Tortue de Kemp

Posté par othoharmonie le 24 janvier 2014

 

290px-Padre_Island_National_Seashore_-_Kemps_Ridley_Sea_TurtleLepidochelys kempii est une espèce de tortue de la famille des Cheloniidae. En français elle est appelée Tortue de Kemp, Ridley de Kemp ou Tortue bâtarde.

L’espèce est fortement menacée de disparition.

On rencontre cette tortue dans l’Océan Atlantique de la Nouvelle-Écosse au Mexique et jusqu’en Europe, et bien sûr, sur le site principal de nidification à Rancho Nuevo dans la municipalité d’Aldama au Tamaulipas mais parfois aussi sur Padre Island au Texas . L’autre espèce du genre Lepidochelys vit dans l’Océan indien.

On estimait en 1947 à 47 000 le nombre de femelles reproductrices qui venaient pondre. Ce chiffre a plongé à quelques centaines dans les années 1970 puis, grâce aux efforts de protection, a remonté aux alentours de 1 000 femelles.

Cette tortue s’appelle tortue de Kemp en l’honneur de Richard M. Kemp, le citoyen de Key West en Floride qui a fait parvenir un spécimen à Samuel Garman de Harvard pour qu’il l’identifie.

Les deux espèces de Lepidochelys partagent le nom de « tortue bâtarde ».

Les principaux groupes évolutifs relatifs sont décrites ci-dessous par philogénie selon Hirayama, 1997, 1998, Lapparent de Broin, 2000, and Parham, 2005 

Comme toutes les tortues marines, elle est principalement menacée par les activités humaines et la chasse qu’elle subit. La pêche au chalut étant particulièrement mortelle. Malgré la protection aussi bien sur les plages que la limitation des captures accidentelles par les chalutiers grâce au dispositif d’exclusion des tortues, la population n’augmente que très lentement. On pense que cela est également dû à la pollution du Golfe du Mexique autour de l’embouchure du Mississippi et de l’Alabama qui limite le développement des juvéniles.

Elle est protégée au Mexique depuis les années 1960 et signalée par l’UICN comme en danger depuis décembre 1970. Elle est inscrite sur la liste rouge comme espèce en danger critique d’extinction.

Au Guatemala où il n’est pas interdit d’en récolter les œufs durant la période de ponte, l’association Arcas mène aussi sur le terrain un projet de protection de l’espèce grâce à l’action d’écovolontaires.

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La tortue dans l’écriture chinoise

Posté par othoharmonie le 24 janvier 2014

 

téléchargement (2)La tradition chinoise associe aux origines de l’écriture les noms des Trois Augustes, Sanhuang. Le premier des empereurs mythiques, Fuxi, dont le  » règne  » correspond à l’âge pastoral (Néolithique antérieur), enseigna aux hommes la chasse, la pêche et l’élevage. Il institua le mariage et inventa les Huit Trigrammes : Bagua, d’après le Diagramme du Fleuve, Hetu, que lui porta le Cheval-Dragon sorti du fleuve Jaune, ou, selon d’autres sources, en s’inspirant de l’Écrit de la rivière Luo, Luoshu, inscrit sur le dos de la Tortue… Ce ne sont pas là des caractères d’écriture, mais des symboles graphiques obtenus par la combinaison de trois lignes horizontales, pleines ou brisées en leur milieu, selon qu’elles représentent le principe masculin (yang) ou féminin (yin) régissant l’univers. Redoublés, les trigrammes génèrent les soixante-quatre hexagrammes du traité de divination qu’est le Classique des mutations, Yijing, capables de représenter la totalité des objets et des phénomènes du Ciel, de la Terre et de l’Homme. 

 Fuxi, ou Fu Hsi, selon la mythologie chinoise, est le frère et l’époux de Nugua. Tandis que cette dernière gouverne la terre, Fuxi dirige le ciel. Dans leurs représentations, tous deux sont dotés d’une queue de dragon.

 Une légende raconte qu’un homme labourait ses champs lorsqu’il entendit le grondement du tonnerre. Il. ordonna à son fils et à sa fille de rentrer dans la maison, accrocha une cage en fer sous son avant-toit et attendit la foudre armé d’une fourche en fer. Soudain, un coup de tonnerre retentit accompagné d’un éclair, et le monstrueux dieu du tonnerre Leigong apparut, brandissant une hache. L’homme chargea alors Leigong avec sa fourche, le poussa dans la cage et verrouilla la porte. La pluie et le  vent cessèrent aussitôt.

Le lendemain matin, l’homme décida de se rendre au marché voisin dans le but d’acheter des épices pour faire mariner le dieu. Avant de partir, il interdit à ses enfants de donner quoi que ce fût à manger ou à boire à Leigong. Dès que l’homme fut parti, Leigong se mit à supplier les enfants de lui donner ne serait-ce qu’une goutte d’eau. Bien qu’obéissants, les enfants cédèrent. A peine l’eau avait-elle touché les lèvres de Leigong qu’il recouvrit sa force et fit exploser la cage. Avant de partir, il remercia les enfants et leur donna une de ses dents, qu’il leur conseilla de planter. Les enfants mirent la dent en terre, et elle donna naissance à une plante portant une courge.

  La pluie se mit alors à tomber, et lorsque l’homme revint du marché, la terre était recouverte d’eau. L’homme installa ses enfants en sécurité à l’intérieur de la courge, puis il construisit un bateau et monta jusqu’au ciel sur les flots déchaînés.

Là, il frappa à la porte et supplia le seigneur du paradis de mettre fin à l’inondation. Ce dernier ordonna alors au dieu de l’eau d’arrêter le déluge. Le dieu de l’eau obéit avec une diligence telle que les eaux diminuèrent instantanément, et le bateau s’écrasa sur terre, entraînant l’homme dans la mort.

Les enfants survécurent car la courge avait amorti leur chute.

Les enfants se révélèrent être les survivants de l’inondation. Ils devinrent connus sous le nom de Fuxi. Lorsqu’ils furent adultes, le jeune homme suggéra à la jeune femme de faire des enfants. Celle-ci était réticente: ils étaient frère et sœur.   

Elle finit par accepter à condition que son frère l’attrapât. Fuxi se lança à la poursuite de sa sœur, et ainsi furent inventés les rites du mariage. La jeune femme prit alors le nom de Nugua.

