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LA VOIX DU REGNE ANIMAL NOUS DONNE UNE BELLE LECON D’HUMANITE

Posté par othoharmonie le 12 juillet 2017

 

Nous vous offrons ces paroles dans l’une de vos langues usuelles. Nous parlons plusieurs langues et nous produisons plusieurs sons, mais notre méthode de communication la plus commune est celle que vous appelez le langage corporel. Vous utilisez aussi ce langage plus souvent que vous ne le pensez, mais vous préférez la plupart du temps employer des mots pour vous exprimer, même quand vos yeux et votre corps les contredisent. Dans notre langue, il n’y a pas de méprises subtiles, de tentatives de tromperie. Quand nous avons faim, nos intentions sont bien connues, et même dans les broussailles ou dans l’obscurité, notre énergie émet une fréquence vibratoire qui exprime ce que des mots ne pourraient dire.

chat sur ordi

La communication énergétique.

Plusieurs d’entre nous sont des prédateurs, à l’instar de plusieurs humains. Nos méthodes de chasse et nos efforts pour nourrir nos familles affamées diffèrent cependant des vôtres sous plusieurs aspects. Pr exemple, notre vibration et notre langage corporel pourraient signifie ceci : « Je suis une mère qui doit nourrir ses petits affamés. J’honore votre force vitale et votre choix de vous placer devant moi. En prenant votre vie, je vous honore encore plus, car je placerai votre force vitale dans mon propre corps et celui de mes jeunes« . Chaque espèce de notre règne a-t-elle de telles pensées avant de s’emparer d’une vie ? Non, car toutes les espèces ne sont pas conscients d’elles-mêmes. Pourtant, dans ce que vous appelez l’instinct animal, il existe une communication sur le plan énergétique. L’humanité n’aime pas trop se voir comme prédatrice ; elle préfère sans doute se qualifier de consommatrice.

Nous sommes vus comme les plus proches de l’espèce humaine quant à la capacité et au développement du cerveau. Vous considérez certains primates comme de lointains cousins de l’espèce humaine. Nous espérons ne pas trop vous offenser en affirmant que ce n’est pas toujours flatteur. Ceux qui se proposent volontaires pour vos expériences le font par choix, de même que ceux qui tentent de communiquer avec vous par un langage symbolique. Vous croyez que la science étudie la nature, mais celle-ci par nécessité, doit être vigilante à son endroit. Des volontaires de chaque espèce participent à vos expériences et vivent parmi vous comme vous l’entendez. Il s’agit d’une collaboration mutuelle, mais fréquemment, ce qui est appris semble n’avoir que peu d’utilité ou de signification tant pour vous que pour nous.

Notre histoire est aussi variée que la vôtre. Plusieurs d’entre nous sont originaires de cette planète, mais certaines espèces sont nées ailleurs, génétiquement parlant. Nous trouvons intéressant que votre instinct de prédateurs porte peu d‘intérêt aux espèces provenant d’ailleurs. Ce qui n’est pas dans votre mémoire cellulaire ne semble pas vous intéresser beaucoup, de sorte que nos chemins sont parallèles et ne se croisent jamais. Nous nous intéressons au présent et au futur, mais nous n’avons aucun intérêt à reconstruire notre passé. Ce n’est pas parce que nous nous intéressons uniquement à la survie de nos espèces individuelles, mais plutôt parce que nous comprenons que la perfection nous a conduits jusqu’à ce moment et qu’elle nous conduira encore plus loin. Dans le règne animal, le développement ne se fait pas au même niveau d’expérience que chez les humains. Nous le comprenons et nous n’envions pas les nombreux chemins que suit l’humanité dans ses efforts pour comprendre ce qu’elle est tandis que sa conscience s’accroit.

LOUTRES

Des espèces qui songent à se retirer.

Nous savons que vous vous préoccupez de nos amis océaniques, et avec raison. Cependant, leur bonne volonté envers l’humanité n’a pas suscité beaucoup de gentillesse en retour. Vous vous émerveillez de la beauté des océans, de leur profondeur, de leurs couleurs et des myriades de formes de vie qu’ils renferment, mais vous en tenez la permanence pour acquise alors que ce n’est p lus le cas. Le niveau de conscience des espèces leur permet de faire des choix collectifs. La présence continue de certaines de ces espèces, même celles qui comptent des milliers d’individus, n’est plus assurée. L’histoire passée ne peut servir de garantie, car jamais auparavant autant d’adaptations n’ont été nécessaires à l’intérieur d’autant d’espèces. Il y a de la confusion même au sein des espèces les plus sensibles où l’on envisage, sur le plan énergétique, le choix de se retirer en masse. Ce choix pourrait affecter sévèrement l’humanité et les autres règnes terrestres. Qu’arriverait-il si certaines des cellules essentielles de votre corps disparaissaient toues en même temps ? Votre corps serait contrait de se recréer si c’était possible, des cellules utilisées normalement pour une certaine fonction devraient immédiatement se redéployer ailleurs, et vote corps serait en état d’urgence. Il en serait de même pour les océans, car ils sont un corps d’eau. Nous espérons collectivement cela ne surviendra pas et que l’humanité, en continuant à s’éveiller, se préoccupera adéquatement de ce problème, car nous ne pouvons le régler seuls.

Nous avons plus de choses en commun avec vous que vote expérience quotidienne ne vous permet de le voir. Bien que nos circonstances présentes diffèrent peut-être beaucoup des vôtres, notre avenir comportera davantage de ressembles. Nous dépendons tous de la Terre pour notre survie, mais, en outre, nous dépendons les uns des autres pour l’évolution de notre conscience. Vous croyez que le développement de votre espèce est lié à la chronologie des étoiles et à ce qu’elles vous apporteront, mais n’oubliez pas que, vue de l’espace, la Terre apparaît également comme une étoile. Si vous désirez apprendre, croître et prospérer à partie de ce que vous espérez apprendre des autres, n’aimeriez-vous pas avoir quelque chose à partager ou à démontrer en retour ?

savoir animal

Les animaux domestiques

Plusieurs d’entre vous se demandent si les animaux domestiques ont la capacité de guérir leur propriétaire ou d’absorber des énergies négatives à leur place. La réponse est oui, mais cela n’est pas aussi fréquent que plusieurs semblent le croire. Le règne anima lest d’abord sauvage et ensuite domestique. L’espèce humaine est d’abord domestique et ensuite sauvage. Les animaux domestiques sont une sous-catégorie d’une famille non domestiquée, et non de simples descendants d’ancêtres sauvages. Presque n’importe quel animal peut devenir domestique, mais toutes les espèces ne peuvent être domestiquées. La différence réside dans la sous-catégorie elle-même, quelque peu comparable à une famille animique. Il est également intéressant de noter qu’il y aune différence entre un animal domestique et un animal de compagnie, tout comme il yen a une entre le gibier et un animal élevé pour la consommation humaine, même s’ils appartiennent à la même espèce.

Un animal de compagnie peut détourner ou rediriger une énergie qui autrement affecterait son compagnon humain. Il ne s’agit pas de guérison au sens où vous l’entendez habituellement, mais le résultat est le même. Très sensibles aux vibrations, les animaux peuvent en distinguer les fréquences. Les énergies discordantes leur sont désagréables et ils sentent souvent qu’il vaut mieux pour eux en débarrasser le plus possible leur environnement immédiat. Les chiens peuvent parfois le faire en jappant, remplaçant ainsi une énergie néfaste par une autre qu’ils préfèrent. La prochaine fois que vous verrez un chien japper sans raison apparente, dites-vous que son action a peut-être un motif approprié. De même, un chat peut bondir sur une proie qui semble inexistante, mais il est probable que ce sur quoi il s’est jeté s’est dissous.

Compte tenu des activités que nous venons de mentionner, les animaux de compagnie peuvent aussi détourner de leur maître les énergies destructrice avant qu’elles soient absorbées par l’aura ou la matrice de  celui-ci. Ils sont capables de diriger cette énergie ailleurs et de la remplacer par une autre, plus équilibrée. Plus l’animal est proche de son maître, plus cette tâche est facile et rapide à effectuer. C’est pour les animaux qui ont la possibilité de dormir près de leur maître que c’est le plus facile. Une maladie chronique ou mortelle est plus difficile à traiter. La capacité de l’animal de compagnie de guérir sa contrepartie humaine dépend du lien qui les unit et de leur compatibilité. L’énergie doit trouver une résonance ou une attraction à laquelle s’attacher afin de libérer son poison. Si un animal devient trop  attaché au poison, il ne pourra peut-être pas s’en séparer assez souvent pour restaurer sa propre harmonie. Les propriétaires d’animaux de compagnie ignorent souvent les cadeaux que leur font leurs compagnons ou les sacrifices qu’ils font pour eux.

L’absence de préoccupation pour les animaux peut devenir une préoccupation pour les humains

La longévité de certaines espèces préoccupe beaucoup le règne animal. La disparition de plusieurs de nos compagnons, l’empiècement de l’humanité sur les habitats qui nous sont précieux et déjà trop peu nombreux, et le manque de conscience avec lequel le gibier est chassé comme de la simple marchandise. Est-ce que nous vous recommandons d e devenir végétariens pour que nous demeurions nombreux ? NON, nous comprenons vos besoins, car nous comprenons les nôtre s, mais ce manque aigu de préoccupation pour nous risque de devenir bientôt une préoccupation pour vous-mêmes. Lorsqu’une espèce se retourne contre une autre, le résultat est souvent désastreux  pour les deux. Déjà, il y a des virus des infections et d’autres anomalies chez le gibier qui fait partie de votre approvisionnement alimentaire. Cela n’est pas dû uniquement à de mauvaises conditions de transport et d’élevage, mais à une véritable rupture des communications à l’intérieur des espèces et entre elles. Un véritable respect et une véritable communication entretiennent le bien-être chez les espèces et entre elles, tandis qu’un manque de respect et une mauvaise communication génèrent des maladies qui, ignorées ou négligées, compliquent davantage la situation. Nous ne blâmons personne. Nous soumettons simplement ce sujet à vos réflexions puisque l’occasion de dire notre vérité nous est offerte.

 

Vous pouvez partager ce texte à condition d’en respecter l’intégralité et de citer les sources et le site de Francesca : http://francoise1.unblog.fr/

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Les Hommes et les animaux partagent beaucoup plus de choses qu’on ne le croit

Posté par othoharmonie le 14 juin 2017

 

L’absence de langage oral chez les animaux non humains a parfois été présentée comme une preuve de leur manque d’intelligence et de sensibilité. Double erreur. D’une part, il y a un langage oral chez de nombreux animaux, mais nous ne le comprenons pas. D’autre part, nous oublions que le langage des émotions se passe souvent de mots. La primatologue Jane Goodall fait remarquer qu’en de nombreuses circonstances les humains se rapprochent de leurs cousins grands singes pour revenir à des modes de communication silencieux ; quand ils passent la main dans le dos d’un ami, quand ils se prennent dans les bras, quand ils frappent dans les mains…

 l'homme et l'animal

Les découvertes des éthologues (ceux qui étudient le comportement animal) passent souvent en arrière-plan. Comme si cela n’intéressait finalement pas grand monde. Comment respecter des êtres auxquels on est indifférent et dont on ne connaît rien ? Pour pouvoir tuer son ennemi, il faut surtout ne rien savoir de lui. Ce n’est pas un hasard si les comportements des animaux d’élevage sont très peu étudiés, et si parmi ces animaux le cochon suscite le moins d’attention : il est de tous le plus proche de l’homme. Mieux vaut donc ne pas trop en savoir sur les souffrances physiques et psychologies qu’il endure. Comment, sinon, continuer de l’exploiter et de le manger sans honte ?

 En revanche, nous sommes à peu près tous calés en matière de chats et de chiens. Normal. Eux, ils nous intéressent. Eux, nous les regardons. Nous essayons de communiquer avec eux. Nous les considérons, tout simplement. Tout ça parce que nous avons choisi d’en faire nos compagnons privilégiés. Quiconque a cohabité avec un chien ou un chat est capable de vous décrire avec moult détails et anecdotes les manifestations de leur intelligence et de leur sensibilité. Toute personne qui partage le quotidien d’un canis lupus familiaris vous racontera les moments de complicité avec son animal, et même les conversations, souvent drôle parce que rythmées d’incompréhension mutuelle. « Comment expliquer qu’un chien soit capable de comprendre plusieurs mots de la langue de son « maître »…. tandis que le maître lui, n’entrave presque rien au vocabulaire oral et gestuel du chien «  ?

Certes, il parvient à deviner quand l’animal souhaite sortir ou quand il a faim, mais c’est uniquement parce que celui-ci sait quels signaux envoyer pour se faire remarquer. On pourrait rétorquer que le chine émet beaucoup moins de signaux que l’humain et qu’il  n’est pas, contrairement à nous, un être de communication.  Ce n’est que partiellement vrai. La vérité est que son langage passe par une gamme d’aboiements ou de grognements que nous ne déchiffrons pas, et par des attitudes corporelles ou des expressions qui restent obscures pour la plupart des propriétaires de chiens. Mais nous sommes sans doute fautifs. Richard Dawkins raconte que les chiens domestiques lisent mieux les expressions sur le  visage humain que les loups. L’explication : au fil de la cohabitation, de génération en génération, les chiens – qui furent les premiers animaux domestiqués par l’homme – ont appris à comprendre et à mimer les expressions humaines liées à la joie, la colère, la honte ou l’affection. Nous n’avons pas suffisamment rendu la politesse. Il nous aurait fallu apprendre à traduire davantage les signes qu’ils nous envoient avec la queue, les oreilles, la posture, le regard ou les sons. Néanmoins, nous comprenons suffisamment les chiens pour être obligés d’admettre qu’ils éprouvent de la joie et de la peine, qu’ils souffrent, qu’ils ont des envies, qu’ils aiment et qu’ils détestent, qu’ils savent ce que sont l’affection et le chagrin.

le chienLe chien est d’ailleurs un modèle intéressant pour tout esprit sceptique qui oserait encore douter aujourd’hui de l’existence chez les animaux non humains de l’empathie, c’est-à-dire cette faculté à se mettre à la place d’un autre et à imaginer ce qu’il ressent. Les exemples répertoriés de chiens qui viennent en aide à un congénère en difficulté sont légion.

-          Oui peut-être, mais quid de l’empathie d’un animal pour le membre d’une autre espèce ?

Là encore, le chien fait la démonstration la plus éclatante qu’elle existe bel et bien. Lorsqu’une relation de confiance entre un chien et un homme existe, il est fréquent que le chien console l’humain s’il se rend compte que celui-ci est accablé par la tristesse. Les chiens qui refusent d’abandonner leur maître décédé, en passant des jours entiers sur sa tombe, n’expriment-ils pas le lien profond qui peut unir ces deux êtres issus de deux espèces différentes ? Par ailleurs, la capacité que possèdent les chiens à imiter les expressions faciales humaines est une preuve irréfutable d’empathie.

-          Oui, d’accord, mais le chien est un animal à part. C’est pour ça qu’on l’a domestiqué.

Non, l’empathie n’existe pas que chez les chiens. Elle est évidemment très développée chez nos plus proches cousis, les singes. L’éthologue néerlandais Frans de Waal a longuement décrit les relations riches et complexes qui unissent les primates, leur capacité à la querelle et à la réconciliation, et il a pu constater la réactivité à la souffrance de leurs compagnons. Il évoque une expérience où des singes refusent d’activer un mécanise m qui leur procure de la nourriture dès lors qu’ils se rendent compte qu’en le déclenchant celui-ci envoie des décharges électriques qui font souffrir un autre singe.

 L’empathie a été constatée chez de nombreuses espèces.

[…] On pourrait passer en revue toutes les espèces…. On pourrait également parler de cas recensés d’hippopotames venant au secours d’impalas attaqués par des crocodiles ; Ou de ces dauphins de Nouvelle-Zélande qui ont protégé des nageurs de l’attaque d’un requin blanc en formant un cercle autour du groupe.

En fait, pour comprendre un animal, il faut commencer par prendre le temps de l’observer. L’éthologie, c’est-à-dire l’étude des espèces animales, a connu un second souffle dans la deuxième partie du siècle dernier. Karl von Frisch, Konrad Lorenz, Nikolaas, Tinbergen, Donald Griffin, Jane Goodall, Frans de Waal, Richard Dawkins ou Marc Bekoff ont, parmi d’autres, considérablement contribué à ouvrir nos yeux sur les autres espèces. Leurs travaux sont une mine d’informations indispensables, qui devraient être enseignées dans toutes les écoles.

Je recommanderais au moins la lecture de deux ouvrages passionnants pour mieux comprendre l’intelligence, la sensibilité et la complexité de nos cousins animaux :

-          L’animal est-il une personne ? du biologiste Yves Christen,

-          Les Emotions des animaux, de Marc Bekoff,

qui tous deux regorgent d’anecdotes instructives.

Quant au livre d’Yves Christen. J’en retiens ce passage qui m’a bouleversé et qui interrogera tous les animalosceptiques : « On devrait […] relire ce qui arrive au chasseur William Harris après qu’il eut tué son premier éléphant, une femelle, lorsqu’il revint la chercher le lendemain. Il trouva auprès d’elle son petit, désespéré, qui se précipita sur lui, l’enlaçant de sa trompe comme pour lui demander de l’aide. Là, dit Harris, je ressentis un vrai regret de ce que j’avais fait et il me vint à l’idée que j’avais commis un meurtre ».

 

- Extrait du livre ANTISPECISTE RECONCILIER L’HUMAIN, l’ANIMAL ET LA NATURE de Aymeric Caron  page 67 – Aux Editions France Loisirs

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RECONCILIER L’HUMAIN, l’ANIMAL ET LA NATURE

Posté par othoharmonie le 7 juin 2017

 

Le spécisme, nommé par analogie avec le racisme et le sexisme, « désigne toute attitude de discrimination envers un animal en raison de son appartenance à une espèce donnée », écrit l’auteur. Ce « préjugé » consacre à la fois la supériorité des humains sur les autres espèces et légitime des différences de traitement, en créant des catégories « injustifiées » (animaux de boucherie, de compagnie, de loisirs, etc.).

Mais l’ANTISPECISME, dont se revendique Aymeric Caron, refuse de faire passer les intérêts des humains avant ceux des « animaux non humains » – sans toutefois nier les différences entre les espèces. Cette obligation morale et éthique implique de ne plus tuer ni de ne faire souffrir des animaux qui partagent avec nous les mêmes caractéristiques (être capable de sensibilité, d’intelligence ou d’empathie), et dont la vie importe autant que la nôtre.

En effet,  nous choyons nos chiens et nos chats, mais nous mangeons les vaches, les moutons et les cochons. Nous méprisons les pigeons et admirons les aigles. Nous exterminons les rats tout en protégeant les pandas. Pourquoi ? Car la plupart d’entre nous sommes Spécistes. C’est ce « dogme en vigueur » qu’entend pourfendre l’écrivain AYMERIC CARON auteur de ce  livre : ANTISPECISTE  aux éditions Fayard

Livres d'Emeric

EXTRAIT du livre Antispéciste de Aymeric Caron – PAGE 115

LA CONDITION DES ANIMAUX DANS LES CIRQUES ET LES ZOOS

Il n’est pas dans la nature d’aucun animal sauvage d’être dressé à faire des tours sous la menace d’un fouet ou sous les ordres d’un sifflet. Un lien ou un tigre n’a pas à se tenir sagement sur un cube ou à lever la patte lorsqu’on le lui ordonne, pas plus qu’il n’a à bondir dans des cerceaux. Un éléphant n’a pas à tourner en rond sur une piste minuscule, à s’asseoir sur un tabouret ou à se dresser sur ses pattes arrières au signal. Un singe n’a pas à faire le pitre pour amuser la galerie en montant sur un vélo. Un dauphin, une orque ou une otarie n’ont pas à s’incliner devant des spectateurs, ni à virevolter dans les airs en parfaite synchronisation, ni à trimbaler un bonhomme ou un objet au bout de leur museau. Ça vous plairait, à vous, de devoir faire le guignol devant des chiens, des chats ou des singes ? « C’est tellement mignon » ! clameraient-ils tandis qu’ils assisteraient au spectacle de l’humiliation.

On dompte le féroce, on maîtrise le puissant, on instrumentalise l’intelligence. Aucun de ces animaux soumis à nos caprices n’a choisi ce qui lui arrive. Soyons objectifs : parmi les dresseurs, il est évident que certains et même beaucoup sans doute, sont sincèrement attachés aux animaux qu’ils côtoient quotidiennement. Mais il arrive d’aimer mal. D’étouffer, de faire souffrir, d’oppresser. On aime mal lorsque jamais on ne se demande : « Mais que veut vraiment l’autre » ? On aime mal quand on ne permet pas à celui sur lequel on a jeté son dévolu de réaliser pleinement son être. On aime mal lorsque l’on ne pense qu’à soi et non à celui qu’on est censé aimer.

Les numéros de cirque ne sont pas conçus pour le plaisir des animaux, mais pour celui des humains qui s’en amusent. Je pourrais m’étendre longuement sur les enquêtes qui ont montré les conditions déplorables dans lesquelles sont détenus certains animaux de cirque, comme ces lions qui passent leurs journées dans des cages de quelques mètres carrés.

