Les poux aquatiques

Posté par othoharmonie le 13 août 2014

 

220px-ArgulusLes représentants de la famille des Cyamidae sont connus sous le nom de « poux des baleines ». Ce sont en effet des parasites obligatoires des cétacés dont la totalité du cycle se déroule sur l’hôte, sans stade larvaire nageur ; la contamination se fait par contact direct. Il s’agit de véritables parasites qui se nourrissent à partir de la peau des baleines et autres cétacés. Ils sont également collectivement nommés whale lice (poux de baleine) en anglais.

De nombreux parasites externes de poissons ont reçu le nom de « poux ». Ils correspondent à quatre grands groupes de crustacés : les branchioures, les copépodes et les isopodes. Il règne toutefois une certaine confusion dans l’application de ces noms vernaculaires, en particulier pour les termes les plus généraux — « pou de mer », « pou de poisson » — qui peuvent concerner divers types de parasites. Les qualificatifs concernent tantôt l’habitat (« pou de mer », plus rarement « pou de rivière »), tantôt les hôtes (« pou de poisson » ou, plus spécifiquement, « pou du saumon », « pou de la carpe », « pou de sarde », etc.).

Les branchioures sont tous parasites externes de poissons, et majoritairement de poissons d’eau douce. C’est le plus souvent à eux que s’adressent les noms de « pou de poisson » et — autrefois — « pou de rivière », en particulier les représentants du genre Argulus qui parasite de nombreuses espèces, surtout de cyprinidés, bien connu des pêcheurs et des aquariophiles. Comme les poux véritables, mais contrairement à la plupart des autres ectoparasites des poissons, ces petits crustacés conservent la capacité de se déplacer librement sur leur hôte ; ce sont néanmoins d’authentiques parasites, qui disposent de pièces buccales spécialisées leur permettant de s’ancrer solidement dans la peau des poissons et de s’y alimenter. Le « pou de la carpe » appartient à cette catégorie.

L’expression « pou de poisson » s’applique aussi à diverses catégories de copépodes attachés à de très nombreux poissons marins, d’eaux saumâtres et d’eaux douces. Plus de 2 000 espèces de copépodes sont parasites, mais ils appartiennent pour la plupart à deux ordres, les Monstrilloida et surtout les Siphonostomatoida ; ce dernier comporte à lui seul 18 familles et 1 550 espèces environ (75 % du total), dont 1 050 sont considérées comme parasites de vertébrés, presque exclusivement de poissons, et la plupart ectoparasites. C’est à des représentants de ce groupe que l’on donne généralement le nom de « poux » : « poux de poissons », « poux de mer » ou plus spécifiquement « poux du saumon ». Les plus connus appartiennent à la famille des Caligidae, et notamment aux genres Lepeophtheirus et Caligus susceptibles de causer d’importants dégâts dans les populations sauvages et cultivées de salmonidés.

Les Cymothoidae sont une famille d’isopodes — des crustacés parents des cloportes — dont presque tous les représentants sont parasites externes de poissons, marins le plus souvent. Depuis le XIXe siècle au moins, ils sont eux aussi connus sous le nom de « poux de mer », plus rarement « poux de poisson ». Ces animaux s’attachent plus ou moins étroitement à leur hôte : soit de façon totalement externe, généralement sous les écailles, soit sur les branchies ou dans la bouche, soit diversement enfoncés dans la musculature. Parmi les représentants les plus connus de cette catégorie, on peut citer Anilocra physodes, parasite de nombreux poissons des mers européennes et nord-africaines, Cymothoa exigua, espèce californienne provoquant l’atrophie de la langue des poissons dont elle habite la bouche, ou les membres du genre Livoneca dont certains, originaires des eaux douces brésiliennes, sont retrouvés sur des poissons importés par les aquariophiles.

Divers organismes utilisent les surfaces externes d’animaux de plus grande taille comme simple support, sans entretenir de relation parasitaire véritable avec eux. Dans ce cas de figure, l’analogie avec les vrais poux est très lointaine, ces épibiontes ne ressemblant pas, même approximativement, à un insecte phtiraptère, ni au plan morphologique, ni pour ce qui concerne le mode de vie. Certains ou pourtant reçu le nom de « poux » : il s’agit de balanes, crustacés se fixant normalement de façon permanente sur différents substrats marins, le plus souvent rocheux, mais dans le cas présent sur des cétacés et des tortues.

