Quand les fruits viennent de la Mer

Posté par othoharmonie le 29 mai 2017

 

L’allergie aux fruits de mer ne concerne que 2 % environ de la population. Pour elles, en effet, il convient d’éviter d’en consommer. Pour les autres, à partir du moment où le mollusque ou le crustacé reste frais, il n’y a aucune raison de s’en priver !

les fruits de mer sont des alliés parfaits pour le régime.

  • Constitués aux trois quarts d’eau, ils demeurent peu caloriques.
  • Ils présentent également un fort taux de minéraux, d’acides gras essentiels, de protéines, d’antioxydants et de vitamines pour garder un corps sain durablement.
  • Leurs protéines et oméga-3 les rendent excellents pour la santé.

Mais attention, les fruits de mer peuvent se transformer en faux-amis du régime. En effet, ils s’accompagnent souvent de pain, beurre, vin blanc et mayonnaise, qui eux, sont fortement caloriques.

fruits de la mer

Bon à savoir : pour un petit budget, optez pour les moules. Moins chères que les huîtres et plus faciles à cuisiner, elles partagent avec leur cousine, plus coûteuse, la même richesse en vitamines et minéraux.

La plupart des fruits de mer sont lavés plusieurs fois avant d’arriver dans vos assiettes. Toutefois, ils demeurent gorgés d’eau de mer et la quantité de sel reste donc importante. Il convient d’en consommer sans excès.

Sachez toutefois que le sel demeure indispensable à la cuisson de certains mollusques et crustacés pour leur offrir un meilleur goût.

Quantité de (gros) sel nécessaire à la cuisson des :

  • Crevettes grises = 40 g.
  • Bigorneaux = 50 g.
  • Bulot = 80 g.

Bon à savoir : plus de 20 % du sel absorbé par une personne provient du pain.

Contrairement aux idées reçues, les fruits de mer ne sont pas proscrits en cas de cholestérol élevé. Il faut pour cela distinguer les bonnes graisses (les acides gras insaturés) des mauvaises (les acides gras saturés), responsables de l’augmentation du mauvais cholestérol dans le sang.

Les graisses saturées sont en faible quantité dans les fruits de mer, qui sont en revanche très riches en oméga-3, des acides gras polyinsaturés excellents pour la santé cardiovasculaire. Ils ont beau apporter une forte dose de cholestérol, les fruits de mer riches en acides gras insaturés ont tendance à augmenter le bon cholestérol dans le sang. Cela s’équilibre donc !

Si vous voulez réduire votre taux de cholestérol, les mollusques sont à privilégier par rapport aux crustacés, mais tous vous apportent des nutriments essentiels pour votre cœur et vos artères.

Comparaison :

  • 125 g d’huîtres = 68 mg de cholestérol.
  • 100 g de crevettes = 195 mg de cholestérol

Bon à savoir : pour réduire votre cholestérol, consommez des fruits frais ou secs et préférez la viande blanche et la cuisine à l’huile d’olive.

Grâce aux fruits de mer, vous pouvez repousser les premiers signes de l’âge. Ils permettent de détruire les radicaux libres, responsables du vieillissement tissulaire et pouvant présenter un danger à haute dose.

En effet, les fruits de mer contiennent des oligoéléments aux vertus antioxydantes, excellents donc pour le cœur et la circulation sanguine :

  • le sélénium ;
  • le zinc.

Bon à savoir : les fruits de mer sont également riches en oméga-3, des acides gras insaturés qui renforcent la santé cardiovasculaire.

Au palmarès des aliments aphrodisiaques, les fruits de mer conservent une place à part sur le podium.

Ils contiennent des stimulants :

  • du phosphore ;
  • de l’iode ;
  • du zinc (pour l’huître) : fabrication de testostérone.

Bon à savoir : outre leurs qualités nutritionnelles, les fruits de mer offrent un repas exceptionnel, peu calorique et non bourratif, ce qui améliore le romantisme d’un dîner.

Les fruits de mer restent beaucoup plus longtemps dans l’estomac que les autres aliments, comme la viande ou la volaille. Leur putréfaction peut être toxique pour l’organisme, c’est pourquoi il convient de choisir des produits de qualité.

En outre, la pollution de la mer rend parfois certains fruits de mer impropres à la consommation.

  • Si vous partez à la pêche à pied, respectez à la lettre le calendrier de ramassage des palourdes, moules, huîtres et pétoncles sous peine de subir une intoxication alimentaire grave.
  • Ne gardez jamais un fruit de mer vivant plus de 2 jours au réfrigérateur.

Bon à savoir : en cas de symptôme d’intoxication alimentaire, vous devez boire beaucoup d’eau et consultez un médecin.

les fruits de mer ont un goût incomparable fraîchement pêchés ! Dans certains cas même, ils se consomment encore vivants.

  • Les fruits de mer, conservés au frais, vivent au maximum 48 h.
  • Les huîtres peuvent rester au réfrigérateur une dizaine de jours au maximum.

Pour savoir si des langoustines ou des crevettes sont fraîches, observez-les. Leur corps doit rester frétillant et briller tandis que leurs yeux doivent garder leur couleur noire.

Quant aux crabes, homards et langoustes, ils doivent conserver leur vigueur et la mobilité de leurs yeux. Dans le meilleur des cas, vous les verrez replier leurs pattes sur leur corps.

Bon à savoir : les crevettes les plus savoureuses vous font travailler. Les décortiquer s’avère fastidieux, salissant et (parfois) douloureux. Mais, contrairement aux crustacés déjà décortiqués, le jeu en vaut vraiment la chandelle !

Comme les fruits et les légumes, les fruits de mer sont pêchés en abondance suivant le cycle de reproduction. En respectant ce cycle, vous contribuez à protéger les espèces et payez vos fruits de mer nettement moins cher.

Quelques exemples de récoltes :

  • janvier = bigorneaux, coquilles Saint-Jacques, huîtres, crevettes, moules, praire ;
  • mai = coquille Saint-Jacques, crevette, langouste, langoustine, tourteau ;
  • novembre = crevette, homard, huître, langouste, moule, oursin.

« Il y a deux catégories de fruits de mer. Il y a la catégorie crabe, coquilles Saint-Jacques, écrevisses, crevettes… qui sont des produits peu caloriques, très riches en protéines, très pauvres en matières grasses, très pauvres en cholestérol… quand on a du cholestérol on peut tout à fait manger des fruits de mer.

 LA MER

« La deuxième catégorie de fruits de mer rassemble les huîtres, les moules, les oursins et les autres coquillages. Ces fruits de mer ont des qualités nutritionnelles différentes. Ils contiennent des protéines, ils sont peu caloriques et ils ont des concentrés d’oligoéléments fantastiques. Il y a beaucoup d’iode, beaucoup de sélénium, beaucoup de cuivre, beaucoup de zinc… et tous ces éléments sont très importants pour notre santé. En France, 20% de la population des adultes manquent d’iode, surtout les populations dans le centre de la France et à l’Est. En revanche, les populations vivant sur les côtes, sur le littoral, n’ont pas de problème avec leur thyroïde parce qu’elles mangent beaucoup de poissons et de fruits de mer. Ils ont suffisamment d’apport en iode. Il est donc vivement conseillé au reste de la population de manger des fruits de mer, c’est très important.

« Le sélénium est lui, un puissant antioxydant qui en plus va aider à l’iode dans son fonctionnement de la thyroïde. Le cuivre est un autre antioxydant que l’on va trouver en quantité très importante dans les huîtres d’où leur belle couleur verte. Parce que le cuivre est un oligoélément qui donne cette couleur de verte. Le zinc est également un antioxydant très puissant que l’on va trouver en quantité très importante dans les huîtres également.

« Enfin il ne faut pas oublier le fer car on a toujours tendance à dire que l’on trouve le fer dans la viande rouge et les femmes manquent souvent de fer. Mais les moules et les huîtres sont très riches en fer. Dans les huîtres et les moules, il y a deux fois plus de fer que dans la viande rouge. Les fruits de mer sont donc très bons pour la santé. »

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Le Puma TOTEM : l’Énergie du Pouvoir, le Commandement

Posté par othoharmonie le 26 mai 2017

 

Le Puma incarne l’énergie du pouvoir à l’état pur. Elle peut être employée positivement chez les sages ou négativement pour les personnes qui abusent. Puma : nom d’origine Quechua, tribu Inca du Pérou, ou Couguar, du mot brésilien Cuguacuarana, « Lion de montagne ». Il est perçu comme « le roi des montagnes », il règne sur l’au-delà, et est en contact avec le monde spirituel. L’individu Puma possède une superbe énergie et dispose d’une agilité extrême qui lui permet de retomber sur ses pieds.

PUMA CHEZ FRANCESCA

À l’aise sur tous les terrains, dans tous les milieux, il se frotte aux obstacles les plus délicats, qu’il franchit grâce à ses ressources intérieures. De nature indépendante, il ne s’embarrasse pas d’attachements qui ralentissent sa course. Face aux difficultés de la vie, l’individu Puma réfléchit, prend son temps, car il est prudent, et bondit pour surmonter l’épreuve d’un seul mouvement, d’une seule action. Il possède une réelle aptitude à transcender.

Adoptez franchement la position de puissance à laquelle Puma, animal allié, vous convie, et ayez toujours à l’esprit la nécessité d’être en paix, en harmonie du corps et de l’esprit. Ayez l’habileté de répondre à toutes situations et dites la vérité. En tant qu’animal allié, Puma vous demande de relever un défi : « Hurlez vos convictions, laissez éclater votre puissance et n’oubliez pas, à l’occasion, de rire aux éclats ».

Extrait du Larousse des Félins : « Le Lac des Pumas de Pierre ». « Dans la mythologie Inca, les Apus, dieux des montagnes, protégeaient les hommes et leur permettaient de vivre paisiblement dans une vallée fertile. Ils leur interdisaient en échange de gravir le sommet des montagnes, où brûlait le Feu Sacré. Sous l’influence du diable, les hommes désobéirent pour prouver leur courage.

Ils furent surpris par les Apus et ces derniers décidèrent de les punir : des milliers de Pumas sortirent alors des cavernes et les dévorèrent. Devant cette scène, Inti, dieu du soleil, se mit à pleurer. Ses larmes étaient si abondantes qu’elles inondèrent la vallée en quarante jours. Quand le soleil brilla à nouveau, un homme et une femme, qui avaient pu s’échapper et survivre sur une barque en jonc, réalisèrent qu’ils voguaient sur un lac immense, sur lequel flottaient les Pumas transformés en pierre. Ils nommèrent alors le lac « Titicaca », ce qui signifie : le Lac des Pumas de Pierre ». Les personnes qui ont la force du Puma, sont des gens fait pour diriger. Le problème, c’est que cela peut créer des conflits car il est difficile de mettre tout le monde d’accord.

 La personne qui a cette énergie ne doit pas se montrer blessante, ou afficher ses peurs. Elle doit se montrer à la hauteur de ses lourdes responsabilités

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Le Phoque TOTEM : l’Amour, mais pas seulement

Posté par othoharmonie le 26 mai 2017

 

C’est l’appel de la mer, des profondeurs, de l’inconscient. Nous craignons cet appel car nous craignons de nous noyer dans les remous de nos sentiments. Phoque fait partie de ces animaux qui vivent sur terre, mais sont beaucoup plus à l’aise dans l’eau. Il est un mammifère marin, plutôt balourd et peu mobile sur la terre, mais dans l’eau très gracieux, rapide et excellent pêcheur. Phoque est un animal grégaire qui aime les autres, très joueur et très intelligent.

Il est bien partout où il y a de l’océan et du poisson. Il sait emmagasiner l’énergie du soleil, et il sait aussi s’entourer de graisse, ce qui lui permet de se trouver bien sous tous les climats et même de dormir sur la glace lorsqu’il lui en prend l’envie. C’est un excellent communicateur. Grâce à cette médecine, ceux qui ont ce totem sont d’excellents animateurs, à l’aise dans tous les environnements, et qui ont la capacité d’amuser et de rendre les gens joyeux tout en ayant une profondeur provenant d’une grande expérience des diverses couches de l’être. Ils sont capables de ramener à la conscience les trésors de l’inconscient et de le traduire d’une manière accessible aux autres. C’est une médecine rare et précieuse qui fait que les protégés de Phoque sont souvent les interprètes et les conteurs des régions invisibles de nos psychés.

