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L’Hygiène au Moyen Âge

Posté par othoharmonie le 3 octobre 2014

 

téléchargement (2)L’hygiène est définie aujourd’hui comme étant l’ensemble des principes et des pratiques tendant à préserver et à améliorer la santé. 

Elle regroupe le fait de se laver, de manger sainement et de v ivre dans un environnement sain.   Le mot vient du grec : Hygie qui était la déesse de la santé et de la propreté. Elle était la fille d’ Asclépios, dieu de la médecine.  

    Au Moyen Âge, la not ion d’hygiène est déjà présente même si le mot n’existe pas encore. Néanmoins les pratiques varient selon les couches de la société et selon que l’on se trouve en ville ou à la campagne.  Au Moyen Âge, on écrit aussi des ouvrages sur la façon de tenir son logis. Par exemple, le  Ménagier de Paris  (ouvrage anonyme écrit vers 1393) est un traité de morale et d’économie domestique.  

        Chambre médiévale  : On y donne aussi des conseils d’hygiène. L’auteur y explique par exemple que la maison doit être bien chauffée et qu’il ne doit pas y avoir de puces. Plusieurs techniques sont données pour chasser les puces : mettre des feuilles d’aulne sur le sol de la maison, mettre un « drap estru » (= un drap à long poils) ou une peau de mouton sur le lit où les puces se coinceront (une fois les puces prises au piège des poils du drap, on le sort à l’extérieur pour faire partir les puces).  Mouche et abeille                 

De même, il ne faut pas qu’il y ait de mouches dans  la maison ; pour les faire partir, le Ménagier  conseille de pendre des petites touffes de fougère dans la maison : les mouches s’y logeront, il suffira alors de jeter les fougères dehors. Pour lutter contre les insectes, ce traité préconise également de dormir avec un « cincenellier » (= une moustiquaire) sur le lit.   

          On  utilise aussi des pièges à insectes : « une chausse de toile liée au fond d’un pot qui ait le cul percé » avec à l’intérieur du miel ou un fruit ; ou « un cordon pendant et mouillé en miel » où les mouches se colleront.  Pour éliminer les poux, puces et autres parasites,  il faut, pense-t-on,  ranger le linge, les couvertures et les habits très serrés dans des coffres.

Ainsi, confinés, sans lumière et sans air, les parasites (les poux, notamment) « meurent dans l’heure ».

Au Moyen Âge, contrairement à l’espace privé dont on prend soin, l’espace public n’est pas touché par des mesures d’hygiène. Ainsi, les villes sont très sales et les condit ions de vie n’y sont pas saines.  

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Différence entre colombe, pigeon et tourterelle

Posté par othoharmonie le 3 octobre 2013


Quelle différence y a-t-il entre une colombe, un pigeon et une tourterelle ?


Colombes, tourterelles et pigeons appartiennent tous à la famille des Columbidés. Tous les membres de cette famille partagent les caractéristiques du pigeon que l’on voit dans les villes : corps dodu avec une petite tête courte. On nomme pigeons les plus grandes espèces et tourterelles les plus petites. La colombe est le nom donné à certaines espèces de pigeon.
          

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La colombe est l’animal emblême de la paix, seulement voilà, quand elle voit ce qui se passe dans le monde : elle n’y croit plus !

 

Sens de l’orientation du pigeon

  • Des pigeons élevés dans des pièces sans fenêtre ou sous une bâche n’acquièrent jamais le sens de l’orientation. On pense donc que l’observation habituelle de la position du Soleil (comme pour les abeilles), et peut-être des étoiles, joue un rôle dans l’apprentissage de leur faculté.
    N.B. Tous les colombophiles savent que les performances de retour par temps clair sont meilleures que celles obtenues lorsque le ciel est nuageux.
  • On a cru un moment que les pigeons utilisaient les routes pour trouver leur chemin ! En effet, des émetteurs radios munis de GPS miniaturisés montrèrent qu’ils suivaient de préférence celles-ci. On découvrit par la suite que les pigeons profitaient simplement de légers courants ascendants au-dessus du bitume chauffé, en été.
  • De multiples études, certaines datant de plus de 40 ans, d’autres très récentes, démontrent que le pigeon domestique, les tortues marines, mais aussi beaucoup d’autres animaux – l’abeille domestique, des fourmis, des papillons migrateurs, la langouste de Cuba, sont sensibles au champ magnétique terrestre et l’exploitent pour s’orienter.

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Mouche, la Volucelle

Posté par othoharmonie le 9 avril 2013

Mouche, la Volucelle dans MOUCHE mouche-131x150Sous le manoir de papier gris, redisons-le, le sol s’excave en cloaque où tombent les déchets du guêpier. Là sont précipitées les larves mortes ou chétives qu’une incessante revue extirpe des alvéoles pour faire place à de nouvelles occupantes ; là sont jetés les vers retardataires lors du massacre de l’arrière-saison ; là finalement, pour une bonne part, gît la foule que tuent les approches de l’hiver. A la débâcle de novembre et décembre, ce bas-fond regorge de matière animale.

Telles richesses ne resteront pas sans emploi. L’économie du mangeable, grande loi de ce monde, pourvoit à la consommation d’une simple pelote de bourre dégorgée par la chouette. Que sera-ce des énormes victuailles d’un guêpier ruiné ! S’ils ne sont déjà venus, attendant la manne qui bientôt descendra de là-haut, ils ne tarderont pas à venir, les consommateurs chargés de remettre en circulation vitale ces copieuses épaves. Ce grenier d’abondance, bourré de vivres par la mort, va devenir fervent atelier de retour à la vie. Quels sont les conviés ?

Si les Guêpes transportaient au vol les vers défunts ou maladifs et les laissaient choir sur le sol dans les alentours de leur demeure, ces conviés seraient, en première ligne, les oiseaux insectivores, les becs-fins, tous amateurs de menu gibier. A ce sujet, permettons-nous une brève digression.

On sait avec quelle jalouse intolérance les rossignols occupent chacun leur cantonnement. Chez eux, voisiner est interdit. A distance, entre mâles, il y a fréquents échanges de bravades par couplets ; mais si le provoqué s’approche, l’autre le fait déguerpir. Or, non loin de ma demeure, dans un maigre bosquet de chênes verts où le bûcheron trouverait à peine de quoi faire une douzaine de fagots, j’entendais, tous les printemps, un gazouillis de rossignols tellement nourri que les cantates des virtuoses, donnant du gosier tous à la fois et sans ordre, devenaient assourdissant charivari.

Pourquoi ces passionnés de solitude sont-ils venus s’établir en si grand nombre en un point où, d’après les règles, il y a juste l’étendue nécessaire au ménage d’un seul ? De l’isolé, quels motifs ont-ils fait assemblée ? Je m’informai de la chose auprès du propriétaire du fourré.

« Toutes les années c’est ainsi, fit-il, le bosquet est envahi par les rossignols.

— Et la cause ?

— La cause, c’est qu’il y a là, tout près, derrière le mur, un rucher. »

Ebahi, je regardais mon homme, ne comprenant pas la relation qu’il pouvait y avoir entre un rucher et la fréquence des rossignols.

« Eh oui, ajouta-t-il, il y a beaucoup de rossignols parce qu’il y a beaucoup d’abeilles. »

Nouveau regard interrogateur de ma part. Je ne comprenais pas encore. L’explication vint.

« Les abeilles, dit-il, jettent dehors leurs larves mortes. Le matin, le devant du rucher est semé, et les rossignols accourent les cueillir pour eux et leur famille. Ils en sont très friands. »

Cette fois, j’avais saisi le noeud de la question. Des vivres exquis, abondants, chaque jour renouvelés, avaient convoqué les chanteurs. Contre leur habitude, les rossignols voisinent, nombreux, dans un fourré de broussailles, pour être près du rucher et avoir le matin plus large part à la distribution des fines andouillettes.

Pareillement le rossignol, et ses émules en gastronomie, fréquenteraient le voisinage des guêpiers si les vers morts étaient rejetés à la surface du sol ; mais c’est à l’intérieur du terrier que tombe cette friandise, et nul oiselet n’oserait pénétrer dans la ténébreuse caverne, dont l’entrée, d’ailleurs serait trop étroite pour lui. Il faut ici d’autres consommateurs, de taille petite et d’audace grande ; il faut le diptère et son asticot, roi des trépassés. Ce que les Lucilies, les Calliphores, les Sarcophages font en plein air aux dépens de toute espèce de cadavres, d’autres mouches, spécialisant leur domaine, le font sous terre aux dépens des Guêpes.

En septembre, portons notre attention sur l’enveloppe d’un guêpier. A la surface extérieure et uniquement là, cette enveloppe est semée d’une multitude de gros points blancs elliptiques, solidement fixés au papier gris et mesurant environ deux-millimètres et demi de longueur sur un millimètre et demi de largeur. Aplatis en dessous, convexes en dessus et en outre d’un blanc lustré, ces points ressemblent à des gouttelettes très régulières tombées d’une bougie stéarique. Enfin le dos en est rayé de subtiles stries transversales, élégant détail qui demande le secours de la loupe pour être reconnu. Ces curieux objets sont disséminés sur toute la surface de l’enveloppe, tantôt distants l’un de l’autre, tantôt rassemblés par archipels plus ou moins denses. Ce sont les oeufs de la Volucelle (Volucella zonaria Linn.).

Egalement accolés au papier gris de l’enceinte, abondent, pêle-mêle avec ceux de la Volucelle, d’autres oeufs d’un blanc crétacé, lancéolés, parcourus en long par sept ou huit fines côtes, à l’imitation de certaines semences d’ombellifères. Un subtil pointillé sur toute la surface complète l’élégance. Ils sont moitié moindres que les précédents. J’en ai vu sortir des vermisseaux qui pourraient bien être le point de départ des asticots pointus reconnus déjà au fond des terriers. Mes essais d’éducation n’ayant pas abouti, je ne peux dire à quel diptère ces oeufs se rapportent. Qu’il nous suffise de noter en passant cet anonyme. Il y en a bien d’autres, qu’il faut se résoudre à laisser sans étiquette, tant est complexe la mêlée des convives dans les ruines d’un guêpier. Ne nous occupons que des plus remarquables, au premier rang desquels est la Volucelle.

C’est une superbe et puissante mouche, dont le costume, zoné de bandes jaunes et brunes, présente une vague ressemblance avec celui des Guêpes. Les théories en vogue se prévalent de ce jaune et de ce brun pour faire de la Volucelle un exemple frappant de mimétisme. Obligée, sinon pour elle, du moins pour sa famille, de s’introduire en parasite chez la Guêpe, elle ruse, dit-on, et endosse par tromperie la livrée de sa victime. Dans le guêpier, elle vaque tranquille à ses affaires, prise qu’elle est pour l’un des habitants.

mouche1-131x150 dans MOUCHECette naïveté de la Guêpe, dupe d’un costume très grossièrement imité, et cette scélératesse du diptère se dissimulant sous un travesti excèdent les bornes de ma crédulité. La Guêpe n’est pas aussi sotte, et la Volucelle aussi rusée qu’on nous l’affirme. Si vraiment cette dernière s’est avisée de tromper l’autre par son aspect, reconnaissons que son déguisement n’est pas des mieux réussis. Des écharpes jaunes au ventre ne font pas une Guêpe. Il faudrait de plus, et avant tout, la sveltesse du corps, la prestesse de l’allure, et la Volucelle est trapue, dilatée, de pose grave. Jamais la Guêpe ne confondra avec l’un des siens cet insecte lourdaud. La disparate est trop grande.

Pauvre Volucelle, le mimétisme ne t’a pas suffisamment renseignée. Il te fallait, point essentiel, prendre taille de Guêpe, et tu l’as oublié ; tu es restée grosse mouche, trop facile à reconnaître. Tu pénètres néanmoins dans la terrible caverne ; tu peux, sans péril, y séjourner longtemps, comme l’attestent les oeufs semés à profusion sur l’enveloppe du guêpier. De quelle façon t’y prends-tu ?

Considérons d’abord que la Volucelle n’entre pas dans l’enceinte où sont empilés les gâteaux ; elle se tient, pour y déposer sa ponte, à la face extérieure du rempart de papier. Rappelons-nous d’autre part le Poliste mis en compagnie des Guêpes dans ma volière. En voilà certes un qui n’a pas besoin de recourir au mimétisme pour se faire accepter.

Il appartient à la corporation, il est Guêpe lui-même. Chacun de nous, s’il n’a pas le regard exercé de l’entomologie, confond les deux genres. Or cet étranger, tant qu’il ne devient pas trop importun, est très bien toléré des Guêpes sous cloche. Nulle ne lui cherche noise. Il est même admis autour de l’a table, la nappe de papier servie de miel. Mais il est infailliblement perdu si par mégarde il prend pied sur les gâteaux.

