Des rats qui communiquent par le cerveau

Posté par othoharmonie le 1 octobre 2016

rats

À l’Institut international pour les neurosciences de Natal (Brésil) ainsi qu’à l’université Duke (Durham, États-Unis), deux villes distantes de 6.500 km environ, des rats étaient entraînés à appuyer sur des leviers situés en dessous de l’une des deux diodes luminescentes qui s’allumait pour obtenir en récompense une gorgée d’eau. C’est après cette phase que 32 microélectrodes ont été insérées dans le cortex moteur de leurs cerveaux et connectées à une machine.

Dans une seconde partie de l’expérience, seul l’un des rongeurs devait réaliser la même tâche. Le second, lui, devait composer avec les deux diodes allumées. Comment faire le bon choix ?

Après avoir enregistré l’activité du cortex moteur du premier rat, les auteurs l’ont simplifiée en tentant d’extraire uniquement le signal correspondant au choix du levier. Cet influx électrique a alors été envoyé dans le cortex moteur du second rat. Bien qu’on ne sache pas vraiment comment ce signal a été encodé, le rat se dirigeait le plus souvent (dans 64 % des cas au lieu de 50 % s’il se dirigeait au hasard) vers le bon côté de sa cage.

Pour que les animaux aient droit à leur récompense, il fallait que les deux rats réussissent le test. En cas d’échec, les scientifiques ont remarqué que le premier rongeur modifiait le signal qu’il envoyait, celui-ci étant plus net et plus marqué. Souvent, le deuxième rat réussissait alors mieux l’exercice.

Voir la vidéo sur http://www.futura-sciences.com/magazines

 

Miguel Nicolelis est un habitué des découvertes sensationnelles. C’est lui déjà qui, il y a quelques années, avait permis à des singes de contrôler un bras robotique par leurs ondes cérébrales. Récemment, il a encore fait parler de lui en permettant à des rats de voir dans l’infrarouge grâce à une neuroprothèse. Désormais, dans sa dernière expérience menée avec ses collègues de l’université Duke, il vient de réussir, avec un succès relatif, à faire entrer en communication des rats dont les cerveaux étaient connectés à une machine et distants de plusieurs milliers de kilomètres.

Dans son livre, Beyond Boundaries, sorti en 2011, il expliquait déjà vouloir réaliser une telle expérience, avec comme objectif de créer un ordinateur d’un genre nouveau, basé sur un ensemble de cerveaux branchés en réseau. Ou comment donner une nouvelle définition du mot brainstorming

C’est donc un premier pas en ce sens qui est décrit dans les colonnes de la revue Scientific Reports.

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Rat et souris pour expérience

Posté par othoharmonie le 1 octobre 2016

 

Sur les 2,2 millions d ’animaux utilisés chaque année en France pour la recherche, rats et souris fournissent le gros des bataillons. En Europe, les souris représentent près de 61 % des animaux de laboratoire et les rats, près de 14 %. Des chiffres qui ne sont pas très différents d ’un bout à l ’autre du globe.  Mais alors pourquoi ces animaux sont-ils si précieux pour les scientifiques ? Georges Chapouthier, biologiste et philosophe, directeur de recherche émérite au CNRS, coauteur d’un ouvrage intitulé Le Chercheur et la Souris »*, a répondu aux questions du Point.fr.

Rat et souris expériences

Le Point.fr : Pourquoi la recherche a-t-elle si souvent recours aux rats et aux souris pour l ’expérimentation animale ?

Georges Chapouthier : D’abord, il y a une question de modèles. Pour mener une étude concernant des microbes, on va utiliser des colonies bactériennes. Pour la génétique, on prendra plutôt des mouches drosophiles. Mais, dans les nombreux cas où l’on vise la physiologie humaine, on opérera effectivement le plus souvent sur des rats ou des souris. Parce que ce sont des mammifères, ils sont suffisamment proches de l’homme. Sans être trop proches quand même…

D ’autres mammifères seraient tout aussi valables comme modèles, non ?

Bien sûr, mais les rats et les souris blanches –– puisque ce sont eux qui sont utilisés –– sont, pour plusieurs raisons, vraiment très commodes. Premièrement, ils sont très doux et donc très faciles à manipuler. Deuxièmement, ils sont petits et donc faciles à gérer. On peut facilement placer 100, 200 rats en cage dans un même endroit. Troisièmement, ils se reproduisent très vite. La gestation est de l’ordre de trois semaines et l’animal est adulte au bout de deux mois, ce qui permet une nouvelle fois de travailler facilement sur de grandes quantités d’animaux, comme on se doit de le faire, par exemple, pour tester un médicament.

Mais ce qui est vrai pour le rat l ’est-il vraiment pour l’homme ?

Ceux qui s’opposent à l’expérimentation animale le mettent en doute. Pourtant, imaginons que vous travaillez sur un somnifère : si vous le testez sur une drosophile, les effets ne seront pas très nets. En revanche, si un somnifère fait dormir un rat, il fera à 99,9 % dormir un homme. Quelques molécules peuvent être spécifiques d’une espèce, mais c’est rarissime ! Dans l’écrasante majorité des cas, ce qui est applicable au rat est aussi applicable à l’homme. De plus, l’autre avantage de travailler souvent avec les mêmes espèces animales, c’est qu’on les connaît très bien. On a même créé des lignées particulières plus ou moins sensibles à telle ou telle chose, comme des souris plus anxieuses ou moins anxieuses… Ainsi a-t-on désormais des modèles particuliers chez la souris ou chez le rat.

Vous disiez tout à l ’heure que les rats et les souris sont d’excellents modèles parce qu’ils sont proches de nous sans l’être trop. Cela a-t-il un rapport avec le fait que ces animaux aient historiquement été considérés comme nuisibles ?

Tout à fait ! Il y a là une grosse ambiguïté de fond, philosophique. On travaille sur ces animaux parce qu’ils sont proches de nous mais, en même temps, parce qu’ils sont aussi perçus comme suffisamment lointains pour ne pas trop titiller notre éthique ! Les rats et les souris ne sont pas ressentis comme très sympathiques, et donc cela semble moins gênant que d’expérimenter sur des chats ou des chiens, par exemple. Les rats et les souris sont pourtant des animaux sensibles.

Ces rats et ces souris, spécialement élevés pour la recherche, souvent consanguins, ne se retrouvent-ils pas avec des tares qui peuvent compromettre la fiabilité des tests, notamment médicamenteux, qui sont faits sur eux ?

Il y a, en effet, des lignées de souris qui développent, par exemple, beaucoup de cancers ou qui deviennent obèses. Cette objection est juste. C’est pourquoi il faut faire des tests sur différentes lignées de souris et recouper les expériences.

Pour vous qui êtes à la fois neurobiologiste et philosophe intéressé aux droits des animaux, l ’expérimentation animale est-elle absolument nécessaire ?

C’est un sujet pour le moins brûlant. Dans l’état actuel des connaissances, oui, elle est indispensable pour fabriquer des médicaments afin d’améliorer la santé humaine. Les modèles cellulaires ou informatiques peuvent servir dans certains cas. Mais, pour reprendre l’exemple du somnifère, vous ne pouvez pas faire dormir une colonie de cellules ou un ordinateur. Si vous voulez tester quelque chose qui agit sur l’ensemble d’un organisme, vous êtes contraint de passer par la recherche animale. Cela ne veut pas dire que l’on ne peut pas faire des choses pour l’améliorer. Ce qui a d’ailleurs déjà été fait.

Ces expérimentations sont-elles bien encadrées ?

Elles le sont de plus en plus et il y a, d’ailleurs, de moins en moins d’animaux utilisés pour la recherche. Quand j’ai commencé il y a 40 ans, le scientifique était quasiment libre de faire ce qu’il voulait avec les animaux. Maintenant, il y a un encadrement. Les projets de recherche passent par des comités d’éthique. Il y a des enseignements d’éthique, des contrôles… Et la réglementation est assez satisfaisante pour les vertébrés et les pieuvres, qui sont bien mieux protégés dans la recherche que dans la gastronomie. Reste qu’à mon avis ce n’est pas encore suffisant. Car il pourrait y avoir plus de contrôles vétérinaires et, surtout, la formation des chercheurs en la matière mériterait d’être renforcée et améliorée.

 

* Le Chercheur et la Souris. Georges Chapouthier et Françoise Tristani-Potteaux. CNRS Édition. 2013

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Les souris et l’homme

Posté par othoharmonie le 27 septembre 2016

 

 SOURIS ET L'HOMME

 

Les souris sont souvent très vives et un peu farouches, mais avec de la patience on peut facilement les amener à monter dans la main, sortir de leur cage pour explorer un peu le monde et venir vers vous sans peur. Les souris ne sont pas particulièrement mordeuses et votre plus grande difficulté sera plutôt de les manipuler sans les blesser.

Les souris ne sont pas tellement en recherche de contacts sociaux avec l’homme comme le feraient les rats, mais si vous les apprivoisez bien, elles se montreront curieuses à votre égard. Les renforts de friandises peuvent vous aider dans ces moments. Si vous ouvrez la porte et que votre souris vient vous voir et monte dans votre main, vous pouvez considérer que c’est un très grand progrès.

Les males et les femelles ne sont pas différents en matière d’apprivoisement mais vous devrez passer plus de temps avec un male solitaire car bien sûr il aura besoin de plus d’attention qu’une femelle qui évolue avec des copines dans sa cage.