Phoque chez francesca

 Ils sont souvent de grands voyageurs. Ils préfèrent être en mouvement plutôt que devoir rester longtemps au même endroit ; mais lorsqu’ils ont trouvé un endroit qu’ils aiment, ils peuvent y demeurer au repos pendant très longtemps. Ce sont des gens qui savent toujours trouver ce dont ils ont besoin et savent aussi le partager avec les autres. Ils font de très bons amis. Ils sont d’excellents atouts dans toute organisation, et le rôle d’artiste leur convient particulièrement. Acceptez de suivre votre inconscient, votre féminité, vos rêves et vos désirs. Ils transformeront votre vie, l’apaiseront et la rempliront d’amour. Le mot-clef pour la médecine de Phoque est le Joueur.

Le Phoque : l’Amour, l’Inhibition, le Refoulement. Pour les Amérindiens, Phoque représente l’amour, le dilemme. C’est l’appel de la mer, des profondeurs, de l’inconscient. Nous craignons cet appel car nous craignons de nous noyer dans les remous de nos sentiments.

Acceptez de suivre votre inconscient, votre féminité, vos rêves et vos désirs. Ils transformeront votre vie, l’apaiseront et la rempliront d’amour. En Grèce, c’est le symbole de l’antique Phocée, patrie des fondateurs de Massalia (Marseille). Symbole d’une virginité qui ne serait pas due à une volonté supérieure, mais qui procèderait de la crainte, de la peur du don de soi, du manque d’amour.

Symbole aussi de l’inconscient, ou de cette part de l’inconscient issue du refoulement soigneusement tenue en laisse par Protée, mais capable comme son maître de toutes les métamorphoses. Ce totem pourra vous aider à utiliser votre imagination dans tous les domaines de votre vie, et à accepter ce que la vie propose. On peut accéder à son pouvoir en invitant des amis à une partie de cartes, et en observant les Phoques jouer dans l’eau. La médecine du Phoque soigne par le jeu et par la respiration profonde. Phoque protège pendant le changement, et protège des rumeurs malfaisantes.

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Les Insectes ressentent-ils de la douleur

Posté par othoharmonie le 24 mai 2017

 

 

Chez les humains, la douleur est une expérience subjective incluant une série de sensations dont les deux dimensions caractéristiques sont une émotion négative et une pulsion d’élimination du facteur causant. Sa qualité et son intensité peuvent être profondément modifiées par divers éléments : les expériences antérieures du sujet, ce sur quoi il concentre son attention, la façon dont il interprète ce qu’il éprouve, et des informations sensorielles non liées aux nocicepteurs. Concernant les insectes, il est impossible de se prononcer avec certitude sur la question de leur capacité à éprouver la douleur. On peut cependant se forger une opinion raisonnée en comparant les insectes aux mammifères sous trois angles : la fonction adaptative de la douleur, la physiologie et le comportement.

La douleur chez les mammifères semble être un « programme » qui alerte des dommages corporels et incorpore une motivation à répondre avec une flexibilité comportementale considérable, car influencée par l’expérience passée et la nature de la douleur ressentie.

insectes

Il existe aussi une capacité d’apprentissage chez les insectes (y compris de la réponse d’évitement) mais elle est limitée. L’apprentissage chez eux est très spécifique à une situation donnée, ce qui est un facteur supplémentaire réduisant la possible valeur adaptative d’un hypothétique apprentissage activé par la douleur.

À la différence des mammifères, la plupart des modèles de comportement des insectes sont « pré-câblés ». La majorité des organismes mobiles (bactéries incluses) possèdent des mécanismes d’évitement rigides et programmés face à des stimuli traumatisants tels que la chaleur, les produits chimiques nocifs, les chocs électriques ou la compression mécanique. Les réponses des insectes à de tels stimuli semblent être de cet ordre. Des réactions plus complexes, telles que celles d’un insecte se toilettant vigoureusement ou se débattant dans une toile d’araignée, peuvent également être interprétées comme des réponses stéréotypées n’impliquant pas une quelconque expérience douloureuse. On peut avancer une explication suffisante en termes d’input sensoriel non nociceptif, de caractère excessif ou anormal, activant des programmes du système nerveux central qui produisent un output d’évitement ou de fuite. Chez les humains, les réflexes de flexion persistent alors que la conscience et la perception de la douleur sont bloquées par des actes chirurgicaux ou des produits pharmaceutiques. On peut donc en conclure que les réponses de retrait ou d’évitement, bien qu’elles accompagnent souvent une sensation douloureuse chez les humains, ne sont pas des indicateurs fiables d’existence de la douleur.

 

- Les insectes ne possèdent pas de nocicepteurs. On pourrait soutenir que la capacité à éprouver la douleur s’accompagne au cours de l’évolution de l’apparition des récepteurs sensoriels spécialisés dans la nociception*, et considérer leur absence chez les insectes comme un indice de leur insensibilité à la douleur. Mais on pourrait arguer en sens inverse que les récepteurs sensoriels* non nociceptifs présents chez les insectes pourraient assurer un rôle similaire. L’information nociceptive pourrait par exemple être décodée par le système nerveux central à partir de décharges anormales des mécanorécepteurs* ou des chimiorécepteurs*. (Inversement, la présence et l’excitation de récepteurs spécialisés dans la perception d’une stimulation nocive – les nocicepteurs – ne suffit pas à démontrer l’existence d’une sensation de douleur.)

- De même, l’absence chez les invertébrés de voies centrales analogues à celles impliquées dans l’expérience de la douleur chez les mammifères n’est pas concluante, car il reste possible qu’une expérience comparable soit produite par des supports biologiques différents.

- La présence chez les insectes des peptides opioïdes endogènes et de leurs sites récepteurs peut porter à croire qu’ils ressentent la douleur, étant donné que ces mêmes substances ont un rôle analgésique chez les mammifères. Toutefois, on sait que chez ces derniers ils médiatisent également diverses fonctions non liées à la douleur. Par ailleurs, des composés de ce type sont également présents chez des protozoaires. On ne peut donc pas considérer que la présence d’opioïdes endogènes indique nécessairement une capacité à percevoir la douleur. Chez les insectes, ils pourraient avoir pour fonction de réguler des activités physiologiques ou comportementales sans rapport avec celle-ci.

Les insectes poursuivent leurs activités normales après avoir été gravement blessés ou après avoir perdu des parties de leur corps. Ils ne cessent pas de se nourrir ou de copuler suite à des blessures abdominales générales. Les auteurs rapportent n’avoir jamais observé chez eux le comportement de protection d’une partie endommagée du corps . Un insecte marchant avec un tarse* brisé par exemple l’appuiera sur le sol avec une force inchangée, alors qu’un mammifère souffrant d’une blessure à une patte se mettra à boiter.

Ces exemples suggèrent que si un sens de la douleur est présent chez les insectes, il n’a aucune influence adaptative sur leur comportement puisqu’il n’induit pas la réponse consistant à protéger la partie blessée jusqu’à ce qu’elle guérisse. Les auteurs penchent pour la conclusion que la neurobiologie des insectes n’inclut pas de « programme douleur » (tout en reconnaissant que les comportements cités n’en sont pas la preuve absolue). En effet, il est difficile d’envisager qu’il y ait eu sélection naturelle d’une capacité à souffrir sans qu’existe la capacité correspondante à apporter une réponse adaptative.

Certains comportements des insectes ressemblent superficiellement aux réponses d’animaux supérieurs confrontés à des stimuli douloureux : contorsions d’insectes pris au piège ou empoisonnés par des insecticides, production de sons ou sécrétions repoussantes chez des insectes victimes d’une attaque, production de phérormones* d’alarme… 

extrait de La revue Experientia  publiée dans son volume 40 (1984) un article intitulé « Do insects feel pain ? » thèse d’Eisemann et alii

 

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Pourquoi les insectes sont-ils indispensables à l’humanité

Posté par othoharmonie le 24 mai 2017

 

 

Les insectes ne sont pas toujours beaux, ils paraissent nuisibles, car certains peuvent piquer, transmettre des maladies, ou ravager des cultures. Pourtant, sans les insectes, notre monde s’écroulerait.

Sur le plan physique, les insectes sont des invertébrés à six pattes appartenant à l’embranchement des arthropodes, et leur corps est divisé en 3 parties (la tête, le thorax et l’abdomen). Autre fait important, les insectes sont la classe la plus représentée du règne animal, puisque l’on dénombre aujourd’hui près de 800 000 espèces d’insectes différents. Mais l’on pense qu’il y en a entre six et dix millions.

insectes

Bien sûr, on ne peut pas être en si grand nombre et ne pas jouer de rôle dans notre chaîne alimentaire. Sans eux, nos ressources alimentaires seraient en effet fortement réduites, puisque sans pollinisation, notre développement agricole aurait été très compromis et sans fruits et légumes frais à notre disposition, nous souffririons de nombreuses carences.

À titre d’exemple, les abeilles, les mouches et les papillons pollinisent nos cultures et assurent nos récoltes. Les guêpes et les coccinelles détruisent les chenilles et les pucerons qui s’attaquent aux plantes. Les coléoptères et les mouches nous débarrassent des matières en décomposition. Toutes ces espèces sont donc utiles, comme les abeilles qui fabriquent aussi du miel et de la cire, ou certaines chenilles qui produisent les fils dont on fait la soie.

Les fourmis ont également un rôle utile dans la forêt. Elles détruisent une grande quantité d’autres insectes qui abîment les arbres. Au cours de leurs allées et venues, les fourmis nettoient la terre et déplacent des graines, qui germeront. Elles traient les pucerons comme on trait une vache en leur caressant le dos pour qu’ils produisent un sirop sucré appelé miellat, qu’elles déposeront sur les plantes pour que les abeilles puissent faire du miel.

Autre chose, le monde serait littéralement couvert de matières organiques en décomposition. Il en résulterait une complète dégradation des sols et toute vie serait alors amenée à disparaître.

Nos insectes sont brillants. Malgré un cycle de vie généralement très court, les insectes s’adaptent, se structurent, établissent des relations complexes avec les plantes et leurs congénères. Et cette cohabitation dure depuis plus de 360 millions d’années, bien avant notre ère.

Source : Slate

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Coquillages et Sorcellerie

Posté par othoharmonie le 21 mai 2017

Le recours aux forces de l’invisible se pratique dans la plupart des capitales subsahariennes. Tout est ensuite une question de spécificités. 

coquillages et sorcellerie

Bénin : Le pays du « çakatu »

Au Bénin, terre du vaudou, l’exercice du pouvoir est très souvent marqué par un compagnonnage avec les forces occultes. Avant de rencontrer Jésus et de découvrir la Bible, l’ancien président Mathieu Kérékou a eu son marabout durant les années 1990. Au moment de son triomphe électoral en 1991, son successeur, Nicéphore Soglo, a été foudroyé par un çakatu (« mauvais sort »). « Il souffrait le martyre et avait l’impression qu’on lui plantait des aiguilles dans le corps. C’est alors que j’ai décidé d’appeler à l’aide le ministre français de la Défense, Pierre Joxe », se souvient son fils, Lehady. Avion sanitaire de l’armée française, court séjour à l’hôpital parisien du Val-de-Grâce, soins intensifs… Soglo a été remis sur pied durant l’entre-deux-tours, mais c’est en balbutiant et soutenu physiquement par son épouse Rosine qu’il a prêté serment. Il lui a fallu plusieurs années pour s’en remettre. 

Les médecins du Val-de-Grâce ont diagnostiqué un classique « empoisonnement », selon un haut officier français de l’époque qui a suivi ce dossier. « Mais au Bénin, cela ne fait pas l’ombre d’un doute, cette attaque avait une dimension magique. Et malheur à celui qui prétendrait le contraire », explique un proche de l’ancien président béninois. Un tel épisode laisse des traces.

L’actuel chef de l’État, l’évangélique Boni Yayi, toujours prompt à invoquer Dieu dans ses discours, a « envoyé des émissaires visiter les plus hautes divinités du pays lors de son arrivée au pouvoir en 2006 », assure un fin connaisseur des us et coutumes du palais de la Marina. À vrai dire, cela n’a rien de surprenant, ni de condamnable. Et c’est éventuellement plus prudent.

