Résultats de votre recherche

La Confrérie des Escargots

Posté par othoharmonie le 3 juillet 2012

Dimanche 29 avril a eu lieu le Festival des escargots à BASSOU, comme tous les ans. Mais une nouveauté cette année : la naissance d’une Confrérie !

La Confrérie des Escargots dans ESCARGOT OBJ2298200_1

Dans la matinée une soixantaine de personnes du secteur, dont les Peulons d’Auxerre (patronage laïque avec leur bannière, heureux d’être là !), se retrouvaient dans l’église du village pour assister à la célébration de cette naissance : prière de bénédiction et une homélie du Père Michel Desfray qui a été fortement appréciée. En voici l’essentiel :

« Votre démarche dans cette église est une démarche de foi, foi en l’amitié qui vous unit, membres d’une même confrérie, d’une même fraternité,  foi en un avenir d’humanité à construire dans l’échange, le partage, la solidarité,  foi en Dieu qui est à la source de toute générosité, de toute réciprocité, de toute paix véritable.

Votre fraternité se constitue sur le signe de l’escargot. Il s’agit là d’un être vivant, très ancien dans la chaîne des vivants dont nous faisons partie. Il est petit, il est humble, il rampe sur la terre nourricière qui nous est commune. En lui une absence de violence, une proximité aimable, une fragilité.

L’escargot porte sa maison partout où il va : une belle coquille striée en forme de spirale, cette merveilleuse figure géométrique qui va en s’élargissant graduellement, à la manière des galaxies, comme un appel vers l’infini. C’est une semblable spirale qui se dessine au tympan de la basilique de Vézelay sur le vêtement du Christ en majesté, au niveau de la hanche droite. Quel merveilleux symbole du dessein de Dieu dans toute sa création !

Au Moyen-Age, les moines élevaient des escargots dans leur monastère. C’était leur nourriture de Carême, c’était aussi pour leur entourage une réserve pour les périodes de disette.

L’escargot est devenu l’entrée de nos repas de fête. Il nous invite à la joie d’être ensemble. N’oublions pas tout ce qu’il évoque, en écho à l’Evangile : les valeurs d’humilité, de souci des plus pauvres, de partage.

Jésus-Christ nous parle sans cesse d’un repas fraternel où sont conviés tous les hommes, à commencer par les plus pauvres, dans la joie du Père. Nous sommes sur la terre pour apprendre à nous aimer ainsi dans le quotidien de nos vies.

Notre monde en proie à la division, à la violence, aux inégalités criantes sera-t-il sensible à cet appel à plus de justice, d’amour et de paix ? Des gestes de solidarité, de fraternité ne manquent pas non plus aujourd’hui. Votre Comité d’animation de Bassou en est un témoignage.

Que le Seigneur nous inspire d’accomplir jour après jour ce qui va dans le sens de la sauvegarde de notre planète et du salut de l’humanité « 

Publié dans ESCARGOT | Pas de Commentaires »

Limnées ou Escargot

Posté par othoharmonie le 1 juillet 2012


Limnées ou Escargot dans ESCARGOT 200px-Lymnaea_spLes limnées ou lymnées sont des mollusques gastéropodes d’eau douce de la famille des Lymnaeidae.

La limnée mange surtout les algues microscopiques et bactéries qui prolifèrent sur les plantes aquatiques et en aquarium sur les parois. Elle consomme également les algues ou les biofilms qui se forment en surface des eaux eutrophes stagnantes. Elle consomme des déchets organiques voire des plantes aquatiques quand elle n’a pas d’autres nourritures à disposition, ce qui est évité en aquarium, en leur donnant des comprimés pour poissons phytophages ou de la salade bouillie.

Comme d’autres mollusques aquatiques, la limnée abrite des parasites. Elle véhicule notamment un des stades de développement de la grande douve, de la distomatose hépatique, des parasites du genre Trichobilharzia, apparenté aux vers plats, dont l’hôte final est le canard, mais dont les larves (cercaires) peuvent toucher les baigneurs (dermatite du baigneur : démangeaisons de la peau et infections aux points de pénétration).

En aquarium, il est pour cette raison utile de se procurer une souche d’élevage auprès d’éleveurs reconnus.

Les limnées sont faciles à élever et sont pour cette raison parfois utilisées par les enseignants ou comme animal de laboratoire. En général elles préfèrent les eaux lentes, fraîches et abondamment plantées. La petite limnée (Limnaea truncatula) peut être élevée comme nourriture d’appoint pour grands cichlidés (par exemple les tilapias) et les tortues aquatiques.

La limnée ovale (Limnaea ovata), dont l’élevage est aisé en aquarium, se rend utile en supprimant les algues collées sur les vitres.

L’accouplement n’est pas réciproque, une seule limnée assume le rôle de mâle. Protégés par une membrane relativement solide. La capacité d’extension et de torsion de cet escargot atteste de son évolution. Seul point faible, la limnée ne possède pas d’opercule pour se protéger quand elle se rétracte dans sa coquille.

Publié dans ESCARGOT | 1 Commentaire »

Prédateurs de l’escargot

Posté par othoharmonie le 28 juin 2012


Prédateurs de l'escargot dans ESCARGOT 320px-Kadina-snails-climb-fence-0716Les escargots sont un élément important des réseaux trophiques. Ils ont de nombreux prédateurs tels que des mammifères, rongeurs ou hérissons notamment, ou des oiseaux, mais aussi parfois d’autres escargots tels que le bulime tronqué. Il existe même un rapace, le milan des marais dont la nourriture quasi exclusive est constituée de gros escargots aquatiques sud-américains de la famille des Ampullariidae, dont essentiellement Pomacea bridgesii.

 Certains escargots sont des espèces protégées comme Otala punctata, Iberus gualterianus et d’autres bénéficient d’une protection partielle dans la nature comme en France l’escargot de Bourgogne (Helix pomatia), le petit gris (Helix aspersa) et l’escargot peson (Zonites algirus) dont le ramassage des jeunes spécimens est interdit mais également la collecte des escargots de Bourgogne adultes en période de reproduction (1er avril au 30 juin). 

En Région wallonne, non seulement le ramassage des Escargots de Bourgogne et Petits gris sont limités, mais l’introduction ou la mise en liberté d’espèces non indigènes ( Helix lucorum, Helix adanentis, Helix cincta ou Achatina fulica) est interdite.

Publié dans ESCARGOT | 1 Commentaire »

Gastéropode

Posté par othoharmonie le 25 juin 2012

 Cepaea hortensisLes gastéropodes forment la famille qui regroupe notamment les escargots, dont la coquille en spirale est caractéristique, et les limaces. C’est une importante classe d’animaux de l’embranchement des mollusques, devenus asymétriques par suite de la torsion et de l’enroulement de leur masse viscérale. Leur tête comporte des yeux et une radula. Leur pied est aplati en une sole ventrale de reptation. Leur manteau est dorsal, leur coquille si elle est présente, univalve.

 Les gastéropodes sont des animaux presque toujours asymétriques, dont le corps est divisé en trois régions distinctes :

 En avant, la tête, presque toujours munie de tentacules, portant des yeux à leur extrémité ou à leur base.

  • Ventralement, un pied élargi en un disque reptateur, ou parfois transformé en organe de natation.
  • Dorsalement, une masse viscérale, parfois nue mais très généralement enfermée dans une coquille d’une seule pièce.

 Ces mollusques sont unisexués ou hermaphrodites, ovipares ou vivipares.

 Le développement comprend généralement un stade pendant lequel la larve, pourvue d’une petite coquille spirale operculée et d’un voile cilié, nage librement. C’est la larve trochophore caractéristique des mollusques, mais qui manque chez les gastéropodes terrestres.

 La plupart de ces animaux vivent dans la mer (comme les patelles, les buccins), et peuvent même être pélagiques (ptéropodes). D’autres sont terrestres, comme les limaces et les escargots, ou habitent les eaux douces, comme les paludines et les lymnées.

 La coquille des gastéropodes est éminemment variable en forme, grandeur et coloris. Il en est dont l’ouverture est fermée par une pièce mobile cornée ou calcaire, l’opercule, pièce absente chez d’autres. Certaines coquilles sont utilisée pour la fabrication d’objets en nacre, et quelques espèces produisent des perles qui ne sont pas sans valeur.

Le nombre des espèces de gastéropodes dépasserait 100 000. On les rencontre sur tout le globe, et à l’état fossile depuis le cambrien.

Publié dans ESCARGOT | Pas de Commentaires »

Escargot de Quimper

Posté par othoharmonie le 21 juin 2012

Fichier:Planorbarius corneus 01.jpgL’escargot de Quimper (Elona quimperiana) est un escargot d’assez grande taille habitant les zones boisées de la Basse-Bretagne et de la cordillère Cantabrique. En raison de cette distribution très particulière et limitée, l’espèce bénéficie d’un statut de protection en France et en Europe.

