AVOIR LA PUCE A L’OREILLE

Posté par othoharmonie le 16 septembre 2014

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oranotypieLe monde moderne, du moins en Occident, ne pas plus à la puce la place qu’elle avait autrefois dans la vie quotidienne. S’il existe encore, cet insecte familier, pour ne pas dire ce parasite intime, a cessé d’habiter nos jours et de hanter notre sommeil. Nous avons certes bien d’autres sujets d’insomnies, mais l’habitude s’est perdue de chercher les puces dans sont avant de se coucher, de les capturer d’un bond d’une main experte, et de les écraser sur l’ongle après les avoir roulées entre le pouce et l’index. Un vieux rite … C’est le plus naturellement du monde que le bourgeois du « Ménagier » au XIVè siècle conseillait à sa jeune épouse : « En esté, gardez-vous que en vostre chambre ni en vostre lit n’ait nulles puces ».

Car ces bestioles ont grouillé autrefois à la ville comme à la campagne,  dans la bonne comme dans la mauvaise société. On se grattait sous les haillons mais aussi sous les habits de fête, sur les paillasses et sous les baldaquins, dans les cours les plus huppées les princes et les princesses étaient soumis à des démangeaisons subites et à des gesticulations que négligent toujours les auteurs de films historiques, mais qui surprendraient beaucoup un observateur moderne habitué au maintien sobre et gracieux qu’arborent les royautés dans les magazines en couleur.

Les puces nous ont laissé l’expression superbe et autrefois grivoise « avoir ou mettre la puce à l’oreille » ; éveiller, alerter l’attention d’une personne par un détail en apparence anodin, par une confidence qui trouble sa sérénité en laissant soupçonner anguille sous roche, et généralement prévoir un danger.

Cette façon de parler est très ancienne. Elle semble avoir eu à l’origine le sens très fort, non seulement de violente inquiétude, mais de véritable tourment physique et moral – par analogie sans doute avec l’affolement et la douleur d’une personne dans le cas réel où une puce se serait logée dans son conduit auditif et l’aurait piquée en cet endroit sensible pendant son sommeil. C’est ainsi que l’expression apparaît dans une version du XIVè siècle du Girard de Rossillon, sous une forme qui semble déjà établie de longue date. Des marchands viennent annoncer au roi Charles que son ennemi Girart, qu’il fait rechercher partout pour le pendre, est déjà mort et enterré. Mais le roi se réjouit trop tôt, car c’est Girart lui-même qui, déguisé en pèlerin, a répandu cette fausse nouvelle :

Quant il vindrent en France tout droit au roi alèrent

La mort duduc Girard pour certain li nuncèrent.

Charles en fist tel joie ne fist mais la paroille ;

Mais encor en aura telle puce en l’oroille

Dont il aura préour de perdre corps et terre,

Si com après orrès ; ainssin va de la guerre,

On voit sovant fortune tourner en petit d’ore ;

Telx rit devers le main qui devers le soir plore.

 

C’est probablement sous l’influence de la vieille idée que l’on est mystérieusement averti, lorsque quelqu’un parle de vous, par des démangeaisons ou des sifflements de l’oreille que l’expression a évolué, par sens croisés, vers sa signification moderne d’inquiétude et de mise en alerte. La croyance, plus ou moins prise au sérieux, était, elle aussi, déjà commune au XIVè siècle ; « Les oreilles vous deveroient bien fort et souvent mangier [démanger] ; car je ne suis en compagnie, que on ne parle toujours de vous » ( Machaut).

Mais c’est dans son sens érotique que l’expression a connu le succès le plus net. Pendant des siècles, avoir la puce à l’oreillevoulait dire « avoir des démangeaisons amoureuses ». C’est également au début du XIVè siècle qu’elle apparaît bien établie dans un contexte amoureux, en des vers de Jean de Condé, lorsqu’une chambrière pousse avec beaucoup d’insistance sa dame à prendre un amant :

Ne puis pas toutes les paroles

Recorder, et sages et foles,

Dittes et avant et arrière

De a dame et sa cambriere,

Ki un tel caudiel lui atempre

Dont annuiera tart ou tempre

Porc ose la dame desist

Ne laissa que ne li mesist

Pluisour fois la puche en l’oreille.

 

C’est bien le « tourment », l’agacement du désir amoureux que désigne cette façon de parler, comme pendant des siècles, et que l’on retrouve chez de nombreux écrivains que ce soit G.Crétin au XVIè parlant de :

Dames qui ont tant de puce à l’oreille

Qu’il ne les fault appeler ni esveiller.

 

Ou plus tard La Fontaine, dans une formule qui résume admirablement la situation :

Fille qui pense à son amant absent

Toute la nuit, dit-on, a la puce à l’oreille.

                                                                                                                                                                    

C’est en prenant la locution au pied de la lettre que Rabelais prêtait à Panurge cette curieuse fantaisie de se fixer une puce à l’oreille ; « Au lendemain Panurge se feit perser l’aureille dextre à la Judaïque, et y attache un petit anneau d’or à ouvreige de touchie, ou caston [chaton] duqeul estoit une pusse enchassée ». Il pouvait dès lors annoncer : « J’ay la pusse en l’aureille. Je me veulx marier » (Tiers Livre, chap.7).

Pourtant, bien qu’issue de l’ »inquiétude » provoquée par le désir, cette puce curieusement mal placée n’en constitue pas moins un euphémisme galant pour désigner des « piqûres » extrêmement spécifiques, et – qui sait ? – offre peut-être un A2818exemple de rare locution prise au langage féminin… 

Ce n’est pas d’hier en effet que l’on compare l’oreille à une coquille, et réciproquement un coquillage à une oreille. Les noms de plusieurs mollusques, « oreilles de mer », « oreilles de Vénus », sont les noms vulgaires de divers haliotides. Ce n’est peut-être pas la peine que je fasse un dessin, mais ce n’est pas non plus d’hier que la coquille désigne le sexe de la femme – sexe qui justement signale son désir par des démangeaisons plus ou moins tenaces. Deux textes de 1622 disent clairement les choses. Dans l’Histoire comique de Franion, la vieille Agate raconte ainsi le cap franchi par sa jeune protégée : « Laurette à qui la coquille démangeait beaucoup, quelque modestie qu’elle eust, se résolut à manier tout de bon ce qu’elle avait fient de tant haïr ». Dans Les Caquets de l’accouchée, la veille mère déplore en ces termes que sa fille  en soit déjà son septième enfant ; « Si j’eusse bien pensé que ma fille eust été si vite en besogne, je luy eusse laissé gratter son devant jusques à l’aage de vingt-sept ans sans être mariée ». A la même date, Tabarin, suivant Brantôme, proclamait carrément sur le Pont-Neuf ; « La nature des filles est de chair de ciron |Moustic|parce que leur coquille leur démange toujours ». 

L’époque, d’autre part, avait la puce en poupe. Peut-être par attention naturelle, mais sans doute aussi à cause de l’expression, la puce eut ses heures de gloire dans le domaine érotique. En 1579, tout un recueil de vers lui fut consacré sous le titre La Puce de Mademoiselle Desroches. La jeune fille ainsi nommée avait en effet suscité de la part de divers poètes une série de vers coquins, et elle en avait elle-même écrit sur ce sujet chatouilleux. Voici par exemple ceux que lui avait dédiés E.Pasquier : 

Pleust or à Dieu que j epusse

Seulement devenir une pulce :

Tantost je prendrois mon vol

Tout en haut de ton col,

Ou d’une douce rapine

Je sucerois ta poitrine ;

Ou lentement, pas à pas,

Je me glisserois plus bas :

Là, d’un muselin folastre

Je serois pulce idolastre,

Incetant je ne say quoy

Que j’aime trop plus que moy.

