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Jaguar animal Totem : la Clairvoyance

Posté par othoharmonie le 1 mai 2017

 

Au Troisième-Âge Maya-Quiché, Jaguar représente la déesse Lune-Terre.

Chez les Mayas, les sorcières se présentent sous les traits de Jaguar et sont l’expression de la Lune. Sur les monuments de l’époque classique mezzo-américaine, la gueule de Jaguar stylisée symbolise le ciel. Pour les Mayas, Jaguar est une divinité chthonienne, expression suprême des forces internes de la terre. Il est le dieu du nombre 9, expression des pays de l’En-Dessous.

Jaguar

La Terre est représentée dévorant le Soleil, au crépuscule, sous la forme d’une gueule de Jaguar ouverte sur l’astre. Divinité chthonienne, Jaguar est également le maître des montagnes, de l’écho, des animaux sauvages et des tambours d’appel. On l’appelle le cœur de la montagne. Symétrique de l’Aigle dans le symbolisme des forces terrestres et célestes, il donne son nom, chez les Aztèques, à l’un des deux ordres supérieurs de chevalerie, l’autre étant celui des Aigles. Pour les Tupinambas, Jaguar est une divinité ouranienne céleste. Sa maison est dans le ciel. Il a deux têtes pour dévorer le Soleil et la Lune.

À la fin du monde, il se ruera sur les hommes pour en faire sa proie. Dans de nombreux mythes des Indiens d’Amérique du Sud intervient un Jaguar à quatre yeux : ceci symbolise le don de clairvoyance des esprits nocturnes et chthoniens.

Au Brésil, Jaguar est gardien du feu, son dépositaire et premier utilisateur. Jaguar développe la capacité à marcher sans peur dans le royaume de l’Autre Monde. Quitter ses craintes. « Celui qui change de forme ».

Selon le chamanisme Jaguar est l’expression suprême des forces internes de la terre. Il est associé au nombre neuf. On le dit maître des montagnes, maître de l’écho, maître des animaux sauvages et des tambours d’appel. Jaguar symbolise la clairvoyance, surtout celle des démons et des êtres du bas astral. Jaguar est associé à l’Aigle ; ils sont opposés et inséparables, l’un représentant les forces terrestres et l’autre les forces célestes.

Chez les Mayas, Jaguar représentait le droit divin des rois. Jaguar, c’est donc aussi la mort initiatique, allez jusqu’au bout de ses capacités, se dépasser. C’est le symbole de la renaissance des Animaux Sauvages et des tambours d’appel. Dans de nombreux mythes des Indiens d’Amérique du Sud intervient un Jaguar à quatre yeux, qui symbolise le don de clairvoyance des esprits nocturnes et chthoniens. Le soleil représenté sous la forme du Jaguar est le Soleil Noir. Parmi la tradition des « aînés », l’association Jaguar-Aigle est la représentation des grandes forces terrestres et célestes.

En tant qu’animal allié, Jaguar vous demande de relever un défi : utilisez votre combativité non pas pour « mordre » ou pour réagir, mais pour agir avec confiance, non pas en étant agressif et autoritaire, mais en conservant votre calme, en étant patient et endurant vis-à-vis des autres et des événements de votre vie. La combativité permet d’affirmer ce que l’on veut sans attaquer. Une combativité bien utilisée repose sur le fait de savoir faire des choix, des choix qui viennent du cœur. Les individus Jaguar, investis d’une grande énergie combative, ont pour rôle essentiel d’encourager les autres.

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APOLLON ET LES CYGNES

Posté par othoharmonie le 26 octobre 2015

 

APOLLONApollon est le dieu grec du chant, de la musique et de la poésie. Il est également dieu des purifications et de la guérison, mais peut apporter la peste avec son arc ; enfin, c’est un des principaux dieux capables de divination, consulté, entre autres, à Delphes, où il rendait ses oracles par la Pythie. Il a aussi été honoré par les Romains, qui l’ont adopté très rapidement sans changer son nom. Dès le ve siècle av. J.-C., ils l’adoptèrent pour ses pouvoirs guérisseurs et lui élevèrent des temples.

Il est fréquemment représenté avec son arc et ses flèches, ou encore avec une cithare, voire une lyre : on le qualifie alors de « citharède ». Il est également appelé « musagète ». Le surnom de « Loxias », « l’Oblique », lui est attribué à cause de l’ambiguïté de ses oracles. Apollon devient au Moyen Âge puis à l’époque moderne un dieu solaire, patron de la musique et des arts. Au xixe siècle, il symbolise la raison, la clarté et l’ordre, considérés comme caractéristiques de l’« esprit grec », par opposition à la démesure et à l’enthousiasme dionysiaques. Ainsi, on a pu écrire de lui qu’il est « le plus grec de tous les dieux » et qu’« aucun autre dieu n’a joué un rôle comparable dans le développement du mode de vie grec ». Il reste l’un des dieux auquel l’on a élevé le plus de temples et consacré le plus de cultes.

Sa naissance est contée en détail dans l’Hymne homérique à Apollon : sur le point d’enfanter, Léto parcourt la mer Égée, cherchant un asile pour son fils. Pleines de terreur, « car nulle d’entre elles n’eut assez de courage, si fertile qu’elle fût, pour accueillir Phoibos », îles et presqu’îles refusent l’une après l’autre d’accueillir Apollon. Léto gagne finalement l’île de Délos, qui refuse d’abord, de peur que le dieu ne la méprise ensuite à cause de l’âpreté de son sol. Léto jure par le Styx que son fils y bâtira son temple et l’île accepte aussitôt.

Toutes les déesses, dont Dioné, Rhéa, Thémis et Amphitrite, viennent assister Léto pendant sa délivrance. Par jalousie, Héra ne prévient pas Ilithyie, déesse des accouchements, qui reste sur l’Olympe. Après neuf jours et neuf nuits, les déesses ordonnent à Iris, messagère des dieux, de prévenir Ilithyie et de lui remettre un collier d’or pour la faire venir. Dès que celle-ci arrive à Délos, Léto étreint un palmier qui deviendra sacré et donne naissance à Apollon, en un jour qui est le septième du mois. Aussitôt, les cygnes sacrés font sept fois le tour du rivage en chantant9. Puis Thémis offre à Apollon le nectar et l’ambroisie. Dans l’Hymne homérique, Artémis ne naît pas en même temps que son frère, mais à Ortygie — nom qui désigne peut-être l’emplacement du temple d’Artémis à Éphèse11. Dès sa naissance, Apollon manifeste sa puissance d’immortel ; il réclame ses attributs, la lyre et l’arc, et affirme ses pouvoirs.

Chez les Hyperboréens

Peu après la naissance d’Apollon, Zeus lui remet un char tiré par des cygnes et lui ordonne de se rendre à Delphes. Le dieu n’obéit pas immédiatement, mais s’envole à bord de son char pour le pays des Hyperboréens qui, selon certaines versions, est la patrie de Léto. Là vit un peuple sacré qui ne connaît ni la vieillesse, ni la maladie ; le soleil brille en permanence18. Il y reste pendant un an avant de partir pour Delphes. Il y revient tous les 19 ans, période au bout de laquelle les astres ont accompli une révolution complète. De l’équinoxe de printemps au lever des Pléiades, il y danse chaque nuit en s’accompagnant de la lyre. Selon d’autres légendes, il y passe chaque année les mois d’hiver, ne revenant dans son lieu de culte — Delphes ou Délos — qu’avec le printemps.

Leurs attributs communs sont l’arme de jet, l’instrument à cordes, le corbeau, le roitelet, « l’aigle pourri », le cygne, le coq, le héron et la grue, le chien et le loup, le cerf, le sanglier, le serpent et la tortue, l’ours, le dauphin, le phoque, le poisson, le cheval, la pomme et la branche nourricière, les nombres trois, sept et neuf, la danse en rond sur un pied, la pourriture. Ils sont également rattachés à des mythes communs, tels que la naissance, le meurtre des géants borgnes, la succession de Terre (Gaïa ou Thémis en Grèce, Tailtiu en Irlande) ou la fondation de jeux.

Par ailleurs, selon B. Sergent, le culte d’Apollon ne s’est fixé en Lycie qu’au ive siècle av. J.-C.. Auparavant, les Grecs ont pu faire des « jeux de mots » entre le nom de la Lycie (Lukia en grec) et les épithètes LukeiosLukiosLukêgenès d’Apollon, qui se rapportent au loup (lukos), l’un des attributs d’Apollon, ou à la lumière (lukê). Il serait Lukê-genès, comme le dit l’Iliade, parce qu’il serait « né de la lumière » et non pas « né en Lycie ».

C’est surtout à Delphes que le caractère complexe du dieu se révèle, dans son rôle d’inspirateur de la Pythie et des hommes, qu’il révèle à soi.

Le rapprochement proposé par Bernard Sergent entre Lug et Apollon n’a pas été repris par d’autres spécialistes. Il est à noter que les spécialistes actuels des études celtiques voient davantage en Lug un héritier du couple indo-européen des Dioscures, les Jumeaux divins, une des plus anciennes figures du panthéon indo-européen.

 

 cygne1

L’activité majeure des CIGNES

Les déplacements migratoires occupent une part importante de l’activité annuelle des cygnes sauvages. Ces voyages sont rendus indispensables par l’impossibilité d’utiliser les régions septentrionales de nidification, livrées à la neige et à la glace. Les cygnes sont de puissants voiliers que ne rebutent pas les longues migrations. Ils comptent parmi les oiseaux les plus lourds capables de voler. Le record de poids enregistré concernait un cygne danois de 14 kilos. La surface portante réduite de leurs ailes leur interdit le vol plané et les contraint à de constants et vigoureux battements. Le sifflement que provoque la pénétration des rémiges (les grandes plumes des ailes) dans l’air accompagne ces lents mouvements. Quand plusieurs cygnes volent ensemble, les sonorités légèrement différentes dues à chacun d’eux produisent un curieux concert de sifflements chuintants, audible à plusieurs centaines de mètres, surtout en l’absence de vent.

Les mouvements migratoires commencent à partir de la mi-septembre et durent jusqu’en novembre. Les couples nicheurs installés le plus au nord sont chassés par le gel les premiers. Ceux qui vivent le plus au sud peuvent se mettre en route avec plusieurs semaines de décalage. À l’inverse, le voyage de retour s’échelonne de la mi-mars à la fin de mai, les cygnes nichant le plus au nord rejoignant les derniers leur aire de nidification.

Les voyages vers les lieux d’hivernage ont lieu en familles isolées, mais, au fur et à mesure des escales traditionnelles en des lieux souvent immuables, où les oiseaux se reposent et s’alimentent, les troupes de cygnes sauvages s’étoffent progressivement et peuvent finir par compter plusieurs centaines d’oiseaux.

Les vols de migration, contrairement aux déplacements de plus faible ampleur intervenant sur les sites de nidification ou d’hivernage, se déroulent à plusieurs centaines de mètres du sol. Différents des oies, qui volent en adoptant très régulièrement des formations géométriques, les cygnes migrent de manière moins délibérément organisée, mais ils peuvent également former des chevrons ou des lignes régulières, de tels vols limitant la dépense d’énergie, sauf pour l’oiseau de tête.

Une fois parvenus sur les lieux d’hivernage, les cygnes sauvages sont parfois contraints à repartir, la dégradation des conditions atmosphériques en cours d’hiver les poussant à se réfugier dans des régions moins exposées.

La mue des plumes alaires, peu après la migration printanière, entre le mois de juin et la fin d’août, est un phénomène surprenant, propre à la plupart des ansériformes. Toutes les rémiges (grandes plumes) tombant simultanément, les cygnes sont incapables de voler durant cinq à six semaines. Cette mue qui cloue les cygnes au sol a lieu au moment de l’élevage des petits, quand ceux-ci sont eux-mêmes dans l’incapacité de voler. Leurs parents ne les quittent alors jamais de plus de quelques mètres et ne sont donc pas gênés outre mesure par cette mue, qui intervient stratégiquement entre deux époques de migration.

