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La symbolique du Lièvre

Posté par othoharmonie le 22 décembre 2012

 

« J’ai vu dans la Lune

Trois petits lapins,
Qui mangeaient des prunes
En buvant du vin
Tout plein » 

 Cette comptine que peut-être vous connaissez représente parfaitement ce que beaucoup de gens ne savent pas ou ont oublié. Le lièvre est le compagnon et l’amant de la Lune par excellence.

Quelle que soit la culture, morte ou toujours vivante, cet animal au symbole complexe et parfois ambigu est beaucoup plus noble que la pauvre notion péjorative de prolifération qu’on lui connait.

La symbolique du Lièvre dans LAPIN - LIEVRE lievre_en_ete1-223x300Le lièvre est un animal lunaire tout d’abord parce qu’il dort le jour, et est actif la nuit. Il apparaît et disparaît aussi vite que les ombres.

Les aztèques disaient que les tâches de la lune provenaient d’un lapin qu’un dieu aurait jeté à sa face.
Pour les mayas, la déesse lune fut sauvée par un héros lapin. En Birmanie, il est l’ancêtre de la dynastie lunaire.
Il est autant son frère que son amant, il est son complice, son proche parent. L’un et l’autre son indissociable.

Le lièvre est lié depuis tout temps à notre belle divinité la Terre-Mère, au symbolisme des eaux fécondantes et à la régénération de la végétation tant attendue après un hiver vigoureux. Il représente le perpétuel et immuable cycle de la vie sous toutes ses formes.

L’Egypte donne l’apparence au lièvre à Osiris qui est dépecé et jeté dans les eaux du Nil pour assurer la régénération périodique.

La vie se refait à travers la mort.

Dans la Taoisme il est le préparateur de la drogue d’immortalité, on le représente au travail à l’ombre d’un figuier broyant des simples dans un mortier.

Les forgerons chinois utilisaient son fiel pour la fonte des lames d’épées pour communiquer force et éternité à l’acier.

Mais sous ses aspects sacrés et protecteurs, un autre moins glorieux que l’on connait, hélàs mieux, fait contrepoid et donne au lièvre une dimension de quasi mauvaise augure.

Ainsi,on dit en Chine que la Hase conçoit en regardant la Lune et que si une femme enceinte est touchée par les rayons de Lune son enfant naitra avec un bec de lièvre.

Sa réputation prolifique n’est plus à faire, pour les paysans aztèques ce n’est pas un dieu-lapin mais 400 lapins qui protègent les moissons, reflétant le nombre et l’abondance inépuisable dont fait preuve l’animal. Au Cambodge, l’accouplement ou la multiplication des lièvres était censé faire tomber les pluies fertilisantes qui proviennent également de la Lune étant Yin.

Ces divinités sont souvent perçues curieusement comme les maîtres de la paresse, mais aussi de l’ivrognerie. Le lièvre porte en lui les germes de l’incontinence, de la luxure, du gaspillage et de la démesure.

Notons que le lièvre a eu si mauvaise réputation que le Deutéronome et le Lévitique l’ont stigmatisé et interdit comme l’impur. Il devient tout simplement un tabou social et religieux. 

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Reproduction du lapin en élevage

Posté par othoharmonie le 10 novembre 2012

 

Divers lapins domestiques (Oryctolagus cuniculus)Le mâle atteint la maturité sexuelle vers 140 jours. La lapine est capable d’ovuler entre 14 et 20 semaines. Contrairement à la plupart des mammifères, elle ne présente pas de cycle œstrien régulier. Elle est en chaleur plus ou moins permanente, son l’ovulation est induite par l’accouplement : elle se produit 10 à 12 heures après la saillie. Lorsque la lapine est en chaleur, l’accouplement a lieu rapidement lorsque la femelle s’immobilise suite à une courte poursuite. Elle soulève alors le train arrière pour faciliter le coït. Si la lapine n’est pas disposée à s’accoupler, elle s’accole aux parois de la cage, ou colle sa queue au sol pour éviter l’accouplement. La saillie est particulièrement rapide : 10 à 15 secondes après la mise en présence du couple, elle dure en moyenne 3 secondes et peut reprendre dans les minutes qui suivent avec 20 accouplements en ½ heure si on les laisse libres. Lors de cet accouplement, divers stimuli sont transmis au cortex cérébral par voie nerveuse suite à l’excitation des zones érogènes de la femelle. Le cortex cérébral tient également compte d’autres messages de types hormonaux (taux de stéroïdes) et externes comme les phéromones et les diverses stimulations des sens pour déclencher ou non l’ovulation par le biais d’un message électrique transmis à l’hypothalamus. Celui-ci produit la gonadolibérine (GnRH) qui provoque à son tour la synthèse d’hormone lutéinisante (LH), hormone responsable de l’ovulation, et d’hormone folliculo-stimulante (FSH), qui joue un rôle important dans la maturation des follicules et qui renforce l’action de la première citée. Il arrive parfois que l’ovulation ne soit pas suivie d’une fécondation, lors de chevauchements entre femelles, ou d’accouplements avec des mâles stériles, trop jeunes ou à la semence de mauvaise qualité par exemple. Dans ces cas, un corps jaune se met en place pour une durée de 15 à 19 jours et produit de la progestérone empêchant toute nouvelle ovulation. On parle de pseudogestation.