« Lors de chaque élection, je sais que l’on organise pour moi des sacrifices d’animaux. Je laisse faire », reconnaît un responsable politique. Plus marquant encore, la méfiance au sein du marigot. Certains caciques auraient des pouvoirs occultes. Un nom revient régulièrement… mais il est difficile de violer le secret de la confession. « Une chose est sûre, nous dînons très rarement les uns chez les autres », résume un élu de haut rang. On comprend mieux la fragilité des alliances politiques béninoises ! 

sorcellerie au bénin

Cameroun : « Infection » au fond du couloir

Janvier 2005, contre toute attente, le nouveau directeur général s’est présenté pour la passation de service. La veille, pourtant, un gros chat blanc était tombé du onzième étage du bâtiment et était reparti sans une égratignure. Une démonstration de force supposée de son prédécesseur. Quelques mois plus tôt, le responsable d’un groupe de travaux publics avait exigé de changer entièrement le mobilier de son bureau lors de sa prise de fonctions. Idem pour ce nouveau patron de la police : le « sortant » avait placé un crâne bien en évidence dans le bureau… 

Circonscrits dans les années 1970 et 1980 aux zones rurales, les faits de sorcellerie, supposés ou réels, sont de plus en plus librement évoqués dans les administrations et les grandes entreprises camerounaises, où la guerre des postes fait rage. Mais cette « immunisation » des bureaux concerne également les ministères, où elle serait systématique. Ces pratiques ont aussi cours au palais d’Etoudi, selon un habitué des lieux qui cite notamment le secrétariat général de la présidence et la passation de pouvoirs entre les présidents Ahidjo et Biya. 

Pour l’anthropologue François Bingono Bingono, qui se présente comme « crypto-communicologue », la sorcellerie s’est démocratisée. « Personne ne veut se laisser surprendre. Chaque fois qu’une personne est appelée à de nouvelles fonctions, elle s’entoure d’un maximum de précautions. Ne pas le faire revient à s’exposer à un risque d’ »infection » par l’evu [« sorcellerie », en langue bétie, NDLR]. On part du principe que celui qui s’en va a laissé des fétiches destinés à asseoir sa propre puissance ou à le protéger », explique-t-il.

François Bingono Bingono, qui apprécie par « autodérision » d’être appelé « sorcier », a sa petite idée sur cette mode des actes de purification. « Les Africains prétendument cartésiens ont intégré des confréries, des loges maçonniques et des cercles exotériques fréquentés par les Occidentaux. Mais ils se sont vite heurtés au sectarisme de ces derniers et sont revenus aux fondamentaux pour leur quête de spiritualité. » 

Côte d’Ivoire : à chacun son fétiche

Ce fut l’un des premiers gestes des forces pro-Ouattara : détruire les fétiches de Laurent Gbagbo. Les jours suivant la capture de l’ex-chef d’État et de son épouse Simone, le 11 avril, à la résidence présidentielle de Cocody, les Abidjanais ont vu les bulldozers démolir des monuments, notamment au carrefour Saint-Jean à Cocody, à L’Indénié, à Adjamé et à Yopougon-Siporex. Selon la presse nationale, les démolisseurs y ont trouvé des écritures bibliques, des statuettes, des ossements. 

En Côte d’Ivoire, les croyances sont tenaces. « C’est enraciné en nous, explique le journaliste Venance Konan. Nous avons presque tous nos fétiches, mais personne n’en parle. » À commencer par les militaires. Les FRCI, mercenaires burkinabè et chasseurs dozos, qui ont aidé Alassane Ouattara à prendre le pouvoir, sont munis de multiples amulettes, bagues, talismans, grigris et coquillages. Des fétiches censés les protéger des balles et leur assurer le succès sur le champ de bataille. Durant la campagne électorale, les deux camps ont également eu recours aux rituels de sacrifice des boeufs et des poulets. 

Certains politiques ne peuvent rien décider ni faire sans voir leur féticheur. Félix Houphouët-Boigny, dans les années 1950, envoyait régulièrement un de ses émissaires, Lady Sidibe, pour « consulter ». Cela arrivait notamment lorsqu’il avait une rencontre importante comme avec le général de Gaulle. Si Henri Konan Bédié ne semble pas y recourir, Laurent Gbagbo a demandé la protection mystique des féticheurs de la région du Poro, dans le nord du pays. Mais on raconte qu’en novembre 2004, après l’attaque des Sukhoi de l’armée ivoirienne sur la base militaire française de Bouaké, les vieux sont sortis et ont jeté un sort aux avions de Gbagbo. Quelques instants plus tard, le président français, Jacques Chirac, donnait l’instruction d’abattre les appareils. 

Le fétichisme et la sorcellerie sont à différencier du « maraboutage », très répandu au Sénégal. « On ne réclame pas d’organes humains », précise le président des jeunes marabouts du Sénégal, Sérigne Modou Bousso Dieng. « Les pratiques occultes sont interdites par l’islam et, contrairement à la sorcellerie, le maraboutage se fait sur la base du Coran », ajoute-t-il.

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Pascal Airault, Georges Dougueli, Malika Groga-Bada

 

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LES ÉCREVISSES AU MENU DES MONASTÈRES DURANT LE JEÛNE

Posté par othoharmonie le 18 mai 2017

 

Ce fut au sortir de l’obscurité du Moyen Age que le soleil d’Astacus astacus atteignit le firmament de la gastronomie et ses jours de gloire arrivèrent enfin dans les cuisines européennes.

D’après les Français, il semblerait que les Anglais aient été les premiers consommateurs d’Astacus, et comme dans beaucoup d’autres cas, ils l’acceptèrent non seulement comme nouvelle nourriture mais aussi gardèrent son vieux nom français. Le mot français « (é)crevisse » fut modifié, et avec la façon typique des anglais à déformer le français, le nouveau mot « cray-fish » était né. Il y a des faits relatés au sujet de la consommation des écrevisses à partir du Xe siècle.

ecrevisses

Ce fut dans les monastères que les écrevisses progressèrent au point de vue culinaire à travers les pays d’Europe du Nord et du Nord-Ouest. Les moines et les nonnes avaient, comme on le sait, plein de soucis concernant les menus des nombreuses et longues périodes de jeûne, et ils recherchaient des substituts de la viande dont ils étaient privés selon la théologie. Toutes les sortes de poissons étaient autorisées, et ils étaient donc préoccupés de créer un concept du poisson aussi grand que possible. En conséquence, l’Église a déclaré libéralement et sans hésitation d’ordre zoologique que, entre autres, les castors, les phoques, les baleines et également les décapodes étaient des poissons car ils prospèrent dans le milieu aquatique. Particulièrement au cours du long carême de Pâques, on se gavait d’écrevisses dans les monastères. Dans un monastère bavarois, on reporta que trente mille écrevisses étaient consommées dans l’année.

Partant des monastères, la consommation d’écrevisses s’étendit à un cercle plus vaste dans l’Allemagne médiévale. Au XVe siècle les plats d’écrevisses étaient un des éléments dans les repas de la haute société et le plus ancien des livres de cuisine allemande contenait beaucoup de recettes d’écrevisses. Et de même les fondements étaient ainsi posés en ce qui concerne l’intérêt des Scandinaves pour les écrevisses en tant que nourriture.

Au XVIe siècle, les Scandinaves ont trouvé que non seulement les écrevisses étaient bonnes à manger mais également délicieuses. Les zoologistes eurent des discussions pour savoir s’ils y avaient des écrevisses en Scandinavie avant le XVIe siècle. Même Linnaeus assura que Astacus astacus a été introduite et importée en Suède aux environs de 1520. Actuellement nous savons qu’elles étaient présentes bien avant, mais le doute sur sa présence antérieure en Scandinavie est compréhensible du fait que les écrevisses n’ont pas été mentionnées comme nourriture avant 1504, quand la reine Christina du Danemark, Norvège et Suède, mariée avec le roi Johan, reçut en cadeau des écrevisses venant de la ville du Nord de l’Allemagne, Lübeck.

Le silence précédent en ce qui concerne les écrevisses en tant que nourriture est dû au fait qu’aucun Scandinave ne pouvait imaginer la possibilité de manger quelque chose si répugnant. Les écrevisses étaient classées parmi les insectes, et personne ne voulait porter à la bouche une telle sorte d’animal, presque aussi détestable que la viande de cheval. Dans les deux cas, c’était probablement les interdictions bibliques de certaines nourritures qui étaient un obstacle. Dans les écritures saintes il est vivement recommandé de ne pas consommer la viande d’animaux sacrifiés, comme le cheval dans l’ancienne religion nordique ou « des animaux ayant beaucoup de pattes » (par exemple Leviticus 11 : 42), et les décapodes n’ont pas été dénommés ainsi sans raison.

Mais les cuisiniers allemands, comme précédemment évoqué, ont considéré les écrevisses comme un ingrédient très utile en cuisine, et quand les rois danois et suédois ont « importés » des chefs cuisiniers du sud de la mer Baltique, ces immigrants n’avaient pas de raison pour remettre cela en question. Ainsi dans les sphères de la cour, ils apprirent que les écrevisses sont délicieuses et pour garantir leur approvisionnement, ils commencèrent à élever des écrevisses dans les douves autour des châteaux royaux et nobles. De cette façon, le rôle de l’écrevisse comme nourriture délicate fut établi également dans les pays nordiques, au sein de l’aristocratie et des citadins fortunés.

SOURCE : Bull. Fr. Pêche Piscic. (2004) 372-373 : 253-261

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Pourquoi étudier les insectes

Posté par othoharmonie le 17 mai 2017

 

 

A peu près la moitié des espèces vivantes et les trois quarts de celles du monde animal sont des insectes. Ils occupent actuellement toutes les terres du globe allant des zones les plus arides (les déserts) aux zones les plus froides (la banquise). Ils sont apparus vers le Dévonien inférieur mais c’est au Carbonifère supérieur, il y a environ 320 millions d’années, qu’ils sont devenus omniprésents. Le Dévonien est également marqué par le début de la conquête des terres par les premiers pro-Gymnospermes (plantes fossiles, groupe – frère des Gymnospermes et des Angiospermes).

 étude d'insectes

Cette apparition des plantes terrestres, puis leur évolution a fortement influencé l’évolution des insectes, de même que les pressions exercées par les insectes sur les plantes ont pris une forte part dans la diversification des différentes lignées végétales. C’est à partir du néolithique, il y a 8 à 10 000 ans, dès l’invention de l’agriculture et de l’élevage, que l’homme agit de façon croissante sur l’environnement et les systèmes biologiques. En retour, ces systèmes vont répondre, via des mécanismes propres, et interférer sur les activités humaines. Environ une moitié des espèces d’insectes connues a un régime phytophage, c’est-à-dire qu’ils consomment différentes parties des plantes : feuilles, tiges, racines, fleurs, fruits ou graines. 

Il n’est donc pas étonnant qu’ils interfèrent fréquemment avec l’homme en tant que vecteurs de maladies ou ravageurs. Ces interférences se concrétisent le plus souvent par des pertes de rendement. La phytophagie est répandue dans les principaux ordres d’insectes, mais, parmi les ordres les plus riches en espèces phytophages, on compte les Sternorrhynques (anciennement Homoptères, incluant les pucerons, les cochenilles, les aleurodes, etc.) et les Lépidoptères. 

Si ces insectes phytophages se sont diversifiés en exploitant la diversité des espèces végétales, la compréhension de leur histoire évolutive implique aussi la prise en compte des organismes qui les accompagnent et qui régulent leurs populations, comme les insectes parasitoïdes. Les insectes phytophages sont engagés dans des processus co-évolutifs avec leurs antagonistes, processus où les facteurs de l’environnement, la plante hôte et les autres espèces hôtes potentielles des antagonistes jouent un rôle prépondérant. Une meilleure connaissance de ces processus évolutifs et de leur action sur la démographie des hôtes doit permettre une meilleure gestion et utilisation de ces antagonistes pour le contrôle des populations de ces insectes phytophages ravageurs de culture.  

Dossier à consulter : http://www.egce.cnrs-gif.fr/wp-content/uploads/2014/03/Calatayud-HDR.pdf

 

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Les insectes captent les messages de leurs ancêtres

Posté par othoharmonie le 16 mai 2017

 

Des chercheurs de l’Institut Néerlandais d’Ecologie [INE] et de l’Université de Wageningen ont découvert un service unique de «messagerie » dans la nature : les insectes vivant dans le sol et ceux vivant à la surface peuvent communiquer entre eux en se servant de la plante «comme d’un téléphone» ! Les insectes qui mangent les racines changent la composition chimique des feuilles, obligeant la plante à libérer des signaux volatils dans l’air. Ceci permet de communiquer l’information aux autres insectes pour éviter une compétition et pour qu’ils échappent aux composants de défense empoisonnés de la plante. 

 L’étude montre que les insectes laissent également un «message spécial» dans le sol après qu’ils se soient nourris d’une plante. Ce qui permet aux plantes qui vont pousser au même endroit de récupérer ces signaux du sol et de les faire passer à d’autres insectes ! Ces «messages du passé» influencent fortement la croissance et le comportement de tous les insectes. En ce sens, une communauté d’insectes est toujours influencée dans son présent par les messages des insectes des saisons passées… 

Vision essénienne : Nous les esséniens nous faisons pareil en marchant sur les pas de nos ancêtres par l’intelligence éveillée de nos pieds et laissons des traces sur la mère pour les générations futurs

méliponia

L’histoire de la Melipona au Mexique

Dès 1549, l’évêque Diego de Landa, rapporte que la Meliponiculture est une des principales activités agricole des Mayas. Lorsque Cortes arriva au Mexique, il constata que le cérumen de Melipone faisait l’objet d’un grand négoce sur le marché de Tenochtitlan (nom ancien de la ville de Mexico).