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La symbolique de l’oie

Posté par othoharmonie le 23 septembre 2015

 

Symbole de prudence et d’intelligence pour les romains, messagère de l’Autre monde dans la tradition celtique, l’oie est un animal qui a inspiré beaucoup de civilisations…

Symboles et croyances relatifs aux animaux dans la culture occidentale, de l’Antiquité classique à nos jours. Pour savoir déchiffrer le sens d’un animal rencontré dans un site, une légende, une fête traditionnelle ou sur un chapiteau. voici un résumé avec quelques citations du livre :

 Oie

L’oie est associée à la prudence, l’astuce, l’intelligence. C’était une qualité appréciée à Rome : « Virgile raconte comment une oie avait prévenu les Romains : « Une oie volant sur le portique doré du temple jetait l’alarme en agitant ses ailes argentées et de ses cris perçants avertissait les Romains de l’approche des Gaulois. » Pline signale : « l’oie montre une vigilance dont témoigne la défense du Capitole, alors que le silence des chiens trahissait la cause publique. C’est pourquoi les censeurs donnent toujours en premier leur nourriture aux oies ». « Un groupe d’oies qui constamment murmure, dit le Bestiaire d’Oxford, symbolise ceux qui aiment se réunir, mais passent leur temps en bavardages et médisances. » « Les oies prennent grand soin de leurs petits. Horapollon a basé sur cette caractéristique le fait que l’oie soit employée, chez les Egyptiens, comme hiéroglyphe de fils. » « L’oie domestique, trop grasse, ne peut voler. C’est pourquoi Alciato l’oppose à l’aigle et au faucon, au vol puissant, pour en faire l’emblème de l’inégalité. »

 
J’ai ensuite consulté  le Dictionnaire des symboles, Brepols, 1992, p. 693-694 : En voici un résumé, et des citations :
En Chine, il est toujours fait allusion aux oies sauvages, cette primauté symbolique donnée aux animaux sauvages sur les animaux domestiques remonte aux époques archaïques ; Ainsi, l’oie devenue de nos jours le symbole de la fidélité conjugale était, au commencement, un signal, un message pour faire comprendre à une jeune fille choisie par un jeune homme qu’elle devait, devant le présent d’une oie qui lui était fait, mettre un terme aux résistances de la pudeur sexuelle, à l’exemple de ces animaux sauvages au début du printemps.

En littérature, quand les Chinois citent les « oies sauvages pleurants », ils font allusion aux réfugiés, aux hommes obligés de quitter leur province.
 

​En Egypte, les oies sauvages étaient considérées comme des messagères entre le ciel et la terre. L’avènement d’un nouveau roi était signalé par un lâcher de quatre oies sauvages aux quatre coins de l’horizon.

Lorsque les Pharaons furent identifiés au soleil, leur âme fut représentée sous la forme d’une oie, car l’oie est le « soleil sorti de l’oeuf primordial » (Champollion).

 

En Afrique du Nord, c’est une coutume encore observée de sacrifier une oie, en tant qu’animal solaire, en la période critique du changement d’année.

Dans le rituel du sacrifice du cheval et de l’ascension chamanique dans l’Altaï, rapportée par Radlov, l’oie sert de monture au Chaman pour poursuivre l’âme du cheval.

En Russie, en Asie Centrale et en Sibérie, le terme d’oie est utilisé métaphoriquement pour désigner la femme désirée.

Dans la tradition celtique continentale et insulaire, l’oie est un équivalent du cygne, dont la lexicographie ne la distingue pas toujours nettement. Considérée comme une messagère de l’Autre Monde, elle fait l’objet, chez les Bretons, d’un interdit alimentaire en même temps que le lièvre et la poule. César, qui rapporte les faits dans le De Bello Gallico (5, 12) ajoute que ces animaux étaient élevés pour le plaisir mais il n’a pas compris pourquoi.

Le jeu de l’oie, si familier dans les souvenirs d’enfance, a fait l’objet d’une interprétation ésotérique, qui le considère comme un labyrinthe et un recueil des principaux hiéroglyphes du Grand Oeuvre (Fulcanelli); les Contes de ma mère l’oie ont été aussi interprétés comme des récits hermétiques.

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Le léopard et l’Homme

Posté par othoharmonie le 26 juillet 2015

 

Étymologie et sémantique

L’étymologie des termes « léopard » et « panthère » revêt une importance particulière parce qu’elle a servi de base aux descriptions des bestiaires médiévaux.

Le mot léopard descend du bas latin leopardus, lui-même composé du terme leo (lion) et pardus (panthère). Le mot évolue de leupart au xiie siècle à leopart au xiiie siècle. Aux xiie et xive siècles, la forme liepart est également utilisée.

Le mot « léopard » est utilisé par métonymie pour désigner la peau du léopard utilisée en pelleterie. Il désigne également l’Angleterre, du fait de la présence de léopards sur son blason. L’adjectif « léopardé », issu du mot« léopard » désigne une peau parsemée de taches, rappelant celle du Léopard ; le terme est cependant plus utilisé pour désigner le « lion léopardé », c’est-à-dire un lion passant, la tête de profil.

Le mot « panthère » vient du latin panthera lui-même issu du grec ancien  pánthêr, se composant de / pân (« tout ») et  / thếr (« animal sauvage ») désigne l’ensemble des bêtes sauvages. Une forme écrite« pantere » se trouve dans un bestiaire du xiie siècle. Le terme « panthère » peut également désigner par analogie une courtisane, une amante, voire tout simplement une femme jalouse et violente. Une panthère représente parfois un anarchiste.

Par analogie d’aspect, de nombreux animaux ou plantes portent des noms contenant le terme léopard ou panthère : requin-léopard, amanite panthère, Panthère des neiges, etc.

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Une peinture rupestre d’un léopard a été découverte en 1993 et datée d’il y a 31 000 ans dans une grotte ardéchoise. Le Léopard est présent sur des mosaïques romaines. Le léopard est l’un des attributs de Dionysos(Bacchus dans sa version latine), il est représenté à de multiples reprises comme sa monture ou tirant son char lors des triomphes du Dieu. Philostrate l’Ancien (iiie siècle) déclare que Bacchus aime le Léopard car c’est un animal excité, bondissant comme une bacchante. Ainsi, le Léopard figure dans de nombreuses sculptures, peintures, mosaïques en compagnie de Bacchus, comme dans le temple de Liber Pater en Libye, ou encore dans Ariane et Bacchus de Titien.

Au xviiie siècle, le peintre travaille sur une exactitude anatomique, notamment en s’exerçant à la représentation de sujets réels détenus dans les zoos54. Au xixe siècle, les léopards figurèrent parmi les sujets favoris des peintres, tels le couple de léopards de Jacques-Laurent Agasse.

Le peintre japonais Kawanabe Kyōsai dépeint un léopard au xixe siècle, et titre « Tigre sauvage jusqu’à présent inconnu ».

En Afrique, les chefs portent des coiffes ou des capes en fourrure de léopard, ou parent leur trône d’une peau de léopard. En raison de sa discrétion, le léopard est une figure rusée dans les légendes africaines : il a la réputation d’effacer ses traces de pas avec sa queue lorsqu’il avance.

Dans certaines tribus bantoues et particulièrement au Congo-Kinshasa, le léopard était considéré comme un animal rusé, puissant et résistant. C’est la raison pour laquelle le président Mobutu Sese Seko portait la toque et certains attributs de léopard qui le rendaient puissant aux yeux de la population. Mobutu Sese Seko était d’ailleurs surnommé « Le léopard de Kinshasa ». Un léopard fait maintenant partie des armoiries du pays.

Le léopard est préféré au lion comme le roi des animaux par les tribus africaines. Comme le lion, il est ridiculisé dans les légendes par des animaux plus faibles, comme la tortue, le lièvre ou la gazelle.

Dans le royaume de Dahomey, le souverain était nommé « le léopard » et portait des peaux de léopards. Le commerce de ces peaux était très actif. D’autres chefs de tribus gardaient des léopards captifs auprès d’eux et pouvaient en apprivoiser pour les garder auprès d’eux lors des séances publiques.

Le léopard est considéré comme le grand félin le plus sauvage par les tribus africaines et avait la réputation d’être mangeur d’hommes. La légende des hommes-léopards est similaire à celles des loups-garous : un homme prend l’apparence d’un léopard par magie pour tuer des hommes. La secte des hommes-léopards Aniota est une société secrète africaine dont les membres portaient des vêtements et des armes en léopard.

 

Royal Arms of England (1198-1340).svgLe léopard est en héraldique un symbole de pouvoir et d’autorité. Le léopard est un lion passant : le corps est de profil sur ses quatre pattes au visage de face, la queue est retournée sur le dos et le panache pointe l’extérieur du blason. Un léopard-lionné est un léopard rampant, c’est-à-dire dressé sur ses pattes arrières, le visage de face. Un autre meuble héraldique est la tête de léopard, qui est une tête de lion de face. En France, le léopard est porté sur les armoiries des guerriers ayant remporté des victoires sur l’Angleterre, dont le léopard est le symbole.

La panthère héraldique est par contre très différente de l’originale : c’est un animal fabuleux composé d’une tête de taureau ou de cheval, d’un corps de lion avec des pattes avant de l’aigle. Elle crache des flammes par sa gueule. Elle ne se trouve que dans les armoiries autrichiennes.

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Notre super-héros du sol

Posté par othoharmonie le 14 juillet 2015

 

 

EarthwormToutes les croyances et cultures du monde possèdent leurs bestiaires symboliques et mythologiques : Lion, cheval, éléphant, buffle, serpent, aigle, chat, loup, colombe… Quel dommage qu’aucune civilisation n’ai jamais eu un peu plus de considération pour le… ver de terre ! Pourtant quel  formidable symbole que ce petit animal à la fois si familier et si méconnu. Nous sous-estimons tellement son importance dans la Nature, et pourtant sa contribution est absolument titanesque.

 

Vous allez découvrir que ce super-héros du sol mériterait bien des éloges. Un modeste héros !

Dans notre culture, le ver de terre est un symbole plutôt péjoratif : insignifiance, médiocrité, dérision… Il est même parfois injustement associé à la mort, la décomposition et la saleté lorsque l’on parle de cadavres enterrés, d’où sans doute la réaction de dégoût qu’éprouvent si souvent les gens à sa vue ou son contact. 

C’est un animal que tout le monde connaît, que l’on peut rencontrer presque partout, et paradoxalement ses nombreuses qualités et son rôle fondamental pour l’environnement sont bien souvent méconnus. Au mieux, nous considérons qu’il aère le sol du jardin et qu’il est très recherché par les oiseaux. Nous allons voir qu’il est beaucoup plus que ça. 

Pour commencer, mettons tout de suite fin à diverses folles rumeurs qui ternissent injustement la réputation de notre petit héros : Non, le lombric n’est pas vecteur de maladies, il n’est pas sale, il ne génère pas de mauvaises odeurs, il ne traîne pas dans les cadavres d’animaux et il demeure absolument inoffensif. Admettons-le tout de suite également, un ver de terre ne donnera pas deux vers si vous le sectionnez en deux ! Au mieux la partie contenant la bouche et les organes indispensables pourra se régénérer (l’un des formidables pouvoirs du lombric est en effet une  capacité de régénération incroyable), mais il se peut également qu’aucune des deux parties ne survive à ce traumatisme ! 

Notre cher lombric n’est pas seul dans le sol, il existe en fait plusieurs genres et des dizaines d’espèces de vers différents que nous avons tendance à toutes appeler « vers de terre » par ignorance, et aussi parce qu’il faut reconnaître qu’ils sont souvent difficiles à différencier les uns des autres au premier coup d’œil. 

✔ Il existe des vers épigés*, c’est à dire qui vivent dans les couches superficielles du sol. Ce sont d’excellents agents de décomposition de la matière organique, à tel point que l’on peut les utiliser dans des « vermi-composteur* ». 