 Par sa taille, sa forme générale et sa coloration, l’escargot de Quimper rappelle le grand planorbe, un gastéropode d’eau douce très utilisé en aquariophilie.

La coquille mesure jusqu’à 30 mm de diamètre pour une hauteur de 12 mm, ce qui en fait un des grands escargots de la faune française. Sa caractéristique la plus évidente est son aplatissement lié au fait que les 5 ou 6 tours de spire s’enroulent dans un plan. Chez l’adulte, l’ouverture (péristome) très arrondie est bordée d’une lèvre blanche. La face supérieure, où se trouve l’apex, est particulièrement plane. À la face inférieure, l’ombilic est très ouvert, laissant voir tout l’enroulement interne de la spire. Chez les exemplaires adultes, celle-ci montre deux ou trois bandes claires espacées matérialisant les arrêts de croissance saisonniers. La coquille des juvéniles est hérissée de poils caducs.

 Sur le vivant, la coquille est de couleur brune ou cornée. Les nuances jaunâtres ne se voient guère en fait que sur les coquilles mortes. Sa surface est plutôt lisse et mate, ce qui le différencie de Retinella incerta, un escargot de la famille des zonitidés dont la coquille est très luisante ; les deux espèces cohabitent au pied des Pyrénées et pourraient éventuellement être confondues en raison de tailles, de colorations et d’aspects voisins.

 Le test d’Elona est loin d’être aussi épais et opaque que celui des escargots classiques, petit gris, escargot de Bourgogne ou même escargot des bois. Au contraire, il est suffisamment fin et translucide pour permettre de voir par transparence le corps de l’animal ; les taches sombres qui semblent colorer la coquille sont en réalité situées à la surface dorsale du manteau. Les parties visibles du corps varient du brun très clair au gris-bleuté plus ou moins foncé. Lorsqu’il est actif, et notamment quand il se déplace, Elona quimperiana est un escargot particulièrement élancé et gracile.

 L’escargot de Quimper pourrait éventuellement être confondu avec Retinella incerta, et les jeunes individus avec des espèces du genre Trichia : l’aplatissement presque parfait de la face supérieure et le péristome blanc constituent toujours des caractères diagnostiques.

 C’est semble-t-il en 1817 qu’un naturaliste s’intéressa pour la première fois de près à ce bel escargot. Le Borgne de Kermorvan en récolta des échantillons dans la région de Quimper et les fit transmettre au baron André de Férussac qui, en 1821, décrivit l’espèce sous le nom d’Helix quimperiana. Au cours des décennies suivantes, malacologistes et naturalistes s’attachèrent à préciser sa répartition. Il fut découvert dans de nombreuses autres localités, en Bretagne d’abord, puis en Espagne en 1855 et au Pays basque français en 1858, si bien que dès la fin du XIXe siècle, les limites de sa distribution actuelle étaient à peu près connues.

Escargot de Quimper dans ESCARGOT 150px-Huelgoat-2En Bretagne, si l’on excepte la forêt de Paimpont où sa présence résulte très probablement d’une introduction accidentelle récente, son aire de répartition coïncide très étonnamment avec les limites de la Basse-Bretagne, c’est-à-dire la partie occidentale de la péninsule, à l’ouest d’une ligne imaginaire allant approximativement de la région de Vannes au sud à celle de Saint-Brieuc au nord. Elle comprend donc la totalité du département du Finistère et les moitiés occidentales du Morbihan et des Côtes-d’Armor. À l’intérieur de ce domaine, l’espèce est d’autant plus localisée que l’on se trouve près de sa limite orientale et, au contraire, d’autant plus abondante et ubiquiste que l’on est proche de l’extrémité du Finistère.

 Au sud du golfe de Gascogne, l’escargot de Quimper habite les contreforts les plus occidentaux de la chaîne pyrénéenne, dans le Pays basque français, ainsi que la totalité de la corniche Cantabrique, depuis la province basque de Gipuzkoa, en Espagne, jusqu’en Galice. En 1992, il a été pour la première fois découvert hors de la corniche Cantabrique, au sud de l’Èbre, dans plusieurs localités de la province de La Rioja.

Publié dans ESCARGOT | Pas de Commentaires »

Rêver d’escargot

Posté par othoharmonie le 15 juin 2012


Rêver d'escargot dans ESCARGOT escargot1Plus encore que la grenouille, l’escargot évoque une perception froide des organes génitaux. La sexualité du rêveur est trop lente et très frileuse. Elle est perçue comme froide et gluante.

 De par son caractère hermaphrodite, l’escargot peut symboliser un individu qui hésite dans son orientation sexuelle. L’acquisition des caractères sexués des parents est retardée. Ils ne sont pas encore intégrés et l’escargot représente alors chez l’adulte un stade infantile de la sexualité, un dégoût ou une peur de celle – ci.

 De surcroît l’escargot étant un gastéropode, nous pouvons donc imaginer que l’estomac est alors le lieu du plaisir, bien plus que le sexe qui se présente comme visqueux et dégoûtant, donc impropre à la consommation ; l’estomac dans le pied, le pied dans l’estomac !

On peut regarder également … Rêver de Limace

1003169-Limace dans ESCARGOT La limace, de par sa couleur orange, est apparemment liée à la sexualité et de par sa forme, au sexe masculin, mais c’est un stade archaïque de l’énergie sexuelle vu de façon peu ragoûtante ; les organes génitaux sont vus comme étant froids et gluants plus encore que la grenouille. Là, ils sont carrément baveux. La limace – comme l’escargot – étant un gastéropode, nous pouvons donc imaginer que l’estomac est l’endroit du plaisir ; l’estomac dans le pied, le pied dans l’estomac ! et si c’est le mâle qui est symbolisé (aspect érectile) par la limace, l’étalon est dans l’estomac ; attention à ne pas devenir gras comme une loche…

 Si la limace, comme l’escargot, au vu de sa lenteur, évoque un retard dans le développement de la fonction sexuelle, elle indique néanmoins une importante énergie sur ce plan. La limace est aussi le nom en argot que l’on donnait à la cravate il y a quelques années, ce qui accentue le côté phallique mollasson. Bref, si la limace se rapporte au plan sexuel et plus précisément au masculin, tout cela n’est pas très glorieux.

  

Le site de Tristan-Frédéric Moir : http://tristan.moir.free.fr/Nouveausite/index.html

Psychanalyste – Psychothérapeute – Onirologue – Analyse et interprétation de rêves

En direct chaque mercredi de 23h à 1h30 sur
« Radio Ici & Maintenant ! » 95.2 FM

Publié dans ESCARGOT | Pas de Commentaires »

Limace

Posté par othoharmonie le 9 juin 2012

 

 

La limace est un mollusque gastéropode de la famille des limacidés. Son corps, mou et allongé, de couleur brune tachetée de points plus sombres, se plaque contre le SOL et y laisse une trace baveuse. Sa tête, petite, est munie de pédoncules rétractiles qui portent les yeux. La limace, contrairement à ce que l’on pense souvent, possède une coquille interne, qui se dissimule dans un bourrelet dorsal, le manteau, strié de lignes concentriques. Les limaces vivent dans les régions FROIDES ou tempérées de l’HÉMISPHÈRE Nord. Elles recherchent l’humidité et se nourrissent de déchets et de végétaux, causant dans les jardins d’importants dégâts.

La limace rouge, fréquente dans nos bois, se reproduit entre les MOIS de septembre et d’octobre. Elle pond des oeufs : les jeunes mettent 1 ou 2 ANS pour achever leur développement. La plupart des adultes meurent en HIVER. Elle atteint 15 cm de long. La limace grise des JARDINS a la même taille. Une autre espèce, plus petite, fait des dégâts importants dans les planches de LÉGUMES et de FRAISIERS. Le limaçon – petite limace – est un organe creux en forme de spirale qui se trouve dans l’oreille interne de l’homme et renferme les terminaisons du NERF auditif.

Proches parentes des escargots, les limaces semblent complètement dépourvues de coquille, mais elles en possèdent une petite, la Limace dans ESCARGOT nat_flglimecelle, dissimulée sous un repli du manteau. Ici une loche rouge, très commune en France. Les limaces respirent par une cavité pulmonaire communiquant avec l’extérieur par un orifice situé sur le côté droit du corps.

nat_de06 dans ESCARGOT 

 

Publié dans ESCARGOT | Pas de Commentaires »

Histoire évolutive de la coquille d’escargot

Posté par othoharmonie le 9 juin 2012

Histoire évolutive de la coquille d'escargot dans ESCARGOT 220px-Zonitoides_nitidus_drawing.svgLes gastéropodes primitifs (plus ou moins apparentés aux amphineures) devaient avoir une masse viscérale et une coquille coniques, dressée verticalement au-dessus de la région céphalo-pédieuse. Mais cette disposition, qui était adaptée à des animaux fouisseurs, a dû se modifier une première fois pour permettre la reptation en surface. Masse viscérale et coquille se sont rabattues vers l’arrière.

