Tourterelle animal totem : l’Optimisme, le Changement, la Féminité, le Renouveau

Posté par othoharmonie le 14 avril 2017

 

Tourterelle se nourrit au sol et, comme les oiseaux qui font de même, elle nous rappelle que nous devons être en prise directe avec la Terre Mère et profiter des occasions de créativité qu’offre la vie. Dans plusieurs cultures, de la Grèce Antique aux Indiens Pueblos, les tourterelles sont au centre d’un nombre incroyable de légendes. Lorsque la Tourterelle fait entendre son chant, nous pouvons espérer que le déroulement de la vie sera au beau fixe. Nous passerons d’un cycle de difficultés à un cycle favorisant le repos et la paix de l’esprit. L’apparition de la Tourterelle annonce une période où de nouveaux cycles et de nouveaux mondes sont sur le point de s’ouvrir. Le chant constitue la caractéristique la plus marquante de la Tourterelle.

tourterette chez francesca

S’il résonne à n’importe quel moment de la journée, le chant devient plus limpide à l’aube naissante ou au crépuscule, ces heures de la journée où s’amincit le voile entre les dimensions physique et spirituelle, entre le passé et l’avenir, constituant un rappel du caractère cyclique de l’existence. Lorsqu’un cycle prend fin, un autre commence, ce qui implique que tous les mondes viennent rencontrer notre univers personnel. La Tourterelle pond généralement deux œufs, un chiffre traditionnellement associé aux énergies féminines et créatrices. Elle nourrit ses petits avec une substance ressemblant au lait maternel, et constitue par conséquent un symbole de renaissance, de chaleur et de nourriture, laissant supposer que la création et le renouveau sont à la portée de tous.

Peu importe les circonstances du moment ou celles du passé récent, la Tourterelle nous rappelle qu’il est possible de fréquenter de nouvelles eaux, de renouveler la vie. Son apparition marque le début d’un cycle nouveau, donnant accès à des mondes inconnus et à des occasions uniques : nous seront en mesure de faire notre deuil de ce qui n’existe plus, et nous nous éveillerons aux promesses de l’avenir. La Tourterelle étant un Oiseau prophétique, nous découvrirons avant longtemps ce que nous pouvons appeler à l’existence au sein de notre vie.

C’est signe que nous nous accrochons à quelque chose qui ne nous fait plus aucun bien. Il faut accepter de perdre ce qui s’en va au lieu de demeurer prisonniers d’un cycle d’émotions récurrentes. Aussi difficile que l’exercice puisse se révéler, nous devons examiner notre situation avec plus de lucidité. Les grandes démonstrations émotionnelles donneront peu de résultats en ce moment. Il importe davantage maintenant de repenser soigneusement chaque détail. Tourterelle peut également indiquer que nos projets ne se réaliseront peut-être pas. Il se peut qu’ils soient remis à plus tard : cela tournera sans doute finalement à notre avantage, mais il est indispensable de repenser complétement nos projets. Avons-nous envisagé chaque possibilité ?

Nos émotions sont elles dominées par nos actions ? Sommes-nous impatients et essayons-nous de forcer le changement en ce moment ? Est-ce que nous entretenons de vieilles blessures et refusons-nous de passer à autre chose ? Omettons-nous de voir ce qui n’est plus salutaire pour nous ? Avons-nous peur de rechercher des conseils de nature spirituelle ? Lorsque la Tourterelle fait son apparition dans notre vie, nous pouvons espérer goûter une tranquillité d’esprit, une harmonie nouvelle. Toutes les frustrations ou les désagréments que nous avons connus s’effaceront bientôt.

Des jours plus heureux s’annoncent déjà, et nous devons prendre conscience et être à l’affût des promesses d’un avenir prochain.

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Différence entre colombe, pigeon et tourterelle

Posté par othoharmonie le 3 octobre 2013


Quelle différence y a-t-il entre une colombe, un pigeon et une tourterelle ?


Colombes, tourterelles et pigeons appartiennent tous à la famille des Columbidés. Tous les membres de cette famille partagent les caractéristiques du pigeon que l’on voit dans les villes : corps dodu avec une petite tête courte. On nomme pigeons les plus grandes espèces et tourterelles les plus petites. La colombe est le nom donné à certaines espèces de pigeon.
          

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La colombe est l’animal emblême de la paix, seulement voilà, quand elle voit ce qui se passe dans le monde : elle n’y croit plus !

 

Sens de l’orientation du pigeon

  • Des pigeons élevés dans des pièces sans fenêtre ou sous une bâche n’acquièrent jamais le sens de l’orientation. On pense donc que l’observation habituelle de la position du Soleil (comme pour les abeilles), et peut-être des étoiles, joue un rôle dans l’apprentissage de leur faculté.
    N.B. Tous les colombophiles savent que les performances de retour par temps clair sont meilleures que celles obtenues lorsque le ciel est nuageux.
  • On a cru un moment que les pigeons utilisaient les routes pour trouver leur chemin ! En effet, des émetteurs radios munis de GPS miniaturisés montrèrent qu’ils suivaient de préférence celles-ci. On découvrit par la suite que les pigeons profitaient simplement de légers courants ascendants au-dessus du bitume chauffé, en été.
  • De multiples études, certaines datant de plus de 40 ans, d’autres très récentes, démontrent que le pigeon domestique, les tortues marines, mais aussi beaucoup d’autres animaux – l’abeille domestique, des fourmis, des papillons migrateurs, la langouste de Cuba, sont sensibles au champ magnétique terrestre et l’exploitent pour s’orienter.

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Pigeon ou Tourterelle peinte

Posté par othoharmonie le 3 octobre 2013


Le Pigeon peint ou Tourterelle peinte (Nesoenas picturata, anciennement Streptopelia picturata) est une espèce d’oiseau appartenant à la famille des Columbidae.

Cet oiseau mesure environ 28 cm de longueur. Il ne présente pas de dimorphisme sexuel.

L’adulte a la tête, le menton et la gorge gris bleu, la nuque grise teintée de mauve, l’avant du cou lie de vin, l’arrière et les côtés de celui-ci gris mauve marqués de taches noirâtres à la base des plumes et de petites taches métalliques mauve vif. Les parties supérieures du corps sont brun mauve à l’exception du dos et des sus-caudales gris brun tandis que les inférieures sont lie de vin soutenu à l’exception du ventre plus pâle et des sous-caudales blanches. Le dessus des ailes est brun roux à l’exception des rémiges brunes finement bordées de roux sur les marges externes tandis que le dessous est uniformément brun. Les rectrices sont entièrement brun gris à l’exception des externes noirâtres à extrémité blanche. Le bec est rouge à la base et gris à l’extrémité. Les iris sont bruns au centre et cerclés de rouge, couleur retrouvée au niveau des cercles orbitaux. Les tarses et les doigts sont rougeâtres.

Pigeon ou Tourterelle peinte dans PIGEON - COLOMBE malagasy_turtle_dove_-_streptopelia_picturata

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Pigeons, tourterelles et colombes

Posté par othoharmonie le 2 octobre 2013

Pigeons, tourterelles et colombes dans PIGEON - COLOMBE leptotila_rufaxilla_-in_tree-8-4c                              Description de cette image, également commentée ci-après

En règle générale, le nom de pigeon est donné aux espèces gris-bleu du genre Columba, tandis que celui de tourterelle concerne les espèces plus petites du genre Streptopelia. Certains pigeons domestiques blancs sont en outre appelés colombes. Bien que certaines espèces tropicales soient colorées, comme le pigeon de Nicobar, le pigeon vert ou le goura couronné, la plupart présentent un plumage plutôt terne.

Le représentant le plus répandu en Europe est le pigeon biset, ancêtre de toutes les variétés domestiques, y compris des pigeons voyageurs au sens de l’orientation infaillible. Le pigeon ramier, ou palombe, est un gros pigeon à tête et dos gris-bleu, aux côtés du cou et aux ailes barrés de blanc, qui devient commun dans les villes.

Pigeons et tourterelles consomment surtout des graines, mais aussi des fruits et des bourgeons (le pigeon biset peut se montrer omnivore). Ils ingèrent régulièrement de petits cailloux pour faciliter le broyage des aliments dans le gésier.

Les pigeons, grégaires en dehors de la saison des amours, nichent généralement en couples. La femelle dépose 1 ou 2 œufs blancs dans un nid de brindilles. Les jeunes, qui restent longtemps au nid, sont nourris à l’aide d’une sécrétion du jabot des adultes, le « lait de pigeon », qui rappelle celui des mammifères par sa composition.