✔ D’autres sont endogés*, c’est à dire qu’ils vivent dans les couche plus profondes du sol. Dépourvus de pigmentation et souvent de tailles minuscules, ils et ne se montrent jamais à la surface. 

✔ Enfin, il existe des espèces anéciques*, c’est à dire qui évoluent verticalement entre les couches profondes du sol et la surface. C’est le cas du plus connu d’entre eux : le lombric commun : Lumbricus terrestris. 

C’est une grande famille qui demeure pourtant presque invisible. Les « vers de terre » représentent 80 % de la biomasse* animale de la planète ! (humain compris). C’est dire si cette famille pèse lourd dans l’écosystème*. On estime que dans une terre en bonne santé, il y a plusieurs tonnes de lombrics par hectares. Alors quels sont les bienfaits de ces animaux vis à vis du reste du milieu ? Sont-ils seulement des aérateurs du sol comme nous pouvons le lire parfois dans les manuels de jardinage ? 

Depuis longtemps, certains naturalistes s’étaient ainsi aperçus de l’importance des vers de terre dans notre monde, Charles Darwin lui-même leur a consacré son dernier ouvrage, qui reste encore  aujourd’hui une référence.

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LA CHOUETTE, L’OISEAU LUNAIRE

Posté par othoharmonie le 2 mars 2015

 

 

La chouette, que nous poursuivons d’une fâcheuse réputation de voleuse et dont nous faisons un emblème de laideur, apparemment contre l’avis de Rabelais, était l’oiseau d’Athéna. Oiseau nocturne, en relation avec la lune, elle ne peut supporter la lumière du soleil, et s’oppose donc en ceci à l’aigle, qui la reçoit les yeux ouverts.

 

290px-Bubo_scandiacus_Delta_3René Guénon a noté qu’on pouvait voir là, ainsi que dans le rapport avec Athéna-Minerve, le symbole de la connaissance rationnelle, perception de la lumière lunaire par reflet, s’opposant à la connaissance intuitive, perception directe de la lumière solaire. C’est peut-être aussi pourquoi elle est traditionnellement un attribut des devins : elle symbolise leur don de clairvoyance, mais à travers les signes qu’ils interprètent.

Dans la mythologie grecque la chouette est représentée par Ascalaphos, fils d’Acheron et de la nymphe de l’obscurité : c’est elle qui voit Perséphone goûter à un fruit de l’enfer, un grain de grenage, et la dénonce, lui interdisant ainsi tout espoir de remonter définitivement au jour.

Chez les Aztèques, elle est l’animal symbolique du dieu des enfers, avec l’araignée. Dans plusieurs Codex, elle est représentée comme la gardienne de la maison obscure de la terre. Associée aux forces chthoniennes, elle est aussi un avatar de la nuit, de la pluie, des tempêtes. Ce symbolisme l’associe à la fois à la mort et aux forces de l’inconscient luni-terrestre, qui commandent les eaux, la végétation et la croissance en général.

Dans le matériel funéraire des tombes de la civilisation pré-incaïques Chimu (Pérou), se rencontre fréquemment la représentation d’un couteau sacrificiel en forme de demi-lune, surmonté de l’image d’une divinité mi-humaine mi-animale en forme d’oiseau de nuit, chouette ou hibou. Ce symbole qui est manifestement lié à l’idée de mort et de sacrifice, est orné de colliers de perles et de coquilles marines, la poitrine peinte en rouge, et la divinité ainsi représentée est souvent flanquée de deux chiens, dont on connaît la signification de psychopompe. Ce hibou, ou cette chouette, tient souvent un couteau de sacrifice dans une main et dans l’autre le vase destiné à recueillir le sang de la victime.

De nos jours encore elle est divinité de la mort et gardienne des cimetières pour de nombreuses ethnies indo-américaines. Il demeure cependant frappant qu’un vecteur de symbole aussi universellement ténébreux et associé à de sinistres idées ait pu, dans les langues latines, désigner en tant qu’adjectif la jolie femme, puis indifféremment tout ce qui est de bon présage.                                               

« Chouette » est un nom vernaculaire qui désigne des oiseaux de la famille des Strigidae, sans pour autant désigner tous les oiseaux de cette famille, qui regroupe environ 200 espèces caractérisées comme des rapaces solitaires et nocturnes. La chouette se distingue du hibou par la simple absence d’aigrettes sur la tête. Les aigrettes sont des touffes de plumes, qui dans le cas du hibou donne l’impression d’oreilles ou de cornes.

La symbolique de la chouette est multiple, et a beaucoup varié :

  • Comme on l’a vu, la chouette était, dans le monde antique, le symbole de la sagesse.  Elle était liée à la déesse grecque Athéna, déesse des Arts et de la sagesse de la guerre défensive et de l’activité intelligente. De ce fait la chouette  prêta son symbole ailé à la ville d’Athènes, qui frappa monnaie à l’effigie de l’animal qui, d’ailleurs, se retrouve actuellement sur la pièce grecque de un euro. Dans de nombreuses institutions (écoles, universités), la chouette fait partie des armes héraldiques.                                        
  • Dans le monde romain, les termes « striga » (sorcière) et « strix  » (chouette/stryge) étaient utilisés en parallèle. On accusait les oiseaux nocturnes de boire le sang des enfants pendant la nuit, d’où le mythe des stryges. Les Romains empruntèrent aux Grecs leur vision des chouettes. Ils y voyaient aussi un symbole de mort, car elles volent de nuit et nichent en des lieux difficiles d’accès. Voir une chouette de jour devenait alors un mauvais présage.
  • Au  Moyen Age, elle était associée à la rouerie et à la tromperie  du fait que la chouette  profite de la nuit pour chasser, moment où ses proies sont souvent « aveugles » tandis qu’elle voit clair. On la clouait donc devant sa porte pour conjurer le sort maléfique.
  • Dans l’armée française, elle est le symbole de la Brigade de Renseignement.
  • Pour les Romains, le cri de la chouette annonce le décès proche de quelqu’un vivant dans le voisinage. Cette croyance se retrouve dans certaines régions françaises mais ici associée au décès d’un être proche au niveau familial.
  • Son caractère nocturne lui vaut aussi une connotation démoniaque : elle se retrouve être l’animal de compagnie des sorcières comme le savent les lecteurs de Harry Potter.  
  • Sa capacité à voler en silence, sa couleur blanche et son cri strident, expliquent le nom de la chouette effraie,  dite aussi Dame Blanche, d’où sa présence dans de nombreuses histoires de fantômes.
  • De façon plus anecdotique,  la double symbolique « oiseau de la sagesse »/ »oiseau à lunettes qui veille tard » en fait le symbole tout trouvé de certains  khagneux (étudiants préparationnaires littéraires) qui la nomment «Vara » (cagneuse, en latin).
  • La chouette est le symbole touristique de la ville de Dijon, elle y est sculptée dans une pierre d’angle de l’Eglise Notre-Dame. Dans la rue de la Chouette, voie piétonne qui longe le côté nord de l’église et le chevet, une pierre de Notre-Dame porte une marque singulière qui a suscité la curiosité de certains historiens de la ville. A l’angle d’un contrefort d’une chapelle de l’église est sculpté un oiseau que les Dijonnais appellent la chouette. Sa signification est toujours inconnue, bien que de nombreuses hypothèses aient été émises à son sujet. Pour certains, la chouette pourrait être une forme de signature laissée là par un architecte ou par un tailleur de pierre. Il ne peut s’agir en tout cas de la signature de l’architecte de l’église, car cette chouette est sculptée sur une chapelle élevée à la fin du XVe ou au début du XVIe siècle, soit plusieurs siècles après la construction de Notre-Dame.

 

LA CHOUETTE, L’OISEAU LUNAIRE dans CHOUETTE ET HIBOU 220px-Aryballos_owl_630_BC_Staatliche_AntikensammlungenLa chouette est très usée à cause de la vénération  superstitieuse qu’elle suscite. En effet, Dijonnais et touristes ont coutume de la caresser, de la main gauche, pour demander que leur souhait soit exaucé. Il n’en subsiste donc aujourd’hui que la forme générale, la plupart des détails de la sculpture ayant depuis longtemps disparu.

Dans la nuit du 5 au 6 janvier 2001, un vandale a porté à la chouette plusieurs coups de marteau. Cette dégradation suscita l’émotion des Dijonnais. Plutôt que de laisser la chouette en l’état ou de remplacer le bloc de pierre sur lequel elle était sculptée, il fut décidé d’en réparer les cassures. Un moulage de la chouette avait été réalisé en 1988 par un statuaire mouleur du Louvre. Il servit de modèle à la réparation, qui consista à incruster des fragments de pierre, ensuite patinés. Ce travail s’accomplit fin janvier et début février 2001. Depuis cet incident, un système de vidéosurveillance a été mis en place afin de prévenir toute récidive. La chouette restaurée a été inaugurée officiellement le 12 mai 2001.

Ces péripéties n’ont fait qu’accroître la popularité de cette sculpture à Dijon. L’Office de tourisme l’a choisi en 2001 comme symbole de fléchage pour le Parcours de la Chouette, circuit touristique piéton qui fait le tour du centre historique avec un balisage devant les principaux monuments. 

Machin chouette est une expression familière qui désigne une personne dont on ne connaît pas, ou plus, le nom. C’est aussi le titre d’une pièce de théâtre de Marcel Achard, créée au Théâtre Antoine en 1964.

  • Au Japon, les chouettes sont des symboles positifs ou négatifs en fonction de leur espèce. Les chouettes effraies sont démoniaques alors que les chouettes hulottes sont des messagères des Dieux. 

Bibliographie : Dictionnaire des Symboles de Jean Chevalier et Alain Gheerbrant – Editions Robert Laffont/Jupiter – Collection Bouquins

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L’AIGLE BLANC, emblème POLONAIS

Posté par othoharmonie le 15 novembre 2014

 

200px-Coat_of_arms_of_Poland-official3Tout commence à GNIEZNO, première capitale de la Pologne.

C’est dans cette bourgade de l’Ouest de la Pologne, près de Poznan, que Mieszko 1er, Chef de la tribu des Polanes, a fondé la nation polonaise, en unissant plusieurs tribus slaves.

Et que signifie « Gniezno » ? Dans toutes les langues slaves, ce mot signifie « le nid » – même si en polonais, ce mot a un peu évolué en « Gniazdo ».
Il est donc question de nid. Un nid d’aigles, si l’on s’en réfère au récit des premiers chroniqueurs de la Pologne.  C’est à Gall l’Anonyme, moine du XIème siècle – sans doute venu de France – installé sur le territoire de la Pologne, que l’on doit les premiers récits , écrits en latin,  de l’histoire polonaise (avant que Wincenty Kadlubek puis l’historien Jan Dlugosc ne prennent la relève).
Et c’est dans les « Chroniques polonaises » de Marcin Bielski (Kronika Polska) que l’on lit ceci :

« Lech, notre premier ancêtre, a créé la ville de Gniezno, ainsi qu’un château et un lac.

Et il l’a appelée Gniezno, car il y a vu quantité de nids d’aigles sur un arbre. Alors, il a ordonné que sur ses étendards apparaisse un blason représentant l’aigle blanc ».

(Lech était, selon la légende, le grand-père du roi Mieszko). Cette légende a été reprise en vers par le poète Waclaw Potocki au 17ème siècle :

Meznych obaczy orlow, a oni gromada
Przyleciaswszy po  wszystkich drzewach gniazda klada
Toz gniazda wziawszy pochop, pod tymiz tytuly
Miasto Gniezno zaklada…

Quant au lac de cette légende, le poète romantique Slowacki au 19ème siècle l’évoque à son tour. Dans sa pièce « Baladyna », il situe les évènements aux temps proto-slaves, appelant le lac « Goplan ». Il y fait même intervenir dans le récit  la déesse du lac « Goplana ».

