Résultats de votre recherche

Taureau animal Totem : la Richesse, les Bienfaits, la Prospérité

Posté par othoharmonie le 4 juin 2017

 

 

Le Taureau, dont se dégage une idée de puissance et de fougue irrésistibles, évoque le mâle impétueux et le Minotaure, gardien du labyrinthe. Le Taureau a représenté le dieu El sous forme d’une statuette de bronze destinée à être fixée au sommet d’un bâton ou d’une hampe, en tant que symbole de la force créatrice. Chez les Grecs, les Taureau indomptés symbolisaient le déchaînement sans frein de la violence. Ils sont consacrés à Poséidon et à Dionysos. Pour séduire Europe, Zeus prend la forme d’un Taureau d’une blancheur éclatante. Dans les religions indo-méditerranéennes, le bovin, de façon générale, représente les dieux célestes, à cause de l’infatigable et anarchique fécondité d’Ouranos, qui est aussi la sienne. Les hymnes védiques célèbrent la Vache au sens symbolique général de bovin. Indra, force chaleureuse et fertilisante, est assimilé à un Taureau, symbole de l’esprit mâle et combatif.

taureau

Le Taureau Blanc est aussi l’emblème de Civa. Il figure l’énergie sexuelle. Le Taureau de Civa, Nandî, symbolise la justice et la force, ainsi que l’ordre cosmique. Vrishabha, Taureau védique, est le support du monde manifesté, qui met en mouvement la roue cosmique. Dans le temple de Salomon, douze Taureaux portent la Mer de bronze destinée à contenir l’eau lustrale. Le Taureau est l’incarnation des forces chthoniennes.

Pour beaucoup de peuples turco-tatars, il supporte le poids de la Terre sur son dos ou sur ses cornes. Dès 2400 avant JC, le Taureau et la foudre ont été les symboles conjugués des divinités atmosphériques, le beuglement du Taureau ayant été assimilé à l’ouragan et au tonnerre. Les divinités lunaires méditerranéo-orientales étaient représentées sous la forme d’un Taureau, investies des attributs taurins. Le dieu de la Lune d’Ur était dit puissant, jeune Taureau du Ciel, ou encore jeune Taureau aux Cornes Robustes. En Égypte, la divinité de la Lune était le Taureau des Étoiles. Osiris, qui est un dieu lunaire, a été représenté par un Taureau. Sin, le dieu lunaire mésopotamien, avait l’apparence d’un Taureau. Le Taureau est en général un animal lunaire, mis en relation avec la nuit. Il est néanmoins attribué à Mithra, divinité solaire.

Il symbolise alors le dieu mort et ressuscité, en gardant l’aspect lunaire de la mort. La première lettre de l’alphabet hébreu, aleph, signifie Taureau, symbole de la lune à sa première semaine. Dans presque toute l’Asie, on associe le Taureau Noir à la mort. Le Taureau est un animal primordial. Le Bœuf, antithèse symbolique du Taureau, est associé aux cultes agraires.

Pour Paul Diel, les Taureaux symbolisent, avec leur force brutale, la domination perverse. Leur souffle est la flamme dévastatrice. Taureau relie à la Richesse, aux Bienfaits. Il représente la fertilité, la puissance, l’abondance et la prospérité, et aide à persévérer pour atteindre notre but si les circonstances s’acharnent contre nous. Il nous donne l’énergie nécessaire pour surmonter physiquement ou moralement les problèmes qui s’accumulent.

Publié dans VACHE - BOEUF.... | Pas de Commentaires »

Coquillages, l’or des mers

Posté par othoharmonie le 15 avril 2017

 

Les coquillages servent encore de monnaie dans plusieurs régions du monde. Au-delà de leur valeur d’échange, ils ont surtout une signification symbolique et sociale.

Un jour, sur une plage, des hommes ont ramassé des coquillages. Sans doute les ont-ils trouvés beaux. Ils se sont mis à les échanger contre des marchandises. Avec l’évolution des sociétés néolithiques, passant du troc aux transactions monétaires, ils ont choisi des coquillages et en ont fait une monnaie. Pourquoi ? Probablement parce qu’il s’agissait d’un matériau aisément transportable, suffisamment rare pour avoir de la valeur dès lors qu’il était utilisé loin des rivages, plus facile à conserver et à échanger que d’autres objets naturels ou fabriqués.

COQUILLAGE

La monnaie telle que nous la connaissons, faite de pièces de métal, a vraisemblablement été inventée au VIIe siècle avant notre ère par des Grecs d’Asie mineure. Mais les échanges de valeurs ont commencé des siècles auparavant, sous forme de monnaies dites aujourd’hui primitives. Par exemple, le sel a longtemps constitué un étalon de valeur et un moyen de paiement de l’Europe à la Chine, en passant par l’Afrique. Les coquillages constituaient un autre moyen de paiement répandu. Cependant, ainsi que l’ont révélé des anthropologues tels Marcel Mauss, Maurice Godelier et, plus récemment, Francis Dupuy, les monnaies coquillages, plus que d’autres monnaies primitives, ont une spécificité : leur acquisition et leur usage sont codifiés par l’organisation de la société ; elles sont souvent utilisées pour des rituels et pour renforcer les relations sociales, à l’occasion d’un mariage par exemple, pour dédommager une victime ou élever le rang social de ceux qui les possèdent. Ainsi, leur fonction symbolique l’emporte souvent sur leur valeur monétaire, qui tient à leur rareté et à la difficulté de tailler le coquillage pour obtenir l’objet recherché. Avant d’examiner cette fonction symbolique, revenons sur l’étonnante diversité des monnaies coquillages et de leurs usages de par le monde. On les rencontre aussi bien en Afrique qu’en Amérique ou en Océanie.

La pêche des porcelaines

Le cas le plus connu est celui de deux espèces de porcelaine, les cauris, utilisées en Chine il y a plus de 4 000 ans : la porcelaine monnaie (Cypraea moneta) et la porcelaine anneau d’or (Cypraea annulus). Les cauris (voir la figure 2) servaient encore de monnaie, dans l’Empire du Milieu, à l’époque de Marco Polo, au début du XIVe siècle. Initialement, il s’agissait de coquillages bruts. Puis, pour éviter de les faire venir de régions trop éloignées, les Chinois en firent des imitations de plus en plus simplifiées, en utilisant de l’os, du métal, de la terre cuite ou de l’ivoire. De cette époque, il reste en Chine l’idéogramme du mot « acheter », qui s’inspire de l’apparence du cauri.

Les cauris circulaient aussi en Inde, au Cambodge, en Thaïlande et en Birmanie il y a 2 000 ans. Au Bengale, ils ont perduré jusqu’au XXe siècle. Pendant longtemps, les cauris qui inondaient le monde étaient pêchés aux Maldives et dans l’archipel de Laccadive, au Sud-Ouest de l’Inde. Leur nom est d’ailleurs issu du terme hindou kauri.

En Afrique de l’Ouest et dans une partie de l’Afrique centrale, les populations utilisaient également les cauris. Des marchands arabes les transportaient par bateau (s’en servant de lest) jusqu’en Afrique du Nord. Puis des caravanes, traversant le Sahara, prenaient le relais. Jusqu’à la fin du XIXe siècle, les cauris furent la monnaie coquillage la plus courante du Sénégal à l’Ouganda et du Sahel au golfe de Guinée. Seuls le Nord et le Sud de l’Afrique ignoraient leur usage. Des monnaies secondaires étaient aussi échangées. Par exemple, les Bantu du royaume du Congo utilisaient comme monnaie une petite olive(Olivancillaria nana), sous le nom de Nzimbu. La tribu Batatela taillait de petits disques, les Musanga, dans des coquilles de grands escargots..

Publié dans COQUILLAGES | Pas de Commentaires »

LE PEUPLE DES CERFS

Posté par othoharmonie le 21 janvier 2017

 

Les ossements fossilisés des trois individus découverts en 1989 dans la grotte du Cerf rouge, en Chine, appartiennent-ils à une espèce humaine jusque-là inconnue ? C’est ce que laissent penser les conclusions d’une étude menée par une équipe internationale de paléoanthropologues et publiée mercredi 14 mars dans la revue scientifique américaine PloS One. Les restes datés de l’âge de pierre et dotés de caractéristiques anatomiques humaines très variées apportent un éclairage rare sur une étape de l’évolution humaine et le début du peuplement de l’Asie.

D’après les chercheurs, ces hommes auraient vécu entre 14 500 à 11 500 ans avant notre ère. Le groupe est donc contemporain des hommes modernes du tout début de l’agriculture en Chine, l’une des plus anciennes du monde. Les paléoanthropologues, dirigés par les professeurs Darren Curnoe, de l’université de Nouvelle-Galles du Sud en Australie, et Ji Xueping, de l’Institut d’archéologie du Yunnan en Chine, se montrent cependant très prudents quant à la classification de ces fossiles, en raison de la mosaïque rare des traits anatomiques qu’ils révèlent.

cerfs

LE « PEUPLE DU CERF ROUGE » ÉTUDIÉ DEPUIS 2008

« Ces nouveaux fossiles pourraient bien être ceux d’espèces inconnues jusqu’alors, ayant survécu jusqu’à la fin de l’âge glaciaire, il y a environ 11 000 ans, relève le professeur Curnoe. Ils pourraient bien aussi descendre de peuplades d’humains modernes inconnues auparavant qui auraient émigré d’Afrique beaucoup plus tôt et qui n’auraient pas contribué génétiquement aux populations actuelles. »

Les restes fossilisés ont été mis au jour par des archéologues dans la grotte de Maludong – grotte du Cerf rouge en Chinois –, située près de Mengzi, dans la province du Yunnan. Ils ont commencé à être étudiés en 2008 par une équipe de six chercheurs chinois et de cinq australiens.

Bien que l’Asie compte aujourd’hui plus de la moitié de la population du globe, les paléoanthropologues savent peu de choses de la manière dont les humains modernes y ont évolué après que leurs ancêtres se furent installés en Eurasie il y a 70 000 ans. « La découverte de ces nouveaux humains baptisés ‘peuple du cerf rouge’  – qu’ils chassaient pour se nourrir – ouvre le prochain chapitre dans l’histoire de notre évolution, celui de l’Asie, et cette histoire n’en est qu’à ses débuts », juge le professeur Curnoe.

En savoir plus sur http://www.lemonde.fr/planete/article/2012/03/14/des-fossiles-revelent-l-existence-d-une-espece-humaine-jusque-la-inconnue_1669122_3244.html#8KfupWG7xOlYeaxZ.99

 

Publié dans CERF-CHEVREUIL-RENNE | Pas de Commentaires »

Milieu naturel du cerf

Posté par othoharmonie le 2 janvier 2017

 

Le cerf élaphe vit surtout dans l’hémisphère Nord, à l’exception des régions polaires et des déserts. Dans l’hémisphère Sud, il a été introduit en Argentine, au Chili et en Nouvelle-Zélande, mais ne l’a jamais été en Australie. En Afrique, le cerf ne se rencontre qu’en Algérie et en Tunisie. Aux États-Unis, il vit en Californie et sur la côte est. Les populations de Corse, d’Afrique, de Suède, du Turkestan, du Cachemire, du Xinjiang et du Népal sont rares ou menacées. Son cousin, le wapiti, présent dans l’est de l’Amérique du Nord, se retrouve, avec de légères variantes, dans les régions centrales et orientales d’Asie.

Le cerf

De nombreux groupes occupent encore des milieux proches de celui d’origine de l’espèce : landes à bruyère d’Écosse, garrigues espagnoles, prairie nord-américaine, pampa argentine ou pelouses d’altitude d’Asie. Mais, dans les régions centrales de son aire de répartition, le cerf peuple de grands massifs forestiers ou des marais, comme en Inde. Il faut à ce grand mammifère de vastes forêts de 1 000 à 2 000 ha au moins, peu découpées par des voies de pénétration. Il habite aussi bien les massifs résineux, comme dans les Rocheuses, que les forêts de feuillus. Ces dernières, plus variées et plus fournies, sont toutefois plus favorables à son développement. Le cerf est ainsi un indicateur de la bonne santé et de la diversité d’une forêt, capable de lui offrir nourriture et tranquillité. En France, il vit en plaine et en montagne, et se multiplie dans certaines forêts méditerranéennes, qu’il peut contribuer à débroussailler. Ses crottes sombres en forme d’obus, ou fumées, déposées en groupe, et les pousses ou rameaux grignotés le signalent.

La superficie qu’il occupe varie selon les saisons, en fonction de l’état de la végétation, de la richesse du milieu, ainsi que des activités humaines. Resserré l’été, son domaine s’étend pendant la mauvaise saison, les animaux se déplaçant d’un secteur à l’autre de leur domaine vital. En montagne, notamment dans les Alpes, les cerfs occupent parfois les pelouses d’altitude situées au-dessus de la limite supérieure des arbres, à plus de 2 000 m. L’enneigement les chasse dans le fond des vallées et sur les versants bien ensoleillés où ils établissent leur domaine vital d’hiver, distant parfois de plusieurs dizaines de kilomètres du domaine estival, obligeant les hardes à de véritables migrations.