L’association Peta rappelle :

« Tous les animaux détenus dans des cirques ont des besoins spécifiques. Certains, comme les lions ont besoin d‘un climat chaud ; d’autres, comme les ours, d’un climat plus frais. Tous ont besoin d‘espace, d’activités, de liens sociaux, d’eau et de nourriture en quantité suffisante […] Pendant la morte saison, les animaux restent dans des box de transport, des étables, voire même dans des camions ou des remorques« .

On pourrait évoquer la possibilité d’un cirque respectueux, de normes de bien-être à respecter et à améliorer. Or, le débat ne se situe plus à cet endroit. Jamais un cirque ne sera un lieu d’épanouissement pour un animal sauvage.

Arrêtons-nous un instant sur le cas des orques qui deviennent agressives en captivité. Prisonnières, elles sont désespérées, stressés, en un mot, malheureuses. Il faut pour comprendre la détresse de ces mammifères marins visionner le film Blackfish ou même une vidéo accessible sur YouTube qui montre l’attaque de l’orque Kasatka, contre le dresseur Ken Peters en 2006 en SeaWorld San Diego. Pendant de longues minutes, au lieu d’exécuter le numéro attendu, à savoir pousser Ken par la plante des pieds et le projeter en l’air, Kasatka va saisir l’une de ses chevilles dans sa mâchoire, l’entraîner au fons du bassin plusieurs fois tout en le ramenant à la surface pour qu’il puisse respirer.  Pendant près de dix minutes, l’orque va jouer avec son prisonnier en refusant de la lâcher.

Image de prévisualisation YouTube

https://www.youtube.com/watch?v=aDT3EqopzpY

Les dresseurs comprendront plus tard c qui a provoqué la colère de l’animal ; les pleurs de son bébé Kalia dans un bassin attenant. Ils raconteront aussi que dans l’après midi, Kastka s’était emportée contre son bébé et qu’n arrivant dans le bassin destiné au show, elle avait continué de « parler » à son enfant.

Les cris qu’elle entendra pendant le numéro seront des cris de détresse. Et l’on comprend alors que Kasatka, qui a elle-même été violemment capturée à l’âge d’un an en Islande, qui a été séparée de sa mère, se rebelle contre sa situation et contre ce que les hommes font subir à son propre bébé. Elle est en colère, et veut montrer au maître qu’il peut être l’esclave si elle le désire. Elle pourrait tuer Peters mais elle choisit de lui laisser la vie ; il ne s’agit que d’un avertissement. Les orques sont extrêmement intelligente s, et savent très bien ce qu’elles font. En février 2016, Peter a révélé qu’un animal par moi était mort prématurément chez SeaWorld au cours des trois mois précédents. Les mammifères marins n’ont rien à fiche dans des cages en verre.

En Février 2015, la ville de Lieusaint, en Seine et Marne, a décidé d’interdire les cirques avec animaux sauvages. Elle a justifié sa position en expliquant que « les spectacles de cirque contiennent des numéros imposant aux animaux des exercices contre nature », que « les conditions de détention et de dressage des animaux occasionnent à ces derniers des pathologies avérées » et que « les normes minimales ne peuvent pas être respectées par ces cirques du fait de la nature itinérante de ces établissements ».

Lieusaint a suivi l’exemple de bon nombre de pays. Un mouvement est en marche dans le monde, qui atteste que les droits des animaux sauvages commencent à être sérieusement pris en compte, sauf évidemment en France où, une fois de plus, nous avons dix métros de retard.

En juillet 2015, la Catalogne, après avoir banni la corrida en 2016, a voté l’interdiction des animaux sauvages dans ses cirques. Des interdictions similaires, complètes ou partielles existent déjà dans près de trente pays, parmi lesquels l’Autriche, la Belgique, la Bolivie, la Bulgarie, Chypre, le Costa Rica, la Croatie, le Danemark, la Finlande, la Grèce, la Hongrie, l’Inde, Israël, la Lettonie, le Liban, Malte, le Mexique, les Pays-Bas, le Pérou, le Portugal, Singapour, la Slovénie et la Suède. Certains de ces pays interdisent même tout animal, sauvage ou non (les chiens et les chevaux par exemple)

[…] 

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Divination par lâcher de coquillages

Posté par othoharmonie le 4 mai 2017

 

 

Il est frappant de voir combien la divination par les coquillages et, en particulier, par les cauris, a si peu attiré l’attention des ethnologues, du moins dans ses manifestations les moins savantes. 

 Localement, ce désintérêt rejoint, ou s’ajoute, à différentes formes de préventions, générales, et aux réserves exprimées avec superbe par les devins lettrés. Parmi les idées largement reçues en monde arabe, il y a que ces pratiques sont à but purement lucratif et qu’elles sont le fait de nomades allogènes : la question est posée, celle du statut réellement divinatoire de ces pratiques ; ou en d’autres termes, y a-t-il escamotage ? Si l’on cherchait un équivalent à cette perception précise, en Occident, on la trouverait avec les Romanichelles qui abordent le chaland, proposant de lui lire les lignes de la main en ne manquant pas de le délester au passage de son porte-monnaie. 

La divination par lâcher de coquillages est abordée ici au travers du cas d’une praticienne exerçant à Ṣanʽāʼ, capitale du Yémen.   Cette pratique divinatoire apparaît ailleurs dans le pays, en particulier à Radā‘, Mārib, en Tihāma et, probablement en Ḥaḍramawt.  Elle est désignée en général par le nom de wad‘, et donc par métonymie, puisqu’un wad‘a est une porcelaine ou cauri, et, par extension, renvoie à d’autres sortes de coquilles, en particulier, à toute coquille proche par son apparence brillante des porcelaines, telles les Olives et Marginelles. 

coquillages

Dans le commentaire des tirages, intervient la maîtrise d’un ‘langage’ servant à interpréter les éléments du panier contenant les coquillages, pris comme signes. On se contentera d’évoquer les autres vertus des cauris, dans la même région ou ailleurs au Yémen. Ils protègent des djinns et du mauvais œil.

    1. Le cauri, amulette, est porté au cou ou contre soi, les hommes le plaçant dans la poche intérieure de leur vêtement, tandis que pour les enfants il est placé dans un sachet, cousu ou épinglé au vêtement :  il n’est pas visible de l’extérieur.
    2. Il est cousu, présentant sa fente vers l’extérieur, sur les berceaux et sur les coiffes,  mais aussi sur des robes de mariées ou d’apparat,  le pourtour de miroirs à rabat,  ou plus généralement sur des objets servant à la parure :  trop de beauté affichée est dangereux, déclenchant l’envie des humains et attirant les djinns. À l’opposé, l’appréciation narcissique de sa beauté, sans médiation sociale, attire elle aussi les djinns. 
    1. On leur reconnaît encore des vertus médicales : en 2001, j’ai relevé, à Ṣanʽāʼ, l’existence d’une recette à base de cinq cauris (Cypraea annulus) pilés servant à combattre la folie dont les djinns sont la cause.

  

La praticienne :

Il s’agit d’une femme, elle sera évoquée ici sous le nom de Khadiga. Ridée, courbée, se déplaçant lentement, elle paraît âgée. Elle est mère de plusieurs enfants, dont l’un au moins est marié, ce qui constitue un indicateur plus sûr de tranche d’âge. On dira prudemment qu’elle a plus de 50 ans. Elle est veuve d’un militaire et touche une modeste pension. Elle habite dans un faubourg populaire et éloigné du centre de la capitale, le lieu où elle exerce tous les jours. Je n’ai jamais été invitée à me rendre chez elle et ai ressenti une honte retenue de sa part, lorsqu’elle m’en parlait : c’est si pauvre qu’elle est gênée d’offrir l’hospitalité, qu’elle ne le peut, car elle ne serait pas alors en mesure de réaliser ce qui en constitue le sommet, faire en sorte que l’invité se repose, se sente à l’aise, bien (yartaḥ). Le gain amassé tous les jours par la pratique du wad‘ représente un apport sine qua non pour l’économie familiale. 

Elle exerce assise sur le trottoir de Taḥrīr, une place et artère centrale très passante de Ṣanʽāʼ, adossée aux murs des boutiques. Auparavant, elle se tenait au pied de Bāb al-Yaman, la porte la plus fameuse et la plus achalandée de la vieille ville. Les consultations provoquent généralement un attroupement d’hommes qui attire l’attention sur sa présence ou, au contraire, la dissimule aux passants naïfs. Elle est assise sur un morceau de carton posé à même le sol, dans la poussière de la rue, accompagnée parfois par un jeune garçon non pubère, d’environ 8 ans, qu’elle désigne comme son fils. Afin de discuter le cas de Khadiga, il sera question de deux autres praticiennes. Sur Taḥrīr, 200 mètres plus bas en direction des Musées, après Bāb al-Ṣabaḥ, se tenait parfois, à la même époque, l’une d’entre elles, beaucoup plus jeune (25 ans ?), que l’on nommera Sabah. Elle exerce dans les mêmes conditions que Khadiga, mais la foule des passants est encore plus dense sur les trottoirs, du fait de la proximité du souk, de la petite gare de bus, et de quelques bouquinistes. 

La troisième praticienne sera citée sous le nom de Ruqaya. Elle habite Radāʽ, une ville des moyens plateaux. À la différence des deux autres, elle reçoit chez elle, le matin, avant le   déjeuner : c’est un code connu par bouche à oreille. Les clients, généralement des hommes, se tiennent dans la pièce mitoyenne. Ils entrent après avoir frappé ou, plus généralement, avoir manifesté leur présence de diverses manières, et avoir été invité à le faire par la praticienne. Pour les besoins de la séance, une tenture a été fixée sur une porte, placée entre les deux pièces et proche des portes respectives qui donnent sur la rue. La praticienne et le client se tiennent de part et d’autre de cette tenture. Cette disposition protège la praticienne des regards masculins et signale qu’on a pris en compte les règles de l’adab, compte tenu du fait qu’aucun homme de la maison ne filtre et ne s’occupe de la clientèle. 

Divination

Dans la première phase d’une consultation, quand le consultant s’approche, et jusqu’au moment où il choisit un élément du panier contenant les coquillages qui le représentera, avant, donc, que la praticienne, n’en lâche le contenu et ne commence à interpréter, elle l’observe. Elle recueille les émotions présentes sur son visage, celles qui accompagnent sa demande de consultation, sa manière de s’accroupir et son geste, lorsqu’il saisit, au sein du panier, ce qui le représentera ; elle identifie, par ex., la peur, l’angoisse, la tristesse, les tensions, etc. Mais elle relève aussi des informations plus directement liées à la psyché : l’élément choisi dans le panier a son importance ; il lui arrive de commenter ce choix en aparté, par ex. «il a choisi un tout petit coquillage, un coquillage ridicule», «il est allé le chercher dessous», et les traduit par des traits de caractère (timidité, prétention, etc.). Dans le même laps de temps, elle évalue son âge, de même que son appartenance sociale et régionale (sa tenue vestimentaire, son comportement, son accent ou son dialecte, sa couleur de peau). Croisée avec ces informations, la somme qu’il donne compte. Cette opération de scrutation dure moins d’une minute. 

Avant de lâcher le contenu du panier et d’interpréter, la praticienne cherche quelle est la question du consultant, quelle est l’attente dont il est porteur ; les consultants de leur côté n’explicitent jamais l’interrogation qui les pousse à consulter. En géomancie, sur les hauts plateaux yéménites, le consultant est libre d’expliciter ou non sa question ; mais il existe ce qu’on appelle iḫrāǧ alḍamīr : cela renvoie à un ensemble de procédés de calcul qui permettent en particulier au praticien de mieux entrevoir la question ou l’attente véritable, avec laquelle le consultant est venu, et qu’il ne sait, ne veut, ne peut entièrement ou clairement formuler.13 Ici, l’émotion du consultant d’abord recueillie, puis mûrie au travers d’une réflexion complexe car elle met en jeu des critères de nature différente, cependant liés à la persona et à des topos sociaux, aboutit in fine à la détermination de l’ordre des questions présentes : mariage, voyage, maladie, etc. Pour notre praticienne, c’est la détermination de l’ordre de question qui offre donc la clé de l’interprétation en guidant le commentaire sur les pièces du panier, une fois lâchées. Aucune formule religieuse proférée sur le panier n’a été notée, ni tilāwa, ni même basmala. 

Ce discours, pourtant, vient ponctuer des remarques lancées par les badauds. La praticienne est en butte à des propos dépréciatifs, emprunts d’un vocabulaire religieux réformiste, habituellement accompagnés d’un regard moqueur. Le type de divination qu’elle exerce est qualifiée de ḫurāfāt ou de ša‘waḏa. Le substantif ša‘waḏa est tiré d’un verbe qui signifie «faire des tours d’escamoteur», par ex. avec des gobelets (Kazimirski 1860 : 1242 ; Piamenta 1990 : 258, ši‘wāḏ et ša‘badäh, «mystifying, throwing dust in one’s eyes») ; il donne du jet de coquillages l’idée qu’il s’agit d’une pratique proche du jeu et de l’illusoire, laisse planer l’idée d’une escroquerie. Quant aux ḫurāfāt (ou asāṭīr), ce sont des récits ou pratiques emprunts d’imagination. Les passants qui dénoncent cette pratique divinatoire, le disent bien haut à la cantonade, comme pour mettre en garde la crédulité des consultants ou des curieux accroupis. 

Dans ces ḫurāfāt ou ša‘waḏa, visant à stigmatiser la pratique alors déployée, on reconnaît des catégories sous lesquelles les réformistes religieux classent les pratiques divinatoires et magiques, mais où ils visent plus finement, dans la mesure où il ne s’agit pas, pour eux, de les rejeter dans leur ensemble, les pratiques abusives à l’égard de la clientèle.

 

Extrait Anne Regourd – Académie Autrichienne des Sciences, Institut d’Anthropologie Sociale CNRS, UMR 7192 anne.regourd@oeaw.ac.at

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Le peuple des animaux : Communication avec Tomy et l’araignée

Posté par othoharmonie le 28 mars 2017

 

Les animaux ont-ils une âme ? Cette question, chacun se l’est un jour posée… tout en étant incapable d’y apporter une réponse satisfaisante. En effet, lorsqu’on aborde un tel sujet, on recueille généralement de simples opinions ou l’affirmation d’une croyance, mais guère plus.

Sensibles depuis toujours au monde animal, Daniel Meurois et Anne Givaudan ont, quant à eux, abordé la question d’une manière peu commune. A l’aide d’une méthode de travail bien particulière, ils ont eu la possibilité pendant de longs mois d’entrer en contact étroit avec des forces directrices de l’univers animal, des âmes-groupes, des dévas et des animaux eux-mêmes.

L’éclairage qu’ils apportent ainsi sur l’intelligence animal fait de ce document sans doute l’unique. De leur expérience résulte donc des récits troublants qui, sous la forme d’enseignements vivants, nous fournit mille et une informations relatives à un monde dont nous ignorons pratiquement tout.

Face aux actuelles aberrations qui exploitent et déciment le monde animal, par inconscience et par profit à court terme, nous avons tendance à faire un appel au bon sens et au respect animal.

De ce travail, il en résulte cette conversation avec l’Ame-guide animal  du chien Tomy qui dit ceci  dans le livre intitulé : LE PEUPLE ANIMAL 

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« Lorsque vous regardez un animal découvrir un endroit ignoré de lui, vous, les hommes ne parlez généralement que de flair ou d’instinct, incapables que vous êtes d’accéder à une vibration plus intime de l’univers physique. Oui, je dis bien physique, car la mémoire d’un lieu fait encore bien partie du monde relativement dense. Sa pénétration exige seulement un déverrouillage des facultés d’écoute du cœur. Ne vous y trompez pas… Le cœur peut réellement écouter autrement que poétiquement. Les poèmes humains traduisent une perception souvent confuse ou un espoir, à moins que ce ne soit un souvenir inconscient… mais l’âme animale, quant à elle, vit constamment tout cela.

Regardez bien Tomy, chers humains, vous le voyez flairer la poussière et la paille du sol de cette grange, ainsi d’ailleurs que le feraient beaucoup d’autres animaux. Bien sûr, c’est l’idée de leur odeur et des informations véhiculées par celle-ci qui vous vient à l’esprit, mais vous devez savoir que c’est aussi au-delà de l’odeur que l’animal cherche. C’est vers cette dimension, trop négligée de votre monde, que l’on nomme l’éther, qu’il dirige sa quête. L’odeur est une manifestation de la lumière dense renvoyée par toute chose. La lumière subtile, quant à elle, ce que vous appelez aura, dégage sa propre odeur et c’est elle que cherche l’animal car c’est par elle qu’il trouve la porte d’accès à la mémoire d’un lieu ou d’un objet. 

Approchez-vous de Tomy. Ne soyez plus observateurs mais tentez de vous mettre en symbiose avec lui ; aimez-le pour la vie qui est en lui, sachant que ce qu’il connaît aujourd’hui, chaque homme, chaque femme l’a expérimenté analogiquement des milliers de fois, il y a des milliards d’années »….

C’est un véritable défi qui nous est lancé. Faut-il renoncer, à tout comportement d’homme et de femme afin de nous laisser entraîner vers d’autres réflexes et aussi une logique différente ? Sans doute la Présence-guide  a-t-elle agi sur quelques déclics au plus profond de nous-mêmes, car la question ‘n a pas plutôt surgi en nous qu’elle perd immédiatement de sa consistance, emportée par un flot d’images déferlantes. Ainsi, c’est une sorte de bouillard lumineux qui envahit notre conscience et en son sein apparaissent subrepticement des images gorgées de soleil, de pluie et de vent. Celles d’un champ aux reflets blonds en bas d’une colline aride, celle d’une lame de faucheuse qui tournoie et d’un moteur qui toussote sur une route de campagne. Puis ce sont des images de bottes traînant sur la terre battue, des bruits de fourches qui raclent le sol et des cris d’hommes et d’enfants qui viennent nous submerger. Autant de visions, autant de perceptions, qui font parler en nous le monde de la paille, celui des êtres qui l’ont mise en botte s, enfin celui de la poussière chaude et acre de la grange.

Nous savons, avec une certitude absolue, que Tomy a ressenti tout cela et sans doute plus encore.  Tomy soupire bruyamment et nous aurions presque envie et besoin de l’imiter… nous sommes désormais dans un état de conscience tel qu’il nous semble percevoir quelque chose se déverser de l’esprit du jeune chien Tomy jusqu’au centre du nôtre ; et nous entendons ces paroles :

« Non, là il n’y a pas d’amour » – « Nous somme dans le monde de l’utile » – « Aimer, aimer… Qu’y a-t-il pour aimer, qu’y a-t-il à aimer… et qui donc aimer » ?

Face à lui, entre quelques piquets de bois et la pierre du mur, rayon de lumière blafarde vient jouer avec une immense toile d’araignée. Un petit animal velu se tient immobile en son centre et paraît l’observer :

« Il y a tout au moins elle à aimer… »

« L’araignée » ?

« Bien sûr, reprend la voix-guide. Mais aimer, pour un animal qui ouvre sa conscience, cela ne signifie pas nécessairement s’approprier. Cela peut être jouer, c’est à dire reconnaître l’autre comme un être à part entière, digne d’intérêt.

araignée

« Mais pour un chien… pour un chat, jouer dans de telles conditions, c’est chercher à dominer. L’araignée sera écrasée, avalée. Est-ce cela que l’on appelle un jeu «  ?

 » Vous êtes au royaume animal, ne l’oubliez pas, mes amis. Le regard posé par vos frères sur ce que vous appelez vie et mort est souvent bien différente du vôtre. Pourquoi attendre de l’animal plus que ce que l’homme parvient lui-même à donner ?

L’âme animale ne craint pas la mort en elle-même. Elle la fréquente de beaucoup plus près que l’humain ne saurait le faire, parce qu’elle n’a pas de culture qui en dresse de perception hideuse et parce qu’elle est dénue de la notion de morbide. Ce qu’elle craint, c’est l’énergie qui génère parfois l’apparition de cette mort, la hargne, la haine ou le sadisme qui la font naître. Si Tomy venait à écraser cette araignée, il le ferait par manque d’une certaine conscience, mais sans engendrer une énergie qui souille le cœur et le lieu. Son ego n’a pas encore suffisamment éclos en lui pour que la notion de responsabilité signifie quelque chose à son propos ».

