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Pourquoi les insectes sont-ils indispensables à l’humanité

Posté par othoharmonie le 24 mai 2017

 

 

Les insectes ne sont pas toujours beaux, ils paraissent nuisibles, car certains peuvent piquer, transmettre des maladies, ou ravager des cultures. Pourtant, sans les insectes, notre monde s’écroulerait.

Sur le plan physique, les insectes sont des invertébrés à six pattes appartenant à l’embranchement des arthropodes, et leur corps est divisé en 3 parties (la tête, le thorax et l’abdomen). Autre fait important, les insectes sont la classe la plus représentée du règne animal, puisque l’on dénombre aujourd’hui près de 800 000 espèces d’insectes différents. Mais l’on pense qu’il y en a entre six et dix millions.

insectes

Bien sûr, on ne peut pas être en si grand nombre et ne pas jouer de rôle dans notre chaîne alimentaire. Sans eux, nos ressources alimentaires seraient en effet fortement réduites, puisque sans pollinisation, notre développement agricole aurait été très compromis et sans fruits et légumes frais à notre disposition, nous souffririons de nombreuses carences.

À titre d’exemple, les abeilles, les mouches et les papillons pollinisent nos cultures et assurent nos récoltes. Les guêpes et les coccinelles détruisent les chenilles et les pucerons qui s’attaquent aux plantes. Les coléoptères et les mouches nous débarrassent des matières en décomposition. Toutes ces espèces sont donc utiles, comme les abeilles qui fabriquent aussi du miel et de la cire, ou certaines chenilles qui produisent les fils dont on fait la soie.

Les fourmis ont également un rôle utile dans la forêt. Elles détruisent une grande quantité d’autres insectes qui abîment les arbres. Au cours de leurs allées et venues, les fourmis nettoient la terre et déplacent des graines, qui germeront. Elles traient les pucerons comme on trait une vache en leur caressant le dos pour qu’ils produisent un sirop sucré appelé miellat, qu’elles déposeront sur les plantes pour que les abeilles puissent faire du miel.

Autre chose, le monde serait littéralement couvert de matières organiques en décomposition. Il en résulterait une complète dégradation des sols et toute vie serait alors amenée à disparaître.

Nos insectes sont brillants. Malgré un cycle de vie généralement très court, les insectes s’adaptent, se structurent, établissent des relations complexes avec les plantes et leurs congénères. Et cette cohabitation dure depuis plus de 360 millions d’années, bien avant notre ère.

Source : Slate

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Les insectes captent les messages de leurs ancêtres

Posté par othoharmonie le 16 mai 2017

 

Des chercheurs de l’Institut Néerlandais d’Ecologie [INE] et de l’Université de Wageningen ont découvert un service unique de «messagerie » dans la nature : les insectes vivant dans le sol et ceux vivant à la surface peuvent communiquer entre eux en se servant de la plante «comme d’un téléphone» ! Les insectes qui mangent les racines changent la composition chimique des feuilles, obligeant la plante à libérer des signaux volatils dans l’air. Ceci permet de communiquer l’information aux autres insectes pour éviter une compétition et pour qu’ils échappent aux composants de défense empoisonnés de la plante. 

 L’étude montre que les insectes laissent également un «message spécial» dans le sol après qu’ils se soient nourris d’une plante. Ce qui permet aux plantes qui vont pousser au même endroit de récupérer ces signaux du sol et de les faire passer à d’autres insectes ! Ces «messages du passé» influencent fortement la croissance et le comportement de tous les insectes. En ce sens, une communauté d’insectes est toujours influencée dans son présent par les messages des insectes des saisons passées… 

Vision essénienne : Nous les esséniens nous faisons pareil en marchant sur les pas de nos ancêtres par l’intelligence éveillée de nos pieds et laissons des traces sur la mère pour les générations futurs

méliponia

L’histoire de la Melipona au Mexique

Dès 1549, l’évêque Diego de Landa, rapporte que la Meliponiculture est une des principales activités agricole des Mayas. Lorsque Cortes arriva au Mexique, il constata que le cérumen de Melipone faisait l’objet d’un grand négoce sur le marché de Tenochtitlan (nom ancien de la ville de Mexico).

Les Aztèques l’utilisaient en orfèvrerie. Les civilisations précolombiennes comme les Mayas pratiquaient déjà la « Meliponiculture ». Des ruchers de plusieurs dizaines de ruches traditionnelles sont décrits par les premiers conquistadors espagnols au XVI ème siècle.

Aujourd’hui, le « cérumen » a plusieurs applications. A Cuba, on l’emploie en lithographie et il rentre dans la composition des encres. Dans certaines régions Catholiques, on en fait des bougies pour les grandes cérémonies.

L’abeille, symbole de la lumière solaire pour ces civilisations, est souvent représentée dans les nombreuses fresques d’Amérique centrale. La reproduction de 90% des plantes de ces zones tropicales dépendent de ces insectes. Rappelons que la vanille dépend de la pollinisation d’une Trigona, seul insecte pouvant féconder la célèbre orchidée.

Dans certaines régions, la tradition de l’écobuage et des cultures sur brûlis a malheureusement entraînée la disparition de plusieurs espèces.

Poterie Maya représentant le Dieu du miel « Ah Mucan Cab » (Musée de Mérida, Mexique)

Ces abeilles sans dard nichent parfois dans des trous de rongeurs désaffectés, se trouvant dans le sol, mais plus souvent dans les branches d’arbres creux. Elles n’emmagasinent pas le miel et le pollen dans des cellules comparables aux abeilles européennes, mais dans des pots de formes irrégulières fait d’un mélange de cire et de propolis appelé cérumen.

Présentes dans toute la zone tropicale et subtropicale de tous les continents sauf l’Europe, ces abeilles extrêmement sensibles au froid ne s’adaptent pas au climat tempéré. Avec pour objectif d’améliorer la pollinisation des cultures, quelques tentatives d’introduction de trigones et de melipones ont eu lieu en Californie et en Louisiane. L’acclimatation est laborieuse, et les meilleurs résultats de survie n’excèdent pas 4 à 5 ans même dans les zones les plus méridionales du pays.

ABEILLEActuellement, du Mexique jusqu’au Brésil, les abeilles sans dard le plus couramment élevées sont les Melipones. On dénombre 66 espèces et sous espèces de Melipones principalement regroupées au Mexique, Amérique-centrale et aux Antilles (Lutz et Cockerell). Suivant les espèces, la population varie de 500 à 80 000 individus.

La couleur va du noir au gris clair en passant par le jaune. La taille varie de 2 mm pour les plus petites à 13,5 mm pour les plus grandes. Les Melipones du Mexique et d’Amérique centrale (Melipona Beecheii) les plus connues et les plus exploitées, sont sensiblement de la même taille que les abeilles Européennes. Localement, on les nomme « abeilles maya » ou « abeilles royales » La reine est d’une taille nettement plus importante que les ouvrières.

Chaque colonie de Melipones possède une seule reine en ponte, mais parmi la population de 4000 ouvrières, on compte jusqu’à 50 reines vierges qui cohabitent. Ces reines ainsi que les mâles, sont élevées dans des cellules identiques aux cellules d’ouvrières. L’originalité de ces abeilles vient du fait que toutes les 3 à 7 naissances (suivant les espèces), naît une reine.

Les études se rapportant à ces abeilles sans dard ont mis en évidence qu’elles ne produisent pas de gelée royale, et que les reines sont déterminées au moment de la ponte. Le vol de fécondation a lieu à l’extérieur du nid. La reine peut vivre jusqu’à 5 ans.

Un miel plus parfumé

 Le miel récolté à partir de l’espèce Melipone a une composition différente du miel produit par l’abeille européenne située sur la même zone de production. Son pourcentage élevé en eau (de 27% à 34%) nécessite sa conservation au réfrigérateur afin d’éviter la fermentation. Sa qualité gustative n’en est nullement altérée, bien au contraire. Plus parfumé que le miel d’abeilles européennes il est également plus apprécié en médecine naturelle. Dans la pharmacopée précolombienne, le miel de Melipone « qui a un goût de ciel » rentrait souvent dans la composition des préparations.

Einstein avait dit un jour « si l’abeille venait à disparaitre, il ne resterait que 4 à 5 ans à l’humanité pour survivre ».
 

En savoir plus sur http://www.alliance-essenienne-de-sauvegarde-des-animaux.org

 

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LES PRODUITS DE LA RUCHE

Posté par othoharmonie le 18 mai 2016

 

LE MIEL – Composition commune à toutes les sortes de miel : 75 % de glucides – 20 % d’eau – protides, acides organiques – sels minéraux et oligo-éléments – soufres, phosphore – sodium, potassium, calcium, magnésium, fer, cuivre, manganèse… Toutes les VITAMINES, sauf la vitamine A. Diverses substances telles que pollen, enzymes digestifs, substances antibiotique…

Produits de la ruche

Le miel est un excellent situant de la vitalité, ainsi qu’un aliment de régénération. Le miel aide à l’effort, entretien une meilleur résistance à la fatigue, tant physique qu’intellectuelle, et apporte à l’organisme un éventail d‘éléments indispensables à notre équilibre. Le miel est particulièrement recommandé dans certaines affections telles que : Les affections respiratoires. Irritations de la gorge. Angines. Sinusite. Les difficultés de digestion. Les affections de foie : Gagnez 20 ans de vie grâce aux abeilles, nous rappelle les travaux effectués à l’université de médecin de Bologne, selon lesquels le miel exercerait sur le foie une action protectrice efficace.

En cas d’insuffisance hépatique, il est recommandé de consommer une cuillerée à soupe de miel de romarin, le matin à jeun de préférence… Il est d’ailleurs reconnu que l’absorption de miel active de façon très sensible l’élimination de l’alcool dans le sang. Les brûlures : faire fondre 30 grammes de miel, 15 grammes de camphre et un petit morceau de cire pure d’abeille (au bain marie). Etendre cet onguent sur les brûlures.

 Il existe différentes sortes de miel, chacun ayant ses qualités propres, tout en gardant les qualités communes à tous les miels. Voyons donc leurs caractéristiques propres.

Le miel d’acacia : très bien assimilé par les enfants, sa consommation peut être courante, mais n’intervient pas dans des affections particulières.

Le miel d’aubépine ; est recommandé en cas d’hypertension et de nervosité. Il est calmant. A prendre dans une tasse de tilleul.

Le miel de bruyère ; recommandé dans les cas de surmenage ou d’anémie et dans les affections des voies urinaires.

Le miel de Châtaigner ; il fait merveille dans tous les cas de mauvaise circulation sanguine ;

Le miel d’eucalyptus ; pour les affections des voies respiratoires, intestinales ou urinaire.

