend a priori plus vulnérables aux parasites et aux maladies, et pourrait diminuer leur capacité à fonctionner naturellement.
  • La perte de la diversité génétique des ruchers (qui autrefois co-évoluaient avec leur environnement) pourrait aussi être en cause.
  • 220px-Honeybee-cooling_croppedLa réduction de la biodiversité florale du fait de la monoculture et des paysages transformés par l’homme réduit les ressources alimentaires quantitativement mais aussi qualitativement : la diversité qualitative de l’alimentation et une alimentation suffisante sont deux facteurs importants pour le système immunitaire et la santé. Un cercle vicieux se forme : la diminution de la diversité et du nombre des plantes à fleurs affaiblit les pollinisateurs et diminue leur nombre. Ce qui ne fait qu’accroître en retour la raréfaction des fleurs du fait d’une moindre pollinisation. Un déclin parallèle à celui de la biodiversité correspond à ce qui a également été mis en évidence pour les papillons qui sont également menacés.
  • On savait déjà qu’un mélange de différents pollens était plus nourrissant qu’une seule variété. Une étude de l’INRA-Avignon a confirmé ce phénomène (2010) ; une moindre diversité en pollen de son alimentation affecte le système immunitaire des hyménoptères se nourrissant de pollen ; lors de nombreux tests (avec six préparations de pollen), les pollens polyfloraux (issus de différentes espèces végétales) ont toujours renforcé la santé des abeilles, « même quand le pollen monofloral était plus riche en protéines », même si les protéines sont elles-aussi une condition nécessaire à une bonne immunité chez les insectes, chez l’adulte comme pour la larve. Les monocultures florales ont donc bien réduit la qualité du bol alimentaire des butineurs. L’explication est qu’avec un grand nombre d’espèces de pollens, les insectes ont le plus de chances de trouver au bon moment les oligoéléments (minéraux, acides aminés acide folique, biotine et vitamines A, D, E et K) et les aliments (protides, glucides et lipides dont stérols) dont ils ont vitalement besoin
  • Plantations massive d’arbres et de fleurs très résistants souvent d’origine exotique dont le pollen s’avère toxique pour les abeilles et bourdons locaux. C’est le cas en France pour le tilleul à larges feuilles (Tilia platyphyllos), le Tilleul argenté (Tilia tomentosa) et le Tilleul de Crimée (T. x euchlora) souvent planté en milieu urbain pour sa résistance. Début juillet, en ville, on trouve beaucoup d’abeilles et de bourdons morts sur l’asphalt des rues en ville plantées de ces essences de tilleuls. On a parfois compté jusqu’à 200 insectes morts par jour et par arbre.
  • d76da6edb21878813f33434fdb188a8cUne synergie entre plusieurs des causes évoquées ci-dessus pourrait être à l’origine d’un syndrome de type dit « maladie environnementale ».
    • C’est l’hypothèse qui semble la plus probable, médiatisées par exemple en 2007 par Joe Cummings (Professeur émérite de l’Université Western Ontario) qui met en cause à la fois des champignons parasites utilisés en lutte intégrée agricole, des virus, bactéries et la pollution électromagnétique croissante à laquelle sont exposés les insectes (notamment depuis l’avènement du téléphone portable et du Wi-Fi). Selon lui, ces causes combinées affaibliraient le système immunitaire des abeilles, mais le rôle des pesticides reste pour partie nié par les industriels producteurs.

 

    • Exemple : Des abeilles expérimentalement exposées à l’Apistan meurent 1,9 fois plus quand elles sont exposées ensuite à de la bifenthrine (pesticide) alors qu’il n’y a pas de différence significative de mortalité pour celles qu’on expose ensuite au carbaryl et au parathion méthyl.

 

                                    Gif abeille                      Gif abeille

 

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Abeille Noire

Posté par othoharmonie le 28 décembre 2011

 Ouvrière vue de faceLes études scientifiques indiquent que ce qu’on appelle généralement l’abeille, Apis mellifera, littéralement l’abeille porteuse de miel, est originaire d’Asie. L’abeille noire qui vit dans les ruches troncs s’appelle, elle, Apis mellifera mellifera. C’est une sous espèce – une « variété » – de l’espèce Apis mellifera.

 Cette abeille ancestrale Apis mellifera est venue d’orient il y a semble t’il un million d’années environ. Elle a donné trois « lignées », comme l’indique la carte, ces lignées ont colonisé trois espaces différents et ont évolué, se sont différenciées.

 Au quaternaire, l’ère qui a vu entre autre l’apparition de l’homme sur la planète, on assiste vers environ moins 10 000 ans à une grande période de glaciation. La descente des glaciers fut un changement climatique qui bouleversa la vie des hommes, des plantes et des animaux. Les abeilles qui avaient colonisé l’Europe du Nord, chassées par le froid, sont réfugiées dans le sud de la France et en Espagne. La masse glaciaire installée sur les montagnes des Alpes et des Pyrénnées ont isolé des abeilles dans la zone actuelle du sud de la France. Ces abeilles rescapées des glaces sont devenues les abeilles noires. Quand la masse glaciaire est ensuite remontée vers le nord, les abeilles noires ont remonté elles aussi et colonisé leur aire actuelle qui s’étend jusqu’en Scandinavie.

 Les abeilles noires sont issues d’une sélection imposée par des conditions environnementales très dures, elle se caractérise par des capacités naturelles de résistance et de sobriété acquises au cours de ce scenario qui l’a vu naître.

 Gif abeilleLes colonies d’abeilles noires des Cévennes qui ont survécu à l’état sauvage à une phase d’abandon partiel ou total des ruchers de ruches troncs sont les descendantes directes de ces abeilles rescapées de la dernière glaciation, du refuge que les abeilles avaient trouvé dans le Sud de la France.

 Ce sont des « championnes de l’évolution » qui méritent toute notre attention.

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L’âne par Victor Hugo 1

Posté par othoharmonie le 24 décembre 2011

 

MESDAMES ET MESSIEURS,

 Je devrais commencer par m’excuser d’avoir pris une tâche et revendiqué un honneur, assignés ordinairement à de plus dignes d’être écoutés.

 Mais le poème dont je veux vous donner l’analyse renferme en lui-même mon excuse.

L'âne par Victor Hugo 1 dans ANEVictor Hugo fait trop bien parler un âne, pour ne pas m’enhardir à parler, et nous sommes dans un temps d’âneries épidémiques, qui me donne l’irrésistible tentation d’applaudir celui qui les dénonce, qui les châtie, au risque d’en commettre une à mon tour.

 C’est d’un âne, en effet, qu’il s’agit dans ce livre, d’un âne et d’un philosophe ; mais l’âne a l’avantage, non pas d’un âne de meunier, mais d’un âne qui en sait plus long que ses oreilles, d’un âne dont l’ancêtre a porté Sancho Pança, et qui a vu les prouesses et les chutes de don Quichotte, d’un âne enfin, qui a brouté des palmes d’académicien.