Tandis que la voix achève de prononcer ces mots, nos regards sont de plus en plus attirés par l’araignée au centre de sa toile. Nos consciences s’en approchent involontairement de si près qu’il nous semble maintenant l’observer à la loupe. Insensiblement, nous nous laissons absorber par sa présence et une sorte de voile translucide vient à tomber… c’est un voile par lequel la lumière acquiert une épaisseur, une consistance jaunâtre. Nous comprenons alors que, sans l’avoir cherché, nous venons de basculer sur une autre longueur d’onde de notre univers. L’animal et sa toile …. Qui y  a-t-il derrière cette merveilleuse organisation et, nous devrions dire, cette si douce présence ?

 araignée

Nous ressentons alors des projections de lumière, les émanations d’une conscience puissante et sereine qui s’adresse à nous en ces termes :

« Amis, ô amis, fait-elle, comme si elle nous connaissait de toute éternité, béni soit cet instant où une oreille humaine s’ouvre. Ecoutez, écoutez simplement car je veux vous dire qui je suis et qui vous ignorer chaque jour… je suis le cœur et l’âme de la planète araignée, son intelligence aussi, l’inspiratrice, l’ordonnatrice de tous ces filets que vous découvrez chaque matin couverts de rosée, de toutes ces toiles tendues et retendues patiemment dans les recoins oubliés de vos maison. Je suis une force mentale qui essaie d’apprivoiser la matière, les souvenirs de votre monde et qui apprend aussi ses lois. 

A travers des milliards et des milliards de corps, je tisse un immense réseau par lequel l‘organisation de cette terre pénètre lentement en moi, dans tous ses rouages… car je suis une mémoire, amis. Je construis une intelligence basée sur une mémoire détaillée  t nourrie de toute l’intimité des intelligences qui y vivent aujourd’hui. Patiemment, je bâtis la structure d’un univers pour demain… pour après-demain peut-être… peu importe car j’ignore votre temps. Il y a une boule de feu, un espoir qui vit en mon centre et qui, déjà, a la vision d’un monde à venir, un monde fort des richesses de celui-ci. Avec vos mots de matière… vous diriez peut-être que je suis un cerveau qui se bâtit, une race en gestation qui vivre et grandira sur d’autres Terres, sous d’autres Cieux.

Toutes ces toiles qu’à travers les cellules de mon être je tisse inlassablement par les forêts et les grandes, les caves et les greniers, sont plus que de simples instruments afin que mon corps subsiste et s’ancre en ce monde. Ce sont des lecteurs, des capteurs de ce que la conscience humaine produit, de votre intelligence créative et destructive, de vos errances, d e vos doutes et de vos peurs, mais aussi de vos percées vers l’Infini. Par leur réseau subtil j’absorbe l’histoire de votre monde, ses mutations et les schémas de votre croissance.  Ainsi, lorsque chaque matin votre vision de l’ordonnance des choses vous dicte de briser d’un revers de la main l’un des capteurs de ma mémoire, faites-le au moins sans colère ni reproche. La vie ne vous appartient pas.. ne l’oubliez jamais. Elle essaie de parler par toutes les voies, tous les pores de la Création… avec ou sans l’homme, en deça et au-delà de lui. Acceptez seulement de m’observer, de pénétrer l’étincelle de conscience et d’amour enclose en chacun de mes corps. Vos peurs sont à l’image de vos yeux embués et de vos oreilles fermées. Alors, apprenez à m’écoute r, à me regarder… sous toutes mes apparences. Il est trop injuste de fuir et de détester ce que l’on n’a pas pris la peine d’approcher et de voir. C’est une platitude que de dénoncer cela, mais c’en est également une que de vivre et de perpétuer un tel état de fait d’âge en âge. Tout mon être vous propose un pas de plus vers l’harmonie en découvrant un autre visage du respect de la vie.

A chaque seconde qui s’écoule, je vois et sens des millions d’épaules qui se haussent face à ma présence et autant de cris que l’on me jette. Du fond de mon âme, je les reçois, je les analyse et j’y perçois toute votre détresse. J’y lis votre incapacité de percevoir le Divin en toute chose, votre coupure d’avec le Monde, et derrière tout cela, votre crainte héréditaire de devoir relativiser votre propre image, votre importance devant l’immensité de la Création.

Qu’est-ce qu’une araignée ? dites-vous. Mais, un peu de tous ces éléments, de toutes ces forces qui circulent en vous ! Un peu de cet Etre sans nom dont vous cherchez, vies après vies, la trace lumineuse, sans trop souvent poser même l’avouer.

Sachez-le, une araignée lit en vous plus sûrement que la plupart des créatures de votre monde. Elle est déchiffreuse de perceptions auditives et démissions psychiques. En cet instant, amis, je perçois une foule d’interrogations qui déferlent en vous, mais surtout, surtout cette lancinante question qui traîne encore chez les hommes. L’intelligence animale … Y en a-t-il vraiment une ? Ne se limite-t-elle pas à la simple reproduction de quelques schémas ?

Mais, dites-moi, vous, humains, ce qu’est l’Intelligence ! Savez-vous réellement qu’elle peut ne pas avoir visage humain, que vous pouvez ne pas en être la juste et éternelle mesure ?

Il n’y a pas une intelligence, mais des intelligences… Certains de vos frères, dans d’autres mondes, ne perçoivent pas sept couleurs dans l’arc en ciel mais bien plus, d’autres captent les parfums et en font des sculptures, d’autres encore jouent avec le temps et s’y déplacent comme sur une route ! Tous n’ont pas votre apparence, loin s’ne faut. De la même façon, nous autres, dévas  et frères animaux bâtissons à l’intérieur même de votre monde, des sphères de conscience et d’intelligence dont vous ne pouvez avoir la moindre idée. Nous y développons des civilisations. oui, je dis bien des civilisations. Mais autour de concepts qu’aucun mot ne saurait traduire. Des civilisations d’images mentale s, des civilisations édifiées à partir  de reliefs vivants issus de notre conscience, des univers complets, parfaits dans leurs rouages… et où l’intelligence, la sensibilité, la logique divines déploient l’une de leurs myriades de facettes. Oui, il y a plusieurs terres qui s’entrecroisent au coeur même de cette terre… et, sachez-le, seule l’Intelligence des intelligences, celle qu’affine un cœur pur, permet de se déplacer de l’un de ces univers à l’autres, de l’univers de l’homme à ceux qui ne le sont plus ou pas encore.

Une telle vision de la part de l’âme arachnoïde vous surprend, n’est-ce pas, frères humains ?

Mais l’histoire et le rôle de ceux que vous appelez dévas, voyez-vous, c’est l’histoire de la Présence divine qui s’expanse à tout instant… dans autre horizon que celui de l’Unité ».

Fin du message de l’araignée

Unité… ce mot est resté gravé en nous alors que la « vision » vient soudain de s’estomper. Puis peu à peu, tandis que l’image de Tomy somnolant et du vieux mas s’est éloignées, notre temps d’home et de femme a repris ses droits et sa densité. A trois mètres au-dessous de nous, deux corps de chair ankyloses attendent… notre retour !

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LE CERF, animal sacré

Posté par othoharmonie le 19 février 2017

 

Dans la mythologie celtique, le cerf Blanc est le messager de l’Autre Monde et le conducteur des âmes. Un signe net de l’importance du cerf dans la symbolique celtique est la fréquence relative de son apparition dans l’iconographie ou la légende. Une divinité gauloise porte le nom de Cernunnos, celui qui a le sommet du crâne comme un cerf. Elle est représentée sur le chaudron d’argent de Gundestrip, assise dans la posture bouddhique, tenant d’une main un torque et de l’autre un serpent, entourée d’animaux les plus divers, et notamment d’un cerf et d’un serpent: peut-être faut-il voir dans ces bois de cerf surmontant la tête du dieu un rayonnement de lumière céleste.

cerf animal sacré

Le symbolisme du cerf dans le monde celtique est donc très vaste et il a trait certainement aux états primordiaux. Faute d’une étude d’ensemble, on doit provisoirement se borner à relever le symbolisme de longévité et d’abondance.

Les Gaulois employaient de nombreux talismans, en bois de cerf, et on a noté, en Suisse, dans des tombes alémanes des ensevelissements de cerfs à côté de chevaux et d’hommes. On a rapproché le fait des masques de cerf dont étaient munis des chevaux sacrifiés dans des kourganes de l’Altaï aux Vième et Viième siècles avant notre ère.

En Bretagne armoricaine, saint Edern est représenté chevauchant un cerf.
Comme le renne, le chevreuil, le cerf semble avoir joué un rôle de psychopompe dans certaines traditions européennes, notamment chez les Celtes: le Morholt d’Irlande, oncle d’Yseult, occis par Tristan en un combat singulier, est dépeint gisant mort cousu dans une peau de cerf.

Dans la mythologie celte, les cerfs sont les “ bêtes à cornes des fées ”, et les messagers entre le monde des dieux et celui des hommes. Il semble qu’il ait été surtout opposé dans les pays celtiques au sanglier, où le cerf (comme le cheval) représente l’élément masculin et combatif et le sanglier le côté féminin et érotique de l’homme et de la nature.

Dans l’ancienne mythologie nordique, quatre cerfs broutent, à la cime de l’arbre du monde Yggdrasil, les bourgeons (les heures), les fleurs (les jours) et les rameaux (les saisons).

Dans la plupart des traditions chamaniques européennes, les gens sont conduit vers l’Autre Monde en poursuivant un animal magique, souvent un cerf ou un sanglier. Un des personnages européens célèbres liés à la magie est Merlin.
L’image qui ressort est un prophète vivant dans les bois, maître des animaux, dont les totems sont le cerf, le loup et le sanglier. On retrouve le mythe du Cerf Sauveur dans la Chanson de Roland, un des premiers écrits en français, daté d’environ 1090. Cette chanson de geste se passe lors de la bataille de Ronceveau en 778. Un des passages parle de la manière dont Charlemagne a pu franchir la Gironde en crue grâce à l’intervention d’un Cerf Blanc.
On raconte également qu’une biche blanche est intervenue dans la vie de Clovis en 507, au moment de sa célèbre victoire de Vouillé contre les Wisigoths.

Pour les chrétiens le cerf devait sa noblesse au fait d’être l’animal privilégié de Notre Seigneur Jésus-Christ.
Dans la culture chrétienne, le cerf blanc représente le Christ ; on trouve, dans l’église de Tréhorenteuc, en Bretagne, une mosaïque représentant un cerf Blanc, entouré de 4 lions et symbolisant le Christ entouré des 4 évangélistes.

On notera qu’Origène fait du cerf l’ennemi et le pourchasseur de serpents, c’est-à-dire l’ennemi du mal, expressèment le symbole du Christ. Saint Jean de la Croix attribue aux cerfs et aux daims deux effets différents de l’appétit concupiscible, l’un de timidité, l’autre de hardiesse, fonction de l’attitude supposée de ces animaux en face de leurs désirs. Le cerf est souvent associé à la gazelle dans l’Ecriture Sainte. A propos de leur relation, Origène remarque que la gazelle possède un oeil perçant et que le cerf est tueur de serpents et les fait sortir de leurs trous grâce au souffle de ses narines. Origène compare le Christ à une gazelle selon la theoria et à un cerf selon ses oeuvres, la praxis (Homélie III sur le Cantique des Cantiques).

Le cerf symbolise la rapidité, les bonds. Quand il a soif et quand il cherche une compagne son appel rauque et sauvage apparaît irrésistible ; d’où sa comparaison avec le Christ appelant l’âme, et l’âme-épouse recherchant son époux. Le cerf symbolise aussi bien l’Epoux divin, prompt et infatigable à la poursuite des âmes, ses épouses, que l’âme elle-même recherchant la source où se désaltérer.

Le cerf ailé peut signifier la promptitude dans l’action. Mais si l’on interprète l’image en fonction de la symbolique de l’aile, c’est toute la symbolique du cerf qui se trouve alors élevée au niveau de la spiritualité: la prudence du saint, l’ardeur à s’unir à Dieu, l’attention à la parole et au souffle de l’Esprit, la sensibilité à la présence de Dieu. Les légendes de saint Eustache et de saint Hubert décrivent l’apparition d’une croix entre les bois d’un cerf qu’ils poursuivaient.

D’autres saints ont également des cerfs pour attributs (Meinhold, Oswald et Procope de Bohême).

Le cerf d’or se retrouve dans les légendes cambodgiennes mais le caractère solaire de l’animal y apparaît sous un aspect maléfique. Comme c’est souvent le cas, l’animal solaire est mis en rapport avec la sécheresse ; il faut, pour obtenir la pluie, tuer le cerf, et c’est le but de la danse du trot, si populaire au Cambodge, dans la région d’Angkor notamment. On ajoute, en d’autres contrées, que la pénétration du cerf dans un village annonce l’incendie et oblige à quitter les lieux. La même idée du cerf néfaste et porteur de sécheresse est connue de la Chine antique.

Dans l’alchimie, souvent associé à la licorne, le cerf est le symbole du mercure philosophal. Une planche du chef-d’oeuvre de Lambsprinck, (XIVième) la pierre philosophale, nous montre les deux animaux face à face dans un sous-bois. Le poème accompagnant cette troisième figure révèle que le cerf symbolise le Mercure (aspect masculin) et l’Esprit ; la licorne est le Soufre (aspect féminin) et l’âme, tandis que la forêt est le Sel et le corps. L’alchimie, en relation avec le mythe antique du chasseur Actéon qui fut changé en cerf par Diane (Artémis), envisage le cerf en tant que symbole de la transformation du métal. Le cerf est ici lié au monde féminin et “ lunaire ” de l’argent.

CERF BLANC

 

 

Le cerf blanc porte un disque solaire sur le dos(La transformation du dieu-cerf au jour).

Le Cerf Blanc était un animal quasi légendaire à cause de sa rareté, et qui le tuait en tirait beaucoup d’honneurs. Ainsi, la coutume voulait que celui qui pouvait le tuer devait, en toute légitimité, et sans que quiconque s’y oppose, donner un baiser à la plus belle des jeunes filles de la cour. Si le baiser en lui-même n’était un affront pour personne, de nombreuses querelles naissaient au moment de choisir la plus belle : chaque chevalier voulait que cette qualité soit appliquée à sa Dame!

Dans la légende arthurienne, la chasse au cerf blanc entraîne les chevaliers au-devant de leur destin.

Les cerfs blancs (Le point de vue scientifique) Il est très peu répandu dans le milieu naturel. Cependant ceux qui l’ont observé et qui continuent à tenter de comprendre l’origine de ce phénomène, ont fini par identifier 4 pigmentations chez le Cerf élaphe Rouge d’Europe : – « rouge », au pelage brun normal, – « blanc », réunit tout type de coloration dominée par le blanc ; on y retrouve des individus au poil variant du blanc au beige en virant parfois vers le jaune, et possédant des yeux bleus, bruns voire des yeux de chaque couleur – « blanc pur », dont les représentants possèdent un pelage d’un blanc pur, et les yeux de couleur bleu – la dernière pigmentation « blesswild », traduite littéralement par « sauvage béni », est extrêmement rare et est matérialisée par de larges traces blanches présentes sur un pelage brun, partout ailleurs ; ces traces sont visibles uniquement sur le devant de la tête et parfois juste au-dessus des sabots. La pure variété blanche est celle qui possède le poil bien blanc et les yeux bleus. Certains spécimens de cerfs blancs, même considérés comme « purs » présentent des spots foncés pigmentant la peau et surtout visibles au moment des mues, notamment celle du poil d’hiver au poil d’été qui laisse apparaître des espaces sans poil à certains moments.

Le cerf est l’un des animaux symboliques les plus importants des anciennes cultures du monde.

Symbolise: Arbre de vie, fécondité, rythmes de croissance, renaissances, image archaïque de la rénovation cyclique, médiateur entre le ciel et la terre, soleil levant, image du Christ, don mystique, révélation salvique, messager du divin, vélocité, crainte, chasse.

CIVILISATIONS & TRADITIONS

Les Lapons, Groenlandais, Sibériaques, Samoyèdes et Mongols donnent à des constellations le nom du cerf, de l’élan ou du renne. Certains chamanes de Sibérie se déguisent en cerfs et portent des bois de cerf sur la tête. Il est donc dit que le cerf est l’animal sacré d’une civilisation arctique ; cela expliquerait que nous trouvions également le symbole de cerf en Espagne et dans le Midi à l’époque glaciaire. Dans la civilisation arctique, le cerf était adoré parce qu’il était l’animal le plus chassé. Bien entendu, cela ne signifie nullement qu’il faille parler d’un dieu-cerf ; il est suffisant de dire que cet animal passait pour être particulièrement sacré. Ce culte du cerf a survécu à la civilisation paléolithique, mais aura certainement pris un sens nouveau pour le monde agricole du néolithique. On peut dire quelles transformations il a subies avant de s’insérer enfin dans le polythéisme celte ; mais on peut bien supposer que le cerf n’y était plus simplement le noble animal que l’on chasse : il était désormais chargé de symboles.

On prête au cerf la découverte et l’utilisation de certaines propriétés thérapeutiques du dictame. Il s’agit d’une plante dont deux des noms sont voisins du cerf – artemidion et cervi ocellum – et qui est considérée depuis l’Antiquité comme une véritable panacée, mais capable entre autres d’expulser une flèche de la plaie provoquée, puis guérir celle-ci : les cerfs, et aussi les chèvres sauvages, avaient la réputation de soigner de cette façon leurs blessures de chasse, d’avoir aussi transmis ce savoir aux hommes. Le cerf est censé faire également usage du dictame comme contre-poison après morsure de serpent ; et d’autres herbes, purgatives, seraient obsorbées par le cerf pour expulser un serpent avalé volontairement dans un but de renouvellement de ses cornes et de sa peau.

Dans le bouddhisme le cerf d’or est une manifestation du Bouddha libéré (d’ou le fait qu’il a un visage d’homme qui sourit comme un bouddha) revenant parmi les hommes pour les délivrer de la force et de l’aliénation de leurs sentiments contradictoire (Lutte entre San et Dame Eboshi) et leur faire ainsi connaître la paix de l’âme propice à la sagesse et à la connaissance ( La mort du dieu-cerf fait déposé les armes à tout le monde).

Pour le shinto japonais, le cerf est la monture des dieux, et il fait partie des symboles divins qui sont représenté sur les Kakemonos sacrés (d’ou le faite que le cerf est un dieu).

Les Indiens d’Amérique manifestent dans les danses et dans leurs cosmogonies ce lien du cerf et de l’arbre de vie: l’association qui unit étroitement le pin à l’espèce des cervidés (danses du cerf autour d’un conifère érigé sur la Plaza) peut n’être en partie que simple imagerie forestière ; mais il n’est pas improbable que, beaucoup plus profondément, elles contiennent le symbolisme qui associe le cerf non seulement à l’est et à l’aube, mais aussi aux débuts de la vie apparue à la création du monde. …

Dans plus d’une cosmogonie amérindienne c’est l’élan ou le daim qui fait surgir à l’existence, par ses abois, la vie créée, et parfois dans l’art indien l’arbre est représenté comme sortant des Cornes fourchues de l’animal. L’effigie sacrée du Dieu Soleil des Hopis (Pueblos de l’Arizona) est taillée dans une peau de daim.

Au XVIe siècle, chez les Indiens de Floride, lors de la célébration de la fête du Soleil, au printemps, un poteau était érigé au sommet duquel on élevait la peau d’un cerf arrachée à un animal capturé en cérémonie ; auparavant on l’emplissait de végétaux pour lui donner forme et on la décorait de fruits et de plantes suspendus. Cette image était orientée vers le Soleil levant et la danse se tenait autour d’elle accompagnée de prières pour une saison d’abondance.

Une coutume analogue pour la fête du printemps est signalée chez les Timucua par W.Krickeberg. Le cerf est aussi l’annonciateur de la lumière, il guide vers la clarté du jour.

Voici un extrait d’un chant des Indiens Pawnees en l’honneur de la lumière du jour:

Nous appelons les enfants. Nous leur disons de s’éveiller… Nous disons aux enfants que tous les animaux sont éveillés. Ils sortent des gîtes où ils ont dormi. Le Cerf les conduit. Il vient du sous-bois où il demeure, menant ses petits vers la Lumière du Jour. Nos coeurs sont joyeux.

 Associations à travers les mythes, les Dieux, les Déesses, les Saints…

Cernunnos

Actéon : chasseur puni par Artémis qui le transforma en cerf ; il fut aussitôt dévoré par ses propres chiens. Artémis (Diane) : soeur jumelle d’Apollon ; déesse de la chasse, de la lune (Séléné) et de la magie (Hécate).

Artémis souvent représentée avec un cerf.

Apollon & Cyparisse

Hercule: Il met ensuite un an à capturer vivant un cerf aux cornes d’or, consacré à Artémis, avant de s’attaquer à l’énorme sanglier qui dévastait le mont Erymanthe, en Arcadie.

Aristée

Tuan Mac Carell: Partholonien, seul survivant du fléau qui détruisit sa race. Un matin, il se retrouva transformé en cerf et devint le maître de tous les cerfs d’Irlande.

Finn Mac Cumaill (Irlande) : Père de Oisin

Oisin (Irlande): petit faon

Saint-Patrick: se transformait en cerf

Saint-Hubert: chasse un grand cerf et voit une croix entre ses bois, la St Hubert est fêtée le 3 novembre.

En Bretagne armoricaine, Saint Edern est représenté chevauchant un cerf.

Merlin se transforme en cerf : Pendant ce temps, Merlin, qui savait tout de la perplexité de l’empereur à table, arriva aux portes de Rome, jeta son sortilège et se changea en une créature insolite ; il devint un cerf, le plus grand et le plus étonnant qu’on ait vu. Il avait un pied de devant blanc et portait cinq bois sur la tête, les plus majestueux qu’ait eus un cerf.