Des points d’eau réguliers conditionnent son existence dans les milieux chauds et secs d’Espagne, de Tunisie ou d’Asie.

Cohabitation entre ongulés

La plupart du temps, le cerf partage son habitat avec d’autres ongulés sauvages, le chevreuil et le sanglier notamment. En temps normal, le mode d’utilisation de l’espace et les préférences alimentaires des cerfs et des chevreuils limitent le risque de concurrence. Toutefois, lorsque le cerf est très abondant, il peut nuire au chevreuil. Le sanglier, omnivore, est moins affecté, bien que le cerf le domine lorsque l’un et l’autre se nourrissent aux mêmes endroits. En montagne, la concurrence alimentaire avec le chamois et le mouflon est faible et se manifeste plutôt l’hiver, quand tous partagent les mêmes zones d’hivernage.

cerf christique

Peu de prédateurs

Seuls les plus grands carnivores sont de taille à chasser une proie aussi imposante que le cerf. Depuis toujours, son principal prédateur sauvage est le loup, qui chasse à la course, en meute, surtout les sujets jeunes, âgés ou affaiblis, plus faciles à capturer. En Europe, le lynx chasse à l’affût les biches et surtout les faons, et l’ours chasse le cerf à la rencontre ; mais son prélèvement reste modeste. En Asie, le tigre peut être un prédateur occasionnel. En Amérique du Sud, le cerf est la proie du puma.

Les très jeunes faons sont parfois aussi victimes du renard, du chien errant, du sanglier, voire de l’aigle, en montagne. Là où les grands prédateurs ont été éliminés ou fortement limités par l’homme, la chasse peut réguler les populations de cerfs.

La principale défense du cerf consiste à fuir le danger, mais, lorsqu’il est acculé, le mâle fait usage de ses bois, qui peuvent se révéler des armes redoutables. L’andouiller le plus bas, appelé andouiller d’œil, ou de massacre, est suffisamment aigu pour asséner des blessures mortelles à l’assaillant.

Les cerfs, comme tous les ongulés sauvages, sont les hôtes de nombreux parasites, poux et tiques notamment, mais les maladies proprement dites sont rares et les épidémies exceptionnelles. Ces dernières touchent surtout des animaux en surdensité, la maladie se transmettant alors beaucoup plus facilement d’un animal aux autres. 

Publié dans CERF-CHEVREUIL-RENNE | Pas de Commentaires »

Le commerce de Crocodiles

Posté par othoharmonie le 26 décembre 2016

 

 

Une espèce ayant survécu à de nombreux cataclysmes naturels… Une espèce  présente sur notre planète depuis 200 millions d’années… Une espèce à la résistance avérée, reconnue comme un des plus puissants prédateurs.

Au total, ce sont 23 espèces de crocodiles et alligators (85% de la totalité des espèces connues) qui ont été surexploitées par la filière mondiale du cuir, et sont désormais inscrites, à des degrés divers de risque de disparition, sur les annexes I et II de la CITES.

​A l’origine de cette aggravation : une exportation massive des peaux des crocodiles et alligators d’Afrique, d’Asie et d’Australie pour le marché des articles de luxe (valises, chaussures, sacs à main et ceintures), en particulier au Japon, en Italie et en France.

croco

Le caïman sud-américain était si abondant au début des années 1950 que des millions d’animaux ont été tués pour l’exportation en Europe et les États-Unis. Cette époque a marqué un tournant dans la pérennité des espèces sauvages…

Dans les années 1950 et au début des années 1960, l’exportation massive annuelle – entre 6 et 8 millions de peaux – de peaux d’Alligator américain (l’Alligator missippiensis) a abouti à la quasi extinction de l’espèce.

Quand le cuir fait couler les larmes des crocodiles…

 

A la même période, plus de 10 millions de peaux de Caïman Noir (Melanosuchus niger) étaient exportées par le Brésil chaque année : à la fin des années 60, celui-ci interdit l’exportation, mais il est trop tard, et le caïman, un membre de la famille Alligatoridae, a été inscrit sur l’Annexe I de la CITES en 1975, avec la plupart des autres grands crocodiles, membres de la famille Crocodylidae.​

En avril 1994, l’espèce Crocodylus niloticus , le crocodile du Nil, est passée du statut d’espèce en danger (Annexe II) à celui d’espèce menacée (Annexe I) dans la classification de la CITES.

De plus, si cette classification interdit officiellement aux pays signataires de la CITES le commerce des animaux listés, une grande partie de ce commerce est entré dans la clandestinité, et le braconnage s’est intensifié partout dans le monde, notamment en Colombie, au Venezuela et au Brésil. 

Ainsi l’espèce Caïman latirostris, espèce en danger : pour la seule année 80, une société allemande a importé, grâce à des documents falsifiés, environ 200 000 peaux de caïmans en provenance du Paraguay.En 1986, les Etats-Unis à eux seuls ont importé plus de 65 000 peaux d’une autre espèce protégée, le caïman à lunettes, et plus de 530 000 produits manufacturés, toujours en provenance du Paraguay.

La liste des dommages irréversibles sur l’environnement causés par le commerce du cuir est longue…Les participants au business du cuir ont perpétré un véritable massacre des populations de crocodiles et d’alligators sauvages…Les chiffres du rapport publié en 2010 par l’organisme des Nations Unies UNEP World Conservation Monitoring Centre (UNEP-WCMC) sur le commerce mondial des peaux de crocodile entre 2006 et 2008 en témoignent…

Ressources utilisées :​

Publié dans CROCODILE-ALLIGATOR | Pas de Commentaires »

Faut-il euthanasier?

Posté par othoharmonie le 22 octobre 2016

 

Zoom était un cheval magnifique de cinq ans, un hongre alezan en bonne santé, d’une jeunesse enviée et entouré de gens attentionnés. Il adorait la vie et se réjouissait d’un rien, jusqu’à ce terrible jour d’hiver où tout sembla s’effondrer d’un coup. C’est Becky, la personne qui se chargeait de le ramener le soir, après une journée passée dans les prés, qui s’en aperçut la première. En effet, alors qu’habituellement le cheval attendait patiemment près de la sortie qu’on vienne le chercher, il était resté planté au milieu du pré avec un drôle de regard. L’animal désorienté et terrifié qui fut ramené à l’écurie ce soir là était soudainement devenu aveugle.

hongre alezan

Le vétérinaire appelé à l’aide aussitôt effectua plusieurs tests mais ne put découvrir l’origine de cette brusque cécité. Et comme la terreur du cheval allait en s’amplifiant, qu’il devenait un danger pour lui-même et pour son entourage, une question s’imposa tout à coup : « Faut-il euthanasier Zoom ? ».

Le médecin considérait que c’était la meilleure chose à faire. Mais le propriétaire de la ferme et Becky souhaitèrent avoir d’abord l’avis du cheval. Patty Summers, une spécialiste en communication animale, fut donc appelée à la rescousse.

Elle expliqua calmement la situation à l’animal. Le cheval était anéanti. Alors Patty lui confirma que les gens de son entourage l’aimaient vraiment beaucoup, mais qu’ils craignaient le pire si Zoom continuait à se comporter de manière incontrôlée.

Elle obtint toutefois qu’on lui accorde un peu de répit pour décider de son sort. Au bout d’environ une semaine, Patty était en train de se promener avec ses chiens, lorsque Zoom fit irruption dans son esprit. Il voulait lui faire part de ses réflexions et surtout du fait qu’il acceptait sa nouvelle condition.

Aller moins vite pour éviter de heurter qui ou quoi que ce soit, découvrir son nouveau mode de vie serait son nouveau défi, et, si possible un exemple pour d’autres. Patty Summers transmit aussitôt la bonne nouvelle au propriétaire et à Becky : Zoom acceptait de continuer à vivre et de modifier son comportement en conséquence. La décision se vérifia presque aussitôt.

On aménagea donc spécialement un paddock pour Zoom. Et bientôt il accepta même d’avoir de la compagnie. Tequila, un cheval affable, avait accepté de lui venir en aide. 

 

Ce très beau récit est extrait de l’ouvrage de Patty Summers « Talking with the animals » (Ed. Hampton Roads Publishing Company, Inc. Charlottesville, VA, USA. 1998. pp. 79-84)

Publié dans CHEVAL, XXX - ARTICLES DE PRESSE | Pas de Commentaires »

Rat et souris dans la culture

Posté par othoharmonie le 8 septembre 2016

Dans l’Antiquité grecque et romaine, souris et rat ne se distinguent pas vraiment dans le langage et de ce fait ils ne se distinguent pas non plus dans les croyances de l’époque. La souris est connue dans toute l’Antiquité alors que le rat aurait été introduit plus tardivement dans l’Antiquité greco-romaine. Ce rongeur est un symbole de la vie souterraine, il est tenu pour maléfique et nuisible, c’est un animal glouton et prolifique. Il dévaste les réserves alimentaires et les champs et il propage des épidémies. Strabon affirme que le rat a répandu la peste en Ibérie. Néanmoins, quelques valeurs positives sont également associées au rat et à la souris en Occident dans l’Antiquité. Pline l’Ancien dit, par exemple, que l’on ne doit pas négliger les rats puisqu’ils peuvent être porteurs de présages et ainsi rendre service.

rats et souris

Apollon était perçu comme un dieu agraire en tant que « dieu-rat ». Apollon Sminthéen (peut-être du crétois « sminthos » : chasseur de souris) sait propager les maux, comme la peste, mais il sait aussi les guérir. Il est alors lié à la médecine et à l’art divinatoire. Des souris blanches étaient élevées dans son temple.

Au cours de l’histoire, ces rongeurs sont fréquemment confondus et partagent bien souvent un même aspect culturel. Depuis la Préhistoire, les « rats » et les « souris » (au sens large) ont toujours accompagné l’Homme. De ce fait, ce sont des animaux qui occupent une très forte symbolique et qui sont fortement présents dans les domaines folkloriques et artistiques. Dans certaines de ses fables, Jean de La Fontaine emploie aussi bien le terme de rat que celui de souris pour désigner le même animal. Impossible alors de savoir auquel des deux rongeurs le poète fait référence. De même, si la Batrachomyomachia attribuée à Homère est traduite par « La Bataille des grenouilles et des rats » elle est traduite dans d’autres langues par « La Bataille des grenouilles et des souris » comme c’est le cas par exemple en anglais (« The Battle of Frogs and Mice ») ou encore en espagnol (« La Batalla de las ranas y ratones »). Dans les fables d’Ésope, le problème est le même. On retrouve également cette assimilation en Asie. Ainsi Mûshika, la monture du dieu Ganesh peut être un rat comme elle peut être une souris et dans l’astrologie chinoise, le premier signe du zodiaque est le rat mais il est parfois désigné sous le nom de souris. La langue chinoise ne faisant pas, dans le langage courant, la distinction entre le rat et la souris.

Les rats ou les souris sont présents dans la littérature antique. On les voit ainsi apparaître dans la Batrachomyomachia, épopée parodiant l’Iliade. Cette épopée comique est généralement attribuée à Homère et pourrait ainsi dater de la fin du viiie siècle av. J.-C.. Elle prend comme protagonistes des grenouilles et des rats. Selon les anglophones, germanophones et hispanophones, il ne s’agit pas de rats mais de souris. Ce récit raconte la bataille entre les grenouilles et les rats (ou souris) à la suite de la noyade de Psicharpax, le rongeur, alors qu’il était sur le dos de Physignathe, le batracien. Ils apparaissent également dans de nombreuses fables de l’écrivain grec Ésope aux viie et vie siècles av. J.-C.. Les fables d’Ésope ont notamment inspiré les fables de La Fontaine et c’est à Ésope que l’on attribue la paternité du genre littéraire de la fable. Parmi ces fables, on peut citer, si l’on s’en tient aux titres donnés par Jean de La Fontaine, La Grenouille et le RatLe Rat de ville et le Rat des champs,Le Lion et le RatConseil tenu par les ratsLe Combat des Rats et des Belettes. Il y a également d’autres fables que l’on ne retrouve pas chez Jean de La Fontaine et qui concernent rat et souris comme Le Taureau et le RatLe Serpent, la Belette et les Rats et Le Lion qui a peur d’une souris et le Renard.

Publié dans RAT et SOURIS | Pas de Commentaires »

Les mythes autour des chauves-souris tropicales

Posté par othoharmonie le 25 août 2016

 

Les chauves-souris se rencontrent partout sauf dans les zones polaires, mais c’est dans les régions tropicales du Nouveau Monde qu’elles sont le plus nombreuses et le plus diversifiées : environ 260 espèces sur les quelque 950 décrites, soit plus du quart des chiroptères. Ainsi, 3 kilomètres carrés de forêt guyanaise hébergent plus de 50 espèces de chauves-souris différentes, alors que 100 kilomètres carrés de forêt équatoriale au Gabon en abritent 35. Cet écart est moins important entre l’Asie et l’Amérique : pour des surfaces similaires, la péninsule de Malacca d’une part, le Costa Rica et Panamá d’autre part possèdent respectivement environ 90 et 110 espèces de chiroptères.