Le pigeon donne lieu à une assez faible production pour la viande.

C’est surtout un oiseau d’agrément dont il existe de très nombreuses races : boulants, capucins caronculés, coquillés, cravatés, culbutants, haut-volants, etc. L’élevage du pigeon voyageur (ou colombophilie) demande beaucoup de soins. Le pigeon de fond est capable de faire jusqu’à 900 km.

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Pigeon, Oiseau de la famille des Columbidés.

Posté par othoharmonie le 2 octobre 2013


Pigeon, Oiseau de la famille des Columbidés. dans PIGEON - COLOMBE telechargement-12Domestiqué depuis les temps néolithiques, le Pigeon, animal sacré, symbole dans de nombreuses civilisations antiques, est déjà apprécié pour sa chair par les Romains.

Les colombophiles exploitent de nos jours l’instinct voyageur de l’animal. Les amateurs sélectionnent certaines races pour leur beauté.

Les producteurs de Pigeons de chair n’arrivent pas à satisfaire la demande bien que celle-ci demeure faible. La production traditionnelle, consistant à laisser les oiseaux se nourrir tout seuls dans la nature à partir des tours et pigeonniers de ferme, se tarit, cependant qu’une production rationnelle se développe. Les progrès les plus importants ont été accomplis aux États-Unis. En France, les élevages de plus de 1 000 couples sont encore très rares. Les races pures demeurent les plus exploitées :Mondain, Carneau, Royale, King. L’espèce est monogame, avec un dimorphisme sexuel très peu prononcé, ce qui accroît l’intérêt des variétés autosexables (King, Texan). L’ovulation est provoquée par l’accouplement. L’exploitation commence vers 8 ou 10 mois et dure de 3 à 4 ans ; au-delà, la fécondité décroît. Un premier œuf est pondu une dizaine de jours après l’accouplement, un second dès le lendemain. Les œufs sont couvés alternativement par le mâle et la femelle et donnent naissance, à l’issue d’une incubation de 17 à 18 jours, à deux pigeonneaux, incapables de se nourrir seuls pendant le premier mois. Avec la participation du père, qui donne la becquée à la femelle, celle-ci termine la préparation des aliments dans son jabot, qui est le siège de sécrétions importantes, et distribue le « lait de pigeon » qui s’enrichit progressivement de grains simplement ramollis. Les jeunes sont vendus généralement au bout d’un mois, à un poids de 400 à 600 g. Les couples les plus productifs commencent la nichée suivante 10 jours après une éclosion, ce qui donne un rythme de reproduction mensuel. En réalité, il est difficile d’obtenir une production annuelle supérieure à 8 ou 10 couples.

Le Pigeon est granivore. Une bonne ration est constituée de 50 p. 100 de céréales, 45 p. 100 de légumineuses et 5 p. 100 de graines oléagineuses. Un aliment complet ou complémentaire de céréales, en granulés durs de 3,5 mm de diamètre, peut aussi être utilisé. Le logement des Pigeons consiste en volières où chaque couple dispose d’un demi-mètre carré pour s’ébattre et d’une double case de 40 cm sur ses trois dimensions, de préférence grillagée, placée au-dessus d’une planche à crottes et munie de deux nids. Des perchoirs monoplaces complètent l’installation.

G. Lissot, le Pigeon (Flammarion, 1960).

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Cœur de pigeon

Posté par othoharmonie le 2 octobre 2013


IA LEGENDE

Cœur de pigeon dans PIGEON - COLOMBE images-16

Lorsque le père Jacques perdit sa bonne femme, il resta avec deux fils, que son travail de simple journalier ne suffisait pas à nourrir. Comme ceux-ci étaient en âge de courir le pays, il leur dit : « Mes enfants, je vous donne à chacun un bissac, c’est tout ce que je peux faire pour vous, allez avec cela chercher votre pain. »

Les deux frères s’en allèrent, de porte en porte, implorer la charité. Comme c’était presque toujours à l’aîné qu’on faisait l’aumône, ce dernier, qui désirait garder tout pour lui, se fâcha un jour et dit à son frère : « Va de ton côté et moi du mien. »

Le plus jeune, du nom de Jean, s’éloi gna tout attristé, cheminant lentement à travers les sentiers des bois dans lesquels il s’attarda à manger des cornes ou des alizes. Le soir venu, s’étant égaré et ne sachant ou coucher, il eut l’idée d’imiter le petit Poucet et de grimper dans un arbre pour tâcher de découvrir un gîte. Bien lui en prit, car il aperçut une lumière et se dirigea de ce côté.

Un château s’offrit bientôt à sa vue. Il frappa timidement à la porte de ce logis pour demander à passer la nuit. Une belle dame vint lui ouvrir, et, en examinant le petit voyageur, son cœur s’attendrit. « Entre, mon enfant, s’écria-t-elle, viens réparer tes forces. » Elle lui fit servir un pigeon rôti, et, lorsqu’il eut bien mangé, elle lui dit d’aller prendre du repos.

Le lendemain matin, Jean, en se réveillant, sentit quelque chose de dur sous son oreiller. Il regarda ce que c’était et découvrit un sac renfermant cinquante écus. « Cet argent n’est point à moi, pensa-t-il, je ne dois pas y toucher. »

Afin de ne pas abuser de l’hospitalité de la bonne dame, il s’habilla promptement et voulut lui faire ses adieux ; mais apprenant qu’elle n’était pas levée, il pria les serviteurs de la remercier en son nom et, son bissac sur le dos, reprit la clef des champs.

La servante, en allant faire le lit et la chambre du voyageur, découvrit l’argent et le porta à sa maîtresse, en lui demandant ce que cela signifiait, et si elle voulait mettre son honnêteté à l’épreuve.

« Rassure-toi, répondit la dame, tu n’es pas en cause, il s’agit de l’enfant qui vient de partir et qu’il faut ramener au plus vite, car je veux l’adopter pour mon fils. »

Tous les domestiques se lancèrent à la poursuite du jeune garçon, qu’ils ne tardèrent pas à rattraper. « Retournez au château, lui dirent-ils, vous avez plu à notre maîtresse qui veut vous garder près d’elle. » L’enfant fut enchanté et revint sur ses pas.

La dame l’accueillit avec toutes sortes d’amitiés et lui dit : « Tu n’as pas pris l’argent qui se trouvait ce matin sous ton oreiller et qui, cependant, t’appartient. » 

— Comment cela ? Je ne possède pas une obole.

— Tu possèdes cinquante écus, et tous les matins tu en auras autant. Le cœur de pigeon, que tu as mangé hier soir et que tu ne pourras jamais digérer, procure chaque nuit cinquante écus à la personne qui l’a avalé. Mais d’ailleurs, ajouta-t-elle, tant que tu seras ici, tu n’auras pas besoin d’argent. Tu trouveras tout ce qu’il te faut, et je vais donner des ordres pour que de savants professeurs viennent te donner des leçons.

Au bout de quelques années, l’ancien cherchou-de-pain ne se reconnaissait plus lui-même. Au lieu du vagabond déguenillé c’était maintenant un beau jeune homme instruit, distingué et habile à tous les exercices d’adresse. Il est bon d’ajouter que, comme il était intelligent et travailleur, ses maîtres n’avaient pas eu beaucoup de peine à en faire un jeune homme accompli.

Sa bienfaitrice — qui n’était autre qu’une fée — l’aimait comme son fils et s’efforçait de lui rendre la vie aussi douce que possible. 

Le nouvel étudiant s’en allait souvent à la ville voisine habitée par le roi, et un jour qu’il se promenait sur les places publiques il entendit publier, à son de trompe, et au nom du souverain, que celui qui réussirait à faire rire la princesse sa fille, atteinte d’une maladie que le rire seul, au dire des médecins, pouvait guérir, obtiendrait sa main.

De retour à la maison, il raconta ce qu’il avait entendu publier, et la fée lui répondit :

— Il ne tient qu’à toi d’épouser la princesse et dès demain, si tu le veux, je te mettrai à même de la faire rire.

— Qu’inventez-vous pour cela ?

— Tu le verras demain, si tu es toujours décidé à tenter l’aventure.

Le lendemain, après le déjeuner, la fée lui demanda s’il avait réfléchi à sa proposition.

— Oui, dit-il, et j’attends ce que vous allez me donner pour faire rire la malade.

— Va dans la cour où tu trouveras une voiture qui marche seule, ce qu’on a pas encore vu. Monte dedans, va te promener à la ville, et, si la princesse te voit, je t’assure qu’elle rira de bon cœur. 

