SINGER LE SINGE

Posté par othoharmonie le 17 mai 2015

 

 « Le problème n’est pas l’émotion mais la relation que l’on a avec elle. »

 

BO1,204,203,200_Thierry Vissac met en lumière la construction du personnage spirituel qu’engendre nécessairement une quête de Vérité : singer le sage. Illusions et fantasmes sont ainsi le lot des chercheurs spirituels. Et il est vrai que, bien souvent, « il suffit aujourd’hui à quelqu’un d’avoir compris quelque chose ou encore d’avoir perçu un mouvement d’énergie inhabituel en lui pour qu’il se juge illuminé ». Le chercheur spirituel, au travers de ses lectures, des conférences auxquelles il assiste, des « éveillés » qu’il suit un temps, adopte un langage, un corpus de croyance, somme toute un personnage qui a ses codes. L’auteur, de façon amusante, relève ainsi la façon dont des formulations non-duelles sont abondamment utilisées par des apprentis de la non-dualité (restés en pleine dualité). Ainsi en est-il de « l’effort appliqué à ne jamais utiliser le « Je » dans le but … de montrer aux autres « qu’il n’y a plus personne ». Au lieu de dire « je », simplement, ils diront : cette forme humaine va aux toilettes ». Et nous pouvons en effet témoigner, à la suite de Thierry Vissac, de tels égarements qui montrent la puissance d’un nouveau conditionnement sur lequel aucun recul n’est envisagé. Le seul fait d’utiliser une telle façon de parler n’est-il pas le signe de la compréhension ? Telle est la croyance partagée inconsciemment par certains chercheurs, fasciné par le miroir aux alouettes de l’éveil qui apporterait la fin de leurs tourments.

Au-delà de cet aspect anecdotique, mais parfois prégnant dans certains cercles, l’auteur invite à l’exploration de ce qui est, c’est-à-dire de ce qui se présente dans l’instant, sur le vif. « Le problème n’est pas l’émotion mais la relation que l’on a avec elle ». Mais le mécanisme de fuite est puissant : n’est-ce pas lui qui crée le personnage spirituel ? Ne croit-on pas être en train de gravir les marches menant au paradis, à l’éveil ? Une démarche de Connaissance de soi commence par mettre au jour les illusions dont nous nous nourrissons, dont celle de la démarche spirituelle ! Mais « les illusions qui s’effondrent ne nous laissent pas tout à fait dans le désert… s’ouvre un espace nouveau ». Et la compréhension qui en jaillit est réellement nôtre, vivante et vivifiante. Elle n’est plus de seconde main, et dépasse le cadre des mots. C’est elle, par son renouvellement, qui permettra de comprendre de plus en plus profondément ce que signifie « accueillir ce qui est ».  Un ouvrage direct et qui pointe juste.

 Vous pouvez trouver ce livre ici : http://www.amazon.fr/singe-sur-sentier-sage-spirituelle/dp/2914800118

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Le Roi des singes

Posté par othoharmonie le 17 mai 2015

Le roi des singes s’est empare d’une arme magique, « la règle a dompter les flots ». Un complot s’ourdit contre lui et il est fait prisonnier. Seulement, il est immortel et personne ne peut rien contre lui. Ce dessin anime fut interdit en Chine pendant la révolution culturelle car l’empereur céleste et despote ressemblait, d’après les gardes rouges, par trop au président Mao.

La Montagne des Fleurs et des Fruits est depuis longtemps régie par Sun Wu-Kong, le célèbre Roi des Singes. Alors qu’il assiste à l’entraînement intensif de ses soldats, il se prend à rêver de posséder l’arme la plus terrifiante qui puisse exister, lui conférant ainsi un pouvoir absolu, bien au-delà de son royaume. Mais ne trouvant pas cet instrument de combat sur ses terres, Sun Wu-Kong décide de se rendre chez le Roi Dragon. Commence alors pour le monarque audacieux un périple semé d’embûches mais aussi de surprenantes rencontres…

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LE ROI SINGE est une figure héroïque chinoise issue de la littérature. A la base, c’est l’histoire vraie d’un moine qui part chercher des écrits religieux et auquel la légende aura ajouté un grand nombre de péripéties fantaisistes, jusqu’à aboutir au seizième siècle à l’écriture du VOYAGE EN OCCIDENT. L’ouvrage fait la part belle au merveilleux puisqu’il ajoute des compagnons de route au moine, dont un singe condamné à le suivre pour réparer ses fautes. Bien vite, c’est le personnage du Roi Singe qui devient le plus populaire et il finit par devenir un héros d’opéra ou de dessin animé. Il existe même des séries télévisées, dont une japonaise, avec de véritables acteurs contant les aventures du Roi Singe. Dernièrement, Hallmark s’est même approprié la légende pour l’occidentaliser à sa façon dans une mini-série américaine du nom de MONKEY KING.

roi1Déjà bien déformée par rapport à la réalité historique, par l’ajout successif d’éléments fantastiques, LE ROI SINGE version cinéma réalisé par Jeff Lau va encore plus loin ! Film en deux parties diffusé dans les salles chinoises à quelques semaines d’intervalle, il est impossible de voir l’un sans regarder l’autre. Et pour cause, le premier film se termine de façon abrupte, laissant son personnage principal dans une situation non résolue alors qu’une poignée d’images du second film nous sont proposées. Heureusement, HK Vidéo n’a pas commercialisé les films à l’unité comme c’est le cas en Chine. Ils ont été ainsi tous les deux regroupés sous un titre commun : LE ROI SINGE. Un choix évident et salutaire !

Pas vraiment fidèle au livre d’origine, LE ROI SINGE est avant tout un véhicule pour Stephen Chow qui peut incarner un personnage mythique en Asie et déjà bien moins connu dans nos contrées. HK Vidéo exagère d’ailleurs un peu en exprimant l’idée que LE ROI SINGE a été créé par l’équipe de SHAOLIN SOCCER. En dehors du casting,Stephen Chow et Ng Man Tat, il n’y a pas de lien avéré avec ce dernier film. Une mention assez étonnante qui s’expliquera par des considérations marketing.

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Dieu-Singe et l’héritage indien

Posté par othoharmonie le 17 mai 2015

 

 

 KONICA MINOLTA DIGITAL CAMERAHanuman, considéré comme un dieu célibataire, chargé de pouvoir et de force, Hanuman est sans conteste le dieu le plus dévoué à Rama. Parmi de nombreux récits à son sujet, une légende bien ancrée dans les têtes raconte que, dans sa jeunesse, en scrutant le soleil en train de se lever de bon matin, Hanuman pensait qu’il s’agissait d’un fruit mûr. Bondissant alors, comme à son habitude, il attrape le soleil et l’insère dans sa bouche. Mais de peur qu’il avale le soleil et que par conséquent le monde entier s’éteindrait, tous les dieux pour une fois unis le supplient de recracher l’astre lumineux : le dieu-singe se soumet et le monde est sauvé in extrémis comme il se doit. Autrefois comme de nos jours, ses pouvoirs magiques et de guérison sont invoqués lors des catastrophes ou en cas de maladie. Indiscutablement, Hanuman c’est d’abord un dieu « bon », à défaut d’être le bon dieu, toujours serviable et même corvéable à merci.

Adepte de la médecine des plantes, Hanuman soignait les bons blessés en même temps qu’il tuait les méchants démons. Doté de multiples dons et talents, Louis Frédéric rapporte qu’il était « réputé savant et un des premiers grammairiens, il est devenu un personnage familier et très vénéré du folklore indien. Son effigie est souvent représentée dans les lieux où l’on vénère Vishnu et Rama ». Parmi les diverses appellations qui lui sont habituellement attribuées, on peut mentionner celles de Marutputra (« fils des Marut »), d’Anili (fils d’Anila ») ou encore d’Anjaneya (« fils d’Anjana »). En Inde tout particulièrement, « Hanuman Jayanti » continue d’être une fête religieuse populaire, célébrant la date anniversaire de la naissance présumée du dieu-singe, il s’agit du jour de la pleine lune du mois de Chaitra (en mars-avril). Selon le Dictionnaire des mythes et symboles de Nadia Julien, fils de la reine des singes Anjana et du dieu du vent Vayu, Hanuman est également nommé comme étant celui « qui a de puissantes mâchoires », ainsi que le « grand héros » (Mahavira), le « sanctifié, purifié » (Pavana), ou le « fils du Vent » (Maruti). Armé d’une massue d’or, il est parfois représenté comme un singe vigoureux, au visage rougi et à la queue interminable, sans oublier son poitrail velu et couvert de tatouages de Sita et Rama.

Le singe est donc un sauvage et inversement. Un raccourci évidemment un peu court mais qui a fait couler beaucoup d’encre pour ceux qui passent leur temps – surtout à la fin du XIXe siècle et hélas encore jusqu’à nos jours pour certains exaltés de ladite « inégalité des races » – à quêter le chaînon manquant entre le singe et l’homme. Il est pourtant clair comme de l’eau de roche que le singe descend directement de l’arbre, l’homme descend clairement du singe, pendant que Dieu – s’il existe – ne fait qu’observer la scène en simple spectateur atterré…

Dans la tradition hindoue, Hanuman est à la fois le protecteur des primates, le gardien du lieu sinon du seuil pour les habitants, l’incarnation de la dévotion (bhakti) pour les ascètes, et même le symbole de la force guerrière pour les lutteurs et autres sportifs avides de victoires ! Avec la vache et le serpent, le singe est l’un des trois animaux les plus sacrés de l’hindouisme. Des autels et surtout des statues sont dédiés à Hanuman, dans les temples comme au bord des routes, en effet le dieu et néanmoins primate à longue queue est réputé pour préserver des accidents de circulation. Cela dit, en Inde comme à Bali, les macaques en liberté peuvent se montrer voraces voire rapaces, en tout cas dangereux dans certains cas. Ainsi, à New Delhi, des habitants ont été attaqués par une armée de singes guère pacifiques causant au passage de nombreux dégâts. Shimaj Vij rapporte ces faits qui ne datent pas d’hier semble-t-il : « En octobre 2007, Sawinder Singh Bajwa, qui était alors le maire adjoint, a trouvé la mort en tombant de sa terrasse alors qu’il tentait de repousser des singes. Ironie du sort, lors de l’élection qu’il avait remportée peu de temps auparavant, la ‘menace des singes’ avait été un des principaux thèmes de campagne »… La protection des habitants sous les bons auspices du dieu-singe Hanuman, mentionnée plus haut, peut donc parfois s’avérer toute relative. En fait, trop de singes tuent tout simplement l’harmonie sociale au sein des groupes de primates. Et à New Delhi, les autorités ont été contraintes de « construire » des sortes de « prisons » rien que pour les singes trop guerriers dont les évasions d’ailleurs restent une spécialité pour beaucoup d’entre eux, sans doute injustement incarcérés… Mais l’enfermement, pour les animaux comme pour les humains, n’a jamais été une bonne solution, cela se saurait.