Par ailleurs, dans les forêts tropicales américaines, le nombre d’espèces de chauves-souris équivaut à peu près à celui des autres espèces de mammifères.

Chauve souris

Les chiroptères d’Amérique tropicale se répartissent en 9 familles et 81 genres. Six de ces familles sont endémiques de ce continent : les noctilionidés (2 espèces), les mormoopidés (8 espèces), les phyllostomidés (qui, avec environ 143 espèces, réunissent plus de la moitié des espèces chiroptères du Nouveau Monde), les natalidés (5 espèces), les furiptéridés (2 espèces) et les thyroptéridés (2 espèces) ; les trois autres familles – les emballonuridés, les molossidés et les vespertilionidés – sont également représentées dans l’Ancien Monde.

Certaines espèces, comme les vampires, ont un régime très spécialisé ; d’autres, au contraire, sont omnivores et se nourrissent en partie de végétaux et en partie d’animaux, des invertébrés surtout. Selon leur alimentation, on distingue 6 grandes catégories de chauves-souris : les hématophages ; les insectivores – qui sont les plus nombreuses – ; les frugivores, les nectarivores, les piscivores et les carnivores.

Un peu plus de la moitié des chauves-souris d’Amérique tropicale se nourrissent d’insectes, soit la totalité des espèces des familles des emballonuridés, des mormoopidés, des natalidés, des furiptéridés, des thyroptéridés, des vespertilionidés et des molossidés ; 20 % des phyllostomidés ; un seul noctilionidé, le petit noctilion, Noctilio albiventris.

Les insectes sont généralement capturés en vol, parfois aussi lorsqu’ils sont posés au sol ou dans la végétation.

Bien que le mot vampire soit originaire d’Europe centrale (étymologiquement, il pourrait venir d’un mot turc [uber] signifiant « sorcière »), c’est dans les régions les plus chaudes d’Amérique centrale et d’Amérique du Sud que l’on trouve les vrais vampires. Un certain nombre d’invertébrés, comme les sangsues, les tiques et de nombreux insectes (punaises, puces, moustiques), se nourrissent de sang, mais, chez les vertébrés, les vampires sont les seuls à avoir adopté ce régime alimentaire. Il est d’ailleurs assez paradoxal que ces chauves-souris hématophages soient apparues et aient évolué uniquement en Amérique, continent qui, avant l’introduction du bétail par les Européens, était relativement pauvre en grands mammifères. D’autres parties du monde, comme l’Afrique, avec ses grands troupeaux d’herbivores, semblaient, a priori, plus favorables. Sur ce point, le mystère demeure.

Des trois espèces existant actuellement, le vampire commun, Desmodus rotundus, est celle qui a l’aire de répartition la plus étendue. Présent du Mexique à l’Argentine et au Chili, il évite pourtant la région des hauts plateaux mexicains ainsi qu’une bonne partie de la cordillère des Andes. Toutefois, on le trouve à plus de 1 000 m d’altitude (2 300 m au Mexique, 2 600 m en Colombie et même 3 800 m au Pérou). Les vampires se rencontrent dans les deux hémisphères, dans les régions où la température hivernale minimale est au moins égale à 10 °C.

Vol de chauve souris

Vrais et faux vampires

L’histoire de la nomenclature des vampires est significative. Elle montre combien la légende et la réalité ont souvent été confondues.

Bien que les vampires aient été connus dès la conquête du Mexique par Hernán Cortés, il faut attendre 1760 pour que Buffon baptise « vampire » une grosse chauve-souris d’Amérique du Sud, dont il décrit les mœurs hématophages en se fondant sur des témoignages de voyageurs à leur retour du Nouveau Monde. À la même époque, Carl von Linné la décrit sous le nom de Vespertilio spectrum. Il s’agit, en fait, de l’actuel Vampyrum spectrum, le faux vampire, qui, s’il est carnivore, n’est pas un buveur de sang. Nul doute que les termes choisis par ces naturalistes pour dénommer cet animal ont été inspirés par sa grande taille et son aspect peu engageant.

À partir de cette époque et pendant tout le xixe siècle, les zoologistes des muséums européens ont tendance à appeler « vampires » toute une série d’espèces de chauves-souris en général de grande taille, souvent des phyllostomidés, c’est-à-dire possédant l’étrange feuille nasale attribut de cette famille. De là à leur attribuer des mœurs de vampires, il n’y avait qu’un pas. C’est ainsi que sont apparus à cette période des VampyrusVampyrops et autres Vampyressa, qui n’ont en fait rien du vampire. On a même baptisé « vampires » de grandes chauves-souris mangeuses de fruits de l’Ancien Monde : la plus grande chauve-souris du monde, la roussette de Malaisie, une chauve-souris frugivore de 1,70 m, a ainsi été décrite en 1792 sous le nom de Pteropus vampyrus.

En revanche, le vrai vampire reçoit, en 1810, le nom anodin de « phyllostome [à bouche en forme de feuille] arrondi » (Phyllostoma rotundus) ! En 1822, le Français Desmarest découvre que cette petite chauve-souris se nourrit de sang et peut s’attaquer à l’homme. C’est Oldfield Thomas qui, en 1901, lui donne son nom définitif de Desmodus rotundus.

Le vampire sorti des tombeaux

Nombreux sont les mythes et légendes évoquant des créatures suceuses de sang. En Orient, on peut citer, par exemple, les striges (oiseaux de nuit), et les goules qui dévorent les cadavres dans les cimetières. En Europe, le mot vampir, sans doute originaire des Balkans, fait son apparition au xviiie siècle (en Allemagne en 1732).

À l’origine, le vampire est censé être l’esprit d’un mort qui sort la nuit de sa tombe et prend des aspects variés : un animal (grenouille, araignée ou puce) chez les Roms vivant dans les pays slaves, ou un légume (citrouille, pastèque), ou un autre objet inanimé ailleurs, pour aller sucer le sang d’une personne endormie. Celle-ci deviendra vampire à son tour. On notera que, dans les croyances européennes, les chauves-souris ne sont pas associées au vampirisme. Seule la découverte, au xvie siècle, de l’existence d’une chauve-souris hématophage que les scientifiques vont appeler « vampire » va permettre – bien ultérieurement – cette association, qui, aujourd’hui, est bien ancrée dans les esprits.

Vampires et esprits malins

On pourrait s’attendre à une figuration du vampire dans toutes les mythologies, ainsi que dans les arts et l’artisanat des pays où l’espèce est prospère. Curieusement, on la rencontre au contraire plutôt rarement : ainsi il n’en existe aucune trace dans la culture aztèque. En revanche, les Mayas connaissaient bien cet animal : pour eux, la zotziha, ou maison des chauves-souris, est l’une des étapes qui conduit les mourants dans les entrailles de la terre. C’est la demeure du dieu-vampire, ou « chauve-souris de la mort » (camazotz), qui décapite ses victimes. Chez les Arawaks des Guyanes, plusieurs mythes évoquent des chauves-souris géantes qui dévorent ou sucent le sang des êtres humains.

Sur l’île de la Trinité, les morsures des vampires sur des hommes sont attribuées à un esprit malfaisant appelé « soucouyant ». C’est généralement une vieille femme, qui se dépouille la nuit de son apparence humaine et, pour se déplacer, se transforme en boule de feu. Elle pénètre dans les maisons par le trou de la serrure, ou à travers des fissures.

Les premières « victimes » européennes

Natalus_stramineusLes récits des premiers voyages européens et les mythes amérindiens en témoignent : l’homme a, de tout temps, été l’une des proies du vampire. Ainsi, au retour d’un périple dans les régions qui constituent l’actuel Costa Rica, le voyageur au long cours Benzoni écrivait en 1565 : « Il y a de nombreuses chauves-souris qui mordent les gens au cours de la nuit ; on les trouve le long de la côte jusqu’au golfe de Paria et dans d’autres régions, mais nulle part ailleurs elles ne provoquent autant de dommages que dans cette province ; je les ai rencontrées en plusieurs endroits, sur la côte et particulièrement à Nombre de Dios, où, alors que je dormais, elles m’ont mordu aux orteils si délicatement que je n’ai rien senti, mais, au matin, j’ai trouvé les draps (…) baignés de sang… »

Morsures sélectives

Chez l’homme, le vampire choisit de préférence les pieds, les mains et certains endroits de la tête, en particulier le bout de l’oreille. Ce sont en fait les surfaces les plus riches en vaisseaux capillaires. Les tonsures pratiquées par certains peuples Amérindiens, comme les Yanomami du haut Orénoque, sont apparemment une aubaine pour ces chauves-souris, qui les apprécient tout particulièrement.

Au Mexique, une enquête a établi que les chauves-souris vampires s’en prennent le plus souvent aux enfants des deux sexes et préfèrent les femmes aux adultes masculins. Cet ordre de préférence (jeunes, puis femelles et ensuite seulement mâles) vaut également pour d’autres proies, en particulier les bovins. En ce qui concerne ces derniers, le chercheur suisse Dennis Turner estime que la sélection est déterminée par l’épaisseur de la peau, faible chez le veau, moyenne chez la vache, maximale pour le taureau, ainsi que par le degré d’exposition : les veaux dorment plus longtemps et ils restent plus isolés les uns des autres que les adultes.

Sans qu’on sache très bien pourquoi, les vampires s’en prennent à certains individus plutôt qu’à d’autres : sur l’île de la Trinité, par exemple, un enfant de 14 ans a subi des morsures sur les membres, le dos et le visage pendant deux années consécutives, alors que son frère et sa mère, qui vivaient sous le même toit, n’ont jamais été importunés. Seul le cochon que cette famille possédait a lui aussi été mordu.

Pour l’homme, il est d’ailleurs facile de se protéger des morsures au cours du sommeil, puisqu’il suffit de dormir sous une moustiquaire. Il n’en va pas de même pour le bétail…

Un mythe cinématographique

Si la littérature vampirique apparaît au début du xixe siècle, c’est, à la fin du siècle, en 1897, l’écrivain Bram Stoker qui va donner au vampirisme son plus célèbre héros, Dracula (1897). C’est aussi lui qui, pour la première fois, associe la figure maléfique du vampire à la chauve-souris. Le nom de Dracula est quant à lui lié, étymologiquement, au dragon et au diable (le premier est d’ailleurs associé au second dans la symbolique chrétienne médiévale) : il a pour racine drac, qui signifie « diable » en roumain et qui dérive du latin draco, « dragon ».

C’est surtout avec le septième art que le thème du vampirisme va se développer. La plupart des films de vampires tirent leur origine du Dracula de Bram Stoker. Les deux premiers qui s’en inspirent ont été portés à l’écran respectivement en 1922 par F. W. Murnau (Nosferatu le vampire) et en 1931 par Tod Browning (Dracula), et annoncent la naissance de ce mythe contemporain. Dracula a, depuis, été adapté un nombre considérable de fois, et est devenu un mythe à part entière au sein de celui des vampires.

Le mythe de Dracula a fixé dans l’imaginaire l’association vampires/chauves-souris. Bouclant la boucle, en 1988, des paléontologues ont associé Dracula aux chauves-souris, en baptisant Desmodus draculae les restes fossiles d’une chauve-souris hématophage retrouvés au Venezuela dans des terrains du pléistocène.

 

Porteur de la rage

Pour se nourrir, une chauve-souris vampire prélève en moyenne 20 ml de sang par jour (soit un peu plus de 7 litres en une année). Sa salive contenant des substances anticoagulantes, la plaie peut continuer de saigner plusieurs heures après son départ. On a beaucoup spéculé autour des conséquences de ces morsures sur la santé et à la productivité du bétail. Une recherche faite sur des élevages de vaches, en Équateur, a montré que la production de lait n’était pas perturbée par ces pertes de sang occasionnelles. En fait, les prélèvements de sang effectués par les vampires sont minimes par rapport au volume total de sang du bétail, ou même de l’homme, ne provoquant pas de problème particulier.

En revanche, les vampires peuvent, en se nourrissant, transmettre un certain nombre de maladies aux conséquences beaucoup plus graves, en particulier la rage. Le virus infeste la victime par l’intermédiaire de la salive de la chauve-souris, puis s’attaque au système nerveux et entraîne des altérations du comportement, des paralysies et, presque toujours, la mort. Comme tous les mammifères (l’homme ne fait pas exception), les vampires sont eux-mêmes sensibles à ce virus, dont ils peuvent mourir. Pour des raisons encore mal connues, on assiste périodiquement à des épidémies migratrices qui entraînent une mortalité massive pour les bovins et animaux domestiques et, dans une moindre mesure, pour les chauves-souris.