Apprivoiser une souris

Commencez par laisser votre souris s’adapter à son nouveau territoire. Elle a besoin de 2/3 jours pour marquer son territoire, faire son nid dans sa cabane, repérer la gamelle, le biberon, s’habituer aux nouvelles odeurs et aux nouveaux bruits. Au bout de ce délai d’adaptation, ouvrez la cage et posez votre main sur le sol de la cage. Ne tentez pas d’attraper votre souris, ou de la poursuivre dans la cage. Laissez-la venir vous sentir. Les souris sont très curieuses et au bout d’un moment de patience il y a fort à parier qu’elle viendra vous renifler. Vous pouvez faciliter les choses en plaçant une friandise dans votre main. Laissez la souris monter et descendre à sa guise. ne tentez pas de la retenir. Au fur et à mesure qu’elle s’habitue, vous pouvez la sortir de la cage et la garder dans votre main ou lui proposer de se balader sur vous ou sur un environnement sécurisé. Sauf cas d’urgence, n’attrapez pas votre souris pas la queue. Vous pourriez la blesser.

En savoir plus sur http://rongeursendestress.e-monsite.com

 

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Cohabitation du rat et de la souris

Posté par othoharmonie le 27 septembre 2016

 

Dans la nature les souris vivent en grands groupes mixtes, menés par un male dominant, mais en cage, les conditions de vie et les problèmes de reproduction nous oblige à les faire cohabiter séparément.

Les souris femelles cohabitent bien entre elles. Normalement une femelle habituée à vivre en groupe tolère les autres femelles sur son territoire. Il faut cependant respecter les règles de hiérarchie. Un groupe de souris forme un « clan » et toute nouvelle souris peut être considérée comme intruse et être tuée. Il faut respecter cet état de fait et intégrer les nouveaux avec beaucoup de prudence 

rat et souris

Les souris males ne cohabitent pas sauf rare cas de souris issues d’une même portée et ayant toujours vécu ensemble. Nous avons des cas de souris males qui cohabitent bien, et ils apprécient cette vie, dorment blottis les uns contre les autres, MAIS il faut toujours être très prudent car ces ententes peuvent se dégrader et entrainer des disputes. Dès lors qu’une tension s’installe, il est rare que les choses se calment. Il faut alors isoler l’individu agressif, et ce dernier ne tolérera plus d’autres souris sur son territoire. Soit il devra vivre seul, soit il devra être stérilisé pour vivre avec des femelles. On peut même aboutir à la séparation de tous les males, chacun dans sa cage…

Les souris sont extrêmement prolifiques aussi la vie en groupe mixte est très fortement déconseillée. Vous vous retrouveriez avec de nombreuses portées et des problèmes de consanguinité à la clé. De plus la gestion des petits males posera de grands problèmes, comme vu précédemment.

Hiérarchie : il n’y pas spécialement de hiérarchie « visible » entre les souris, comme on peut le constater chez les rats. Les males sont dominants et les groupes de femelles s’organisent assez pacifiquement la plupart du temps. Si une souris n’aime pas une autre souris, elle la tue. Les relations sont très simple ! C’est pourquoi il faut faire très attention aux problèmes d’entente car une souris harcelée par les autres mourra à coup sûr, soit tuée par les autres, soit exténuée à force d’être poursuivie et une fois morte, les autres souris la dévoreront.

Le cannibalisme est en effet présent chez les souris et bien souvent lorsqu’un animal meurt, il est « éliminé » par ses compagnons.

Les souris qui ont grandi ensemble ont cependant des liens pour forts et sont moins enclines à se battre.

Coté famille, les souris sont de bonnes mères mais là aussi elles n’hésitent pas à dévorer leurs petits si elles sont stressées ou affaiblies. Cependant, en temps normal les souris sont de bonnes mères qui n’hésitent pas à allaiter des petits qui ne sont pas à elles.

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Mythologie de la chauve-souris dans la littérature et dans l’art

Posté par othoharmonie le 24 septembre 2016

Animal de l’ombre, la chauve-souris connaît un destin littéraire et artistique à son image : symbole de la cécité métaphysique de l’homme pour Aristote et Averroès à sa suite, elle est pourtant liée à la création artistique par la version ovidienne du mythe des Minyades, fileuses et conteuses impénitentes métamorphosées par Dionysos. Cette dimension resurgit sous la plume de Mallarmé, comparant le génie à une « chauve-souris éblouissante » dans son médaillon de Théodore de Banville, tandis que Robert de Montesquiou-Fézensac intitule Les Chauves-Souris le recueil de poèmes qu’il publie en 1892.

La chauve-souris fait surtout partie de ces animaux insolites qui relèvent de ce que Roger Caillois appelle le « fantastique naturel ». Elle apparaît à ce titre dans l’art de toutes les régions du monde, de la divinité chauve-souris sculptée par les Zapothèques et retrouvée dans les tombes du Mexique, à la représentation de la roussette sur les boucliers océaniens, en passant par les démons extrême-orientaux auxquels les diables occidentaux doivent, selon Jurgis Baltrusaitis, leurs ailes de chauves-souris à partir du XIIIe siècle. La découverte des chauves-souris hématophages d’Amérique du Sud qui reçoivent leur nom de « vampires » au XVIIIe siècle, a naturellement favorisé la présence du motif dans la nouvelle fantastique au XIXe et au XXe siècle.

http://data.abuledu.org/URI/53bac7e7

Mais on rencontre aussi la chauve-souris dans le registre de la dérision, avec l’utilisation satirique de l’animal en tant que symbole de l’obscurantisme, dans la tradition anti-cléricale du XVIIIe au XIXe siècles, ou le sobriquet qui donne son titre à l’opérette célèbre de Johann Strauss. La paralittérature, la bande dessinée et le cinéma ne sont pas en reste comme l’atteste le durable succès de Batman, dans la bande dessinée comme au cinéma, depuis sa création en 1939.

C’est peut-être surtout sur la notion d’hybridité qu’invitent à s’interroger les multiples avatars littéraires et plastiques de la chauve-souris. On s’attachera donc plus particulièrement aux enjeux poétiques d’un motif dont les modulations ont souvent valeur de manifeste esthétique.

Publications du CTEL (Centre Transdisciplinaire d’Epistémologie de la Littérature), Université de Nice, http://revel.unice.fr/loxias

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Le jeu du chat et de la souris

Posté par othoharmonie le 24 septembre 2016

 

Un chat et une souris vivaient ensemble dans un grenier en toute amitié. La souris, raisonnable et économe, songeait à faire des réserves pour l’hiver bien qu’on fût encore en été. Un jour, elle trouva un bon morceau de lard, et dit au chat :

chat et souris

« Voilà des provisions pour la mauvaise saison ! Mais où pourrait-on cacher ce lard pour être sûr qu’on ne nous le vole ? Pas ici dans le grenier, car nous serions tentés de le manger avant l’hiver.
— On peut le mettre sous l’autel de l’église », proposa le chat.

Et le lard fut caché là. Mais, le minou, très gourmand, ne cessait de penser au morceau de lard et décida de retourner à l’église pour en prendre un petit morceau. Pour ne pas éveiller les soupçons de la souris, il inventa une histoire.

« Ma cousine qui vit dans le grenier à blé vient d’avoir un chaton. Je suis son parrain et, demain, j’irai à l’église pour son baptême.

— Profites-en bien, lui répondit la souris. S’il reste des miettes, pense à m’en rapporter ! »
Le lendemain, le chat se rendit à l’église, sortit le morceau de lard de sa cachette et en mangea un morceau. Il s’installa ensuite au soleil pour une longue sieste. Le soir, il rentra au grenier.

« Regarde, dit la souris, j’ai tout rangé pendant que tu étais parti. Tu t’es bien amusé au baptême de ton filleul ?

— Oui, répondit le chat, mais je n’ai rien pu te rapporter.
— Tant pis, dit la souris un peu déçue. Comment s’appelle le chaton ?
— Il s’appelle…, il s’appelle…, hésita le chat, … “Le-Bord”.
— Drôle de nom », dit la souris.

Quelques jours plus tard, le chat dit à la souris :

« Ma cousine qui vit dans la cave vient d’avoir un chaton. Demain, je dois me rendre à son baptême.
— Profites-en bien, lui répondit la souris. S’il reste des miettes, pense à m’en rapporter ! »

Le chat retourna à l’église et cette fois mangea la moitié du morceau de lard. Il rentra le soir au grenier.

« Regarde, dit la souris, j’ai tout rangé pendant que tu étais parti. Tu t’es bien amusé au baptême de ton filleul ?

— Oui, répondit le chat, mais je n’ai rien pu te rapporter.
— Tant pis, dit la souris encore déçue. Comment s’appelle le chaton ?
— Il s’appelle “La-Moitié”, répondit le chat.
— Drôle de nom », dit la souris.

Le chat se sentait quand même coupable d’avoir mangé la moitié du morceau de lard, mais la tentation était trop forte. Quelques jours plus tard, il dit :

« Ma tante qui vit au moulin vient d’avoir un chaton. Je dois me rendre demain à son baptême.
— Profites-en bien, lui dit la souris. S’il reste des miettes, pense à m’en rapporter ! »

Le chat courut à l’église et mangea le reste du morceau de lard. Il rentra le soir au grenier.
« Regarde, dit la souris, j’ai tout rangé pendant que tu étais parti. Tu t’es bien amusé au baptême de ton filleul ?

— Oui, répondit le chat, mais je n’ai rien pu te rapporter.
— Tant pis, dit la souris, encore une fois déçue. Comment s’appelle le chaton ?
— “Tout-Entier”, répondit le chat.
— Drôle de nom », dit la souris.

L‘hiver arriva et la souris dit au chat : « Allons à l’église chercher le morceau de lard. » Le chat l’accompagna sans rien dire. Bien sûr, elle ne trouva pas le morceau de lard. Elle fondit en larmes : « On nous a volé notre lard ! »

Le chat, mal à l’aise regardait ailleurs. La souris comprit alors que le lard n’avait pas été volé, mais que c’était le chat qui l’avait mangé. « Ah, j’ai compris ! s’écria-t-elle. C’est toi qui as tout mangé ! Menteur, voleur, méchant, égoïste ! »

Elle l’accabla de reproches, tant et si bien qu’exaspéré, le chat se jeta sur elle et la mangea !