Selon une autre version de la légende, les deux jeunes gens voulaient se marier et avoir des enfants, mais ils savaient qu’ils devaient obtenir la permission des dieux. Ils escaladèrent alors une montagne sacrée, et chacun édifia un feu de joie au sommet. Les fumées des deux feux se mêlèrent, signe que Nugua et Fuxi interprétèrent comme la permission de se marier. Au bout d’un certain temps, Nugua mit au monde une boule de chair. Fuxi découpa la boule en de nombreux morceaux avec une hache, et transporta les fragments jusqu’au ciel en grimpant sur une échelle. Une bourrasque éparpilla les morceaux de chair à travers le monde. Lorsqu’ils touchèrent le sol, ils devinrent des êtres humains. C’est ainsi que la terre fut repeuplée.                                                                                                                          

  Les plus belles illustrations de Fuxi et Nüwa proviennent de tombes de la région de Tourfan, à l’ouest de la Chine. Elles sont datées du quatrième au huitième siècle de l’ère chrétienne, époque où cette région était tokharienne. Ces deux divinités ont des queues de serpent. Fuxi tient une équerre, symbole du ciel carré et masculin, et Nüwa tient un compas, symbole de la terre ronde et féminine. Chez les anciens Indo-européens, le ciel était carré et la terre était ronde, alors que pour les Chinois, le ciel rond était posé sur la terre carrée. En outre, Fuxi et Nüwa sont accompagnés par deux soleils. Dans des tombes des Hittites datant d’il y a environ 4000 ans, on trouve des représentations similaires de deux jumeaux, garçon et fille, accompagnés par deux soleils. Ces jumeaux seraient ce que les textes hittites appellent le dieu Soleil du Ciel et la déesse Soleil de la Terre.

Pour connaître la suite, retrouver le site d’origine ici … http://jjpvoyages.fr/chine003.htm

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La petite Tortue

Posté par othoharmonie le 21 janvier 2014

LEGENDES Amérindiennes

 

220px-Chersina_angulata_Angulate_Tortoise_Cape_Town_4 Suite à la création de la Grande Île sur le dos de la Grande Tortue, les animaux, réunis en conseil, décidèrent qu’il fallait plus de lumière.

 Ils chargèrent alors la Petite Tortue de trouver une solution à ce problème de ténèbres.

 Ingénieuse, la Petite Tortue saisit de grands éclairs et elle fabriqua un grand feu qu’elle fixa dans le ciel. Ainsi fut créé le Soleil.

 Rapidement, le conseil se rendit compte que toutes les parties de la Grande Île n’étaient pas bien éclairées. Après intense réflexion, le conseil décida de donner un mouvement au Soleil.

 La Tortue des marais fut chargée de creuser un trou de part en part de la Grande Île de façon à ce que le Soleil puisse faire une rotation complète autour de la Grande Île, donnant ainsi une alternance de lumière et de noirceur. Ainsi furent créés le jour et la nuit.

 Dans le but d’éviter une noirceur totale, lors de la rotation du Soleil, la Petite Tortue fut mandatée de trouver un substitut au Soleil afin d’éclairer la nuit.

 Elle créa donc la Lune qui devint la douce compagne du Soleil. Le Soleil et la Lune eurent de nombreux enfants, les Étoiles, qui sont dotés de vie et d’esprit comme leurs parents. 

En souvenir de sa participation à la création des astres, la Petite Tortue fut nommée gardienne du ciel.

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Les tortues d’eau douce

Posté par othoharmonie le 21 janvier 2014

 

250px-Tortue_floride_franceLes tortues aquatiques sont des tortues qui passent leur vie dans ou à proximité immédiate de l’eau douce. Elles possèdent une carapace généralement beaucoup moins bombée que les tortues terrestres et des pattes plus ou moins palmées. Leurs pattes sont des palettes natatoires, contrairement aux tortues terrestres qui ont des pattes massives munies de griffes. Elles sont carnivores alors que les tortues terrestres sont herbivores.

On parle aussi de tortue dulçaquicole (d’eau douce) ou palustre pour la distinguer de la tortue marine (chélonioidé) vivant en pleine mer et contrairement à celle-ci elles ne constituent pas du tout un groupe monophylétique.

Il n’existe qu’une seule tortue non chélonioidé et qui vit naturellement aussi dans l’eau de mer : Chelodina siebenrocki vit dans l’eau douce et s’aventure dans les mangroves.

Il existe une multitude d’espèces de tortues d’eau, mais toutes ne sont pas adaptées à l’élevage en aquaterrariums.

Votre décision doit se baser sur plusieurs critères :

La taille de l’animal adulte. Certaines tortues peuvent en effet atteindre 30 cm.
C’est l’une des principales raisons pour lesquelles leurs propriétaires s’en séparent en les confiant à un refuge animalier ou, pire, en les relâchant dans un étang ou un lac – une pratique interdite en raison de son impact potentiel sur l’écosystème local.

La durée de vie de la tortue. Sachez que les tortues d’eau vivent parfois jusqu’à 50 ans ! La législation en matière d’espèces protégées. Certaines espèces sont menacées d’extinction. Pour votre achat, privilégiez les magasins spécialisés, qui sont à même de vous fournir tous les conseils utiles sur les lois nationales et internationales relatives à la protection des espèces et de la nature. Vous serez ainsi assurés d’acquérir un animal en parfaite santé et de respecter les réglementations en vigueur.

Quelle que soit l’espèce choisie, vos tortues vous entraîneront dans un monde fascinant.

 

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La Tortue à nez de cochon

Posté par othoharmonie le 21 janvier 2014

 

238px-Pig-Nosed_Turtle_Carettochelys_insculpta_Underside_2000pxCette espèce se rencontre en Nouvelle-Guinée et dans le Territoire du Nord en Australie.

La tortue à nez de cochon est une espèce unique en son genre pour une tortue d’eau douce. Elle mesure environ 55 cm de long pour un poids de 22 5 kg pour les plus grandes. Leur carapace est uniformément grise sur le dos avec une texture rappelant le cuir tandis que le plastron est couleur crème. Les pattes sont transformées en nageoires comme chez les tortues de mer. Le nez ressemble au groin du cochon d’où son nom. Le mâle se distingue de la femelle par sa queue beaucoup plus longue.

Alimentation de ma Tortue :

C’est un animal omnivore consommant une grande variété de plantes et d’animaux mais son alimentation préférée semble être les feuilles et les fruits d’un figuier australien.

Ce sont des tortues uniquement aquatiques et seules les femelles sortent de l’eau pour pondre dans le sable.

C’est la seule tortue dont les œufs n’éclosent que dans l’eau. Elle les pond très haut sur les berges, ainsi ils éclosent lors des grandes crues, le meilleur moment pour les petits.

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La Tortue boîte

Posté par othoharmonie le 21 janvier 2014

 

250px-Indo-Chinese.box.turtle.arpL’expression de tortue boîte désigne plusieurs espèces existantes de tortues. Ce nom peut se référer aux tortues du genre Cuora ou Pyxidea qui sont d’origines asiatiques ou du genre Terrapene originaire d’Amérique du Nord. Bien que proches par la forme de leur carapace, ces trois genres ne font pas partie d’une même famille car celles-ci vivent dans des habitats différents, ont une alimentation différente et ont une apparence différente. Les tortues boîtes sont devenues populaires dans le domaine des animaux de compagnie. Leurs besoins pour survivre en captivité sont pourtant complexes et leurs captures ont des effets néfastes sur les populations sauvages. Les tortues vivent couramment jusque 20 ans et certaines peuvent parfois atteindre un âge allant de 40 à 50 ans.