Extrait du site : http://www.baliautrement.com/dieu_hanuman.htm

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LA PREMIERE PRESENTATION D’UN PRIMATE

Posté par othoharmonie le 16 mai 2015

 

  

Sapajus_libidinosusÀ cette époque, il n’est pas question de partir étudier de manière systématique les singes sur le terrain. Seuls quelques savants privi­légiés ont l’occasion d’observer les rarissimes spécimens vivants arrivés en Europe. Les anthropomorphes continuent à être des objets d’étonnement. La première présentation publique d’un primate anthropoïde, ainsi que sa désignation par le nom sous lequel nous le connaissons aujourd’hui, chimpanzé (dérivé du mot bantou kimpanzi), a lieu en septembre 1738 à Londres. On s’empresse de mettre la jeune femelle en scène dans une Heure du thé. 

Elle est revêtue d’une robe en soie, boit très délicatement du thé et s’appuie sur un bâton, conformément à une représentation désormais clas­sique. Thomas Boreman en décrit le caractère modeste, doux, discret et tranquille, comme il se doit pour une véritable lady. Elle imite les comportements humains à un degré étonnant. Le premier chim­panzé vivant arrivé en France débarque à Paris en 1740. Buffon travaille alors à une oeuvre titanesque, une histoire naturelle où il définit le simien comme un animal bipède, dénué de queue, dont les mains, les doigts et les ongles ressemblent à ceux des hommes. Le grand naturaliste précise que les grands singes, dont la face est aplatie, portent des masques de figure humaine et ajoute : « Ce sont de tous les singes ceux qui ressemblent le plus à l’homme, ceux qui, par conséquent, sont les plus dignes d’être observés. » 

Il compare les anthropomorphes aux hommes en l’état de nature : ils ont la même taille, la même force, la même ardeur pour les femmes, sont bipèdes et utilisent des armes. Il explique, par ailleurs, que le chimpanzé qu’il a adopté s’est approprié certaines habitudes humaines. Il est notamment capable de se servir du thé et utilise couverts, serviette, verre, tasse et soucoupe. Buffon refuse cependant d’huma­niser les anthropomorphes : la ressemblance est anatomique et non mentale. Il estime que les facultés d’imitation du primate relèvent de la caricature : le singe n’est pas capable de poursuivre un projet en copiant un savoir-faire. Cette impossibilité d’enchaîner les pensées volontaires en vue d’une fin garantit la prééminence de l’Homme sur ces espèces, de nature purement animale. Il déclare cependant que l’orang-outan est le « premier des singes ou le dernier des hommes  ». 

Il défend un principe d’évolution des vivants, tout en refusant l’idée que les humains (dont il affirme l’unité) aient pu passer par le stade animal. Envisageant donc le simien (de l’ordre de la dégénéres­cence) comme un miroir de l’humain (de l’ordre du perfectible), mais

uniquement d’un point de vue physique (les primates ne pensent ni ne parlent), Buffon conclut par cette phrase : il « n’est en effet qu’un animal, mais un animal très singulier, que l’Homme ne peut voir sans entrer en lui-même, sans se reconnaître, sans se convaincre que son corps n’est pas la partie la plus essentielle de sa nature 1 ». Le savant reconnaît, néanmoins, que les anthropoïdes peuvent manifester des sentiments, font preuve de mémoire et sont capables d’apprendre. En ce qui concerne nomenclature et classification des primates, les naturalistes sont alors en désaccord. Le tableau dressé est confus : Buffon distingue le Pongo du Jocko, noms qu’il emprunte à Battell, mais qu’il attribue tour à tour au chimpanzé et à l’orang-outan, tout en les présentant ensemble : il est possible qu’ils appartiennent à la même espèce. 

Les relations entre savants et primates anthro­poïdes ont, de fait, été longtemps embourbées dans les problèmes d’identification. Par ailleurs, les érudits pensent que les « orangs-outans » se déplacent en mode bipède aussi bien que quadrupède. Ils sont en effet trompés par la disposition des grands singes à imiter ceux qui les entourent. À partir d’études sur la localisation de leur trou occipital et d’examens de leur colonne vertébrale, Daubenton prouve néanmoins que les anthropomorphes sont quadrupèdes. Ses études sont en fait motivées par la recherche d’un critère objectif de distinction entre humains et anthropomorphes, ici la locomotion, bipède pour les premiers et quadrupède pour les seconds. Elles démontrent que la posture verticale, attribut qui fut aussi important que le langage dans le partage entre humanité et animalité, est un caractère fondamental de l’Homme. Pour Daubenton, les singes qui vivent à proximité des humains, en Europe, sont donc des singes dénaturés.

 

SOURCE : Petite Histoire des Grands Singes 

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Premières cohabitations entre hommes et singes

Posté par othoharmonie le 16 mai 2015

 

Tufted_CapuchinAu XVIIIe siècle, l’histoire naturelle connaît un engouement sans pareil. Le public a alors le goût des espèces rares et étonnantes, par exemple le rhinocéros présenté à la foire de Saint-Germain (1749), ou l’éléphant exhibé à Reims (1773). Le peuple a alors accès à quelques bêtes exotiques grâce à des montreurs ambulants, présents sur les foires. Les comportements d’imitation des singes non anthropoïdes sont mis en évidence lors de spectacles. Ils sont habillés et figurent certaines professions ou activités humaines, mimant des scènes du quotidien, jouant aux cartes, mangeant avec des couverts ou imitant les danses à la mode.

Les primates comme objets taxinomiques

Dans les muséums, l’afflux de spécimens pousse les naturalistes à s’atteler au grand oeuvre de mise en ordre des objets du monde. Dans ce cadre, ils privilégient les études morphologiques et anatomiques, l’observation des caractères externes et l’analyse de la structure interne des animaux, ainsi que l’anatomie comparée. 

Leur volonté de maîtrise du chaos s’exprime également dans la pratique de dénomination. Les savants trouvent dans le système linnéen la possibilité de mener à bien cette tâche commune selon des stan­dards rigoureux d’analyse et des codes partagés, autour desquels ils forment un collectif. En 1735, Carl von Linné parvient en effet à systématiser une nouvelle nomenclature dite « binomiale », c’est-à-dire composée d’un binôme : le premier des deux termes désigne le genre ; le second, l’espèce. 

Il définit l’ordre des Anthropomorpha à partir de caractères morphologiques communs aux hommes, singes et paresseux. En 1758 (dixième édition du Systema Naturae), il échange le terme d’Anthropomorpha contre celui de Primates (dérivé du mot latin primas : « qui est au premier rang », « qui a la préémi­nence », « qui est supérieur » – Gaffiot, 1974), pour nommer le groupe qui comporte les humains (parmi lesquels Homo sapiens ou diurnus, Homo ferus et certains hommes monstrueux), les chimpanzés (Simia satyrus) et les orangs-outans (Homo nocturnus, Homo sylvestris ou troglodytes). Créationniste et fixiste, Linné parle sous le contrôle de Dieu, la Nature constituant un réservoir d’évidences sensibles qui attestent l’existence divine : « Je nomme les espèces comme Dieu les a créées. » Le système linnéen obéit à la prescription biblique de dénomination des objets du monde, mais l’Homme est placé dans la série animale, ce qui constitue une rupture épistémologique décisive. 

SOURCE : Petite Histoire des Grands Singes 

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Le singe comme figure du diable

Posté par othoharmonie le 16 mai 2015

 

290px-La_Palmyre_030De la chute de l’Empire romain à l’ère gothique, le monde médiéval est peuplé d’êtres qui oscillent entre animalité et humanité, et qui menacent, de la sorte, la frontière érigée entre les deux règnes. L’héritage antique pèse fortement. Un imaginaire païen se maintient, dans une paysannerie moyenâgeuse, qui continue à vénérer, malgré l’Église, les figures liées aux cultes de la nature et de la fertilité. Les spiritualités anciennes, et particulièrement la religion égyptienne, dont le panthéon est animé de dieux hybrides et de déités animales, sont considérées comme incompatibles avec la doctrine chrétienne. La divinité attribuée au babouin par les Égyptiens, peuple idolâtre, ne pouvait en effet manquer de susciter la désapprobation.

Des humains rétrogradés et sataniques

Rattaché aux anciennes croyances profanes, le simia offre une image vile et dépravée de l’être humain. Exhibant une hideur révé­latrice de sa bestialité, il tente de singer l’Homme tout comme le diable essaie d’imiter Dieu. Ses proximités physiques et compor­tementales sont donc interprétées en sa défaveur : il devient le pro­totype de l’imposteur et du mystificateur. 

Le singe se présente comme un humain rétrogradé par un acte divin, de même que l’Homme est un ange déchu. Il constitue un avertissement, rappelant le risque de la déchéance et de la régression vers l’animalité. Pendant tout le Moyen Âge, l’Église considère officiellement le singe comme une figure du diable. 

Il semble que, malgré sa large diffusion, la doctrine du simien apparenté à Satan ait cependant eu peu d’effet sur les conceptions populaires à propos des primates, en raison, peut-être, de la rareté des figures du diable adoptant cette forme. Le Malin est incarné par d’autres animaux : chien, chat ou chèvre. Au tournant des XIe et XIIe siècles, des macaques de Barbarie sont montrés dans les foires et adoptés par les plus riches. Devenus plus familiers depuis les croi­sades, ils suscitent beaucoup d’intérêt. Vers le XIIIe siècle, les singes abandonnent les oripeaux du diable et symbolisent le péché, consti­tuant à nouveau une mise en garde contre la chute de l’Homme par la répudiation de sa dimension spirituelle. 

