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L’abeille et Napoléon

Posté par othoharmonie le 8 mai 2012


L'abeille et Napoléon dans ABEILLES guepe-abeile-300x208L’abeille est un insecte hyménoptère. Sa tête porte des antennes et des yeux à facettes : son thorax, 3 paires de pattes et 2 paires d’ailes ; son abdomen, segmenté, est, chez la femelle seulement, muni d’un aiguillon. Les abeilles vivent en colonies, appelées essaims, qui s’installent dans des ruches. Un essaim peut compter jusqu’à 70.000 abeilles. Il comprend une mère ou reine, 200 à 300 mâles ou faux bourdons et des milliers d’ouvrières qui sont chargées de nourrir la reine et les futures abeilles et vont butiner les fleurs pour fabriquer le miel et la cire. On appelle apiculture l’ÉLEVAGE des abeilles.

L’abeille, symbole de l’activité laborieuse et de la fécondité, fut choisie par NAPOLÉON 1ER pour remplacer les FLEURS de LIS de la monarchie. Il fit représenter l’INSECTE de dos, les ailes entrouvertes et les pattes écartées. Ces abeilles ornent de nombreuses tapisseries et meubles Empire. Le grand manteau impérial comportait des abeilles d’or sur fond d’azur. La petite histoire raconte que Louis XVIII, à la Restauration, dut faire découper sur tous les tapis et tentures les abeilles impériales, ce qui nécessita, on s’en doute, un très gros travail…

 Insecte représenté montant, les ailes étendues et prêt à prendre son vol. Symbole de la concorde, de l’obéissance et du travail ; l’ABEILLE est toujours soumise à une reine. On dit que cet insecte est l’emblème des hommes qui travaillent dans leur jeunesse, afin d’acquérir des biens pour l’âge avancé. Il indique aussi la prévoyance, qualité qu’il partage avec la fourmi.

Dans l’alphabet hiéroglyphique de l’Égypte, l’ABEILLE symbolise la royauté tandis que l’idée de roi est représentée, dans les inscriptions cunéiformes de l’Assyrie, par un signe idéographique rappelant, par sa forme, une origine égyptienne. (Oppert).

L’empereur Napoléon Ier fit broder des ABEILLES d’or sur le manteau de velours pourpre qu’il porta à son couronnement en 1804. Le blason impérial était porté sur un manteau d’azur. Il décréta que les grands dignitaires de l’Empire porteraient un chef d’azur, semé d’ABEILLES d’or, dans leur écu.

L’ABEILLE reconnaissant un roi, une autorité à laquelle elle est soumise, on la représente comme l’emblème de l’obéissance et du travail.

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Abeille, emblème des empereurs

Posté par othoharmonie le 8 mai 2012

abeilleDans le fascicule du 13 mai 1900 de l’Intermédiaire des chercheurs et des curieux, M. Philibert Audebrand dit ceci : « Voici de quelle façon j’ai entendu expliquer l’adoption des mouches d’or comme complément des armoiries de l’Empire. On était arrivé à l’heure où, prenant au sérieux le titre d’empereur, le soldat de la République s’occupait d’organiser une Cour et de décrasser des enfants du peuple pour en faire une noblesse. Premier point, pour briller sur un trône, il fallait un manteau de roi. La tradition transmise par M. de Narbonne Pelet, voulait que ce vêtement fût en velours, agrémenté de pourpre et d’hermine. Rien de plus facile à se procurer. Va donc pour le velours, mais de quel emblème devait-on l’historier ? On avait besoin d’attributs qui fussent au moins l’équivalent des fleurs de lys capétiennes. L’aigle ? On avait l’aigle des Romains ; mais brodée, même en petit format, sur un manteau, l’aigle n’y produisait qu’un effet ridicule. Voyez-vous Joséphine, Hortense, ou la très belle Pauline Borghèse, elle-même, enveloppées d’oiseaux ? Ce serait pour le coup qu’on aurait à essuyer les critiques de Madame de Staël et les brocards des duchesses du faubourg Saint-Germain !

Il y avait donc à imaginer autre chose. On se creusa la tête. Talleyrand, consulté, réfléchit. Quel est celui des insectes, qui, au point de vue de la conquête, ressemble le plus à l’oiseau déprédateur des Césars ? Eh ! pardieu, ça va de soi, c’est l’ABEILLE. Ne voit-on pas que, sans souci des principes de la propriété, elle se moque des haies, des murs, des frontières et qu’elle butine partout ? Ajoutez qu’elle enrichit son maître en ce qu’elle fait du miel avec la fleur d’autrui. Dites aussi qu’étant, comme le chante si bien Anacréon, un petit serpent ailé, elle est très décorative. Sur ce, Louis David, le grand peintre, entendu à son tour, l’ABEILLE fut adoptée. Le manteau avait son ornement et son blason. » Ce racontar, que M. Audebrand a trouvé dans les brochures du temps, est-il l’expression de la vérité ou seulement une légende faite après coup ? On l’ignore.

Parmi les objets divers trouvés dans le tombeau de Childéric Ier, père de Clovis, découvert à Tournai en 1653, et donné depuis à Louis XIV, par Philippe de Schönborn, électeur de Mayence, en 1665, figurent deux ABEILLES d’or. Il y en avait une plus grande quantité ; le reste à disparu dans le vol du 5 novembre 1831, commis à la Bibliothèque royale de Paris.

