La niche des Acariens

Posté par othoharmonie le 1 septembre 2014

 

Predatory_rake_mite_(Caeculidae),_Uniondale,_South_Africa_-_20101016Les régimes alimentaires des acariens sont très variés selon les espèces ou les groupes : phytophages, prédateurs, hématophages et lymphophages, etc. La nourriture peut être prédigérée avant l’ingestion, par inoculation de salive. Certains acariens consomment des aliments solides (animaux et végétaux) en les déchiquetant grâce à leurs chélicères en forme de pince. Les substances solides sont ensuite digérées à l’extérieur du corps grâce à des enzymes sécrétées par les glandes salivaires. D’autres acariens sont des suceurs de sang ou de sève. L’épithélium de l’intestin moyen capte les aliments par phagocytose.

Elles peuvent être marines, dulçaquicoles, terrestres. Elles peuvent être carnivores, végétariennes ou détritivores. Certaines provoquent des galles sur les végétaux. D’autres vivent sur les denrées alimentaires (Ex : Tyrolichus casei pour les fromages à pâte plus molle ou Acarus siro autrefois appelé Tyroglyphus farinae, dit ciron qui produit les croutes de fromages durs tels que la Mimolette). D’autres vivent dans les denrées entreposées comme le blé des silos ou la farine. Une dizaine d’espèces sont responsables d’allergies chez l’Homme (Dermatophagoides, Acarus siro, Pidoglyphus destructor).

  • Les hyrcariens sont communs dans les eaux douces,
  • les halacariens (marins) peuvent se rencontrer jusqu’à 4 000 mètres de profondeur.
  • les oribates sont un groupe d’acariens surtout abondant dans le sol. Ils consomment des débris végétaux qu’ils fragmentent en petits éléments et facilitent ainsi le rôle des bactéries dans la formation de l’humus.

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Le pou des plantes

Posté par othoharmonie le 1 septembre 2014

 

220px-Cochenille_z02Les cochenilles forment une superfamille d’insectes hémiptères sternorrhynches.

On en compte près de 8 500 espècesréunies en 21 à 24 familles. Elles vivent dans une grande variété d’Habitats ; des toundras (environ 2 000 espèces connues en zone paléarctique) jusqu’à l’équateur. Ces insectes étaient autrefois nommés « poux des plantes » en raison de leurs pièces buccales transformées en rostre piqueur leur permettant d’aspirer la sève, soit de la sève élaborée pour certains groupes, aspirée dans le phloème, soit de la sève brute prélevée dans le xylème, alors que quelques espèces aspirent les liquides des parenchymes cellulaires. Celles qui vivent en zones tropicales chaudes sont plus grandes que celles des zones tempérées. Les femelles produisent généralement une grande quantité de sécrétions tégumentaires (cires ou laques) qui les protègent et parfois les recouvrent complètement.

Les Coccoidea se nourrissent d’une large variété de plantes, si bien que la plupart d’entre eux sont considérés comme nuisibles.

Les cochenilles sont des insectes communs, ou devenus communs, voire localement invasifs, mais dont l’écologie reste mal connue.

Dans l’histoire de l’évolution, les cochenilles semblent apparaître vers le milieu du Mésozoïque (il y a 140 millions d’années). Elles faisaient probablement partie de la faune de la litière et on suppose qu’elles mangeaient des mycéliums. Certains groupes de Margarodidés (insectes de 10 à 15 mm) étaient déjà diversifiés au Crétacé inférieur (-100 millions d’années). Les cochenilles seraient devenues parasites des plantes à fleur en co-évoluant avec certaines d’entre elles. Souvent, les cochenilles ont développé des relations de mutualisme avec des fourmis, ainsi qu’avec des microorganismes devenus leurs symbiontes et produisant pour elles des substances azotées indispensables. Les inclusions d’ambre du Tertiaire (Eocène, Oligocène et Miocène) (-55 millions d’années) ont conservé des représentants de presque tous les groupes existant aujourd’hui.

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La Cochenille

Posté par othoharmonie le 1 septembre 2014

 

220px-Planococcus_citri_from_CSIROApparence : Les cochenilles sont toutes des parasites des végétaux, à fort dimorphisme sexuel. Le mâle adulte est un insecte ailé ne possédant qu’une paire d’ailes antérieures. Ses ailes postérieures sont réduites à des structures nommées hamulohaltères, des antennes et des pattes (tarses uni-articulés) développées. Il n’a pas de pièces buccales et ne vit qu’un à deux jours, le temps de se reproduire. Chez la plupart des familles de cochenilles, la femelle est aptère, à l’aspect néoténique et peut avoir des antennes et pattes réduites (beaucoup vivent fixées sur des végétaux). La femelle ressemble à une larve en forme d’écaille, de galle ou couverte de cire, alors que d’autres familles comme les Diaspididae peuvent avoir une disparition totale des pattes chez la femelle adulte, pour rester complètement fixée sur la plante.

Taille : En zone tempérée, elles ne mesurent au mieux que quelques mm, mais des espèces du genre Callipappus atteignent 40 mm de long. En Afrique, Aspidoproctus maximus Lounsbury, 1908 mesure jusqu’à 35 mm de long et 20 mm de largeur.

Certaines cochenilles sécrètent une matière d’apparence cotonneuse, constituée de fins filaments cireux ou d’écailles cireuses. Certaines espèces ont une salive toxique : lorsque la plante est parasitée par un nombre important de cochenilles, on peut voir apparaitre sur les feuilles des taches noires correspondant aux toxines qui s’accumulent jusqu’à créer une petite lésion : la feuille finit par dépérir peu après (elle tombe, se recroqueville, jaunit ou se nécrose, selon les espèces).

Pour certaines espèces très petites (difficile à observer et à remarquer sur la plante), on peut déceler leur présence au niveau des jeunes feuilles : les cochenilles se fixent sur la jeune feuille en émergence, profitant d’une arrivée constante de sève, et d’un matériel plus tendre, donc plus facile à percer. La conséquence est un sous-développement de la nouvelle feuille au niveau de la piqûre. Tout autour de celle-ci, la feuille est beaucoup moins développée et peu apparaitre légèrement difforme, à cause de la dissymétrie engendrée par le manque local de sève . On peut vérifier s’il s’agit bien de cochenilles en laissant la feuille sur la plante (durant quelques jours où quelques semaines, selon la vitesse de développement de la plante) : l’insecte va se nourrir de manière quasi continue, produisant son bouclier de cire : cela se traduira par une fine couche (en général brun clair) présente tout autour de l’encoche. En grattant doucement, vous décollerez en un seul coup l’intégralité de cette petite plaque fine (sinon, c’est peut-être qu’il y en a deux toutes proches l’une de l’autre). Avec une très bonne loupe ou un petit microscope amateur, en observant la partie de la plaque collée à la feuille, vous retrouverez près de son centre les membres de l’insecte qui lui permettait de rester fixer fermement attachés à la plante.

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Le pou de Conas

Posté par othoharmonie le 29 août 2014

 

250px-Conas_St-MartinLe pou, ou plutôt lo pesolh en occitan, est l’animal totémique de Conas. Il est ressuscité en 1976. C’est Guilhèm de Caunas revenant de la croisade qui a amené ce pou dans le pays, pou qui par la suite est allé d’un habitant à l’autre du village. La fée Marie-Rose pour débarrasser Conas de ce pesolh, eut l’idée de l’attirer sur sa jarretière, puis de le noyer dans le gouffre (gorg). Les villageois portent le surnom de mata-pesolh (« tueurs de poux »). La jarretière conservée dans la chapelle aurait disparu à la Révolution.

Le village français de Conas est mentionné pour la première fois dans les textes en 1100. Ce village relevait du diocèse d’Agde.

Situé au sud de Pézenas, près d’une boucle de l’Hérault, il était entouré de vignobles et de nombreuses oliveraies. Sur le fleuve étaient construits plusieurs moulins dont un seul a subsisté jusqu’à nos jours.

Désormais, Conas est un hameau de Pézenas (Hérault) depuis la Révolution française.

La rocade de Pézenas, construite depuis peu d’années, coupe en partie le hameau, supprimant ainsi des vignobles exceptionnels

  • Le Château des Conas : le château de Conas actuel date des  XVIIe – XIXe siècle. Il ne reste plus rien du château datant d’avant le XVIIe siècle. Il appartient désormais à la famille Mas, producteur de vins de Conas et des environs.
  • Moulin : le dernier moulin de Conas date des XVIe, XVIIe et XVIIIe siècles. Le corps de bâtiment sud a été mis en place en 1728.