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Le Rat symbolique : l’Intelligence Laborieuse, la Prolifération

Posté par othoharmonie le 22 septembre 2016

 

 Rat est un animal grégaire (un Rat seul est un Rat mort de faim), c’est aussi un animal anthropophile, c’est à dire qu’il aime à vivre au contact des humains. Les Rats vivent dans des terriers, et rongent tout ce qui leur passe sous la dent. Le Rat, du fait de sa vie souterraine, est un animal tellurique, et le Rat Noir d’autant plus, car il est exclusivement nocturne, ce qui le rapproche du chakra racine. Les Rats sont aussi vecteurs de la peste et de la leishmaniose. Ils n’hésitent pas défendre leur vie en mordant.

Rat_shoulder

Ils sont aussi très intelligents et peuvent parfaitement être domestiqués ; ils sont très câlins, joueurs (il leur faut changer de jouet chaque semaine sinon ils se lassent), et ont chacun leur caractère. Les Rats sont des animaux très futés ; ils inventent mille moyens d’atteindre ce qu’ils désirent. Par exemple, un Rat qui trouve une bouteille d’huile ouverte va d’abord laper. Quand sa langue ne va plus pouvoir atteindre l’huile, il y trempe sa queue et se lèche cette dernière. Heureusement, les rats ne sont pas capables de grimper sur des surfaces verticales ou glissantes ; c’est pour cela qu’anciennement les réserves de nourriture étaient suspendues en hauteur.

Toujours affamé, prolifique et nocturne, il apparaît en Occident comme une créature redoutable, voire infernale. Au Japon, il est le compagnon de Daikoku, dieu de la richesse ; il symbolise la fécondité. Comme tous les animaux, il est ambivalent : source de dégâts et de phobies incontrôlées, mais aussi amusement et intelligence. Symbolique générale : les racines de l’individu (passé, famille), la terre, la maladie, être fûté.

Si Rat est votre totem, vous pouvez lui demander de savoir d’avance si quelqu’un vous trompera, de gérer habilement vos finances, de réduire votre tendance à la paresse. Vous accéderez à son pouvoir en achetant des actions d’une nouvelle société, en commençant une collection de timbres, en vous faufilant dans une pièce sans vous faire remarquer. La médecine de Rat guérit le respect de soi malmené, transforme l’agressivité et l’avarice.

Rat protège les nouveaux commencements et défend contre la négativité.

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L’homme aux rats

Posté par othoharmonie le 22 septembre 2016

 

L’analyse de « L’Homme aux rats » présente un intérêt multiple. C’est en traitant ce cas que Freud a découvert la névrose de contrainte. Le journal qu’il tient durant la cure apporte un éclairage précieux sur les difficultés encore grandes de Freud par rapport au transfert. Et c’est ce qui le conduira, quelques années plus tard, à définir les deux versants de la règle fondamentale, condition sine qua non pour que la séance soit un véritable espace extraterritorial d’énonciation, capable de restituer le sujet à son histoire.

homme aux rats

Un homme vient en consultation chez Freud parce qu’il souffre d’une grande peur obsessionnelle. Quand il était à l’armée, il avait entendu un officier supérieur décrire une torture particulière: un pot contenant un rat est placé contre les fesses d’une victime, où l’animal se fraie un passage dans l’anus. L’homme aux rats craint que cette torture soit appliquée à son père ou bien à une jeune femme dont il est amoureux. Le fait que son père soit mort depuis des années indique le caractère complètement irrationnel de cette crainte. Malgré tout, l’idée s’impose à lui avec insistance, le plus souvent sous forme de menace. Il se sent obligé de faire telle ou telle chose d’une façon très précise de peur que cette menace ne se réalise.

Le caractère irrationnel de la crainte ne peut être saisi que si l’obsession est remise dans le contexte de l’histoire du patient. Un des principaux soucis de l’homme aux rats est à cette époque le choix entre deux épouses possibles. Tout en étant épris d’une autre dame, il est informé par sa mère que, peu après la mort de son père, une cousine s’est déclarée prête à lui donner une de ses filles en mariage. L’homme se trouve donc devant un dilemme concernant son mariage, qui se dit Heiraten en allemand. Ce problème de Heiraten renvoie également à son père. Peu avant de rencontrer celle qui allait devenir sa femme, le père avait en effet fait des avances à une jolie fille qui était toutefois désargentée et de modeste naissance. Il avait finalement renoncé à cette dame et en avait choisi une autre de famille aisée, la mère de l’homme aux rats. Le dilemme du fils est donc similaire à celui du père: le choix entre son désir ou les vœux de la famille.

Au cours des séances avec Freud, une autre lecture du signifiant « rat » apparaît. L’homme aux rats raconte comment, enfant, il avait une nourrice avec qui il prenait des libertés: « Lorsque j’allais dans son lit, je la découvrais et la touchais, chose qu’elle me laissait faire tranquillement.». Il se souvient aussi comment peu après elle se maria à un Hofrat, titre qui témoignait d’un certain statut en Autriche à l’époque, et que, à partir de ce jour, il dut pour s’adresser à elle utiliser l’expression Frau Hofrat. Les mots Heiraten et Hofrat contiennent tous deux le groupe de phonèmes « rat » qui aurait acquis dans la vie de l’homme aux rats un statut spécial du fait des références particulières à sa vie amoureuse et à celle de son père. En effet, le signifiant « rat » réapparaît fréquemment au cours de l’analyse, comme dans Spielratte, une dette de jeu de son père, et dans Raten, l’argent qu’il devait à Freud pour les séances. L’homme aux rats avait l’habitude de compter intérieurement le coût des séances en Raten au lieu d’espèces: Eine RatZwei Raten, etc. Tout cela confirme l’importance de ce groupe de phonèmes.

homme ratOn voit donc qu’au fil de l’analyse de l’homme aux rats une constante se dégage. Elle ne se présente pas sous la forme d’une constante sémantique, mais bien d’un fragment de parole — le signifiant « rat ». L’obsession qu’a l’homme aux rats pour le supplice s’éclaire lorsque le mot « rat » ne fait plus l’objet d’une lecture sémantique, renvoyant à un rongeur, mais est considéré comme un signifiant, un fragment phonologique. Les différents épisodes de vie racontés, à première vue complètement décousus, trouvent leur cohérence dans le réseau de sens que tisse le signifiant « rat ». Ce mot est capable de renvoyer à différentes réalités sémantiques en les dotant de qualités émotionnellement équivalentes indépendamment du contexte. Cette qualité émotionnelle dans ce cas précis est de l’ordre d’une anxiété obsessionnelle.

FREUD S. (1919/1954). Cinq psychanalyses, trad. M. Bonaparte et R. Loewenstein, Paris, PUF, p. 203.

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La souris messagère

Posté par othoharmonie le 19 septembre 2016

 

 Dans la cheminée, le bois crépitait et dégageait une agréable chaleur.

 Pierre, presque couché dans un fauteuil, les jambes allongées, la pipe chauffant la paume de sa main droite, se sentait merveilleusement bien.

c936fbbf Il avait eu froid, dehors, dans la neige qui depuis le matin tombait sans discontinuer. Il avait du porter une scie électrique chez son cousin, et il y était allé à pied.3+3 =6 km , cela n’avait pas été désagréable de se mouvoir dans une nature ouatée, mais il faisait vraiment froid.

 A 24 ans, depuis la mort de sa tante, il y a 6 mois, Pierre vivait seul dans cette vieille maison qu’il connaissait depuis sa plus tendre enfance. Il était venu habiter, chez sa tante, lorsqu’à l’age de 3 ans il perdit son père et sa mère dans un accident de voiture.

 La solitude commençait à lui peser. Une compagne serait la bienvenue. Mais de nos jours, rares sont les jeunes femmes qui aiment vivre à la campagne.

 La chaleur de la cheminée devenant trop forte, il recula un peu son fauteuil, et c’est à ce moment là, sur sa gauche, qu’il vit une souris, calme, immobile qui le regardait.

 Le fait était assez curieux, car les souris en général n’apprécient pas la compagnie des humains, et s’enfuient dés que l’un d’eux apparaît.

 La souris ne bougeant toujours pas, Pierre lui parla

 «  Bonjour demoiselle souris. Vous êtes bien effrontée. Vous n’avez pas peur ? »

 La souris trottina pour se mettre entre la cheminée et Pierre, puis, toujours le regardant, elle s’immobilisa.

 Elle est curieuse cette bestiole pensa Pierre, soudain intéressé par ce manège ;et il lui parla de nouveau

 «  Bon. Je ne te fais pas peur. Tu es très courageuse. Mais jusqu’ou ira ton courage ? »

 Et Pierre tendit le bras vers elle. La souris ne bougea pas. Alors, se penchant vers l’avant, Pierre approcha sa main à une cinquantaine de centimètres de la souris, qui recula un peu, mais continua à le regarder.

 «  Courageuse, mais pas téméraire, hein ? Pourquoi me regardes tu comme ça ? »

 La souris, alors, en trottinant, mais sans hâte, se dirigea vers une table basse sur laquelle se trouvaient les journaux que lisait Pierre, ainsi qu’un cahier de mots croisés . Les mots croisés avaient été l’une des occupations préférées de sa tante.