Cet emblème de l’aigle, adopté depuis un millénaire, est confirmé par des pièces de monnaie très anciennes retrouvées ; elles datent de l’époque de Boleslaw le Vaillant, le fils de Mieszko 1er (vers  l’an 1000). Sur cette pièce figure l’aigle. De la même époque date une amulette retrouvée par des archéologues à Wolin près de la Baltique. L’aigle y figure aussi, les ailes refermées.

Ce n’est qu’après la dynastie des Piast, quand règne la dynastie des Jagiellon, qu’on représente l’aigle les ailes déployées.
Depuis, c’est ainsi qu’il a figuré sur l’étendard des armées de Pologne et de Lithuanie à la bataille de Grunwald, lorsqu’elles remportèrent une éclatante victoire sur les chevaliers teutoniques, marquant la fin de l’invasion de l’Ordre sur les territoires septentrionaux de la Pologne. :

« L’aigle blanc sur fond rouge a les ailes déployées, le bec entr’ouvert et une couronne sur sa tête ».

L’emblème a, depuis, été présent sur les étendards rouge et blanc, durant toutes les batailles, accompagnant Jan Sobieski dans ses brillants combats contre les Turcs à Vienne, Tadeusz Kosciuszko dans sa rage à défendre l’indépendance de la Pologne vouée au partage, puis dans les troupes polonaises combattant au sein de l’armée napoléonienne. Et lorsque la Pologne fut rayée de la carte, il fut l’emblème des Polonais en exil.

Le grand roi Zygmunt-August, qui avait assuré au 16ème siècle, le « siècle d’or de la Pologne », avait fait représenter l’aigle blanc sur ses tapisseries ornant les murs du château de Wawel, heureusement retrouvées.

Pendant la seconde guerre mondiale, les Allemands firent tomber du Wawel et de tous les édifices publics l’emblème polonais ; il fut foulé aux pieds et brûlé, comme furent brûlés par les nazis les livres représentant la brillante Culture polonaise.

Après la guerre, cependant, la Pologne communiste reprit l’emblème de l’aigle blanc sur les drapeaux. A noter toutefois, que l’oiseau perdit provisoirement sa couronne, en symbole de la démocratie populaire succèdant aux régimes nobiliaires. Poétiquement, « l’aigle a enlevé sa couronne pour la déposer aux pieds du peuple polonais ».

Il a retrouvé maintenant sa couronne.
Pour tout ce qu’il a vécu depuis l’époque des premiers Piast, on peut lui tirer notre chapeau, à cet aigle blanc couronné, en rappelant ces paroles du chant « Warszawianka » :

« Lec, nasz orle, w gornym pedzie,
Slawie, Polsce, swiatu sluz !


(Vole, notre aigle, dans les hauteurs,
Pour servir la gloire, la Pologne et le monde !)

 

Issu du site https://pologneimmortelle.wordpress.com/2012/05/06/laigle-blanc-et-autres-emblemes-de-pologne/

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Mon chat sur mes genoux depuis son Monde

Posté par othoharmonie le 1 août 2014

 

chatLaisse toi envelopper dans cette douce vapeur et laisse venir à toi tout ceci.

Il existe bien un monde où je suis, comme un monde où tu es et les deux font la paire. Ils sont le pendant, comme ils sont le contenant et indissociables ; ils fonctionnent simultanément pareillement à ce que tu expliques comme étant le système des poupées russes. Ces mondes s’interpénètrent et changent de formes et de directions au gré de leurs fonctions et de leurs implications au sein de cet univers de conjonctions planétaires, mais aussi dans l’espace lui-même qui peut être nommé « sidéral ».

Et je suis comme cette vapeur qui t’enveloppe, à la fois là et ailleurs et je suis, pour autant.

J’ai eu la chance, comme le devoir, de t’accompagner pendant des années durant dans ton plan d’expression humaine et c’est en tant que compagnon de route que je me suis investi d’un manteau de poils gris, appelé vulgairement bleu. Mais rien de bleu là-dedans, si ce n’est l’appellation bien hautaine d’un gris très souris… Mais là n’est pas le but de mon discours.

J’ai demandé à ce que ce contact se fasse pour que quelques explications te soient données et que tu puisses aussi les transmettre aux autres, à tes proches comme à ceux que tu ne connais pas encore ou même jamais. Ce que vous nommez la vérité est tellement limitée dans l’histoire sans fin qu’il est difficile de faire changer les opinions, de moduler les acquis ou encore plus puissamment bouleverser des idées reçues qui ont fait leur trou et qui ne peuvent être déracinées, au risque de faire perdre la tête à ceux qui voudraient comprendre une autre réalité. Ces implications, dans le système qui est vôtre, sont telles que chaque « évolution » peut être comprise comme une remise en question, comme un événement si bouleversant qu’il ne peut trouver aucune place dans la mémoire, déjà saturée d’informations diverses et contradictoires. Alors, pourquoi aurais-tu droit à une information différente, toi, si ce n’est par le simple fait que c’est moi qui te l’offre.

Tu as longtemps caressé ma toison de poils, farouche ou craintive, et j’ai reçu chaque caresse comme venant de la main du divin. Toi, la divine. Et je ne peux que te remercier de m’avoir tant aimé, même s’il t’a semblé m’abandonner lors de tes sorties, pour tes occupations de quelques heures, comme de quelques mois. Quelle importance, quand la notion de temps ne peut faire oublier aucun geste, aucune parole, aucun échange d’amour, de regard de cuivre à regard marron ou autre. Et je te reconnais en tant que qui Tu es et je te glorifie pour l’être que tu es, tout simplement. Parce que je t’avais choisie depuis longtemps, moi le timide chat se cachant derrière les canapés, qui n’acceptait de câlin que de sa princesse, qui n’aimait pas être dérangé pour rien dans une quiétude si normale de chat de coussin. Et si cette timidité a pu être prise pour excessive c’est uniquement que mes occupations de chat méditatif ont porté leurs fruits. En tant que concepteur de transcommunications, j’ai fait et établi un réseau autour de toi et j’ai partagé nombre de tes engagements avec ceux que vous nommez des plans supérieurs, pour ne pas savoir où les mettre. J’ai établi une résonance de paraboles pour que les ouvrages se fassent et que les lignes de communication soient en permanence en bon fonctionnement. C’est alors que, dépérissant de mon plan de vie, tu as trouvé de plus en plus difficile la possibilité de te connecter avec ces ailleurs et que tu as même mis en stand-by, tes fonctions d’écrivaine. Ne recherchant juste que le plus aisé pour toi, la communication avec les plans d’expressions connus ou pas de toi, mais moins « loin » de tes rivages accueillants.

Ce n’est pas mon départ qui doit freiner ta propre élévation, variable dans les édifices de ce grand monde, et il est nécessaire de reprendre toute activité qui doit t’amener à rejoindre les très lointaines sphères d’accueil du Monde dans les mondes. Mais il n’est pas encore l’heure d’y revenir de nouveau.

Pour l’instant, permets que je te parle de moi et de mon royaume.

On a appris à certains que la manière la plus adéquate de considérer le règne animal était de le mettre à part, puisque faisant partie d’une autre forme d’expression, dite non humaine. Et il a été question de groupe d’âmes semblables qui se regrouperaient sous la forme d’une âme centrale, le plus souvent régie par un humain ou du moins un préposé à notre règne. Et la même chose a été établie avec les êtres de verdure et ceux des mondes de pierre. Mais, aujourd’hui, quelques barrières commencent à se fracasser, parce qu’elles ne correspondent plus à rien de ce que vous commencez à comprendre, de plus haut, de plus fort, de plus simple. Avec l’arrivée des dimensionnements dans votre compréhension de cette grande Vie, vous avez perçu que tout pouvait être mélangé, comme amalgamé, et non dispatché un peu partout, et surtout coupé des liens qui les unissaient. Vous avez entrevu l’hypothèse que « l’évolution », que vous placez dorénavant entre guillemets, pouvait se faire de manière bien différente et que rien n’était plus petit ou moins important et que tout pouvait prendre place sur le même rayonnage de la construction de la vie, comme de son expérimentation. Ainsi, je te confirme bien que je ne suis pas qu’un chat qui a donné plus de seize ans dans vos comptages de vie pour toi et tes proches, mais que je suis bel et bien un être qui circule, et n’a même jamais cessé de le faire consciemment dans toutes ces ficelles qui se ramifient pour fabriquer ce bel écheveau de vies en simultané, comme vous dites. Elles sont simplement des autres consciences confondues en perpétuelles connexions, interactions, reliances, peu importe le terme qui puisse vous faire admettre puis comprendre l’alliance si étroite qui existe entre tout ce Tout. C’est comme si vous faisiez la comparaison avec votre corps et ce dont il est composé, ainsi vous le mettez encore si souvent « en dehors » de cet équilibre parfait qui nous fait être unis totalement, indistinctement comme parallèlement, ensemble : « êtres » ou ce que vous nommez « choses », et tout ce qui semble entourer ces êtres et ces choses. Alors que même ce qui entoure toute vie est déjà vie.

Et ma démarche pour toi, outre ce merci du fond du cœur, fut pour te rappeler qu’il n’y a jamais séparation avec les mondes d’en haut, d’en bas, autour et dedans. L’interpénétration des éléments de la vie est telle qu’il n’y a que vous qui percevez tout ceci comme parcellé, morcelé et vous vous individualisez à outrance. C’est ainsi que je peux dormir sur ton lit en toute quiétude ou que je peux me reposer sur tes genoux ou encore que je suis parfaitement capable de te parler ouvertement ou encore de te proposer des solutions pour ton ouvrage ou ta vie de tous les jours, sans pour autant que tu me demandes des recettes de cuisine. Ce n’est pas plus ma spécialité que la tienne. Mais par contre, je pense que nous pourrons travailler de concert lorsque tu reprendras la longue écriture de ce nouveau livre qui mettra en scène l’univers. Je suis tout à fait capable de te donner ce coup demain salutaire et d’entreprendre avec toi ce bel édifice, de la même manière que lorsque je me posais sur tes genoux pour écrire en ta compagnie les autres volumes publiés.

Je n’ai que l’apparence qui a été modifiée et mon endormissent dans tes bras a été pour moi la sécurité d’un passage en douceur vers cet ailleurs que je devais rejoindre sans en trouver la force. Mon corps de chat endolori ne pouvait plus manifester ni joie ni souffrance, ni instinct autre que celui de la survie. Et ainsi j’ai offert à cet organisme ce qu’il lui fallait pour que cela soit toi qui m’aides encore, mais cette fois-ci à passer dans mon monde. Pas l’autre monde, mais le mien, qui est semblable au tien. Et j’ai pu aussi avoir l’aide de celui qui avait pris la place de père dans ta vie d’humaine. Et nous avons beaucoup ri de cette joyeuse rencontre en tant que personnages revêtus de notre véritable harmonie, la Vie.

Il ne te serait donc d’aucune utilité de te raconter qui je suis puisque je suis tout à la fois comme toi et les autres multiplicités dupliquées dans les mondes de la Vie. Voilà pourquoi tout le monde retrouve tout le monde, lors des passages…

Et j’ai fait, aussi grâce à toi, l’expérience d’un autre passage que peu de personnes humaines pratiquent et encore moins d’être comme je l’étais, faisant partie de la vie animale, ou du moins reconnue comme telle par vous. J’ai eu la merveilleuse chance de comprendre que l’on pouvait choisir de rester encore un peu, en compagnie de ceux que l’on aime, en changeant juste l’expression de vie et en la remplaçant par une autre désirant tenter l’expérience de celle-ci. J’ai fait un « walk-in » comme vous dites dans votre jargon francisé. Tu m’as donné cette permission et je t’en gratifie encore. Quelle merveille de regarder ces deux lumières qui se croisent, se reconnaissant parfaitement et qui se passent « les consignes » pour que l’échange de vie ne se « voie » pas trop pour l’entourage familial proche. Quelle belle expérience ! J’ai fait la « rencontre » d’un prolongement de ma fraternité et je l’ai remercié de prendre ainsi le relais et de te permettre aussi de conserver avec toi un compagnon de route, de vie. Il avait des informations que je ne connaissais pas et moi, je devenais plus apte à te renseigner sur tes occupations de travail, comme de situations courantes. Et l’expression de nos âmes, puisque vous les nommez ainsi, a donné ce cocktail détonant, permettant à ce corps déjà affaibli par les malaises et dysfonctionnements, de retrouver une nouvelle jeunesse, surtout dans le sens de la découverte d’un monde vu par les yeux d’un chat.