 M. Geoffroy-Saint-Hilaire, le grand naturaliste, racontait que lors de l’expédition d’Égypte, les membres de l’Institut, pendant les marches, étaient montés sur des ânes. Quand, à l’approche de l’ennemi, nos bataillons se formaient en carrés, nos soldats, pleins de sollicitude pour leurs amis les savants, et glorieux de les défendre, s’écriaient tout d’abord : – Au centre les ânes ! – A ce signal, les membres de l’Institut, trottinant, se retiraient au milieu de cette citadelle vivante.

 L’âne du poème est probablement parent d’un des ânes de l’expédition d’Égypte.

Malgré tout, j’ai entendu dire : «Quelle singulière idée a eue Victor Hugo de prendre un âne pour héros de son poème !» (A SUIVRE…)

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Issu de la conférence faite à Courbevoie, le 7 novembre 1880 au profit de la bibliothèque populaire

par Louis Ulbach – sous la présidence de M. Laurent Pichat, sénateur

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L’âne par Victor Hugo 2

Posté par othoharmonie le 24 décembre 2011

Le poète a eu tout simplement l’idée de donner la parole à un héros du jour, et il lui a donné cette parole fière, superbe, inspirée, prophétique, dont il a le secret, mais qui, depuis la Bible, n’avait jamais été donnée à une bête.

L'âne par Victor Hugo 2 dans ANE Est-ce calomnier ce temps-ci que de prétendre être assourdi par des braîments, dans les journaux, dans les clubs, dans les banquets, dans les théâtres, dans des endroits en apparence plus solennels et d’ordinaire plus silencieux, quelquefois dans des conférences ?

 N’entendons-nous pas ruer des ânes sous leurs reliques ? Ne voyons-nous pas des ânes présomptueux se jeter dans le gué avec des éponges ? Ne voyons-nous pas des ânes braillards se dévorer réciproquement les oreilles, dans leurs conciliabules organisés pour choisir le bât dont ils veulent être bâtés ? N’assistons-nous pas au charivari d’ânes blancs, d’ânes noirs et d’ânes rouges, qui mettraient en fuite la Liberté, par leur façon de l’interpeller, si la Liberté n’était pas sourde aux bêtes, et si elle n’écoutait pas que des hommes, absolument hommes ?

Victor Hugo a donc écrit un très beau livre d’actualité.

 Au surplus, un écrivain de génie ne justifie pas sa gloire, uniquement par l’élan de son inspiration, par le charme qu’il lui donne. Il n’acquiert des droits incontestables à la postérité, que s’il est l’écho exact, permanent, autant que mélodieux, des douleurs, des aspirations, des hymnes ou des cris de détresse de son temps.

 Le poète qui a donné une forme sublime aux mélancolies de la première partie du siècle ; qui, pendant son noble exil, a infligé la marque des Châtiments au crime couronné ; qui a pleuré des larmes sanglantes sur l’Année terrible ; qui, à travers ses deuils intimes, a toujours porté plus haut dans son coeur les grands deuils de la patrie ; celui-là reste dans son rôle, dans son devoir, et, je le dis sérieusement, dans son action providentielle, quand, au faîte de sa vie, ébloui de cette autre aurore d’au delà de la vie qui monte vers lui, jetant un regard sur ceux qu’il dépasse et qui ne peuvent le suivre, il les exhorte avec une raillerie douce, assez mordante pour les stimuler, assez paternelle pour ne pas les décourager, et du haut de sa sérénité, ayant le secret de l’amour infini qui est l’épanouissement de tout effort humain, il met des bonnets d’âne à notre fausse science, à notre fausse sagesse, à notre fausse piété, à nos puériles ambitions.

 Issu de la conférence faite à Courbevoie, le 7 novembre 1880 au profit de la bibliothèque populaire

par Louis Ulbach – sous la présidence de M. Laurent Pichat, sénateur

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L’âne par Victor Hugo 3

Posté par othoharmonie le 24 décembre 2011

Ce livre est la gronderie d’un aïeul, tendre dans sa sévérité, touchante dans sa raillerie, gaie dans sa colère ; c’est le sourire et le dernier mot du désenchantement d’un enchanteur.

JL'âne par Victor Hugo 3 dans ANE‘ai pensé, Messieurs, que le meilleur conseil à donner à ceux qui ne viennent pas nous demander encore assez de livres à la Bibliothèque de Courbevoie, c’était de leur lire de beaux vers, tout palpitants d’une ironie saine contre l’ignorance, et, quand le pavé de nos rues est jonché de feuilles immondes, si nombreuses que la police n’a pas le temps de les balayer toutes, c’était de les mettre en goût de livres fortifiants pour la conscience, et qui maintiennent, au-dessus du fumier naturaliste, l’éternelle lumière de l’idéal.

 Ah ! l’idéal ! On s’en moque, comme on se moque de l’amour, de l’amitié, de toutes les vertus humaines, mais on ne peut pas s’en passer.

 Messieurs, quand je défends l’honneur de ma profession, j’ai l’habitude de dire sans réserve ce que je pense ; j’ai pris cette habitude-là sous l’Empire, ce n’est pas pour la perdre sous la République.

 J’oserai donc relever ici, en public, le braîment téméraire d’un écrivain qui, depuis moins de dix ans, a donné le signal de la corruption littéraire, dont la vanité jalouse ne se satisfait pas du succès obtenu par l’Assommoir, cette calomnie du peuple, par Nana, ce blasphème contre la femme, et qui, seul dans toute la presse, à propos de l’âne, a grossièrement insulté le poète que son grand âge au moins défendrait devant des sots ordinaires.

 M. Zola traite de rabâchages, de platitudes les choses que je vais vous lire.

Je souhaite que les applaudissements dont je suis certain d’avance pour les beaux vers de Victor Hugo, vous inspirent l’irrémédiable dégoût de la littérature putride, et qu’en vengeant avec moi, pour nous, le poète illustre qui n’a pas besoin d’être vengé, vous affirmiez avec moi la réalité de ces choses immortelles que les naturalistes prétendent nier, c’est-à-dire la conscience, le sentiment, le désintéressement, l’amour de l’humanité, l’idéal enfin !

 Qu’est-ce que la famille sans ces rêves adorables que nous mêlons à notre sollicitude instinctive ? Qu’est-ce que la patrie, sans l’idée attachée à cette terre que Danton emportait dans son âme, mais déclarait ne pas pouvoir emporter à la semelle de ses souliers ?

Il n’y aurait rien de durable, rien de fécond, rien de vrai dans la vie, sans l’idéal, cet arome de la réalité. (A SUIVRE…)

  

Issu de la conférence faite à Courbevoie, le 7 novembre 1880 au profit de la bibliothèque populaire

par Louis Ulbach – sous la présidence de M. Laurent Pichat, sénateur

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L’âne par Victor Hugo 4

Posté par othoharmonie le 24 décembre 2011

 

 Messieurs, on s’est beaucoup préoccupé, à Paris et à Courbevoie, des odeurs malsaines.

 File:Sommer, Giorgio (1834-1914) - Venditore ambulante.jpgIl y a des usines plus dangereuses par leurs émanations que les fabriques d’ammoniaque ou les dépotoirs ; ce sont ces usines de romans obscènes, de gravures honteuses, d’abaissement intellectuel et moral qui menacent vos foyers, vos fils, vos filles, qui salissent le ménage, le travail, la pauvreté, l’humanité.