Son costume, sa forme, sa taille, qui sont précisément, de bien peu s’en faut, le costume, la forme et la taille de la Guêpe ne le tirent pas d’affaire. A l’instant reconnu étranger, il est assailli et mis à mal avec la même fougue que le sont les larves de l’Hylotome et de la Saperde, larves dont l’aspect n’a rien de commun avec celui des Guêpes.

Si l’identité de la forme et du costume ne sauve pas le Poliste, que sera-ce de la Volucelle, grossière imitation ? Le regard de la Guêpe, qui sait discerner le dissemblable dans le pareil, ne s’y laissera pas méprendre. Aussitôt reconnue, l’étrangère sera jugulée. Là-dessus, il n’y a pas l’ombre d’un doute.

Faute de Volucelles au moment de mes expérimentations, je fais emploi d’un autre diptère, le Milesia fulminans, qui, par sa tournure svelte et ses belles bandes jaunes, présente avec la Guêpe une ressemblance bien autrement accentuée que celle de la grosse mouche zonée. En dépit de cette similitude, s’il s’aventure sur les gâteaux, l’étourdi périt poignardé. Ses écharpes jaunes, son ventre fluet, n’en imposent pas le moins du monde. Sous les traits d’un sosie est reconnu l’étranger.

Variés au hasard de mes captures, les essais sous cloche m’amènent tous à cette conclusion : tant qu’il y a simple voisinage, même autour du miel, les autres incarcérés sont assez bien tolérés ; mais s’ils viennent aux cellules, ils sont assaillis et souvent tués, sans distinction de forme et de costume. Le dortoir des larves est le saint des saints où nul profane ne doit pénétrer sous peine de mort.

Avec les prisonnières de ma cloche, j’expérimente au jour, et les Guêpes libres travaillent dans la profonde obscurité de leur souterrain. Où la lumière manque, la coloration n’a plus de rôle. Une fois entrée dans la caverne, la Volucelle ne tire donc aucun avantage de ses bandes jaunes, sa sauvegarde, nous dit-on.

Dans les ténèbres, à la condition d’éviter le tumultueux intérieur du guêpier, il lui est aisé de faire son coup, costumée comme elle l’est ou costumée d’autre manière. Pour peu qu’en sa prudence elle s’avise de ne pas coudoyer les passants, elle peut, sans danger, plaquer ses oeufs sur la muraille de papier. Nul ne saura sa présence.

Le dangereux, c’est de franchir le seuil du terrier en plein jour, sous les regards des allants et des venants. En ce moment seul, le mimétisme serait opportun. Or, est-elle bien périlleuse cette entrée de la Volucelle en présence de quelques Guêpes ? Le guêpier de l’enclos, celui qui plus tard devait périr au soleil sous une cloche de verre, m’a permis de longues stations, mais sans résultat concernant le sujet qui me préoccupait le plus. La Volucelle n’a pas paru. L’époque de ses visites était sans doute passée, car dans le nid exhumé, j’ai trouvé de ses larves en abondance.

D’autres diptères m’ont dédommagé de mon assiduité. A distance respectueuse, bien entendu, j’en ai surpris qui, d’humble taille et de coloration grisâtre, rappelant celle de la mouche domestique, pénétraient dans le souterrain. Dépourvus de la moindre tache jaune, ceux-là certainement n’avaient aucune prétention au mimétisme. Ils entraient et sortaient néanmoins tout à leur aise, sans émoi, comme chez eux. Pourvu qu’il n’y eût pas trop grand concours sur la porte, les Guêpes les laissaient faire. S’il y avait foule, les visiteurs gris attendaient, non loin du seuil, un moment d’accalmie. Rien de fâcheux ne leur survenait.

A l’intérieur de l’établissement, mêmes relations pacifiques. J’ai sur ce dernier point le témoignage de mes fouilles. Dans le charnier du souterrain, si riche en larves de muscides, je ne parviens pas à découvrir des cadavres de diptères adultes. Si, dans le parcours du vestibule ou, plus bas, les étrangers étaient occis, ils tomberaient au fond du terrier pêle-mêle avec les autres ruines. Or, dis-je, dans ce charnier, jamais de Volucelles mortes, jamais de mouche quelconque. Les entrants sont donc respectés. Leurs affaires terminées, ils ressortent indemnes.

Cette tolérance des Guêpes a de quoi surprendre. Alors un doute vient à l’esprit : est-ce que la Volucelle et les autres ne seraient pas ce que dit l’histoire classique, des ennemis, des égorgeurs de larves saccageant le guêpier ? Informons-nous ; interrogeons-les dès l’éclosion.

Aux mois de septembre et d’octobre, rien n’est plus facile que de récolter les oeufs de la Volucelle en tel nombre que l’on veut. Ils abondent à la face externe du guêpier. En outre, comme le font d’ailleurs les larves de la Guêpe, ils résistent assez longtemps à l’asphyxie par l’essence de pétrole : aussi l’éclosion de la grande majorité est-elle certaine. Avec des ciseaux, je détache de l’enveloppe du nid les morceaux de papier les mieux peuplés et j’en remplis un bocal. Ce sera l’entrepôt où journellement, pendant près de deux mois, je puiserai des larves naissantes.

L’oeuf de la Volucelle reste en place, tranchant toujours par sa blanche coloration sur le fond gris de son appui. La coque se ride, s’affaisse, et le bout antérieur bâille d’une déchirure. Il en sort une gentille larve blanche, atténuée en avant, quelque peu dilatée en arrière et toute hérissée de papilles charnues. Sur les flancs de la bête, ses papilles s’étalent en dents de peigne ; en arrière, elles s’allongent et divergent en éventail ; sur le dos, elles se raccourcissent et se rangent en quatre séries longitudinales. L’avant-dernier segment porte deux brefs canalicules respiratoires, d’un roux vif, dressés obliquement et accolés l’un à l’autre.

L’avant, à proximité de la bouche pointue, s’assombrit de brunâtre. C’est, vu par transparence, l’appareil buccal et moteur, formé de deux crochets. En somme, gracieuse bestiole avec son hérissement et sa blancheur, qui lui donnent l’aspect, d’un tout petit flocon de neige. Mais cette élégance n’est pas de longue durée : devenue forte, la larve de la Volucelle se souille de sanie, se colore de roussâtre et rampe sous la forme d’un grossier porc-épic.

Que devient-elle au sortir de l’oeuf ? Mon bocal entrepôt me l’apprend en partie. D’équilibre peu stable sur des surfaces déclives, elle se laisse choir au fond du récipient, où je la trouve, par éclosions quotidiennes, errant inquiète. Ainsi doivent se passer les choses chez la Guêpe. Inhabiles à se maintenir sur la pente de la muraille de papier, les nouveau-nés tombent au fond du souterrain. Là s’amasse, à la fin de la saison surtout, copieuse provende de Guêpes défuntes et de larves mortes extraites des cellules et rejetées hors du logis, le tout faisandé et devenu victuaille chère aux asticots.

Eux-mêmes asticots, malgré leur parure neigeuse, les fils dela Volucelle trouvent dans ce charnier vivres à leur goût, incessamment renouvelés. Leur chute des hauteurs de l’enceinte pourrait bien ne pas être un accident, mais un moyen d’atteindre au plus tôt, sans recherches, les bonnes choses qu’il y a là-bas, tout au fond de la caverne. Peut-être aussi quelques-uns des vermisseaux blancs, à la faveur des lacunes qui font de l’enveloppe un couvert spongieux, parviennent-ils à se glisser dans l’intérieur du guêpier.

vToujours est-il que, pour la majeure part, les larves clé la Volucelle, à tous les degrés de développement, se tiennent dans le bas-fond du terrier, parmi les résidus cadavériques. Les autres, établies dans le domicile même des Guêpes, sont relativement en petit nombre.

Ces relevés affirment déjà que les vers de la Volucelle ne méritent pas la réputation qu’on leur a faite. Satisfaits de la dépouille des morts, ils ne touchent pas aux vivants ; ils ne ravagent pas le guêpier, ils l’assainissent.

L’expérience confirme ce que nous apprend l’examen des lieux. Dans de petites éprouvettes, d’observation commode, je mets en présence, maintes et maintes fois, des larves de Guêpes et des larves de Volucelles. Les premières sont bien portantes, en pleine vigueur ; je viens de les extraire à l’instant de leurs cellules. Les autres sont variées d’état, depuis celui de flocon neigeux né du jour, jusqu’à celui de robuste porc-épic.

La rencontre n’a rien de tragique. Les vers des diptères rodaillent dans l’éprouvette sans toucher à l’andouillette vivante. Tout au plus, ils appliquent un moment la bouche sur le lardon, puis la retirent, insoucieux du morceau.

Il leur faut autre chose : un blessé, un mourant, un cadavre qui difflue en sanie. Si je pique, en effet, de la pointe d’une aiguille la larve de Guêpe, les dédaigneux de tantôt viennent s’abreuver à la blessure saignante. Si j’offre une larve morte, brunie par la pourriture, les vers l’éventrent et se repaissent de ses fluides.

Il y a mieux. Je peux très bien les alimenter avec des Guêpes devenues putrilage sous leurs anneaux cornés ; je les vois humer avec satisfaction le suc de larves de Cétoine en décomposition ; je les maintiens prospères avec un hachis de viande de boucherie, qu’ils savent fluidifier suivant la méthode des vulgaires asticots.

Et ces indifférents sur la nature de la proie tant que celle-ci est morte, la refusent quand elle est vivante. En vrais diptères qu’ils sont, en francs défricheurs de cadavres, avant de toucher à une pièce, ils attendent que la mort ait fait son ouvrage.

A l’intérieur du guêpier, les larves valides sont la règle, et les impotentes la rare exception, à cause de l’assidue surveillance qui élimine tout ce qui dépérit. Là néanmoins, sur les gâteaux, parmi les Guêpes en travail, des larves de Volucelle se rencontrent ; non aussi nombreuses, il est vrai, que dans le charnier d’en bas, mais enfin assez fréquentes. Or, que font-elles en ce séjour où les cadavres manquent ? S’attaquent-elles aux bien portants ? Leurs continuelles visites, d’une cellule à l’autre, tout d’abord le feraient croire ; mais nous serons vite détrompés si nous suivons de près leurs manoeuvres, ce que permet l’établissement sous cloche.

Je les vois ramper affairées à la surface des gâteaux, ondulant du col et s’informant des loges. Celle-ci ne convient pas, cette autre non plus ; la bête hérissée passe outre, cherche toujours, dardant, de-ci, de-là, son avant pointu. Cette fois, la cellule paraît être dans les conditions requises. Luisante de santé, une larve y bâille, croyant à l’approche de sa nourrice. De ses flancs rebondis, elle remplit la chambrette hexagone.

Le sordide visiteur, lame d’exquise souplesse, s’infléchit, glisse son avant délié entre la paroi et l’habitant, dont la molle rotondité doucement cède à la pression de ce coin animé. Il plonge dans la loge, ne laissant au dehors que son large arrière-train, où font tache rousse les deux tubes respiratoires.

mouche2-131x150Quelques temps il reste dans cette pose, occupé de son travail tout au fond de la loge. Cependant les Guêpes présentes laissent faire impassibles, preuve que la larve visitée n’est pas en péril. L’étranger en effet, se retire d’un glissement doux. Le poupon, sac d’une parfaite élasticité, reprend son volume sans avoir rien éprouvé de fâcheux, comme en témoigne son appétit. Une nourrice lui présente une gorgée, qu’il accepte avec tous les signes d’une vigueur non offensée.

Quant au ver, de la Volucelle, quelques instants il se pourlèche à sa manière, rentrant et sortant son double croc ; puis, sans perdre temps, il va recommencer ailleurs son coup de sonde.

Ce qu’il convoite, à l’arrière des larves, au fond des cellules, ne saurait être déterminé par l’observation directe ; il faut le deviner. Puisque la larve visitée reste intacte, ce n’est pas une proie que le ver de la Volucelle recherche. D’ailleurs, si le meurtre entrait dans ses projets, pour quels motifs descendre au fond de la loge, au lieu d’attaquer directement la recluse sans défense ? Il serait bien plus simple de sucer la patiente par l’orifice même de la cellule. Au lieu de cela, un plongeon, toujours un plongeon, et jamais d’autre tactique.

Qu’y a-t-il donc en arrière de la larve de Guêpe ? Essayons de le dire aussi décemment que possible. Malgré son extrême propreté, cette larve n’est pas affranchie des misères physiologiques conséquence inévitable du ventre. Elle a, comme tout mangeur, des scories intestinales, au sujet desquelles sa claustration lui impose une extrême réserve.