Jâtaka bouddhique

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Le Chevreuil dans le Bosquet

Posté par othoharmonie le 6 février 2017

 

 
chevreuilDans une des lettres qu’il a écrite à W.G. Gray au sujet de l’« Ancien Membre », un rite du clan, Cochrane mentionne aussi le « Chevreuil dans le Bosquet » qui est également un des mythes du clan. Plus d’une fois, ceux qui ont vu ces lettres, qui m’ont été données par Bill Gray juste avant sa mort, m’ont demandé ce qu’il entendait par là. De nombreuses interprétations de ce concept ont été faites par des groupes qui n’en ont jamais entendu parler ou en des termes très vagues. Ainsi, tout comme pour le mythe du Bâton, de la Rose au-delà du Tombeau et du Château, il est peut être temps de le présenter à un auditoire plus large que notre petit groupe qui se réunissait autour de Cochrane.

Tout d’abord et avant tout, le « Chevreuil dans le Bosquet » représente l’esprit de sacrifice et d’autorité. Il peut aussi représenter l’idée du sort ou de la destinée qui crée le futur que nous tous allons vivre. C’est un symbole de sacrifice qui, plus qu’un simple symbole sorcier, est basé sur un concept ancien et universel. Il y a de nombreuses cultures où un animal est bloqué par ses cornes dans un bosquet ou un buisson, et qui devient ainsi celui que l’on sacrifie en lieu et place d’un homme. C’est une idée tellement répandue que le motif de Ram dans le Bosquet fut utilisé, par exemple, pour décorer des pieds de tables dans la ville sumérienne d’Ur.

Le même concept est mentionné dans la Genèse, lorsque Dieu demande à Abraham d’emmener son fils Isaac dans la région de Moriah et de monter sur la crête de la montagne qu’il avait choisie. Là, Abraham devait construire un bûcher et y sacrifier son fils en l’honneur du Seigneur. Abraham s’apprêtait à le faire et, lorsqu’il est sur le point sacrifier Isaac, Dieu lui dit de regarder derrière lui et qu’il trouvera là un sacrifice plus approprié. Abraham le fit et trouva un bélier pris au piège, par ses cornes, dans un buisson. Il le prit et l’offrit à Dieu en lieu et place d’Isaac. Si ça ce n’est pas un premier exemple de sacrifice substitutionnel, alors je ne sais pas ce qui en est un.

L’unique différence entre cela et le concept même du « Chevreuil dans le Bosquet », c’est que pour nous le Cerf a toujours été un animal sacré, même s’il est et a toujours été chassé pour sa viande. Dans le passé, lorsqu’un cerf était tué, sa tête pouvait servir d’offrande rituelle à l’Ancien Dieu Cornu en signe de sacrifice ainsi qu’en remerciement pour cette mort. Même de nos jours, il y a toujours une certaine mystique dans la mise à mort d’un cerf et l’on ne manque pas de faire faire un « trophée », qui sera en général accroché à un endroit où tous pourront l’admirer.

chevreuil

Etudions un événement historique raconté par Lady Stenton dans son livre « English Society in the Middle Ages ». En 1255, un groupe de chasseurs a tué un magnifique cerf dans la forêt de Rochingham. Ils lui ont coupé la tête et l’ont accrochée face à l’Est à un mat dans une clairière. Par hasard, ils avaient un fuseau avec eux et l’ont placé dans la gueule du cerf. Si nous croyons Lady Stenton, ce n’était rien de plus qu’une blague un peu crue destinée à se moquer du roi d’une manière assez surprenante. Ce que ne dit pas Lady Stenton, c’est en quoi, en faisant cela, on se moquait du roi. Elle ne dit pas non plus pourquoi un groupe de chasseurs avait bien pu se munir d’un fuseau. Si nous revenons sur cet événement et si nous l’étudions avec une approche Sorcière, en se souvenant en même temps du concept du « Chevreuil dans le Bosquet », qui symbolise le destin et le sacrifice, alors toute la scène prend une nouvelle signification. Ce qui est décrit était le rituel d’offrande du vieux Chevreuil dans le Bosquet.

Tout d’abord d’un point de vue Sorcier, les personnes ayant chassé le cerf devaient être membres de la classe dirigeante, qui seule pouvait chasser ouvertement dans ce qui devait être une réserve de chasse privée. A cause des lois bien plus draconiennes de cette époque, la seule manière qu’avait un paysan de chasser un cerf était de le braconner et, dans ce cas, il ne l’aurait certainement pas signalé en accrochant la tête sur un mat à la vue de tous. La carcasse, tout comme l’acte en lui-même, aurait été bien dissimulée. Deuxièmement, dans de nombreux procès en sorcellerie, vous conservez l’impression que derrière les accusés il y avait d’autres personnes qui restaient dans l’ombre, et qu’on n’arrêtait ni ne jugeait jamais, à la différence de tant de sorcières issues de classes plus modestes.

Ainsi, pourquoi un petit, mais tout de même fortuné, propriétaire terrien voudrait-il avoir une des toutes premières places dans une organisation interdite ? C’était une époque pleine de superstitions ; on disait même que l’air était peuplé d’entités invisibles et la plupart des gens vivaient dans une très grande peur du Diable et de tout ce qui le concernait. Quelle meilleure position pour un petit propriétaire terrien, qui dépendait probablement d’un seigneur plus important et dont la subsistance dépendait du travail bénévole de paysans et des serfs, que d’être le Grand Maître de l’ancienne religion pagano-magique de leurs ancêtres ? Ce que nous devons garder à l’esprit, c’est que la grande majorité de la population, dont les racines païennes ne sont pas très loin, se souviendra du Grand Maître des rassemblements. Il est aussi le représentant du Vieux Cornu, Dieu sur Terre, dont les paroles faisaient, à une certaine époque, fonction de loi.

Pour aller encore plus loin dans ce sens, ils n’avaient pas besoin de connaître l’identité réelle du Grand Maître (qui a dit que le système des cellules est une invention de l’espionnage contemporain ?). Ainsi, lors d’une réunion spéciale, on disait aux coven que le vieil untel qui fut un « bon camarade » devait être laissé seul, tandis que le vieil untel était un mauvais camarade contre qui la magie du coven pouvait être utilisée. La tentation de s’en servir pour accomplir les dessins propres du Maître a toujours été là. Comme la Sorcellerie était très morcelée et désorganisée, cela pouvait se faire même si le Grand Maître ne faisait que semblant de servir la tradition. Mais je suspecte que tout de même un grand nombre d’entre eux croyaient toujours aux pouvoirs de l’Ancienne Foi, comme les évènements de la forêt de Rockingham le montrent.

En plaçant sur un mat, face à l’Est, la tête coupée du cerf, l’esprit du mort était offert au Jeune Dieu Cornu, symbolisé par le soleil levant, en paiement d’un cycle de sept années de pouvoir. Il était sacrifié en lieu et place de la propre vie du maître. Les douze autres chasseurs devaient être des membres moins importants du clan. Ils étaient là pour observer le sacrifice et témoigner que tout s’est déroulé selon les règles de la Foi. Cela place solidement l’acte dans son ensemble dans le mythe du sacrifice substitutionnel, et cela seul le Maître d’un coven ou d’un clan pouvait le faire.

chevreuilPour ce qui est du fuseau placé dans la gueule du cerf, il s’agit d’une référence claire au vieux concept anglo-saxon des Wyrd, des Parques ou du Destin. Comme dans de nombreuses autres cultures, le destin est représenté sous la forme de trois sœurs. Comme filles de la déesse de la Nuit, elles sont celles qui tissent le fil du destin de chacun dans le temps et l’espace, elles créent le passé, le présent et le futur qu’il nous faut vivre. Une des sœurs crée le fil, l’autre sœur le tisse dans le tissu de l’existence et la troisième coupe le fil de la vie lorsque le moment est venu.

Etrangement, les Trois Sœurs sont aussi les gardiennes du Chaudron de Création, qui est un endroit où le passé, le présent et le futur sont encore et toujours dans un état de flux, de mouvement et où le futur n’est pas figé. Ce serait de ce même chaudron que les Parques tirent le fil de la vie de chacun. Avec ce que nous nommons la vie, commence la trame de l’existence qui est tissée dans les variations de temps, avec une place préétablie. Le moment de la mort est également tissé dans cette trame. Lorsque le fil est coupé, l’âme retourne dans le chaudron jusqu’à une nouvelle renaissance.

Si l’on considère d’un côté la vie du cerf et de l’autre celle des chasseurs, le fil de la vie de chacun est parallèle sur la chaîne du temps, que la destinée a déterminé lorsqu’ils sont nés. La destinée détermine aussi qu’à un certain moment le chasseur rencontrera le chassé et l’un des deux mourra. Cette mort sera aussi une partie du sacrifice à l’Ancien Dieu Cornu de la forêt. Dans le même temps, les Trois Sœurs auraient aussi pu décider que le chasseur sera tué par le cerf. Dans ce cas, le destin aurait décidé que le chasseur, en tant que Maître de l’assemblée, avait fait son temps et que le moment était venu pour son âme de regagner une fois encore sa demeure.

Après avoir lu cela, le lecteur peut penser : « en quoi est-ce que cela nous concerne ? ». C’est une bonne question. Dans la même lettre, Cochrane a aussi écrit : « Le chasseur, le vieux Tubal Cain et le Chevreuil ne font qu’un et représentent la même Présence Divine sous la forme du destin. En disant cela, Cochrane exprimait fermement sa foi ; dans un sens religieux, nous sommes tous ce que nous sommes parce que le destin en a décidé ainsi. Nos vies suivent le chemin qu’a dessiné pour nous le destin ; ainsi lorsqu’un changement survient dans notre vie, les choses peuvent ne pas aller exactement comme on le souhaite. Voilà le prix qu’il nous faut payer pour nous être soumis à la volonté d’Hécate. Une chose que nous avons promis lorsque nous avons été initiés en Sorcellerie.

Dans le cas de Cochrane, il s’est toujours vu, à un certain niveau, comme celui qui, plus tard, dirigera l’ensemble des coven traditionnels. Dans le même temps, dans une autre lettre à Bill Gray, il montre combien il savait que cela ne sera jamais le cas. Dans cette lettre, il affirme catégoriquement que, comme Gray, il ne vivra pas assez longtemps pour voir le résultat de ce qu’il a entamé, ce qui s’est effectivement réalisé. Aujourd’hui, nombreux sont ceux qui s’intéressent à ce que Cochrane a fait et mis sur pied, bien plus qu’au cours de sa vie, et Cochrane acceptait cela comme faisant partie de son destin. Cochrane disait que le « Chevreuil dans le Bosquet » était le symbole de tous ses espoirs et aspirations, et il est devenu le sacrifice à la réalité du « pouvoir qui nous mène sur un chemin précis, il n’y a rien à y gagner. Nous faisons ce qu’on nous dit de faire en protestant, en nous plaignant, et même parfois en geignant, non pas parce que nous sommes esclaves de quelque chose qui nous dirige, mais parce que celui ou ce qui décide du futur sait pourquoi ».

Dans un sens, lorsque nous commençons à rechercher la Déesse et sa magie, nous devenons le chasseur. Lorsque nous l’avons trouvée, nous devenons la proie, car la Déesse nous prend et nous fait sienne pour toujours. Quelles que soient nos protestations, lorsqu’elle tisse sa toile de magie lunaire, nous sommes pris et voilà le sacrifice que nous impose le destin, parce que nous sommes ceux qu’elle aime.

Comme le Chaudron de Création, qui n’est jamais figé, le concept du « Chevreuil dans le Bosquet » est en évolution constante. A une époque, il symbolisait l’animal sacrifié à sa place par le prêtre-roi d’un groupe tribal, en échange de sa propre vie et du renouvellement de sa charge pour une nouvelle période. Plus tard, l’animal était sacrifié à la place du Maître d’un grand nombre de coven, aussi bien qu’à la place du maître d’un seul coven. Ce n’est après tout qu’une légère modification du concept de base, même si cela montre le déclin de la vieille foi païenne. On constate ainsi que la Sorcellerie évolue en même temps que les gens. Dans l’interprétation moderne du Chevreuil, il y a un changement radical, puisque le Maître n’a plus à payer le prix du sang au terme de sa charge ; l’accent est ainsi mis sur le sacrifice, mais il est devenu un sacrifice individuel.

Bien que Cochrane ait été le Maître de notre ancien groupe, il était aussi le Chevreuil dans le Bosquet ; lorsque quelque chose allait de travers ou lorsque les choses n’allaient pas comme elles le devaient, il en prenait toute la responsabilité. Lorsqu’un des membres avait un problème, en général, il le prenait à sa charge. Plus encore, il se chargeait des novices et essayait de nous faire surmonter ce qu’il appelait « les mystères du Clan de Tubal Cain » tout en sachant parfaitement qu’il y aurait un prix à payer pour tout cela et qu’il serait un de ceux qui devront en payer le prix. Dans son cas, c’était le sacrifice de ce qu’il appelait son propre navire magique.

Pour le futur, je pense pouvoir parier que le « Chevreuil dans le Bosquet » changera encore.

a – Parce que, comme beaucoup d’autres concepts Sorciers, il n’est pas gravé dans le marbre,
b – et, à une autre époque et à un autre endroit, d’autres groupes voudront probablement exprimer d’autres idées concernant l’esprit de sacrifice et découvrirons que le concept du vieux Chevreuil convient à merveille, si on l’utilise symboliquement.

chevreuilFinalement, pour les lecteurs qui trouvent que l’idée du chasseur et de la proie qui sont d’une certaine manière connectés magiquement l’un à l’autre est un peu datée, laissez-moi vous assurer qu’il n’en est rien. Depuis des siècles, les habitants des Alpes autrichiennes considèrent le chamois un peu de la même de la façon que nous considérons le cerf, c’est un animal spécial et magique. Même de nos jours, lorsqu’un chamois est chassé et tué, la carcasse de l’animal est descendue de la montagne et les guides ainsi que les gens du cru font une cérémonie et le photographient pour commémorer cette mort. Ce n’est pas pour glorifier le chasseur, mais plutôt au contraire pour honorer la proie.

Une partie de la cérémonie implique l’utilisation de deux brindilles de genévrier. L’une est trempée dans le sang de l’animal avec quelques longs poils de son bas ventre, qui seront donnés au chasseur pour qu’il les mette à son chapeau. La seconde brindille est placée dans la gueule du cerf mort avec l’intention magique réfléchie de connecter le chasseur et le chassé. Dans le même temps, la brindille de genévrier agit comme une protection contre l’esprit du chamois qui pourrait vouloir se venger de son assassin. Ce n’est plus qu’une vieille coutume, mais on y retrouve une vieille croyance où le chamois était considéré comme différent et n’était pas traité de la même manière que les autres animaux à cornes, qui eux étaient tués sans que cela donne lieu à une cérémonie.

Le chamois était différent, car son lien avec l’ancienne déité cornue était connu. Cela le dotait d’un esprit ou d’une âme spéciale puisqu’il était à l’image de l’ancien Dieu des troupeaux de chamois. Ainsi, dans les vingt-quatre heures qui suivaient sa mort, cet esprit pouvait se venger de son tueur, d’où la protection magique de la brindille de genévrier. Cela tiendra captif l’esprit jusqu’à ce que le choc de sa mort et que son attache avec sa vie passée se soit suffisamment affaiblie pour briser ses liens avec sa vie terrestre. Il ira ensuite vers les montagnes de l’autre monde où il sera libre d’errer sans aucun danger, sous la protection de son dieu et créateur cornu. Bref, une représentation vivante du concept séculaire e du destin du Dieu Sacrifié dans sa forme animale.

Ainsi, lorsque nous parlons du « Chevreuil dans le Bosquet », nous ne parlons pas d’un concept du passé qui est gravé dans le marbre et n’évolue plus, mais de quelque chose de fluide et susceptible de changer, tout en restant profondément enraciné dans l’ancien concept de l’animal que l’on sacrifie à la place d’une personne et qui, comme nous le savons tous, tient une place importante dans les anciens rites. De nos jours, il est devenu le symbole de l’esprit de sacrifice dans l’idée que lorsque l’initié, lorsqu’il fait le serment du coven, se soumet à la volonté d’Hécate. En un sens, en faisant cela, il devient le Chevreuil dans le Bosquet, car il a choisi de suivre un chemin qu’elle a choisi pour lui. Peu importe où cela le mène, car c’est ce que les Parques ont décidé et qu’il a choisi en connaissance de cause d’accepter.

par Evan John Jones du site http://lapierresorciere.free.fr/TC/EJJ.htm

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Le Masque du Cerf

Posté par othoharmonie le 1 février 2017

De tous les masques c’est sans doute celui du cerf qui est le plus ancien, il remonte jusqu’au temps des cavernes. Prêtre du dieu des troupeaux, le chaman était sans doute vêtu en peau de cervidé et portait des bois pendant le rite. Le même Dieu cornu se retrouve dans les populations d’éleveurs, mais alors, au lieu d’être le Dieu de la Chasse il devenait le Dieu des Troupeaux et de la fertilité de ces troupeaux. Chez les Celtes c’était Cernunnos, et dans la mythologie celte et anglo-saxonne on trouve un concept de Dieu-cerf, danseur et meneur du groupe, personnifiant les actions rituelles des prêtres/danseurs, et servant les Dieux.

hommecerf

Dans le Chant d’Amergin, on trouve écrit « je suis un cerf à 7 cors » ou encore « je suis le cerf aux 7 combats » On peut comprendre par-là « je suis le roi qui règne 7 ans ». Mêlez cela à l’image du chevreuil dans le bosquet et nous voilà avec le concept d’un roi divin sacrifié (même métaphoriquement ) pour que le nouveau roi puisse régner à son tour pendant 7 ans.

Dans notre tradition nous voyons un meneur, portant un masque de cerf, qui reçoit une mort cérémonielle à la fin du cycle de 7 ans. Cette mort peut être symbolisée par un sacrifice de sang plutôt que par le décès réel du meneur, et par un renouvellement de l’engagement vis à vis des Dieux et le serment des dirigeants. Le meneur de la danse, masqué en cerf, après avoir été meneur pendant 7 ans, subira une mort symbolique et rituelle avant de naître à nouveau et de jurer de mener les danseurs sous sa nouvelle forme spirituelle de cerf, roi de la danse.

Le bosquet dans lequel est retenu le chevreuil est représenté symboliquement comme un arbre solitaire, l’arbre du monde Yggdrasill, le puissant frêne, l’arbre qui est le pont entre le monde d’en bas, le monde physique où nous vivons et le monde d’en haut. Ainsi la perche de frêne ne représente pas seulement le Dieu, mais le frêne de vie également.
Dans l’histoire de la pendaison d’Odin sur le frêne sacré il y a deux choses à comprendre. L’une est le sacrifice aux dieux par pendaison, que l’on peut mettre en parallèle avec le symbole du chevreuil qui s’est pris les cornes dans le bosquet, ou bien le Roi cerf attrapé et suspendu par ses cornes à l’arbre sacré. En dehors de l’aspect sacrificiel de tout cela on y trouve une dimension magique. Le fait de souffrir sur un arbre sacré fait partie de l’initiation des chaman/prêtres dans beaucoup de cultures. En se plongeant dans un état symbolique de mort, le chaman s’ouvre aux secrets et au savoir ésotérique pendant sa transe. Une partie de ce savoir est ce que nous appellerons « l’emprunt ».

Cette faculté est décrite comme le fait d’extraire son esprit de son corps pour prendre une forme animale un peu comme Odin quand il lâchait ses deux corbeaux. Lors des états de transe dus à la danse l’affirmation « je suis ce que je dis être et je peux à la fois voir et entendre, donc je me souviens » résume très bien tout ce à quoi rime la danse. La persistance d’éléments chamaniques dans l’adoration d’Odin, et la perduration de ces croyances à travers l’âge sombre saxon et plus tard chez les vikings, laisse imaginer comment ce concept a pu plus tard intégrer la Sorcellerie anglaise ou anglo-saxonne.

Le cerf mène la danse, portant le bâton cornu, qu’il passe ensuite à un autre danseur au début du rite. Ce bâton est ensuite passé de main en main autour du cercle jusqu’à ce que quelqu’un ressente le besoin de le garder jusqu’à la fin de la danse. Le cerf alors quitte le cercle et prend place loin des autres danseurs. Tout en restant en un certain sens le meneur de la danse, il devient aussi le symbole double du meneur/cerf et du Roi du château, ou Roi dans le château, le château étant dans ce cas le rempart autour du tombeau. Ce château est l’endroit où se rend le chaman/prêtre pour recevoir le savoir au sujet du passé, du présent et du futur. Il est l’esprit qui mène le chaman au travers du labyrinthe du chaudron, ou bien, d’un autre point de vue, celui qui guide le prêtre, meneur de la danse, vêtu en animal, à travers la mort, et jusque dans le monde d’en bas, puis le ramène à nouveau.