 Je ne demande pas la main de la police pour fermer ces dépotoirs littéraires ; la police, d’ailleurs, a assez à faire d’ouvrir des portes verrouillées ; mais j’invoque votre bon sens ; je fais appel à vos sentiments de famille, au respect de vous-mêmes et des autres.

 Le respect, Messieurs, ce devrait être la plus grande autorité, et presque le seul gouvernement d’une République. La liberté est bien compromise, quand on perd le sentiment du respect. On est mûr pour toutes les tyrannies, quand on a tout avili autour de soi et en soi-même.

 Méprisons donc l’école du mépris ; haussons-nous pour rester libres, et montons sur l’âne de Victor Hugo pour enjamber le fumier qui prétend nous barrer la route !

 Dans quelques vers de préambule, le grand poète explique son opiniâtreté à prendre, à garder la parole, quand il approche de l’éternel silence, c’est-à-dire, à prêcher sans relâche la paix, la clémence, l’amour, la justice, le droit, la vérité.

 On lui crie :

Ne te consume pas ! ami, songe au tombeau.
Calme, il répond : – Je fais mon devoir de flambeau.

 L’âne, ensuite, entre en scène. C’est l’âne qui va traduire le désappointement, la soif irritante que donne le savoir, strictement pédantesque, aux gens assez naïfs pour aller s’y abreuver.

Vous savez que Victor Hugo procède par grands coups. Il aime les arguments énormes, pour les rendre sensibles à tous. Il ne tire des conclusions qu’après avoir posé des prémisses violentes, semblant au premier aspect paradoxales.

 Les lecteurs qui s’arrêteraient aux premières pages pourraient s’imaginer que le poète blasphème réellement la science.

 Est-ce possible ? Quand on a passé soixante ans à aimer, à faire aimer l’étude, à exercer l’apostolat de l’idée, à affirmer la suprématie, l’éternité du livre, peut-on, quand on est si affermi dans sa gloire, la renier, la démentir ? Non. Laissez-vous conduire, et vous verrez à quelle profession de foi finale et grandiose vous amèneront ces négations violentes. (A SUIVRE…)

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Issu de la conférence faite à Courbevoie, le 7 novembre 1880 au profit de la bibliothèque populaire

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L’âne par Victor Hugo 5

Posté par othoharmonie le 24 décembre 2011

 

File:Stanley Moor - geograph.org.uk - 88354.jpgL’âne, qui s’appelle Patience, (et quel nom plus juste fut jamais attribué à cet humble animal, si dur au labeur !) l’âne, qui était en train de devenir un grand savant, casse son licou, s’échappe de l’Institut qui lui servait d’écurie, et descend, au grand galop, de la science.

 

 

Il rue contre les livres, il brait ; il se livre à toutes les incongruités sur les bustes vénérés par lui jusque-là, et, après plusieurs pages d’imprécations, il s’écrie :

 

 

 

 Livres ! qui, compulsés, adorés, vermoulus, Sans cesse envahissant l’homme de plus en plus,
De la table des temps épuisez les rallonges, D’où sortent des lueurs, des visions, des songes,
Et des mains que les morts mettent sur les vivants, Codes des Sanhédrins, oracles des divans,
Textes graves, ardus, austères, difficiles, Appendices fameux des siècles, codiciles
Du testament de l’homme à chaque âge récrit, Dont le vélin fait peur quand le temps le flétrit,
Comme si l’on voyait, vieillissante et ridée, La face vénérable et chaste de l’idée ;
Vous qui faites, sous l’oeil du chercheur feuilletant, Un bruit si solennel, qu’il semble qu’on entend
Le grand chuchotement de l’inconnu dans l’ombre, Volumes sacro-saints que l’Institut dénombre,
Qui, jusqu’en Chine allez emplir de vos rayons Ce collège appelé la Forêt – de crayons,
Résidus de l’effort terrestre, où s’accumule Le chiffre dont ce sphinx compose sa formule,
Des hommes, lumineux, prodigieux produit, Oh ! comme vous m’avez obscurci, moi, la nuit !
Oh ! comme vous m’avez embêté, moi, la bête !

 

Vous le voyez, la ruade est rude, et l’âne brait fortement.

Mais, patience, Messieurs, faites crédit à Patience !

L’âne, essoufflé de son premier élan, se repose, et pour justifier son indignation, jette un coup d’oeil général sur la somme des connaissances que l’on fait brouter aux ânes, je veux dire aux hommes !

 Il conclut encore de même :

 J’ai lu, cherché, creusé jusqu’à m’estropier.
Ma pauvre intelligence est à peu près dissoute.
O qui que vous soyez, qui passez sur la route,
Fouaillez-moi, rossez-moi ; mais ne m’enseignez pas.
Gardez votre savoir sans but, dont je suis las,
Et ne m’en faites point tourner la manivelle.
Montez-moi sur le dos, mais non sur la cervelle !

 Pauvre âne ! si de jeunes auditeurs étaient tentés de trop applaudir l’âne et de le prendre au mot, je les avertis encore une fois de ne pas se fier à cette colère ; d’ailleurs, pour avoir le droit d’être de l’avis de cet âne, il faut commencer par être aussi savant que lui, et il l’est, je vous l’assure. 

(A SUIVRE…)                                                                gif animé anes 10.gif

  

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L’âne par Victor Hugo 7

Posté par othoharmonie le 24 décembre 2011

 

L'âne par Victor Hugo 7 dans ANELe poète exagère-t-il ? Souvenez-vous de tous les inventeurs, morts dans la misère et l’abandon ; de tous ceux qui, comme Christophe Colomb, sont revenus, enchaînés de leurs immenses découvertes. L’égoïsme même ne suffit pas à susciter la reconnaissance, et Jeanne d’Arc, sur son bûcher, est le symbole éternel de l’ingratitude de la sottise.

 L’homme qui estropie l’enfant, qui martyrise le génie, se conduit-il mieux envers la création ? Non. Il la nie, la mutile, la fait entrer dans un système ; lui défend d’être autrement qu’il ne la veut. Il excommuniait la terre, quand la terre prétendait tourner ; il mettait le soleil en sentinelle, jusqu’à la rentrée des troupes, si Josué avait besoin du soleil.

 Ce sont des contes anciens, direz-vous ? Ce sont des histoires d’hier. Ces miracles injurieux se répètent, non seulement dans les sacristies, mais parfois dans les Académies.

 Enfin, comment les hommes se conduisent-ils envers la société ?

 Les uns veulent la refaire entièrement, systématiquement, en la soumettant à la torture d’une orthopédie monstrueuse ; les autres veulent l’ankyloser dans les bandelettes rigides du passé.

