Différentes sortes de Tortues Luth

Posté par othoharmonie le 10 janvier 2014

 

320px-LeatherbackTurtleLa tortue Luth porte des noms différents selon les pays du monde mais la plupart se rapporte à la forme particulière de sa carapace. Si l’on compare, dans la langue française et dans la langue italienne (liuto), la forme de la tortue à celle d’un luth, c’est vraisemblablement à cause de son éperon supercodal très développé.

En anglais (leatherback sea turtle) et en allemand (Lederschildkröten), c’est l’aspect de cuir qu’a sa peau qui lui a donné ses noms.

En malais, c’est sa forme, à nouveau, qui lui vaut son nom de penyu belimbing, soit en français : « tortue carambole ».

On retrouve de multiples dénominations de la tortue Luth dans la langue créole guyanais :

  • toti cui (tortue cuir) ;
  • toti fran (tortue franche) ;
  • toti cerkeil (tortue cercueil) .

Les habitants de la Guadeloupe la nomment aussi bataklin.

En kali’na, langue des amérindiens vivant près des grands sites de pontes en Guyane française et au Suriname, le nom de la tortue Luth est kawana. Ce nom pourrait avoir été emprunté en français pour désigner la caouanne, une autre tortue marine Caretta caretta.

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Menaces pour la Tortue

Posté par othoharmonie le 10 janvier 2014

 

290px-TortueLuth_LeatherbackLa prédation animale est importante lors de l’éclosion des œufs car le jeune animal de quelques centimètres à la naissance est menacé par les crabes, caïmans, oiseaux et mammifères s’aventurant sur les plages (par exemple, les coatis). Mais, les œufs sont aussi directement menacés par les insectes et, en Guyane française notamment, par la courtilière. Une fois arrivées à l’eau, les jeunes tortues luth ne sont pas encore en sécurité, elles deviennent les proies des pieuvres et gros poissons.

Mais, si la tortue Luth est une espèce en voie de disparition, c’est majoritairement à cause de l’homme. La première raison est la pollution des eaux. À titre d’exemple, la tortue Luth confond les sacs en polyéthylène rejetés dans la mer avec des méduses, les mange et ne peut les régurgiter, ce qui leur provoque une occlusion gastrique ou intestinale. C’est la plus grande cause de mortalité de l’animal. Un autre facteur est la multiplication des filets de pêche qui piègent sous l’eau les tortues et provoquent leur mort par noyade. En effet, la tortue Luth, étant incapable de nager à reculons, ne peut s’en libérer. On peut ajouter la réduction de son espace disponible, notamment la perturbation des lieux de ponte par les constructions littorales, par exemple.

Enfin, la prédation humaine, en elle-même, est traditionnellement faible car la chair de l’animal n’est pas considérée comme comestible. Même si cela prête à controverse, il semblerait que la tortue Luth soit l’une des deux tortues dont la chair est toxique. Elle contiendrait de la chelonitoxine et les symptômes liés à sa consommation vont de la nausée ou du vomissement jusqu’au coma voire à la mort. Pourtant, la prédation a tout de même augmenté puisque les œufs de l’animal, déjà utilisés traditionnellement dans l’alimentation des Kali’nas ou des Indonésiens, sont devenus la cible de nombreux braconniers. En effet, les œufs de tortue Luth sont considérés comme aphrodisiaques au Mexique. La chasse de l’animal en lui-même est parfois même constatée. Au Togo, notamment, des féticheurs réduisent la carapace de l’animal en poudre, la mêlent à du miel et s’en servent comme remède contre les syncopes infantiles. La graisse est utilisée contre les rhumatismes. Les carapaces, par ailleurs, sont aussi parfois utilisées dans l’art traditionnel local (une centaine d’entre elles est exposée au Musée de Géologie de l’Université de Togo). Dans certains pays, les femelles sont tuées et leur peau est transformée en bijoux et autres souvenirs touristiques.

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Protection de la Tortue Luth

Posté par othoharmonie le 10 janvier 2014

 

Dermochelys_coriacea_(beach)Il ne resterait plus que 100 000 tortues Luth environ dans le monde. Et comme de nombreuses populations de tortues luth sont en net déclin depuis plusieurs années et que le nombre de lieux de ponte a beaucoup diminué, la tortue Luth est inscrite sur la liste rouge de l’UICN comme en « danger critique d’extinction ».

Elle est également une espèce protégée par de nombreuses conventions internationales, notamment par son inscription à l’annexe I de la CITES.

En France, elle est intégralement protégée (vente ou chasse) depuis l’arrêté ministériel du 17 juillet 1991. Malgré cette législation, le comité français de l’UICN n’a pu que déclarer la tortue Lluth au statut DD faute de données sur sa présence sur le territoire français.

Au Canada, elle est désignée depuis 1981 comme espèce en voie de disparition à cause de son déclin mondial très important (supérieur à 70% en quinze ans selon le COSEPAC). Son déclin au Canada serait majoritairement dû aux prises accidentelles dans la pêche commerciale. Au Québec, la tortue Luth obtient un statut de protection dû à sa présence dans le Golfe du Saint-Laurent. Elle est désignée comme espèce menacée puisque le gouvernement corrobore son danger de disparition à l’échelle mondiale. Il s’avance, en plus, en disant qu’à son rythme d’extinction, l’espèce sera éteinte d’ici 20 ans.

Aux États-Unis, le service de la faune et des poissons (United States Fish and Wildlife Service) désigne l’espèce comme en voie de disparition.

Des mesures ont été prises pour mieux étudier l’animal et ainsi, le protéger, comme la mise en place de suivis par télémétrie et balises Argos. De plus, la plage où a lieu le plus grand nombre de ponte en Afrique, au Gabon, est officiellement protégée suite à la création du Parc national Mayumba. La WWF propose quatre mesures principales de protection de la tortue Luth :

  • protéger les lieux de pontes en créant des zones protégées ;
  • faire de la prévention près de ces lieux ;
  • faire de la tortue Luth un attrait touristique dans certaines régions ;
  • limiter la présence de filets de pêche près de la côte.

Parallèlement, des tentatives sont menées pour localiser les points de rencontre entre tortues luth et pêcheries pour réduire les prises accidentelles de l’animal dans les filets des pêcheurs. Les chercheurs ont identifié des points de regroupement importants des tortues et tentent de réduire l’activité de pêche dans ces endroits.

 

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Tortue luth dans la culture

Posté par othoharmonie le 8 janvier 2014

 

Tortue luth dans la culture dans TORTUE 220px-Hans_Holbein_d._J._030La forme particulière de la carapace de la tortue Luth a influencé l’art populaire de certaines civilisations. Ainsi, les indiens Seri, en Californie, pensent que le monde avait commencé son développement sur le dos d’une tortue Luth géante. Par coutume, ils peignent les squelettes des tortues Luth retrouvées mortes. De même, dans la mythologie romaine, Mercure se serait servi d’une carapace de tortue Luth méditerranéenne comme caisse de résonance pour sa lyre mythique, créant ainsi le luth. Les Romains possédaient d’ailleurs une lyre particulière nommée la testudo (tortue). On retrouve également un instrument dont la légende de la création est ressemblante, dans la culture indienne : la catch’hapi (tortue, aujourd’hui nommé vinâ, et nommé en français luth indien).