Les Aztèques l’utilisaient en orfèvrerie. Les civilisations précolombiennes comme les Mayas pratiquaient déjà la « Meliponiculture ». Des ruchers de plusieurs dizaines de ruches traditionnelles sont décrits par les premiers conquistadors espagnols au XVI ème siècle.

Aujourd’hui, le « cérumen » a plusieurs applications. A Cuba, on l’emploie en lithographie et il rentre dans la composition des encres. Dans certaines régions Catholiques, on en fait des bougies pour les grandes cérémonies.

L’abeille, symbole de la lumière solaire pour ces civilisations, est souvent représentée dans les nombreuses fresques d’Amérique centrale. La reproduction de 90% des plantes de ces zones tropicales dépendent de ces insectes. Rappelons que la vanille dépend de la pollinisation d’une Trigona, seul insecte pouvant féconder la célèbre orchidée.

Dans certaines régions, la tradition de l’écobuage et des cultures sur brûlis a malheureusement entraînée la disparition de plusieurs espèces.

Poterie Maya représentant le Dieu du miel « Ah Mucan Cab » (Musée de Mérida, Mexique)

Ces abeilles sans dard nichent parfois dans des trous de rongeurs désaffectés, se trouvant dans le sol, mais plus souvent dans les branches d’arbres creux. Elles n’emmagasinent pas le miel et le pollen dans des cellules comparables aux abeilles européennes, mais dans des pots de formes irrégulières fait d’un mélange de cire et de propolis appelé cérumen.

Présentes dans toute la zone tropicale et subtropicale de tous les continents sauf l’Europe, ces abeilles extrêmement sensibles au froid ne s’adaptent pas au climat tempéré. Avec pour objectif d’améliorer la pollinisation des cultures, quelques tentatives d’introduction de trigones et de melipones ont eu lieu en Californie et en Louisiane. L’acclimatation est laborieuse, et les meilleurs résultats de survie n’excèdent pas 4 à 5 ans même dans les zones les plus méridionales du pays.

ABEILLEActuellement, du Mexique jusqu’au Brésil, les abeilles sans dard le plus couramment élevées sont les Melipones. On dénombre 66 espèces et sous espèces de Melipones principalement regroupées au Mexique, Amérique-centrale et aux Antilles (Lutz et Cockerell). Suivant les espèces, la population varie de 500 à 80 000 individus.

La couleur va du noir au gris clair en passant par le jaune. La taille varie de 2 mm pour les plus petites à 13,5 mm pour les plus grandes. Les Melipones du Mexique et d’Amérique centrale (Melipona Beecheii) les plus connues et les plus exploitées, sont sensiblement de la même taille que les abeilles Européennes. Localement, on les nomme « abeilles maya » ou « abeilles royales » La reine est d’une taille nettement plus importante que les ouvrières.

Chaque colonie de Melipones possède une seule reine en ponte, mais parmi la population de 4000 ouvrières, on compte jusqu’à 50 reines vierges qui cohabitent. Ces reines ainsi que les mâles, sont élevées dans des cellules identiques aux cellules d’ouvrières. L’originalité de ces abeilles vient du fait que toutes les 3 à 7 naissances (suivant les espèces), naît une reine.

Les études se rapportant à ces abeilles sans dard ont mis en évidence qu’elles ne produisent pas de gelée royale, et que les reines sont déterminées au moment de la ponte. Le vol de fécondation a lieu à l’extérieur du nid. La reine peut vivre jusqu’à 5 ans.

Un miel plus parfumé

 Le miel récolté à partir de l’espèce Melipone a une composition différente du miel produit par l’abeille européenne située sur la même zone de production. Son pourcentage élevé en eau (de 27% à 34%) nécessite sa conservation au réfrigérateur afin d’éviter la fermentation. Sa qualité gustative n’en est nullement altérée, bien au contraire. Plus parfumé que le miel d’abeilles européennes il est également plus apprécié en médecine naturelle. Dans la pharmacopée précolombienne, le miel de Melipone « qui a un goût de ciel » rentrait souvent dans la composition des préparations.

Einstein avait dit un jour « si l’abeille venait à disparaitre, il ne resterait que 4 à 5 ans à l’humanité pour survivre ».
 

En savoir plus sur http://www.alliance-essenienne-de-sauvegarde-des-animaux.org

 

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REVER d’INSECTES

Posté par othoharmonie le 10 mai 2017

 

D’une manière générale les insectes représentent une forme de vie très élémentaire, une espèce très différente des autres animaux qui cohabitent sur le même territoire. Qu’elles soient à sang chaud ou à sang froid, les espèces plus évoluées qui vivent à la surface de la Terre sont toutes vertébrées et représentent tous les maillons de l’évolution qui aboutissent au genre humain, donc à l’individu.

Avec les insectes, la notion d’individu disparaît au profit de l’entité du groupe. Si l’évolution de cette espèce peut aboutir à une intelligence supérieure comme les fourmis, elle ne la dépasse pas. C’est uniquement dans la chaîne alimentaire que se produit un échange avec les vertébrés. Il y a donc un antagonisme fondamental entre les insectes et les hommes.

insectes

De nombreux romans de S.F. dépeignent les formes de vies extraterrestres hostiles aux terriens sous les traits d’insectes géants ou encore de mollusques céphalopodes tentaculaires. Cette vision évoque le sentiment de différence fondamentale entre les vertébrés et les espèces à exosquelette ou sans squelette du tout.

Dans la réalité, les insectes génèrent souvent un mouvement de recul. Ils sont plutôt repoussants et ils deviennent carrément indésirables s’ils pénètrent dans la maison. Très souvent, dans les rêves, ces insectes indistincts sont noirs. Ils représentent dans ce cas un sentiment de malaise, le fait de ne pas être bien dans sa peau, d’avoir le cafard, des idées noires.

Ceci est surtout vrai avec les insectes rampants, ceux qui grouillent sur le sol. Ce sont des parasites du psychisme (la maison). Ils symbolisent des idées noires et obsédantes qui envahissent la tête. Les insectes sont révélateurs d’un sentiment de malaise qui nous ronge.

Si ces rêves sont répétitifs, il est urgent de se débarrasser de ces hôtes indésirables, de chasser ces parasites psychiques, de faire un peu de nettoyage intérieur, d’assainir son esprit.

Les insectes volants ont un sens plus positif.

Idées noires, parasitages psychique.

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Le TOTEM des INSECTES

Posté par othoharmonie le 7 mai 2017

 

De tous les totems, les Totems d’Insecte sont peut-être les plus étranges et les moins compris. De toutes les créatures, dans notre monde seulement quelques-uns suivent les paroles d’Insecte et ceux-ci sont dispersés et éloignés entre eux.

    On dit la Tribu Garou des Marcheurs sur Verre tient le Cafard en haute estime, mais il est considéré comme le plus étrange de tous les totems. Il y a même les rumeurs de corrompus descendants de l’esprit de Cafard apparaissant en divers lieux. 

totem à insectes

Dans le passé antique, quand la Triade était une et le monde était en paix, chaque créature avait un totem d’esprit pour guider sa race au travers le cycle de vie et la mort. Avec le temps, les factions diverses de la Triade ont été dotées par Gaia de protecteurs pour ses enfants bien-aimés. 

On a donné au Sauvage les Garou, les Gurahl, les Nuwisha et les Bastet pour veiller sur les forêts et des plaines, le Lutran et Mokole, pour veiller les rivières, des flots et des lacs, le Corax observer les cieux, le Rokea, Selkies, Simo et Symbrani pour veiller sur les mers et le Pongida et Scrofak pour surveiller avec vigilance les jungles. 

Le Tisserand avait les Rats Garous, qui observeraient de l’intérieur les villes des hommes.

Le Ver avait Arkaroo, silencieux et mortel, qui observerait la brousse et des déserts et le Chiroptera, qui volerait en nuit protégeant le ciel, comme le Corax ferait pendant le jour. 

Une société entière s’est développée autour des créatures de la Triade, chacune accomplissant son devoir avec passion et amour. 

Gaïa a regardé en bas et a été heureuse de ses efforts et elle s’est donc reposée.

Mais parmi les nombreux célestes et incarnas de pouvoir qui ont servi de guides, enseignants ou mentors pour les diverses créatures, surgit un Céleste différent des autres. 

Ce Céleste était bizarre dans sa manière de penser, différent du Triade et ses voies. Ses enfants avaient vécu sur la terre pendant des milliers d’années, même avant l’arrivée de ceux que Gaia avait créé. Pourquoi ses enfants n’ont pas été récompensés avec tels protecteurs ? Le  Céleste est monté aux cieux et a voyagé à Gaia elle-même. 

« Pourquoi, Mère ? Pourquoi avez-vous fait  don aux enfants du Triade de ces protecteurs et nous, vous nous ignorez encore ? Ne sommes-nous pas vos enfants aussi ? »

Gaia se tourna et regarda le Céleste qui s’est mis à genoux avant elle.

« Mon enfant, je ne savais pas que vous aviez besoin d’une telle protection. Vos enfants sont petits et peuvent facilement se cacher des voies dangereuses, s’adaptant vite au monde qui change lentement . Je n’ai pas vu le besoin. » 

Le Céleste est devenu agité.

« Le besoin ? Ne nous aime-t-on pas comme vos autres enfants ? Sommes-nous simplement  « les choses » qui sont regardés et ignorés par la suite ? » 

Gaïa sourit, réagit et toucha le Céleste et il sentit une montée de chaleur dans son être, signe de l’amour de Gaïa. 

« Non mon enfant, vous êtes aussi aimés que les autres et avez raison. S’il vous plaît, acceptez mon pardon et ce don. » 

Le Céleste se retourna et vit les enfants de l’Araignée, les Ananasi, se joindre au Tisserand, les enfants de la Fourmi, le Doryli, se joindre au Ver et les enfants de la Mante, le Mantidae se joindre au Sauvage. 

« Mon enfant, Araignée observera et tissera, liant ensemble ce qui est à part. La fourmi nettoiera et enlèvera ce qui est mort et qui est en train de mourir. La mante vengera, quand le besoin se fera sentir. » 

Le Céleste pleura dans la joie et retourna sur la Terre, tenant Gaïa haut dans son cœur.

A son retour il se sentit fatigué et dériva dans un profond sommeil. 

Le temps passa une fois encore. La Triade est devenue folle et le monde a succombé au chaos.

Le Tisserand était hors de contrôle, s’en prenant au Sauvage. Le Ver a désespérément essayé de rivaliser mais bientôt a perdu son esprit, convaincu que pour les sauver il devait tous les détruire. Le Sauvage a essayé de repousser les attaques des deux et serait mort si Gaia n’avait pas réagi et dota les protecteurs de Sauvage de grands pouvoirs pour aider le Sauvage dans la cause. 

araignée

Le Tisserand et Ver ont vu ces pouvoirs et ont de la même façon doué leurs protecteurs avec des pouvoirs et les guerres pour le contrôle ont commencé. 

Parmi tous, il semble que les insectes métamorphes ont souffert le plus. Les Ananasi ont été trahi par leur grand seigneur, le Tisserand et ‘vendus’ au Ver. Les Doryli ont été pris au Ver par les agents fous du Sauvage et les Mantidae a semblé disparaître, comme les Garou ont commencé leur Guerre de la Rage contre les autres métamorphes. 

Cela ne fait que 500 ans que l’Insecte a émergé de son long sommeil. Ce qu’il a vu l’a irrité et attristé. Ses enfants mouraient. Les agents du Tisserand, les hommes, les cherchaient pour les détruire avec produits chimiques. Les agents du Ver les corrompaient et les transformaient avec la magie et des poisons. Cela s’arrêterait. 

L’insecte réagit et parla à son dernier enfant libre, Mante.

« Mon enfant. Nous sommes défaits. Nous devons nous battre maintenant pour survivre. De tous mes enfants, seulement le Cafard a trouvé une place dans ce nouveau monde. Vous devez accomplir mes vœux. Les corrompus doivent périr et les confus rentrer dans le moule. Vous serez mon instrument. » 

La mante acquiesça et répondit.

« Votre volonté, Père. »                                                

Insecte regarda encore une fois dans le monde.