Le miel de lavande ; son action est importante dans les cas de coqueluche. Il est antiseptique et peut être appliqué sur certaines brûles ou plaies légères.

Le miel de romaine : recommandé dans tous les cas d’insuffisance hépatique. Il calme le foie et apporte une action stimulant pour l’estomac.

Le miel de sapin ; particulièrement efficace dans les as de bronchite, de rhume ou de grippe.

Le miel de sarrasin : recommandé aux enfants, aux adolescents et convalescents. Sa teneur en minéraux et en vitamine P en fait un aliment parfait dans les cas d’anémie ou de fatigue nerveuse.

Les miels de thym ; à employer dans les cas de maladie infectieuses (bronchites par exemple) à cause de sa teneur en vitamine C.

Le miel de tilleul : recommandé en cas de trouble de sommeil. Le miel de tilleul permet de récupérer rapidement un sommeil profond et réparateur.

LE MIEL

LA GELEE ROYALE

Elle est produite par les ouvrières de la ruche grâce à l’action de leurs glandes pharyngiennes. Les propriétés fantastiques de la gelée royale peuvent se concevoir uniquement en prenant connaissance du fait suivant : une abeille normale, nourrie de pollen, de miel et d’eau vit environ six semaines. La reine, nourrie exclusivement de gelée royale, vit cinq ans environ. Sans prétendre que la gelée royale est un aliment miracle, et en restant dans des dispositions raisonnables, on peut en escompter les plus grands bienfaits par une consommation régulière et intelligente.

La gelée royale agit comme un stimulant biologique énergétique des différentes fonctions organiques. Sur l’organisme humain, la gelée royale agit comme un stimulant. L’état s’améliore, une certaine vigueur apparaît, al capacité de travail physique et intellectuel augmente, l’humeur devient bonne et optimiste… Chez les gens âgés, la mémoire et la vue s’améliorent. Elle agit favorablement sur l’artériosclérose, l’angine de poitrine, les ulcères, l’anémie, les états de dépression et l’asthénie. Amélioration du tonus global, sensation d’euphorie et de plaisir à vivre, reprise éventuelle de l’appétit, voilà ce que nous décrivent les malades qui bénéficient d’une crue de gelée royale.

Prendre tous les matins à jeun, pendant 6 semaines, la valeur de 500 mg de gelée royale fraîche que l’on laissera fondre sous la langue, a raison de deux à quatre cures par an.

EXTRAIT du livre : LES VERITES INTERDITES

 

La bibliothèque de Francesca http://devantsoi.forumgratuit.org/

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Abeille : la Communauté, le Travail, la Fête

Posté par othoharmonie le 8 décembre 2015

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apiculteurOn récoltait déjà le miel d’Abeille aux époques les plus reculées de l’humanité. Il était utilisé à des fins médicinales. La cire servait, quant à elle, à confectionner des bougies, des cataplasmes et des réparations dentaires. Puis elle fut utilisée afin de façonner les objets en métal selon la technique de la « cire perdue ». En Égypte, c’est en partie avec cette même cire que l’on momifiait les cadavres. Dans le christianisme, on pensait que les Abeilles vivaient du parfum des fleurs, et elles étaient donc un symbole de pureté et d’abstinence. La douceur du miel était utilisée pour les orateurs et devient donc un symbole mythologique. Ainsi, elle symbolisa le Christ et la clémence divine, tandis que le dard de l’Abeille, source de blessure, évoquait la séparation des élus et des damnés au moment du Jugement Dernier.

L »Abeille symbolise la communauté ainsi que la fête. Elle est souvent associée à l’idée d’ascension sociale. Animal primordial des événements heureux, ou tout simplement de l’existence mystérieuse et merveilleuse de la vie. Abeille nous enseigne qu’une vie harmonieuse en communauté existe. Elle n’est peut être pas très forte, mais elle a pour elle la puissance de la sagesse, de la vertu et de l’amour. Elle est organisée, travailleuse, sociable, prête à tout pour défendre sa ruche. Elle est porteuse d’un grand symbole, qu’en tant que totem elle nous apprend à regarder : le symbole de la collaboration et de l’organisation ; car, seule, Abeille n’est rien. Par son travail acharné, Abeille permet à énormément d’espèces végétales de se reproduire et, de ce travail en harmonie entre elles, est produit le miel, aliment aux mille vertus, nectar des dieux. Abeille est encore une communicatrice hors pair. En Occident, elle est appelée « oiseau de Marie » ou « oiseau de Dieu ».

Elle est le symbole de l’âme. Lorsqu’une personne voit Abeille en rêve, c’est en fait le symbole de sa mort prochaine qu’elle voit partir en bourdonnant. Mais lorsque Abeille entre dans la bouche d’un mort, celui-ci reviendrait à la vie. Ce symbole de résurrection est né du fait que lorsque Abeille hibernait, on les pensait mourantes. Elle est donc un symbole de résurrection, d’éloquence, de poésie, d’intelligence, du maître de l’ordre et de la prospérité, symbole royal ou impérial. Évidemment, ce ne sont pas des présages à prendre aux mots, mais de façon imagée : elle aide à la renaissance de son SOI intérieur, de la réincarnation.

Dans certains textes de l’Inde, Abeille représente l’esprit s’enivrant du pollen de la connaissance. Les Méditerranéens, quant à eux, leur prêtait des émotions humaines telles que le courage, la pudeur, le zèle, la propreté, la capacité de vivre en harmonie en communauté, et également des dons artistiques. Les idées symboliques d’ordre, d’industrie, de charité, que l’on rattache de nos jours à Abeille sont relativement récentes. Pour les Anciens, elle est avant tout un emblème de résurrection et d’immortalité, ainsi qu’un symbole solaire.

En Égypte, elle serait née des larmes de Rê, le dieu solaire, et est associé au roi de la Basse-Égypte, bîty qui désigne également l’apiculteur. Ouvrières laborieuses, innombrables et organisées, elles travaillent tant sur le plan temporel que sur le plan spirituel. Par leur vol, elles relient la terre au ciel et symbolisent les âmes dans leur migration (âmes des morts) ou leur élévation (âmes des initiés). L’égyptologue Alexandre Moret signale une Abeille sculptée dans les stucs d’un monument et accompagnant un fœtus entouré d’épis.

Conjuguée avec les épis, est-elle un symbole de fertilité ? Ou Abeille Nourricière va-t-elle (re)donner la vie au fœtus ? Si le miel nourrit les vivants, il est aussi symbole d’immortalité et de résurrection dans tout le monde antique. On l’offrait aux mânes des morts pour leur assurer une protection dans l’au-delà. Hérodote et Strabon rapportent qu’en Assyrie, on enduisait de cire les corps des notables défunts avant de les ensevelir sous le miel. Glaucus fils de Minos et de Pasiphaé, tombé mort dans une cuve, revient à la vie après que ses lèvres aient été en contact avec le miel dans lequel il gisait. Chez les Celtes, l’insecte mellifère est une manifestation de la déesse Mère Henwen qui enfanta un grain de blé et une Abeille. Le miel est l’un des ingrédients de la boisson des dieux, l’hydromel, et confère à l’insecte qui le conçoit le statut particulier qu’ont les créatures divines. Dans le monde gréco-romain, Abeille est également assimilée à la déesse Mère, dont Déméter, Cérès pour les latins, déesse vierge du blé, et Artémis sont des représentations. Abeille est un des attributs d’Artémis d’Éphèse représenté sur les statues polymastes de la déesse, et l’insecte figure de façon continue au long des siècles sur les monnaies éphésiennes. On lui porte depuis la nuit des temps un rôle initiatique et liturgique.

Abeille : la Communauté, le Travail, la Fête dans ABEILLES 800px-Honeybee-27527-1À Éleusis et à Éphèse, les prêtresses de Déméter et d’Artémis portent le nom d’« Abeilles ». Le grand-prêtre de l’Artémision d’Éphèse, qui par sa consécration devenait parèdre d’Artémis, était dit « seigneur des Abeilles ». À Delphes, la Pythie était parfois appelée « l’Abeille delphique ». Apollon, le frère d’Artémis, envoya aux Hyperboréens le deuxième temple de Delphes. Celui-ci avait été façonné par des Abeilles. Dans l’Iliade, Homère qualifie les Amazones d’Abeilles belliqueuses. Artémis en était la reine. Serpent et Abeille sont analogues sur le plan symbolique, et sont complémentaires. Serpent symbolise l’esprit, Abeille l’âme. Tout deux sont de nature ignée : ils piquent et inoculent le feu dans la chair. Serpent Python est une incarnation de la Terre et son nom signifie « putréfaction féconde ». Or Abeille, dans l’antiquité, était 14 censée naître de la putréfaction d’un animal, Lion ou Taureau (animaux solaires) et, tout comme Serpent, elle sortait des cavités de la terre. De même, si Abeille s’envole, Serpent quant à lui, se hisse dans l’arbre du milieu du jardin d’Eden ou le long du caducée, deux symboles du pôle, l’axe qui relie la Terre au Ciel.

En hébreu, le mot pour dire Abeille possède la même racine que dabar, la « parole », raison pour laquelle les kabbalistes rapprochent Abeille et le bourdonnement de la ruche du Verbe Créateur. Au Moyen-Âge, on parle du « chant » de Abeille, chant véritablement sacré, puisque que Abeille porte en elle une parcelle de l’Intelligence divine. Rassemblées en essaim ou dans une ruche, ces milliers de parcelles se trouvent reliées entre elles pour ne former qu’un seul corps – le corps mystique du Christ – dont la tête est le roi (la reine). L’ensemble est une allégorie de l’Église qui, selon l’enseignement de Saint Paul, possède à sa tête le Christ-Roi. La communauté des Abeilles est donc un symbole de retour à l’unité, et de réunification. De double nature, du fait qu’elle fabrique le miel et qu’elle pique, Abeille personnifie le Christ aux douces paroles ou au contraire, le Christ-Juge de la fin des temps. Elle est aussi un des symboles de la Vierge Marie. Abeille possède six pattes, et son abdomen est divisé en six segments.

Le nombre 6 lui est attribué, du fait aussi que les alvéoles de cire qu’elle fabrique sont hexagonales. L’hexagone est la figure géométrique dans laquelle peut s’inscrire une étoile à six branches, symbole du macrocosme, du divin et du spirituel. En tant qu’animal totem, Abeille nous apprendra donc à devenir organisé, méticuleux, sociable. Mais également à prendre soin de soi et de son entourage, avec respect et parcimonie. Elle nous enseigne à nous recadrer, à prendre des décisions, ainsi que connaître son soi profond. Abeille nous incite à remettre notre vie en question, et à renaître avec des idées créatives, voir le bon côté de chaque chose, avoir goût en notre vie et savoir la savourer divinement !

