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LA PAROLE DE L’AIGLE

Posté par othoharmonie le 12 novembre 2014

 

290px-Black_Hawk-EagleLe lapin fut chargé d’inviter le vautour et l’aigle pour faire une compétition . Le lapin se rendit dans les bois des Caïlcédrats, et des Baobab dans lesquels nichaient aux cimes de ces arbres géants les deux grands flâneurs . Le lapin reporter redoutant l’aigle qui se nourrit de son espèces demanda la protection d’un garde de corps pour se rendre chez celui-ci . Le maître des terres proposa son chien de chasse comme protecteur du messager ! Le lapin réfuta ce bon officier, argumentant que son chien aussi est un animal de chasse, dont les lapins sont tous les jours victimes de ses captures au profit de son maître .  Le roi lion proposa un de ses jeunes lionceaux pour escorter ! Le lapin sachant que les lions ne s’intéressent pas à leur chaire accepte cette proposition . Les deux compagnons prirent le chemin . Vus ensemble un lapin et un lionceau, les animaux s’étonnaient de la gentillesse d’un lion . Cependant, cette merveille confiance ne durera pas . A travers la forêt, des bois d’arbres épineux, où les termitières géantes dominaient partout comme un village primitive abandonné par ses habitants, les deux compagnons tombèrent sur un groupe des chiens sauvages affamés ! Voulant agresser le lapin, le lionceau leur avertit que c’était un messager du Roi, et que si par malheur ils touchaient au lapin, que la vengeance du lion serait sévères . Mais les chiens sauvages ne voulant pas obéir un lionceau, tenaient à se partager le Messager de la paix ! Un groupe des lions avertis par le bruit se présentèrent sur le lieu . De leur approche, les chiens sauvages prirent la fuite .

      Arrivés dans la forêt des baobabs géant et des caïlcéderats, les cimes des tous les arbres géants étaient partagés entre les vautours nichant, et quelques cimes dominés par les nids des aigles .

      Le lapin s’adresse d’abord aux vautours en leur exaltant de roi des oiseaux  . Il était devenu les griots des animaux par son expérience ! Il dit à vautour : Le roi, et le doyen des oiseaux, les autres ont peur de la mort, toi tu te nourris de la mort . Champion des flâneurs, voyageur des pays lointains . L’expérimentés des siècles ! Dépositaire des histoires des espèces ! Le vautour se laissa dans son nid en lui disant : Les longues oreilles, qu’est ce qui t’emmène . Je n’ai pas l’habitude de t’entendre ! Arrête tes discours qui me font rougir ! Ce n’est pas mon genre d’écouter les exaltations qui peuvent me pousser dans l’orgueil !

     Le lapin : Le roi lion et le Maître des terres t’invitent à une compétition de flâneur ! Le vautour : qui sera mon adversaire ? Le lapin c’est l’aigle ! Le vautour quelles sont les épreuves ? Le Lapin : d’abord la vitesse en flâne . Puis, le vol en haute altitude ! Il y a trois épreuves, celui qui emportera deux, sera déclaré vainqueur ! Le Vautour secoua sa tête en disant, j’y serai le jour convenu .                  Le lapin et son compagnon s’adressa à l’aigle noir, le lionceau a dit, celui-là ne vaut pas le coup . On va voir l’aigle royal . Puisque, l’aigle noir ne peut se mesure qu’aux charognards ! Ils allèrent voir l’aigle royal au cime d’un baobab géant . Le lapin lui dit : Je suis le messager des animaux, chargé par le roi lion, pour t’inviter à une compétition de paix entre toi et le vautour géant !

L’aigle, moi et le vautour, nous vivons en paix depuis des générations, vous allez créer des disputes entre nous ! Le lapin : Au contraire ! l’organisation du spectacle a pour but de faire les connaissances entre toutes les espèces animales, en vue de proclamer une paix solennelle . L’aigle : Moi qui prélève mes nourritures sur les autres, en cas de cette paix, comment me nourrirais-je ? Le lapin : Le roi, tu sais que personne n’est plus puissant . Chaque puissance à une puissance supérieure à elle . Si tu refuses ces spectacles pour la paix universelle, et perpétuelle, comptant sur ta puissance, nous mettrons le petit oiseau ( faoin, et hirondelle de singe « en bambara : l’autorité ou pouvoir » « une sous espèce des perroquets de la savane, volant à une vitesse supérieure qui s’attaque à des gros oiseaux flâner, en particulier l’aigle et certains faucons . Cet oiseau n’est pas tueur, mais il terrifie les oiseaux puissants qu’au sous espèces d’hirondelle de savane, trop léger, elle vole à une vitesse telle qu’on dirait qu’elle franchisse le mur du son. Elle aussi s’attaque aux gros oiseaux flâneurs. »)  que tu connais, il t’interdira l’envol ! L’aigle trembla dans son nid, puisqu’il savait qui, il aurait à faire ( à des petits oiseaux de rien de tout, qui comme un avion bombardier contre les avions géants terrifie les aigles dans le ciel) . L’aigle dit : j’accepte ! Je serais à l’invitation !

       Les jours de compétions, tous les oiseaux étaient là . Le maître des terres et le roi lion firent le préliminaire entre les charognards et les aigles noirs, ainsi que les faucons . Toutes les espèces de vautour étaient là cachant les feuilles des arbres géants . Les charognards eux aussi . Quant aux faucons, et les aigles noirs ils cachaient aussi les feuilles des arbres . Posés partout sur les branches toutes les espèces victimes de ces rapaces ne voulaient pas être absents à cette occasion . Puisqu’ils voulaient se plaindre contre les nuisances d’aigles et des faucons . Les poules domestiques surtout sont venues nombreuses avec leurs poussins autour de maître de la terre .

      Le roi lion donnant le signe du début des jeux par la queue à la main droite symbole du pouvoir . Il invitant les adversaires à parler chacun de lui-même et de dénoncer les défauts qu’ils voient à leur prétendants .

      Les charognards prirent la parole en disant :

Nous sommes les oiseaux paisibles, Nous n’attaquons ni les oiseaux, ni les animaux quatre-pédés . Nous, nous satisfaisons des reste de nourriture des humains, ou des animaux amovibles qui ne peuvent plus rien servir à la vie . Nous faisons oublier les leurs par le nettoyage de leur corps . Nous sommes des oiseaux paisibles . Les charognards prirent des chansons faisant allusion au aigles et des faucons . Ils disaient dans cette chanson : Nous ne sommes pas d’ oiseaux nuisibles qui enlèvent à la longue de la journée les petits des autres pour nourrir les leurs . Non nous ne sommes pas de perfides qui font saigner le cœur des autres parents pour nourrir les leurs .

      Les poules contentes de ces chansons faisant allusion surtout aux faucons se mirent à danser en répondant aux chansons des charognards . Oui c’est vrai, nous sommes témoins, puisque nous cherchons nos nourritures ensembles parfois dans des rue des villages . C’est vrai ce que vous dites, les faucons sont des rapaces des poussins des autres pour nourrir les leurs . Les charognards continuent en disant : Les faucons ne sont pas de bons voisins, au contraire, ils sont nuisibles dans leur environnement ! Les poules répondirent oui, oui, oui, ce sont des rapaces nuisibles pour nos progénitures ! Le maître des terres donna raison aux charognards, et aux poules, il demanda aux aigles noirs de dénoncer ce qu’ils eurent remarqué de mal du côté des charognards !

        Les Aigles noir irrités par le sabotage de ses cousins les faucons, ils dit : les charognards sont méprisables ! Ils sont chassés par les humains tous les jours, mais s’ils s’envolent comme partant, ils retournent peu à près . Ils guettent les excréments, et les morts . Vous pouvez en être témoins en raison de leurs odeurs . Ce sont des oiseaux les plus mal intentionnés . Moi, ma nuisance est rare, surtout sur les humains et leurs animaux domestiques .

   Le roi lion voyant les termes lui mettant en cause celui-ci ordonna le début de la compétition . Le vol de longue altitude, fut emporté par l’aigle . Les faucons furent éliminés et condamnés de leurs criminalités à l’encontre des petits des autres .Les vols à bases altitudes furent emportés par les aigles noirs. Les charognards ne furent récompense que d’un complément de patience .

Le roi lion dit : le tour est aux vautours et les aigles royaux : Les Aigles royaux prirent les paroles en s’exaltant en chanson : Nous sommes les symboles de puissance des empires ! Nous sommes les seuls oiseaux qui ont les maîtrises de courant dans l’air . Nous sommes les seuls oiseaux qui eurent franchi les mur du vent dans l’air . Nous sommes les symboles de puissances !

Et quant à nos adversaires vautours, ce sont des oiseaux mal attentionnés . Ils volent à tout moment pour guetter l’horizon s’il n’y a pas de morts quelque part . Bien sûr ce sont des oiseaux mal attentionnés, puisqu’à chaque moment, ils ne désirent que la peste tombe sur un groupe quelque part, pour qu’ils fassent un grand banquet . Et oui ce sont des oiseaux des mauvais souhaits sur les autres animaux . Les voyant dans le ciel, on croit qu’ils font un rituel, mais au fonds, ils guettent les morts quelque part à l’horizon !

       Le roi lion pris les paroles en disant aux aigles vous en avez assez dit, la parole est aux vautours !

       Le doyen de vautour sur la branche de Baobab dit :

Si je parle, si le roi des vautours parlent :  Les autres vautours lui répondent : parle, parle . Il dit : si je parle, si les doyens des oiseaux parles, plusieurs secrets se mettront à jour ! Les autres vautours répondent : parle, parle roi des vautours parle ! Il dit : il s’agit de l’aigle, l’oiseau maudit par la souffrance des autres ! Les autres  vautours disent parle, parle les roi des vautours parle ! Il dit :  les rapaces pirates des autres animaux ! Les autres vautours disent : parle, parle le roi de vautours 290px-Aquila_adalbertiparle ! Il dit je parle des criminels avec les griffons et les bec des sorciers qui tuent les faibles pour se nourrir ! les autres vautours disent : parle, le roi de vautour parle ! Il dit :  nous les vautours, nous n’ôte aucune vie pour nous nourrir ! Les autres vautours disent parle, le roi de vautour parle .

     Il dit : regardez les spectateurs ! Nous avons le même cycle de reproduction que les aigles, voyez notre nombre est dix fois plus qu’eux, pourquoi ? Les autres vautours disent parle, le roi des vautours parle ! Il dit puisque les aigles sont maudits en raison de leur nuisance ! Les autres vautours disent parle, le roi de vautours parle ! Il dit : si les aigles étaient si nombreux que nous, qu’ils feraient disparaître tous les petits animaux !

      Il dit quant à nous les vautours, nous sommes des doyens des tous les oiseaux à présent ! Les autres vautours disent parle, le roi de vautours parle ! Il dit : nous avons assiste l’ère volcanique de la terre, et nous en avons survécu ! Parle, le roi des vautours parle ! Nous avons assisté la séparation des continents, nous en avons survécu ! Parle, le roi des vautours parle ! Nous avons assisté les changement climatique à maintes fois nous en avons survécu ! Parle, le roi des vautours parle ! Nous fûmes bien longtemps avant que l’homme ne fût ! parle, le roi de vautours parle : Nous fûmes durant des millènaires avant que l’homme ne sût construire un village ! Nous sommes les uns de plus anciens oiseaux sur la terre ! Et Nous sommes les oiseaux les plus paisibles, qui font effacer les traces de la mort sur la terre ! Les autres vautours disent : parle, le roi de vautours parle :

     Le roi lion est intervenu, en disant, vous en avez assez dit ! Commençons la compétition . Voilà pour vous, il y a trois épreuves celui d’entre vous qui emportera deux épreuves, celui-là sera déclaré vainqueur . Ces épreuves sont les vols à bases altitudes, les vol en haute altitude en flânant, et le vol en vitesse avec la maîtrise du courant d’air dans le ciel .

     A la première épreuve, décollage et le vol en base altitude, l’aigle  emporta . Puis la deuxième épreuve la vitesse  avec la maître de courant, l’aigle emporta encore . Mais la troisième épreuve, le vol en très haute altitude à distance, ce furent les vautours qui les eurent emporté .

     Le prix fut emporte par l’aigle qui voulait faire une démonstration de sa puissance . Le « Faoin » à présent , lui eut dissuadé en s’attaquant en lui en vol, ce qui fut applaudi par les spectateurs .

     Les vautours furent consolés par un prix de sagesse en tant que doyen des oiseaux .

Conte recueilli sur http://www.diffusionculturelle.com/

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Brigitte Bardot « Et Dieu créa la femme »

Posté par othoharmonie le 2 novembre 2014

 

téléchargement (8)Notre ciel est envahi de belles pensées en tout genre, mais à quoi sert une pensée non réalisée, si belle soit-elle? Pour les spiritualistes, les pensées sont des êtres qui nous visitent et qui souhaiteraient prendre corps dans la réalité terrestre.

Or nous les accueillons le plus souvent quelques instants, voire de temps en temps, mais nous allons rarement au bout des choses. Nous sommes pour la majeure partie des idéalistes. Pourtant il existe des êtres qui se donnent corps et âme pour défendre leurs convictions. La plus impressionnante est certainement Brigitte Bardot.

Adulée pendant des dizaines d’années, proclamée femme la plus belle du monde par les médias du monde entier, en pleine gloire elle quitta le cinéma pour se dévouer entièrement à la cause animale. Son parcours est parsemé d’embûches, de joies et de peines.

C’est une petite chèvre qui lui fit abandonner sa carrière pour se mettre au service de la protection animale. Dans son dernier film « Colinot trousse chemise », son sang ne fit qu’un tour quand elle vit, tenue en laisse par une figurante, une petite chèvre destinée à être rôtie en méchoui pour la communion de son fils. Elle lui acheta la petite chèvre qui ne la quitta plus pendant quinze ans. Ce jour là, ce fut le déclic, plus rien ne compta désormais que son amour, son combat pour les animaux -tous les animaux.

« Beaucoup de gens sont ignorants de la profonde détresse des animaux et pour le commun des mortels un animal n’est qu’un animal », « Malgré tous mes efforts auprès de nombreux ministres et présidents de la république pour que soit ôté du code civil – qui date de Napoléon – le fait qu’un animal soit considéré comme un ‘bien-meuble’ et devienne un animal sensible et vivant : ‘C’est parle à mon cul, ma tête est malade’ » -nous dit-elle dans son franc parler. Elle a conscience que la plupart de ceux qui disent aimer les animaux, ce sont leur animal, leur chien, leur chat uniquement, pour le reste ce n’est qu’indifférence. « Ils n’auront aucune commisération pour un animal perdu, blessé, affamé ».

Son intérêt pour les animaux l’a très vite confrontée aux horreurs des abattoirs, aux expériences de laboratoire, à l’indifférence des humains vis-à-vis des animaux qui n’étaient pour eux qu’une source de profit. A 26 ans, elle devient végétarienne après avoir vu les photos qu’un de ses amis avait prises -de façon cachée- en s’étant fait embaucher dans un abattoir. Elle aimerait une prise de conscience de ce qui se passe dans « ces enfers sanglants où les bêtes horrifiées d’épouvante sont traînées les unes devant les autres pour être pendues la tête en bas, le cou tranché, prêtes à être découpées par une scie électrique, alors qu’elles sont encore conscientes ».

Traumatisée à vie, armée de son courage et de son écœurement, elle a plaidé la cause des animaux dans une célèbre émission de télé « 5 colonnes à la une » pour que les animaux soient au préalable ‘étourdi au couteau’. Grâce à son intervention, à 26 ans, elle obtint de Roger Frey, alors Ministre de l’intérieur une loi plus humaine pour les animaux de consommation, loi votée après 10 ans d’attente. « Mais aujourd’hui, les promesses faites par Sarkozy, dit-elle, en tant que ministre de l’intérieur puis en tant que président n’ont pas été tenues au contraire, c’est de pire en pire. La loi française est bafouée au profit des images (14)égorgements rituels musulmans et juifs ». « De même pour les expérimentations où l’on inflige des douleurs inhumaines aux animaux pour constater leur seuil de tolérance, sans parler des mutilations et autres atrocités dignes des plus terrifiants films d’épouvante », c’est pour elle une révolte profonde qui lui fait saigner le cœur mais qui lui donne le courage de se battre.