De retour dans notre monde le prêtre, ou la prêtresse reprend doucement sa forme humaine, perdant le pouvoir de voir à travers les yeux de l’animal qu’il ou elle a invoqué.

La partie finale du rituel est un hommage au Roi cerf. Les danseurs dansent doucement autour de lui et se passent le bâton cornu de main en main jusqu’à ce que celui ci revienne au prêtre. Le prêtre revient, non plus en tant que Roi du Château mais bien en tant que Roi cerf, meneur de la danse une fois encore.

En dépit de la reconnaissance du cerf dans la mythologie et dans la symbolique, il faut garder à l’esprit qu’il est difficile de définir son rôle exact dans les rites. Le cerf, en tant que tel, peut représenter le Dieu Herne-Cernunos, le totem tribal etc…. Il suffit de regarder la petite statuette de cervidé (assez proche de l’élan nord américain) au musée de Brighton, pour se rendre compte qu’il y a là quelque chose de spécial. Cet objet de bronze, daté du Ier ou second siècle de notre ère a été décrit comme étant un objet de culte d’une quelconque peuplade Romano-celtique du Sussex. Cela ne peut certes pas être prouvé, mais si on s’en tient à la réputation du chaman, portant un masque de cerf, et couvert de sa peau, à l’époque néolithique, qui a ensuite donné naissance au mythe du chasseur cornu (dont un individu hanterait le grand chêne dans le grand parc de Windsor) il faut bien reconnaître que le cerf est tout à fait à part des autres animaux cornus.

(…)

homme-cerf

Encore aujourd’hui, dans les Alpes autrichiennes quand un chasseur tue un chamois, et qu’il descend le cadavre de la montagne, les guides et les villageois enregistrent cette mort et font des photographies. Ce n’est pas fait uniquement pour la gloire du chasseur, mais aussi pour honorer la victime. Parallèlement à cela un bâton de genévrier, trempé dans le sang du chamois est accroché au chapeau du chasseur, avec une touffe de poils coupée sous le ventre du chamois. Une autre branche de genévrier est placée dans la bouche de l’animal avec l’intention magique de lier le chasseur et sa proie, mais aussi d’empêcher que l’esprit de l’animal ne vienne hanter le chasseur.

(…)

Pour vraiment comprendre le cerf ou son équivalent à l’intérieur des rites ou des danses, il faut d’abord comprendre la nature du cerf lui-même, et sa vie dans le cycle des années. Les jeunes cerfs lui lancent un défi à la période du rut, et il viendra un temps où il sera affaibli et fatigué et où il sera rejeté de la harde. Il vous faut aussi comprendre le jeune cerf qui lance son défi et le perd jusqu’à ce qu’il soit assez fort pour vaincre le vieux cerf. En comprenant cela vous commencerez à comprendre la nature même du cerf. Il y a une étroite relation d’un point de vue ésotérique, entre le cerf « animal » et le cerf « symbole et concept mystique ». Cela fait, montez votre propre groupe ou coven. Le sentiment et la compréhension de ce que le cerf « dans le rite » signifiera pour vous, comment le groupe visualisera et interprétera le masque du cerf d’une façon qui sera la vôtre et celle du groupe, fera qu’à la fin vous aurez un cerf tel que vous le voyez et le comprenez.

Ne vous y trompez pas, les anciens ne basaient pas leur foi et leurs concepts religieux sur la lecture d’épais livres, bien au contraire ils se fiaient à ce qu’ils observaient et retenaient de ce qui se passait autour d’eux. En ayant le sens de l’observation, ils avaient découvert que quelque chose les liait à la nature, les faisant devenir partie intégrante de son cycle. Ils ajoutaient à cette compréhension un désir de donner une forme à l’Esprit de la Création, qu’aujourd’hui nous appelons les Dieux ou les Déesses, ou simplement Dieu. D’une certaine façon nous sommes chanceux. Nous pouvons voir avec le même regard que les anciens, nous pouvons comprendre de la même manière qu’ils le faisaient, et en même temps donner à cette compréhension une forme qui correspond à nos besoins et aspirations, plutôt que de nous sentir liés par leurs traditions. Si on va dans ce sens, les rites des danses et des masques doivent être pris comme étant le départ d’un voyage d’exploration et de découverte, qui nous permettra de redécouvrir les anciennes vérités et de les adapter aux exigences actuelles.

Par Evan Jones et Chas Clifton, traduction Véro

Extrait de « Sacred Mask, Sacred Dance ».
Issu de la Wicca francophone http://www.le-sidh.org/site/article_179.html

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Un savoir animal

Posté par othoharmonie le 26 janvier 2017

 

Capables de percevoir les choses d’une manière remarquable, et dotés d’une faculté tout aussi incroyable de se souvenir d’informations hautement détaillées, les animaux seraient détenteurs d’un savoir que nous avons soit perdu, soit que nous n’avons peut-être même pas du tout. « Dans mes communications avec les animaux, je constate régulièrement qu’ils ont accès à des informations époustouflantes. On n’a pas idée de combien ils peuvent sentir. Une fois où j’ai communiqué avec un chien, j’ai senti des odeurs que je ne connaissais pas du tout. Et je sais que je n’ai senti qu’une infime partie de ce qui était possible, parce que je suis limitée par mes capacités humaines. Il y a tout un domaine de la sensibilité animale auquel on n’a pas accès et qui est très, très vaste. Ils peuvent alors nous communiquer des informations très pertinentes », explique Laïla Del Monte. 

savoir animal

Renversement de vapeur, les animaux pourraient carrément avoir des choses à nous apprendre. Seraient-ils même capables de nous accompagner dans des passages difficiles ? Le cas du fameux chat Oscar qui, dans un hôpital américain, venait comme par hasard sur le lit des mourants, est souvent cité en exemple. Dominique Gutierrez, équithérapeute, nous parle de cette aptitude thérapeutique chez les chevaux : « de Pégase à Chiron en passant par la licorne ou Epona, tous ces archétypes équins sont des « passeurs d’âmes », ils accompagnent à la métamorphose. Le cheval, si toutes ses fonctions vitales sont satisfaites, est un thérapeute d’une grande finesse. Il peut rester longtemps dans cet accueil inconditionnel en étant très attentif au besoin de chaque personne avec qui je facilite la rencontre. Et les résultats thérapeutiques sont visibles ». C’est ce que souligne aussi Laïla Del Monte : « Les animaux ne nous jugent pas, ils ont une patience innée et nous acceptent. Nous avons beaucoup à apprendre d’eux. La plus importante d’entre toutes, c’est l’amour inconditionnel. C’est ça qui nous touche si profondément ».

Des animaux amis, des animaux thérapeutes, des animaux dotés d’un savoir insoupçonné auprès de qui nous pourrions peut-être acquérir des informations précieuses – comme semblent le penser toutes les traditions chamaniques, qui entrent en contact avec des esprits du monde animal pour leur demander conseil… Notre relation à l’animal prend des dimensions que l’Occident a encore parfois du mal à accepter. « Notre imagination est bien pauvre ou bien égocentrique lorsque nous pensons que, si des extraterrestres venaient sur terre, c’est avec nous qu’ils entreraient en contact, raconte Vinciane Despret. 

Quand je lis ce que les éleveurs racontent de leurs vaches, je me plais à penser que c’est avec elles que les extraterrestres pourraient entreprendre les premières relations. Pour leur rapport au temps et à la méditation, pour leurs cornes – ces antennes qui les lient au cosmos -, pour ce qu’elles savent et ce qu’elles transmettent, pour leur sens de l’ordre et des préséances, pour la confiance qu’elles sont capables de manifester, pour leur curiosité, pour leur sens des valeurs et des responsabilités; ou encore, pour ce qu’un éleveur nous dit d’elles et qui nous surprend : elles vont plus loin que nous dans la réflexion ».

 pétition de 30 millions d’amis soutenue par Christophe André, Boris Cyrulnik, Matthieu Ricard, Frédéric Lenoir, Pierre Rabhi, Edgar Morin et beaucoup d’autres…

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LE PEUPLE DES RENNES

Posté par othoharmonie le 21 janvier 2017

 

Entre taïga et toundra sibérienne, le peuple nomade des Nenets, éleveurs de rennes depuis la nuit des temps, résiste à la tentation de la sédentarisation. Ses membres lui préfèrent une vie de rigueur, mais une vie d’hommes libres.

C’est un territoire de bout du bout, un paysage de fin du monde, un ciel sans limite qu’épouse une terre étale figée par des millénaires de gel. Le district autonome des Nenets borde l’extrême nord de la Russie et mord largement sur le cercle polaire. Depuis le fleuve Ob et l’Oural, il remonte et s’étend le long des mers de Barents et de Kara jusqu’au mont Timan, sur une vaste et morne plaine de près de 177.000 kilomètres carrés. Un lieu de solitude quasi absolue où l’on recense 0,2 habitant au kilomètre carré, avec une forte densité humaine dans les villes principales. Près de la moitié des Nenets 40.000 au total vit sédentarisée dans la capitale de Narian-Mar. Pourtant, dans cette Sibérie polaire, mythique, symbole d’une nature inamicale, les derniers nomades résistent encore et toujours à l’assimilateur, hors du temps, de ce temps en flux tendu propre au monde moderne. Le leur est rythmé par deux saisons, un long hiver, une étroite fenêtre estivale, et par la migration des rennes qu’ils accompagnent au fil d’une transhumance séculaire, entre taïga et toundra. Car le renne est roi en Nenetsie, grand pourvoyeur de richesses pour ce peuple d’éleveurs qui en mange la chair et les abats les morceaux de choix crus, gelés ou bouillis, qui en boit le sang, se couvre de sa peau, sculpte ses outils dans ses os, utilise ses tendons pour tresser cordes et lassos… Sans compter la vente de bétail et de peaux qui permet, à l’automne, d’acheter les produits de base, en ville, avant l’hiver et la grande migration.

RENNES

Des mois durant, les clans nomades conduiront leurs troupeaux des forêts de la taïga à la toundra nourricière, une terre où le lichen abonde à la belle saison. Là, hommes et bêtes prendront leurs quartiers d’été, autour des lacs, rompant pour quelques semaines avec l’errance. Mais pour l’heure, l’hiver a tout avalé et, au coeur de ce grand écran blanc, il faut de bons yeux pour entrevoir le campement d’Anatoli et de sa famille. En cette saison, on ne distingue pas l’ombre d’une ligne d’horizon sur le permafrost, tant ciel et sol sont enlacés dans les brumes exhalées par l’océan Arctique. On perçoit avant d’apercevoir la voix du renne, des milliers de rennes qui constituent le cheptel d’Anatoli. Un son de corne, un brame profond que les bêtes se renvoient comme un écho. Anatoli profite de cette journée au campement pour réparer son traîneau avant de reprendre la route. Les Nenets ne restent pas plus de cinq ou six jours au même endroit, le temps pour les bêtes d’épuiser le lichen sous la couche de neige qu’elles grattent du sabot. Les femmes, quant à elles, mettent cette journée à profit pour s’occuper du troupeau, préparer les repas, coudre et broder des vêtements et des cuissardes fourrés, tout en pouponnant leurs jeunes enfants pas encore scolarisés. Car dès l’âge de 7 ans, les petits Nenets intégreront l’internat au village, rompant de longs mois avec la vie de famille, une séparation que n’adoucissent pas vraiment les deux mois de vacances et le retour au campement. Autour de Lena et de Galia aujourd’hui, ce sont donc des bambins minuscules, emmaillotés jusqu’aux yeux, qui se chamaillent, caressent les chiens, rient d’un rire léger comme une cascade de grelots. Sous leur capuchon de peau, ils affrontent l’air vif, des heures durant sous 30 °C, parfois 40 °C. De la fourrure, on ne voit que leur bouille émerger, deux joues vermillons et dodues, comme des pommes charnues croquées par le froid vorace.

Les journées sont remplies, longues et pourtant bien courtes. La vie des Nenets se love dans la brève parenthèse d’un jour qui commence tard et finit tôt. Dès que le ciel s’éclaircit dans les lumières mauves d’un soleil à la peine, il faut s’activer. Timofeï est de corvée de bois aujourd’hui, et ce n’est pas peu dire : des heures de traîneau, des troncs à scier puis à débiter et à rapporter… Le bois, c’est le nerf de la guerre ici, hommes et femmes sont rompus à sa quête difficile, et parfois le butin est maigre, il faut se rationner. Pendant ce temps, Kolia, l’un des fils d’Anatoli, ira chasser le lièvre avec ses amis, histoire de varier un peu le menu renne à tous les repas ! Les jeunes hommes, séparés en deux groupes de cinq ou six traîneaux, tendront une embuscade afin de replier dans la nasse plusieurs dizaines de ces gros lapins polaires qui envahissent littéralement la région. C’est si vrai que parfois, lorsqu’ils se déplacent par milliers sur le permafrost, blancs sur blanc, le sol monochrome semble se soulever, onduler, respirer. Quand ils ne chassent pas, les hommes pêchent, et la tâche n’est pas plus aisée. Il faut casser la glace des rivières pétrifiées pour y plonger la ligne ou le filet, la faire exploser à la barre à mine quand, au coeur de l’hiver, elle avoisine le mètre d’épaisseur…

Le-Peuple-des-Rennes

Ici, chaque activité est plus âpre qu’ailleurs, marquée au fer du climat. Ici plus qu’ailleurs, chacun mérite son repos, le soir, dans la douceur du tchoum, la tente conique traditionnelle, le refuge, le lieu social, la matrice dont le poteau central symbolise l’axe sacré pour cette ethnie animiste. Deux heures suffisent pour monter les tchoums. Autour d’un plancher de bois recouvert de peaux de rennes, on élève la structure une trentaine de perches fines que l’on couvre d’une épaisse toile de feutre, puis de peaux cousues entre elles. Le tout abrite un intérieur cosy, organisé autour d’un poêle à bois, tendu de peaux et de tissus russes aux arabesques colorées; la chaleur, 30 °C, y est aussi prégnante que le froid est coupant dehors. Demain, Anatoli et les siens déferont le campement. Il faudra charger les traîneaux et repartir jusqu’au prochain point où l’on remontera les trois tchoums de la famille, qui abritent jusqu’à dix ou quinze personnes chacun. De tradition clanique, les Nenets vivent dans des campements de deux ou trois tentes le plus souvent, rarement plus de six ou sept, et chaque clan dispose de ses propres zones de pâturage. Mais ponctuellement, les différentes familles se retrouvent au gré de leurs déplacements, chacune escortée de son troupeau de 2000 à 20.000 têtes. L’immensité blanche se couvre alors de bois et de fourrure, se fait torrent animal, que rejoignent des rivières de bestiaux venus de tout le territoire. La migration prend des allures d’épopée, de chevauchée fantastique façon pôle Nord. Sur fond de bruit de sabots sur la neige, un crépitement ininterrompu comme une pluie tropicale, des formes émergent de la brume épaisse, des fantômes glissants, agitant le fouet dans des claquements secs. Ce sont les caravanes des traîneaux qui passent, tirées par des rennes puissants et guidées par les femmes, meneuses chevronnées.

Le jour du départ, tandis que certains démontent le campement, Lena et Galia ont une mission capitale: choisir et attraper les bêtes qu’on va atteler aux traîneaux. Rompues à l’art du lasso, les deux femmes capturent en quelques gestes précis les rennes qu’elles ont sélectionnés pour leurs qualités à l’attelage: les plus expérimentés seront en tête, les jeunes vigoureux dans leur sillage. Elles prendront alors la route, tractant jusqu’à dix traîneaux sanglés entre eux : le matériel derrière, la famille devant, les enfants confortablement installés sous des strates de peaux douillettes. Si au mois de mars, le jour étiré permet des courses de sept ou huit heures, de la mi-novembre à la mi-janvier, la nuit polaire freine la progression. Sans la stopper toutefois : les Nenets n’ont pas d’instrument de navigation en main, mais une boussole dans la tête, un sens de l’orientation inscrit dans leurs cellules, et de bons chiens qui encadrent les troupeaux. Même de nuit, on avance, tendu vers l’objectif du jour : trouver un coin propice au bétail, à l’abri du vent, moins enneigé. On refera alors les mêmes gestes, encore et encore, jour après jour, au rythme du seul métronome que le peuple des fils de Noum le dieu du ciel et des grandes tempêtes connaisse: celui de la nature qui les nourrit, qu’ils vénèrent jusque dans les prières et les offrandes qui accompagnent les gestes du quotidien. Cette façon de vivre, scandée par les saisons, par la lumière, depuis la nuit des temps comme gravée dans les glaces éternelles, semble impérissable. Et pourtant, bien des dangers guettent ces princes de la toundra, à commencer par le réchauffement climatique qui pourrait, à terme, faire d’eux les tout premiers réfugiés du genre. Les Nenets sont aussi trahis par cette terre qu’ils aiment tant, si riche de trésors qu’elle attire toutes les convoitises. L’argent n’a pas d’odeur mais une couleur dans la blanche Sibérie: le bleu pétrole. Et dans les sols du district de Iamalo- Nenetsie, la Russie puise 90 % de sa production de gaz.

Enfin, bien sûr, l’assimilation choisie ou forcée a mis à mal la civilisation du renne, mais sans jamais l’éradiquer. Le régime soviétique s’est pourtant employé à russifier les Nenets, en les forçant à travailler dans des kolkhozes, les fermes collectives d’Etat, à renoncer aux rituels animistes et à se débarrasser de leurs chamans. En vain. Le chaman reste le pilier central du clan, le lien incontestable entre les hommes et les esprits présents dans le moindre brin de lichen. Mais l’acharnement mis à faire des Nenets de bons Russes a déraciné toute une génération, celle de l’époque soviétique, qui s’est éloignée de la toundra et de sa langue maternelle. A la chute du bloc de l’Est, les feux brillants de l’Occident ont repris le flambeau de l’assimilation. Scolarisés, les enfants sont sédentarisés de fait, dans les villes et les villages, et font l’apprentissage de la vie moderne, ne renouant avec le nomadisme que le temps des vacances, deux fois l’an. A l’adolescence, étape charnière, nombre de jeunes gens feront le choix du renoncement à la tradition, à la dureté de la toundra, amollis par le confort de la société high-tech. Pourtant, ni la coercition ni les tentations ne sont venues à bout de cette culture ancestrale. Il restera toujours des rennes à élever et des Nenets pour les garder, des hommes et des femmes qui rejettent la course folle du monde moderne et lui préfèrent le lent va-et-vient de la transhumance. Car lorsqu’on naît Nenets, on ne résiste pas aussi aisément que cela à l’appel de la toundra.

Dossier paru sur LE FIGARO.com 

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LE CERF – Un Dieu cornu

Posté par othoharmonie le 18 janvier 2017

 

Cernunnos – Certains voient dans l’association deux saints bretons semi-légendaires, saint Edern et saint Théleau, tous deux traditionnellement représentés comme chevauchant un cerf, un héritage de la religion celte qui tenait la bête en grande vénération. La chute annuelle des bois suivie de repousse passait aux yeux des anciens pour être symbole de mort et de résurrection. Le cerf, on le sait était associé au culte rendu du dieu Cernunnos.

  • Une représentation tardive de ce dieu ? : Dans les stalles de la collégiale Saint Thiébaut de Thann (Haut-Rhin), dont la construction s’échelonne du XIIIe au XVe siècle, une miséricorde représente un personnage mi-homme mi-cervidé qui pourrait être Cernunnos ou du moins une image inspirée de son souvenir.

Ce dieu cornu a probablement été assimilé au Diable par les chrétiens, dans le but d’éloigner le peuple de ce culte considéré comme païen, donc mauvais.

Le dieu cornu

La tradition orale nous donne également un aperçu de la continuité de la mythologie entourant, ou tout au moins les fragments qu’il en est demeuré après les processus de romanisation et de christianisation des peuples celtes. Ainsi, dans le Mabinogi « Owein et Lunet », on retrouve un avatar de Cernunnos sous les traits d »un « Chevalier Noir » en armure, fort laid et celui-ci dépourvu d’attributs cornés. L’un des chevalierS du Roi Arthur dénommé Kynon conte ses exploits de jeunesse, dont l’un fut de se confronter à un personnage particulièrement maléfique. Un châtelain dont il est l’invité, lui indique l’existence non loin, d’un chevalier noir vivant à côté d’une fontaine entourée d’animaux divers et pouvant lui fournir le chemin à suivre pour trouver le personnage maléfique. Ce faisant, Kynon vient solliciter l’information auprès du fameux chevalier noir, lequel frappe alors un cerf tout proche. L’animal baisse docilement sa tête dans une direction précise; vers le lieu où Kynon doit se rendre. On peut discerner les nombreuses connotations ayant trait à Cernunnos par le biais du chevalier noir et de ce qui l’entoure; il est le maître de la faune, de la vie et de la nature. Il est cependant remarquable de constater que l’avatar de Cernunnos ne porte pas d’andouillers, mais cette facette du dieu cornu est contrebalancée par la présence du cerf. Ce mabinogi aurait été traduit et transcrit bien plus tard (au XIème-XIIème siècle) par des moines franciscains; on pourrait y percevoir un phénomène de « censure » de la christianisation de Cernunnos.