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Apithérapie : la santé est dans la ruche

Posté par othoharmonie le 27 octobre 2013

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Il est impératif de choisir avec soin son miel, sa gelée royale et sa propolis avant tout usage thérapeutique ou cosmétique.

Fortes de leurs 100 millions d’années d’existence sur terre, les abeilles, qui sont apparues en même temps que les fleurs, ont beaucoup à nous apporter en matière de santé et de beauté. Elles fabriquent de l’or – le miel qui est à la fois une nourriture et un soin – et elles créent des richesses grâce à leur pollinisation. C’est en ces termes que Catherine Ballot-Flurin – qui a consacré sa vie professionnelle aux abeilles – introduit son livre consacré à l’apithérapie*.

Pour fabriquer un kilo de miel, les abeilles doivent parcourir l’équivalent de plusieurs fois le tour de la Terre et butiner plus d’un million de fleurs, tout en sélectionnant soigneusement leur variété et leur contenu. La transformation du nectar des fleurs en miel est complexe. D’abord, il faut déshydrater cette substance qui contient environ 50 % d’eau. « Les abeilles déshumidifient progressivement le nectar en le brassant avec leurs pièces buccales, en le ventilant avec leurs ailes et au cours de la trophallaxie (elles le régurgitent de leur jabot quand il est en cours de transformation et se le passent de bouche en bouche) », écrit Catherine Ballot-Flurin. Lorsque le miel atteint la teneur en eau souhaitée, les abeilles bouchent les alvéoles avec de la cire.

Le fait que le nectar soit prédigéré dans la bouche et dans le jabot des abeilles, où il est mélangé à de la salive et à de nombreuses substances propres aux abeilles, modifie sa composition, principalement ses sucres. C’est là que le miel acquiert toute sa richesse enzymatique et son haut pouvoir antiseptique. Le mûrissement s’opère ensuite lentement dans les alvéoles. Enfin, lors de la récolte, les manipulations doivent être minimisées en évitant toute brutalité et tout chauffage. Les différents enzymes, les vitamines, les sucres simples et les acides organiques du miel sont détériorés par la chaleur et la lumière.

Vertus aphrodisiaques

Depuis fort longtemps, le miel est présent dans les produits cosmétiques. Il permet d’hydrater la peau, d’apaiser les épidermes sensibles, de lutter contre le vieillissement cutané grâce à ses nombreux antioxydants et à sa faculté de régénérer les cellules superficielles. De plus, cet aliment facilite la cicatrisation des plaies, aide à trouver le sommeil et à lutter contre les rhumes ainsi que les états grippaux.

Dans la ruche, on trouve aussi de la gelée royale. Fruit de la sécrétion de nourrices, c’est un aliment réservé à la reine et aux très jeunes larves. Ce « lait magique », l’une des substances les plus riches que l’on peut trouver dans la nature, entraîne à la fois une stimulation immunitaire et sexuelle. Très fragile, il peut rapidement devenir toxique. Il faut donc bien connaître sa provenance et sa qualité avant d’en consommer.

La propolis, enfin, est un bouquet résineux mêlé aux sécrétions des abeilles. C’est un mastic qui sert à protéger la ruche de l’humidité et à l’assainir ainsi qu’à aseptiser les alvéoles avant utilisation. En santé, elle est surtout employée pour booster l’immunité et notamment pour prévenir les infections hivernales. Mais attention, précise Catherine Ballot-Flurin, lorsque les abeilles ne trouvent pas dans leur environnement naturel ce dont elles ont besoin pour la fabriquer, elles utilisent des goudrons, des vernis et des huiles minérales pour calfeutrer leur ruche. Cette propolis est évidemment impropre à la consommation

L’apithérapie, bienfaits des produits de la ruche, éditions Eyrolles, 160 pages, 10 €

 paru sur Le Point.fr  

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L’abeille et Napoléon

Posté par othoharmonie le 8 mai 2012


L'abeille et Napoléon dans ABEILLES guepe-abeile-300x208L’abeille est un insecte hyménoptère. Sa tête porte des antennes et des yeux à facettes : son thorax, 3 paires de pattes et 2 paires d’ailes ; son abdomen, segmenté, est, chez la femelle seulement, muni d’un aiguillon. Les abeilles vivent en colonies, appelées essaims, qui s’installent dans des ruches. Un essaim peut compter jusqu’à 70.000 abeilles. Il comprend une mère ou reine, 200 à 300 mâles ou faux bourdons et des milliers d’ouvrières qui sont chargées de nourrir la reine et les futures abeilles et vont butiner les fleurs pour fabriquer le miel et la cire. On appelle apiculture l’ÉLEVAGE des abeilles.

L’abeille, symbole de l’activité laborieuse et de la fécondité, fut choisie par NAPOLÉON 1ER pour remplacer les FLEURS de LIS de la monarchie. Il fit représenter l’INSECTE de dos, les ailes entrouvertes et les pattes écartées. Ces abeilles ornent de nombreuses tapisseries et meubles Empire. Le grand manteau impérial comportait des abeilles d’or sur fond d’azur. La petite histoire raconte que Louis XVIII, à la Restauration, dut faire découper sur tous les tapis et tentures les abeilles impériales, ce qui nécessita, on s’en doute, un très gros travail…

 Insecte représenté montant, les ailes étendues et prêt à prendre son vol. Symbole de la concorde, de l’obéissance et du travail ; l’ABEILLE est toujours soumise à une reine. On dit que cet insecte est l’emblème des hommes qui travaillent dans leur jeunesse, afin d’acquérir des biens pour l’âge avancé. Il indique aussi la prévoyance, qualité qu’il partage avec la fourmi.

Dans l’alphabet hiéroglyphique de l’Égypte, l’ABEILLE symbolise la royauté tandis que l’idée de roi est représentée, dans les inscriptions cunéiformes de l’Assyrie, par un signe idéographique rappelant, par sa forme, une origine égyptienne. (Oppert).

L’empereur Napoléon Ier fit broder des ABEILLES d’or sur le manteau de velours pourpre qu’il porta à son couronnement en 1804. Le blason impérial était porté sur un manteau d’azur. Il décréta que les grands dignitaires de l’Empire porteraient un chef d’azur, semé d’ABEILLES d’or, dans leur écu.

L’ABEILLE reconnaissant un roi, une autorité à laquelle elle est soumise, on la représente comme l’emblème de l’obéissance et du travail.

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Dernière rumeur sur les abeilles 1

Posté par othoharmonie le 4 janvier 2012

Fichier:Megachile sp1pl.jpgParfois le silence parle plus fort que tout. Par leur absence même, les abeilles ont parlé et elles continuent de le faire. Leur offrande à l’humanité est des plus précieuses, car leur fonction est sans égale et leur perte serait incommensurable. Qui ou quoi pourrait les remplacer dans l’œuvre incessante qu’elles accomplissent au nom de la nature et produire les mêmes résultats quotidiennement ? Leur mystère a déconcerté autant les philosophes et les poètes que les mathématiciens et les métaphysiciens. Tout semble avoir été dit et théoriser à leur sujet.

 Les abeilles habituent cette planète depuis plus longtemps que l’humanité. Elles ont aussi existé ailleurs, particulièrement là où l’humanité (ou une version d’elle) était présente, y compris sur d’autres planètes de ce système solaire. Le comment et le pourquoi de leur apparition constituent un sujet au moins aussi intéressant que la raison de leur disparition. Peut-être trouverez-vous un lien dimensionnel tandis que nous examinerons leur message.

 Les abeilles sont aussi pures que le miel qu’elles produisent. Elles constituent une espèce très évoluées, qui s’est élevée dans les règnes de la nature ainsi que dans la toile de la vie. Leur société est supérieure et idéale sous plusieurs aspects. Symboliquement, elles représentent le disciple fidèle oeuvrant au perfectionnement de l’ensemble, lequel sert autant le multiple que l’un. Le disciple (l’ouvrier) prépare le miel (le nectar), la nourriture la plus délectable et la plus unique, qui est extraite de la fleur (l’univers). Si vous observez les abeilles assez longtemps, elles vous enseigneront comment extraire le miel de votre propre existence en élevant votre esprit et en l’emplissant du parfum délicieux et enivrant des vibrations supérieures de la vie.

 Dernière rumeur sur les abeilles 1 dans ABEILLES 293px-Solitary_bee_June_2007-1Aucun autre insecte ne ressemble aux abeilles. Elles ne sont pas nées de cette terre plus que vous et les mystères qu’elles protègent ne sont pas différents de ceux qui vous échappent encore. La nature offre toujours un miroir, un reflet d’elle-même, comme pour feindre l’illusion de la singularité de la vie. En ce qui concerne les abeilles, elle a offert la guêpe comme contrepartie ou cousine de basse fréquence. Les guêpes peuvent construire des alvéoles de crie, mais ne peuvent fabriquer le miel. Symboliquement, elles représentent le côté inconscient de l’homme, celui qui prend mais qui n’a pas encore appris à donner, le disciple non éveillé qui mange du miel mais qui ne peut en préparer. Les guêpes représentent l’illusion de l’égoïsme ou ceux qui servent le soi inférieur tandis que le soi supérieur a faim ? La nature va continuer de protéger ses secrets et ses mystères jusqu’à ce que l’homme retire les voiles de la mauvaise perception qui  obscurcirent sa vision.

 Les humains craignent la piqûre de l’abeille, mais de son dard s’écoule une substance qui conserve la pureté du miel en toutes circonstances. Sans cet ingrédient unique, le miel devient affecté, et sujet aux variations et altérations des aspects inférieurs de la nature. Une fois altéré, il n’est plus propre à la consommation humaine. Il est vrai que l’abeille meurt après avoir utilisé son dard ; si elle ne peut plus servir l’ensemble (la ruche) en fabriquant du miel pur, sa vie n’a plus alors aucune valeur ; servir avec une capacité moindre, c’est amoindrir la valeur de la vie.

 Les abeilles sont de parfaites architectes et de parfaites constructrices. Travailleuses infatigables, elles ont une boussole interne qui s’appuie sur les grilles magnétiques terrestres. Il leur est impossible de se perdre, bien qu’elles puissent feindre la désorientation si c’est pour un but supérieur. Les abeilles peuvent reconnaître et identifier des énergies subtiles, y compris le manque d’harmonie et la malhonnêteté. Comme elles ont pour but de parfaire à la fois la ruche et le miel, elles construisent rarement une ruche dans un environnement impropre. Elles peuvent aussi distinguer un environnement paisible d’un environnement chaotique, et les peuvent même détecter les vibrations de la peur, qu’elles détestent. Plusieurs piqûres d’abeille sont le simple résultat de la vibration chaotique de la peur, aggravée par les mouvements des bras et autres tentatives acrobatiques pour échapper à l’insecte ; les abeilles ont une étonnante capacité d’attention, et tout le monde trouve comiques ces tentatives désespérées, mais ceux qui se croient à risque sont des victimes potentielles.