De nos jours, ce n’est pas la cruauté, la barbarie qui dérangent mais des femmes ou des hommes comme elle qui se battent pour LA VIE sous toutes ses formes : « Oui me répond elle, je dérange énormément, je donne des coups de pieds dans la fourmilière, je n’envoie pas dire ce que j’ai à dire, je dénonce crument et j’attaque ! Du reste j’ai été traînée 5 fois devant les tribunaux et j’ai à chaque fois perdu parce que je ne me plie pas au ‘politiquement correct’. J’ai reçu des menaces de mort plusieurs fois, à tel point que les RG m’ont raccompagnée à l’aéroport d’Orly pour me protéger des bouchers chevalins qui voulaient m’attaquer suite à ma dénonciation publique de l’horreur de la viande de cheval »…

http://www.magazine-essentiel.com

 

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INTERVIEW D’UN DRESSEUR DE PUCES

Posté par othoharmonie le 29 septembre 2014

 

téléchargement (3)Jean-Dominique Kérignard, alias Alfredo Panzani, dirige la Compagnie « Les petits miracles » un théâtre ambulant pour enfants qui se déplace en France et à l étranger et présente une animation : « Les puces savantes » dont le succès se renouvelle à chaque représentation.

 « Sous le plus grand des petits chapiteaux du monde , Alfredo Panzani, ancien dompteur de fauves, a troqué ses lions et ses éléphants contre une ménagerie de puces savantes avec laquelle il parcourt le monde. Tour à tour jongleuses, acrobates, cracheuses de feu, équilibristes, les puces dressées du grand Panzani vous entraînent dans une frénésie de tours de force et d’élégance ponctués par un numéro unique au monde : Zaza, la puce volante, qui, au péril de sa vie, est propulsée dans les airs grâce à un canon miniature. Un spectacle plein d’humour et de poésie . « Les Puces Savantes », dans le plus pur style des baraques foraines d’antan, est un spectacle tout public, mêlant humour et manipulation d’objets pouvant être produit soit en salle soit en plein air ».

Petite note humoristique : les affiches publicitaires présentant les cirques de puces savantes stipulaient : « les chiens ne sont pas admis au spectacle ! »

Propos recueillis par Aurélie de Lanlay et Sylvain Prud’homme

Les rideaux d’un chapiteau miniature se soulèvent, un dompteur en uniforme rouge à galons, fouet à la ceinture et moustache, nous invite à entrer. Installée sur une table, la piste : rond de moquette grand comme une assiette au-dessus duquel sont suspendus de minuscules trapèzes, plongeoirs, filins. Les tigres, les lions ? Alfredo Panzani les a troqués il y a des années pour d’autres fauves moins encombrants. Il relève sa manche, va chercher le premier au creux de son avant bras, le pose sur le tapis…A nos loupes !

Alfredo Panzani, vous nous accordez un entretien à la sortie d’un numéro très impressionnant, le lancer au canon de trois puces au dessus de votre chapiteau, en plein air.

Oui, c’est le moment le plus périlleux du spectacle. Dans cette région surtout (St Martin de Crau, avec le mistral, une bourrasque est vite arrivée. J’ai beau avoir l’habitude après toutes ces années, au moment où j’allume l à mèche du canon, je suis toujours inquiet.

Elles sont montées à quinze mètres, peut être vingt…Vous avez rattrapé les deux premières sans difficulté, mais la troisième a failli vous échapper.

C’est vrai, je me suis fait une frayeur. Il faut savoir prendre des risques mais j’aurais été. Une pu e savante ça ne se trouve pas sous les sabots d’un cheval !

Il ya longtemps que ces trois là travaillent avec vous ?

Des années. Chacune a son caractère .Par exemple, Mimi la puce la plus forte : je l’ai trouvée sur le dos d’un tigre, un beau mâle de 350 kilos. Je ne sais pas si c’est son alimentation, le sang de ce tigre colossal dont elle s’est abreuvée pendant longtemps, en tous cas elle a une puissance phénoménale. Vous avez vu ce numéro où elle déroule seule un tapis rougeau milieu de la piste ?

Pour elle le tapis représente plusieurs centaines de kilos ?

Rapporté à sa taille, trois tonnes cinq. Et elle le déroule sans peine, en trois sauts. C’est prodigieux ce qu’il lui faut comme force. Comme pour cet autre numéro où, placée dans la paume de ma main, elle soulève et maintien un clou à la verticale au-dessus de sa tête.

Il ya aussi votre puce Lulu, qui saute à travers un cerceau enflammé. Et puis Zaza la voltigeuse. Quand avez-vous commencé le dressage des puces ?

J’ai commencé les puces à la suite de mon accident. Nous étions dompteurs de fauves de père en fils n soir de représentation, il y avait de l’orage dans l’air, les tigres étaient très énervés et Sultan un gros mâle, m’a sauté sur le dos…je suis resté 3 mois à l’hôpital et j’ai décidé là de travailler désormais, avec des bêtes moins dangereuses.

Vous avez avec chacune de vos puces une relation particulière ?

téléchargement (4)Disons que j’ai une préférée : Zaza. Probablement parce que c’est la moins brutale. C’est très net au moment de l’alimentation : Mimi et Lulu se précipitent sur mon bras pour « boire ». Zaza est plus compliquée, elle prend son temps, cherche un endroit qui lui convient, au pli du coude ou à la naissance de l’anconé*. C’est une sensuelle.

Cette relation avec Zaza se sent pendant le spectacle, notamment dans votre façon de la tenir entre le pouce et l’index. Au moment où vous la montrez au public, vous n’avez jamais peur qu’elle saute ?

C’est tout un lent travail d’apprivoisement. D’ordinaire, pour éviter qu’elles s’enfuient, les puces sont attachées. Tous les cirques de puces qui ont existé ou existent encore utilisent le système de l’attelage. N attache les puces avec un cheveu, un crin de cheval, ou un fil d’or. L’or est le métal le plus ductile et ne casse pas, même si le fil est très fin Il faut arriver à attraper la puce, à faire un petit nœud coulant que l’on glisse en arrière de la première paire de pattes, puis on l’attelle à l’objet qu’elle va tracter. Le plus souvent ces puces restent attachées à vie.

Tandis que vous préférez les laisser en liberté ?

Oui, mais j’ai du leur apprendre à ne pas sauter. C’est un apprentissage assez cruel, on met les puces dans un bocal, avec un couvercle fermé. An début, les puces sautent. La puce à une substance dans ses pattes qui lui permet une propulsion de l’ordre de 45 à 50 G. par comparaison, un pilote d’avion de chasse subit une accélération de 1,5 G. pour la puce, c’est une détente phénoménale ! A notre échelle, c’est comme si, sautant en l’air, on atteignait la hauteur de la Tour Eiffel ( 300 m). Elle se détend donc très fort et se cogne la tête contre le couvercle du bocal. Elle répète ses sauts plusieurs fois, puis module leur puissance. On remplace alors le bocal par un autre plus petit, qui l’oblige à sauter moins haut. Puis par un autre, plus petit, jusqu’à qu’elle ne saute plus du tout On peut alors l’atteler et lui faire tire toutes les charges que l’on veut.

Pourtant, vos puces continuent de bondir lorsqu’il le faut, notamment dans le numéro où l’une d’entre elle multiplie les saltos avant et arrière.

Oui, mais ça je l’obtiens uniquement avec Zaza, parce que notre relation est assez libre. Il y a une confiance entre nous qui permet ça. Elle sait que je l’ai adoptée, qu’on va rester ensemble, que je ne vais pas la quitter pour quelqu’un d’autre. Toujours cette méthode de la main de fer dans un gant de velours. On est en confiance et je la laisse libre de sauter comme elle veut. Bon, je n’irais pas jusqu’à la laisser aller boire le sang de d’autres personnes !

On parle de la cruauté du dressage des fauves, mais cette méthode du couvercle est terrible !

Oui, comme le fait que les puces restent attachées à vie. J’ai voulu bannir ce dernier aspect, en travaillant sans attelage. La cruauté va parfois plus loin .Sur internet, on trouve des images du cirque tenu par Maria Fernanda Cardoso, une colombienne qui vit maintenant en Australie. Elle ne travaille pas avec des puces d’homme, mais avec des puces de chien et de kangourou. Elle devait se produire au festival d’Edimbourg, mais une manifestation de la SPA a empêché les représentations. Il est vrai qu’elle pousse le bouchon un petit peu loin : pour attacher plus facilement ses puces, elle n’hésite pas à leur perforer l’abdomen.

Cela veut die qu’elle perd chaque fois les puces qu’elle a apprivoisées ?

Elle n’apprivoise pas ses puces, elle élève des lapins infestés de puces. Pour en avoir toujours sous la main. Ce qui veut dire aussi cruauté pour les lapins. Remarquez au passage l’incohérence de la SPA : quand elle recommande de traiter les chiens et les chats contre les puces, est ce que ce n’est pas de la cruauté envers les puces ?

Existe-t-il une solidarité entre les dompteurs de puces ?

Il existe site ou nous sommes tous répertoriés. Nous sommes environ 35 à travers le monde, des mexicains, des américains, quelques anglais, une hollandaise qui vient de se lancer et qui , après avoir vu mon spectacle à Anvers a copié la plupart de mes idées…Sinon ,aux Etats Unis on voit de plus en plus de cirques avec de fausses puces, notamment un cirque dont les accessoires ont été réglés par les gens qui on créé les effets spéciaux du film Ghostbusters. On y voit par exemple des trapèzes automatisés, le premier se balance et quand la puce est censée avoir sauté, c’est le suivant qui se met en mouvement. Dans le commerce, on trouve même pour 2500$ des petites valises toutes équipées contenant le plongeoir miniature, la piste, le tapis et le reste…

Et ça marche ces spectacles là ?

Je ne sais pas, franchement, je ne sais pas. Je ne vois pas l’intérêt si on ne travaille pas avec de vrais insectes.

Y a-t-il dans votre spectacle des numéros que vous redoutez plus que d’autres ?

Le canon , bien sûr.. Quand Mimi sort de la gueule du canon, je suis toujours inquiet car je ne sais pas ou elle va tomber dans le public. Même si, bon, je commence à connaître sa propension à atterrir sur les surfaces souples et à se précipiter dans les décolletés, ce qui n’est pas pour me déplaire…Quand Lulu saute au milieu du cercle de feu, j’ai peur qu’elle refuse l(obstacle. Cela pourrait arriver un jour. Une autre chose me fait peur- et là je vous révèle un petit secret de dresseur- c’est que pour fidèliser mes puces, je fais toujours en sorte d’avoir 2,5 ou 2,7 grammes d’alcool dans le sang. J’en ai fait des alcooliques, qui ne peuvent plus se passer de moi. Et bien entendu, j’interdis l’accès au spectacle aux personnes imbibée, de crainte que mes puces ne m’abandonnent pour eux !

Le spectacle est il partout bien reçu ?

Cela crée parfois des situations insolites. Par exemple au japon, au festival de Shizuoka, se posait un gros problème de langue. Je disais mon texte en anglais, avec quelques mots de japonais appris phonétiquement, comme :-« c’est extraordinaire » ou « Au secours ! Elle ne sait pas nager ! »…Les deux premiers jours il y avait des spectateurs qui parlaient un peu anglais, mais ensuite c’était les vacances et le public était constitué de gens modestes qui ne parlaient pas du tout l’anglais et attendaient sans comprendre avec leur loupe en main…un grand moment de solitude !

D’autres surprises de ce genre ?

téléchargement (5)A Sao Polo, on devait jouer dans un parc, j’avais envoyé à l’avance les plans de mon chapiteau et on m’avait répondu : »parfait, on va construire une scène un peu plus grande pour pouvoir élargir le public », On arrive avec Zaza et on voit 3 grandes scènes de 10 mètres sur 12, posées à 1m50 de haut ! J’explique que çà ne va pas du tout et que les gens doivent être tout près, qu’il faut qu’ils puissent voir, on me répond de ne pas m’inquiéter car, les 3000 spectateurs verront tout grâce à six écrans géants ! Ils ont finalement baissé la scène, et j’ai eu 150 spectateurs près de moi pour les moments nécessitant la participation du public…Et, tout s’est bien passé. Le spectacle a été filmé, fort bien d’ailleurs, et ça a marché. Cela est surprenant…j’ai l’habitude de jouer pour 50 personnes et là, j’entendais les réactions de 3000 personnes ! Dans un autre registre, à Gorron, en Mayenne, la chargée de communication n’avait pas du tout fait son boulot et, en cinq représentations nous avons eu en tout : huit spectateurs ! Là encore, grand moment de solitude…

Il y a-t-il des différences selon que le public soit fait d’enfants ou d’adultes ?

Bien sûr, mais l’idéal est que les deux soient mélangés : cela rajoute quelque chose, on peut suivre le regard des parents sur leurs enfants. Ils constatent que les enfants voient les puces, alors que l’on sent qu’eux-mêmes doutent et se penchent pour les voir aussi.

Variez- vous les numéros selon les lieux et le public ?

Cela arrive…Nous jouions près de Carcassonne aux Ampélofolies, une fête du vin et de la truffe. L’organisateur m’avait impérativement demandé de présenter une puce « cavant » la truffe. J’avais donc installé un bac à sable miniature et à un moment la puce trouvait un petit morceau de truffe que je ramassais entre le pouce et l’index…mais en général le spectacle ne bouge pas, en 12 ans j’ai répété 3400 fois le même texte et rempli l’équivalent de deux stades de France ( mais pas en 2 jours comme Johnny !)

Pour en savoir plus, sur internet :

La Compagnie « Les Petits Miracles » Jean-Dominique Kérignard

* « l’anconé » est un petit muscle de la loge postérieure de l’avant bras qui, comme le triceps, étend l’avant bras sur le bras. Notre dresseur est un anatomiste accompli !

Source : http://www.jbwhips.com/QUAND-ON-ATTELAIT-LES-PUCES.html

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A l’origine des Puces Savantes

Posté par othoharmonie le 27 septembre 2014

 

Métiers oubliés… Il n’y a pas que les ménageries foraines et leurs dresseurs de fauves qui ont disparus de nos fêtes foraines… Les entresorts de dresseurs de puces savantes ne s’y installent plus depuis déjà belle lurette. Pourtant, de grandes « figures » ont marqué de leur empreinte cette activité insolite qui attirait un public chaque fois surpris des exploits de ces petits insectes. Parmi ces dresseurs, « les » professeurs Schmidt, dont plusieurs générations se sont produites sous ce nom, mais aussi les Roloff oncle et neveu, sans oublier Madeleine Wagner, fille d’un talentueux dresseur s’il en fut. « Portraits » d’un métier disparu à jamais de nos fêtes, vogues, foires et kermesses…

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L’origine des puces savantes
Les puces existent depuis le commencement du monde, ou presque, et d’aucuns affirment que l’origine de cet art remonte à la plus Haute Antiquité : Cléopâtre adorait, paraît-il, se faire présenter par ses esclaves, des puces trainant de petits fardeaux au moyen d’un fil de soie… 

D’autres prétendent que son origine date du Premier Empire, époque où les prisonniers Français, gardés par des soldats Anglais sur des pontons de bois grouillant de vermine, eurent l’idée – pour passer le temps – de capturer les puces dont ils étaient couverts afin de s’amuser à leur faire traîner des petits morceaux de bois et autres objets modelés par leurs soins… 
Loin de nous, l’idée de nous immiscer dans cette querelle d’ « historiens », mais force est de constater que la première hypothèse semble la plus vraisemblable. D’autant plus que  Brienne évoque les puces savantes dans ses « Mémoires », que Mme de Sévigné le fait aussi dans les lettres à sa fille, sans oublier La Bruyère à la fin du chapitre des « Jugements » ainsi que l’écrit Victor Fournel dans « Les rues de Paris ».