Comme le font tant d’autres larves d’hyménoptères logées très à l’étroit, elle diffère, jusqu’au moment de la transformation, le débarras de ses déchets digestifs. Alors, en une fois pour toutes, se rejette l’immonde amas dont la nymphe, délicat organisme en résurrection, ne doit garder la moindre trace. Cela se retrouve plus tard, en toute loge vide, sous forme d’un tampon d’un noir violacé.

Mais sans attendre cette épuration finale, ce bloc, de temps à autre s’évacuent de maigres résidus, aussi limpides que de l’eau. Il suffit de tenir une larve de Guêpe dans un petit tube de verre pour reconnaître ces excrétions fluides, de loin en loin rejetées.

Eh bien, je ne vois pas autre chose qui puisse expliquer le plongeon des vers de la Volucelle au fond des cellules sans blesser les larves. Ils y recherchent cette humeur, ils en provoquent l’émission. C’est pour eux une friandise qui s’ajoute à la nourriture plus substantielle fournie par les cadavres.

Officier de santé de la cité vespienne, la Volucelle remplit double office : elle torche les enfants de la Guêpe, elle débarrasse le guêpier de ses morts. Aussi, est-elle accueillie paisiblement, en auxiliaire, quand elle pénètre dans le terrier pour y déposer ses oeufs, aussi, au coeur même de la demeure, où nul ne vaguerait impunément, sa larve est-elle tolérée, mieux que cela, respectée.

Rappelons-nous le brutal accueil fait aux larves de Saperde et d’Hylotome que je dépose sur un gâteau. Aussitôt happés, meurtris, lardés de l’aiguillon, les misérables périssent. C’est une tout autre affaire avec les fils de la Volucelle. Ils vont et viennent à leur guise, sondent les cellules, coudoient les habitants, et nul ne les moleste. Précisons par quelques exemples cette mansuétude, bien étrange chez l’irascible Guêpe.

Pendant une paire d’heures, mon attention se porte sur une larve de Volucelle établie dans une cellule, côte à côte avec la larve de Guêpe, maîtresse de céans. L’arrière-train émerge, étalant ses papilles. Parfois aussi se montre l’avant pointu, la tête, qui se meut avec de brusques oscillations de serpent. Les Guêpes viennent de se remplir le jabot à la flaque de miel ; elles distribuent la becquée. Le travail est très actif, et les choses se passent en pleine lumière, sur une table, devant la fenêtre.

Allant d’une cellule à l’autre, les nourrices, à nombreuses reprises, frôlent l’intrus, l’enjambent. Elles le voient certainement. L’autre ne bouge, ou, piétiné, rentre pour reparaître tout aussitôt. Quelques-unes des passantes s’arrêtent, penchent la tête sur l’orifice, semblent s’informer, puis repartent sans autrement se préoccuper de l’état des choses. L’une d’elles fait mieux : elle essaye de donner la becquée au légitime propriétaire de la loge ; mais celui-ci, comprimé par son visiteur, ne se sent pas en appétit et refuse. Sans le moindre signe d’inquiétude au sujet du nourrisson qu’elle vient de voir en gênante compagnie, la Guêpe se retire, va distribuer ailleurs sa gorgée.

En vain mon observation se prolonge : d’émoi, il n’y en a pas. On traite le ver de la Volucelle en ami, ou du moins en indifférent. Nul essai pour le déloger, le harceler, le mettre en fuite. Le ver non plus ne semble guère se préoccuper des allants et des venants. Sa tranquillité dit qu’il se sent chez lui.

Soit encore le témoignage que voici. Le ver est plongé, la tête en bas, dans une cellule vide, trop étroite pour le recevoir en entier. L’arrière déborde, très visible. De longues heures il stationne, immobile, dans cette position. A tout instant des Guêpes passent et repassent tout à côté. Trois d’entre elles, tantôt ensemble et tantôt isolées, viennent rogner les bords de la cellule ; elles en-détachent des parcelles qu’elles réduisent en pâte pour un nouvel ouvrage.

Si les passantes, préoccupées de leurs affaires, n’aperçoivent pas l’intrus, ces dernières certainement le voient. Pendant leur travail de démolition, elles le touchent des pattes, des antennes, des palpes, et cependant nulle n’y prend garde. Le gros ver, si reconnaissable à sa tournure étrange, est laissé tranquille, et cela au grand jour, sous les regards de tous. Qu’est-ce donc lorsque la profonde obscurité des souterrains le protège de ses mystères !

Je viens d’expérimenter avec des larves de Volucelle déjà fortes et colorées de ce roux sale que l’âge amène. Quel effet produira le blanc pur ? Je sème à la surface des gâteaux des larves récemment issues de l’oeuf. Les vermisseaux neigeux gagnent les cellules voisines, y descendent, en ressortent, cherchent ailleurs. Très pacifiquement, les Guêpes les laissent faire, insoucieuses des petits envahisseurs blancs comme des gros envahisseurs roux.

Parfois, quand elle pénètre dans une loge occupée, la bestiole est saisie par la propriétaire, la larve de Guêpe, qui la happe, la tourne et la retourne entre les mandibules. Est-ce morsure défensive ? Non, mais simple confusion avec une bouchée présentée. Le mal n’est pas grand. Grâce à sa souplesse, le petit ver sort intact des tenailles et continue ses recherches.

L’idée pourrait nous venir d’attribuer cette tolérance à quelque défaut de perspicacité dans le coup d’oeil des Guêpes. Voici de quoi nous détromper. J’introduis isolément dans des cellules vides une larve de Saperde scallaire et une larve de Volucelle, toutes les deux blanches et choisies de façon à ne pas remplir tout à fait la loge. Leur présence ne se révèle que par la pâleur du râble qui fait tampon à fleur de l’orifice. Un examen superficiel resterait indécis sur la nature du reclus. Les guêpes ne s’y méprennent pas : elles extirpent le ver de la Saperde, le tuent, le jettent aux gémonies ; elles laissent en paix le ver de la Volucelle.

Les deux étrangers sont très bien reconnus dans le secret des cellules: ici est l’importun qu’il faut chasser, ici se trouve l’hôte habituel qu’il faut respecter. La vue vient en aide, car les événements se passent au grand jour sous la cloche ; mais les Guêpes ont d’autres moyens d’information dans l’obscurité du terrier. Si je fais la nuit en couvrant l’appareil d’un voile, le meurtre des non tolérés ne s’accomplit pas moins.

Ainsi le veut la police du guêpier : tout étranger surpris, doit être massacré et jeté aux ordures. Pour déjouer cette vigilance, il faut aux vrais ennemis une immobilité sournoise, une dissimulation de haute scélératesse. Mais le ver de la Volucelle ne se dissimule pas. Il va et vient, à découvert, où bon lui semble ; il recherche au milieu des Guêpes les cellules à sa convenance. Qu’a-t-il donc pour se faire ainsi respecter ?

La force ? Certes non. C’est un inoffensif que la Guêpe découdrait d’un coup de ses cisailles. Atteint de l’aiguillon, il serait foudroyé. C’est un hôte connu, à qui, dans un guêpier, nul ne veut du mal. Pourquoi ? Parce qu’il rend des services ; loin de nuire, il travaille à l’assainissement. Ennemi ou simplement importun, il serait exterminé ; auxiliaire méritoire, il est respecté.

Alors quelle nécessité pour la Volucelle de se déguiser en Guêpe ? Gris ou bariolé, tout diptère est admis dans le terrier du moment qu’il est utile à la communauté. Le mimétisme de la Volucelle, l’un des plus concluants, dit-on, est, en somme, une puérilité. L’observation patiente, en continuel tête-à-tête avec les faits, n’en veut pas ; elle l’abandonne aux naturalistes de cabinet, trop enclins à voir le monde des bêtes à travers l’illusion des théories.

 

source : Souvenirs entomologiques, Jean-Henri FABRE, 1903, VIIIème Série, Chapitre 21. 

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Abeilles en danger

Posté par othoharmonie le 8 septembre 2012

Pour la première fois, une équipe de recherche française multipartenariale a mis en évidence le rôle d’un insecticide dans le déclin des abeilles, non pas par toxicité directe mais en perturbant leur orientation et leur capacité à retrouver la ruche. Pour réaliser leur étude, les chercheurs ont collé des micropuces RFID sur plus de 650 abeilles. Ils ont ainsi pu constater l’importance du non-retour à leur ruche des butineuses préalablement nourries en laboratoire avec une solution sucrée contenant de très faibles doses d’un insecticide de la famille des « néonicotinoïdes  », le thiaméthoxam, utilisé pour la protection des cultures contre certains ravageurs, notamment par enrobage des semences. Une simulation basée sur ces résultats laisse penser que l’impact de l’insecticide sur les colonies pourrait être significatif. 

Ces résultats sont publiés dans la revue Science le 29 mars 2012.

Les questions sans réponse aujourd’hui sur le déclin des populations de pollinisateurs, qui touche les abeilles domestiques comme leurs homologues sauvages (bourdons, osmies, etc.), ont conduit tous les acteurs concernés à unir leurs forces. Ainsi, chercheurs (INRA, CNRS), et ingénieurs des filières agricoles et apicoles (ACTA, ITSAP-Institut de l’abeille, ADAPI) ont, dans le cadre d’un partenariat pluridisciplinaire (voir encadré) sur l’évaluation du déclin des abeilles, étudié le rapport entre l’ingestion d’un insecticide de la famille des néonicotinoïdes et la mortalité des butineuses. Leurs travaux montrent que l’exposition à une dose faible et bien inférieure à la dose létale de cette molécule entraîne une disparition des abeilles deux à trois fois supérieure à la normale.

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Micropuce RFID collée sur le thorax d’une abeille

Pour réaliser leur étude, les scientifiques ont utilisé une méthodologie innovante : des micropuces RFID ont été collées sur le thorax de plus de 650 abeilles, ce qui a permis de contrôler individuellement leur entrée ou leur sortie de la ruche grâce à une série de capteurs électroniques. La moitié des individus a été nourrie avec une solution sucrée contenant une dose très faible d’insecticide, comparable à celle que les abeilles peuvent rencontrer dans leur activité quotidienne de butinage de nectar sur une culture traitée.

L’autre moitié, le groupe témoin, a reçu une solution sucrée sans insecticide. L’ensemble des 650 butineuses a ensuite été relâché à 1 kilomètre de leur ruche, une distance habituelle de butinage chez les abeilles domestiques. En comparant les proportions de retours à la ruche des deux groupes d’abeilles, les chercheurs ont évalué le taux de disparition imputable à l’ingestion du produit testé. L’équipe a mis en évidence un taux significatif de non-retour à la ruche des abeilles, par un phénomène de désorientation dû à l’intoxication à faible dose. Lorsqu’elle est combinée à la mortalité naturelle, cette disparition liée à l’insecticide aboutit à une mortalité journalière de 25% à 50% chez les butineuses intoxiquées, soit jusqu’à trois fois le taux normal (environ 15% des butineuses par jour).

Afin d’évaluer l’impact de l’augmentation du taux de mortalité en période de floraison, ces valeurs ont été introduites dans un modèle mathématique simulant la démographie des colonies d’abeilles. Les résultats montrent que si la majorité des butineuses étaient contaminées chaque jour, l’effectif de la colonie pourrait chuter de moitié pendant le temps de la floraison – et jusqu’à 75 % dans les scenarii les plus pessimistes. Ce déclin démographique serait critique, à une période où la population de la colonie devrait atteindre un maximum, un préalable nécessaire au stockage de réserves alimentaires et à la production de miel.

Cette désorientation a donc le potentiel de déstabiliser le développement normal de la colonie, ce qui peut en outre la rendre vulnérable aux autres facteurs de stress que sont les pathogènes (varroa, Nosema, virus) ou les variations de la disponibilité des ressources florales naturelles. Cette étude indique ainsi qu’une exposition des abeilles butineuses à un insecticide néonicotinoïde pourrait affecter à terme la survie de la colonie, même à des doses bien inférieures à celles qui conduisent à la mort des individus.

À court terme, les partenaires de l’unité mixte technologique PrADE (Protection des Abeilles Dans l’Environnement) en lien avec les instituts techniques agricoles concernés ARVALIS-Institut du végétal et CETIOM (deux instituts techniques spécialistes des grandes cultures et notamment maïs et colza), mèneront des expérimentations en grandeur réelle, dans les conditions des pratiques culturales y compris pour la phase d’administration de l’insecticide, en utilisant cette même technologie RFID de suivi individuel des abeilles.