Publié dans RAT et SOURIS | Pas de Commentaires »

RAT et SOURIS Astrologique

Posté par othoharmonie le 21 août 2016

 

En Extrême-Orient, le rat (ou la souris) fait partie de l’astrologie chinoise mais aussi dans l’astrologie tibétaine. Cette dernière possède quelques points communs avec l’astrologie chinoise. Dans le zodiaque chinois, il est le premier animal d’un cycle de douze animaux. Des légendes relatent comment les animaux furent choisis et comment fut déterminé leur ordre, mais les faits changent énormément d’un auteur ou d’un conteur à l’autre. Le plus souvent, la sélection se fait par le biais d’une course ou d’une sélection sous l’égide de l’Empereur de jade, chef des dieux, ou du Bouddha. Parfois c’est le porc qui arbitre, et les incidents se multiplient du fait de son incompétence. Deux anecdotes concernent le rat et en disent long sur son caractère dans la mythologie chinoise. Le rat aurait dupé le chat pour lui prendre sa place ou alors il ne l’aurait pas réveillé pour être sur d’arriver avant lui ou que le chat, de par sa grâce, ne vole du prestige au rat. Ensuite sachant qu’à cause de sa petite taille il ne pourrait arriver premier par la force, il se serait faufilé parmi les autres animaux pour arriver premier ou alors aurait été porté par le bœuf lors de la traversée de la rivière et en aurait profité pour lui piquer sa place et être ainsi le premier.

ASTRO SOURIS

Rat et souris sont donc associés à la mesquinerie mais surtout à la ruse et à l’intelligence. Ils sont également liés à l’argent, ce sont des animaux assidus, symbolisés par la prospérité. Apercevoir un gros rat ou une grosse souris est un présage de richesse.

En Chine, le rat (ou la souris) a également l’image de la loyauté et de la perspicacité ; il est doté du pouvoir de divination. Une légende ancienne raconte qu’un lettré travaillait seul dans sa grande demeure, quand un rat apparut et se livra à diverses pitreries. L’homme appela un domestique pour se débarrasser de l’intrus mais aucun ne répondit. Il se leva alors pour poursuivre le rongeur mais à peine quelques pas effectués, une poutre tomba à l’endroit où le lettré était anciennement assis. Le rat s’inclina et partit.

Au Japon, le rat (ou la souris) est considéré comme le messager de Daikokuten, divinité de la richesse, du commerce et des échanges. Le rongeur est également l’objet de contes, tel celui de Nezumi no Sumō, issu du folkore japonais.

Le rat a un esprit ouvert et réactif. Il bénéficie de bonnes conditions de vie et cela fait partie des buts de sa vie. Le rat a un faible pour les flatteries, et adore en distribuer aux autres pour gagner leur confiance. Il aime également se vanter quand l’occasion se présente. 

Malgré cette habitude, il peut nouer facilement le contact avec les autres, a beaucoup d’amis dont certains lui sont très fidèles. Il a un bon sens de la communication qui peut charmer facilement, laissant croire en sa bonté. En réalité, son intérêt personnel passe en priorité. 

Le rat est très serviable, sociable mais parfois à des desseins personnels. Il est toutefois très apprécié par ses amis. Il est très intelligent, doué pour le commerce et pour dénicher des bons plans.

 
Possédant un esprit curieux et ouvert, le rat apprend vite, il aime les challenges et ne recule pas facilement devant les difficultés. Cette qualité lui sert beaucoup dans les concours et les compétitions. 

Le rat est indépendant, il a beaucoup d’égo et respecte son entourage

En Asie, les personnes de signe rat sont réputées pour apporter chance et bonheur à leurs proches.

l est sincère dans ses relations amoureuses. 

Très câlin, attentionné, et tendre, il s’occupe bien de son/sa conjoint(e) et de ses enfants, un vrai chef de famille. Il vaut mieux ne pas le trahir car pour le rat, l’amour peut tourner vite en haine.

Il arrive au rat d’être parfois possessif et jaloux, mais sa vie de famille est épanouie.

D’un naturel batailleur, il ne quitte jamais la course. Les challenges font partie de son caractère.

Le rat n’aime pas le travail monotone, il aime tester et proposer des stratégies. Étant très fort en calcul et en commerce, ayant un bon sens de communication, il ferait également un bon chef d’entreprise.

Publié dans RAT et SOURIS | Pas de Commentaires »

Souris et Rats dans les contes

Posté par othoharmonie le 19 août 2016

 

En Europe, le rat et la souris sont donc présents dans les contes, puisque les frères Grimm ont notamment transcrits la légende du joueur de flûte de Hamelin au xixe siècle, que la baronne d’Aulnoy a écrit La Bonne Petite Souris au xviie siècle et que la « petite souris Pérez » apparaît dans différents contes hispaniques au xixe siècle. La souris est aussi présente dans La petite souris grise écrit la Comtesse de Ségur (1799 – 1874), où la fée « Détestable » a l’apparence d’une souris. Un autre conte des frères Grimm met en scène un de ces deux animaux, il s’agit de Chat et souris associés. Dans ce conte, un chat et une souris se sont mis en ménage et vivent dans un grenier. En prévision de l’hiver, ils font des provisions qu’ils cachent sous l’autel d’une église. Mais le chat, qui a faim, s’éclipse souvent pour aller manger seul les provisions. Quand l’hiver vient et qu’ils décident d’aller les chercher, elles ont disparu. La souris comprend alors, et le chat ne fait qu’une bouchée de cette dernière.

légende sourisRat et souris sont aussi très présents dans les fables. De nombreuses fables de Jean de La Fontaine parlent du rat et de la souris et leur prêtent des caractéristiques anthropomorphes. Il s’inspire beaucoup des fables d’Ésope. Parmi les fables de La Fontaine, on en compte pas moins de douze ayant le mot « rat » dans leur titre et cinq ont le mot « souris » ou « souriceau » dans leur titre. Le rat est représenté seize fois dans les fables, huit d’entre elles ne le distinguent pas de la souris. Le poète mélange rat et souris au fil des textes en confondant maintes fois rats et souris au gré des vers. Rats et souris jouent dans les fables de La Fontaine divers rôles et montrent différents traits de caractère. Il s’agît tantôt de la sagesse tantôt de l’inexpérience. Mais aussi de la vanité, de la fidélité, de la témérité et de l’oisiveté. Les douze fables de Jean de La Fontaine ayant dans le titre le mot « rat » sont, par ordre chronologique : Le Rat de ville et le Rat des champsLe Chat et un vieux RatLe Combat des Rats et des BelettesLa Grenouille et le RatConseil tenu par les ratsLe Lion et le RatLe Rat qui s’est retiré du mondeLe Rat et l’HuîtreLe Rat et l’ÉléphantLe Chat et le RatLes Deux Rats, le Renard, et l’Œuf et Le Corbeau, la Gazelle, la Tortue, et le Rat.

Les cinq fables ayant dans le titre le mot « souris » ou « souriceau » sont, par ordre chronologique : Le Cochet, le Chat, et le SouriceauLes Souris et le Chat-HuantLa Souris métamorphosée en filleLa Querelle des chiens et des chats, et celle des chats et des souris et Le Vieux Chat et la Jeune Souris.

La souris est également présente dans les comptines. La chanson enfantine la plus connue en France et parlant de la souris est, sans doute, Une souris verte. On peut également citer d’autres chansons enfantines comme j’ai trouvé dans mes cheveux ou encore un joli loir. En Angleterre, on retrouve la souris dans la célèbre comptine Hickory Dickory Dock, qui date de la seconde moitié du xviiie siècle.

En Asie, rat et souris sont parfois l’objet de cultes locaux, ils sont parfois considérés sacrés et sont très souvent liée aux divinités hindouistes et bouddhistes. En Chine, le rat (ou souris) est un signe d’astrologie chinoise, il est décrit comme étant ambitieux, charmeur, imaginatif et passionné. C’est l’un des signes favorables : celui de l’abondance. Car beaucoup de rats signifie beaucoup de récoltes (blé et riz principalement). Il est parfois également considéré comme un animal de l’âme, probablement à cause de son intelligence et de sa sociabilité. Ainsi, en Chine du Sud, le rat est censé avoir apporté le riz à l’homme. Au Japon, le rat est associé à la chance et en Inde, le rat ou la souris est la monture de Ganesh, dieu de la chance et de la sagesse. Ils y revêtent donc des aspects positifs et si comme en Europe le rat est lié à l’argent, en Europe il est associé à l’avarice alors qu’en Asie il est généralement symbole de prospérité. Le rat et la souris se rencontrent principalement dans les croyances populaire d’Inde et d’Extrême-Orient mais on les retrouve aussi dans d’autres coins de l’Asie et même sur d’autres continents tel l’Afrique, où ils ont diverses images. La souris est lié à la divination et aux présages dans certains lieux d’Afrique sub-saharienne comme ce fût parfois le cas dans l’Antiquité gréco-romaine et dans un conte perse, le rat est en quelque sorte associé à la vanité et à l’inexpérience comme dans quelques-unes des fables d’Ésope et de Jean de La Fontaine.

Publié dans RAT et SOURIS | Pas de Commentaires »

Les chauves-souris d’Amérique tropicale

Posté par othoharmonie le 16 août 2016

 

Les chauves-souris se rencontrent partout sauf dans les zones polaires, mais c’est dans les régions tropicales du Nouveau Monde qu’elles sont le plus nombreuses et le plus diversifiées : environ 260 espèces sur les quelque 950 décrites, soit plus du quart des chiroptères. Ainsi, 3 kilomètres carrés de forêt guyanaise hébergent plus de 50 espèces de chauves-souris différentes, alors que 100 kilomètres carrés de forêt équatoriale au Gabon en abritent 35. Cet écart est moins important entre l’Asie et l’Amérique : pour des surfaces similaires, la péninsule de Malacca d’une part, le Costa Rica et Panamá d’autre part possèdent respectivement environ 90 et 110 espèces de chiroptères.

Chauve souris

Par ailleurs, dans les forêts tropicales américaines, le nombre d’espèces de chauves-souris équivaut à peu près à celui des autres espèces de mammifères.

Les chiroptères d’Amérique tropicale se répartissent en 9 familles et 81 genres. Six de ces familles sont endémiques de ce continent : les noctilionidés (2 espèces), les mormoopidés (8 espèces), les phyllostomidés (qui, avec environ 143 espèces, réunissent plus de la moitié des espèces chiroptères du Nouveau Monde), les natalidés (5 espèces), les furiptéridés (2 espèces) et les thyroptéridés (2 espèces) ; les trois autres familles – les emballonuridés, les molossidés et les vespertilionidés – sont également représentées dans l’Ancien Monde.

Certaines espèces, comme les vampires, ont un régime très spécialisé ; d’autres, au contraire, sont omnivores et se nourrissent en partie de végétaux et en partie d’animaux, des invertébrés surtout. Selon leur alimentation, on distingue 6 grandes catégories de chauves-souris : les hématophages ; les insectivores – qui sont les plus nombreuses – ; les frugivores, les nectarivores, les piscivores et les carnivores.

Bien que le mot vampire soit originaire d’Europe centrale (étymologiquement, il pourrait venir d’un mot turc[uber] signifiant « sorcière »), c’est dans les régions les plus chaudes d’Amérique centrale et d’Amérique du Sud que l’on trouve les vrais vampires. Un certain nombre d’invertébrés, comme les sangsues, les tiques et de nombreux insectes (punaises, puces, moustiques), se nourrissent de sang, mais, chez les vertébrés, les vampires sont les seuls à avoir adopté ce régime alimentaire. Il est d’ailleurs assez paradoxal que ces chauves-souris hématophages soient apparues et aient évolué uniquement en Amérique, continent qui, avant l’introduction du bétail par les Européens, était relativement pauvre en grands mammifères. D’autres parties du monde, comme l’Afrique, avec ses grands troupeaux d’herbivores, semblaient, a priori, plus favorables. Sur ce point, le mystère demeure.

Des trois espèces existant actuellement, le vampire commun, Desmodus rotundus, est celle qui a l’aire de répartition la plus étendue. Présent du Mexique à l’Argentine et au Chili, il évite pourtant la région des hauts plateaux mexicains ainsi qu’une bonne partie de la cordillère des Andes. Toutefois, on le trouve à plus de 1 000 m d’altitude (2 300 m au Mexique, 2 600 m en Colombie et même 3 800 m au Pérou). Les vampires se rencontrent dans les deux hémisphères, dans les régions où la température hivernale minimale est au moins égale à 10 °C.

 

-       Les chauves-souris hématophages

-       Les chauves-souris insectivores

-       Les chauves-souris frugivores

-       Les chauves-souris nectarivores

-       Les chauves-souris piscivores

-       Les chauves-souris carnivores

 Les chauves-souris d'Amérique tropicale dans RAT et SOURIS la-chauve-souris-en-plein-vol

Un animal lié aux climats chauds

L’étude de la physiologie du vampire montre que cette chauve-souris est incapable d’hiberner. Par ailleurs, le sang étant un aliment peu énergétique, maintenir la température corporelle constamment élevée alors que la température ambiante est basse nécessiterait, de la part de l’animal, l’absorption d’une quantité de nourriture bien supérieure à ses capacités. Voilà pourquoi l’espèce est introuvable sous des climats tempérés.