Ici, Messieurs, je demande à citer un peu longuement, car nous sommes dans la partie vivante de l’oeuvre, et c’est de nous, de nos droits, de nos libertés, de notre vie qu’il s’agit :

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…………………………………. Les uns suppriment
Les siècles, jetés bas de leur trône lointain ; Ils construisent, mettant en ordre le destin
Comme un vaisseau réglé de la hune à la cale, Une fraternité blafarde et monacale
Entre les froids vivants que rien ne lie entre eux ; Ce rêve fut déjà rêvé par les chartreux ;
L’homme est ronce et végète ; il est ver et fourmille ; Plus de nom paternel, plus de nom de famille ; Pas de tradition, pas de transmission ;
L’être est isolement et disparition ; Ils réduisent, voyant l’idéal dans la chute,
L’homme à l’individu, le temps à la minute ; L’homme est un numéro dans l’infini, flottant
Hors de ce qui l’engendre et de ce qui l’attend, Vain, fuyant, coudoyé par d’autres chiffres vagues ;
L’humanité n’est plus qu’un tremblement de vagues ; Ayant vu les abus, ils disent : – Supprimons ; Puisque l’air est malsain, retranchons les poumons ; L’opprobe du passé doit emporter sa gloire ; Ils rêvent une perte infâme de mémoire, Un monde social sans pères, établi Sur l’immensité morne et blême de l’oubli ; Ils combinent Lycurgue et le pacha du Caire ; L’homme enregistré naît et meurt sous une équerre ; Le pied doit s’emboîter dans le niveau, le pas Doit avant de s’ouvrir consulter le compas ; De cette égalité dure et qui vit à peine,
La liberté s’en va, vieille républicaine, Car elle est la rebelle et ne sait pas plier ;
chacun doit à son heure entrer à l’atelier, Chacun a son cadran, chacun a sa banquette ;
L’homme dans un casier avec une étiquette, Délié de son père, ignorant son aïeul,
C’est là le dernier mot du progrès, – l’homme seul. Ces fous mettraient un chiffre au blanc poitrail du cygne Géomètres, ils font un songe rectiligne ; Esprits qui n’ont jamais contre terre écouté Le silence du gouffre et de l’éternité, Jamais collé l’oreille au mur des catacombes,
Coeurs sourds au battement mystérieux des tombes, Chassant les disparus, parquant les arrivants, Ils abolissent, plaie effroyable aux vivants,
La solidarité sépulcrale des hommes.
……………………………………………….

 
Ils ne comprennent pas que la sainte série Des aïeux, à travers le sépulcre attendrie,
Suit tout des yeux, s’émeut à voir hors du tombeau Courir de main en main le frissonnant flambeau, Et que dans les enfants le père continue.
Chose sombre ! fermer la paupière inconnue, Eteindre ce regard d’en haut, et, sans remords,
Etouffer ce grand souffle obscur ; tuer les morts !
…………………………………………………

…………………………………………………
Tournant le dos au roi du ciel que l’aube dore, Ayant pour lampe un crâne où tremble le phosphore, Objectant à tout fait nouveau leur surdité, Engloutis par la caste et dans l’hérédité,
Ceux-ci, pires encor, sont l’extrême contraire.
A force d’être fils, on cesse d’être frère ; Le père par l’aïeul est lui-même éclipsé ;
L’ancêtre seul existe ; il se nomme Passé ; Il est l’immense chef, vénérable et stupide ;
Sa barbe est la sagesse, et le beau, c’est sa ride ; Il est mort ; c’est pourquoi lui seul est proclamé Vivant, et d’autant plus patent qu’il est fermé ; Il est pétrifié dans sa morne attitude,
Et son autorité, c’est la décrépitude.
……………………………………………..

(A SUIVRE…)                                                                          gif animé anes 09.gif

 

Issu de la conférence faite à Courbevoie, le 7 novembre 1880 au profit de la bibliothèque populaire

par Louis Ulbach – sous la présidence de M. Laurent Pichat, sénateur

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L’âne par Victor Hugo 8

Posté par othoharmonie le 24 décembre 2011

L’homme, entre un passé qui s’obstine et un présent qui s’impatiente, est-il juste au moins envers lui-même ? Non. Sa conscience troublée fait défaillir sa volonté. Se sentant impuissant, il s’abandonne au hasard.

                                  File:Sommer, Giorgio (1834-1914) - n. 6143 - Napoli - (Kostümszene Gemüsehändler mit Esel (Asinaio).jpg

 Et pourtant, s’il le voulait, la nature est là, en attendant les maîtres, qui le conseille, qui l’invite, qui lui ouvre des horizons infinis ; mais, halluciné par ses rêves, égaré par ses calculs, ballotté entre le despotisme et la licence, abruti par l’autorité de la doctrine, de la loi, du fait, enivré de la liberté buissonnière, l’homme broie du vide dans un moulin qui tourne à tous les vents.

 Voilà ce que dit l’âne, à peu près, à un philosophe. Le philosophe devient triste. Il réfléchit que l’âne n’est pas si bête ; il s’incline, et les bras croisés, sentant battre son coeur dans son habit de pédant, il murmure :

 ……………………………….. Jusqu’à ce jour
Où la science aura pour but l’immense amour, Où partout l’homme, aidant la nature asservie,
Fera de la lumière et fera de la vie, Où les peuples verront les puissants écrivains,
Les songeurs, les penseurs, les poètes divins, Tous les saints instructeurs, toutes les fières âmes,
Passer devant leurs yeux comme des vols de flammes ; Où l’on verra, devant le grand, le pur, le beau,
Fuir le dernier despote et le dernier fléau ; Jusqu’au jour de vertu, de candeur, d’espérance,
Où l’étude pourra s’appeler délivrance, Où les livres plus clairs réflèteront les cieux,
Où tout convergera vers ce point radieux :
- L’esprit humain meilleur, l’âme humaine plus haute, La terre, éden sacré, digne d’Adam, son hôte,
L’homme marchant vers Dieu sans trouble et sans effroi, La douce liberté cherchant la douce loi,
La fin des attentats, la fin des catastrophes ; – Oui, jusqu’à ce jour-là, tant que les philosophes,
Prêtres du beau, d’autant plus vils qu’ils sont plus grands, Seront les courtisans possibles des tyrans,
………………………………………………………
Les oreilles de l’âne auront raison dans l’ombre !

 

Est-ce le dernier mot du poème ? Non, Messieurs. Je vous ai dit d’espérer. Victor Hugo est de ceux qui ne désespèrent jamais ; car ils ont la moitié du secret que l’homme n’aura jamais tout entier. Le poète répond au philosophe :

 

Tout marche au but ; tout sert ; il ne faut pas maudire. Le bleu sort de la brume et le mieux sort du pire ;
Pas un nuage n’est au hasard répandu ; Pas un pli du rideau du temple n’est perdu ; L’éternelle splendeur lentement se dévoile.
Laisse passer l’éclipse et tu verras l’étoile !