Réalises-tu combien, suivant la hauteur de ta situation et des fonctions vitales, la vie peut paraître complètement différente d’un état à un autre. Mes préoccupations n’étant pas les vôtres, mes instincts étant différents, mes besoins aussi et mes pensées, n’en parlons pas. Si, peut-être… À quoi peut bien penser un chat ? Qu’il soit de « gouttière » ou de « coussin ». En fait, il ne « pense » pas, il vit tout simplement. Il hume la vie, il la connaît par cœur, dans ses moindres fractions, dans ses plus grands secrets, il la sait. Il ne dort pas toujours, il écoute, il ressent, il transmet, il sait. Il ne ronronne pas non plus, il vibre de sa note primaire et la donne à son hôte. Il propage ses ondes de vibrations pour que le corps, qu’il soit humain ou pas, soit au fait de tout ce qui l’entoure. Il le renseigne, il le connecte, il le réaligne, il le projette même au delà de son monde lors de ses sommeils ou lors de ses états d’éveil non éveillé. Il est ce relais entre tout ce qui bouge, respire, vit et son maître. Mais qui est donc le maître, si tant est qu’il en existe vraiment Un ???

Ne sois donc pas surprise de me retrouver encore, lorsque les discussions reprendront, lorsque les réunions auront lieu, lorsque l’écriture sera de nouveau ton lot quotidien. Et transmets ceci à tous ceux qui ont besoin de comprendre la différence des mondes qui n’en est pas une. À ceux qui croient que leurs petits êtres chers ont rejoint les « défunts » qui ne sont jamais morts. À ceux qui ne savent pas que toute la Vie est une et que nul escalier, échelon, compartimentation ne peuvent la fractionner, la délimiter pour classifier les bons des moins bons, les mauvais des méchants, le plus évolués des plus faibles, les plus hauts et forts des plus simples et insignifiants…

Ainsi l’araignée du plafond est à la bonne place pour aider à communiquer entre vous. Le lézard qui réchauffe son corps sait bien quand il va pleuvoir ou fraîchir et tranquillise les humains apeurés. L’hirondelle n’annonce pas seulement le retour du printemps, car parfois, elle en loupe même la date. Elle gazouille ses sons aigus pour amener la joie dans le cœur des hommes. La cigale le réchauffe en essayant de jouer des ailes pour se rafraîchir. Le serpent apprend à l’homme à se cacher, à se terrer pour mieux se protéger, souvent de lui-même et de ses craintes. La fourmi qui paraît si avare et travailleuse aide l’humain à construire l’édifice de sa vie sans avoir peur du manque. Le papillon réapprend à l’homme la liberté, la buse ou l’épervier : la force, la ténacité ; l’aigle : la puissance et la grandeur d’âme ; le hérisson : la protection et la douceur mêlées font de bonnes amies. La grenouille chante l’humidité et honore l’élément eau. Le chien distille l’amour comme le fait un chat, mais différemment, sans condition car il acceptera même la maltraitance de son maître, non pas comme une fatalité, mais comme quelque chose qui lui paraît normal. Il absorbe la « négativité » de son entourage. Le cheval aime l’espace, la rapidité, il est la finesse, la réception du courage et de l’immensité de la vie. L’éléphant est la terre, la volonté, la ténacité. La girafe, la vision de loin, la vigie de la vie…

Chaque être que vous avez déjà reconnu comme étant porteur d’une certaine symbolique a son rôle à jouer à vos côtés et tous, dans leurs différences, vous permettent d’apprendre leurs particularités, leurs pouvoirs, leurs forces. Ils en détiennent plusieurs, bien évidemment, mais sont plus axés sur certaines capacités qu’ils vont mettre à votre service. Ainsi, ceux qui aiment la compagnie des cigales ne seront jamais ceux qui préfèrent les canaris. Rien n’est le fruit du hasard, vous le savez bien, rien n’est placé là comme ça, vous le comprenez parfaitement, tout a son « utilité », sa juste place. Ainsi, lorsque tu avais cinq perroquets différents chez toi et qu’ils me cassaient souvent ma sieste, ils étaient là pour t’apprendre à t’ouvrir et à parler devant le monde, devant un public ou simplement à t’exprimer au mieux de ton vocable quand le moment était venu de le faire… Et tu croyais que c’était toi qui leur apprenais à parler…

Il n’y a pas de faute à ne pas savoir, il n’y a pas de honte de n’avoir pas su. Il est si important de vivre, seulement.

Et comme un bel auteur de récit joyeux, je voudrais remercier tous ceux qui ont caressé mes poils, ceux qui le faisaient pour attirer mon attention, pour me câliner vraiment ou pour tenter d’apprivoiser le sauvage. Je remercie ceux qui m’ont aidé à me nourrir car je n’étais pas très enclin à la chasse de mes congénères les souris, mais plus joueur avec mes amis les oiseaux. Il en existe certains qui sont passés dans ma vie et d’autres qui m’ont permis de la réaliser et à tous ceux-là j’adresse ma plus belle révérence. Parce qu’ils ne savaient pas ce qu’ils faisaient ni pour quoi ils le faisaient : pour eux, pour moi, pour la Vie…

Et que la Vie continue puisqu’elle n’a jamais cessé d’être, comme vous tous, comme toi, cette Mère qui m’as tant donné, toi cette enfant qui ne savait comment m’aimer, toi ce père adoptif qui m’a accepté, toi cet autre père qui m’a promené… Et tous les autres qui comprenaient, ou avaient reconnu, que j’étais un chat « à part » et qui ont su sentir ce que je portais en moi : la flamme de la Vie. Merci !

Pas d’épitaphe, pas de fleurs, pas de larmes, juste une photo, mais c’est tant me limiter déjà…

Fifi, alias Fievel de Falkland, le chat persan bleu aux yeux de cuivre, vous salue dans notre éternité…

Page d’origine : http://www.lesperlesdelunivers.fr/pages/Mon_Chat_dans_son_eternite-1522820.html

 

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La Chèvre en littérature

Posté par othoharmonie le 10 mai 2014

 

par Fulbert Dumonteil

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 1B

Commençons d’abord par son seigneur et maître, le Bouc : Mauvais caractère, mauvaise odeur et mauvaise réputation ; impudent et impudique, emblême de luxure et de brutalité ; l’air hautain, dédaigneux ; marchant d’un pied d’airain à la tête de son sérail, le front large, les cornes hautes et menaçantes, la barbiche flottante et touffue, les yeux étincelants comme deux boutons d’or ; faisant sonner sa clochette d’un air vainqueur, enveloppant enfin son harem fringant d’un regard oblique et farouche. Vindicatif et sournois, tyrannique et débauché, opiniâtre et vaillant, autoritaire et butor, affamé de ronce et de vengeance, n’oubliant rien et bravant tout, assouvissant, un beau jour, dans le sang de son maître, la haine d’une année. Bête, satyre ou diable, tel est le bouc. Eh bien ! malgré ses débauches et ses méfaits, on ne peut lui contester son superbe courage, sa grandeur sauvage, sa majesté satanique, je ne sais quel prestige de réprobation et de fatalité.

Cynique et fier, il secoue sa grosse tête de satyre, comme s’il voulait jeter au vent toutes les légendes diaboliques dont la superstition enroula ses cornes, et il s’avance à travers les buissons et les ravins, avec une résignation hautaine, comme s’il était chargé encore des iniquités d’Israël.

Capricieuse, vagabonde et lascive est la Chèvre.

Douée d’une agilité surprenante, d’une gaieté pittoresque et d’une grâce étrange ; indépendante et hardie comme une fille des abîmes et des glaciers ; paradant dans les jeux du cirque, cabriolant sur les tréteaux, tirant la bonne aventure sur les places publiques, et dansant comme une almée autour de la Esméralda ; la corne en arrière, le nez busqué, la bouche sensuelle et l’oeil brillant ; la patte leste et les moeurs légères, impatiente de la corde, irrégulière de l’étable, dédaigneuse de caresses ; fantaisiste et bizarre, grimpant le long des corniches et se suspendant aux flancs des rochers ; insouciante et friande, avide de voltige et de bourgeons, fléau des bois, ne vivant que pour l’aubépine et la liberté, le salpêtre et l’amour.

La Chèvre est fille de l’Asie et l’on est à peu près d’accord qu’elle descend du Bouquetin oegagre, qui habite les chaînes du Caucase.

Répandue sur le globe entier, elle rend à l’homme d’importants services, en lui donnant sa peau, son poil, son lait, sa chair, ses fromages exquis, délices du gourmet et régal du montagnard.

Dans le centre de l’Afrique, la Chèvre est la grande ressource des caravanes et la nourriture capitale de l’indigène : C’est un don royal et un gage d’alliance ; c’est le plat traditionnel des festins barbares. Après les victoires on mange la Chèvre d’honneur et quelquefois aussi les … prisonniers.

Chez nous, la Chèvre est la vache de l’indigent, comme l’âne est le cheval du pauvre, c’est l’hôtesse aimée des cabanes et gâtée des enfants. Combien de fois n’a-t-elle pas prêté le secours de ses riches mamelles au sein tari d’une mère, et rempli tous les devoirs d’une bonne nourrice.

Épouse un peu légère, la Chèvre est une mère excellente. Il faut la voir au milieu de ses cabris jouant, exécuter pour leur plaire des cabrioles audacieuses qui ne sont plus de son âge. Il faut l’entendre quand on lui a ravi ses petits, appeler ses chers chevreaux de cette voix navrante, presque humaine, qui a l’air d’un sanglot.

La domestication de la Chèvre remonte aux temps les plus reculés. Sa place est marquée dans la Genèse et ses cornes se profilent sur les monuments de la vieille Égypte. Le plaintif Jérémie se fait suivre d’une Chèvre comme une simple cocotte de Bougival, et la reine de Saba amène à Salomon un troupeau de Chèvres blanches comme le lait. Enfin, si une louve allaita Romulus, Alexandre-le-Grand fut nourri par une Chèvre tout comme M. Thiers.

Parmi les Chèvres exotiques, je vous montrerai d’abord la Chèvre angora, couverte d’une toison magnifique, longue, fine, ondulée ; elle semble vêtue de soie. C’est une bête aristocratique et bien posée, fière de sa valeur industrielle, élégante et grave, drapée, pour ainsi dire, dans sa richesse et sa beauté.

Bien différente est la chèvre d’Égypte, un prodige de laideur. Sa tête étrange semble détachée d’une momie ou sortie d’un bocal à esprit de vin : des oreilles pendantes, comme cassées, des yeux blancs à fleur de tête, le nez bossu, la bouche oblique, les lèvres disjointes, et des dents grimaçantes plus jaunes qu’un chapelet du temps de Mahomet.

Voici les petites Chèvres naines du Sénégal, des miniatures de délicatesse et de grâce, des merveilles d’agilité. On dirait de leurs cornes un fuseau et de leur barbiche un flocon de soie.

C’est la Chèvre de Lilliput. Son lait est un trésor inépuisable, sa vie une cabriole éternelle. Bondissant comme un Chamois ou faisant pivoter sa jolie tête blanche sur ses épaules noires, elle s’en va dans les forêts vierges, brouter les feuilles parfumées des mimosas parmi les singes et les écureuils, stupéfaits de son agilité.

Je vous présente enfin la plus illustre et la plus précieuse de toutes les espèces ; la Chèvre de Cachemire. Elle ne porte point de châle ; mais sous ses longs poils soyeux elle cache un duvet floconneux et doux, d’une finesse incomparable qui sert à tisser ces étoffes magnifiques qui ont fait sa réputation et sa gloire.

