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Les moules présentes en France

Posté par othoharmonie le 29 juillet 2016

 

Description
La moule est tellement connue qu’il peut sembler inutile de la décrire.
Il existe de très nombreuses espèces de moules dont deux simplement sont fréquentes sur nos côtes.
On rencontre Mytilus edulis sur la côte atlantique et Mytilus galloprovincialis en Méditerranée, dans le bassin d’Arcachon et en Bretagne Nord.

Mytilus galloprovincialis se reconnaît à sa coquille plus large, elle atteint également une plus grande taille (jusqu’à 12 centimètres) alors que Mytilus edulis ne dépasse pas 8 centimètres. Les deux espèces présentent une coloration similaire, noirâtre avec des reflets bleutés.

Taille maximale
12 centimètres pour Mytilus galloprovincialis
8 centimètres pour Mytilus edulis.

Les moules et leurs cousins

La moule est un mollusque bivalve.
Les bivalves tiennent leur nom de leur caractéristique la plus évidente, une coquille formée de deux valves articulées par un ligament élastique. La coquille des bivalves est secrétée par le manteau, des tissus formant deux lobes qui entourent le reste des parties molles. Ce sont des animaux à la forme variable, depuis l’élégante coquille Saint-Jacques jusqu’au couteau en passant par des espèces garnie d’épines. Ils vivent la plus souvent enfouis dans le substrat ou accrochés à des supports divers, comme les rochers. Les bivalves n’ont pas de tête différenciée mais ils ont, en revanche, un long pied qu’ils peuvent sortir par l’entrebâillement de la coquille et utiliser pour se mouvoir.

 MOULE

Anatomie d’une moule, document IFREMER

Ce sont des animaux filtreurs qui se nourrissent d’organismes microscopiques en suspension dans l’eau, essentiellement du phytoplancton. L’eau entre par un orifice inhalant et sort par un orifice exhalant, ces orifices pouvant être prolongés par de longs siphons chez les bivalves fouisseurs. C’est d’ailleurs grâce à ces siphons que l’on peut facilement repérer une coque, un couteau ou une palourde. Lorsque l’animal est enfoui, les siphons montent jusqu’à la surface du substrat, créant ainsi deux orifices bien visibles dans le sol. Il suffit de plonger le doigt dans le sable ou la vase pour déterrer le coquillage ainsi repéré. Chez la moule, qui vit fixée sur un support, de tels siphons n’existent pas. Une fois inhalée, l’eau est filtrée par les branchies qui assument deux rôles : la respiration et la rétention des particules alimentaires. Ces dernières sont amenées à une bouche munie de quatre lobes ciliés qui assurent le tri final. Ces deux valves peuvent se fermer fortement grâce à 1 ou 2 muscles adducteurs.

Les bivalves de nos cotes à connaître sont la moule (genre Mytilus), l’huître creuse (Crassostrea gigas), l’huître plate (Ostrea edulis), la palourde croisée (Ruditapes decussatus), la coque (Cerastoderma edule), les couteaux (genre Ensis), la praire (Venus verrucosa), la coquille Saint-Jacques (Pecten maximus) et le pétoncle (Chlamys varia).

Au sein des bivalves, les deux espèces de moules de nos côtes appartiennent à la famille des Mytilidés. On rencontre des Mytilidés partout dans le monde, avec une prédominance dans les zones intertidales des régions tempérées.

Prédateurs
Comme tous les bivalves de nos côtes, la moule peut être attaquée par des gastéropodes comme le pourpre ou le bigorneau perceur. Ces animaux possèdent une trompe qui secrète des enzymes pouvant percer un trou dans la coquille des bivalves. La trompe peut alors s’introduire dans le pauvre coquillage et le manger en provoquant une digestion externe. Lorsque vous trouvez sur le sable un coquillage vide avec un petit trou, cela signifie qu’il a été attaqué par l’un de ces gastéropodes.
Des poissons sont également spécialisés dans la consommation des bivalves, Il s’agit notamment des sparidés, avec une mention spéciale pour la daurade royale qui peut écraser sans mal la coquille des moules grâce à ses impressionnants paves dentaires.

