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Le jour des Fourmis

Posté par othoharmonie le 5 janvier 2013

 

Le jour des Fourmis dans FOURMI 200530_2734380-194x300Le jour des fourmis est un roman de Bernard Werber qui fait suite au roman Les Fourmis. Publié en 1992, il reprend la construction en deux fils narratifs qui avait fait le succès du premier volume. Les extraits de L’Encyclopédie du savoir relatif et absolu proviennent désormais du deuxième volume du testament d’Edmond Wells.

Chez les fourmis

La princesse 56e, sous le nom de Chli-pou-ni, est désormais reine de Bel-o-kan. Elle décide d’entamer un « mouvement évolutionnaire » au sein de sa fourmilière. Pour cela, elle crée notamment une bibliothèque chimique, dans laquelle sont placées des œufs contenant des phéromones mémoires regroupant les connaissances des belokanniennes. Grâce à l’expédition menée dans le précédent volume par 103 683e, la reine sait désormais qu’il existe « au bord oriental du monde » des « Doigts » (appelés « Mains » dans Les Fourmis) et qu’ils sont responsables des disparitions des expéditions de chasse et d’une cité termite ainsi que de l’incendie de la cité plusieurs mois auparavant. Pour lutter contre les Doigts, la reine décide de lancer une grande croisade contre eux.

 

De son côté, 103 683e, tombe par hasard sur la tête d’une fourmi décapitée qui lui apprend, en dépit de son état, l’existence de rebelles fourmis s’opposant à la croisade de la reine. Celles-ci sont en réalité des fourmis pro-doigts, dont certaines sont déistes, c’est-à-dire qu’elles considèrent les Doigts comme leurs dieux. La notion de religion étant jusqu’alors étrangère aux fourmis, 103 683e reste sceptique sur le supposé statut des Doigts. Les fourmis ont été converties par l’intermédiaire du docteur Livingstone, l’appareil qui permet aux habitants de la cave d’Edmond Wells de communiquer avec les fourmis. En effet, Nicolas, la personne la plus jeune enfermée sous la fourmilière, leur fait croire que les Doigts sont les dieux des fourmis.

Parallèlement, Chli-pou-ni demande à 103 683e de bien vouloir diriger sa croisade contre les Doigts, qu’elle estime à quatre troupeaux, soit vingt Doigts. La reine prévoit quatre-vingt mille soldates pour sa mission, mais, suite à une subite inondation de la fourmilière, elles ne sont plus que trois mille, aidées par d’autres insectes comme le scarabée rhinocéros. 103 683e accepte sa mission et se fait accompagner par 23e et 24e, des fourmis déistes. 24e porte un cocon à papillon, élément clé de la mystérieuse « mission Mercure » confiée à sa charge par le docteur Livingstone.

Sur leur route, les fourmis s’aperçoivent que la cité fourmilière de Giou-li-aikan a disparu par la faute des Doigts. Elles se font attaquer par un pic noir, que 103 683e parvient à vaincre. Grâce à cet exploit, les autres fourmis décident de surnommer 103 683e 103e. Elles croisent par hasard des Doigts qui pique-niquent, le préfet Dupeyron et sa famille. C’est une hécatombe côté fourmis, leur acide formique est inefficace contre les humains et les pinces de leurs mandibules les laissent insensibles. 103e tente le tout pour le tout et injecte au fils Dupeyron du venin d’abeille. Celui-ci est allergique et s’effondre et les humains s’en vont rapidement. Les fourmis voient alors en le venin d’abeille un moyen pour vaincre les Doigts. Elles décident de s’en procurer en grosse quantité et partent en direction d’Askoleïn, la Ruche d’or. La déiste 23e s’éclipse de l’expédition et part dissuader la reine des abeilles d’approvisionner les fourmis en venin. Avant que celle-ci n’ait pu statuer sur sa décision, la croisade arrive à proximité de la ruche. Fourmis et abeilles se lancent alors dans une grande bataille d’où les myrmécéennes ressortent triomphantes. Elles repartent avec leur réserve de venin et accompagnées de quelques abeilles.