Les tortues nord américaines sont omnivores. Elles se nourrissent de fruits, d’insectes, de vers, de racines, de fleurs, de poissons, de grenouilles, d’œufs,… Les jeunes tortues sont surtout carnivores avant de devenir au fil des années herbivores mais elles ne se nourrissent pas de feuilles vertes.

Une récente étude du Davidson College a révélé que les tortues boîtes pouvaient produire des sons de 75 dB. Ce son peut effrayer les prédateurs. Les tortues nord américaines Terrapene carolina peuvent se combattre lors des périodes de reproduction. En général, elles essaient de retourner leur adversaire pour que celui-ci reste coincé sur sa carapace.

La destruction des habitats des tortues est le plus grand danger pour ces tortues. La destruction des forêts pour l’agriculture a réduit les populations de tortues. Leurs territoires sont découpés par de dangereuses routes.

Un autre problème est la capture des tortues pour le commerce d’animaux de compagnies. Des études ont démontré que des milliers de tortues étaient enlevées chaque année de leurs habitats dans différents états américains (Texas, Louisiane). Une bonne partie de celles-ci meurent avant même d’atteindre les magasins à cause de mauvaises conditions de transport (hydratation, nutrition…). Des lois ont rendus cette pratique illégale dans plusieurs états américains.

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La carapace de la tortue

Posté par othoharmonie le 18 janvier 2014

 

tortue-prehistorique-4La caractéristique des tortues est d’avoir une carapace. Elles héritent ce trait des chéloniens. Pour la plupart d’entre elles, leur carapace est formée d’os, de cartilage et d’écailles elles-mêmes constituées de kératine. Les Trionychidae ont quant à elles une carapace molle, car elles ne synthétisent pas de kératine. La Tortue luth possède elle un cuir épais à la place des écailles. Il en est de même pour Apalone spinifera et la Tortue à nez de cochon.

Malacochersus tornieri est une tortue dont la carapace, à peine ossifiée, est flexible. Vivant sur des pentes rocheuses, elle peut ainsi se glisser dans des anfractuosités. Elle se gonfle d’air et les bords de sa dossière épousent les reliefs de sa cachette.

Les tortues peuvent subir des dommages étonnamment graves à leur carapace.
Des fissures profondes ou des pertes d’os peuvent guérir.

La carapace est formée de deux parties : La partie dossière et la partie ventrale ou plastron. Le pont osseux relie les deux parties. Les plaques osseuses qui la composent sont appelées ostéodermes et sont formées par les côtes, de la ceinture pelvienne et scapulaire, du rachis qui assurent la rigidité et la solidité de la carapace. La colonne vertébrale adhère à la carapace. La partie intérieure de la carapace est formée d’une soixantaine d’os parcourus par des nerfs et des vaisseaux sanguins, c’est un organe vivant. Les écailles kératinisées (quand elles sont présentes) constituent une couche fine superficielle et recouvrent en quinconce les plaques dermiques, ce qui assure une plus grande rigidité. Les carapaces des espèces aquatiques sont plus plates que celle des représentants terrestres et peuvent ne pas posséder d’écailles mais être recouvertes d’un cuir épais. De plus, pour être plus légères et plus agiles dans l’eau, les carapaces de ces tortues sont équipées de fontanelles. Elles sont également plus plates pour être plus hydrodynamiques. Pour d’autres espèces encore, la carapace est peu ossifiée et donc molle.

Certaines tortues, notamment les tortues boîtes, possèdent un plastron articulé en avant pour protéger la tête et les membres antérieurs, chez d’autres espèces comme les Kinixys, c’est la dossière qui est articulée pour protéger les membres postérieurs. D’autres espèces (Kinosternon) possèdent une articulation supplémentaire pour protéger complètement les membres postérieurs. Dans le cas où la carapace est fermée, il est très difficile d’y insérer une lame de couteau.

Chez de nombreuses espèces, le fait que le plastron présente une forme concave ou convexe permet de déterminer le sexe de l’individu. En effet, pour des raisons d’accouplement, le plastron des mâles doit être concave pour épouser la forme convexe de la dossière de la femelle.

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La Tortue Caouane

Posté par othoharmonie le 18 janvier 2014

 

290px-Caretta_caretta_060417w2Caretta caretta est une espèce de tortues de la famille des Cheloniidae. En français elle est appelée Caouanne, Tortue caouanne, Tortue carette ou Caret.

C’est une espèce de tortues marines en forte voie de régression, qui fait localement l’objet d’un plan de restauration.

Cette espèce, peu pélagique, fréquente habituellement les eaux tempérées et parfois les eaux tropicales et subtropicales. C’est la seule tortue nidifiant hors des tropiques. Regroupées par plusieurs centaines d’individus, elles sont capables de parcourir des distances considérables depuis leur site de vie pour rejoindre les lieux de ponte. En Méditerranée, où l’on observe cinq des sept espèces de tortues marines, la tortue caouanne est l’espèce la plus commune[2]. Elle est également la tortue la plus commune dans l’ouest atlantique.

Plusieurs lieux de ponte sont connus dans le monde et y compris en Méditerranée orientale par exemple en Turquie, Israël, à Chypre, dans les îles Ioniennes, en Tunisie, Libye et même encore en Sicile. En Atlantique de l’Ouest, elles vont pondre du Mexique jusqu’en Virginie.

La caouanne, carnivore, se nourrit de nombreux crustacés et mollusques; elle peut peser jusqu’à 160 kg mais le poids moyen d’un adulte est de 105 kg. Elle peut mesurer 1,25 m mais en moyenne les adultes mesurent 1,10 m. Dédiés à la nage en haute mer, les membres de cette grande tortue marine servent à la fois de propulseurs (pattes antérieures) et de gouvernail (pattes postérieures).

Sa carapace est en forme de cœur, aplatie, sa largeur est d’environ 76 % de sa longueur. Sa tête est assez longue (environ 28 % de la longueur de la carapace) et très large. On distingue deux paires d’écailles préfrontales sur la tête et un bec corné puissant. La carapace se reconnait pour avoir cinq paires de plaques latérales, une paire antérieure contiguë à la plaque précentrale et trois paires de plaques inframarginales sur le plastron. Comme la tortue imbriquée, elle possède deux griffes à chaque nageoire.

La dossière est brun rougeâtre avec des taches claires, son plastron est jaune pâle avec des taches orange diffuses. Le nouveau né est noir, comme les autres tortues marines mais ses pattes sont claires.

Comme pour les autres tortues marines, les femelles ne viennent pondre que toutes les deux ou trois saisons. L’âge de la maturité sexuelle est estimé à plus de 10 ans. La plupart des caouannes qui atteignent l’âge adulte vivent plus de 30 ans voire plus de 50 ans.