À ce stade, le gastéropode a encore une symétrie bilatérale normale.

L’évolution des gastéropodes s’est effectuée en plusieurs étapes.

Torsion à 180°

Cette disposition est devenue incommode par suite du resserrement de la cavité palléale entre la masse viscérale et le pied. Alors s’est produite une torsion de 180° en sens inverse des aiguilles d’une montre, qui a ramené la cavité palléale en avant (juste en arrière de la tête).

Conséquence de cette torsion : ploiement en « U » du tube digestif, anus rapproché de la bouche, branchies en avant du cœur, organes de droite passés à gauche et inversement, système nerveux croisé en « 8″. La symétrie bilatérale est inversée, mais non détruite.

C’est le stade où se sont arrêtés les prosobranches (branchies en avant du cœur), du groupe des diotocardes (qui ont un cœur à deux oreillettes).

Enroulement spiral

En général, les choses n’en restent pas là. La masse viscérale et la coquille, ne pouvant s’allonger indéfiniment en ligne droite, s’enroulent en spirale ou en hélice. L’enroulement a toujours lieu vers le pied (courbe vers l’arrière), et en général, en débordant du côté droit (pointe à droite) : c’est l’enroulement dextre.

220px-Door_snail dans ESCARGOTConséquence de cet enroulement : atrophie, puis disparition de l’oreillette, du rein, et de la branchie du côté droit. L’animal devient asymétrique.

C’est le stade où se trouvent les prosobranches monotocardes (à une oreillette) et les pulmonés, qui en dérivent par adaptation à la vie terrestre.

Perte secondaire éventuelle de l’enroulement

Il peut enfin se produire une détorsion et un déroulement, qui font revenir la cavité palléale en arrière du corps. Mais les organes disparus ne réapparaissent pas. L’asymétrie subsiste intérieurement, sinon extérieurement. C’est le stade ultime atteint par les opisthobranches (à branchies en arrière du cœur).

Publié dans ESCARGOT | Pas de Commentaires »

Le Dauphin de l’Orénoque

Posté par othoharmonie le 31 mai 2012

 

Le tucuxi (Sotalia fluviatilis), ,sotalie de l’Amazone ou dauphin de l’Orénoque et localement bufeo gris, ou bufeo negro (au Pérou), est un dauphin rencontré dans le bassin de l’Amazone. Le terme « tucuxi » (prononcé toukouchi) dérive d’un mot emprunté au langage des Tupis : tuchuchi-ana. Bien qu’il partage son habitat avec les dauphins d’eau douce (tel le boto), le tucuxi n’est pas relié à lui génétiquement. Au contraire, il est classé comme dauphin marin (Delphinidae) et ressemble d’ailleurs au grand dauphin ; il appartient à un genre propre, les Sotalia. Une variété fréquentant les estuaires et les côtes a récemment été désignée plus précisément comme le « dauphin de Guyane » ou costero (Sotalia guianensis).

Sotalia fluviatilisLe tucuxi ou Dauphin de l’Orénoque mesure entre 130 et 200 cm et pèse de 35 à 40 kg. Il est trapu et pourvu de grandes nageoires caudale et dorsale et a un ventre pâle. La nageoire dorsale est légèrement courbée. Le rostre a une longueur moyenne et est pourvu de 26 à 36 paires de dents.

Il fut décrit par Gervais & Deville en 1853 (et le costero ou Sotalia guianensis par Pierre-Joseph van Bénéden en 1864). Longtemps ces espèces furent synonymes. La première étude faisant état de distinction profonde fut une morphométrie en 3D réalisée récemment par Monteiro-Filho. Une analyse molléculaire réalisée par Cunha démontra que Sotalia guianensis était génétiquement différent de Sotalia fluviatilis. Cette découverte fut confirmée par Caballero. Bien que l’existence et la distinction de ces espèces soit à présent généralement admise, l’IUCN continue à les classer sous le même taxon : Sotalia fluviatilis.

Le tucuxi se rencontre dans le bassin de l’Amazone au Brésil, mais aussi au Pérou et en Colombie dans les eaux côtières peu profondes, les récifs de corail, les mangroves, les estuaires et les fleuves.

Le tucuxi aime à se rassembler en petits groupes de 10-15 individus (Jusqu’à 30 dans les eaux côtières1)même si il vit généralement seul ou en couple. Il nage ainsi de façon très serrée, suggérant une structure sociale importante. Le tucuxi aime à faire des bonds hors de l’eau et joue souvent à éclabousser. Il est lent et se nourrit surtout de poissons nageant en bancs.

Il se nourrit de poissons (anchois et poisson-chat) et de calmars qu’il avale tout ronds.

On a observé le tucuxi chassant en compagnie d’autres dauphins.

Son espérance de vie est estimée à 35 ans.

Le tucuxi est encore assez répandu, bien qu’il n’existe pas de statistique précise. Il subit toutefois les affres typiques aux dauphins, à savoir prise dans des filets de pêche, pollution au mercure et même chasse spécifique. Il est protégé par la tradition qui interdit de le chasser dans certains endroits, mais parfois tué pour sa chair où pour servir d’appât pour la pêche.

Le tucuxi supporte mal la captivité. Le dernier représentant de l’espèce en Europe (Paco) mourut en 2009 au zoo de Münster, en Allemagne.

Publié dans DAUPHIN | Pas de Commentaires »

Morphologie du Dauphin

Posté par othoharmonie le 27 mai 2012

 

Sa forme fuselée et hydrodynamique, sa peau lisse et très souple qui se déforme et absorbe les turbulences de l’eau font du dauphin un animal doué pour la vitesse. ( 44 km/h; c’est le plus rapide des petits dauphins ).

 Son dos est généralement noir, son ventre blanc avec des dessins bruns ou violets. 

Ses dimensions: longueur: de 1,7m à 4 m – poids: de 70kg (dauphin commun ou delphinus delphis) à 400kg (le tursiops) 

Morphologie du Dauphin dans DAUPHINIl possède un bec assez long appelé rostre, avec 80 à 100 dents, toutes semblables entre- elles. Le rostre est formé de deux mâchoires allongées qui lui donnent l’air de sourire Pointues et petites, ces dents ne conviennent pas à la mastication mais elles permettent de saisir solidement les proies. Les aliments absorbés sont broyés par les robustes parois de leur estomac. 

Ses nageoires
Elles servent au dauphin à s’équilibrer et se guider. 

Sa nageoire caudale, appelée aussi palette est aplatie dans un plan horizontal. Sa nageoire dorsale est bien développée. 

Dans une nageoire, le dauphin a les mêmes os que dans une main humaine. Ces os sont le vestige de l’époque où les ancêtres du dauphin étaient des animaux terrestres à 4 pattes et 220px-Sousa_chinensis_%283%29_by_Zureks dans DAUPHINqui sont allés à l’eau pour se nourrir. 

Son œil

Le dauphin a les yeux très écartés. Il peut voir en haut, en bas et même derrière lui mais il ne voit pas très bien de face. Donc pour déceler ce qu’il y a devant lui, il utilise l’écholocation, c’est à dire la localisation des obstacles et des bancs de poissons par l’écho: le dauphin émet des ultrasons et reçoit en retour les échos qui déterminent la vitesse, la taille et la direction de la proie par exemple, et cela grâce au melon, ce font rempli de graisse, de muscles et de canaux, qui permet au dauphin de choisit la direction dans laquelle il envoie les sons. Petit, l’œil ne possède qu’une seule paupière, mais sa vision est très bonne sous l’eau et à l’air libre. 

 Sousa chinensis chinensisIl voit net sous l’eau car son œil s’aplatit quand il plonge et ainsi l’image se forme exactement sur la rétine  

Une épaisse couche de graisse sous-cutanée lui sert d’isolant thermique et l’aide à toujours garder la même température (entre 35 et 36° C.)On dit qu’il est homéotherme. Cette température est indépendante de celle du milieu extérieur. Ce sont donc des animaux à sang chaud. Le dauphin évacue la chaleur par les nageoires, parties moins riches en graisse donc moins isolée et plus irriguées par les vaisseaux sanguins qui transportent le sang chaud. 

Sa longévité: Il peut vivre jusqu’à 50 ans. (tursiops) 

Le dauphin possède des poumons, restes encore de ses ancêtres terrestres ressemblant à des loups, qui, il y a 50 millions d’années se sont aventurés dans l’océan à la recherche de proies ( le Mesonyx, puis le Pakicetus et le Prosqualodon).

Son nez, l’évent, situé au-dessus de la tête, est sans odorat. Il lui sert seulement à respirer. Il ne s’ouvre que lorsqu’il est au-dessus de l’eau. 
Le dauphin commun peut rester immerger en apnée totale 3 à 4 minutes. ( 15 mn pour le grand dauphin )  

Il renouvelle jusqu’à 90% de l’air de ses poumons à chaque respiration. Ce chiffre n’est que de 15% chez la plupart des mammifères dont l’Homme. 
Pendant son sommeil, il flotte à 50 cm sous l’eau et toutes les 1/2 mn, un coup de palette le remonte à la surface, il respire sans se réveiller de façon automatique. 