 

Il s’ensuivit une mode des puces liées à « l’objet aimé », qui dura presque un demi-siècle. Au XVIIè, un soupirant qui avait la chance de capturer une puce sur le corps de sa belle l’attachait avec une minuscule chaîne en or, ou bin, reprenant la fantaisie de Panurge, la faisati enchâsser, dans un médaillon et « la portait au cou comme une relique » (P.Larousse). 

A la fin du siècle, Furetière concluait : « On dit que quelqu’un a la puce à l’oreille, quand il est fort éveillé, ou quand il a quelque passion agréable qui l’empêche de dormir ». Au XVIIIè, le mot faisait encore image ; c’est sur la même équivoque « oreille, coquille », que joue Diderot dans Jacques le Fataliste, en même temps que sur la démangeaison prémonitoire, lorsque le héros blessé entend dans la chambre voisine les ébats nocturnes de sa jeune hôtesse et de son mari :

« … Je suis sûre que je vais être grosse !

-          Voilà comme tu dis toutes les fois.

-          Et cela n’a jamais manqué quand l’oreille me démange après, et j’y sens une démangeaison comme jamais.

-          Ton oreille ne sait ce qu’elle dit.

-          Ne me touche pas. Laisse là mon oreille. Laisse donc l’homme ; est-ce que tu es fou ?…

-          Ah ! ah !

-          Eh bien, qu’est-ce !

-          Mon oreille !…

-          Eh bien ton oreille ?

-          C’est pis que jamais.

-          Dors, cela se passera.

-          Je ne saurais. Ah l’oreille ! ah ! l’oreille !

-          L’oreille, l’oreille, cela est bien aisé à dire …

 

« Je ne vous dirai point ce qui se passait entre eux ; mais la femme, après avoir répété l’oreille, l’oreille plusieurs fois de suite à voix basse et précipitée, finit par balbutier à syllabes interrompues l’o… reil… le, et à la suite de cette o…reil…le, je ne sais quoi, qui, joint au silence qui succéda, me fit imaginer que son mal d’oreille s’était apaisé d’une ou d’une autre façon, il n’importe ; cela me fit plaisir. Et à elle donc !!

 

EXTRAIT de LA PUCE A L’OREILLE de Claude Duneton – Editions Stock 1973 – Anthologie des expressions populaires avec leur origine. 

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La puce d’Apollinaire

Posté par othoharmonie le 14 septembre 2014

LA PUCE

Puces, amis, amantes même,

Qu’ils sont cruels ceux qui nous aiment !

Tout notre sang coule pour eux

Les bien-aimés sont malheureux.

Guillaume Apollinaire, Le Bestiaire d’Orphée

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Paléontologie de la Tique

Posté par othoharmonie le 14 septembre 2014

images (8)Les tiques existent depuis plus de 140 millions d’années ; des fossiles de diverses espèces de tiques ont été retrouvées dans plusieurs régions du monde. Ils laissent penser qu’elles sont apparues au Crétacé (de -146 à -65 millions d’années) et qu’elles auraient le plus évolué et se seraient le plus dispersées durant l’ère tertiaire (à partir de -65 millions d’années). La famille la plus ancienne connue par les fossiles est celle des Argasidae qui parasitaient les oiseaux du crétacé (trouvées dans des morceaux d’ambre du New Jersey). D’autres fossiles de tiques ont été trouvés dans de l’ambre de la mer Baltique ou de la république dominicaine.

Avec une biodiversité actuelle de près de 50’000 espèces et une répartition mondiale, les Vertébrés sont des acteurs importants des écosystèmes de notre planète, exploitant habitats marins, terrestres et aériens grâce à différents modes de locomotion. Cette image, somme toute réduite de leur paléobiodiversité, est le fruit d’une évolution en marche depuis plus de 500 millions d’années, jalonnée de modifications anatomiques de leurs membres. Nageoires, palettes natatoires, pattes, sabots ou ailes, les Vertébrés ont mis en place des structures pour tous les types de locomotion, hormis la roue anthropique. Ces innovations locomotrices sont intimement liées aux grandes phases de leurs conquêtes des milieux (sortie des eaux, vol battu, adaptation secondaire au milieu aquatique, etc.) à travers les mers, les continents et les crises biologiques. L’évolution des Vertébrés et leur paléobiodiversité, vue sous l’angle des changements anatomiques majeurs de leurs membres, offre un axe de lecture passionnante de la paléontologie

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Mesures contre les tiques

Posté par othoharmonie le 14 septembre 2014

La Suva souligne avec sa nouvelle brochure «Attention aux piqûres de tiques!» le danger que représentent les petits arachnides et indique les mesures de protection correspondantes. En Suisse, il y a deux maladies infectieuses transmises à l’homme par les piqûres de tiques: la méningo-encéphalite verno-estivale, d’origine virale, et la borréliose ou maladie de Lyme, d’origine bactérienne. Les infections virales peuvent entraîner chez l’homme des inflammations des méninges et, dans de rares cas, de graves affections du cerveau et de la moelle épinière. La borréliose ou maladie de Lyme est quant à elle relativement plus fréquente que la méningoencéphalite verno-estivale et affecte la peau, les articulations, le coeur et/ou le système nerveux.

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Mesures préventives
Felix Ineichen, médecin du travail à la Suva, recommande «un examen de la peau après une promenade en forêt, dans des sous-bois ou dans des prés situés à proximité de surfaces boisées». Les piqûres de tiques se situent souvent au niveau des creux poplités, inguinaux et axillaires. Une vaccination offre une bonne protection contre la méningo-encéphalite vernoestivale et s’adresse en particulier aux habitués des régions boisées. En revanche, aucun vaccin ne permet de se prémunir contre la borréliose ou maladie de Lyme. Il est conseillé de porter des vêtements bien couvrants lors de promenades en forêt. Selon Felix Ineichen, les couleurs claires sont également recommandées. «Les tiques, plus facilement repérables, peuvent être enlevées avant d’avoir le temps d’atteindre la peau». Ces mesures permettent de réduire considérablement le risque de contracter la borréliose ou maladie de Lyme. 

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La légende de la tour aux puces

Posté par othoharmonie le 14 septembre 2014

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 Au moyen-âge l’empereur Charlemagne adorait la chasse. Il chassait dans les environs de Thionville avec sa meute de 683 chiens. Quand il retournait à Aix-la-Chapelle, les chiens restaient à Thionville.

Les chiens étaient couverts de puces et se grattaient sans arrêt. Bien à l’abri dans les longs poils, les puces se multiplièrent et envahirent la ville.

Tous les Thionvillois se grattaient à leur tour. La situation empirait tous les jours, alors les habitants décidèrent d’envoyer un missi dominici à Charlemagne pour lui raconter ce qui se passait. Une puce s’était agrippée à l’envoyé et dès qu’il fut reçu par l’empereur, elle sauta sur son nez et le piqua. Charlemagne cria et comprit le problème. Cependant il ne pouvait pas tuer sa meute. Il décida alors de faire construire une tour haute, trapue, énorme et hermétique pour enfermer les chiens.

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L’origine des puces

Posté par othoharmonie le 12 septembre 2014

 

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Auteur : Paul Leblanc Via Paul Sebillot

Année : 1898

Lieu : Les gorges de la Loire

Ville : Vorey (63600)

 

LA LEGENDE

Un jour, le bon Dieu se promenait avec saint Pierre vers les gorges de la Loire, entre Chamalières et Vorey; ils devisaient tout en se promenant, du ménage du monde et des difficultés de le bien diriger. 