Notre curieux alla examiner la voiture qui avait aux quatre coins un moulin à vent destiné à faire tourner chaque roue. Des meuniers coiffés de bonnets de coton apparaissaient de temps en temps aux fenêtres des moulins, et tiraient la langue aux gens stupéfaits de voir fonctionner une pareille machine.

Jean monta dans le véhicule, qui se dirigea aussitôt vers la ville, escorté de tous les curieux qui l’avaient rencontré. Ceux-ci riaient tellement, en voyant les meuniers tirer la langue aux passants, qu’ils attirèrent la princesse aux fenêtres du palais.

Elle aussi, en voyant cette étrange chose partit d’un franc éclat de rire. Le roi, tout joyeux, se dirigea vers le char qui avait le privilège de désopiler la rate des gens, et lorsqu’il eut fait la connaissance du protégé de la fée il voulut le présenter à sa fille.

Le jeune homme sut se montrer tel qu’il était : instruit, distingué, et conquit promptement le cœur de la princesse.

Il revint souvent au palais où il était attendu avec impatience et où les noces ne tardèrent pas à avoir lieu.

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Après quelques jours de mariage, la princesse s’aperçut que son mari trouvait chaque matin, sous son oreiller, cinquante écus, et elle en conçut une vive jalousie.

Comme elle avait une fée pour marraine elle alla lui conter ses chagrins.

— Tu es une sotte, lui dit la fée, l’argent de ton mari est à toi comme à lui puisqu’il ne te refuse rien, et qu’il est même le premier à t’offrir tout ce que tu peux désirer.

— C’est égal, ça m’humilie, et je voudrais que ce fût moi qui trouve tous les matins cinquante écus sous mon oreiller.

— Tu n’es pas raisonnable, et tu pourras bien un jour te repentir de ta jalousie.

— Tant pis ! je veux que ce soit moi et non lui qui apporte l’argent dans le ménage.

— Alors il faut pour cela, mon enfant, lui faire rendre le cœur d’un pigeon qu’il a dans l’estomac et d’où lui vient sa fortune. Je vais te donner un vomitif que tu lui administreras sans qu’il s’en aperçoive ; et lorsqu’il aura rejeté le cœur de pigeon, tu devras l’avaler.

La princesse emporta le médicament, et dès le lendemain le fit prendre à son époux qui, après avoir été très malade, sans en connaître la cause, vomit le cœur de pigeon que sa moitié avala prestement.

À partir de ce jour, ce fut la femme qui eut, chaque matin, cinquante écus sous son oreiller.

Le nouvel époux trouva la chose étrange et s’en alla à son tour la raconter à sa bienfaitrice, qui devina la jalousie de la jeune femme, mais n’en dit rien au mari.

— Ne t’inquiète pas de cela, dit-elle, j’ai à t’offrir un objet qui te dédommagera au centuple de ce que tu as perdu. C’est un chapeau qui s’appelle le chapeau des désirs, parce qu’il procure à celui qui le porte tout ce qu’il peut imaginer.

Le jeune marié rentra au palais couvert de son précieux chapeau. 

Sa femme s’aperçut bien vite que son mari possédait un nouveau don qui lui permettait d’obtenir à l’instant tout ce qu’il désirait. Elle l’interrogea de toutes les façons sans pouvoir se renseigner. Furieuse, indignée, elle retourna chez sa marraine pour lui conter ses nouveaux chagrins.

Cette fois, la fée se fâcha presque et la menaça d’un grand malheur. Mais l’enfant gâtée pleura tellement que la vieille en eut pitié, et lui apprit que son mari possédait le chapeau des désirs.

— Comment m’y prendre pour le lui dérober ?

— Tu le veux ? Eh bien ! advienne que pourra et écoute moi :

« Quand il fera très chaud, emmène ton époux dans une forêt éloignée, et, lorsqu’il voudra se reposer, mets sa tête sur tes genoux, de façon à pouvoir lui glisser dans les cheveux ce peigne magique. Il s’endormira aussitôt. Comme son sommeil sera long, tu pourras lui dérober son chapeau et rentrer chez toi pour le mettre en lieu sûr. » 

Dès le lendemain, il fit une chaleur accablante, la princesse manifesta le désir d’aller chercher la fraîcheur sous les ombrages des grands arbres.

On fit atteler deux superbes chevaux à un calèche, et la jeune femme donna l’ordre au cocher de les conduire dans l’endroit le plus désert d’une forêt qu’elle lui désigna.

Il se promenèrent longtemps et lorsque le prince, accablé de fatigue, demanda à se reposer sur la mousse, au bord d’un ruisseau, son épouse prit place à ses côtés, et tout doucement l’attira sur ses genoux.

Jean ne tarda pas à s’endormir au murmure de l’eau, aussitôt sa femme lui glissa le peigne magique dans les cheveux. Puis prendre le chapeau, courir à la voiture, donner l’ordre au cocher de rentrer au palais, fut pour elle l’affaire d’un instant.

Pendant ce temps, le pauvre abandonné dormait profondément et ne s’éveilla que le soir du deuxième jour, au moment où la lune apparaissait sous l’horizon.

Son premier soin fut de chercher son chapeau, qu’il ne trouva pas, puis d’appeler la princesse qui était partie. Se voyant seul et mourant de faim, il regarda autour de lui s’il ne découvrait pas quelques plantes capables de calmer ses douleurs. Il vit des asphodèles dont il arracha les racines ; mais il n’en eut pas plutôt mangé qu’il fut métamorphosé en âne.

III

Il y avait sept ans que le pauvre aliboron errait au hasard lorsqu’il entra dans la cour du château de son ancienne bienfaitrice.

La fée, en voyant cet animal pénétrer dans sa demeure comme s’il la connaissait, eut le pressentiment du malheur arrivé à son fils adoptif. De sa baguette, elle toucha l’âne qui redevint le beau jeune homme d’autrefois.

Bien que le mari de la princesse ne fût pas méchant, un désir de vengeance lui vint au cœur. Aussi, un jour qu’il traversait la forêt dans laquelle il s’était en dormi, il remplit ses poches de racines d’asphodèles, et continua sa promenade vers la ville.

Dirigeant ses pas vers le palais, il apprit que sa femme donnait un grand dîner, et qu’elle était dans ses appartements à faire sa toilette. Il se rendit près d’elle, la reconnut à peine tant elle avait engraissé et vieilli. Elle, au contraire, s’extasia sur sa bonne mine et lui demanda d’où il venait.

— J’arrive, dit-il, d’un pays où l’on trouve une plante qui conserve la jeunesse et rend la beauté quand on l’a perdue.

— Oh ! vous eussiez bien dû nous en apporter, s’écria la femme de chambre présente à l’entrevue, et qui avait toujours été la mauvaise conseillère de la princesse.

— Je ne vous ai point oubliées, et la preuve c’est que voici les racines de la plante en question.

Toutes les deux voulurent en manger et furent aussitôt changées en ânes. Le prince les fit conduire dans les écuries du palais et alla prendre place à la table du festin.

Comme l’on s’étonnait de la disparition de sa femme, il raconta la transformation qu’il avait subie, et la punition qu’il venait d’infliger.

Le dîner terminé il envoya chercher un meunier auquel il dit : « Voici deux ânes que tu conserveras pendant sept ans, ne les ménage pas, fais-les travailler, fouaille-les s’ils sont paresseux, et fait en sorte de me les rendre dociles et soumis. »

Au bout de sept années, on lui ramena les deux vieux ânes étiques qui, au moyen de la baguette de la fée, reprirent leur première forme, et devinrent deux personnes bien sages et corrigées de leurs défauts.

(Conté par Thurette Gautier du village de la Fresnais, commune de Bain.)

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Les «nourrisseurs» de volatiles

Posté par othoharmonie le 1 octobre 2013

Les «nourrisseurs» de volatiles étaient la semaine dernière au centre d’un colloque auquel participaient des chercheurs.

Les «nourrisseurs» de volatiles dans PIGEON - COLOMBE images-12Le volatile a ses détracteurs, très nombreux. À l’image de ceux qui, par exemple, se sont amusés à constituer un «groupement d’éradication des pigeons parisiens» sur Facebook. L’oiseau a aussi ses ardents supporteurs, prompts à dénoncer les «rafles» et la «précarité» dont il est victime. Véritable passion urbaine, le pigeon était la semaine dernière au centre d’un colloque organisé à l’initiative de Natureparif (agence régionale pour la nature et la biodiversité en Ile-de-France) et du groupe de recherche interdisciplinaire «le pigeon en ville», dirigé par Anne-Caroline Prévot-Julliard, chercheuse au CNRS et au Muséum national d’histoire naturelle.