  Ouvrière vue de faceLes abeilles préfèrent la symétrie en toutes choses. Elles sont des insectes savants, capables de reconnaître autant la quantité que la qualité. Elles  peuvent distinguer une vaste gamme de couleurs, y compris des teintes à peine visibles à l’œil humain. Cette aptitude des abeilles à percevoir une si grande palette de couleurs les rend emblématiques du spectre lumineux complet, le prisme parfait qui distribue également la lumière (l’amour) par les forces bienfaitrices de la nature. Ces subtilités font aussi d’elles les protectrices symboliques de ceux et celles qui sont « nés deux fois », c’est-à-dire qui reviennent d’un voyage transformés par le chemin qu’ils ont choisi. Ces individus « nés deux fois » vivent comme tout le monde, mais peut-être plus simplement et en périphérie des autres, non pas par crainte de se retrouver piégés dans leur vie précédente, mais parce qu’ils ont chois de vivre autrement.

 Les abeilles sont de vrais alchimistes de la nature ; aucune autre créature ne peut protéger ou projeter le savoir autant qu’elles. Elles sont les enfants de la nature et les rejetons de la sagesse. Leur disparition est notable, particulièrement parce que l’homme ne sait pas encore comment fabriquer le miel. Nous voyons pourtant l’abeille comme une guêpe, construisant dans le champ de son voisin des forteresses de peur plutôt que de symétrie et de paix, augmentant la menace de son dard et revendiquant le droit à des ressources simulées, tandis que la nature continue à lui échapper. La guêpe, prise dans sa propre illusion,  ne peut s’empêcher de piquer même ceux qui veulent la libérer.

 En tant qu’insectes savants, les abeilles sont des instruments de la nature et, comme tels, elles réagissent aux mêmes codes d’évolution invisibles que vous ; alors que le sentier évolutif de l’humanité s’accélère, celui de chaque aspect doit aussi s’accélérer. Ce sentier serait faux s’il en était autrement. Les humains ne sont habitués à mesurer leur croissance en se comparant à quelque chose ou à quelqu’un d’autre, autrement dit en regardant derrière ou vers le passé pour voir le chemin parcouru. Quand on regarde vers le passé, tout ce qui fut laissé derrière paraît inchangé, car la vitesse de la vie (de la lumière) reflète une vitesse constante de changement, montrant celui-ci comme nouveau ou comme le prochain maintenant ; parce que le nouveau moment semble uniquement différent du dernier ou de celui qui est passé, le contraste entre les deux est perçu comme une croissance ou une évolution. Déroutant ? Voici un exemple simple. Vous souvenez-vous de la dernière fois que vous avez assisté à une réunion scolaire ou familiale ? Aviez-vous l’impression d’avoir fait un bond évolutif en avant par rapport aux autres personnes qui assistaient à cette réunion ?

 Quel est le rapport avec les abeilles ?

Il est total, car le rythme de votre cycle évolutif est lié au leur et vice-versa. Elles sont incapables de vous refléter une fausse réalité, car ce serait incompatible avec leur modèle de recherche d e la perfection, mais si vous continuez à les observer et à les étudier, elles vous montreront alors une métamorphose de leur façon de vivre et peut-être même qu’elles offriront quelques solutions  certains des prochains défis de l’humanité. Nous avons élucidé les qualités irrémédiables de l’abeille et l’avons rendue plus indispensable que jamais, mais nous n’avons pas encore entièrement répondu à la question de savoir ce qui, dans le monde, fait du tort aux abeilles et où elles s’en vont. Pour dire les choses simplement, l’alarme interne de toute l’espèce est déclenchée, et elles répondent en foule à l’appel de la nature.

  Gaïa  - Issu du livre : 2009 La Grande Transformation – L’année de la cocréation – série Kryeon canalisé par Lee Carroll – page 236.

                                                                     dans ABEILLES

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Abeille dans le Monde

Posté par othoharmonie le 4 janvier 2012

Abeille dans le Monde dans ABEILLESInnombrable, organisée, laborieuse, disciplinée, infatigable, l’abeille ne serait qu’une autre fourmi, comme elle symbole des masses soumises à l’inexorabilité du destin -homme ou dieu- qui l’enchaîne, si, de surcroît, elle n’avait des ailes, un chant, et ne sublimait en miel immortel le fragile parfum des fleurs.Ce qui suffit à côté du temporel, à conférer une haute portée spirituelle à son symbolisme. Ouvrières de la ruche, cette maison bourdonnante les compare plus naturellement à un joyeux atelier qu’à une sombre usine, les abeilles assurent la pérennité de l’espèce, mais aussi, prises individuellement en tant qu’animatrices de l’univers entre terre et ciel, elles en viennent à symboliser le principe vital, à matérialiser l’âme. C’est ce double aspect -collectif et individuel, temporel et spirituel- qui fait la richesse de leur complexe symbolique, partout où il est attesté. Commentant Proverbes, 6, 8 : Va voir l’abeille et apprends comme elle est laborieuse, saint Clément d’Alexandrie ajoute: Car l’abeille butine sur les fleurs de tout un pré pour n’en former qu’un seul miel (Stromates, 1). Imitez la prudence des abeilles, recommande Théopepte de Philadelphie, et il les cite comme un exemple, dans la vie spirituelle des communautés monastiques.

Pour les Nosaïris, hérésiarques musulmans de Syrie, Ali, lion d’Allah est le prince des abeilles, qui selon certaines versions, seraient les anges, et selon d’autres, les croyants: les vrais croyants ressemblent à des abeilles qui se choisissent les meilleures fleurs (HUAN, 62).

Dans le langage métaphorique des derviches Bektachi, l’abeille représente le derviche, et le miel est la divine réalité (le Hak) qu’il recherche (BIRD, 255). De même dans certains textes de l’Inde, l’abeille représente l’esprit s’enivrant du pollen de la connaissance.

Personnage de fable pour les Soudanais et les habitants de la boucle du Niger, elle est déjà symbole royal en Chaldée, bien que ne la glorifie le Premier Empire français. Ce symbolisme royal ou impérial est solaire, l’ancienne Égypte l’atteste, d’une part en l’associant à la foudre, d’autre part en disant que l’abeille serait née des larmes de , le dieu solaire, tombées sur la terre.

188px-NSRW_Smoker dans ABEILLESSymbole de l’âme, elle est parfois identifiée à Déméter dans la religion grecque, où elle peut figurer l’âme descendue aux Enfers; ou bien, au contraire, elle matérialise l’âme sortant du corps. On la retrouve au Cachemire et au Bengale, et dans de nombreuses traditions indiennes d’Amérique du Sud, ainsi qu’en Asie centrale et en Sibérie. Platon, enfin, affirme que les âmes des hommes sobres se réincarnent sous forme d’abeille.

Figuration de l’âme et du verbe -en hébreu le nom de l’abeille, Dbure, vient de la racine Dbr parole- il est normal que l’abeille remplisse aussi un rôle initiatique et liturgique. A Eleusis et à Ephèse, les prêtresses portent le nom d’abeilles. Virgile a célébré leurs vertus.

On les trouve figurées sur les tombeaux, en tant que signes de survie post-mortuaire. Car l’abeille devient symbole de résurrection. La saison d’hiver -trois mois- durant laquelle elle semble disparaître, car elle ne sort pas de sa ruche, est rapprochée du temps -trois jours- durant lequel le corps du Christ est invisible, après sa mort, avant d’apparaître à nouveau ressuscité.

L’abeille symbolise encore l’éloquence, la poésie et l’intelligence. La légende concernant Pindare et Platon (des abeilles se seraient posées sur leurs lèvres au berceau) est reprise pour Ambroise de Milan; les abeilles frôlent ses lèvres et pénètrent dans sa bouche. Le propos de Virgile selon lequel les abeilles renferment une parcelle de la divine Intelligence reste vivant chez les chrétiens du Moyen Age. On retrouve ici la valeur symbolique du bourdonnement, véritable chant, de l’abeille.

Un sacramentaire gélasien fait allusion aux qualités extraordinaires des abeilles qui butinent les fleurs en les frôlant sans les flétrir. Elles n’enfantent pas: grâce au travail de leurs lèvres elles deviennent mères; ainsi le Christ procède-t-il de la bouche du Père.

180px-Runny_hunnyPar son miel et par son dard, l’abeille est considérée comme l’emblème du Christ: d’un côté, sa douceur et sa miséricorde; et de l’autre, l’exercice de sa justice en tant que Christ-juge. Les auteurs du Moyen Age évoquent souvent cette figure; pour Bernard de Clairvaux elle symbolise l’Esprit Saint. Les Celtes se réconfortaient avec du vin miellé et de l’hydromel. L’abeille dont le miel servait à faire de l’hydromel ou liqueur d’immortalité, était l’objet, en Irlande, d’une étroite surveillance légale. Un texte juridique moyen-gallois dit que la noblesse des abeilles vient du paradis et c’est à cause du péché de l’homme qu’elles vinrent de là; Dieu répandit sa grâce sur elles et c’est à cause de cela qu’on ne peut chanter la messe sans la cire. Même si ce texte est tardif et d’inspiration chrétienne, il confirme une tradition très ancienne dont le vocabulaire offre encore les traces (le gallois cwyraidd de cwry cire signifie parfait, accompli et l’irlandais moderne céir-bheach, littéralement cire d’abeille, désigne aussi la perfection). Le symbolise de l’abeille évoque donc chez les Celtes comme ailleurs, les notions de sagesse et d’immortalité de l’âme (CHAB, 857sqq; REVC, 47, 164-165).

L’ensemble des traits empreintés à toutes les traditions culturelles dénote que, partout, l’abeille apparaît essentiellement comme douée d’une nature ignée, c’est un être de feu. Elle représente les prêtresses du Temple, les Pythonisses, les âmes pures des initiés, l’Esprit, la Parole; elle purifie par le feu et elle nourrit par le miel; elle brûle par son dard et illumine par son éclat. Sur le plan social, elle symbolise le maître de l’ordre et la prospérité, roi ou empereur, non moins que l’ardeur belliqueuse et le courage. Elle s’apparente aux héros civilisateurs, qui établissent l’harmonie par la sagesse et par le glaive.

                                                                         110px-Africanizedbee

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Abeille et mythologie Roumaine 2

Posté par othoharmonie le 4 janvier 2012

 

Des pouvoirs conférés par une aile donnée par l’abeille

 

Description de cette image, également commentée ci-aprèsDans la tradition populaire Roumaine, l’abeille est très souvent présentée dans les contes comme un animal reconnaissant.