Tout à coup, à un détour de l’eau, saint Pierre montra au bon Dieu une femme en haillons, couchée sur le sable, au soleil : elle était jeune encore ; mais ses traits reflétaient l’ennui le plus profond. Le bon Dieu, à qui rien n’est caché, vit bien de suite que cette femme s’ennuyait de son oisiveté. Comme il est souverainement bon, il tira de sa grande poche une poignée de puces qu’il jeta sur la jeune femme, en lui disant ces mots :
-” Femme, l’oisiveté est la mère de tous les vices ; voilà de quoi t’occuper.

 

Et depuis ce jour les femmes ont des puces, et quand elles n’ont rien de mieux à faire, elles se divertissent à s’épucer.

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Les parasites

Posté par othoharmonie le 12 septembre 2014

 

Les petits habitants des baleines

images (13)Des légendes très anciennes racontent que les matelots prenaient parfois les baleines pour des îles, allant jusqu’à débarquer sur leur dos et y faire du feu. On dit qu’il y a toujours une part de vérité dans les légendes. Voici donc quelques organismes qui peuplent les baleines, comme si elles étaient des îles…

Diatomées

Les plaques dorées que l’on peut distinguer sur le flanc de certaines baleines sont causées par des algues microscopiques, appelées diatomées. Chacune de ces algues est composée d’une seule cellule recouverte d’une double enveloppe de silice, une véritable  » cage de verre « , ce qui explique que leurs colonies luisent au soleil. Les baleines perdent et acquièrent de nouvelles plaques de diatomées au cours de leur migration, car différentes espèces de diatomées vivent en eaux chaudes, froides ou tempérées.

Balanes

Le rorqual à bosse est sans contredit la baleine du Saint-Laurent qui arbore le plus d’excroissances causées par les balanes. Les balanes sont des crustacés qui, au dernier stade larvaire, s’attachent à un substrat vivant, comme les baleines, ou non vivant, comme des rochers ou des coques de navire. Une fois fixées, elles sécrètent leur petite carapace faite de plaques de calcaire et se métamorphosent en adulte, un crustacé sessile. Pour se nourrir, elles sortent six paires d’appendices plumeux de leur carapace qui filtrent l’eau pour attraper du plancton en suspension. Comme les diatomées, il y a des espèces de balanes d’eaux chaudes, froides et tempérées. Les balanes se fixent aussi sur d’autres baleines lentes, comme la baleine noire.

Poux de baleine

D’autres petits crustacés se retrouvent par milliers dans les parties du corps des baleines protégées de la turbulence de l’eau, comme les yeux, les lèvres, les fentes génitales, les sillons ventraux, etc. Étant donné leur apparence et leur taille par rapport à celle des baleines, les baleiniers leur ont donné le nom de poux de baleine. Ils mesurent de 6 à 19 mm et ont un corps aplati muni de quatre paires de pattes en crochet. Ils se nourrissent de la peau des baleines. Incapables de nager et de survivre en eau libre, ils se transmettent d’une baleine à une autre par contact direct. Tout comme les balanes, les poux de baleine, aussi appelés cyamides, se fixent davantage aux baleines plus lentes.

images (14)Lamproie

Les lamproies sont des poissons carnivores qui se fixent à l’aide de leur bouche en ventouse au corps d’autres poissons et même des baleines. Grâce à leurs petites dents coupantes, elles grugent la peau de leur hôte pour en extraire le sang ainsi que d’autres liquides biologiques. Bien que ces poissons primitifs causent de sérieux ravages parmi les populations indigènes de poissons des Grands Lacs, ils ne semblent pas infliger d’importantes blessures aux baleines.

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Historique de la Tique

Posté par othoharmonie le 12 septembre 2014

 

220px-Tique_se_nourrissantLa connaissance des tiques par les auteurs anciens semble avoir été très lacunaire. Longtemps masculin, le nom tique est devenu féminin dans le langage courant. Curieusement, alors que les poux et puces sont bien décrits par les chroniqueurs et médecins de l’antiquité à nos jours, et que de nombreuses potions et recettes existaient pour s’en débarrasser, les tiques semblent très rarement évoquées par les textes du passé. Plusieurs dictionnaires anciens évoquent la tique aussi appelée « ricin » comme un insecte infectant les chiens et les bœufs.

« Tique, ou Tiquet, Ricinus, Croton vermis canes et boues infestans, non habens exitum excrementi. » ;

« Insecte noirâtre qui s’attache aux oreilles des chiens, des bœufs, &c. La tique crève après s’être gorgée de sang. » pour l’Académie française en 1762,

Émile Littré en précise dans le dernier quart du XIXe siècle la définition comme suit, en signalant que la tique s’attaque aussi au mouton et à d’autres animaux, mais sans évoquer l’homme (alors que la définition du pou dans le même dictionnaire le cite très explicitement).

« Un des noms vulgaires donnés aux espèces du genre ixode, et surtout à l’ixode ricin qui s’attache aux chiens, aux bœufs, aux moutons et autres animaux (les ixodes ne sont pas des insectes, mais des arachnides).

BUFF., Ois. t. XII, p. 92: « Ils [certains oiseaux] se posent sur les bœufs et sur les vaches pour manger les tiques, les vers et les insectes nichés dans le poil de ces animaux »

« Soûl comme une tique, très soûl, vu que la tique se gorge de sang et semble immobile ensuite. »

La tique du chien était aussi autrefois aussi appelée « Rézée » ou « lagast » dans le Languedoc. Le Nouveau dictionnaire d’histoire naturelle, appliquée aux arts, à l’agriculture, à l’économie rurale et domestique, à la médecine etc, en 1819 (p 295 du tome XXIX) dit en parlant de la graine de ricin dont on extrait l’huile bien connue : « Nos romains l’appellent ricinus parce qu’elle ressemble au ricinus, espèce de pou qui tourmente les moutons » (Le ricin était aussi appelé « Croton », nom également donné aux tiques à cette époque.)

Les auteurs anciens ne font curieusement pas allusion au fait que des tiques piquaient les hommes. Ils les citent comme affectant le bétail, les oiseaux et les chiens.

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Les parasites externes

Posté par othoharmonie le 12 septembre 2014

 

Les puces, les tiques et les phlébotomes sont vraisemblablement les parasites externes les plus fréquents. Très présents en France, ils peuvent mettre en péril la vie de nos protégés. Quelques précautions sont donc indispensables, pour que ces petits inconvénients ne se transforment en catastrophes. Ces parasites peuvent en effet provoquer des réactions importantes mais aussi transmettre des maladies graves.

images (11)Le printemps est là, les chaleurs humides approchent, toutes les conditions sont ainsi réunies pour que les petites bestioles qui empoisonnent la vie de nos compagnons soient au rendez-vous. Les puces, tiques, aoûtats et phlébotomes envahissent nos régions dès les premières chaleurs. Malheureusement, la plupart de ces parasites transmettent quelques maladies graves, en plus d’affections strictement consécutives à leur présence.

Les puces : Les puces signent leur présence par des démangeaisons chez le chien. Rapidement, l’animal infesté va se gratter au point de perdre ses poils sur les zones de grattage. Les dépilations se situent généralement au niveau des lombes et des flancs. Lorsqu’un chien, en pleine forme par ailleurs, commence à se gratter frénétiquement, il ne faut pas chercher bien loin. En effet, les puces irritent la peau du chien lorsqu’elles le piquent pour se nourrir. Elles pondent ensuite des œufs qui vont soit rester sur le chien soit tomber au sol. Les œufs éclosent ensuite d’où une infestation rapide du lieu de vie du chien et une recontamination régulière de l’animal. C’est pourquoi il est important de prévenir l’apparition des puces. Mais lorsque des puces ont élu domicile au foyer, il faudra non seulement traiter tous les animaux de la maison, mais aussi l’environnement. De multiples produits sont efficaces. Demandez conseil à votre vétérinaire, qui vous conseillera sur le produit le plus adapté en fonction de la taille du chien, de son âge, de son mode de vie et du nombre d’animaux concernés. De nombreuses spécialités existent, du collier au comprimé en passant par les pipettes et les sprays.