 

En chemin vers le monde des Doigts, les fourmis forment une alliance avec les termites qui les rejoignent dans leur croisade. Elles passent également par une île où se situe un unique Acacia cornigera. Les insectes décident d’y faire une halte pour prendre des forces avant l’assaut final. Au moment de partir, 24e choisit de rester sur l’île et fonde la Communauté libre du cornigera. Elle est rejoint par d’autres insectes las de la croisade. Avant de repartir en guerre, 103e prend le cocon indispensable à la mission Mercure. La croisade arrive finalement chez les Doigts et décide d’attaquer une poste. De nombreux insectes rampants se font tuer, écraser par les pieds des humains. Les volants percutent les vitres et meurent sur le coup. Les derniers se noient dans l’eau savonneuse du camion municipal chargé de nettoyer le trottoir.

content dans FOURMI103e, 23e et la fourmi 9e sont les seules rescapées de cette hécatombe. 9e, curieuse de savoir ce que contient le cocon que transporte 103e, la provoque en duel. Elle se fait décapiter par 103e qui décide de se séparer de 23e. Celle-ci souhaite découvrir le monde des Doigts, tandis que 103e souhaite investir un nid de Doigts, c’est-à-dire un appartement. Au fil de ses pérégrinations, elle rencontre des blattes, qui lui révèlent que les Doigts sont en réalité leurs esclaves. En effet, elles sont nourries chaque jour par les déchets des humains, qu’elles considèrent comme des offrandes. Elles lui font également passer « l’épreuve sublime », c’est-à-dire que 103e doit se battre contre une autre fourmi, qui s’avère n’être en réalité que le reflet de sa propre personne. 103e refuse de se battre contre une fourmi rousse semblable à elle et les blattes lui révèlent la supercherie. 103e s’est acceptée elle-même, elle a remporté l’épreuve, les blattes lui désignent l’emplacement d’un nid de Doigts. La plupart ne cherchent qu’à la tuer.

 

Elle part à la recherche de « Doigts gentils ». C’est ainsi qu’elle tombe par hasard chez Laetitia Wells.

 

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Abeille dans le Monde

Posté par othoharmonie le 4 janvier 2012

Abeille dans le Monde dans ABEILLESInnombrable, organisée, laborieuse, disciplinée, infatigable, l’abeille ne serait qu’une autre fourmi, comme elle symbole des masses soumises à l’inexorabilité du destin -homme ou dieu- qui l’enchaîne, si, de surcroît, elle n’avait des ailes, un chant, et ne sublimait en miel immortel le fragile parfum des fleurs.Ce qui suffit à côté du temporel, à conférer une haute portée spirituelle à son symbolisme. Ouvrières de la ruche, cette maison bourdonnante les compare plus naturellement à un joyeux atelier qu’à une sombre usine, les abeilles assurent la pérennité de l’espèce, mais aussi, prises individuellement en tant qu’animatrices de l’univers entre terre et ciel, elles en viennent à symboliser le principe vital, à matérialiser l’âme. C’est ce double aspect -collectif et individuel, temporel et spirituel- qui fait la richesse de leur complexe symbolique, partout où il est attesté. Commentant Proverbes, 6, 8 : Va voir l’abeille et apprends comme elle est laborieuse, saint Clément d’Alexandrie ajoute: Car l’abeille butine sur les fleurs de tout un pré pour n’en former qu’un seul miel (Stromates, 1). Imitez la prudence des abeilles, recommande Théopepte de Philadelphie, et il les cite comme un exemple, dans la vie spirituelle des communautés monastiques.

Pour les Nosaïris, hérésiarques musulmans de Syrie, Ali, lion d’Allah est le prince des abeilles, qui selon certaines versions, seraient les anges, et selon d’autres, les croyants: les vrais croyants ressemblent à des abeilles qui se choisissent les meilleures fleurs (HUAN, 62).