Les auteurs des bestiaires chrétiens défendent un projet encyclopé­dique, au sens où ils veulent rendre compte de la totalité du savoir et de l’être, dans différents champs, des sciences à l’art, des allégories morales aux adages de la tradition. Supports de démonstration magis­trale, les animaux constituent des exemples sur lesquels les auteurs plaquent des préceptes moraux. Plusieurs encyclopédistes, parmi lesquels Isidore de Séville, affirment eux aussi la parenté du singe avec le diable. 

Lors du changement de paradigme qui émerge vers le XIIe siècle, les érudits opèrent un retour aux sources antiques et redécouvrent les auteurs grecs et latins. Les êtres hybrides, faunes, singes et autres créatures mythologiques, refont surface. Les ressem­blances physiques entre humains et simiens sont reconnues, mais le critère de rationalité prévaut pour les distinguer. Une des nouveautés apportées par les encyclopédistes consiste à spéculer sur la men­talité, voire la psychologie des primates ; toutes les connaissances liées à leur biologie, ou à leur anatomie, étant recensées à partir des travaux des savants grecs, romains, arabes ou germaniques, parmi lesquels Aristote, Pline, Avicenne ou Hildegarde de Bingen. 

 Albert le Grand élabore son histoire naturelle comme une branche de la théologie, de même que les autres encyclopédistes. Son oeuvre se démarque néanmoins de leurs travaux. Ses descriptions se fondent en effet, souvent, sur des observations directes. Il répertorie toutes les similitudes entre l’être humain et les singes, y compris du point de vue mental (mémoire, jugement et imagination), mais maintient l’épreuve de la ratio. Seul l’Homme se prescrit des lois, différencie le bien du mal, vit dans des sociétés civilisées. Le théologien domi­nicain Thomas de Cantimpré juge les ressemblances corporelles trom­peuses et considère les imitations simiesques comme de piètres copies des comportements humains. Il ajoute que les singes se déplacent à quatre pattes. Leur nature les oblige donc à tourner leur regard vers le sol, alors que l’Homme contemple le ciel, lieu de son salut. 

SOURCE : Petite Histoire des Grands Singes 

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Le plus beau des singes est laid, comparé à l’espèce humaine

Posté par othoharmonie le 14 mai 2015

albifrons_editDès le VIIe siècle avant notre ère, les primates sont également présents dans certains poèmes, fables, satires et divers écrits phi­losophiques. Ils incarnent notamment la laideur et la disgrâce la plus extrême, ou figurent des êtres maléfiques, intrigants et rusés. Au VIe siècle av. J.-C., époque à partir de laquelle les singes deviennent familiers, les simiens jouent différents rôles dans les fables d’Ésope. Ils constituent des sujets parfaits pour incarner le personnage de l’anti-héros, dont le poète grec est le précurseur. Au IVe siècle av. J.-C., Platon juge que le singe (pithêkos) est un piètre imitateur de l’Homme. Il est en effet doté d’un intellect sans profondeur et d’une pensée sans justesse. 

Le philosophe ajoute que « Le plus beau des singes est laid, comparé à l’espèce humaine  » et précise que « Le plus savant des hommes comparé à Dieu ressemble à un singe quant à la sagesse, à la beauté et à tout le reste  ». Selon lui, le primate tente de se faire passer pour un homme, mais il n’est qu’un bouffon, un imposteur avide et un vil imitateur qui suscite le rire. Dans son Histoire des animaux, Aristote expose les ressemblances entre humains et pri­mates. Dans le chapitre 8 du livre II (« Les singes, les cynocéphales »), qu’il consacre aux singes, il les considère dotés « d’une nature qui participe à la fois de celle de l’homme et de celle des animaux à quatre pieds […]  ». Il dit aussi que « Leur visage présente de nombreuses similitudes avec l’homme, car ils possèdent des narines et des oreilles voisines, et des dents comme celles de l’homme  […] ».

 

Ayant forme humaine, ils ont des mains, des doigts et des ongles « semblables à ceux de l’homme, sauf que tout cela est plus bestial ». Par ailleurs, de nombreux auteurs de l’Antiquité dépeignent les singes en tant qu’animaux domestiques, élevés pour rendre de menus services, compagnons de jeu ou intégrés dans les familles comme des enfants. En Afrique du Nord, les macaques de Barbarie vivent en hôtes dans les maisons, partageant la table des habitants. « En 310 avant J.-C., Diodorus décrivit l’une de ces villes situées près de Carthage. Il raconte que les quadrumanes jouissaient de la considé­ration des habitants qui donnaient à leurs enfants des noms de singes. Ceux qui tuaient un de ces animaux étaient passibles de la peine de mort ». Rassemblant tous les savoirs de son époque à propos des simiens et des hybrides, l’écrivain et naturaliste Pline l’Ancien évoque leurs étonnantes similitudes avec les hommes, leurs capa­cités d’imitation et leur extraordinaire intelligence. Il précise qu’il existe plusieurs espèces de singes : les Satyres, les Choromandae et les Syrictae. Il s’agirait respectivement de gibbons, de babouins et d’orangs-outans. L’historien grec Plutarque estime que les simiens ne peuvent remplir aucune fonction, si ce n’est celle d’amuseur public. Au IIe siècle, le sophiste Elien attribue également des comportements humains au singe. Il le décrit sous la figure du cocher, menant un attelage de chèvres. À partir de cette époque, les Romains côtoient, eux aussi, différentes espèces de primates.

 

SOURCE : Petite Histoire des Grands Singes

 

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La domestication des Simiens

Posté par othoharmonie le 14 mai 2015

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Implantés dans les régions de la côte septentrionale de l’Afrique de l’Ouest, où les simiens étaient accueillis dans les familles comme animaux familiers, les marchands phéniciens ont beaucoup contribué à faire connaître les espèces originaires d’Afrique dans des contrées dont elles étaient, jusque-là, totalement absentes. Ils ont également facilité la diffusion de thèmes artistiques égyptiens, assyriens et orientaux dans le bassin égéen, puis en Méditerranée. 

Peu de singes y arrivent vivants durant la période minoenne-mycénienne (2700-1200 av. J.-C.). Seuls les gens fortunés les importent ou les reçoivent en cadeau. Ils sont néanmoins peu à peu présents dans l’art. Des figurations de simiens sont ainsi visibles dans différents sites en Grèce ancienne à partir des années 1400 av. J.-C. C’est en Crète qu’on en trouve l’une des plus belles illustrations : des primates colorés en bleu, et sans doute réalisés d’après nature, sont représentés dans leur milieu naturel. On peut les admirer dans la Maison des fresques à Cnossos (minoen tardif). Des vases grecs, datant notamment de la période proto-corinthienne, prouvent qu’il existe des espaces de cohabitation entre singes et humains à cette époque. Différentes espèces sont représentées, parmi lesquelles le babouin. 

Plus tard, les voyages de Grecs illustres en Égypte, ainsi que les échanges commerciaux établis entre la Grèce et les îles égéennes, puis avec la ville d’Alexandrie, continuent à favoriser la diffusion des représen­tations égyptiennes dans le monde antique grec. Des relations s’ins­taurent également entre la Grèce et la Mésopotamie. Importés par les Carthaginois et par les Phéniciens, qui les côtoient depuis long­temps, les macaques de Barbarie se font assez communs en Grèce. Ils sont très prisés comme animaux de compagnie. Devenus popu­laires, ils apparaissent également dans l’art étrusque. 

SOURCE : Petite Histoire des Grands Singes

 

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Primates humanisés et orchestres de singes

Posté par othoharmonie le 14 mai 2015

ursinus_2En Égypte ancienne, les échanges commerciaux, les tributs offerts aux vainqueurs, ainsi que les cadeaux échangés entre puissants ont favorisé l’introduction de différentes espèces de petits singes à queue dans le pays, principalement des babouins et des colobes. Dans l’art, le primate le plus représenté est le babouin hamadryas. Le thème récurrent du simien témoigne du vif intérêt porté à ces animaux, qui apparaissent assis sur des chars de marchandises, accrochés au cou de girafes, tenus en laisse ou installés sur une épaule. Admis dans l’en­tourage des souverains en tant qu’animaux de compagnie, ils vivent dans leurs appartements privés. Des scènes de la vie quotidienne les montrent attachés à côté des trônes, tenant des fruits dans les mains, en train de danser, ou encore sous les traits de musiciens jouant de la mandoline, de la flûte ou de la lyre. 

En Mésopotamie, il n’existe aucune espèce de primate autochtone. Les singes sont pourtant déjà men­tionnés à Babylone, au temps très ancien de l’Akkadien Narâm-Sîn, « roi des quatre rives du monde » (2254-2218 av. J.-C.). La présence des primates, dans l’art et l’artisanat, est principalement due à une influence égyptienne (à partir du IIe millénaire), progressivement supplantée par une emprise hellénistique. Parfois extrêmement pré­cises et réalistes, différentes représentations dépeignent les simiens en train de servir des boissons aux membres d’un orchestre constitué de bêtes, honorés lors de rites dédiés à certains dieux ou adoptés par des particuliers comme animaux familiers à la mode. 

Le roi assyrien Asurnasirpal II possédait des singes parmi les espèces remarquables exhibées dans ses parcs. À Ur, dès 2000 av. J.-C., des oeuvres montrent des simiens extrêmement proches des humains : ils sont tenus en laisse, sont accroupis sur l’épaule ou sur la tête de leur proprié­taire. 

En Asie Mineure, la présence de primates est elle aussi déjà attestée à des périodes très reculées. Des statuettes, poteries, amu­lettes et vases égyptiens, ornés de figures simiesques, ont été décou­verts en Palestine, en Syrie, et dans différentes îles de la mer Égée. Une sculpture en ivoire, originaire de Syrie du Nord, figure un singe debout qui porte des vêtements, un collier, et tient un vase. 

D’autres oeuvres présentent des primates bipèdes, des cynocéphales accroupis, des singes musiciens ou des mères tenant leur petit dans les bras. Dans la Bible (Rois, 10,19-22 ; Chroniques, 9,21), des simiens sont évoqués dans les listes de marchandises importées par les Hébreux. Les références aux singes apparaissent plus tard dans la littérature rabbinique, mais elles se rapportent à une tradition ancienne. Leur forte ressemblance physique et comportementale avec les humains les rend dangereux aux yeux des érudits. 