 Chercheurs et filières au cœur des résultats scientifiques

Cette étude a été réalisée par une équipe rassemblant des chercheurs, ingénieurs et techniciens de l’INRA et du CNRS (organismes publics de recherche), de l’ACTA, le réseau des instituts des filières animales et végétales (instituts techniques agricoles) et de l’ADAPI (Association pour le développement de l’apiculture provençale), déclinaison régionale de l’ITSAP – Institut de l’abeille.

Cette étude se base sur une approche pluridisciplinaire rassemblant des spécialistes de l’apidologie, de la biologie du comportement, de l’écotoxicologie et de l’agro-écologie.

Cette étude a été conduite par l’Unité mixte technologique (UMT) PrADE (Protection de l’Abeille Dans l’Environnement) basée en Avignon et menée sur le dispositif expérimental ECOBEE qui utilise la Zone Atelier Plaine & Val de Sèvre (Région Poitou-Charentes), territoire administré par le Centre d’Etudes Biologiques de Chizé (CNRS) et dédié à des programmes de recherche sur la biodiversité et les agrosystèmes, et l’unité expérimentale INRA d’entomologie du Centre Poitou-Charentes pour le suivi expérimental des colonies d’abeilles sur cette zone.

Ce programme de recherche est financé par les fonds européens FEAGA dans le cadre du règlement européen en faveur de l’apiculture.

Rédacteur : INRA

 Contacts INRA : À lire sur http://cdurable.info/

 UMT PrADE (Protection de l’Abeille Dans l’Environnement) :

 INRA : Lise Poulet au 01 42 75 91 68 ou 91 86 
 ACTA : Marie-Christine Sela-Paternelle au 01 40 04 50 46 
 ITSAP-Institut de l’abeille : Patricia Odountan au 01 40 04 50 25

 

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Disparition des Abeilles

Posté par othoharmonie le 17 août 2012

Les différentes causes de la disparition des abeilles

Disparition des Abeilles  dans ABEILLES Africanizedbee-300x208Les chercheurs et les apiculteurs avancent de nombreuses hypothèses car aucune cause principale n’a encore été clairement identifiée, ce qui laisse perplexe les spécialistes sur la question. Toutes les pressions sur l’écosystème et la santé des abeilles sont passées en revue : OGM, ondes électromagnétiques, pesticides, pollutions, changement climatique, raréfaction des fleurs, virus, maladies, parasites, champignons…

Depuis l’antiquité l’Homme a domestiqué les abeilles pour en récolter le précieux miel mais depuis quelques années, les sources de dégradation de leur environnement et les atteintes à leur santé sont telles qu’il pourrait s’agir d’une combinaison de facteurs qui surpassent la capacité de résistance des abeilles. Dans un article du journal Le Monde du 29 août, M. Neumann, explique ainsi : « on peut supporter séparément une maladie, une mauvaise alimentation, un empoisonnement aux pesticides, mais quand tous les facteurs se conjuguent, il arrive un moment où la limite de résistance est atteinte« . Or l’abeille est un excellent témoin de la qualité de l’environnement dans lequel elle évolue…

Les pesticides

Au niveau des pesticides, bien que les quantités épandues soient beaucoup plus faibles qu’avant, les principes actifs sont bien plus puissants. Or, depuis près de 50 ans, les pesticides touchent tous les pays et les capacités de production des pays en voie de développement sont en pleine expansion : la contamination est planétaire.
Aux Etats-Unis, les pesticides sont responsables de la destruction de milliers de colonies d’abeilles chaque année. En France, les récoltes de miel se sont effondrées bien qu’avec la suspension des insecticides Gaucho et Régent, le taux de mortalité ait diminué sans être encore revenu à la normale. En effet, l’usage du Gaucho est suspendu depuis 1999 sur le tournesol et depuis 2004 sur le maïs, et celui du Régent depuis 2004 sur toutes les cultures. Le Réseau Biodiversité pour les Abeilles, nous a indiqué qu’il est important que « l’usage des pesticides, agricoles comme apicoles, soit réglementé et encadré, afin que les utlisateurs respectent les doses, usages et conditions d’emploi préconisées pour la sécurité des hommes et de l’environnement. C’est cette bonne gestion des pratiques, agricoles comme apicoles, couplée à une réflexion intelligente sur l’environnement de l’abeille, qui permettrait la diminution des surmortalités d’abeilles constatées jusqu’ici. »

Une étude de fin mars 2012 de l’INRA démontre que, même à une dose non létale, les abeilles sont mortellement désorientées par un insecticide comme le Cruiser.

Les parasites

abeilles%20ventilant dans ABEILLESDes parasites existent comme le champignon unicellulaire Nosema ceranae ou l’acarien Varroa destructor ou « vampire de l’abeille » importé involontairement en France depuis le début des années 1980 : à la manière d’un moustique, celui-ci suce l’hémolymphe des abeilles, l’équivalent du sang. Il faut alors traiter les ruches avec un acaricide qui, mal dosé, entraîne la mort des abeilles… Ce parasite retient pour le moment l’attention des spécialistes qui pensent qu’il pourrait jouer un rôle important dans ce déclin.

Les champs électromagnétiques

Quelques études montrent un lien entre les ondes électromagnétiques et la perturbation des abeilles, les téléphones potables et les multiples antennes relais, les lignes à haute tension pourraient donc participer au déclin des abeilles.

Les OGM

Les OGM jouent également un rôle néfaste parce qu’ils contiennent des insecticides. Bien qu’ils soient dédiés à la lutte contre les papillons, les mites et les coléoptères, ils ont certains effets néfastes sur les abeilles. Cependant, en Europe, il y a encore peu de champs cultivés avec des OGM, par rapport aux Etats-Unis, au Brésil ou à l’Inde, mais cela ne pourrait pas durer…

Le changement climatique

Le climat, plus instable et moins prévisible avec les changements climatiques en cours, affecte également les abeilles notamment avec les extrêmes météorologiques de plus en plus fréquents.

L’érosion des espaces naturels

La perte d’espaces naturels dans la plupart des régions du monde est également alarmante. Les prairies naturelles sont de plus en plus rares, cédant leurs places à une agriculture intensive particulièrement pauvre du point de vue de la biodiversité. Ainsi, les ressources alimentaires des abeilles se sont fortement appauvries, or le pollen demeure leur unique source de protéines. Même les particuliers dans leurs jardins favorisent trop souvent la pelouse et les pesticides aux multiples fleurs qui poussent spontanément.

Les autres insectes pollinisateurs sont également en voie de disparition

Enfin, les autres pollinisateurs sont également affectés par ce phénomène : « on a toutes les raisons de penser que quand l’abeille domestique a des soucis, c’est pire pour les espèces sauvages, car la colonie a un effet protecteur« , explique Bernard Vaissière directeur du laboratoire de pollinisation entomophile à l’INRA d’Avignon.

En Europe, un groupe de travail européen sur la prévention des mortalités d’abeilles a été mis en place, coordonné par le centre Agroscope Liebefeld-Posieux à Berne (Suisse) qui estimait fin août 2007 que le phénomène devenait plus fréquent, et qu’il prenait « des proportions plus importantes ».

Même si le mystère reste entier, lorsque les sentinelles du bon état de l’environnement viennent à disparaître, cela ne devrait laisser personne indifférent. En effet, ce syndrome d’effondrement des colonies d’abeilles ne présage rien de bon pour les autres espèces, y compris l’Homme…

imicrirucheNotes

  1. La pollinisation désigne l’ensemble des mécanismes par lesquels le pollen provenant de l’organe mâle d’une fleur (étamine) est acheminé vers l’organe femelle (pistil) d’une autre fleur. Ce pollen permet la fécondation d’un ovule puis la formation d’un fruit contenant des graines. C’est le mode de reproduction sexuée des végétaux. Et les pollinisateurs – majoritairement des insectes (abeilles, bourdons, papillons, mouches…) – en sont les principaux acteurs.
  2. Certaines cultures ne dépendent pas des insectes, en particulier le blé, le maïs et le riz puisque la pollinisation de ces espèces est assurée par le vent.

imicrirucheSources

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Dernières rumeurs sur les abeilles 2

Posté par othoharmonie le 4 janvier 2012

 

Dernières rumeurs sur les abeilles 2 dans ABEILLES 320px-Apis_mellifera_flyingNous vous avons dit qu’elles travaillaient infatigablement à la perfection de l’ensemble, mais que si l’ensemble (la ruche) ne pouvait plus être parfait, elles devaient trouver un autre but. C’est pourquoi certaines abeilles sont désorientées quand elles sont proches de leur ruche et que d’autres l’abandonnent carrément si la ruche ne correspond plus à leur raison d’être, il y aura inévitablement un changement. Les abeilles n’ont pas de personnalité individuelle, bien que chaque ruche ait ses caractéristiques propres. Ainsi, les abeilles européennes sont différentes des abeilles nord-américaines, et les bailles sud-américaines sont différentes de a abeilles australiennes. Les abeilles sont incapables de ressentir de la colère, mais elles sont désorientées et dissociées de leur modèle précédent. Leur relation avec la ruche n’est plus fondée sur le même processus ou sur ceux que l’humanité considérerait comme normaux.

 Les changements survenant dans les populations d’abeilles différeront selon les continents. La plupart des pays finiront par être affectés, mais seuls quelques-uns en souffriront. L’Amérique du Nord subira les plus lourdes pertes parce que le nombre de ses abeilles y était plus élevé au départ et parce que le stress de l’évolution y est plus prononcé. Depuis plusieurs décennies, il y en eu très peu de riches normales. Les abeilles sont trimballées dans des caisses comme tout ce qui voyage sur les routes. Elles ne sont plus un symbole de sagesse, et la prospérité qu’elles offrent semble réservée à ceux qui contrôlent les cultures qu’elles pollenisent. Nous pourrions énumérer les fardeaux que l’humanité a imposés à cette espèce, ais ce serait tout à fait inutile, surtout que les abeilles n’en ont aucun ressentiment puisqu’elles en sont incapables.

 170px-Western_honeybee_bottom_%28aka%29 dans ABEILLESPar ailleurs, leurs stress ne sont pas différents de ceux auxquels vous réagissez quotidiennement. Ne sont pas différents non plus les parasites, les pesticides et les virus auxquels elles sont exposées. Vous comprenez ? Il appartient à l’espèce la plus proche de ceux qu’elles servent non seulement d’être des passagers, mais aussi d‘indiquer le chemin vers le changement chaque fois que c’est possible. Toute la nature est un reflet d’elle-même. L’humanité dispose présentement d e plusieurs exemples dan la nature dont elle peut s’inspirer, et elle doit maintenant demander au meilleur d’elle-même de se manifester afin de créer le meilleur avenir possible ; son signal d’alarme d=s’est aussi fait entendre, et bientôt, même les moins alertes devront s’ouvrir les yeux. Où sont allées les abeilles ?

 La nature a dirigé les plus robustes vers l’hémisphère Sud. Guidées par les grilles magnétiques changeantes, elles se déplacent cers les  régions équatoriales et aussi plus au sud. Moins affectées, ces abeilles reprendront de la force dans leurs nouvelles colonies et formeront des alliances évolutives avec les abeilles indigènes. Elles portent une nouvelle série d’instructions encodées, fondées sur un nouveau modèle environnemental. Elles l’utiliseront pour créer un nouveau modèle de travail dans une nature équilibrée ; en poursuivant un but supérieur, elles construiront de meilleures ruches et seront plus productives, de la façon qui sera la plus bénéfique pour l’humanité.

 Qu’est-ce qui arrivera aux abeilles d’Amérique du Nord ? Fait intéressant, on importe en Amérique du Nord des abeilles d’Océanie [l’Australie et la Nouvelle- Zélande] en grand nombre pour tenter d’empêcher la fin abrupte de l’ancien modèle. Ce qui se produira ensuite dépendra beaucoup des apiculteurs modernes, des fermiers, des ranchers et des autres intermédiaires entre l’espèce humaine et toutes les autres. Plusieurs de ceux qui occupent ces postes aujourd’hui ont joué un rôle similaire auparavant, du moins en ce qui concerne la nature. Peut-être comprennent-ils mieux que d’autres que le vieux modèle n’est plus viable. Ceux qui travaillent dans les règnes de la nature, comme protagonistes ou antagonistes, connaissent à la fois les lois et les mystères qui la gouvernent. Même ceux qui manipulent ces lois à leur profit personnel ou professionnel savent qu’un, jour le balancier devra nécessairement changer de côté. La longue ignorance des lois de la nature par l’humanité ne la dispense pas de trouver des solutions pour y rétablir l’équilibre et nourrir un monde affamé.