Quoi qu’il en soit, en 1804, un matelot allemand montrait déjà, au microscope, des puces dont il avait fait le dressage, dans un spectacle qui fut très prisé du public, tant au dix-neuvième, qu’au début du vingtième siècle.

LES ROLOFF
Né en Tchécoslovaquie, Roloff, éminent dresseur de puces habitué des fêtes parisiennes dans la première moitié du vingtième siècle, portait le nom de son oncle, d’origine roumaine, qui se produisait déjà comme dresseur de puces sur les fêtes et foires européennes. Un oncle qui vint à ce « métier » de bien curieuse façon…

En effet, vers 1838, l’oncle Roloff, courtier en bijouterie était de passage en Italie lorsqu’un meurtre fut commis dans l’hôtel où illogeait. Soupçonné malgré ses protestations, Roloff  qui était en possession de bijoux (ceux qu’il venait vendre !) fut emprisonné. Ce n’est que deux ans plus tard, lorsqu’on découvrit enfin le véritable assassin qu’il fut relâché après avoir croupi dans une cellule infestée de poux et de puces, qui n’avaient rien de savantes !

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Pour tromper l’ennui, il eut l’idée d’en capturer quelques-unes, et de les attacher à l’aide d’un de ses longs cheveux qui n’avaient pas connu la caresse du peigne depuis de longs mois.
Avec ce qu’il pouvait trouver dans sa cellule, il fabriqua des petites voitures, et lorsqu’il sorti de prison, ne voulant absolument plus entendre parler de négoce de bijoux, il s’improvisa dompteur de puces… 
Il substitua à ses cheveux de minces fils d’or, et confectionna des véhicules miniatures en argent avant de rencontrer –très vite- le succès et parcourir le monde…

Des champs de foire au Vatican
En 1888, Roloff et sa troupe « d’artistes » savants se produisirent devant la Reine Victoria à la Cour Impériale de Russie. Ils furent aussi accueillis par différents monarques et, en 1896, Pape Léon XIII les applaudit au Vatican. Roloff l’aîné était alors au sommet de sa gloire. Il gagnait 40 livres par jour et trouvait encore le temps de construire des baraques semblables à la sienne qu’il céda notamment à Mmes Hausschild et Schilling, à MM. Schneider, Tansiq, etc., qui firent également les beaux jours du métier sur les champs de foire européens.

Le neveu prend la relève
C’est à cette époque que son neveu vint travailler avec lui. Cela dura quelques années, et lorsque son oncle mourut, à Rome, en 1900, il lui légua son matériel et sa troupe d’artistes, lui laissant le soin de poursuivre le métier sous le nom de Roloff.
Roloff le neveu tourna alors pendant de longues années sur les foires avec ses puces savantes. Il leur fit tirer d’invraisemblables attelages en argent et de dimensions microscopiques, un corbillard, une locomotive, une pompe à incendie qui, chaque fois, ravissait le public… Certes, le spectacle  ne durait que quelques minutes, guère plus, mais cela suffisait à juger l’habileté des artistes. D’ailleurs, le succès le conduisit, comme son oncle avant lui, à voyager un peu partout en Europe, mais aussi en Amérique où le public se pressait autour de sa petite table de démonstration !

LE PROFESSEUR SCHMIDT 
Autre famille de dresseurs de puces, les Schmidt. A la tête de son… « Théâtre des Puces Savantes » avec plus de 200 « artistes » à l’affiche,  Robert Schmidt parcourait les champs de foire de France et d’Outre Quiévrain où il collabora un temps au journal professionnel  « La Comète Belge ». 

Dans un article paru à la fin des années 40, L’Inter-Forain rappelait combien notre homme était à son aise derrière le plateau scénique de son « Théâtre ». Après guerre, sur l’affiche de sa baraque, on pouvait lire : « 200 puces dressées, présentées par le dresseur Robert, l’unique dresseur français de la famille Schmidt, les créateurs du genre.

A chaque séance le programme suivant est présenté en entier :
1-    L’enterrement
2-    Les puces au travail
3-    Puces acrobates
4-    Puces dressées en liberté
5-    Le football
6-    Appartement de puces
7-    Le repas des artistes
8-    Le ballet dansé par des puces costumées, etc. ».

Le public faisait la queue devant la baraque qui venait rarement à Paris, hormis à la fête de Montmartre. Il est vrai qu’à l’époque, Robert Schmidt, alerte septuagénaire aux cheveux blanc obtenait des résultats surprenants.
Tour à tour jongleuses, acrobates, équilibristes, danseuses… ses « puces » entraînaient le public dans un spectacle à nul autre pareil. Pourtant, ce n’était pas une mince affaire que de les saisir et de les manipuler – à l’aide d’une petite pince de bijoutier – sans les écraser ! Sans compter que notre dresseur devait rattraper ses petits pensionnaires qui s’échappaient, mais aussi les attacher par le cou de la même façon qu’on passe un collier avec une laisse à un chien. Si ce n’est que la manœuvre, minutieuse en diable, réclamait un doigté spécial. Un exercice dans lequel Robert Schmidt excellait !

Des performances étonnantes
Une fois le boniment terminé et le public installé à l’intérieur de la baraque, c’était, chaque fois, le même rituel… Notre homme s’installait à une table placée devant lui. Table sur laquelle le public découvrait alors un cirque miniature avec des gradins sur lesquels étaient assis de petits personnages de plomb.
La loge des « artistes » était constituée d’une série de petites boîtes bien fermées dans lesquelles les puces se trouvaient munies de leurs accessoires.

Un micro cravate autour du cou et cela dès l’après-guerre, Robert Schmidt commentait le programme, permettant ainsi au public de suivre l’évolution de ses « artistes » sur la piste : défilé des véhicules (camion, vélo, carrosse, corbillard, etc.).
Incroyable, mais vrai ! Le public ébahi voyait les roues tourner, les pédales fonctionner… Il assistait même à un match de foot avec, en guise de ballon, des boules grosses comme un petit pois !

Devenue acrobate, une des vedettes de la troupe évoluait ensuite sur un fil, tel un acrobate, alors qu’une autre soulevait un poids mille fois plus gros qu’elle… Sans oublier le « clou » du spectacle : un ballet de puces vêtues de tutus multicolores et valsant au rythme de la musique. Bref, un univers surprenant qui explique le succès de cette attraction des années durant.
A l’époque, L’Inter-Forain, présentant notre homme, rappelait que le Professeur Robert assurait seul le ravitaillement de son cheptel, précisant même : « Avant la matinée ou la soirée, il place les puces sur ses bras où elles sucent son sang pendant un certain temps. Gonflées à bloc, les puces sont alors plus vigoureuses et M. Robert peut ainsi montrer ses bras ornés de lentilles rouges au public car, immunisé par les piqures successives, les traces disparaissent vite (…) ». Comme a aujourd’hui disparu de nos fêtes ce genre de spectacle qui, dans les années 50 faisait encore la joie et bonheur du public !

MADELEINE WAGNER
C’est à la mort de son père, Paul, que Madeleine Wagner, alors âgée de 18 ans, lui succèda à la tête du… « Théâtre des Puces Savantes ». 
Belge de naissance, Paul Wagner a longtemps tourné sur les champs de foire d’Outre Quiévrain, après avoir apprit le métier avec Mme Anna. L’art du dressage des puces ayant ses maîtres comme Emma Sténégry et son « Salon des Puces Savantes », Roloff, habitué des fêtes parisiennes, le Professeur Schmidt (il y en eut 3 générations) …
Après de nombreuses tournées sur les champs de foire belges, à Liège notamment, Paul Wagner et sa famille s’installèrent en France et tournent sur Paris et la région parisienne avec leurs puces savantes. Ainsi que le relatait L’Inter-Forain dans les années 50, la jeune Madeleine excellait dans son « Théâtre ». Il est vrai qu’elle était allée à bonne école puisque son père lui avait enseigné l’art du dressage dès son plus jeune âge… 

Des performances étonnantes
Une fois le boniment terminé et le public installé à l’intérieur de la baraque, le « Rose » précisait alors que c’était, chaque fois, le même rituel… Après avoir passé au front une visière de cellophane, elle sortait délicatement d’une boîte de minuscules voitures attelées (à ses « artistes » maison, bien sur !) pour la composition de son programme : rouleau compresseur, corbillard… que ces « vedettes », attachées à un fil de soie, tiraient de toute leur force, sans oublier les manèges qu’elles faisaient tourner, ou les petites boules de sureau qu’elles faisaient rouler de leurs pattes au grand étonnement des spectateurs peu habitués à de tels attelages. 
Patience et dextérité faisaient partie du quotidien de celle à qui les puces savantes –capables des performances les plus étonnantes- obéissaient au doigt et à l’œil !

téléchargement (16)Sa ménagerie tenait dans quelques boîtes au format de grosses boîtes d’allumettes. Et, à l’intérieur de son « Théâtre des Puces Savantes », Mlle Wagner commentait en peu de mots son travail alors qu’une loupe circulait de spectateurs en spectateurs afin qu’ils puissent admirer le travail de la dresseuse à la tête d’une troupe de cent cinquante « artistes » qu’elle faisait travailler sur les fêtes de l’Hexagone, que ce soit à Neuilly, ou encore à la fête du Lion de Belfort, place Denfert-Rochereau, à Paris, où, au début des années 50, son « Théâtre des Puces Savantes » côtoyait les dernières ménageries foraines, où encore la baraque des « Filles de Feu » où Wanda triomphait en parade…

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Transmission des Puces

Posté par othoharmonie le 27 septembre 2014

 

téléchargement (13)L’homme est contaminé par des piqûres de puces de rongeurs infectés, en particulier Xenopsylla cheopsis. Les puces transmettent la peste à l’homme lors d’un repas sanguin. Lors de l’épidémie, De 1984 à 1992, 11 030 cas de peste humaine ayant causé 1201 décès ont été notifiés à travers le monde (soit de 1000 à 2000 cas et de 100 à 200 décès par an); il s’agissait généralement de peste bubonique – la transmission peut se faire par voie respiratoire interhumaine si l’un des malades est atteint d’une lésion respiratoire ouverte.

En Europe, les rats sont la source principale de dissémination de la peste, aux Etats-Unis ce sont les écureuils « Rock squirrels ou California ground squirrel ». Les animaux domestiques, chiens et chats, peuvent être des sources d’infection quand ils sont contaminés par les puces de rongeurs.

En dehors des épidémies, les rongeurs peuvent servir de réservoir de l’infection et les puces demeurent infectieuses pendant des mois.

Bactériologie

Yersinia pestis est une bactérie Gram négative appartenant à la famille des Entérobactériaceae qui présente une coloration bi-polaire en présence des colorants Wright, Giemsa et Wayson. Elle possède plusieurs facteurs de virulence qui lui permettent de survivre chez l’homme en utilisant les nutriments des cellules hôtes et en empêchant la phagocytose et d’autres mécanismes de défense.

Diagnostic

Un diagnostic d’urgence est nécessaire de manière à mettre en place les mesures préventives. Dans la peste bubonique, la ponction ganglionnaire avec examen direct et culture est essentielle. Dans la peste pulmonaire, le diagnostic est confirmé par la culture. Il n’y a pas de test rapide de détermination du bacille de la peste.

La détection de Yersinia pestis se fait :
– par mise en évidence de bactéries gram-négatives de forme ovoïde, à coloration bipolaire à partir des expectorations, du sang ou de prélèvements de ganglions.
– par des tests aux anticorps fluorescents et ELISA

La sérologie est trop tardive et incertaine (réactions croisées). En post mortem, des prélèvements (ganglions, poumon, rate, moelle osseuse) peuvent être justifiés.

Mesures de protection de santé publique

D’après le plan BIOTOX de la Direction Générale de la Santé.
Voir la fiche récapitulative des maladies à déclaration obligatoire.
Institut de Veille Sanitaire, 11 octobre 2001. 

http://www.agmed.sante.gouv.fr/htm/10/indbio.htm

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LES PUCES Européennes

Posté par othoharmonie le 25 septembre 2014

 

téléchargement (14)Les puces forment l’ordre des siphonaptères (du latin sipho « tube »), anciennement dénommés aphaniptères. Ce sont des insectes ptérygotes holométabole, caractérisés entre autres par leurs pièces buccales conformées en un appareil piqueur-suceur. Elles sont ectoparasites : les puces actuelles infectent les mammifères (dont l’Homme) et quelques oiseaux, et vivent du sang de leurs porteurs. Il s’agit d’un groupe très ancien : des puces primitives (Strashila incredibilis, Pseudopulex jurassicus , Pedopenna daohugouensis ) découvertes en Mongolie intérieure remontent à 165 millions d’années (Jurassique) ; de très grande taille, elles parasitaient peut-être certains dinosaures.

Près de 2 500 espèces ont été décrites à ce jour, réparties en 239 genres et 15 à 16 familles selon les auteurs, et 5 super familles.

En Europe, les animaux domestiques et de compagnie (chiens, chats et plus rarement rat, souris blanche, furet, nouveaux animaux de compagnie, etc..) peuvent être porteurs de plusieurs espèces de puces : Ctenocephalides felis, Ctenocephalides canis, Pulex irritans, Archeopsylla erinace, etc.. La plupart du temps, sur les carnivores domestiques, c’est de la « puce du chat » (Ctenocephalides felis, et en France la sous-espèce Ctenocephalides felis felis) qu’il s’agit (plus de 90 % des cas). Cette espèce vulgairement appelée « puce du chat » est en réalité très ubiquiste et peut se nourrir sur le chat où elle a d’abord été trouvée, comme sur tous les mammifères européens (carnivores, lapin, lièvre, ruminants ou humains). On peut aussi trouver dans les logements et lieux publics des puces de rongeurs, de petits carnivores ou insectivores sauvages, ou d’oiseaux.

Anti-moustiques maison(également pour les Fourmis et PUCES)
(Et exempt de produits chimiques qui empoisonnent le corps)

INGRÉDIENTS:

* 1/2 litre d’alcool—> de l’alcool à friction qu’on peut demander en pharmacie
* 100 grammes de clous de girofle entiers
* 100 ml d’huile pour bébé ou similaire (amandes, de sésame, de camomille, lavande, fenouil, etc)

PRÉPARATION:

* Laissez mariner clou de girofle + alcool pendant quatre jours. Mélangez matin et soir.

* Après 4 jours ajoutez l’huile.

* Il est maintenant prêt à utiliser.

COMMENT L’UTILISER:

* Frottez doucement quelques gouttes sur la peau des bras et des jambes.

* Repousse les puces sur les animaux de compagnie aussi.

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P comme Puce

Posté par othoharmonie le 23 septembre 2014

 

téléchargement (15)La puce est un “insecte Aphaniptère”   hématophage – “[…] la puce, et le cousin puisent dans nos veines un aliment succulent […]”  , désagréable mais il y a pire – “Hélas si une puce en notre oreille, si la chaleur d’une

petite fièvre nous rend une courte nuit si longue et ennuyeuse, combien sera épouvantable la nuit de l’éternité”   - qu’on peut tuer mais sans en faire tout un plat – “Il s’impute à péché la moindre bagatelle ; Un rien presque suffit pour le scandaliser ; Jusque-là qu’il se vint l’autre jour accuser D’avoir pris une puce en faisant sa prière, Et de l’avoir tuée avec trop de colère. ” Merci aux grands auteurs. Pour les modernes, la puce est un composant électronique à pattes qui est collée à la carte Vitale ou s’insère dans un portable, voire s’injecte sous la peau d’un chien. 