Le fait de les voir en rêve est interprété comme néfaste, en raison de la laideur imputée à l’animal, qui incarne une catégorie d’emblée inférieure à l’Homme : il est à Adam ce qu’Adam est à Dieu. Tournés en ridicule, les simiens sont néanmoins considérés comme des objets de luxe. Dans les récits rab­biniques anciens, ils remplissent des fonctions de serviteurs et sont notamment éduqués à verser de l’eau sur les mains de leur maître, ainsi que sur celles de ses convives. De même que les représenta­tions égyptiennes ou assyriennes qui exhibent des singes richement vêtus, ou d’habiles musiciens, ces descriptions témoignent des capacités d’imitation des primates et de leur intégration dans la vie quotidienne, dès les temps archaïques. 

 

SOURCE : Petite Histoire des Grands Singes 

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La Ressemblance Homme et Singe

Posté par othoharmonie le 12 mai 2015

 

 

 Baboons2Dès l’Antiquité, les hommes sont fascinés par les singes et la facilité avec laquelle ils imitent leurs comportements. De nombreuses représentations artistiques témoignent de cette capacité à « singer » les humains, parfois de manière métaphorique, notamment par le biais de l’image récurrente des singes musiciens. 

Cependant, une fois passé le temps des anciennes religions qui vénèrent les dieux hybrides, on redoute le mélange illégitime entre essences opposées, humaines et animales. Une défiance se juxtapose à la fascination : les primates 1 se montrent semblables à l’Homme, tout en exhibant tous les caractères de l’ensauvagement et de la bestialité lubrique. 

Une obsession émerge, qui a durablement marqué l’histoire des relations entre hommes et simiens : la volonté compulsive de déterminer des critères de dis­tinction, afin d’affirmer que l’espèce humaine est unique et qu’elle se distingue radicalement du singe. Parallèlement à cette obsession s’exprime pourtant un étonnement, sans cesse renouvelé, face à ces êtres si proches. 

À la Renaissance, les savants se donnent donc pour mission de décrire les similitudes morphologiques et anatomiques entre hommes et anthropomorphes, constituant de la sorte les pri­mates en objets de savoir. Ils prennent cependant soin de maintenir des différences indépassables. 

Au XVIIIe siècle, les anthropoïdes sont encore extrêmement rares en Europe. Les naturalistes des Lumières s’efforceront de les nommer, de les classer et de rassembler toutes les connaissances disponibles à leur sujet.

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Les sanctuaires et programmes de réintroduction des Singes

Posté par othoharmonie le 12 mai 2015

 

Semnopithecus_hypoleucosOn distingue deux types de sanctuaires accueillant des grands singes. D’une part les sanctuaires ex situ, c’est-à-dire dans des pays où l’on ne trouve pas de populations naturelles de grands singes. Ils accueillent en général les rescapés des cirques, des médias et des laboratoires, ainsi que ceux qui ont été abandonnés par leurs propriétaires, en particulier aux États-Unis, où leur détention par des particuliers est encore légale dans certains États. Ils permettent également d’accueillir certains individus sauvés des zoos. D’autre part, on distingue les sanctuaires in situ, dans les pays où les grands singes sont présents à l’état sauvage. Ils accueillent principalement des orphelins sauvés du trafic d’animaux de compagnie et de viande de brousse. 

Des structures coûteuses Dans les deux cas, il s’agit d’offrir aux grands singes des conditions de vie les meilleures possibles en captivité. Leur espérance de vie étant de l’ordre d’une cinquantaine d’années, ces structures coûtent extrêmement cher à entretenir, et arrivent rapidement à saturation en terme d’effectif. Cela s’explique par le fait que les entrées sont nombreuses, par saisies, abandons, ou arrêt d’activité, tandis que le nombre de sorties est largement inférieur, les seules possibles ex situ étant par décès des animaux. De plus, bien que les sanctuaires soient indispensables à l’application des lois, les gouvernements ne s’y impliquent généralement pas. En Europe, par exemple, il est extrêmement difficile de procéder à une saisie de grands singes, car il n’y a pour eux que peu de lieux d’accueil. Il n’en existe aucun en France… La réhabilitation 

Dans le cas des sanctuaires ex situ, il n’y a pas d’autre avenir pour les animaux. Jusqu’à leur mort, ils ne connaîtront que la captivité, sous couvert de semi-liberté. Mais dans le cas des sanctuaires in situ, certains individus pourront espérer être réintroduits et donc retrouver la liberté. Pour cela, plusieurs conditions doivent être réunies. On considère en général qu’il faut qu’ils n’aient pas été capturés trop jeunes, pour que leur mère leur ait déjà enseigné quelques grands principes de survie. Il faut également qu’ils n’aient pas été captifs trop longtemps, pour qu’ils ne soient pas devenus trop dépendants de l’homme. Et bien sûr, il faut réussir à leur apprendre à survivre seuls dans la nature. Apprendre à vivre seul Le processus de réhabilitation est défini par l’UICN/SSC1 comme l’ « entraînement et la formation d’individus inadaptés sur le plan comportemental à l’acquisition de compétences leur permettant de survivre en toute indépendance dans un milieu sauvage ». Avant de pouvoir relâcher un individu, il faudra en effet au préalable lui apprendre à vivre seul, sans humain, et notamment (Grundmann, 2004) :

-          à se nourrir seul, c’est-à-dire : savoir localiser les ressources de nourriture, reconnaître les aliments comestibles, non comestibles et toxiques, connaître les techniques de capture, de traitement et de transformation de certains aliments (utilisation d’outils, épluchage, techniques de chasse…) ; ˜ à se mouvoir en terrain complexe (locomotion arboricole en particulier) ; 

-          les comportements sociaux de son espèce ; 

-          à déterminer quel comportement adopter devant les différentes espèces sympatriques et notamment les comportements de peur/fuite face aux prédateurs ; 

-          à construire des nids. C’est à la seule condition qu’il maîtrise tous ces comportements, que l’on pourra envisager de réintroduire un individu. Un apprentissage de longue durée 

Une des particularités des grands singes est que, comme les humains, ils restent longtemps auprès de leur mère – une dizaine d’années (plus ou moins selon l’espèce) – avant d’être autonomes. 

Cela est étroitement lié à leurs capacités cognitives. Comme nous humains, ils ont beaucoup à apprendre de leurs aînés, et notamment des comportements sociaux parfois très complexes. Pour cette raison, tous les individus ne peuvent être candidats à un relâcher, car tous ne sont pas capables d’un tel apprentissage. 

Chez certains, le traumatisme de la capture est trop grand pour être surmonté. Quant à ceux qui sont relâchés, on estime, dans le cas des orangs-outans, qu’ils ne seraient que 50 % à survivre, mais les données sont insuffisantes pour une estimation plus précise (Grundmann, 2004). 

Seuls les bonobos n’ont, pour l’instant, pas été l’objet de programmes de réintroduction. Réhabiliter oui, mais où ? Hormis cet apprentissage complexe que doivent faire les individus et dont dépend leur survie, il faut également, pour qu’une réhabilitation soit possible, qu’un site approprié soit disponible, c’est-à-dire un site relativement préservé de toute activité humaine, où les ressources, en terme d’espace et de nourriture, sont suffisantes. Il faut aussi prendre en compte :

-          l’écologie et le comportement des individus sauvages éventuellement déjà présents. Si d’autres individus sont déjà présents, ils ne doivent pas être trop nombreux, car un site n’a qu’une capacité d’accueil limitée en terme de ressources. D’autre part, dans le cas d’une espèce grégaire et territoriale telle que le chimpanzé, une réintroduction proche d’une communauté sauvage est particulièrement risquée. Si les femelles ont une chance de l’intégrer, les mâles vont probablement être tués. Toutefois, s’il parvient à intégrer une communauté sauvage, la probabilité de survie d’un individu va augmenter car il va pouvoir profiter de leurs connaissances. 

-          le contexte social, économique et politique du site. L’accord et la compréhension des populations locales vis-à-vis de ce type de programme sont un élément crucial pour sa réussite. Il n’est pas possible de relâcher un animal sur un site où la chasse ou la déforestation est importante. Dans la mesure où la forêt est souvent leur moyen de subsistance principal, il faut que le programme bénéficie également aux populations, et leur proposer des alternatives en matière de ressources et de méthodes de chasse (la chasse aux collets nuit beaucoup aux chimpanzés bien qu’ils ne leur soient pas destinés). En outre, le contexte politique est également important, dans la mesure où, en cas de guerre, les forêts deviennent rapidement des zones de non-droit, comme on a pu le voir au Rwanda ou en RDC. 

-          l’état sanitaire et génétique des candidats au relâcher. Il n’est en effet pas possible d’envisager un relâcher d’individus qui seraient potentiellement dangereux pour ceux déjà présents, parce qu’ils sont malades, par exemple, ou porteurs d’une tare génétique. 

Hamadryas_baboonAyant été en contact avec les humains, ils sont susceptibles d’être porteurs de maladies et pourraient donc causer une épidémie aux conséquences dramatiques pour une espèce déjà en danger. Une solution à court terme La création de sanctuaires in situ et ex situ permet l’accueil des grands singes rescapés du trafic ou de la captivité. Tant que rien ne sera fait pour que leurs existences et leur liberté soient respectées, ils seront malheureusement indispensables. 

Une implication gouvernementale dans leur développement démontrerait une réelle volonté de faire appliquer et évoluer les lois. Néanmoins, ils ne constituent qu’une solution à court terme au problème. Qu’ils finissent leur existence en semi-liberté ou que quelques-uns survivent à une réintroduction dansleur milieu naturel ne permet que de résoudre les conséquences immédiates de l’exploitation des grands singes. 

C’est à la racine du problème qu’il faut aussi s’attaquer, et pour cela, une prise de conscience collective est nécessaire, les mentalités doivent évoluer. Le combat à mener pour nos cousins est d’autant plus complexe qu’il faut être présents sur deux fronts : d’une part sur celui de la captivité intolérable dont ils font l’objet. Aucun laboratoire, aucun cirque, aucun dresseur, aucun zoo ne devrait aujourd’hui continuer à les exploiter. Et bien sûr, aux États-Unis, plus aucun particulier ne devrait s’en servir comme animal de compagnie ou substitut d’enfant. Le deuxième front est encore plus vaste. Pour que les grands singes aient un avenir, il faut que leur forêt en est un. 