Dans le langage métaphorique des derviches Bektachi, l’abeille représente le derviche, et le miel est la divine réalité (le Hak) qu’il recherche (BIRD, 255). De même dans certains textes de l’Inde, l’abeille représente l’esprit s’enivrant du pollen de la connaissance.

Personnage de fable pour les Soudanais et les habitants de la boucle du Niger, elle est déjà symbole royal en Chaldée, bien que ne la glorifie le Premier Empire français. Ce symbolisme royal ou impérial est solaire, l’ancienne Égypte l’atteste, d’une part en l’associant à la foudre, d’autre part en disant que l’abeille serait née des larmes de , le dieu solaire, tombées sur la terre.

188px-NSRW_Smoker dans ABEILLESSymbole de l’âme, elle est parfois identifiée à Déméter dans la religion grecque, où elle peut figurer l’âme descendue aux Enfers; ou bien, au contraire, elle matérialise l’âme sortant du corps. On la retrouve au Cachemire et au Bengale, et dans de nombreuses traditions indiennes d’Amérique du Sud, ainsi qu’en Asie centrale et en Sibérie. Platon, enfin, affirme que les âmes des hommes sobres se réincarnent sous forme d’abeille.

Figuration de l’âme et du verbe -en hébreu le nom de l’abeille, Dbure, vient de la racine Dbr parole- il est normal que l’abeille remplisse aussi un rôle initiatique et liturgique. A Eleusis et à Ephèse, les prêtresses portent le nom d’abeilles. Virgile a célébré leurs vertus.

On les trouve figurées sur les tombeaux, en tant que signes de survie post-mortuaire. Car l’abeille devient symbole de résurrection. La saison d’hiver -trois mois- durant laquelle elle semble disparaître, car elle ne sort pas de sa ruche, est rapprochée du temps -trois jours- durant lequel le corps du Christ est invisible, après sa mort, avant d’apparaître à nouveau ressuscité.

L’abeille symbolise encore l’éloquence, la poésie et l’intelligence. La légende concernant Pindare et Platon (des abeilles se seraient posées sur leurs lèvres au berceau) est reprise pour Ambroise de Milan; les abeilles frôlent ses lèvres et pénètrent dans sa bouche. Le propos de Virgile selon lequel les abeilles renferment une parcelle de la divine Intelligence reste vivant chez les chrétiens du Moyen Age. On retrouve ici la valeur symbolique du bourdonnement, véritable chant, de l’abeille.

Un sacramentaire gélasien fait allusion aux qualités extraordinaires des abeilles qui butinent les fleurs en les frôlant sans les flétrir. Elles n’enfantent pas: grâce au travail de leurs lèvres elles deviennent mères; ainsi le Christ procède-t-il de la bouche du Père.

180px-Runny_hunnyPar son miel et par son dard, l’abeille est considérée comme l’emblème du Christ: d’un côté, sa douceur et sa miséricorde; et de l’autre, l’exercice de sa justice en tant que Christ-juge. Les auteurs du Moyen Age évoquent souvent cette figure; pour Bernard de Clairvaux elle symbolise l’Esprit Saint. Les Celtes se réconfortaient avec du vin miellé et de l’hydromel. L’abeille dont le miel servait à faire de l’hydromel ou liqueur d’immortalité, était l’objet, en Irlande, d’une étroite surveillance légale. Un texte juridique moyen-gallois dit que la noblesse des abeilles vient du paradis et c’est à cause du péché de l’homme qu’elles vinrent de là; Dieu répandit sa grâce sur elles et c’est à cause de cela qu’on ne peut chanter la messe sans la cire. Même si ce texte est tardif et d’inspiration chrétienne, il confirme une tradition très ancienne dont le vocabulaire offre encore les traces (le gallois cwyraidd de cwry cire signifie parfait, accompli et l’irlandais moderne céir-bheach, littéralement cire d’abeille, désigne aussi la perfection). Le symbolise de l’abeille évoque donc chez les Celtes comme ailleurs, les notions de sagesse et d’immortalité de l’âme (CHAB, 857sqq; REVC, 47, 164-165).