Ethologie des moules

Alimentation
Ce sont des animaux filtreurs très actifs durant la phase d’immersion. Ils doivent en effet profiter de la présence de l’eau pendant le cycle de la marée pour retenir les microorganismes du phytoplancton dont ils se nourrissent. Une moule peut filtrer 10 litres d’eau par heure, moins qu’une huître mais cependant beaucoup pour un animal de cette taille. Les branchies assurent la respiration mais permettent également de retenir le phytoplancton, les éléments non consommables étant rejetés sous forme de pseudo-fécès. Les moules sont refermées et totalement inactives pendant le temps de la marée où l’eau ne les recouvrent pas.

 MOULE1

Les moules sauvages vivent fixées sur un rocher en colonies plus ou moins nombreuses

Activité
Au contraire des bivalves fouisseurs, la moule n’a pas de longs siphons sortant de la coquille. Ces appendices seraient inutiles pour cet animal qui vit fixé sur des supports, ancré par ses filaments du byssus. On appelle byssus l’ensemble du système d’ancrage, formés par tous les filaments, ces derniers étant produits par la glande byssogène.
Les moules peuvent néanmoins se déplacer à l’aide de leur pied et reformer des filaments pour s’ancrer un peu plus loin.
A l’état sauvage, les moules vivent en colonies, parfois extrêmement denses.

Reproduction
Contrairement aux huîtres, les moules ne sont pas hermaphrodites. Il existe des individus mâles et des individus femelles. On dit que c’est une espèce gonochorique.
La reproduction se déroule de mars à juin, le manteau de la femelle devenant rouge-orangé et celui du mâle jaune-clair.

Carte d’identité des moules

Embranchement : Mollusques
Classe : bivalves
Famille : Mytilidés
Nom : Mytilus edulis et Mytilus galloprovincialis

Article réalisé par Arnaud Filleul et Jean-Pierre Fleury.. http://www.pratique.fr/

Publié dans HUITRES et MOULES | Pas de Commentaires »

MORPHOLOGIE DU CRABE

Posté par othoharmonie le 1 mars 2016

Le corps des brachyoures a les caractéristiques principales de l’anatomie des décapodes.

Leur corps segmenté, recouvert d’un exosquelette plus ou moins dur en carbonate de calcium, possède typiquement un céphalothorax très grand, déprimé et abritant tous les organes, cette fusion de la tête et du thorax résultant du processus de carcinisation , appelé aussi brachyurisation (évolution morphologique vers une forme de crabe). Le céphalothorax est formé de la tête (lobe préoral + 4 segments) et du péréion (8 segments), l’ensemble est enveloppé d’une carapace continue formée par les plèvres du dernier segment céphalique et lestergites du péréion. Le pléon (du grec rrXècov, « mettre à la voile ») correspondant à l’abdomen (7 segments) est réduit et rabattu sous la face inféropostérieure du céphalothorax où il se loge dans une dépression : ce rabat chez la plupart des mâles est attaché par un système de bouton-pression grâce à deux crochets qui se « pressionnent » sur deux fossettes, protégeant ainsi sa première paire de pléopodes copulateurs.

crabe

Les 3 premiers segments du péréion ont fusionné avec la tête ; leurs appendices sont les pattes-machoires ou maxillipèdes associées aux pièces buccales (Mandibules, Maxillules, Maxilles). Les appendices des 5 derniers segments du péréion sont les péréiopodes. La première paire de ces péréiopodescorrespond aux chélipèdes (pince), généralement très développées. La pince comprend un dactyle mobile, s’articulant sur le propodus composé du manus et du polex (appelé familièrement paume, le propode et le dactyle forment la « main »). Les autres péréiopodes sont locomoteurs. Les appendices des arthropodes sont, en principe, biramés formés d’un endopodite ventral plus puissant et d’un exopodite dorsal plus délicat, souvent foliacé et à rôle respiratoire. Ces deux branches sont portées par un segment basilaire, le protopodite qui, chez les crustacés, est subdivisé en précoxopodite, coxopodite et basipodite (portant l’exo- et l’endopodite). Chez les brachyoures, les exopodites des péréiopodes sont branchiaux et abrités dans les cavités branchiales situées dans les portions du céphalothorax.

Leur tête porte deux yeux composés mobiles qui peuvent se loger dans une encoche orbitaire de la carapace. Ils sont généralement au bout de pédoncules oculaires (tiges coniques plus ou moins effilées, articulées au céphalon, souvent rétractiles), ce qui leur donne un large champ visuel (360° chez les crabe-fantômes).

L’estomac, souvent subdivisé en deux parties appelées estomac cardiaque et estomac pylorique, est prolongé par l’intestin moyen et accompagné d’un important hépatopancréas, glande qui synthétise les principales enzymes digestives. L’estomac cardiaque comporte un appareil masticateur (moulin gastrique) formé de pièces chitineuses épaissies très mobiles.