« Les autres métamorphes ont fait la guerre contre nous. Ils nous ont détruits. Nous devons chercher la vengeance. » 

La mante acquiesça de nouveau.  » Nous comprenons cela que trop bien. Nous étions les chasseurs du Sauvage, maintenant nous sommes vos chasseurs. Votre volonté est la nôtre. » 

Insecte répondit à son enfant. « Alors faîtes comme cela est dit. » L’Insecte quitta son servant et voyagea dans le monde, regardant et observant. Il a vu ses autres enfants souffrir et il cria.

« Cela s’arrêtera aussi . » Insecte hurla à l’aide et a attendu. La guêpe fut la première à répondre, apparaissant devant son seigneur. La mouche, la Puce et la Termite sont venus en second, suivis par le Scarabée et le Cafard. Finalement l’Araignée, la Libellule et la Fourmi sont arrivées.

Insecte regarda les Totems assemblés et a été attristé. De tous les Totems insectes seulement neuf avaient répondu son appel et parmi ceux qui étaient ici, il ne pourrait plus avoir confiance en deux. 

« Pourquoi nous avez-vous appelés, Insecte ? » demanda la Fourmi. 

Insecte ouvrit ses bras. « Le monde meurt. Le Ver se déplace dans son apex et le temps connu de l’Apocalypse arrivera bientôt . De tous les esprit, seulement nos enfants vont probable survivre. Nous avons l’obligation de rester ensemble et de nous préparer pendant les prochains temps. »

La fourmi a secoué la tête, rejointe par le cafard et l’Araignée. « Nos enfants ont des avenirs, Insecte. Nous n’avons pas besoin de l’aide de celui qui nous a abandonnés s’il y a longtemps. Nous n’avons que faire de tout cela. » 

fourmi marron

La fourmi partit. 

L’araignée regarda Insecte et lui adressa un sourire triste. 

« Je vous aiderai, mon seigneur, mais d’abord je dois libérer ma sœur et ses enfants du Ver. Seulement alors  je pourrai librement vous aider, mais vous avez tout l’appui que je peux donner. »

L’araignée a salué, a ensuite disparu. 

Le cafard considéra son créateur et marcha en avant.

« Je vous servirai, oh Père. Je dirai  à mes enfants et mes disciples ce que vous nous avez dit et leur demanderai de nous aider quand cela sera possible. Les Garou Marcheurs sur Verre m’ont pris pour leur propre totem et je verrai si je peux les intégrer dans notre lutte. » 

 » Ne fais pas confiance aux Garou, mon enfant. C’est leur famille qui nous a détruit. »

Le cafard a incliné la tête et partit.

Insecte se tourna vers ceux qui sont restés.

 » Me tournerez-vous aussi votre dos ? »

La mouche a secoué sa tête. « Pas nous, Père. Nous sommes avec vous. »

Insecte sourit. 

Source : http://malkav.is.free.fr/club/totem.htm

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L’ORIGINE DES INSECTES

Posté par othoharmonie le 7 mai 2017

(Tradition rabbinique).

Quand Dieu eut achevé la création, et au moment où il s’applaudissait de son œuvre, il entendit derrière lui un rire moqueur. C’était Satan, qui se trouvait, comme d’habitude, au milieu de l’armée du ciel. « Tu aurais peut- être mieux fait? lui dit Iahveh. – Peut-être, répondit l’Adversaire. – Eh bien, mets- toi à l’œuvre, nous verrons ce que tu produiras. »

LES INSECTES chez Francesca

Satan prit le reste du limon démiurgique d’où Dieu avait tiré les bêtes à quatre pieds, les poissons des eaux, les oiseaux du ciel et l’homme lui-même. Il le trouva presque entièrement sec, et lorsqu’il essaya de le modeler, tout se réduisit en poussière. « Cela pourra nuire aux dimensions de mes créatures, se dit-il ; cependant je n’ose puiser de l’eau génératrice, sur laquelle flotte encore l’esprit de Dieu. »

II prit un rayon de soleil et anima cette poussière, puis il présenta, comme échantillons de ses œuvres, une mouche, un scarabée, une fourmi, une abeille, une sauterelle et un papillon. Les anges se mirent à rire.

« Ce sont ces petits êtres, dit le Seigneur, que tu prétends opposer à ma création ?
– La grosseur ne signifie rien, dit le Diable tu es plus fier de l’homme que de la baleine. Ceux-ci sont petits parce qu’ils n’ont presque rien de terrestre, juste assez pour envelopper, sans l’appesantir, l’étincelle de flamme qui les fait vivre. Vois à quelles hauteurs ils s’élèvent, par le saut ou par le vol, tandis que l’homme reste enchaîné à la terre, d’où il est sorti reste enchaîné à la terre, d’où il est sorti. Permets qu’une nuée de sauterelles s’abatte sûr un champ, et elles montreront que le nombre supplée à la force. L’homme est nu et désarmé ; moi, j’ai protégé la vie de mes enfants. Ils ont de solides boucliers pour se défendre, de robustes mâchoires pour attaquer. Leurs os sont extérieurs et protégent les parties faibles, au lieu de les laisser exposées à toutes les menaces du dehors. S’ils tombent, à défaut de leurs ailes, leur cuirasse amortit la chute ; une feuille leur suffit pour s’abriter, leur rapidité les sauve de leurs ennemis. Ils ne sont pas difficiles à nourrir : les uns vivent de la pourriture et font sortir la vie de la mort, les autres boivent le suc des fleurs sans les souiller ni les flétrir.

« L’homme, à son entrée dans le monde, ne peut vivre que de la substance de sa mère, et que deviendrait-il, si elle le quittait un instant? Mes créatures ne connaissent pas leurs mères, mais ma providence leur en tient lieu. A chaque automne, des œufs sont déposés en lieu sûr, pour éclore au premier réveil du printemps. Pour l’homme, la jeunesse est le meilleur temps de la vie ; la seconde moitié de son existence se passe en stériles regrets. Moi j’ai placé le bonheur au terme de la vie, pour en faire le prix du travail ; quand la chenille est devenue papillon, elle s’envole dans un rayon de soleil, sans autre souci que de jouir et d’aimer. Et je n’ai pas borné le plaisir à un instant rapide, je ne l’ai pas mesuré d’une main avare comme tu l’as fait pour l’homme…

– N’insiste pas sur ce sujet, dit Dieu, tu pourrais offenser la chasteté des Anges.
– Je n’en suis pas bien sûr, répliqua Satan ; il me semble voir Azaziel sourire et Samiaza prêter l’oreille. Les filles des hommes feront bien de se voiler de leurs longs cheveux et de ne pas s’égarer dans les sentiers du mont Hermon.
– Assez, dit Dieu ; l’avenir ne te regarde pas : je me suis réservé la prescience.
– Alors tu sais, répondit le Prince de ce monde, quel usage fera l’homme de l’intelligence que tu lui as donnée. Peut-être un jour te repentiras-tu de l’avoir fait, quand les cris de mort monteront vers toi, quand la terre sera rouge du sang répandu, et que pour la laver il faudra déchaîner la mer et ouvrir les cataractes du ciel.

– J’ai donné à l’homme l’intelligence et la liberté, dit Dieu ; il récoltera ce qu’il aura semé.
– L’intelligence se trompe, la liberté s’égare, dit Satan ; moi, j’ai donné à mes créatures un instinct infaillible. La monarchie des abeilles et la république des fourmis pourront servir de modèles aux sociétés humaines, mais je ne crois pas que ces exemples trouvent beaucoup d’imitateurs. Tu le vois, maître, dans l’humble création que j’ai produite pour t’obéir, j’ai pris le contre-pied de ton œuvre. C’est à toi de décider si j’ai réussi. »

Iahveh se contenta de sourire et dit « Parlons d’autre chose. »

Louis Ménard : Rêveries d’un païen mystique. 2e éd., Alphonse Lemerre, 1886

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où finit l’animal et où l’homme commence-t-il ?

Posté par othoharmonie le 6 mai 2017

 

D’après Daniel Meurois du Peuple Animal : 

Nos sens soudainement aiguisés, dilatés, perçoivent quelque chose de souple, une présence discrète, fugitive et néanmoins de plus en plus réelle. En ces fonds sous-marins pourtant, rien d’autre que des bancs d’algues accrochés à quelques blocs rocheux tourmentés ne paraît se mouvoir. Les colonies de poissons elles-mêmes ont totalement disparu derrière les multiples voiles de la lumière. On jugerait pourtant qu’une énergie cherche à entrer en contact… elle ressemble à une pensée presque tangible qui nous étudie tout en nous caressant délicatement l’âme. 

message des dauphins chez francesca

Enfin, une forme apparaît et se rapproche… elle est ondoyante et bleue. Plus bleue et plus pétillante encore que l’eau du ruisseau, elle ressemble à un regard ou à un sourire vivant qui fuse dans notre direction, d’abord sans mot… Avec une souplesse inimaginable, l’Etre se met à tourner autour de nous, exactement comme s’il percevait nos contours, la forme est partout … l’Etre s’arrête, fait mine de se laisser porter par les eaux et s’immobilise enfin.  

Un œil de Dauphin se met à nous scruter l’animal rit ou chante, nous ne savons pas vraiment… mais sa mystérieuse mélodie réveille dans nos cœurs comme un vieux souvenir, une présence familière qui fredonne… le Dauphin s’adresse alors à nous en ces termes… : 

« …. Hommes… pourquoi tant de distance ? Pourquoi êtes-vous si proches et si lointains ? Parfois, il nous semble que vous vous sentez pleinement nos frères, que vous nous entendez… Et puis non, vous ne faites que nous écouter… vous ne gardez pas la joie que nous vous offrons, vous ne parvenez pas à vous souvenir. Ouvrez votre mémoire et laissez-moi dès maintenant, vous conter notre histoire, le récit de cet antique pacte qui unit notre peuple au vôtre. Ceci est ma tâche. Ecoutez… 

Il y a de cela fort longtemps, ce monde commença à être visité par de grands êtres venus des confins de l’univers. Ils habitaient quelques-uns de ces points de lumière si minuscules au firmament, la nuit. Ils venaient sur cette Terre pour y insuffler la Vie, pour l’aider dans son expansion pure et juste, lumineuse et rayonnante. Ne riez pas, ceci n’est pas une fable, mais une réalité à laquelle vous goûterez à nouveau un jour proche.  Ces êtres n’étaient pas faits d’une matière semblables à celle que vous connaissez en ce monde. Elle était une clarté qui parvenait à peine à se densifier au contact du sol terrestre. Les humains de cette planète les virent comme des dieux… et en effet, ils l’étaient en regard d’eux, englués dans une matière pesante et toujours prêts à entamer une guerre pour assouvir leurs moindres désirs. Voyant cela, les êtres venus de la Lumière comprirent alors que leur tâche était de stimuler l’amour et la conscience chez ceux que la Vie le savait amenés à visiter. Pendant de longs millénaires, à de multiples reprises, ils tentèrent donc de leur apporter leur compréhension des choses, une partie de leur savoir… avec plus ou moins de bonheur, plus ou moins de revers. Ceux qu’ils avaient résolu d’aider s’avéraient être, en effet, des rebelles à  la Force de Vie. Cependant, l’amour ne connaît pas de limites et la Terre, en ces temps reculés, était si belle… Elle était si belle et il y avait tant à y faire que l’on ne pouvait laisser l’Ombre commencer à s’y installer fermement. 

C’est alors que certains des êtres de la Lumière se laissèrent  peu à peu prendre au piège de la matière terrestre. Ils résolurent de l’expérimenter plus pleinement. Ainsi, redécouvrirent-ils petit  à petit ce que sont le pouvoir et certains appétits physiques débridés. Certes, leur cœur demeurait pur et leur volonté d’aider toujours aussi inébranlable, mais une partie d’eux s’était souillée… En venant visiter la Terre, au fil des âges, ils avaient tenté d’y implanter des espèces végétales nouvelles, puis des animaux. Leur but était de parfaire l’évolution de ceux-ci, d’activer en eux le souffle afin d’accompagner la Nature dans sa tâche… C’est ce qui est demandé à toute conscience lorsqu’elle s’approche de l’esprit. 

Lorsqu’ils s’aperçurent qu’ils s’étaient laissé prendre au piège de la Terre, les hommes de la Lumière comprirent qu’ils n’en sortiraient plus avant longtemps. Ils étaient devenus, plus pleinement qu’ils ne le croyaient, des fils de ce monde…. C’est alors que l’Esprit de Vie leur donna la possibilité d’aider les humains et leur Terre en ne demeurant plus totalement parmi eux. Il fallait pour cela que leurs âmes viennent habiter les corps d’une espèce de ces animaux qu’ils avaient implantée dans les mers terrestres. Oh, ne croyez pas qu’une Force les obligeait à faire cela. C’est eux-mêmes qui se l’imposèrent, voyant dans cette opportunité un moyen de retrouver une simplicité, une naïveté et une spontanéité qui s’étaient émoussées en eux ; ainsi pourraient-ils continuer à servir l’homme et sa planète tout en se purifiant eux-mêmes. 