 250px-CeranaEn restaurant la santé de la population d’abeilles d’Amérique du Nord, on facilitera aussi la restauration de la santé du monde. Il est peut-être évident que cette affirmation lie implicitement les changements du modèle/but des abeilles aux changements prochains du modèle/but humain. Pour dire les choses clairement : les abeilles n’offrent pas un avertissement ; elles donnent un exemple ; elles refusent de subir davantage les stress imposés par un vieux modèle qui ne sert plus l’ensemble. Les moins vigoureuses succombent à la maladie et à la malnutrition causées par des parasites. Elles rejettent les placebos chimiques et artificiels que le vieux modèle continuerait autrement à leur imposer. Elles changent le mode de vie et de lieu. Elles migrent, parfois sur de longues distances, pour s’établir dans des environnements plus sains, qui assureront l’avenir de leur espèce.

 Dans ces conditions inéluctables, les marchés agroalimentaires mondiaux vont changer et les économies qu’ils soutiennent vont nécessairement se tourner ailleurs. Les pratiques agroalimentaires du vieux modèle vont changer, mais plus lentement qu’il ne le faudrait. Dans un effort pour maintenir leur position commerciale et dans l’espoir d’exercer une emprise sur une population d’abeilles en baisse constante, les entreprises coopératives expérimenteront des techniques agroalimentaires en serre. Les grandes dépenses qu’entraîneront ces efforts, combinées à un changement de l’économie mondiale, provoqueront une hausse significative du prix de plusieurs produits. Du côté positif, on assistera à un plus grand  retour aux pratiques biologiques, alors que leurs bénéfices deviendront évidents, particulièrement ce qui concerne les pratiques agroalimentaires en serre. D’autres industries seront évidemment touchées par ces changements, mais ceux-ci pourront être évalués à un autre moment.

 L’avenir des ressources mondiales, dont la nourriture et l’eau, qui sont d’une importance vitale, dépendra de la coopération entre les divers pays et du désir de chacun de servir et de soutenir ses voisins, ainsi que de la prise en compte des forces et des faiblesses de chaque règne. On doit traiter de la manière appropriée chaque espèce et le service qu’elle rend. On doit exclure l’assistance et le soutien apportés à une espèce par l’extermination d’une autre non désirée. La manipulation continuelle de la nature par ceux qui prétendent la posséder ne peut persister, tout comme doit cesser l’action désastreuse de ceux qui préfèrent détruire la propriété des autres plutôt que la protéger, simplement parce qu’ils n’approuvent pas l’utilisation qui en est faite actuellement. La fraternité coopérative remplaçant l’ignorance, le monde sera ensemencé de futures générations qui promouvront le bien-être par la parole et par l’action, constituant des modèles d’une humanité vivant dans la paix plutôt que dans la peur. Ecoutez donc sans crante le message que les abeilles vous livrent. D’autres espèces ont aussi d’importants messages pour vous, et si vous les observez bien, elles se manifesteront.

 C’est avec un immense plaisir que je vis des moments comme celui-ci. J’en suis profondément reconnaissante. Il est toujours difficile de vous quitter et pourtant il le faut. Avec des mots doux et gentils, avec des prières ferventes, je vous accueillerai dans chaque élément et dans chaque règne, dans chaque battement de cœur et dans chaque clignement de paupière. Avec dans mon cœur un chant qui fait écho au vôtre, je vous dis au revoir.

 Gaïa  - Issu du livre : 2009 La Grande Transformation – L’année de la cocréation – série Kryeon canalisé par Lee Carroll – page 240.

                                                                                              Abeille domestique

 

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Abeille et symbole

Posté par othoharmonie le 2 janvier 2012

 

Abeille: Innombrable, organisée, laborieuse, disciplinée, infatigable, l’abeille ne serait qu’une autre fourmi, comme elle symbole des masses soumises à l’inexorabilité du destin -homme ou dieu- qui l’enchaîne, si, de surcroît, elle n’avait des ailes, un chant, et ne sublimait en miel immortel le fragile parfum des fleurs. Ce qui suffit à côté du temporel, à conférer une haute portée spirituelle à son symbolisme.

 Abeille et symbole dans ABEILLES 220px-ARS_Megachile_rotundataOuvrières de la ruche, cette maison bourdonnante les compare plus naturellement à un joyeux atelier qu’à une sombre usine, les abeilles assurent la pérennité de l’espèce, mais aussi, prises individuellement en tant qu’animatrices de l’univers entre terre et ciel, elles en viennent à symboliser le principe vital, à matérialiser l’âme. C’est ce double aspect -collectif et individuel, temporel et spirituel- qui fait la richesse de leur complexe symbolique, partout où il est attesté.

 Commentant Proverbes : Va voir l’abeille et apprends comme elle est laborieuse, saint Clément d’Alexandrie ajoute: Car l’abeille butine sur les fleurs de tout un pré pour n’en former qu’un seul miel (Stromates, 1). Imitez la prudence des abeilles, recommande Théopepte de Philadelphie, et il les cite comme un exemple, dans la vie spirituelle des communautés monastiques.

Pour les Nosaïris, hérésiarques musulmans de Syrie, Ali, lion d’Allah est le prince des abeilles, qui selon certaines versions, seraient les anges, et selon d’autres, les croyants: les vrais croyants ressemblent à des abeilles qui se choisissent les meilleures fleurs (HUAN, 62).

Dans le langage métaphorique des derviches Bektachi, l’abeille représente le derviche, et le miel est la divine réalité (le Hak) qu’il recherche (BIRD, 255). De même dans certains textes de l’Inde, l’abeille représente l’esprit s’enivrant du pollen de la connaissance.

Nomada succincta

Personnage de fable pour les Soudanais et les habitants de la boucle du Niger, elle est déjà symbole royal en Chaldée, bien que ne la glorifie le Premier Empire français. Ce symbolisme royal ou impérial est solaire, l’ancienne Égypte l’atteste, d’une part en l’associant à la foudre, d’autre part en disant que l’abeille serait née des larmes de , le dieu solaire, tombées sur la terre.

 Symbole de l’âme, elle est parfois identifiée à Déméter dans la religion grecque, où elle peut figurer l’âme descendue aux Enfers; ou bien, au contraire, elle matérialise l’âme sortant du corps. On la retrouve au Cachemire et au Bengale, et dans de nombreuses traditions indiennes d’Amérique du Sud, ainsi qu’en Asie centrale et en Sibérie. Platon, enfin, affirme que les âmes des hommes sobres se réincarnent sous forme d’abeille.

 Figuration de l’âme et du verbe -en hébreu le nom de l’abeille, Dbure, vient de la racine Dbr parole- il est normal que l’abeille remplisse aussi un rôle initiatique et liturgique. A Eleusis et à Ephèse, les prêtresses portent le nom d’abeilles. Virgile a célébré leurs vertus.

 On les trouve figurées sur les tombeaux, en tant que signes de survie post-mortuaire. Car l’abeille devient symbole de résurrection. La saison d’hiver -trois mois- durant laquelle elle semble disparaître, car elle ne sort pas de sa ruche, est rapprochée du temps -trois jours- durant lequel le corps du Christ est invisible, après sa mort, avant d’apparaître à nouveau ressuscité.

 Trigona spinipesL’abeille symbolise encore l’éloquence, la poésie et l’intelligence. La légende concernant Pindare et Platon (des abeilles se seraient posées sur leurs lèvres au berceau) est reprise pour Ambroise de Milan ; les abeilles frôlent ses lèvres et pénètrent dans sa bouche. Le propos de Virgile selon lequel les abeilles renferment une parcelle de la divine Intelligence reste vivant chez les chrétiens du Moyen Age. On retrouve ici la valeur symbolique du bourdonnement, véritable chant, de l’abeille.

 Un sacramentaire gélasien fait allusion aux qualités extraordinaires des abeilles qui butinent les fleurs en les frôlant sans les flétrir. Elles n’enfantent pas: grâce au travail de leurs lèvres elles deviennent mères; ainsi le Christ procède-t-il de la bouche du Père.

Par son miel et par son dard, l’abeille est considérée comme l’emblème du Christ: d’un côté, sa douceur et sa miséricorde; et de l’autre, l’exercice de sa justice en tant que Christ-juge. Les auteurs du Moyen Age évoquent souvent cette figure; pour Bernard de Clairvaux elle symbolise l’Esprit Saint. Les Celtes se réconfortaient avec du vin miellé et de l’hydromel. L’abeille dont le miel servait à faire de l’hydromel ou liqueur d’immortalité, était l’objet, en Irlande, d’une étroite surveillance légale.

Un texte juridique moyen-gallois dit que : la noblesse des abeilles vient du paradis et c’est à cause du péché de l’homme qu’elles vinrent de là; Dieu répandit sa grâce sur elles et c’est à cause de cela qu’on ne peut chanter la messe sans la cire.

 Apis mellifera scutellataMême si ce texte est tardif et d’inspiration chrétienne, il confirme une tradition très ancienne dont le vocabulaire offre encore les traces (le gallois cwyraidd de cwry cire signifie parfait, accompli et l’irlandais moderne céir-bheach, littéralement cire d’abeille, désigne aussi la perfection). Le symbolisme de l’abeille évoque donc chez les Celtes comme ailleurs, les notions de sagesse et d’immortalité de l’âme (CHAB, 857sqq; REVC, 47, 164-165).

L’ensemble des traits empreintes à toutes les traditions culturelles dénote que, partout, l’abeille apparaît essentiellement comme douée d’une nature ignée, c’est un être de feu. Elle représente les prêtresses du Temple, les Pythonisses, les âmes pures des initiés, l’Esprit, la Parole; elle purifie par le feu et elle nourrit par le miel; elle brûle par son dard et illumine par son éclat. Sur le plan social, elle symbolise le maître de l’ordre et la prospérité, roi ou empereur, non moins que l’ardeur belliqueuse et le courage. Elle s’apparente aux héros civilisateurs, qui établissent l’harmonie par la sagesse et par le glaive.

                                                                                                                Abeille domestique

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L’abeille est historique

Posté par othoharmonie le 2 janvier 2012

L’abeille est plus ancienne que l’homme.

 L'abeille est historique dans ABEILLES 288px-Bees-wings.webAux alentours de la mer Baltique furent découvertes des empreintes fossiles de 50 millions d’années d’un insecte étant à l’origine de l’abeille actuelle.

Son nom «Apis Melifera» signifie : abeille qui porte le miel.

 Dès l’Antiquité, l’abeille a beaucoup intrigué les scientifiques. La croyance était que le nectar, nourriture des dieux, tombait du ciel. Que l’abeille soustrait le nectar des fleurs pour produire du miel n’est admis qu’après le Moyen – Age. Les abeilles furent considérées comme mystérieuses et, en quelque sorte, sanctifiées. On croyait que les abeilles avaient un certain contact avec les dieux, qu’elles pouvaient prédire l’avenir ou qu’elles étaient des «passeurs» emportant les âmes vers les dieux.

 On ne saisissait pas le système de procréation. Aristote, n’arrivant pas à cerner le schéma connu mâle/femelle, y consacra toute une dissertation d’autant que, sans ce schéma connu, chaque printemps il y avait prolifération. Dans l’Antiquité les abeilles étaient considérées comme très remarquables.

 Rappelons ce qu’aurait dit Einstein « Si l’abeille disparaissait de la surface du globe, l’homme n’aurait plus que quatre années à vivre ».

En effet : plus de pollinisation, plus de fleurs, plus d’arbres, plus de chlorophylle, plus d’oxygène, plus d’herbes, plus d’animaux, etc … !

Voilà pourquoi aujourd’hui l’abeille est une sentinelle qui nous protège, et que nous devons protéger à notre tour, car ces dernières années « Mauvais temps pour les abeilles » : en plus d’une multitude de pesticides, nos abeilles sont menacées par le Varroa, parasite qui vient pondre dans les alvéoles du couvain de la ruche. Le varroa se développe ainsi dans la larve de l’abeille puis vit accroché sur son dos .

En 2004 est arrivé en Europe le Frelon Asiatique, devenu à présent un redoutable prédateur pour l’abeille. Les abeilles se font tuer par les frelons en sortant de leur ruche ou meurent de faim par peur de sortir !

Fichier:Asiatic-honey-bee.jpgComment protéger nos abeilles ?
En plantant des arbres et plantes mellifères, en diversifiant notre flore…
Mais aussi limitant les insecticides, les semences « enrobées », la pollution…

 Au Moyen – Age les abeilles continuèrent à susciter un grand intérêt. L’étude plus approfondie avait fait comprendre que l’ouvrière, jamais accouplée, produisait la cire et le miel.