 

La tortue Luth est un animal emblématique parmi les tortues marines et son image est souvent utilisée :

  • Le timbre commémoratif français le plus vendu de 2002 est celui la représentant (0 41 €) ; il s’est écoulé à 19,95 millions d’exemplaires. Il est émis dans le cadre de la série annuelle Nature de France et est dessiné par Christian Broutin.
  • Elle fait une apparition dans le jeu vidéo Sea Life Park Empir (à débloquer) et dans l’add-on du jeu vidéo Zoo Tycoon 2: Marine Mania (elle fait partie des 20 nouveaux animaux ajoutés dans ce supplément, parmi lesquels il n’y a que deux tortues, l’autre étant la tortue verte).

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10 ans pour la tortue à 2 têtes

Posté par othoharmonie le 8 janvier 2014

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La tortue Janus – ainsi appelée d’après le dieu romain aux deux visages – est née dans une couveuse du Muséum de Genève le 3 septembre 1997. Jean-Claude Régnier, qui était alors en charge de l’animalerie, a eu la surprise de découvrir une tortue à deux têtes de sexe mâle née d’un des œufs qui lui avaient été confiés pour éclosion. Cette tortue si particulière, qui avait besoin de soins personnalisés, est restée au Muséum avec l’accord de ses propriétaires. Depuis 10 ans, nombreux sont les visiteurs à venir l’observer dans le hall du Muséum, et la carte postale avec la photo de cet animal est la plus demandée!

Suite à la découverte récente d’un reptile aquatique fossile à deux têtes qui vivait il y a environ 120 millions d’années en Chine, la tortue Janus vient d’être abondamment citée dans des revues scientifiques du monde entier. Ainsi à 10 ans, Janus commence peut-être une carrière de star scientifique !

Pour célébrer cet anniversaire, les enfants nés en 1997 et leur famille sont invités à une petite fête au Muséum le mercredi 5 septembre de 11h à 12h. Animation gratuite. 

ARTICLE DE PRESSE / 

Un âge avancé pour un animal ayant une telle malformation. Pour marquer le coup, les responsables du Musée d’histoire naturelle organisent une petite cérémonie.

Janus en avril 1998Janus en avril 1998(photo: Keystone)

La tortue, surnommée Janus, en référence à la divinité romaine présentant deux visages, a vu le jour le 3 septembre 1997 dans une couveuse du musée. Comme les animaux souffrant d’anomalies n’ont que très peu de perspectives de survie, le petit reptile a fait l’objet de soins attentionnés.

Un miracle

«Nous sommes parvenus à la faire grandir. Que Janus soit devenue si vieille constitue un miracle», a déclaré à l’ATS Andreas Schmitz, chercheur au Musée d’histoire naturelle de Genève.

Les naissances de tortues ou d’autres reptiles malformés sont courantes, aussi dans la nature. En liberté, ils n’ont cependant aucune chance de survie. Ils sont éliminés très rapidement. En détention, la durée de vie de ce genre d’animal est généralement très courte. «Ils sont très sensibles», a relevé M. Schmitz.

Vedette internationale

Avec ses dix ans au compteur, Janus commence à devenir une célébrité auprès des scientifiques. Lors de la découverte récente d’un reptile aquatique fossile à deux têtes qui vivait il y a environ 120 millions d’années en Chine, la tortue genevoise a été abondamment citée dans les revues spécialisées du monde entier.

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La Tortue marine

Posté par othoharmonie le 8 janvier 2014

 

Tortue_verteld03Les tortues marines sont les tortues de la superfamille des Chelonioide. Elles sont présentes dans tous les océans du monde à l’exception de l’océan Arctique.

Ces espèces sont toutes vulnérables ou menacées. Elles font localement l’objet de protection ou de plan de restauration, mais la pollution, le braconnage et les prises accidentelles par engins de pêche restent des causes préoccupante de recul de populations, déjà très relictuelles.

Les tortues marines, comme les autres tortues sont des reptiles ectothermes disposant d’un système respiratoire pulmonaire, qui correspondait à une adaptation complète à la vie terrestre. En supplément des reins, des glandes près de leurs yeux sont capables d’expulser les excédents de sel de leur circulation sanguine. Leur métabolisme est capable de supporter des fortes concentrations de CO2 lors des plongées profondes. Elles peuvent extraire 35 à 52 % de l’oxygène de leur respiration. Leur vision est très développée. Les yeux sont protégés par trois paupières, leur ouïe est particulièrement fine même si elles n’ont pas d’oreilles externes, mais une oreille interne, sous une plaque auditive. Leur odorat est en revanche assez peu performant. Les tortues marines n’ont qu’un seul orifice excréteur, qui sert également pour la reproduction.

Le sexe des tortues n’est pas apparent, aussi c’est d’après leurs caractères sexuels secondaires que l’homme peut le déterminer. On définit par puberté la période où ceux-ci apparaissent. Le plus flagrant est la taille de la queue, beaucoup plus grande chez les mâles. La taille des griffes chez les chelonidés en est un autre. Cependant, ces caractères sexuels ne sont pas très marqués et certaines femelles peuvent les arborer. Seul un examen génétique permet d’être certain du sexe de l’animal.

Leurs carapaces aplaties leur confèrent de meilleures caractéristiques hydrodynamiques et jouent un rôle évident de protection, mais certains scientifiques pensent qu’elles leur permettent d’emmagasiner la chaleur. Cette adaptation, acquise après leur retour dans le milieu marin, leur permet de descendre très profondément, là où les températures de l’eau sont basses. En contrepartie, elles ont perdu leur capacité d’y rétracter leurs membres. Comme pour les autres tortues aquatiques, leurs carapaces sont plus légères car munies de fontanelles.

Description de cette image, également commentée ci-aprèsLes Dermochelyidae, les plus volumineuses des tortues marines, ont d’ailleurs perdu leurs écailles et leurs carapaces sont recouvertes d’un cuir épais. Comme les autres tortues, elles ne muent pas et connaissent une exfoliation superficielle partielle des plaques cornées du squelette.

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Menace pour les tortues marines

Posté par othoharmonie le 8 janvier 2014

 

Les populations de tortues de mer semblent avoir été autrefois très denses et importantes. Leur chasse à grande échelle pour leur viande, graisse ou carapace semble ancienne, et les populations côtières ont « toujours » récolté les œufs de tortues.