N’oublions pas que la Chèvre a trouvé le café.

Un jeune berger appelé Kaldi s’aperçut, un jour, qu’après s’être repues avec délices de certains fruits inconnus, ses Chèvres se livraient aussitôt à des cabrioles extravagantes.

Kaldi s’empressa de goûter aux fruits merveilleux et partagea incontinent la gaieté de son troupeau.

Au même instant un moine vint à passer, qui se trouva bien surpris de tomber en plein bal. Une trentaine de Chèvres exécutaient un cotillon fantastique tandis que le bouc, droit sur ses pattes et les cornes inclinées, décrivait gravement un cavalier seul, en face du berger qui figurait une espèce de chaîne des dames.

Le bon moine s’informe du motif de cette fureur chorégraphique, et Kaldi lui raconte sa découverte.

La piété n’exclut pas les instincts gastronomiques. Ceux du moine étaient grands : il imagina de faire bouillir les fruits du berger et cette décoction ingénieuse donna le café.

Le café et le cachemire, la plus riche des étoffes et la plus exquise des boissons, n’est-ce pas assez pour faire pardonner à la Chèvre ses caprices, sa gourmandise et ses moeurs légères !

Mais voici le bouc de Judée qui vient tout à coup dresser, au milieu des ruines, sa tête souveraine, couronnée de deux épées.

Animal superbe et redoutable, il s’avance avec la double majesté d’un patriarche et d’un sultan ; puis il s’arrête fièrement, campé sur ses pieds d’airain, la tête haute, le front altier, l’aspect abrupt, les cornes immenses, droites et minces : deux lances tournées vers le ciel.

Son jarret est de bronze et son oeil une flamme ; son front est de granit, il frappe, pare, ébranle, riposte, assomme, c’est une massue et un bouclier, une enclume, un maillet.

Quand il passe, taciturne et sombre, à la tête de son troupeau errant, on dirait qu’il mène ses Chèvres étiques en captivité.

1ADépaysé autour même de son berceau, il apparaît comme un maudit, comme un étranger sur ce sol déshérité qu’il foule depuis trois mille ans.

Agenouillé dans la poussière, il semble, avec son grand oeil jaune, suivre à l’horizon l’image flottante de Moïse ou de Mahomet ; puis, il s’en va, suivi de cinq ou six esclaves, brouter les buissons du Sinaï, ou l’herbe desséchée qui penche sur le tombeau des rois. Relevant tout à coup sa tête farouche comme s’il voulait secouer l’antique malédiction et le soleil de feu qui pèsent sur son front, il frappe les cailloux de son pied nerveux, espérant peut-être, dans cette terre de prodiges, faire jaillir une source des rochers. Quand vient le printemps, le Bouc de Judée se forme un harem au milieu des bruyères et des myrtes sauvages et malheur au Moabite ou au Philistin qui oserait l’approcher !

La guerre se mêle toujours à ses amours : ce sont des combats renouvelés des temps héroïques, des luttes épouvantables ; le vieux sol d’Israël résonne sourdement sous les pieds des rivaux et l’on entend, au loin, comme un cliquetis d’épées, un bruit de cornes retentissantes qui épouvantent les vautours du Sinaï.

Voici les adversaires aux prises, tête contre tête, cornes contre cornes, pied contre-pied ; immobiles, attentifs et tout à coup ils se lâchent, s’éloignent à pas lents et graves, se retournent, se regardent, se défient du pied qui frappe, de la corne qui s’incline, du regard qui brille, et s’élancent avec furie.

Ce sont des attaques impétueuses et des bonds effroyables, des coups de tête à ébranler les murs de Béthulie, des coups de cornes à briser les portes de Jéricho.

Tantôt, le vaincu reste, gisant sur le sol ensanglanté et ce n’est plus qu’un cadavre ; tantôt un coup de corne, décidant de la victoire, l’envoie dans un ravin où le chacal du désert, sanglotant dans les ténèbres, viendra, à pas timides, lui dévorer les os.

Complétons cette galerie de famille par une esquisse du Chevrotin de l’Himalaya, vulgairement appelé Porte-musc.

Ce gentil animal est bien le membre le plus étrange et le plus curieux de la grande famille des Chèvres.

C’est un parfumeur doublé d’un acrobate, il saute ou il distille. Sur son blason de bête il porte un alambic et un trapèze.

C’est un montagnard austère et libre qui dédaigne les plaines et les collines. Il lui faut un glacier pour piédestal, les neiges pour tapis, l’infini pour horizon. Il n’est pas grand, ce gracieux Chevrotin, mais c’est à six mille mètres au-dessus du niveau de la mer qu’il campe, sur son trône de glace.

C’est là-haut que le chasseur intrépide s’en va chercher le roi des parfums, le musc de l’Himalaya dont une once ne coûte pas moins de trente francs dans les bazars de Calcutta.

Des oreilles droites et longues, effilées ; la tête petite et fine, un bel oeil noir bravant l’éclat des neiges et le feu des éclairs ; un regard infaillible qui découvre l’insecte dans la mousse et sonde le fond des abîmes ; un corps léger, pointillé de taches blanches reposant sur quatre aiguilles et un pied si délicat, si mignon qu’il pourrait entrer, sans la briser, dans une coquille d’oeuf.

Ce Chevrotin n’a pas de cornes ; mais, en revanche, sa mâchoire est ornée de deux défenses qui se projettent dans le vide. Avec son front nu et sa mâchoire armée, le porte-musc a l’air d’un animal en train de dévorer ses cornes.

C’est près du nombril, dans une petite poche, que le Porte-musc recèle le parfum délicat auquel il a donné son nom.

Le mâle seul possède cette bourse précieuse que le chasseur arrache aussitôt que sa victime est atteinte, avec une avidité infernale, lui prenant du même coup la bourse et la vie !

La vivacité du Chamois égale à peine l’agilité du Chevrotin de l’Himalaya. Il ne connaît point le vertige, mais sa vue le donne. Comme un oiseau, comme un trait, il traverse l’espace, bondit de rocher en rocher, saute par-dessus les ravins et les abîmes, se joue au bord des précipices et se perd dans les cîmes comme l’aigle dans les nues.

Une seule chose peut le suivre dans cette effrayante voltige : l’oeil de l’homme.

Une seule chose peut l’atteindre dans ce galop aérien : une balle.

Quand il ne bondit plus c’est qu’il est tombé. Ne dites pas qu’il a été moins rapide que le plomb du chasseur. Le plomb et lui se sont rencontrés.

Entre la société et lui, ce gracieux Chevrotin, la plus libre d’entre les bêtes libres, a mis une barrière infranchissable : des Chèvres de rochers, des pics inaccessibles, un mur de glace.

Ce n’est certes point un malfaiteur qui fuit, qui se dérobe à de justes châtiments. C’est un petit philosophe qui a ses idées sur la civilisation et qui se retranche derrière ses neiges comme dans le recueillement de ses pensées. C’est un rêveur aimable et doux qui se plaît à contempler de haut, sans ironie et sans dédain, les choses basses de la terre.

Qu’elle est heureuse et libre la petite Chèvre sauvage du Thibet. Que lui manque-t-il ? N’a-t-elle pas l’herbe odorante des montagnes et l’eau bleue des glaciers ? N’a-t-elle pas cette liberté qu’elle aime et qu’elle va chercher jusque dans les nues ? Gymnaste incomparable et passionné, Léotard et Blondin des corniches vertigineuses, des pics et des aiguilles accessibles à son pied seul, elle passe sa vie dans une voltige éternelle, ayant pour spectateurs les aigles et les vautours, pour orchestre le bruit des cascades et des torrents, et pour cirque l’Hymalaya.

Et, du haut de son trône de glace, le petit Chevrotin musqué voit défiler à ses pieds tous ces habitants de la montagne qu’il domine et qu’il prend, sans doute, en pitié.

N’est-il pas invulnérable et comme inaccessible lui-même en son gîte aérien ? Non ! Sans parler de l’homme avec qui il n’y a ni sécurité ni liberté, le Chevrotin de l’Hymalaya, comme le Chamois des Pyrénées et le Bouquetin à peu près disparu des Alpes, a un ennemi implacable qui plane sans cesse sur sa tête comme une autre épée de Damoclès : c’est le grand vautour du Thibet.

Ce despote des airs le guette, le suit, le surprend dans ses contemplations ou dans ses jeux, s’abat comme un bloc, l’étourdit du bruit de ses ailes, l’aveugle de son bec, lui brise le crâne, lui ouvre le flanc, lui déchire le coeur et il ne reste bientôt plus que des os épars dans la neige rougie.

La Sarigue a une poche où elle met ses petits. – C’est un berceau vivant.

L’Araignée-Loup a aussi une poche qu’elle a filée, où elle dépose ses oeufs. – C’est un nid de satin.

Des reptiles terribles ont encore une poche où ils secrètent leur venin. – C’est la mort.

Le Cousin possède également une poche en forme de trompe où il loge ses aiguillons. – C’est une trousse à lancettes.

La Mangouste porte à son cou une pochette remplie d’une liqueur dont elle sait se désaltérer quand l’atmosphère est étouffante. – C’est une gourde.

Le Pélican enfin a reçu de la nature une vaste poche où il met son poisson en réserve. – C’est un garde-manger.

Le Chevrotin de l’Himalaya renferme dans sa poche le trésor de ses parfums. – C’est un flacon de toilette.

Pour lui, c’est sa gloire et son souci, c’est sa richesse, c’est sa mort.

A2Pareil à ces victimes qu’on tue pour leur or ou qu’on persécute à cause de leur génie, le petit Porte-musc périt par son mérite et sa renommée. Ce qui fit sa gloire fait sa perte.

Elle cachait un trésor dans son sein, la douce bête des montagnes, et la main de l’homme est venue l’arracher à ses entrailles fumantes.

Qu’importe ! Est-ce qu’un parfum ne vaut pas une vie ! Est-ce que les belles créoles de Calcutta se soucieraient du martyre d’un Chevrotin dont la cruelle agonie a sué de délicieuses senteurs ! Est-ce qu’elles s’informeront des flots de sang qu’a coûtés une goutte de parfum !

Depuis la Chèvre de Cachemire jusqu’au Bouc de Judée, nous avons vu passer les plus illustres et les plus pittoresques de la grande famille Caprine, les uns drapés de fine laine, les autres vêtus de soie, presque tous encornés superbement ; ceux-ci laitiers incomparables, ceux-là fabricants renommés de fromages ou fournisseurs ordinaires de ces portefeuilles ministériels qui s’usent si vite.

Eh bien ! c’est pour la Chèvre de nos pays que je garde mes sympathies. Pour la Chèvre qui nourrit le montagnard des Alpes ou des Pyrénées, le paysan des monts d’Auvergne ou de mes chères collines du Périgord ; c’est pour la Chèvre bienfaisante et familière des cabanes, qui promène ses puissantes mamelles au milieu des bruyères roses et des genêts d’or, tandis que ses cabris joyeux bondissent au bord des torrents.

J’ai été élevé par une Chèvre et je lui dois, sans doute, cette vivacité capricieuse qui ne m’a guère servi dans ma carrière.

Qu’importe. Je me rappelle que, tout enfant, je mêlais dans mes prières naïves aux noms de mes parents celui de ma nourrice à barbe, restée la compagne de mes jeux.

Sur mes vieux jours, je me souviens encore de Jeannette et je lui consacre ici ces dernières gouttes d’encre, en reconnaissance du lait dont elle me nourrit.

FULBERT DUMONTEIL.

Source : DUMONTEIL, Fulbert (1830-1912) : La Chèvre (1882).

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Caractère du Corbeau-Genévrier

Posté par othoharmonie le 7 août 2013

Caractère du Corbeau-Genévrier dans CORBEAU images-40Passablement épineux comme caractère !