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Les poux de l’Exode

Posté par othoharmonie le 29 août 2014

 

 

  1. téléchargement (15)L’Éternel dit à Moïse: Dis à Aaron: Étends ta main avec ta verge sur les rivières, sur les ruisseaux et sur les étangs, et fais monter les grenouilles sur le pays d’Égypte.

2. Aaron étendit sa main sur les eaux de l’Égypte; et les grenouilles montèrent et couvrirent le pays d’Égypte.

3. Mais les magiciens en firent autant par leurs enchantements. Ils firent monter les grenouilles sur le pays d’Égypte.

4. Pharaon appela Moïse et Aaron, et dit: Priez l’Éternel, afin qu’il éloigne les grenouilles de moi et de mon peuple; et je laisserai aller le peuple, pour qu’il offre des sacrifices à l’Éternel.

5. Moïse dit à Pharaon: Glorifie-toi sur moi! Pour quand prierai-je l’Éternel en ta faveur, en faveur de tes serviteurs et de ton peuple, afin qu’il retire les grenouilles loin de toi et de tes maisons? Il n’en restera que dans le fleuve.

6. Il répondit: Pour demain. Et Moïse dit: Il en sera ainsi, afin que tu saches que nul n’est semblable à l’Éternel, notre Dieu.

7. Les grenouilles s’éloigneront de toi et de tes maisons, de tes serviteurs et de ton peuple; il n’en restera que dans le fleuve.

8. Moïse et Aaron sortirent de chez Pharaon. Et Moïse cria à l’Éternel au sujet des grenouilles dont il avait frappé Pharaon.

9. L’Éternel fit ce que demandait Moïse; et les grenouilles périrent dans les maisons, dans les cours et dans les champs.

10. On les entassa par monceaux, et le pays fut infecté.

11. Pharaon, voyant qu’il y avait du relâche, endurcit son coeur, et il n’écouta point Moïse et Aaron, selon ce que l’Éternel avait dit.

12. L’Éternel dit à Moïse: Dis à Aaron: Étends ta verge, et frappe la poussière de la terre. Elle se changera en poux, dans tout le pays d’Égypte.

13. Ils firent ainsi. Aaron étendit sa main, avec sa verge, et il frappa la poussière de la terre; et elle fut changée en poux sur les hommes et sur les animaux. Toute la poussière de la terre fut changée en poux, dans tout le pays d’Égypte.

14. Les magiciens employèrent leurs enchantements pour produire les poux; mais ils ne purent pas. Les poux étaient sur les hommes et sur les animaux.

15. Et les magiciens dirent à Pharaon: C’est le doigt de Dieu! Le coeur de Pharaon s’endurcit, et il n’écouta point Moïse et Aaron, selon ce que l’Éternel avait dit.

16. L’Éternel dit à Moïse: Lève-toi de bon matin, et présente-toi devant Pharaon; il sortira pour aller près de l’eau. Tu lui diras: Ainsi parle l’Éternel: Laisse aller mon peuple, afin qu’il me serve.

17. Si tu ne laisses pas aller mon peuple, je vais envoyer les mouches venimeuses contre toi, contre tes serviteurs, contre ton peuple et contre tes maisons; les maisons des Égyptiens seront remplies de mouches, et le sol en sera couvert.

18. Mais, en ce jour-là, je distinguerai le pays de Gosen où habite mon peuple, et là il n’y aura point de mouches, afin que tu saches que moi, l’Éternel, je suis au milieu de ce pays.

19. J’établirai une distinction entre mon peuple et ton peuple. Ce signe sera pour demain.

20. L’Éternel fit ainsi. Il vint une quantité de mouches venimeuses dans la maison de Pharaon et de ses serviteurs, et tout le pays d’Égypte fut dévasté par les mouches.
21. Pharaon appela Moïse et Aaron et dit: Allez, offrez des sacrifices à votre Dieu dans le pays.

22. Moïse répondit: Il n’est point convenable de faire ainsi; car nous offririons à l’Éternel, notre Dieu, des sacrifices qui sont en abomination aux Égyptiens. Et si nous offrons, sous leurs yeux, des sacrifices qui sont en abomination aux Égyptiens, ne nous lapideront-ils pas?

23. Nous ferons trois journées de marche dans le désert, et nous offrirons des sacrifices à l’Éternel, notre Dieu, selon ce qu’il nous dira.

24. Pharaon dit: Je vous laisserai aller, pour offrir à l’Éternel, votre Dieu, des sacrifices dans le désert: seulement, vous ne vous éloignerez pas, en y allant. Priez pour moi.

25. Moïse répondit: Je vais sortir de chez toi, et je prierai l’Éternel. Demain, les mouches s’éloigneront de Pharaon, de ses serviteurs et de son peuple. Mais, que Pharaon ne trompe plus, en refusant de laisser aller le peuple, pour offrir des sacrifices à l’Éternel.

26. Moïse sortit de chez Pharaon, et il pria l’Éternel.

27. L’Éternel fit ce que demandait Moïse; et les mouches s’éloignèrent de Pharaon, de ses serviteurs et de son peuple. Il n’en resta pas une.

28. Mais Pharaon, cette fois encore, endurcit son coeur, et il ne laissa point aller le peuple.

extrait du - Chapitre 8

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Les poux dans le Coran

Posté par othoharmonie le 29 août 2014

220px-3509017202_1c9ee5c3bb_oPediculusLes poux, comme les sauterelles, sont cités dans le Coran en tant que punition pour le peuple de Pharaon pour avoir mécru et menti :

« Et Nous avons alors envoyé sur eux l’inondation, les sauterelles, les poux, les grenouilles et le sang, comme signes explicites, Mais ils s’enflèrent d’orgueil et demeurèrent un peuple criminel. »
Sourate 7, Al A’raf, verset 133

Le peuple de Pharaon s’est rebellé et détourné de la voie droite vers laquelle Moussa (as) les appelait à suivre. Ces habitants restaient dans l’égarement en disant à Moussa (as) qu’ils ne croiront pas à Dieu, quelque soit la preuve qu’il pourra leur apporter. Pour les punir, Allah leur envoya une pluie abondante. Craignant qu’il ne soit un châtiment, ils dirent à Moussa (as) :
« Invoque ton Seigneur pour qu’Il arrête cette pluie, et nous te croirons . »

Moussa (as) invoqua le Seigneur, mais ils ne crurent pas. A cette époque, la terre donna une récolte abondante, et des fruits qu’ils n’attendaient pas. Comme ils manquèrent à leur promesse, Allah leur envoya des sauterelles qui détruisirent tout.
Aussi, Moussa (as) fut ordonné de se diriger vers une dune où il devait la frapper de son bâton, et les poux en sortirent et se répandirent jusqu’à remplir leurs demeures en les empêchant même de dormir.

Ils leur fut envoyé également des grenouilles.
Dans un hadith, les poux sont aussi source d’ennuis pour Ka`b ibn `Ujra (qu’Allah soit satisfait de lui), qui raconte : Le Prophète saw s’arrêta devant moi pendant que j’allumai le feu sous un pot. Comme j’étais pouilleux, il saw me dit :

« Souffres-tu à cause de tes poux ? »
« Oui », répondis-je.
Il saw répliqua :
« Rase-toi donc la tête, (et en rachat) jeûne trois jours ou nourris six pauvres ou immole un sacrifice ».

Cet incident s’était produit en l’an 6 de l’Hégire, lorsque le Prophète saws et ses Compagnons avaient été stoppés à Houdeïbiyah par les mecquois qui les avaient donc empêché d’accomplir la Oumrah (visite pieuse de la Ka’bah). A ce moment, ils étaient en état de sacralisation (« ihrâm »). Ka`b ibn `Ujra (qu’Allah soit satisfait de lui) n’avait donc pas en principe le droit de se couper les cheveux ni se raser la tête. Mais vu son état, le Prophète saw l’a autorisé à le faire.

Les poux ne peuvent vivre que sur leur hôte : sur la tête des gens, sur le corps d’animaux, etc… Privés de la chaleur de leur hôte quelques heures, ils meurent ! Leur corps est parfaitement adapté pour y rester fermement accroché : ils ont de courtes pattes munies d’une griffe articulée pour se fixer aux poils. Leurs pièces buccales sont broyeuses ou piqueuses. Ils se nourrissent du sang de leur hôte, sauf ceux qui vivent sur les oiseaux et qui se nourrissent de particules de plumes et de peau.