Cette première rencontre s’est notamment penchée sur le cas des «nourrisseurs». Ces personnes qui prennent soin des volatiles et agacent la plupart des parisiens. Qui le leur rendent bien. «Elles font bien souvent l’objet d’insultes, voire même parfois d’agressions physiques», relève Véronique Servais, professeur d’anthropologie. Accusés de générer des concentrations, les pros-pigeons «sont considérés comme des déviants, car ils s’écartent des normes sociales», décrypte la chercheuse.

Un «sacerdoce » coûteux 

Pas étonnant, à vrai dire, puisque nourrir les pigeons est une activité interdite par l’article 120 du règlement sanitaire départemental et passible d’une amende de 450€. «Avec cette loi, s’énerve Brigitte Marquet, fondatrice du site l’Ambassade des pigeons, les pouvoirs publics ont créé une véritable guerre civile entre les citadins. À Paris comme ailleurs, beaucoup d’anti n’hésitent pas à dénoncer les défenseurs des oiseaux à la police. Le nourrissage devrait être géré par la mairie, ça calmerait le jeu. Au lieu de cela, tout est fait pour encourager la détestation.»

«Ils croient bien faire, mais les nourrisseurs favorisent la concentration et la surpopulation des pigeons, estimés à 80.000, soit un pour 25 habitants, ce qui occasionne des dégâts sur les biens publics et privés à cause de l’accumulation de fientes», plaide de son côté la mairie de Paris.

Conséquence: «Les nourrisseurs souffrent d’un discrédit, note Véronique Servais. Ils ont le sentiment d’être traqués. Du coup, ils se font plus discrets, sortent de préférence la nuit, dans des lieux retirés et opèrent plus rapidement. Mais, pour autant, ils ne vont pas s’arrêter.» Car s’ils ont le sentiment d’avoir établi une véritable communication avec le volatile, ils se sentent plus encore investis d’une responsabilité.

«Le plus souvent, ils deviennent nourrisseurs par hasard, en jetant quelques miettes et puis au fur et à mesure, ils se rendent

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 compte du piteux état des pigeons et les voilà pris dans un engrenage: ils ne peuvent plus se désengager.» Beaucoup parlent ainsi d’un «sacerdoce», coûteux en temps et en argent. Impossible pour certains par exemple de partir en vacances. «Moi je les nourris avec mauvaise conscience, je me fais souvent insulter par des dames âgées et si je dois m’absenter, je délègue toujours ma fonction», témoigne anonymement une élégante sexagénaire.

Même s’il n’existe pas de profil type du nourrisseur, «on rencontre une majorité de personnes de plus de 60 ans et de femmes, mais aussi des hommes, des actifs comme des retraités ou des chômeurs», assure Véronique Servais . Et contrairement aux idées reçues, peu sont en fait marginalisés et isolés. «Ce sont des gens parfaitement normaux, insiste Brigitte Marquet, qui voient davantage la grâce que la crotte.»

source le figaro.fr 

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Pigeon, animal totem

Posté par othoharmonie le 1 octobre 2013


Pigeon, animal totem dans PIGEON - COLOMBE telechargement-4Généralement, on donne le nom de colombe aux pigeons dont la robe est d’une blancheur immaculée. En réalité, il n’y a aucune différence entre les pigeons et les colombes, qui sont tous des columbidés du genre Columba.

La colombe blanche est le symbole universel de la paix et de la fraternité. L’histoire est bien lointaine puisqu’elle remonte au Déluge : Noé et tous ses animaux étaient coincés sur leur bateau depuis des lustres. Un jour, une colombe arriva qui portait dans son bec un rameau d’olivier. Un rameau d’olivier ! Sauvés ! Il fallait bien que cet olivier ait poussé quelque part, sur la terre ferme… Le monde n’était donc plus recouvert par les flots !

Qui suis-je ?

D’accord, je ne suis pas toujours facile. Je suis colérique. Susceptible. Ombrageuse. Jalouse.  OK, OK, OK, tout ça est vrai. Mais.

A côté de ça, je suis discrète, volontaire et combative.

Très travailleuse (voire trop), et plutôt indépendante (voire trop), je ne demande pas l’avis du monde entier avant de commencer quelque chose. Au contraire, j’aurais tendance à agir seule et en secret. Je n’aime pas non plus raconter mes ennuis au tout venant.  Pas plus que je ne déballerai mes sentiments sur la place publique. 

Si j’ai un peu l’air comme ça, l’air un peu trop…  brutale peut-être… C’est que… je suis méfiante. Et ce à quoi je crois, à quoi je tiens (que ce soit: des amis, des idées, des idéaux), j’y suis tellement attachée, j’ai une telle peur de le perdre, que j’en deviens effectivement assez susceptible et que j’ai plutôt difficile à en faire part. Aussi, j’évite de parler de ce que je fais, de qui je suis, de ce que je veux : j’ai trop peur que mes interlocuteurs ne soient pas d’accord avec moi et que, d’une façon ou d’une autre, ils me dévient de mon chemin.

Avec les autres…

C’est pour ça qu’avec les enfants, les malades, les vieilles personnes, je me sens très à l’aise. J’aime leur spontanéité, j’aime la façon dont ils dévoilent leurs sentiments, je n’ai pas l’impression qu’ils me cachent quelque chose. Et je serai beaucoup plus détendue, douce et patiente avec eux.

J’ai peu d’amis, et ceux-ci en sont d’autant plus importants.  Avec eux, je suis généreuse, vive et enjouée. L’amour est très important pour moi, peut-être même ce qu’il y a de plus important. J’essaie un peu de m’en protéger, parce qu’il peut me rendre très vulnérable. C’est aussi pourquoi je suis si travailleuse et j’attache tant d’importance à mon indépendance.

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Pigeons voyageurs à bord de paquebots

Posté par othoharmonie le 1 octobre 2013

 Pigeons voyageurs à bord de paquebots dans PIGEON - COLOMBE images-11Dix ans avant l’accident de la Champagne qui, à la suite d’une avarie, resta en détresse en pleine mer sans qu’on eût de ses nouvelles, plusieurs essais fructueux de correspondance en mer avaient été menés avec des pigeons voyageurs par le capitaine Reynaud, de la Bretagne

L’anxiété avait été grande lors de l’accident de la Champagne, et l’on s’était demandé s’il n’y aurait point un moyen pour que, en pareil cas, un navire pût faire connaître immédiatement la cause du retard qu’il subit, le danger qu’il court, la position où il se trouve. Au lendemain de l’événement, d’intéressants essais furent entrepris, à bord des paquebots en route, pour établir un service de correspondance avec la terre.

Mais dix ans auparavant, une tentative d’organisation de cette correspondance avait été tentée à l’aide de pigeons voyageurs, et des expériences avaient eu lieu à Saint-Nazaire ; malheureusement, elles n’avaient point donné les résultats attendus. Toutefois, des personnes s’occupant activement de colombophilie firent remarquer que ces expériences ne leur paraissaient point concluantes, par suite du manque de méthode. Pourquoi, étant donnée l’importance qui s’attachait à la question, n’en ferait-on pas de nouvelles ? Des exemples qu’on citait permettaient de supposer que les pigeons voyageurs, qui nous rendent déjà tant de services sur terre, étaient également capables de nous en rendre sur mer.

Les essais furent donc repris. Le capitaine Reynaud en prit la direction. Comment les messagers ainsi rendus à la liberté en pleine mer allaient-ils se comporter ? Regagneraient-ils le continent ? Dans quelles conditions allait s’effectuer le voyage ? Autant de questions posées. Dans une étude qu’il publia, le capitaine Reynaud y répondait. Ce n’étaient plus de sommaires renseignements qui étaient donnés. Toutes les expériences étaient indiquées avec précision, et l’on en pouvait conclure que la poste aérienne en mer pouvait être assurée par les messagers ailé.

« Au cours des expériences de 1898 et 1899, dit le capitaine Reynaud, des lâchers de pigeons ont été effectués à toutes les distances entre le Havre et une limite arbitraire fixée pour le moment à 1 000 kilomètres du point de départ. Dans les circonstances les plus défavorables et par le plus mauvais temps, les pertes n’ont jamais dépassé le chiffre de six pigeons sur dix lâchés. Par un beau temps, les rentrées se font avec la même régularité et une plus grande vitesse que sur terre. »

Une centaine de pigeons seulement avaient été mis, la première fois, à la disposition du capitaine au bord de la Bretagne. A 50 kilomètres en mer, il y eut un premier lâcher de quatre pigeons qui, quelques heures plus tard, rentraient au colombier avec les dépêches dont on les avait chargés. Le lendemain, laBretagne avait franchi 360 milles quand la vigie signala un voilier en perdition : le Bothnia.