 La souris monta sur la petite table et s’installa sur les mots croisés.

 souris19Cela commençait à sembler un peu irréel, et Pierre sentait monter en lui, une sorte d’angoisse. Il voulut cependant plaisanter ;

 «  Tu veux un crayon pour faire des mots croisés. ? »

 Sans doute insensible à la plaisanterie, la souris restait immobile, et continuait à le fixer de ses petits yeux noirs.

 Pierre se leva et se dirigea vers la table basse. Alors, la souris descendit de la petite table et en trottinant toujours sans hâte, elle se dirigea vers le fauteuil à haut dossier qu’aimait occuper

la Tante

 quand elle tricotait.

 La souris se mit exactement au milieu du siège, et continua à le regarder.

 «  Mais, bon sang !Tu es une souris bien bizarre ! Quand je t’ai vu, c’est vrai, je pensais à une « souris », mais c’était une Femme. J’ai du être pris au mot, mais ce n’est pas une souris comme toi que j’espérais !! Ecoute !Si tu ne me fais pas trop de dégâts dans la maison, je veux bien que tu cohabites avec moi, mais arrête de me regarder comme ça !!!!

 Imperturbable, la souris continuait à regarder Pierre, qui finit par mettre son anorak pour sortir et échapper à ce regard qui devenait gênant.

 Il se promena durant une heure dans la neige fraiche, tout en pensant à cette curieuse souris. Il songea qu’a deux reprises, par son attitude, la souris lui avait fait penser à sa tante, et laissant aller son imagination, il pensa que peut être par un phénomène de métempsychose, sa tante s’était réincarnée dans la souris. Il sourit en se traitant de farfelu, et rentra à la maison..

 La souris n’était plus là, et il pensa de moins en moins à cette souris durant les jours qui suivirent. Et Quand il y pensait, il se persuadait qu’elle n’avait pas eu une attitude aussi bizarre qu’il croyait s’en souvenir.

 C’est une semaine plus tard que la souris réapparut. Pierre, assis devant la table de la cuisine, épluchait des légumes pour faire un potage. Il vit soudain la tête de la souris émerger du plateau de la table. Elle avait beaucoup de mal à monter à cause de la toile cirée glissante, mais elle finit par se hisser sur la table , et sans s’approcher de Pierre, elle s’immobilisa et fixa sur lui ses petits yeux noirs.

 «  Tiens ? Te revoilà ? Mais, c’est vrai que tu es curieuse…Aux deux sens du mot…Tu n’as pas les réactions de tes sœurs souris. Qui es tu ? Est-ce toi ma tante qui revient me voir ? »

 La souris, un court instant se dressa sur ses pattes arrières, puis s’immobilisa de nouveau en fixant Pierre.

 «  Ca veut dire quoi ? Que tu as su marcher sur deux pattes ? »

 La souris se remis un court moment sur ses deux pattes arrières.

 «  Ca veut dire OUI, ce manège ? »

 Pendant quelques secondes la souris continua à regarder Pierre, puis, elle descendit de la table et sortit en trottinant dans le couloir.

 Tous les jours qui suivirent, et pendant une semaine, Pierre s’installait dans son fauteuil, devant un bon feu de cheminée, fumant une pipe, et quelques minutes plus tard, la souris arrivait, et venait se mettre à environ 2 mètres de lui.

 Pierre, qui l’avait baptisée Tanty, discourait alors, et lorsqu’il observait une pause, la souris, soit faisait entendre un couinement soit se dressait sur ses pattes arrières.

 Un soir, Pierre lui dit :

 « Vois tu Tanty,, je suis content que tu viennes me voir tous les soirs. Je ne sais pas ce qui se passe dans ta petite tête, et je ne sais pas si le fait de te mettre sur deux pattes, ou d’emettre un couinement a une vraie signification, mais j’apprécie ta présence.

 Bien sur, je préférerais avoir une compagne de la même race que moi, mais pour ce que tu m’apportes, je te dis merci..

 Evidemment tu n’es certainement pas la réincarnation de ma tante qui me manque tant. Mais cela me fait plaisir de le penser. Lorsque la réalité n’est pas très jolie, on a le droit de l’imaginer plus belle. C’est bien ton avis ?

 Si tu viens chaque soir, c’est que toi aussi tu trouves agréable notre rencontre, tu dois m’aimer un peu. Fais-moi comprendre ce que je pourrais faire pour t’être agréable. Quand à moi, c’est très simple : Fais qu’une jeune femme vienne frapper à ma porte…et que nous nous plaisions. C’est ce que je te demande chaque jour. Peut être arriveras tu à faire quelque chose…. Il me plait en tous cas de le penser »

 Le lendemain, Pierre était installé dans son fauteuil, comme d’habitude, lorsqu’il vit arriver deux souris. Il reconnaissait Tanty grâce à une petite tache blanche sur la tête, et l’on sentait bien que c’est elle qui commandait la manœuvre qui eut lieu.

 Les deux souris se mirent cote à cote face à Pierre puis se dressèrent sur les pattes arrières.. Puis se tournant l’une vers l’autre, les souris se frottèrent le museau durant 3 ou 4 secondes, après quoi, elles firent à nouveau face à Pierre, en se remettant sur les pattes de derrière. Enfin, elles se remirent sur leurs quatre pattes et ne bougèrent plus.

 Pierre, bien entendu était absolument effaré par cette démonstration. Il n’y avait plus aucun doute. Ces souris voulaient lui dire quelque chose. Et c’était tellement anormal que Pierre craignit un moment qu’il devenait fou.

 «  Je ne pourrais raconter ça à personne, pensait il, on m’enfermerait immédiatement dans un asile d’aliénés »

 C’est lorsque cette pensée lui traversait l’esprit que l’on frappa à la porte d’entrée.

 souris-mange

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LE RAT D’eau

Posté par othoharmonie le 17 septembre 2016

 

Le campagnol terrestre vit sous terre dans les prairies, mais aussi dans les jardins ou les vergers quand il y trouve une nourriture facilement accessible et appétissante (fruits en particulier).

Avec ses griffes et si nécessaire à l’aide de ses incisives, il creuse des galeries dans le sol, repoussant la terre derrière lui avec les pattes, puis avec la tête, formant des monticules de surface évoquant les taupinières. Cependant il est à noter que la galerie du campagnol débouche en biais à l’air libre alors que celle de la taupe débouche verticalement (enfoncer un bâton lève aussitôt le doute). La raison est due à la différence de profondeur des galeries respectives.

rat d'eau

Il peut causer des dégâts dans certaines cultures et les vergers.

Comme tous les rongeurs, il peut véhiculer de nombreuses maladies susceptibles de toucher l’homme : parasitaires  - maladie grave pour l’homme), bactériennes (tularémie, peste, listériose) ou virales (rage)

Ses prédateurs naturels sont le loup, le lynx, la belette, l’hermine, le putois, le renard ainsi que les rapaces.

Chiens et chats peuvent aussi le chasser (et alors devenir vecteurs potentiels de certaines zoonoses pour l’Homme, dont l’échinococcose). Le vison d’Amérique introduit en Europe au xxe siècle semble un prédateur très efficace, au point d’être − au moins dans le North Yorkshire Moors National Park, au Royaume-Uni − considéré comme responsable de la quasi-disparition du campagnol.

L’espèce passe presque tout son temps dans ses terriers, mais une étude basée sur la pose de pièges en surface a montré dans les années 1990 que les juvéniles quittent le terrier et se dispersent en masse au-dessus du sol ; ces mouvements de dispersion ayant principalement lieu durant des nuits pluvieuses .

Son régime est végétarien ; il se nourrit principalement des parties souterraines des plantes, racines, bulbes, tubercules, et n’hésite pas à s’attaquer aux grosses racines des arbres, qu’il ronge progressivement leur donnant une forme caractéristique en poignard. Ces dégâts sont insidieux car le dépérissement des arbres est progressif et, souvent, quand il devient apparent, il est trop tard pour les sauver.

Appelé aussi Le Grand campagnolCampagnol terrestre ou encore Rat taupier , est une espèce de petits mammifères rongeurs de la famille des Cricétidés. Ce campagnol est très commun en Europe et en Asie en zone de prairie de moyenne montagne où il se signale par les dégâts qu’il cause dans les cultures ; Il y creuse des galeries et ronge les racines des végétaux.

Par suite de la régression de leurs prédateurs et en raison de modifications du paysage induit par des changements de pratiques agricoles, ces campagnols pullulent dans certaines régions où leur prolifération doit être contrôlée. Inversement, certaines populations sont menacées d’extinction, notamment dans les Îles Britanniques où ils sont désormais protégés.

Son nom scientifique a évolué du fait des doutes sur la distinction traditionnellement faite entre les populations terrestres (terrestris) et amphibies (amphibius) qui semblent conspécifiques d’après la plupart des chercheurs. Cela peut engendrer des confusions avec une autre espèce du même genre, le Campagnol amphibie.

Rat

Le campagnol terrestre n’est pas apprécié dans les campagnes à cause de son impact négatif sur les récoltes et les berges des cours d’eau qu’il abîme en creusant des tunnels et en dévorant les racines. Ces rongeurs sont aussi des vecteurs potentiels de zoonoses comme la tularémie, une maladie infectieuse. Les hommes lui font donc de tout temps la chasse par tous les moyens. Toutefois cette extermination systématique non concertée a conduit à sa raréfaction inquiétante dans certaines aires de son habitat naturel, tout comme dans le cas du Hamster d’Europe. Dans les îles Britanniques, par exemple, l’animal fait l’objet de mesures de conservation, en particulier depuis l’introduction du Vison d’Amérique (Mustela vison) qui met l’espèce en danger sur ces îles. En France, une mission a produit un rapport rendu en décembre 2010 portant sur les moyens de lutte à préconiser ou à rechercher et proposant des pistes de compensation financières en cas de gros dégâts. La mission a insisté sur la nécessité d’une lutte prudente et « raisonnée », coordonnée, collective, précoce et combinant différents moyens, et basée sur une surveillance intégrée dans le réseau d’épidémiosurveillance accompagnant le plan Ecophyto 2018 du Grenelle de l’environnement. Un Bulletin de santé du végétal (BSV) spécifique aux problèmes de pullulation est éditée dans certaines régions touchées. Le Fonds national de gestion des risques en agriculture (FNGRA) ne peut pas rembourser les dégâts dus aux campagnols, mais -si les dégâts ont un caractère exceptionnel démontré par les autorités françaises-la Commission européenne n’exclut pas l’usage de fonds de mutualisation (nouveau dispositif issu du bilan de santé de la politique agricole commune) en cours de définition début 2011.