Les femelles de pou collent leurs œufs aux poils : chaque œuf donne naissance à un jeune pou devenant adulte en deux semaines !

Les poux n’ont pas d’ailes et passent d’un animal à un autre par contact. Leurs yeux sont petits ou absents, et leurs antennes sont réduites.

On dénombre environ 3000 espèces de poux dans le monde.

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De la lente au pou

Posté par othoharmonie le 26 août 2014

 

téléchargementSans action de l’être humain, le pou vit à peu près 50 jours. Le premier stade de cette brève vie de pou est celui de lente. Ces lentes, qui sont les œufs produits par la femelle, ne sont pas plus grandes qu’une graine de pavot. Presque invisibles à l’œil nu car quasiment transparentes, elles se confondent facilement avec la couleur des cheveux. Afin de protéger la lente de toutes les agressions (comme le lavage, le séchage ou le brossage des cheveux), la femelle pou adulte colle son œuf au cheveu à l’aide d’une substance résistant à l’eau.

Deuxième stade de la vie du pou: les nymphes

Dès le 5e jour après la ponte de l’œuf, la lente commence à s’ouvrir et, 5 jours plus tard, le jeune pou appelé « nymphe » sort de sa coquille. Entre le jour de la ponte et le jour de la naissance du pou, 10 jours se sont donc écoulés. À peine visible à l’œil nu, la nymphe ressemble en plus petit au pou adulte. La différence majeure avec le pou adulte est qu’elle ne peut pas encore se reproduire. Ce stade nymphal dure approximativement une dizaine de jours.

Et le pou!

Au troisième stade, après celui de lente et de nymphe, le pou adulte peut vivre encore 30 jours environ. Dès ce moment, la femelle du pou est capable de pondre de 4 à 10 œufs par jour!

Le terme de pou, qui nous vient d’un nom latin ayant le même sens, est un nom  ambigu qui désigne avant tout, en français, un insecte parasite de l’homme, Pediculus humanus qui donne la pédiculose. À partir de ce sens premier, il a été utilisé pour faire référence à de très nombreux animaux de taille variable et d’appartenances zoologiques variées, mais dont la caractéristique la plus fréquente est qu’il s’agit d’arthropodes — insectes ou crustacés — ectoparasites d’animaux ou de plantes.

Issu du latin populaire pediculus, diminutif du latin classique pedis. Ce terme est attesté à l’époque impériale à la fois comme l’insecte parasite hématophage, c’est-à-dire les phthiraptères, et comme le pou de mer.

Pour détecter les poux de tête, il est impératif de procéder avec patience et minutie. La petitesse de ces parasites et la rapidité avec laquelle ils rampent sur le cuir chevelu rendent le repérage assez compliqué.

  • Lors de l’examen, séparez bien les cheveux et inspectez surtout la ligne de démarcation des cheveux, au niveau de la nuque et derrière les oreilles.
  • Veillez aussi à prévoir un éclairage suffisamment puissant et examinez bien le cuir chevelu sous tous les angles.

Un petit conseil: brossez les cheveux au-dessus d’une feuille de papier, vous pourrez ainsi voir les poux tomber.

Traquer les lentes

Si les poux sont difficiles à localiser, les lentes (œufs des poux) le sont encore plus car elles sont presque transparentes. Les lentes, de couleur blanche ou jaunâtre, sont à peine plus grandes que des graines de pavot et ressemblent à s’y méprendre à des pellicules. Difficulté supplémentaire, elles collent à la racine du cheveu et ne se détachent donc pas facilement au brossage.

Peigne anti-poux

Pour confirmer ou exclure la présence de poux, le peigne à petites dents est extrêmement utile. Les cheveux doivent d’abord être humidifiés et démêlés avec un peigne ordinaire. Ensuite, on conseille d’utiliser un peigne anti-poux, dont les dents rigides et fines ne sont pas écartées de plus de 0,3 mm. Pour ne pas manquer la présence de poux, il convient d’essuyer régulièrement le peigne avec une serviette en papier blanc ou de disposer une serviette de bain blanche sur les épaules.

Ecrit par Stéphanie Koplowicz

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Histoire du Pou

Posté par othoharmonie le 26 août 2014

 

images (3)Petit insecte qui ne dépasse pas 3 mm de long à l’âge adulte (à peu près la taille d’une tête d’allumette), le pou de tête affiche une couleur qui varie du gris clair au brun. Pour se déplacer, le pou rampe en utilisant ses 6 pattes griffues qu’il accroche aux cheveux de son hôte. Contrairement aux idées reçues, le pou ne possède pas d’ailes et est donc incapable de voler.

Si le pou appartient à la grande famille des insectes, il fait surtout partie du sous-groupe des parasites. En clair, le pou ne survit que grâce à l’hôte qui l’abrite, en l’occurrence l’être humain. C’est à la racine des cheveux que le pou trouve les conditions idéales de protection, de chaleur et d’humidité. Hématophage, le pou se nourrit toutes les trois à six heures du sang qu’il ponctionne avec sa trompe dans le cuir chevelu.

Des scientifiques ont déjà trouvé un pou vieux de 10 000 ans. Chaque espèce de mammifère a son pou spécifique, ce dernier parasitant oiseaux (et peut-être s’accrochant sur des théropodes à plumes) et mammifères il y a 115 à 130 millions d’années (étude génétique sur 69 lignées de poux). D’autres recherches sur l’ADN des poux suggèrent qu’ils se sont répandus sur l’espèce humaine à partir de gorilles il y a 2 millions d’années.

Les Amérindiens les dégustaient avec plaisir, les esquimaux les considéraient comme une nourriture fortifiante au point de les chasser sur la peau des phoques pour agrémenter leurs repas.

Les poux avaient également, par le passé, une valeur marchande mais surtout sociale. Les séances d’épouillages ou « grooming » faisaient partie des rites collectifs, tissant les liens entre membres d’une même tribu. Le pou était en effet considéré comme une sécrétion naturelle du corps humain : Aristote ou Galien le nommait « ver de peau ». Louis XI félicite un membre de sa cour qui remarque un pou sur son épaule, « Louis XIV grouillait de poux sous sa perruque ». Au XIXe siècle, se « chercher des poux dans la tête » était une activité noble car les poux étaient considérés comme porteurs de chance et censés guérir des maladies.

Vers 1850, le développement des insecticides change cette vision : les poux sont alors associés à la notion de crasse et la contamination s’installe vers la fin du XXe siècle dans les milieux défavorisés ne pouvant s’acheter ces insecticides. De même, les peuples ne disposant pas de ces insecticides mettent au point leur propre technique d’éradication. Les poux développant une résistance aux insecticides, cette notion de crasse et contamination se transmet à toutes les classes sociales.

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Le pou de tête

Posté par othoharmonie le 26 août 2014

 

images (2)Pediculus humanus est le pou de l’humain. L’infestation par les poux est nommée « pédiculose ».

En 2010, une équipe internationale de chercheurs séquence le génome du pou du corps humain et publie ses résultats dans la revue PNAS : ce séquençage montre un nombre réduit de gènes de détection ou de réaction à l’environnement, en lien avec la simplicité de son mode de vie. Il montre également « le plus petit nombre d’enzymes de désintoxication observés dans n’importe quel autre insecte », ce qui est intéressant pour l’étude de la résistance aux insecticides et d’autres mécanismes de défense.

Pediculus humanus comprend deux sous-espèces parasites de l’homme : Pediculus humanus humanus (= P. h. corporis ou pou de corps) et Pediculus humanus capitis (pou de tête).

Pediculus humanus humanus (pour de corps) mesure 2 à 4 mm de long ; Pediculus humanus capitis quant à lui est plus petit : de 1 à 2,5 mm. Chez ces 2 espèces, la femelle est plus grande que le mâle. En dehors de la taille, les autres caractéristiques morphologiques sont semblables.

La tête est allongée et porte 2 yeux ainsi qu’une paire d’antennes à 5 articles. Le thorax est réduit et les segments fusionnés ; les pattes sont fortes et trapues, elles forment une pince avec la griffe du tarse et une forte dent située sur le tibia (le « pouce »). L’abdomen est formé de 9 segments dont 7 sont visibles, le dernier est échancré chez la femelle et muni d’un pénis conique chez le mâle. La larve ressemble à l’adulte en plus petit.