Le dauphin est un animal social qui vit en troupeau de plusieurs centaines d’individus. Les groupes sont mixtes: mâles, femelles et jeunes.  

Il n’y a pas de chef.

Le Sonar du Dauphin – L’écholocalisation  

Sa bosse sur le front s’appelle le melon, c’est de là qu’il émet les ultrasons grâce auxquels il se repère et repère son  Delphinus delphisenvironnement, ce système est appelé sonar ou l’Echolocalisation , c ‘est un peu son 3° œil ! La grande particularité des delphinidés est d’émettre des ultrasons grâce à leur bosse sur la tête, le melon. C’est une sorte de radar ou sonar qui lui permet de se repérer dans son environnement, de communiquer et même de chasser. 

Des petits émetteurs placés sur son front bombés envoient des ultrasons : cris très aigus qui ne sont pas perceptibles à l’oreille humaine. Ces sons frappent les objets qui l’entourent et reviennent à lui comme un écho pour lui donner l’information. Ainsi le Dauphin sait toujours exactement où il se trouve et ce qui l’entoure ! Ses yeux placés de chaque côté de sa tête ne lui permettent pas de voir en relief, mais grâce à son sonar il peut quasiment reconstituer une image en 3 dimensions, en inondant l’objet ou le sujet d’impulsions sonar. 

Ainsi dans la nuit, le dauphin n’est jamais aveugle. Grâce à son sonar il peut s’orienter n’importe où et même repérer un petit poisson nageant à des centaines de mètres de lui! Ce sens lui est bien pratique lorsqu’il chasse et pêche car il est ainsi capable de repérer ses proies très facilement même sous le sable. 

Le dauphin passe la journée à chasser le poisson, à communiquer avec ses congénères et à jouer : le dauphin commun est le plus joueur de tous  Son principal ennemi est l’orque, bien qu’il soit lui-même un delphinidé. 

Le dauphin est un mammifère, c’est à dire qui porte des mamelles. Il est vivipare, c’est à dire que le petit se développe dans le ventre de la femelle.  Le dauphin ne forme pas de couple permanent; il choisit un nouveau partenaire chaque année. 

Il atteint sa maturité sexuelle vers 5 ou 6 ans.  Les accouplements ont lieu d’octobre à décembre dans l’Atlantique Nord. 

La gestation dure de 350 à 360 jours. La portée est d’un seul petit. 

Les naissances s’étalent de septembre à octobre. Le petit se présente par la queue et cela probablement afin d’éviter que le nouveau-né n’essaie de respirer avant qu’il ne soit totalement sorti. Il sait tout de suite nager.

 Pendant la naissance, deux autres femelles, les “tantes”, protègent la mère et le petit contre les requins attirés par le sang. Immédiatement, la femelle emmène son petit respirer à la surface. 

La mère allaite le petit pendant 12 à 18 mois, malgré les dents qui sortent dès la première semaine.  Les mamelles sont situées dans les sillons placés sur le côté du ventre. Le petit reste près de sa mère ou de ses “tantes” 2 semaines. 

Les femelles mettent au monde tous les 2 ou 3 ans.

Publié dans DAUPHIN | Pas de Commentaires »

Les sortes de blattes

Posté par othoharmonie le 26 mai 2012

 

Les sortes de blattes dans BLATTES - TERMITESLes blattes constituent le sous-ordre des blattoptères (Blattaria) qui constituent avec les mantes l’ordre des Dictyoptères.

 La blatte est aussi appelée cafard ou cancrelat en Europe, coquerelle au Québec, ravet aux Antilles et punaise morpin à l’Île Maurice bien qu’il ne s’agisse pas d’une punaise. Quelques espèces sont synanthropes, principalement dans les cuisines où elles se nourrissent de restes, déchets et provisions.

 Les quelque 4 000 espèces réparties autour de la planète varient en forme, couleur et taille. Elles sont apparues sur Terre il y a environ 400 millions d’années.

 En France, quatre espèces introduites en Europe au cours des derniers siècles existent :

D’autres espèces (une dizaine en tout) sont indigènes et vivent dans les buissons ou au sol.

En 2007, des études ont prouvé que les termites étaient des blattes sociales.

Publié dans BLATTES - TERMITES | Pas de Commentaires »

Blatte ou Cafard ou Cancrelat

Posté par othoharmonie le 25 mai 2012

Insecte au corps fortement aplati, adapté à la course rapide et se nourrissant de débris variés.

Classe : Hexapodes ; ordre : Dictyoptères ; sous-ordre : Blattides

 Blaberus giganteus - Muséum de ToulouseLes blattes, encore appelées cancrelats ou cafards, comptent parmi les insectes les plus anciennement connus : elles existent dès le Carbonifère, c’est-à-dire il y a près de 250 millions d’années. Elles sont représentées aujourd’hui par quelque 4 000 espèces parmi lesquelles moins de 1  p. 100 sont considérées comme nuisibles. La plus grande blatte du monde, Macropanesthia rhinocerus, se trouve en Australie et peut atteindre 18 centimètres de longueur pour un poids de 50 grammes. La plus petite, Attaphilla fungicola, n’a que 4 millimètres de longueur et vit dans les fourmilières d’Atta en Amérique du Nord. Parmi les blattes indigènes de la France on peut citer les espèces du genre Ectobius qui peuple généralement les bois, et Loboptera decipiens, typique du littoral méditerranéen.

Les blattes présentent un pronotum (région dorsale du premier segment thoracique) développé en bouclier qui masque la tête. Leurs antennes sont longues, filiformes et multiarticulées. Leurs pattes, toutes semblables et à hanches rapprochées, sont adaptées à la course rapide. Leurs deux paires d’ailes sont indépendantes : les ailes antérieures sont en partie sclérifiées mais leur nervation reste cependant très nette ; au repos, elles sont appliquées à plat sur le corps et recouvrent les ailes postérieures membraneuses. Elles sont souvent peu développées et non fonctionnelles. L’abdomen porte, sur le dixième et dernier segment, une paire d’appendices, les cerques, pourvus de soies sensitives qui auraient une fonction sensorielle complémentaire de celle des antennes. Omnivores, les blattes ont une alimentation très variée grâce à leurs pièces buccales broyeuses et à leur tube digestif pourvu d’un jabot volumineux et d’un gésier. Les espèces qui se nourrissent de bois possèdent des protozoaires flagellés vivant en symbiose dans leur intestin et capables de digérer la cellulose.

Publié dans BLATTES - TERMITES | Pas de Commentaires »

Sexualité des punaises

Posté par othoharmonie le 25 mai 2012

L’encyclopédie du pouvoir relatif : Il contient des informations que vous ne trouverez pas ailleurs. Des informations dans des domaines aussi étranges ou complémentaires que : les grandes énigmes du passé, les casse-tête mathématiques, les recettes de cuisine étranges, les paradoxes de la physique quantique, des anecdotes inconnues de l’histoire de l’humanité, ou des blagues philosophiques. Ici l’hypnose, l’alchimie, le shamanisme ou la kabbale côtoient la sociologie, la biologie ou l’archéologie. Ici on découvre comment rêvent les dauphins et comment est né l’Univers. Comment les Chinois ont rencontré les Occidentaux et comment se prépare l’hydromel, boisson des fourmis et des dieux. Le seul point commun de tous ces petits textes est de faire  » pétiller l’esprit  » et d’éveiller la curiosité sur des territoires inconnus. Poursuivant la tradition des grands encyclopédistes du passé, Bernard Werber (romancier et journaliste scientifique) nous livre ici un cocktail détonnant où chaque information est étonnante mais vraie, où chaque ligne est source de méditation et d’humour

 Quatrième de couverture
Réunir tous les savoirs de son époque : telle a été l’ambition du professeur Edmond Wells. Mêlant science et spiritualité, physique quantique et recettes de cuisine, ce savant singulier et solitaire a accumulé tout au long de sa vie des informations étonnantes. Un seul point commun à tous ces textes : donner à réfléchir, « faire pétiller les neurones ».
Sexualité des punaises dans BLATTES - TERMITES 777954b2
Le site http://www.la-punaise-de-lit.com/punaise-de-lit-bernard-werber-encyclopedie-du-savoir-relatif-et-absolu nous en parle au sujet des Punaises de lit en ces termes :

Le professeur Edmond Wells était un homme plein d’humour qui accordait une grande importance à la notion de paradoxe. Mais de tous les paradoxes, le plus étonnant est certainement le statut même de ce personnage puisqu’il n’est, on le sait maintenant, que le fruit de l’imagination fertile de Bernard Werber. L’Encyclopédie du savoir relatif et absolu

 

 

51ATD5S5NCL._SL500_AA300_ dans BLATTES - TERMITESDans ce livre, recueil de nombreuses informations, il parle donc de notre insecte préféré et plus précisemment de la sexualité de la punaise de lit.