Son régime alimentaire est à prédominance carnivore et s’alimente de méduses, crustacés, de coquillages, de poissons, de mollusques et de physalies.

Dans la méditerranée la ponte se situe d’avril à septembre sur les plages de sable fin. Les femelles accostent pour pondre de 4 à 7 fois par saison et déposent de 64 à 198 œufs à chaque fois. L’incubation dure de 45 à 65 jours. Les adultes se regroupent près des sites de nidification pour s’accoupler avant la ponte.

Quand elles quittent leur nid terrestre à la naissance, les tortues marines combinent la perception de différents signaux pour s’orienter. Elles sont sensibles à la lumière. Près des côtes, où l’eau est peu profonde, cette tortue se sert probablement aussi de l’orientation des vagues. À distance, durant sa migration et dans l’obscurité des profondeurs marines, elle maintient le cap en se servant du champ magnétique terrestre. Ces tortues sont ainsi sensible à la latitude en fonction du champ magnétique terrestre et de son inclinaison. Ainsi de très jeunes tortues caouanne placées, peu après leur éclosion, en bassin reproduisant des conditions de champ magnétique d’autres régions (Porto Rico et Cap-vert, situés sur leur route migratoire habituelle à la même latitude (20 ° N), mais à des longitudes différentes) se sont rapidement orientées dans la direction qu’elle prendraient dans cet environnement (respectivement vers le NE et vers le SE).

L’origine du mot « Caret » est mal connu, mais il date du XVIe siècle et pourrait être un emprunt aux langues des caraïbes via l’espagnol. En Nouvelle-Calédonie, elle est appelée « Grosse tête ». Le terme scientifique caretta étant une latinisation du terme utilisé par les francophones « Caret ».

En kali’na, langue des amérindiens vivant près des grands sites de pontes en Guyane française et au Suriname, le nom de la tortue  luth est Kawana. Ce nom pourrait avoir été emprunté en français pour désigner la caouanne.

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La Tortue caouanne et l’homme

Posté par othoharmonie le 18 janvier 2014

 

290px-Lepidochelys_olivaceaEn France, elle avait déjà disparu en tant qu’espèce reproductrice depuis le début du siècle. En mer, elle est capturée accidentellement par les filets de pêche. Elle est victime de la pollution par ingestion de sacs plastiques qu’elle confond avec des méduses. L’avenir de cette espèce en Méditerranée dépend principalement de la protection des lieux de ponte subsistant dans la zone orientale. Elle est essentiellement victime du tourisme et de la pêche industrielle.

Pour empêcher les captures accidentelles par les chalutiers, les américains ont mis en place un dispositif d’exclusion des tortues qui permet de les limiter. En méditerranée, des mesures limitant les captures accidentelles de ces tortues devront être édictées.

Elle est protégée en France par l’arrêté du 17 juillet 1991. Les femelles nidifiantes sont protégées à Chypre et les aires de ponte sont protégées de l’île Zakynthos et au parc national de Kouf en Libye.

Elle est en France concernée par un plan de restauration des tortues marines des Antilles françaises (plan local et régional qui concerne aussi d’autres tortues Marines des Antilles Françaises (tortue imbriquée, tortue verte, tortue luth, tortue olivâtre). Ce plan est subdivisé en :

  • un Plan de Restauration des Tortues Marines de Guadeloupe,
  • un Plan de Restauration des Tortues Marines de Martinique,
  • un projet de programme de coopération internationale à développer à échelle géographique plus large, voire planétaire afin de mieux prendre en compte les métapopulations et la diversité génétique des espèces. Une campagne de protection internationale a également été lancée par June Haimoff pour la protection des tortues.

Caretta caretta a fait l’objet d’une série de six timbres émis par la République du Cap-Vert en 2002

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La Tortue verte

Posté par othoharmonie le 18 janvier 2014

 

220px-Chelonia_mydas_albino_p1440273Unique représentant du genre Chelonia, est une espèce de tortues de la famille des Cheloniidae. En français elle est appelée Tortue verte ou Tortue franche.

La Tortue verte est une tortue marine présente dans les eaux tropicales de tous les océans, mais plus ou moins rare selon les régions. Elle préfère les eaux peu profondes et riches en zostères sans pour autant s’y circonscrire. Les adultes parcourent de très longues distances entre les herbiers et la zone de nidification. Contrairement aux autres tortues marines, on a observé des tortues vertes sur les plages à prendre le Soleil comme d’autres reptiles marins.

Cette tortue marine est la plus grande des Cheloniidae. La carapace mesure en moyenne 110 cm et l’animal pèse entre 80 et 130 kg. Certains spécimens peuvent atteindre un poids de 300 kg pour une longueur de carapace de 1,5 m. Sa carapace ovale est aplatie pour une meilleure hydrodynamique, sa largeur est d’environ 88 % de sa longueur. Sa tête est petite et représente environ 20 % de la longueur de la carapace. Elle ne dispose que d’une seule paire d’écailles préfrontales. Le bord de sa mâchoire inférieure est grossièrement dentelé tandis que la supérieure est munie de fortes crêtes sur la face interne.

Sa dossière dispose de quatre plaques latérales, la paire antérieure est non contiguë à la plaque précentrale. Le plastron est constitué de quatre paires de plaques inframarginales. Contrairement aux Eretmochelys et au Caretta, il n’y a qu’une seule griffe sur chaque nageoire. Celle-ci est très développée chez les mâles.

La dossière est brun olive, les plaques brillantes avec des taches radiaires jaunes, vertes et noires, le plastron est jaune pâle, crème ou blanchâtre.

C’est la plus rapide des tortues marines : elle peut atteindre une vitesse de près de 35 km/h.

La maturité sexuelle peut être atteinte entre 8 et 15 ans.

Jusqu’au stade juvénile, sûrement pour s’assurer une croissance la plus rapide possible, cette tortue est essentiellement carnivore, elle consomme des petits invertébrés et des œufs de poissons. Puis elle se nourrit presque exclusivement d’algues des herbiers marins. Ce régime alimentaire est supposé donner une couleur verdâtre à sa chair. Leur régime alimentaire herbivore distingue les individus de cette espèce, en danger d’extinction, des autres tortues marines. Elles peuvent aussi manger quelques mollusques et des éponges.

Quand elle a atteint sa maturité sexuelle, la femelle vient pondre tous les 3 à 6 ans sur la plage où elle est née (ou du secteur). Elle s’accouple près des plages et les femelles vont y pondre jusqu’à six fois, ce qui lui prendra environ un mois et demi. Elle commence par s’assurer de la sécurité de la plage depuis le bord de l’eau. Elle ne devra pas être bordée de végétation, ni trop large, ni trop étroite.

La Tortue verte dans TORTUE 220px-Green_Sea_Turtle_grazing_seagrassUne fois arrivée assez haut sur la plage, elle va creuser sa cavité corporelle, un trou d’une fois à une fois et demie son épaisseur. Cela prend environ vingt minutes. Puis elle creuse son puits de ponte avec ses pattes arrières. Ce trou est peu large et est profond d’environ 70 cm. Encore 20 vingt à peu près.