Je suis l’un de ceux-là, frères humains et c’est pour cette raison qu’avec tous ceux de mon espèce, de vie en vie, je tente d’entretenir le sceau de l’amitié entre nos deux peuples. La joie et la candeur sont nos ambassadrices. Ce sont les forces que notre esprit essaie de vous communiquer, de vous faire redécouvrir… car ce lieu d’où nous venons, cet état de l’être profond, nous y retournerons ensemble. Notre conscience participera au fait de vous y conduire. 

Voilà notre histoire, frères humains. Voilà pourquoi nous ne sommes pas animaux au sens où vous l’entendez. Voilà pourquoi, aussi, quelque chose vous fascine en nous. Certes, de l’animal, nous possédons cette puérilité et cette confiance aveugle qui nous font tomber dans vos pièges. L’intelligence que nous avons développée et les facultés auxquelles nous avons accès ne vont pas tout à fait dans la même direction que celles choisies par la majorité de vos semblables. Nos corps nous limitent… Mais la Force de Vie appelle-t-elle cela défaut ou imperfections ? Seuls comptent pour nous bonheur et harmonie. Notre rêve est de vous les communiquer et nous y parviendrons à notre façon… en partageant avec vous une certaine coupe. 

Regardez maintenant en dessous de vous, sur le sable et parmi les algues de cette mer. Vous voyez des reliefs, des pierres énormes et informes. Ce sont les débris de ce qui fut autrefois de riches demeures humaines. Elles datent d’un temps, proche encore, où notre histoire vous était connue et où vous acceptiez notre collaboration. Par le  langage de l’âme, vous parveniez à recueillir en nous des données qui vous faisaient progresser. Vous aviez fait de nous vos amis, vos  complices, au même titre que d’autres frères animaux vous accompagnent quotidiennement aujourd’hui. Et puis, une fois de plus vous avez chuté, par orgueil. Lorsque le Souffle divin qui sommeille en l’homme n’est pas assez rayonnant pour clamer sans ambigüité sa divinité, les barreaux de sa cage se renforcent souvent.  Les vestiges que vous voyez ici et qui sont dévorés par les eaux sont contemporains de cette Atlantide que vous avez réduite à l’état de mythe. Notre peuple sait fort bien que quelques-uns de ces rochers ou de ces pierres dont on entrevoit encore parfois la taille sont prêts à ressurgir par endroits. La Terre-mère va vous les retourner afin que vous commenciez à vous souvenir, sans possibilité de nier. Il faut que les certitudes de ceux qui tiennent l’ordre de votre monde, s’ébranlent, voyez-vous. L’orgueil de ceux qui fa briquent les opinions de vos frères humains s’apprête d’ores et déjà à être secoué sur ses bases. 

Quelques-uns d’entre nous, dans les profondeurs marines, connaissent mieux votre Terre que vous ne sauriez l’imaginer. En vérité, l’univers des océans est mille fois plus riche que vous n’osez même le supposer. Il est une galaxie dans laquelle certains de mon peuple voyagent en conscience. Le fond des océans de cette Terre est analogue à la voûte céleste. Il abrite une supra-intelligence. Une forme de vie tout amour, dont vous n’avez pas la moindre idée. C’est une intelligence, une présence proche de nos cœurs et dont les étoiles sont les relais. 

Il y a de la Lumière sur cette Terre. C’est tout ce que je puis vous dire… Et si l’Ombre s’y déchaîne aujourd’hui, en vos cœurs et hors de coeurs, c’est afin que son éclat en devient plus évident, plus rédempteur lorsque le jour en sera venu. Oui, les mers sont à l’image des cieux, frères humains. Elles vont vous renvoyer votre image, vous reconnecter à vos origines. Lorsque des séismes feront surgir de nouvelles île set que des bandes de terres seront à nouveau recouvertes par les eaux, voyez cela comme un clin d’oeil de votre passé. Notre mère et sœur la Terre  a fait vœu de nous porter tous jusqu’au point ultime où nos consciences pourront voler de leurs propres ailes. Elle sait ce qui est bon. Il faut donc accepter qu’elle secoue de temps en temps son échine et nous prodigue ainsi ses leçons ». 

…….. Illusion ou réalité, tout défile très vite, presque hors du temps…. Une minuscule plage et des récifs apparaissent que déjà nous sommes de retour notre esprit réintègre son véhicule, oui, nous sommes de retour auprès du petit ruisseau… celui qui nous a happé et entraîné à l’océan…. 

Vous pouvez partager ce texte à condition d’en respecter l’intégralité et de citer les sources et le site http://francoise1.unblog.fr

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Les coquillages divinatoires

Posté par othoharmonie le 4 mai 2017

 

Depuis des siècles les Cauris ont ouvert la voie de la destinée et de la divination aux peuples africains. De la Mauritanie jusqu’au Sénégal en passant par la Côte d’Ivoire, ces petits coquillages sont utilisés afin d’obtenir un oracle : un message leur permettant de porter un regard objectif sur la situation actuelle et leur délivrant un message sur l’avenir.

D’abord utilisés comme monnaie nationale à l’époque des grands empires africains, les Cauris deviennent des objets d’art et prennent peu à peu place dans l’habillement, la décoration et l’artisanat. Progressivement les prêtres africains leur redonnent une place spirituelle de plus en plus importante : ces coquillages venant de la mer, sont considérés comme un don de la nature qui la rejette sur ses plages.

Ils sont chargés de l’énergie marine et offerts tel un présent à l’humanité. Les Cauris deviennent alors le symbole du lien entre l’homme et la mère nature. Leur forme représente l’aspect féminin de la spiritualité celle qui régit les sensations, les émotions, les expériences et la façon dont chacun doit avancer sur son chemin.

Une voyance par les Cauris a cette particularité si rare de ne pas simplement fournir des prédictions sur les évènements à venir, mais également de donner des informations sur la façon dont la personne va y réagir et doit y faire face.

La divination par les Cauris: une forme de géomancie qu’on pratique depuis fort longtemps en Afrique, en Inde, à Cuba et au Brésil surtout, par le lancer de coquillages: des cauris, petits coquillages originaires des Îles Maldives. Pour faire des tirages de cauris, le ques­tion­neur prend les coquillages dans ses mains puis les mélange, tout en formulant clairement sa question; ensuite il les passe plusieurs fois de la main gauche à la main droite et bien cachés dans la main droite, il souffle dessus et les jette sur l’espace circulaire déterminé à l’avance. Une fois que le jeté des cauris est effectué, comme pour les points de géomancie, le devin qui officie procède à l’interprétation des différen­tes figures qu’ils forment: après avoir été jetés au sol, sur une nappe, sur un tapis de tirage, etc.

La particularité de ces petits coquillages (cauri/cauris), réside dans le fait que d’un côté, le cauri a une face bombée; et de l’autre, une fente. La face féminine, dite « ouverte », sera représentée par le côté de la fente du coquillage. Puis la face masculine du cauri, dite « fermée », tout comme un oeuf sur le plat, est représentée par la face bombée du coquillage.

* Notons que pour pratiquer la divination, si on n’a pas à disposition des cauris pour faire un tirage, on retrou­ve aussi ces particularités avec les grains de café. On procède au tirage et à son interprétation, de la même façon qu’on le ferait avec des coquillages.

coquillages divination

Comment faire un tirage des Cauris?

Pour faire un tirage, selon les besoins ou les traditions locales, on utilise souvent 12, 16 ou 22 cauris; parfois même, jusqu’à 100 coquillages. Pour interpréter un tirage et obtenir une réponse de type OUI ou NON à une question, les novices tiendront compte simplement du nombre de cauris qui se présentent du côté féminin (fente) ou masculin (face bombée): attendu qu’une majorité de cauris féminins indiquera une réponse plutôt positive et qu’à l’inverse, une majorité de cauris masculins indiquera une réponse plutôt négative.

Cependant, un devin expérimenté tiendra compte aussi du positionnement des cauris dans l’espace de consultation où ils sont jetés, ainsi que leur position les uns par rapport aux autres; et en interprétera les figures ainsi obtenues, comme en géomancie.

Comment faire pour interpréter un tirage des Cauris?

Retrouvez ci-contre une courte interprétation divina­toire, pour un tirage de 16 Cauris (Merindinlogun).

http://voyance.unicorne.com/oracle_cauris.php

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Divination par lâcher de coquillages

Posté par othoharmonie le 4 mai 2017

 

 

Il est frappant de voir combien la divination par les coquillages et, en particulier, par les cauris, a si peu attiré l’attention des ethnologues, du moins dans ses manifestations les moins savantes. 

 Localement, ce désintérêt rejoint, ou s’ajoute, à différentes formes de préventions, générales, et aux réserves exprimées avec superbe par les devins lettrés. Parmi les idées largement reçues en monde arabe, il y a que ces pratiques sont à but purement lucratif et qu’elles sont le fait de nomades allogènes : la question est posée, celle du statut réellement divinatoire de ces pratiques ; ou en d’autres termes, y a-t-il escamotage ? Si l’on cherchait un équivalent à cette perception précise, en Occident, on la trouverait avec les Romanichelles qui abordent le chaland, proposant de lui lire les lignes de la main en ne manquant pas de le délester au passage de son porte-monnaie. 

La divination par lâcher de coquillages est abordée ici au travers du cas d’une praticienne exerçant à Ṣanʽāʼ, capitale du Yémen.   Cette pratique divinatoire apparaît ailleurs dans le pays, en particulier à Radā‘, Mārib, en Tihāma et, probablement en Ḥaḍramawt.  Elle est désignée en général par le nom de wad‘, et donc par métonymie, puisqu’un wad‘a est une porcelaine ou cauri, et, par extension, renvoie à d’autres sortes de coquilles, en particulier, à toute coquille proche par son apparence brillante des porcelaines, telles les Olives et Marginelles. 

coquillages

Dans le commentaire des tirages, intervient la maîtrise d’un ‘langage’ servant à interpréter les éléments du panier contenant les coquillages, pris comme signes. On se contentera d’évoquer les autres vertus des cauris, dans la même région ou ailleurs au Yémen. Ils protègent des djinns et du mauvais œil.

    1. Le cauri, amulette, est porté au cou ou contre soi, les hommes le plaçant dans la poche intérieure de leur vêtement, tandis que pour les enfants il est placé dans un sachet, cousu ou épinglé au vêtement :  il n’est pas visible de l’extérieur.
    2. Il est cousu, présentant sa fente vers l’extérieur, sur les berceaux et sur les coiffes,  mais aussi sur des robes de mariées ou d’apparat,  le pourtour de miroirs à rabat,  ou plus généralement sur des objets servant à la parure :  trop de beauté affichée est dangereux, déclenchant l’envie des humains et attirant les djinns. À l’opposé, l’appréciation narcissique de sa beauté, sans médiation sociale, attire elle aussi les djinns. 
    1. On leur reconnaît encore des vertus médicales : en 2001, j’ai relevé, à Ṣanʽāʼ, l’existence d’une recette à base de cinq cauris (Cypraea annulus) pilés servant à combattre la folie dont les djinns sont la cause.

  

La praticienne :

Il s’agit d’une femme, elle sera évoquée ici sous le nom de Khadiga. Ridée, courbée, se déplaçant lentement, elle paraît âgée. Elle est mère de plusieurs enfants, dont l’un au moins est marié, ce qui constitue un indicateur plus sûr de tranche d’âge. On dira prudemment qu’elle a plus de 50 ans. Elle est veuve d’un militaire et touche une modeste pension. Elle habite dans un faubourg populaire et éloigné du centre de la capitale, le lieu où elle exerce tous les jours. Je n’ai jamais été invitée à me rendre chez elle et ai ressenti une honte retenue de sa part, lorsqu’elle m’en parlait : c’est si pauvre qu’elle est gênée d’offrir l’hospitalité, qu’elle ne le peut, car elle ne serait pas alors en mesure de réaliser ce qui en constitue le sommet, faire en sorte que l’invité se repose, se sente à l’aise, bien (yartaḥ). Le gain amassé tous les jours par la pratique du wad‘ représente un apport sine qua non pour l’économie familiale. 