Leur carapace peut être garnie d’épines dorsales et latérales (par exemple épine supraorbitaire ou épistomienne), de spinules, tubercules, crêtes et carènes qui sont des éléments de diagnose.

La plus petite espèce décrite à ce jour est le Nannotheres moorei (taile d’1,5 mm) de la famille des Pinnotheridae, la plus grande est le crabe-araignée géant du Japon qui peut atteindre jusqu’à 3,5 m d’envergure, pattes étendues, dont 37 cm pour le corps, et un poids d’environ 20 kg, ce qui en fait le plus grand arthropode vivant.

LE CRABE

Comportement alimentaire

La majorité des espèces de brachyoures sont prédatrices et/ou nécrophages. Il existe également chez ce crustacé opportuniste des espèces herbivores, omnivores et détritivores (filtreurs de planctons, algues sur rochers, etc.). Chez les macrophages, la nourriture est prélevée à l’aide des chélipèdes qui la transfèrent à la 3e paire de maxillipèdes ; les maxillipèdes poussent la nourriture plus loin vers les mandibules et les maxilles qui la déchiquètent avant l’ingestion. Chez les microphages, le prélèvement alimentaire se fait par filtration. Celle-ci peut être assurée par les peignes de soies situés au niveau de certains appendices, par exemple au niveau des maxillipèdes dans le cas des Pinnotheridae. Les particules filtrées sont ensuite rabattues vers la bouche. La filtration est soit active (pièces buccales), due aux battements de l’un de ses appendices (scaphognathite), ou passive, utilisant un courant d’eau naturel ou généré par l’hôte si le crabe est symbiotique. En fonction du comportement alimentaire des crabes, les chélipèdes peuvent présenter des morphologies variables. Ainsi, les crabes se nourrissant d’algues encroûtantes présentent des pinces en forme de cuillère pour gratter et récolter la nourriture. Les crabes carnivores/nécrophages, comme Cancer pagurus (Linnaeus, 1758), qui se nourrit de coquillages, ont des pinces à mors émoussés, rappelant la face broyeuse des molaires, adaptées au broyage des coquilles. D’autres présentent des pinces à mors tranchants, en lame, permettant la découpe de chair.

Des cas de cannibalisme sont répertoriés : certains mâles mangent la femelle molle qui vient de muer (cette mue est à l’origine de l’émission d’une phéromone qui déclenche l’accouplement), le crabe-violoniste Uca tangeri  mange ses enfants lorsqu’il ne trouve plus de ressources sur terre.

Les crabes ont de nombreux prédateurs : mérous, rascasse, murènes, pieuvres, crocodiles, oiseaux, ratons, iguanes, ocelots, singes.

Une centaine d’espèces de Xanthidae ingèrent des Dinoflagellés lorsqu’ils s’alimentent, ce qui les rend toxiques.

La plupart des brachyoures sont gonochoriques, seules quelques rares espèces sont hermaphrodites.

L’accouplement est précédé d’une promenade nuptiale, le mâle postant la femelle entre ses pattes de devant en attendant que cette dernière mue et soit féconde.

Chez de nombreuses espèces de crabes, la fécondation interne n’est possible qu’après la mue de la femelle. Lors de l’accouplement ventre à ventre, le mâle introduit ses deux stylets copulateurs (correspondant à deux pattes abdominales transformées) dans les orifices génitaux de la femelle et y injecte ses spermatophores contenant les spermatozoïdes. Les œufs fécondés sont pondus (frai) mais restent collés sur les pléopodes de la femelle qui est dite « ovigère » (qui signifie « porteuse d’œuf) ou « grainée ». L’abdomen est alors « décollé » du céphalothorax et fournit un espace de protection pour la ponte.