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Aux Antilles, parmi les premiers chroniqueurs, le Père Breton, le Père Du Tertre et le Père Labat estimaient qu’elles étaient sans doute déjà moins nombreuses que quand les premiers habitants de ces îles les ont découvertes vers 2000 ans av. J.-C.. Mais au XVIe et XVIIe siècles, ces reptiles étaient encore très communs.

Le Père Du Tertre (1667-1671) pour la Guadeloupe écrivait : « (…) on ne saurait croire combien de lamantins, de tortues et tous les autres poissons se plaisent autour des îlets. Il semble que la grande mer s’en épuise pour les remplir ; car je suis très certain que pendant les dix premières années que l’isle a été habitée, on a tiré chaque année plus de trois à quatre mille tortues, un très grand nombre de lamantins, et que l’on en tire encore tous les jours quantité, et il s’en tirera jusqu’à la fin du monde sans les épuiser (..). ». Cette prédiction ne s’est par réalisée.

En 1976, Kermarrec parlait pour la zone caraïbe d’un véritable génocide, qui a, au début des années 1990, engagé l’administration française à, théoriquement, strictement protéger les tortues marines des Antilles françaises. 15 ans après, un début de restauration des effectifs de certaines espèces de tortues marines semble en cours dans les caraïbes françaises.

Mais dans le monde, toutes les tortues marines restent menacées, la tortue Luth, encore elle, étant en danger critique d’extinction (liste rouge de l’UICN).

La plus grande menace actuelle est la pêche accidentelle au palangrier ou aux chaluts, notamment lors de la pêche au thon. Il est estimé que 40 000 tortues meurent chaque année de la pêche au palangrier. D’après des chercheurs du 24e congrès sur la conservation et la biologie des tortues marines au Costa Rica, la tortue Luth n’a plus que dix ans avant extinction si rien n’est fait pour régler ces problèmes. Des changements simples et peu chers comme des hameçons plus gros ou des pièges dont les tortues peuvent s’échapper peuvent faire chuter de manière spectaculaire le taux de mortalité.

D’autres dangers sont les déchets marins flottants tels que des filets de pêches abandonnés dans lesquels elles sont piégées et se noient ou les sacs plastiques qu’elles prennent pour des méduses (un de leurs aliments) et leur provoquent des occlusions digestives et/ou un faux sentiment de satiété.

Le développement touristique ou l’urbanisation de certaines plages de ponte est également une sérieuse menace pour les tortues de mer. Il y a donc eu un mouvement pour protéger ces zones de ponte, parfois même par la police. Dans certains endroits comme en Floride, après qu’une tortue a pondu ses œufs, ceux-ci sont ramassés et replacés dans des nurseries où ils sont protégés. Ce n’est pas la meilleure solution car les tortues reviennent pondre sur leur plage d’origine.

La pollution lumineuse est une autre cause de mortalité, mais la réglementation de l’éclairage peut éviter que les bébés tortues ne confondent les lumières artificielles avec celle de la Lune ou du Soleil sur la mer et n’aillent dans la mauvaise direction après l’émergence.

Le braconnage et le marché noir de la viande ou des œufs de tortue reste un problème dans le monde entier, spécialement en Inde, Indonésie et chez les nations côtières d’Amérique latine. Des estimations font état de 35 000 tortues tuées par an au Mexique et autant au Nicaragua.

Chasse traditionnelle

Sur les plages au moment de la ponte, les tortues sont renversées sur le dos, puis au petit matin emmenées. Mais beaucoup de tortues sont prises dans des filets fixes ou dérivants. En Haïti les pêcheurs utilisent des dispositifs appelés « fol » constitués d’une nappe de filet avec beaucoup de mou. Un autre dispositif de capture appelé « bobèche » est composé de morceaux de bois rappelant la forme d’une tortue et l’ensemble est recouverte d’alèses de filets dans lequel vient s’emmêler la tortue mâle qui croyait avoir affaire à une femelle.

Dans l’Océan Indien et dans l’Océan Pacifique, la queue d’Echeneis naucrates, un rémora, est attachée et la tortue est pêchée lorsque celui-ci se fixe sur sa carapace.

La menace chimique

Les polluants chimiques et plus particulièrement les métaux s’accumulent dans le foie, les reins et les muscles des tortues marines. Cette accumulation de polluants pourrait avoir un rôle dans la propagation de maladies comme la fibropapillomatose.

La dégradation des mers et de la barrière corallienne est une menace pour les populations de certaines espèces.

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Protection des Tortues Marines

Posté par othoharmonie le 6 janvier 2014

 

220px-Sea_turtle_entangled_in_a_ghost_netLes constats alarmistes sur les populations de tortues marines ont poussé les instances internationales à les considérer en danger d’extinction. Depuis 1981, toutes les espèces sont inscrites à l’annexe I de la Convention de Washington. Malgré cela, les effectifs diminuent.

Des campagnes d’éducation ont été lancées au Mexique et aux États-Unis impliquant des personnalités comme Jean-Paul II, Dorismar, Los Tigres del Norte et Mana.

De septembre à mars, trois espèces de tortues marines, dont la tortue Luth, la plus grande, viennent pondre sur la plage de Mexiquillo, ville du Mexique. Menacées par le braconnage et l’urbanisation, elles sont protégées par la Profepa, un organisme d’État, avec la collaboration des Indiens Nahuas. Pendant la saison de ponte, un contingent de la marine nationale arpente les 36 km de plages classées réserve naturelle depuis 1986.

Des tortues marines blessées sont parfois secourues et soignées par des organisations comme le Marine Mammal Center en Californie.

Pour empêcher les captures accidentelles par les chalutiers, les américains ont mis en place un dispositif d’exclusion des tortues qui permet de les limiter.

Les tortues imbriquées, vertes, luths, caouannes et olivâtres sont, aux Antilles françaises, concernées par un plan de restauration, plan local et régional. Ce plan est subdivisé en :

  • un Plan de Restauration des Tortues Marines de Guadeloupe,
  • un Plan de Restauration des Tortues Marines de Martinique,
  • un projet de programme de coopération internationale à développer à échelle géographique plus large, voire planétaire afin de mieux prendre en compte les métapopulations et la diversité génétique des espèces.

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L’élevage de Tortues

Posté par othoharmonie le 6 janvier 2014

 

 

150px-Young_Honu-KahalaDepuis les années 1970, quelques élevages marins de tortues ont été créés dont des fermes intégrant des tortues imbriquées. Cependant ces élevages sont contestés. Leurs objectifs sont quadruples :

  • Aider à la recherche sur les tortues
  • Fournir un cadre de découverte pour que le grand public découvre les tortues et soit sensibilisé aux problèmes de l’environnement marin.
  • Faire des relâchés.
  • Vendre les écailles pour faire financer le projet.

Le quatrième point est le plus controversé, en favorisant un commerce légal il entraine nécessairement un trafic parallèle de carapaces de tortues sauvages. D’autre part, il est très difficile de contrôler si les œufs sont des œufs de nids sauvages pillés (« ranch ») ou obtenus suite à l’accouplement d’adultes déjà en captivité (« ferme »).