Dans l’édition que je possède, imprimée en 2003, le chapitre pages 30 à 33 y est consacré. L’auteur nous apprend les particularités de la sexualité, assez originale comme nous l’avons déjà vu dans cet article dédié au sujet.

L’auteur le dit bien :

De toutes les formes de sexualité animale, celle des punaises de lits est la plus stupéfiante. Nulle imagination humaine n’égale une telle perversion.

Une telle particularité méritait bien d’apparaître dans cet ouvrage : l’Encyclopédie du savoir relatif et absolu !

ici le Site à visiter : 

 

Quel peut être le lien entre Bernard Werber, écrivain, et la punaise de lit, insecte ? Découvrez-le dans cet article !

 

Qui est Bernard Werber ?

Bernard Werber est un écrivain français (lire sa fiche sur Wikipédia). C’est notamment l’auteur du livre de science-fiction « Les Fourmis » (une trilogie). Livres, BD, films et théâtre : il a produit beaucoup de choses ! Ce n’est pas un spécialiste de la puce de lit, non, mais c’est quelqu’un de curieux. Quel est donc le rapport ?

Pourquoi Werber parle t-il de la punaise de lit ?

 

Au fil du temps, Bernard Werber a pris l’habitude de noter de nombreuses anecdotes, faits et curiosités. Curieux et autodidacte, il a appris des choses sur beaucoup de sujets … y compris sur la punaise de lit !

Et il l’a écrit dans ce livre !

 pour mieux le connaître, entrez sur son site officiel  : http://www.bernardwerber.com/

 

 bernard-werber-10543

 

 

Publié dans BLATTES - TERMITES | 2 Commentaires »

La Mante Religieuse

Posté par othoharmonie le 19 mai 2012

 

  Mantis religiosaLa mante religieuse ou, cheval du diable en français cadien, est une espèce d’insecte de la famille des Mantidae. C’est la seule espèce du genre Mantis actuellement acceptée. Elle appartient à l’ordre des Mantoptères, ordre d’insectes très répandu sous les tropiques, mais également bien représenté en zone méditerranéenne. Elle est parfois classée dans l’ordre des Dictyoptères, avec les Blattes et les Termites.

On l’appelle « religieuse » en raison de ses pattes antérieures qu’elle replie comme pour prier (quand elle est à l’affût d’une proie). L’appellation provençale de Prie Dieu est également utilisée.

La mante religieuse est un insecte diurne de 5 à 8 centimètres de long

Les deux sexes sont aptes au vol ; néanmoins, la femelle alourdie à l’approche de la ponte ne peut se déplacer que grâce à ses pattes postérieures qualifiées de déambulatoires. Le mâle est plus petit que la femelle de 2 ou 3 cm mais son caractère très fluet donne souvent l’impression d’une disparité allant du simple au double. Ses antennes sont plus longues, son abdomen est plus fin, et on compte huit sternites pour le mâle contre six pour la femelle. L’extrémité de l’abdomen est différente car, si le mâle porte deux cerques comme la femelle, on observe, entre ceux-ci, deux styles et l’absence d’oviscape.

Ses pattes avant, appelées « ravisseuses », portent des piques et sont capables de se replier et se détendre vivement. Elles servent à attraper les proies parfois volumineuses (jusqu’à de petits oiseaux et des chauves-souris, et peuvent parfois faire des blessures plus ou moins importantes à la peau humaine) ou à accrocher la végétation afin de se hisser. Un névroptère, insecte volant aux ailes transparentes, Mantispa styriaca, possède les mêmes pattes avant que la mante. Il est plus petit. De même, un crustacé porte le nom de « crevette-mante »  Lysiosquilla maculata en raison de sa ressemblance morphologique (forme des pinces). Sur la face intérieure des pattes avant, des taches rappellent des yeux. Elle les montre aux agresseurs en écartant ses pattes, quand elle veut effrayer ceux-ci. Dans le même temps, la mante est susceptible d’écarter les ailes plus ou moins largement, et parfois d’aboutir à la position dite « spectrale » avec les ailes dressées et étalées en éventail face à l’adversaire. N’étant pas venimeuse, elle est inoffensive pour les humains.

Ses yeux protubérants et très écartés lui donnent une excellente vision en relief (ce qui donne une vision humaine mais jusqu’à 20 m). Contrairement aux autres insectes, la mante peut faire pivoter sa tête à 180 °, ce qui lui permet de suivre les déplacements de ses proies sans bouger le corps. Elle possède deux yeux composés (ou à facettes) et trois ocelles (yeux simples) entre les antennes. Sur ces dernières siège le sens auditif ; des sensilles spécialisées, en l’occurrence mécano-réceptrices, captent les vibrations de l’air produites par le vol d’un insecte. Ces sensilles, dites filiformes, sont d’ailleurs connues chez d’autres Orthoptères. On trouve des individus bruns ou verts dans les mêmes lieux. Par leur homochromie, elles peuvent aisément passer inaperçues dans leur milieu ; néanmoins, la concordance avec le substrat semble plus fortuite que délibérée. Ces caractéristiques font de cet insecte un spécialiste de la chasse à l’affût.

La mante religieuse vit mieux en été car les insectes sont plus présents. Elle ne vole pas très vite, ni très loin. Elle ne manque pas de puissance dans les ailes. Son thorax est frêle mais ses pattes et ses pinces puissantes. Elle n’acquiert ses ailes définitives que lors de la dernière mue, mais ne se lance jamais dans de longues migrations, elle chasse parfois les papillons de nuit jusque dans les maisons.

Publié dans BLATTES - TERMITES | Pas de Commentaires »

Diodon, poisson gonflé

Posté par othoharmonie le 18 mai 2012


Le genre Diodon regroupe des espèces de poissons ayant la capacité de gonfler. Une autre de leurs caractéristiques est  Diodon holocanthusd’avoir des piquants, ce qui les distingue des Tetraodontidae qui eux n’en ont pas.

 

Dans le langage courant, on utilise souvent le mot « Diodon » pour parler d’un membre de la famille Diodontidae sans qu’il appartienne obligatoirement au genre Diodon. Poisson des eaux salées. Les espèces du genre Diodon sont souvent appelées « Poissons-hérissons », « poissons porc-épic » ou encore « hérisson des mers ».

 

Lorsqu’ils se sentent en danger, les diodons se gonflent pour effrayer leur agresseur. En fait ils gonflent en accumulant de l’air ou de l’eau dans leur œsophage jusqu’à prendre une forme sphérique.

Les Diodons accumulent une toxine, appelée tétrodotoxine, dans tous leurs organes, à l’exception de leurs muscles, qui les rendent mortellement venimeux. Cette toxine est donc une arme supplémentaire, pour décourager d’éventuels prédateurs.

Le diodon est la mascotte d’OpenBSD, un système d’exploitation réputé pour sa grande sécurité. Celui-ci a été choisi afin d’afficher métaphoriquement la volonté de créer un système d’exploitation inattaquable.

Publié dans POISSON | Pas de Commentaires »

Les poissons-chats

Posté par othoharmonie le 10 mai 2012

 

La plupart des poissons-chats sont adaptés à un mode de vie benthique. En général, ils sont peu dynamiques, ce qui signifie qu’ils vivent principalement dans la zone inférieure en raison de leur petite vessie natatoire et leur crâne particulièrement  Pléco commun (Hypostomus plecostomus)lourd. Il existe une grande variété de formes chez les Siluriformes, même si la plupart ont un corps cylindrique avec un ventre plat permettant l’alimentation benthique.

Leur tête aplatie leur permet de creuser le substrat et peut-être leur sert d’hydroglisseur. La plupart des poissons-chats ont une bouche extensible qui ne contient pas de dents incisives. Ils s’alimentent généralement par succion ou par aspiration au lieu de mordre et de couper leurs proies. Toutefois, certaines familles, notamment des Loricariidés et des Astroblepidés, ont une bouche en ventouse qui leur permettent de se fixer à des objets se déplaçant rapidement dans l’eau. Les poissons-chats ont également une maxillaire réduite à un soutien à barbillons, ce qui signifie qu’ils sont incapables de faire saillir leur bouche, contrairement à d’autres poissons, tel que les carpes.

 

Les poissons-chats possèdent jusqu’à quatre paires de barbillons : nasal, maxillaire (de chaque côté de la bouche), et deux paires de barbillons au menton, bien que des paires de barbillons peuvent être absentes, selon les espèces. Leurs barbillons jouent un rôle important dans la détection de la nourriture compensant leurs petits yeux très peu performants. Ils sont particulièrement importants chez les espèces nocturnes ou celles qui affectionnent les zones sombres et ombragées ou les eaux troubles. Comme d’autres Ostariophysi, ils se caractérisent par la présence d’un appareil de Weber. Leur appareil wébérien et leur petite vessie permettent d’améliorer leurs sens ainsi que leur reproduction.