 Les fruits ont sérieusement besoin d’être cuits par le feu ou adoucis par le gel pour être consommables. Dans nos campagnes circule une étrange recette de cuisine : si vous voulez manger un corbeau, il convient de placer l’oiseau dans une marmite pleine d’eau bouillante, après lui avoir enlevé toutes les plumes. Au fond de la marmite on met également une pierre trouvée sur le chemin. La durée de la cuisson du volatile est variable : lorsque la pierre est cuite, le corbeau peut-être servi sur la table d’hôte !

Très indépendant, et de ce fait souvent solitaire, le Corbeau-Genévrier suit toujours son idée et refuse d’obéir à quiconque. Aucun conseil, aucune menace ne semblent capables de lui faire changer d’avis. Souvent silencieux, on pourrait croire qu’il ne s’intéresse pas du tout à son entourage, aux situations qu’il semble survoler. Il n’en est rien : sa vigilance demeure permanente. Craintif souvent sans raison, le Corbeau-Genévrier passe ses journées et ses nuits sur le « qui-vive ».

 La moindre présence dérangeante et le voilà parti dans son monde aérien où il semble puiser ses réserves de quiétude. Un peu supérieur, souvent, il s’attire des remarques désobligeantes, et ses proches ne savent vraiment jamais par quel bout le prendre pour attirer son attention et obtenir son affection. Le plus souvent il se suffit à lui-même jusqu’à ce qu’il rencontre un ou plusieurs de ses congénères. Là il s’épanouit, bien que l’on ne puisse le savoir que de loin, lorsqu’il bat harmonieusement des ailes et pousse son cri dans les airs. En fait, le Corbeau-Genévrier est un mystique qui cherche sa voie dans l’immensité cosmique. Il a des racines capables de le nourrir dans les contrées les plus arides, les déshéritées.

 C’est en même temps un glaneur qui sait récupérer les bonnes graines dans les champs de ses voisins. L’approcher, l’apprivoiser n’est guère facile. Souvent sa suffisance le fait paraître arrogant et égoïste. Il est certes plutôt parcimonieux et la générosité ne l’étouffe pas. « Tous pour moi et moi pour moi »… telle semble être sa devise. Il n’est pourtant pas si noir. Une fois ses épines écartées, en y mettant les formes, il peut faire un compagnon attachant malgré les exigences et les négligences qui le rendent difficile à côtoyer.

Relations du Corbeau-Genévrier

 
Ses grands amis, ne cherchez pas plus loin, sont les autres Corbeau-Genévrier. Avec eux, la complicité règne et les champs de blé ou de maïs ont besoin d’être surveillés : lorsqu’ils se trouvent en bandes, ce sont de drôles d’oiseaux, aux intentions peu recommandables.

Il partage facilement son ciel avec les Héros-solaire-Épicéa. Il vole avec eux et rêve d’accomplir les prouesses que son ambition dévorante exige de lui et qu’il est malheureusement bien incapable de réaliser. Cependant, il peut finir par accepter de tenir le rôle de Sancho Pança, et s’y sentir très à l’aise.

Il est fasciné par les Triangle-Chêne, qu’il admire et dont il fait aisément des dieux. C’est cependant le plus souvent une amitié à sens unique, dont le Corbeau-Genévrier ne peut que souffrir. Pourtant les Triangle-Chêne peuvent l’éclairer et l’aider à se dépasser, à s’ouvrir aux côtés les plus lumineux de son être.

Son ami intime, aussi bizarre que cela puisse paraître, est souvent choisi parmi les Centaure-Cognassier. Le Corbeau-Genévrier se nourrit de la science de l’homme-cheval. Il y trouve une possibilité de reprendre espoir, de croire en l’existence du bonheur. Une relation d’entraide peut se développer et devenir très belle avec le temps.

Les Cygne-Pommier sont source de souffrance pour lui : ils lui rappellent le temps où lui aussi était blanc immaculé. Le Corbeau-Genévrier jure qu’on ne l’y reprendra plus et il jure aussi « comme un charretier », plein d’une jalousie qui lui dévore le gosier.

L’Aigle-Frêne est son ennemi mortel. Aucun compromis n’est possible avec cet oiseau qui se permet de voler plus haut que lui et d’être exclusivement carnassier. Le Corbeau-Genévrier éprouve une insupportable jalousie à son égard. Toutefois, il ne peut se venger qu’en lui lançant des quolibets et de méchantes moqueries et encore, de loin !

Enfin, la palme de la mésentente totale revient à ses relations avec le Chaudron-Sorbier. Jamais il ne peut s’abreuver au divin breuvage du Chaudron et il lui semble sans cesse que ce dernier va l’absorber dans un bouillonnement sinistre. Sa peur ne connaît plus de limites, au point de friser la terreur.

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Le Cheval avec Aigle Bleu

Posté par othoharmonie le 20 octobre 2012

 

Le cheval, dans les communautés amérindiennes, était un symbole de pouvoir.

Photo d'une tête d'un cheval boulonnaisLes jeunes guerriers, les jeunes braves, avaient coutume d’essayer de voler des chevaux aux tribus voisines afin de prouver qu’ils étaient de bons partis pour la femme qu’ils voulaient épouser, démontrant ainsi qu’ils avaient du pouvoir. En particulier chez les grandes tribus de chasseurs des plaines du centre de l’Amérique dont la vie était centré autour du bison, le cheval était un atout extraordinaire pour se déplacer et pour chasser.

 Avant la découverte du cheval domestiqué, les Premières Nations des plaines étaient très proches de la terre; leurs déplacements étaient alourdis par leurs possessions, et donc très lents. Dès lors qu’ils montèrent sur le dos des chevaux, ils furent libres comme le vent. Cette découverte fut aussi importante pour eux que celle du feu. C’est entré dans les coutumes de toute la société actuellement; en effet, on mesure encore la puissance des vehicules-moteurs en chevaux-vapeur. C’est un souvenir de cette époque où le cheval était un partenaire honoré et de grande valeur parmi les hommes.

 Voici une histoire sur l’homme-médecine Dream Walker qui nous parle du pouvoir du cheval.

 « Dream Walker était en chemin sur les plaines pour aller rendre visite à la nation Arapaho. Il portait avec lui sa pipe. Il avait dans sa tresse une plume qui pointait vers la terre, le désignant comme un homme de paix.

 Du haut d’une colline, il vit une horde de mustangs sauvages qui venait à lui. Un étalon noir s’approcha, et il lui demanda ce qu’il cherchait. Le cheval lui dit: « Je suis le vide d’où les réponses arrivent. Grimpe sur mon dos et apprends à entrer dans le vide, dans la noirceur. ». Dream Walker le remercia, lui disant qu’il viendrait lui rendre visite dans le temps du rêve lorsqu’il aurait besoin de cette médecine.

 Puis s’approcha l’étalon doré venant de l’Est où réside l’illumination. « Tu pourras venir me voir pour trouver les enseignements qui permettront d’illuminer la sagesse et la connaissance des autres », lui dit-il. Dream Walker remercia et répondit qu’il utiliserait ces dons durant son voyage.

 S’en vint l’étalon ocre venant du sud. Se cabrant joyeusement et fougueusement, il lui parla des joies d’équilibrer le travail et la médecine pesante avec le jeu. « Tu pourras retenir davantage l’attention des autres si tu utilises l’humour », lui expliqua-t-il. Dream Walker le remercia, disant qu’il emploierait cette médecine au cours de son voyage.

 Dream Walker se rapprochait de sa destination, qui était la nation Arapaho.

Alors, vint à lui l’étalon blanc du nord. Dream Walker monta sur son dos. Il était le porte-parole des autres chevaux et représentait la sagesse. Il était l’incarnation d’un bouclier de médecine équilibrée: « Aucun abus de pouvoir ne mène à la sagesse. Tu as fait ce voyage pour guérir un frère dans le besoin, pour partager la pipe sacrée et communier avec la terre mère. Tu as maintenant la connaissance du Grand Esprit. Je te porte sur mon dos. La sagesse n’est pas accordée aisément, mais elle l’est à ceux qui sont prêts à la porter de manière utile. »

Dream Walker fut guéri par les chevaux sauvages, et il savait que son but en rendant visite aux Arapaho était de partager cette sagesse avec eux. »

 Il faut équilibrer votre médecine, vous souvenir de tous les aspects de votre sentier sur la terre, chaque aspect de votre personnalité. C’est un des messages de cette petite histoire. Chaque direction, chaque point cardinal, les grands-pères des quatre vents, représentent des aspects de notre sagesse inné, de notre potentiel et les dimensions de notre manifestation: le physique, l’émotionnel, le mental et le spirituel. Ces aspects de notre être doivent être en équilibre pour que notre pouvoir puisse être juste et vrai, puissant et bénéfique. Ainsi par exemple, trop de spirituel et pas suffisamment de physique conduit aux illusions et à l’orgueil.

Photo d'un cheval boulonnais en pâtureLa compassion, l’ouverture aux enseignements, une attitude aimante, avoir une vie équilibré, rester centré et le partage de nos dons et de nos capacités sont les portes du véritable pouvoir.

Cette histoire nous illustre bien l’importance du pouvoir dans notre vie personnelle. Le pouvoir ne sait pas grandir en nous de manière équilibrée si ne viennent pas conjointement l’humilité et le sens des responsabilités. Avec chaque pouvoir vient une responsabilité. C’est pourquoi la recherche de pouvoir spirituelle dans les Premières Nations est toujours tempérée d’une réflexion profonde et d’une mise à l’épreuve par les aînés avant d’être autorisé et célébré.

Il est bon et il est bien d’acquérir du pouvoir, mais il est nécessaire de comprendre qu’il doit être utilisé avec sagesse, discernement et compassion, pour le bien de tous et toutes, sans quoi les pièges du pouvoir nous conduiront dans une spirale descendante qui mène à la ruine et à la solitude.

 

Aigle Bleu du site : http://www.aiglebleu.net/16-index.html

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Mi-cheval, mi-aigle

Posté par othoharmonie le 26 septembre 2012

Mi-cheval, mi-aigle dans CHEVAL 260px-Vider_Beatrice_voltaUn hippogriffe est une créature imaginaire hybride, d’apparence mi-cheval et mi-aigle, qui ressemble à un cheval ailé avec la tête et les membres antérieurs d’un aigle. Sa figure est peut-être issue du bestiaire fabuleux des Perses et de leur Simorgh, au travers du griffon.

Son origine est évoquée par le poète latin Virgile dans ses Églogues. S’il est quelquefois représenté à l’époque antique et sous les Mérovingiens, il est clairement nommé et défini pour la première fois dans l’œuvre de l’Arioste, le Roland furieux (Orlando furioso), au début du XVIe siècle. Dans ce roman de chevalerie, inscrit dans la continuité du cycle carolingien, l’hippogriffe est une monture naturellement née de l’accouplement d’une jument et d’un griffon, extrêmement rapide et capable de voler autour du monde, chevauchée par les magiciens et de nobles héros, tel le paladin Roger qui délivre la belle Angélique sur son dos. Symbole des pulsions incontrôlées, l’hippogriffe emporte Alstophe jusque sur la lune. Le succès de ce roman fait que la figure et le nom de l’hippogriffe sont repris dans d’autres histoires du même type.

Parfois représenté sur des blasons en héraldique, l’hippogriffe devient un sujet artistique, largement illustré par Gustave Doré au XIXe siècle. Il est, comme de nombreuses créatures légendaires, de retour dans les œuvres modernes et notamment le jeu de rôle, les jeux vidéo, ainsi que des romans de fantasy. La saga Harry Potter l’a fortement popularisé à travers le personnage de Buck.

372px-Orlando_Furioso_1 dans CHEVALLa possible origine antique de l’hippogriffe ne fait pas l’unanimité parmi les spécialistes récents. En effet, cette créature n’est pas nommée, aucun mythe ni aucune légende ne lui sont rattachés (contrairement au griffon et au simurgh) avant la parution du Roland furieux. La position dominante chez les spécialistes (entre autres, celle de l’historien des croyances équestres Marc-André Wagner) est de voir dans l’hippogriffe une création de l’Arioste dans la continuité du cycle carolingien, au début du XVIe siècle et à la fin du Moyen Âge. Jorge Luis Borges cite par exemple sans ambiguïté l’Arioste comme l’inventeur de l’hippogriffe, tout comme les auteurs du Webster’s 1828 American Dictionary.