 

C’est là la conclusion du livre. (A SUIVRE…)

  

Issu de la c onférence faite à Courbevoie, le 7 novembre 1880 au profit de la bibliothèque populaire

par Louis Ulbach – sous la présidence de M. Laurent Pichat, sénateur

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L’âne par Victor Hugo 9

Posté par othoharmonie le 24 décembre 2011

 

Vous le voyez, l’âne soumis rentrera à l’étable ; et quelque jour, l’homme sachant mieux lire dans la nature, dans lui-même, et dans la science, ayant conquis avec son estime l’estime de l’âne qu’il torture et qui le juge, s’en servira comme de File:Johan Thomas Lundbye - Et æsel, plaget af fluer og et æselhoved set forfra.jpgmonture triomphale pour entrer dans une Jérusalem lumineuse, où commencera la Pâque des délivrances définitives, sans qu’on ait à redouter des crachats et un gibet pour le juste.

 Victor Hugo fait-il un rêve impossible ? Faisons-le avec lui, Messieurs ; car on gagne toujours quelque chose à souhaiter l’irréalisable, et, quand nous bornons trop nos désirs de justice et d’amour, nous les tuons.

 Suivons-le dans cette ascension, et, surtout, à chaque fois qu’il écrit un livre, lisons-le avec recueillement, en souhaitant qu’il en écrive longtemps encore.

 Ce grand vieillard est le survivant d’une génération disparue qui a préparé par l’élaboration de toutes sortes d’idées généreuses ou folles, par ses enthousiasmes, par ses découvertes, par ses erreurs aussi, la crise salutaire que nous traversons.

 Croyons, comme lui, que la science, qui n’augmente pas la fraternité, si audacieuse qu’elle soit dans ses recherches, rapetisse l’horizon humain ; mais pour aimer instruisons-nous, et ceci, Messieurs, est la secrète intention de cette conférence.

 Je ne vous ai lu des passages du poème de Victor Hugo que pour vous exhorter à lire, lui d’abord, d’autres ensuite.

 Nous n’insistons pour vous attirer dans nos bibliothèques, pour vous donner la passion du livre, que pour vous initier plus vite, plus profondément à cette solidarité des âmes qui est la conséquence naturelle de la solidarité des intelligences.

 Le livre est le gage le plus solide des fédérations. L’échange des idées entre les peuples rendra impossible l’échange des coups de fusils ; et la communion des citoyens autour d’une table de lecture est le véritable banquet d’où l’on sort fraternels. On se dispute partout, dans la vie, à la tribune comme au cabaret ; mais le recueillement indispensable pour la lecture, l’émotion qui se dégage du livre, cette confidence humaine qui semble s’adresser à chacun en particulier, qui s’exhale doucement, qui monte en vous, qui donne des formules de paix, de concorde à vos instincts, qui vous fait aimer l’humanité, en vous faisant aimer l’auteur, qui vous rend fiers de votre raison quand elle se mesure au génie ; voilà le véritable apaisement, l’amnistie incessante et féconde, voilà le relèvement par le progrès !

 Je reviens d’un congrès qui s’est tenu à Lisbonne, d’un congrès littéraire. En allant y travailler, je savais bien qu’il dépasserait son but, et que, quand nous aurions affirmé les principes de la propriété litttéraire, provoqué des traités internationaux, il se dégagerait de cette réunion d’écrivains, venus de tous les points du monde, une cordialité qui nouerait les mains et les coeurs. (A SUIVRE…)

  

gif animé anes 13.gifIssu de la conférence faite à Courbevoie, le 7 novembre 1880 au profit de la bibliothèque populaire

par Louis Ulbach – sous la présidence de M. Laurent Pichat, sénateurgif animé anes 13.gif

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Message de l’âne

Posté par othoharmonie le 24 décembre 2011

 

Message de l'âne dans ANEUn jour, l’âne d’un fermier est tombé dans un puits.
L’animal gémissait pitoyablement pendant des heures, et le fermier se demandait quoi faire. Finalement, il a décidé que l’animal était vieux et le puits devait disparaître de toute façon, ce n’était pas rentable pour lui de récupérer l’âne.

Il a invité tous ses voisins à venir et à l’aider.
Ils ont tous saisi une pelle et ont commencé à enterrer le puits.

Au début, l’âne a réalisé ce qui se produisait et se mit à crier terriblement.
Puis, à la stupéfaction de chacun, il s’est tu.

Quelques pelletées plus tard, le fermier a finalement regardé dans le fond du puits et a été étonné de ce qu’il a vu. Avec chaque pelleté de terre qui tombait sur lui, l’âne faisait quelque chose de stupéfiant. Il se secouait pour enlever la terre de son dos et montait dessus.

Pendant que les voisins du fermier continuaient à pelleter sur l’animal, il se secouait et montait encore et encore dessus. Bientôt, chacun a été stupéfié que l’âne soit hors du puits et se mit à trotter !

La vie va essayer de t’engloutir de toutes sortes d’ordures. Le truc pour se sortir du trou est de se secouer pour avancer. Chacun de tes ennuis est une pierre qui permet de progresser. Nous pouvons sortir des puits les plus
profonds en n’arrêtant jamais.. Il ne faut jamais abandonner !

Secoue-toi et fonce! Rappelle-toi, les cinq règles simples !

À ne jamais oublier, surtout dans les moments les plus sombres.

Pour être heureux / heureuse :

1. Libère ton coeur de la haine.
2. Libère ton esprit des inquiétudes.gif animé anes 17.gif
3. Vis simplement.
4. Donne plus.
5. Attends moins.

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L’Ane

Posté par othoharmonie le 24 décembre 2011

 

L'Ane dans ANEÂne est le nom vernaculaire donné à certaines espèces de mammifères quadrupèdes de taille moyenne et à longues oreilles de la famille des équidés. Le plus connu des ânes est l’âne commun (Equus asinus) qui a été domestiqué et à partir duquel de nombreuses races ont pu être sélectionnées.

 

Âne est le nom vernaculaire généralement donné aux animaux mâles. La femelle porte le nom d’ânesse et le petit, d’ânon.

 

Les caractéristiques des ânes sont notamment :

  • leurs oreilles sont plus longues que celles des autres équidés ;
  • leurs yeux sont plus dirigés vers l’avant que ceux des chevaux domestiques ;
  • leur robe est généralement grise sauf sur le ventre, le museau et le contour des yeux qui sont blancs. Des races domestiques peuvent être à dominante noire, comme l’âne noir du Berry, ou brun, comme l’âne mulassier du Poitou, ou blanc, comme l’âne blanc d’Égypte. Les races grises ont aussi une croix noire qui se dessine sur leur dos, appelée « croix de saint André ». Les espèces sauvages présentent une robe allant du gris au brun-sable, voire brun-rouge chez le Kiang ou âne sauvage du Tibet ;
  • leur cri est le braiment (braire comme un âne) et est une sorte de « Hi-Han » assez strident et puissant absolument caractéristique. Le braiment peut être entendu à près de 15 kilomètres ;
  • les ânes peuvent vivre une quarantaine d’années.

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Ane du Tibet

Posté par othoharmonie le 20 décembre 2011

Le kiang (Equus kiang), ou âne sauvage du Tibet est un équidé du sous-genre asinus (les ânes).

Ane du Tibet dans ANE 250px-Equus_kiang_holdereri04 Extrêmement sauvage dans son milieu d’origine, il galope en immenses troupeaux (dans les plaines durant l’hiver) sur le plateau tibétain où il se nourrit de plantes salées.