L’ensemble des traits empreintés à toutes les traditions culturelles dénote que, partout, l’abeille apparaît essentiellement comme douée d’une nature ignée, c’est un être de feu. Elle représente les prêtresses du Temple, les Pythonisses, les âmes pures des initiés, l’Esprit, la Parole; elle purifie par le feu et elle nourrit par le miel; elle brûle par son dard et illumine par son éclat. Sur le plan social, elle symbolise le maître de l’ordre et la prospérité, roi ou empereur, non moins que l’ardeur belliqueuse et le courage. Elle s’apparente aux héros civilisateurs, qui établissent l’harmonie par la sagesse et par le glaive.

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Abeille et symbole

Posté par othoharmonie le 2 janvier 2012

 

Abeille: Innombrable, organisée, laborieuse, disciplinée, infatigable, l’abeille ne serait qu’une autre fourmi, comme elle symbole des masses soumises à l’inexorabilité du destin -homme ou dieu- qui l’enchaîne, si, de surcroît, elle n’avait des ailes, un chant, et ne sublimait en miel immortel le fragile parfum des fleurs. Ce qui suffit à côté du temporel, à conférer une haute portée spirituelle à son symbolisme.

 Abeille et symbole dans ABEILLES 220px-ARS_Megachile_rotundataOuvrières de la ruche, cette maison bourdonnante les compare plus naturellement à un joyeux atelier qu’à une sombre usine, les abeilles assurent la pérennité de l’espèce, mais aussi, prises individuellement en tant qu’animatrices de l’univers entre terre et ciel, elles en viennent à symboliser le principe vital, à matérialiser l’âme. C’est ce double aspect -collectif et individuel, temporel et spirituel- qui fait la richesse de leur complexe symbolique, partout où il est attesté.

 Commentant Proverbes : Va voir l’abeille et apprends comme elle est laborieuse, saint Clément d’Alexandrie ajoute: Car l’abeille butine sur les fleurs de tout un pré pour n’en former qu’un seul miel (Stromates, 1). Imitez la prudence des abeilles, recommande Théopepte de Philadelphie, et il les cite comme un exemple, dans la vie spirituelle des communautés monastiques.

Pour les Nosaïris, hérésiarques musulmans de Syrie, Ali, lion d’Allah est le prince des abeilles, qui selon certaines versions, seraient les anges, et selon d’autres, les croyants: les vrais croyants ressemblent à des abeilles qui se choisissent les meilleures fleurs (HUAN, 62).

Dans le langage métaphorique des derviches Bektachi, l’abeille représente le derviche, et le miel est la divine réalité (le Hak) qu’il recherche (BIRD, 255). De même dans certains textes de l’Inde, l’abeille représente l’esprit s’enivrant du pollen de la connaissance.

Nomada succincta

Personnage de fable pour les Soudanais et les habitants de la boucle du Niger, elle est déjà symbole royal en Chaldée, bien que ne la glorifie le Premier Empire français. Ce symbolisme royal ou impérial est solaire, l’ancienne Égypte l’atteste, d’une part en l’associant à la foudre, d’autre part en disant que l’abeille serait née des larmes de , le dieu solaire, tombées sur la terre.

 Symbole de l’âme, elle est parfois identifiée à Déméter dans la religion grecque, où elle peut figurer l’âme descendue aux Enfers; ou bien, au contraire, elle matérialise l’âme sortant du corps. On la retrouve au Cachemire et au Bengale, et dans de nombreuses traditions indiennes d’Amérique du Sud, ainsi qu’en Asie centrale et en Sibérie. Platon, enfin, affirme que les âmes des hommes sobres se réincarnent sous forme d’abeille.