Enfin, elle pond une centaine d’œufs (de 20 à 250), mous, de la taille d’une balle de golf soit de 5 à 6 kg. Elle rebouche son trou après environ vingt minutes de ponte. Puis elle avance sur à peu près trois mètres dans n’importe quelle direction en jetant du sable derrière elle si bien qu’il est impossible de savoir où elle a pondu. Les trous restants sur la plage ne sont qu’un leurre. Elle retourne à la mer environ une heure et demi après avoir pondu. La durée d’incubation est de 45 à 70 jours suivant la température.

Une tortue verte adulte peut nager 1 000 km entre sa zone de ponte et celle où elle se nourrit.

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Ce qui menace la tortue Verte

Posté par othoharmonie le 16 janvier 2014

 

220px-Three_Kona_sea_turtlesLa prédation animale agit surtout lors de l’éclosion des œufs car l’espèce est menacée par les crabes, oiseaux et mammifères s’aventurant sur les plages. Mais, les œufs sont aussi directement menacés par les insectes. Une fois arrivées à l’eau, les jeunes tortues vertes ne sont pas encore en sécurité, elles deviennent les proies des céphalopodes (poulpes, calamars) et gros poissons.

Une fois le stade juvénile benthique atteint, ses prédateurs deviennent les requins et les crocodiles marins au large de l’Australie mais surtout les hommes qui la pêchent, quelquefois par inadvertance mais surtout pour sa chair. La pollution est une menace certaine et la multiplication des maladies tel que la fibropapillomatose semble le témoigner. Enfin la prédation sur les œufs reste très importante malgré certaines précautions prises par les autorités locales.

Leur nom de « tortue verte » leur vient de la couleur de leur graisse, légèrement verdâtre, du fait des algues qu’elles consomment. Chelonia, Chélonê, vient du grec « tortue ».

La taxonomie de cette tortue a suivi l’évolution des connaissances sur la phylogénétique des tortues, qui a défini petit à petit des taxons plus précis. Cette espèce s’est donc retrouvée, tour à tour, classée dans les Testudo par Linné 1758, puis Chelonia. En 1868, Bocourt décrit une autre tortue, la tortue franche du Pacifique ou Tortue noire qu’il nomme Chelonia agassizi. Ces deux populations, bien que morphologiquement légèrement différentes, font partie de la même espèce.

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La Tortue verte et l’Homme

Posté par othoharmonie le 16 janvier 2014

 

220px-Baby_Chelonia_mydas_20060319Longtemps (et parfois encore) pourchassée pour la consommation de sa chair, pour la consommation de ses œufs (parfois même réputés aphrodisiaques) ou pour l’utilisation de sa carapace, qui permet de fabriquer des objets en écaille de tortue, la tortue verte est aujourd’hui le plus souvent protégée. L’espèce est également utilisée pour la préparation de sous-produits tels que l’huile, les cartilages (calipee) et le cuir. En outre comme les autres tortues marines, elles sont menacées par la pêche et la pollution.

Plusieurs pays ont adopté des mesures allant de la protection partielle à la protection totale des œufs et des femelles adultes.

En France elle est concernée par un plan de restauration des tortues marines des Antilles françaises (plan local et régional qui concerne aussi d’autres tortues marines des Antilles Françaises (Tortue imbriquée, Tortue verte, Tortue luth, Tortue caouanne, Tortue olivâtre). Ce plan est subdivisé en :

  • un Plan de Restauration des Tortues Marines de Guadeloupe ;
  • un Plan de Restauration des Tortues Marines de Martinique ;
  • un projet de programme de coopération internationale à développer à échelle géographique plus large, voire planétaire afin de mieux prendre en compte les métapopulations et la diversité génétique des espèces.

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La Tortue Carette à Ecailles

Posté par othoharmonie le 14 janvier 2014

 

220px-Eretmochelys_imbricataLa Tortue imbriquée, unique représentant du genre Eretmochelys, est une espèce de tortue de la famille des Cheloniidae. En français elle est appelée aussi Tortue à écailles.

Elle est aussi appelée Karet ou Carette localement, notamment aux Antilles, à Mayotte ou à La Réunion, ces noms prêtant toutefois à confusion avec la Tortue caouanne (Caretta caretta).

Elle se distingue par plusieurs caractères anatomiques et écologiques uniques ; il s’agit notamment du seul reptile spongivore connu.

Elle vit à proximité des côtes dans l’ensemble des mers tropicales. Réputée et longtemps recherchée pour la qualité supérieure de son écaille, elle est pour cette raison l’une des espèces de tortues de mer les plus menacées d’extinction.

L’aspect de cette espèce est assez semblable à celui des autres tortues marines. Sa carapace osseuse, sans carène continue et très colorée est plutôt aplatie. Ses pattes sont transformées en rames. Elle est cependant facilement distinguable par ses écailles épaisses recouvrant la dossière, posées comme les tuiles d’un toit, par son bec long, étroit et crochu et par les deux griffes disposées à quelques centimètres l’une de l’autre sur l’extérieur à mi-nageoires. La dossière de la carapace est formée de cinq plaques vertébrales et de quatre paires de costales. En outre, 11 paires d’écailles dites marginales et une paire d’écailles post-centrales sont présentes sur le bord de la carapace.

La dossière de la carapace est d’une teinte brun orangé. Cette coloration est une combinaison irrégulière de stries claires et foncées avec des taches jaunes ou rouges. Le plastron est jaune, les écailles post-anales sont de même couleur avec des taches noires. Les nageoires sont brunes sur le dessus et jaunes dessous. Enfin, sa petite tête est brune avec quatre écailles préfrontales. Ses mâchoires sont jaunes, l’inférieure ayant une forme de V.

Les juvéniles sont noirs, excepté sur le bord de carapace, qui est jaune. Celle-ci est en forme de cœur à la naissance, puis devient ovale en grandissant. De plus, la dentelure formée par les écailles marginales s’estompe avec l’âge.

Les mâles se distinguent par une pigmentation plus claire et, comme pour les autres espèces de tortues, un plastron concave, de plus longues griffes et une queue plus épaisse.

Les poumons de l’animal sont adaptés pour permettre des échanges gazeux rapides et son sang lui permet d’oxygéner efficacement les tissus, même en plongée profonde sous de fortes pressions. Ces tortues peuvent dormir sous l’eau pendant plusieurs heures mais leur durée de plongée maximale est beaucoup plus courte lorsqu’elles doivent se nourrir ou fuir un prédateur.

La Tortue Carette à Ecailles dans TORTUE 220px-Hawksbill_turtle_doeppne-081Elles ferment les yeux lorsqu’elles mangent des cnidaires car ces derniers ne sont pas protégés contre les nématocystes, contrairement au reste de leur corps.