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Bibliographie de la puce, du pou et autres

Posté par othoharmonie le 13 août 2014

 

 

  • Fabrizio GUARNERI Antonio PUGLIESE, Elisabetta GIUDICE, Claudio GUARNERI, Salvatore GIANNETTO, Biagio GUARNERI, ; Trombiculiasis: clinical contribution [archive] ; Eur J Dermatol 2005; 15 (6): 495-6, EJD, vol. 15, n° 6, November-December 2005
  • Fiche Aoutat [archive] École nationale vétérinaire de Lyon
  • Charles Eltona and Gladys Keaya, The Seasonal Occurrence of Harvest Mites (Trombicula autumnalis Shaw) on Voles and Mice near Oxford ; Parasitology (1936), 28: 110-114  ; 1936 ; DOI:10.1017/S0031182000022307 ; online: 2009/04/06 ; Volume 28, Issue 01 (Résumé [archive])
  • Gladys Keay Journal of Animal Ecology ; Vol. 6, No. 1, May, 1937 The Ecology of the Harvest mite (Trombicula automnalis) in the british isles. British Ecological Society (Résumé [archive])
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  • Aoutats ou rougets [archive]
  •  Fernandez-Soto P, Perez-Sanchez R, Encinas-Grandes A. Molecular detection of Ehrlichia phagocitophila genogroup organism in larvae of Neotrombicula autumnalis (Acari: Trombiculidae) capturedin Spain. J Parasitol 2001; 87: 1482-3.

 

des  références

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  2. 17 – F. Beugnet, Biologie-écologie et rôle vecteur des puces. ; In: F. Beugnet. Guide des principales maladies vectorielles des carnivores domestiques. France, THERA McCANN, 2002. 11-18.
  3. La guerre bactériologique – Les expérimentations japonaises – Peter Williams et David Wallace – 1990 – Albin Michel.
  4. Définitions lexicographiques [archive] et étymologiques [archive] de « Pou » du TLFi, sur le site du CNRTL.
  5.  Vincent S. Smith et coll, « Multiple lineages of lice pass through the K–Pg boundary », dans Biology letters, 6 avril 2011 [texte intégral [archive]] 
  6.  David L. Reed et coll, « Pair of lice lost or parasites regained: the evolutionary history of anthropoid primate lice », dans BMC Biology, vol. 5, no 7, 7 mars 2007 [texte intégral [archive]] 
  7. « Planète poux », documentaire du réalisateur Thierry Berrod, 2002
  8. Morpion dans le Dictionnaire de L’Académie française, 1st Edition (1694) [archive]
  9.  Les poux [archive] Emission de France Inter du 26 août 2010
  10. Faux pou sur CERISA [archive], portail de la santé animale et de la santé publique vétérinaire.
  11.  Cuvier, F.G., 1826. Dictionnaire des sciences naturelles. F.G. Levrault, Strasbourg, Paris, tome 43, p. 160. « pou+de+rivière » Lire en ligne [archive]
  12. Morel, Adam, Camicas & Hervy, 1998 : Les tiques du monde. Nomenclature, stades décrits, hôtes, répartition : The ticks of the world. Nomenclature, described stages, hosts, distribution (4 210 noms scientifiques, 869 espèces ou sous-espèces au 1er janvier 1996) , /06/01 ; ISBN:2-7099-1418-2 ; 233 pages.
  13. Pérez-Eid, 2007 : Les tiques. Identification, biologie, importance médicale et vétérinaire. Monographie de microbiologie, Tec & Doc EMinter- Lavoisier.
  14. Doche Gilot, Degeilh, Pichot & Guigen, 1993 : Utilisation de l’indicateur végétal pour la cartographie d’une tique exophile à l’échelle de la France. Annales de parasitologie humaine et comparée, vol. 68, p. 188-195.
  15. Oliver, 1989 : Biology and systematics of ticks (Acari: Ixodida). Annual Review of Ecology and Systematics, vol. 20, p. 397-430.
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  17. Syndrome de mortalité des oiseaux lié aux tiques [archive] (« avian tick-related syndrome »), thèse de doctorat de Amélie, Charlotte PORCHE, École vétérinaire d’Alfort, PDF, 144 pages, 2011
  18. MONKS D., FISHER M. et FORBES N.A. (2006) Ixodes frontalis and avian tick-related syndrome in the United Kingdom. Journal of small Animal Practice 47, 451-455.
  19.  Lindgren E, Gustafson R. Tick-borne encephalitis in Sweden and climate change. The Lancet. 2001; 358:16-8. 9. ([travaux de l’Université de Stockholm)

Histoire et Sciences Humainestéléchargement (2)

  • La Puce, de la vermine aux démangeaisons érotiques
  • Auteur : Camille Le Doze
  • Editeur : Les éditions arkhê
  • Etude (broché)
  • Paru en 10/2010

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