On envoya un canot au secours de l’équipage et on ramena les naufragés après un sauvetage plein de péripéties émouvantes. Sept pigeons furent lâchés à ce moment. Ils portaient tous une courte dépêche annonçant le sauvetage du Bothnia, faisant prévoir le retard de l’arrivée à New-York de la Bretagne, qui était restée une demi-journée sur le lieu du sinistre, et indiquant le point où était abandonnée l’épave du navire naufragé qui, laissée à la croisée des grandes routes d’Europe à New-York et de la Méditerranée en Angleterre, était un danger pour la navigation. Le lâcher des pigeons eut lieu vers midi, par un vent violent qui rejetait les pauvres oiseaux vers le sud.

L’un d’eux tomba dans le golfe de Gascogne sur un steamer anglais, qui, dès le lendemain, fit câbler la dépêche en Amérique et à Paris. Le but poursuivi, qui était de faire connaître l’accident du Bothnia, était ainsi atteint. Un second pigeon fut recueilli par un cargo-boat qui vint croiser dans les parages où il espérait découvrir l’épave du Bothnia ; il réussit à la trouver, en effet, et la remorqua en Irlande. Deux autres reparurent à leur colombier deux ou trois jours après l’événement, blessés. Des trois autres on n’eut pas de nouvelles.

Trois jours plus tard, la Bretagne voguait dans les parages de Terre-Neuve. Il parut intéressant au capitaine Reynaud de savoir ce que deviendrait un pigeon français lancé dans les eaux américaines, à plus de 4 000 kilomètres de son colombier. L’expérience se fit à six heures du matin. Il est à remarquer que les passagères de la Bretagne, qui avaient pris les pigeons en grande amitié, protestaient chaque fois qu’on voulait livrer à l’aventure un de leurs favoris, et souvent le capitaine avait dû renoncer à ses essais, par galanterie.

telechargement-3 dans PIGEON - COLOMBEMais, ce jour-là, il fit constater que le temps était beau, bien que froid, et que le pigeon, lancé de grand matin, aurait une journée entière pour gagner la côte ou un navire. De plus, le capitaine demanda à une des passagères de donner elle-même la liberté au messager, ajoutant aimablement que « cela lui porterait évidemment bonheur ».

Une dépêche écrite en cinq langues priait la personne qui capturerait le pigeon d’en aviser télégraphiquement la Compagnie transatlantique. Le message, enfermé dans un tube en plume d’oie, fut assujetti à la queue de l’oiseau. On était à 3000 kilomètres du Havre, c’est-à-dire à la moitié du trajet. Le pigeon s’envola, non sans avoir été couvert de caresses.

Dès l’arrivée à New-York, avant même d’avoir débarqué, les passagers apprenaient que leur courrier les avait devancés. Il avait été recueilli à Noronton, dans le Connecticut. Le message dont il était porteur était parvenu à son adresse. Il est probable que le pigeon, ayant volé pendant la journée du lâcher, avait cherché le soir un refuge sur un navire qui se rendait en Amérique ; le lendemain, il repartait dans la même direction que la veille et tombait le soir épuisé de fatigue à Noronton, à 80 milles de New-York.

Huit jours après la Bretagne, pourvue de cinquante pigeons américains, recommençait à son retour les expériences faites au départ du Havre. Puis parvenu dans les eaux françaises, le paquebot lança la veille et le jour même de son arrivée, à des distances variant entre 600 et 100 kilomètres du Havre, une trentaine de pigeons français gardés à bord depuis trois semaines. Malgré ce long internement et le manque d’entraînement, les messagers regagnèrent en grand nombre le colombier, devançant le navire et annonçant son arrivée.

Les essais inaugurés sur la Bretagne furent continués sur d’autres paquebots de la Compagnie transatlantique. Le capitaine Reynaud poursuivit ses recherches sur la faculté d’orientation des pigeons voyageurs, sur le problème du vol des oiseaux, sur le mystérieux instinct qui les conduit à travers l’espace et les ramène au gîte. Il mit ainsi en évidence le fait que même en mer, alors qu’il n’est plus guidé par rien, qu’aucun point de repère ne s’offre à sa vue, le pigeon voyageur sait parfaitement se diriger. Sa vitesse moyenne est alors de 95 kilomètres à l’heure. S’il ne peut gagner la côte avant la nuit, il cherche un abri sur un navire et y trouve toujours de quoi manger.  

(D’après « La Joie de la maison », paru en 1903)

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FAMILLE DES COLUMBIDES

Posté par othoharmonie le 29 septembre 2013


FAMILLE DES COLUMBIDES dans PIGEON - COLOMBE columb-pig-biset-nb-300x225 Il est difficile de commencer une telle étude sans parler des trois espèces disparues, si différentes de nos pigeons et de nos tourterelles, mais appartenant au même ordre, le Dronte de Maurice (Raphus cucullatus), le Dronte de Rodrigues (Pezophaps solitaria) et le Dronte de la Réunion (Ornithaptera solitaria), endémiques des Mascareignes dans le sud-ouest de l’Océan Indien. 
Ces oiseaux, espèces forestières terrestres, devaient leur apparence particulière au résultat de leur adaptation à la vie insulaire sur de petites îles où aucun prédateur n’existait. L’arrivée de l’homme sur ces îles a entrainé l’extinction de ces trois espèces.     

Ces oiseaux de la famille des Raphidés étaient des « géants » comparés à nos Columbidés. Les femelles pesaient jusqu’à 17 kg, alors que les mâles Dronte de Maurice et de Rodrigues pesaient respectivement 21 et 28 kg. De nos jours, le plus lourd pigeon vivant fait à peine 2 kg…  
En réalité, il y a très peu de ressemblance avec nos pigeons, mais si nous regardons attentivement le Diduncule strigirostre (Didunculus strigirostris) des Samoa, nous constatons que le bec, bien que plus petit, est très semblable à celui des drontes. De plus, les caractéristiques de ces trois « anciennes » espèces telles que le plumage lâche, les ailes réduites, la peau nue de la face et le bec large sont également visibles chez les pigeonneaux.

La taille des Columbidés est très variable. La petite Colombe à queue noire (Columbina passerina) pèse environ 30 grammes, alors que le Goura couronné de Nouvelle Guinée (Goura cristata) pèse jusqu’à deux kilos.  Les espèces les plus petites sont appelées « tourterelles » et les plus grandes sont des « pigeons ».   

Principalement arboricoles, ils vivent souvent dans le feuillage des arbres. La plupart d’entre eux trouvent leur nourriture au sol, bien que quelques espèces se nourrissent dans les arbres.

Les caractéristiques morphologiques typiques des membres de cette famille comprennent un bec court, une petite tête, des pattes courtes et un corps compact. Les yeux sont souvent entourés de peau nue dont la couleur varie avec l’espèce.  Ces oiseaux ont des muscles robustes témoignant de leur excellente aptitude au vol. La forme des ailes nous dit si l’espèce est migratrice ou pas.

D’un autre côté, les espèces plus terrestres ont des pattes plus longues leur permettant de vivre surtout sur le sol.  Les Columbidés comprennent deux groupes, les granivores et les frugivores. Les Columbinés ou granivores ont en général un plumage cryptique chamois, gris ou brun. On note cependant deux exceptions, les colombines du genre Chalcophaps avec leurs ailes aux intenses reflets verts.  Quelques espèces présentent des reflets violets ou vert-bronze sur le cou, la poitrine et le dos, ou sur les ailes.

Les pigeons du genre Alectroenas de l’Océan Indien sont azurés, alors que les pigeons du genre Treron présentent un plumage vert doux avec des taches de couleur pastel.

de magnifiques images sur ce site : http://www.oiseaux-birds.com/page-famille-columbides.html

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Pigeons, peuples roucoulants de la guerre

Posté par othoharmonie le 29 septembre 2013


Description de cette image, également commentée ci-aprèsil était une fois le peuple des lapins.

Tous les jours les lapins s’amusaient et roucoulaient dans la prairie.
On les appelait les Roucoules.

Le peuple des pigeons, jaloux, voulut récupérer ce titre.
C’est ainsi que la guerre débuta.

Au bout de quelques jours les méchants pigeons gagnèrent, et volèrent le titre honorifique de « Roucoules » aux lapins.