 Figuration de l’âme et du verbe -en hébreu le nom de l’abeille, Dbure, vient de la racine Dbr parole- il est normal que l’abeille remplisse aussi un rôle initiatique et liturgique. A Eleusis et à Ephèse, les prêtresses portent le nom d’abeilles. Virgile a célébré leurs vertus.

 On les trouve figurées sur les tombeaux, en tant que signes de survie post-mortuaire. Car l’abeille devient symbole de résurrection. La saison d’hiver -trois mois- durant laquelle elle semble disparaître, car elle ne sort pas de sa ruche, est rapprochée du temps -trois jours- durant lequel le corps du Christ est invisible, après sa mort, avant d’apparaître à nouveau ressuscité.

 Trigona spinipesL’abeille symbolise encore l’éloquence, la poésie et l’intelligence. La légende concernant Pindare et Platon (des abeilles se seraient posées sur leurs lèvres au berceau) est reprise pour Ambroise de Milan ; les abeilles frôlent ses lèvres et pénètrent dans sa bouche. Le propos de Virgile selon lequel les abeilles renferment une parcelle de la divine Intelligence reste vivant chez les chrétiens du Moyen Age. On retrouve ici la valeur symbolique du bourdonnement, véritable chant, de l’abeille.

 Un sacramentaire gélasien fait allusion aux qualités extraordinaires des abeilles qui butinent les fleurs en les frôlant sans les flétrir. Elles n’enfantent pas: grâce au travail de leurs lèvres elles deviennent mères; ainsi le Christ procède-t-il de la bouche du Père.

Par son miel et par son dard, l’abeille est considérée comme l’emblème du Christ: d’un côté, sa douceur et sa miséricorde; et de l’autre, l’exercice de sa justice en tant que Christ-juge. Les auteurs du Moyen Age évoquent souvent cette figure; pour Bernard de Clairvaux elle symbolise l’Esprit Saint. Les Celtes se réconfortaient avec du vin miellé et de l’hydromel. L’abeille dont le miel servait à faire de l’hydromel ou liqueur d’immortalité, était l’objet, en Irlande, d’une étroite surveillance légale.

Un texte juridique moyen-gallois dit que : la noblesse des abeilles vient du paradis et c’est à cause du péché de l’homme qu’elles vinrent de là; Dieu répandit sa grâce sur elles et c’est à cause de cela qu’on ne peut chanter la messe sans la cire.

 Apis mellifera scutellataMême si ce texte est tardif et d’inspiration chrétienne, il confirme une tradition très ancienne dont le vocabulaire offre encore les traces (le gallois cwyraidd de cwry cire signifie parfait, accompli et l’irlandais moderne céir-bheach, littéralement cire d’abeille, désigne aussi la perfection). Le symbolisme de l’abeille évoque donc chez les Celtes comme ailleurs, les notions de sagesse et d’immortalité de l’âme (CHAB, 857sqq; REVC, 47, 164-165).

L’ensemble des traits empreintes à toutes les traditions culturelles dénote que, partout, l’abeille apparaît essentiellement comme douée d’une nature ignée, c’est un être de feu. Elle représente les prêtresses du Temple, les Pythonisses, les âmes pures des initiés, l’Esprit, la Parole; elle purifie par le feu et elle nourrit par le miel; elle brûle par son dard et illumine par son éclat. Sur le plan social, elle symbolise le maître de l’ordre et la prospérité, roi ou empereur, non moins que l’ardeur belliqueuse et le courage. Elle s’apparente aux héros civilisateurs, qui établissent l’harmonie par la sagesse et par le glaive.

                                                                                                                Abeille domestique

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Abeille et Religion

Posté par othoharmonie le 2 janvier 2012

 Abeille et Religion dans ABEILLESFresque du temple d’Edfu du taureau Apis.