La protection de cette espèce passe comme pour toutes les espèces par la protection de son environnement. Il faut recréer et/ou entretenir un paysage de bocage avec de petites haies autour des parcelles afin de retrouver un équilibre entre prédateurs et proies. Ainsi les prédateurs spécifiques du campagnol, comme la belette, trouveront eux aussi un abri et des lieux de reproduction, étant protégés des prédateurs généralistes (chat, renard…). Cette action permet de ne pas traiter en masse et donc une limitation naturelle de la population de campagnols. Des essais sont en cours vers Clermont-Ferrand dans le Puy de Dôme avec le concours de l’ENITA

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Tradition des Rats des Temples en l’Inde

Posté par othoharmonie le 17 septembre 2016

 

Parmi les milliers de rats vivant au sein du temple de Karni Mata à Deshnok

la tradition dit qu’il y a quatre ou cinq rats blancs, que l’on considère comme particulièrement saints. Ils sont les manifestations de Karni Mata elle-même et de sa famille (on se rappellera que Karni Mata est dans une région où vivent les Bishnoïs, dont leur maître, Jambheshwar Bhagavan, choisit de se réincarner en antilope). Les apercevoir est un privilège et les visiteurs ont le devoir de leur donner de la nourriture semblable à de la confiserie, dont les restes sont ainsi bénis par leur salive (les fidèles au temple de Karni Mata considèrent que la nourriture ou les boissons goûtées par les rats sont prasad, « bénies » ; ainsi, par exemple, les dévots trempent leurs doigts dans les bols de lait donnés à l’intention des rats, puis les lèchent ensuite en signe de communion avec la divinité).

rats

C’est la seule communauté de rats diurnes connue dans le monde. Un rat qui monte sur un pied humain est considéré comme une bénédiction de sa part.

De même que le taureau est la monture du Dieu Shiva, l’oie du Dieu Brahmâ, Garuda (le roi des oiseaux) du Dieu Vishnou, le rat est aussi la monture du Seigneur Ganesh, Dieu très populaire et omniprésent en Inde.

À la suite de la venue de touristes occidentaux non respectueux de la sacralité des lieux, – ou des animaux, ou des sentiments des adorateurs ainsi que du climat de dévotion envers Karni Mata (qui doit être de rigueur au sein du temple), il est possible de se voir refuser l’entrée (qui est gratuite) si l’on n’est pas hindou, jaïn ou Indien, c’est-à-dire, si l’on n’y vient pas pour prier ou pour rendre hommage à Karni Mata, attitudes qui sont des manques de respects et des entorses à la politesse dans la coutume indienne : un temple hindou est un lieu d’adoration sacrée pour les pèlerins recherchant la communion divine, non une « curiosité » ayant pour but de distraire des touristes seulement préoccupés de pensées profanes au sein d’un édifice religieux, sans déférence aucune pour les croyances, les philosophies ou les aspects externes et rituels de l’hindouisme.

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On connaissait les vaches sacrées d’Inde, voici les rats sacrés. Sachez que ces petits rongeurs circulent en toute liberté dans le temple, donc si vous en avez peur, fuyez ! D’autant plus que vous devrez enlever vos chaussures…

Situé à Deshnok, au sud de Bikaner, le Karni Mata Temple attire de nombreux touristes pour son originalité. Les rats seraient une réincarnation des membres de la caste des Charan, à laquelle appartenait Karni Mata. Cette femme sainte désirait ressusciter un enfant au Royaume de Yama mais ce dernier avait déjà été transformé en rat blanc. De colère, elle décida que désormais, plus aucun membre de sa caste ne passerait par le royaume de Yama pour leur réincarnation mais qu’ils deviendraient directement des rats. C’est pourquoi ces rats sont aussi sacrés. 

D’ailleurs, si vous en voyez un blanc, c’est plutôt bon signe ! Au contraire, si vous en écrasez un, les fidèles risquent de ne pas être contents du tout. 

La surprise de voir des dizaines de rats agglutinés autour d’une gamelle d’eau et de graine est un brin… répugnante mais un peu de courage, vous ne le regretterez pas et cette visite sera un épique moment à raconter à vos proches. 

Admirez l’architecture du temple construit au XVIe siècle, la façade blanche de marbre sculpté, les sculptures offertes par le maharaja Ganga Singh, et les portes en argent massif qui ouvrent sur le sanctuaire.

Un conseil (très avisé) : portez des chaussettes et glissez sur le sol pour éviter de marcher sur les rats, bien que inoffensifs. Karni Mata temple

Au Rajasthan le temple Karni Mata est dédié aux rats : selon une légende raconte que une déesse hindou, Durga, avait demandé au dieu de la mort de faire revivre le fils d’un conteur (quelqu’un qui raconte des histoires). Mais le dieu de la mort avait refusé. Pour se venger, Durga transforma tous les conteurs en rats… Ainsi, le dieu de la mort n’avait plus de morts pour se nourrir…

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Survivance du RAT Musqué

Posté par othoharmonie le 14 septembre 2016

 

C’est une espèce territoriale dont le comportement intraspécifique et interspécifique a été étudié, en lien avec ceux du castor canadien (autre espèce introduite en Europe du Nord). Il se rend plus discret (par exemple en ne faisant que des terriers, et pas de hutte) en présence d’une forte pression humaine, notamment pression de chasse ou de piégeage.

Quand il fait très froid (on a enregistré des températures de 0 à -10 °C dans le terrier ou la hutte durant l’hivernage, dans les pays froids) les rats musqués se blottissement les uns contre les autres, ce qui pourrait leur permettre d’économiser environ 10 % de leurs calories.

rat musqué

Il peut être affecté par de nombreuses maladies, dont zoonotiques. Il peut par exemple véhiculer la leptospirose, l’hantavirose (et la maladie de Lyme dans les régions où les tiques sont nombreuses) et probablement d’autres maladies émergentes ou non. Ceci qui doit être pris en compte dans l’écoépidémiologie des espèces vivant dans les milieux où il a été introduit ; par exemple en France, il a été montré en 1986 qu’il est l’un des nouveaux « hôtes intermédiaires naturels » d’Echinococcus multilocularis, qui cause l’une des formes d’échinococcose exceptionnellement transmissibles à l’Homme.

Comme il mange en hiver de nombreux coquillages d’eau douce (Unios, moule zébrée…) qui sont des organismes filtreurs, il peut se contaminer en bioaccumulant desmétalloïdes et métaux lourds, dont du mercure qui pourra à son tour contaminer plus fortement encore ses prédateurs (vison par exemple).

Cette espèce invasive a colonisé les cours d’eau du nord de la France et de la Belgique dans les années 1960 à partir d’animaux introduits ou échappés d’élevages, ou relâchés par des éleveurs alors que le cours de la fourrure chutait.

Il fait partie des espèces invasives en Europe, classé nuisible et faisant l’objet d’une lutte intensive dans les zones agricoles situées entre les Pays-Bas et la région parisienne. Il est inscrit sur la liste d’espèces susceptibles d’être classés nuisibles en France.

Il est très difficile de le réguler et plus encore de l’éradiquer, car il se reproduit rapidement et il bénéficie dans les régions où il a été introduit d’une quasi-absence de prédateurs et d’une nourriture facile et très énergétique partout où les champs avoisinent les cours d’eau, ce qui est devenu très fréquent depuis que les remembrements dans les années 1960 à 1980 ont mis en culture des milliers de prairies alluviales et de bas-pays (céréales, maïs et pommes de terre ainsi que les betteraves sont appréciés de l’Ondatra).

Quand on le chasse d’un côté d’une frontière, il peut se réfugier de l’autre ; ainsi, dans le nord de la France, l’USAN (Union des syndicats d’assainissement du Nord) coordonne la lutte contre le rat musqué sur son territoire et en lien avec ses homologues belges (flamands et wallons) depuis avril 1968.

En raison de nombreux aménagements fait en bord de cours d’eau et de zones humides, il est en outre devenu difficile de permettre des crues périodiques et naturelles pour y réduire sa densité et la permanence de sa présence.

En France par exemple, cette espèce est inscrite sur la Liste des animaux susceptibles d’êtres classés nuisibles. Elle est organisée sous l’égide des préfets, et le cas échéant de manière transfrontalière (par exemple dans les Flandres belges et françaises où il a trouvé un habitat idéal (nombreux cours d’eau et watringues aux berges raides où il se cache facilement et source abondante de nourriture d’origine agricole). Récemment, le projet CARTORA y mutualise certains moyens, dont une cartographie commune des zones infestées, pour soutenir l’effort de piégeage (dans le respect des règles communautaires), avec en outre un travail sur la certification des pièges et des actions communes de communication.

Depuis le 31 mai 2009, les appâts chimiques sont interdits dans toute l’Europe (la FREDON en distribuait 120 tonnes d’anticoagulants par an rien que dans le Nord-Pas-de-Calais) en raison des risques toxiques et écotoxiques qu’ils génèrent. Le piégeage (piège en X, avec agrément et autorisation, ou piégeage à la nasse autorisé sans agrément), le tir à l’arc ou au fusil (avec cartouche sans plomb) et une gestion plus écosystémique (reprofilage de berges en pentes douces, aménagements favorisant les prédateurs des rats-musqués…) sont maintenant recommandés.