Avant cette ère nouvelle, la puce a vécu très proche de l’humain et a prospéré dans son langage, souvent dans des conversations très (trop) familières – . “[…] N’avez-vous rien pris aujourd’hui ?” il répondit : “sauf votre grâce, madame, j’ ai pris une puce à la raye de mon cul” . Une puce désigne affectueusement une personne petite ou un petit animal de compagnie (la Pupuce à sa mémère). 

Un puceux est plein de puces, il est mangé de puces, et peut se faire traiter de sac à puces : il faudrait qu’on le puce ou l’épuce (l’épouiller le débarrasserait d’insectes d’un autre ordre) mais lui chercher des puces est équivalent à lui chercher des poux.  

Étymologiquement, puce vient du latin pulex, même sens ; étymologiquement toujours, un puceron est une petite puce, une pucelle une demoiselle pure et un pucier un lit plein de poussière (de “pous”, balle de blé), qu’on vend et achète au marché aux puces tenu par les puciers. La couleur puce, un peu passée de mode, est celle de l’imago de notre Pulex irritans (Pulicidé) : brun roux foncé. 

Secouer ses puces, c’est se réveiller ; secouer les puces à quelqu’un, c’est lui faire de vifs reproches. Qui bouge vite et de façon désordonnée s’agite comme une puce (sur une plaque chauffante, entend-on parfois, pour marquer un degré supérieur). Mettre la puce à l’oreille ne signifie plus inspirer un désir sexuel mais éveiller les soupçons. Excité(e) comme une puce n’a pas non plus de connotation précoïtale. Brider les puces (ou charmer les puces) consiste à boire assez pour ne pas sentir leurs importunes piqûres. Dompter (ou dresser) les puces est un métier (rare) qui s’exerce dans un (petit) cirque de puces savantes. 

Un saut de puce est un bond prodigieux pour elle ; pour nous, c’est un tout petit déplacement dans l’espace ou le temps (à la sainte Luce…). Un(e) désoeuvré(e) mesure le saut des puces – version entomo de “tenir le mur” ; inversement, un(e) entomologiste travaillant à l’OPIE n’a pas le temps de compter (ou chercher) ses puces. 

Ne relèvent ni de la littérature classique ni de l’entomologie une plante urticante et deux crustacés sauteurs : l’Herbe à la puce (Toxicodendron radicans, Anacardicée), la Puce d’eau (Daphnia pulex, Cladocère Daphniidé) et la Puce de mer ou Talitre (Talitrus saltator, Amphipode Talitridé). 

Enfin, les enfants jouent au jeu de puces avec des pions (qu’ils font sauter) et, pour les typographes (cliquez sur liste à puces de votre traitement de textes), c’est une pastille ronde ou carrée, sans pattes : pour la puce si fertile  en expressions, c’est le dernier degré de la “désentomologisation”.

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UNE PUCE

Posté par othoharmonie le 23 septembre 2014

290px-Scanning_Electron_Micrograph_of_a_FleaLes Siphonaptères sont les puces, ptérygotes très particuliers dont les affinités avec les autres groupes sont indistinctes. Ils sont aptères, sauteurs, piqueurs et vivent en contact étroit avec leur hôte : ils sont parasites externes de nombreux vertébrés, se nourrissant de leur sang (homme, oiseaux et mammifères). Les maxilles sont fortes et vulnérantes avec le labre; les palpes maxillaires sont longs, les mandibules inexistantes.

Leur identification se base sur le stade adulte. L’adulte mesure de 2 à 6 mm de long (et peut même aller jusqu’à 8 mm), c’est un insecte sans ailes ni queue.

Il est particulièrement rapide : dès environ 48 heures après leur 1er repas de sang, généralement entamé dans les 30 minutes suivant l’accostage d’un chat ou chien, une femelle peut pondre jusqu’à 50 oeufs par jour pendant 50 à 100 jours, avec une moyenne de 20 à 30 oeufs par jour sur une période de 2 mois. Les puces passent par quatre stades de développement: œuf, larve, nymphe, et adulte. La durée du cycle biologique dépend de l’espèce en cause, de la température, de l’humidité et de l’accès à la nourriture. Selon les conditions, une puce devient adulte en deux à plusieurs mois.

La puce adulte du chat n’est pas un parasite transitoire (du chat, du chien ou d’autres mammifères), qui ne grimperait sur l’animal qu’au moment des repas sanguins. Elle cherche au contraire à y passer sa vie car une fois tombée au sol, elle meurt rapidement (en 1 à 4 jours, selon l’humidité) mais les puces présentes sur un carnivore peuvent changer d’hôte, lors de contacts entre deux animaux par exemple, ou dans un lieu clos (cage, élevage, chenil) où il y a promiscuité d’animaux. Néanmoins, le risque de contamination directe entre carnivores est considéré comme faible.

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LA PUCE CHIQUE

Posté par othoharmonie le 16 septembre 2014

 

290px-Puce_chique_(Tonga_penetrans)Tunga penetrans ou Sarcopsylla penetrans (gr. sarkos, chair; psulla, puce; lat. pénétrant) est une petite puce tropicale plus connue sous le nom vulgaire de « puce chique« . La pénétration dans l’épiderme humain de femelles fécondées de Tunga penetrans provoque la tungose (ou sarcopsyllose).

La puce-chique est un arthropode parasite que l’on rencontre dans les zones tropicales, en particulier en Amérique du Sud (ex : Guyane), aux Antilles, en Afrique et à Madagascar. Longue d’un millimètre, la puce-chique est la plus petite puce connue.

Lors de sa phase de vie libre, cette puce fait des sauts assez modestes par rapport aux autres espèces : jusqu’à 20 cm environ. Le port de chaussures fermées est donc un mode de prévention efficace.

Ces puces vivent dans le sol et le sable, et se nourrissent régulièrement d’hôtes à sang chaud tels que les humains, le bétail, les moutons, les chiens, les souris…Pour se reproduire, la femelle s’enfonce sous la peau de l’hôte, tête la première, laissant la partie postérieure de son abdomen visible à travers un orifice dans la lésion épidermique. Cet orifice permet à la puce-chique de respirer, pendant qu’elle se nourrit sur les vaisseaux sanguins des couches cutanée et sous-cutanée du derme. En deux semaines, la chique pond une centaine d’œufs qui tombent au sol. La puce meurt alors et est éliminée par la peau de l’hôte. En trois à quatre jours, les œufs éclosent et donnent des larves qui mettront trois ou quatre semaines à se transformer en adultes.

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Des Risques avec la tique

Posté par othoharmonie le 10 septembre 2014

 

images (13)Des chercheurs suédois avaient en 2001 fait un constat identique pour les cas humains d’encéphalite à tiques en Suède ; Sur 30 ans, plus le climat avait été doux, plus les tiques avaient été nombreuses et plus ces encéphalites avaient également été nombreuses. Les tests sanguins faits depuis la fin des années 1950 pour chaque cas d’encéphalite diagnostiqué dans le comté de Stockholm montrent aussi très clairement que l’incidence de cette maladie a considérablement augmenté (triplement) depuis le milieu des années 1980 avec un pic en 1994 (triplement du nombre de cas humains). En analysant les températures de la période 1960-1998, les chercheurs ont pu préciser que chaque augmentation de l’incidence de la maladie a été significativement liée à une combinaison de deux hivers doux avec printemps précoces et/ou automne doux l’année précédant le nouveau pic d’incidence. Les chercheurs ont intégré d’autres facteurs d’influence (dont l’augmentation de la population vivant (en chalet d’été) dans les régions où les tiques et la maladie sont aujourd’hui endémiques, et augmentation des populations animales vectrices de tiques et/ou du microbe (facteur pour partie lié au climat).

L’accès à la vaccination contre l’encéphalite à Tique en Suède (depuis 1986) et une sensibilisation accrue aux risques posés par les tiques pourraient avoir fait encore sous-estimer ces liens de cause à effet ont-ils ajouté. D’autres études, dont certaines autour de la Baltique ont montré que le réchauffement climatique ne pouvait cependant pas expliquer l’explosion du nombre de cas de maladies virales telle que l’encéphalite à tique (variante européenne)

L’encéphalite à tiques est due à un Flavivirus qui comporte trois sous-types dits « européen », « sibérien » et « extrême-oriental »). Les cas dus au sous-type européen ont encore spectaculairement augmenté de 1995 à 2005, alors que les zones à risque ont continué à s’étendre, avec de nouveaux foyers découverts chaque année. La détection précoce de ces foyers devrait être une priorité de santé publique afin que les médecins diagnostiquent mieux et soignent plus vite leurs patients. Pour les y aider, des chercheurs ont cherché à modéliser l’expansion du variant européen de cette maladie souvent mal détectée (symptômes grippaux) mais qui peut évoluer ensuite vers une méningo-encéphalite aiguë et/ou une myélite qui conduit rarement à la mort, mais dont les séquelles chroniques sont invalidantes et souvent accompagnées de troubles cognitifs.

Quelques paramètres socio-économiques sont en cause, mais ils ne peuvent expliquer l’explosion du nombre de cas humains (comme pour la maladie de Lyme). Les pullulations de tiques semblent être un facteur clé. On a montré en Amérique du Nord que ces pullulations étaient fortement associées à des changements de la structure écopaysagère des milieux forestiers. Qu’en est-il en Europe pour les tiques véhiculant les encéphalites à tiques ? Une analyse a porté (dans 17 provinces des Alpes au nord de l’Italie) sur d’éventuelles corrélations entre l’augmentation d’encéphalites à tique et/ou des variables climatiques et de structure de la forêt et/ou l’abondance des principaux grands vertébrés hôtes de tiques (chevreuil surtout ici), à l’aide des données disponibles pour les 40 dernières années. Aucune différence significative n’a été constatée en termes de tendance climatique entre les provinces où la maladie est apparue par rapport aux provinces où aucun cas clinique n’a été diagnostiqué (au moment de l’étude). Par contre, le meilleur modèle explicatif de l’augmentation de l’incidence de la maladie chez l’homme est celui qui intègre les changements dans la structure forestière et en particulier le ratio taillis/hauteur des forêts et les changements de densité de chevreuils.

La structure de la végétation forestière, certains changements d’affectation des sols et le nombre de chevreuils ont en effet conjointement évolué depuis 30 ans et depuis 10 ans, de telle sorte que les espèces-réservoirs du virus (petits mammifères) ont été fortement favorisées, entre autres par les pratiques de gestion de la faune chassable (agrainage du gibier, piégeage ou chasse des prédateurs naturels). Les auteurs pensent que ces facteurs « sont susceptibles d’être parmi les plus importants facteurs influant sur le potentiel de circulation du virus et, par conséquent, le risque d’apparition de nouveaux foyers d’encéphalites à tiques chez l’Homme en Europe occidentale. Nous pensons que notre approche sera utile pour prédire le risque TBE sur une échelle plus large », ont-ils ajouté.

Pour d’autres maladies, on a constaté que le climat et le microclimat influaient directement sur le comportement de plusieurs espèces de tiques souvent porteuses dangereuses pour l’Homme. Des chercheurs du CNRS de Marseille ont cherché à expliquer l’origine d’une petite épidémie de rickettsiose qui s’est déroulée en avril 2007 à Nîmes et pourquoi les rickettsioses avaient été en France plus nombreuses et plus graves les étés très chauds de 2003 et 2005, alors que la tique du chien (Rhipicephalus sanguineus) est surtout présente au printemps. Avril 2007 ayant été le plus chaud dans la région depuis 50 ans, une hypothèse était que le comportement de la tique avait pu être modifié par la chaleur exceptionnelle qui a accompagné ces trois évènements épidémiologiques. Et effectivement, en laboratoire que si la « tique du chien » préférait réellement les chiens en temps normal, pour des raisons encore mal comprises, elle cherchait beaucoup plus à piquer l’Homme en contexte plus chaud. Des tiques de chien d’élevage, non infectées, ont été séparées en deux groupes, le premier ayant été incubé 24 heures à 40 °C, et le second à 25 °C. Puis les tiques ont été mis en présence de l’homme : « 50% de celles incubées à 40 °C ont tenté de piquer l’homme en s’y attachant, contre aucune dans l’autre groupe ».

De plus, comme de nombreux autres organismes face aux biocides, les tiques ont montré une capacité de résistance aux acaricides, forçant les éleveurs et les producteurs d’antiparasitaires à rechercher de nouvelles molécules pesticides ce qui est coûteux. Des stratégies alternatives sont recherchées.

images (14)L’importance relative des différents facteurs biotiques et abiotiques dans l’émergence et la propagation de maladies transmises par les tiques à travers l’Europe fait depuis peu l’objet d’une évaluation rigoureuse.

Les populations de tiques sont en effet en augmentation rapide depuis la fin du XXe siècle dans de nombreuses régions du monde, semble-t-il en raison de changements environnementaux (réchauffement climatique et écopaysager ; fragmentation du paysage, espèces introduites ou invasives, diffusion de parasites par déplacement croissant d’espèces et des humains, etc.).

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Le chien et ses bonnes habitudes

Posté par othoharmonie le 23 août 2014

 

 

images (5)Les vacances sont terminées et peut être avez-vous (légèrement…) abusés du farniente et des bons petits repas en famille ou entre amis. Victime collatérale – et inattendue – de cette oisiveté… votre chien a lui aussi adopté votre mode de vie estival ! La rentrée est l’occasion de reprendre les bonnes habitudes et de le mettre à la pesée ! 

Les risques associés au surpoids chez un chien ne sont pas si éloignés des nôtres : insuffisance cardiaque, articulations douloureuses, diabète… Heureusement tout cela n’est pas irrémédiable. 

Côtes en vue !

Pour un maître, il n’est pas toujours facile de se rendre compte de la surcharge pondérale de son animal. Elle évolue de façon sournoise à tel point que vous vous habituez à ses nouvelles rondeurs. Dans Le guide du chien heureux, la journaliste Sophie de Villenoisy explique qu’un chien est considéré comme trop gros « si on ne lui palpe plus facilement les côtes. Si on les voit trop bien, l’animal est trop maigre, si on les voit plus, il est trop gros ». Et pour en être certain, demander l’avis de votre vétérinaire. 

On arrête les sucreries et on se remet au sport

Si au cours de vos vacances, vous aviez pris l’habitude de faire plaisir à votre animal en lui offrant – plus qu’à l’accoutumée – des friandises, montrez-vous désormais raisonnable. En effet, en lui proposant une petite douceur ou les restes de vos repas, vous rompez son équilibre alimentaire. Evitez aussi certains aliments comme le chocolat ou les carcasses de volailles. Par ailleurs, les croquettes industrielles n’offrent pas toutes les mêmes qualités nutritionnelles. Pour être certain de ne pas choisir un produit trop salé ou trop sucré, demandez là encore conseil à votre vétérinaire. 

Bien sur, le manque d’activité tend à noircir le tableau. Différentes études avaient déjà mis en lumière le fait que votre sédentarité pouvait entraîner un surpoids chez votre animal. Eh oui ! Alors, donnez l’exemple. Au lieu de le priver, sortez le chaque jour. Une bonne promenade, d’une vingtaine de minutes sera plus efficace qu’une diète. 

Enfin, vous pourrez petit à petit lui faire découvrir le jogging et les parcours d’agilité. Ces efforts contribueront à le muscler. Mais avant d’entamer toute activité physique avec votre chien, vous devez tenir compte de son âge, de sa race et de sa condition physique. Là encore, seul le vétérinaire vous donnera les bons conseils. 

Source : Le guide du chien heureux de Sophie de Villenoisy – Leduc.s Editions, consulté le 31 août 2012

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les Aoûtats se nourrissent de sang

Posté par othoharmonie le 13 août 2014

 

220px-Harvest_mite_cycle_numbered.svgL’aoûtat (ou aoutat selon la réforme de l’orthographe de 1990) désigne en Europe et au Québec la nymphe d’une espèce de petit acarien de la famille des Trombiculidés : Trombicula autumnalis, appelé aussi rouget ou vendangeon.