La population est estimée en 2008 à 60 ou 70 000 animaux, vivant à 90% en Chine.

 C’est le plus grand des ânes sauvages, avec une taille moyenne au garrot de 150 cm.

Certains auteurs ont fait de Equus Kiang une sous-espèce de Equus hemionus : Equus hemionus Kiang. Cependant, comme l’indique le rapport de l’UICN de 2002, « Il est désormais largement accepté, d’après les analyses morphologiques ainsi que des chromosomes et de l’ADN mitochondrial, que l’âne sauvage du Tibet, ou kiang (Equus kiang), est une espèce spécifique (Ryder et Chemnick, 1990) ».

 Le kiang mesure environ 1,50 m au garrot, et pèse entre 250 et 350 Kg. Il est plus grand que les autres ânes sauvages, et sa robe est aussi plus contrastée.

 Le kiang, ou âne sauvage du Tibet, vit dans les steppes arides des hauts plateaux, jusqu’à 4800 mètres d’altitude. Il est localisé en Chine, Népal, Bouthan, Pakistan, et Inde. On dénombre aujourd’hui entre 60 000 et 70 000 individus, mais il est rare de trouver plus de 40 sujets dans un groupe.

 

 Equus kiangQuelques Sous-espèces :

  • Equus kiang kiang Moorcroft 1841
  • Equus kiang holdereri Matschie 1911
  • Equus kiang polyodon Hodgson 1847
  • Equus kiang chu Hodgson 1893

 

Son habitat déjà réduit est gravement menacé par les peuplements miniers et les activités militaires.

 Taxinomie :

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Le Baudet du Poitou

Posté par othoharmonie le 20 décembre 2011

 

Le Baudet du Poitou dans ANE 220px-BaudetD%C3%A9sir%C3%A9Le baudet du Poitou est une race d’ânes très ancienne et originaire de l’ouest de la France, dans les départements des Deux-Sèvres, de la Vendée, de la Vienne, de la Charente et de la Charente-Maritime. Il est essentiellement caractérisé par son pelage, d’une longueur peu commune chez un équidé.

 

Le baudet du Poitou est la plus ancienne race d’âne de France puisque des traces formelles existent dès le Moyen Âge et que la tradition rapporte que saint Hilaire, évêque de Poitiers, l’utilisait pour tous ses déplacements. Le stud-book est ouvert en 1884.

 Cette race, justement pour sa grande taille, fut surtout utilisée pour la production de mulets, par croisement avec la jument mulassière poitevine. Mais cette activité qui fut florissante jusqu’au XIXe siècle a quasiment disparu. Le baudet du Poitou a failli disparaître de son berceau d’origine après le Seconde Guerre mondiale. En 1977, l’effectif n’y était plus que de 44 têtes répartis dans huit élevages. Il a été sauvé grâce à la création de l’Asinerie nationale du baudet du Poitou à Dampierre-sur-Boutonne (en Charente-Maritime) dans l’ancienne ferme d’un des tout derniers élevages de la race connus dans les années 80.

 Vers 1980 un plan de sauvegarde a été mis en œuvre par les Haras nationaux, avec le concours des éleveurs et du parc interrégional du Marais poitevin. L’effectif total du troupeau de race pure est d’environ 350 têtes.

 Actuellement, le troupeau se répartit à 90 % en France et 10 % dans le reste du monde (Brésil, Allemagne, Angleterre, Belgique, Inde). Dans le cheptel français, les deux tiers sont élevés dans le Poitou.

 Grâce aux exportations réalisées au début du XXe siècle, le baudet du Poitou est présent dans un certain nombre de pays étrangers, notamment en Allemagne et aux États-Unis.

 Baudet du Poitou 1.JPGC’est un âne de grande taille qui mesure entre 1,40 à 1,50 m au garrot pour les mâles et 1,35 à 1,45 m pour les femelles. Il possède une forte structure osseuse et pèse de 350 à 450 kg. La robe est uniformément bai brun foncé à presque noire, avec le contour des yeux, le nez, le museau argenté bordé d’une auréole rougeâtre. L’encolure est forte, le garrot peu prononcé et le dos droit et long. Son rein est bien attaché et sa croupe est courte. Le ventre et l’intérieur des cuisses sont très clairs. La tête est longue et grosse. Ses oreilles sont bien ouvertes, garnies de poils longs et peuvent être longues de près de 34 cm. Le baudet du Poitou est reconnaissable par ses longs poils qui s’emmêlent en poussant pour former des guenilles.

 Un baudet du Poitou et une ânesse du Poitou donnent un fedon.

Autrefois le baudet du Poitou n’était utilisé ni pour l’attelage, ni pour les travaux des champs, mais était quasi exclusivement destiné à la production mulassière.

Le baudet du Poitou est aujourd’hui utilisé comme animal de bât ainsi que pour l’attelage. Il participe aussi chaque année à la fête de l’Âne, ainsi qu’à des concours départementaux et nationaux.

                                                                     Gif anes

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Le culte de l’âne

Posté par othoharmonie le 19 décembre 2011

Parmi les accusations intentées par les païens aux premiers chrétiens, deux des plus fréquentes étaient celles d’adorer une tête d’âne et de manger de la chair humaine. Ces calomnies avaient déjà été lancées par les Grecs d’Égypte contre les juifs ; les chrétiens s’y trouvèrent exposés par le seul fait que l’Église sortait de la Synagogue. Mais si l’accusation d’anthropophagie est de celles que la malignité imagine sans peine, il n’en est pas de même de celle d’onolâtrie ; depuis longtemps, les savants se préoccupent de savoir pourquoi et comment les juifs, puis les chrétiens, ont été soupçonnés d’adorer un âne. M. Joseph Halévy croit avoir découvert le mot de l’énigme .

Donkey Catalan race.jpgL’antisémite alexandrin Apion racontait, d’après un géographe du IIIe siècle nommé Mnaséas, l’histoire suivante. Autrefois, les Juifs et les Iduméens étaient en guerre pour la ville iduméenne de Dora. Un prêtre d’Apollon, Zabid, vint trouver les Juifs et leur promit de leur livrer Apollon, le dieu de Dora, qui se rendrait de lui-même à leur temple, à condition qu’ils s’éloigneraient tous de Jérusalem. Les Juifs le crurent et s’éloignèrent. Alors Zabid fabriqua une machine de bois dont il s’enveloppa et où il fixa trois rangs de lumières ; ainsi équipé, il se mit en marche, ayant de loin l’apparence d’une constellation. Zabid, profitant de la stupeur des Juifs, arriva à leur temple, enleva la tête d’or de l’âne et retourna à Dora.

Josèphe, qui rapporte ce conte, répond que le véritable âne de l’affaire, c’est Apion, qui ne sait même pas que la ville de Dora n’est point en Idumée, mais en Phénicie, près du mont Carmel. Il remarque d’ailleurs combien il est absurde de supposer qu’un homme ait pu pénétrer sans obstacle dans le temple de Jérusalem et emporter de là une lourde tête d’âne en or massif.

