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la réputation du Moustique

Posté par othoharmonie le 18 juillet 2014

 

images (7)L’histoire de cet animal plutôt élégant mais à très mauvaise réputation.

Les professeurs de biologie demandent souvent quel est animal qui tue le plus de gens. Leurs pauvres élèves se ridiculisent en s’écriant «l’ours gris!», «le tigre!», «le cobra !» ou même «l’hippopotame!». La bonne réponse, bien sûr, c’est le moustique femelle –pas de fourrure, pas de crocs, rien qu’une aiguille hypodermique ailée. Sa longueur dépasse à peine cinq millimètres, elle a six pattes, et c’est le vecteur de maladies le plus efficace de tout le règne animal. C’est grâce à son odorat qu’elle nous repère, attirée par l’acide lactique et d’autres ingrédients de notre transpiration. Elle sent aussi le dioxyde de carbone que nous expirons et arrive jusqu’à notre visage en remontant le sillage de notre respiration. Plus on sue et plus on halète en la chassant, plus on l’intéresse.

La plupart ne boivent pas de sang

Son apparence n’est pas répugnante. Au contraire, sa petite taille, ses lignes pures, la longueur de ses pattes et sa fragilité lui donnent une certaine élégance. On serait même prêt à lui donner un millilitre de sang, malgré la démangeaison qui accompagne sa piqûre, si on ne s’inquiétait pas de ce qu’elle peut transmettre. Parmi les nombreux agents pathogènes qu’un moustique peut véhiculer, le pire est le paludisme, qui tue chaque année plus d’un million de personnes, dont les deux tiers se trouvent en Afrique sub-saharienne, pour la plupart des enfants de moins de 5 ans.

Tenter de donner une meilleure réputation à une telle créature n’a pas de sens. Personne n’aime les moustiques, ni les amis de ces insectes. Pourtant, il est injuste de dire indistinctement du mal des 2.600 espèces de moustiques déjà décrites. Parce qu’il n’y en a qu’environ 80, soit 3%, qui boivent du sang humain. Sur les 2.520 variétés de moustiques relativement irréprochables, il y en a même une qu’on aimerait voir en expansion: celle des Toxorhynchites, qui mangent d’autres moustiques. A l’état de larves, les Toxorhynchites dévorent leurs cousins, puis s’en prennent à leurs frères et sœurs, continuant souvent à les attaquer jusqu’à ce qu’il n’en reste qu’un seul. Ce drame se déroule dans une minuscule nappe d’eau qui s’accumule au creux d’un arbre ou une petite flaque du même genre. Ces moustiques, y compris l’Aedes, qui transmet des maladies, se sont adaptés à l’environnement industriel et se reproduisent dans des pneus usagés. Comme le savent tous ceux qui ont essayé, il est très difficile d’évacuer l’eau d’un pneu.

Même les moustiques qui se nourrissent de sang n’en ont pas besoin à chaque repas. En fait, ils puisent l’essentiel de leur énergie dans les fleurs et les plantes, auxquelles ils sont utiles en les pollinisant. Le moustique mâle, innocent mis à part le rôle qu’il joue en produisant davantage de femelles, se nourrit en se contentant exclusivement de nectar ainsi que de fluides issus des plantes. Une sorte de moustique qui ne s’intéresse pas à nous est le principal pollinisateur d’une orchidée assez jolie, la platanthère à feuilles obtuses, qui pousse dans les marécages des forêts de l’hémisphère nord. Un autre moustique pollinise la Platanthera integrilabia, une espèce en voie de disparition originaire des Appalaches.

Pourquoi tous les moustiques ne peuvent-ils pas être végétariens? Il y a des millions d’années ou davantage, un moustique primitif, peut-être presbyte, a pu confondre un végétal et un mammifère qu’il a piqué accidentellement, ce qui lui a donné le goût du sang. A présent, les femelles de ces 80 espèces dangereuses ont évolué, comme les tiques, et utilisent du sang pour produire des œufs. Le bourdonnement décidé qu’on entend à l’extérieur (ou à l’intérieur) d’une tente de camping et lié à la survie d’une race animale. Le sang des mammifères contient un mélange très riche de protéines, de fer, de graisses et de sucre qui déclenche le fonctionnement des ovaires d’une femelle de moustique. En 90 secondes à peine, elle peut aspirer jusqu’à trois fois son poids de sang.