Ces élevages se font généralement en bassin fermé (toute tentative en bassin ouvert ayant échoué). Leur alimentation, habituellement très pauvre en calories, impossible à reproduire en captivité et qui entraîne une croissance lente, est modifiée. Elle est plus riche en protéines. L’eau est également chauffée pour accélérer leur croissance. Ces projets sont généralement jugés non rentables en raison des coûts liés à l’entretien des bassins et à la surveillance médicale, sauf les élevages de tortues imbriquées qui pourraient s’avérer économiquement fiables en raison de la valeur de son écaille. L’absence de certitudes quant à l’effet d’un relâchement et la possibilité de provoquer des épidémies dissuadent les gouvernements de soutenir ces initiatives. Ils semblent avoir tous fermé

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Origines de la Tortue marine

Posté par othoharmonie le 6 janvier 2014

 

200px-Squelette-tortue-marine-KéloniaLes plus vieux fossiles de tortues marines dont nous disposons datent de 110 Ma. On pense donc que, après quelque 150 Ma de vie terrestre et d’essais de colonisation des milieux aquatiques, des tortues ont gagné la mer avec tous les caractères adaptatifs liés à cet élément liquide. Le squelette s’est allégé, les membres transformés en palettes natatoires et en gouvernail, la carapace s’est aplatie, les poumons se sont adaptés à de longues apnées, la vision s’est adaptée, leur cou a perdu sa capacité de rétraction dans la carapace. La différentiation qui allait donner naissance à la lignée des Dermochelyoidea et des Cheloniidae s’est faite, dès le début de cette colonisation au Crétacé entre 100 et 150 Ma. Quatre familles des tortues de mer ont survécu à l’extinction massive du Crétacé, les Toxochelyidae, Protostegidae, Cheloniidae et Dermochelyidae. La famille des Toxochelyidae s’est éteinte durant l’Éocène, la famille des Protostegidae durant l’Oligocène.

Le canal Albert au passage de la montagne Saint-Pierre : la tranchée de Caster et les écluses de Lanaye à droite.La Montagne Saint-Pierre en Belgique est un site de découvertes de tortues marines fossiles en Europe. Les premiers ossements de reptile préhistorique géant découverts au XVIIIe siècle, connus sous le nom de « Grand Animal fossile des Carrières de Maestricht » : mâchoire de mosasaure, découverte par le docteur C. K. Hoffman en 1780, transféré en 1795 au Muséum national d’histoire naturelle de Paris. Le spécimen fut décrit et identifié par Georges Cuvier en 1808 ; squelettes complets de mosasaures et de tortues marines dans la partie belge ;

Toutes les tortues marines appartiennent à la Superfamille Chelonioidea. Aujourd’hui il n’y a que 7 espèces de tortues dans deux familles alors qu’il y a eu dans le passé cinq familles contenant des douzaines d’espèces. La classification simplifiée présentée ici est tirée de Hirayama (1997, 1997), Lapparent de Broin (2000), et Parham (2005).

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Les Tortues

Posté par othoharmonie le 6 janvier 2014

220px-TestudoLes tortues (Testudines) forment un ordre de reptiles dont la caractéristique est d’avoir une carapace. Il existe une grande variété d’espèces possédant des caractéristiques diverses, mais toutes se distinguent des autres reptiles par cette carapace qui est constituée d’un plastron au niveau du ventre et d’une dossière sur le dessus reliés par deux ponts sur les côtés du corps. On les sépare traditionnellement en trois groupes : les tortues terrestres, les tortues aquatiques, ou tortues dulçaquicoles, et les tortues marines.

Les tortues sont ovipares et les pontes ont lieu environ une fois par an. Les jeunes grandissent vite, puis leur développement se ralentit. L’alimentation des tortues peut se composer de viande ou de végétaux selon les espèces.

Les 326 espèces de tortues sont divisées en 14 familles. Elles se répartissent sur une bonne partie du globe et peuvent vivre dans des habitats très divers. Quarante-deux pour cent de ces espèces sont menacées de disparition, que ce soit en raison de la destruction de leurs habitats ou à cause d’une prédation trop importante. Dans ces deux cas, l’influence de l’homme est très importante, malgré les actions de protection mises en œuvre.

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Constitution d’une Tortue

Posté par othoharmonie le 4 janvier 2014

 

Source wikipédia

Le squelette des tortues est composé d’os et de cartilages. On le divise généralement en trois parties : le crâne, le squelette axial et le squelette appendiculaire.

220px-Archelon_skeletonLes tortues sont des Anapsides, c’est-à-dire qu’il n’y a pas de fosse temporale au niveau du crâne. Pour toutes les tortues, l’os carré est concave. L’os squamosal est limité à la moitié de la joue. L’os quadratojugal et l’os carré sont relativement grands. L’os postpariétal est absent, de sorte que la fosse temporale est encadrée seulement par les os pariétaux et les os supratemporaux pour la plupart des tortues primitives Proganochelys. L’os postfrontal est absent, ce qui a pour conséquence une surface de contact importante entre l’os préfrontal et l’os postorbitaire d’une part, et entre l’os frontal et l’os postorbitaire d’autre part.

La mâchoire n’a pas de dents, mais est couverte d’une surface cornée tranchante : les tortues sont donc munies d’un bec. Le cou des tortues est composé de sept vertèbres cervicales mobiles (et d’une huitième fusionnée à la carapace) et de dix vertèbres thoraciques.

Les tortues possèdent une ceinture scapulaire encerclée par les côtes. Cette importante modification anatomique peut être suivie au cours des premiers stades de l’ontogénèse. Les articulations sont composées de parties cartilagineuses. Chez les tortues marines, les jambes sont remplacées par des nageoires.

Les tortues ont une queue généralement de taille réduite.

La caractéristique principale des tortues est d’être des reptiles munis d’une carapace. Celle-ci est composée d’un fond plat, le plastron, et d’une dossière convexe, la coquille. Ces deux parties sont réunies latéralement par deux ponts osseux et il reste donc une ouverture à l’avant pour laisser passer la tête et les pattes antérieures et une ouverture à l’arrière d’où sortent les pattes postérieures et la queue. La carapace est constituée de plaques osseuses soudées au squelette de l’animal et est recouverte d’écailles en kératine sur sa face externe.

Chez les tortues terrestres, la carapace est particulièrement massive et peut représenter deux tiers du poids total de l’animal. Elle sert à la fois de bouclier, à maintenir une partie la chaleur interne de l’animal et à stocker le calcium.