Il faut que les populations locales soient impliquées dans la conservation de la biodiversité si riche de leurs pays, et que nous, Occidentaux, leur offrions notre aide pour trouver des solutions leur permettant de vivre en harmonie avec la nature. Ce que nous n’avons pas su faire chez nous. Il ne s’agit donc pas d’entreprendre une répression du braconnage de viande de brousse ou de la déforestation, mais de mettre en place, ensemble, une politique de développement durable, profitable à tous.

 

Extrait du magazine http://www.one-voice.fr/

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L’homme ne descend pas du singe

Posté par othoharmonie le 10 mai 2015

 

 

Bien que cette croyance ait été à l’époque supprimée par une simple affirmation… L’homme n’est pas descendant du singe, tous deux ont un ancêtre …

 Babybaboon_riding

La conférence de Pascal Picq sur le thème : « Voir autrement l’humain «  est une invitation au voyage dans le temps et dans l’espace, conférence passionnante et vivante, claire et érudite, destinée à un large public. Paléoanthropologue et maître de conférences au Collège de France l’a tenue il y plus d’un an, en novembre 2011, dans un lieu futuro-paradisiaque créé par l‘homme en hommage à d‘autres espèces, le Biodôme de Montréal.

J’ai choisi de façon très subjective quelques phrases truculentes, savoureuses et pertinentes de ce scientifique sérieux qui ne se prend pas au sérieux, de cet intellectuel « habité » par la joie et le plaisir de transmettre le savoir, qui semblent particulièrement contagieux. Il démolit au passage quelques petites idées reçues qui traînent par-ci, par-là, en « s’énervant » exactement comme j’aime. Une excellente écoute!

 

 

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Qu’est-ce que l’humain? C’est à cette question que le paléoanthropologue et auteur français Pascal Picq, nous propose de réfléchir dans le cadre de Voir autrement l’humain, l’une des Grandes conférences de l’Espace pour la vie. Pascal Picq, nous invite à repenser notre relation à l’autre et à la nature à travers la paléoanthropologie, une discipline fondamentale pour comprendre les enjeux de l’évolution, avec cet acteur de plus en plus important : l’Homo sapiens. Son propos vient nourrir notre réflexion quant à l’importance et aux moyens à prendre pour resituer notre espèce qui, par son succès évolutif, pèse sur cette terre, si bien que nous en sommes devenus responsables.

Cette conférence a eu lieu le 8 novembre 2011, au Jardin botanique de Montréal.

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Histoire parmi les Singes

Posté par othoharmonie le 10 mai 2015

Sun WukongC’est l’histoire de Sun Wukong souvent appelé en français le Roi des Singes, c’est l’un des personnages fictifs les plus célèbres de la littérature chinoise classique. Ce singe, héros principal du roman de Wu Cheng’en, La Pérégrination vers l’Ouest, est le premier disciple du moine Sanzang, qui est chargé de partir en Inde (à l’ouest) ramener les écritures sacrées du Bouddha en Chine (à l’est) et lui sert de garde du corps avec un dragon, Longwang Sanjun, un homme à tête de cochon, Zhu Bajie et un ogre, Sha Hesheng.

Doué de parole et de conscience, il est connu pour sa force, sa rapidité et ses pouvoirs magiques extraordinaires, mais également pour son naturel espiègle et son passé d’irrépressible trouble-fête. Il est aussi nommé Son Gokū en japonais, Sonogong en coréen, ou Tôn Ngộ Không en vietnamien.

Voici son histoire………………..

L’origine de Sun Wukong est de nature pétrogène : il est né d’un rocher (comme le dieu Mithra) frappé par la foudre, ce qui a engendré un œuf de pierre.

À peine sorti de son œuf, il suivit un groupe de singes et les aida à franchir une cascade derrière laquelle se trouvait une grotte  : Huaguoshan Dongtian (la Caverne Céleste du Mont des Fleurs et des Fruits). Pour cet exploit, il devint le Houwang (Roi des Singes) et le Roi de ce nouveau domaine. Il était heureux, mais après quelque temps, il s’ennuyait et se lamentait rien que de penser qu’il devrait mourir un jour.

Sur les conseils des vieux singes, il partit à la recherche d’un Maître qui saurait lui enseigner l’art de cultiver son corps et son esprit et devenir ainsi Immortel. Il finit par trouver ce qu’il cherchait au Mont de la Terrasse des Esprits d’un Pouce Carré de la Grotte de la Lune Penchée et des Trois Étoiles, en la personne du Patriarche Putizushi ou Xuputi (Subhûti). Après avoir suivi l’entraînement du maître taoïste, versé dans tous les secrets de la Voie, il savait maîtriser 72 transformations et grimper sur les nuages grâce à sa jindouyun culbute dans les nuages .

De retour dans son royaume, il apprit que ses sujets avaient été la proie d’un monstre, Roi-Démon du Chaos qui les persécutait. Il combattit et vainquit le monstre, mais décida qu’il fallait qu’il ait sa propre armée afin de protéger son domaine, aussi de nouveau sur les conseils des singes aînés, il alla chercher toutes les armes qu’il pouvait à la frontière du pays de Aolai et en équipa toute son armée. Mais devenu Immortel, lui-même n’arrivait pas à trouver une arme qui soit à sa portée ; les singes aînés lui proposèrent de se rendre au Royaume des Mers de l’Est où résidait le Roi-Dragon qui aurait certainement ce qu’il cherchait. Sur place, dans son Palais de Cristal, il le contraignit à lui remettre ses meilleures armes. Aidé par sa femme et sa fille, le Souverain des Mers lui proposa le Pilier qu’utilisa jadis le Grand Empereur Yu pour combler la mer. Trouvant l’objet trop gros, il le fit rétrécir jusqu’à ce qu’il puisse le tenir en main ; il s’appelait Bâton Cerclé d’Or et il pouvait prendre la taille que son possesseur souhaitait  : être aussi gros et grand qu’une montagne ou aussi petit et fin qu’une aiguille. Non content de ce larcin, il convoqua les trois autres Souverains des Mers et les força à lui remettre un casque d’or rouge à plumes de phénix, une cuirasse d’or, ainsi que des bottes merveilleuses brodées de perles pour marcher et courir sur les nuages. Son comportement envers les Rois-Dragons les amena à porter plainte auprès de l’Empereur de Jade.

Comme était venu la fin de son existence, après une fête qu’il donnait, il s’endormit ivre et pendant son sommeil, il reçut la visite de deux émissaires des Enfers qui le garrottèrent et l’emmenèrent dans le Pays des Ombres. Persuadé qu’il y avait une erreur, il obligea les Dix Rois des Enfers à lui porter le Registre des Vivants et des Morts et muni d’un pinceau, il raya son nom et celui de tous ses compagnons. Pour ce nouveau méfait, une autre plainte fut adressée à l’Empereur.

Informé, l’Empereur de Jade voulut dépêcher immédiatement son armée pour punir l’insolent, mais l’Esprit de Vénus, le Très Blanc Astre de Métal intercéda en sa faveur et persuada le monarque de convoquer le rebelle au Ciel et de lui donner un titre ; ce fut celui de Bimawen, l’Écuyer Céleste, Responsable des Écuries du Ciel. Apprenant que ce grade était le plus bas de la hiérarchie, il s’enfuit et retourna dans son royaume, maudissant le Ciel et s’auto-proclamant Grand Saint Égal du Ciel  ; ce qui eut pour effet de vexer l’Empereur de Jade, qui envoya le Roi du Ciel Li et son fils, Nazha le Troisième Plus Haut Fils à la tête de son armée afin de le punir de son audace. Mais plus résistant qu’il n’y paraissait, le Singe parvint à vaincre ses adversaires, les uns après les autres, alors, à nouveau, Taibai Jinxing intervint et convainquit le monarque de lui accorder son titre, puisqu’il ne rimait à rien au Ciel et lui accorda en plus la garde du jardin des pêches célestes.

Baboon_in_Nuremberg_ZooArrivé au jardin, on lui expliqua que les pêches célestes prenaient des centaines d’année pour mûrir, et qu’elle procure l’immortalité à quiconque en mange ; lorsqu’il fut seul au milieu des pêchers, il dévora sans aucune retenue les plus beaux fruits. Plus tard, il reçut la visite des Yunu, suivantes de Xiwangmu l’Impératrice du Ciel, venues cueillir des pêches dans son jardin pour la grande fête donnée en l’honneur des plus grands Immortels du Ciel. Comme il n’était pas sur la liste des invités, il endormit les suivantes, se rendit à l’endroit du festin endormir les serviteurs et s’y gava de tout ce qu’il pouvait y trouver. Ivre, il atterrit dans le palais de Laojun et s’empara des pilules d’immortalité que celui-ci réservait aux convives du Ciel. Conscient de ce qu’il avait fait, il regagna son royaume, sans oublier de piller à l’intention de ses petits compagnons ce qu’il avait trouvé lors de la fête.

Cette fois, les plaintes n’en finissaient plus de tomber à l’encontre du pillard et l’Empereur dut une fois de plus envoyer ses troupes cueillir le coupable ; mais une fois de plus celui-ci resta invaincu. À bout de souffle, le Grand Monarque reçut la visite de Guanyin qui lui recommanda de faire appel à son neveu, Erlang pour venir à bout du Singe rebelle. Convoqué à la cour, Erlang vint avec ses hommes et réussit là où tous les autres avaient échoué, mais aidé en cela par le patriarche Laojun et la Grande Bodhisattva de la Compassion. Le Singe enfin capturé, fut soumis à toutes les exécutions possibles, mais sans aucun résultat. Laozi proposa alors de l’enfermer dans son Four aux Huit Trigrammes afin de lui retirer ses pouvoirs à jamais et le détruire. Alors que49 jours s’étaient écoulés, on rouvrit le four et le Singe qui s’y était caché, en surgit soudainement et résolu à se venger, décida de tout saccager dans le Ciel. Enragé, il fut confronté à Bouddha qui le défia de quitter la paume de sa main. Vexé, le Singe releva le défi et perdit ; le Grand Éveillé retourna sa paume et enferma le maudit Singe entre ses cinq doigts qu’il transforma en montagne, la Wushouzhishan Montagne des Cinq Doigts (ou Dynamies). Prisonnier d’un coffre de pierre, le rebelle du Ciel devait purger ainsi500 années de captivité, nourri de pilules de fer et abreuvé de jus de bronze fondu par les Shen Esprits du lieu, jusqu’à ce que le moine, Sanzang vienne le délivrer et en fasse son disciple.