Le cycle se déroule entièrement sur l’hôte. La femelle pond des œufs ovoïdes (200 à 300 au cours de sa vie) de 1 mm de long à coque ponctuée et pourvue d’un opercule : les lentes, qui sont collées sur un support (cheveu pour P. humanus capitis ; et fibres textiles des vêtements au contact de la peau pour P. humanus humanus). L’incubation dure de 6 à 9 jours en fonction de la température, l’éclosion libère une petite larve qui effectue 3 mues en 8 à 12 jours à la surface de la peau. La durée totale du cycle est de 18 jours environ.

Les poux sont des parasites permanents et spécifiques (P. humanus humanus est localisé sur le corps, P. humanus capitis sur le cuir chevelu), toute leur vie s’effectue dans une ambiance stable quant à la température et l’humidité : celle du tégument humain, sous les vêtements ou dans la chevelure. Ils ne quittent pas volontiers leur hôte car ils ne peuvent aller loin et meurent en quelques jours s’ils ne rencontrent pas une autre « victime ». La dissémination s’effectue par contact entre chevelures ou avec un objet contaminé (peigne, bonnet, oreiller) pour le pou de tête, et par contact avec des vêtements parasités pour le pou de corps.

Pediculus humanus est strictement hématophage à tous les stades et dans les deux sexes, sa piqûre est solénophage ; les adultes effectuent 1 repas sanguin chaque jour, leur résistance au jeûne est très faible (1 à 2 jours). Ils peuvent vivre jusqu’à 40 jours.

La piqûre des poux (corps et tête) provoque un prurit qui entraîne des lésions de grattage qui peuvent se surinfecter.

Les poux sont aussi des vecteurs très importants de maladies. Toutes les transmissions d’agents pathogènes connues à ce jour sont dues au pou de corps : P. humanus humanus. Ces maladies sont :

  • le typhus exanthématique (Rickettsia prowazeki)
  • la fièvre des tranchées (Bartonella quintana)

Tous les deux transmis par les déjections.

  • la fièvre récurrente cosmopolite (Borrelia recurrentis)Transmise par l’écrasement du pou.

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la lutte contre le pou

Posté par othoharmonie le 25 août 2014

Les écoles et les garderies sont des endroits privilégiés de transmission de ces minuscules insectes par contact direct. Si votre enfant se plaint de démangeaisons au niveau de la tête et des oreilles, vous pouvez alors suspecter la présence de poux.

se débarrasser des pouxLes poux se développent principalement dans un milieu sec…et propre ! Vous comprendrez donc qu’il est inutile de laver les cheveux de vos petites têtes blondes chaque jour pour vous débarrasser de ces parasites. Par ailleurs, la plupart des anti-poux classiques sont en fait des insecticides qui non seulement sont très chers mais ils agressent le cuir chevelu et ne sont pas toujours efficaces à 100%…

Pour lutter avec douceur contre les poux tout en faisant des économies et en respectant la planète, il existe des solutions très simples à appliquer.

Halte aux poux ! A titre préventif …

  • Si les poux commencent à faire leur apparition à l’école, pour échapper à l’épidémie, pensez au shampoing à base d’écorce de saule. En effet, l’écorce de saule aide à prévenir voire éliminer les poux.
  • Vous pouvez opter aussi pour l’huile essentielle de lavande ou de citron. Une goutte derrière chaque oreille, dans la nuque ou sur les vêtements évite la contamination en période d’épidémie. Vous pouvez également ajouter deux gouttes d’HE de lavande à votre shampoing.

Huile esentielle de lavande

  • Un geste anti-poux tout simple pour les petites filles, pensez àattacher leurs cheveux. Les poux auront beaucoup plus de difficultés à s’y accrocher.
  • Apprenez à votre enfant à ne pas prêter son bonnet, son écharpe ou ses vêtements à l’école. Et si votre enfant attrape des poux et que l’école n’a signalé aucun cas, indiquez au chef d’établissement la présence de poux chez vous pour que les autres parents puissent prendre leurs dispositions.

 

 

Pour déparasiter les sujets infectés, on utilise des insecticides sous forme de lotions, crème, shampooing ou spray contenant des organophosphorés (malathion) des organochlorés (lindane), des pyréthrines ou des pyréthrinoïdes (perméthrine, phénothrine, dépalléthrine).

Traitement de la pédiculose de la tête :

  • Application d’insecticides en tenant compte des précautions d’emplois (excipients, produit, conditionnement, contre-indications).
  • Respecter le temps d’application (plus ou moins long suivant la molécule).
  • Eliminer le produit et les poux morts en rinçant à l’eau et peignant la chevelure avec un peigne fin.
  • Ce traitement sera renouvelé 8 jours plus tard. Les lentes, même tuées, ne se détachent pas spontanément.
  • En ce qui concerne P.h. humanus, le sujet infesté est entièrement recouvert d’insecticide (sauf la tête) qu’il garde 12 à 24 heures selon la spécialité avant de se rincer.
  • Les textiles en contact avec les régions infestées (vêtements, draps) sont également traités ; il est important de désinfecter en même temps toutes les personnes de l’entourage présentant des signes de pédiculose.
  • Les poux deviennent de plus en plus résistants à ces traitements; c’est pourquoi, certaines spécialités associent des pyréthrinoïdes (avec synergistes) à d’autres insecticides (pyréthrinoïdes + malathion, pyrèthre + butoxyde de pipéronyle (BP), perméthrine + BP).

Une autre méthode commune est l’utilisation d’un peigne anti-poux prévu à cet effet, à dents longues et pas réduit. Un passage minutieux répété périodiquement sur l’ensemble du cuir chevelu pendant 10 jours permet un traitement sans l’usage de produits chimiques.

Astuces écolo pour éliminer les poux présents

Si malgré toutes les précautions, votre enfant ou vous-même avez attrapé des poux, voici quelques solutions écolo pour vous en débarrasser, sans utiliser de produit chimique !

la  lutte contre le pou dans PUCE - POU 170px-Huile_olive2

      Badigeonnez les cheveux de votre enfant avec de l’huile d’olive en massant puis posez un film sans laisser passer d’air! Les poux et les lentes s’asphyxieront. Au bout d’1h, faites un shampoing et peignez les cheveux avec un peigne à dents fines pour éliminer poux et lentes. Vous pouvez également enfiler un bonnet de bain imperméable pendant que l’huile d’olive pose.

L’huile de coco est également efficace

    .
          Le vinaigre blanc est une arme redoutable contre les poux. Versez le vinaigre blanc sur les cheveux et massez. Enroulez votre tête dans une serviette chaude et laissez poser pendant quelques minutes. Vous pouvez ensuite rincer et laver vos cheveux normalement pour

éliminer l’odeur du vinaigre

. Répétez l’opération dès le lendemain.

      • Pour optimiser l’efficacité de l’huile d’olive, mélangez quatre à cinq cuillères de 4 ou 5 gouttes d’huile essentielle d’arbre à thé , excellent antiseptique. Appliquez sur la chevelure, laissez poser 10 minutes et rincez. Renouvelez toutes les 48h.
      • 220px-3509017202_1c9ee5c3bb_oPediculusLe bicarbonate de soude est efficace

 contre les poux, mais surtout les lentes

  • . Demandez à votre enfant de bien fermer les yeux et répartissez le bicarbonate de soude sur son crâne.

Massez plusieurs minutes 

  • et lavez. Vous pouvez également dissoudre du bicarbonate dans de l’eau chaude et tremper votre peigne anti-poux dans le mélange à chaque geste. Le bicarbonate de soude devrait avoir pour effet de décoller les lentes de la racine.

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Pou du pubis

Posté par othoharmonie le 25 août 2014

 

290px-Pthius_pubis_-_crab_louseLe pou du pubis (Pthirus pubis), communément appelé morpion, est un pou suceur (sous-ordre des Anoplura). Chez l’homme, il est la cause de la phtiriase.

Il diffère des poux standards (Pediculus humanus capitis ou « pou de tête » et Pediculus humanus humanus ou « pou de corps ») par sa morphologie et sa résidence.

Le morpion est un petit insecte trapu, long de 2 à 3 mm ressemblant à un crabe : il possède un thorax très large portant des pattes puissantes à pseudo-pinces énormes (plus fortes que celles du pou de tête) et un abdomen court et étroit.

Il se rencontre dans les régions pubienne et périanale. Ce pou se transmet en général par contact sexuel.

Le pou du pubis se trouve dans les poils pubiens et parfois dans les aisselles. On peut rarement en observer au niveau des sourcils, de la barbe, ou même au niveau du torse pour les personnes pileuses à cet endroit. En effet, comme tous les Anoploures, les poux du pubis ne s’accrochent qu’à un type de poil déterminé en fonction du diamètre.