En Roumanie, il s’agit de s’attirer les bonnes grâces des abeilles.
Dans les contes populaires, l’abeille ne manque pas d’être reconnaissante envers la personne qui lui vient en aide. En guise de remerciement elle lui abandonne une de ses ailes.
Que le protagoniste à son tour ait besoin d’aide, il lui suffit simplement de prendre dans sa main l’aile que l’abeille lui a confiée, pour que des essaims exécutent sa requête : constructions en cire, indication sur les chemins à prendre pour aller à la rencontre des fées, ou bien celui de l’autre monde…

L’abeille âme des morts

 Cette légende Roumaine est partagée par de nombreux peuples et civilisations. L’abeille est considérée comme l’âme des morts et participe de ce fait au rite mortuaire.
C’est également le cas en
Pays Basque.

Par contre l’interprétation de cette légende  Roumaine est quelque peu ambiguë. S’agit-il d’un hommage des essaims à l’apiculteur,  les abeilles accompagnant son âme ; d’une punition pour les familles qui n’ayant pas offert de cire se voient privées des productions du rucher faute d’essaim ; ou d’une critique voilée à l’égard de l’église qui prive l’apiculteur d’une source de revenu. A vous de vous faire une opinion à la lecture de cette légende que voici :

Voilà un fait établi : l’âme humaine après la mort, se transforme en abeille. L’apiculteur qui n’a pas vendu mais offert la cire à l’église est, à sa mort, accompagné jusqu’à sa tombe pas des essaims*.

Source et bibliographie :
*Petit dictionnaire de mythologie populaire roumaine  – Ion Taloş,- Editions littéraires et linguistiques de l’université de Grenoble -2002

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Abeille et symbole

Posté par othoharmonie le 2 janvier 2012

 

Abeille: Innombrable, organisée, laborieuse, disciplinée, infatigable, l’abeille ne serait qu’une autre fourmi, comme elle symbole des masses soumises à l’inexorabilité du destin -homme ou dieu- qui l’enchaîne, si, de surcroît, elle n’avait des ailes, un chant, et ne sublimait en miel immortel le fragile parfum des fleurs. Ce qui suffit à côté du temporel, à conférer une haute portée spirituelle à son symbolisme.

 Abeille et symbole dans ABEILLES 220px-ARS_Megachile_rotundataOuvrières de la ruche, cette maison bourdonnante les compare plus naturellement à un joyeux atelier qu’à une sombre usine, les abeilles assurent la pérennité de l’espèce, mais aussi, prises individuellement en tant qu’animatrices de l’univers entre terre et ciel, elles en viennent à symboliser le principe vital, à matérialiser l’âme. C’est ce double aspect -collectif et individuel, temporel et spirituel- qui fait la richesse de leur complexe symbolique, partout où il est attesté.

 Commentant Proverbes : Va voir l’abeille et apprends comme elle est laborieuse, saint Clément d’Alexandrie ajoute: Car l’abeille butine sur les fleurs de tout un pré pour n’en former qu’un seul miel (Stromates, 1). Imitez la prudence des abeilles, recommande Théopepte de Philadelphie, et il les cite comme un exemple, dans la vie spirituelle des communautés monastiques.

Pour les Nosaïris, hérésiarques musulmans de Syrie, Ali, lion d’Allah est le prince des abeilles, qui selon certaines versions, seraient les anges, et selon d’autres, les croyants: les vrais croyants ressemblent à des abeilles qui se choisissent les meilleures fleurs (HUAN, 62).

Dans le langage métaphorique des derviches Bektachi, l’abeille représente le derviche, et le miel est la divine réalité (le Hak) qu’il recherche (BIRD, 255). De même dans certains textes de l’Inde, l’abeille représente l’esprit s’enivrant du pollen de la connaissance.

Nomada succincta

Personnage de fable pour les Soudanais et les habitants de la boucle du Niger, elle est déjà symbole royal en Chaldée, bien que ne la glorifie le Premier Empire français. Ce symbolisme royal ou impérial est solaire, l’ancienne Égypte l’atteste, d’une part en l’associant à la foudre, d’autre part en disant que l’abeille serait née des larmes de , le dieu solaire, tombées sur la terre.

 Symbole de l’âme, elle est parfois identifiée à Déméter dans la religion grecque, où elle peut figurer l’âme descendue aux Enfers; ou bien, au contraire, elle matérialise l’âme sortant du corps. On la retrouve au Cachemire et au Bengale, et dans de nombreuses traditions indiennes d’Amérique du Sud, ainsi qu’en Asie centrale et en Sibérie. Platon, enfin, affirme que les âmes des hommes sobres se réincarnent sous forme d’abeille.

 Figuration de l’âme et du verbe -en hébreu le nom de l’abeille, Dbure, vient de la racine Dbr parole- il est normal que l’abeille remplisse aussi un rôle initiatique et liturgique. A Eleusis et à Ephèse, les prêtresses portent le nom d’abeilles. Virgile a célébré leurs vertus.

 On les trouve figurées sur les tombeaux, en tant que signes de survie post-mortuaire. Car l’abeille devient symbole de résurrection. La saison d’hiver -trois mois- durant laquelle elle semble disparaître, car elle ne sort pas de sa ruche, est rapprochée du temps -trois jours- durant lequel le corps du Christ est invisible, après sa mort, avant d’apparaître à nouveau ressuscité.

 Trigona spinipesL’abeille symbolise encore l’éloquence, la poésie et l’intelligence. La légende concernant Pindare et Platon (des abeilles se seraient posées sur leurs lèvres au berceau) est reprise pour Ambroise de Milan ; les abeilles frôlent ses lèvres et pénètrent dans sa bouche. Le propos de Virgile selon lequel les abeilles renferment une parcelle de la divine Intelligence reste vivant chez les chrétiens du Moyen Age. On retrouve ici la valeur symbolique du bourdonnement, véritable chant, de l’abeille.

 Un sacramentaire gélasien fait allusion aux qualités extraordinaires des abeilles qui butinent les fleurs en les frôlant sans les flétrir. Elles n’enfantent pas: grâce au travail de leurs lèvres elles deviennent mères; ainsi le Christ procède-t-il de la bouche du Père.

Par son miel et par son dard, l’abeille est considérée comme l’emblème du Christ: d’un côté, sa douceur et sa miséricorde; et de l’autre, l’exercice de sa justice en tant que Christ-juge. Les auteurs du Moyen Age évoquent souvent cette figure; pour Bernard de Clairvaux elle symbolise l’Esprit Saint. Les Celtes se réconfortaient avec du vin miellé et de l’hydromel. L’abeille dont le miel servait à faire de l’hydromel ou liqueur d’immortalité, était l’objet, en Irlande, d’une étroite surveillance légale.

Un texte juridique moyen-gallois dit que : la noblesse des abeilles vient du paradis et c’est à cause du péché de l’homme qu’elles vinrent de là; Dieu répandit sa grâce sur elles et c’est à cause de cela qu’on ne peut chanter la messe sans la cire.

 Apis mellifera scutellataMême si ce texte est tardif et d’inspiration chrétienne, il confirme une tradition très ancienne dont le vocabulaire offre encore les traces (le gallois cwyraidd de cwry cire signifie parfait, accompli et l’irlandais moderne céir-bheach, littéralement cire d’abeille, désigne aussi la perfection). Le symbolisme de l’abeille évoque donc chez les Celtes comme ailleurs, les notions de sagesse et d’immortalité de l’âme (CHAB, 857sqq; REVC, 47, 164-165).

L’ensemble des traits empreintes à toutes les traditions culturelles dénote que, partout, l’abeille apparaît essentiellement comme douée d’une nature ignée, c’est un être de feu. Elle représente les prêtresses du Temple, les Pythonisses, les âmes pures des initiés, l’Esprit, la Parole; elle purifie par le feu et elle nourrit par le miel; elle brûle par son dard et illumine par son éclat. Sur le plan social, elle symbolise le maître de l’ordre et la prospérité, roi ou empereur, non moins que l’ardeur belliqueuse et le courage. Elle s’apparente aux héros civilisateurs, qui établissent l’harmonie par la sagesse et par le glaive.

                                                                                                                Abeille domestique

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L’abeille est historique

Posté par othoharmonie le 2 janvier 2012

L’abeille est plus ancienne que l’homme.

 L'abeille est historique dans ABEILLES 288px-Bees-wings.webAux alentours de la mer Baltique furent découvertes des empreintes fossiles de 50 millions d’années d’un insecte étant à l’origine de l’abeille actuelle.

Son nom «Apis Melifera» signifie : abeille qui porte le miel.

 Dès l’Antiquité, l’abeille a beaucoup intrigué les scientifiques. La croyance était que le nectar, nourriture des dieux, tombait du ciel. Que l’abeille soustrait le nectar des fleurs pour produire du miel n’est admis qu’après le Moyen – Age. Les abeilles furent considérées comme mystérieuses et, en quelque sorte, sanctifiées. On croyait que les abeilles avaient un certain contact avec les dieux, qu’elles pouvaient prédire l’avenir ou qu’elles étaient des «passeurs» emportant les âmes vers les dieux.

 On ne saisissait pas le système de procréation. Aristote, n’arrivant pas à cerner le schéma connu mâle/femelle, y consacra toute une dissertation d’autant que, sans ce schéma connu, chaque printemps il y avait prolifération. Dans l’Antiquité les abeilles étaient considérées comme très remarquables.

 Rappelons ce qu’aurait dit Einstein « Si l’abeille disparaissait de la surface du globe, l’homme n’aurait plus que quatre années à vivre ».

En effet : plus de pollinisation, plus de fleurs, plus d’arbres, plus de chlorophylle, plus d’oxygène, plus d’herbes, plus d’animaux, etc … !

Voilà pourquoi aujourd’hui l’abeille est une sentinelle qui nous protège, et que nous devons protéger à notre tour, car ces dernières années « Mauvais temps pour les abeilles » : en plus d’une multitude de pesticides, nos abeilles sont menacées par le Varroa, parasite qui vient pondre dans les alvéoles du couvain de la ruche. Le varroa se développe ainsi dans la larve de l’abeille puis vit accroché sur son dos .

En 2004 est arrivé en Europe le Frelon Asiatique, devenu à présent un redoutable prédateur pour l’abeille. Les abeilles se font tuer par les frelons en sortant de leur ruche ou meurent de faim par peur de sortir !

Fichier:Asiatic-honey-bee.jpgComment protéger nos abeilles ?
En plantant des arbres et plantes mellifères, en diversifiant notre flore…
Mais aussi limitant les insecticides, les semences « enrobées », la pollution…

 Au Moyen – Age les abeilles continuèrent à susciter un grand intérêt. L’étude plus approfondie avait fait comprendre que l’ouvrière, jamais accouplée, produisait la cire et le miel.