 

Les poissons-chats n’ont pas d’écailles, leur corps est souvent doté d’une simple peau. Chez certaines espèces, la peau est couverte d’un mucus favorisant la respiration cutanée. Mais chez certains poissons-chats, la peau est couverte de plaques osseuses appelées scutes formant une sorte d’armure. On la trouve notamment chez les loricarioidés et chez les espèces du genre Sisor d’Asie, l’armure est principalement composée d’une ou de plusieurs rangées de plaques dermiques. Des plaques semblables se trouvent chez des espèces de Lithodoras. Ces plaques sont peut-être soutenues par des excroissances des vertèbres, comme chez les scoloplacidés et les Sisor, mais les excroissances ne s’unifient pas en plaques ou en forme d’armure externe. En revanche, dans les sous-familles Doumeinae (famille Amphiliidae) et hoplomyzontines (Aspredinidae), l’armure est formée uniquement par des excroissances vertébrales qui forment des plaques. Enfin, l’armure latérale des doradidés, des Sisor et des Hoplomyzontines compose la ligne latérale de l’osselet hypertrophié avec la lamina dorsale et ventrale.

Tous les poissons-chats, à l’exception des Malapteruridés (poissons-chats électriques), possèdent une colonne vertébrale solide et creuse formant des rayons osseux aux nageoires dorsale et pectorale. Pour se défendre, ses épines peuvent être exorbitées et maintenues vers l’extérieur et peuvent infliger de graves blessures. Plusieurs espèces de poissons-chats peuvent utiliser ces rayons osseux comme une piqûre de protéines, si le poisson est irrité. Ce venin est produit par les cellules glandulaires dans le tissu épidermique couvrant les épines. Chez les Plotosidés, et chez les espèces du genre Heteropneustes, cette protéine est si forte que si un homme a le malheur de se faire piquer, notamment par celle de Plotosus lineatus, elle peut s’avérer fatale.

 

Poisson-chat commun (Ameiurus melas)Les poissons-chats juvéniles, comme la plupart des poissons, ont relativement une grosse tête, les yeux et les nageoires postérieures sont médianes par rapport aux adultes. Ces jeunes peuvent être facilement classés dans leur famille, en particulier ceux avec des nageoires dérivés ou la forme du corps; dans certains cas, l’identification du genre est possible. Les caractéristiques connus chez la plupart des poissons-chats, la position de la bouche et des nageoires, la forme des nageoires, la longueur des barbillons montrent peu de différence entre les jeunes et les adultes. Pour de nombreuses espèces, la pigmentation est également similaire chez les jeunes et les adultes. Ainsi, les jeunes ressemblent généralement déjà à un poisson-chat et se développent dans leur forme adulte sans véritables distinctions. Les exceptions à cette règle sont les Ariidés, où les jeunes conservent longtemps leur sac vitellin durant le stade juvénile, et de nombreux Pimelodidés, qui peuvent avoir des barbillons plus allongés et des nageoires en filaments ou une coloration variante.

Le dimorphisme sexuel est visible chez environ la moitié des familles de poissons-chats. La modification de la nageoire anale en pénis, ainsi qu’en structures accessoires de l’appareil de reproduction a été décrite chez des espèces appartenant à 11 familles différentes.

Publié dans POISSON | Pas de Commentaires »

Ane, animal de trait

Posté par othoharmonie le 7 mai 2012

Ane, animal de trait dans ANE 220px-Sixt_fer_%C3%A0_cheval_xAvec sa grosse tête, ses longues oreilles et sa robe généralement grise, l’âne, de plus en plus rare dans nos régions, reste un animal précieux dans les pays des bords de la Méditerranée et en Orient. C’est un solipéde dont la taille varie selon les pays et les races. Il vit très longtemps, surtout dans les pays chauds où il atteint fréquemment 40 ANS. Son braiment est caractéristique. On traite d’ « âne » une personne ignorante et têtue. Le « dos d’âne » est une bosse sur une route. « Faire l’âne pour avoir du son » : faire le naif pour obtenir quelque chose. « COQ à l’âne » : passer d’un sujet à l’autre, sans aucune logique.

Bien avant le CHEVAL, l’âne a été utilisé comme ANIMAL de trait. Les Grecs, déjà, formaient leurs convois militaires avec des ânes. Symbole de la sobriété et de l’humilité, l’âne tient une grande place dans la littérature. L’âne de Buridan, dont le nom est passé dans le langage courant pour désigner les indécis, se laissa mourir de faim, rapporte une fable, entre un seau d’EAU et un seau d’AVOINE, incapable de se décider à choisir entre les 2. C’est également monté sur un âne que le grand saint Germain, évêque d’Auxerre, visitait ses paroisses. Une NUIT, alors qu’il se reposait dans un presbytère, on lui vola sa monture. Mais le voleur ne put aller loin : à la sortie du village, la bête refusa d’avancer et ne consentit à trotter que pour revenir vers son maître.

Publié dans ANE | Pas de Commentaires »

Chat-Vamprire de Nabeshima

Posté par othoharmonie le 1 mai 2012

Le chat-vampire de Nabeshima est une légende japonaise mettant en scène un chat qui absorbe le sang d’une victime féminine et usurpe ensuite son identité, afin de séduire l’homme amoureux de la jeune fille. Cette légende s’inscrit dans la plus large thématique du chat au Japon, animal auquel est consacré un folklore important dans ce pays

Chat-Vamprire de Nabeshima dans CHAT Black_cat_eyesLes chats arrivent au Japon au VIe siècle en même temps que la doctrine bouddhiste, mais sa réelle introduction date du 19 septembre 999, date de l’anniversaire de l’empereur Ichijo, qui reçut un chat pour ses treize ans. L’image du chat a beaucoup évolué au Japon où il sera considéré tantôt porte bonheur pour son pelage écaille de tortue, tantôt maléfique. Le succès du chat est si important dans le pays qu’une loi du XVIIIe siècle interdit l’enfermement et le commerce de l’animal. Certaines histoires racontent que les japonais câlinaient tant leurs chats que ces derniers finirent par ne plus chasser les souris, rats et souris se mirent à proliférer à tel point que les japonais durent peindre des chats sur les murs de leur maison pour chasser les rongeurs.

Le chat est bien représenté dans l’art japonais, d’abord sous les traits d’une écaille de tortue blanc, puis de plus en plus comme des chats blancs et des chats sans queue : le bobtail japonais. De grands peintres se sont illustrés dans la représentation des chats, comme Utagawa Hiroshige ou Utagawa Kuniyoshi. Utamaro allie toujours les chats avec les belles femmes[3], ce qui se retrouve dans les poèmes japonais, où le chat est étroitement associé à la grâce de la femme. Symbole de la sensualité, du désir, le chat représente également le charme et la décadence.

« Dans les ténèbres de cette ville immense
Seule dort l’ombre d’un chat bleu [...]
L’ombre bleue d’un bonheur que je poursuis.»— Le chat bleu de Sakutaso Hagiwara

Toutefois, il existe également une version sombre et inquiétante du chat, issue de la tradition populaire. Parmi celle-ci, il y a Aïnous le chat revenant, le chat né des cendres d’un monstre, et celui à deux queue d’Okabe. Pierre Loti évoque également dans ses Japoneries d’automne une ronde de chats se réunissant dans un jardin isolé les nuits d’hiver, au clair de lune. Le chat vampire de Nabeshima est une légende, très racontée au cours de l’ère Edo, qui met en scène un chat démon ou un chat vampire s’attaquant à la famille des Nabeshima.

La légende

O Toyo est la plus ravissante femme qui soit de tout l’Empire et est la favorite du prince Nabeshima de Hizen. Le sommeil d’O Toyo est régulièrement troublé par le rêve d’un gros chat qui l’épie. Une nuit, alors qu’elle se réveille en sursaut, elle voit deux  dans CHATyeux phosphorescents qui l’observent. Terrifiée, elle ne peut pas proférer une parole ni appeler de l’aide. Un énorme chat noir lui saute à la gorge et l’étrangle. Il traîne le cadavre de la favorite jusqu’au jardin et l’enterre. Puis, revenant dans la chambre, il prend l’aspect physique de celle qu’il vient de tuer.

Nabeshima lui-même ne s’aperçoit pas de la métamorphose tant la nouvelle O Toyo ressemble à l’ancienne. Tandis qu’il continue à fréquenter la fausse O Toyo, le prince tombe malade : son visage est livide, il ressent perpétuellement une immense fatigue. Son corps ne porte aucune blessure. Les médecins, appelés à son chevet, parlent de « langueur » sans pouvoir émettre de diagnostic plus précis. Le mal s’aggrave : le prince fait des cauchemars affreux dont il ne se souvient pas le lendemain. Sa raison vacille. La princesse, sa femme, décide de le faire veiller par des hommes en armes.