Les piqûres du morpion, dont les pièces buccales restent presque en permanence insérées dans la peau de son hôte, provoquent de petites lésions bleuâtres et un prurit exacerbé la nuit mais aussi parfois des réactions allergiques sévères. Certaines personnes ne ressentent rien. De plus, le morpion se fond dans la couleur de la peau.

Comme le pou de tête la femelle pose des lentes sur la base des poils. Les adultes ne peuvent pas survivre plus de 24 heures hors contact avec l’homme, et les lentes pas plus de huit jours.

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Maladie et traitement contre le pou

Posté par othoharmonie le 25 août 2014

 

220px-SOA-Pediculosis-pubisLe pou du pubis cause chez l’homme une affection de la peau, maladie gênante mais bénigne.

La transmission du VIH par le pou du pubis n’a pas été avérée.

Traitement : local uniquement. Aucune action par antibiotique possible, sauf pour les personnes ayant eu un traitement au Roaccutane (Isotrétinoïne) dans l’année donnant tout impossibilité de vie au «  »morpion »". C’est un parasite qui ne s’en ira qu’avec un spray appliqué localement sur toutes les zones concernées et en pulvérisant également tous les tissus avec lesquels vous avez été en contact.

Le meilleur traitement consiste à éliminer tous les poils. Laver également les draps housse de couette, vêtement, etc, et ce afin de détruire tous les œufs qui pourraient s’y trouver…

En argot, il est appelé « morpion » ou « morbac » (aussi orthographié « morbaque »), et fait l’objet par exemple d’une chanson paillarde, De profundis morpionibus.

La légende dit que les poux se retrouvent plus fréquemment sur des personnes possédant une hygiène douteuse; c’est absolument faux. Les poux ne font aucune distinction dans la propreté du corps.

Le dessinateur Gotlib représente, dans sa série de bandes dessinées Rhââ Lovely et Rhââ GnaGna, plusieurs histoires courtes de type « running gag » mettant en scène un morpion extrêmement pieux nommé Momo Le Morbaque.

Les Inconnus ont fait de Morbak le Morpion l’un des deux héros (aux côtés de Moucham la Mouche verte) de leur chanson Les Insectes sont nos amis, parodie de Chantal Goya

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le Pou, Un animal de tête

Posté par othoharmonie le 21 août 2014

 

images (16)HORREUR ! De quelle maison où s’épanouissent des enfants d’âge scolaire ce cri n’a-t-il jamais jailli ?

Ce cri, exprimant en vrac l’énervement des démangeaisons, le dégoût, la honte, et l’abattement devant le travail de nettoyage qui attend toute la famille, explose devant cet animal de quelques millimètres : le pou. Il faut avouer tout de même qu’il ne correspond guère à nos critères de beauté, ne dit-on pas  » laid comme un pou  » ? .

Pourtant, parmi tous les sentiments évacués à travers ce mot, un seul n’est réellement pas à sa place : la honte. La présence du pou sur le cuir chevelu n’est absolument pas indice de malpropreté. Cette bestiole n’est pas exclusive, elle apprécie tout autant tête sale et tête propre. Dès l’instant où il peut marcher sur la tête (celle des autres bien entendu), le pou est heureux.

Marcher est le mot exact. Insecte, il possède six pattes munies de pinces lui permettant de s’agripper solidement aux cheveux et de se déplacer assez vite. Mais le pou n’est ni puce, ni papillon : il ne saute pas et ne vole pas (et pour cause, puisqu’il n’a pas d’aile !). La propagation d’une tête à l’autre se fait uniquement par contact. Son seul univers est la chaleur douillette d’une tête et la forêt de cheveux. Il quitte d’ailleurs rarement son hôte et meurt s’il reste trop longtemps séparé de sa source de nourriture. Il ne survit pas plus de 36 à 48 heures sans contact humain. Ses repas se composent uniquement de sang, pris en deux ou trois fois par jour, parfois plus. Pour se rassasier à nos dépens, l’extrémité antérieure de sa mâchoire est munie de sortes d’épines lui permettant de fixer sa bouche sur la peau tendre du crâne hôte. Sa salive contient une substance anticoagulante et son pharynx muni de muscles puissants agit comme une pompe aspirante.

Mais ce qui lui sert de cuillère pour déguster notre sang si riche, est une pièce spécialisée, composée de trois stylets rétractables et qu’il ne sort de sa tête qu’au moment des repas. Cette sorte de seringue perce la peau délicate et tendre de notre cuir chevelu et il n’a plus qu’à aspirer le sang nourricier par des tubes creux. Son corps alors s’enfle comme une outre. Cette piqûre est indolore, mais l’injection de sa salive provoque une réaction allergisante et des démangeaisons. Le grattage énergique qui s’ensuit peut parfois provoquer des plaies ouvrant la porte aux microbes et aux excréments des poux. Le pou est d’ailleurs vecteur du typhus dans de mauvaises conditions d’hygiène.

Toute la vie du pou se passe donc sur une tête. Le corps humain ayant une température constante, ces animaux peuvent s’y multiplier toute l’année, et les jeunes mâles sont très performants dans le jeu de l’amour. La femelle pond surtout la nuit. Elle colle ses œufs (ou lentes) à la base d’un cheveu, tout près du cuir chevelu. Elle sécrète pour cela un cément très résistant. Durant sa vie, elle peut pondre de 50 à 300 œufs. S’ils ne sont pas dérangés, 50% des lentes éclosent au bout d’une dizaine de jours. La chevelure humaine poussant d’environ 1 cm par mois, l’œuf s’éloigne lentement du crâne. La lente localisée à plus d’un centimètre de la peau est donc morte ou éclose. Dès sorti de l’œuf, bébé pou, qui ressemble à papa et maman, prend déjà son premier repas de sang. La larve subira trois mues avant de devenir adulte, 8 à 14 jours après son éclosion.

Cosmopolite, le pou se trouve sous toutes les latitudes et sur tous les continents. Le « Pediculus humanus capitis » n’est pas le seul pou parasite de l’homme. Il y a également « Pediculus humanus humanus », le pou du corps, qui n’attache pas ses œufs à un cheveu ou à un poil. Faisant partie de la même espèce que son cousin de tête, il peut s’accoupler avec et produire des intermédiaires. Et puis il y aussi le pou du pubis (Phtirus pubis) plus connu sous le nom de morpion.

La seule envie que provoquent ces bestioles depuis la nuit des temps est de s’en débarrasser. La lutte contre les poux existe depuis l’Antiquité. L’épouillage était manuel ou utilisait des peignes spéciaux. Les premiers insecticides apparurent entre 1920 et 1930. Au XVII ème siècle, l’éducation d’une princesse française incluait, dans le chapitre « bonnes manières », le comportement à tenir face aux démangeaisons : la demoiselle ne devait se gratter que par nécessité. Il était impoli d’attraper ses propres poux en public, sauf en compagnie d’intimes. Pourtant l’épouillage manuel, très prisé chez les primates, tient une place de choix dans de nombreuses cultures. Cette pratique, apportant une certaine satisfaction physique, renforce les liens du groupe. De la banquise aux tropiques, l’épouillage revêt une importance extrême. La nécessité de se débarrasser de ces parasites exaspérants, parfois au cours de cérémonies ou de rituels codifiés, crée des règles et des contacts entre individus, jouant un rôle structurant très important. Parfois la récolte stockée pouvait servir de cadeaux, de monnaies, de nourriture.

images (17)Et cet insecte, abject pour nous autres, a servi et sert de ciment social.

« Abject, moi ? Alors pourquoi dites-vous « fier comme un pou » ? C’est bien parce que vous reconnaissez ma beauté ou mon intelligence ! »

Eh bien non, pauvre bestiole, tu vas perdre tes illusions : l’expression « fier comme un pou » serait en fait la déformation de « fier comme un poul », mot jadis utilisé pour désigner le mâle de la poule. Donc, « fier comme un pou » veut dire « fier comme un coq » et toc !