Elle exerce assise sur le trottoir de Taḥrīr, une place et artère centrale très passante de Ṣanʽāʼ, adossée aux murs des boutiques. Auparavant, elle se tenait au pied de Bāb al-Yaman, la porte la plus fameuse et la plus achalandée de la vieille ville. Les consultations provoquent généralement un attroupement d’hommes qui attire l’attention sur sa présence ou, au contraire, la dissimule aux passants naïfs. Elle est assise sur un morceau de carton posé à même le sol, dans la poussière de la rue, accompagnée parfois par un jeune garçon non pubère, d’environ 8 ans, qu’elle désigne comme son fils. Afin de discuter le cas de Khadiga, il sera question de deux autres praticiennes. Sur Taḥrīr, 200 mètres plus bas en direction des Musées, après Bāb al-Ṣabaḥ, se tenait parfois, à la même époque, l’une d’entre elles, beaucoup plus jeune (25 ans ?), que l’on nommera Sabah. Elle exerce dans les mêmes conditions que Khadiga, mais la foule des passants est encore plus dense sur les trottoirs, du fait de la proximité du souk, de la petite gare de bus, et de quelques bouquinistes. 

La troisième praticienne sera citée sous le nom de Ruqaya. Elle habite Radāʽ, une ville des moyens plateaux. À la différence des deux autres, elle reçoit chez elle, le matin, avant le   déjeuner : c’est un code connu par bouche à oreille. Les clients, généralement des hommes, se tiennent dans la pièce mitoyenne. Ils entrent après avoir frappé ou, plus généralement, avoir manifesté leur présence de diverses manières, et avoir été invité à le faire par la praticienne. Pour les besoins de la séance, une tenture a été fixée sur une porte, placée entre les deux pièces et proche des portes respectives qui donnent sur la rue. La praticienne et le client se tiennent de part et d’autre de cette tenture. Cette disposition protège la praticienne des regards masculins et signale qu’on a pris en compte les règles de l’adab, compte tenu du fait qu’aucun homme de la maison ne filtre et ne s’occupe de la clientèle. 

Divination

Dans la première phase d’une consultation, quand le consultant s’approche, et jusqu’au moment où il choisit un élément du panier contenant les coquillages qui le représentera, avant, donc, que la praticienne, n’en lâche le contenu et ne commence à interpréter, elle l’observe. Elle recueille les émotions présentes sur son visage, celles qui accompagnent sa demande de consultation, sa manière de s’accroupir et son geste, lorsqu’il saisit, au sein du panier, ce qui le représentera ; elle identifie, par ex., la peur, l’angoisse, la tristesse, les tensions, etc. Mais elle relève aussi des informations plus directement liées à la psyché : l’élément choisi dans le panier a son importance ; il lui arrive de commenter ce choix en aparté, par ex. «il a choisi un tout petit coquillage, un coquillage ridicule», «il est allé le chercher dessous», et les traduit par des traits de caractère (timidité, prétention, etc.). Dans le même laps de temps, elle évalue son âge, de même que son appartenance sociale et régionale (sa tenue vestimentaire, son comportement, son accent ou son dialecte, sa couleur de peau). Croisée avec ces informations, la somme qu’il donne compte. Cette opération de scrutation dure moins d’une minute. 

Avant de lâcher le contenu du panier et d’interpréter, la praticienne cherche quelle est la question du consultant, quelle est l’attente dont il est porteur ; les consultants de leur côté n’explicitent jamais l’interrogation qui les pousse à consulter. En géomancie, sur les hauts plateaux yéménites, le consultant est libre d’expliciter ou non sa question ; mais il existe ce qu’on appelle iḫrāǧ alḍamīr : cela renvoie à un ensemble de procédés de calcul qui permettent en particulier au praticien de mieux entrevoir la question ou l’attente véritable, avec laquelle le consultant est venu, et qu’il ne sait, ne veut, ne peut entièrement ou clairement formuler.13 Ici, l’émotion du consultant d’abord recueillie, puis mûrie au travers d’une réflexion complexe car elle met en jeu des critères de nature différente, cependant liés à la persona et à des topos sociaux, aboutit in fine à la détermination de l’ordre des questions présentes : mariage, voyage, maladie, etc. Pour notre praticienne, c’est la détermination de l’ordre de question qui offre donc la clé de l’interprétation en guidant le commentaire sur les pièces du panier, une fois lâchées. Aucune formule religieuse proférée sur le panier n’a été notée, ni tilāwa, ni même basmala. 

Ce discours, pourtant, vient ponctuer des remarques lancées par les badauds. La praticienne est en butte à des propos dépréciatifs, emprunts d’un vocabulaire religieux réformiste, habituellement accompagnés d’un regard moqueur. Le type de divination qu’elle exerce est qualifiée de ḫurāfāt ou de ša‘waḏa. Le substantif ša‘waḏa est tiré d’un verbe qui signifie «faire des tours d’escamoteur», par ex. avec des gobelets (Kazimirski 1860 : 1242 ; Piamenta 1990 : 258, ši‘wāḏ et ša‘badäh, «mystifying, throwing dust in one’s eyes») ; il donne du jet de coquillages l’idée qu’il s’agit d’une pratique proche du jeu et de l’illusoire, laisse planer l’idée d’une escroquerie. Quant aux ḫurāfāt (ou asāṭīr), ce sont des récits ou pratiques emprunts d’imagination. Les passants qui dénoncent cette pratique divinatoire, le disent bien haut à la cantonade, comme pour mettre en garde la crédulité des consultants ou des curieux accroupis. 

Dans ces ḫurāfāt ou ša‘waḏa, visant à stigmatiser la pratique alors déployée, on reconnaît des catégories sous lesquelles les réformistes religieux classent les pratiques divinatoires et magiques, mais où ils visent plus finement, dans la mesure où il ne s’agit pas, pour eux, de les rejeter dans leur ensemble, les pratiques abusives à l’égard de la clientèle.

 

Extrait Anne Regourd – Académie Autrichienne des Sciences, Institut d’Anthropologie Sociale CNRS, UMR 7192 anne.regourd@oeaw.ac.at

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La Poule animal Totem : l’Instinct Maternel

Posté par othoharmonie le 1 mai 2017

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Les plumes de Poule sont utilisées lors de la construction d’une nouvelle maison ; chez les peuples migrateurs, elles sont transportées et font partie de la structure même des habitations temporaires. Le chamane les distribue à chaque famille, car ces plumes sont garantes d’un foyer harmonieux et confortable. Dans la symbolique occidentale, la Poule est associée à la fécondité, la maternité, l’instinct maternel. L’origine de cette symbolique réside dans le fait que la Poule peut pondre un œuf chaque jour, qu’elle les couve éventuellement avec assiduité, et qu’elle porte une très grande attention à ses poussins.

 En France, traditionnellement, à Pâques, c’est la Poule qui est associée aux œufs dans l’imagerie populaire, et non le Lapin de Pâques comme dans les pays anglo-saxons. Poule est le symbole de la mère qui, parfois à l’excès, se soucie de l’enfant quelle nourrit et protège. Dans les régions du bouddhisme zen, on observe que la Poule donne un coup de bec dans la coquille de l’œuf qu’elle a pondu et couvé, pour aider le poussin à naître.

la poule

Elle est l’image du maître zen qui doit, lui aussi, casser la coquille d’habitudes et de conformismes dans laquelle est enfermé son disciple, pour l’aider à se mettre en route. Elle fait preuve d’une attention constante pour ses poussins, et est prête à les défendre jusqu’à la mort, gloussant sans cesse pour leur éviter de se perdre et pour les encourager. Jésus lui-même a parlé de la Poule et s’est comparé à elle en s’adressant à Jérusalem : « Combien de fois ai-je voulu vous rassembler comme une Poule rassemble ses poussins sous ses ailes… et vous n’avez pas voulu me suivre… ».

La Poule, monnaie d’échange : en Gascogne, au Moyen-Âge, on payait les taxes en nature en nombre de Poules. Le totem Poule vous aidera à créer un bouclier de protection psychique vous avertissant du danger, il protégera physiquement votre conjoint et votre famille. Vous accéderez à son pouvoir, par exemple, en lisant le Kâma-Sûtra, et en ayant grande confiance en vous-même. La médecine de la Poule accroît l’énergie Yang et soigne les dysfonctionnements sexuels. Poule éloigne les mauvais esprits et protège contre le feu.

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Jaguar animal Totem : la Clairvoyance

Posté par othoharmonie le 1 mai 2017

 

Au Troisième-Âge Maya-Quiché, Jaguar représente la déesse Lune-Terre.

Chez les Mayas, les sorcières se présentent sous les traits de Jaguar et sont l’expression de la Lune. Sur les monuments de l’époque classique mezzo-américaine, la gueule de Jaguar stylisée symbolise le ciel. Pour les Mayas, Jaguar est une divinité chthonienne, expression suprême des forces internes de la terre. Il est le dieu du nombre 9, expression des pays de l’En-Dessous.

Jaguar

La Terre est représentée dévorant le Soleil, au crépuscule, sous la forme d’une gueule de Jaguar ouverte sur l’astre. Divinité chthonienne, Jaguar est également le maître des montagnes, de l’écho, des animaux sauvages et des tambours d’appel. On l’appelle le cœur de la montagne. Symétrique de l’Aigle dans le symbolisme des forces terrestres et célestes, il donne son nom, chez les Aztèques, à l’un des deux ordres supérieurs de chevalerie, l’autre étant celui des Aigles. Pour les Tupinambas, Jaguar est une divinité ouranienne céleste. Sa maison est dans le ciel. Il a deux têtes pour dévorer le Soleil et la Lune.

À la fin du monde, il se ruera sur les hommes pour en faire sa proie. Dans de nombreux mythes des Indiens d’Amérique du Sud intervient un Jaguar à quatre yeux : ceci symbolise le don de clairvoyance des esprits nocturnes et chthoniens.

Au Brésil, Jaguar est gardien du feu, son dépositaire et premier utilisateur. Jaguar développe la capacité à marcher sans peur dans le royaume de l’Autre Monde. Quitter ses craintes. « Celui qui change de forme ».

Selon le chamanisme Jaguar est l’expression suprême des forces internes de la terre. Il est associé au nombre neuf. On le dit maître des montagnes, maître de l’écho, maître des animaux sauvages et des tambours d’appel. Jaguar symbolise la clairvoyance, surtout celle des démons et des êtres du bas astral. Jaguar est associé à l’Aigle ; ils sont opposés et inséparables, l’un représentant les forces terrestres et l’autre les forces célestes.

Chez les Mayas, Jaguar représentait le droit divin des rois. Jaguar, c’est donc aussi la mort initiatique, allez jusqu’au bout de ses capacités, se dépasser. C’est le symbole de la renaissance des Animaux Sauvages et des tambours d’appel. Dans de nombreux mythes des Indiens d’Amérique du Sud intervient un Jaguar à quatre yeux, qui symbolise le don de clairvoyance des esprits nocturnes et chthoniens. Le soleil représenté sous la forme du Jaguar est le Soleil Noir. Parmi la tradition des « aînés », l’association Jaguar-Aigle est la représentation des grandes forces terrestres et célestes.

En tant qu’animal allié, Jaguar vous demande de relever un défi : utilisez votre combativité non pas pour « mordre » ou pour réagir, mais pour agir avec confiance, non pas en étant agressif et autoritaire, mais en conservant votre calme, en étant patient et endurant vis-à-vis des autres et des événements de votre vie. La combativité permet d’affirmer ce que l’on veut sans attaquer. Une combativité bien utilisée repose sur le fait de savoir faire des choix, des choix qui viennent du cœur. Les individus Jaguar, investis d’une grande énergie combative, ont pour rôle essentiel d’encourager les autres.

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Coquillages : La préservation d’un patrimoine

Posté par othoharmonie le 28 avril 2017

 

Les travaux de Catherine Dupont retentissent également sur l’archéologie préventive, qui consiste à fouiller un site pour préserver la mémoire d’un patrimoine culturel et historique, avant qu’il ne soit détruit lors de son aménagement. Cette démarche est intéressante également pour un site potentiellement menacé de destruction de façon « naturelle » dans un contexte d’érosion : le phénomène est particulièrement sensible aujourd’hui compte tenu de la situation littorale de certains sites de fouille et leur sensibilité à la montée du niveau de la mer, au risque de disparition liée à la répétition des tempêtes, etc.. Tout ceci est donc à replacer également dans le contexte plus général du réchauffement climatique et des changements globaux en matière d’environnement.

Ces travaux de recherche montrent qu’un dépotoir coquillier préhistorique, voire historique, est un site archéologique à part entière qui mérite d’être analysé.