Cette cire vierge fut employée à la réalisation des cierges pour les autels et pour l’éclairage des églises. En outre, la stricte hiérarchie de la colonie des abeilles et ses ouvrières vierges, servit très souvent d’exemple pour l’organisation d’une communauté religieuse. Aujourd’hui on peut considérer l’abeille comme un animal domestique faisant partie de la famille. Dans certaines régions, il était de coutume de faire part aux abeilles du décès d’un membre de la famille. Les abeilles jouissent d’un statut social considérable. On sait aujourd’hui quelle énorme contribution elles apportent à l’agriculture par leur activité de pollinisation, permettant l’obtention de graines et de fruits.

 

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La Ruche

Posté par othoharmonie le 31 décembre 2011

La Ruche dans ABEILLES 250px-Cadres_mobiles6Une ruche est une structure artificielle, presque fermée, abritant une colonie d’abeilles butineuses qui vit, produit du miel et élève de nouvelles générations d’abeilles.

Il s’agissait autrefois d’une structure tressée ou creusée dans un tronc mort. Il s’agit aujourd’hui généralement d’une caisse de bois, construite par un apiculteur. Les abeilles y construisent leur nid pour élever leur progéniture et entreposer du miel pour l’hiver suivant, selon un rythme de vie bien défini. L’équivalent naturel de la ruche est souvent nommé « nid ».

Dans tous les cas, la structure interne de la ruche est une matrice dense de cellules hexagonales de cire d’abeille, appelée un nid d’abeilles. Les abeilles utilisent les cellules pour le stockage de la nourriture (miel et pollen), et pour le renouvellement de la population (œufs, larves et pupes). Seules les espèces du sous-genre Apis sont élevées dans des ruches construites par l’Homme, mais seulement deux espèces ont pu être domestiquées (Apis mellifera en occident et Apis cerana en Orient).

À l’état naturel, les abeilles sauvages peuvent établir leur colonie à l’air libre, à partir d’un essaim suspendu à une branche d’arbre, dans des anfractuosités, cavité d’un arbre creux (vivant ou mort), anfractuosité dans la roche, cheminée ou cavité dans une construction, etc.

 dans ABEILLESUn groupe de ruches est un rucher. Le plus grand rucher d’abeilles domestiques de France se trouve à Montfrin, dans le Gard.

L’apiculture regroupe les connaissances liées à l’élevage d’abeilles domestiques et à la construction de ruches.

 On peut dire que les ruches traditionnelles, en paille, ne font qu’apporter une enveloppe à la colonie des abeilles. Parce qu’il n’y a pas de structure à l’intérieur d’une ruche traditionnelle, les abeilles remplissent leur ruche de miel, déposé dans des alvéoles de cire, appelés alvéoles à miel.

 

L’alvéole à miel se lie fortement, et on ne peut le déplacer sans le détruire. Donc, la récolte du miel détruisait en général la ruche, malgré les modifications apportées pour éviter sa destruction.

 On extrayait en général le miel des ruches traditionnelles par pressage ou tapotage, ce qui écrasait les alvéoles faits de cire. À cause de cette méthode de récolte, les ruches en paille fournissaient plus de cire mais moins de miel qu’une ruche moderne.

320px-BeekeeperEn général, on n’utilise plus de ruches en paille, et, de plus, elles ont été déclarées non réglementaires dans beaucoup de pays : elles ne permettent pas d’inspecter les abeilles et les alvéoles pour détecter les maladies et les parasites, sans destruction des alvéoles, et souvent de la colonie.

Il y a trois sortes de ruches traditionnelles : les ruches en tuiles, les ruches en paille et les ruches de gomme.

Il existe également des ruches emmurées, notamment dans la Manche

L’apiculture moderne a apporté les ruches divisibles, à cadres amovibles, facilitant la conduite des ruches..

 

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Disparition de l’Abeille

Posté par othoharmonie le 29 décembre 2011

Disparition de l'Abeille dans ABEILLES 320px-SmokerLe Syndrome d’effondrement des colonies d’abeilles ou CCD (pour l’expression anglaise « Colony Collapse Disorder ») est le nom donné à un phénomène d’abord appelé « syndrome de disparition des abeilles » ou également « Fall-Dwindle Disease » (maladie du déclin automnal des abeilles). Ce phénomène touche les abeilles et par contre-coup la production apicole dans une grande partie du monde. Il touche peut-être aussi des abeilles sauvages.

Ce phénomène dont l’ampleur devient épidémique reste inexpliqué. Les études en cours ne permettent à ce jour que de supposer une synergie entre plusieurs causes.

Les administrations, notamment les services vétérinaires, semblent désemparées face à cette maladie émergente, faute de savoir où porter leurs efforts. Comme les rares chercheurs étudiant ce phénomène, elles ne peuvent s’appuyer que sur un corpus récent et relativement pauvre d’études et de données, écoépidémiologiques notamment.

Ce syndrome est jugé très préoccupant par les apiculteurs, mais aussi par de nombreux écologues, économistes et experts en raison de l’importance économique et écologique de l’abeille en tant que pollinisatrice. L’abeille est généralement considérée comme une « sentinelle » bioindicatrice de l’état de l’environnement, en raison de sa présence presque partout sur terre, de sa capacité à collecter via le pollen et le nectar des doses infimes de polluants et de ce qu’elle soit facile à capturer (pour l’abeille domestique). De ce fait, le syndrome qui la touche alarme également les chercheurs.

Ce syndrome d’effondrement décrit le fait que des abeilles domestiques, subitement, à n’importe quelle époque (hors hiver où la ruche est en quasi-sommeil) ne rentrent pas dans leur ruche. L’absence de cadavres dans la ruche ou à proximité est le second critère définissant ce nouveau syndrome.

Des disparitions d’ouvrières ont déjà été observées par le passé, mais elles ont en 2007320px-Bienenstoecke_Fada_Bild1067 dans ABEILLES des caractéristiques nouvelles jugées alarmantes par le MAAREC (Mid-Atlantic Apiculture Research and extension Consortium) :

  • les abeilles « disparaissent » massivement, fait nouveau et très anormal chez ces insectes sociaux ;
  • les pertes sont brutales : une colonie entière peut disparaître en une seule nuit ;
  • aucune explication satisfaisante n’a été trouvée.

Curieusement, la reine abandonnée semble en bonne santé et souvent continue à pondre, alors qu’il n’y a plus assez d’ouvrières pour s’occuper du couvain. Les quelques abeilles restées à la ruche (de jeunes adultes) semblent manquer d’appétit et la production de miel chute fortement.

 

 

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Recensement des Abeilles

Posté par othoharmonie le 29 décembre 2011

Recensement des Abeilles dans ABEILLESDes disparitions d’abeilles ont été localement décrites dès 1896 et ont reçu plusieurs appellations. Mais un phénomène plus important et généralisé semble toucher les abeilles domestiquées depuis la fin des années 1990 voire 1965 selon certaines études. L’alerte a été donnée dès les années 2000 au moins en Europe, puis par les apiculteurs vers 2006 aux États-Unis, avec une aggravation du phénomène encore en 2007.
L’hiver 2010-2011, ce sont environ 18 % des abeilles domestiques des États-unis qui sont mortes au cours de l’hiver

Les effondrements de colonies semblent se développer dans beaucoup de régions du monde, mais contrairement au secteur des élevages de mammifères (vaches, porcs, moutons, etc.) et poissons, les abeilles ne font pas l’objet d’un suivi coordonné par l’OIE, la FAO ou d’autres instances relevant de l’ONU. En 2007, aucun état des lieux global n’est disponible.

En Europe, un groupe de travail européen sur la prévention des mortalités d’abeilles a été mis en place, coordonné par le centre Agroscope Liebefeld-Posieux à Berne (Suisse) qui estimait fin août 2007 que le phénomène devenait plus fréquent, et qu’il prenait « des proportions plus importantes ».

Pic de disparition au printemps 2007

En 2007, un pic alarmant de disparition d’abeilles est jugé catastrophique par les spécialistes, menaçant la pollinisation de plusieurs cultures maraîchères et fruitières aux États-Unis notamment. Les pommiers, mais aussi les amandiers, les avocatiers, les cerisiers, les oignons, les concombres, le coton, l’arachide, le melon, etc. dépendent de 90 %, voire à 100 % des abeilles pour leur pollinisation. Selon l’INRA, la production de 84% des espèces cultivées en Europe dépend directement des pollinisateurs, qui sont à plus de 90% des abeilles domestiques et sauvages. Les services rendus à la pollinisation par les abeilles sont estimés à environ quinze milliards de dollars par an aux États-Unis. Certains apiculteurs ont perdu 70 % de leurs abeilles.

En juin 2008, le phénomène semble toucher des ruches de l’est de la France.

Quelques chiffres

220px-Pcelinjak_zitkovac_veca dans ABEILLESEn 2007, le taux de ruches abandonnées ou presque désertées atteignait 70 % voire 80 % dans les régions et pays les plus touchés. Un quart du cheptel des ruchers des États-Unis aurait disparu rien que durant l’hiver 2006-2007 et 35 états ont été touchés selon un rapport du Congrès américain de juin 2007.

En Europe, de nombreux pays ont annoncé des pertes importantes (France, Belgique, Italie, Allemagne, Suisse (de 2003 à 2007), Espagne, Grèce, Pologne, Pays-Bas), dès l’an 2000. Dans les ruchers les plus touchés, jusqu’à 90 % des abeilles sont supposées mortes, car non rentrées à la ruche.

Des explications différentes selon les pays

Les causes de la mortalité des abeilles semblent différentes et sont d’ampleur différente selon les pays étudiés :

  • En Belgique, on estime que le varroa affaibit les abeilles, les rendant vulnérables aux virus et bactéries car le varroa est lui-même vecteur de virus.
  • En Espagne, on a d’abord estimé que le nosema ceranae est la principale cause de la mortalité des abeilles.
  • Aux Etats-Unis, on a trouvé une corrélation entre l’effondrement des abeilles, apparemment désorientées et ne retournant pas à leur ruche, avec une souche de virus IAPV (Dicistroviridae).
  • En France, on suspecte aussi des pesticides ou des synergie entre pesticides, dont le Gaucho, qui par précaution a été interdit sur le tournesol depuis 1999.

320px-BeekeeperRecensement des causes possibles

 

 

Le rapport de l’AFSSA intitulé Mortalités, effondrements et affaiblissements des colonies d’abeilles et présenté en colloque le 17 juin 2009 énumère quarante facteurs contribuant potentiellement à la surmortalité des abeilles.

 

 

 