Les puces transmettent peu de maladies au chien, mais provoquent plutôt chez certains sujets, des allergies catastrophiques. C’est ce que l’on appelle une Dermatite Allergique aux Piqûres de puces (DAPP). Cette maladie est due à une allergie aux crottes ou à la salive des puces. Une seule puce peut suffire à entraîner des lésions très importantes. Le chien se gratte de plus en plus et il apparaît rapidement des zones très irritées, présentant l’aspect de zones de brûlures. Le traitement est médical, la visite chez un vétérinaire s’impose. Il ne faut pas attendre car la propagation de ces lésions est rapide.

Les tiques : Après une pluie par temps chaud, les tiques entrent en activité. Seul l’hiver rigoureux ou l’altitude permettent de diminuer les risques d’infestation. Les tiques qui concernent les chiens vivent essentiellement dans les fourrés et les hautes herbes. Lorsque le chien vient renifler cet endroit, les tiques se laissent tomber sur le pelage et vont piquer l’animal pour se nourrir. Une fois gorgées de sang, elles se laissent tomber pour pondre dans le milieu extérieur. La tique ne présente pas un danger en elle-même, mais elle véhicule une maladie mortelle pour le chien : la piroplasmose. En 24 à 48 heures, la tique, après fixation sur le chien, peut inoculer un parasite, Babesia canis. Ce parasite se loge dans les globules rouges, s’y multiplie et les fait éclater. Les symptômes sont alors extrêmement variables. La maladie débute souvent par une forte fièvre, de l’anorexie (le chien ne mange plus), un fort abattement et une pâleur des muqueuses liée à la destruction des globules rouges. Des complications peuvent apparaître alors, elles sont fréquentes et variées : hépatite, néphrite, arthropathies… C’est une réelle urgence, la vie de l’animal est en jeu.

La prévention peut se faire en deux parties : la vaccination et les produits anti-tiques. La vaccination ne prévient que l’infestation par le parasite. Elle n’est pas complètement efficace mais permet de diminuer fortement la mortalité de la maladie. Quelques précautions sont à prendre lors de l’administration de ce vaccin, n’hésitez pas à demander conseil. Il faut aussi prévenir l’apparition de tiques sur le chien. Les produits anti-tiques sont souvent aussi anti-puces. Simplement, le délai de rémanence des produits est souvent plus court pour les tiques. Consultez la notice du produit pour vous assurez que votre chien est bien protégé.

téléchargement (6)Les phlébotomes : Les phlébotomes, sortes de petits moustiques du Sud de la France,  transmettent une maladie grave : la leishmaniose. Elle est due à la multiplication et à la présence dans les cellules de la lignée phagocytaire de protozoaires flagellés. Elle se caractérise par une atteinte générale et particulièrement viscérale et cutanée. L’importance médicale chez le chien est liée à la gravité de la maladie. Elle évolue en général progressivement vers la mort de l’animal. Le traitement ne permet malheureusement qu’une guérison clinique momentanée. Il n’entraîne pas l’élimination des parasites et des rechutes ont lieu régulièrement. En France, 3 foyers de forte enzootie, présents dans le Sud, sont distingués : le foyer Cévennes-Languedoc, qui communique avec l’Espagne, le foyer Provence, ainsi que le foyer Corse. Le phlébotome est la seule source directe de parasites. Il est présent à l’extérieur des habitations, sur les petites collines. Il confère un caractère rural à l’endémie dans cette région. Il vit près des habitations, avec une activité crépusculaire. Sa démographie montre un pic printanier et un pic automnal. Il craint le vent et ne se rencontre pas sur le rivage, mais plutôt en arrière pays.

Il est assez difficile de lutter contre les phlébotomes. Si un séjour dans le sud est prévu, il faut prendre cependant quelques précautions : il existe des produits répulsifs assez efficaces (en spray, spot on ou collier). Mais il est préférable de plus, de rentrer les chiens à la tombée de la nuit. C’est un des moyens les plus simples pour diminuer les risques.

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L’ancrage de la tique

Posté par othoharmonie le 10 septembre 2014

 

images (15)Après avoir trouvé une proie et s’y être accrochée, la tique chemine lentement sur la peau (de quelques minutes à plusieurs heures parfois) pour trouver un emplacement qui lui convient. De fines griffes lui permettent de se stabiliser sur l’épiderme (ces griffes sont plus puissantes chez la larve qui a besoin de s’ancrer pour pouvoir percer la peau). La tique coupe la peau grâce à des chélicères extériorisables (cachées au repos dans une gaine protectrice) qu’elle enfonce peu à peu ainsi que l’hypostome, aidé par la sécrétion d’enzymes salivaires (protéases) qui provoquent une cytolyse.

Au bout de son rostre se forme alors une poche ou chambre de cytolyse. Cette opération, sous l’effet de substances salivaires anesthésiantes, se fait sans douleur pour l’hôte. La tique en quelques heures a ainsi enfoncé tout son rostre. Elle parfait son ancrage par la sécrétion d’une substance, sorte de colle biologique dite « cément » (ou « manchon hyalin ») ; cette colle la fixe très fortement au derme. Ainsi fixée, elle peut alors, pendant toute la durée de son repas, alternativement (Pérez-Eid, 2007) aspirer le sang et réinjecter de la salive de manière à agrandir la poche ainsi creusée sous la peau jusqu’à ce que cette poche atteigne un ou plusieurs microcapillaires sanguins, qui crèveront et l’alimenteront directement en sang.

Durant ce temps, la tique injecte un cocktail de molécules qui affaiblissent localement l’immunité de l’hôte et insensibilisent le système nerveux (ce qui ne fonctionne plus chez des organismes dont le système immunitaire a été sensibilisé, rendu allergique en quelque sorte, à ces molécules). La tique dispose aussi de moyens de détecter et tuer une partie des bactéries pathogènes qu’elle ingère lors de son repas, via des lysozymes présents dans sa salive, notamment.

Plus le rostre est long, mieux la tique est fixée. Ainsi des tiques brévirostres telles que Rhipicephalus ou Dermacentor s’ôtent facilement de la peau, n’y laissant que leur manchon hyalin, alors que des tiques longirostres, telles qu’Ixodes et L'ancrage de la tique dans PUCE - POU 220px-Retrait_tique_%C3%A0_la_pinceAmblyomma, sont si bien fixées qu’une traction directe leur arrache souvent le rostre, lequel peut causer un abcès ou une infection. Il faut les faire tourner avant de les extraire pour disloquer le cément (ce qui ne suffit pas toujours) ou, mieux, utiliser un instrument spécialisé (type tire-tique).

 

Une première publication a décrit en 2005 une neurohormone peptidergiques, isolée chez Ixodes ricinus et Rhipicephalus microplus. Ce peptide (dit Ixori-PVK, PALIPFPRV-NH2) est proche (homologie de séquence) des peptides periviscerokinin/CAP2b des insectes, impliquées dans la régulation du bilan hydrique. Elle pourrait donc jouer un rôle important dans le processus diurétique lié au repas de sang relativement « liquide ».