Ces derniers tout malheureux continuaient d’exister.
Ils menaient une vie triste et dépourvue de joie. Jusqu’au jour où les petits lapins déclarèrent la guerre aux pigeons.

Depuis, les lapins ont regagné leur titre et vivent heureux dans la prairie roucoulante

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La Boussole des Pigeons

Posté par othoharmonie le 29 septembre 2013


La Boussole des Pigeons dans PIGEON - COLOMBE emerald_doveLe « sixième sens » qui permet aux pigeons voyageurs de s’orienter grâce au champ magnétique terrestre ne se situerait pas dans leur bec, comme on a pu le croire, selon une étude publiée en ligne mercredi par la revue britannique Nature qui relance le mystère.

« Il y a de plus en plus de preuves pour dire que le pigeon a un véritable système de navigation dans la tête, comme un GPS : il est capable d’enregistrer des valeurs de champ magnétique, mais également des repères visuels et des indices olfactifs », a expliqué à l’AFP Hervé Cadiou, CNRS, Strasbourg, France) un des chercheurs qui a participé à l’étude.

De précédentes recherches ont suggéré que la boussole interne qui permet à l’oiseau de s’orienter grâce au champ magnétique -la magnétoréception- se situerait sous la peau qui recouvre la partie supérieure du bec de l’oiseau. Selon cette hypothèse, des cellules nerveuses contenant des petits cristaux de magnétite, un oxyde de fer, expliqueraient la sensibilité magnétique.

Mais la nouvelle étude mise en ligne mercredi par Nature vient défier cette hypothèse : David Keays (Institut de Pathologie Moléculaire, Vienne, Australie) et ses collègues ont montré que les cellules riches en fer du bec des pigeons sont en fait des macrophages et non des neurones (ou cellules nerveuses).

Les chercheurs ont utilisé l’IRM et le scanner pour réaliser, en les colorant en bleu, une cartographie des cellules riches en fer de la partie supérieure du bec de pigeons voyageurs. Ils ont ainsi révélé « une variation inattendue dans leur distribution et leur nombre, observation incompatible avec un rôle dans la sensibilité magnétique ».

Une analyse de ces cellules a par ailleurs mis en évidence des caractéristiques propres à des macrophages, cellules qui font partie du système immunitaire.

« L’équipe de Vienne a démontré que les dépôts de fer dans le bec du pigeon n’étaient pas cristallins, mais plutôt des dépôts organiques, et que ce fer n’appartenait pas à des neurones, mais à des macrophages », explique Hervé Cadiou.

Or, « pour qu’il y ait un sens, une réception sensorielle, il faut qu’il y ait des neurones ».

Même s’ils ne peuvent exclure la possibilité qu’un petit nombre de récepteurs magnétiques épars soient situés « dans un endroit indéterminé » de la partie supérieure du bec des pigeons, les chercheurs n’ont trouvé aucune preuve de l’existence d’un système de sensibilité magnétique dans ce bec.

« Le bec n’est pas un organe magnétorécepteur », a conclu Hervé Cadiou.

Le mystère de la magnétoréception des pigeons resterait donc à élucider.

Mais les chercheurs ont d’autres pistes. « Ces cellules énigmatiques pourraient résider dans l’épithélium olfactif (muqueuse de la paroi du nez, ndlr), une structure sensorielle qui a été impliquée dans la magnétoréception de la truite arc-en-ciel », suggèrent-ils.

article paru à Voilà.fr

 

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Les Pigeons parisiens

Posté par othoharmonie le 28 septembre 2013

 

Les Pigeons parisiens dans PIGEON - COLOMBE band-tailed_pigeonsLes pigeons appartiennent au paysage parisien et sont, pour beaucoup de citadins, le principal signe de biodiversité animale de Paris.

Trois espèces de pigeons à Paris : Les pigeons parisiens appartiennent à 3 espèces différentes : le pigeon biset de ville , le pigeon ramier ou palombe  et le pigeon colombin . Le biset de ville est le plus courant à Paris, il représente 90 % de la population, le ramier 9 % et le colombin, très discret, 1%. 

• Combien sont-ils ?

La population actuelle de pigeons bisets de ville à Paris est estimée à plusieurs dizaines de milliers d’individus, le chiffre d’environ 80.000 est avancé, ce qui équivaudrait à 1 oiseau pour 25 habitants.

 • D’où viennent-ils ?

Jusqu’à la fin du XIXe siècle, les pigeons bisets de ville étaient présents à Paris uniquement dans les pigeonniers, élevés par des particuliers. Au début du XXe siècle, ils ont commencé à coloniser la capitale grâce, entre autre, à l’absence de tout prédateur.

 Une gestion des populations grâce aux pigeonniers contraceptifs

Souhaitant mettre en place une solution durable et efficace de gestion des populations de pigeons, la Ville implante un réseau de pigeonniers contraceptifs dans les rues de la capitale.

Encouragée par l’expérience positive du pigeonnier pilote du boulevard Brune (14e), la Ville installe de nouveaux pigeonniers sur les sites sensibles de la capitale. Progressivement, les différents arrondissements de la capitale se dotent de ce dispositif afin de favoriser une meilleure intégration des populations de pigeons en ville et une cohabitation harmonieuse avec les citadins.

 Le pigeonnier redéfinit la place du pigeon en ville en permettant : la maîtrise des concentrations de pigeons :

Le pigeonnier fixe durablement une population locale de pigeons bisets, grâce au nourrissage réalisé à l’intérieur, et régule le nombre d’individus par une technique simple. La première couvée de chaque couple est préservée. Les pontes suivantes sont secouées (fortement) pour stopper leur développement, et laissées en place quelque temps pour éviter que les oiseaux ne désertent l’endroit.  Ainsi, les couples installés n’ont qu’une couvée par an au lieu de 6 à 8.

 La Ville prend en charge les pigeons…

Description de cette image, également commentée ci-aprèsTout pigeon malade ou blessé est retiré immédiatement et soigné. Il est confié à l’Ecole Nationale Vétérinaire de Maison Alfort.

Tout oiseau trouvé mort est retiré du pigeonnier et est éliminé selon la réglementation en vigueur. En cas de forte mortalité les services vétérinaires sont aussitôt alertés.

Le nettoyage des fientes : C’est à l’endroit où se nourrissent et nichent les pigeons que se concentrent les fientes. Regrouper les pigeons dans un pigeonnier permet donc de regrouper les nuisances. Chaque semaine, le pigeonnier et ses abords sont nettoyés. L’entretien du pigeonnier est confié à une société agréée et n’occasionne aucune gêne pour le voisinage. 

Cette démarche se faisant dans le respect de la vie animale et en concertation avec les associations de protection animale, porte-parole des nourrisseurs et des amis des pigeons, elle vise aussi à réhabiliter l’image du pigeon dans le paysage parisien.

 

Liste des pigeonniers parisiens

 - Square Lazareff, rue Réaumur (2e)

- Jardin du Luxembourg (6e)

- Square Alban Satragne (10e)

- 145 rue de la Roquette (11e)

- Square  Saint-Eloi, rue du Colonel-Rozanoff / passage Montgallet (12e)

- Square de Choisy, rue du Docteur Magnan (13e)

- Pigeonnier pilote, square Vercingétorix-Brune, boulevard Brune (14e)

- Parc André Citroën, 2 rue Cauchy (15e)

- Avenue Dode de la Brunerie, porte de Saint-Cloud (16e)

- Square des Batignolles, rue Cardinet (17e) 

- Square Nadar, rue Azais (18e)telechargement-22 dans PIGEON - COLOMBE

- Boulevard Serrurier (19e)

- Square de la Gare de Charonne (20e)

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Les Pigeons voyageurs de l’Histoire

Posté par othoharmonie le 28 septembre 2013

(D’après un article paru en 1872)

Les Pigeons voyageurs de l'Histoire dans PIGEON - COLOMBE images-41Lors du siège de Paris en 1870-1871, les ballons ont permis à la capitale d’envoyer des messages en province, aux amis du dehors ; mais pour que le système de la poste aérienne fût complet, il fallait que le chemin du retour fût assuré comme celui de l’aller. C’est le bon office qu’ont rendu les pigeons voyageurs.