Cette cire vierge fut employée à la réalisation des cierges pour les autels et pour l’éclairage des églises. En outre, la stricte hiérarchie de la colonie des abeilles et ses ouvrières vierges, servit très souvent d’exemple pour l’organisation d’une communauté religieuse. Aujourd’hui on peut considérer l’abeille comme un animal domestique faisant partie de la famille. Dans certaines régions, il était de coutume de faire part aux abeilles du décès d’un membre de la famille. Les abeilles jouissent d’un statut social considérable. On sait aujourd’hui quelle énorme contribution elles apportent à l’agriculture par leur activité de pollinisation, permettant l’obtention de graines et de fruits.

 

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Abeille et Mythologie Maya

Posté par othoharmonie le 2 janvier 2012

 

Abeille et Mythologie Maya dans ABEILLES codex-madrid-tro-cortesianus-musee-des-ameriques-page103Une très belle illustration des abeilles dans les mythes concerne la mythologie maya. Il serait amusant de considérer que l’inventeur de Maya l’abeille se serait inspiré d’une représentation maya pour son abeille. Nous retrouvons de nombreuses représentations de cet insecte dans le codex maya de Madrid conservé au Musée des Amériques de Madrid. Le dieu maya créateur et père des abeilles est Itzamnà. Il est également le dieu maya créateur de l’écriture, du calendrier, et de la médecine (encore et toujours les mêmes grandes caractéristiques). On le représente souvent sous les traits d’un vieillard. Son épouse est Ixchel, déesse de la lune. Une fois mariée, elle découvrit qu’elle était stérile (tout comme la mère de Samson) et un jour un cerf apparut et piétina son ventre qui lui permis d’avoir 4 fils les Bacabs. On peut considérer que le dieu du soleil Kinich Ahau comme une deuxième image d’Itzamnà et peut-être également de son fils qui lui permet de revivre. Ce dieu est le soleil lorsqu’il parcourt le ciel pendant la journée et il est un dieu des enfers la nuit.

En considérant ces mythes, nous pouvons retracer un fait qui est si souvent rencontré sous d’autres formes et d’autres symboles dans les mythes et les religions : la résurrection. En effet, un dieu taureau est sacrifié. Il s’agit plus précisément d’un bœuf. En effet de très nombreux mythes considèrent la mort d’un dieu (universel) après sa castration et causée par l’union avec la déesse de l’amour et de la guerre. Son corps est dépecé et reformé avant de donner naissance à un dieu solaire qui est sa réincarnation. Ce personnage mort et ressuscité a un lien très fort avec les abeilles. D’où l’importance de l’abeille pour les divinités ou personnages suivants : Télépinu, Apis, Samson,  Ak-Mucen-Kab, Itzamnà, Aristée, Bacchus. Les abeilles sont celles qui retrouvent son corps et qui symbolisent sa renaissance par le miel, ingrédient de l’hydromel qui est la boisson source d’immortalité des dieux. La divinité qui renaît sera dans un premier temps colérique est bien illustrée par Horus ou Télépinu. La mort et la renaissance solaire est bien représentée par le célèbre Icare. Pour quitter le labyrinthe de Minos, il s’envole avec des ailes qu’il a pu coller grâce à de la cire d’abeilles. En montant trop près du soleil elle fond et Icare plonge et meurt dans la mer… Espérons que le mal qui touche les abeilles à l’heure actuelle, soient une image de leur propre renaissance.

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La Ruche

Posté par othoharmonie le 31 décembre 2011

La Ruche dans ABEILLES 250px-Cadres_mobiles6Une ruche est une structure artificielle, presque fermée, abritant une colonie d’abeilles butineuses qui vit, produit du miel et élève de nouvelles générations d’abeilles.

Il s’agissait autrefois d’une structure tressée ou creusée dans un tronc mort. Il s’agit aujourd’hui généralement d’une caisse de bois, construite par un apiculteur. Les abeilles y construisent leur nid pour élever leur progéniture et entreposer du miel pour l’hiver suivant, selon un rythme de vie bien défini. L’équivalent naturel de la ruche est souvent nommé « nid ».

Dans tous les cas, la structure interne de la ruche est une matrice dense de cellules hexagonales de cire d’abeille, appelée un nid d’abeilles. Les abeilles utilisent les cellules pour le stockage de la nourriture (miel et pollen), et pour le renouvellement de la population (œufs, larves et pupes). Seules les espèces du sous-genre Apis sont élevées dans des ruches construites par l’Homme, mais seulement deux espèces ont pu être domestiquées (Apis mellifera en occident et Apis cerana en Orient).

À l’état naturel, les abeilles sauvages peuvent établir leur colonie à l’air libre, à partir d’un essaim suspendu à une branche d’arbre, dans des anfractuosités, cavité d’un arbre creux (vivant ou mort), anfractuosité dans la roche, cheminée ou cavité dans une construction, etc.

 dans ABEILLESUn groupe de ruches est un rucher. Le plus grand rucher d’abeilles domestiques de France se trouve à Montfrin, dans le Gard.

L’apiculture regroupe les connaissances liées à l’élevage d’abeilles domestiques et à la construction de ruches.

 On peut dire que les ruches traditionnelles, en paille, ne font qu’apporter une enveloppe à la colonie des abeilles. Parce qu’il n’y a pas de structure à l’intérieur d’une ruche traditionnelle, les abeilles remplissent leur ruche de miel, déposé dans des alvéoles de cire, appelés alvéoles à miel.

 

L’alvéole à miel se lie fortement, et on ne peut le déplacer sans le détruire. Donc, la récolte du miel détruisait en général la ruche, malgré les modifications apportées pour éviter sa destruction.

 On extrayait en général le miel des ruches traditionnelles par pressage ou tapotage, ce qui écrasait les alvéoles faits de cire. À cause de cette méthode de récolte, les ruches en paille fournissaient plus de cire mais moins de miel qu’une ruche moderne.

320px-BeekeeperEn général, on n’utilise plus de ruches en paille, et, de plus, elles ont été déclarées non réglementaires dans beaucoup de pays : elles ne permettent pas d’inspecter les abeilles et les alvéoles pour détecter les maladies et les parasites, sans destruction des alvéoles, et souvent de la colonie.

Il y a trois sortes de ruches traditionnelles : les ruches en tuiles, les ruches en paille et les ruches de gomme.

Il existe également des ruches emmurées, notamment dans la Manche

L’apiculture moderne a apporté les ruches divisibles, à cadres amovibles, facilitant la conduite des ruches..

 

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Alvéoles d’abeilles

Posté par othoharmonie le 31 décembre 2011

Alvéoles d'abeilles dans ABEILLES 220px-Honey_combLes alvéoles d’abeilles, construits en cire par les abeilles ouvrières afin de stocker le miel et le pollen ou les œufs et les larves, sont des prismes juxtaposés d’axes horizontaux qui constituent le gâteau de cire. Ce gâteau de cire est ainsi formé de deux séries d’alvéoles hexagonaux se rejoignant en leur base.

Mais ce qui est vraiment surprenant, c’est la forme plus que singulière de ces alvéoles. L’autre extrémité de ces cellules n’est pas un hexagone régulier, mais un emboîtement de trois losanges identiques, appelés rhombes. Les prismes ne se raccordent donc pas par leur surface hexagonale, mais justement par ces losanges, chaque cellule étant adossée, décalée, à trois autres au moyen de ces surfaces.

La construction de l’alvéole commence par le fond. L’épaisseur des parois est infime (moins de 300 micromètres, c’est diaphane-translucide), seul le bord supérieur est plus épais, pour éviter l’effritement.

La forme hexagonale des alvéoles fut repérée par Aristote dès le IVe siècle av. J.‑C. (Histoire des animaux) puis traitée géométriquement huit siècles plus tard par Pappus, mathématicien grec ; mais ce n’est qu’au XVIIIe siècle que cette forme rhomboïdale fut remarquée. Ainsi, Maraldi, astronome à l’Observatoire de Paris, détermina expérimentalement en 1712 la valeur des angles de ces rhombes, égale à 109° 28′ et 70° 32′.

nid_d_abeilles_108 dans ABEILLESIntrigué par la complexité de ces formes, le physicien Réaumur soupçonne les abeilles de construire leur gâteau de cire dans un souci d’économie (voir l’article Apiculture). Afin de vérifier son hypothèse, il demanda au géomètre allemand König de déterminer quelle était la cellule hexagonale à fond composé de trois rhombes égaux qui pouvait être construite avec le moins de matière possible. Par calcul différentiel, König trouva en 1739 que les angles de ces losanges devaient être égaux à 109°26′ et 70°34′. La correspondance de ce résultat avec celui de Maraldi est déjà étonnante, mais elle fut améliorée en 1734 par le mathématicien écossais Maclaurin qui démontra que König avait commis une erreur dans ses calculs, et que les angles des losanges correspondant à l’utilisation d’un minimum de matière étaient justement ceux indiqués par Maraldi : 109° 28′ et 70° 32′ [les valeurs mathématiques optimales sont égales respectivement à Arc cos (-1/3) et Arc cos (1/3)]. C’est bien l’angle des faces de contact de 4 bulles de savon qui se rencontrent en un point. Les bulles de savon réalisent toujours, à cause de leur tension superficielle, la surface minimale à contrainte de contour donné.

C’est Réaumur qui propose l’idée originale et avant-gardiste de prendre comme unité de mesure le côté du pavage hexagonal et regrette beaucoup qu’il n’en fût pas fait de mesure dans les civilisations anciennes, car cela aurait donné une traçabilité des unités de mesure.

240px-Fork-Beekeeping_On retrouve sur ce problème : Lhuillier (Berlin, 1781), Lalanne (Ann.sc.nat. 1840), Brougham (CRAS, 1858) et Hennessy (proc. roy. soc. London, 1886), avec évidemment Buffon et Plateau. Buffon commet une erreur : son idée, souvent reprise hélas, est FAUSSE : qu’on comprime simultanément deux ensembles de cylindres de cire allongés ; ils prendront cette forme hexagonale. C’est possible, mais les abeilles ne procèdent pas de cette manière (HUBER, Paris, 1814, observation des abeilles) : elles commencent par construire le fond, puis les faces des cylindres hexagonaux ! Elles ont donc en elles une adaptation à la construction d’un tel gaufrage du fond. Cela procède certes du tassement simultané en recto-verso de la cire, et l’explication de Buffon n’est donc pas à négliger, mais cela ne correspond pas à une situation de toutes les alvéoles, ensemble, comme on le voit écrit parfois.

 

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L’Abeille et l’hexagone

Posté par othoharmonie le 31 décembre 2011

Pourquoi un hexagone ?