La fertilité des lapines baisse avec une forte chaleur et augmente avec l’éclairement. Elles continuent parfois à accepter l’accouplement pendant la gestation, la progestérone produite par l’ovaire de la femelle gravide n’étant pas toujours suffisant pour bloquer le comportement d’œstrus. Il n’y a toutefois pas de risque de gestation simultanée (superfétation), contrairement à ce que l’on a pu croire à un moment et à ce qui est observé chez le lièvre.

Les spermatozoïdes déposés à l’entrée des cols franchissent ceux-ci d’eux-mêmes, aidés parfois par les contractions musculaires du vagin. Seuls 10 % d’entre eux parviennent à les franchir. Ils arrivent alors dans l’utérus où leur présence provoque des contractions du myomètre qui permettent leur remontée dans les voies génitales. Leur progression dans l’oviducte est ensuite permise par leur motilité propre, les contractions de l’oviducte et les battements ciliaires des parois de celui-ci. Au cours de leur séjour dans les voies génitales femelles, les spermatozoïdes se retrouvent en contact avec le fluide utérin qui déclenche leur capacitation, dernière étape de leur maturation. Elle permet au gamète mâle de pouvoir adhérer à la membrane vitelline de l’ovule. Celui-ci descend dans l’ampoule sous l’effet des battements ciliaires, et arrête sa course à la jonction isthmo-ampoulaire où il attend d’être fécondé. L’œuf fécondé descend dans la corne utérine, où il s’implante suite à la cessation des contractions du myomètre permise par la progestérone produite par le corps jaune. Plusieurs œufs sont fécondés de cette manière et s’implantent dans les cornes utérines de la lapine. Leurs cellules vont se multiplier pour former un embryon qui se développe petit à petit. Une placentation de type hémoendochoriale permet les échanges entre la mère et le fœtus à partir du dixième jour. Avant cela il doit se nourrir des sécrétions des tissus environnant.

Après une gestation de 28 à 34 jours, la lapine met bas un à vingt lapereaux (entre trois et douze plus généralement). Durant les jours précédant la parturition, elle construit un nid à partir des matériaux solides qu’elle trouve à disposition (paille, copeaux…) et de poils qu’elle arrache sur son ventre et son fanon. La mise bas dure 10 à 20 minutes, mais peut parfois s’étaler sur plusieurs heures. Elle est suivie d’une involution rapide de l’utérus qui perd la moitié de son volume en 48 heures, permettant une remise à la reproduction rapide[38]. Les lapereaux pèsent environ 50 à 55 g à la naissance, avec de fortes variations en fonction de la taille de la portée et des races. Ils sont nus, aveugles, et plutôt gras – ce qui leur permet de réguler leur température et d’avoir des réserves d’énergie. Le duvet apparaît vers le 3e jour. Leurs yeux s’ouvrent au bout de 10 jours. Il arrive parfois que la lapine mange ses petits, notamment lors d’une première portée. Ce comportement s’explique généralement par un stress, un manque d’eau, une cage trop petite ou des petits touchés trop tôt. Le lait de la lapine est très concentré mais pauvre en lactose. Le lapereau peut rester 48 heures sans téter. Il n’a pas de flore intestinale à la naissance. Les tétées ont lieu une ou deux fois par jour, la femelle se positionnant au-dessus du nid donnant accès aux lapereaux à ses tétines, et elles ne durent que 3 à 4 minutes. La lactation est élevée pendant environ 30 jours mais peut durer facilement 2 mois. Pendant 3 semaines les petits ne boivent que du lait. À partir de 18-20 jours ils commencent à diversifier leur alimentation. Pour les plus grandes races, ils ne mettront que deux mois pour passer de 50 g à 2 500 g (poids d’un lapin moyen).