Les historiens grecs Posidonius et Apollonius Molon racontaient qu’Antiochus Epiphane, en pillant le temple de Jérusalem, avait trouvé, dans le trésor, une tête d’âne en or. Mais ii y découvrit encore autre chose. Le sanctuaire renfermait une statue en pierre, représentant Moïse monté sur un âne, tenant un livre dans ses mains. Apion ajoutait qu’Antiochus y vit aussi un Grec couché sur un lit, que l’on engraissait de toutes sortes de victuailles, dans l’intention de le sacrifier et de le manger rituellement. Cet horrible festin exigeait chaque année une victime.

M. Bücher a supposé que ces accusations d’onolâtrie et d’anthropophagie avaient primitivement été portées contre les peuples syriens en général et qu’Apion les appliqua spécialement aux Juifs pour les besoins de sa cause. L’anecdote de Mnaséas s’expliquerait comme suit. Il y avait en Idumée une ville nommée Adora, qui était en lutte avec une bourgade voisine. Zabid l’Adorien vola la tête d’âne dans le temple de la bourgade inconnue et la rapporta dans la sienne, qui était vouée au culte d’Apollon ; ces enlèvements d’idoles sont fréquents dans toute l’histoire de l’Orient. D’autre part, certaines pratiques des cultes syriens pouvaient donner lieu à l’accusation d’anthropophagie, et, quant au culte de la statue de Moïse, M. Bücher a rappelé un passage d’Epiphane (IVe siècle), qui signale précisément ce culte dans l’Arabie Pétrée.

M. Halévy a bien raison de repousser l’explication de M. Bücher. Jamais une rivalité entre deux obscurs villages n’aurait pu donner naissance à la fable rapportée par les historiens grecs. C’est dans des faits palestiniens mal compris, mais là seulement, qu’il convient d’en chercher la source. M. Halévy l’a essayé.

Le culte de l'âne dans ANEIl existait un vieil antagonisme, ou plutôt une haine intense (car il s’y mêlait des motifs religieux), entre les Juifs et les Samaritains, entre Jérusalem et Samarie. La Genèse raconte que Sichem (en hébreu « épaule »), fils de Hamor (en hébreu « âne »), prince de la ville de Sichem, viola Dina, la fille de Jacob. Sichem + Hamor, cela fait « un dos d’âne », d’où M. Halévy suppose qu’aura pu naître une légende populaire attribuant le culte de l’âne aux Sichémites. Dans les Juges (IX, 28), il est parlé avec mépris des « hommes d’Hamor, père de Sichem » ; donc, Hamor est l’objet d’une sorte de culte à Sichem (survivance d’un culte totémique, n’en déplaise à M. Halévy, qui ne veut pas entendre parler de totems chez les Juifs). Après tout, le culte de l’âne ne serait pas plus extraordinaire à Sichem qu’en Phrygie, où la légende du roi Midas nous prouve cependant qu’il existait.

Quand les Grecs de la côte attribuèrent le culte de l’âne aux Juifs de Sichem, il était assez naturel qu’ils en soupçonnassent tous les Juifs indistinctement, en particulier ceux de Jérusalem.

Aux yeux de M. Halévy, l’histoire de Mnaséas doit s’entendre presque à la lettre. La ville de Dora, non loin d’Apollonias, possédait un temple de Resheph, l’Apollon phénicien. Dora est en guerre avec Sichem, la ville samaritaine. Zabid, citoyen de Dora, va trouver les Sichémites et leur promet de faire venir la statue d’Apollon dans leur temple. Au lieu de cela, par une ruse de guerre, favorisée par la stupidité proverbiale des Samaritains, il enlève l’idole des Sichémites, la tête d’âne en  dans ANEor.

Cette même ville de Sichem rendait un culte à Moïse, en qui elle voyait le véritable sauveur du monde et une incarnation de Jéhovah. L’existence, dans le temple de Sichem, d’une statue de Moïse monté sur un âne est d’autant moins invraisemblable que les Samaritains ne répugnaient pas, comme les autres Juifs, aux simulacres religieux.

« Comme on le voit, conclut M. Halévy, la légende que nous étudions n’est peut-être pas aussi dépourvue de fondement qu’on est tenté de le croire. Elle pourrait avoir un fond de réalité si l’on en place le berceau dans le sanctuaire samaritain du mont Garizim. » En revanche, transportée à Jérusalem, elle devient absurde. Cette transposition est l’oeuvre d’écrivains grecs qui raisonnaient ainsi : « Pourquoi les Juifs de Jérusalem n’auraient-ils pas le même culte qu’ils attribuent aux Juifs (Samaritains) de Sichem ? »

Reste le Grec captif et engraissé. M. Halévy remarque que les Grecs d’Égypte appelaient le Dieu des Juifs Iaô, l’âne ciô  (en copte) et les Grecs iaones (singulier iaôn). Il y aurait donc eu confusion, par voie de calembour, entre le Dieu, l’âne et le Grec mangé rituellement. Cela est trop ingénieux pour être vrai. L’accusation d’anthropophagie entre gens de religions différentes n’est que le suprême effet de l’odium theologicum ; il n’est pas besoin de calembours pour l’expliquer .

L’accusation d’onolâtrie fut portée contre les chrétiens avec une ténacité singulière. Sous Septime Sévère, à Carthage, un gladiateur promena à travers la ville une figure d’âne avec l’inscription : « Dieu des chrétiens » . Tout le monde connaît le graffite découvert au Palatin à Rome, représentant un homme à tête d’âne qui paraît crucifié, à côté duquel se tient un autre homme en prière avec l’inscription : « Alexamène adore son Dieu . » Mais M. Wuensch semble avoir démontré, à la suite de Haupt, que l’interprétation ordinaire de ce graffite est inadmissible. Ce savant a publié, en 1898, une série d’inscriptions sur plomb, découvertes dans des sarcophages en terre cuite sur la voie Appienne. Ce sont des imprécations contre des chevaux et des cochers du cirque, dont les auteurs sont les adeptes d’une secte gnostique, adoratrice de Typhon-Seth, dieu à tête d’âne. Le graffite du Palatin n’est donc pas une caricature du Christ : c’est la représentation grossière de l’hommage rendu à Typhon-Seth par un de ses adorateurs .

Si la légende de l’adoration de l’âne par les chrétiens est une calomnie inepte, il n’en est pas moins certain que l’âne occupe une place peu banale dans la tradition chrétienne primitive. Jésus fit son entrée à Jérusalem sur une ânesse accompagnée de son ânon (Matthieu, XXI, 7), afin que fut accomplie la prophétie: « Dites à la fille de Sion : Voici ton roi qui vient à toi, débonnaire, et monté sur un âne, sur le poulain de celle qui porte le joug. » Parce qu’il avait été la monture de J.-C. (et de la Vierge lors de la fuite en Égypte, suivant la tradition iconographique), l’âne a toujours joué un certain rôle dans la religion populaire. Il suffit de rappeler la fête de l’âne, qui se célébrait, au Moyen Âge, le jour de la Circoncision . Une croyance assez répandue veut que le dos de l’âne soit marqué d’une croix, en mémoire de celui qu’il a porté.