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Une abeille, une cause

Posté par othoharmonie le 29 décembre 2011

Les disparitions

  • Le parasitisme : les varroas, et particulièrement Varroa destructor, parasite fréquent de l’abeille domestique ayant été véhiculé sur tous les continents par des transferts d’abeilles reproductrices ou de ruches reste une des causes initiales ou partielles possibles, en tant qu’affaiblissant les abeilles et propageant des infections virales associées.
    D’autres parasites tels qu’ Acarapis woodi et Paenibacillus larvae ont déjà causé des mortalités documentées par le passé.
    Une abeille, une cause dans ABEILLESLa loque européenne est un autre parasite du couvain de l’abeille qui semble en extension, parallèlement au syndrome d’effondrement, mais qui ne semble pas pouvoir l’expliquer.
  • Le virus IAPV : une étude parue dans la revue Science en 2007 fait état de l’analyse des organismes commensaux des abeilles s’étalant sur une période de trois ans. Ce rapport a déterminé que le virus Israeli acute paralysis virus of bees (IAPV), initialement décrit par un chercheur israélien, est fortement corrélé avec le syndrome d’effondrement des colonies. Selon l’un des co-auteurs de l’étude, Ian Lipkin : « nos résultats indiquent que l’IAPV est un marqueur significatif du CCD. L’étape suivante est de déterminer si l’IAPV, seul ou de concert avec d’autres facteurs peut induire le syndrome chez des abeilles saines ».
  • Certains pesticides ont été ou sont suspectés, dont les insecticides ( l’imidaclopride (Gaucho) et d’autres néonicotinoïdes (comme la clothianidine (Poncho Pro)), le fipronil (Régent TS), le thiamethoxam, les produits de démoustication, etc.) voire des désherbants ou des fongicides, ou des sous-produits de dégradation ou des métabolites de ces produits ayant un effet imprévu sur la capacité de l’abeille adulte à s’orienter (à partir d’un seuil lié à des effets cumulatifs ou synergiques, qui pourraient par exemple concerner toute une classe d’âge de larves, ce qui expliquerait la brutalité du syndrome). Une étude de l’AFSSA, rendue publique le 15 février 2008 ne permet pas d’établir la responsabilité des insecticides utilisés en traitement de semence. Hors de France, la situation fait également débat, comme mentionné dans le rapport AFSSA « récemment, en Allemagne, en Slovénie et en Italie des incidents semblables, impliquant des poussières de semis pelliculés, ont été rapportés (Forster, 2008 ; Pistorius, 2008). Même si selon Gil Rivière-Wekstein : « Hormis la France, personne, dans les autres pays où le Gaucho et le Régent sont employés, n’a jamais désigné ces insecticides comme étant responsables de ces mortalités, y compris les plus ardents défenseurs de l’environnement » Abeilles l’imposture écologique. Cette étude met aussi en évidence des cas d’intoxications aiguës de colonies d’abeilles par des produits pulvérisés ou de non respect des bonnes pratiques agricoles.
  • Les OGM ont également été rapidement suspectés, car leur culture en plein champs dans certains pays a précédé de peu ce nouveau syndrome, et parce que de nombreux OGM ont été génétiquement modifiés pour produire leur propre insecticide. Par exemple, le pollen vivant de nombreux maïs transgéniques exprime la protéine transgénique insecticide Bt. En 1996, des essais en confinement de coton Bt entrepris par l’entreprise Monsanto ont provoqué la mort de 40% des abeilles présentes. Une étude de l’Université d’Iéna a porté (de 2001 à 2004) sur l’effet des pollens 220px-Honeybee-cooling_cropped dans ABEILLESGM exprimant la toxine Bt sur les abeilles. Comme annoncé par les fabricants, sur les individus sains, aucun effet toxique du pollen n’a été démontré, mais les abeilles affectées par un parasite s’y sont montrées beaucoup plus sensibles, la mortalité étant alors beaucoup plus élevée chez les abeilles expérimentales nourries au pollen GM (durant 6 semaines). Les chercheurs supposent que le pollen GM pourrait affecter l’immunité de l’abeille, le Pr Hans-Hinrich Kaatz (université de Halle) estime que le Bt pourrait ne pas tuer l’abeille mais agresser les cellules des parois de son intestin, facilitant l’infection par d’autres pathogènes. Dans les 6 semaines d’expérience, les abeilles nourries avec des doses importantes de Bt (10 fois la dose normale) ont été plus nombreuses à mourir. La reine y est exposée plus longtemps, et l’effet sur plusieurs générations de larves n’a pas été étudié. Cette hypothèse n’est généralement pas retenue comme cause principale de la disparition des apidés, car des abeilles disparaissent touchées dans des zones où les OGM sont très rares ou totalement absents, même si des cas de pollution génétique semblent avérés, et que des cultures illégales d’OGM auraient eu lieu ou ont été tolérées (en Argentine par exemple). Enfin, l’Europe où les OGM sont peu présents a été touchée avant l’Amérique du Nord où ils sont le plus cultivés. Si les OGM produisant leur propre insecticide peuvent avoir de faibles effets néfastes sur les abeilles, les insecticides « classiques » largement utilisés par les agriculteurs en ont également, et l’usage d’OGM a permis d’en réduire l’usage. Deux études concluent ainsi que les champs d’OGM Bt (coton ou maïs Bt) auraient plutôt moins d’effet que ceux traités par pulvérisation d’insecticides classiques, sur les abeilles proprement dites ou sur des hyménoptères similaires.
  • Une infection fongique par un champignon microscopique parasite. Par exemple, le Nosema cerenae, un champignon microscopique unicellulaire est souvent retrouvé dans le corps des abeilles mortes et a pour cette raison été évoquécomme cause possible. Mais il pourrait ne s’agir que d’un pathogène opportuniste profitant d’une baisse de l’immunité de l’abeille. Une équipe de chercheurs espagnol a toutefois découvert plusieurs colonies d’abeilles atteintes du syndrome et qui ne présentaient comme unique anomalie que la présence de ce seul champignon microscopique. Après traitement des abeilles survivantes avec l’antifongique flumagillin, ils ont démontré une guérison totale des symptômes. Cette avancée permet de proposer aux apiculteurs un suivi des abeilles pour la présence de ce parasite ainsi qu’un traitement.

 

 

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Moins d’Abeilles…

Posté par othoharmonie le 28 décembre 2011

 

Causes secondaires de disparitions

  • Des virus (ex : virus de la maladie noire), bactéries sont clairement mis en cause, ce qui était suggéré par l’aspect épidémique et brutal des foyers de syndrome d’effondrement des colonies d’abeilles. D’autre part, des ruches victimes du syndrome semblent mieux se rétablir après une désinfection de la ruche par irradiation.
  • Moins d'Abeilles... dans ABEILLES 250px-Bees_drinkingLe frelon asiatique ou Vespa velutina, originaire de Chine, s’attaque aux butineuses des espèces d’abeilles domestiques. Il s’agit d’un facteur aggravant, non d’une cause première. Des pièges à frelons asiatiques assez sélectifs ont été mis au point.
  • Une contamination de la cire par des produits toxiques qui s’y accumuleraient, soit apportés par les abeilles, soit par l’air (adsorption) a été évoquée, parce que certains produits chimiques y ont été trouvés et que les ruches ne sont pas spontanément réoccupées par des essaims.
  • Un facteur environnemental non compris, qui pourrait par exemple impliquer le dépassement d’un seuil de bioaccumulation d’un (ou plusieurs) polluant, éventuel leurre hormonal, avec pour effet inattendu de perturber la capacité à retrouver leur ruche.
  • Les pratiques apicoles sont elles-mêmes mises en question: elles ont en effet beaucoup évolué, s’intensifiant pour répondre aux normes, au marché et à la concurrence internationale, ainsi qu’au besoin des grands ruchers de trouver de vastes surfaces de fleurs suffisamment épargnées par les pesticides.
    - La taille croissante des ruchers, la promiscuité des abeilles, la transhumance des ruchers et les échanges de souches de reproducteurs sont a priori favorables à l’apparition et à la diffusion de maladies épidémiques parasitaires, virales et fongiques, ainsi qu’à l’apparition et à une large diffusion de résistances du varroa (ou d’autres parasites et microbes) aux produits pesticides vétérinaires utilisés pour protéger les abeilles. Les sélectionneurs ont privilégié la productivité en miel plus que la résistance ou l’adaptation génétique à l’environnement local, au détriment également des espèces sauvages.
  • 250px-Bees_Collecting_Pollen_2004-08-14 dans ABEILLES- Un article du East Bay Express du 9 août 2007 interroge l’intensification de l’apiculture industrielle pratiqué aux États-unis. « Les abeilles sont plus libres de leurs mouvements que n’importe quel autre animal d’élevage », mais « une exploitation apicole commerciale ressemble plus à une cité HLM qu’à un pré campagnard ».
  • - La malnutrition des abeilles pourrait accroître le stress généré par la mobilité qui leur est imposée par les apiculteurs les louant pour la pollinisation des cultures. Dans la nature, on trouve au maximum trois à quatre ruches sauvages par kilomètre carré, qui « connaissent » leur environnement et bénéficient d’une alimentation très variée (pollen, nectar et miellats de milliers de plantes différentes). L’apiculteur industriel, pour compenser le déclin des fleurs disponibles, fournit du sucre, de la mélasse de maïs à forte teneur en fructose (additif sucré également en cause dans la mauvaise hygiène alimentaire humaine).
    - Comme d’autres animaux d’élevage industriels, les abeilles sont probablement stressées quand on les parque dans des grands ensembles et qu’on les déplace fréquemment, comme c’est le cas avec les ruches aux États-Unis, transportées par camion d’une région à l’autre du pays. Le stress les rend a priori plus vulnérables aux parasites et aux maladies, et pourrait diminuer leur capacité à fonctionner naturellement.
  • La perte de la diversité génétique des ruchers (qui autrefois co-évoluaient avec leur environnement) pourrait aussi être en cause.
  • 220px-Honeybee-cooling_croppedLa réduction de la biodiversité florale du fait de la monoculture et des paysages transformés par l’homme réduit les ressources alimentaires quantitativement mais aussi qualitativement : la diversité qualitative de l’alimentation et une alimentation suffisante sont deux facteurs importants pour le système immunitaire et la santé. Un cercle vicieux se forme : la diminution de la diversité et du nombre des plantes à fleurs affaiblit les pollinisateurs et diminue leur nombre. Ce qui ne fait qu’accroître en retour la raréfaction des fleurs du fait d’une moindre pollinisation. Un déclin parallèle à celui de la biodiversité correspond à ce qui a également été mis en évidence pour les papillons qui sont également menacés.
  • On savait déjà qu’un mélange de différents pollens était plus nourrissant qu’une seule variété. Une étude de l’INRA-Avignon a confirmé ce phénomène (2010) ; une moindre diversité en pollen de son alimentation affecte le système immunitaire des hyménoptères se nourrissant de pollen ; lors de nombreux tests (avec six préparations de pollen), les pollens polyfloraux (issus de différentes espèces végétales) ont toujours renforcé la santé des abeilles, « même quand le pollen monofloral était plus riche en protéines », même si les protéines sont elles-aussi une condition nécessaire à une bonne immunité chez les insectes, chez l’adulte comme pour la larve. Les monocultures florales ont donc bien réduit la qualité du bol alimentaire des butineurs. L’explication est qu’avec un grand nombre d’espèces de pollens, les insectes ont le plus de chances de trouver au bon moment les oligoéléments (minéraux, acides aminés acide folique, biotine et vitamines A, D, E et K) et les aliments (protides, glucides et lipides dont stérols) dont ils ont vitalement besoin
  • Plantations massive d’arbres et de fleurs très résistants souvent d’origine exotique dont le pollen s’avère toxique pour les abeilles et bourdons locaux. C’est le cas en France pour le tilleul à larges feuilles (Tilia platyphyllos), le Tilleul argenté (Tilia tomentosa) et le Tilleul de Crimée (T. x euchlora) souvent planté en milieu urbain pour sa résistance. Début juillet, en ville, on trouve beaucoup d’abeilles et de bourdons morts sur l’asphalt des rues en ville plantées de ces essences de tilleuls. On a parfois compté jusqu’à 200 insectes morts par jour et par arbre.
  • d76da6edb21878813f33434fdb188a8cUne synergie entre plusieurs des causes évoquées ci-dessus pourrait être à l’origine d’un syndrome de type dit « maladie environnementale ».
    • C’est l’hypothèse qui semble la plus probable, médiatisées par exemple en 2007 par Joe Cummings (Professeur émérite de l’Université Western Ontario) qui met en cause à la fois des champignons parasites utilisés en lutte intégrée agricole, des virus, bactéries et la pollution électromagnétique croissante à laquelle sont exposés les insectes (notamment depuis l’avènement du téléphone portable et du Wi-Fi). Selon lui, ces causes combinées affaibliraient le système immunitaire des abeilles, mais le rôle des pesticides reste pour partie nié par les industriels producteurs.

 

    • Exemple : Des abeilles expérimentalement exposées à l’Apistan meurent 1,9 fois plus quand elles sont exposées ensuite à de la bifenthrine (pesticide) alors qu’il n’y a pas de différence significative de mortalité pour celles qu’on expose ensuite au carbaryl et au parathion méthyl.

 

                                    Gif abeille                      Gif abeille

 

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Le silence des abeilles

Posté par othoharmonie le 28 décembre 2011

  Abeille domestique Je vous conseille de visionner cette vidéo, issue d’un reportage publié sur National Géographic, (une chaîne de télévision)

Vidéo :     Image de prévisualisation YouTube  

On pourrait penser que seuls les pays industrialisés sont touchés par le phénomène pesticides. Mais au juste qu’est-ce qu’un Pesticide ?

Un pesticide est une substance chimique (la plupart du temps) utilisée pour lutter contre des nuisibles. Ce terme est un mot générique sous lequel différentes sortes de produits de traitements sont rassemblées: Insecticides, fongicides, herbicides (désherbants), parasiticides..
Certains de ces produits sont dits « systémiques ».. ce sont des produits qui pénètrent à l’intérieur de la plante et qui sont véhiculés par la sève de celle-ci. Toutes les cellules de la plante sont donc atteintes car la sève est la source de nourriture et de l’énergie des cellules. Or, certains insectes mangent ou utilisent les végétaux. On dit que ce sont des insectes phytophages. Parmi la vingtaine de sous termes concernés par cette grande famille et selon ce qui est consommé dans la plante, (Phyllopahes, herbivores, succivores, Xylophages etc..) on retrouve nos abeilles qui sont Nectarivores et Pollinivores. L’apiculteur parle plus aisément du terme « butineuses ».

 

Abeille domestique

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Abeille messagère de l’été

Posté par othoharmonie le 18 décembre 2011

 

Abeille messagère de l'été dans ABEILLES 220px-Ocelles-Abeilles_Luc_ViatourMessagère de l’été, l’abeille est associée à la lumière et au soleil car selon la mythologie égyptienne, elle serait née des larmes du dieu-soleil Ré tombées sur terre. Pour les Nosaïris, hérésiarques musulmans de Syrie, Ali, lion d’Allah est le Prince des abeilles qui, selon certaines versions, seraient les anges, et selon d’autres, les croyants.