Bienenwabe mit Eiern und Brut 5.jpgLe premier souci des abeilles est de paver le plan pour pouvoir ensuite paver l’espace. On connaît trois polygones réguliers permettant de paver le plan : le triangle équilatéral, le carré et l’hexagone. Or, on peut démontrer que, parmi ces trois polygones réguliers, pour une même surface, l’hexagone est le polygone régulier offrant le plus petit périmètre.

Cependant, on pourrait se demander si l’hexagone est bien le pavage du plan le plus économique. En effet, on pourrait envisager de combiner des polygones de toutes sortes, qui ne sont pas forcément réguliers ni même dont les côtés forment une ligne droite. On ne savait pas grand-chose sur ce sujet jusqu’en 1943, date à laquelle le mathématicien hongrois Fejes Tóth démontra que la structure hexagonale régulière restait le polygone le plus économique pour paver le plan parmi tous les polygones à côtés droits.

Mais que se passe-t-il lorsque les côtés sont courbes ? Fejes Tóth pensait que la structure hexagonale régulière resterait la plus efficace, mais il ne parvint pas à le démontrer.

Ce n’est qu’en 1999 que Thomas Hales présente sa preuve en 19 pages (Honeycomb Conjecture).

Pourquoi des rhombes ?

Bienenwabe mit Eiern 39.jpgLe fond formé de trois rhombes permet un adossement simple des alvéoles. Il est même facile de prouver qu’il est plus économique qu’un fond plat hexagonal mais reste-t-il le moyen le plus économique ?

 

En 1964, Fejes Toth a démontré que si le fond était formé de deux petits hexagones ainsi que de deux losanges, à la place de trois rhombes, la quantité de cire serait, pour un même volume, inférieure de 0,35 % à ce qu’elle est avec les losanges.

Calcul des angles

Pour déterminer les angles des rhombes minimisant la surface des alvéoles de la ruche, on peut déjà remarquer que le remplacement d’un fond hexagonal AB′CD′EF′ par un fond formé de 3 rhombes de diagonales AC, CE, EF, ne modifie pas le volume de l’alvéole. En effet, le volume ôté est exactement égal au volume ajouté.

Il s’agit maintenant de comparer les surfaces.

                                                    L'Abeille et l'hexagone dans ABEILLES abeille_2

 

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Essaim

Posté par othoharmonie le 31 décembre 2011

 

Essaim dans ABEILLES 200px-A_swarm_of_Apis_mellifera_-_20051109Un essaim est un rassemblement en nombre important d’insectes de la même famille. Le phénomène dit de « nuées » ou « tempêtes d’insectes » n’a pas d’origine météorologique directe mais elles sont saisonnières et liées aux épisodes de sécheresse et pluies qui régulent l’offre en nourriture des insectes. Elles se produisent lorsque certaines populations d’insectes (par exemple des sauterelle ou des criquets) qui s’est massivement reproduite dans un lieu humide, initialement favorable à leur développement, ne parvient plus à subvenir à ses besoins alimentaires. De tels phénomènes se produisent plus rarement avec des coccinelles ou des mouches. Des nuages denses de certains papillons migrateurs pouvaient évoquer de tels phénomènes, donnant une impression de tempête de neige au passage des cols (par exemple dans les Pyrénées) ou dans certaines vallées en Europe, ou avec le monarque américain là où ses vols étaient particulièrement denses.

Ces insectes sociaux deviennent alors grégaires et se massent alors en bandes denses, se déplaçant en dévorant une très grande partie de la végétation sur leur passage. Ce phénomène dévastateur est connu depuis l’antiquité (présenté comme la huitième des dix plaies d’Égypte par la Bible) se produit dans les zones tropicales semi-arides (notamment en Afrique sub-sahélienne).

200px-Locusts_feeding dans ABEILLESL’essaimage, formation d’un essaim, est un processus bien décrit chez les abeilles.L’essaimage est un mode de multiplication par division naturelle. La constitution d’un essaim se produit généralement avant les miellées ou après. Lorsque la colonie est prise de « la fièvre d’essaimage », le processus se met en route. Les abeilles ont bâti une cellule particulière, plus grosse que les autres et qui a la particularité de pendre, contrairement aux cellules de mâles, d’abeilles ou de miel. Quand la reine consent à déposer un œuf femelle dans cette alvéole, le processus est engagé. 15 jours plus tard, une jeune reine naît, la ruche se trouve avoir deux reines : la vieille, et la jeune. C’est la vieille reine qui partira, à l’occasion d’un début d’après midi ensoleillée, lorsque la fièvre d’essaimage aura repris tout un groupe d’abeille, qui se tiendra prêt au départ dans la ruche, mais aussi aux abords, certaines abeilles étant parties en éclaireuses dans le but de trouver un nouveau logis. Lorsque le signal est donné, il se produit un impressionnant ballet d’abeilles au dessus de la ruche, qui bientôt quittera la ruche, pour aller se fixer soit dans l’endroit que les éclaireuses ont trouvé par avance, soit sur un objet quel qu’il soit, en attente de bonne nouvelles des éclaireuses.

Dans le cas où elles ne trouvent pas d’emplacement correct, il peut arriver qu’elles restent à l’endroit où elles sont accrochées. Elles y fixent et bâtissent des cires, où elles ne tardent pas à déposer du miel et où la reine ne tarde pas de pondre, afin d’assurer le renouvellement des générations, et ce le plus vite possible.

200px--_Bee_swarm_on_a_bicycle_%281-5%29_-Le caractère des abeilles qui essaiment est normalement d’une grande douceur. Il est possible d’approcher ou toucher un essaim sans danger. Il est possible d’installer l’essaim sur une partie de votre corps même nu, cela fait l’objet de concours. Un tempérament calme et des mouvements très lents sont nécessaires dans toutes les manipulations, afin de laisser les populations d’abeilles prendre leur place sans se froisser, et pour ne pas que vous soyez identifié comme un ennemi ou prédateur. Toutefois il est bon de savoir que toute abeille que vous écrasez vous piquera en retour, quelle que soit son humeur.

 

 

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Ruche d’Emile Warré

Posté par othoharmonie le 29 décembre 2011

Ruche d'Emile Warré dans ABEILLES EmileWarre2L’Abbé Eloi François Émile Warré (9 mars 1867 à Grébault-MesnilTours le 20 avril 1951) était un religieux et apiculteur français.

Il a été ordonné prêtre le 19 septembre 1891 dans le Diocèse d’Amiens et est devenu successivement curé de Mérélessart (Somme) en 1897 puis de Martainneville (Somme) en 1904. Il disparaît des Ordos en 1916 pour regagner ensuite Saint-Symphorien (Indre-et-Loire) pour se consacrer uniquement à l’apiculture.

L’abbé Warré a élaboré la ruche populaire fondée sur son expérience avec 350 ruches de différents systèmes existants à l’époque ainsi que sur les comportements naturels de l’abeille. Pour diffuser ses travaux, il a écrit plusieurs ouvrages : La santé ou les Meilleurs traitements de toutes les maladies, Le Miel, ses propriétés et ses usages, La Santé, manuel-guide des malades et des bien-portants et surtout le plus important L’apiculture pour tous dont la douzième et dernière édition date de 1948.

Son but était d’obtenir une ruche la plus proche des conditions naturelles de l’abeille, tout en étant pratique pour l’apiculteur. Il préférait faire des bénéfices plutôt que des profits et recherchait les économies à la place de la productivité. Sa ruche reposait donc sur un faible investissement financier pour sa fabrication et son exploitation. Il souhaitait que tout un chacun puisse avoir une ruche et récolter du miel sans pour autant devoir s’équiper de nombreux outils d’extraction.

La ruche populaire est une ruche divisible conçue pour hiverner les colonies d’abeilles sur 2 éléments.

warre dans ABEILLESCaractéristiques :

  • Ruche populaire à portes-rayons fixes : dimensions internes : 300 mm x 300 mm et 210 mm de hauteur.

Ruche-populaireChaque élément (ou hausse) contient 8 portes-rayons (ou barrettes) de 9 mm d’épaisseur, 24 mm de largeur et 315 mm de longueur.

  • Ruche populaire à cadres mobiles : dimensions internes : 335 mm x 335 mm et 207,5 mm de hauteur. (Note : ces dimensions sont décrites dans la 5e édition mais ont disparu dans la 12e)

Chaque élément (ou hausse) contient 9 cadres dont les dimensions intérieures sont 300 mm pour la largeur et 180 mm pour la hauteur.

Soit 100 dm2 de rayons (de cire) pour les deux modèles.

 

 

 

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Moins d’Abeilles…

Posté par othoharmonie le 28 décembre 2011

 