 

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Rat et symbolisme

Posté par othoharmonie le 14 septembre 2016

 

colonie de ratsSymbole trans-civilisationnel par excellence, portant la mort et la grande santé retrouvée, de quoi ce petit animal des entrailles est-il le nom ? Nous allons suivre la piste dostoïevskienne : cet animal qui symbolise les entrailles et la vie souterraine vise aussi l’ambivalence de l’homme, car les profondeurs de l’âme et de sa structure réflexive sont aussi bien le lieu de la conscience de soi que le lieu de l’animal malade de ses sous-sols (la métaphore du sous-sol désignant aussi bien l’animalité refoulée de l’humanité que le ressentiment que l’on ressasse avec conscience). Plus précisément, c’est le rat ou la souris comme symbole de l’intériorité qui nous occupera en nous aidant des grands penseurs de l’intériorité. De Dostoïevski et Kafka à Nietzsche et Freud, tous ont vu que l’homme s’explique par sa vie souterraine et que ces tréfonds de l’âme humaine ont souvent été ignorés au profit d’une valorisation de l’esprit pleinement maître de ses capacités intellectuelles. Le rat, ici, symbolise cette vie infra-consciente que l’on préfère ignorée : cette lutte en sous-sols entre divers instincts et affects que traduit avec plus ou moins d’honnêteté, en tout cas avec beaucoup d’ignorance des processus sous-jacent, le flux conscient de notre pensée. Il symbolise les arrière-pensées, ce qui se joue derrière le masque humain, la bête que l’on cache avec plus ou moins de soin et d’hypocrisie ontologique.

Si le rat symbolise si bien l’animal qui s’agite derrière toute pensée et derrière le visage civilisé, c’est parce qu’il est l’animal vermine par excellence : vecteur de la peste et plus généralement de maladies, il s’immisce partout et souille les denrées qu’il vole et disperse dans un geste sans ordre, il prolifère et contamine tout son environnement si on ne dératise pas ce dernier.

« A un certain  niveau de connaissance de soi-même […], on en viendra à se trouver exécrable. Pour mesurer le bien […], tout étalon sera jugé trop grand. On se rendra compte qu’on n’est rien de plus qu’un nid à rats peuplé d’arrière-pensées. L’acte le plus infime ne sera pas exempt d’arrière-pensées » écrit Kafka comparant la face ignoble de l’homme à un nid à rats, autrement dit à la prolifération de la vermine la plus impure. Le rat symbolise cette vie souterraine de l’esprit qui grouille de bas instincts, le siège du Mal, alors qu’on croyait cet esprit si prompt à la contemplation de la beauté, du bien et du vrai. Ce diagnostic nietzschéo-dostoïevskien (Nietzsche systématisant la profondeur des vue du grand psychologue Dostoïevski) peint l’homme torturé par son intériorité et on peut voir dans ce duo Dostoïevski-Nietzsche la préfiguration d’un Freud à venir et d’une discipline s’intéressant à la vie souterraine de l’âme : qu’il s’agisse d’un inconscient, des ruminations de la vie intérieure ou d’une pensée infra-conscience (non unifiée et réifiée en inconscient topique ou cognitif).

Mais l’homme des sous-sols, c’est aussi l’homme piégé dans son intériorité, non plus seulement celui qui rumine telle une vache à tête de rat, mais celui qui creuse de nouvelles galeries pour y blottir une conscience de soi de plus en plus individuée, comme une excroissance spirituelle handicapante que la civilisation impose à l’intériorité. C’est l’homme kafkaïen qui tombe en lui-même, mais aussi l’homme freudien expliqué par Pierre-Henri Castel : cet homme moderne si individué et si autonome que sa maîtrise de soi exige une hyperconscience pour tenir fermement la bête ; la civilisation se paie d’une individuation plus forte, résultat de l’intériorisation des valeurs et de la haute maîtrise de soi, et se paie aussi d’une duplicité plus grande, résultat d’un impératif de refouler l’animalité.

La vie souterraine est une sorte de pharmakon : le poison devient le remède. La pression de la conscience sur l’animalité infra-consciente civilise et cache à l’homme la face hideuse qui parfois se rappelle à lui, mais c’est aussi la puissance de la conscience réflexive, capable d’aller sonder les bas fonds (de connaître la pensée infra-consciente) mais aussi capable d’émanciper l’esprit de ses fonctions naturelles et sociales et de créer ce dialogue intérieur de l’âme avec elle-même. C’est cette thèse dialectique que nous essaierons de justifier tout au long de notre texte.

L’homme moderne individué radicalement se ronge en quelque sorte lui-même par sa structure réflexive et sa vie mentale intériorisée. Nous expliquerons cette hypothèse en rapprochant l’interprétation de Nietzsche par Patrick Wotling et l’interprétation du freudisme par Pierre-Henri Castel, mais nous ferons le pari que le rat est bien un symbole ambivalent et porte en soi la grande santé : l’esprit est un poison qui porte avec soi son remède et est l’invention géniale de l’humanité. Le pharmakon de l’âme est bien l’âme elle-même : malade de ses sous-sols par la structure réflexive, elle ne se soignera que par elle-même. On ne dératise pas l’esprit, on l’apprivoise ; tout comme on n’extirpe pas le corps, on le spiritualise.

 

source : http://www.implications-philosophiques.org/

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La souris, symbole de la vie souterraine

Posté par othoharmonie le 12 septembre 2016

 

souris-mangeTimide, agile et curieuse, la souris mène une vie nocturne très active. Elle court avec une grande rapidité mais le moindre petit bruit la fait déguerpir. Son ouïe fine et son odorat sont exquis et il n’y a pas d’endroit où elle ne puisse se faufiler. Douée d’une grande fécondité, elle pullule dans tous les lieux abondants en grains et en provisions ; rien n’est à l’abri de sa gourmandise. Elle pénètre partout et ronge même les étoffes, le papier, le bois et les meubles. L’hiver, elle loge dans les trous dans la terre, les vieilles murailles et dans les planchers pour que le froid ne l’engourdisse pas.

La souris a beaucoup d’ennemis auxquels elle ne peut échapper et une foule d’animaux s’en nourrissent ; les chats, les oiseaux de rapine, les belettes et les hérissons lui font une guerre sans merci. On dit qu’elle est sensible à la musique et qu’elle prend un grand plaisir à se déplacer sur les touches d’un piano laissé ouvert. Porteuse de présages, elle est un symbole de la vie souterraine et des ténèbres. La souris est gardienne des trésors enfouis. Autrefois, on prétendait que les souris qui s’enfuyaient d’un bûcher enflammé étaient l’âme des sorcières. Aussi, son cri était de très mauvais augure. En s’installant dans les maisons elle annonce une mort prochaine et déserte souvent le lieu dès que la personne est décédée. Pour chasser les souris on enfermait un crapaud dans une cruche à l’endroit où elles viennent. On affirme qu’il ne faut jamais filer le jour du Carême-prenant, de peur que les souris ne mangent le fil toute l’année.

On croyait aussi que les souris rôties ou bouillies soignaient les enfants de la coqueluche et de l’intempérance d’urine et que la fiente de souris mêlée avec du miel faisait revenir le poil lorsqu’il était tombé ! Inoffensive, la souris, aux mœurs doux et joyeux, fuit les lieux inhabités et suit l’homme partout. Les enfants qui affectionnent particulièrement les souris, leur offrent leur dent de lait en échange d’une pièce apportée pendant la nuit. Cependant, ses apparitions surprises sont fort incommodes et inspirent l’horreur aux humains qui cherchent à s’en débarrasser par le poison et les pièges. Pourtant, malgré ces petits larcins et méfaits, certains s’attachent à ce rongeur qui devient un animal de compagnie. Il ne faut pas oublier que sa curiosité et son effronterie sont égales à son insatiable appétit !

source http://zimzimcarillon.canalblog.com/

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La souris de Ganesh

Posté par othoharmonie le 12 septembre 2016

 

ganeshFils de Shiva et de Parvati, la fille de l’Himalaya, frère de Muruga ou Skanda, Ganesh est un Dieu très populaire en Inde, aussi a -t-il une abondante mythologie, qui touche surtout à sa naissance et à sa tête d’éléphant.

Concernant sa naissance, on trouve essentiellement deux versions : une qui le fait naître de Shiva, l’autre de Parvati.

Quand Shiva crée Ganesh, c’est toujours à la demande des dieux, qui veulent distinguer le bien du mal pour assurer le succès des bonnes entreprises, et l’échec des mauvaises.

Le fils de Shiva est à son image, c’est à dire très beau. Il séduit toutes les femmes, ce qui lui fait oublier sa tâche première. Aussi sa mère Parvati, le condamne a avoir une tête d’éléphant et un gros ventre.

Dans la deuxième version, sa mère Parvati recherche un gardien sûr, pour garder sa porte. Elle crée donc Ganesh à partir des sécrétassions de sa peau. Il monte la garde, jusqu ‘au jour où Siva de retour de campagne, vient la voir, malheureusement elle n’est pas visible, puisqu’elle se baigne. Ganesh interdit l’entrée à Shiva.

Il s’en suivra une bataille, Ganesh faisant usage de son gourdin, l’entrée n’est toujours pas possible, Shiva appelle à l’aide Vishnou, qui utilise sa maya, c’est à dire l’illusion, pour jeter la confusion, et ainsi il décapite Ganesh avec son trident. Sa mère voyant cela demande la renaissance de son fils. Aussitôt l’armée de Siva part en direction du nord, avec pour mission de couper la tête du premier être vivant qu’elle rencontrera. Ce fut un éléphant avec une seule défense.