C’est en effet un combat du quotidien pour que les coquillages soient pris en compte dans les prescriptions archéologiques, mais aussi pour que les dépotoirs coquilliers qui sont régulièrement détruits par les tempêtes hivernales soient étudiés. Ainsi, une partie du temps de recherche de Catherine consiste à agir en urgence pour sauver des informations précieuses sur le quotidien des populations côtières du passé et leur environnement, ainsi que sur le devenir de ces animaux marins loin des océans. Cette activité est notamment menée en concertation avec l’organisme français dédié à cette mission, l’Inrap (Institut national de recherches archéologiques préventives).

coquillages

Les perspectives de recherche

Catherine Dupont poursuit aussi les problématiques abordées au cours de son doctorat : elle essaie d’évaluer l’impact de l’arrivée de l’élevage des animaux et de la culture de céréales sur l’exploitation des invertébrés marins, ressource sauvage.

La Bretagne est un formidable terrain de jeu pour approfondir cette problématique. Les plus anciens amas coquilliers de la façade atlantique française y sont conservés ; ils correspondent à la fin du Mésolithique. Ainsi, les décharges archéologiques fouillées actuellement sont les témoins du quotidien des derniers chasseurs-cueilleurs de notre littoral. Ces accumulations de coquilles sont particulièrement précieuses : elles ont permis la conservation de restes fauniques d’une diversité peu égalée à l’échelle de la façade atlantique européenne. Le protocole mis en place par le CReAAH permet, par la diversité des animaux et des végétaux étudiés, de mettre en lumière la diversité des environnements exploités par ces populations.

Les activités du quotidien de ces hommes, femmes et enfants sont également reconstituées. Avec d’innombrables questions sur leur mode de vie : ces populations qui vivaient de la chasse, de la collecte et de la cueillette ont-elles pu établir leur campement sur plusieurs saisons ? Sont-elles revenues régulièrement à la même saison sur la côte ? Dans quelles conditions climatiques ont-elles pu s’établir sur le bord de mer ? Est-ce la diversité des ressources naturelles qui les a amenés en des lieux précis du littoral ?

Ce sont les réponses à ces questions qui animent la chercheuse. Et ces coquilles qui lui sont si chères, pour peu qu’elle arrive à les « faire parler », conservent ces informations. Connaître les espèces exploitées, permet de savoir quels environnements l’ont été.

De plus, pour tenter de mettre en évidence les particularismes des populations mésolithiques, Catherine étudie activement plusieurs sites néolithiques de la façade atlantique de la France et de la Manche.

 

Une recherche internationale

Mais cette recherche n’a rien de « breizh-centrée » car Catherine travaille en réseau et entretient des échanges permanents avec les mésolithiciens de la façade atlantique de l’Europe, de la Norvège au sud du Portugal. Son but : obtenir le décodeur de certaines espèces de coquillages pour avancer sur la problématique du rythme d’occupation des sites archéologiques à amas coquilliers, à l’échelle de la façade atlantique de l’ensemble de l’Europe.

Pour cela elle participe à un réseau international de chercheurs en archéomalacologie dénommé ICAZ Shell Working Group (ICAZ : International Council for Archaeozoology) qui couvre tous les continents. Elle a aussi créé une base de données qui recense tous les composants archéologiques des amas coquilliers de la façade atlantique de l’Europe. Elle mouille également la chemise en participant aux fouilles d’amas coquillier mésolithiques du Portugal le long des anciens estuaires du Tage et du Sado près de Lisbonne.

Sa présence a permis d’y appliquer les mêmes protocoles que ceux qui ont été testés sur le territoire français. Ces nouvelles techniques apportent une nouvelle lecture des sites les plus célèbres du Mésolithique qui font parfois plus de 5 mètres de hauteur ! Si les coquilles forment la masse la plus visible, des milliers de fragments de crabes et de poissons y sont dorénavant étudiés. Ces données sont des jalons de plus pour comprendre la diversité des modes de vie des derniers chasseurs-cueilleurs-pêcheurs du littoral atlantique européen.

L’aspect international des recherches de Catherine Dupont est bien illustré par la toute récente parution d’un ouvrage de référence sur les mollusques archéologiques dans le monde entier, ouvrage dont elle est co-auteur : Archaeomalacology: Shells in the Archaeological Record.

 

On l’aura compris : le travail ne manque pas. Forte de la récompense nationale marquante que constitue la médaille de bronze du CNRS, Catherine Dupont va donc continuer de plus belle à développer l’étude de ces rebuts bien particuliers de nos ancêtres sur son terrain de prédilection : la plage !

FOCUS : Un nouveau fragment de coquille gravé à Beg-er-Vil

Au cours de la campagne de fouille 2014 de Beg-er-Vil, dans un refus de tamis, un nouveau fragment de coquille décoré a été découvert. En effet, dès les années 1980, l’archéologue Olivier Kayser de la DRAC avait identifié un bivalve présentant en son bord, sur la face interne de la coquille, un décor similaire à ce qui a été trouvé cette année à Quiberon.

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En quoi cet objet est scientifiquement important ? Le fait que la découverte se répète ne laisse plus de place au hasard : ces coquilles ont bel et bien été intentionnellement gravées et participent au quotidien de ces chasseurs-cueilleurs-pêcheurs de la côte atlantique. Si le fragment découvert cette année ne recolle pas avec l’élément identifié plus de trente ans auparavant, beaucoup de points communs les réunissent néanmoins :

  • ces fragments de coquilles sont calcinés et cassés ; ont-ils été brisés et brûlés intentionnellement au cours de rites qui nous restent encore inconnus ?
  • ils ont été découverts dans des fosses au sein de l’amas coquillier de Beg-er-Vil ;
  • leurs décors sont similaires : des croisillons localisés sur le bord de la coquille, au niveau de la face interne ; ce décor est original pour le Mésolithique de l’Ouest de la France.

Ainsi, l’amas coquillier de Beg-er-Vil pourrait bien être le lieu d’observation de scènes de vie quotidienne d’un groupe d’hommes et de femmes original.

Lire l’article en entier ICI / https://www.univ-rennes1.fr/actualites/une-archeologue-des-coquillages-medaillee-par-le-cnrs

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La petite noblesse du XVIIIe siècle aimait les crustacés

Posté par othoharmonie le 28 avril 2017

 

A cette période, Astacus astacus, dénommée « écrevisse noble » de l’Europe du Nord est considérée d’un goût supérieur à celui des autres espèces continentales, et en même temps, la pêche des écrevisses est devenue ainsi un business important pour l’exportation. Depuis le lac Hjälmaren dans le centre de la Suède, les queues d’écrevisses salées étaient par exemple envoyées en fûts dans les restaurants luxueux allemands, et dans les années 1870, un célèbre écrivain suédois de livres de cuisine, Dr Hagdahl, tremblait à l’idée que les écrevisses puissent disparaître en Suède suite à un trop gros effort de pêche. Il avait raison. Il est triste de constater comme ce bien culinaire a presque disparu, bien que cet évènement soit plutôt la conséquence de l’arrivée de la peste des écrevisses que de la pêche intensive. Il y a une centaine d’années, la Suède était le leader européen de l’exportation des écrevisses. De nos jours ce pays est de loin le plus grand importateur d’écrevisses, ce qui contribue en fait à menacer la survie des écrevisses dans les pays nouvellement contactés pour satisfaire ses besoins irrésistibles et uniques en terme de consommation des écrevisses.

noblesse

Légende de l’image : L’artiste et écrivain suédois Albert Engström était un visiteur fréquent de la maison de la famille des aristocrates Beck-Friis et ses visites coïncidaient très souvent avec la saison des fêtes des écrevisses. Il dessinait volontiers des vignettes dans le livre des visiteurs et il produisit une représentation très fine de la fête des écrevisses pour son hôtesse, la Baronne Beck-Friis.

Les livres de cuisine du XIXe siècle recommandaient les écrevisses dans la soupe de pois (!), les pâtés d’écrevisses et la sauce d’écrevisse avec un rôti de veau sans oublier les queues d’écrevisses servies avec des oeufs brouillés ou de la vinaigrette marinée.

Dans les jours anciens, quand les écrevisses étaient mangées au naturel, elles devaient être récemment cuites et très chaudes selon la règle. Dans un chant sur ce sujet, le poète de la fin du XVIIIe°siècle Carl Michael Bellman évoquait les gens « harponnant » les écrevisses rouges dans la poêle car elles étaient beaucoup trop chaudes pour les prendre à la main. Au cours du IXe siècle, les Suédois changèrent la température de leurs écrevisses et ainsi couplée avec la résidence d’été et le romantisme des archipels cela donna naissance aux fêtes des écrevisses typiques avec tout ce qui l’entoure comme en particulier une consommation excessive de schnaps. En Finlande et les pays baltes, on sert encore des écrevisses brûlantes.

Quand la pêche aux écrevisses devint un grand business (cinq millions pêchées chaque année dans le lac Hjälmaren!), il fut nécessaire de les protéger de l’extermination en particulier au moment de la mue et de la reproduction. Des lois ont été adoptées dans les comtés au cours du XIXe siècle, généralement interdisant la pêche d’avril à début août et finalement des lois nationales ont été introduites déclarant la période entre le 1er novembre et le 8 août période de fermeture, loi qui persista jusqu’à très récemment. Ainsi et pour une fois, les autorités ont contribué à fonder une occasion festive, la plus quintessencielle des institutions suédoises, la fête des écrevisses au début du mois d’août. Bien que les écrevisses, grâce aux produits surgelés, soient maintenant disponibles toute l’année, la plupart des gens pensent à les consommer au point culminant culinaire du mois d’août à la fin de l’été.

Traduction de l’article effectuée par C. SOUTY-GROSSET,

UMRCNRS6556, Université de Poitiers, France J.-Ö. SWAHN

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Salamandre : la Patience, l’Attention

Posté par othoharmonie le 24 avril 2017

 

 La Salamandre est un animal mythique qui symbolise le feu et la pureté. Très présente dans les bestiaires du Moyen-Âge, elle représentait aussi la chasteté et l’indestructibilité. Les Salamandres chamaniques présentent diverses couleurs selon les personnes. Les modèles et des couleurs ont des significations différentes aux gens.

SALAMANDRE

L’examen des modèles et des couleurs de la salamandre peut nous aider à découvrir les modèles complexes qui dirigent nos vies. Des modèles émotionnels indésirables peuvent être restructurés ou éliminés par l’étude de la géométrie sacrée et des alignements de méridien. Tout d’abord, c’est un animal amphibien. Elle est noire avec de grosses taches jaunes et recouverte d’un venin cutané (pratiquement inoffensif pour l’homme). C’est aussi un animal symbolique de la croyance populaire. Elle habite le feu, d’où elle puise vie et protection. Ce n’est pas un démon mais un gardien désigné par Dieu.

Les Alchimistes l’associent au Mercure, le vif-argent, c’est à dire l’esprit créateur. À la Renaissance, la Salamandre prend pour nom Vulcanales (Vénus de Vulcain, le dieu forgeron). Le Roi François 1er prend la Salamandre pour emblème, avec la devise Nutrico et Extinguo (je nourris et j’éteins). La Salamandre symbolise la foi qui ne peut être détruite.

La mythologie nous parle également des Salamandres : Romulus est le fruit des amour d’une Salamandre et de Sylvia. Dans l’Antiquité, Pline la décrit comme « un animal si froid que, rien qu’à toucher le feu, il l’éteint comme le ferait de la glace ». Aristote en parle également : « Cet animal, à ce qu’on prétend, éteint le feu lorsqu’il y entre ».

Salamandre fût aussi appelée : mouron, sourde-chaude, ou sourde, puisqu’elle semble ne pas avoir d’ouïe. En Bretagne on ne la nommait pas, afin d’être certain qu’elle n’interprète ces paroles comme un appel. Les croyances précisent qu’elle est capable de tuer d’un seul regard ; pour la soumettre, il faut utiliser un miroir afin de concentrer les rayons du soleil vers elle.

La Salamandre est également utilisée symboliquement comme marquant l’emplacement du trésor qu’elle a sous sa garde. Salamandre nous montre comment avoir la patience d’attendre en se déplaçant lentement dans les actions et la pensée. Il est temps d’être plus conscients de l’environnement dans lequel nous évoluons avec des rêves et des visions associés à telle ou telle chose, telle ou telle personne. Salamandre enseigne à utiliser l’inspiration et les idées. Elle aide au renouveau et à la renaissance pour aller de l’avant, enseigne les connaissances dans la compréhension de la sensibilité émotionnelle, montre la façon de regarder et d’écouter, d’observer et de réfléchir pour ensuite agir de façon appropriée.

Êtes-vous dans le moment présent ? Pour atteindre la transformation il faut de la patience. Exercez-vous ! Salamandre va vous montrer comment mettre toutes les qualités ci-dessus dans la réalité quotidienne, dans la grâce, l’harmonie et l’équilibre, même dans toute adversité.

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