Il est donc vraisemblable que Napoléon Ier s’était inspiré de cette découverte pour adopter les ABEILLES destinées à figurer tant sur son manteau que sur les écus de ses grands dignitaires et des bonnes villes de l’Empire.

d’après le Dictionnaire archéologique et explicatif de la science du blason
Comte Alphonse O’Kelly de Galway — Bergerac, 1901

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Symboles de l’abeille

Posté par othoharmonie le 27 décembre 2011

1024px-Bienenkoenigin_43aOuvrières de la ruche, les abeilles sont le symbole d’une communauté industrieuse et prospère gouvernée par la reine. D’où leur symbolisme royal et impérial, en France et dans l’ancienne Egypte associée au Dieu solaire Râ.

 Trois cent abeilles d’or furent découvertes dans le tombeau de Childéric 1er (an 481), témoignant que la ruche était le modèle de la monarchie absolue. Napoléon 1er souhaitait que l’abeille soit un motif omniprésent, sur ses tapis comme sur son manteau de sacre. 

 Mais aussi animatrices de l’univers entre terre et ciel, les abeilles symbolisent le principe vital, elles matérialisent l’âme. Dans la religion grecque, l’abeille est parfois identifiée à Demeter, déesse de la terre et des récoltes, où elle figure l’âme descendue aux Enfers. Ou bien elle est l’âme qui s’envole du corps, comme dans les traditions de Sibérie, d’Asie Centrale ou chez les indiens d’Amérique du Sud. 

 Figuration de l’âme, l’abeille remplit un rôle initiatique et liturgique. Elle est l’un des attributs majeurs de la déesse Artémis, et ses prêtresses vierges sont appelées « melissai » (abeille). Symbole de résurrection, on la trouve figurée sur les tombeaux en tant que signe de survie post-mortuaire. La saison où elle semble disparaître -les trois mois d’hiver- est rapprochée des trois jours durant lesquels le Christ mort est invisible, juste avant de ressusciter. Chez les Celtes, qui buvaient l’hydromel, ou dans les traditions galloises, l’abeille évoque les notions de sagesse et d’immortalité de l’âme. 

 « Rien ne ressemble à une âme comme une abeille, 

elle va de fleur en fleur comme une âme d’étoile en étoile, 

et elle rapporte le miel comme l’âme rapporte la lumière »
(Victor Hugo, Quatre-Vingt-Treize) 

 Les abeilles symbolisent également l‘éloquence, la parole et l’intelligence. En hébreu le nom de l’abeille Dbure vient de la racine Dbr, parole. Elles se posent sur la bouche de Platon, enfant, « annonçant la douceur de son éloquence enchanteresse » (Pline) ou encore sur les lèvres de Saint Ambroise, patron des apiculteurs. Pour Virgile, elles possèdent une parcelle de l’intelligence divine et la célèbre Phytie d’Appolon était aussi nommée « l’abeille de Delphes ». Dans certains textes de l’Inde, l’abeille représente l’esprit s’enivrant du pollen de la connaissance.

 Enfin par son miel et par son dard, l’abeille est considérée comme l’emblème du Christ : d’un côté sa douceur et sa miséricorde, de l’autre l’exercice de sa justice en tant que Christ-juge. 

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Abeilles et armoiries

Posté par othoharmonie le 27 décembre 2011

La création des armoiries

Proclamé Empereur des Français le 28 floréal an XII (18 mai 1804), Napoléon aborde pour la première fois le problème des emblèmes de la souveraineté le 23 prairial suivant (12 juin) lors d’une séance au Conseil d’Etat. Le choix d’une nouvelle symbolique, nécessaire pour marquer la rupture avec la monarchie d’Ancien Régime, s’avère difficile. Crétet propose successivement l’aigle, le lion et l’éléphant. Cambacérès préfère les abeilles, puisque la France est une république avec un chef, comme une ruche ; Ségur penche pour le lion, vainqueur du léopard anglais ; Laumond pour l’éléphant,  » le plus fort des animaux  » ; Duroc choisit le chêne pacifique et Lebrun la fleur de lis qui, pour lui, est l’emblème de la France et non des Bourbons. Au coq finalement adopté par le Conseil d’Etat, Napoléon préfère le lion. Mais, le 21 messidor an XII (10 juillet 1804), l’Empereur raye le lion sur le décret instituant son sceau et ses armes pour imposer l’aigle. Mises au point par Denon, Gay et Biennais, les armes de l’Empire, inspirées par la Rome antique et Charlemagne, seront reprises sans grandes transformations par le Second Empire. Elles combinent les éléments suivants :

Les abeilles

Symbole d’immortalité et de résurrection, les abeilles sont choisies afin de rattacher la nouvelle dynastie aux origines de la France. En effet, des abeilles d’or (en réalité des cigales) avaient été découvertes en 1653 à Tournai dans le tombeau de Childéric Ier, fondateur en 457 de la dynastie mérovingienne et père de Clovis. Elles sont considérées comme le plus ancien emblème des souverains de la France.

http://napoleon.org/fr/essentiels/symbolique/index.asp

 

                                                        800px-Abeille_charpentière_Margy_2

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