Dans l’archipel des Antilles, elle n’est présente aujourd’hui que dans l’île de la Trinité, mais elle l’était autrefois à Cuba, comme en témoigne la découverte de fossiles dans deux grottes de cette île.

La capacité d’adaptation de l’espèce est étonnante : elle vit aussi bien en pleine forêt amazonienne que dans les forêts décidues (dont les feuilles des arbres tombent à la saison sèche) d’Amérique centrale, dans les forêts sèches à épineux, dans les savanes, les zones cultivées et même dans les déserts côtiers du Pérou et du Chili. Si le vampire est plutôt rare au sein des grands massifs forestiers de l’Amérique latine, c’est sans doute parce que les grands mammifères y sont peu nombreux.

Publié dans RAT et SOURIS | Pas de Commentaires »

Les souris blanches

Posté par othoharmonie le 16 août 2016

Longévité : 2 à 3 ans.

On ne trouve que très peu d’informations sur l’origine des souris, elles font partie des plus vieux mammifères au monde. On retrouve leur trace avant le XVIème siècle en Asie et au Proche Orient. Son statut d’animal de compagnie est maintenant rentré dans les mœurs.

La souris est un rongeur qui peut être facilement apprivoisé et devenir un animal domestique très sociable si elle est manipulée souvent et avec douceur. Pour cela il vous suffit de la prendre dans vos mains au moins une fois par jour, pour qu’elle s’habitue à votre odeur. Préférez le creux de la main, elle se sentira plus rassurée.

souris blanche

Elle  mord très rarement seulement si elle a peur.  Toutefois il est déconseillé de laisser les jeunes enfants la manipuler sans surveillance au risque de la blesser involontairement. Elles sont habituées à vivre en groupe donc, si c’est votre première souris prenez plutôt un duo sinon elle risque de s’ennuyer (deux mâles ou deux femelles de la même portée si possible).

Si vous avez déjà une souris à la maison et  si vous souhaitez en acquérir une nouvelle  il faudra simplement respecter quelques règles de base pour que tout se déroule correctement.

Tout d’abord il est impératif de mettre votre nouvelle souris en quarantaine environ deux semaines pour être sur qu’elle ne développe aucune maladie et ne contamine les souris déjà présentes dans votre cage.

Une fois la période de quarantaine terminée, placez les deux cages côte à côte pour qu’elles puissent faire connaissance.

Ensuite pour la rencontre, choisissez un terrain neutre et si cela se passe bien, vous pouvez introduire la nouvelle petite bête dans la cage.

Toutefois il est possible qu’il y ait quelques batailles au début, le temps qu’elles s’habituent  l’une à l’autre. Rien de très grave mais gardez toujours un œil dessus pour éviter les accidents.

La souris commune appelée aussi Souris de Laboratoire a été et continue à être beaucoup utilisée comme organisme modèle en biologie, par exemple en génétique, en embryologie, en oncologie, en pharmacologie ou en toxicologie.

La souris présente plusieurs avantages pour les laboratoires dont celui d’avoir un cycle de développement et de vie court, un élevage facile à faible coût, une faible taille et une grande prolificité.

Un autre intérêt est qu’elle est un mammifère dont le génome reste assez proche de celui de l’homme (99% de gènes homologues entre l’homme et la souris, c’est-à-dire de gènes proches mais pas forcément identique); ainsi la souris est-elle souvent utilisée en médecine et en toxicologie, en particulier pour l’établissement d’indicateurs, comme la DL50 (Dose létale médiane : indicateur quantitatif) de la toxicité d’une substance.qui est un indicateur de la toxicité aiguë.

L’abondance des études antérieurement faites sur la souris facilite le travail des chercheurs contemporains.

Publié dans RAT et SOURIS | Pas de Commentaires »

Les souris domestiques

Posté par othoharmonie le 7 août 2016

 

Les souris comptent parmi les plus vieux mammifères de la Terre, puisque leur présence y est attestée dès l’ère tertiaire, il y a donc 65 millions d’années. Des doutes planent sur leurs origines, mais les premiers élevages débutèrent sûrement en Chine et en Europe, à peu près mille ans avant notre ère. Élevées au rang d’idoles en Asie Mineure, les souris étaient déjà considérées comme des animaux de compagnie en Chine, mais – aussi cruel que cela puisse paraître – leur destin consistait à finir sur les tables des banquets !

Le vendeur conseille généralement une femelle à quiconque souhaite acheter une souris de compagnie : plus douce et moins agressive qu’un mâle, elle… sentira aussi moins fort ! Il convient alors de s’assurer qu’elle n’a pas séjourné dans une cage avec un mâle, sous peine de se retrouver, en l’espace de quelques semaines, avec non pas une mais plusieurs souris (une portée se compose en moyenne de six à huit souriceaux).

 House_mouse

Dans la nature, les souris vivent en petits groupes très bien organisés (ayant, par exemple, des lieux précis pour manger, jouer, dormir, etc.), où règne une parfaite harmonie. Dans la mesure du possible, mieux vaut donc toujours adopter au moins deux souris et les installer dans la même cage pour qu’elles se tiennent compagnie. Si vous n’avez pas l’intention d’entreprendre une reproduction, choisissez deux sujets du même sexe et, de préférence, deux femelles. Plus douces que les mâles, elles sentent meilleur et ne manqueront pas de s’entendre, en finissant par devenir d’excellentes amies.

L’idéal consiste à adopter une souris domestique âgée d’environ 1 mois, qui aura ainsi acquis toute son autonomie. Les animaux trop jeunes, qui se nourrissent encore du lait maternel, risquent en effet d’avoir du mal à manger tout seuls. Les souris plus « adultes », qui ont grandi dans une animalerie et n’ont pas l’habitude de se laisser manipuler, pourraient s’adapter moins aisément à la vie en votre compagnie. 

La souris est diurne, parfois farouche. Plus elle est jeune, plus il est facile de l’apprivoiser. Il est préférable de l’élever seule. C’est le plus joueur des rongeurs. 

Même si, dans la nature, la souris se montre très friande de maïs, de blé et d’orge, elle n’a pour autant absolument rien d’une végétarienne et peut être considérée comme omnivore, dans la mesure où elle se nourrit aussi bien de végétaux que d’aliments d’origine animale (des insectes, par exemple). Elle aime en outre avoir le choix entre plusieurs types de denrées, de sorte qu’il est vivement recommandé de lui proposer un menu riche et assez varié. Son régime idéal comprend cinq catégories d’aliments différents : foin, graines sèches, légumes frais, fruits ; dans la cinquième catégorie figurent, entre autres, le pain, le fromage et les granulés. 

La température normale est de 37 à 38 °C. la souris est très sensible aux maladies de peau. Une bonne hygiène de la cage permet de les éviter. Il faut la protéger du froid car elle est sujette aux pneumonies surtout chez les jeunes animaux. 

Publié dans RAT et SOURIS | Pas de Commentaires »

Les rats des égouts ou Rat Brun

Posté par othoharmonie le 5 août 2016

 

Le rat adulte a une taille comprise entre 20 à 28 centimètres sans compter la queue. Sa queue est d’une longueur de 17 à 23 centimètres. Chez le rat brun la queue du rat est donc plus courte que son corps avec sa tête, contrairement au rat noir qui est plus petit et a une queue plus longue que son corps.

Les différentes études consultées rapportent des masses corporelles de 200 à plus de 650 g pour les rats adultes, les rats mâles étant généralement plus gros et plus grands que les femelles. Les rats bruns vivant en zone urbaine sont plus gros que les rats vivant en zone rurale. De même, les rats domestiques ont une masse corporelle plus importante que les rats sauvages, le rapport taille et poids variant beaucoup selon les lignées.

rat

Le rat brun à l’état sauvage a une couleur gris brunâtre sur le dos et gris blanchâtre sur le ventre, le rat domestique peut quant à lui arborer des couleurs, des marquages et des mutations différentes. On trouve aussi des animaux noirs.

Le rat brun a une tête pointue et fine, surmontée latéralement par deux oreilles assez petites, le museau porte les vibrisses qui sont très utiles au rat pour se repérer. Les yeux du rats sont assez petits et ses masséters sont assez développés. Le rat a un cou presque inexistant et un tronc longiligne relativement mince, qui devient plus important au niveau des intestins et des pattes postérieures. Le corps du rat se termine par une queue annelée et très peu velue.

Le nombre de doigts de chaque patte, antérieure ou postérieure, est de 5. Un rat se sert d’ailleurs de ses pattes antérieures pour faire sa toilette, se nourrir… La musculature développée du rat lui permet de courir et de sauter (parfois jusqu’à 1 m de hauteur et 1,20 m de longueur). Le rat est également un très bon nageur, il peut nager 800 m.

Comparé au rat noir, le rat brun a un museau moins pointu, plus biseauté et des oreilles plus petites ainsi que des pattes postérieures plus grosses.

La capacité de stockage de l’estomac du rat est importante, et celui-ci contient toujours des aliments comme c’est le cas chez les rongeurs. Les intestins chez le rat joue un rôle essentiel puisqu’ils permettent la digestion de la cellulose. Son appareil digestif lui rend impossible le vomissement. Le transit digestif du rat brun est de 12 h à 24 h. Le rat est un animal cæcotrophe, c’est-à-dire qu’il ingère une partie de ses excréments. Des excréments mous et verts, traversant une seconde fois le tube digestif et passant par le cæcum pour être rejetés sous forme de crottes dures et sèches. Cette ingestion leur permet de récupérer certains nutriments mais aussi d’absorber complètement la cellulose.

Le cœur d’un rat adulte de 300 g pèse environ 0,25 g . Un adulte a une fréquence cardiaque de 250 à 450 battements par minute.

La température du corps du rat varie de 36 °C à 38 °C. Son nombre de chromosomes est de 42.

L’appareil respiratoire du rat est constitué comme chez tous les mammifères d’une partie supérieure (narines, cavités nasales, larynx, trachée) et d’une partie inférieure (bronches et poumons). Le rat possède un volume thoracique réduit avec un volume pulmonaire de 25 mL et un rythme respiratoire de 70 à 115 inspirations par minute

Le rat brun ou surmulot (Rattus norvegicus) est une espèce de rats. C’est un rongeur trapu de la famille des Muridae. Il a un corps long d’environ 25 cm et une queue d’à peu près la même taille. Adulte, il pèse environ 300 g. Il est donc plus grand et plus lourd que son proche parent le rat noir (Rattus rattus).

Il est appelé rat brunsurmulot ou rat surmulotrat d’égoutrat de Norvège ou encore rat gris pour le distinguer du rat noir.

Originaire du Japon, du nord de la Chine et de l’est de la Russie, il s’est répandu à travers l’Europe dès le ixe siècle, à l’occasion des incursions vikings dont il infestait les drakkars (d’où son nom norvegicus). Le surmulot est aujourd’hui présent sur tous les continents, excepté l’Antarctique. Il vit au contact des humains et plus particulièrement dans les espaces urbains équipés d’égouts. C’est un animal nocturne, omnivore à tendance carnivore qui se nourrit des déchets des citadins. L’essentiel des surmulots nichent dans les égouts, qui leur offrent un abri dépourvu de prédateurs et des opportunités de nidification, d’où le nom de « rat d’égout ». Grégaire, le rat brun vit la plupart du temps en groupe très hiérarchisé.

Extrêmement prolifique, cette espèce est connue comme vecteur possible de nombreuses maladies, ce qui fait considérer le rat brun comme un animal nuisible et potentiellement invasif, au même titre que plusieurs autres espèces de rats. Toutefois, ce rat intelligent, sociable et facile à apprivoiser, est également l’espèce souche du rat domestique d’élevage. Utilisé principalement en expérimentation comme animal de laboratoire et organisme modèle, c’est aussi un animal de compagnie dont le succès va croissant.

La vie sociale du rat brun est très hiérarchisée, contrairement à d’autres espèces de rats comme le rat noir. Les groupes familiaux se trouvent placés sous l’autorité d’un mâle dominant qui peut voir sa primauté remise en question par des rats, et cela au cours de rixes pouvant s’avérer violentes. Les groupes se composent d’au moins 20 membres et peuvent atteindre jusqu’à 200 membres, mais ils sont généralement constitués de 40 à 60 animaux. L’unité d’un groupe se fonde sur l’odeur, une odeur familiale exclut tout individu qui ne la possède pas. Les membres communiquent par des attitudes corporelles, des sons et des cris qui permettent d’éviter les conflits. Un mâle peut avoir plusieurs femelles et une femelle capable de procréer s’accouple avec plusieurs mâles. Les femelles du groupe participent souvent à l’éducation des ratons et s’occupent même des ratons orphelins. Plusieurs membres du groupe partent ensemble à la recherche de nourriture ou à la découverte de territoires inconnus.