La larve de cet arthropode acarien parasite temporairement les organismes à sang chaud et occasionne par ses piqûres des démangeaisons parfois importantes chez son hôte.

C’est une espèce dont le comportement des stades intermédiaires est restée longtemps méconnu, car elle est difficile à élever et nourrir (après le stade larvaire) en laboratoire. Il est vecteur de plusieurs maladies, et de nombreuses espèces animales sauvages (ou domestiques, dont le chat, chien, lapin, vache, cheval..) semblent pouvoir servir de réservoir à ce parasite.

L’adulte est un petit acarien de couleur rouge qui mesure environ 0,3 mm et possède un corps couvert de poils denses et courts. La larve rouge vif ne possède que 3 paires de pattes et mesure 0,2 mm. Sa morphologie et ses organes sont déjà adaptés à un comportement de piqueur-suceur. Cet acarien est réputé cosmopolite (néanmoins rare dans les villes), présent à la surface du sol et dans la strate herbacée, où son instinct le porte vers les zones éclairées. Il est très présent en Amérique, Europe et Australie. Il peut être introduit dans l’habitat humain, par exemple via des animaux (chiens, chats) ou des tissus étendus sur le sol et rentrés à la maison.

Ses hôtes les plus fréquents seraient les petits rongeurs et le chien, mais outre l’humain, de nombreux mammifères terrestres en sont des victimes saisonnières (Symptômes apparaissant en été et automne, mais le parasite peut être actif en hiver s’il trouve de bonnes conditions thermiques et hygrométriques). Lors d’une étude faite en Angleterre, les souris ou taupes en portaient, mais pas les musaraignes.

L’aoutat est capable de percevoir certains facteurs physico-chimiques de la peau qui lui permettent un choix adéquat d’hôte et peut-être du lieu de la piqûre. Il perfore la peau au moyen de ses chélicères
Cet acarien occupe des positions différentes sur des hôtes différents ;

Comme la plupart des acariens, il ne se nourrit pas de sang, mais de liquides tissulaires et de cellules de la couche malpighienne préalablement liquéfiées et prédigérés par les enzymes qu’il a injecté avec sa salive. C’est un mode de digestion dit extra-intestinal. Un canal tubulaire de tissus kératinisés est formé peu à peu dans la peau de l’hôte. Ce canal sert à injecter de la salive dans l’organisme-hôte puis à aspirer le liquide nutritif formé de la lyse cellulaire induite par les enzymes de la salive de l’acarien.

Il (larve ou adulte) survit plusieurs semaines à l’extérieur sans manger, et entre en quiescence hivernale quand la température descend.

La date des symptômes (août à fin d’été) peut orienter le diagnostic pour la parasitose, dite trombidiose (trombiculosis en anglais), classée parmi les acarioses, a pour symptômes :

  • un prurit intense (après 24 h et pouvant persister pendant 1 semaine, voire plus) ;
  • des boutons et parfois un érythème, voire un urticaire allergique.

Il y a généralement apparition de petites papules rouges (2-3 mm de diamètre) plus ou moins entourées d’une auréole plus claire de 1 mm après quelques heures, et contenant parfois du pus.

Possibilité de complication avec fièvre et paraphlébite lorsque le parasite se situe au voisinage d’une veinule. Chez l’animal, le prurit peut être accompagné d’une dépilation, de squames ou croûtes, et il existe des cas documentés d’affections neurologiques chez des animaux fortement infestés, dont chez des chevaux ou chiens.

L’observation d’une larve à l’œil nu ou au binoculaire est considérée comme suffisante pour confirmer le diagnostic.

Description de cette image, également commentée ci-aprèsL’aoutat apprécie les zones du corps où la peau est particulièrement fine (chez l’animal, il s’agit souvent de l’intérieur ou extérieur des oreilles, du pourtour des yeux, des membres (espaces interdigitaux..), et la zone vulvaire, génitale ou péri-anale.

L’aoûtat, selon les régions, est nommé aussi trombidium, rouget, puron ou vendangeron.

En Provence il peut être désigné par erreur sous le nom d’arabis, l’arabis étant un diptère (moucheron) de 2 à 4 mm dont la piqûre est redoutée.

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Mon chat sur mes genoux depuis son Monde

Posté par othoharmonie le 1 août 2014

 

chatLaisse toi envelopper dans cette douce vapeur et laisse venir à toi tout ceci.

Il existe bien un monde où je suis, comme un monde où tu es et les deux font la paire. Ils sont le pendant, comme ils sont le contenant et indissociables ; ils fonctionnent simultanément pareillement à ce que tu expliques comme étant le système des poupées russes. Ces mondes s’interpénètrent et changent de formes et de directions au gré de leurs fonctions et de leurs implications au sein de cet univers de conjonctions planétaires, mais aussi dans l’espace lui-même qui peut être nommé « sidéral ».

Et je suis comme cette vapeur qui t’enveloppe, à la fois là et ailleurs et je suis, pour autant.

J’ai eu la chance, comme le devoir, de t’accompagner pendant des années durant dans ton plan d’expression humaine et c’est en tant que compagnon de route que je me suis investi d’un manteau de poils gris, appelé vulgairement bleu. Mais rien de bleu là-dedans, si ce n’est l’appellation bien hautaine d’un gris très souris… Mais là n’est pas le but de mon discours.

J’ai demandé à ce que ce contact se fasse pour que quelques explications te soient données et que tu puisses aussi les transmettre aux autres, à tes proches comme à ceux que tu ne connais pas encore ou même jamais. Ce que vous nommez la vérité est tellement limitée dans l’histoire sans fin qu’il est difficile de faire changer les opinions, de moduler les acquis ou encore plus puissamment bouleverser des idées reçues qui ont fait leur trou et qui ne peuvent être déracinées, au risque de faire perdre la tête à ceux qui voudraient comprendre une autre réalité. Ces implications, dans le système qui est vôtre, sont telles que chaque « évolution » peut être comprise comme une remise en question, comme un événement si bouleversant qu’il ne peut trouver aucune place dans la mémoire, déjà saturée d’informations diverses et contradictoires. Alors, pourquoi aurais-tu droit à une information différente, toi, si ce n’est par le simple fait que c’est moi qui te l’offre.

Tu as longtemps caressé ma toison de poils, farouche ou craintive, et j’ai reçu chaque caresse comme venant de la main du divin. Toi, la divine. Et je ne peux que te remercier de m’avoir tant aimé, même s’il t’a semblé m’abandonner lors de tes sorties, pour tes occupations de quelques heures, comme de quelques mois. Quelle importance, quand la notion de temps ne peut faire oublier aucun geste, aucune parole, aucun échange d’amour, de regard de cuivre à regard marron ou autre. Et je te reconnais en tant que qui Tu es et je te glorifie pour l’être que tu es, tout simplement. Parce que je t’avais choisie depuis longtemps, moi le timide chat se cachant derrière les canapés, qui n’acceptait de câlin que de sa princesse, qui n’aimait pas être dérangé pour rien dans une quiétude si normale de chat de coussin. Et si cette timidité a pu être prise pour excessive c’est uniquement que mes occupations de chat méditatif ont porté leurs fruits. En tant que concepteur de transcommunications, j’ai fait et établi un réseau autour de toi et j’ai partagé nombre de tes engagements avec ceux que vous nommez des plans supérieurs, pour ne pas savoir où les mettre. J’ai établi une résonance de paraboles pour que les ouvrages se fassent et que les lignes de communication soient en permanence en bon fonctionnement. C’est alors que, dépérissant de mon plan de vie, tu as trouvé de plus en plus difficile la possibilité de te connecter avec ces ailleurs et que tu as même mis en stand-by, tes fonctions d’écrivaine. Ne recherchant juste que le plus aisé pour toi, la communication avec les plans d’expressions connus ou pas de toi, mais moins « loin » de tes rivages accueillants.

Ce n’est pas mon départ qui doit freiner ta propre élévation, variable dans les édifices de ce grand monde, et il est nécessaire de reprendre toute activité qui doit t’amener à rejoindre les très lointaines sphères d’accueil du Monde dans les mondes. Mais il n’est pas encore l’heure d’y revenir de nouveau.

Pour l’instant, permets que je te parle de moi et de mon royaume.

On a appris à certains que la manière la plus adéquate de considérer le règne animal était de le mettre à part, puisque faisant partie d’une autre forme d’expression, dite non humaine. Et il a été question de groupe d’âmes semblables qui se regrouperaient sous la forme d’une âme centrale, le plus souvent régie par un humain ou du moins un préposé à notre règne. Et la même chose a été établie avec les êtres de verdure et ceux des mondes de pierre. Mais, aujourd’hui, quelques barrières commencent à se fracasser, parce qu’elles ne correspondent plus à rien de ce que vous commencez à comprendre, de plus haut, de plus fort, de plus simple. Avec l’arrivée des dimensionnements dans votre compréhension de cette grande Vie, vous avez perçu que tout pouvait être mélangé, comme amalgamé, et non dispatché un peu partout, et surtout coupé des liens qui les unissaient. Vous avez entrevu l’hypothèse que « l’évolution », que vous placez dorénavant entre guillemets, pouvait se faire de manière bien différente et que rien n’était plus petit ou moins important et que tout pouvait prendre place sur le même rayonnage de la construction de la vie, comme de son expérimentation. Ainsi, je te confirme bien que je ne suis pas qu’un chat qui a donné plus de seize ans dans vos comptages de vie pour toi et tes proches, mais que je suis bel et bien un être qui circule, et n’a même jamais cessé de le faire consciemment dans toutes ces ficelles qui se ramifient pour fabriquer ce bel écheveau de vies en simultané, comme vous dites. Elles sont simplement des autres consciences confondues en perpétuelles connexions, interactions, reliances, peu importe le terme qui puisse vous faire admettre puis comprendre l’alliance si étroite qui existe entre tout ce Tout. C’est comme si vous faisiez la comparaison avec votre corps et ce dont il est composé, ainsi vous le mettez encore si souvent « en dehors » de cet équilibre parfait qui nous fait être unis totalement, indistinctement comme parallèlement, ensemble : « êtres » ou ce que vous nommez « choses », et tout ce qui semble entourer ces êtres et ces choses. Alors que même ce qui entoure toute vie est déjà vie.

Et ma démarche pour toi, outre ce merci du fond du cœur, fut pour te rappeler qu’il n’y a jamais séparation avec les mondes d’en haut, d’en bas, autour et dedans. L’interpénétration des éléments de la vie est telle qu’il n’y a que vous qui percevez tout ceci comme parcellé, morcelé et vous vous individualisez à outrance. C’est ainsi que je peux dormir sur ton lit en toute quiétude ou que je peux me reposer sur tes genoux ou encore que je suis parfaitement capable de te parler ouvertement ou encore de te proposer des solutions pour ton ouvrage ou ta vie de tous les jours, sans pour autant que tu me demandes des recettes de cuisine. Ce n’est pas plus ma spécialité que la tienne. Mais par contre, je pense que nous pourrons travailler de concert lorsque tu reprendras la longue écriture de ce nouveau livre qui mettra en scène l’univers. Je suis tout à fait capable de te donner ce coup demain salutaire et d’entreprendre avec toi ce bel édifice, de la même manière que lorsque je me posais sur tes genoux pour écrire en ta compagnie les autres volumes publiés.

Je n’ai que l’apparence qui a été modifiée et mon endormissent dans tes bras a été pour moi la sécurité d’un passage en douceur vers cet ailleurs que je devais rejoindre sans en trouver la force. Mon corps de chat endolori ne pouvait plus manifester ni joie ni souffrance, ni instinct autre que celui de la survie. Et ainsi j’ai offert à cet organisme ce qu’il lui fallait pour que cela soit toi qui m’aides encore, mais cette fois-ci à passer dans mon monde. Pas l’autre monde, mais le mien, qui est semblable au tien. Et j’ai pu aussi avoir l’aide de celui qui avait pris la place de père dans ta vie d’humaine. Et nous avons beaucoup ri de cette joyeuse rencontre en tant que personnages revêtus de notre véritable harmonie, la Vie.

Il ne te serait donc d’aucune utilité de te raconter qui je suis puisque je suis tout à la fois comme toi et les autres multiplicités dupliquées dans les mondes de la Vie. Voilà pourquoi tout le monde retrouve tout le monde, lors des passages…

Et j’ai fait, aussi grâce à toi, l’expérience d’un autre passage que peu de personnes humaines pratiquent et encore moins d’être comme je l’étais, faisant partie de la vie animale, ou du moins reconnue comme telle par vous. J’ai eu la merveilleuse chance de comprendre que l’on pouvait choisir de rester encore un peu, en compagnie de ceux que l’on aime, en changeant juste l’expression de vie et en la remplaçant par une autre désirant tenter l’expérience de celle-ci. J’ai fait un « walk-in » comme vous dites dans votre jargon francisé. Tu m’as donné cette permission et je t’en gratifie encore. Quelle merveille de regarder ces deux lumières qui se croisent, se reconnaissant parfaitement et qui se passent « les consignes » pour que l’échange de vie ne se « voie » pas trop pour l’entourage familial proche. Quelle belle expérience ! J’ai fait la « rencontre » d’un prolongement de ma fraternité et je l’ai remercié de prendre ainsi le relais et de te permettre aussi de conserver avec toi un compagnon de route, de vie. Il avait des informations que je ne connaissais pas et moi, je devenais plus apte à te renseigner sur tes occupations de travail, comme de situations courantes. Et l’expression de nos âmes, puisque vous les nommez ainsi, a donné ce cocktail détonant, permettant à ce corps déjà affaibli par les malaises et dysfonctionnements, de retrouver une nouvelle jeunesse, surtout dans le sens de la découverte d’un monde vu par les yeux d’un chat.

Réalises-tu combien, suivant la hauteur de ta situation et des fonctions vitales, la vie peut paraître complètement différente d’un état à un autre. Mes préoccupations n’étant pas les vôtres, mes instincts étant différents, mes besoins aussi et mes pensées, n’en parlons pas. Si, peut-être… À quoi peut bien penser un chat ? Qu’il soit de « gouttière » ou de « coussin ». En fait, il ne « pense » pas, il vit tout simplement. Il hume la vie, il la connaît par cœur, dans ses moindres fractions, dans ses plus grands secrets, il la sait. Il ne dort pas toujours, il écoute, il ressent, il transmet, il sait. Il ne ronronne pas non plus, il vibre de sa note primaire et la donne à son hôte. Il propage ses ondes de vibrations pour que le corps, qu’il soit humain ou pas, soit au fait de tout ce qui l’entoure. Il le renseigne, il le connecte, il le réaligne, il le projette même au delà de son monde lors de ses sommeils ou lors de ses états d’éveil non éveillé. Il est ce relais entre tout ce qui bouge, respire, vit et son maître. Mais qui est donc le maître, si tant est qu’il en existe vraiment Un ???