Pour accomplir cet exploit, elle se sert de sa trompe. Les ciseaux rudimentaires de ses ancêtres, les moucherons, se sont agrandis et développés sur des générations pour devenir un outil efficace permettant de percer la peau et de boire le sang. Cette trompe est faite de deux tubes entourés par des paires de lames coupantes. Quand elle se pose pour se nourrir, les arêtes tranchantes glissent l’une contre l’autre, comme celles d’un couteau électrique à découper, et fendent la peau. Pendant qu’elle cherche un petit vaisseau sanguin pour l’entailler, son tube salivaire injecte un anticoagulant dans l’étroit tube aspirateur pour éviter qu’il ne se bouche. Les protéines de sa salive provoquent une réaction de notre système immunitaire –une enflure et une démangeaison. Tous les organismes pathogènes qu’elle transporte traversent ses glandes salivaires. A la suite d’un saut diabolique de l’évolution des espèces, les parasites responsables du paludisme qui se multiplient dans l’intestin de l’anophèle perturbent l’organe qui sécrète l’anticoagulant. Leur porteuse doit donc piquer d’autres victimes pour boire la même quantité de sang, et le plasmodium prospère.

Les premiers moustiques sont apparus il y a plus de 200 millions d’années. Ils buvaient probablement le nectar des nouvelles plantes qui fleurissaient ou le sang des dinosaures. (Dans le film Jurassic Park, on a extrait de l’ADN de dinosaure d’un moustique pris dans de l’ambre.) Ils ont dû être vraiment ravis lorsque nous sommes arrivés, environ 190 millions d’années plus tard, presque sans fourrure et avec une peau relativement tendre. Lucy et sa famille d’Afrique orientale ont très certainement souffert de fièvres provoquées par des germes que véhiculaient des moustiques.

images (8)Ensuite, comme maintenant, les moustiques se sont multipliés dans l’eau stagnante. Et bien trop vite: l’œuf de cet insecte buveur de sang peut donner un adulte en cinq jours seulement –et ces œufs sont très nombreux. Le moustique porteur du paludisme en pond plusieurs centaines, un par un; d’autres espèces en font des quantités à la fois. Le vivier qui leur sert de piscine n’est sans doute pas plus grand qu’un vieux gobelet en carton ou un couvercle de pot de confiture et il peut être très sale –de l’eau des égouts, par exemple. Une larve de moustique, longue d’environ huit millimètres, ressemble à un teckel aquatique à poils durs ou, si vous préférez, à un asticot velu. Sa tête et son corps sont suspendus à un tube respiratoire qui monte à la surface de l’eau. Au fur et à mesure que ce tuba aspire l’air, des cils filtrent l’eau à la recherche de protozoaires et de bactéries.

Les poissons sont nos amis

L’accouplement d’un moustique néo-zélandais correspond exactement à la définition de la rapacité. Une fois que les larves sont devenues des chrysalides en forme de virgule, les mâles adultes s’approchent et attendent que d’autres femelles éclosent. Dès que l’une d’elles apparaît, un mâle arrive et s’accouple avec elle avant que ses ailes ne soient assez sèches pour lui permettre de s’échapper. Il existe un autre rituel d’accouplement, plus courant et plus libre: les moustiques mâles se rassemblent et forment un nuage. Les femelles choisissent d’y entrer ou non. 

Nos alliés vivants dans la lutte contre les moustiques sont principalement les poissons qui mangent leurs larves. A ce titre, on peut remercier le piranha et la gambusie. Les larves de libellules dévorent les larves de moustiques et les libellules adultes se nourrissent de moustiques adultes. Pour leur part, les chauves-souris ont une réputation meilleure que ce qu’elles méritent. En réalité, les moustiques représentent moins de 1% de l’alimentation des chauves-souris. C’est aussi vrai de l’hirondelle noire, même si on l’apprécie.

Si les chauves-souris, les oiseaux et les insecticides pouvaient éliminer tous les moustiques, ce qui est impossible, les exterminer ne serait pourtant pas une bonne idée. Leurs innombrables larves nourrissent les petits poissons, mangés à leur tour par les gros poissons, qui constituent la principale source de protéines dans de nombreux pays en développement.