Les rats se comprennent donc principalement grâce à des ultrasons inaudibles pour l’homme. Ainsi un rat peut prévenir les autres de dangers environnants ou bien de son état personnel. Les rats utilisent également leur corps pour communiquer et exprimer certaines émotions ; par exemple les rats se reniflent réciproquement le museau et l’anus pour se saluer.

Le caractère éventuellement nuisible du rat brun pour l’homme provient des dégâts qu’il cause (aux greniers pour un grain dévoré, 10 à 15 grains sont souillés et rendus inconsommables, les fils électriques sont parfois rongés par les rats…) et par les maladies qu’ils contribuent à propager (peste, leptospirose, salmonellose…). De même, du fait de son introduction (avec le rat noir et le rat polynésien) dans 82 % des archipels mondiaux et au vu de son caractère invasif, le rattus norvegicus occasionne de nombreux bouleversements dans les écosystèmes insulaires et contribue également à l’éradication de certaines espèces animales.

D’un autre côté, bien que considéré par l’homme comme nuisible, les rats d’égout jouent un rôle important dans le traitement des déchets humains. Sans les rats, les égouts et canalisations seraient en permanence bouchés. À Paris, les rats dévorent ainsi près de 800 tonnesd’ordures par jour.

Dans certaines grandes villes d’Asie, on compte pour un habitant 10 rats. En France métropolitaine, on compte un rat pour un habitant. Après dix ans de dératisation à Budapest on compte un rat pour 400 habitants.

Dans la législation française, le rat ne fait pas partie de la liste d’espèces susceptibles d’être classés nuisibles ; il fait cependant parties des espèces invasives. Le député Patrick Roy a interpelé en 2006 le ministère de l’écologie, s’étonnant de l’absence dans cette liste du rat d’égoût (rattus norvegicus) qui d’après lui est bien plus nuisible que le putois (Mustela putorius putorius), qui, lui, pourtant figure sur cette liste. Le ministère de l’écologie a répondu en résumé que légalement « les taupes, campagnols, rats et souris ne sont pas du gibier » et que par conséquent ils n’ont pas de statut juridique particulier. Chacune de ces espèces peut donc « faire l’objet de mesures de lutte pour prévenir les dégâts dont elle est à l’origine sans encadrement réglementaire particulier » à condition toutefois que ce soit des « méthodes de lutte sélectives, proportionnées aux dégâts commis et ne constituant pas des mauvais traitements ou actes de cruauté ».

Publié dans RAT et SOURIS | Pas de Commentaires »

HUITRES ET MOULES EN ELEVAGE

Posté par othoharmonie le 8 juin 2016

ELEVAGE DES HUITRES

  

Il y a longtemps que l’approvisionnement des consommateurs ne repose plus, de façon significative, sur le prélèvement par l’homme d’huîtres fixées sur des bancs naturels.

Les huîtres cultivées en France sont l’huître plate Ostrea edulis et l’huître creuse Crassostrea gigas, dite « japonaise ». L’élevage présente deux phases principales : le captage, ou récolte des larves, et l’élevage proprement dit, ou engraissement. La production de naissain (ensemble de larves) en écloserie remplace partiellement la première phase. Le captage consiste à placer des supports, appelés « collecteurs », dans des périodes (mai à septembre) et en des lieux précis pour obtenir la fixation des jeunes larves. Au bout de 6 à 10 mois, la jeune huître est séparée du support initial et placée dans un parc pour la phase dite d’engraissement (qui varie de 3 à 5 ans selon les espèces et la richesse du milieu en plancton). Dans les parcs, les huîtres peuvent soit reposer sur le sol, soit être placées dans des casiers ou des poches. Une dernière étape dite « d’affinage » conduit certains lots dans des aires spéciales d’engraissement : les claires, qui sont, par exemple, l’estuaire du Belon ou les anciens marais salants de Marennes. L’appellation « huître de claires » s’applique aux huîtres qui ont séjourné dans les claires pendant au moins 2 mois. Au cours de ce séjour, elles absorbent un plancton qui leur donne une coloration verte caractéristique. Les claires sont qualifiées de « fines de claires » quand leur nombre n’excède pas 4 ou 5 au mètre carré et de « spéciales » quand leur nombre n’excède pas 2 au mètre carré.

 MOULES HUITRES

  

Élevage des moules

L’élevage de moules est appelé mytiliculture.

Plus de 700 000 t de moules sont produites en Europe par an, avec une baisse régulière de production depuis 1999.

Outre la pêche à pied, dont les impacts ne doivent pas être sous-estimés (surexploitation, exposition au risque d’intoxication alimentaire…), et la pêche à la drague des bancs naturels (dans la Manche en particulier), les moules proviennent des élevages, qui exploitent diverses techniques dont :

  • Les bouchots  : des poteaux verticaux en bois ou en plastique enfoncés sur l’estran, autour desquels on enroule des cordes en fibres de coco qui ont servi de capteur pour le naissain de moules. On ajoute à mi-élevage un filet (nommé « catin ») qui empêche les moules de se décrocher, les grappes de moules les moins bien accrochées sont récupérées et remises dans un filet tubulaire pour faire des « boudins » qui sont remis en élevage sur un nouveau pieu (photo de gauche). Cette technique nécessite un fort marnage (hauteur entre la haute et la basse mer), car les poteaux doivent être couverts à marée haute et accessibles pour le professionnel à marée basse.
  • Les filières : élevage en suspension, une corde principale est maintenue en surface par des bouées sur une centaine de mètres, les deux extrémités sont fixées au fond par des ancres. Des cordes lestées à l’extrémité sont fixées à la corde principale, et des cordes de coco support des naissains de moule sont enroulées autour des suspensions. L’avantage de cette technique réside dans le fait que les moules sont dans l’eau continuellement et peuvent donc s’alimenter sans interruption, l’inconvénient principal est la prédation par les daurades.
  • En suspension sous table : pratiquée dans l’étang de Thau, et en méditerranée c’est la technique des tables d’élevage.
  • En suspension sous radeau : pratiquée en Espagne, c’est la technique des  bateas.

La moule dans l’écosystème

Elle joue un rôle important en tant qu’organisme filtreur contribuer à épurer l’eau en fixant des métaux dans sa coquille, en diminuant la turbidité de l’eau, et tout en améliorant l’offre en plancton ; on a en effet montré qu’un lit de moule — bien qu’il consomme du plancton (37 ± 20 % du plancton présent dans l’eau, dans un dispositif expérimental) — libère dans le milieu une telle quantité de nutriments bioassimilables qu’il semble pouvoir (selon les modèles produits à partir de mesures faites in situ) produire plus de plancton qu’il en a consommé.

Par ailleurs, un lit de moule est un petit biorécif qui peut aussi stabiliser des vasières (testé en mer de Wadden sur des vasières intertidales et enrichir l’écosystème en termes de biodiversité. Pour ces raison les moules, comme les huîtres sont classées parmi les espèces-ingénieur

Aliment

La moule en tant qu’aliment

La moule est probablement recherchée et mangée par l’homme depuis la préhistoire. On connait sur certains littoraux d’Amérique du sud des amas considérables de millions de coquilles vides laissées par les Amérindiens qui les mangeaient. Il semble que la coquille de moule, qu’on a trouvée sur divers chantiers de fouilles préhistoriques, ait pu très tôt servir de cuillère. Un amas de coquilles de moules d’eau douce a été trouvé sur le site préhistorique de Baurieux-la-Plaine dans le Nord de la France, avec des vases et des pointes de flèches.

Actuellement, elle est le plus souvent mangée cuite, après avoir été pêchée de juin à décembre dans l’hémisphère nord, mais elle est vendue congelée toute l’année. Il existe de très nombreuses recettes pour préparer les moules, comme les moules gratinées, que l’on mange en entrée, les moules à la provençale ou encore la cassolette de moules, qui connaît d’innombrables variations régionales et locales. Le plat le plus simple et le plus populaire reste le célèbre « moules-frites », originaire de Belgique et du nord de la France. La moule peut aussi être consommée crue, par exemple accompagnée d’une vinaigrette aillée ; à Bruxelles, ce mets s’appelle « moules parquées » alors que cette expression indique habituellement en France, au moins depuis le xixe siècle, des moules élevées dans un parc comme les moules Bouchot. La difficulté est alors d’ouvrir la coquille solidement fermée. Comme tous lescoquillages, elle doit être encore vivante juste avant la cuisson (une moule vivante laissée à l’air est totalement fermée (ou presque totalement fermée), alors qu’une moule morte s’ouvre. Les moules s’ouvrent d’elles-mêmes en fin de cuisson. Il convient de toujours consommer des moules fraîches et de s’assurer que la chaîne du froid a été correctement maintenue sous peine de graves intoxications alimentaires. Ces précautions s’appliquent d’autant plus aux moules consommées crues.

Publié dans HUITRES et MOULES | Pas de Commentaires »

LA PERLE, SYMBOLE MYSTIQUE DE LA CONNAISSANCE

Posté par othoharmonie le 30 mai 2016

 

 

Selon les anciennes croyances orientales, les pierres précieuses étaient animées d’une vie propre, et leur correspondance directe avec les astres et les plantes attestait d’une harmonie générale dont l’homme, connaissant  les pouvoirs de  chacune pouvait bénéficier. Pour les alchimistes, la perle, principe féminin, est dotée d’une puissance comparable à celle de  la pierre philosophale ; et selon Zosime : « L’accomplissement de la (transformation) matérielle a lieu au moyen de la perle. » Si la perle permet donc la réalisation du grand-œuvre des alchimistes, elle est aussi, dans certains milieux gnostiques, le symbole de la rencontre avec soi-même et donc, avec Dieu. 

perles1

Pour, conclure,- nous: souhaiterions; évoquer à travers l’exemple de la perle, l’expression spécifique de la foi et des mystères, chez deux auteurs chrétiens » de langue  syriaque; En effet, par la description qu’ils donnent de la perle, Ephremde : Nisibe (IVe siècle) et Jacques de Saroug (Ve- siècles) apparaissent comme les héritiers naturels des croyances sur les origines et les vertus de la  perle, et peut-être aussi – mais comment ? mesurer exactement l’impact d’une pareille : influence ? – des croyances gnostiques, qui ont pris naissance sur un sol qui ne leur était pas étranger. 

Cette dimension « gnostique » de la perle, trouve une expression particulière dans les croyances et la liturgie mandéennes et dans certains écrits manichéens9.0. Dans ces religions gnostiques à caractère dualiste, la perle représente en effet la lumière qui, dans le drame cosmique et anthropologique, est retenue prisonnière des ténèbres. . Le salut, qui doit’ ramener l’ordre premier par le triomphe de la lumière, passe par la « libération » de la  perle. Une partie de ces enseignements gnostiques  apparaît, dans l’hymne de la perle des Actes de Thomas récit initiatique où dominent des symboles tels que la lumière, la gnose salvatrice, le vêtement royal : et l’accès au royaume des deux. Dans quelle, mesure retrouve- t-on ces motifs chez Ephrem de Nisibe et Jacques de Saroug. 

Partant de thèmes communs à ces écrits, nous essayerons de montrer qu’ils présentent certes avec des nuances, mais dans le même esprit, nous semble-t-il, une nouvelle dimension, du mythe de la perle. Depuis les plus anciennes croyances, la perle est restée une

«puissance» féminine et lumineuse. Et si elle demeure, un symbole de vie; elle est devenue dans les religions du salut, l’enjeu et le symbole du triomphe du royaume de lumière et de la vie éternelle. Sur е plan cosmique cette  parcelle lumineuse est prisonnière des  ténèbres et  sur le plan anthropologique le plus précieux des joyaux est  aussi la partie  la plus  noble  et la plus lumineuse de l’homme ? l’âme Le salut universel et individuel exige donc la libération de cette lumière tombée dans l’abîme, ou captive d’une «maison obscure» le corps humain 

Dans la- littérature mandéenne; la perle apparaît  à la fois dans les écrits en prose mais la complexité de ces récits relatant les étapes du salut n’a pas encore livré tous ses arcanes – et dans les textes liturgiques Ainsi, la perle est-elle un élément « magique » que  le  héros doit arracher de : l’abîme, avec la: couronne on retrouve le symbole royal  et le miroir, emblème de la connaissance. La liturgie des morts, une des cérémonies principales de  la religion mandéenne doit accompagner l’ascension de l’âme vers le monde des lumières. Or cette âme  la perle  est invoquée comme une jeune fille de noble condition tombée dans une mauvaise maison où elle est – humiliée et ravalée : au rang de servante :

 

Va en paix, toi qui répands le parfum

Toi qui as rendu le corps puant parfumé

Va en paix, toi, dispensatrice de lumière

Toi qui as éclairé la maison obscure

Va en paix, toi qui es élue, pure,

Sans péché, sans tache

 

II  convient de s’arrêter un  instant sur cette personnification de l’âme. En effet les Caractéristiques de la perle – jeune fille lumineuse, parfumée,  pure : rappellent  le motif : iranien de la Daena, celle qui apparaît à chacun à la fin de sa vie. Elle représente la somme des actions la « religion » de tout homme. Pour le juste elle est jeune belle et parfumée et pour le pécheur elle est vieille laide et puante. Dans les deux cas, cette jeune fille se présente à un moment bien précis, le terme de l’existence. Et si la Daena, par les différentes formes qu’elle revêt, est distincte de l’âme elle est; pour, les: homme justes lumineuse ; et selon certains savants; l’étymologie même de son nom évoque la lumière. . Or n’est-ce  pas la spécificité première de : la perle ? » On pourrait aussi  se demander pourquoi,  dans la  tradition iranienne, cette Daena, qui est une forme de « double » représentant la véritable apparence des actions du défunt, est féminine et – dans certains cas  séduisante. La  recherche d’une réponse à ce problème nous éloignerait trop de notre propos, mais mériterait d’être  approfondie à un autre moment. 