On pensait à tort, jusqu’à récemment, que la tortue imbriquée était moins migratrice que les autres espèces de tortues marines. Des études utilisant la télémétrie satellite ont montré que cette espèce voyage sur des milliers de kilomètres. Il est probable que les tortues imbriquées s’alimentent et se multiplient dans des zones complètement différentes.

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Ressources ancestrales de la Tortue Imbriquée

Posté par othoharmonie le 14 janvier 2014

 

220px-Tortue_imbriqueeld4Des vestiges de ces reptiles sont associés aux activités humaines dans le monde et ont souvent accompagné les rites funéraires. La tortue imbriquée est retrouvée dans des représentations anciennes comme les peintures, les statuettes, les sculptures, les poteries, les pièces de monnaie, les hiéroglyphes, les poèmes, les légendes et les mythes. C’est sûrement l’espèce de tortue marine qui a le plus subi la prédation humaine.

Cette espèce de tortue est surtout mangée au Japon et en Chine même si la viande, et surtout la peau, s’est fréquemment avérée toxique. Cette pratique, y compris pour la tortue imbriquée, est attestée depuis au moins le Ve siècle av. J.‑C.. L’usage de l’écaille de tortue imbriquée est attesté entre la Chine et la Rome antique. L’écaille de tortue est une des marchandises citées dans Le Périple de la mer Érythrée du Ier siècle.

En raison des pratiques de chasse à la tortue pour la consommation, pour la médecine traditionnelle, pour les écailles et la confection de parfums et de produits de beauté (japonais), elle est devenue une espèce rare. En outre, il faut ajouter le ramassage massif des œufs, les conséquences de la pêche (comme la prise dans les filets de pêche) et de la dégradation de l’environnement en général (dégradation de la qualité de l’eau et ingestion de sacs plastiques qui provoquent des occlusions intestinales).

Une seule tortue produit entre 0,75 et 1,5 kilogramme d’écailles avec un rendement moyen d’environ un kilogramme. L’écaille présente des couleurs chaudes et, dans les mains d’artisans habiles, elle peut être soudée, moulée, découpée et sculptée.

Les Japonais appellent les écailles de tortue bekko, les Chinois les nomment tai mei. La tortue a été utilisée pour décorer de nombreux objets, pour faire des pendentifs, des bagues, et tout objet personnel allant jusqu’à la fabrication de montures de lunettes. Le prix actuel de certains objets en écaille en font l’un des produits d’animaux les plus précieux. L’industrie du bekko reste active au Japon, mais en principe, continue sur les stocks d’écailles existants puisqu’il y est interdit d’exploiter des écailles d’animaux tués après la signature de la convention de 1992.

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Protection de la Tortue Imbriquée

Posté par othoharmonie le 14 janvier 2014

 

220px-Hawksbill_TurtleOn sait que la tortue imbriquée a quasiment disparu d’Afrique de l’Est dès la fin du XIXe siècle. Plusieurs auteurs ont fait part de la raréfaction de cette espèce à Madagascar depuis les années 1930. Les prélèvements commerciaux et le commerce à grande échelle ont débuté dans les années 1950 et 1960.

Identifiée comme menacée depuis 1968 par l’UICN, la population d’Atlantique Nord est immédiatement protégée en étant inscrite dans l’annexe I de la CITES à la signature de la convention de Washington (CITES) de 1975. La population du pacifique est inscrite en annexe II mais passe en annexe I dès 1977. Dès lors, elle est légalement protégée et par conséquent tout sous-produit obtenu à partir de cette tortue est interdit à la vente. Cependant le commerce massif continue, d’ailleurs le Japon en a importé 640 kilogrammes entre 1966 et 1986. Son statut passe à « en danger » en 1982.

En 1983, les seules populations stables connues se trouvaient au Moyen-Orient et au nord-est de l’Australie. En 1986, puis en 1988, l’UICN signale une aggravation de la situation. Le Japon continue à importer environ de 1985 à 1990 2,7 tonnes en moyenne jusqu’en 1992 où il en importe 175 kilogrammes. En 1989, un rapport décrit une situation préoccupante en Atlantique Nord, où les populations d’E. imbricata sont partout menacées. En 1992, un règlement a pu être négocié, notamment avec le Japon qui supprime le commerce massif. Cependant, les populations continuent à diminuer, et en 1994 l’UICN signale de nouveau une aggravation. En 1996, la tortue est cette fois considérée en danger de disparition.

Le trafic cependant continue. Les plus belles écailles de tortue, les plus rares aussi, proviennent de la tortue imbriquée. Ce qu’aujourd’hui les magazines de mode présentent comme de l’« écaille de tortue » est en fait du plastique teinté. Le commerce de l’écaille de tortue véritable, toujours convoitée par quelques initiés, est restreint ou interdit mais malheureusement pour la survie de l’espèce, toujours actif.

Si la tortue imbriquée est protégée par le United States Fish and Wildlife Service depuis les années 1970, l’Indonésie, Haïti, Cuba ne respectent pas les recommandations de la CITES, tandis que d’autres pays ferment les yeux. On sait qu’un trafic de carapaces se déroule dans la région des Caraïbes, en Colombie et au Venezuela. Les très rares tortues survivantes en Atlantique, comme à Sao Tomé, continuent d’être pêchées et leurs carapaces vendues aux touristes.

Or d’après le CITES : « D’après des études récentes, les tortues imbriquées ont été décimées tant à l’échelle mondiale que dans les Caraïbes. Cependant, certaines indications donnent à penser qu’en prenant certaines mesures de conservation – notamment la protection des plages de ponte – sur plusieurs décennies, il serait possible d’augmenter le nombre annuel de tortues reproductrices (populations pondeuses). »

La tortue imbriquée est en France concernée par un plan de restauration des tortues marines des Antilles françaises (le plan local et régional qui concerne aussi d’autres tortues Marines des Antilles Françaises (tortue verte, tortue luth, tortue caouanne, tortue olivâtre). Ce plan est subdivisé en :

  • un Plan de Restauration des Tortues Marines de Guadeloupe,
  • un Plan de Restauration des Tortues Marines de Martinique,
  • un projet de programme de coopération internationale à développer à échelle géographique plus large, voire planétaire afin de mieux prendre en compte les métapopulations et la diversité génétique des espèces.

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Population de Tortues Imbriquées

Posté par othoharmonie le 12 janvier 2014

 

290px-Eretmochelys_imbricata_01En 2007, il n’existe plus au monde que cinq grands sites de rassemblement annuel de plus de mille tortues qui se situent aux Seychelles, au Mexique et deux au nord de l’Australie.

Depuis les années 1990, les prélèvements intensifs d’œufs en Indonésie ont fait fondre de 90% les effectifs.