Naturellement, nous portons un regard anthropocentrique sur les moustiques. On s’en préoccupe parce que ce sont les plus mortels ennemis de l’homme. Il vaut peut-être la peine de penser à la vie en prenant le point de vue de cet insecte. La vie d’un moustique femelle, qui dure trois à six semaines, est loin d’être une partie de plaisir. Boire du sang n’est pas facile; plus elle met de temps à trouver un vaisseau sanguin, plus elle risque d’être écrasée. Et après tout, elle n’a pas choisi de véhiculer tous ces parasites mortels. Où les trouve-t-elle? Chez nous, tout simplement. 

Nous avons passé les cinquante dernières années à chercher un vaccin contre le paludisme, ce qui nous éviterait de le transmettre aux moustiques et de l’attraper à cause d’eux. Il peut être plus logique de les aider à résister à cette maladie. On a récemment achevé le séquençage du génome de deux des espèces les plus dangereuses de moustiques. Au lieu d’utiliser ces connaissances pour mieux les anéantir, pourquoi ne pas s’en servir pour renforcer leur système immunitaire? On se résignerait aux enflures et aux démangeaisons si on était sûr de ne pas avoir de fièvre ensuite.

Article de Constance Casey sur http://www.slate.fr/

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Libellules, une longue histoire

Posté par othoharmonie le 11 avril 2013

 

Une longue histoire C’est au Carbonifère, il y a 335 millions d’années, qu’apparaissent les premiers ancêtres des libellules, les Odonatoptères.

Libellules, une longue histoire dans LIBELLULE lib3 Leurs fossiles attestent du gigantisme de certaines espèces, dont l’envergure pouvait atteindre 70 cm ! Les premiers fossiles de véritables odonates ont été trouvés dans des couches du Permien moyen, il y a 260 millions d’années. Il s’agissait de zygoptères très proches de nos espèces actuelles. A partir du Trias apparaissent les premiers anisoptères, mais les plus anciens fossiles d’aeschnes et les gomphidés ne datent que du Jurassique ancien (Silsby, 2001).

 Les libellules résistent à l’extinction massive de la fin du Crétacé, qui marque la disparition des dinosaures. Elles poursuivent leur évolution et se maintiennent jusqu’à nos jours sous la forme d’insectes ayant finalement très peu évolué morphologiquement depuis les premiers âges.

 Pour coloniser des milieux aussi différents que les terres glaciales de l’Arctique, les déserts d’Asie centrale et les forêts tropicales, les odonates ont adopté des stratégies d’adaptation souvent remarquables.

 Des écologies étonnantes

Les larves de libellules se développent dans des milieux aquatiques. Rivières, lacs et mares sont des habitats classiques mais certaines espèces ont colonisé des sites de développement larvaire beaucoup plus originaux.

 Dans les régions tropicales humides, plusieurs espèces pondent leurs œufs dans les petites réserves d’eau accumulées entre les feuilles des broméliacées. En Asie, les bambous creux sont aussi utilisés comme site de reproduction. Certaines espèces d’Afrique tropicale se développent même dans la litière humide des forêts, à l’écart de tout point d’eau.

 En Nouvelle Zélande, les Uropelata pondent dans le sol des clairières forestières détrempées. Les larves vont y mener leur complet développement, enfouies dans un terrier creusé dans la tourbe.

 Certaines libellules sont même capables de survivre dans les déserts. Grandes voyageuses, elles suivent les dépressions et pondent dans les flaques d’eau temporaires accumulées

dans les rochers, après des orages. Leurs larves s’y développent en un temps record pour éviter la dessiccation. 

Extrait du livre libellules du Poitou charente

 Vous pouvez visualiser à titre personnel quelques pages du livre « Libellules du Poitou-Charentes » au format PDF correspondant aux images ci-dessous. Pour cela, cliquez sur les images.

Vous pouvez aussi avoir un aperçu du sommaire.

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Libellules de nos ancêtres

Posté par othoharmonie le 5 avril 2013

 

Libellules de nos ancêtres dans LIBELLULE libelAux confins de nos mémoires, flottent encore d’anciennes croyances selon lesquelles les libellules, habitantes de milieux aquatiques réputés hantés par les forces de l’au-delà, seraient des manifestations d’esprits mauvais. « Sorcière », « Pou de Serpent », « Aiguille du Diable » sont quelques-uns des noms donnés à ces insectes encore de nos jours, et la croyance selon laquelle les libellules piquent ou mordent demeure tenace. Les libellules sont en fait inoffensives pour l’homme, n’ayant ni dard, ni pince, pas même de glande à venin…

Au Japon, les libellules sont considérées comme des insectes porteurs de chance et de bonheur. Le premier empereur Jimmu Tenno ayant gravi une petite montagne du Yamato laissa errer son regard sur ses terres, et déclara : « Mon pays a la forme de deux libellules (Akitsu)  accouplées. » C’est de ce jour que date la première appellation du Japon ; Akitsu Shima, «  l’île aux Libellules ».