Perle blog

Dans le  vaste  ensemble que représente la littérature manichéenne  il faudrait presque dire, les littératures  manichéennes, étant  donné l’importance géographique  de la diffusion de la

secte  la, perle est un symbole  de lumière sacrée. Comme  les mandéens, les manichéens accordent une place  de premier plan au  symbolisme royal… Ainsi,  la perle  y  est – elle associée. Elle représente en effet la piété du roi : « La perle précieuse dite lune claire, qui est le premier entre tous  les joyaux » passage que l’on  peut rapprocher d’un extrait du : poète persan ; Firdousi qui rapporte que lors du couronnement de Xosran, un des joyaux était une perle issue de la Fan (gloire) divine. La perle est aussi  au cœur des spéculations  dualistes de la secte et selon, les Kephalaiw du Maître, l’esprit vivant a accompli sept travaux ; il- a notamment « ramené  le premier homme comme la perle remontée de la mer ». Ce « plongeon », qui rappelle le baptême, rite central de la religion mandéenne, évoque aussi le baptême chrétien notamment dans la description qu’en donne Ephrem de Nisibe dans ses hymnes. 

Les symboles que l’on «vient d’évoquer se retrouvent dans le récit gnostique de l’hymne de  la perle et, c’est ce  qu’on va s’efforcer de montrer, dans les écrits d’Ephrem de Nisibe et Jacques de Saroug, qui placent la perle au cœur de leurs hymnes à la foi au Christ. Ainsi le salut est-il lumière celle de la perle ; et dans cette lumière, on, retrouve la figure royale, la connaissance et le royaume des cieux. Mais tandis que dans l’hymne de l’âme ces « vertus » sont celles du vêtement de  splendeur le double lumineux que l’enfant victorieux dans  sa  quête de  la  perle, va revêtir chez  les  auteurs chrétiens syriaques, elles  sont tout entières contenues dans l’éclat de la perle. 

Pour Ephrem, la perle, « fille du luminaire » évoque la naissance  virginale le Christ : « Tu es – la seule parmi toutes  les pierres qui en son origine ressemble au verbe du :Très-Haut » et les mystères de la- foi. Elle recèle en outre des enseignements mystérieux : le poète y voit ; « des  figures  évoquées sans langue  et des symboles  exprimés  sans lèvres.  Chez Jacques

de Saroug, la lumière qui émane de lа perle est l’expression du symbole royal :  En ton être tu es le plus riche des symboles de lumière. C’est pourquoi ta splendeur te sert de manteau.  L’image du fils du roi est marquée en toi. Or, dans l’Hymne de la perle, le héros victorieux voit venir à sa rencontre un vêtement lumineux fait de pierres  précieuses :  L’image du  roi  des rois tout entière sur lui tout entier, en relief, était peinte. 

La perle, comme le vêtement de splendeur, est source merveilleuse de connaissance. Le poète en bénéficie  sans ; aucun autre recours que la : perle :  Elle : m’a rassasié, cette perle me tenant lieu de livres de lectures et même de commentaires.

 

lire la suite … http://mondeose.com/fr/histoire-dhuitre/

 

Publié dans HUITRES et MOULES | Pas de Commentaires »

L’élevage du Porc – Tabous et sacrifices

Posté par othoharmonie le 12 mai 2016

 

L’élevage du porc s’est propagé rapidement à partir du VIe millénaire. La facilité à le nourrir, l’abondance de sa viande et de sa graisse, sa reproduction rapide expliquent cette extension précoce dans de larges zones de l’Ancien Monde. Le problème reste de savoir d’où vient ce porc domestiqué. Certains naturalistes font dériver le cochon domestique du porc sauvage, c’est-à-dire du sanglier. Celui-ci est apparu – dans l’état actuel de nos connaissances – à l’ère tertiaire, au miocène, c’est-à-dire quelque trente millions d’années avant le temps présent. Mais il est probable que la famille des suidés à laquelle il appartient, lui est antérieure d’encore quelque vingt millions d’années. Les premiers sangliers, en effet, se répartissent déjà en deux « races » : le sus scrofa d’Europe et le sus vittatus d’Asie orientale. Longtemps on a considéré que l’une et l’autre ont donné naissance aux races de porcs domestiques d’Europe et d’Asie. Aujourd’hui on en est moins sûr, et les zoologues semblent s’acheminer vers une séparation plus nette, dès la préhistoire, entre le sanglier proprement dit, avec ses différentes variétés, et les ancêtres méconnus du cochon domestique. Même si de bonne heure des croisements sont intervenus entre ces deux animaux, il s’agirait peut-être à l’origine de deux espèces différentes, appartenant toutes deux à la famille des suidés, comme le phacochère d’Afrique ou le pécari d’Amérique.

Cochons_boue_sieste

Les débuts de la domestication du porc peuvent être datés à partir de restes osseux. L’analyse de fragments d’os et de dents permet de connaître l’âge et le sexe des sujets qui ont été abattus pour être consommés. Il apparaît ainsi qu’à partir du septième millénaire avant notre ère (au Turkestan et en Asie Mineure) ou au sixième millénaire (en certaines régions d’Asie orientale), les mâles sont tués plus tôt que les femelles – celles-ci étant conservées pour la reproduction – en général à l’entrée de l’hiver, lorsqu’il devient plus difficile de les nourrir. L’étude des mâchoires met en valeur l’ablation des canines, et l’examen ostéologique permet de dire si l’animal avait ou non été castré, la castration modifiant, chez le porc comme chez tous les mammifères, les formules osseuses. Ces trois pratiques – abattage précoce des mâles, ablation des canines, castration – attestent avec certitude la domestication. Il est donc possible d’en établir une chronologie (relative) et une géographie (plus solide) à partir des sites proto-historiques qui ont été fouillés. En aucun cas il n’a été trouvé trace de domestication avant le septième millénaire.

À partir du troisième millénaire, le porc semble répandu sur tout le pourtour du bassin méditerranéen. Mais son statut et ses rapports avec l’homme diffèrent beaucoup selon les régions et les cultures, voire à l’intérieur d’une société donnée pendant une durée un peu longue. À cet égard, le cas égyptien est exemplaire. Méprisé par les peuples nomades du désert, le porc est élevé et consommé par les fermiers sédentaires de la vallée du Nil. Du moins jusqu’au milieu du deuxième millénaire. Car vient ensuite un abandon progressif de la consommation courante de cet animal, que l’on réserve au culte d’Osiris à qui il est sacrifié : on ne le mange plus que le jour de la pleine lune. Par la suite, le discrédit du porc continue de s’accentuer : sa viande, réputée impure, n’est plus du tout consommée, et d’animal sacré offert à Osiris, dieu du Nil et de la végétation, il devient l’attribut de Seth, le dieu démoniaque de la mythologie égyptienne. Celui-ci est parfois représenté par un porc noir dévorant la lune.

Le cas égyptien n’est pas isolé. Plusieurs peuples du Proche-Orient, à partir de dates qui varient, considèrent le porc comme un animal impur et tabou : les Hébreux, bien sûr, mais aussi les Phéniciens, les Cananéens, les Crétois, plus tard les Éthiopiens et les Indiens. Les raisons de cette attitude sont diverses mais plus souvent d’ordre symbolique que proprement hygiéniques. Le climat en fait n’explique rien : dans une même région chaude, certains peuples mangent du porc et d’autres non.

Ces tabous n’ont pas cours dans le monde grec, où, dès l’époque archaïque, l’élevage de porcs représente une grande richesse. Le porc est à la fois un animal que l’on sacrifie aux dieux et un animal que l’on mange couramment. Sa chair est plus estimée que celle du mouton (surtout élevé pour sa laine) ou que celle du bœuf (réservé aux labours). Comme plus tard le Romain, le Germain ou le Gaulois, le Grec aime se nourrir du cochon. Mais c’est aussi, avec la chèvre, l’animal qu’il offre le plus volontiers à ses divinités, notamment à Déméter, déesse de la terre cultivée et dont un porc aurait autrefois saccagé les moissons. Des troupeaux entiers sont élevés pour servir de victimes sacrificielles. Le sacrifice est toujours sanglant – ne sont sacrifiés que des animaux vivants – et définit les conditions dans lesquelles il est licite et pieux de manger de la viande. Il s’accompagne d’opérations culinaires rituelles, faisant partie du rite religieux lui-même, au sortir desquelles la chair de l’animal est consommée, soit sur place, soit ailleurs. L’homme qui a mangé l’animal consacré au dieu se trouve purifié et renforcé par la puissance vitale de cet animal. Religion et nourriture sont ainsi étroitement mêlées.

Les rites et les enjeux sont un peu différents à Rome, même si le sacrifice d’animaux constitue une dimension importante de la religion romaine. Certains animaux sont sacrés en ce qu’ils sont associés, d’une façon ou d’une autre, au culte d’une divinité : ils en sont à la fois l’attribut, la victime et l’offrande préférée. La truie est ainsi l’animal emblématique de Cérès, déesse des moissons, à l’image de la Déméter grecque. Toutefois le sacrifice sanglant d’une truie ou d’un porc à Cérès – en remerciement d’une protection ou d’un bienfait, ou simplement pour s’attirer ses faveurs – devient plus rare au fil des siècles. À l’époque d’Auguste, il est déjà remplacé par l’offrande de viande cuite ou même de produits tirés du sol, des céréales notamment. De même, assez tôt, l’usage de partager et de consommer rituellement l’animal qui vient d’être immolé à la divinité, se fait moins fréquent, aussi bien dans le culte public que dans le culte domestique. Il a pratiquement disparu au début de notre ère.

Source : http://ashp.revues.org/1170

Publié dans COCHON - SANGLIER | Pas de Commentaires »

Le cochon à travers l’histoire

Posté par othoharmonie le 9 mai 2016

 

Issu de la famille des suidés, c’est au début de l’ère tertiaire que le cochon apparaît en Asie Mineure et dans la région du Turkestan. Il colonise ensuite toute l’Asie avant d’élire domicile en Afrique et en Europe.

Bien qu’il lui fût longtemps affilié en raison de leur ressemblance, le cochon ne descend pas de son voisin le sanglier, mais du cochon sauvage. En effet, d’après les zoologues, il y a bien eu séparation dès la préhistoire entre les ancêtres du sanglier et ceux du porc domestique.cochon20

La domestication du porc a commencé, en Europe, vers 7 000 ans avant Jésus-Christ. La castration des mâles et l’ablation des canines apparaissent déjà à cette époque.

C’est au contact de l’homme que sa morphologie évolue considérablement.

Passant du statut d’animal sauvage à celui d’animal domestiqué et n’ayant plus besoin de chasser pour survivre, il devient plus petit, ses dents s’écourtent, son groin s’affine et sa peau noire s’éclaircit pour lui donner au fil des siècles la teinte rosée qu’on lui connaît aujourd’hui.

La représentation du porc dans l’histoire

Véritable nourriture spirituelle, le cochon trouve sa place dans la majorité des cultures où les diverses symboliques qui lui sont attribuées restent très manichéennes.

Dans la mythologie grecque, on l’associe à Déméter, déesse de la fécondité et de l’agriculture. Et l’on raconte même que Zeus aurait été nourri par une truie qui lui aurait généreusement offert de son lait. On retrouve aussi le cochon dans de nombreuses légendes de la mythologie de la Grèce Antique.

Chez les Romains, il devient l’attribut du dieu Esus, tandis que les Égyptiens lui prêtent une image double associée à la fécondité, mais aussi à la malfaisance. À cet égard, les porchers étaient strictement interdits dans les temples.

La mauvaise réputation du cochon, animal sale et maléfique, se retrouve dans les civilisations hébraïques et musulmanes, où Moïse et Mahomet interdirent à leur peuple tout contact avec lui.

D’après le comte de Buffon, cet interdit alimentaire constitue l’un des facteurs explicatifs du faible développement de l’Islam en Chine, où le porc est un aliment très apprécié.