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Des Risques avec la tique

Posté par othoharmonie le 10 septembre 2014

 

images (13)Des chercheurs suédois avaient en 2001 fait un constat identique pour les cas humains d’encéphalite à tiques en Suède ; Sur 30 ans, plus le climat avait été doux, plus les tiques avaient été nombreuses et plus ces encéphalites avaient également été nombreuses. Les tests sanguins faits depuis la fin des années 1950 pour chaque cas d’encéphalite diagnostiqué dans le comté de Stockholm montrent aussi très clairement que l’incidence de cette maladie a considérablement augmenté (triplement) depuis le milieu des années 1980 avec un pic en 1994 (triplement du nombre de cas humains). En analysant les températures de la période 1960-1998, les chercheurs ont pu préciser que chaque augmentation de l’incidence de la maladie a été significativement liée à une combinaison de deux hivers doux avec printemps précoces et/ou automne doux l’année précédant le nouveau pic d’incidence. Les chercheurs ont intégré d’autres facteurs d’influence (dont l’augmentation de la population vivant (en chalet d’été) dans les régions où les tiques et la maladie sont aujourd’hui endémiques, et augmentation des populations animales vectrices de tiques et/ou du microbe (facteur pour partie lié au climat).

L’accès à la vaccination contre l’encéphalite à Tique en Suède (depuis 1986) et une sensibilisation accrue aux risques posés par les tiques pourraient avoir fait encore sous-estimer ces liens de cause à effet ont-ils ajouté. D’autres études, dont certaines autour de la Baltique ont montré que le réchauffement climatique ne pouvait cependant pas expliquer l’explosion du nombre de cas de maladies virales telle que l’encéphalite à tique (variante européenne)

L’encéphalite à tiques est due à un Flavivirus qui comporte trois sous-types dits « européen », « sibérien » et « extrême-oriental »). Les cas dus au sous-type européen ont encore spectaculairement augmenté de 1995 à 2005, alors que les zones à risque ont continué à s’étendre, avec de nouveaux foyers découverts chaque année. La détection précoce de ces foyers devrait être une priorité de santé publique afin que les médecins diagnostiquent mieux et soignent plus vite leurs patients. Pour les y aider, des chercheurs ont cherché à modéliser l’expansion du variant européen de cette maladie souvent mal détectée (symptômes grippaux) mais qui peut évoluer ensuite vers une méningo-encéphalite aiguë et/ou une myélite qui conduit rarement à la mort, mais dont les séquelles chroniques sont invalidantes et souvent accompagnées de troubles cognitifs.

Quelques paramètres socio-économiques sont en cause, mais ils ne peuvent expliquer l’explosion du nombre de cas humains (comme pour la maladie de Lyme). Les pullulations de tiques semblent être un facteur clé. On a montré en Amérique du Nord que ces pullulations étaient fortement associées à des changements de la structure écopaysagère des milieux forestiers. Qu’en est-il en Europe pour les tiques véhiculant les encéphalites à tiques ? Une analyse a porté (dans 17 provinces des Alpes au nord de l’Italie) sur d’éventuelles corrélations entre l’augmentation d’encéphalites à tique et/ou des variables climatiques et de structure de la forêt et/ou l’abondance des principaux grands vertébrés hôtes de tiques (chevreuil surtout ici), à l’aide des données disponibles pour les 40 dernières années. Aucune différence significative n’a été constatée en termes de tendance climatique entre les provinces où la maladie est apparue par rapport aux provinces où aucun cas clinique n’a été diagnostiqué (au moment de l’étude). Par contre, le meilleur modèle explicatif de l’augmentation de l’incidence de la maladie chez l’homme est celui qui intègre les changements dans la structure forestière et en particulier le ratio taillis/hauteur des forêts et les changements de densité de chevreuils.

La structure de la végétation forestière, certains changements d’affectation des sols et le nombre de chevreuils ont en effet conjointement évolué depuis 30 ans et depuis 10 ans, de telle sorte que les espèces-réservoirs du virus (petits mammifères) ont été fortement favorisées, entre autres par les pratiques de gestion de la faune chassable (agrainage du gibier, piégeage ou chasse des prédateurs naturels). Les auteurs pensent que ces facteurs « sont susceptibles d’être parmi les plus importants facteurs influant sur le potentiel de circulation du virus et, par conséquent, le risque d’apparition de nouveaux foyers d’encéphalites à tiques chez l’Homme en Europe occidentale. Nous pensons que notre approche sera utile pour prédire le risque TBE sur une échelle plus large », ont-ils ajouté.

Pour d’autres maladies, on a constaté que le climat et le microclimat influaient directement sur le comportement de plusieurs espèces de tiques souvent porteuses dangereuses pour l’Homme. Des chercheurs du CNRS de Marseille ont cherché à expliquer l’origine d’une petite épidémie de rickettsiose qui s’est déroulée en avril 2007 à Nîmes et pourquoi les rickettsioses avaient été en France plus nombreuses et plus graves les étés très chauds de 2003 et 2005, alors que la tique du chien (Rhipicephalus sanguineus) est surtout présente au printemps. Avril 2007 ayant été le plus chaud dans la région depuis 50 ans, une hypothèse était que le comportement de la tique avait pu être modifié par la chaleur exceptionnelle qui a accompagné ces trois évènements épidémiologiques. Et effectivement, en laboratoire que si la « tique du chien » préférait réellement les chiens en temps normal, pour des raisons encore mal comprises, elle cherchait beaucoup plus à piquer l’Homme en contexte plus chaud. Des tiques de chien d’élevage, non infectées, ont été séparées en deux groupes, le premier ayant été incubé 24 heures à 40 °C, et le second à 25 °C. Puis les tiques ont été mis en présence de l’homme : « 50% de celles incubées à 40 °C ont tenté de piquer l’homme en s’y attachant, contre aucune dans l’autre groupe ».

De plus, comme de nombreux autres organismes face aux biocides, les tiques ont montré une capacité de résistance aux acaricides, forçant les éleveurs et les producteurs d’antiparasitaires à rechercher de nouvelles molécules pesticides ce qui est coûteux. Des stratégies alternatives sont recherchées.

images (14)L’importance relative des différents facteurs biotiques et abiotiques dans l’émergence et la propagation de maladies transmises par les tiques à travers l’Europe fait depuis peu l’objet d’une évaluation rigoureuse.

Les populations de tiques sont en effet en augmentation rapide depuis la fin du XXe siècle dans de nombreuses régions du monde, semble-t-il en raison de changements environnementaux (réchauffement climatique et écopaysager ; fragmentation du paysage, espèces introduites ou invasives, diffusion de parasites par déplacement croissant d’espèces et des humains, etc.).

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Prévention contre la Tique

Posté par othoharmonie le 10 septembre 2014

 

images (11)La meilleure façon de prévenir les maladies portées par la tique est d’éviter la piqûre. Une inspection soigneuse du corps après les promenades ou activités en forêt permet de détecter et enlever les tiques avant qu’elles aient eu le temps de transmettre la maladie de Lyme. Il existe aussi de nombreux produits répulsifs, mais dont l’efficacité n’est pas toujours évidente.

Selon des données nord-américaines, il semble que la fragmentation des forêts et la régression des prédateurs carnivores des micromammifères soient des facteurs de pullulation des tiques. Reconstituer des continuités écopaysagères et œuvrer à la restauration d’équilibres écologiques pourraient donc, à moyen et long terme, être une mesure de prévention utile.

À l’extérieur, il est conseillé lorsque l’on va en forêt ou dans les champs:

  • de porter des vêtements clairs qui couvrent la peau pour localiser les tiques plus facilement,
  • de porter des chaussures montantes fermées (des bottes sont le mieux) pour éviter que les tiques ne se fixent sur la peau,
  • de porter des chaussettes anti-tiques,
  • d’utiliser des répulsifs (ou insectifuges) à base de DEET ou du Bayrepel (plus récent que le DEET, et efficace durant 4 heures contre les tiques et 8 heures contre les moustiques et les taons).

Se débarrasser rapidement des tiques trouvées sur les vêtements.

Au retour, examiner attentivement toutes les parties du corps pour y dépister les tiques éventuellement fixées à la peau puis se doucher et se changer est conseillé.

À la maison, il est possible de limiter la prolifération des tiques dans la maison et à l’extérieur.

