Vache sacrée
Posté par othoharmonie le 28 septembre 2011
La vache sacrée est un terme d’origine occidentale pour nommer le phénomène de zoolâtrie religieuse et de zoophilie à l’égard des bovins, en particulier en Inde. Le terme indien est Gao Mata (en hindi), c’est-à-dire « Mère Vache ». La vache est en effet vue en Inde comme une « Mère universelle » (la vache, sous le terme gaya, veut dire aussi « douceur »), du fait qu’elle donne son lait à tous, même à ceux qui ne sont pas ses veaux ; en Inde, la vache n’est pas « sacrée » en tant que telle – bien
qu’étant décrite par la littérature hindoue comme l’origine et le fruit de tout sacrifice aux dieux –, elle représente la sacralité de toutes les créatures.
La vache a été et est encore vénérée dans de nombreuses civilisations et religions dans le monde, les plus notables étant l’hindouisme, le zoroastrisme, aussi bien que les religions de l’Egypte ancienne, de la Grèce et de la Rome antiques.
Termes sanskrit
Le mot le plus commun pour la vache est go (ou gau), mot apparenté avec le terme anglais cow et le latin bos, tous liés à l’IE *gwous. Le mot sanskrit pour bovin est paśu, de l’IE *peku. D’autres termes comme dhenu correspondent à la vache et uks à bœuf.
Les vaches laitières sont également appelés aghnya « que l’on ne peut pas tuer ». Cette terminologie indique clairement la protection dont la vache doit bénéficier.
La vache dans la tradition sacrée hindoue
Rig-Véda
Les bovins étaient déjà très importants pour le peuple de l’Inde ancienne, et plusieurs hymnes se référent à plus de dix mille bovins. Dans le Rig Véda (7.95.2.) et d’autres versets (par exemple, 8.21.18) on mentionne également que la région Sarasvati on a versé du lait et du « beurre clarifié » (ghee), indiquant que les bovins ont été rassemblés dans cette région. Le Rig Véda 6,28 est un hymne titré « Vaches », dont les vers parlent de la sécurité due aux vaches :
« 3. Qu’elles ne soient jamais perdues, qu’aucun voleur ne les blesse jamais ; qu’aucun adversaire malveillant n’essaye de les harceler. Que le Maître des Vaches vive de nombreuses années avec celles-ci, les Vaches dont la grâce lui permet de faire des offrandes et de servir les Dieux. 4. (…) Que ces Vaches, bétail du pieux adorateur, puissent errer sur un vaste pâturage où ne se trouve aucun danger. 5. Pour moi les Bovins ressemblent à Bhaga, ils ressemblent à Indra, ils ressemblent à une part du Soma versé (…) 6. Ô Bovins, (…) faites prospérer ma maison, avec vos voix propices. Votre puissance est glorifiée dans nos assemblées. 7. Broutez les bons pâturages et ayez à votre portée une eau pure et douce en de beaux lieux d’abreuvement. Ne soyez jamais aux mains du voleur ou du pécheur, et puisse la flèche de Rudra vous éviter toujours. »
— Rig Véda VI, 3,4, 5, 6,7.
Dans le Rig Véda, les vaches figurent souvent en tant que symboles de la richesse « ou » de déesses de la rivière (les rivières sont souvent assimilées à des vaches dans le Rigveda), par exemple, 3.33.1 :
« Comme deux mères vaches lumineuses qui lèchent leurs petits, Vipas et Sutudri déversent rapidement leurs eaux. »
Selon Aurobindo, dans le Rig Véda, les vaches symbolisent parfois la « légèreté » et les « rayons » solaires. Aurobindo écrit qu’Aditi (la forme personnalisée primordiale de la Prakriti/Nature) est décrite comme une vache, et le Purusha (l’être suprême/l’âme) comme un taureau.
Le dieu védique Indra, roi des Dieux, est traditionnellement comparé à un taureau.
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Apis est le nom grec d’un taureau sacré de la mythologie égyptienne vénéré dès l’époque préhistorique. Les premières traces de son culte sont représentées sur des gravures rupestres, il est ensuite mentionné dans les textes des pyramides de l’Ancien Empire et son culte perdura jusqu’à l’époque romaine. Apis est symbole de fertilité, de puissance sexuelle et de force physique.
Arrivée dans la grande métropole de la Basse-Égypte qui est le lieu de culte principal du dieu, la procession prenait alors le chemin des temples, faisant halte à chaque station spécialement préparée pour l’occasion afin d’y recevoir sa bénédiction. La ville devait être en effervescence et les offrandes affluaient de partout. Le taureau était officiellement introduit dans le temple de Ptah où il devait rencontrer le grand dieu de la cité au plus profond de son sanctuaire. Puis, il était enfin conduit dans le temple qui lui était réservé pour ne le quitter que lors de cérémonies religieuses précises qui rythmaient l’année des anciens égyptiens, comme notamment la grande fête du Nouvel An, à l’occasion de l’arrivée de l’inondation. Selon les témoignages des historiens de l’Antiquité classique, une fois par an on présentait au dieu dans son temple une génisse afin de satisfaire ses ardeurs sexuelles, génisse qui était le jour même abattue rituellement et donnée en offrande aux dieux.
Le
« Celui qui a commis le crime du meurtre d’une vache (ou du taureau) boit pendant le premier mois une décoction de grains d’orge ; ayant rasé tous ses cheveux et se couvrant lui-même avec la peau de la vache tuée, il doit vivre dans une étable. 110. Pendant les deux mois suivants, il mange une petite quantité de nourriture, sans aucun sel, repas se limitant à quatre, et doit se baigner dans l’urine de vaches, gardant ses sens sous contrôle. 111. Pendant la journée, il doit suivre les vaches et, étant debout, droit, inhalera la poussière levée par leurs sabots ; la nuit, après leur service et leur adoration, il doit rester dans la position appelée viraçana. 112. En se contrôlant, sans colère, il doit être debout quand elles le sont, il doit les suivre quand elles marchent et s’assoir quand elles se couchent. 113. Quand une vache est malade, ou menacée par des voleurs, des tigres, et ainsi de suite, ou ayant chuté, ou bloquée dans un marais, il doit la délivrer par tous les moyens possibles ; 114. Dans la chaleur, dans la pluie, ou dans le froid, ou quand le vent souffle violemment, il ne doit pas chercher à s’abriter, sans protéger en premier les vaches selon son aptitude. 115. On ne doit rien dire, si une vache mange quoi que ce soit dans sa propre maison ou dans une autre, ou dans un champ ou sur le sol battu, ou si un veau boit son lait. 116. Le tueur d’une vache qui sert ainsi le bétail, sa culpabilité s’en va, après trois mois, pour le fait d’avoir tué une vache. 117. Mais après qu’il a entièrement exécuté la pénitence, il doit donner aux brâhmanes connaisseurs des
« La vache représentait (…) la voûte céleste (…), et son ventre portait les étoiles. La déesse Isis prenait aussi quelquefois l’apparence d’une vache. »
Proverbe : À chacun son métier, et les vaches seront bien gardées.
Taureau est le nom vernaculaire donné au mâle de l’espèce 

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