De l’adulte brillamment coloré virevoltant au dessus des mares, à sa larve aquatique au redoutable harpon, en passant par l’accouplement dont il n’existe pas d’équivalent dans le monde animal, l’exposition offre un voyage à travers le cycle de vie de ces insectes, souvent méconnus, devenus aujourd’hui l’emblème de la protection des milieux aquatiques.

 Si l’on en croit l’histoire mythologique du Japon ancien, le premier nom du Japon fût Akitsu Shima (L’île aux libellules). Cette appellation est attribuée au premier empereur Jimmy Tenno qui, du haut d’une petite montagne du Yamato, constata : « Mon pays a la forme de deux akitsu accouplés. »

C’est sur cette île aux libellules, créée par Amaterasu déesse du soleil et peuplée de la multitude des kami, que sont nées les grandes croyances du shintoïsme.

Cette très ancienne religion du Japon a voisiné dès le 6e siècle avec le bouddhisme venu de Chine, un bouddhisme qui trouvera son identité japonaise au sein des différents courants, principalement ceux issus des sectes zen. Ces spiritualités, nous les étudierons au fil de nombreux documentaires, évoquant rituels d’ascétisme, de marche ou de méditation, au fil des images de Ken Oguri, Arnaud Desjardins, Daniel Moreau et bien d’autres… Nous découvrirons aussi l’étrangeté des Aïnus, l’étonnant « esprit du thé » et le mythique personnage de Sen no Rikyû porté à l’écran par le réalisateur Kei Kumai.

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Connaître les libellules

Posté par othoharmonie le 31 mars 2013

 

 Les libellules se rencontrent dans une grande diversité d’habitats aquatiques : mares, étangs, cours d’eau… Parmi celles-ci, certaines sont de bonnes indicatrices de la qualité de l’eau et de sa richesse faunistique. Malheureusement, la pollution et surtout la régression des zones humides semblent être à l’origine de leur disparition. 

Historique et classification

Connaître les libellules dans LIBELLULE libeluLes libellules appartiennent à un groupe d’insectes très anciens. Des fossiles préhistoriques datés de 300 millions d’années, ont été retrouvés notamment à Commentry, dans l’Allier. Cet ancêtre portait le nom de Meganeura monyi et vivait au Carbonifère : cette libellule était de taille gigantesque puisque son envergure atteignait 70 cm ! De nos jours, avec 10 cm d’envergure, l’Anax empereur est l’une des plus grandes libellules de France. 

Les libellules appartiennent à l’ordre des  Odonates  qui compte environ 6 000 espèces et sous-espèces dans le monde. Seules 85 espèces se reproduisent en France avec certitude. Les Odonates se divisent en deux sous-ordres : les Zygoptères et les Anisoptères. Les Zygoptères se distinguent à leur petite taille, un abdomen fin et deux paires d’ailes semblables qui se ferment verticalement au repos (par ex. les Caloptérix et les Agrions). Les Anisoptères se distinguent à leur taille plus grande, un abdomen plus épais et deux paires d’ailes différentes qui restent ouvertes à l’horizontal au repos (par ex. l’Anax empereur) 

Cycle de vie des libellules :

Les libellules passent par trois stades au cours de leur cycle de vie : l’oeuf, la larve et l’imago (adulte). L’éclosion de l’oeuf se produit après deux à cinq semaines (bien que certains passent l’hiver à ce stade). Toutes les larves sont carnivores. Cachées entre les plantes aquatiques ou enfouies dans la vase, elles guettent leurs proies ou s’en approchent doucement. La larve identifie sa proie à vue. Les plus jeunes mangent des animaux unicellulaires, puis, plus tard, elles attrapent de petits crustacés, des vers et des insectes aquatiques de toutes sortes. Les plus âgées prennent aussi des isopodes aquatiques, des amphipodes, des têtards et de jeunes alevins. Pour saisir leurs proies, elles se servent de leur lèvre inférieure curieusement transformée en « masque ». 