Ne sois donc pas surprise de me retrouver encore, lorsque les discussions reprendront, lorsque les réunions auront lieu, lorsque l’écriture sera de nouveau ton lot quotidien. Et transmets ceci à tous ceux qui ont besoin de comprendre la différence des mondes qui n’en est pas une. À ceux qui croient que leurs petits êtres chers ont rejoint les « défunts » qui ne sont jamais morts. À ceux qui ne savent pas que toute la Vie est une et que nul escalier, échelon, compartimentation ne peuvent la fractionner, la délimiter pour classifier les bons des moins bons, les mauvais des méchants, le plus évolués des plus faibles, les plus hauts et forts des plus simples et insignifiants…

Ainsi l’araignée du plafond est à la bonne place pour aider à communiquer entre vous. Le lézard qui réchauffe son corps sait bien quand il va pleuvoir ou fraîchir et tranquillise les humains apeurés. L’hirondelle n’annonce pas seulement le retour du printemps, car parfois, elle en loupe même la date. Elle gazouille ses sons aigus pour amener la joie dans le cœur des hommes. La cigale le réchauffe en essayant de jouer des ailes pour se rafraîchir. Le serpent apprend à l’homme à se cacher, à se terrer pour mieux se protéger, souvent de lui-même et de ses craintes. La fourmi qui paraît si avare et travailleuse aide l’humain à construire l’édifice de sa vie sans avoir peur du manque. Le papillon réapprend à l’homme la liberté, la buse ou l’épervier : la force, la ténacité ; l’aigle : la puissance et la grandeur d’âme ; le hérisson : la protection et la douceur mêlées font de bonnes amies. La grenouille chante l’humidité et honore l’élément eau. Le chien distille l’amour comme le fait un chat, mais différemment, sans condition car il acceptera même la maltraitance de son maître, non pas comme une fatalité, mais comme quelque chose qui lui paraît normal. Il absorbe la « négativité » de son entourage. Le cheval aime l’espace, la rapidité, il est la finesse, la réception du courage et de l’immensité de la vie. L’éléphant est la terre, la volonté, la ténacité. La girafe, la vision de loin, la vigie de la vie…

Chaque être que vous avez déjà reconnu comme étant porteur d’une certaine symbolique a son rôle à jouer à vos côtés et tous, dans leurs différences, vous permettent d’apprendre leurs particularités, leurs pouvoirs, leurs forces. Ils en détiennent plusieurs, bien évidemment, mais sont plus axés sur certaines capacités qu’ils vont mettre à votre service. Ainsi, ceux qui aiment la compagnie des cigales ne seront jamais ceux qui préfèrent les canaris. Rien n’est le fruit du hasard, vous le savez bien, rien n’est placé là comme ça, vous le comprenez parfaitement, tout a son « utilité », sa juste place. Ainsi, lorsque tu avais cinq perroquets différents chez toi et qu’ils me cassaient souvent ma sieste, ils étaient là pour t’apprendre à t’ouvrir et à parler devant le monde, devant un public ou simplement à t’exprimer au mieux de ton vocable quand le moment était venu de le faire… Et tu croyais que c’était toi qui leur apprenais à parler…

Il n’y a pas de faute à ne pas savoir, il n’y a pas de honte de n’avoir pas su. Il est si important de vivre, seulement.

Et comme un bel auteur de récit joyeux, je voudrais remercier tous ceux qui ont caressé mes poils, ceux qui le faisaient pour attirer mon attention, pour me câliner vraiment ou pour tenter d’apprivoiser le sauvage. Je remercie ceux qui m’ont aidé à me nourrir car je n’étais pas très enclin à la chasse de mes congénères les souris, mais plus joueur avec mes amis les oiseaux. Il en existe certains qui sont passés dans ma vie et d’autres qui m’ont permis de la réaliser et à tous ceux-là j’adresse ma plus belle révérence. Parce qu’ils ne savaient pas ce qu’ils faisaient ni pour quoi ils le faisaient : pour eux, pour moi, pour la Vie…

Et que la Vie continue puisqu’elle n’a jamais cessé d’être, comme vous tous, comme toi, cette Mère qui m’as tant donné, toi cette enfant qui ne savait comment m’aimer, toi ce père adoptif qui m’a accepté, toi cet autre père qui m’a promené… Et tous les autres qui comprenaient, ou avaient reconnu, que j’étais un chat « à part » et qui ont su sentir ce que je portais en moi : la flamme de la Vie. Merci !

Pas d’épitaphe, pas de fleurs, pas de larmes, juste une photo, mais c’est tant me limiter déjà…

Fifi, alias Fievel de Falkland, le chat persan bleu aux yeux de cuivre, vous salue dans notre éternité…

Page d’origine : http://www.lesperlesdelunivers.fr/pages/Mon_Chat_dans_son_eternite-1522820.html

 

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L’Oracle de Faringhia et la légende des sauterelles mangeuses d’hommes

Posté par othoharmonie le 6 juillet 2014

C’est un livre de jeunesse. Il est « pondu » par un éducateur-instructeur. Ce n’est pas aussi un ovni en littérature. Après une carrière de nouvelliste, Boubacar Diallo plonge sa plume dans la galaxie romanesque avec « L’Oracle de Faringhia ». Plongeons dans le livre non un oracle devrais-je dire qui à l’envie de baliser le futur…

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Les vagues abreuvent le rivage

Ouvrez ce livre. Il vous accueille par : « Doll baldwin, alias Ahmed Abdallah, alias le Mégatonne Noir, était né il y a de cela 22 Ans, à Charleston, en Caroline du Sud… ». A partir de là, on est saisi par le virus humino faringhiatique de son œuvre. Cet Ahmed Abdallah est un jeune black issu des quartiers miséreux des États-Unis. Il est aussi en tant que Noir donc issu de l’Afrique. De surcroit, il est esclave d’origine.

Par la manie des dieux de Faringhia, il était prévu depuis belle lurette que « tous ceux qui sont partis du fait d’une femme ( l’ancienne reine de Faringhia) reviendront un jour d’un fait d’une femme  » et parmi ces revenants se trouvera «  le sauveur du peuple noir.  » Ahmed Abdallah devait donner un combat avec Barry Steelgolv l’étoile filante du boxe. Ce dernier était très redoutable. Résultat ? Ahmed Abdallah était très anxieux face à l’issu de ce combat. C’est dans ce spleen qu’une lettre de l’Association des Femmes Volontaires pour le Développement de Faringhia lui parviendra. Dans cette missive, il y a un oracle, celui de Faringhia, qui prédit sa victoire à Faringhia et sa participation au développement de sa « localité » d’origine en y retournant. Ne dit-on pas qu’il n’est de vague qui n’abreuve le rivage ? Diantre ! l’Africain-américain retournera boire à sa source comme les Samaritains.

Mais c’est quoi Faringhia ?

Situé sur un lopin de terre en Guinée, Faringhia a vécu l’histoire. Bref certes. Mais lisons la présentation faite par l’Association des Femmes invitant notre Afro-américain : «  Faringhia est un grand centre historique, un site touristique dont on parle beaucoup depuis trois décennies mais dont le niveau de développement est toujours en deçà des espérances… Faringhia, c’était la capitale du Rio Pongo, l’un des hauts lieux de la traite négrière au XIXème siècle. Faringhia surtout était le fief de la célèbre reine esclavagiste… »

Quoi encore ?

« Faringhia, ce n’est pas une secte apocalyptique qui prône un retour mystique et religieux sur la terre des ancêtres. Faringhia, c’est un mouvement de renaissance culturelle et économique de la mère-patrie. Il s’agit de se donner la main pour reconstruire la maison paternelle ravagée par tant de siècles d’esclavagisme, de pillages effrénés, d’escroquerie et d’obscurantisme. Faringhia, c’est un oracle, c’est un cri de guerre, un cri de victoire contre l’oppression, le carnage et la déportation ; un cri contre la pauvreté et la division. » Le décor est bien planté par ces « mères-poules » comme disait l’autre.

téléchargement (8)La légende des sauterelles mangeuses d’hommes

Dans L’oracle de Faringhia, ce n’est seulement Faringhia la très historique mais pauvrette qui y est scotché. Il y a aussi d’autres choses. C’est un livre où foisonne assez de proverbes barbouillés de mythes mais aussi de légende. Parlons-en d’ailleurs ! Boubacar Diallo nous parle d’une de ces légendes avec brio. Son titre, c’est La légende des sauterelles mangeuses d’hommes. Écoutons magistralement notre professeur : « Il y a longtemps, très longtemps, à l’époque où nous étions en Guinée, vivait dans un pays lointain, un roi très sage et fort aimé de ses sujets. Ce roi s’appelait Hadi. Il était aussi puissant qu’humain. Un jour, il reçut la visite d’un couple de sauterelles. Le mâle lui dit : « - Noble roi, nous venons d’un pays situé au-delà de la mer de sable. Cette année, nous avons été frappés par une sécheresse terrible. Les cours donc ont tari, la végétation a été calcinée, le cheptel décimé et le peuple contraint à l’exil. Nous voulons rester ici cette saison, cultiver pour nous nourrir. Dès que nous apprendrons le retour des pluies dans notre pays, nous rendront congé de toi. » Le roi compatissant au malheur qui frappait le peuple de sauterelles accorda l’hospitalité au couple. Il offrit à ses hôtes à manger, à boire et mit une case à leur disposition pour la nuit. Cependant, Hadi Ba, le grand Baldé, dans son humanisme sans borne, ignorait qu’il avait donné l’asile au démon, à des sauterelles mangeuses d’hommes. La nuit se passa sans problème. Ce fut une belle nuit étoilée avec une brise fraiche. Aux premières heures de l’aube toutefois, un chien poussa un hurlement à la mort lancinant, aussitôt repris par ses congénères et se répercutant de village en village. Le roi qui avait le sommeil léger murmura superstitieux : – Encore la mort qui frappe à nos portes. Mais à qui le prochain tour ? Le lendemain, le village se réveilla paisiblement. Les femmes faisaient bouillir les tubercules pour le petit déjeuner, le forgeron attisait les braises dans son foyer, les jeunes filles allaient puiser de l’eau au marigot. Le soleil était haut dans le ciel. Personne n’avait encore vu le couple de sauterelles. Inquiet, le roi ordonna : – Allez voir ce qui se passe ! Deux sentinelles s’élancèrent au pas de course. Quelques instants plus tard, l’une d’elle revint, l’air effaré : – Roi, venez voir. C’est extraordinaire ! Effrayé par l’air bouleversé de la sentinelle, le roi et sa suite coururent vers la case des hôtes. Hadi Ba ou Baldé le grand dut se frotter plusieurs fois les yeux pour s’en convaincre qu’il ne rêvait pas. Des milliers et des milliers de sauterelles grouillaient sur les murs de la case, su le sol et sur la charpente du toit comme des abeilles dans une ruche. Paniqué, le roi hurla : – Eloignez-vous. Ces sauterelles sont l’incarnation du démon. Elles ont le pouvoir de se multiplier à vu d’œil. Comme si les créatures infernales n’avaient attendu que ce signal, elles se ruèrent dans un vrombissement dantesque vers la sortie. »

Conséquences ?

« Ces sauterelles dévorèrent tout sur leur passage. Après la végétation, les sauterelles insatiables s’attaquaient maintenant aux êtres humains et aux animaux qu’elles rongeaient jusqu’aux os …  » Y a basta (ça suffit !) comme disent les espagnols. Ne distillons pas toute cette légende mielleuse en vrac. Quelle est la leçon ? Le symbolisme comme disent les spécialistes. Il est clair pourtant. Dans cette légende, nous avons : « le pigeon en captivité, les africains américains ; les populations du village, les africains en Guinée ; les sauterelles, les invasions et autres fléaux dont souffrent ces populations. » Quelle source de savoir ! L’Oracle de Faringhia est aussi rempli d’enseignement sur l’origine de certaines localités en guinée. En historien, Boubacar Diallo nous parle de fil en aiguille de Balandougou, lieu de domptage des esclaves, de Konyeya, du Rio Pongo, du site touristique Nienguissa, de Popodara, haut lieu de la guerre sainte, de Labé et que sais-je encore.

Les brassages communautaires en Guinée

téléchargement (17)Écrit dans un style très simple et captivant, Boubacar Diallo laisse apparaître aussi le fil de brassage communautaire en Guinée, et ce, grâce aux cloisons entre les différentes régions du pays. Comment interpréter l’utilisation de l’écriture Lomaghory de la Guinée forestière sur des tablettes sacrées en basse coté ? N’est-il pas un élément probant de l’unicité des ethnies dans cette portion de terre, la Guinée ? La réponse est connue d’avance. Un peu plus loin, Boubacar Diallo parle aussi du désenclavement des localités de l’intérieur pour amener ces couches paysannes à participer au développement du pays, du sida qui continuent de rayé des villages entiers de la certes, de la mauvaise gouvernance – Le métier de chef d’ État est le plus lucratif en Afrique – , des coups d’ États – le pouvoir ici c’est comme la drogue, ça procure de la jouissance mais abrège la vie – , des arrestations arbitraires et tutti quanti. Malgré l’appel à la diaspora africaine de venir participer à l’essor du continent, Boubacar Diallo met les points sur les « i » : « Le peuple ferait mieux de se lever et de chercher lui-même à construire son bonheur. Personne ne viendra d’ailleurs pour développer notre pays. ;, » “L’Oracle de Faringhia” est comme on le voit un bouquin où pullulent moult informations sur le passé de notre pays mais aussi sur les défis à surmonter pour un avenir radieux. Comme il est excitant pour l’archéologue découvrir une tombe de pharaon, lire “L’Oracle de Faringhia,” ce livre de jeunesse, réveillera en vous la fierté d’être un guinéen tout court et de s’investir à saisir son pays.

N.B : L’Oracle de Faringhia est édité par les Éditions L’Harmattan-Guinée. Allez-y et vous l’aurez…

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Kangourou fantôme

Posté par othoharmonie le 7 juin 2014

 


Kangourou sauvage observé en dehors de leurs régions d’habitation normales


290px-Swamp-Wallaby-Feeding-3,-Vic,-Jan.2008Rarement utilisé en français, le terme est une traduction littérale de l’anglais Phantom kangaroo et désigne les kangourous ou wallabies observés en dehors des régions dont ils sont originaires. Il peut s’agir d’observations d’individus échappés de zoos, appartenant à des populations introduites volontairement ou accidentellement dans un nouvel habitait ou d’observations inexpliquées dont l’authenticité est sujette à caution.

Malgré l’emploi du terme « fantôme », les témoins n’attribuent pas nécessairement un caractère surnaturel à l’animal observé. Certains font toutefois état de caractéristiques inhabituelles : le kangourou est anormalement grand, présente des traits évoquant un chien ou un singe, est surpris en train de tuer et/ou de manger d’autres animaux, a une apparence éthérée, des yeux lumineux ou disparaît mystérieusement sans laisser de trace.

Le phénomène est similaire à celui des alien big cats, félins de grande taille observés dans des régions dont ils ne sont pas originaires.

 

Populations sauvages de wallabies dont l’existence est établie

Des populations sauvages de wallabies existent ou ont existé dans des endroits inhabituels :

       L’île de Kawau, à proximité de l’Île du Nord (Nouvelle-Zélande), compte trois espèces de wallabies différentes introduites au dix-neuvième siècle par le gouverneur Georges Grey.

       Un groupe de quelques dizaines de wallabies de Benett habitent le sud de la forêt française de Rambouillet, dans le sud des Yvelines. Ils descendent d’un groupe de wallabies échappés du parc du château de Sauvage d’Emancé dans les années 1970. À la fin de l’année 2003, des plaisantins ont retouché des panneaux de signalisation de la région avec des pochoirs pour qu’ils signalent la présence de kangourous aux automobilistes, suite à plusieurs accidents causés par des collisions avec les animaux.

       Plusieurs populations de wallabies de Benett existent également au Royaume-Uni :

  • sur l’île Inchconnachan du Loch Lomond, suite à leur introduction dans les années 1920 ;
  • dans la forêt d’Ashdown, dans le Sussex ;
  • dans le Fenland, près de la frontière avec le Lincolnshire et le Norfolk ;
  • dans le Staffordshire, suite à l’évasion de wallabies d’un zoo privé de la ville de Leek dans les années 1930. À son apogée, dans les années 1970, le groupe comptait entre 60 et 70 individus, mais il est aujourd’hui devenu rare d’en apercevoir.

       Peu avant la première guerre mondiale, une colonie de wallabies élevés par un chasseur aurait existé en Prusse, mais ils auraient tous été tués après sa mort par les autres chasseurs de la région.

       Une colonie de wallabies Petrogale penicillata existerait également à Honolulu.

 

Observations inexpliquées

Une créature « à grande oreilles, mesurant 1 mètre 50 et qui sautille » aurait été aperçue au moins trente fois entre 2003 et 2010 dans la ville japonaise d’Ōsaki (préfecture de Miyagi). Malgré des caméras cachées placées par des journalistes, aucune preuve tangible de l’existence de l’animal ne semble toutefois avoir été produite. Là encore, des plaisantins ont créé de faux panneaux de signalisation prévenant les conducteurs de la présence de kangourous.