Les sites de rassemblement d’Indonésie, des Seychelles et un des deux d’Australie sont d’ailleurs en relatif déclin. Partout, la population de tortues imbriquées a diminué de plus de 80% au cours des cent dernières années et quelquefois en moins de cinquante ans (Nicaragua, Panama, Cuba, Madagascar, Sri Lanka, Thaïlande, Malaisie, Indonésie et Philippines). L’espèce a complètement disparu de nombreux endroits, ou presque comme dans l’Atlantique Est. À ce titre, elle est inscrite sur la Liste rouge de l’UICN de l’UICN depuis 1968 et comme étant en danger critique d’extinction depuis 1996.

Les efforts de protection des années 1980 n’ont porté leurs fruits que dans de rares endroits où l’on constate une stagnation. Cependant, point positif, une légère augmentation des effectifs a été observée au Yucatán, à Isla Mona et sur l’île Cousin.

Il est très difficile de connaître très précisément les stocks en raison de deux comportements. D’une part le comportement migrateur des tortues ne nous permet pas de déduire leur nombre des observations localisées, leur densité, pouvant varier en fonction des lieux, des périodes, etc. D’autre part, on ne peut déduire le nombre de femelles en surveillant les pontes, car leur fréquence de ponte varie fortement en fonction des lieux et de l’âge des tortues. Le grand nombre de plages où elles vont pondre, leur grande longévité, ainsi que le temps important avant d’atteindre la maturité sexuelle, ont permis à l’espèce de résister aux prélèvements massifs opérés par les humains. Cependant, lorsque ces prélèvements atteignent une taille critique, la population de tortues chute et peut mettre plusieurs dizaines d’années avant de croître à nouveau.

La tortue imbriquée est représentée sur le dos des billets de 20 Bolívar vénézuélien de 2008 et de 2 réal brésilien de 2001.

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Écailles de Tortues

Posté par othoharmonie le 12 janvier 2014

 

Le plastron est formé de l’inter-clavicule, de la clavicule, et trois à cinq paires additionnelles d’os cutanés suturés ensemble[1].

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Ces écailles servent à divers usage, à la marqueterie en particulier.
L’écaille servait aussi à la fabrication de plaquette à coupe ou de peigne de coiffure.
On en produisit notamment sur le comptoir est-africain de la ville de Rhapta au 1er siècle. La culture swahilie se développa grâce à son commerce.

Écailles de Tortues dans TORTUE 170px-Egypte_louvre_PeigneLes plus belles écailles de tortue, les plus rares aussi proviennent de la tortue imbriquée. La tortue verte également a été pourchassée pour cette raison.
Ce qu’aujourd’hui les magazines de mode présentent comme de l’ « écaille de tortue » est en fait du plastique teinté. Le commerce de l’écaille de tortue véritable, toujours convoitée par quelques initiés, est restreint ou interdit par les conventions internationales de protection des espèces menacées.
À l’époque médiévale, on pouvait s’en servir pour fabriquer la broigne, une défense corporelle protégeant le thorax.

À la naissance la carapace est souvent molle. Elle grandit bien sûr avec l’âge. En général, jusqu’à ce que la tortue devienne adulte. Elle est alimentée par des petits vaisseaux sanguins.

La croissance des tortues s’effectue en cycles. Lorsqu’un cycle est terminé, un anneau se forme sur la carapace. On peut alors compter approximativement l’âge de la tortue. En outre, les anneaux peuvent s’effacer, par conséquent il est difficile de connaître précisément l’âge d’une tortue par cette technique.

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Carapace de Tortue et Mythologie

Posté par othoharmonie le 12 janvier 2014

 

Carapace de Tortue et Mythologie dans TORTUE 220px-Muse_lyre_Louvre_CA482Selon l’ancienne mythologie grecque, la lyre du dieu Hermès est fabriquée à partir d’une carapace de tortue (khelus).

L’écriture chinoise semble avoir une origine dans l’utilisation de plastrons de tortues (écailles inférieures, donnant le terme plastromancie). De ces écailles (et os) dérive le terme chinois moderne pour désigner ces premières écritures chinoises : jiǎgǔwén (littéralement « écailles-os-script », ou écriture ossécaille). De nombreuses inscriptions furent découvertes par le savant chinois Wang Yirong à la fin du XIXe siècle, gravées sur des os d’animaux gǔ, le plus souvent des omoplates de bovins, et sur des écailles de tortue du plastron de la carapace (plastromancie), d’où son appellation par les Chinois d’écriture jiǎgǔwén, littéralement « écriture ossécaille ».

La plupart des inscriptions retrouvées sont divinatoires, c’est pourquoi on les appelle souvent inscriptions divinatoires ou oraculaires. Par la suite, on s’est aperçu que certaines n’avaient en fait rien à voir avec la divination, et on a donc commencé à distinguer les inscriptions divinatoires des inscriptions non divinatoires.

Autre terme synonyme : chéloniomancie (parfois écrit chélonomancie).

 

Dans le récit originel iroquois, la terre ferme a été créée sur la carapace d’une tortue au milieu d’un océan sans fin.

A’Tuin est une tortue stellaire qui porte le Disque-monde sur sa carapace dans le monde imaginaire créé par l’écrivain anglais Terry Pratchett. Comme son nom l’indique, le Disque-monde est un monde plat et circulaire (complété par l’immense cataracte qui s’écoule de ses bords). Il est soutenu dans l’immensité de l’univers par quatre éléphants (Bérilia, Tubul, Ti-Phon l’Immense et Jérakine), eux-mêmes juchés sur la carapace de la Grande A’Tuin, tortue naviguant lentement dans le cosmos vers un objectif qu’elle seule semble connaître. La Grande A’Tuin mesure 15 000 km de long. Elle appartient à l’espèce Chelys Galactica.

 

Rôle de la carapace des Tortues

Les carapaces fournissent une bonne protection aux tortues. Peu d’animaux sont capables de briser cette protection. Les jeunes, venant d’éclore, sont quant à eux, des proies faciles pour les prédateurs (mammifères, oiseaux, poissons, autres reptiles…), leur carapace étant presque toujours molle et leurs os insuffisamment solides.

La carapace sert aussi de camouflage à la tortue. Les carapaces de beaucoup d’espèces des tortues sont colorés et modelés et permettent de reconnaître des individus d’une même espèce. En outre, la Carapace des tortues terrestres leur sert à contrôler leur température, en effet les tortues sont des animaux à sang froids. La carapace accumule de l’énergie pendant les périodes chaudes, mais en contrepartie rend l’hibernation (et l’enterrement) plus difficile dans les périodes hivernales des zones à climat tempéré pour les espèces qui y vivent. Les Testudo horsfieldii ont des carapaces plus plates pour cette raison.

250px-Lightmatter_tortoiseSur la carapace, des salmonelles….

Méfiez-vous de votre tortue domestique. Si adorable soit-il, ce reptile constitue en effet un dangereux réservoir de salmonelles. Aux Etats-Unis, un enfant de 4 semaines est ainsi décédé d’une infection à Salmonella pomona.