Les abeilles sont quasi les seuls insectes aux vertus divines répandues dans les mythes et religions du monde. Cet article a pour but d’initier l’étude de ces insectes et de tenter de découvrir pourquoi les abeilles sont sacrées dans les mythes et les religions. La principale qualité de l’abeille concerne le don de produire le miel qui est un ingrédient divin. Les vertus thérapeutiques, aseptiques, nutritives en ont fait un des aliments de référence dans les anciennes civilisations. Outre cet aspect il existe certains mythes très particuliers qui mettent en avant la mort d’un taureau ou d’un lion et le symbole de l’abeille pour les déesses vierges et pour représenter un acte de procréation. Ne ditons pas « La lune de miel » car elle évoque l’union des jeunes mariés et la fécondité ? Etymologiquement le mot apiculteur dérive du latin apicula et du diminutif Apis (bœuf égyptien sacrifié). Etonnant quand on sait que bons nombres de mythes font naître les abeilles du corps d’un bœuf sacrifié.

Le miel est très nutritif. Sa composition en glucose et fructose le rend très énergétique. Il est encore très souvent recommandé pour des affections laryngées. Le miel est également un ancien conservateur. Avant d’être brulé, le corps de Patrocle (ami d’Achille dans la mythologie grecque) est immunisé contre la pourriture grâce au nectar et à l’ambroisie dont les narines sont imbibées. La haute teneur en sucre du miel a pour effet de le rendre bactéricide. Il a ainsi des vertus aseptiques. Le miel aide également à la digestion grâce aux vertus de ces enzymes qu’il contient. Le miel est un aliment particulier car il est à la fois végétal et animal et ne produit pas de déjections (on n’en retrouve guère dans les ruches). Tout comme le lait il est une des références en tant qu’aliment naturel. Dans la bible, Yavhé dit en Exode 3:8 : « Je suis descendu pour le délivrer (en parlant du peuple des Juifs) de la main des Egyptiens et le faire monter de cette terre vers une terre plantureuse et vaste, vers une terre qui ruisselle de lait et de miel, vers la demeure des Cananéens, des Hittites, des Amorites, des Perizittes, des Hivites et des Jébuséens ». On peut comparer le miel au lait car ce sont tous les 2 des aliments produits par le corps. Ce sont des aliments spontanés. Le miel est un aliment animal et végétal qui ne produit pas d’effusion sanglante.

                                                           Gif abeille

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Abeille et Mythologie Maya

Posté par othoharmonie le 2 janvier 2012

 

Abeille et Mythologie Maya dans ABEILLES codex-madrid-tro-cortesianus-musee-des-ameriques-page103Une très belle illustration des abeilles dans les mythes concerne la mythologie maya. Il serait amusant de considérer que l’inventeur de Maya l’abeille se serait inspiré d’une représentation maya pour son abeille. Nous retrouvons de nombreuses représentations de cet insecte dans le codex maya de Madrid conservé au Musée des Amériques de Madrid. Le dieu maya créateur et père des abeilles est Itzamnà. Il est également le dieu maya créateur de l’écriture, du calendrier, et de la médecine (encore et toujours les mêmes grandes caractéristiques). On le représente souvent sous les traits d’un vieillard. Son épouse est Ixchel, déesse de la lune. Une fois mariée, elle découvrit qu’elle était stérile (tout comme la mère de Samson) et un jour un cerf apparut et piétina son ventre qui lui permis d’avoir 4 fils les Bacabs. On peut considérer que le dieu du soleil Kinich Ahau comme une deuxième image d’Itzamnà et peut-être également de son fils qui lui permet de revivre. Ce dieu est le soleil lorsqu’il parcourt le ciel pendant la journée et il est un dieu des enfers la nuit.