Source : http://www.affo-nature.org/la-naturatheque

 

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Les poux humains

Posté par othoharmonie le 21 août 2014

images (14)Les poux humains appartiennent au sous-ordre des anoploures au sein de l’ordre des phthiraptères. Pour les zoologistes, les quelque 500 espèces décrites d’anoploures sont donc aussi collectivement des « poux », dans un sens plus large. Au-delà, jusqu’à une date assez récente (1985), les autres sous-ordres des phthiraptères étaient considérés comme formant un ordre séparé, celui des mallophages — aujourd’hui obsolète — communément nommés « poux des oiseaux » parce que parasitant très majoritairement les oiseaux, et en dépit du fait que certaines espèces de mammifères étaient également concernées. D’autres appellations ont plus récemment été utilisées pour ces deux ensembles, simples traductions des appellations anglaises correspondantes : « poux suceurs » pour les anoploures et « poux broyeurs » ou « poux mâcheurs » pour les mallophages.

La chasse aux idées préconçues sur les poux

Les poux : lorsqu’il est question de ces petites bêtes, presque tout le monde a son mot à dire. Seulement voilà : il n’y a guère d’autres thèmes en matière de santé qui répandent davantage de fausses informations et de rumeurs. Le problème et les personnes concernées sont rapidement abordés sous un bien mauvais angle. En conséquence, les poux sont dissimulés et continuent à se propager de manière inaperçue. Paniquer ne permet pas de prendre les bonnes mesures pour traiter l’infestation. 

Pourtant, la solution est toute simple. Il existe aujourd’hui une thérapie fi able et compatible. C’est la raison pour laquelle ce thème peut être ouvertement évoqué.

Les poux transmettent des maladies.
Faux ! Les poux ne transmettent pas de maladies sous nos climats. Ils sont certes gênants, mais en principe inoffensifs.
Il peut toutefois survenir des réactions allergiques à la salive du pou. Les démangeaisons qui en résultent incitent les individus à se gratter. Les conséquences sont parfois des infections bactériennes, auxquels cas, des eczémas peuvent même se développer.

Rumeur
Les poux sont le signe d’un manque d’hygiène.
Faux ! L’infestation par les poux n’a aucun lien avec le manque d’hygiène. De même, laver fréquemment les cheveux n’offre pas de protection contre les poux, au contraire, cela conduit à des poux plus propres. Les poux apparaissent avant tout dans les lieux fréquentés par de nombreuses personnes, par exemple, les enfants à l’école ou à la maternelle. Les poux peuvent très bien se propager par le biais d’un contact direct entre cheveux (par exemple au cours d’un jeu), car ils migrent aisément d’une tête à l’autre.

Ces parasites ne peuvent ni sauter ni voler. Malheureusement, cette rumeur entraîne aujourd’hui encore de nombreux parents à cacher, de honte, une infestation de poux. Ils n’informent pas leur entourage, ce qui favorise donc la propagation des poux. C’est ainsi que l’on rencontre ensuite des situations dans lesquelles les maternelles et les écoles doivent lutter contre les poux pendant des mois.

Les chiens et les chats sont des vecteurs de poux.
Faux ! Les poux ne vivent que sur les cheveux humains et ne sont pas transmis à l’homme par les animaux domestiques.
Pour survivre, les poux ont exclusivement besoin de sang humain. Il existe bien sûr d’autres sortes de poux qui se propagent
chez les chats et les chiens, mais ceux-ci ne peuvent, en revanche, tirer aucun bénéfice du sang humain.

Rumeur
Les poux se propagent via les chapeaux et les bonnets, les animaux en peluche, le linge de lit, etc.
Non, seulement en de rares exceptions. C’est sur la tête que le pou trouve des conditions idéales et la nourriture dont il a besoin pour sa survie. En l’absence de repas de sang réguliers, toutes les 3 heures environ, le pou ne peut survivre que quelques heures (1 à 2 jours au maximum). Les objets ne sont que très rarement « couverts de poux » et des mesures d’épouillage ne sont généralement pas requises.

De même, il n’est pas nécessaire de faire bouillir le linge de lit et les vêtements de nuit, il suffi t en revanche de les changer et de les laver à une température de 60 °C. Cela vaut également pour les bonnets et les serviettes. L’important est de trouver la source d‘infection dans l’environnement et d’en informer toutes les personnes en contact avec celle-ci et, éventuellement, de les traiter.

Rumeur
Tous les membres de la famille doivent, pour la forme, se soumettre à un traitement contre les poux.
Non. Pour exclure autant que possible les sources de nouvelle infection, tous les membres de la famille devront être soigneusement examinés avec un peigne anti-poux pour déceler la présence d‘une infestation de poux. À cet égard, il faut prêter une attention particulière aux endroits préférés des poux (derrière les oreilles, sous la nuque). Un traitement ne sera effectué que si des poux ou des lentes vivants sont trouvés. Il est important d’informer également les personnes en contact avec l’individu, comme les camarades de jeu, pour vérifier également qu‘ils ne soient pas infestés par des poux.

images (15)On ne peut lutter contre les poux de manière efficace qu’avec des préparations chimiques.
Non. Des études ont montré que les poux pouvaient être éliminés avec succès à l’aide d’un produit contenant de la diméticone
(NYDA®). NYDA® repose sur un principe d’action physique astucieux, contre lequel les poux ne peuvent pas développer de résistance.

Les poux et leurs stades de développement (larves et lentes) ne sont pas intoxiqués, mais asphyxiés.

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Les acariens

Posté par othoharmonie le 21 août 2014

 

Predatory_rake_mite_(Caeculidae),_Uniondale,_South_Africa_-_20101016Leur condition d’ectoparasites, leur alimentation hématophage et leur appartenance aux arthropodes ont suffi à certaines espèces d’acariens pour leur valoir l’appellation vernaculaire de « poux ». C’est le cas pour certaines tiques que l’on voit occasionnellement nommer « poux de chien » ou plus rarement encore « poux des bois ». C’est aussi le cas pour certains petits acariens parasites des volailles et des oiseaux de volière : le « pou rouge »  ou le « pou noir » (Ornithonyssus Sylviarum). De la même manière, en Guyane, on appelle « poux d’agouti » diverses espèces d’acariens de la famille des Trombiculidae, proches des aoûtats. L’acarien étant relativement discret, le premier symptôme visible est un changements de comportement des volailles : Celles qui sont infectées, en réponse probablement à un prurit, passent plus de temps et d’attention à l’auto-toilettage et à se gratter la tête, de jour comme de nuit

En raison de la fusion des différentes régions du corps, la morphologie des acariens est unique. Les seules traces visibles de la segmentation d’origine sont les appendices, pièces buccales et pattes. Les pièces buccales, chélicères et pédipalpes, sont souvent fortement modifiées en relation avec l’alimentation correspondante. Elles constituent un ensemble qui chez les tiques prend le nom de capitulum (du latin « tête ») séparé du reste du corps par un sillon. Le reste du corps est nommé idiosome chez les tiques.

De chaque côté du corps se trouve un stigmate servant d’orifice respiratoire.

Les acariens sont essentiellement, sinon exclusivement ovipares. Comme chez les insectes, aux œufs succèdent une larve, puis nymphe et enfin l’adulte. Certains auteurs nuancent chez les acariens la notion de stade et celle de stase, différenciant, au sein de la stase nymphale différents stades, chacun d’eux séparés par une mue, mais de très faible amplitude, bien différente de celle qui transforme la larve en nymphe, et celle-ci en l’adulte.

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les mythes autour des Acariens

Posté par othoharmonie le 16 août 2014

 

290px-Rust_Mite,_Aceria_anthocoptes                        Paraît qu’il y a toujours des idées fausses et les mythes concernant les acariens de la poussière. Les acariens ne piquent pas les humains, ils ne sont pas les mêmes que Critters punaises des lits ou d’acariens, gale (gale), les colonies sont contrôlables, et les effets sanitaires néfastes des allergènes d’acariens (DMA) peut être abordée.

La poussière domestique n’est pas nécessairement complète de (live) acariens de la poussière, toutefois, 80% à 90% de la composition allergénique de la poussière de maison, est originaire des excréments d’acariens de la poussière, mues acariens de la poussière (ils passent par 6 stades de la vie et la mue à chaque fois) , exosquelettes, les acariens morts pièces, sacs d’oeufs et d’autres excrétions d’acariens.

Contact avec la peau pour ceux qui sont allergiques aux allergènes d’acariens (DMA) est régulièrement traduit par un mauvais cas de l’eczéma. L’inhalation de routine résultats DMA dans une multitude de différents symptômes et des effets néfastes de santé.