Les attributs de Sun Wukong

Entraîné par un maître taoïste, il connaît 72 transformations, mais parfois sa queue qui dépasse indique sa véritable nature. Il peut devenir géant comme tout petit ; se transformer en insecte. S’il tire un de ses poils, le mâchonne et le recrache, il peut se multiplier à l’infini ; s’il lui ajoute du sang, il peut créer des clones des autres comme de lui-même. Il peut bondir sur les nuages et ainsi parcourir 108 000 lis d’un coup, ce qui lui permet d’aller très loin solliciter de l’aide pendant son voyage ; très fort, il est capable de faire face à une armée entière, mais peut parfois se voir dépasser. Ayant survécu après 49 jours au feu destructeur du four divin aux Huit Trigrammes de Laozi, ses yeux ont gagné le don de reconnaître les démons polymorphes sous leurs différents avatars. Grâce aux flammes sacrées du fourneau, il acquiert la vision transcendante qui lui vaudra le sobriquet de Yeux de Feu et Pupilles d’Or. C’est ce qui l’amène parfois à quelques différends avec son maître Sanzang, qui peine à le croire, mais il avoue lui-même ses limites : il ne craint plus le feu depuis sa mésaventure dans le four de Laozi, mais il en a gardé une faiblesse et une crainte pour la fumée il peut voir jusqu’à 1 000 lis le jour et seulement 300 la nuit. Pour contrôler son énergie incommensurable et canaliser son caractère belliqueux, celui-ci lui fait porter un serre-tête en or donné par la Bodhisattva Guanyin, qui en récitant une prière, peut rétrécir et, ainsi, lui infliger une grande douleur en comprimant sa tête, si ses actes étaient contraires aux « préceptes du Bouddha » et principes bouddhistes.

Description de cette image, également commentée ci-aprèsSun Wukong avoue être âgé de 800 ans quand il a mangé les pêches du Ciel et en avoir 27 000 actuels, il n’est pas très grand, à peine une toise (soit 1,3 m (4′ 3″) environ), il est d’aspect assez malingre, la peau sur les os, la tête en ogive, les joues creuses et on le prend souvent pour le Duc du Tonnerre à cause de son museau allongé. C’est justement à cause de sa petite taille et de son petit gabarit que les Monstres qu’il rencontre sur son chemin ne se méfient pas assez de lui ; c’est ce qui fait sa force. Son arme est une trique le Bâton Cerclé d’Or indestructible pesant environ 13 500 livres (livre de Troy), dont la propriété magique est de grandir indéfiniment ou de rapetisser à la taille d’un cure-dent, qu’il peut cacher ainsi dans son oreille. Cette trique est très lourde, mais seul Sun Wukong est capable de la soulever et de la manier avec autant de dextérité, car sa force est incommensurable. Comme il eut une position assez haute dans la Hiérarchie Céleste, il peut se faire obéir des différents Esprits qui peuplent la planète, aussi le voit-on souvent convoquer les Ducs de la Terre et les Esprits des Montagnes pour l’aider quand le besoin se fait sentir, ainsi que les milliers d’autres qui appartiennent à la mythologie chinoise.

Dans Le Voyage vers l’Ouest, nombreuses sont les références à la cosmogonie et à la cosmologie chinoises. On y parle des Cinq éléments, du Yin et du Yang et des philosophies bouddhistes, confucianistes et Taoistes, Sun Wukong est souvent appelé le Singe de l’Esprit ou encore le Singe de Métal. En effet le personnage de Sun Wukong symbolise le Métal là où Zhu Bajie Porcet Huit-défenses représente la Terre, le moine chinois Sanzang le Feu, Sha Hesheng le Boiset le Dragon changé en cheval, Longwang Sanjun l’Eau, qui forment les Cinq éléments chinois. De même avec Sanzang, Zhu Bajie et Sun Wukong qui représentent les trois courants de pensée chinoise : respectivement Bouddhisme, Confucianisme et Taoïsme.

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VISITE AU TEMPLE DES SINGES

Posté par othoharmonie le 9 mai 2015

 

Statue_In_Haladiagada_KendrapadaHanuman, le dieu-singe, est le fils du Vent, Vâyu, un Dieu Védique, et aussi Dikpala. Sa mère est une immortelle Apsara du nom d’Anjana qui avait pris la forme d’une femelle de singe. Hanuman a un corps d’acier et l’esprit d’un yogi. Sa bravoure physique, sa discipline mentale et sa pureté spirituelle lui ont gagné de nombreux admirateurs. C’est un grand dévot de Vishnu et les légendes le mettant en scène se trouvent surtout dans le Râmâyana.

Quand il était enfant, il confondit le soleil avec un fruit et tenta de le manger ce qui provoqua des perturbations dans les mouvements des neuf corps astrologiques, les Graha (Planètes). Quand Indra, Seigneur des Cieux, lança son tonnerre pour arrêter Hanuman, Vâyu fut si mécontent qu’il aspira l’air des trois mondes, étouffant ainsi toutes les créatures. Vâyu ne se calma que lorsque les autres dieux lui eurent promis une vie éternelle et une sagesse infinie. Cet événement donna aussi à Hanuman le pouvoir de surpasser l’influence funeste de tous les corps célestes. Grâce à ce don, les humains qui désirent se protéger des influences maléfiques de Mars ou de Saturne, adressent leurs prières à Hanuman.

Hanuman est un être d’une force prodigieuse, il est même le symbole de la force. Immortel, il a le pouvoir de voler dans les airs. Ce pouvoir, il l’utilise pour voler d’un seul trait de l’Himalaya jusqu’à Lanka. Hanuman est aussi un excellent médecin connaissant les herbes qui soignent. Il en usera abondamment pour secourir les blessés lors de la gigantesque bataille contre Râvana et ses troupes. Enfin, Hanuman est un savant grammairien.

Mais si Hanuman est si unanimement vénéré, c’est parce qu’il incarne les plus hautes valeurs de la dévotion et du dévouement sans faille envers le Dieu Râma :

 L’une des légendes du Ramâyâna raconte que lorsque Lakshmana, le frère de Râma, est gravement blessé d’une flèche empoisonnée par Indrajit, il faut, pour le sauver, collecter des herbes provenant des montagnes d’Aushada dans les Himalaya. Hanuman s’envole immédiatement dans la direction du nord mais, incapable d’identifier l’herbe sanjîvani, il prend le chemin du retour, transportant dans sa main la montagne entière. Il sauve ainsi la vie de Lakshmana puis rapporte la montagne à son emplacement d’origine.

 Dans le Ramâyâna, à nouveau, on raconte comment Hanuman aide Râma à secourir son épouse Sîtâ qui a été kidnappée par Râvana, le roi-Râkshasa de Lanka. Hanuman vole au-dessus de la mer à la recherche de Sîtâ et réussit à la localiser. Il trompe les gardes de Râvana et se présente devant Sîtâ. Il la réconforte et lui annonce que Râma viendra bientôt la délivrer avec l’aide de l’armée des singes. Puis il s’en retourne par la voie des airs vers Râma et Sugriva, le Roi des Singes, son allié.

Au cours de ses mésaventures, Hanuman est capturé par les Râkshasa qui mettent le feu à sa queue; il se débrouille pour se libérer et à son tour, met le feu à la cité de Lanka avec sa queue en feu.

Hanuman ordonne à ses soldats-singes, que viennent spontanément aider tous les animaux, la construction d’un pont qui permette de traverser la mer entre l’Inde et Ceylan pour atteindre plus aisément la cité de Lanka. S’ensuit une bataille sans merci, pendant laquelle Râma se tient sur les épaules d’Hanuman. Râvana et ses alliés les Râkshasa sont vaincus et exterminés, Sîtâ délivrée.

D’innombrables petits sanctuaires sont consacrés à Hanuman, surtout dans le sud de l’Inde. Il est représenté principalement de deux manières :

 Lorsqu’il figure dans un groupe où se trouvent Râma, Lakshmana et Sîtâ, il se tient devant ces Dieux, dans une attitude d’humilité, les deux mains jointes en prière, la queue reposant sur le sol, près de ses pieds. 
 Mais dans les temples qui le célèbrent, on le montre seul, dans une attitude héroïque.

Les sculpteurs qui le représentent visent à montrer les trois caractéristiques d’Hanuman : courage, force et dévotion. Dans quelques cas, Hanuman montre de ses mains l’abhaya et le varada mudra. A Rameshvaram, son image qui transporte deux Shiva Lingam, illustre la légende selon laquelle Râma lui avait ordonné de rapporter ces Lingam de Lanka.

Les images d’Hanuman sont fréquentes un peu partout. La plupart du temps, il est représenté dans une posture héroîque, prêt au combat ou transportant la montagne qu’il est allé chercher dans les Himalayas pour y trouver les herbes médicinale qui soigneront les blessures des guerriers de la grande bataille du Râmâyana. Il est souvent présent auprès de Râma et /ou de Sîtâ, dans une attitude de dévotion, comme on l’a vu. Cet amour inconditionnel (bhakti) est si intense que parfois Hanuman ouvre sa poiitrine pour montrer que Râma et Sîtâ résident dans son coeur. On peut, sans risque de se tromper, faire un rapprochement entre ce type de représentation moderne et l’image chrétienne du Sacré Coeur de Jésus…

Description de cette image, également commentée ci-aprèsTrès hindoue, en revanche, cette image peu banale de Hanuman avec cinq têtes, plus précisément désigné sous le nom de Shrî Vishvarûpa Panchamukha Hanuman, dans laquelle chaque tête est une incarnation de Vishnu. Celle qui fait face à l’Est est Hanuman, celle face au Nord est le Seigneur Narasimha. A l’Ouest fait face le Seigneur Vâraha tandis que face au ciel demeure le visage d’Hayagriva.

On donne divers noms à Hanuman : Marut Putra (Fils des Marut), Ânili (Fils d’Anila), Ânjaneya (Fils d’Anjanâ). On connaît aussi plusieurs variantes de la litanie des 108 noms d’Hanuman.