L’organisation des organes des tortues correspond de manière générale à celle des vertébrés. Quelques différences sont néanmoins à souligner : elles n’ont pas d’oreilles externes (les oreilles internes sont situées derrière les yeux), pas de dents (remplacées par un bec) et ont un cloaque. Le cœur des tortues possède trois cavités (deux oreillettes et un ventricule), il est plutôt plat, large et sa pointe est arrondie. L’appareil respiratoire de la tortue est l’un des plus évolués parmi les reptiles : la tortue possède en effet une glotte, un larynx, un pharynx et une trachée (composée d’anneaux cartilagineux). Elle possède deux poumons avec de nombreux replis et situés sous la dossière, ce qui explique pourquoi une tortue sur le dos peut mourir d’étouffement. La tortue n’a pas de diaphragme, la respiration est réalisée grâce aux mouvements de l’ensemble des muscles du corps. Le système digestif est assez classique avec un foie volumineux. Comme les autres reptiles, les tortues sont recouvertes d’écailles. Comme pour la plupart des autres reptiles, l’œil est protégé par trois paupières.

Les différences entre les tortues adultes mâles et femelles ne sont pas toujours bien marquées. Par exemple, pour les tortues marines, le sexage génétique ou la dissection sont nécessaires pour déterminer le sexe.

Chez les tortues de petite taille, les femelles sont généralement plus grandes que les mâles. Chez les tortues de grande taille, au contraire, les mâles sont généralement plus grands. Le plastron des mâles est souvent plus concave que celui des femelles, plutôt plat. Le cloaque est plus proche du bout de la queue chez les mâles, queue par ailleurs plus grande et plus forte.

Certains caractères plus particuliers différencient mâles et femelles chez certaines espèces. Chez la Cistude par exemple, les mâles ont les yeux rouges et les femelles ont les yeux jaunes. Chez l’Émyde peinte de Bornéo, la femelle à une tête brune alors que la tête du mâle est colorée. Chez les tortues aquatiques, les mâles ont des griffes développées pour favoriser l’accrochage de la femelle lors de l’accouplement.

L’espérance de vie des tortues varie suivant les espèces. En moyenne, les tortues terrestres vivent une cinquantaine d’années. La majorité des tortues dépassant l’âge de cent ans sont des Tortues géantes des Seychelles ou des Galapagos. Différents records de longévité ont été enregistrés, notamment celui de Harriet, une tortue géante des îles Galápagos ayant vécu environ 175 ans, encore celui d’Adwaita, une tortue géante des Seychelles qui serait morte avec un âge supérieur à 250 ans.

Ces tortues géantes peuvent mesurer jusqu’à 130 centimètres de long pour un poids de 300 kilogrammes. La plus grande des espèces de tortues vivantes reste cependant la tortue luth, car elle peut mesurer jusqu’à 2 mètres de long pour un poids record observé de 950 kilogrammes. Les plus grandes tortues éteintes retrouvées sont les archelons, des tortues marines de la fin du Crétacé dont on sait qu’ils pouvaient mesurer jusqu’à 460 centimètres de longueur.

Il existe plusieurs cas de tortues possédant deux têtes visibles. Un exemple notable est « Janus », nommée ainsi d’après le dieu aux deux visages de la mythologie romaine, une tortue mâle née en couveuse le 3 septembre 1997 au Muséum d’histoire naturelle de Genève. Des cas de tortues à deux têtes apparaissent notamment dans les élevages intensifs de tortues.

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Fonctionnement de la Tortue

Posté par othoharmonie le 4 janvier 2014

 

220px-TestudoGraecaIberaLes tortues ayant les sens les plus développés sont les tortues aquatiques, étant donné que la plupart d’entre elles sont des chasseuses. Les tortues n’ont pas une grande acuité visuelle. Elles captent principalement un spectre de couleur allant de l’orange au rouge, ce qui explique leur attirance pour les fruits ayant ces couleurs. Elles détectent plus les mouvements que les formes, à l’instar des autres reptiles. Ainsi, elles peuvent détecter les mouvements à travers les vibrations de l’eau autour d’elles ou du sol par exemple. Elles savent également, dans certains cas, localiser les zones de chaleur avec une certaine acuité. Elles réagissent aussi, en général, au bruit, ce qui laisse penser que leur ouïe est plutôt fine. Néanmoins, leur odorat semble peu développé.

Certaines tortues, les tortues marines notamment, possèdent un sens de l’orientation poussé, ce qui serait peut-être dû à la présence de magnétite dans leurs cellules qui les rendraient sensible au champ magnétique terrestre.

Les tortues sont des animaux à sang froid qui s’exposent au soleil pour augmenter leur température interne. Elles passent la moitié de leur temps dans une attitude immobile que l’on qualifie de sommeil. Elles semblent bénéficier, contrairement à la plupart des reptiles, d’un sommeil paradoxal avec des mouvements oculaires rapides et une suppression du tonus musculaire du cou.

Pendant l’hiver, certaines tortues terrestres hibernent pour survivre au froid. Pour cela, elles s’enterrent et se retirent dans leur carapace. Leur métabolisme est ralenti durant cette phase d’adaptation afin de consommer moins d’énergie. L’entrée en hibernation est progressive, la tortue s’alimentant de moins en moins, jusqu’à arrêter complètement pour vider complètement son tube digestif, puis elle s’enterre et entre réellement en hibernation.

À l’état sauvage, les tortues terrestres passent une grande partie de leur temps à chercher leur nourriture. Leur alimentation majoritairement herbivore dépend de leur habitat et est très variée : végétaux, insectes, charognes, etc. Cette alimentation est pauvre en protéines et en matières grasses, mais riche en minéraux. C’est l’association de ces minéraux et des rayons ultraviolets B du soleil qui permet la formation de leur carapace. Lors de leur période d’activité, elles s’alimentent tous les jours pendant plusieurs repas courts. Leur transit a une durée qui varie selon la température extérieure, la teneur en fibres et en eau de l’alimentation et la fréquence des repas. Cette durée oscille entre 3 et 28 jours. En captivité, les tortues sont nourries avec des aliments se rapprochant au plus près de leur alimentation sauvage.

Comme les tortues terrestres, les tortues aquatiques occupent une grande partie de leur temps à chercher leur nourriture. Elles peuvent être carnivores, majoritairement herbivores ou omnivores. Les tortues carnivores consomment généralement des charognes, des rongeurs, des poissons, des insectes et des petits reptiles. Celles qui sont majoritairement herbivores consomment surtout des plantes semi-aquatiques, des algues et des fruits. Les tortues omnivores quant à elles consomment aussi bien les éléments faisant partie du régime des tortues carnivores que des éléments faisant partie du régime des tortues dites « herbivores ». Certaines tortues aquatiques sont chasseresses, comme par exemple la Tortue alligator ou la Matamata.

Les tortues marines utilisent pour leur alimentation les éléments de la mer. Cette alimentation peut donc être composée d’algues, de poissons, de méduses et d’autres aliments marins suivant les espèces et leur régime alimentaire (plutôt carnivore ou plutôt herbivore). On remarquera que la Tortue imbriquée est le seul reptile spongivore connu.