En général, elles se déplacent en marchant sur le fond, mais les larves des Anisoptères peuvent aussi se propulser en avant comme une fusée en expulsant violemment l’eau de respiration par l’extrémité de l’abdomen. Les larves des Zygoptères peuvent nager en faisant onduler leur corps. 

La larve mue à plusieurs reprises et grandit chaque fois considérablement. Le nombre de mues varie de 9 à 16 suivant les espèces. La durée du développement larvaire varie quant à lui de quelques mois à 5 ans. Lorsque la larve est au stade terminal, elle cesse de se nourrir et sort de l’eau. 

L’insecte s’extrait alors de son exuvie qui se déchire suivant une fente longitudinale. Cette transformation, appelée métamorphose, dure de 45 minutes à deux heures, en fonction des conditions météorologiques rencontrées. L’exuvie reste solidement accrochée à la tige ou au sol. L’imago (adulte) est tout d’abord mou et vulnérable. Une fois le corps durci et les ailes étendues, il peut prendre son envol. 

Les adultes vivent quelques semaines durant lesquelles ils se reproduiront. L’accouplement chez les libellules est spectaculaire. Le mâle agrippe la femelle derrière la tête grâce à des appendices spéciaux situés au bout de son abdomen : on dit que le couple forme la position du « tandem ». L’abdomen de la femelle s’incurve alors pour rencontrer le corps du mâle en formant un cœur copulatoire, et l’accouplement a lieu. Chez les Anisoptères cela prend quelques secondes, mais chez les Agrions le coeur peut être maintenu plus de 6 heures. Après l’accouplement, les libellules se séparent et la femelle pond ses oeufs alors que le mâle monte la garde chez certaines espèces. La plupart des espèces pondent leurs œufs individuellement dans l’enchevêtrement des plantes aquatiques, quelques-unes insèrent directement leurs oeufs à l’intérieur des végétaux alors que d’autres les laissent simplement tomber dans l’eau ou sur le sol humide.

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Les ailes de Libellules

Posté par othoharmonie le 12 mars 2013

 

Les ailes de Libellules dans LIBELLULE aile-libelluleLes ailes des libellules, comme celles de tous les insectes qui sont ailés (les Ptérygotes) semblent être formées à partir d’expansions latérales du corps de l’embryon, donnant les bourgeons alaires qui se déplieront au cours du développement larvaire. Chaque aile se compose donc d’une membrane repliée. Chez les libellules et tous les insectes à ailes transparentes (Ephémères, Diptères, Hyménoptères …) elle forme deux feuillets très minces plus ou moins collés l’un contre l’autre (au contraire des Coléoptères chez qui les ailes antérieures sont très épaissies (en étui) et dont seules les ailes postérieures sont transparentes. Autre cas, chez les Lépidoptères (papillons) les membranes formant les ailes sont minces mais recouvertes d’écailles (poils transformés)).

Les ailes transparentes des libellules ne portent aucun poil et ne se replient pas. Elles enferment entre leurs deux plans des sortes de tubes remplis d’air, les trachées. Ces trachées sont des ramifications du système de trachées du corps entier de l’insecte et transportent l’air dans chaque aile.

Les nervures principales, dont les parois sont des épaississements sclérifiés des membranes, soutenant et consolidant les ailes, semblent chez les libellules se confondre plus ou moins avec le réseau des trachées et des nerfs qu’elles enferment. Le sang irrigue toutes ces nervures et maintient les ailes en état de fonctionner correctement.

Les nervures intercalaires, entre les nervures principales, et les nervures transverses, perpendiculaires aux nervures principales et intercalaires, sont de simples épaississements sans trachée ni nerfs.

libellule_02 dans LIBELLULECe réseau dense de nervures dessine des cellules nombreuses et forme une nervation très complète qui se rapproche de la nervation des plus lointains ancêtres des insectes ailés. Ces insectes d’origine très ancienne sont de très bons voiliers, avec leurs ailes rigides mais très légères.

Si les Libellules ont pu exister depuis le Carbonifère et sont bien représentées encore actuellement, on peut penser que c’est en partie grâce à leurs ailes : leur vol rapide leur permet à la fois de se nourrir en attrapant au vol d’autres insectes et d’échapper à leurs prédateurs.

Janine Casevitz-Weulersse

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