Y aurait-il lieu d’établir un rapport quelconque entre la prétendue idole de Moïse monté sur un ânon et l’image familière de Jésus entrant sur une ânesse à Jérusalem ? Je me contente de poser la question, sans croire que nous ayons les moyens de la résoudre. Mais lorsqu’on cherche à démêler l’origine des traditions populaires, il ne faut jamais oublier que l’interprétation des images en a été l’un des facteurs les plus féconds.

 

                                                                                              Gif anes

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Ane d’Asie

Posté par othoharmonie le 19 décembre 2011

                                                             Ane d'Asie dans ANE hemione

Anes sauvages d’Asie. By Lip Kee

L’âne sauvage d’Asie habite les steppes et les zones arides et montagneuses.

Sa robe est généralement brun-rougeâtre en été et s’éclaircit en hiver pour devenir brun-jaunâtre. La partie ventrale est blanche ou chamois. Cette espèce se caractérise par une raie noire aux bords blancs sur la partie dorsale.
Les jambes sont courtes et les pieds assez petits. Le poids varie de 200 à 260 kg.

Cette espèce est monogame. L’étalon reste avec une seule jument pendant la saison de reproduction et les 12 mois de gestation.

Les accouplements s’effectuent entre avril et octobre. La femelle met au monde un seul ânon.

                                             pt15913 dans ANE

Jeune Equus hemionus. By Lip Kee

Moins de 50% des jeunes survivent au-delà de la première année.

En liberté, l’âne sauvage d’Asie vit au maximum 14 ans mais peuvent atteindre près de 30 ans en captivité.

Le loup est le seul prédateur connu avec l’homme bien sûr. Les populations nomades de Mongolie estiment que les ânes font concurrence au bétail domestique pour les maigres ressources alimentaires.

Bien que protégée, l’espèce est donc chassée.

 

                                                                          Gif anes

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Protection de l’âne

Posté par othoharmonie le 19 décembre 2011

L’association A.D.A.D.A (Association des Amis des Ânes) a vu le jour en 1968, sous l’impulsion du peintre corrézien Raymond Boissy, avec un but : « réhabiliter l’espèce asine et éviter sa disparition ».


Protection de l'âne dans ANERécalcitrant, caractériel, têtu, l’âne est assez méconnu du grand public. Il demeure pourtant un agréable animal de compagnie et très intelligent… « Il est donc nécessaire de le connaître un peu afin d’éviter de graves erreurs », souligne-t-on chez ADADA.

Depuis 2003, l’Association a construit son propre refuge en Auvergne, où vivent 80 ânes de toutes les races et en attente d’adoption. Ces animaux ont appartenu à des adhérents qui ont décédé, d’autres ont souhaité s’en séparer et elle recueille également des ânes maltraités, placés par la Direction des services vétérinaires. 

Disposant d’un réseau de correspondants en région et dans plusieurs pays  qui se dévouent à la cause asine, l’association compte aujourd’hui près de 950 adhérents. Passionnés par les ânes ou simplement curieux de connaître ce cousin du cheval. Ils ont en commun la passion pour ce doux animal de compagnie.

Comme pour la plupart des animaux de compagnie qui arrivent dans les refuges, l’âne est lui aussi victime de l’abandon. Acheter un ânon s’apparente souvent à l’acquisition d’une petite peluche vivante. Mais la cohabitation peut s’avérer contraignante pour le propriétaire, en raison des exigences engendrées par son élevage : les besoins d’espace, les soins vétérinaires, la promiscuité avec d’autres animaux ou avec certains de ses congénères. 

Tout le travail des bénévoles et du personnel d’ADADA est « d’encourager et responsabiliser les amis des ânes, leur prodiguer les soins indispensables à leur bien-être, leur faciliter les rencontres et échanges afin de promouvoir le monde asin ».

La Fondation 30 Millions d’Amis soutient régulièrement ADADA. En 2007, la Fondation lui a accordée une aide et a réglé à hauteur de 3000 € les frais vétérinaires nécessaires pour maintenir en bonne santé nos compagnons les ânes…

Un site …. http://www.30millionsdamis.fr/agir-pour-les-animaux/adoptez-moi/zoom-refuges/les-anes-bichonnes-du-refuge-dadada.html

                                                                          Gif anes

 

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L’âne d’Inde

Posté par othoharmonie le 19 décembre 2011

 L'âne d'Inde dans ANE pt114121L’âne sauvage d’Inde ou onagre est un animal dont la robe d’été est brun pâle à crème, avec une raie brun clair sur le dos et le garrot. Le ventre est blanc. L’hiver, le pelage devient grisâtre et plus long.

 C’est le plus rapide des Equidés avec des pointes à 70 km/h. Il vit dans les zones arides d’Arabie Saoudite jusqu’en Russie et au Kazakhstan. Des populations habitent en Inde et au Tibet. Cette espèce a été réintroduite en Iran, en Mongolie et au Turkménistan.

Onagre. By Harry Moon

Les mâles peuvent peser jusqu’à 250 kg. La robe est brune assez pâle avec une raie brun clair sur le dos et sur les épaules. La partie ventrale est blanche.

En hiver, la robe devient grisâtre et le poil est plus long.

Equus onager

Le seul prédateur de l’onagre est l’homme. Chassé pour sa chair et pour cause de concurrence avec le bétail domestique, c’est devenu une espèce très rare.

On estime qu’il ne reste qu’environ 150 individus et l’espèce est donc classée en danger extrême d’extinction.

 

                                                                        Gif anes

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L’âne commun

Posté par othoharmonie le 19 décembre 2011

 Equus asinusL’âne commun (Equus asinus ou Equus africanus asinus) ou plus simplement « âne », est à l’origine une espèce d’âne sauvage d’Afrique qui a été domestiquée et hybridée très tôt dans l’histoire pour remplir à moindre coût les mêmes fonctions que le cheval, un autre équidé comme lui. Les paysans les plus pauvres le préfèrent en effet au cheval car il se contente de peu sur le plan alimentaire, d’où son surnom de « cheval du pauvre ». De plus, l’âne peut se déplacer dans des endroits très escarpés, aussi est-il utilisé pour le transport de marchandises lourdes dans les régions peu accessibles, ou bien sous sa forme hybridée avec le cheval : le mulet. L’âne peut aussi être une ressource alimentaire ou un animal de compagnie.

Enfin, l’âne domestique a formé des populations vivant à l’état sauvage en Australie et en Amérique. C’est le phénomène du marronnage.

 

La femelle est l’ânesse et le petit l’ânon.                       Gif anes

 

 

 

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Différentes races d’ânes

Posté par othoharmonie le 19 décembre 2011

Anes bourbonnais SDA2010.JPGBien que l’on connaisse de façon à peu près certaine l’origine des ânes domestiques, la famille asine est mal connue dans son ensemble. Des études récentes ont permis d’établir cette généalogie.

 

 Ane de provence SDA2010.JPG

Il existe aussi une variété endémique d’âne albinos, l’âne sarde, dans la petite île d’Asinara située au large de la côte nord-ouest de la Sardaigne.

 

 

                                               Gif anes

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