Les temples d’Hanuman

Hanuman est très largement vénéré en Inde et ses sanctuaires sont innombrables. Les temples qui lui sont consacrés sont moins nombreux. On en connaît cependant plusieurs, où Hanuman y est honoré sous l’un ou l’autre de ses noms (Hanuman, Anjaneya, Sankat Mochan)

Source : http://ganapati.perso.neuf.fr/

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Le comportement du Sajou Noir

Posté par othoharmonie le 9 mai 2015

 

 290px-Tufted_Capuchin

Compte tenu de son intelligence, de son calme et de son habileté, le sajou noir a été sélectionné pour assister les personnes tétraplégiques dans les années 1990. L’aide simienne consistait à enseigner au primate des tâches quotidiennes simples, routinières et répétitives que ne pouvaient assurer en permanence, les personnes chargées des tétraplégiques ne vivant pas en institution spécialisée : tourner les pages d’un livre, ramasser un objet, ouvrir une porte, appuyer sur un bouton, porter des aliments à la bouche… Le singe devait être en mesure d’assumer au moins une dizaine d’actes avant d’être placé. Une adaptation de six mois était nécessaire au dresseur pour transférer son autorité à la personne handicapée, et le singe pouvait effectuer une cinquantaine de tâches simples. Mais l’aide simienne a été abandonnée en 2007. En effet, certains singes devenaient inattentifs, se fatiguaient, ou développaient des comportements agressifs ou sexuels inappropriés. Et même si la robotique a depuis, réalisé d’énormes progrès, rien ne vaut l’assistance humaine. 

 

Le sajou noir ou Cebus apella  est un singe de petite taille qui ne présente pas de différence morphologique évidente entre mâle et femelle, sinon par la taille. Le mâle étant plus massif. Son pelage court et soyeux est dans les tons gris-brun ou marron sur la partie dorsale, et plus clair sur la poitrine et le ventre. Les mains et les pieds sont noirs, et les avant-bras et la partie inférieure des jambes sont recouverts de poils sombres. La tête ronde est ornée d’une touffe de poils noirs formant une coiffure en balai-brosse à la Grace Jones, en forme d’arche gothique dont la pointe se rejoint entre les deux yeux. Cette coiffe se prolonge en favoris jusqu’aux mâchoires inférieures. La face sombre est ornée de deux petites oreilles rondes. La queue préhensile est longue et épaisse.

Le sajou noir fait partie des primates, il peut vivre jusqu’à 20 ans en milieu naturel. 

Le sajou noir est présent dans le nord et le centre nord de l’Amérique du Sud, dans les parties sud du Venezuela, du Surinam et de la Guyane française, et au Brésil principalement dans les États d’Amazonas, de Roraima, d’Amapa, de Parã, de Mato Grosso, de Maranhão, et peut-être dans celui de Tocantins, jusqu’au sud du Brésil et en Argentine. L’espèce semble être présente également dans le nord de la Bolivie et au sud-est de la Colombie. Le primate fréquente différents types de forêts selon l’endroit où il vit, depuis le niveau de la mer jusqu’à 2.000 mètres d’altitude. On le trouve dans les forêts inondées de plaines, les forêts de lianes et les mangroves, certaines forêts de palmiers, mais également dans les forêts collinéennes et de petite montagne. 

Comportement du sajou noir

Le capucin Cebus apella est un singe social et grégaire qui vit en communautés régentées par un mâle dominant souvent peu commode. Le domaine vital des groupes qui peuvent compter jusqu’à une quarantaine d’individus, s’évalue entre 25 et 40 hectares. Le singe possède une activité diurne qui n’est pas exclusivement arboricole. Il peut en effet, franchir d’assez longues distances au sol pour rejoindre un nouveau groupe d’arbres. Il vit en sympatrie avec le saïmiri commun et le saki noir. Le sajou noir possède une vaste gamme de vocalisations. Très puissant, le cri d’alarme du mâle dominant à la vue d’un prédateur ressemble à un aboiement. Le singe provoque l’attaquant en se mettant à découvert, permettant ainsi au reste de la troupe de se mettre à l’abri. Les autres échanges consistent en des mimiques et des gestuelles. Le toilettage est un mode d’expression tactile permettant d’apaiser les tensions et de raffermir la cohésion entre les membres du groupe.

Mais la particularité la plus étonnante du sajou noir, consiste en son aptitude à utiliser des outils. En effet, il est capable de se servir des pierres pour ouvrir des noix à coque dure, en les frappant contre les fruits. Il se sert d’abord de ses dents pour retirer la fibre des noix de palme qu’il convoite, puis les laisse sécher pendant une huitaine de jours. Puis il cale le fruit dans un creux de branche ou de tronc et frappe la coque à l’aide d’une pierre qu’il tient généralement à deux mains. Il est également capable d’utiliser des branches pour sonder des fruits pour en retirer la pulpe, des fourmilières pour en retirer des insectes, et d’utiliser des « éponges » de fibre pour absorber le jus. Ses principaux prédateurs sont la harpie féroce, un aigle ravisseur, les petits et les grands félidés, les serpents de belle taille, et occasionnellement les caïmans et les crocodiles.

Reproduction du sajou noir

La femelle donne naissance à un jeune tous les deux ans, au terme d’une gestation de 160 à 180 jours. Les trois premières semaines il est porté par sa mère, puis il s’accroche aux poils ventraux. Lorsqu’il a acquis plus de force, il grimpe sur le dos SAJOUde sa génitrice pour se déplacer. Il reste dépendant de sa mère pendant un peu plus d’une année. Il faut environ quatre ans à une femelle pour atteindre sa maturité sexuelle, et entre six et huit ans pour un mâle.

Régime alimentaire du sajou noir

Le sajou noir est omnivore à tendance frugivore. En effet, son régime alimentaire est majoritairement composé de fruits, de baies et de noix, mais il se nourrit également de moelle de plantes, de bourgeons, de nectar et d’insectes tels que larves, sauterelles. Il lui arrive occasionnellement de manger des petits vertébrés tels que reptiles, grenouilles, oiseaux, rats, chauves-souris et même des crabes.

Menaces sur le sajou noir

Les principales menaces pesant sur le sajou noir sont la déforestation, donc la disparition de son habitat, la chasse pour la viande et le trafic des jeunes. Les populations de l’île Margarita au large du Venezuela pourraient disparaître à court terme car il est traqué comme nuisible dans les plantations de canne à sucre ou capture comme animal de compagnie. Il est cependant classé en « préoccupation mineure » sur l’ensemble de sa répartition géographique. 

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REVER DE SINGES

Posté par othoharmonie le 9 mai 2015

 

Primates_-_some_familiesLe singe symbolise les comportements caricaturaux des humains. Le singe, c’est celui qui imite. Un rêve où des singes sont présents est révélateur d’une immaturité, de comportements enfantins voulant imiter ceux des adultes. Mais bien souvent, ces comportements peuvent être négatifs parce qu’ils sont inadaptés à la personnalité.

Le singe représente un stade infantile, voire primitif de la conscience, celle qui reste sujette à la distraction, à l’insatiété, sans capacité réelle de concentration.

Les rêves de singes sont souvent des avertissements. Ils montrent que nos comportements sont parfois assez éloignés d’une évolution que nous revendiquons, celle d’hommes conscients. Le singe symbolise une partie de la personnalité qui manque de discipline. Voir gorille.

D’une façon plus positive, l’imitation peut-être le signe d’une précocité, surtout si elle est parfaite. On peut être malin comme un singe. La phase d’imitation est importante dans la construction du psychisme de l’enfant.

EN POSITIF : malignité, capacité de reproduction.

EN NEGATIF :  Manque de réflexion, envie, évolution inachevée, imitation primaire, comportements caricaturaux et infantiles, indiscipline. 

REVER DE GORILLE

Primate, ancêtre ou cousin de l’homme, puissant et sauvage, le gorille pourrait symboliser un aspect sauvage de la personnalité, une force terrible et dangereuse. Ce serait un aspect archaïque, non soumis à la raison, une nature masculine impulsive et agressive.

Les rêves de gorilles sont l’expression de cette nature qui remonte à la surface quand elle est refoulée. Un garçon au comportement trop doux, trop policé peut être sujet à ce type de rêve.

Le gorille est l’expression d’une force virile latente et naturelle qu’il faut apprendre à reconnaître, qui ne doit pas être perçue comme une tendance négative. Cette nature et cette force sont dangereuses quand elles sont acculées, menacées.

Contrairement à l’idée que l’on peut s’en faire, le gorille n’est pas sauvage, ni obsédé sexuellement ; si la structure du clan est encore celle du mâle dominant, c’est la vie en société qui est privilégiée plutôt que les échanges anarchiques et pulsionnels.

Le gorille est une des rares représentations animalières de l’homme.

Instinct, sexualité et virilité refoulées, absence de désir.

 

Description de cette image, également commentée ci-aprèsREVER DE SINGE GEANT 

Ce singe géant est une représentation du désir gigantesque de l’enfant, de sa toute-puissance ou de l’impuissance de l’adulte. Ici, le désir est tellement énorme qu’il ne peut trouver de support à son expression. Il y a une disproportion entre les sexes (image de la femme poupée entre les mains géantes du désirant). C’est pourtant le contraire en réalité. La taille fantasmagorique que se donne le rêveur est inversement proportionnelle à la taille de son pénis ou plutôt, à l’idée qu’il se fait de sa puissance au travers de son phallus.

 

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EXPRESSION AVEC LE MOT SINGE

Posté par othoharmonie le 7 mai 2015

 

 

290px-Nilgiri_langurVoici un Extrait de :Sorcellerie sorciers, guérisseurs, médecines magiques et traditionnelles

Contre les envoûtements, il existe plusieurs méthodes, que l’on peut regrouper en deux catégories :

-         Celles proposées par l’Eglise, par le moyen de rituels, d’exorcisme et de bénédictions, que prêtres mais également sorciers utilisent abondamment.

Cependant, celui qui pratique l’exorcisme doit avoir reçu une qualification particulière, sous peine de voir se retourner contre lui les forces mauvaises contre lesquelles il tente d’agir – « celui qui veut faire comme le prêtre devient le singe de Dieu« .