En considérant ces mythes, nous pouvons retracer un fait qui est si souvent rencontré sous d’autres formes et d’autres symboles dans les mythes et les religions : la résurrection. En effet, un dieu taureau est sacrifié. Il s’agit plus précisément d’un bœuf. En effet de très nombreux mythes considèrent la mort d’un dieu (universel) après sa castration et causée par l’union avec la déesse de l’amour et de la guerre. Son corps est dépecé et reformé avant de donner naissance à un dieu solaire qui est sa réincarnation. Ce personnage mort et ressuscité a un lien très fort avec les abeilles. D’où l’importance de l’abeille pour les divinités ou personnages suivants : Télépinu, Apis, Samson,  Ak-Mucen-Kab, Itzamnà, Aristée, Bacchus. Les abeilles sont celles qui retrouvent son corps et qui symbolisent sa renaissance par le miel, ingrédient de l’hydromel qui est la boisson source d’immortalité des dieux. La divinité qui renaît sera dans un premier temps colérique est bien illustrée par Horus ou Télépinu. La mort et la renaissance solaire est bien représentée par le célèbre Icare. Pour quitter le labyrinthe de Minos, il s’envole avec des ailes qu’il a pu coller grâce à de la cire d’abeilles. En montant trop près du soleil elle fond et Icare plonge et meurt dans la mer… Espérons que le mal qui touche les abeilles à l’heure actuelle, soient une image de leur propre renaissance.

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Symboles de l’abeille

Posté par othoharmonie le 27 décembre 2011

1024px-Bienenkoenigin_43aOuvrières de la ruche, les abeilles sont le symbole d’une communauté industrieuse et prospère gouvernée par la reine. D’où leur symbolisme royal et impérial, en France et dans l’ancienne Egypte associée au Dieu solaire Râ.

 Trois cent abeilles d’or furent découvertes dans le tombeau de Childéric 1er (an 481), témoignant que la ruche était le modèle de la monarchie absolue. Napoléon 1er souhaitait que l’abeille soit un motif omniprésent, sur ses tapis comme sur son manteau de sacre. 

 Mais aussi animatrices de l’univers entre terre et ciel, les abeilles symbolisent le principe vital, elles matérialisent l’âme. Dans la religion grecque, l’abeille est parfois identifiée à Demeter, déesse de la terre et des récoltes, où elle figure l’âme descendue aux Enfers. Ou bien elle est l’âme qui s’envole du corps, comme dans les traditions de Sibérie, d’Asie Centrale ou chez les indiens d’Amérique du Sud. 

 Figuration de l’âme, l’abeille remplit un rôle initiatique et liturgique. Elle est l’un des attributs majeurs de la déesse Artémis, et ses prêtresses vierges sont appelées « melissai » (abeille). Symbole de résurrection, on la trouve figurée sur les tombeaux en tant que signe de survie post-mortuaire. La saison où elle semble disparaître -les trois mois d’hiver- est rapprochée des trois jours durant lesquels le Christ mort est invisible, juste avant de ressusciter. Chez les Celtes, qui buvaient l’hydromel, ou dans les traditions galloises, l’abeille évoque les notions de sagesse et d’immortalité de l’âme. 

 « Rien ne ressemble à une âme comme une abeille, 

elle va de fleur en fleur comme une âme d’étoile en étoile, 

et elle rapporte le miel comme l’âme rapporte la lumière »
(Victor Hugo, Quatre-Vingt-Treize) 

 Les abeilles symbolisent également l‘éloquence, la parole et l’intelligence. En hébreu le nom de l’abeille Dbure vient de la racine Dbr, parole. Elles se posent sur la bouche de Platon, enfant, « annonçant la douceur de son éloquence enchanteresse » (Pline) ou encore sur les lèvres de Saint Ambroise, patron des apiculteurs. Pour Virgile, elles possèdent une parcelle de l’intelligence divine et la célèbre Phytie d’Appolon était aussi nommée « l’abeille de Delphes ». Dans certains textes de l’Inde, l’abeille représente l’esprit s’enivrant du pollen de la connaissance.

 Enfin par son miel et par son dard, l’abeille est considérée comme l’emblème du Christ : d’un côté sa douceur et sa miséricorde, de l’autre l’exercice de sa justice en tant que Christ-juge. 

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