Composition du lait de lapine

Composition moyenne du lait en gramme par kg de lait

Eau

Extrait sec

Matière
grasse

Matières azotées

Lactose

Matières
minérales

716

284

133

153

6

24

Intervention de l’homme

Reproduction du lapin en élevage dans LAPIN - LIEVRE 220px-ro_pool_gilberteAujourd’hui, dans les élevages de grande taille, la reproduction se fait exclusivement par insémination artificielle. Cette méthode, employée depuis longtemps chez bon nombre d’animaux, a mis un certain temps à s’imposer chez le lapin car en temps normal, c’est la présence du mâle qui déclenche l’ovulation de la femelle. Le développement de l’insémination dans les années 1980 a suivi la maîtrise de l’utilisation d’hormones sexuelles, et notamment l’equine chorionic gonadotrophin et la PGF, pour induire artificiellement l’ovulation.

L’insémination artificielle a notamment permis la pratique de la conduite en bande dans les élevages. Toutes les lapines mettent donc bas le même jour ou presque, et il est par exemple possible pour l’éleveur d’équilibrer les portées en déplaçant des lapins de nichées trop nombreuses dans d’autres ou la lapine a été moins prolifique, ce qui leur permet d’avoir plus de lait à leur disposition.

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Cycle de vie des Lynx

Posté par othoharmonie le 19 juillet 2012

Le cycle de reproduction des lynx est soumis à de grandes variations. Ainsi, le cycle du Lynx du Canada est en étroite connexion avec celui du Lièvre à raquettes et sa population fluctue environ tous les dix ans. De même, les observations menées sur le Lynx boréal montrent que selon les années, seules 43 à 64 % des femelles donnent naissance à des jeunes.

Cycle de vie des Lynx dans LYNX Lynx_lynx_cub_20050709-300x199

La saison des amours se situe majoritairement à la fin de l’hiver. Après une parade amoureuse de plusieurs jours, le mâle retourne à ses occupations tandis que la femelle part en quête d’un gîte pour mettre bas après une gestation d’environ deux mois. Elle élève seule ses petits et leur apprend à chasser. Ils quitteront leur mère quelques semaines avant la naissance de la génération future. Ces subadultes chercheront un nouveau territoire : la dispersion est assez faible puisque les jeunes s’installent sur des territoires proches de ceux déjà occupés.

Statistique de la reproduction des différentes espèces du genre Lynx

Lynx boréal Lynx du Canada Lynx pardelle Lynx roux
Gestation 63 à 68 jours 63 à 70 jours 63 à 68 jours 50 à 70 jours
Taille de la portée 1 à 4 jeunes 1 à 8 jeunes 1 à 5 jeunes 1 à 8 jeunes
Âge d’émancipation 10 mois 10 mois 7 à 10 mois 12 mois
Maturité sexuelle ♂ : 30 mois
♀ : 20 à 24 mois
♂ : 24 mois
♀ : 22 à 23 mois
♂ : 33 mois
♀ : 21 mois
♂ : 18 mois
♀ : 9 à 12 mois

Les lynx sont très peu vecteurs de la rage. Sur mille lynx de Slovaquie capturés ou tués sur dix ans, seuls 0,6 % étaient infectés par le virus rabique. De plus, les lynx ne développent pas la forme agressive de la maladie et ont tendance à faire diminuer les populations de renards (très sensibles à la rage) par pression de prédation. Cependant, les décès par maladie ne représentent qu’un quart des décès totaux. Les trois-quarts des décès des adultes sont dus à l’activité humaine, soit par une pression de chasse et/ou de braconnage, soit par le trafic routier. Pour les jeunes, c’est avant tout la famine et les maladies parasitaires qui déciment les populations (80 % des jeunes n’atteignent pas l’âge de procréer chez le Lynx boréal). Les lynx ont assez peu de prédateurs naturels en dehors de l’Homme. Selon les espèces, ours, loups, pumas et gloutons peuvent attaquer et tuer un lynx. La longévité est d’une quinzaine d’années dans la nature et d’environ trente ans en captivité.

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