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Tortue Alligator

Posté par othoharmonie le 4 janvier 2014

 

290px-Alligator_snapping_turtleLa Tortue alligator, unique représentant du genre Macrochelys, est une espèce de tortue de la famille des Chelydridae.

Cette espèce est endémique des États-Unis. Elle se rencontre au Kansas, en Iowa, en Indiana, en Illinois, au Tennessee, au Kentucky, au Missouri, en Oklahoma, au Texas, en Arkansas, en Louisiane, au Mississippi, en Alabama, en Géorgie et Floride.

Cette espèce dispose d’une carapace foncée, brun-noire, souvent recouverte d’algues. Ses marginales sont très dentelées. Elle n’est pas capable de rentrer toute sa tête. Elle dispose d’un bec caractéristique muni d’un appendice sur la mâchoire du haut et sur la mâchoire du bas. C’est la seule tortue à disposer d’un leurre. Cet appendice mobile est formé au bout de la langue et sert à attirer les poissons.

Les mâles peuvent atteindre 100 kg pour une longueur queue comprise de 75 cm. La tortue alligator possède une très puissante mâchoire.

Publications originales

  • Harlan, 1835 : Medical and Physical Researches: or Original Memoirs in Medicine, Surgery, Physiology, Geology, Zoology, and Comparative Anatomy. L.R. Bailey, Philadelphia, p. 1-653.
  • Gray, 1856 : On some new species freshwater tortoises from North America, Ceylon and Australia. Annals and Magazine of Natural History, ser. 2, vol. 18, p. 263-268 (texte intégral).

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TORTUES MOLLES

Posté par othoharmonie le 4 janvier 2014

 

290px-Trionyx_triunguis_Zoo_Rostock_15-08-2008_083Trionyx triunguis est aisément reconnaissable à sa tête triangulaire et à sa carapace beaucoup moins bombée que les tortues terrestres.

Son habitat naturel est constitué de fleuves et rivières, pourvu que leurs eaux soient peu rapides, ainsi que des marais et des lacs.

Elle est carnivore et se nourrit principalement de poissons et de crustacés.

 

la Tortue-molle à épine, est une espèce de tortues de la famille des Trionychidae.

C’est est une espèce de tortue d’eau douce dont il existe de nombreuses sous-espèces difficiles à distinguer.

La carapace dorsale quasi circulaire de la tortue à carapace molle ressemble à une crêpe ; elle est recouverte d’une peau coriace plutôt que de dures plaques cornées, comme la plupart des carapaces de tortues. Chez les grosses femelles elle peut atteindre environ 43 cm de longueur.

Cette tortue se montre peu, devient féroce quand on la dérange et peut infliger des blessures graves avec sa mâchoire, coupante comme un rasoir.

Surtout aquatique, cet animal préfère les régions de sable et de boue, où il demeure dans l’eau peu profonde, ne laissant souvent sortir que ses narines. Il mange des écrevisses, des insectes aquatiques et des poissons.

 Description de cette image, également commentée ci-après

Les Trionychidae sont une famille de tortues cryptodires. Elle a été décrite par John Edward Gray en 1825.

Les tortues de cette famille ont une carapace molle couverte d’un cuir épais. La famille répertorie des espèces essentiellement carnivores. La famille des triasochelydés existe depuis le début du trias.

L’hyoplastron et hypoplastron sont distincts. Il n’y a pas de clapets fémoraux. La surface osseuse est creusée de cupules ou de vermiculures ou encore des sillons séparés par des bourrelets, disposés radiairement et concentriquement à partir et autour d’un centre ponctuel ou d’un axe.

Les neurales ont des cupules en « nid d’abeille », ou bien alignées, irrégulièrement, ou radiairement à partir du centre de la plaque.

La sous-famille Trionychinae est caractérisée par des bourrelets anastomosés isolant les cupules.

Certaines tortues peuvent absorber l’air par leur peau. Les trionychidés peuvent en absorber dans l’eau jusqu’à 70 % de leurs besoins en dioxygène.

 

Eastern Spiny Softshell Turtle.jpg

Ces tortues à carapace molle sont probablement les premières tortues à avoir repris une vie aquatique pour vivre dans les eaux boueuses ou sablonneuses peu profondes. Pour cela elles ont donc dû subir des transformations physiques et comportementales. Leur carapace s’est aplatie, arrondie, leur structure osseuse s’est réduite, les écailles ont disparu pour laisser place à du cuir. Leur carapace n’a pas d’os périphériques (excepté pour les Lissemys). Leurs pattes munies de trois doigts griffus caractéristiques à leur famille, se sont palmées, leur cou est devenu extensible et les narines se sont perchées au bout d’une espèce de petite trompe. De plus, n’étant plus protégées par une carapace dure comme les autres tortues, elles ont développé une grande agressivité.

Publications originales

  • Forskål, 1775 : Descriptiones Animalium: Avium, Amphibiorum, Piscium, Insectorum, Vermium; quae in Itinere Orientali Observavit. Post mortem auctoris edidit Carsten Niebuhr Hauniae [Copenhagen]: Mölleri, p. 1-164 (texte intégral).
  • Geoffroy Saint-Hilaire, 1809 : Memoire sur les tortues molles. Nouveau Bulletin du Société Philomatique de Paris, vol. 1, n. 22, pp. 363–367 (texte intégral).

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Cycle de vie de la Tortue

Posté par othoharmonie le 31 décembre 2013

290px-Western_swamp_tortoiseLes différentes espèces de tortues ont des modes de reproduction et un cycle de vie assez communs. Elles pondent des œufs et les enfouissent. Ces œufs, contrairement à ceux d’autres reptiles comme les crocodiliens ou les lézards, n’ont pas besoin d’être couvés. À leur éclosion, les jeunes sont seuls et sont autonomes.

Les tortues ont un mode de fécondation interne. Le mâle apporte les spermatozoïdes directement dans la zone génitale de la femelle. Toutes les espèces sans exception sont ovipares.

La vitesse de prolifération des tortues dépend des espèces. Avant les accouplements, il y a généralement des combats entre mâles. Les tortues pratiquent différentes parades nuptiales qui varient en fonction des espèces. Les tortues mâles utilisent leurs griffes et leur bec pour s’accrocher aux femelles et obtenir un meilleur accès au cloaque. La pression sur la carapace déforme le corps de la femelle, faisant ressortir davantage son cou d’un côté et le cloaque de l’autre.

Contrairement à d’autres reptiles, les tortues ont généralement un pénis et non un hémipénis. Les tortues marines s’accouplent dans l’eau. Les tortues terrestres mâles s’accouplent avec les femelles en grimpant sur leur dos. Les sons émis par les mâles lors de l’accouplement sont très inhabituels. Les femelles restent stoïques et continuent parfois à marcher ou même à manger.