C’est toutefois aux États-Unis qu’ont eu lieu la plupart des observations de kangourous fantômes :

       La première observation aurait eu lieu le 12 juin 1899 à Richmond, dans le Wisconsin.

       En 1934, un kangourou aurait été aperçu à plusieurs reprises à South Pittsburg, dans le Tennessee. À la même époque, des poules et un chien de la région ont été tués dans des circonstances mystérieuses et le kangourou aurait été aperçu en train de fuir en emportant un mouton.        

       Entre 1957 et 1967, un kangourou surnommé Big Bunny par les habitants de la région aurait été observé à plusieurs reprises près de Coon Rapids, dans le Minnesota.        

       Le 18 octobre 1974, un kangourou aurait été observé par plusieurs personnes à Chicago, notamment par un homme qui l’aurait découvert sur le pas de sa porte et deux policiers appelés sur place qui l’auraient retrouvé dans une ruelle voisine et auraient tenté sans succès de lui passer les menottes. Dans les jours qui suivirent cet incident d’autres observations de kangourous fantômes eurent lieu dans le reste de l’Illinois et dans le Wisconsin, y compris deux observations à une demi heure d’intervalle dans deux villes situées à 80 km l’une de l’autre. Quelques jours plus tard, des témoins dirent également avoir aperçu l’animal en Indiana.        

       En 1978, deux hommes photographièrent un animal ressemblant à un kangourou à côté de l’autoroute près Menomonee Falls, dans le Winsconsin. Selon Loren Coleman, il s’agit peut-être d’un wallaby de Bennett. Vers la même époque, une femme dit avoir aperçu deux kangourous, l’un grand et l’autre plus petit, dans la ville voisine de Pewaukee Town. Quelques jours plus tard, un couple affirma également avoir vu un kangourou dans son jardin.

   800px-Sumpfwallabycele4    En 1980, un kangourou aurait été aperçu dans le Golden Gate Park de San Francisco.

       Un kangourou fut aussi observé près de la ville de Raleigh (Caroline du Nord) en 1981. La police et des journalistes tentèrent de capturer, sans succès.

       En 1997, un habitant de la ville de Raleigh, en Caroline du Nord, appela la police pour signaler la présence d’un kangourou dans son jardin. Là encore, l’animal échappa à la capture. 

Explications

       Certaines observations sont attribuées à la présence de véritables kangourous ou wallabies, échappés de zoos ou de cirques. Beaucoup de témoignages ont toutefois été rapportés alors qu’aucun animal ne s’était échappé des cirques et zoos de la région. Les observations ayant parfois lieu par vague, l’hypothèse d’un phénomène d’hystérie collective? a été avancée pour certains cas. Certains cryptozoologue? attribuent certains témoignages à d’autres cryptides, comme des singes géants? ou le chupacabra. Dans un article datant de 1978, un shérif suggère que des témoins ont peut-être aperçu un autre animal, comme un daim blessé contraint de sautiller sur ses pattes postérieures. 

Source : http://www.paranormal-encyclopedie.com/

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les sauts de Kangourou

Posté par othoharmonie le 25 mai 2014

 

800px-Macropus_rufogriseus_rufogriseus_4Des pattes exceptionnelles pour sauter et se battre

Alors que, chez l’homme, le record mondial de saut en hauteur est de 2,44 m et celui de saut en longueur de 8,90 m, le kangourou peut franchir 3,30 m de haut et 9 m et plus en longueur. Ces performances ne sont toutefois atteintes que lorsque l’animal doit fuir, en terrain découvert, devant un prédateur. Mais, habituellement, lorsqu’il se déplace pour rejoindre un point d’eau ou un congénère, ses sauts ne dépassent pas 1,90 m de long. Cette progression, exclusivement bipède (pattes postérieures), donne l’impression que le kangourou rebondit comme un ressort sur le sol. Ce mode de déplacement peut atteindre 20 km/h. Mais, lorsqu’il se sent menacé, l’animal passe à la vitesse supérieure.

   Quand il broute, le kangourou se tient généralement penché en avant et se déplace très lentement en se servant de ses quatre pattes, un peu comme un lapin. Il pose ses pattes antérieures sur le sol et tire sa queue vers son corps, faisant basculer ses pattes postérieures. Le poids porte alors sur la partie arrière du corps et sur la queue, qui joue le rôle d’une cinquième patte. Ce type de locomotion, basée sur un cycle à quatre temps, semble exiger beaucoup plus de dépenses énergétiques que le saut.

   Les études faites pour mesurer la dépense énergétique du kangourou en déplacement ont montré que, lorsqu’un kangourou va à moins de 18 km/h, il dépense plus d’énergie qu’un animal de même poids courant sur quatre pattes.

   En revanche, lorsqu’il accélère, le kangourou dépense moins d’oxygène, grâce au stockage, puis à la libération d’énergie dans ses éléments élastiques. En effet, le très long calcanéum (os du tarse qui forme le talon) agit comme un levier sur les tendons et les ligaments du talon. Plus le kangourou se déplace vite, plus la force appliquée à ce levier provoque l’étirement des éléments élastiques. Quand l’animal décolle pour sauter vite, l’énergie stockée est récupérée, ce qui explique la diminution de la consommation d’oxygène.

DES COUPS DE PIED MORTELS

D’un caractère plutôt placide, le kangourou roux sait pourtant se défendre.

   Quand un kangourou isolé est attaqué par une meute de dingos (Canis familiaris dingo) ou chiens sauvages, il fuit alors vers un éventuel point d’eau où il essaie de noyer les dingos tout en restant debout. Si cette tactique échoue, du fait de la faible profondeur du point d’eau par exemple, le kangourou s’adosse contre un arbre et repousse les assaillants en leur assénant de grands coups de pied, le plus souvent mortels lorsqu’ils atteignent leur cible. De même, lorsque deux mâles se battent pour une femelle, il leur arrive de s’empoigner et de se boxer, mais, si le combat devient violent, ils se mettent à sauter en avant et à se donner des coups de pied.

LE SAUT DU KANGOUROU

Caractéristique du kangourou, le saut est toujours spectaculaire. L’animal l’utilise pour se déplacer rapidement : il détend alors ses pattes postérieures à la manière d’un ressort, formant avec le sol un angle proche de 45°. Puis il projette vers l’avant sa tête et ses pattes presque à l’horizontale : sa queue puissante et musclée qu’il utilise comme support au repos lui sert de balancier. Elle vient s’aligner sur le reste du corps. Au moment d’atterrir, l’animal relève vivement sa queue pour ne pas gêner sa réception sur le sol. Il procède ainsi par bonds successifs et peut atteindre 40 km/h.

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SONDAGE ANIMALIER

Posté par othoharmonie le 18 mai 2014

 

Les Québécois ont adopté 730 000 chats et chiens en 2013. Mais où se sont-ils procuré leur animal de compagnie? C’est ce qu’a tenté de savoir un sondage Léger réalisé dans le cadre de la Journée nationale de la stérilisation animale au Québec*.

téléchargement (3)La tendance des 10 dernières années se maintient, et les chats restent en tête de liste des compagnons des Québécois, avec 458 000 adoptions en 2013. De plus, 272 000 chiens auraient été adoptés, un chiffre en augmentation par rapport au dernier sondage mené en 2007, qui indiquait que 175 000 avaient été acquis par les Québécois cette année-là.

Mais si nos compagnons à quatre pattes se font plus nombreux dans nos foyers, seulement dans la région de Montréal, près de 50 000 animaux sont abandonnés chaque année, et on estime qu’environ un demi-million d’animaux sont délaissés et euthanasiés au Québec annuellement, selon les centres d’adoption d’animaux de compagnie du Québec.

En 2013, 29% des chats ont été adoptés dans un refuge, mais c’est seulement le cas de 5% des chiens, dont uniquement 1% à la SPA ou SPCA.

«Pour les chats, c’est une bonne amélioration, mais c’est encore peu si on compare aux États-Unis. Vingt pour cent proviennent de l’environnement et c’est encore beaucoup trop. Mon hypothèse sur le faible taux d’adoption des chiens en refuge, c’est que les gens achètent surtout de petits chiens en bas âge, alors que dans les refuges, on retrouve beaucoup de grands chiens, plus âgés. Dans le cas des chats, le gabarit reste le même. Pourtant, à la SPCA, les chiens sont évalués pour leur comportement et leur santé et ils sont de merveilleux compagnons», explique le Dr Michel Pépin, directeur général de l’Association des médecins vétérinaires du Québec.

L’achat de l’animal

Alors qu’en 2007, 15% des Québécois avaient acheté leur chat en animalerie, en 2013, ce chiffre recule à 6%. Pour les chiens, la baisse n’est que de 1%, mais les achats en boutique ne représentent que 4% des acquisitions totales l’an dernier.

«Il y a des municipalités qui vont carrément interdire la vente de chat ou de chien dans les animaleries. La vente en association avec des refuges est une avenue intéressante. Tout le monde peut y gagner», précise le Dr Pépin.

Des statistiques encourageantes si on considère qu’au Québec, plusieurs animaleries obtiennent leurs animaux d’usines à chiots, d’usines à chatons et de courtiers d’animaux qui ne se préoccupent absolument pas du pedigree, de la santé et du tempérament de l’animal. Des rapports indiquent qu’il est plus probable que les animaux provenant d’usines à chiots ou à chatons soient malades en raison d’un manque de soins vétérinaires et de mauvaises pratiques d’élevage, et qu’ils aient des troubles émotifs découlant d’un manque de socialisation et de contact humain.

Les Québécois ayant adopté un chat en 2013 ont néanmoins été 24% à le faire par l’entremise d’une connaissance contre 2% seulement à se tourner vers un éleveur spécialisé.

Adopter, puis abandonner

images (18)Parmi toutes ces statistiques, le nombre de chats errants est sans doute la plus problématique. «Comme un chat coûte moins cher, les gens s’en débarrassent plus facilement. Certaines personnes ne veulent pas adopter en refuge, car ça va leur coûter 175$ pour un animal opéré et vacciné et ils trouvent ça cher pour un chat! Ils préfèrent la portée du voisin avec un chaton qui va leur être donné. Ils ne voient pas à long terme combien l’entretien du chat va leur coûter. Il y a un réel problème de surpopulation de chats dans les refuges», explique le Dr Pépin.

Pour les chiens, 28% proviennent d’une connaissance et tout de même 22% d’un éleveur ayant une preuve d’enregistrement au Club canin canadien. Vingt pour cent des gens ont quant à eux fait appel à une personne ne pouvant fournir aucun papier d’enregistrement.

«Dès qu’on achète un chien dit «de race», il devrait venir avec des papiers. Sinon, on n’a aucune garantie que le chien ne provient pas d’une usine à chiots. Génétiquement, on augmente aussi les risques. Si on paye moins cher à l’achat, on payera la facture plus tard à cause de nombreuses maladies», explique le Dr Pépin.

Plus que jamais sur l’internet

Si 31% des personnes ont eu accès à l’information les ayant menées à l’adoption par le bouche-à-oreille, 45% l’ont fait par internet, que ce soit sur les listes de petites annonces ou d’éleveurs. Rien que sur Kijiji, on peut trouver près de 850 000 animaux à vendre!

«Si la moitié des gens vont sur internet avant de se procurer un animal de compagnie, on doit trouver un moyen de les éduquer, de les informer sur cette même plateforme», lance le directeur général de l’Association des médecins vétérinaires du Québec.

L’internet représente un immense marché impossible à contrôler. Vous pouvez y trouver de l’information pertinente, mais n’adoptez pas votre animal de compagnie en utilisant les petites annonces. Vous pourriez avoir de très mauvaises surprises! Adopter un chien ou un chat est une responsabilité, et il est de votre devoir de le faire stériliser pour lutter contre la surpopulation.

* Le sondage Léger a été réalisé pour le compte de l’Association des médecins vétérinaires du Québec, en collaboration avec la Ville de Montréal, ANIMA-Québec, le CDMV et Royal Canin. source : http://www.lapresse.ca/

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Le chat, un thérapeute au poil

Posté par othoharmonie le 18 mai 2014

 

images (15)« Ronronthérapie »… Le nom fait sourire, et pourtant, c’est très sérieux. Le chat possède de véritables pouvoirs thérapeutiques : il nous apaise, nous déstresse, soigne nos insomnies et chasse nos idées noires!

s soirs où je rentre stressée, sans aucune envie de communiquer avec des humains, je prends mon chat sur mes genoux et je lui raconte mes soucis, confie Zouhour, 48 ans, professionnelle du tourisme. Blotti contre moi, il me laisse parler sans me contredire, et son ronronnement régulier m’apaise. Quand je n’ai plus rien à dire, je me contente de le caresser en silence. Progressivement, j’accède à une sorte de béatitude inégalable. »

Plusieurs études récentes montrent que les gens qui vivent avec un chat jouissent d’une meilleure santé psychologique que ceux qui vivent sans (In Tout sur la psychologie du chatde Joël Dehasse – Odile Jacob, 2008). Tous les propriétaires constatent, jour après jour, le pouvoir de leur compagnon griffu, sans pour autant pouvoir l’expliquer. Paradoxalement, c’est une ancienne « ennemie » des chats, la journaliste Véronique Aïache, qui lève en partie ce mystère avec un beau livre intitulé La Ronron Thérapie. « Disons que ces animaux me laissaient indifférente,rectifie-t-elle. Mais ma fille a tellement insisté que je me suis laissé convaincre, et Plume est entrée dans ma vie. Je me suis surprise à me délecter de sa présence, et même à puiser dans ses ronronnements l’inspiration de mes écrits. Plume, 2 ans aujourd’hui, est devenue l’“âme de la maison”, comme disait Cocteau. En fait, j’ai écrit ce livre parce que je ne trouvais rien, en dehors d’infos éparses sur Internet, qui me permette de comprendre comment un simple ronronnement peut se révéler si précieux pour le corps et l’esprit. »

Des ronronnements anti-jet lag

Sans Jean-Yves Gauchet, vétérinaire toulousain et véritable inventeur de la « ronron thérapie », le livre n’aurait jamais vu le jour. Cette « thérapie », il l’a découverte sans l’avoir cherchée. « Tout a commencé en avril 2002, se souvient-il. J’étais en quête d’informations pour Effervesciences, la petite revue scientifique que je dirige sur le Net. Je suis tombé sur une étude d’Animal Voice, une association de recherche qui étudie la communication animale. Elle a repéré, statistiques à l’appui, qu’après des lésions ou des fractures, les chats ont cinq fois moins de séquelles que les chiens, et retrouvent la forme trois fois plus vite. D’où l’hypothèse d’une authentique action réparatrice du ronronnement : en émettant ce son, les chats résistent mieux aux situations dangereuses. » Car s’ils « vibrent » de bonheur en s’endormant, ils le font aussi quand ils souffrent et sont plongés dans des situations de stress intenses.

Jean Yves Gauchet publie aussitôt un article sur le sujet et propose à des volontaires de tester les pouvoirs du ronronnement grâce à un CD de trente minutes, Détendez-vous avec Rouky (Le CD Détendez-vous avec Rouky est disponible sur le site d’Eff ervesciences, 15 €) – le chat Rouky existe vraiment, il s’agit en fait de l’un de ses « patients ». Les résultats sont parlants : les deux cent cinquante « cobayes » ont ressenti du bien-être, de la sérénité, une plus grande facilité à s’endormir. D’un point de vue purement physique, ces sons sont des vibrations sonores étagées sur des basses fréquences de vingt-cinq à cinquante hertz. Ces mêmes fréquences qui sont utilisées par les kinés, les orthopédistes, et en médecine du sport pour réparer les os brisés, les muscles lésés et accélérer la cicatrisation. Les compositeurs de musiques de films utilisent aussi ces basses fréquences afin de susciter des émotions.