Un dramatique accident qui a incité la Food and Drug Administration (FDA) à mettre en garde les propriétaires de tortues. « Elles peuvent poser un sérieux problème de santé aux enfants mais aussi aux adultes immunodéprimés » souligne l’agence, dans une alerte de santé publique.

Les tortues peuvent en effet héberger des salmonelles à la surface de leur carapace ou de leur peau. Il suffit ainsi d’un simple baiser sur la tête de l’animal ou d’une manipulation -avant de porter un doigt à la bouche- pour être contaminé. Voilà pourquoi la FDA insiste particulièrement sur le lavage des mains à l’eau et avec un savon antibactérien lorsqu’on a touché une tortue ou nettoyé son terrarium. Le conseil est d’ailleurs valable pour tous les animaux domestiques. Et particulièrement pour les fameux nouveaux animaux de compagnies, les NAC.

 

Source : Food and Drug Administration, avril 2007

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Tortue feuille d’Annam

Posté par othoharmonie le 12 janvier 2014

 

290px-Mauremys_leprosa_02_by-dpcLa Tortue feuille d’Annam, Mauremys annamensis, est une espèce de tortues de la famille des Geoemydidae.

Cette espèce est endémique du Viêt Nam.

C’est une petite espèce de tortue (17 cm à l’âge adulte), qui fréquente les eaux douces et saumâtres comme les marais.

Son nom d’espèce, composé de annam et du suffixe latin -ensis, « qui vit dans, qui habite », lui a été donné en référence au lieu de sa découverte, l’Annam, un protectorat français, de 1883 à 1945, dans le centre de l’Indochine. La tortue feuille asiatique est largement répandue en Asie. C’est une espèce moyenne de 25 cm adulte. Carnivore, elle ne pose pas de difficultés d’élevage.

Description de la « Tortue de feuille » 

La Tortue de feuille aussi appelée « Tortue de feuille d’Asie » est un reptile d’ordre des Chéloniens et de la famille des Bataguridés. C’est une tortue qui naît sous une forme ronde, mais qui devient plus ovale en grandissant.  Adulte, elle aura l’aspect d’une feuille morte. La carapace de la Tortue de feuille est généralement brune, son plastron est jaunâtre avec de légers rayons foncés. Sa carapace a des rebords dentés ce qui lui vaut également l’appellation de « Tortue dentée ».  La Tortue feuille vit dans des petits cours d’eau à végétation aquatique luxuriante comme les mares, les marécages et des forêts inondées en Inde au Vietnam, aux Philippines et dans les Alpes australiennes.

Caractéristiques de la « Tortue de feuille » 

Répartition géographique : Inde, Vietnam, aux Philippines et dans les Alpes australiennes

Nom scientifique: Cyclemys dentata

Autre(s) nom(s) : Tortue feuille d’Asie, Asian leaf turtle, tortue dentée

Classification : Reptilia d’ordre des Chéloniens et de la famille des Bataguridés

Sous-espèces : aucune

Teinte : brune

Poids : environ 1 kg

Taille : 20 à 25 cm  

Alimentation : omnivore : des feuilles de salade, des algues et des poissons,

Reproduction : âge de maturité sexuelle 7 à 10 ans, 75 à 90 jours d’incubation, 2 à 3 œufs tous les 3 à 6 mois 

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La Tortue luth

Posté par othoharmonie le 10 janvier 2014

 

220px-Baby-leatherback-1La Tortue luth, unique représentant du genre Dermochelys, est une espèce de tortue de la famille des Dermochelyidae.

C’est la plus grande des sept espèces actuelles de tortues marines, la plus grande des tortues de manière générale, et le quatrième plus grand reptile après trois crocodiliens.

Elle ne possède pas d’écailles kératinisées sur sa carapace, mais une peau sur des os dermiques. C’est le seul représentant contemporain de la famille des Dermochelyidae, le clade des tortues à dos cuirassé, connu aussi par diverses espèces fossiles, dont certaines géantes comme l’Archelon.

La tortue Luth fréquente tous les océans de la planète, mais sa survie est gravement menacée par le braconnage, les filets de pêche, la pollution et l’urbanisation du littoral. Elle figure sur la liste de l’UICN des espèces en voie de disparition et fait l’objet de conventions et de programmes internationaux de protection et de conservation.

Le trait le plus remarquable est l’absence visible de carapace avec des écailles kératinisées comme chez la plupart des autres tortues. Chez la tortue Luth, la structure osseuse de la carapace est réduite à de petits osselets en forme d’étoiles imbriquées, insérées dans un tissu conjonctif et cartilagineux épais. Les plus gros de ces osselets sont tuberculés et disposés en lignes. Ces lignes, visibles sous la peau, forment des crêtes ondulées appelées carènes qui filent de la tête vers la queue de l’animal lui donnant un aspect profilé comme les carènes de la coque d’un bateau. Le dos de l’animal présente sept carènes : celle du milieu est la « carène vertébrale », les six autres sont les « carènes latérales ». Sur le ventre, le plastron ne possède que trois carènes peu marquées.

Cette carapace profondément transformée n’est pas attachée, fait unique chez les espèces de tortues encore vivantes, à la colonne vertébrale et aux côtes mais en est séparée par une couche adipeuse. Du côté externe elle est complètement dépourvue de toute couverture d’écailles. La protection du dos est en revanche assurée par un épaississement marqué de la peau, qui forme ainsi une pseudo-carapace lisse ayant l’aspect du cuir.

La tortue Luth pèse en moyenne 500 kg pour une longueur d’environ 180 cm.

Comme les autres tortues marines, la tortue Luth est incapable de se replier à l’intérieur de sa carapace.

La Tortue luth dans TORTUE 180px-PonteluthUne tortue Luth peut pondre plus de 1 000 œufs en une année. Ils sont de couleur blanche, mesurent environ 50 mm de diamètre et possèdent une membrane souple. Ils sont accompagnés d’œufs stériles sans jaune, de diamètre inférieur aux œufs viables. Les scientifiques ne s’accordent pas à comprendre leur utilité dans le nid même s’ils représentent presque la moitié de la ponte.

L’incubation varie de 60 à 70 jours et a lieu à plus de 26 °C. En dessous de cette température, les œufs ne se développent pas. La détermination sexuelle dépend de la chaleur du nid. Entre 26 et 30 °C, c’est l’incubation classique, produisant un mélange de mâles et femelles. Au-dessus de 30 °C, les tortues ne seront que des femelles.

À l’éclosion, le spécimen mesure de 7 à 8 centimètres de longueur. Il possède des nageoires antérieures surdimensionnées. Il est alors une proie facile pour de nombreux prédateurs. Le premier instinct de la tortue Luth est de se diriger vers le point le plus brillant à l’horizon : la mer (qui reflète les rayons solaires), où de nouveaux dangers l’attendent et où les scientifiques perdent sa trace.

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