Chaque nuit, tous les hommes postés pour la garde s’endorment en même temps. Le jeune soldat Itô Sôda se présente et demande timidement la permission de veiller sur le prince qu’il tient en grande estime. La nuit suivante, Itô Sôda figure parmi les gardes chargés de protéger le prince en entourant sa couche. Il voit ses camarades céder au sommeil l’un après l’autre et lui-même a les paupières lourdes. Il s’entaille le genou de son poignard afin que la douleur le tienne éveillé. Chaque fois qu’il s’engourdit, il remue le couteau dans la plaie et réussit à garder les yeux ouverts.

Tout à coup, les portes de la chambre ou repose le prince glissent silencieusement. Une femme d’une grande beauté entre dans la pièce ; le vaillant jeune homme reconnait O Toyo. Avec la souplesse fluide d’un félin, elle se glisse entre les gardes et s’approche du prince endormi. Itô Sôda se dresse et s’interpose entre la femme et le prince. Il en est de même chaque fois que la dame veut trop s’approcher de la couche où repose Nabeshima. À l’aube, la femme disparaît.

110px-Kuroki_Neko_by_Hishida_ShunsoLe soldat fait son rapport : il est chaleureusement félicité, d’autant plus que pour la première fois depuis longtemps, le prince se sent reposé. La nuit suivante, Itô Sôda est encore de garde. Le manège se répète mais il empêche toujours la magnifique femme de s’approcher du prince. Les nuits suivantes, elle ne revient plus. Les gardes restent éveillés. Le prince reprend des forces. Tout le palais est en fête.

Itô Sôda estime qu’il n’a pas fini sa tâche. Il fait annoncer à O Toyo qu’il lui apporte un message du prince et tandis qu’elle ouvre la missive, le guerrier tire son sabre et lui tranche la tête. Sur le sol gît non pas le cadavre d’une jeune femme mais, la tête coupée, un gros chat noir. Le chat-vampire qui, nuit après nuit, venait boire le sang du prince. Une autre version de la légende explique que le chat réussit à s’échapper dans les montagnes, et qu’il fut abattu lors d’une battue organisée par le prince guéri.

La légende du chat vampire est issue du shintoïsme, religion la plus ancienne du Japon. Le gros chat noir représente ici l’esprit de la Nature, qui non seulement consume les hommes mais prend son apparence.

Autres chats vampires

  • Une légende judéo-espagnole raconte que Lilith pouvait prendre la forme d’un chat-vampire qui suçait le sang des nourrissons.

Publié dans CHAT | Pas de Commentaires »

Genèse de la Mouche – chapitre 1

Posté par othoharmonie le 29 avril 2012

 

Chapitre 1- Le 8 mars 1842 -

 Culicoides sonorensisLa mouche, ce tout petit animal qui souvent importune les hommes ainsi que beaucoup d’autres créatures vivant sur la terre – particulièrement en cette époque de l’année où les rayons du soleil frappent avec la plus grande vigueur le sol terrestre – n’est pas dans l’ordre des choses aussi insignifiante et pas même aussi dénuée de but qu’elle peut le paraître.

 Pour pouvoir se pénétrer de tout cela parfaitement et de façon utile, nous ferons d’abord une petite description préliminaire des propriétés naturelles de ce tout petit animal.

 Ce serait certes chose superflue de vous décrire à présent le corps de la mouche selon sa forme, étant donné que vous en aurez sûrement vues déjà pas mal; par contre on ne doit en aucun cas passer au-dessus de ses notables particularités et de sa genèse, qu’il faut prendre en considération avec la plus grande diligence et avec un esprit observateur.

 Quelle est donc la genèse de la mouche?

 Les naturalistes savent très bien que la mouche dépose des oeufs qui sont si petits qu’ils sont à grand-peine perceptibles à l’oeil humain, et qu’ils ont par suite un poids si faible que – comme la fine poussière visible dans les rayons solaires – ils peuvent avec une grande facilité rester en suspension dans l’air.

 Mais où la mouche dépose-t-elle ses minuscules oeufs, si l’on considère que le nombre de ceux déposés par une seule mouche dépasse souvent le million? Et où et comment sont-ils couvés? – Vous n’avez certainement encore jamais vu une jeune mouche; car vous ne devez pas du tout prendre des moucherons pour de jeunes mouches!

 La mouche, voyez-vous, – lorsqu’elle a atteint le degré de maturité nécessaire à cela – dépose ses oeufs partout où elle se pose, et ne se soucie absolument plus de ce qui leur arrivera; par millions et par millions ils sont transportés par les vents et éparpillés dans toutes les parties du monde; des millions d’entre eux tombent dans l’eau, oui, vous ne pouvez vous imaginer presque aucune chose qui, sur la terre, serait épargnée par les oeufs de la mouche; comme d’un autre côté, pour la mouche elle-même, il n’existe rien pour ainsi dire de trop sacré, au point qu’elle le laissât exempt de son contact et de son flair.

 Ainsi donc, à l’exception des charbons ardents et des flammes dévorantes, il n’y a presque aucune chose qu’elle ne barbouille de ses oeufs minuscules.

Anopheles gambiae, femelle Nous saurons donc déjà où la mouche dépose ses oeufs, et quel est leur aspect; mais sur la façon et en quelles proportions ils réussissent à se développer, par rapport à la quantité innombrable des oeufs déposés, il va en être question de suite.

 Tous les oeufs qui sont déposés sur les murs humides des maisons, de préférence sur ceux des étables ou bien sur le bois pourri ou sur n’importe quel autre objet humide et moisi, arrivent presque toujours à leur complet développement; par contre, ceux qui tombent en proie aux vents et dans les eaux, sont presque tous perdus et certes seul un nombre indescriptiblement petit arrive au complet développement et devient mouches; pourtant malgré cela on peut dire que rien n’est effectivement perdu, au point de manquer de quelque autre sage destination; non certes, pas même ces oeufs qui souvent par nombre de millions sont absorbés par l’homme et par les animaux en une seule inspiration; – mais laissons à présent de côté les oeufs qui sont acheminés vers de nombreuses autres destinations, et passons au contraire à ceux qui arrivent à leur complet développement.

 Quel cours prend donc ce processus? 

Quand le soleil, voyez-vous, a commencé à réchauffer suffisamment la terre, alors ces oeufs commencent à croître aussi jusqu’à ce qu’ils deviennent assez grands pour qu’un oeil d’acuité moyenne soit en mesure de les découvrir, et cela par la ressemblance avec le pollen des fleurs et de couleur d’un bleu blanchâtre, et il va de soi, seulement dans ces lieux où ils furent déposés par la mouche. Est alors venu le temps de l’incubation qui procède de la façon suivante:

 Les oeufs s’entrouvrent, par l’action des puissances spirituelles qui se réveillent, ces puissances qui sont amassées en chacun d’eux, et qui ont été l’expression vitale de ces petits animaux qui, selon l’ordre établi, ont précédé la mouche. Ces parties spirituelles se réunissent en une seule vie, sous forme d’un petit ver de couleur blanchâtre, à peine visible. Ce petit ver se nourrit ensuite pendant quelques jours de l’humidité qui se trouve dans le lieu où il est apparu à la lumière; mais la durée d’une telle nutrition n’est point établie de manière précise, elle dépend au contraire toujours de la plus ou moins grande quantité de substance nutritive qui se trouve à disposition. Mais, jusqu’à ce point, la procréation de la mouche arrive de façon tout à fait naturelle.

 Or Je vous ai demandé déjà au commencement, si vous n’aviez encore jamais vu une jeune mouche !- Voilà, ici est justement caché ce qu’il y a de réellement merveilleux en ce tout petit animal: il apparaît tout d’un coup beau et parfaitement formé, mais personne ne sait dire d’où il vient et où il est né; comment arrive donc ce prodige?

  Volucella pellucensVous aurez peut-être entendu parfois raconter par vos anciens, que les mouches dérivent en partie d’une espèce de poussière et en partie de fragments pulvérisés de vieilles mouches mortes. La chose peut sembler telle apparemment, mais en réalité cela n’arrive certes pas ainsi; car quand le petit ver a atteint une grandeur convenable, comme celle à peu près d’une petite virgule d’une écriture de taille moyenne, il éclate, inversant avec cette opération les parties internes de son corps en celles externes et vice versa; et ainsi la peau qui était auparavant l’enveloppe extérieure du petit ver, s’étire et devient le corps proprement dit de la mouche, pourvu de façon appropriée en son intérieur de tous les organes de digestion; par contre, les parties du petit ver, qui étaient auparavant internes, deviennent ensuite les parties extérieures et visibles de la mouche; ces parties, dès l’instant où ce bouleversement a eu lieu, à peine venues au contact de l’air extérieur, atteignent leur complet développement en cinq à sept secondes au maximum; après quoi la mouche est ainsi parfaitement formée.