Alors que les acariens sont assez légers pour prendre son envol, leur poids corporel va les empêcher de demeurer dans les airs plus longtemps que 10 ou 15 minutes. Pas de même pour la DMA, qui peut facilement devenir aérien par simple effleurement d’un oreiller, en roulant dans le lit, l’ouverture d’une porte, ou même en marchant à travers un tapis maison, et rester en suspension pendant 2 heures tout en circulant dans toute la maison. De la DMA régler définitivement sur tout et rien, y compris votre linge de lit et matelas acariens preuve et housses d’oreillers.

Lave linge de lit et des vêtements dans l’eau chaude savonneuse ne fonctionne pas bien. La plupart des radiateurs à eau chaude, vendus pour la consommation intérieure, ont fixé en usine à des températures bien en dessous de la température requise pour tuer les acariens de la poussière (130 degrés est bonne, 140 degrés est le meilleur). En outre, la protéine allergiques dans les fèces d’acariens de la poussière et les excrétions sont pas solubles dans l’eau. Commercial Buanderies aura souvent des températures de l’eau assez chaude pour tuer les acariens.

De grandes entreprises profitent de l’éveil de l’opinion publique aux problèmes de santé causés par les acariens. Malheureusement, l’argent durement gagné une personne qui est dépensé pour ces produits est complètement perdu sur des solutions pauvres. Les mesures énergiques « Hawking » de ces produits s’apparentent à de grosses affaires qui vous vend une «boîte magique» qui va changer le plomb en or.

 des moyens efficaces de s’attaquer au problème de DMA et d’autres polluants intérieurs sont;

  • Education (connaissance),
  • contrôle de code source, et
  • une ventilation accrue

Nettoyeurs matelas Professional attaque dynamiquement les sources (acariens de la poussière et DMA) et sont extrêmement rentables, mais il y a trop peu de matelas nettoyeurs professionnels assurant le service à travers les USA (Si vous, ou d’autres lecteurs, vivent en Europe, Australie, Asie du SE, ou la bordure du Pacifique, il y a beaucoup de professionnels disponibles).

Contribue également à augmenter la ventilation et un bon rapport coût-efficacité certainement … juste être au courant des allergènes en plein air dans votre région et à quelle heure de la journée ces allergènes extérieurs (pollens par exemple) sont prédominantes.

Les pratiques de conservation de l’énergie ouverte à la fin des années 1970 ont entraîné une diminution de la ventilation naturelle à travers toutes les structures construites depuis 1980. Cela a conduit à une accumulation de polluants intérieurs, année après année, et est la cause de l’augmentation des cas de l’asthme, les décès par asthme et autres maladies respiratoires et la peau dans des proportions quasi épidémiques. Les agences gouvernementales des États-Unis (EPA) et les instituts nationaux de santé ont à peine reconnu le problème. Par conséquent, l’EPA a déclaré que la pollution de l’air intérieur de leur nouvel ennemi public n ° 1. (Voir nouveau site Internet de l’EPA: http://www.noattacks.org )

800px-Yellow_mite_(Tydeidae),_Lorryia_formosaCouvre-matelas, des purificateurs d’air, filtres à air (en fait le plus efficace de ces exemples), des aspirateurs, des aimants de la poussière, les polisseurs de meubles en aérosol, tous … ne sont que des produits passifs qui ne s’attaquent pas à la principale source de poussières allergènes intérieurs … acariens vivante et prospère, et l’élevage, dans votre matelas, les oreillers, les meubles et les coussins, et à un degré moindre, dans votre tapis, de tentures, de tapisseries ou les abat-jour en tissu.

Soyez conscient que si vous êtes « démangeaison » la cause pourrait être « acariens gale » ou la gale … tout à fait différent de celui des acariens de la poussière. Acariens terrier Itch dans votre peau et peuvent causer des démangeaisons un problème grave de ne pas parler, ils sont facilement transmis (contagieuses) à d’autres personnes.

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Les Acariens sont répertoriés

Posté par othoharmonie le 16 août 2014

 

220px-Dermanyssus_gallinae_miteLe terme acarien fait souvent penser aux êtres minuscules qui vivent dans la poussière des habitations et sont responsables de nombreuses allergies. En fait, ce groupe zoologique comprend un très grand nombre d’espèces dont les tailles varient de quelques dixièmes de millimètres (pour le sous-groupe des acariformes) à plus de 1 centimètre pour les tiques (encore appelées ixodes) gorgées de sang (sous-groupe des parasitiformes). Environ 55 000 espèces ont déjà été répertoriées. En considérant le grand nombre d’espèces observées au sein d’un échantillon d’humus, on estime que ce groupe pourrait en fait représenter un cinquième de la totalité des espèces animales.

Les acariens présentent un squelette externe et des appendices articulés (ce sont donc des arthropodes), une paire de chélicères (première paire d’appendices buccaux, prenant la forme d’un crochet ou d’une pince, caractéristiques des arthropodes chélicérates, par opposition aux arthropodes antennates encore appelés mandibulates) et quatre pattes à l’état adulte (ce sont donc, comme les araignées, des arachnides). Ils ont conquis la quasi-totalité des milieux à la surface de la Terre, y compris ceux des régions polaires, des déserts et des sources chaudes. Les espèces varient non seulement par leur taille, mais aussi par leur forme et leur mode de vie. Celles qui vivent dans les mousses, l’humus du sol, les feuilles mortes, le bois en décomposition sont des formes libres qui chassent de minuscules proies ou se nourrissent de débris. D’autres sont des parasites de l’homme, d’animaux ou de végétaux et constituent incontestablement le groupe d’arachnides le plus important du point de vue de la nuisance pour l’homme. Parmi les acariens les plus connus, on peut citer le sarcopte, responsable de la contagieuse « gale » chez l’homme, ou bien encore les tiques qui occasionnent de lourdes pertes économiques dans les élevages. Quelques espèces d’acariens vivent en colonies sur les végétaux (notamment les tétranyques tisserands) et sont capables, comme leurs cousines les araignées, de sécréter de la soie. 

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Les diptères ou Poux

Posté par othoharmonie le 16 août 2014

 

290px-Britishentomologyvolume8Plate142_cuttedPour les mêmes raisons que ces acariens (absence ou réduction des ailes, mode de vie ectoparasite), quelques espèces de diptères sont également connues sous le nom de « poux ».

Le « pou du mouton » appartient à une famille de diptères, les Hippoboscidae, sortes de mouches aptères ou ailées, parasites obligatoires des oiseaux et des mammifères. Les représentants de cette famille sont d’ailleurs collectivement désignés sous le nom de louse flies, c’est-à-dire « mouches-poux », dans la littérature anglo-saxonne. L’analogie avec les poux véritables est d’autant plus nette chez le pou du mouton qu’il est aptère ; les milieux vétérinaires le nomment plus volontiers « faux pou du mouton ».

Comme les poux du mouton, les « poux des abeilles »  sont des ectoparasites dépourvus d’ailes, mais contrairement à eux ils ne se nourrissent pas de sang : accrochés aux pièces buccales des abeilles, ces insectes minuscules détournent à leur profit une partie de la nourriture collectée par les ouvrières.

L’homme peut héberger 3 types de poux. Celui qui parasite la tête de nos enfants s’appelle le Pediculus humanus capitis. Il mesure 2 à 3 mm de long. Contrairement à une idée répandue, il n’est pas un champion du saut en longueur ! Il ne saute pas, ne vole pas mais se déplace rapidement entre les cheveux et s’y accroche grâce à la pince qui termine chacune de ses 6  pattes. 

C’est un insecte hématophage, c’est à dire se nourrissant de sang et il peut vivre jusqu’à deux mois. La femelle pond 4 à 10 œufs par jour pendant 3 à 4 semaines, soit un total de 100 à 200 œufs appelés lentes.
Les lentes  sont collées près du cuir chevelu où grâce à la chaleur et l’humidité de la peau, elles vont éclore au bout de 7 à 10 jours donnant des larves qui deviendront adultes 3 semaines plus tard. Vivantes, elles mesurent 1 mm et sont ovales, brillantes et brunes. 

Après l’éclosion, la coque vide de la lente peut rester plusieurs mois sur le cheveu. Elle deviendra blanchâtre et s’éloignera progressivement du cuir chevelu, au fur et à mesure de la croissance du cheveu. On les confond souvent avec des pellicules, mais les lentes résistent au lavage et au brossage des cheveux à la différence des pellicules

Mode de contamination

« Avoir des poux » ne signifie pas manquer d’hygiène,  au contraire des poux de corps. La contamination se fait uniquement par contact d’une personne à l’autre. Les facteurs favorisant sont la promiscuité des populations vivant dans un espace restreint, ce qui est fréquent chez les jeunes enfants. Elle peut s’effectuer aussi en cas d’utilisation des peignes, brosses, bonnets, écharpes…mais à bref intervalle, les poux ne pouvant survivre au-delà de 36 heures en dehors du cuir chevelu. La présence de poux se manifeste par des démangeaisons cutanées. Ils sont généralement localisés à la lisière des cheveux, à la base du cou, derrière les oreilles. Les poux de tête ne transmettent aucune maladie. La seule complication est une surinfection due aux lésions de grattage. 