  • Couper l’herbe, éliminer les feuilles mortes, refuges de larves.
  • Aspirer puis boucher les creux et interstices dans les planchers, les murs.
  • Inspecter les animaux au retour d’une sortie, traiter les lieux d’élevage avec des produits spécifiques.
  • Empêcher l’installation facile des rongeurs dans et aux abords de la maison.

En cas de morsure

Si la tique est découverte, il faut la retirer au plus vite car le risque de contamination augmente avec la durée du contact.

L’idéal est de disposer d’un crochet à tiques (vendu en pharmacie, chez les vétérinaires, etc.). Il faut saisir la tique au plus près de la peau à l’aide du crochet puis tourner lentement sans tirer jusqu’à ce que la tique se décroche. Si l’on ne dispose pas de crochet à tiques, on peut utiliser une pince à épiler en la saisissant au plus près des pièces buccales puis en tirant sans tordre. En l’absence de pinces, on peut utiliser un fil que l’on nouera au plus près de la peau puis on tirera dans l’axe, on peut également utiliser ses doigts (impérativement gantés pour éviter le contact avec le sang de la tique qui peut être contaminant). L’important est de retirer la tique le plus rapidement possible.

Le rostre d’une tique (les pièces buccales qui sont plantées dans la peau) est entièrement recouvert d’épines qui sont implantées de façon rétrograde. Lorsqu’on utilise une autre technique que le crochet à tiques, ces épines peuvent se redresser et retenir le rostre qui risque de se casser à sa base et de rester dans la peau, ce qui peut être à l’origine d’une infection, et causer douleur et inflammation (nodule persistant après retrait). Cependant aucune transmission d’agents pathogènes n’est à craindre car ceux-ci sont situés dans l’abdomen. Si on tourne le corps de la tique avec un crochet prévu à cet effet, les épines reviennent autour de l’axe de rotation, et le rostre est extrait de la peau.

Il est essentiel de ne pas comprimer l’abdomen de la tique à l’occasion de son retrait, pour minimiser le risque de régurgitation de salive ; ce reflux salivaire dans la peau peut être à l’origine de phénomènes allergiques et de la transmission des micro-organismes dont les tiques peuvent être les vecteurs. Pour la même raison, il est déconseillé d’appliquer tout produit (éther, alcool, huile…). En effet, en se sentant agressée, la tique risque de régurgiter et d’envoyer ses microbes dans l’hôte qui l’héberge.

téléchargement (5)Les pinces à mors opposés et autres instruments similaires exercent une pression sur le tube digestif de la tique ; en revanche, les crochets à tiques viennent au contact du corps de la tique sans y exercer de pression excessive.

Une fois la tique retirée, ne pas oublier de bien désinfecter.

Surveiller attentivement la plaie pendant trois semaines. Consultez un médecin si vous avez une auréole rouge qui évolue (érythème migrant) ou que vous ressentez un état grippal. La prescription peut être un bilan sanguin et/ou un traitement antibiotique.

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la Tique : Pour les animaux

Posté par othoharmonie le 10 septembre 2014

 

images (10)Les conséquences des infestations sur les animaux :

Les infestations à tique sont importantes et de plus en plus fréquentes pour les animaux sauvages et domestiques, elles peuvent transmettre plusieurs maladies.

Les tiques semblent être les uniques vecteurs d’une maladie parasitaire du sang appelée piroplasmose (ou Babésiose) due à un protozoaire (Babesia sp, ex : B. canis, B. microtii). La piroplasmose atteint les canidés, les équidés, les bovidés… Le protozoaire parasite les globules rouges dans lesquels il se multiplie et les détruit lorsqu’il s’en libère. La piroplasmose entraîne une anémie avec un ictère pâle et généralement une forte fièvre. Dans les stades avancés de la maladie, une coloration brun foncé des urines peut être notée, due à la bilirubine issue de la dégradation de l’hémoglobine libérée dans le sang par la destruction des globules rouges. La piroplasmose est une maladie potentiellement mortelle.

Trois moyens de luttes contre les parasites :

  • action pour rompre le cycle externe ⇒ épandage de produits acaricides. Ils semblent peu efficaces en raison du réservoir naturel
  • action sur l’animal pour détruire le parasite ⇒ douchage, balnéation avec une solution acaricide.
  • défragmenter les écosystèmes et y laisser les prédateurs vivre, pour y restaurer des équilibres écologiques, de manière à limiter les pullulations de tiques.

Plusieurs équipes scientifiques à travers le monde ont identifié, dans la salive de diverses espèces de tiques, des protéines capables d’influencer la coagulation, l’inflammation et la réponse immunitaire. Les gènes correspondants ont été clonés à partir de l’ADN des tiques et des protéines recombinantes ont été produites. Les scientifiques examinent la possibilité de les utiliser comme agents thérapeutiques dans le traitement des maladies qui font intervenir une composante inflammatoire ou auto-immunitaire. Pour certaines d’entre elles, les essais sur animaux sont encourageants.

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Habitat de la Tique

Posté par othoharmonie le 7 septembre 2014

 

220px-Sus_scrofa_LC0074Les tiques ont des habitats variés selon les espèces. Celles très dépendantes de l’humidité, sont soit inféodées aux milieux forestiers, péri-forestiers ou boisés, soit confinées dans des abris de taille réduite permettant le maintien de l’humidité (nids, terriers, grottes, étables …). Quelques espèces sont adaptées aux climats secs, voire désertiques.

La plus grande variété d’espèces se rencontre en zones chaudes, mais des espèces recherchent les zones tempérées ou fraîches (voir la faune des tiques de France, Pérez-Eid, 2007). Les micro-habitats qu’elles occupent varient selon l’espèce et le stade de développement. Les larves et nymphes ont besoin d’une humidité relative plus élevée (50 à 80 % du seuil de saturation selon les espèces). Les adultes de certaines espèces supportent plusieurs heures de climat aride, en se réhydratant la nuit et le matin avec la rosée.

Selon leurs exigences en matière d’habitats (auxquels elles sont plus ou moins inféodées), on classe les tiques en espèces hygrophiles (des milieux humides) ou xérophiles (des milieux secs) et en :

  1. espèces exophiles : c’est-à-dire non inféodées à un biotope de petites dimensions, ce sont des tiques qui sont dispersées dans la végétation de lisière, les fourrés ou les bordures de pâturages. Elles chassent à l’affût sur la végétation basse soit des petits animaux, surtout aux stades larvaires et nymphaux, soit de grands animaux, carnivores, ongulés… lorsque la tique est adulte.
  2. espèces pholéophiles ou endophiles ou nidicoles (vivant dans les nids) : inféodées (à un seul ou à plusieurs stades de leur développement, y compris mues, pontes et phases de repos) à des habitats spécialisés ou à des conditions thermohygrométriques particulières (terrier de rongeur en général, caractérisés par le noir et un microclimat très stable (avec humidité élevée). En zone froide et en hiver, la température d’un animal hibernant suffit à protéger les larves, nymphes ou œufs de certaines tiques du gel ou de l’aridité du climat extérieur). Certaines espèces accomplissent la totalité de leur cycle dans un terrier, et très rarement dans nos habitations (plus fréquemment dans des chenils, étables..) en se nourrissant alors sur des animaux domestiques (Rhipicephalus sanguineus est un exemple de tique devenue « domestique » ou endophile). Leurs « hôtes » sont plutôt des reptiles, micro-mammifères ou petits mammifères (lapins, lièvres, hérissons) ou des oiseaux (qui contribuent alors à leur large dispersion),
  3. espèces mixtes : leurs larves et nymphes sont généralement pholéophiles alors que les adultes seront exophiles.

Pour de très nombreuses espèces de tiques (en forêt tropicale notamment), les hôtes sont mal connus et les exigences des œufs, des larves et des nymphes encore plus.