L’usage des pigeons messagers se perd dans la nuit des temps. Sans parler de l’arche de Noé et de la colombe au rameau béni, nous rappellerons l’histoire de la première croisade, pendant laquelle le sultan de Damas envoya aux assiégés de la ville de Tyr un pigeon annonçant à ceux-ci qu’une armée allait arriver à leur secours. Ce pigeon tomba entre les mains des croisés, qui enlevèrent le message léger attaché à la patte de l’oiseau, et le remplacèrent par un billet où ils faisaient dire au sultan de Damas que, vaincu et terrassé, il lui était impossible de venir délivrer la ville assiégée.

Cette fraude a été imitée par les Prussiens avec les pigeons du ballon leDaguerre, fait prisonnier pendant le siège de Paris. Mais les soldats de Bismarck ne furent pas aussi habiles que les croisés, qui avaient su imiter l’écriture et le style des Sarrasins. Les pigeons du Daguerre apportèrent à Paris une lettre écrite en un français ridicule ; cette épître avait, en outre, le malheur d’être signée du nom d’un personnage politique qui était à Paris auprès du gouvernement de la défense nationale. En 1849, les Vénitiens assiégés se servirent avec succès des pigeons pour donner de leurs nouvelles en Italie ; plus anciennement, en 1574, les messagers ailés avaient été utilement employés par les habitants de la ville de Leyde, investis par l’armée espagnole ; mais jamais, dans aucun temps, ils ne jouèrent un rôle aussi considérable que pendant le siège de Paris.

Plusieurs personnes revendiquent aujourd’hui le mérite d’avoir créé à Paris le service des oiseaux messagers ; nous croyons pouvoir affirmer en toute certitude que l’honneur des résultats acquis revient à M. Rampont, directeur général des postes, et aux membres de la Société colombophile l’Espérance, notamment MM. van Roosebeke et Cassiers, qui sont partis de Paris en ballon avec leurs oiseaux.

Toutefois nous devons reconnaître dans l’intérêt de la vérité que, trois semaines avant l’investissement, M. Ségalas avait songé aux pigeons voyageurs, et qu’il avait même installé soixante de ses élèves dans la tour de l’administration des télégraphes. Mais ce sont principalement les pigeons de la Société l’Espérance, dont l’existence à Paris était bien obscure et bien ignorée, qui ont fonctionné pendant la guerre.

La façon d’organiser le service était très simple : les ballons emportaient de Paris les pigeons voyageurs, que l’on remettait, à Tours, à la direction des postes et des télégraphes. Là, les hommes spéciaux, MM. van Roosebeke, Cassiers, se chargeaient de lancer les pigeons à Orléans, à Blois, le plus près possible de Paris. Ils attachaient préalablement une dépêche à une des plumes de la queue de l’oiseau voyageur.

Il y avait déjà fort longtemps, avant le siège de Paris, que des sociétés belges s’étaient préoccupées de l’élevage des pigeons voyageurs, et avant l’apparition du télégraphe électrique, plus d’un spéculateur de Paris a profité des renseignements que lui donnaient les colombes en lui apportant avec une rapidité étonnante le cours de la Bourse de Bruxelles. On ne se doutait pas alors du rôle que l’Histoire réservait à ce service de la poste généralement peu connu.

images-51 dans PIGEON - COLOMBETous les pigeons ne sont pas doués au même degré de cette faculté de revenir à leur colombier. Le pigeon voyageur est une espèce spéciale. Certains pigeons voyageurs, nés dans un colombier et emportés au loin, y sont revenus d’un seul trait, sans éducation préalable. Mais ce fait est très rare et même contesté. On dresse généralement les pigeons et on les habitue peu à peu à des voyages de plus en plus importants. On les élève dans un colombier semblable à celui que représentent nos gravures, et on leur laisse leur liberté ; ils voltigent autour du colombier, et s’éloignent parfois à une distance assez considérable de leur asile ; il est probable que dans ces promenades de chaque jour, ils apprennent à connaître les environs ; leur vue très perçante leur permet de retrouver certains points de repère qui les orientent et les mettent dans la bonne voie pour le retour.

Quand des pigeons ont ainsi vécu pendant quelque temps dans ces conditions, on les emporte dans des cages d’osier, à une dizaine de lieues de leur colombier, et on les lâche. La plupart rentrent au logis dans un espace de temps assez court. Quelques jours après, on les transporte à vingt lieues de leur colombier, puis à trente ou quarante lieues, et ainsi de suite, en augmentant les distances. On arrive ainsi à pouvoir lâcher à Bordeaux des pigeons voyageurs élevés à Paris ou à Bruxelles.

La vitesse du vol des pigeons voyageurs est très variable ; par un temps calme, ils font généralement douze ou quinze lieues à l’heure. Cette vitesse augmente ou diminue suivant qu’ils volent avec le vent, ou qu’ils sont obligés de remonter des courants aériens. Un fait très remarquable est l’influence de la direction du vent sur le retour des pigeons. Ceux-ci s’égarent presque toujours quand règnent les vents d’est. Les vents du sud et du sud-ouest sont au contraire très favorables au vol de ces messagers. Quand le temps est brumeux, quand il gèle et surtout quand la terre est couverte de neige, les pigeons voyageurs perdent leurs facultés ; on comprend combien l’hiver si rigoureux de 1870-1871 a nui à la poste aérienne.

Trois cent soixante-cinq pigeons ont été emportés de Paris en ballon, et lancés sur Paris. Il n’en est rentré que cinquante-sept, savoir : quatre en septembre, dix-huit en octobre, dix-sept en novembre, douze en décembre, trois en janvier, trois en février. Quelques-uns d’entre eux se sont égarés pendant très longtemps ; c’est ainsi que, le 6 février 1871, on reçut à Paris un pigeon qui avait été lancé le 18 novembre 1870. Il rapporta la dépêche n° 26, tandis que celui de la veille avait apporté la dépêche n° 51. Le 28 décembre, on reçut un pigeon qui avait perdu sa dépêche et trois plumes de sa queue. Il avait été sans doute atteint par une balle prussienne. Ce fait semble prouver que plusieurs de nos messagers du siège ont été tués par l’ennemi.

Les Parisiens n’oublieront jamais la joie que leur causait la vue d’un pigeon s’arrêtant sur les toits. Quel bonheur ineffable ! disait-on, voilà des nouvelles de province. Et les commentaires marchaient leur train. Nous devons toutefois faire observer à ce sujet que les pigeons voyageurs rentrent généralement tout droit au colombier, sans s’arrêter. Il est à supposer que, pendant le siège, les pigeons du jardin des Tuileries ont obtenu souvent un succès peu mérité.

Pigeons voyageurs.jpgIl existe à Paris, dans certains quartiers, notamment du côté des Halles, du Temple, des colombiers perchés sur les toits de vieilles maisons. Avant la guerre, nul ne soupçonnait l’existence de ces petits établissements privés, qui ont contribué à assurer les communications de Paris avec la province. Nos gravures représentent le colombier de M. van Roosebeke, un des membres les plus actifs et les plus intelligents de la Société colombophile l’Espérance. On a pu tirer un parti vraiment merveilleux des pigeons voyageurs, en employant la photographie microscopique, pour faire tenir une innombrable quantité de dépêches sur une légère pellicule de collodion. Il serait utile d’encourager l’élevage de pigeons, et d’étudier un art peu connu qui a prouvé son importance par les services qu’il a rendus pendant la guerre. On parlait autrefois de construire aux pigeons du siège une volière d’honneur, mais nous paraissons avoir déjà oublié nos promesses.

« Comme les cigognes des villes du Nord, a dit avec raison M. de Saint-Victor, comme les pigeons de Venise, ils méritent de devenir, eux aussi, des oiseaux sacrés. Paris devrait recueillir les couvées de leur colombier, les abriter, les nourrir sous les toits de l’un de ses temples. Leur race serait la tradition poétique de ce grand siège, unique dans l’Histoire. »

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Le Dodo apparenté au Pigeon

Posté par othoharmonie le 28 septembre 2013


Le Dodo apparenté au Pigeon dans PIGEON - COLOMBE 170px-dodomansur Le Dronte de Maurice , plus connu sous le nom de dodo même si ce n’est pas la seule espèce dont le nom vernaculaire soit dodo, est une espèce de grand oiseau endémique de l’île Maurice. Apparenté aux pigeons et appartenant à la famille des raphidés, ce dronte vivait dans les forêts ou les plaines. Il mesurait environ un mètre pour une masse moyenne de 10,2 kilogrammes, selon l’étude récente de la Française Delphine Angst. Découvert en 1598, il était décrit comme lent, ne fuyant pas l’homme, gros et presque cubique. Son plumage bleu gris était pourvu d’ailes atrophiées jaunes et blanches, ainsi que d’un panache de quatre ou cinq plumes de mêmes couleurs en guise de queue. Ses pattes jaunes comportaient quatre doigts (trois à l’avant et un à l’arrière) ornés de grands ongles noirs. Son bec crochu avait une tache rouge caractéristique à son extrémité. Sa tête noire ou grise possédait deux plis importants à la base du bec.