Shiva pose alors la tête d’éléphant sur le jeune garçon, et lui donne vie par le pouvoir de la parole. Ganesh est présenté aux dieux comme le fils de Shiva et de Parcvati. La déesse, lui offre un plat de gâteaux sucrés (Modaka), et de joie Ganesh danse, attiré par l’odeur, un rat sortit de son trou, il sera le véhicule préféré de Ganesh.

Par la suite Ganesh épousera les filles de Brahma, Siddhi (la réalisation), et Buddhi (l’intelligence). Elle donneront chacune un fils à Ganesh : Kshema (le bien être) et Labha (le gain).

Le sacrifice de la décapitation, le fait passer du statut de simple  » gardien de porte  » créé à partir d’impures sécrétassions de peau, à celui de gardien des Divinités supérieures.

Ganesh est un Dieu plus attaché à la terre, qu’à l’ordre cosmique comme Shiva ou Vishnou. C’est ce qui le rend populaire, et qu’il est prié pour obtenir le succès d’une entreprise, c’est à dire enlever les obstacles. Mais également pour ses talents de gardien, aux Indes, Ganesh est très souvent à l’entrée des temples ou des maisons.

La trompe de Ganesh étant considérée comme un bras, il est donc le seul Dieu de la mythologie hindoue, à avoir un nombre de bras impair.

Le 21 est le chiffre sacré de Ganesh, ses couleurs préférées sont le rouge, le jaune, le blanc, le bleu, et le vert.

Dans son ventre Ganesh contient tous les mondes, ses grandes oreilles n’entendent que les bonnes paroles, et rejettent les mauvaises, ses quatre bras représentent les quatre Védas.

Enfin, le Paradis de Ganesh est situé dans l’océan de jus de cannes à sucre, sur lequel flotte un lotus à mille pétales soutenant le trône d’or de Ganesh.

Ganesh se trouve dans le premier chakra, à la base de la colonne vertébrale, il est le Maître de la Koundalini, et des canaux subtils.

Son unique défense est le symbole de l’unicité et de la transcendance.

Et bien sûr Ganesh adore les gâteaux sucrés.

tatouage-ganesh-souris

Alors que Ganesh était encore enfant, une souris gigantesque se mit à terroriser tout son entourage. Ganesh l’attrapa avec son lasso et fit d’elle sa monture. Mûshika était à l’origine un gandharva ou musicien céleste. Ayant eu le malheur de marcher par mégarde sur les pieds du rishi Vamadeva il dut subir sa malédiction et fut transformé en souris. Cependant, une fois qu’il eut maîtrisé sa colère, le sage lui promit qu’un jour les dieux eux-mêmes s’inclineraient devant lui. Ce qui arriva lorsque son chemin croisa celui de Ganesh.

La souris à ses pieds est son véhicule, l’ATMAN ou le Soi éternel en chacun. Tournée vers le Seigneur, elle lui tend un gâteau qui représente l’offrande du fruit de nos actions. En effet par le Karma-yoga (yoga de l’action) et le Bhakti-yoga (yoga de la dévotion), en renonçant aux fruits de l’action qu’il remet entre les mains du Suprême considéré comme le seul auteur véritable des actions, le dévot peut se libérer du cycle des morts et des réincarnations et du joug du Karma. 

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LE TEMPLE DES RATS AU RAJASTHAN

Posté par othoharmonie le 8 septembre 2016

 

Temple des ratsLe plus célèbre des temples dédiés à Karni Mata est le temple à Deshnok , lequel a été créé à la suite de sa mystérieuse disparition où elle se volatilisa de la caverne qu’elle se construisit elle-même pour méditer, sans que nul ne la voit. Le temple est connu pour ses rats, lesquels sont sacrés et traités en tant que tels, leur présence bénissant ceux qui fréquentent le temple, ce dernier leur accordant une religieuse protection.

Karni Mata, sainte ermite, membre d’une caste de conteurs de la région, les Charan, aurait demandé à Yama, le dieu de la Mort, de rendre la vie au fils d’un conteur affligé. Yama s’exécuta, mais ressuscita le jeune homme sous forme de rat. De colère, Karni Mata vola toutes les âmes de sa caste du royaume de Yama : ils se réincarneraient désormais en rat, avant de renaître sous forme humaine…

Le lieu est soumis à plusieurs légendes
– Il paraitrait tout d’abord que la population de rats n’augmente jamais. Le site en abriterait aux alentours de 10 000. 
– Il paraitrait également que nous n’y voyons jamais de ratons. Il faut savoir que les nouveaux rats surgissent de nulle part et que les plus vieux se réincarnent à leur mort. 
– Il paraitrait que l’on ne voit jamais de rats à l’extérieur du temple (pour celui-là je dois admettre qu’il est vrai qu’on n’en a pas vu ailleurs que dans l’enceinte du temple). 
– Et finalement parmi cette dizaine de milliers de rats ne se trouveraient qu’un seul rat blanc, qui, si on l’aperçoit apporterait bonheur et fortune (cool, on l’a vu !).

Dernier détail, faîtes attention où vous mettez les pieds : qui tue un rat doit le remplacer par une statue de rongeur en or pur !

La porte du temple portant des représentations de rats et de tridents (symbole de shiva) est en argent massif, la façade en grès rose et le reste est en marbre blanc.

ON ne peut pas porter de chaussures à l’intérieur de l’enceinte. La balade s’effectuera donc pieds nus ou en chaussettes au milieu des rats (avec cette très agréable sensation de marcher au milieu de la pisse et des crottes de rats). Simple détail a priori pour les croyants !

Comme la plupart des temples, le temple est ornée de nombreuses sculptures d’une superbe minutie.

. En fait, des rats il y en a un peu partout à l’intérieur du temple, très souvent autour des gamelles de boisson et nourritures qui leur sont mis à disposition. Les rats peuvent vous passer entre les jambes si vous vous trouvez sur le chemin d’une gamelle, mais sinon ils dorment tranquillement dans un coin.

Dans tous les cas, on ne peut pas dire que le flux de touristes les dérangent énormément.

Pendant l’année, les pèlerins de toute l’Inde visitent Karni Mata au temple de Deshnok pour lui rendre des hommages religieux. En dehors du Rajasthan, Karni Mata est connue, respectée et aimée dans des États comme le Gujarat, le Madhya Pradesh et en Haryana. Durant le festival de Navrati (célébration de la Shakti, de neuf Déesses), des centaines de personnes voyagent à pied pour aller la vénérer et prier dans ce temple. Si un des rats est tué par accident, le fauteur doit offrir en compensation une statuette de rat en or massif aux brahmanes du temple. Voir ou apercevoir un rat blanc au milieu des hordes de rats noirs est considéré comme particulièrement de bon augure.

Rats

Parmi les milliers de rats vivant au sein du temple, la tradition dit qu’il y a quatre ou cinq rats blancs, que l’on considère comme particulièrement saints. Ils sont les manifestations de Karni Mata elle-même et de sa famille (on se rappellera que Karni Mata est dans une région où vivent les Bishnoïs, dont leur maître, Jambheshwar Bhagavan, choisit de se réincarner en antilope). Les apercevoir est un privilège et les visiteurs ont le devoir de leur donner de la nourriture semblable à de la confiserie, dont les restes sont ainsi bénis par leur salive (les fidèles au temple de Karni Mata considèrent que la nourriture ou les boissons goûtées par les rats sont prasad, « bénies » ; ainsi, par exemple, les dévots trempent leurs doigts dans les bols de lait donnés à l’intention des rats, puis les lèchent ensuite en signe de communion avec la divinté).

C’est la seule communauté de rats diurnes connue dans le monde. Un rat qui monte sur un pied humain est considéré comme une bénédiction de sa part.

De même que le taureau est la monture du Dieu Shiva, l’oie du Dieu Brahmâ, Garuda (le roi des oiseaux) du Dieu Vishnou, le rat est aussi la monture du Seigneur Ganesh, Dieu très populaire et omniprésent en Inde.

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Rat et souris dans la culture

Posté par othoharmonie le 8 septembre 2016

Dans l’Antiquité grecque et romaine, souris et rat ne se distinguent pas vraiment dans le langage et de ce fait ils ne se distinguent pas non plus dans les croyances de l’époque. La souris est connue dans toute l’Antiquité alors que le rat aurait été introduit plus tardivement dans l’Antiquité greco-romaine. Ce rongeur est un symbole de la vie souterraine, il est tenu pour maléfique et nuisible, c’est un animal glouton et prolifique. Il dévaste les réserves alimentaires et les champs et il propage des épidémies. Strabon affirme que le rat a répandu la peste en Ibérie. Néanmoins, quelques valeurs positives sont également associées au rat et à la souris en Occident dans l’Antiquité. Pline l’Ancien dit, par exemple, que l’on ne doit pas négliger les rats puisqu’ils peuvent être porteurs de présages et ainsi rendre service.

rats et souris

Apollon était perçu comme un dieu agraire en tant que « dieu-rat ». Apollon Sminthéen (peut-être du crétois « sminthos » : chasseur de souris) sait propager les maux, comme la peste, mais il sait aussi les guérir. Il est alors lié à la médecine et à l’art divinatoire. Des souris blanches étaient élevées dans son temple.