La popularité du cochon dans ces régions se traduit également par sa présence dans les croyances des civilisations asiatiques. En effet, pendant que les Tibétains le vénèrent et le placent au centre de la roue de l’existence comme symbole de l’origine de toute chose, le cochon devient signe astrologique en Chine où lui sont associées des valeurs telles que la loyauté, la sensibilité, la non-violence, mais également la soif de connaissance et l’obstination.
Enfin, il est cité comme le compagnon de Saint Antoine chez les Chrétiens.
Ainsi, le cochon a traversé le temps et l’espace et inspiré les hommes aux quatre coins du monde.

Le cochon à travers les siècles

Mets très apprécié des banquets durant l’Antiquité par les Romains, les Grecs et les Gaulois, le cochon est très consommé par les intellectuels de l’époque qui se plaisent à en vanter les bienfaits.

D’Aristophane à Caton en passant par Pline et Homère, on retrouve l’animal dans les écrits des plus illustres poètes antiques.
La simplicité d’élevage du cochon en fera au Moyen Âge l’animal le plus consommé devant le mouton et le boeuf.

Vauban, ministre de Louis XIV, voit dans l’élevage du cochon un moyen de lutter contre la famine. Il observe que “cet animal est d’une nourriture si aisée que chacun peut en élever, n’ayant point de paysan si pauvre qu’il soit qui ne puisse élever un cochon de son cru par an”. Un siècle plus tard, grâce à la diffusion de la pomme de terre dont on le nourrit, l’élevage de porc français est devenu le plus dynamique d’Europe.

cochon

Par ailleurs, comme l’explique Annette Pourrat , à cette époque “rien ne se perd dans le cochon, tout est découpé, haché, apprêté, salé dans la journée même, des meilleurs morceaux aux moins bons. La vessie soufflée et séchée servait à conserver le tabac”.

Parfaite illustration du célèbre “tout est bon dans le cochon”. En effet, ce qui n’est pas consommé est néanmoins utilisé. Par exemple, on utilisait la graisse de porc (ou saindoux) pour confectionner une pommade contre le mal de dents ou encore des savonnettes.

Publié dans COCHON - SANGLIER | Pas de Commentaires »

Le SANGLIER est affaire de l’homme

Posté par othoharmonie le 26 avril 2016

Une femelle de sanglier est une laie et un jeune sanglier âgé de moins de six mois, à la livrée rayée, est un marcassin. Dans le lexique de la chasse, notamment celui de la vènerie, un jeune sanglier âgé de six mois à un an, qui a perdu sa livrée de marcassin, est appelé une bête rousse ; un mâle adulte, une bête noire ou bête de compagnie à un an ; un ragot à deux ans ; un tiers-an, ou tiers-ans, à trois ans ; un quartanier, ou quartannier, De 4 à 5 ans ; un vieux sanglier à six ans ; et un grand vieux sanglier à sept ans et plus. Un solitaire est un sanglier qui vit seul.

sanglier

Cette espèce abondamment chassée est aussi considérée comme une espèce-ingénieur, capable de développer des stratégies d’adaptation à la pression de chasse, ce qui lui confère parfois un caractère envahissant.

Le sanglier (Sus scrofa) est un mammifère omnivore, forestier, proche du porc. Le genre Sus appartient à la famille des suidés, dans l’ordre des cétartiodactyles.

Le porc, ou cochon (Sus scrofa domesticus), est la sous-espèce domestique du sanglier. Le substantif sanglier étant employé pour désigner les espèces sauvages du genre Sus, le Sus scrofa est appelé sanglier d’Eurasie

Le cochon domestique, une sous-espèce (Sus scrofa domesticus), possède 38 chromosomes. Le sanglier européen n’en détient que 36, à la suite d’une fusion ancestrale. Leur descendance commune, appelée cochonglier ou sanglochon, est fertile. Les hybrides de première génération possèdent 37 chromosomes. Ensuite ils peuvent en avoir 36, 37 ou 38. L’hybridation est fréquente dans les régions d’élevage de cochons en plein air ou bien lorsque la population sauvage a été reconstituée par des femelles de cochons domestiques saillies par un sanglier mâle. Le sanglier corse est génétiquement très proche du cochon domestique.

Le sanglier a été introduit par l’Homme hors de son aire naturelle de répartition, dont en Amérique du Nord où il a parfois été croisé avec diverses souches de cochons. Ceci complexifie encore sa génétique, mais aussi sa dénomination commerciale légale. En Amérique du Nord, où il n’existe normalement pas dans la nature, certaines étiquettes commerciales qualifient sa viande de « sanglier sauvage », alors qu’il est élevé, et introduit.

Le sanglier est essentiellement nocturne (une évolution peut-être due à la présence de l’homme). Il est plutôt sédentaire et apparemment attaché à son territoire quand il est entouré d’obstacles, mais dans un milieu qui lui convient, il peut parcourir plusieurs dizaines de kilomètres dans la nuit et son aire vitale peut atteindre de 100 hectares à plus de 1 000 ha. Il sélectionne ses habitats selon la saison, l’heure du jour ou de la nuit et ses besoins alimentaires.

Régulièrement, le sanglier se vautre dans la boue dans des lieux appelés « souilles », et se frotte avec insistance contre les troncs d’arbres avoisinants pour se débarrasser d’un certain nombre de parasites, réguler sa température corporelle et marquer son territoire. Il dort dans de petites dépressions du sol, sèches, bien dissimulées, nommées « bauges ».

Les sangliers sont grégaires. Ils forment des troupes (ou bandes) appelées hardes ou compagnies et dont la taille varie selon le lieu et la saison. Une harde (ou compagnie) compte d’ordinaire de six à vingt individus, quoique des troupes (ou bandes) de plus de cent individus ait déjà été observées. L’unité de base est un noyau composé d’une ou plusieurs laies et leurs dernières portées de marcassins. La dynamique du groupe inclut l’isolement de la laie (pré)parturiente puis sa rentrée avec sa portée, l’entrée de laies nullipares ainsi que l’arrivée de mâles adultes avec le départ simultané d’individus subadultes. Les ragots (sangliers de 2 à 4 ans) ferment la marche lors des déplacements, mais sont remplacés par des mâles plus âgés en période de rut. Les cortèges sont souvent bruyants, non seulement par le bruit lourd des pas, mais aussi par les grognements, cris, soufflements et autres reniflements. Cependant, les sangliers savent se montrer discrets et silencieux s’ils se sentent menacés.

Zone sanglier

Le sanglier affectionne particulièrement les zones arborées disposant de points d’eau. Cependant, il est relativement ubiquiste et on peut le rencontrer dans de nombreux autres types de milieux. Les landes sont par exemple des milieux très favorables pourvu qu’une strate arbustive même discontinue approche un mètre de haut. Il évite simplement les grandes zones trop à découvert. Il est aussi visible dans une très grande partie de la Sologne.

Il est présent dans de nombreuses régions d’Europe (une partie du Danemark, des Pays-Bas, de Belgique, d’Italie, d’ex-Yougoslavie…) et d’Asie, ainsi qu’en Afrique du Nord. Il a disparu des Îles Britanniques.

Au moment de la chasse ou à d’autres périodes, des sangliers sont de plus en plus souvent observés en zone périurbaine, et plus rarement en centre ville. Leur présence dans ces zones peut poser des problèmes sanitaires et de sécurité (routière notamment). Ainsi, des compagnies de sangliers sont régulièrement observées sur les hauteurs de Barcelone et en périphérie de la ville. Et il y aurait à Berlin (en 2011) environ 4000 sangliers périodiquement réfugiés ou vivant dans le réseau des espaces verts berlinois. En 2004, à Saint-Amand (Nord), un sanglier s’est réfugié 18 heures (avant d’être abattu par un chasseur) dans la cour intérieure de l’hôpital. En octobre 2011, le terrain de football de Metz-en-Couture est en partie « muloté » (retourné) par des sangliers Plus récemment à Toulouse, une laie désorientée a erré plusieurs heures dans le centre historique de Toulouse, traversant la place du Capitole, avant de plonger dans le Canal du Midi face à la gare où elle a été abattue sur ordre du préfet.

Tout comme l’ensemble du grand gibier (cerfs, chevreuils), une prolifération des sangliers est observée en Europe (augmentation de quatre ou cinq fois en moyenne par pays en vingt ans), et plus particulièrement en Allemagne, en Autriche, en Belgique, en Espagne, en France, en Italie, au Luxembourg et au Portugal, au cours des années 2000 et 2010. Celle-ci entraîne une hausse des dégâts agricoles et forestiers, entravant par exemple le taux de renouvellement de la forêt, un risque de prolifération de maladies et l’augmentation du risque d’accidents de la route. Cette prolifération inquiète aussi certaines zones urbaines. Elle s’explique par une plus grande précocité reproductive, l’évolution des emblavements des cultures refuges, le changement climatique et une régulation déficiente par la prédation ou la chasse. En 2009, le ministre français de l’Écologie Jean-Louis Borloo lance un Plan national de maîtrise du sanglier.

Publié dans COCHON - SANGLIER | Pas de Commentaires »

SUR LES TRACES DU COCHON

Posté par othoharmonie le 21 avril 2016

Les plus anciennes traces connues de cochons domestiques remontent à 10 500 av. J.-C environ, dans l’est de la Turquie ; un deuxième centre de domestication a été mis en évidence en Chine, ultérieur de quelques millénaires. Cependant, des études génétiques récentes ont montré que la domestication du porc s’est en fait produite de façon indépendante dans des foyers de domestication multiples (Europe centrale, Europe du Sud, Inde, Asie du Sud-Est, etc.), à des dates qui ne sont pas encore précisées. 

TRACES DE COCHON

            Dès le IIIe millénaire avant notre ère, le cochon est répandu sur tout le pourtour méditerranéen (sauf dans le Maghreb). En Égypte, il est d’abord réservé au culte d’Osiris, seigneur du royaume des morts, auquel il est sacrifié. Dans le monde grec, il est à la fois un animal sacrificiel et un aliment courant. Les Romains apprécient également sa chair et lui consacrent une cuisine raffinée (tétines de truie par exemple). Très valorisé dans la mythologie celtique, le porc représente la force spirituelle et l’énergie créatrice. Les forêts de la Gaule antique abritent d’innombrables troupeaux à demi-sauvages (les célèbres sangliers d’Obélix).

Au fil des siècles cependant, le porc est touché par le discrédit chez de nombreux peuples du Proche-Orient.

 Sa viande, réputée impure, n’est plus consommée. Dans les grandes religions monothéistes, il est objet de mépris, rejet ou tabou. L’usage de sa viande est ainsi interdit aux Israélites par la loi mosaïque. Le tabou s’étend à l’animal vivant, qu’il est interdit de toucher, et jusqu’à son nom, qu’il est interdit de prononcer. Chez les musulmans, la consommation de sa chair est également interdite (« Vous sont interdits / la charogne, le sang, la viande de porc », Coran, V, 3). Plusieurs sourates du Coran parlent du porc, en faisant un animal à part. Une des raisons pour expliquer ces tabous serait d’ordre historique : le porc serait l’animal propre aux fermiers sédentaires et donc rejeté par les peuples nomades, éleveurs de moutons, de chèvres et de chameaux. L’attitude du christianisme à l’égard du porc est liée aux traditions bibliques. Il devient l’une des figures favorites du diable, un pilier du bestiaire satanique. 

Dans l’art médiéval et moderne, il personnifie la saleté, la gloutonnerie, la luxure, la colère. Il existe néanmoins un bon porc chez les chrétiens ; c’est le cochon compagnon et attribut des saints tel saint Antoine. Dans l’Occident médiéval, le porc est l’animal le plus consommé. Son goût pour les rebuts et les ordures rend possible son élevage en ville où il joue un rôle d’éboueur. À partir de la Renaissance, il s’installe dans des porcheries. Au milieu du XVIIIe siècle, on voit apparaître le souci d’améliorer les races et la production de la viande. Petit à petit, un élevage porcin industriel se développe, d’abord en Angleterre, puis sur le continent. Il y a encore peu de temps, on élevait dans les fermes un ou deux animaux tous les ans. La fête du cochon (le jour où on tuait le cochon) constituait une manifestation communautaire importante.

 

La consommation de la viande de porc 

Là où elle est consommée, la viande de porc fournit à l’homme une partie non négligeable de son alimentation. En France, sont consommés environ 35 kg par an et par personne. Comme l’assure le vieux dicton (« dans le cochon, tout est bon »), toutes ses parties peuvent être valorisées : on en tire jambons, rôtis, boudins, saucissons, rillettes, andouilles et andouillettes, pâtés, fromage de tête, etc. La méthode traditionnelle de la salaison est le procédé de conservation le plus efficace. Le fumage est également une pratique ancienne. 

« Cochon » Encyclopédie Microsoft® Encarta® en ligne 2008 http://fr.encarta.msn.com  © 1997-2008 Microsoft Corporation. Tous droits réservés.

Publié dans COCHON - SANGLIER | Pas de Commentaires »

12345...10
 

Жихен - Tendresse Éternelle |
binsle120 |
Univers sans lisse |
Unblog.fr | Créer un blog | Annuaire | Signaler un abus | Les maux avec des mots
| Iz avance
| mbuello