En Irlande, Cernnunnos possède un avatar nommé Némed. signifiant « le sacré ». Dans l’œuvre le Lebor Gabala, ou le livre des conquêtes, Némed dit le « dieu-cerf » est le seigneur du second peuple conquérant l’Irlande: le « peuple-cerf ». À la suite de leur conquête, ces derniers se confrontent aux Formoirés, un peuple maléfique sous l’égide de Balor, un roi-sorcier. Après trois batailles successives entre les deux peuples protagonistes, le peuple-cerf et son chef furent anéantis au cours d’une quatrième et dernière confrontation. Les Foirmoirés, incarnant le rival de Cernunnos, tel le tiers personnage à la massue dans une scène iconographique gallo-romaine, comme nous l’avons vu plus haut, vainc le dieu à cornes ( le peuple-cerf et surtout son maître), lui prenant son épouse la Déesse-mère (ici symbolisée par le royaume, la terre, ou encore le territoire d’Irlande.

Dans un autre Mabinogi, Pwyll, prince de Dyvet, le dénommé Pwyll fait la connaissance d’un chevalier tout de gris vêtu: Arawn roi de Annwyn le royaume des morts. Arawn, qui n’est autre qu’un avatar de Cernunnos dans ce récit, possède également une meute de chiens, laquelle met à terre un cerf. Pwyll appelle néanmoins sa propre meute de chien à se repaître du corps du cervidé. Arawn exprime alors son désaccord et demande à Pwyll de faire un pacte, afin que ce dernier puisse se dédouaner. Ainsi Pwyll prend la place de Arawn au royaume des morts et partage le même lit que la propre femme d’Arawn, tout en faisant vœu d’abstinence, et ce pendant un an. Au terme de l’année écoulée, Pwyll doit également, selon le pacte, pourfendre d’un seul coup porté, l’ennemi juré d’Arawn, le dénommé Hafgan. Ce que Pwyll effectue.

renne

Dès lors, Pwyll et Arawn reprennent leur place respectives et Pwyll, prince de Dyvet, est désormais également appelé « Roi d’Annwyn » par son peuple vassalisé. Au-delà de l’apparition de Cernunnos sous les traits d’un autre avatar; ce conte oral mettrait également en lumière l’importance du culte marital dans la tradition celtique et post-celtique.

Cernunnos est un dieu gaulois. Aucun texte se rapportant à lui n’a été conservé. Les chercheurs en sont réduits à des conjectures fondées sur l’interprétation de l’onomastique et de l’iconographie pour comprendre son rôle dans la religion gauloise puis gallo-romaine. Figure majeure du panthéon celtique, Cernunnos incarnerait le cycle biologique de la nature, reflétant simultanément la vie et la mort, la germination et le dépérissement, à l’image du cerf, l’animal qui le symbolise, lequel perd ses bois en hiver pour les recouvrer au printemps. Fréquemment associé à la Déesse-mère, une autre figure majeure du panthéon celtique, il représenterait par ailleurs la puissance masculine et la fécondité.

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Le Loup : la Famille, l’Endurance, l’Intuition, l’Apprentissage

Posté par othoharmonie le 12 janvier 2017

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Son clan : Grenouille.

Son élément : Eau.

Son allié : Ours Brun.

 le loup

Sensible, réceptif. Besoin de solitude. Capable d’écouter les autres, digne de confiance. C’est lui le Maître. Il dépiste et initie les idées nouvelles. Il s’agit de la capacité d’être membre d’une société tout en vivant selon ses propres rêves et selon ses propres idées. Loup a une soif d’apprentissage. Et c’est aussi un excellent professeur. Il enseigne à ses petits, à sa meute, toutes les connaissances qu’il a apprises lors de ses voyages, de ses déplacements.

Il est très lié à sa famille mais il tient à son indépendance. Loup est très fidèle, il se choisi une partenaire pour la vie durant. Lorsqu’il hurle à la lune, il se relie à l’énergie spirituelle, à la connaissance universelle. Loup nous enseigne la force de transmettre notre savoir aux autres pour améliorer leur quotidien, pour partager notre expérience. On vous appelle le « chasseur des domaines infinis », et vous appartenez à la période des vents violents. Vous traquez tout ce qui donne un sens à votre vie, tant sur le plan matériel que spirituel. Vous êtes membre du clan de Grenouille, qui vous unit à l’élément Eau.

Par conséquent, vous êtes sensible et réceptif, et vous savez mieux que quiconque écouter les confidences de vos amis. En amour, si vous donnez votre cœur, c’est pour la vie. Vous ne tolérez aucune tromperie de la part de votre partenaire. Vous avez la capacité, parfois désagréable pour vous, de discerner les intentions d’autrui, même les plus dissimulées. Votre allié est Ours Brun : il peut vous apprendre à être plus indulgent face aux manquements de vos proches. De même, vous devez comprendre que, sur le sentier du succès professionnel, diplomatie et sens des négociations sont des éléments indispensables. Évitez à tout prix les disputes et les conflits. C’est une bonne chose de dire ce que vous pensez, mais il y a aussi l’art et la manière de le faire.

loupPratiquez le yoga et la méditation : il n’y a rien de tel pour canaliser votre énergie. Dans le monde des animaux totems, Loup peut symboliser : une intelligence vive, l’appétit de liberté, une connexion profonde avec nos instincts, un sentiment de menace, le manque de confiance en quelqu’un ou en nous-même. Les significations positives soulignent un lien profond avec votre intuition et votre instinct. Sur le plan négatif, Loup pourrait représenter une menace perçue, ou un manque de confiance envers quelqu’un, ou dans vos actes.

Cet animal totem reflète aussi une forte intelligence, et la capacité de gérer des questions importantes, stratégiquement et avec tact. Quand vous avez Loup comme animal totem, cela peut refléter la vivacité de votre intelligence vive et des instincts aiguisés. Loup symbolise un lien très fort avec l’instinct et quand il se présente à vous comme un animal guide, il pourrait suggérer que vous possédez ou pourriez développer une manière de voir ou de comprendre le monde autour de vous de façon davantage instinctive.

Que le Loup apparaisse sous forme physique ou dans un rêve ou une méditation, il peut signifier que vous avez tendance à utiliser votre intuition pour comprendre ce qui se passe dans votre vie. Le fait que l’animal totem Loup se rende visible peut aussi être un appel à utiliser cette capacité pour faire face à un défi dont vous avez fait l’expérience récemment.

Si la présence du Loup se fait sentir comme menaçante, faites attention à la façon dont votre nature instinctive et vos émotions à l’état brut peuvent compromettre votre équilibre ou votre harmonie avec les personnes de votre entourage. Ou encore, votre animal pouvoir peut se montrer sous une telle forme pour vous avertir des tendances dévorantes de quelqu’un proche de vous. Loup comme animal totem met en avant l’appétit de liberté. Il nous encourage à vivre une vie pleinement guidée par notre intuition et proche de nos savoirs instinctuels. Quand le Loup manifeste sa présence comme guide spirituel dans votre vie, cela peut être un appel à vivre votre quotidien plus librement, et insuffler l’intensité de la passion dans vos actes.

Le Loup nous encourage à garder un esprit vif et à faire confiance à nos instincts pour trouver la voie qui nous convient le mieux dans notre vie ou par rapport à un problème spécifique à résoudre. L’animal totem Loup peut véhiculer l’impression que vous êtes menacé.

La présence de cet animal totem pourrait alors symboliser la charge émotionnelle liée à un événement, une situation ou une personne qui vous incommode. Le Loup pourrait ainsi vous signaler une présence prédatrice et instiller un sentiment de vulnérabilité peu rassurant. Rencontrer votre esprit animal de cette manière vous invite à regarder ce qui peut avoir une telle influence dans votre vie actuelle ou passée. Peut-être votre animal totem vous avertit-il de certaines difficultés à affirmer auprès des autres les limites de l’espace personnel au-delà desquelles votre bien-être est compromis.

Vous sentez peut-être que vous vous êtes trop exposé, ou avez été trop laxiste envers quelqu’un ou dans une certaine situation, et qu’il est sans doute nécessaire de mettre les choses au clair. Loup comme un animal totem pourrait aussi attirer votre attention sur le fait que vous êtes face à une rude concurrence au travail ou que le comportement des gens autour peut rappeler la présence menaçante d’une « meute de Loups ».

L’expression « Jeune Loup » désigne un arriviste. « Les Loups » était le surnom des bandits de grand chemin. « Voir le Loup » désignait la première expérience sexuelle, qui faisait de la jeune fille une jeune femme (dans la symbolique du conte du Petit Chaperon Rouge). Loup est le douzième esprit totem de la roue de la vie des chamanes amérindiens. Il correspond en occident à notre signe astrologique des Poissons. Ce n’est qu’avec l’avènement du christianisme que Loup, comme nombre d’autres animaux nocturnes, a été diabolisé. Animal de meute ou solitaire, ce noble habitant des forêts fut longtemps respecté à juste titre : on pensera entre autres à la « Louve Romaine » qui fut la nourrice des fondateurs de Rome, Romulus et Remus et qui, à ce titre, eut un rôle civilisateur de premier ordre dans la culture latine.

Un peu plus tard, le Loup fut assimilé à l’idée de sauvagerie. Encore que ce terme méritât d’être discuté : s’il est regrettable que Loup soit devenu le symbole de la cruauté ou de l’agressivité gratuite (surtout à travers les contes pour enfants), il est plus intéressant et surtout plus juste de le considérer comme la figure animale de la sauvagerie positive (à rapprocher de l’idée de « bon sauvage »), c’est-à-dire de ce qui ne peut être domestiqué, asservi. Car lorsque Loup est domestiqué, il devient chien et n’est plus Loup. Et n’est-ce pas précisément le fait que Loup refuse toute intégration dans la société humaine, qui l’a conduit à devenir une bête effrayante ? On sait bien, en effet, à quel point les attaques de Loups contre l’homme sont rares, voir inexistantes en dehors des cas de rage lupine.

Il faut donc voir dans la phobie de l’homme à l’égard du Loup quelque chose de plus profond, de plus caché : la peur de ce qui échappe au contrôle humain, de ce qui reste profondément libre. On évoquera d’ailleurs à ce sujet plusieurs cas où des loups, pris par les cruelles mâchoires de pièges, ont préféré s’arracher la patte entravée plutôt que de rester prisonniers. Car Loup est avant tout un symbole de liberté spirituelle, de cette part de notre âme que tous ceux qui ont été confronté à la torture ou à l’emprisonnement savent inaliénable. Et n’est ce pas cette part d’âme que rien ne peut nous retirer qui se reflète dans l’œil de Loup, à la nuit tombée, en argentant son regard ? Plutôt souffrir, plutôt se mutiler soi-même qu’accepter de perdre sa liberté, voilà un des messages communs à la fois au Loup totémique et au signe des Poissons.

D’ailleurs, Fenrir, le Loup géant de la mythologie scandinave, ne véhicule pas d’autre message : enchaîné par les dieux (parce que dérangeant l’ordre divin, le dogme civilisateur), la prophétie annonce qu’il ne se libérera qu’à la fin des temps, à la fin du cycle. Souvent associé avec le pouvoir spirituel que l’homme devait acquérir afin de devenir un bon chasseur. Loup symbolise la famille, l’endurance, l’Intuition, l’Apprentissage.

C’est l’éclaireur, celui qui va au-devant des autres pour choisir la meilleure route. Il est aussi celui qui innove, qui découvre les nouveaux secrets et les partage. Comme le Chien, il est de nature solitaire. Nous apprendrons le détachement tout en conservant des liens serrés avec notre entourage. Loup, animal consacré au dieu Mars, symbolise le héros guerrier pour de nombreux peuples envahisseurs mais aussi le principe de destruction… la peur du noir et l’inconnu. Il apporte un profond sentiment de fidélité, de force intérieure et d’intuition.

Il montre la voie des apprentissages. Apprenez à connaître votre moi le plus profond et vous bénéficierez toujours de courage et d’une présence spirituelle, même dans l’obscurité la plus complète. Loup est un chasseur hors pair, doté de pouvoirs puissants et d’une grande endurance. Il a l’odorat aussi fin que l’Aigle à la vue perçante et a la capacité de se mouvoir discrètement. Loup est aussi un animal sociable : il mettra ses capacités de découverte à la disposition de sa meute. C’est un fin découvreur, mais découvrir pour lui seul ne l’intéresse pas. C’est un animal fidèle, il a aussi appris que seul il n’est rien. Je pense qu’on peut dire que le loup est solitaire et solidaire. Il vit ses rêves mais aime les partager.

Il est aussi le symbole du maître : il pousse à la recherche du pouvoir qui est en chacun d’entre nous. La Louve symbolise la fécondité, mais aussi la prostituée, la tentation charnelle. Les Amérindiens vénèrent sa force et son habileté à la chasse. Monogame, Loup s’unit pour la vie ; il est aussi fidèle que Chien. Dans la meute, des liens familiaux puissants s’allient à un désir très vif d’individualisme.

FranceLoup, animal allié, est le dépisteur et l’initiateur des idées nouvelles. La médecine de Loup favorise l’émergence du pouvoir qui réside en chacun de nous. Si Loup se révèle être votre animal totem, à mesure qu’il prend vie en vous, s’avive aussi le désir de partager votre savoir, en écrivant ou en diffusant l’information qui aidera les autres à mieux percevoir leur unicité et le sentier de vie qui leur est propre. La conscience humaine atteindra de nouveaux sommets à mesure que nous partagerons les uns avec les autres les grandes vérités que nous avons découvertes. Loup, animal allié vous lance un défi : il vous demande d’abandonner certaines idées dépassées afin de laisser place à l’ouverture et à la grandeur d’âme.

Cessez de hurler à la lune. Vous avez parcouru de nombreux sentiers, ceux-ci vous ont mené à de nombreuses impasses, vous connaissez mieux la forêt et cette connaissance approfondie est source de sagesse. Les maîtres ou éclaireurs, qui vous guident vers de nouvelles expériences, peuvent se présenter sous diverses apparences : une voix intérieure, un arbre, un nuage, une pierre, un livre, un messager… Cherchez des lieux où l’isolement permettra à votre maître intérieur de se manifester. Dans le calme d’un lieu de puissance, loin des autres humains, vous trouverez votre vérité intérieure.

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La télépathie animale en pratique

Posté par othoharmonie le 8 janvier 2017

 

Voici ci-dessous une première approche relativement simple de la communication intuitive avec les animaux, pour vous permettre de commencer à vous y exercer si vous le souhaitez… tout en gardant à l’esprit que cet article est juste une introduction sur ce sujet complexe (pour aller plus loin, vous trouverez une liste de livres et de ressources à la fin de l’article).

Les méthodes et techniques enseignées peuvent varier d’un enseignement à un autre, mais quelques éléments fondamentaux sont toujours présents.

Certaines personnes préfèrent communiquer avec un animal en sa présence, et d’autres se concentrent plus facilement lorsqu’elle travaillent à distance (à partir d’une photo de l’animal par exemple). Il n’y a pas de différence au niveau des possibilités de communication : la manière de travailler est juste une question de préférence personnelle ou de possibilités.

Si vous choisissez de travailler en présence de l’animal, installez-vous confortablement à ses côtés (à une distance qui convienne à l’animal : si vous êtes trop proche pour lui, il s’en ira…). Et si vous travaillez avec une photo, choisissez un endroit confortable où vous installer, et tenez la photo dans vos mains ou posez la devant vous. 

télépathie

Première étape : la préparation (se détendre, se centrer, ouvrir son coeur)

La première étape consiste à se relaxer, à se centrer intérieurement, et à faire (autant que possible) le vide dans sa tête… Le but est de se sentir détendu, calme et ouvert à l’expérience.

Pour cela, certaines personnes aiment mettre une musique de fond douce et calme, faire une petite relaxation, ou encore utiliser une affirmation positive, comme par exemple :« Mon corps se relaxe, mon esprit se calme, et mon coeur s’ouvre à la présence et aux messages de [nom de l'animal]« .

A cette étape, vous pouvez employer toute méthode qui vous aide à vous détendre, à calmer votre esprit, à faire le vide et à vous centrer sur votre expérience, ici et maintenant, avec l’animal avec qui vous cherchez à entrer en contact.

Transmettre un message à l’animal

Tout d’abord, il est important de considérer l’animal avec lequel vous cherchez à communiquer comme un être évolué et intelligent, et surtout pas comme un être ‘inférieur’ (même s’il est différent). Voyez-le comme un être spirituel incarnant cette forme particulière, avec son intelligence et sa sensibilité propre…

A partir de là, vous pouvez prendre contact avec l’animal. Commencez par exemple à attirer son attention en vous adressant à lui mentalement et en lui demandant par exemple s’il veut bien communiquer avec vous… Puis observez-le (s’il est là avec vous), tout en écoutant votre ressenti intérieur… et s’il vous semble que l’animal est disponible, vous pouvez continuer. (L’animal peut être parfaitement réceptif même s’il regarde ailleurs : il se détend, soupire, tourne une oreille vers vous, ou bien vous ressentez en vous-même une ouverture, un encouragement à continuer…)

Une fois le contact pris, vous pouvez communiquer télépathiquement avec lui sous différents modes :

  • Sous la forme de pensées : Vous pouvez tout-à-fait lui poser une question mentalement. L’animal traduira naturellement vos mots en images, en sensations ou en sentiments qu’il perçevra en lui-même… Posez-lui une question simple : vous pouvez par exemple lui demander s’il va bien ; s’il a mal quelque part ; quel est son plat préféré ; s’il souhaiterait un compagnon ; où il a caché votre chaussure… ?? Etc…
  • Sous la forme d’images : Envoyez-lui une image claire et précise de ce que vous voulez lui demander. Par exemple, visualisez l’image de son bol vide, et demandez-lui mentalement ce qu’il aime manger (et vous verrez peut-être le bol se remplir avec sa nourriture préférée… Des spaghettis par exemple !). [Même en-dehors de ce genre d'exercice, il est particulièrement important de visualiser des images claires lorsque vous souhaitez obtenir quelque chose de précis d'un animal. Par exemple, en promenade, si vous voulez que votre chien revienne vers vous, appelez-le tout en visualisant qu'il vient vers vous... Lorsque les chiens font l'inverse de ce qui leur est demandé, c'est parfois parce-que le message n'est pas clair à l'origine. Par exemple, le maître demande à son chien de revenir près de lui, tout en ayant une image mentale de son chien qui s'éloigne... L'animal ne sait plus ce qui lui est demandé !]
  • Sous la forme de sensations ou de sentiments : Vous pouvez envoyer de l’amour à votre animal en ressentant tout l’amour que vous avez pour lui, et en imaginant qu’il reçoit tout votre amour… (Cette approche peut aussi être intéressante lorsque vous êtes loin de votre animal, en déplacement par exemple, et que vous voulez le rassurer : vous pouvez lui envoyer des pensées rassurantes, du genre « Je rentre bientôt », tout en envoyant votre amour vers lui… Et ça fait aussi beaucoup de bien au maître !!)

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Note : Lorsqu’on parle « d’envoyer » une pensée, une image ou une sensation, cela veut simplement dire évoquer en soi-même cette pensée, cette image ou cette sensation, avec l’intention que l’animal la reçoive. Il n’y a pas d’autres ‘efforts’ particuliers à faire. Ca doit être très naturel ! Comme lorsque vous parlez à un autre humain, vous n’avez pas besoin de faire un ‘effort’ particulier pour qu’il reçoive le message, vous lui parlez avec l’intention qu’il le reçoive, c’est tout ! Votre rôle, c’est juste d’émettre le message et d’imaginer qu’il est reçu (idem si vous communiquez à distance, cela ne demande pas plus d’efforts que si vous parliez au téléphone !). Plus votre approche est simple et légère, et moins elle est compliquée, mieux c’est !

 source : http://www.veganspirit.fr/veganspirit

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Le cerf et l’homme

Posté par othoharmonie le 7 janvier 2017

 

Associé au cycle de la vie dans de nombreuses cultures en raison du renouvellement printanier des bois du mâle, le cerf symbolise le Christ dans l’imagerie chrétienne médiévale. Emblème de saint Hubert, patron de la chasse, il est traditionnellement considéré comme un gibier de prestige. En dépit de la chasse et du morcellement croissant de son habitat, ce sont surtout les croisements possibles avec le cerf sika qui peuvent représenter une menace pour lui.

cerf-sika

Un animal exploité depuis très longtemps

Depuis toujours, la venaison du cerf a nourri l’homme, sa peau l’a protégé du froid, ses os l’ont chauffé et sa graisse l’a éclairé. De ses bois, les hommes préhistoriques tiraient des pointes de flèches ou des harpons, avec ses dents ils fabriquaient des parures et des bijoux découverts dans les grottes, comme en Espagne, en Transylvanie et en France. Les populations nomades de Sibérie et d’Amérique du Nord se servaient des bois des wapitis pour supporter la construction de leurs tentes. Aujourd’hui encore, bois, pattes et crochets sont utilisés dans la confection de porte-manteaux, lustres, broches, boutons de manchette, entre autres…

Mais surtout, le cerf a approvisionné guérisseurs et apothicaires. Ses organes ou ses sécrétions entraient dans la fabrication de potions miraculeuses et d’onguents. De nos jours, des cerfs sont élevés dans plusieurs pays d’Europe orientale pour la production de substances à usage pharmaceutique. Enfin, on a longtemps prêté aux bois en velours réduits en poudre des vertus aphrodisiaques. Cette croyance encore vivace dans certains pays, en Extrême-Orient en particulier, est cause de l’anéantissement de certaines espèces asiatiques. Elle est à l’origine d’un marché florissant, aujourd’hui alimenté par les élevages néo-zélandais.