La Ponte  : La plupart des tortues femelles creusent un trou pour enterrer leurs œufs. Elles utilisent leurs pattes arrières pour creuser, cependant il existe de rares exceptions (Pseudemydura umbrina par exemple). Quelques tortues gardent leurs nids comme les Tortues brunes de Birmanie ou les Cinosternes jaunes.

Les pontes collectives des tortues marines sont appelées arribada. Elles ont lieu sur les plages pendant les premiers et derniers quartiers du cycle lunaire, en période de mortes-eaux, et lorsque le ressac est faible. Les œufs sont généralement pondus sur terre. Il y a néanmoins certaines exceptions comme la Chelodina siebenrocki qui dépose ses œufs dans l’eau. Certaines espèces pondent plusieurs fois par saison et les tortues marines, notamment, peuvent pondre jusqu’à dix fois par an.

Certaines espèces pondent de nombreux œufs en même temps. D’autres, comme les Homopus ou les Pyxis, ne pondent qu’un œuf à la fois. Dans le cas des tortues pondant peu d’œufs, les embryons sont en général plus développés au moment de la ponte que ceux des tortues qui pondent beaucoup, ce qui maximise les chances d’éclosion des œufs.

Les œufs de tortue ont une couleur oscillant entre le blanc et le jaunâtre. Les œufs de tortue pondant beaucoup d’œufs sont en général plus ronds, alors que les œufs de tortue ne pondant que peu d’œufs sont en général plus ovales. Leurs coquilles peuvent être très souples ou très dures suivant les espèces. Elles sont poreuses, ce qui leur permet de capter l’oxygène de l’environnement et d’évacuer de l’eau.

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LES TORTUES DU QUÉBEC

Posté par othoharmonie le 31 décembre 2013

 

 

par Roxanne « Roxy » Lamoureux, NAUI 4772

Revue LA PLONGÉE, Volume IX, No. 9-10, Septembre / Octobre 1982

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Définition: « Scooter sous-marin propulsé au moyen de quatre pales, à carrosserie hydrodynamique, de couleur plus ou moins claire. »

Voilà un peu ce que Cousteau nous fait voir sur les tortues marines auxquelles les plongeurs s’accrochent pour une courte randonnée dans le monde sous-marin. Mais nos tortues québécoise ne nous permettent pas ce genre de cabrioles. D’abord elles sont plus petites (45 cm max.) et certaines sont aussi agressives! Plutôt que de « faire du pouce », observez ces êtres à respiration aérienne dans leur milieu liquide. Vous les verrez avancer lentement sur le fond, mais rarement nager. Elles sont souvent immobiles mais continuellement aux aguets.

La tortue a une tête qui ressemble à celle d’un serpent, munie de deux fortes mâchoires en forme de bec qui lui permettent de retenir énergiquement sa proie malgré l’absence de dents. Si vous l’observez attentivement, vous remarquerez que celle-ci a une tendance à avaler régulièrement. C’est de cette manière qu’elle réussit à s’oxygéner. L’air avalé est pompé dans les poumons spongieux par le mouvement des pattes et du cou, qui agissent comme des pistons. Même si ce mécanisme de respiration semble perfectionné, il ne suffit pas aux besoins d’air de la tortue et à ce système de pompage est combiné une paire de sacs richement vascularisés, localisés dans le rectum. Ces sacs sont remplis d’eau et vidés de temps en temps où une respiration importante se produit par simple osmose. (Réf.: Feuillet du naturaliste, #39 (1937) « Les tortues du Québec« ). Passionnant n’est-ce pas ?

Une des tortues la plus commune est la tortue peinte (Terrapène ou Chrysemis picta). Le Richelieu est un endroit propice à la rencontre de celle-ci. On peut aussi en voir fréquemment dans plusieurs lacs de la région de la Gatineau où un de mes amis (Pierre Gariépy) a eu la chance d’assister à une nuit de ponte de ces êtres à carapace brun olive. Au mois de juin, sept ou huit oeufs sont déposés dans un trou creusé par la femelle et rempli de terre et de débris aussitôt la ponte terminée. Les oeufs seront chauffés par le soleil et environ dix semaines plus tard, les petites tortues sortent de terre pour se diriger immédiatement vers l’eau. La carapace de l’adulte peut atteindre 15 cm, la tortue peinte aura alors environ 40 ans !

Une autre de nos tortues québécoises un peu moins commune cette fois, et de loin la plus laide, est la tortue serpentine (Chelydra serpentina) ou happante (Snapping Turtle). J’ai découvert un tout petit spécimen d’environ 3 cm de diamètre dans le fleuve St-Laurent à la hauteur de St-Lambert, et déjà à ce stage de son développement elle a une apparence un peu repoussante. Un long cou terminé par une tête énorme où percent deux yeux cernés et rusés lui donnent un aspect hideux. Sa carapace de couleur sombre souvent recouverte d’algues pour mieux se confondre avec le fond de vase peut atteindre 32 cm de long. Elle peut vivre jusqu’à cent ans et peser alors 30 kg. Enfin de longues griffes tranchantes terminent ses pattes écailleuses. En plus de posséder une mine redoutable, la tortue happante est une authentique carnivore, avec un goût marqué pour la charogne de toute sorte.

À l’automne, les tortues s’enfouissent profondément dans la vase des rivières et des marécages où elles s’engourdissent pour passer l’hiver et ne reprennent toute leur vitalité qu’au mois de mai. Les rituels de l’amour sont très peu développés et les petits sont abandonnés dès la ponte terminée. Comme je le mentionnais plus haut, l’incubation solaire dure environ dix semaines, mais l’éclosion peut être retardée jusqu’au printemps suivant si la température n’est pas clémente.

Il existe sept sortes de tortues au Québec et elles sont toutes fluviatiles i.e. qu’elles vivent dans les eaux douces ou sur leurs bords. Enfin un dernier point, si vous trouvez une tortue, s’il vous plaît ne la ramenez pas chez vous pour la garder dans un aquarium, elle ne vivrait pas longtemps, contentez-vous de l’observer dans son milieu naturel et vous en bénéficierez d’avantage.

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Tortue et sexualité

Posté par othoharmonie le 31 décembre 2013

220px-Turtles_matingLa détermination du sexe correspond à l’évènement au cours du développement embryonnaire qui va faire d’une tortue un mâle ou une femelle.

Le sexe peut être déterminé par la combinaison chromosomique des gamètes. Néanmoins, chez la plupart espèces, il existe un mécanisme supplémentaire ou remplaçant celui-ci. On sait depuis la fin des années 1960 que, à une période critique de l’incubation, la température influe sur la détermination du sexe des embryons de certaines espèces de reptiles, dont les tortues. Des températures basses favorisent la naissance de mâles, alors que des températures élevées favorisent les femelles.