« Le ronronnement utilise le même chemin dans le cerveau, à travers le circuit hippocampe-amygdale, une structure étroitement liée au déclenchement de la peur, indique Jean-Yves Gauchet. Écouter ce doux bruit entraîne une production de sérotonine, l’“hormone du bonheur”, impliquée dans la qualité de notre sommeil et de notre humeur. » Le ronronnement « joue un peu le rôle de la madeleine de Proust, ajoute le praticien, sauf, bien sûr, si vous êtes encore traumatisé par ce chat qui vous a griff é au visage quand vous aviez 6 ans ». Récemment, il s’est aperçu que ces vibrations aidaient à réduire le jetlag, la fatigue liée au décalage horaire. Au printemps 2009, il a conçu, en collaboration avec le géant américain de l’informatique Apple, une application destinée aux téléphones portables iPhone. Le but : aider, après un voyage vers des rivages lointains, à récupérer le bon rythme plus rapidement grâce à une savante association de ronrons enregistrés, de conseils diététiques (notamment manger des noix), et la diffusion d’une lumière bleue générant la production de mélatonine.

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Une éponge émotionnelle

Le chat ronronne pour se guérir, mais ronronne-t-il aussi volontairement pour nous faire du bien ? Nous aimerions le croire. Violaine, 40 ans, pharmacienne, témoigne : « Ma psychanalyste avait un chat. Il restait sagement à sa place, sauf dans des moments très difficiles où il grimpait sur le divan à côté de moi. »

Cela dit, Joël Dehasse, vétérinaire à Bruxelles, est formel : un chat vibre essentiellement pour accroître son propre confort. S’il est champion pour nous débarrasser de nos énergies négatives, c’est aussi parce qu’il a vérifié qu’un humain serein est plus attentif et répond mieux à ses besoins. Le chat est capable de repérer notre détresse instinctivement, grâce aux phéromones que nous émettons (chaque émotion a sa propre odeur). Rien de très altruiste, donc. Sauf allergie aux poils de chat, il n’y a que des avantages psychiques et physiques à vivre avec lui.

Véronique Aïache cite plusieurs expériences : « En 1982, Aaron Katcher, psychiatre américain, prouve en direct devant des caméras de télé que caresser un chat diminue l’anxiété, la tension artérielle, donc le risque d’infarctus. Dennis R. Ownby, responsable de la section allergo logie et immunologie de l’université de Géorgie, aux États- Unis, conclut, au terme d’une étude de sept ans, qu’en étant quotidiennement au contact de chats, on s’expose à des molécules connues pour leur efficacité protectrice du système immunitaire. » Mais, curieusement, si le chat possèdedes vertus antidépressives, il ne nous met pas de bonne humeur. « Il libère les humains de leurs énergies négatives, sans pour autant en apporter de positives, constate Joël Dehasse. Le bien-être ressenti est surtout lié à la disparition des humeurs sombres. »

Des caresses antistress

images (17)Le ronronnement n’est pas la seule « fonction » thérapeutique des chats. Certains ne ronronnent pas. Et certains maîtres sont incommodés par le « bourdonnement » trop bruyant de leur minet. « J’en ai eu une, Olympe, qui dormait avec moi et ronronnait fortement pendant son sommeil, avoue Madeleine, 60 ans, historienne. Or ce bruit censé m’apaiser m’énervait beaucoup. Il m’est arrivé de la caresser doucement pour que je puisse enfin m’endormir. » Car le chat nous guérit aussi – et peut-être surtout – par les caresses que nous lui prodiguons, par les contacts physiques qui nous lient à lui. À travers eux, nous ressuscitons les premiers câlins avec notre mère. D’ailleurs, « plus nous avons manqué de tendresse dans l’enfance, plus nous avons tendance à nous tourner vers les animaux pour trouver auprès d’eux une complétude aff ective », affirme Isabelle Claude, équithérapeute, auteure du Cheval, miroir de nos émotions (Éditions DFR, 2007).

Les fameux bars à chats de Tokyo – il en existe sept –, où les Japonais viennent évacuer leur stress et se relaxer en compagnie de félins, remplissent cette fonction. Les matous jouent, vont, viennent. Les clients regardent, caressent. À l’entrée, un avertissement : « Interdiction de forcer un chat à être caressé. » Pour la tranquillité de tous, les enfants sont interdits. « Une loi autorise les propriétaires d’immeubles à interdire les animaux domestiques, faute de place et par souci d’hygiène, explique encore Véronique Aïache dans son livre. Les bars à chats permettent de profiter d’eux sans en avoir les contraintes. » Pour l’anecdote, citons l’histoire de ces deux clients qui ont fait connaissance en caressant le même chat et se sont mariés… « Ce n’est pas seulement parce qu’il rend des services – comme chasser les rongeurs – que l’homme a laissé le chat s’installer sur ses canapés, observe Jean-Yves Gauchet. Non, je crois que les félidés et les hominidés étaient faits pour se retrouver. C’est au-delà du rationnel, ça nous dépasse. »

La vérité est que, entre l’homme et le chat, c’est magique !

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Unterdir les tests sur animaux

Posté par othoharmonie le 30 avril 2014

L’utilisation de chiens pour la recherche scientifique est autorisée au Brésil, dans le cadre des règles internationales.

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PHOTO DAN CHUNG MORPETH, REUTERS

 

L’État de Sao Paulo au Brésil a interdit jeudi l’utilisation d’animaux pour les tests et expériences dans l’industrie des cosmétiques et des parfums, mais pas dans celle des médicaments.

Le gouverneur de l’État le plus industrialisé et peuplé du Brésil, Geraldo Alckmin, a ratifié une loi interdisant l’utilisation de cobayes après avoir eu une série de réunions aussi bien avec des militants de la cause animale qu’avec des représentants de l’industrie, des vétérinaires et des scientifiques.

«Nous avons écouté tous les secteurs et avons décidé de promulguer la loi», a affirmé le gouverneur dans un communiqué à la presse.

Une amende d’un million de réais (environ 470 000$ CAN) est prévue pour l’institution ou le centre de recherches qui ne la respecterait pas.

En cas de récidive le montant de l’amende doublera. L’établissement en infraction pourra être fermé. Des amendes seront infligées également aux professionnels désobéissants.

En octobre dernier, un groupe d’activistes avait envahi un laboratoire situé à Sao Roque (à 60 km de Sao Paulo) et libéré 200 chiens, tous de la race beagle, qui servaient de cobayes pour des tests pharmaceutiques.

Les chiens étaient rasés et l’un d’eux avait été retrouvé congelé dans de l’azote liquide et plusieurs autres mutilés.

Le laboratoire pharmaceutique (Institut Royal) avait annoncé sa fermeture trois semaines plus tard «mettant fin à 10 ans de recherches» en raison «des pertes élevées et irréparables et aux dommages provoqués par l’invasion».

L’utilisation de chiens pour la recherche scientifique est autorisée au Brésil, dans le cadre des règles internationales.

SOURCE http://www.lapresse.ca/

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L’hippopotame et le philosophe

Posté par othoharmonie le 11 avril 2014

 

 

Tu veux aller vers l’infini, tourne-toi d’abord de tous côtés dans le fini.
Goethe

téléchargement (6)Ce titre fait écho à une savoureuse chronique radiophonique du professeur Théodore Monod, membre de l’Institut, “Un mythe moderne: la terre ferme”, recueillie dans L’hippopotame et le philosophe, Actes Sud, 1993. Le philosophe, en l’occurrence, c’est Schweitzer découvrant, à la vue d’un troupeau d’hippopotames sur l’Ogooué, la formule du Respect de la Vie(Ehrfucht vor dem Leben).

Albert Schweitzer éleva la voix pour dénoncer une église avec des frontières et des dogmes solides, une église tentée de se substituer au Royaume de Dieu, au lieu de le servir. Il entendait par là que le protestantisme ne pouvait devenir une voie (et une voix) vivante(s) pour le générations successives que « surgissent constamment des penseurs qui, dans l’esprit de Jésus, mais en tenant compte du monde où ils vivent, transforment la foi en connaissance »(1). Partout où le protestantisme se contente d’être une foi traditionnelle, il perd toute relation avec la vie spirituelle du moment, et toute faculté d’adaptation. Dès que cesse le débat entre la tradition et la pensée, la sincérité chrétienne est en danger.

Autrement dit, je suis persuadé qu’un protestantisme qui n’oserait plus mettre la vérité historique et scientifique au service de la vérité spirituelle recèlerait une faiblesse interne, si fort qu’il se figure être. Le respect de la vérité, comme telle, doit être inhérent à notre foi, si nous ne voulons pas être “des gens de peu de foi”, et le premier signe en est le respect de la vérité historique et scientifique. Autrement dit encore, osons le risque de passer notre foi au crible de la pensée.

Heureux de partager avec vous un aspect important de ma vie spirituelle, je n’ai pas l’intention de faire ici une apologie du protestantisme libéral (qui, comme chacun le sait, remonte historiquement aux sources de la Réforme) et ce, au sens d’une défense telle qu’on la pratique, hélas, trop souvent chez les orthodoxes et les fondamentalistes. Pour ceux-ci, l’apologie consiste à affirmer que le christianisme (le leur) renferme des vérités qui sont au-dessus de toute intelligence et qui n’ont donc pas à être confrontées à la raison.

A mon avis, se comporter ainsi revient à se retirer, tels des sectaires, sur une montagne fortifiée, position certes inexpugnable d’une élite religieuse, mais d’où l’on ne peut prétendre annoncer le message de Jésus.

Je voudrais illustrer mon propos par cette belle page de l’évangile, celle de la Cananéenne dans Matthieu 15. En effet, la soi-disant “élite religieuse” du temps de Jésus, ses disciples, et les premiers chrétiens, ensuite, étaient survoltés par un sentiment de supériorité, rongés par le cancer du doute et de la jalousie, étouffés par la dictature des conventions et l’étroitesse des traditions. Le message de Jésus, que les pharisiens se refusent à comprendre et à accepter, que les disciples ont peine à digérer, sera par contre étonnamment perçu par un être doublement “inférieur” parce que femme et parce que païenne. Un comble ! Gênante et agaçante cette Cananéenne qui interpelle les Juifs qui ne peuvent, elle le sait, lui adresser la parole sans se souiller. Habiles et très respectueux des traditions, ces pieux disciples qui suggèrent à leur maître: “Donne-lui son miracle et nous aurons la paix !”.

Rencontre providentielle car l’insistance de la femme aura raison du mutisme légaliste de Jésus. La païenne le met au pied du mur. Serait-il lui aussi enfermé dans les préjugés de sa race et de la religion des ancêtres ? Inattendue et singulièrement choquante mais combien noble et émouvante sera la réaction du prophète de Nazareth ! D’un mot, Jésus balaie conventions, prescriptions et règlements, nés de la mesquinerie et de la peur des hommes, pour amorcer un échange qui deviendra communion. Face aux pharisiens scandalisés et aux disciples ébahis, Jésus fera crédit aux paroles d’une femme, à la foi d’une païenne, jusqu’à lui permettre de révéler la grandeur de son être et la profondeur de sa confiance… Elle recevra le miracle espéré et l’amitié du maître, ce qu’elle ne pouvait même pas imaginer.

Nous avons nous aussi, peut-être, nos chiens et nos “Cananéennes”. L’esprit de ghetto, de clan ou de caste, nous guette aussi, au sein de l’Église Protestante Unie de Belgique. L’élitisme -qui impose “sa vérité”- risque toujours de nous tenter jusqu’à la méfiance souveraine, jusqu’au au mépris à peine dissimulé ou à l’orgueilleuse conviction de supériorité. Mais heureusement que des “petits chiens” nous aident à faire sauter les barrières de notre sectarisme pour nous ouvrir aux richesses d’autrui, à la fraternité universelle.   

Le contraire de la vérité n’est donc pas l’erreur, mais le fait d’imposer sa vérité. “Mettre la vérité au concours”(2), telle est la conviction des libéraux, la condition de toute recherche de Dieu, la règle de toute tolérance. Mais à condition que cette dernière ne devienne pas de l’indifférence et sache maintenir comme une exigence ce combat de la foi où s’équilibrent le non et le oui.

Ainsi, la foi protestante libérale est d’abord une foi chrétienne “qui attache la plus grande valeur à la rectitude de la conduite, par conséquent à la pratique. Elle n’est pas l’adhésion à un catalogue de formules philosophiques, religieuses ou dogmatiques. […] Cela implique évidemment une grande liberté d’esprit, puisque même si nous employons des formules qui peuvent paraître identiques à celle de l’orthodoxie ou du fondamentalisme, nous conservons toujours le droit de les interpréter pour les mettre en relation avec les exigences de notre conscience”.(3)

Théologiquement donc, la foi protestante libérale insiste plus sur le message et l’éthique de Jésus que sur l’aspect événementiel et doctrinal qui a été le facteur de divisions et de luttes outrageuses au sein du Christianisme.   

Sans nostalgie aucune, je vous l’assure, pour mon ancienne église, l’Église Protestante de Belgique (EPB), je continuerai à plaider pour une église ouverte, en recherche, pluraliste, un peu comme cette église qu’avait en vue Luther, dans ses trois grands écrits réformateurs de 1520, une église plus libérale et d’une autre nature que celle qui a été finalement réalisée, l’égliseunie qui prétend restaurer la foi ancienne de l’église des sept premiers siècles. Car une église dite “protestante réformée” est en vérité la communauté de ceux qui cherchent. Cette église dont je parle, notre église, l’EPUB, se trouve aujourd’hui devant le danger de cesser d’être une force spirituelle et prophétique engagée au sein d’une société laïque et démocrate, et risque de n’être plus qu’un simple facteur normatif d’une société qui favorise la pensée unique.

 

Description de cette image, également commentée ci-après

Je prie Dieu de nous donner la force et la sagesse d’oser nous rapprocher les uns les autres avec la plus sereine objectivité, afin de vivre une réelle fraternité, sans craindre la différence, sans lorgner en arrière. Ensemble, osons l’avenir avec ce sens de la responsabilité qui nous fait adhérer au monde, de cette « adhérence » qui forme la foi.

Pour terminer, je voudrais partager avec vous une parole d’Albert Schweitzer (4) qui illustre ce que je pense :

« La religion de notre temps ressemble à un fleuve africain pendant la saison sèche : un lit immense, des bancs de sable et, au milieu, un filet d’eau qui cherche son chemin. On essaye de s’imaginer qu’autrefois un fleuve remplissait ce lit, que les bancs de sable n’existaient pas, mais qu’il coulait majestueusement entre les berges et qu’un jour il en sera de nouveau ainsi. Est-il possible qu’autrefois il remplissait ce lit ? Y a-t-il eu une époque où la religion éthique était une force dans la vie spirituelle ? Oui, à l’époque du rationalisme du XVIIe siècle. Alors, la religion éthique et la pensée formaient une unité. La pensée était religieuse et la religion était pensante. Parce qu’elle était déterminée par des idées religieuses et éthiques, la pensée de cette époque entreprit de se représenter la réalité comme elle devrait être. Elle possédait un idéal éthique et elle se mit à transformer la réalité en accord avec lui. »

Pierre A. Bailleux 03|09|2001

(1) La mystique de l’apôtre Paul, chapitre XIV : « Ce qu’il y a d’impérissable dans la mystique de l’apôtre Paul ».
(2) Expression utilisée au début du XIXe siècle dans différentes publications libérales. Cfr J.-J. Goblot, « Les mots sous la Restauration », in Civilisation Chrétienne, Approche Historique d’une Idéologie, Beauchesne, Paris, 1975, pp. 208-2229.
(3) Isabelle Jarry, Théodore Monod, Plon, Paris, 1990, pp. 216-217
(4 ) Religion in modern Civilization, 1934 Traduction de Jean-Paul Sorg (AFAAS).

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