Conseils

• La prévention passe par la détection précoce. Ce qui signifie, surveiller régulièrement le cuir chevelu des enfants qui fréquentent garderies, écoles, camps de vacances, tatamis de judo….
• Une fois un membre de la famille contaminé, il faut traiter tous les supports capables d’abriter poux et lentes : laver draps, serviettes de toilette, vêtements à 60°… et désinfecter brosses et peignes.
• Prévenir l’école pour éviter la contamination

Comment s’en débarrasser ?

Les produits courants achetés sont présentés sous forme de shampooing, lotion, poudre, spray. Ce sont des insecticides qui détruisent à la fois les poux et les lentes. L’usage du peigne fin est vivement recommandé pour l’élimination des parasites. L’opération se fait sur cheveux humides. On peut verser de l’HE de lavande sur le peigne fin.

Le saviez-vous ?

Pour les peluches et tout ce qui ne peut être lavé, il suffit de mettre les objets dans des sacs bien fermés soit 48 heures au congélateur, soit 3 ou 4 jours dehors. Les poux meurent à -18° et en 3 ou 4 jours loin de l’être humain.

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Les parasites des plantes

Posté par othoharmonie le 16 août 2014

 

220px-Scale_insectParmi les parasites des plantes, ce sont surtout les cochenilles que l’on désigne sous le nom de « poux ». D’une manière générique, les professionnels les nomment régulièrement « poux des plantes », ou « poux des serres », ou encore « poux collants ». Certaines espèces ont toutefois reçu des noms plus spécifiques comme :

  • le « pou de San José »  ,
  • le « pou rouge de l’oranger »  ,
  • le « pou rouge de Floride »  
  • le « pou de Floride » 
  • le « pou de Californie »  
  • le « pou noir de l’oranger »  
  • le « pou blanc » 
  • le « pou à poche blanche »  
  • le « pou des Hespérides »  
  • etc.

En cas de forte infestation, elle peut former d’importants encroûtements, sur le tronc et les branches principales, et provoquer le dépérissement des rameaux. Elle infeste relativement peu les fruits et provoque peu ou pas de coloration rouge.

Lutte

Dans les vergers abandonnés, les cochenilles ostréiformes sont presque toujours fortement  parasitées, ce qui provoque l’effondrement de la population. Les applications d’huiles minérales en hiver ou au débourrement sont un peu moins efficaces contre ce ravageur que contre le pou de San José.

Contre ce ravageur soumis à quarantaine, la lutte est obligatoire. Par des contrôles visuels et une fumigation des plantes-hôtes à la frontière, on tente d’empêcher que le ravageur ne pénètre dans le pays. A l’intérieur du  pays, les détenteurs de plantes contaminées sont légalement tenus de les signaler aux services phytosanitaires compétents. Le stade généralement le plus sensible aux traitements insecticides est le premier stade larvaire, particulièrement au prédébourrement où une huile minérale à concentration élevée (3,5%) se révèle très efficace. Grâce au piégeage sexuel des mâles, il est possible de mieux préciser le moment optimal d’application des traitements d’été, durant la période d’éclosion des jeunes larves mobiles.

Une lutte biologique intense contre le pou de San José menée durant les années 60 et au début des années 70 en Suisse romande, au Tessin et dans le canton de Bâle, a permis à son ennemi naturel, le chalcidien  aphélinide Encarsia (Prospaltella) perniciosi Tow. de bien s’installer dans le pays et d’exercer une pression non négligeable sur le ravageur, particulièrement dans des zones non traitées.

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les Aoûtats se nourrissent de sang

Posté par othoharmonie le 13 août 2014

 

220px-Harvest_mite_cycle_numbered.svgL’aoûtat (ou aoutat selon la réforme de l’orthographe de 1990) désigne en Europe et au Québec la nymphe d’une espèce de petit acarien de la famille des Trombiculidés : Trombicula autumnalis, appelé aussi rouget ou vendangeon.

La larve de cet arthropode acarien parasite temporairement les organismes à sang chaud et occasionne par ses piqûres des démangeaisons parfois importantes chez son hôte.

C’est une espèce dont le comportement des stades intermédiaires est restée longtemps méconnu, car elle est difficile à élever et nourrir (après le stade larvaire) en laboratoire. Il est vecteur de plusieurs maladies, et de nombreuses espèces animales sauvages (ou domestiques, dont le chat, chien, lapin, vache, cheval..) semblent pouvoir servir de réservoir à ce parasite.

L’adulte est un petit acarien de couleur rouge qui mesure environ 0,3 mm et possède un corps couvert de poils denses et courts. La larve rouge vif ne possède que 3 paires de pattes et mesure 0,2 mm. Sa morphologie et ses organes sont déjà adaptés à un comportement de piqueur-suceur. Cet acarien est réputé cosmopolite (néanmoins rare dans les villes), présent à la surface du sol et dans la strate herbacée, où son instinct le porte vers les zones éclairées. Il est très présent en Amérique, Europe et Australie. Il peut être introduit dans l’habitat humain, par exemple via des animaux (chiens, chats) ou des tissus étendus sur le sol et rentrés à la maison.

Ses hôtes les plus fréquents seraient les petits rongeurs et le chien, mais outre l’humain, de nombreux mammifères terrestres en sont des victimes saisonnières (Symptômes apparaissant en été et automne, mais le parasite peut être actif en hiver s’il trouve de bonnes conditions thermiques et hygrométriques). Lors d’une étude faite en Angleterre, les souris ou taupes en portaient, mais pas les musaraignes.

L’aoutat est capable de percevoir certains facteurs physico-chimiques de la peau qui lui permettent un choix adéquat d’hôte et peut-être du lieu de la piqûre. Il perfore la peau au moyen de ses chélicères
Cet acarien occupe des positions différentes sur des hôtes différents ;

Comme la plupart des acariens, il ne se nourrit pas de sang, mais de liquides tissulaires et de cellules de la couche malpighienne préalablement liquéfiées et prédigérés par les enzymes qu’il a injecté avec sa salive. C’est un mode de digestion dit extra-intestinal. Un canal tubulaire de tissus kératinisés est formé peu à peu dans la peau de l’hôte. Ce canal sert à injecter de la salive dans l’organisme-hôte puis à aspirer le liquide nutritif formé de la lyse cellulaire induite par les enzymes de la salive de l’acarien.

Il (larve ou adulte) survit plusieurs semaines à l’extérieur sans manger, et entre en quiescence hivernale quand la température descend.

La date des symptômes (août à fin d’été) peut orienter le diagnostic pour la parasitose, dite trombidiose (trombiculosis en anglais), classée parmi les acarioses, a pour symptômes :

  • un prurit intense (après 24 h et pouvant persister pendant 1 semaine, voire plus) ;
  • des boutons et parfois un érythème, voire un urticaire allergique.

Il y a généralement apparition de petites papules rouges (2-3 mm de diamètre) plus ou moins entourées d’une auréole plus claire de 1 mm après quelques heures, et contenant parfois du pus.

Possibilité de complication avec fièvre et paraphlébite lorsque le parasite se situe au voisinage d’une veinule. Chez l’animal, le prurit peut être accompagné d’une dépilation, de squames ou croûtes, et il existe des cas documentés d’affections neurologiques chez des animaux fortement infestés, dont chez des chevaux ou chiens.

L’observation d’une larve à l’œil nu ou au binoculaire est considérée comme suffisante pour confirmer le diagnostic.

Description de cette image, également commentée ci-aprèsL’aoutat apprécie les zones du corps où la peau est particulièrement fine (chez l’animal, il s’agit souvent de l’intérieur ou extérieur des oreilles, du pourtour des yeux, des membres (espaces interdigitaux..), et la zone vulvaire, génitale ou péri-anale.

L’aoûtat, selon les régions, est nommé aussi trombidium, rouget, puron ou vendangeron.

En Provence il peut être désigné par erreur sous le nom d’arabis, l’arabis étant un diptère (moucheron) de 2 à 4 mm dont la piqûre est redoutée.

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