Au cours de l’histoire, ces rongeurs sont fréquemment confondus et partagent bien souvent un même aspect culturel. Depuis la Préhistoire, les « rats » et les « souris » (au sens large) ont toujours accompagné l’Homme. De ce fait, ce sont des animaux qui occupent une très forte symbolique et qui sont fortement présents dans les domaines folkloriques et artistiques. Dans certaines de ses fables, Jean de La Fontaine emploie aussi bien le terme de rat que celui de souris pour désigner le même animal. Impossible alors de savoir auquel des deux rongeurs le poète fait référence. De même, si la Batrachomyomachia attribuée à Homère est traduite par « La Bataille des grenouilles et des rats » elle est traduite dans d’autres langues par « La Bataille des grenouilles et des souris » comme c’est le cas par exemple en anglais (« The Battle of Frogs and Mice ») ou encore en espagnol (« La Batalla de las ranas y ratones »). Dans les fables d’Ésope, le problème est le même. On retrouve également cette assimilation en Asie. Ainsi Mûshika, la monture du dieu Ganesh peut être un rat comme elle peut être une souris et dans l’astrologie chinoise, le premier signe du zodiaque est le rat mais il est parfois désigné sous le nom de souris. La langue chinoise ne faisant pas, dans le langage courant, la distinction entre le rat et la souris.

Les rats ou les souris sont présents dans la littérature antique. On les voit ainsi apparaître dans la Batrachomyomachia, épopée parodiant l’Iliade. Cette épopée comique est généralement attribuée à Homère et pourrait ainsi dater de la fin du viiie siècle av. J.-C.. Elle prend comme protagonistes des grenouilles et des rats. Selon les anglophones, germanophones et hispanophones, il ne s’agit pas de rats mais de souris. Ce récit raconte la bataille entre les grenouilles et les rats (ou souris) à la suite de la noyade de Psicharpax, le rongeur, alors qu’il était sur le dos de Physignathe, le batracien. Ils apparaissent également dans de nombreuses fables de l’écrivain grec Ésope aux viie et vie siècles av. J.-C.. Les fables d’Ésope ont notamment inspiré les fables de La Fontaine et c’est à Ésope que l’on attribue la paternité du genre littéraire de la fable. Parmi ces fables, on peut citer, si l’on s’en tient aux titres donnés par Jean de La Fontaine, La Grenouille et le RatLe Rat de ville et le Rat des champs,Le Lion et le RatConseil tenu par les ratsLe Combat des Rats et des Belettes. Il y a également d’autres fables que l’on ne retrouve pas chez Jean de La Fontaine et qui concernent rat et souris comme Le Taureau et le RatLe Serpent, la Belette et les Rats et Le Lion qui a peur d’une souris et le Renard.

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Nos amis les rats : Apollon, dieu des rats

Posté par othoharmonie le 6 septembre 2016

 

Rats et souris sont des animaux qu’on ne s’attend pas à trouver auprès des déesses et des dieux. Erreur, on les retrouve ici ou là, justement où l’on ne les attend pas. Par exemple, Apollon. Peu de dieux grecs sont aussi lumineux que ce dieu solaire à la beauté parfaite, tellement éblouissant qu’on ne peut pas le regarder en face sans mourir. Apollunai, le verbe, signifie en grec «  faire mourir ».

Pour brillant qu’il soit, le cher Apollon terrifie même les dieux. Lorsqu’il entre sur l’Olympe, son pas est si puissant qu’on l’appelle « L’Ebranleur », et il pénètre armé, bandant son arc d’argent, toujours menaçant sur les bords. Comme sa jumelle Artémis, il a fort mauvais caractère et comme elle, il est impitoyable. Encore, quand il  fait mourir d’un arrêt cardiaque, c’est une mort douce. Mais Apollon est aussi capable d’écorcher vif le satyre Marsyas qui l’avait défié dans un concours de flûte. On appelle Apollon l’Ebranleur, le Pur, le Brillant, l’Oblique parce qu’il préside aux oracles ambigus de la Pythie, sa prêtresse, mais jamais on ne l’appelle le Cruel, ce surnom qu’il mériterait bien.

Apollon2

Mais il se trouve qu’on l’appelle aussi le dieux aux rats, ou bien « le dieu-rat », en grec, Apollon Smintheus, dit encore « dieu des souris ». Voilà qui mérite explication. Apollon, qui sait tuer, a une vocation de guérisseur, ce qui s’entrevoit dans les consultations de l’oracle de Delphes, son principal sanctuaire. Il a pour fils Asclépios, le dieu de la médecine, si habile à soigner les humains qu’il est même parvenu à les ressusciter- pas longtemps, car Zeus le foudroya. Et le rat là-dedans ? J’y viens.

 Le petit rat, ou la souris, font partie des médicaments administrés par les médecins, notamment le bébé souris plongé dans du miel, et qu’on donne tout entier à avaler aux enfants malades. Oui, je sais, c’est peu ragoûtant. Toujours est-il que des souris blanches étaient soigneusement gardées dans les temples d’Apollon, comme guérisseuses, divinatrices et pour protéger le dieu de brutales invasions de souris grises. Ou de rats transportant la peste.

C’est quasiment de l’homéopathie : pour se préserver de la peste véhiculée par les rongeurs gris, ayez deux ou trois souris blanches. J’y insiste, car nous retrouverons exactement le même dispositif en Inde.

L’Apollon aux rats, Apollo Smintheus, est également celui qui contribua à la naissance de Troie. Des Crétois, pour qui les rats étaient des animaux sacrés, partirent fonder une ville en Asie mineure. Apollon leur avait prédit dans un oracle qu’il leur faudrait fonder la cité à l’endroit où ils seraient attaqués par des ennemis venus de l’intérieur, surgis du sol. Comme par hasard, la nuit où le prince crétois établit son campement, des hordes de rats dévorèrent les cordes des arcs, les courroies des boucliers, les liens qui tenaient les piquets des tentes, enfin, tout ce qu’un rat peut grignoter. Les Crétois comprirent qu’ils étaient arrivés et fondèrent la ville de Sminthion,  dressant un temple à l’Apollon Smintheus où ils installèrent, bien entendu, deux ou trois souris blanches pour se protéger de la peste.

Avant le génial Yersin qui découvrit le bacille de la peste à la fin du XIXème siècle, le dieu Apollon avait compris que les petits rongeurs dont la puce répand la peste étaient des réservoirs animaux d’épidémie. Les dieux sont cachottiers ; et ils ne l’ont pas dit, même pas à la Pythie.

source http://www.franceculture.fr/

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REVER DE CHAUVE SOURIS

Posté par othoharmonie le 6 septembre 2016

 

Créature de l’ombre, presque aveugle, à l’aspect repoussant, à l’évolution incertaine, la chauve-souris symbolise une évolution arrêtée ou confuse. Elle est hybride, mi-oiseau, mi-mammifère. Elle ne représente donc pas une forme psychique stable.

Son vol puise son essence dans les ténèbres et elle reste prisonnière de l’ombre. La chauve-souris craint la lumière.

Elle peut représenter le mental qui s’agite en tout sens, qui tourne en rond dans les méandres des névroses, c’est à dire des habitudes du passé. Il existe une expression populaire pour parler de ceux qui déraisonnent : on dit qu’ils ont une chauve-souris dans le beffroi.

Dans la tradition populaire, la chauve-souris est assimilée au vampire qui se nourrit de l’énergie des autres. Il y a ici des tendances à la surestimation de soi, au parasitage de l’énergie des autres pour son seul bénéfice.

Egarements, névrose, parasitage.

Vol de chauve souris

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REVER DE RAT

Posté par othoharmonie le 3 septembre 2016

 

ratLa symbolique du rat est complexe et ambiguë. Dans un premier sens, le rat est lié à la prolifération et à la maladie, celle qui ronge le corps ou l’esprit. Un homme peut être rongé par la maladie, par les remords ou par le désir. Mais un seul rat peut être le remède de la maladie que véhicule une armée de rats. C’est le cas d’un rêve où un rat se promène sur une partie de notre corps. Il indique l’endroit malade, mais en même temps, l’origine de la maladie, donc comment se soigner.

Une multitude de rats peut symboliser une foule anonyme et uniforme. C’est l’angoisse liée au sentiment de perte d’identité, d’intelligence et de désir individuel qui ronge le rêveur.

Un autre aspect du rat est lié à l’enfermement, à l’obligation qu’il a de vivre caché dans l’ombre, loin du soleil. Le plus souvent, le rat est lié au monde souterrain, mais il vit aussi dans les greniers. Il symbolise le psychisme du rêveur acculé à se cacher, à vivre dans l’ombre sans possibilité d’expression.

Un rêve de rat qui court dans la maison, cherchant à s’échapper et à se dissimuler illustre cet aspect. Ce rêve exprime le sentiment d’enfermement que nous avons ressenti étant enfant. Nous n’avons pu exprimer notre véritable identité, notre intelligence ne parvenait pas se faire entendre et pour nous protéger face à un environnement trop hostile, nous avons préféré dissimuler notre personnalité. Ce type de rêve implique un milieu familial sévère, peut-être trop répressif. Ce rêve montre que c’est notre intelligence qui nous opposait à notre environnement et que nous avons dû la dissimuler. Seulement, habitué à nous cacher, nous craignons maintenant la lumière. Nous ne nous montrons pas sous notre véritable jour. Notre véritable personnalité reste enfouie dans les méandres de l’inconscient. Notre intelligence qui ne parvient pas à s’exprimer tourne sans cesse comme un rat dans sa cage. Cette image est évoquée dans un rêve où un rat ou plusieurs envahissent la maison sans que nous parvenions à nous en débarrasser. Ces forces psychiques refoulées et éparpillées, quand elles remontent à la surface peuvent se retourner contre nous. Cela est vrai quand un rêve met en scène des rats qui deviennent agressifs vis-à-vis de nous.

positif : remède, intelligence dissimulée.

négatif : maladie, remords, perte d’identité, comportement autodestructeur et dévalorisant.

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