-         Celles qui sont spécifiques aux sorciers ; trouver la charge, en déterminer la nature et la détruire ou agir par le moyens de transfert.

Pour trouver la charge, le sorcier se rend sur les lieux. Là, aidé par une baguette (la fourche divinatoire, la verge de Moïse) ou par un pendule, il détermine l’endroit d’où provient l’influence malfaisante. Une fois découverte, il la « purifie » en la détruisant par l’eau ou le feu, à moins qu’il ne la réutilise pour renvoyer le sortilège à son auteur ; il peut également, chercher à déterminer le nom du sorcier maléficiant et agir directement sur lui en envoyant un contre-sort.

MALIN COMME UN SINGE MALIN comme un singe (Être très rusé, être débrouillard) Le terme de « malin » désignait le diable au Moyen Age : le singe était considéré comme étant l’incarnation du démon. Cette expression n’avait donc pas du tout le même sens que maintenant. Le sens positif de cette expression est apparu avec l’évolution des connaissances sur les singes et leur intelligence.

 

DES SINGERIES

 

Schopenhauer, Messieurs, Schopenhauer, un grand philosophe que l’Allemagne vénère. Voici ce qu’il dit : Il a fallu que l’intelligence de l’homme fût bien obscurcie par l’amour pour qu’il ait appelé beau ce sexe de petite taille, aux épaules étroites, aux larges hanches et aux jambes courbes. Toute sa beauté, en effet, réside dans l’instinct de l’amour. Au lieu de le nommer beau, il eût été plus juste de l’appeler l’inesthétique. Les femmes n’ont ni le sentiment ni l’intelligence de la musique, pas plus que de la poésie ou des arts plastiques ; ce n’est chez elles que pure singerie, pur prétexte, pure affectation exploitée par leur désir de plaire.

extrait de : Les Dimanches d’un bourgeois de Paris [ Maupassant ]


 planche représentant un Semnopithèque gris

23 proverbes vieux français avec SINGE

Espaule d’asne, groin de porc, oreille de singe ou de marchant, doit avoir un bon servant
Il vaut mieux perdre la borle que le singe
Il y a trois personnes malignes femme singe et diable
Jamais vieil singe ne feit belle moue
L’habit ne rend pas le singe beau, quoy qu’il soit fait de soye
Le cerveau de la femme est faict de cresme de singe et de fromage de renard
Le singe tant plus il monte en haut, tant plus il montre son cul
Noe premier planta la vigne, arousant de sang la racine, d’aignel, porceau, singe et lion, dont le vin tient complexion
Noe premier planta la vigne, arrousant de sang la racine, d’aignel, porceau, singe et lion, dont le vin tient complexion
Oncques vieil singe ne fit belle moue
Plus le singe monte haut, plus il montre son cul
Tout passe par le cul du singe
Vin de laid singe est gracieux, car il fait l’homme estre joyeux

SINGE au pluriel

C’est les vieux singes qui font les plus belles grimaces
Ce n’est pas aux singes qu’on apprend à faire les grimaces
Ce n’est pas aux vieux singes qu’il faut apprendre a faire les grimaces
Il ne sera pas refuse à la cour des singes il a bon sentiment
Il y a plus de singes, que de saints
Les femmes sont saintes a l’église diables a la maison singes au lit
Les hypocrites sont proprement les singes de Dieu
On n’apprend pas aux vieux singes a faire les grimaces
Peres et mères trop assotez de leurs enfancons font a l’instar des singes de leurs sagons
Quand les arbres commencent a pencher, les singes s’en vont

 

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SINGE ET SORCELLERIE

Posté par othoharmonie le 7 mai 2015

 

290px-Stavenn_Trachypithecus_auratus_01En début de mois, un singe vervet soupçonné de sorcellerie a été brûlé vif à Johannesburg, en Afrique du Sud. À la suite de cet événement, plusieurs organisations de défense du bien-être animal ont appelé les autorités à s’intéresser davantage au sort des animaux sauvages persécutés pour leur lien supposé avec la sorcellerie ou recherchés pour la médecine traditionnelle.

La mort du singe, qui faisait la une des journaux et des sites d’actualités sud-africains, a suscité l’indignation des lecteurs et attiré l’attention des médias du monde entier.

Cora Bailey, fondatrice du Community Led Animal Welfare (CLAW) et spécialiste des animaux de compagnie auprès d’IFAW (Fonds international pour la protection des animaux – www.ifaw.org), a été appelée par un riverain inquiet pour porter secours au singe après que la police n’a pas donné suite aux demandes de ce dernier.

« Malheureusement, lorsque nous sommes arrivés, le singe avait déjà été délogé de l’arbre, battu et mutilé à grands renfort de fourches et de machettes, puis brûlé vif par la foule devant un groupe de jeunes enfants. Les bourreaux ont indiqués être persuadés que le singe était un sorcier » a déclaré Cora Bailey.

Cette dernière s’est alors employée à calmer les habitants et à leur expliquer que le singe était inoffensif, avançant qu’il devait probablement errer dans la ville en raison de la destruction progressive de son habitat, ou d’un isolement du reste de son groupe.

Elle leur a également expliqué combien ces formes de violence pouvaient affecter le développement psychologique des jeunes, et devenir le terreau de la violence et de la criminalité. Son message a été entendu par les habitants qui, le calme revenu, ont tour à tour exprimé des regrets et promis d’éviter les cruautés envers les animaux à l’avenir.

« Malheureusement, ces événements ne sont pas un cas isolé. Le jour-même où nous avons été appelés pour nous occuper de ce singe, nous avons reçu deux autres appels nous informant que d’autres singes vervets avaient été aperçus. Nous n’avons pas réussi à les trouver mais il faut espérer qu’ils aient tous les deux réussi à s’échapper et qu’ils n’aient pas connu le même sort que le premier, a précisé Cora Bailey. En janvier dernier, l’intervention de CLAW avait permis de sauver de justesse la vie d’un autre vervet, retrouvé dans un arbre dans une cour d’école, et qui aurait également été tué par la foule si la solide grille de l’école ne l’en avait pas empêché ».

Les singes vervets – à l’instar des hiboux, des caméléons, des grenouilles, des serpents ou encore des babouins – font partie des nombreuses espèces animales qui, accusées de sorcellerie, sont violemment persécutées lorsqu’elles sont trouvées près des villages. D’autres animaux, tels que la tortue et le vautour, sont capturés et parfois tués pour les vertus médicinales qui sont attribuées à leurs parties.

« Il faut que les dirigeants et nos gardiens de la faune sauvage s’adressent au grand public pour faire cesser ces superstitions obsolètes et pour dire aux habitants que l’utilisation d’animaux sauvages dans la médecine traditionnelle n’a plus sa place dans nos sociétés modernes » a déclaré Mme Bailey.

« Il faut également prendre conscience de la cruauté des traitements infligés à ces animaux. Plusieurs études prouvent que les enfants témoins d’actes cruels envers les animaux seront plus enclins, une fois adultes, à avoir des comportements violents vis-à-vis de leurs semblables. L’Afrique du Sud est déjà durement touchée par le fléau de la criminalité et des violences généralisées à l’encontre des femmes et des enfants. Il est donc de notre devoir d’insuffler à la société des valeurs de bienveillance et de compassion. »

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L’histoire du 100ème singe ou l’espoir de l’humanité

Posté par othoharmonie le 6 mai 2015

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Vous ne connaissez peut-être pas la théorie du 100 ème singe….

C’est une théorie scientifique exprimée par des scientifiques japonais qui ont observé pendant 30 ans une colonie de singes sur une île. Ils ont remarqué que pour que la colonie intègre un nouveau comportement, une nouvelle action il fallait atteindre un seuil critique qui correspondrait, grosso modo, au 100ème  singe. C’est lui qui en adoptant le nouveau comportement ferait basculer l’ensemble de la communauté vers ce nouveau comportement….

Image de prévisualisation YouTube

Et pour l’être humain qu’en est-il?

Cette théorie devrait fonctionner aussi non?

Nous aussi nous avons une conscience et nos cerveaux sont interactifs. Alors on peut se demander quand l’humanité basculera dans la volonté de paix et d’amour et en finira avec son comportement grossier, vulgaire, cupide, violent qu’il nous donne à observer.

Qui sera le 100ème  singe de l’humanité qui fera basculer celle-ci dans une autre dimension?

Vous peut-être….

source: YouTube

 

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Le singe de l’Astrologie AZTEQUE

Posté par othoharmonie le 6 mai 2015

 

 

Handbook_to_the_Primates_Plate_30Le Singe Chiffre: le 11, couleur bénéfique: le jaune d’or

Il ne se prend pas au sérieux car il est bien trop avisé et préfère transformer ses inventions et projets en tours de passe-passe. Désinvolte, il est plein de ressources et de charme et savoure tant le déferlement des vagues que la quiétude du repos. Élégant naturellement et esthète, désintéressé, il aime les surprises, l’inattendu et par-dessus tout sa liberté. Pour les aztèques, le Singe est le pendant de l’homme, le « Maître du feu » qu’il transmit par amour et désœuvrement à l’humain.

LE SINGE : 1, 13, 25 JANVIER, 1, 11, 23 FÉVRIER, 7, 19, 31 MARS, 12, 24 AVRIL, 6, 18, 30 MAI, 11, 23 JUIN, 5, 17, 29 JUILLET, 10, 22 AOÛT, 3, 15, 27 SEPTEMBRE, 9, 21 OCTOBRE, 2, 14, 26 NOVEMBRE, 8, 20 DÉCEMBRE.

Le Singe dans l’astrologie aztèque : Le Singe est souvent associé au dieu du jeu… Gaieté, fêtes, bons mots, humour, facéties : voilà ce qu’est pour lui la vie ! C’est un être habile, plein d’esprit, enjoué qui oeuvre toujours intelligemment pour concrétiser ses projets, en un petit tour de magie… Il est plein de ressources et passe sa vie à charmer son entourage : sa compagnie plait et il sait bien ce qu’il fait !

 

On dit aussi que ses atouts de sociabilité attirent un joli relationnel, qui peut de temps en temps lui faire la vie plus belle… Esthète, fantaisiste et la plupart du temps jouisseur, c’est un véritable épicurien qui se change volontiers en boute-en-train sympathique. Il aime les surprises, les émotions, l’inattendu et adore son indépendance et la liberté.  

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