Dans le langage métaphorique des derviches Bektachi, l’abeille représente le derviche et le miel est la divine réalité qu’il recherche. De même dans certains textes de l’Inde, l’abeille représente l’esprit s’enivrant du pollen de la connaissance.

Personnage de fable pour les Soudanais et les habitants de la boucle du Niger, elle est symbole royal en Chaldée, bien avant que le Premier Empire en France ne la glorifie. Ce symbolisme royal ou impérial est solaire.

L’abeille dans l’Egypte ancienne

 Systropha planidensSymbole de l’âme, elle est parfois identifiée à Déméter pour la Grèce antique où elle peut représenter l’âme descendue aux enfers ; ou bien, au contraire, elle matérialise l’âme sortant du corps. A Eleusis et à Ephèse, les prêtresses portent le nom d’abeilles. Virgile en a célébré les vertus. On les trouve représentées sur les tombeaux en tant que signes de survie post-mortuaire. Car l’abeille devient symbole de résurrection. La saison d’hiver, trois mois, durant laquelle elle semble disparaître, car elle ne sort pas de sa ruche, est rapprochée du temps, trois jours, durant lequel le corps du Christ est invisible, après sa mort, avant d’apparaître de nouveau ressuscité.

On la retrouve au Cachemire et au Bengale, et dans de nombreuses traditions indiennes d’Amérique du Sud, ainsi qu’en Asie centrale et en Sibérie. Platon, enfin, affirme que les âmes des hommes sobres se réincarnent sous forme d’abeille.

Une histoire de la mythologie grecque raconte qu’un jour les abeilles d’Aristée, fils d’Apollon, étaient toutes mortes. Amoureux de la Dryade Eurydice, il fut cause de sa mort, en la poursuivant le jour de ses noces avec Orphée : comme elle fuyait devant lui, la malheureuse n’aperçut pas sous ses pieds un serpent caché dans les hautes herbes. Pour la venger, les nymphes, ses compagnes, firent périr toutes les abeilles d’Aristée. Sa mère, Cyrène, dont il implora le secours afin de réparer cette perte, le mena consulter Protée, dont il apprit la cause de son infortune, et reçut ordre d’apaiser les mânes d’Eurydice par des sacrifices expiatoires. Docile à ses conseils, Aristée, ayant immédiatement immolé quatre jeunes taureaux et autant de génisses, en vit sortir une nuée d’abeilles qui lui permirent de reconstituer ses ruches.

 dans ABEILLESL’abeille symbolise également l’éloquence, la poésie et l’intelligence. La légende concerne Pindare et Platon, puisque des abeilles se seraient posées sur leurs lèvres au berceau,  elle est d’ailleurs reprise par Ambroise de Milan ; les abeilles frôlent ses lèvres et pénètrent dans sa bouche. Les propos de Virgile selon lequel les abeilles renferment une parcelle de la divine Intelligence reste vivant chez les Chrétiens du Moyen Age. On retrouve ici la valeur symbolique du bourdonnement, véritable chant, de l’abeille.

Par son miel et par son dard, l’abeille est considérée comme l’emblème du Christ ; d’un côté, sa douceur et sa miséricorde ; et de l’autre, l’exercice de sa justice en tant que Christ-juge. Les auteurs du Moyen Age évoquent souvent cette figure. Pour Bernard de Clairvaux, elle symbolise l’Esprit Saint.

Les Celtes se réconfortaient avec du vin miellé et de l’hydromel. L’abeille, dont le miel servait à faire de l’hydromel ou liqueur d’immortalité, était l’objet, en Irlande, d’une étroite surveillance légale. Un texte juridique dit que « la noblesse des abeilles vient du paradis et c’est à cause du péché de l’homme qu’elles vinrent de là ; Dieu répandit sa grâce sur elles et c’est à cause de cela qu’on ne peut chanter la messe sans la cire ». 

L’ensemble des traits empruntés à toutes les traditions culturelles dénote que, partout, l’abeille apparaît essentiellement comme douée d’une nature ignée, c’est un être de feu. Elle représente les prêtresses du Temple, les Pythonisses, les âmes pures des initiés, l’Esprit, la Parole ; elle purifie par le feu et elle nourrit par le miel ; elle brûle par son dard et illumine par son éclat.

Des abeilles domestiques autour de leur reine, sur un rayon de mielSur le plan social, elle symbolise le maître de l’ordre et de la prospérité, roi ou empereur, non moins que l’ardeur belliqueuse et le courage. Elle s’apparente aux héros civilisateurs, qui établissent l’harmonie par la sagesse et par le glaive. 

Quant à la ruche, c’est un symbole lunaire et Cancer puisqu’elle est la maison des abeilles et, par métonymie, les abeilles elles-mêmes, en tant que collectivité, peuple. Sa valeur symbolique est claire : en tant que « maison », la ruche est rassurante, protectrice, maternelle. En tant que collectivité, elle est laborieuse : le but de la ruche n’est-il pas celui de l’atelier, de l’usine. Elle symbolise cette union appliquée, organisée, soumise à des règles strictes, qui est censée apaiser les inquiétudes fondamentales de l’être et donner la paix. Ainsi dans les sectes initiatiques ou les communautés religieuses formes d’organisations évoquant symboliquement celles par lesquelles certains maîtres, chefs d’Etat ou d’entreprise assurant aujourd’hui leur pouvoir, sous les noms d’ordre, de justice et de sécurité.

Dictionnaire des Symboles – Jean Chevalier et Alain Gheerbrant – Robert Laffont/Jupiter – Collection Bouquins 

 

                                                                              Gif abeille

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Abeille en général

Posté par othoharmonie le 17 décembre 2011

 Abeille butinantEn Europe, l’espèce la plus connue est Apis mellifera qui, comme la plupart des abeilles à miel, appartient au genre Apis. Cependant, la majorité des abeilles ne produisent pas de miel.
Les abeilles sont nettement distinctes des guêpes, par leur morphologie et leur comportement. Les bourdons en revanche sont un genre particulier d’abeilles.

Les abeilles peuvent être classées selon leur mode de vie : les abeilles domestiques, sauvages, solitaires ou bien sociales…

Toutes les abeilles sont des insectes hyménoptères, végétariens et butineurs. Butiner signifie voler de fleur en fleur à la recherche de nourriture. L’abeille récolte ainsi dans la nature nectar, propolis, miellat et pollen. En butinant l’abeille assure également la pollinisation, c’est-à-dire le transport du pollen permettant la reproduction des plantes.

Leur taille distingue les abeilles des bourdons, aux mœurs comparables mais plus ronds et généralement plus gros. Les guêpes ont quant à elles la taille fine, pas de poils et sont volontiers carnivores. Le nom d’abeille est ainsi généralement accordé aux espèces dont l’aspect se rapproche de celui des mouches. Leurs quatre ailes reliées deux à deux différencient pourtant facilement les abeilles des mouches, notamment des syrphes, ces diptères également pollinisateurs qui arborent par mimétisme le costume rayé de la guêpe et parfois celui, plus poilu, de l’abeille.

Abeille en général dans ABEILLES 220px-Drone_24aSelon les habitudes de vie des espèces, on distingue plusieurs catégories d’abeilles : l’expression « abeille domestique » est l’un des noms usuels de l’abeille européenne (Apis mellifera) mais elle peut aussi être employée pour toute autre abeille domestiquée par l’Homme. Par opposition, on nomme « abeille sauvage » une abeille non domestiquée. L’expression « abeille sociale » désigne une espèce d’abeille vivant en colonie, sinon il s’agit d’une « abeille solitaire » constituant plutôt des agrégations (ou bourgades) de terriers individuels. D’autres espèces sont des « abeilles parasites » qui pratiquent le cleptoparasitisme.

Certaines abeilles transforment une partie de leur récolte en produits dérivés : miel, cire ou gelée royale. Ces produits sont stockés dans des nids plus ou moins élaborés : de simples galeries pour les espèces solitaires, des assemblages complexes de rayons de cire pour les espèces sociales. Les espèces qui en produisent en quantité significative sont appelées des « abeilles à miel ».

Article détaillé : Liste des races d’abeilles d’élevage

 

                                                    Gif abeille                                                                  Gif abeille

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Abeille et notre santé

Posté par othoharmonie le 17 décembre 2011

Gif abeilleLes substances produites par certaines abeilles – cire d’abeille, propolis, gelée royale, miels de différentes plantes et même leur venin – ont la réputation ancestrale d’être excellentes pour la santé.

Ce sont évidemment les abeilles à miel domestiquées qui en sont les meilleures pourvoyeuses.

À la différence des guêpes et des frelons, l’abeille n’est pas un prédateur et ne chasse pas pour se nourrir. Cependant, les abeilles défendent leur nid et leurs routes aériennes des intrus. Les espèces prisées pour l’apiculture sont les plus tolérantes à cet égard. D’autres, comme l’abeille tueuse, hybride apparu au Brésil dans les années 1950, sont plus agressives à l’approche de leur nid. Une abeille en train de butiner est généralement inoffensive.

Du latin apis pour abeille, l’apithérapie est aussi ancienne que l’apiculture elle-même. Elle consiste à utiliser les produits récoltés, transformés ou sécrétés par l’abeille - le miel, la propolis, le pollen, la gelée royale et le venin - à des fins diététiques et thérapeutiques.

Depuis le début des années 1950, des études menées un peu partout dans le monde ont permis de mieux comprendre les vertus traditionnellement attribuées au miel et à la propolis, et de découvrir les bienfaits, jusqu’alors inconnus, du pollen et de la gelée royale. Toutefois, l’application la plus nettement thérapeutique des produits de l’abeille – et l’une des plus anciennes – demeure l’utilisation du venin d’abeille pour soigner les affections rhumatismales et arthritiques chroniques, certaines maladies inflammatoires comme les tendinites et les bursites, ainsi que la sclérose en plaques.

 

Approche millénaire et moderne

gifs abeillesLes connaissances de l’usage médicinal du venin d’abeille remontent à la plus haute Antiquité. Des textes chinois vieux de 2 000 ans en font mention. De même, Hippocrate (460-377 av. J.-C.), le père de la médecine, considérait le venin comme un remède idéal pour traiter l’arthrite et les problèmes d’articulations. Au XIXe siècle, le médecin autrichien Phillip Terc, un pionnier de l’apithérapie dans la médecine moderne, utilisait le venin d’abeille pour traiter les maladies rhumatismales. Dans son rapport publié en 1888 (Report about a peculiar connection between the beestings and rheumatism), il signale qu’aucune complication n’est survenue durant les 25 années au cours desquelles il a traité plus de 500 patients souffrant de rhumatismes, et pratiqué plus de 39 000 traitements.

 

Charles Mraz est aussi considéré comme un grand maître de l’apithérapie. Il a pratiqué pendant plus de 60 ans à la fois comme apiculteur et thérapeute, dans l’État du Vermont aux États-Unis, et a transmis son savoir-faire un peu partout gifs abeilles etc.dans le monde, jusqu’à sa mort en 1999. En 1928, Franz Kretchy a mis au point une technique permettant de contourner l’application directe du venin par piqûres d’abeilles en injectant une solution à l’aide d’une seringue. Bien que l’approche soit controversée, elle n’a cessé de susciter de l’intérêt. Plusieurs organismes, qui regroupent des individus ainsi que des associations engagés dans l’apithérapie et dans les domaines connexes, notamment Apitherapy.com et l’American Apitherapy Society, veillent à transmettre les plus récentes découvertes dans le domaine (voir Sites d’intérêt).

 

Les données concernant l’efficacité de l’apithérapie reposent presque uniquement sur des preuves anecdotiques. Il n’y a pas d’études scientifiques qui en auraient démontré les effets thérapeutiques de façon vraiment probante. Toutefois, des recherches récentes ont permis d’identifier, en partie, les composants du venin qui seraient responsables de son action. Il contient en effet certains agents anti-inflammatoires, notamment l’adolapine et la mélittine. Reconnue pour être 100 fois plus puissante que l’hydrocortisone, la mélittine stimule la production de cortisol, une hormone stéroïdienne qui agit aussi comme anti-inflammatoire. En règle générale, on s’entend pour dire que ces composants ont une action tonifiante et stimulante, qu’ils renforcent le système immunitaire et contribuent à détoxiquer l’organisme.

 

Issu du site…. http://www.passeportsante.net/fr/Therapies/Guide/Fiche.aspx?doc=apitherapie_th

                                                        gifs abeilles

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