Quelques semaines ou quelques mois après l’enfouissement (suivant l’espèce), les jeunes tortues sortent des œufs. Elles se libèrent rapidement en utilisant un diamant. Les espèces marines cherchent ensuite instinctivement à rejoindre la mer.

Les jeunes tortues ont une apparence différente de celle de leurs parents. Leur carapace est en général plus plate. Les dessins sur celle-ci et sur leur peau sont très différents. Ils consomment plus de viande que les adultes, ce qui leur permet d’avoir l’apport en protéines supérieur nécessaire à leur croissance. Lors de leurs explorations, ils se retournent parfois sur le dos, mais doivent normalement pouvoir se redresser.

Une fois que la tortue est devenue adulte, elle continue à se développer tout au long de sa vie. La forme de leur carapace évolue. Pour certaines tortues, celle-ci devient plus bosselée. L’éclat de la couleur des carapaces des tortues les plus vieilles diminue et celles-ci sont généralement abîmées par des marques dues aux attaques des prédateurs.

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L’homme, Menace de la Tortue

Posté par othoharmonie le 31 décembre 2013

220px-RothschildTortoiseSelon l’UICN, en 2004, 42 % des espèces de tortues sur les 305 espèces étudiées étaient menacées d’extinction.

L’homme est l’un des acteurs majeurs des menaces pesant sur les tortues. La collecte des tortues dans leur milieu naturel est la plus ancienne des menaces qu’il fait peser sur ces animaux. Ces collectes, facilitées par la lenteur de l’animal et par son absence d’agressivité, du moins pour la plupart des espèces, ont plusieurs fins. Tout d’abord, les tortues sont une importante source d’alimentation pour diverses populations dans le monde. La tortue est également souvent employée en médecine traditionnelle ou pour le développement de cosmétiques. Le développement de la terrariophilie est aussi une cause de collecte de tortues pour en faire des animaux domestiques. La consommation des œufs par les populations côtières a également un effet dévastateur sur les populations de tortues, surtout si elle se perpétue dans le temps. L’effet se trouve un peu différé, car on n’observe le déclin qu’au moment où la génération suivante doit commencer à se reproduire.

La pollution générale de l’environnement marin, y compris par les sacs en polyéthylène, les déchets en mer ou encore les filets et restes de filets dérivants, semble être l’une des causes principales de disparition d’espèces de tortues en mer. Sur terre, outre les pesticides (insecticides en particulier) utilisés par l’agriculture intensive et la mécanisation lourde, le « roadkill » (tortues écrasées sur les routes) est également une source croissante de mortalité de tortues. L’homme est également le principal destructeur d’habitats naturels des tortues, ce qui cause la disparition de celles-ci dans les régions concernées.

Par ailleurs, les tortues sont les proies d’une prédation naturelle. Les mammifères fouisseurs, d’autres reptiles ou les crabes se nourrissent d’œufs de tortue ou attaquent les jeunes. Ces jeunes tortues peuvent également être menacées par les oiseaux et les poissons. Une fois adultes, les tortues sont protégées par leur carapace et la prédation est beaucoup plus faible. Seuls quelques reptiles parviennent à la briser, comme, par exemple, le Crocodile de Cuba.

Les tortues sont également menacées par les parasites, comme les vers ou les tiques, ou par des éléments encore plus petits, comme les bactéries ou les champignons. Les évènements naturels tels que les incendies peuvent également contribuer à la destruction des habitats.

De nombreuses espèces de tortues sont protégées, ce qui implique que la possession, l’achat ou la vente des tortues sont souvent réglementés.

Les espèces dont le commerce est interdit sont spécifiées dans la convention CITES (ou « convention de Washington »). Enfreindre cette réglementation ou tuer des tortues appartenant à des espèces protégées expose le responsable à de lourdes sanctions (financières ou sous forme de peines de prison).

Divers programmes de protection, de gestion, d’élevage conservatoire, de surveillance et protection de quelques plages et sites de ponte ou de réintroduction sont en cours. Ces programmes s’appuient sur la constitution de réserves naturelles, la L'homme, Menace de la Tortue dans TORTUE 220px-Turtle_entangled_in_marine_debris_%28ghost_net%29restauration et protection de réseaux écologiques (réseau écologique paneuropéen en Europe et trame verte et trame bleue en France) avec des corridors écologiques et écoducs réservés, ainsi parfois que des zones tampon (buffer zones) autour des zones protégées ou de nidification.

Le terme français « tortue » aurait pour origine le Tartare, région des Enfers, dans la mythologie greco-romaine, comme en témoigne l’italien tartarughe. Cette racine se retrouve dans toutes les langues latines. Le mot latin pour « tortue » est testudo (au nominatif pluriel, testudines). Le mot francisé « testudinés », issu de la dénomination utilisée par Merrem, Fitzinger et Gray, est également utilisé pour parler des tortues.

En grec ancien Chelys désigne à la fois les tortues et une sorte de luth, on retrouve ce mot dans le nom scientifique de plusieurs espèces.

Le terme anglais le plus générique pour désigner ces espèces est turtle, il pourrait dériver du français et aurait été déformé par les marins l’ayant entendu, alors que les termes des langues germaniques sont en général formés à partir de deux termes désignant « bouclier » et « anoure » (grenouilles ou crapaud) comme Schildpadden en néerlandais ou Skilpadder en norvégien.

Les noms des différentes espèces de tortues sont très variés et peuvent s’inspirer de plusieurs éléments : une particularité physique, une forme qui les fait ressembler à autre chose, et ainsi de suite.

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La tortue et l’Homme

Posté par othoharmonie le 30 décembre 2013

 

220px-Sea_turtle_entangled_in_a_ghost_netLa chair de tortue est considérée comme un mets délicat dans de nombreuses cultures. La soupe de tortue a longtemps été un plat noble dans la gastronomie anglo-américaine et l’est toujours dans certaines régions d’Extrême-Orient. Les plats à base de gophère étaient également populaires dans certaines populations de Floride. La tortue est également un aliment traditionnel sur l’île de Grand Cayman où des élevages de tortues marines pour la consommation se sont développés.

 

La tortue est également utilisée en médecine traditionnelle. C’est notamment le cas de l’Émyde mutique au Cambodge, aujourd’hui quasiment disparue, qui était utilisée pour les soins post-nataux. La carapace de la Tortue d’Hermann est utilisée dans la médecine traditionnelle en Serbie. La médecine chinoise traditionnelle utilise beaucoup les plastrons de tortues dans différentes préparations. L’une des plus connues est la gelée de tortue, la guilinggao. La seule île de Taïwan importe des centaines de tonnes de plastrons tous les ans.

La graisse des tortues est également utilisée aux Caraïbes et au Mexique comme ingrédient pour la fabrication de cosmétiques.

La carapace et les écailles de tortue peuvent également servir de matériaux pour l’artisanat ou l’art, notamment pour la fabrication de bijoux.

ARRETEZ LE MASSACRE SVP !!

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