Causes secondaires de disparitions

  • Des virus (ex : virus de la maladie noire), bactéries sont clairement mis en cause, ce qui était suggéré par l’aspect épidémique et brutal des foyers de syndrome d’effondrement des colonies d’abeilles. D’autre part, des ruches victimes du syndrome semblent mieux se rétablir après une désinfection de la ruche par irradiation.
  • Moins d'Abeilles... dans ABEILLES 250px-Bees_drinkingLe frelon asiatique ou Vespa velutina, originaire de Chine, s’attaque aux butineuses des espèces d’abeilles domestiques. Il s’agit d’un facteur aggravant, non d’une cause première. Des pièges à frelons asiatiques assez sélectifs ont été mis au point.
  • Une contamination de la cire par des produits toxiques qui s’y accumuleraient, soit apportés par les abeilles, soit par l’air (adsorption) a été évoquée, parce que certains produits chimiques y ont été trouvés et que les ruches ne sont pas spontanément réoccupées par des essaims.
  • Un facteur environnemental non compris, qui pourrait par exemple impliquer le dépassement d’un seuil de bioaccumulation d’un (ou plusieurs) polluant, éventuel leurre hormonal, avec pour effet inattendu de perturber la capacité à retrouver leur ruche.
  • Les pratiques apicoles sont elles-mêmes mises en question: elles ont en effet beaucoup évolué, s’intensifiant pour répondre aux normes, au marché et à la concurrence internationale, ainsi qu’au besoin des grands ruchers de trouver de vastes surfaces de fleurs suffisamment épargnées par les pesticides.
    - La taille croissante des ruchers, la promiscuité des abeilles, la transhumance des ruchers et les échanges de souches de reproducteurs sont a priori favorables à l’apparition et à la diffusion de maladies épidémiques parasitaires, virales et fongiques, ainsi qu’à l’apparition et à une large diffusion de résistances du varroa (ou d’autres parasites et microbes) aux produits pesticides vétérinaires utilisés pour protéger les abeilles. Les sélectionneurs ont privilégié la productivité en miel plus que la résistance ou l’adaptation génétique à l’environnement local, au détriment également des espèces sauvages.
  • 250px-Bees_Collecting_Pollen_2004-08-14 dans ABEILLES- Un article du East Bay Express du 9 août 2007 interroge l’intensification de l’apiculture industrielle pratiqué aux États-unis. « Les abeilles sont plus libres de leurs mouvements que n’importe quel autre animal d’élevage », mais « une exploitation apicole commerciale ressemble plus à une cité HLM qu’à un pré campagnard ».
  • - La malnutrition des abeilles pourrait accroître le stress généré par la mobilité qui leur est imposée par les apiculteurs les louant pour la pollinisation des cultures. Dans la nature, on trouve au maximum trois à quatre ruches sauvages par kilomètre carré, qui « connaissent » leur environnement et bénéficient d’une alimentation très variée (pollen, nectar et miellats de milliers de plantes différentes). L’apiculteur industriel, pour compenser le déclin des fleurs disponibles, fournit du sucre, de la mélasse de maïs à forte teneur en fructose (additif sucré également en cause dans la mauvaise hygiène alimentaire humaine).
    - Comme d’autres animaux d’élevage industriels, les abeilles sont probablement stressées quand on les parque dans des grands ensembles et qu’on les déplace fréquemment, comme c’est le cas avec les ruches aux États-Unis, transportées par camion d’une région à l’autre du pays. Le stress les rend a priori plus vulnérables aux parasites et aux maladies, et pourrait diminuer leur capacité à fonctionner naturellement.
  • La perte de la diversité génétique des ruchers (qui autrefois co-évoluaient avec leur environnement) pourrait aussi être en cause.
  • 220px-Honeybee-cooling_croppedLa réduction de la biodiversité florale du fait de la monoculture et des paysages transformés par l’homme réduit les ressources alimentaires quantitativement mais aussi qualitativement : la diversité qualitative de l’alimentation et une alimentation suffisante sont deux facteurs importants pour le système immunitaire et la santé. Un cercle vicieux se forme : la diminution de la diversité et du nombre des plantes à fleurs affaiblit les pollinisateurs et diminue leur nombre. Ce qui ne fait qu’accroître en retour la raréfaction des fleurs du fait d’une moindre pollinisation. Un déclin parallèle à celui de la biodiversité correspond à ce qui a également été mis en évidence pour les papillons qui sont également menacés.
  • On savait déjà qu’un mélange de différents pollens était plus nourrissant qu’une seule variété. Une étude de l’INRA-Avignon a confirmé ce phénomène (2010) ; une moindre diversité en pollen de son alimentation affecte le système immunitaire des hyménoptères se nourrissant de pollen ; lors de nombreux tests (avec six préparations de pollen), les pollens polyfloraux (issus de différentes espèces végétales) ont toujours renforcé la santé des abeilles, « même quand le pollen monofloral était plus riche en protéines », même si les protéines sont elles-aussi une condition nécessaire à une bonne immunité chez les insectes, chez l’adulte comme pour la larve. Les monocultures florales ont donc bien réduit la qualité du bol alimentaire des butineurs. L’explication est qu’avec un grand nombre d’espèces de pollens, les insectes ont le plus de chances de trouver au bon moment les oligoéléments (minéraux, acides aminés acide folique, biotine et vitamines A, D, E et K) et les aliments (protides, glucides et lipides dont stérols) dont ils ont vitalement besoin
  • Plantations massive d’arbres et de fleurs très résistants souvent d’origine exotique dont le pollen s’avère toxique pour les abeilles et bourdons locaux. C’est le cas en France pour le tilleul à larges feuilles (Tilia platyphyllos), le Tilleul argenté (Tilia tomentosa) et le Tilleul de Crimée (T. x euchlora) souvent planté en milieu urbain pour sa résistance. Début juillet, en ville, on trouve beaucoup d’abeilles et de bourdons morts sur l’asphalt des rues en ville plantées de ces essences de tilleuls. On a parfois compté jusqu’à 200 insectes morts par jour et par arbre.
  • d76da6edb21878813f33434fdb188a8cUne synergie entre plusieurs des causes évoquées ci-dessus pourrait être à l’origine d’un syndrome de type dit « maladie environnementale ».
    • C’est l’hypothèse qui semble la plus probable, médiatisées par exemple en 2007 par Joe Cummings (Professeur émérite de l’Université Western Ontario) qui met en cause à la fois des champignons parasites utilisés en lutte intégrée agricole, des virus, bactéries et la pollution électromagnétique croissante à laquelle sont exposés les insectes (notamment depuis l’avènement du téléphone portable et du Wi-Fi). Selon lui, ces causes combinées affaibliraient le système immunitaire des abeilles, mais le rôle des pesticides reste pour partie nié par les industriels producteurs.

 

    • Exemple : Des abeilles expérimentalement exposées à l’Apistan meurent 1,9 fois plus quand elles sont exposées ensuite à de la bifenthrine (pesticide) alors qu’il n’y a pas de différence significative de mortalité pour celles qu’on expose ensuite au carbaryl et au parathion méthyl.

 

                                    Gif abeille                      Gif abeille

 

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Le Berger des abeilles

Posté par othoharmonie le 28 décembre 2011

Un film tourné en Suisse par Jean-Baptiste Moulin, le même auteur du « Berger des Abeilles »
qui livre avec «L’atelier royal» un nouvel épisode de la relation millénaire qui unit l’homme et l’abeille. «Cette fois j’avais envie d’un autre regard, plus proche de l’abeille, une sorte de reportage à l’intérieur de la ruche, histoire de montrer les rouages de cet atelier dans lequel s’activent une reine et plus de 30 000 ouvrières.» Un pari réussi.

800px-CeranaGrâce à des astuces de tournage dont il conserve le secret, le réalisateur de Vollèges a déplacé sa caméra au cœur de la ruche. Emmené par la voix envoûtante du comédien Roland Vouilloz et porté par la musique de Julien Pouget, le spectateur voit et entend les secrets de fabrication de la cire, du miel, du pollen, de la propolis et enfin de la gelée royale, avant de découvrir les vertus et l’utilisation de ces produits dans l’apithérapie et dans notre société en général, hier et aujourd’hui.

A l’heure où le dépérissement frappe les colonies, l’homme prend plus que jamais conscience des innombrables bienfaits procurés par son amie apis mellifera. Les Etats-Unis développent des thérapies utilisant le venin d’abeille, le Japon se sert de la propolis dans ses traitements contre le cancer, et l’Europe a même fait entrer le miel à l’hôpital en raison de ses capacités cicatrisantes.

Comment les abeilles fabriquent-elles la cire? Comment s’expliquent les différences de texture et de couleur entre les miels? Pourquoi dit-on «Le jeu n’en vaut pas la chandelle» ou «une lune de miel»? Comment l’apiculteur récolte-t-il le pollen? Pourquoi Stradivarius laquait-il ses violons avec de la propolis? Quelle est l’influence de la pollinisation par les abeilles sur notre agriculture? Pourquoi certains patients choisissent-ils de se faire piquer par les abeilles?

 Un lien ici : http://www.abeille-et-nature.com/bernard_nicollet_apiculteur.htm

                                                                                              Gif abeille

 

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Abeille et Mythologie

Posté par othoharmonie le 27 décembre 2011

  Dans les mythologies, l’abeille est très symbolique.

Abeille et Mythologie dans ABEILLES symbol-durer_tallOn récoltait déjà le miel aux époques les plus reculées de l’humanité. Il était utilisé à des fins médicinales. La cire servait, elle, à confectionner des bougies. Puis elle fut utilisée afin de faire fondre des métaux « à cire perdue ». En Egypte, c’est avec cette même cire que l’on momifiait les cadavres.

 Dans le christianisme, on pensait que les abeilles ne vivaient que du parfum des fleurs, et elles étaient donc un symbole de pureté et d’abstinence.

La douceur du miel était utilisée pour les orateurs et devient donc un symbole mythologique. Ainsi, elle symbolisa le Christ et la clémence divine, tandis que le dard de l’abeille, source de blessure, évoquait la séparation des élus et des damnés au moment du Jugement dernier.

 L’abeille symbolise la communauté ainsi que la fête. Elle est souvent associée à l’idée d’ascension sociale. Imaginez le jeune amoureux venant butiner auprès des jeunes filles en fleur! Animal primordial des événements heureux, ou tout simplement de l’existence mystérieuse et merveilleuse de la vie. L’abeille nous apprend qu’une vie harmonieuse en communauté existe. Elle n’est peut être pas très forte, mais elle a pour elle la puissance de la sagesse de la vertu et de l’amour.

 Elle est organisée, travailleuse, sociale, prête à tout pour défendre sa ruche.

Elle porte un grand symbole en tant que totem, elle nous apprend à regarder.

Symbole de collaboration et de l’organisation, seule l’abeille n’est rien.

La ruche est pur symbole d’harmonie.

Par son travail acharné l’abeille permet à énormément d’espèces végétales de se reproduire et de ce travail en harmonie entre elle, est produit le miel :

 Aliment aux mille vertus, nectar des dieux.
L’abeille est encore une communicatrice hors pair.

En occident, elle est appelé « oiseau de marie » ou « oiseau de dieu. Elle est le symbole de l’âme. Lorsqu’un individu voit une abeille en rêve, c’est en fait le symbole de sa mort prochaine qu’il voit partir en bourdonnant. Mais lorsque l’abeille entre dans la bouche d’un mort, il revient à la vie.

 Ce symbolisme de résurrection est né du fait que lorsque l’abeille hibernait, on les pensait mourantes.

 Elle est donc un symbole de résurrection, d’éloquence, de poésie, d’intelligence, du maître de l’ordre et de la prospérité, symbole royal ou impérial. Évidemment, ce ne sont pas des présages à prendre aux mots, mais de façon imagée: Elle aide à la renaissance de son SOI intérieur, de la réincarnation….

 Dans certains textes de l’Inde, l’abeille représente l’esprit s’enivrant du pollen de la connaissance.

mythologie300 dans ABEILLESEn Egypte ancienne, elle serait née des larmes de Rê, le dieu solaire, tombées sur la terre.

 Par son miel et par son dard, l’abeille est considérée comme l’emblème du Christ… A Eleusis et à Ephèse, les prêtresses portent le nom d’abeilles. Les méditerranéens quant à eux, leur prêtait des émotions humaines telles que le courage, la pudeur, le zèle, la propreté, la capacité de vivre en harmonie bien sûr, et des dons artistiques.

Elle symbolise aussi l’Esprit saint.

En tant qu’animal totem, l’abeille nous apprendra donc à devenir organisé, méticuleux, sociable. Mais également à prendre soin de soi et de son entourage. Avec respect et parcimonie. Elle nous apprend à se recadrer, à prendre des décisions ainsi que connaître son soi profond. L’abeille nous mènera à remettre notre vie en question et renaître avec des idées créatives, voir le bon côté de chaque choses, avoir gout en notre vie et savoir la savourer divinement!!

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