Des représentations artistiques proches de l’hippogriffe sont toutefois attestées dès l’antiquité.

On trouve dans la littérature latine une évocation de l’origine de l’hippogriffe, plus tard réutilisée par l’Arioste, sous la plume de Virgile dans ses Églogues :

« … les griffons s’accoupleront avec des juments, les cerfs timides et les chiens viendront boire ensemble… »

— Virgile, Églogues

Virgile considérait que l’union des griffons et des juments était un mauvais présage, et d’après Jorge Luis Borges, il signifie par là « l’impossibilité ou l’incongruité ».

Maurus Servius Honoratus, grammairien du IVe siècle dont le commentaire sur Virgile In tria Virgilii Opera Expositio est resté célèbre, ajoute que les griffons sont mi-aigles et mi-lion, habitent dans les Monts hyperboréens et sont les redoutables ennemis des chevaux (hoc genus ferarum in hyperboreis nascitur montibus [...] equis vehementer infesti), sans doute pour donner davantage de force à son texte. Jorge Luis Borges ajoute que la locution Jungentur jam grypes equis, soit « croiser des griffons avec des chevaux », est devenue proverbiale au fil du temps grâce à ce commentaire.

Parmi les thèmes de combats entre animaux figurant sur les parures en or des Scythes, on trouve des griffons attaquant des chevaux, ce qui laisse à supposer que l’appétit du griffon pour le cheval était déjà connu. L’hippogriffe lui-même est décrit (mais non nommé) par Pline l’Ancien, dans son Histoire naturelle.

Il n’existe pas d’étude permettant de savoir si l’hippogriffe fait (ou a fait) l’objet de croyances, à l’instar du dragon, des fées ou de la licorne. Selon une tradition rapportée par l’historien catalan Vidal, cet animal était censé vivre, au Moyen Âge, près de Ceret dans le Roussillon. On trouverait les traces de ses serres sur un rocher près du mas Carol. La possibilité d’une croyance en l’existence réelle de l’hippogriffe tel qu’Arioste le décrit est fermement attaquée dans un essai scientifique sur la religion en 1862, disant qu’un tel animal ne peut ni être une création divine, ni avoir d’existence réelle. L’hippogriffe y est vu comme l’amalgame de divers animaux et l’auteur ajoute que pour soutenir son poids, les ailes seraient elles-mêmes si lourdes qu’elles seraient impossibles à mettre en mouvement, ce qui prouve sans ambiguïté son inexistence.

Un très grand nombre d’auteurs lient l’hippogriffe à Pégase, monture des poètes mais aussi symbole de mort, dans lequel ils voient l’ancêtre de la monture de l’Arioste. Ce lien donne une dimension plus poétique à l’hippogriffe, et le lie au pouvoir de l’imagination humaine. Toutefois, d’autres auteurs font savoir que l’hippogriffe est clairement vu comme une monture de guerriers, contrairement à Pégase,.

L’auteur ésotériste D. J. Conway voit dans l’hippogriffe une créature du plan astral qui a pour fonction de mener ses cavaliers sur la voie spirituelle et de leur faire vivre de fortes expériences mystiques, notamment pour voyager entre les mondes durant les méditations. L’hippogriffe exprimerait également un certain refus de l’autorité.

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Renards de fiction

Posté par othoharmonie le 24 janvier 2012

Liste des renards de fiction

 

 

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Monstres marins au coeur de l’histoire

Posté par othoharmonie le 19 janvier 2012

Dans l’antiquité, tout ce que l’homme ne peut pas atteindre (le ciel, le fond des mers) est le domaine des dieux et des héros. Ainsi, l’un des douze travaux d’Hercule fut de tuer l’Hydre de Lerne, serpent d’au à corps de chien possédant plusieurs têtes.

Monstres marins au coeur de l'histoire dans BALEINE 220px-Mosaico_Trabajos_H%C3%A9rcules_%28M.A.N._Madrid%29_13Poséidon, le dieu grec des mers et des océans (Neptune chez les romains) apparaît dans de nombreux récits dont « L’Odyssée » d’Homère où il poursuit Ulysse de sa vengeance, car le héros a tué son fils, le cyclope Polyphème.

A la renaissance, l’homme sait peu de choses du monde marin. Sur les cartes marines ou portulans, les cartographes font apparaître des monstres marins pour orner les espaces vides, mais aussi parce que l’on croyait encore en leur existence et qu’ls apparaissaient comme des démonstrations divines.

Dans la « Cosmographie » de Münster, publiée en 1552, les contours du monde sont plus précis ; les océans sont mieux dessinés et le continent américain, récemment découvert, est inséré. Et l’on note, aussi étonnant que cela puisse paraître, la présence de monstres marins. Ces ouvrages remportaient beaucoup de succès. Cela peut expliquer en partie la persistance de ces images dans les traités géographies ou scientifiques.

En 1561, Olaus Magnus évoque les horribles monstres marins qui se trouvent sur la côte norvégienne : « Il se trouve dans la mer de Norvège, des poissons forts étranges et monstrueux, dont on ne connaît pas le nom, ils provoquent une grande frayeur quand on les regarde et semblent fort cruels ».

Dans de nombreux ouvrages (Ambroise Paré, Ulysse Aldrovandi, Conrad Gesner…) sont évoqués les montres marins avec des noms toujours évocateurs :

-          La vache marine

-          Le monstre marin rhinocéros

-          Le poisson dit ailé

-          Le limaçon de la mer Sarmatique

-          Le lion marin couvert d’écailles

-          Le moine marin

-          La hyène cétacée qui possède trois yeux sur le corps

-          Le cheval de mer

-          Le veau marin

-          La truie marine

-          L’aigle de mer

-          Le diable de mer décrit comme ayant « la tête fort curieuse, avec deux cornes et longues oreilles, et tout le reste du corps d’un poisson hors les bras qui approchaient du naturel ».

Cette liste n’étant pas exhaustive !

300px-Petun_thevet dans BALEINECes monstres de la Renaissance recoupent en fait des catégories animales réelles, pas encore bien identifiées. Ainsi, Ambroise Paré écrit à propos de la baleine qu’elle est « le plus grand monstre poisson qui se trouve en la mer ».

Le requin quant à lui est évoqué sous le nom général de « lamie ». Ambroise Paré dépeint la voracité de ce poisson qui s’attaque à ses congénères, mais également aux hommes : ainsi, il écrit qu’un « homme entier tout armé » a été retrouvé dans l’estomac d’un « lamie ».

Les encyclopédies zoologiques, ouvrages par nature rigoureux et descriptifs, contiennent également des illustrations de monstres marins. En 1555, Pierre Belon ‘naturaliste et médecin) consacre dans son livre une rubrique aux montres marins avec, entre autre, une illustration d’un « monstre marin ayant façon d’un moyne » ; Il est pourtant considéré comme le premier écrivain scientifique en langue française. Traversant les siècles, les montres marins réapparaissent au 17ème et 18ème siècle, se déclinant en figures de proue ou en éléments de décoration. Au 19ème, des écrivains comme Victor Hugo ou Jules Vernes les font revivre : pieuvre géante dans « les travailleurs de la mer » (1866) ou poulpe gigantesque dans « Vingt Mille lieues sous les mers » (1870). Au 20ème siècle, le cinéma (science-fiction, horreur, aventure…) s’empare des montres marins : « Vingt Mille Lieues sous les mers » de Richard Fleisher (1954) ; « Moby Dick » de John Juston (1956) ; « Le sous-marin de l’apocalypse » d’Irwin Allen (1961) ; « Abyss » de James Cameron (1989)…

 

 

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Symbole de l’Ours

Posté par othoharmonie le 3 décembre 2011

 

Symbole  : de la double fonction  royale et guerrière, que représente le roi Arthur, l’ours est l’emblème du pouvoir temporel et est le premier compagnon de la Déesse Mère  des civilisations sud européennes. 

 

Dans l’archéologie : l’ours était un commensal probable de l’homme depuis au moins Tautavel (450.000 ans) mais le culte Symbole de l'Ours dans OURS 220px-Ursus_spelaeusde l’ours proprement dit n’est attesté que depuis le paléolithique moyen (25.000 ans à Pont d’Arc) : «Vraisemblablement, cet animal à la force tranquille a fait l’objet du tout premier culte religieux (…) Dans la grotte de Montespan (Pyrénées) c’est celui d’un ourson au pied d’une représentation picturale du même animal qui tient lieu d’objet cultuel. Certains scientifiques pensent que ces hommes voyaient là un ancêtre fondateur. 

 

Dans la vallée de la Vézère, à Montignac près de Lascaux, sur le site du Rigourdou, il est possible de visiter un gouffre où Roger Constant, l’inventeur et guide local vous parlera non sans malice du “trou du culte de l’ours. » 

« Le culte perdura chez nos ancêtres indo-européens du néolithique et l’on peut en voir un témoignage dans une ancienne tradition des Aïnous, cette ethnie de race blanche d’origine caucasienne absorbée par le Japon et qui à fourni les premiers 220px-Dessin_ursus_maritimus_ours_polaire_grand dans OURSSamouraïs. Un ourson, né en février et capturé au mois de mai était ramené par chaque groupe au village. Il y était élevé comme un membre de la famille, allaité par les femmes. Devenu adulte, il était mis en cage puis sacrifié l’hiver venu en même temps que ceux des autres groupes [au Solstice d’Hiver] On mettait ensuite son crâne sur la palissade sacrée. 

 

« Les Vikings continuèrent à lui vouer une grande dévotion. Tout naturellement l’élite guerrière chargée de la protection du chef se fit appeler Berserkir, littéralement “chemise ou tunique d’ours”. Ces guerrier fauves, sous l’effet de la magie, entraient dans une fureur sacrée à laquelle aucun ennemi ne pouvait résister. » Guillaume Saint Gal, La Maôve N° 22, revue des Oiseaux Migrateurs de Normandie. 

 

« L’Ours jouait un rôle essentiel dans les cérémonies paléolithiques… En Europe le souffle mystérieux de l’ours émane des cavernes6. Il est donc une expression de l’obscurité, des ténèbres… L’obscurité, l’invisible étant liés à l’interdit, cela renforce sa fonction d’initiateur*… Dans la mythologie* grecque il accompagne Artemis/ Diane… 

 

220px-Ursus_arctos_Dessin_ours_brun_grandIl est souvent la forme que revêt la déesse dans ses apparitions… Comme toute hiérophanie lunaire7, l’ours est en rapport avec l’instinct et, étant donné sa force, K-G. Jung le considère comme le symbole de l’aspect dangereux de l’inconscient. Comme tous les grands fauves, l’ours fait partie des symboles de l’inconscient chthonien : lunaire et donc nocturne, il relève des paysages internes de la Terre Mère. » Chevalier et Gherbrandt, (Dictionnaire des Symboles, Laffont, 1969). 

 

Une remarque, au passage, sur l’évolution probable de nos sociétés : tout d’abord, dans les sociétés cavernicoles depuis Tautavel jusqu’au Val d’Arc, l’Ourse est la mère primordiale (par exemple pour la Teuta/ tribu gauloise des Matu-génos, qui sont les “fils de l’Ours”) ; ensuite, dans les sociétés de chasseurs, le Cerf-Cernunnos devient le “Père de la Teuta” ; puis c’est le Taureau-Blanc des sociétés purement agricoles, toujours de 3ème Fonction dumézilienne ; enfin, c’est le Cheval ou Jument Blanche des sociétés guerrières de 2ème Fonction, des “envahisseurs” nordiques qui ont fuit le raz de marée du XIIIème siècle avant notre Ère ; et enfin ce sera le Corbeau ou l’Aigle qui symboliseront l’intelligence, la vue claire, la décision “foudroyante”, l’attribut du Chef, caractéristique de la 1ère Fonction. 

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