Admiré et chassé

Très tôt on attribue au cerf des qualités de noblesse et de majesté. Au iiie siècle, selon une tradition rapportée par Zonaras, un historien du xiie siècle, l’empereur romain Aurélien aurait fait, après sa victoire sur Zénobie, régente de Palmyre, une entrée triomphale à Rome sur un char tiré par quatre cerfs ayant appartenu au roi des Goths. Il serait, dans cet équipage,  monté sur le Capitole et y aurait immolé les quatre cervidés.

La majesté de la ramure du cerf ne manque pas d’impressionner les seigneurs féodaux, qui s’approprient l’animal et en quelque sorte s’identifient à lui. En effet, la place de choix du cerf parmi les animaux sauvages est comme le reflet de leur propre statut dans la société. Admiré pour sa grâce puissante, il est souvent l’objet de cadeaux, que les familles régnantes offrent en signe d’amitié et de bienveillance, peuplant ou repeuplant de nombreux massifs forestiers dans toute l’Europe.

Parallèlement, le cerf, comme les autres gibiers, fait l’objet d’une chasse spécifique pratiquée par la noblesse : la vénerie ou chasse à courre, très codifiée. Elle est à l’origine de monuments célèbres, comme les châteaux de Chambord, Fontainebleau, Versailles, initialement des pavillons de chasse où le roi de France invitait les grands du royaume. Enfin, autre signe de la place que tient le cerf dans le monde de la chasse, saint Hubert, dont le symbole est le cerf, n’est-il pas le patron des chasseurs depuis le xviiie siècle ?

Aujourd’hui, la grande vénerie du cerf reste très pratiquée en France, où environ 37 équipages spécialisés dans la chasse au cerf prennent environ 800 animaux chaque année. Il s’agit d’une tradition très controversée, principalement à cause du fait que le gibier, seul, est poursuivi jusqu’à épuisement total par une meute de chiens et tout un équipage humain à pied et à cheval, et à cause des pratiques de l’hallali et de la curée. Ainsi la chasse à courre n’existe-t-elle plus aujourd’hui qu’en France. Elle a en effet été interdite dans les autres régions où elle était pratiquée (dont la Belgique en 2000, l’Écosse en 2002 et le Pays de Galles et l’Angleterre en 2005).

cerf

D’autres modes de chasse sont pratiqués sur le cerf, la battue, mais surtout la chasse à l’affût ou à l’approche par un chasseur seul. Depuis le xixe siècle, des abus de chasse nombreux dus au perfectionnement et à la multiplication des armes à feu entraînèrent une diminution rapide des populations dans certaines régions, notamment dans le Midi. Le plan de chasse, instauré en 1963 sur les conseils de l’Association nationale des chasseurs de grand gibier, a largement contribué au redressement de cette situation. Chaque année dans chaque région, les prélèvements autorisés sont fixés par arrêté préfectoral ; ils sont assortis de minima de prises à respecter dans le cadre de la gestion de l’espèce. En France, environ 10 000 cerfs sont prélevés chaque année par la chasse. De nombreuses forêts ont été peuplées ou repeuplées par des animaux capturés dans les réserves nationales.

Un habitat morcelé

De plus en plus, la construction d’infrastructures routières et ferroviaires réduit le domaine vital des cerfs et isole les populations. Ces grandes voies de communication, souvent prises sur la forêt, créent de véritables coupures qui limitent les déplacements des animaux. Par ailleurs, le trafic routier représente une source de mortalité pour eux. Une solution partielle consiste en la création de passages larges, de préférence aériens, bien intégrés dans l’environnement et situés sur les trajets habituels des animaux. De même, l’aménagement de nouvelles terres agricoles ainsi que l’urbanisation entraînent également la réduction de l’habitat du cerf.

Pourtant, ni le morcellement de son habitat ni la chasse ne semblent être une menace importante pour le cerf dont, à l’échelle de l’espèce, les effectifs sont en augmentation. En fait, les scientifiques s’inquiètent plus du mélange génétique entre les différentes sous-populations, et de l’hybridation qui se produit avec le cerf sika (Cervus nippon), dans les régions où ce dernier a été introduit. 

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Milieu naturel du cerf

Posté par othoharmonie le 2 janvier 2017

 

Le cerf élaphe vit surtout dans l’hémisphère Nord, à l’exception des régions polaires et des déserts. Dans l’hémisphère Sud, il a été introduit en Argentine, au Chili et en Nouvelle-Zélande, mais ne l’a jamais été en Australie. En Afrique, le cerf ne se rencontre qu’en Algérie et en Tunisie. Aux États-Unis, il vit en Californie et sur la côte est. Les populations de Corse, d’Afrique, de Suède, du Turkestan, du Cachemire, du Xinjiang et du Népal sont rares ou menacées. Son cousin, le wapiti, présent dans l’est de l’Amérique du Nord, se retrouve, avec de légères variantes, dans les régions centrales et orientales d’Asie.

Le cerf

De nombreux groupes occupent encore des milieux proches de celui d’origine de l’espèce : landes à bruyère d’Écosse, garrigues espagnoles, prairie nord-américaine, pampa argentine ou pelouses d’altitude d’Asie. Mais, dans les régions centrales de son aire de répartition, le cerf peuple de grands massifs forestiers ou des marais, comme en Inde. Il faut à ce grand mammifère de vastes forêts de 1 000 à 2 000 ha au moins, peu découpées par des voies de pénétration. Il habite aussi bien les massifs résineux, comme dans les Rocheuses, que les forêts de feuillus. Ces dernières, plus variées et plus fournies, sont toutefois plus favorables à son développement. Le cerf est ainsi un indicateur de la bonne santé et de la diversité d’une forêt, capable de lui offrir nourriture et tranquillité. En France, il vit en plaine et en montagne, et se multiplie dans certaines forêts méditerranéennes, qu’il peut contribuer à débroussailler. Ses crottes sombres en forme d’obus, ou fumées, déposées en groupe, et les pousses ou rameaux grignotés le signalent.

La superficie qu’il occupe varie selon les saisons, en fonction de l’état de la végétation, de la richesse du milieu, ainsi que des activités humaines. Resserré l’été, son domaine s’étend pendant la mauvaise saison, les animaux se déplaçant d’un secteur à l’autre de leur domaine vital. En montagne, notamment dans les Alpes, les cerfs occupent parfois les pelouses d’altitude situées au-dessus de la limite supérieure des arbres, à plus de 2 000 m. L’enneigement les chasse dans le fond des vallées et sur les versants bien ensoleillés où ils établissent leur domaine vital d’hiver, distant parfois de plusieurs dizaines de kilomètres du domaine estival, obligeant les hardes à de véritables migrations.

Des points d’eau réguliers conditionnent son existence dans les milieux chauds et secs d’Espagne, de Tunisie ou d’Asie.

Cohabitation entre ongulés

La plupart du temps, le cerf partage son habitat avec d’autres ongulés sauvages, le chevreuil et le sanglier notamment. En temps normal, le mode d’utilisation de l’espace et les préférences alimentaires des cerfs et des chevreuils limitent le risque de concurrence. Toutefois, lorsque le cerf est très abondant, il peut nuire au chevreuil. Le sanglier, omnivore, est moins affecté, bien que le cerf le domine lorsque l’un et l’autre se nourrissent aux mêmes endroits. En montagne, la concurrence alimentaire avec le chamois et le mouflon est faible et se manifeste plutôt l’hiver, quand tous partagent les mêmes zones d’hivernage.

cerf christique

Peu de prédateurs

Seuls les plus grands carnivores sont de taille à chasser une proie aussi imposante que le cerf. Depuis toujours, son principal prédateur sauvage est le loup, qui chasse à la course, en meute, surtout les sujets jeunes, âgés ou affaiblis, plus faciles à capturer. En Europe, le lynx chasse à l’affût les biches et surtout les faons, et l’ours chasse le cerf à la rencontre ; mais son prélèvement reste modeste. En Asie, le tigre peut être un prédateur occasionnel. En Amérique du Sud, le cerf est la proie du puma.

Les très jeunes faons sont parfois aussi victimes du renard, du chien errant, du sanglier, voire de l’aigle, en montagne. Là où les grands prédateurs ont été éliminés ou fortement limités par l’homme, la chasse peut réguler les populations de cerfs.

La principale défense du cerf consiste à fuir le danger, mais, lorsqu’il est acculé, le mâle fait usage de ses bois, qui peuvent se révéler des armes redoutables. L’andouiller le plus bas, appelé andouiller d’œil, ou de massacre, est suffisamment aigu pour asséner des blessures mortelles à l’assaillant.

Les cerfs, comme tous les ongulés sauvages, sont les hôtes de nombreux parasites, poux et tiques notamment, mais les maladies proprement dites sont rares et les épidémies exceptionnelles. Ces dernières touchent surtout des animaux en surdensité, la maladie se transmettant alors beaucoup plus facilement d’un animal aux autres. 

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Qui sont vraiment les animaux à nos yeux ?

Posté par othoharmonie le 10 décembre 2016

 

Si une pétition fait le tour du web pour changer leur statut dans le Code civil, de nombreuses questions restent en suspens… Pourquoi ne les respectons-nous pas autant que les êtres humains ? Nos amis les bêtes sont des êtres bien vivants et sensibles, alors… Quel avenir leur réserve-t-on ?

Nos amis les bêtes ne sont pas cantonnés à des contrées sauvages et reculées. La moitié de la population française vit avec des animaux, auxquels il faut ajouter ceux qui sont en élevage. « Nous entretenons, avec ces autres formes de vie, des relations beaucoup plus étroites que la plupart des gens veulent bien l’admettre, nous dit le biologiste Rupert Sheldrake (…) Mais cette réalité est mal représentée dans les discours officiels. Il y a presque comme un tabou de parler de nos animaux ». Que ce soit pour le plaisir de leur compagnie, pour les utiliser ou les consommer, de manière directe ou indirecte, ces millions d’animaux font partie de notre quotidien. Quelle considération sommes-nous alors prêts à avoir pour cette « masse animale » qui vit parmi nous ? 

chatons

Changer de regard

Deux singes sont placés dans deux cages différentes, côte à côte. L’un d’entre eux a la possibilité de tirer sur une chaîne pour avoir de la nourriture. Seulement, lorsqu’il fait cela, une décharge électrique est envoyée à son compagnon. Que va faire le singe, se demandent les psychiatres qui ont monté toute l’opération ? A mille lieues de ce qui avait été présagé, « ces singes se laissaient volontairement affamer pour éviter d’infliger une souffrance à l’autre », raconte Frans de Waal, primatologue, dans son livre L’âge de l’empathie. Cette histoire ébranle l’image de l’animal insensible, égoïste et animé d’instincts pulsionnels qu’il ne contrôlerait pas. Cet archétype implanté dans l’imaginaire populaire par une science maintenant poussiéreuse a sérieusement besoin d’être revu. « Une chienne est devenue célèbre pour avoir sauvé à Buenos Aires un bébé abandonné, en le plaçant à côté de ses chiots. On a vu une tigresse du Bengale, dans un zoo, nourrir des porcelets », poursuit Frans de Waal. Les animaux semblent tout à fait capables d’empathie, de tempérance, et de générosité.

Et des a priori sur les animaux, nous en avons plein. Autre exemple, notre vision de leur système hiérarchique. Comme nous l’explique la philosophe Vinciane Despret dans son ouvrage Que diraient les animaux si on leur posait les bonnes questions ? , nous faisons des arrêts sur image pour décider de ce qui est vrai, là où les animaux changent constamment. Tels les coureurs qui font une course de relais, les animaux vivant en meute se passent régulièrement le bâton. Un coup l’un est le premier à avoir accès à la nourriture, un coup l’autre décide des déplacements du groupe, mais tout change régulièrement et les responsabilités varient entre mâles et femelles. « Une hiérarchie qui fluctue tous les trois jours mérite-t-elle encore le nom de hiérarchie ? », demande Vinciane Despret. Ce que cette spécialiste de la question animale met alors en évidence, c’est cette fâcheuse tendance qu’ont les humains à faire de l’anthropomorphisme : interpréter la nature depuis leur propre conditionnement culturel. Or les organisations pyramidales avec un individu alpha aux commandes, ne semblent en fait pas exister dans le monde animal. 

chez francesca

Qu’en est-il alors de la compétition, soit disant moteur de toute évolution moderne ? Frans de Waal et son équipe décident d’offrir une nouvelle structure de jeu aux chimpanzés du Centre de primates de Yerkes, et enferment ces derniers dans des cages le temps de la construction. Tout excités à l’idée de voir les chimpanzés découvrir leur nouveau joujou, les paris vont bon train parmi le personnel du centre. Lequel des primates atteindra le haut de la structure en premier ? Le gros mâle qui aime bien faire le dur ? La femelle maligne qui comprend tout avant les autres ? Le vieux singe qui sait s’économiser pour plus d’efficacité ? « Leurs premières réactions nous ont pris de court. Les premières minutes qui suivirent leur libération se passèrent en mondanités. Certains chimpanzés se sautèrent au cou, s’étreignant et s’embrassant a qui mieux mieux », s’étonne Frans de Waal. Ayant été enfermés pendant plus d’un mois, la première joie des chimpanzés était surtout de se retrouver, pas de se jeter sur la nouvelle structure en mode compétitif pour asseoir un quelconque territoire. 

Signez la pétition de 30 millions d’amis soutenue par Christophe André, Boris Cyrulnik, Matthieu Ricard, Frédéric Lenoir, Pierre Rabhi, Edgar Morin et beaucoup d’autres…

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Les animaux sont naturellement télépathes

Posté par othoharmonie le 10 décembre 2016

 

Comme les êtres humains, les animaux sont eux aussi des êtres spirituels, et ils ont eux aussi des émotions, des pensées, des désirs… Et s’ils ne communiquent pas avec un langage verbal complexe comme le nôtre, leur communication n’en est pas moins élaborée pour autant ! Ils communiquent bien sûr par leur « langage corporel », et parfois aussi vocalement… mais surtout, ils communiquent entre eux, et avec les autres espèces, par le langage universel qu’est la télépathie !

animaux télépathes

Le jour où les êtres humains reconnaîtront cette manière de communiquer des animaux, ils les découvriront sous un jour entièrement nouveau et apprendront beaucoup sur leur intelligence, leur sensibilité, leur vie intérieure, et qui ils sont véritablement… (et peut-être qu’enfin, l’homme prendra conscience de toute l’horreur de son comportement envers les animaux, et qu’il deviendra alors impossible de continuer à les exploiter, à les torturer dans les laboratoires de vivisection, à les emprisonner dans les élevages industriels ou dans des cirques, à les chasser, à les battre, à les tuer, à les traiter comme de la viande sur pattes, à les manger… A moins que ça ne soit l’inverse : peut-être que l’animal ne se révèlera véritablement à l’être humain que le jour où l’homme aura enfin appris à l’aimer et à le respecter comme un être spirituel à part entière… ?« Et le loup habitera avec l’agneau ; la panthère se couchera avec le chevreau ; le veau, le lionceau et la bête grasse iront ensemble, conduits par un petit garçon… Le nourrisson jouera sur le repaire de l’aspic ; sur le trou de la vipère le jeune enfant mettra la main. On ne fera plus de mal ni de violence sur toute ma montagne sainte, car le pays sera rempli de la connaissance de Yahvé… »(*). Qui sait ?… Mais on s’éloigne à nouveau…)

A la différence des êtres humains, les animaux ne sont pas conditionnés par la culture et le langage verbal, et ils ne perdent donc pas leurs facultés télépathiques innées, qui sont naturelles pour eux. Cela dit, tout comme les humains, les animaux diffèrent dans leur sensibilité et dans leurs capacités à communiquer…

Il existe des méthodes et des techniques pour apprendre à communiquer intuitivement (télépathiquement) avec les animaux, et l’on peut communiquer non seulement avec les chiens, les chats, les chevaux, les oiseaux… mais aussi avec toutes les autres espèces, domestiques ou sauvages, comme nous le montrent les nombreux témoignages des personnes qui pratiquent cette communication silencieuse avec les animaux.

Voici par exemple le témoignage de Nicci Mackay, extrait du livre « L’effet Mowgli«  de Jean-Luc Janiszewski : Nicci et son mari Robert ont beaucoup d’animaux, dont des vaches et leurs petits…

effet mowgli

Extrait :

« Nicci Mackay murmure à l’oreille des chevaux. Aux Royaume-Uni où elle vit, elle ne rate en fait aucune occasion de parler aux animaux, à tous les animaux, et ces animaux lui répondent…

Deux vaches, que Robert et Nicci adoraient, étaient mortes laissant derrière elles deux veaux orphelins dont elles avaient pu s’occuper durant environ un mois. Qu’allait-on faire des petits ? Les pratiques en vigueur voulaient qu’ils soient vendus pour leur laisser une chance d’être présentés à des vaches sans veau qui les adopteraient.

[Nicci et Robert trouvent un nouveau foyer pour les deux petits veaux, et doivent alors séparer les veaux orphelins du troupeau. C'est Robert qui s'en occupe pendant que Nicci reste dans la maison. Mais au bout d'un certain temps, il rentre dans la maison très en colère...]

Nicci voulut comprendre ce qui s’était passé. Robert, et Adrien qui les avait rejoints, expliquèrent sans se faire prier que les vaches se comportaient de manière bien étrange. Ils avaient d’abord tenté d’identifier un des orphelins. Lorsqu’un des veaux leur parut être le bon, une vache s’approchait immédiatement de lui comme si c’était son petit. Pensant s’être trompés, les deux hommes avaient donc porté leur attention sur un autre veau isolé. Et la même chose était arrivée. Une vache s’était aussitôt interposée revendiquant le veau comme étant le sien. Et le manège s’était poursuivi ainsi pendant deux bonnes heures !

La mort dans l’âme Nicci se joignit à l’équipage pour tenter de mettre un terme à cette horrible tâche. Le troupeau avait repris ses quartiers et broutait paisiblement. A l’arrivée du trio, tout sembla s’arrêter. Toutes les vaches fixèrent intensément les arrivants, comme si elles ne faisaient plus qu’une et s’étaient mises en totale harmonie.

La matriarche du troupeau s’avança de deux pas pour se faire connaître. C’est donc à elle que décida de s’adresser Nicci. « Ce veau est-il l’un des orphelins ? » demanda-t-elle mentalement, en désignant du regard un veau se tenant à sa gauche… La réponse que lui fit la vache dominante du troupeau lui parvint sous la forme d’une sensation « Absolument pas ! ». Aucun mot, aucune image, juste ce brusque raidissement interne disant « Non ! » avec beaucoup de détermination.

Nicci en fit part à Robert et Adrien. Robert lui montra donc un autre petit susceptible de correspondre. « Est-ce lui ? » s’enquit Nicci auprès de la vache. Même réponse. Une fois encore sans crainte, ni nervosité, juste cette vigoureuse désaprobation de ce qui était en train de se faire. Mais il fallait avancer [...] A ce moment-là, Nicci aperçu un petit veau qui se montrait timidement entre les deux pattes avant de l’une des vaches. Dès que leurs regards se croisèrent, Nicci sut que c’était l’un des orphelins. « En voilà un ! » cria-t-elle à Robert. « Là, là au milieu… ».

Mais à peine Nicci avait-elle prononcé ces paroles qu’elle sentit un spasme. Elle ressentit une sensation très bizarre, comme si une main invisible avait saisi ses entrailles sans les presser très fortement, mais néanmoins avec fermeté. Elle sut immédiatement qu’elle avait mal agi. Oui, elle avait bien trouvé l’un des orphelins, mais elle avait mis par la même occasion la matriarche très en colère… Nicci venait de comprendre en un éclair ce qui était réellement en train de se passer. Elle se tourna vers Robert et Adrien et leur dit sans détour que le troupeau voulait garder les orphelins. Les vaches voulaient s’en occuper et les nourrir tour à tour… Pendant un moment interminable ce fut le silence… Puis Robert s’entendit dire avec un certain empressement : « Eh bien je leur donne un mois. Mais si l’un des veaux se retrouve seul à nouveau, c’en est fini’…

Le troupeau fut gentiment ramené au pré. Ses faits et gestes furent attentivement observés par Robert durant trente jours pleins. Les deux orphelins ne furent jamais identifiés. Tous les veaux grandirent ensemble, bénéficiant des mêmes soins. Et c’est ainsi qu’ils restèrent unis : comme un seul et même être et en totale harmonie. »

 source : http://www.veganspirit.fr/veganspirit

 

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L’alligator n’est ni un crocodile ni un caïman

Posté par othoharmonie le 4 décembre 2016

 

Les caïmans se trouvent presque uniquement sur le continent sud américain (Brésil, Bolivie, Colombie). Il a été introduit au sud du continent Nord-américain. Les alligators à l’exception de l’espèce chinoise ne se rencontrent qu’au sud des États-Unis. La majorité des populations d’alligators américains se situent en Floride et en Louisiane. Les crocodiles pour leur part se trouvent en grand nombre en Afrique mais des espèces plus rares peuplent les îles asiatiques, l’Inde, et l’Amérique latine. Enfin, le Gavial ne se rencontre que dans le Nord Est de l’Inde et au Pakistan.