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Prédateur et dynamique de population de la tique

Posté par othoharmonie le 7 septembre 2014

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Peu des œufs pondus donneront une tique adulte. Les œufs, larves ou adultes de nombreuses espèces de tiques meurent quand il fait trop froid ou trop sec. Si l’humidité du sol suffit généralement à protéger les larves de la dessiccation, une forte humidité et hygrométrie favorisent plusieurs espèces de nématodes et de champignons entomopathogènes qui peuvent infecter et tuer les tiques, soit directement soit via des bactéries symbiotiques.

Les larves, nymphes et adultes peuvent aussi directement être mangées au sol par des oiseaux, reptiles et autres animaux insectivores (une poule peut ainsi manger 200 tiques par heure dans une zone fructueuse), voire sur leur hôte (par exemple par le héron garde-bœufs ou lors de comportements d’épouillage), mais les animaux qui mangent des tiques servent aussi d’hôtes à diverses espèces de tiques, dont celles qu’ils mangent.

La prolificité des tiques, et leur résistance quand leurs conditions de vies sont bonnes laisse penser qu’elles pourraient s’adapter aux acaricides et antiparasitaires voire à certains moyens de lutte biologique. Quelques recherches portent depuis peu sur diverses stratégies de lutte biologique contre ces hématophages.

Les tiques (œufs, larves, nymphes et imago) semblent dans la nature surtout contrôlés par plusieurs catégories de micro-organismes parasites et « entomopathogènes », dont :

  • Champignons parasites, dont par exemple Metarhizium anisopliae, Beauveria bassiana, Paecilomyces fumosoroseus qui s’avèrent en laboratoire rapidement mortels pour les tiques Ixodes ricinus (en 5 à 25 jours…). En lutte biologique, des blastospores pourraient même être encore plus efficaces que des conidiospores.
  • Nématodes, dont par exemple plusieurs sous-espèces de Steinernema et d’Heterorhabditis qui sont capables d’inoculer leurs bactéries symbiotes (Xenorhabdus, Photorhabdus) dans les tiques qu’ils parasitent, qui en meurent rapidement. Ces bactéries liquéfient en effet l’intérieur de la tique (lyse) que les nématodes peuvent ensuite digérer. Les nématodes ne se reproduisent pas dans la tique, mais ensuite dans l’eau interstitielle du sol ou dans le sol humide). (Des forêts trop drainées, trop sèches et trop éclairées (comme presque tous les nématodes, ces espèces sont lucifuge) pourraient favoriser la régression de ces nématodes. In vitro, 10 à 40 % des tiques femelles non alimentées et contaminées meurent ; S. carpocapsae semblant être le nématode le plus souvent mortel pour ces tiques, d’autant plus que sa densité dans le milieu est élevée (deux fois plus de mortalité avec un « ensemencement » de 600 nematodes/cm2 de substrat que pour 300 nematodes/cm2).
  • Guêpes parasitoïdes qu’on voudrait aussi utiliser pour la lutte biologique contre les tiques mais qu’on ne sait pas encore élever en masse. Ixodiphagus hookeri antérieurement nommée Hunterellus hookeri ou Ixodiphagus caucurtei est l’un des principaux parasites de tiques du genre Ixodes ricinus.
  • Bactéries pathogènes pour les tiques : par exemple, on a découvert par hasard dans une colonie de tiques élevée en laboratoire une bactérie à pigment jaune, Gram-négatif qui se reproduit dans l’intestin des tiques, en tuant une grande partie des tiques molles qu’elle infecte (100 % de mortalité si plus de 106 bactéries/ml), mais non les tiques dures qui s’en débarrassent en 24 h environ.

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Sus aux poux

Posté par othoharmonie le 7 septembre 2014

 

 

220px-Tique_se_nourrissantUne invasion de poux est annoncée dans l’école de votre enfant ? Pas de panique… Inoffensives, ces bestioles sont juste envahissantes et désagréables. Pour éviter qu’elles ne gagnent la famille ou les exterminer si elles se sont déjà invitées, ce n’est pas très compliqué.

Petit mais costaud. Long de 2-3 mm, Pediculus humanus capitisappartient à la famille des hématophages, ce qui signifie qu’il se nourrit de sang. Les poux se multiplient à grande vitesse : au quotidien, une femelle pond jusqu’à 4 œufs, appelés aussi lentes. Six à huit jours plus tard, une larve sortira de chacune d’entre elles.

Vous l’aurez remarqué, les poux ont une attirance particulière pour la chevelure mais aussi la barbe et même les sourcils. Ils s’accrochent ensuite volontiers aux bonnets, aux oreillers et brosses à cheveux. Quant aux démangeaisons qui gâchent la vie, elles sont dues à leur… salive particulièrement irritante, produite en quantité lorsqu’ils sucent le sang.

Vérifiez la tête du petit. Pour savoir si votre enfant a des poux, brossez-lui les cheveux mèche par mèche, chaque jour. Vérifiez avec soin le haut de sa nuque et l’arrière de ses oreilles. Si la présence de poux a été signalée à l’école, lavez par précaution son bonnet et/ou son écharpe.

Il se gratte ? C’est trop tard, l’envahisseur a débarqué. Pour le vaincre, de nombreuses stratégies s’offrent à vous. Aérosols, lotions, shampooings, poudres… interrogez votre pharmacien sur la conduite à tenir. Surtout, conformez-vous au mode d’emploi du produit. Vous pouvez aussi recourir chaque jour au « peigne fin sur cheveux mouillés ». Cette option est efficace, à condition d’y consacrer au moins 30 minutes chaque jour pendant environ 2 semaines. Vous aurez ainsi la certitude que les poux et lentes ont bien disparu.

Plus original, vous pouvez aussi faire un shampooing… à la mayonnaise ! Il paraît que cela fonctionne plutôt bien. Une fois la friction réalisée, mettez-lui un bonnet de douche et attendez le lendemain matin pour rincer, à l’eau et au vinaigre blanc. Il ne vous restera plus qu’à (re)laver les oreillers, draps, coussins, bonnets, écharpes et autres chemises.

 

Source : INPES, Votre enfant à des poux ?

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Pourquoi la pullulation de tiques

Posté par othoharmonie le 7 septembre 2014

 

Ixodida_spL’aire de distribution des tiques (sauf peut-être en zone très aride) s’étend nettement, notamment en altitude. Ceci va probablement s’accompagner d’une augmentation des régions touchées par les maladies transmises par les tiques.

La recherche évoque plusieurs causes, complémentaires et aggravantes, de pullulation ;

  • les modifications climatiques, favorisant en zone froide et tempérée la survie hivernale des tiques, et favorisant leur remontée en altitude ; le facteur climatique pour certaines espèces semble être un des bons signes annonçant des pullulations ou changements d’aire de répartition.
  • des modifications environnementales profondes, d’origine anthropique, incluant :
  1. une raréfaction des ennemis des tiques en liaison avec une large contamination de l’environnement par les insecticides, qui pourrait expliquer un recul important des insectes et acariens parasites-prédateurs, notamment les guêpes parasitoïdes, ainsi que par les fongicides, avec la régression des nombreuses espèces de champignons entomopathogènes, avec aussi un recul des nématodes parasites des tiques.
  2. des modifications paysagères (En Amérique du Nord les tiques seraient plus nombreuses dans les forêts plus fragmentées, peut-être en raison de l’augmentation des cultures en lisière),
  3. la densification des hôtes des tiques artificiellement alimentés  : rongeurs, sangliers et cervidés notamment très favorisés par l’agrainage, mais aussi par l’étendue croissante des cultures céréalières en lisière forestière, et la perte de milliards de grains de céréales le long des axes de transport (route, voies ferrées) après les moissons, etc. (quantifiée sur certains axes aux USA, car attirant des sangliers qui causent des accidents).
  4. la densification des hôtes liée à la disparition de leurs prédateurs, pourchassés ou décimés par les polluants. Les zones de pullulation de tiques correspondent souvent à des zones où les grands prédateurs ont disparu et où le grand gibier est (sur)alimenté.