 La naissance, ou mieux encore, la genèse de la mouche, arrive donc, voyez-vous, de cette façon; ce qui, certes, est bien digne d’être connu, et qui doit certainement paraître bien surprenant à tout observateur. Et pourtant, tout cela est encore absolument le moins merveilleux de ce que l’on peut rencontrer en ce tout petit animal. Et ce qui suivra ensuite, exposé en la forme la plus concise possible, sera pour vous une occasion de grande surprise et d’admiration. Mais ces choses remarquables, remettons les à un prochain jour.

Extrait de : Une démonstration naturelle pour éclairer l’éternelle vérité :  »Dieu est Amour » Reçu par la Grâce du Seigneur par Jacob Lorber  1942

Publié dans MOUCHE | Pas de Commentaires »

Genèse de la Mouche – chapitre 2

Posté par othoharmonie le 29 avril 2012

 

Chapitre 2 - Le 11 mars 1842   -

 

Pourquoi est-il possible à la mouche de marcher sur des surfaces lisses et verticales?

Il n’aura pas échappé à vos regards, et vous aurez même observé souvent comment la mouche avance en trottinant sur une surface verticale très bien polie avec ses six petites pattes, tout aussi lestement que sur une table qui se trouve en position horizontale.

 Mais comment cela est-il donc possible à cette bestiole, si l’on prend en considération que ses pattes – bien que chacune d’elles finisse en deux très petites griffes pointues – sont toutefois extrêmement lisses? Ceci, voyez-vous, est déjà quelque chose de merveilleux, lorsqu’on pense que sur une surface verticale et lisse ne reste attaché pas même le plus léger duvet, à moins qu’on ne recoure à quelque matière adhésive; comment cela peut-il donc être possible à la mouche, sans le concours d’un semblable moyen?

  Espèce de la famille CecidomyiidaeCertains naturalistes très diligents ont bien trouvé au moyen de microscopes à puissant agrandissement, que la mouche – et tous les animaux de son espèce – ont entre les deux griffes terminales de leurs extrémités une sorte de petite clochette vide, très élastique, dont ils devraient faire usage comme d’un vrai récipient pour la raréfaction de l’air, c’est-à-dire de la façon suivante: à peine une mouche pose-t-elle l’une ou l’autre de ses petites pattes sur une plaque de verre verticale, qu’elle absorberait aussitôt en elle l’air se trouvant dans la petite cloche, en suite de quoi la patte munie de la petite cloche, désormais vide d’air, resterait étroitement plaquée à la surface susmentionnée, contrainte en cela par la pression de l’air extérieur qui entoure la petite cloche. – Mais pour un tel fonctionnement, chaque mouche devrait être pourvue de pompes pneumatiques spéciales; et avec quelle célérité ces pompes devraient être mises en activité par quelque mécanique incroyablement habile, pour pouvoir correspondre pleinement aux exigences de la mouche durant son trottinement, extrêmement rapide et on ne peut plus indécis et capricieux?

 Une telle chose, voyez-vous, n’est pas si facile à concevoir, bien que la mouche soit effectivement en possession de telles petites cloches en apparence pneumatiques; – mais si elle ne peut se maintenir avec ses petites pattes sur la surface en question de la manière supposée par les naturalistes, de quelle autre façon peut donc s’expliquer la chose?

 La réponse pourra être très facilement déduite de l’explication suivante. Si vous avez observé une mouche avec beaucoup d’attention, ne serait-ce même qu’une seule fois, vous devrez certainement vous être aperçus que la mouche, en chaque point de son petit corps, est pourvue de très petits poils et d’autres minuscules piquants de substance cornée; et même ses deux ailes sont munies sur les bords extrêmes d’innombrables petites plumes pointues en forme de rayons divergents.

 Ces poils et ces piquants ne sont rien d’autre que de véritables absorbeurs d’électricité, et cette électricité absorbée de cette façon en elle par la mouche, dans sa partie négative – qui est en même temps aussi l’élément d’attraction ou de contraction – afflue sans cesse à travers les petites pattes dans les petites cloches déjà connues, de sorte que celles-ci deviennent très avides d’électricité positive.

 Mais si l’on considère que cette dernière s’accumule depuis l’air de préférence sur les surfaces polies, il est par conséquent chose très naturelle que la mouche doive rester adhérente à toute surface polie, quelle qu’en soit la position, en profitant à l’avantage de sa marche, de la particularité depuis bien longtemps connue, que des polarités opposées s’attirent continuellement. Vous voyez, ceci est donc la réponse à la question ci-dessus.

Mais, direz-vous: tout cela arrive en raison de causes et d’effets totalement naturels; où donc est le prodige ? Il va de soi par ailleurs que Je ne peux vous donner aucune autre réponse que celle-ci: d’autant plus naturelle vous semble une chose, d’autant plus grandement tient-elle en soi du prodige à qui veut la considérer en Mon Nom , car elle n’est pas un prodige passager et donc de peu d’utilité, mais bien au contraire un prodige permanent et donc très utile toujours et en tout temps; car si vous y réfléchissez tant soit peu, vous verrez de toute évidence lequel de ces deux prodiges est le plus important: le passage des Israélites à travers la Mer Rouge, ou bien la continuité d’un type d’un arbre fruitier qui produit encore aujourd’hui toujours les mêmes fruits qu’il produisait aux temps d’Adam; ou bien aussi notre mouche qui aux jours d’aujourd’hui est encore telle qu’elle était de très nombreux millions d’années avant Adam! À présent jugez par vous-mêmes, lequel de ces prodiges est donc le plus grand et le plus important?

 Bibio marci, mâle Le cheminement d’une mouche sur une surface lisse a donc beaucoup plus de droit de s’appeler un prodige – ce dont chacun peut s’assurer journellement pour autant bien sûr qu’il ait un peu apprécié dans son coeur un tel phénomène – que l’écroulement des murs de Jéricho au retentissement des trompettes sur le commandement de Josué, du moment que, tant par sa genèse, et plus encore en raison de la constance de sa reproduction et de l’usage absolument efficace de toutes ses fonctions vitales – ainsi que plus particulièrement encore en raison de sa double utilité jusqu’à présent totalement ignorée – notre mouche mérite déjà d’être qualifiée de merveilleuse, oui, et même de sublime manifestation de Ma Part.

 Car le premier prodige arrive encore chaque jour de nombreuses fois devant vos yeux, tandis que du second, en dehors de la Sainte Écriture, il n’y en a plus trace sur toute la Terre. Celui qui par conséquent veut retirer une utilité du prodigieux écroulement de Jéricho, celui-là doit avant tout y croire en s’abandonnant à la foi aveugle, tandis qu’en un jour d’été il est affligé par plus de mille de ces autres surprenants prodiges de la première sorte, qui tous, et souvent même de façon que trop importune, l’admonestent :

 « Regarde, ô superbe et orgueilleux mortel, combien de merveilles vivantes a créées le grand et saint Créateur, en les prodiguant avec abondance autour de toi, et reconnais de manière vivante en toi, combien près de toi se tient le Seigneur de la Vie ! »

 - Jugez donc encore une fois vous-mêmes, lequel de ces prodiges est le plus grand et le plus important en ce qui vous concerne! – Je suis d’avis qu’une mouche qui bourdonne à votre oreille, un grillon qui stridule, un passereau qui gazouille et une modeste violette de printemps, chantent à un coeur qui comprend l’amour, un cantique non moins sublime et grandiose à Ma louange, que Salomon dans toute sa sagesse et sa magnificence royale!

 La sagesse de Salomon représente bien sûr un degré élevé pour ceux qui se trouvent eux-mêmes dans la même sagesse; mais dans le cantique de la vivante et pourtant si silencieuse nature, il y a plus de sublimité et même beaucoup plus de profondeur sans limite, que dans toute la sagesse du fils de David!

Et ainsi la mouche dans son vol rapide vous révèle merveilleusement quelle est la sainte Puissance qui engendre les vibrations de ses ailes légères, et qui grâce à elles portent le petit animal merveilleux, en le faisant errer gaiement dans toutes les directions possibles, de-ci de-là, vers le haut ou vers le bas, et vous répéter toujours:  » Si déjà en moi, petit animal minuscule et méprisé, le Très Saint Père se plaît à oeuvrer de manière si infiniment prodigieuse, que ne fera-t-il donc pas pour vous, Ses Enfants? »

Ceci n’est-il pas une sagesse plus grande que toute sagesse, et un prodige des prodiges?

 Mais c’est seulement avec la dernière communication de cette révélation que vous sera dévoilé pleinement le miracle: pour aujourd’hui, nous avons du bien et du vrai en suffisance!

 

Extrait de : Une démonstration naturelle pour éclairer l’éternelle vérité :  »Dieu est Amour » Reçu par la Grâce du Seigneur par Jacob Lorber  1942

Publié dans MOUCHE | Pas de Commentaires »

1...1213141516...20
 

Жихен - Tendresse Éternelle |
binsle120 |
Univers sans lisse |
Unblog.fr | Créer un blog | Annuaire | Signaler un abus | Les maux avec des mots
| Iz avance
| mbuello