Les œufs sont couvés pendant un temps qui varie selon les espèces (généralement plusieurs mois), puis éclosent au stade protozoé ou zoé (biologie) ; il y a un nombre variable de stades zoés selon les espèces. Après le dernier stade zoé, le crabe passe par un dernier stade larvaire, lui aussi pélagique, la mégalope; sa morphologie est intermédiaire entre la forme zoé et la forme crabe. Après un certain laps de temps, cette larve migre vers le substrat où elle effectue sa dernière mue larvaire qui la conduit au stade 1er crabe. La durée de la vie larvaire est très variable ; par exemple elle est de 65 ± 11 jours en moyenne chez les crabes Cancridae et de 29 ± 16 pour les Ocypodidae. Cependant, il existe des durées de développement larvaire beaucoup plus longues, de 4 – 12 mois chez Cancer magister, ou beaucoup plus courtes comme chez Tunicotheres moseri où le développement ne dure qu’entre 3 et 7 jours. Enfin, le développement direct, où l’individu sortant de l’œuf ressemble à un adulte en miniature, est rare. Ce cas se rencontre, par exemple, chez des crabes de la famille des Xanthidae : Pilumnus lumpinusP. novaezelandiaeP. vestitus.

Un crabe « mou » (le crabe en mue est un mets que l’homme juge très raffiné) est un crabe qui fait sa mue et dévagine sa carapace, devenue trop petite, ce qui le rend non seulement vulnérable, mais lui enlève toute possibilité de défense. Pendant les quelques jours qu’il lui faut pour que sa nouvelle carapace durcisse, il se réfugie à la limite des eaux de marée moyenne et se cache sous les rochers, les algues, s’ensable ou même retourne dans son exuvie. Après la mue, il lui arrive de manger son exuvie pour restaurer ses réserves calciques.

Plus de 6 800 espèces actuelles et près de 1 800 fossiles ont été décrites à ce jour (De Grave & al., 2009), réparties sur l’ensemble de la planète. En France sont recensées 4 000 espèces de crustacés dont 400 crustacés décapodes et une centaine de crabes. Les crabes colonisent une grande variété de milieux : aquatiques évidemment mais aussi continentaux, certaines espèces réalisant la quasi-totalité de leur cycle en dehors de l’eau. C’est surtout en zone tropicale que l’on trouve indifféremment des crabes marins, des crabes d’eau douce (850 espèces dont beaucoup ont une adaptation à une vie semi-terrestre, certaines espèces des familles dePotamonautidae ou Sesarmidae vivant dans la canopée) et des crabes terrestres.

L’apparition des crabes remonte à l’ère secondaire, le plus ancien fossile de crabe connu datant du jurassique moyen, il y a environ 170 Ma.

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Pieuvre et l’homme

Posté par othoharmonie le 14 mars 2012

Comme le dauphin, la pieuvre est présente dans la vie quotidienne de l’Antiquité grecque et romaine. Sa chair était appréciée des navigateurs, et, surtout, son apparence frappait l’imagination des artistes et artisans, comme en témoignent amphores, pièces de monnaie, céramiques, mosaïques et autres vestiges. Les Anciens attribuaient à la pieuvre des facultés extraordinaires. Le philosophe grec Aristote était persuadé que, prise avec une pieuvre dans un même filet, la langouste mourait de frayeur ! En Grèce, on croyait les pieuvres capables d’aller à terre voler des figues et des olives ou de faire ripaille dans les dépôts de poissons ! On les imaginait grimpant aux murs ou aux arbres – une croyance partagée par les Japonais et les habitants de certaines îles du Pacifique…

Pieuvre et l'homme dans PIEUVRE    Des naturalistes romains comme Pline l’Ancien ou Oppien prétendirent que les céphalopodes mangeaient leurs propres bras. Pourtant, des textes, de Pline notamment, décrivent déjà avec précision l’anatomie de ces mollusques.

 Appréciés depuis des siècles, à la fois comme appâts (en Amérique du Nord) et comme aliments, les céphalopodes constituent, aujourd’hui encore, un élément important de l’alimentation, humaine, en raison surtout de la richesse en protéines de leur manteau. Dans de nombreux pays, Octopus vulgaris est l’espèce la plus récoltée près des côtes, par chalut, pose de casiers ou avec des lignes. Les statistiques de la FAO indiquent que les pieuvres représentent une part variable mais non négligeable des prises annuelles de céphalopodes (3 892 145 de tonnes en 2005). Plus de vingt pays sont impliqués, dont l’Espagne et le Japon, grands consommateurs de céphalopodes, ainsi que les régions de la côte nord-ouest de l’Afrique. Bien qu’à l’heure actuelle l’impact des activités de pêche paraissent négligeable, si l’on en croit Hochachka et d’autres naturalistes, la vigilance reste nécessaire. L’importance économique croissante de la pieuvre commune expose l’espèce aux dangers d’une pêche excessive, alors que les relations entre âge, taille, reproduction et taux de mortalité de l’animal sont mal connues.

 Issu du Larousse

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