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Des Recherches sur la tique

Posté par othoharmonie le 3 septembre 2014

 

330px-Image-Life_cycle_of_ticks_family_ixodidaeFrLa recherche, à l’origine essentiellement axée sur les moyens de lutte pour détruire les tiques sur les animaux domestiques, s’est ensuite intéressée aux germes pathogènes véhiculés par ces ectoparasites, au fur et à mesure de leur découverte. Pendant très longtemps, la recherche s’est cantonnée au seul domaine vétérinaire, pour s’ouvrir au domaine de la médecine humaine à partir surtout de la deuxième moitié du XXe siècle. D’abord, avec les très nombreux travaux européens sur les virus à l’origine de l’encéphalite à tiques (RSSE et CEE), ainsi que les études américaines sur les rickettsies à l’origine de la fièvre pourprée des Montagnes Rocheuses, puis avec ceux sur les borrélies responsables de la maladie de Lyme, aux États-Unis à partir du milieu des années 70, en Europe ensuite. Elle tente maintenant de clarifier les systèmes complexes multi-vecteurs, multi-hôtes, avec la diversité des modes de transmission dans lesquelles les tiques interagissent et évoluent, systèmes qui se modifient du fait de la mondialisation des échanges et des modifications environnementales induites par l’homme (dont climatiques et en termes d’écologie du paysage). Le risque d’émergence accrue de maladies et pathogènes transmis par les tiques est maintenant avéré, certaines tiques faisant presque figure de candidat idéal pour leur vectorisation. Des progrès importants ont été permis par l’établissement d’une méthode efficace d’extraction de l’ADN de tiques et par les techniques de détection globale de l’ADN des agents bactériens abrités dans les tiques (ex : DEA de Lénaig Halos, 2002 / PCR-TTGE ou Temporal Température Gel Electrophoresis). L’ADN bactérien est maintenant détecté amplification du gène de l’ARN16S (commun à tous les procaryotes) grâce à des amorces universelles. Ceci permet notamment de mieux comprendre et évaluer les risques de co-infection par plusieurs micropathogènes.

On cherche notamment à comprendre et à modéliser ce qui peut expliquer les rapides pullulations de tiques, localement observées dans le monde, les motifs de variations spatio-temporelles, le portage de bactéries ou autres microbes par ces tiques, ainsi que leur rôle éco-épidémiologique. Ceci change l’incidence des maladies transmises par les tiques dans cette région (données non analysées à ce jour). Ces travaux sont nécessaires pour modéliser les risques d’émergence de Des Recherches sur la tique dans PUCE - POUpathogènes et maladies à tiques chez les animaux domestiques, sauvages et chez l’Homme, et pour proposer des solutions alternatives et efficaces aux pesticides pour leur contrôle (certaines tiques, se sont montrées capables de très rapidement développer des résistances par adaptation sélective à tous les types d’acaricides utilisés contre elles).

Un espoir est celui de comprendre quels sont les parasites et régulateurs naturels des tiques et pourquoi ils ont régressé ou ne sont plus efficaces dans le contrôle de celles-ci. Une espèce au moins a été trouvée presque partout dans le monde, et est étudiée pour ces raisons Ixodiphagus hookeri.

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La tique dans la littérature

Posté par othoharmonie le 3 septembre 2014

 

120px-Ixodes_ricinus_ticksDans Le Parfum, histoire d’un meurtrier, Patrick Suskind compare de manière particulièrement suggestive à une tique le personnage de Jean-Baptiste Grenouille qui choisit de vivre, non guidé par la raison mais « de façon végétative » :

« [...] comme la tique sur son arbre, à laquelle pourtant la vie n’a rien d’autre à offrir qu’une perpétuelle hibernation. La petite tique toute laide, qui donne à son corps couleur de plomb la forme d’une boule, afin d’exposer le moins de surface possible au monde extérieur ; qui rend sa peau dure et sans faille, pour ne rien laisser filtrer, pour qu’il ne transpire absolument rien d’elle au-dehors. La tique, qui se fait délibérément petite et terne, pour que personne ne la voie et ne l’écrase. La tique solitaire, concentrée et cachée dans son arbre, aveugle, sourde et muette, tout occupée, pendant des années, à flairer sur des lieux à la ronde le sang des animaux qui passsent et qu’elle n’atteindra jamais par ses propres moyens. La tique pourrait se laisser tomber. Elle pourrait se laisser choir sur le sol de la forêt et, sur ses huit minuscules pattes, se traîner de quelques millimètres dans un sens ou dans l’autre pour se disposer à mourir sous une feuille, ce ne serait pas une perte, Dieu sait ! Mais la tique, butée, bornée, et répugnante, reste embusquée, et vit, et attend. Attend jusqu’à ce qu’un hasard extrêmement improbable lui amène le sang juste sous son arbre, sous la forme d’un animal. Et c’est alors seulement qu’elle sort de sa réserve, se laisse tomber, se cramponne, mord et s’enfonce dans cette chair inconnue… »

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Les acariens vivent partout

Posté par othoharmonie le 3 septembre 2014

images (7)Ils sont de taille généralement minuscule : certains sont microscopiques, ne mesurant que quelques dizaines de micromètres, les plus grands ne dépassant pas 2 cm (sauf les tiques gorgées de sang qui dans les espèces tropico-équatoriales peuvent atteindre la taille d’une « belle » cerise).

Le corps est particulièrement compact pour un Arthropode en raison de la fusion du prosome (l’équivalent du céphalothorax d’autres arthropodes) et de l’opisthosome (ou abdomen) en une masse unique et de la quasi-disparition des traces de segmentation.

Il en existe près de 50 000 espèces répertoriées, mais la diversité réelle du groupe est probablement supérieure au million d’espèces. La variété de leurs modes de vie (habitat, niche écologique, mode d’alimentation…) est sans égale chez les Arachnides.

Beaucoup vivent librement dans le sol ou l’eau, mais les acariens ont aussi développé une grande diversité de relations avec d’autres êtres vivants — animaux ou végétaux —, allant de la phorésie à l’endoparasitisme. Il existe en particulier un grand nombre d’espèces parasites, éventuellement pathogènes pour les plantes, les animaux ou l’homme.

Parmi les plus connus, figurent les tiques, le sarcopte responsable de la gale, le varroa parasite des abeilles, les acariens des poussières (Dermatophagoides pteronyssinus par exemple) susceptibles de provoquer des allergies chez certaines personnes, ou encore les aoûtats.

En raison de la fusion des différentes régions du corps, la morphologie des acariens est unique. Les seules traces visibles de la segmentation d’origine sont les appendices, pièces buccales et pattes. Les pièces buccales, chélicères et pédipalpes, sont souvent fortement modifiées en relation avec l’alimentation correspondante. Elles constituent un ensemble qui chez les tiques prend le nom de capitulum (du latin « tête ») séparé du reste du corps par un sillon. Le reste du corps est nommé idiosome chez les tiques.

images (8)De chaque côté du corps se trouve un stigmate servant d’orifice respiratoire.

Les acariens sont essentiellement, sinon exclusivement ovipares. Comme chez les insectes, aux oeufs succèdent une larve, puis nymphe et enfin l’adulte. Certains auteurs nuancent chez les acariens la notion de stade et celle de stase, différenciant, au sein de la stase nymphale différents stades, chacun d’eux séparés par une mue, mais de très faible amplitude, bien différente de celle qui transforme la larve en nymphe, et celle-ci en l’adulte.

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