Description
Les mâles mesurent jusqu’à 4 à 5 mètres et 3 mètres pour les femelles. Le poids des grands mâles peut dépasser les 350 kg.

Ethologie
Animal amphibie, l’alligator passe de très longs séjours dans l’eau, soit qu’il chasse à l’affut, soit tout simplement qu’il dorme. Il peut rester totalement immergé un quart d’heure. Puis, tout en chauffant le dessus de son crâne au soleil, il se dissimule habilement dans l’eau. Son immobilité, son aspect, le font passer pour un bois flottant. Dans les régions les plus froides, l’alligator hiberne pendant l’hiver. Il émerge durant les moments où la chaleur se fait ressentir. Il ne mange pas pendant cette période lorsque la température passe en dessous des 23 degrés. Il survit très bien au période de grand froid et de gel. L’animal affectionne les marais d’eau douce, les rivières et les lacs. Il peut s’accommoder d’une légère salinité de l’eau pendant une courte période comme c’est le cas dans certaines mangroves. Il construit des terriers qui servent d’abri particulièrement lors de l’hibernation qui survient lorsque la température baisse et que la chaleur se fait moins forte. La majorité des populations d’alligators américains se situent en Floride et en Louisiane.

Les grands alligators mâles sont des animaux solitaires et territoriaux. Les alligators plus petits se trouvent souvent en grand nombre tout près les uns des autres. Les plus gros spécimens (mâles ou femelles), défendent leur territoire proche ; les petits montrent une tolérance plus grande à l’égard des autres alligators d’une taille voisine de la leur.

Régime alimentaire

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Saut hors de l’eau d’un alligator

Bien que les alligators aient un corps pesant et des mouvements lents, ils sont capables de courtes pointes de vitesse, en particulier pour une attaque rapide. Leurs proies favorites sont les petits animaux qu’ils peuvent tuer et avaler d’une seule bouchée ; ils peuvent cependant tuer des proies plus grandes, en les attrapant et en les tirant dans l’eau pour qu’elles se noient. Les alligators consomment de la nourriture qui ne peut être mangée en une seule bouchée en la laissant pourrir ou bien en la mordant et en l’agitant sauvagement jusqu’à en arracher des morceaux.

L’alligator, contrairement au crocodile est capable de broyer directement des os. Les muscles qui referment les mâchoires sont d’une puissance exceptionnelle, mais ceux qui les ouvrent sont en comparaison relativement faibles. C’est ainsi qu’un homme adulte peut à mains nues tenir un alligator la mâchoire fermée. En général, une bande de ruban adhésif suffit pour empêcher un adulte d’ouvrir ses mâchoires. C’est une des méthodes les plus couramment utilisées quand des alligators doivent être capturés et transportés, ou quand, pour toute autre raison, ils doivent être empêchés de mordre. Les alligators sont capables d’attraper des oiseaux au nid à plusieurs mètres de hauteur. Pour cela ils sautent en prenant leur élan après avoir atteint une vitesse étonnante. Ils donnent alors l’impression de marcher sur l’eau en propulsant l’aide de leur queue.

Les jeunes mangent une grande variété de petits invertébrés et en particulier des insectes. Ils consomment également des petits poissons et des grenouilles. Lorsqu’ils grandissent, ils consomment des proies plus grosses. Leurs régimes alimentaires comportent alors des poissons, des tortues, des petits mammifères, des oiseaux et parfois des plus petits congénères. L’animal est un opportuniste et pour apaiser sa faim, il est capable de manger toute forme de nourriture. Il n’est pas rare de le voir consommer des chiens de petite taille ou d’autres animaux domestiques… L’activité alimentaire est influencée par la température de l’eau. Elle diminue considérablement si l’eau baisse en dessous de 20 degrés.

Reproduction

 

 Oeuf aligator

Oeuf d’alligator

Les femelles sont matures lorsqu’elles atteignent environ 1,80 mètre et se sont-elles qui initient les rites amoureux. A l’époque des amours, les deux sexes communiquent par des messages oraux, visuels, tactiles et olfactifs. Ils peuvent notamment communiquer sous l’eau par des vibrations de basses fréquences perceptibles par leurs congénères. Lors de la saison humide et chaude de l’été, les animaux confectionnent un nid d’un mètre de circonférence en végétaux qui a pour objectif de maintenir les oeufs au-dessus du niveau de l’eau et dont la décomposition assure l’incubation. En cas d’inondation les oeufs peuvent survivre une douzaine d’heures en submersion. Le lieu d’implantation du nid est souvent le même d’une année sur l’autre. La femelle y dépose entre 20 et 50 oeufs qu’elle protège sous une épaisse couche de végétaux. L’incubation dure en moyenne 65 jours. Pendant tout ce temps la femelle ne quitte pas les parages du nid et le défend contre les pilleurs qui sont nombreux (oiseaux, pécaris, varans, serpents et jaguars).

Lorsque les oeufs sont prêts à éclore, la mère dégage l’épaisse protection de végétaux et se charge de mettre les jeunes dans l’eau où ils devront aussitôt être capables de trouver seuls leurs nourritures. Mais comme une poule avec ses poussins, elle sera très présente dans l’éducation des jeunes et leur assurera une protection durant plusieurs semaines notamment contre les attaques des ratons laveurs et des alligators adultes.

Le sexe de la descendance dépend de la température dans le nid et se détermine dans les 7 à 21 jours qui suivent le début de l’incubation. À des températures de 30 degrés ou moins celle-ci produit une ponte de femelles ; à 34 degrés ou plus il n’y a que des mâles. Les nids établis sur les levées de terre sont plus chauds que ceux qui sont construits dans l’humidité des marais, et donc les premiers ont tendance à produire des mâles et les seconds des femelles. Le ratio sexuel normal à l’éclosion est de cinq femelles pour un mâle

L’alligator et l’homme

 

 nourrissage aligator

Nourrissage dans une ferme d’élevage d’alligators

L’alligator peut être extrêmement dangereux. Chaque année, on déplore en Floride et en Louisiane quantité d’accidents très graves.

Statut
L’alligator américain est une espèce très suivie par les scientifiques. Dans les années 1960, les populations sauvages ont subi un lourd tribut à cause de l’exploitation de l’espèce pour sa peau. Depuis, des programmes de sauvegarde et de lutte anti-braconnage ont été mis en place et l’élevage à permis de produire les peaux nécessaires. Actuellement, l’espèce n’est pas menacée. Dans certaines régions des États Unis, des populations trop importantes font même l’objet de plan de régulation. La population sauvage existante est estimée à 1 million d’individus.

L’alligator est classé en annexe II de la CITES*. Cette annexe comprend toutes les espèces qui ne sont pas nécessairement menacées d’extinction mais dont le commerce des spécimens doit être réglementé pour éviter une exploitation incompatible avec leur survie. L’élevage des alligators est en pleine expansion en Floride, au Texas et en Louisiane. À eux trois, ces états produisent annuellement un total de 45.000 peaux d’alligator. Cette peau, utilisée en maroquinerie, atteint des prix élevés et peut pour une longueur de 1,8 à 2 mètres se vendre à 300 $ pièce. Le marché de la viande d’alligator est en plein essor. C’est une viande qui présente de grande qualité pour la santé humaine. L’alligator de Chine par contre est très menacé et son état de conservation est préoccupant.

*La CITES contrôle et réglemente le commerce international des spécimens des espèces inscrites à ses annexes. Toute importation, exportation, réexportation (exportation d’un spécimen importé) ou introduction en provenance de la mer de spécimens des espèces couvertes par la Convention doit être autorisée dans le cadre d’un système de permis.

SOURCE / http://www.pratique.fr/alligator-crocodile-caiman.html

 

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Les bébés crocodiles

Posté par othoharmonie le 19 novembre 2016

Les petits naissent sur la terre ferme

Peu avant la ponte, les femelles deviennent agressives et se disputent parfois les meilleurs sites de nidification. Dressées sur leurs pattes, elles se poussent l’une l’autre, cherchant à renverser leur rivale et n’hésitant pas à mordre.

 Bébé

Elles creusent leur nid sur la partie terrestre commune à plusieurs domaines, dans le sable ou la terre meuble du rivage, à plus ou moins grande distance de l’eau, mais presque toujours au-dessus du niveau des hautes eaux. À l’aide des pattes postérieures, chaque femelle creuse un puits de 30 à 45 cm de profondeur ; une fois le puits creusé, la femelle s’installe, cloaque au-dessus du trou et pattes traînantes, et pond de 16 à 80 œufs.

L’oviposition dure de 20 minutes à une heure. Sitôt la ponte terminée, la mère recouvre le trou, tassant le sol sur les œufs. Dans ce nid où les œufs vont incuber, la température n’est pas la même au centre et à la périphérie. Il semble que cette différence ait une influence sur la détermination du sexe des petits (des chercheurs ont observé que les femelles étaient le produit de températures basse ou très élevée, alors que les mâles naissaient de températures intermédiaires ; la période critique a lieu pendant la première moitié de l’incubation). L’incubation dure de 84 à 90 jours. Pendant tout ce temps, la femelle jeûne et ne cesse de surveiller le nid. Elle ne s’éloigne que pour boire de temps en temps ou pour se mettre à l’ombre. Le mâle reste lui aussi à proximité du nid, sans toutefois s’en approcher. Quelquefois, il va capturer une proie mais revient vite.

À la fin de la période d’incubation, les petits crocodiles, prêts à sortir de leur coquille, poussent de légers glapissements. Leur mère les dégage, creusant le nid des pattes et du museau, et les saisit délicatement dans sa gueule. La peau de sa gorge s’enfonce sous leur poids, formant une poche. Chaque nouveau-né pèse environ 500 g. La femelle les transporte ainsi jusqu’à la rivière où elle les lâche dans une eau peu profonde. Ce premier habitat provisoire a le double avantage de cacher les nouveau-nés aux prédateurs et d’éviter qu’ils ne se déshydratent.

Le nid une fois dégagé, aucun œuf n’est laissé à l’intérieur. La mère saisit ceux qui ne sont pas encore éclos dans sa gueule et les roule entre la langue et le palais jusqu’à ce que la coquille se brise.

crocodile

Des crèches protectrices

Pendant les six à huit premières semaines de leur vie, les jeunes crocodiles sont regroupés dans des crèches. Celles-ci sont situées sur la terre ferme, dans un endroit un peu retiré. Les petits se débrouillent seuls, mais leur mère ou toute femelle adulte veille, attentive au moindre de leurs cris et répondant immédiatement à ces appels. À cette époque, les petits sont des proies faciles et recherchées par toutes sortes de prédateurs. Des chercheurs ont observé que des mâles étaient capables, à l’occasion, de prendre soin de leur progéniture
avec la même délicatesse que les femelles.

Au contraire des adultes, les jeunes crocodiles ont besoin de la protection d’un abri pour ne pas se faire manger par plus gros qu’eux. Après la période de crèche, ils s’éloignent du groupe des adultes pour se chercher un terrier en commun. Celui-ci est généralement assez éloigné du bord de l’eau. Parmi ces jeunes apprenant ensemble à se nourrir, s’instaure une hiérarchie où les plus grands décident pour les autres. Puis, les groupes se disloquent d’eux-mêmes, chaque crocodile devient plus indépendant et s’en va, solitaire, à la recherche d’un territoire à coloniser

La zoologiste E. Hamard, en 1979, a étudié les estomacs de plusieurs dizaines de crocodiles du Nil et a ainsi montré que leur régime alimentaire variait en fonction de leur taille.

Ainsi, les insectes constituent 70 % de la nourriture des jeunes crocodiles de moins de 0,30 m et
encore 30 % de celle des animaux de 1,50 m ; mais ils ne font plus partie de l’alimentation des crocodiles de plus de 3,50 m. Lorsqu’ils mesurent entre 1,50 m et 3,50 m, les crocodiles consomment
surtout des poissons et des mollusques. Les grands crocodiles mesurant plus de 3,50  m se nourrissent principalement de mammifères (de 15 à 40 %) et de poissons (de 35 à 80 %). Leur alimentation se compose aussi de reptiles, de mollusques et de quelques oiseaux (environ 10 %),
mais ils préfèrent capturer de grosses proies plutôt que dépenser leur énergie à chasser des animaux de moindre importance.

Le crocodile adulte, protégé par son impressionnante cuirasse, a pour seuls ennemis l’homme et… ses propres congénères. Il en va tout autrement des œufs et des petits. La phase importante de la nidification a lieu sur la terre ferme.

La majorité des espèces choisit des bancs de sable non inondables pour nidifier. Ces nids terrestres ont l’inconvénient d’être très facilement accessibles aux divers oiseaux et mammifères, mais surtout aux lézards, qui les pillent. Le plus redoutable de ces prédateurs est le varan du Nil. Profitant de l’inattention des parents, il fouille et déterre les nids avec son long museau. S’il est surpris
par un crocodile, sa rapidité lui permet de s’enfuir. Il reviendra plus tard. Certaines années, le varan du Nil détruit jusqu’à 50 % des nids de Crocodylus niloticus.

Les œufs sont très recherchés en Afrique noire et en Nouvelle-Guinée autant pour être consommés que pour leurs vertus médicinales. Les zoologistes estiment que près de 90 % des animaux
meurent durant la première année de leur vie.

Nouveau-nés et jeunes crocodiles sont également des proies faciles pour les gros poissons comme les silures et les requins d’estuaire ; pour les grands oiseaux comme les rapaces, les hérons, les
marabouts, les cormorans et les spatules. Les félins, les chacals, les hyènes, les mangoustes et les genettes apprécient aussi ces jeunes animaux. L’hécatombe serait encore plus grande sans la stratégie des crèches où les parents protègent les petits pendant les douze semaines où ils sont le plus vulnérables.  

Dès qu’il atteint la maturité sexuelle, le crocodile n’a plus rien à craindre de ces prédateurs, mais il devient alors l’hôte de nombreux parasites. Un oiseau, le pluvian d’Égypte, vivrait ainsi sur le dos du
crocodile du Nil et pénétrerait dans sa gueule pour becqueter les fragments de nourriture restés dans les dents du reptile. L’entomologiste Villiers ne nie pas une certaine association entre les deux animaux, mais il émet des doutes sur ce que trouve l’oiseau entre les dents du reptile. L’oiseau
débarrasse peut-être le palais de son hôte des sangsues qui le parasitent.

Un rôle essentiel à l’équilibre écologique 

En tant que grands prédateurs, les crocodiles ont un rôle clef dans le maintien de la stabilité de la chaîne alimentaire en participant au recyclage des substances nutritives. Capables de creuser des flaques en période sèche, ils créent de petits habitats non négligeables pour de nombreuses espèces animales et maintiennent ouverts des canaux amenant l’eau dans les marais.  

Les crocodiles sont aussi des « nettoyeurs ». Leur rôle de charognard, à l’occasion, peut avoir une importance considérable en cas d’épidémie, surtout pour les poissons, qu’ils protègent aussi en assurant la régulation des populations de leurs prédateurs : loutres et poissons ichtyophages. De plus, à Madagascar, on a noté une recrudescence de rage canine après le massacre des grands reptiles qui se nourrissaient de chiens malades

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SOUS LE SIGNE DU RAT

Posté par othoharmonie le 4 novembre 2016

 

ratLes Rats sont réputés pour leurs qualités de persuasion, et leur propension à accumuler, amasser, épargner. Leur charme naturel et leur caractère dégourdi et agréable en font des amis attirants pour presque tout le monde.

Toutefois, sous sa nonchalance apparente, le Rat sera un fin calculateur, adroit et sans embarras. Son intérêt personnel est sa seule vraie motivation, et l’avarice n’est jamais bien loin si le Rat se laisse aller à ses penchants naturels.

Foncièrement matérialiste, le Rat ne renonce pas à quelques écarts pour protéger et encourager un proche.

Le rat n’a pas sa langue dans sa poche, la moutarde lui monte souvent au nez, mais lors de ses violents accès de colère, il n’est jamais grossier.

On aime le Rat, ou on le déteste.

Intellectuellement, le Rat a l’esprit vif et se trouve toujours en quête de nouvelles connaissances, qu’il amasse avidement, dans l’éventualité d’un usage futur. Curieux dans l’âme, le Rat accueille les défis comme une manière de rester dans la course.

Lorsque le rat laissera un peu de place aux autres dans sa vie, il trouvera le vrai bonheur.

LE RAT

Le profil de la femme Rat

La femme Rat est élégante dans sa façon d’être et de bouger. Elle s’habille avec goût, sans trop en faire, elle est aussi très attentive aux détails et sait comment se mettre en valeur. Énergique et créative, la femme Rat a de nombreux talents et sans doute est-elle douée dans un domaine artistique. Elle est aussi très exigeante avec elle-même et déteste le laisser-aller. L’apparence ou plutôt les apparences comptent donc beaucoup pour elle : elle cherche à s’entourer de belles choses et de belles personnes. La femme Rat déclenche souvent les jalousies féminines car elle n’hésite pas à exprimer ses ambitions et à se mettre en avant. Mais elle est aussi sociable et souvent bien entourée. Elle virevolte et semble toujours pressée. La femme Rat noue facilement des relations et sait mettre à l’aise les gens. Surtout les hommes, avec lesquels elle n’entre pas en concurrence.

La femme Rat et les hommes

La femme Rat est extrêmement séduisante et attire le regard des hommes. Elle est romantique et passionnée, mais manque parfois de constance amoureuse. Ce qu’elle aime ce sont les commencements, un premier regard, un premier rendez-vous, le cœur qui s’emballe… Elle déteste s’ennuyer et cherche la personne qui saura faire en sorte que son cœur continue à battre la chamade même après plusieurs années. Si ce n’est pas le cas, la femme Rat sait très bien passer à autre chose, le changement ne lui fait pas peur. Elle devrait s’entendre à merveille avec les hommes Dragon et Singe, énergiques et créatifs comme elle, les hommes Cochon, qui l’attirent et la flattent, les hommes Serpent, ambitieux et respectueux, les hommes Boeuf dont elle se sent proche et complémentaire, et les hommes Chien qui peuvent lui apporter une bonne stabilité. Cela se complique avec les hommes Lapin et Tigre, plus amis qu’amants, les hommes Mouton, trop différents d’elle, les hommes Coq avec lesquels la femme Rat a tendance à entrer en compétition, les hommes Rat, trop semblables à elle, et enfin, les hommes Cheval, diamétralement opposés à la femme Rat.

Le profil de l’homme RatRat et rate

L’homme Rat est adaptable, imaginatif et ingénieux, mais aussi fuyant, difficile à saisir et à comprendre. Ces proches peuvent avoir le sentiment de ne pas le connaître totalement. En réalité, l’homme Rat se protège et n’aime pas dévoiler ses sentiments, qu’il a tendance à considérer comme des failles empêchant l’esprit pratique d’atteindre ses objectifs. Mais l’homme Rat n’est pas froid pour autant, il est même charmeur et en général très sociable. Il garde en revanche toujours son vernis protecteur afin de préserver fermement son intimité. L’homme Rat aime la fête et être au courant de ce qui se passe autour de lui. Il est très observateur et à tendance à tout analyser. Cette qualité fait de lui un très bon stratège, perspicace et ingénieux. Mais il peut être aussi un brin égoïste et difficile à satisfaire. Ces connaissances diront sans doute de lui qu’il est charmeur, admirable et brillant ; et ses plus proches amis commenceront peut-être à déceler dans son attitude un caractère exigeant, une grande ambition et une certaine avidité. Mais ils savent aussi qu’il est énergique, créatif et malin. Capable de se sortir des situations les plus compliquées.

L’homme Rat et les femmes

L’homme Rat a un pouvoir de séduction très développé. Il dégage en général un magnétisme qui ne laisse personne indifférent. Les femmes le voient comme un homme fort sur qui s’appuyer. Charmeur et élégant, il joue de son magnétisme et soigne son image, si bien qu’il peut même avoir un petit côté personnage de roman à l’eau de rose pour jeune fille. L’homme Rat devrait s’entendre à merveille avec les femmes Boeuf et Chien, car ils se complètent très bien, mais également avec les femmes Dragon et Cochon qui comprennent son fonctionnement, les femmes Singe et Serpent qui admirent la personnalité de l’homme Rat, enfin, les femmes Lapin devraient créer avec lui une belle amitié. Cela se complique avec les femmes Rat et Tigre, souvent en concurrence, les femmes Cheval et Coq qui auront du mal à s’accorder avec le caractère de l’homme Rat et enfin les femmes Mouton, peut-être trop dispersées pour lui. 

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