Le dodo s’est éteint moins d’un siècle après sa découverte, à la fin du xviie siècle avec l’arrivée des Européens. Il est aujourd’hui souvent cité comme un archétype de l’espèce éteinte car sa disparition, survenue à l’époque moderne, est directement imputable à l’activité humaine.

Les premières descriptions connues du dodo ont été faites par les Hollandais. Ils l’avaient initialement appelé walgvogel (littéralement, « oiseau répugnant »), faisant allusion à son goût. Bien que, par la suite, de nombreux écrits affirmeront que la viande du dodo est mauvaise, les premiers journaux mentionnent uniquement que la viande est ferme mais bonne, bien que pas aussi bonne que celle des pigeons, disponible en abondance2. Le nom « walgvogel » a été utilisé pour la première fois dans le journal du vice-amiral Wybrand van Warwijck, qui a visité l’île en 1598 et qui lui a donné son nom actuel, Maurice, en l’honneur du prince néerlandais Maurice de Nassau.

L’étymologie du mot dodo n’est pas claire. Il pourrait être issu du néerlandais dodars ou dodoors, qui signifie « paresseux ». Il pourrait aussi provenir du néerlandais dodaars (« fesses nouées »), faisant référence à la forme de nœud que prennent les plumes de l’extrémité postérieure du dodo. La première apparition du terme dodaerse se trouve dans le journal de Willem van Westsanen, en date de 16023. Thomas Herbert a utilisé le mot dodo en 16274, mais il n’est pas certain que ce soit la première apparition du mot. Les Portugais avaient déjà visité l’île en 1507, mais dans les écrits que l’on possède actuellement, ils n’avaient pas fait mention de l’oiseau. Néanmoins, selon le dictionnaire Encarta, le Chambers Dictionary et le Van Dale étymologique, « dodo » est un mot qui dérive du portugais doudo (actuellement doido), qui signifie fou, stupide6. Cependant, le mot portugais actuel pour l’oiseau, dodô, est tiré du mot utilisé internationalement, dodo.

David Quammen avait émis l’hypothèse que « dodo » renvoyait à une approximation de l’onomatopée du cri caractéristique de l’espèce, un son ressemblant à « dou-dou ».

En 1606, Cornelis Matelief de Jonge a écrit une importante description du dodo ainsi que d’autres oiseaux, plantes et animaux de l’île Maurice.

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Systématique et évolution du Dodo/pigeon

Posté par othoharmonie le 28 septembre 2013

Systématique et évolution du Dodo/pigeon dans PIGEON - COLOMBE dodo_1Le dodo est un parent proche des pigeons modernes. Les analyses du génome mitochondrial et des séquences d’ADN du dodo suggèrent que ses ancêtres ont divergé de ceux de son plus proche parent connu, le Dronte de Rodriguez (aussi éteint), aux environs de la frontière Paléogène-Néogène. Comme les îles Mascareignes sont d’origine volcanique et sont vieilles de moins de 10 millions d’années, les ancêtres des deux espèces sont probablement restés capables de voler durant un certain temps après la séparation de leurs lignées. La même étude a aussi été interprétée de façon à montrer que le Nicobar à camail est le plus proche parent vivant du dodo et de l’Ibis de la Réunion.

Cependant, la phylogénie proposée est légèrement discutable concernant les relations avec les autres taxons11 et doit donc être considérée comme hypothétique jusqu’à de nouvelles recherches ; en regard des données biogéographiques, il est probable qu’elle soit erronée. Tout ce qu’on peut actuellement affirmer avec certitude est que les ancêtres du dodo et du dronte de Rodriguez sont des pigeons d’Asie du Sud ou deWallacea, ce qui s’accorde avec l’origine de la plupart des oiseaux des Mascareignes. On ignore encore si le dodo et le dronte de Rodriguez sont plus proches du Nicobar à camail ou d’autres groupes de la même lignée telles que les groupes Ducula, Treron ou Goura.

Pendant longtemps, le dodo et le dronte de Rodriguez ont été placés dans une famille qui leur est propre, la famille des Raphidae, car leurs relations avec d’autres groupes d’oiseaux (comme les rallidés) devaient encore être résolues. Depuis peu, il semble plus justifié de voir le dodo et le dronte de Rodriguez comme formant une sous-famille des columbidés.

On suppose désormais que le supposé « dodo blanc » décrit par Willem IJsbrantsz Bontekoe sur La Réunion est basé sur des mauvaises interprétations de l’Ibis de la Réunion, ce qui a conduit à des peintures de dodos en apparence albinos, d’autant qu’aucun squelette proche de l’espèce Mauricienne n’a été découverte à La Réunion; la fréquence de l’albinisme ayant tendance à augmenter occasionnellement chez les espèces insulaires.

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Extinction du Dronte (Pigeon) de Maurice

Posté par othoharmonie le 27 septembre 2013


Extinction du Dronte (Pigeon) de Maurice dans PIGEON - COLOMBE squelette_dodo_-_museum_dhistoire_naturelle_de_la_rochelleComme pour de nombreux animaux qui ont évolué séparément des prédateurs importants, le dodo n’avait développé aucune peur à l’encontre des êtres humains, et ceci, en plus de son incapacité à voler, en a fait une proie facile pour les hommes. Les journaux de l’époque sont remplis de commentaires concernant le mauvais goût et la viande ferme du dodo, alors que d’autres espèces locales comme la poule rouge étaient appréciées pour leur goût. Cependant, pour les nombreux marins de la région, le Dodo avait l’avantage d’être comestible et d’être proche des routes commerciales. De plus, lorsque les premiers hommes sont arrivés sur l’île Maurice, ils ont aussi apporté avec eux d’autres animaux qui n’étaient pas sur l’île auparavant, dont des chiens, des porcs, des chats, des rats et des macaques crabiers, qui pillèrent les nids de dodos, alors que l’homme détruisait les forêts, que les dodos avaient pris pour foyers ; en fait, l’impact de ces animaux — en particulier celui des porcs et des macaques — sur la population des dodos est considéré comme plus important que celui de la chasse. Les fragments trouvés lors de l’expédition de 2005 sont apparemment ceux d’animaux tués par une crue soudaine ; une telle mortalité aurait menacé d’extinction les espèces déjà vulnérables.

Bien qu’il existe des rapports concernant les massacres de dodos par les hommes dans le but d’approvisionner les navires, des fouilles archéologiques ont trouvé jusqu’à présent peu de preuves de la prédation par l’homme de ces oiseaux. Des ossements d’au moins deux dodos ont été trouvés dans des grottes à Baie du Cap, qui étaient utilisées comme abris par des esclaves fugitifs et des détenus du xviie siècle, mais en raison de leur isolement, elles n’étaient pas facilement accessibles par les dodos naturellement.

La date de l’extinction du dodo est sujette à controverse. Andrew R. Solow et David L. Roberts affirment que « l’extinction du dodo est généralement datée de la dernière observation confirmée d’un représentant de l’espèce, par le marin Volkert Evertsz en 1662 », mais de nombreuses autres sources suggèrent la date plus conjecturale de 1681. Roberts et Solow soulignent que, puisque la dernière observation de dodo antérieure à 1662 remonte à 1638, le dodo se faisait probablement déjà très rare dans les années 1660, et donc un rapport contesté de 1674 ne peut être écarté d’emblée. L’analyse statistique des documents de chasse d’Isaac Johannes Lamotius donne une nouvelle date d’extinction estimée à 1693, avec un intervalle de confiance à 95 % de 1688 à 1715. L’examen d’éléments plus circonstanciés tels que les rapports des voyageurs ou le manque de bons rapports après 1689 montre qu’il est probable que le dodo ait disparu avant 1700, le dernier dodo étant mort un peu

Peu d’hommes se sont intéressés de près à l’extinction du dodo. Au début du xixe siècle, beaucoup pensaient que l’espèce n’était qu’un mythe. Avec la découverte des premiers os de dodos dans la Mare aux Songes et les rapports écrits par George Clarke à leur sujet, l’intérêt pour les dodos a été ravivé. Dans la même année que celle où Clarke a commencé à publier ses rapports, l’oiseau est devenu un personnage d’Alice au pays des merveilles de Lewis Carroll. Grâce à la popularité de l’œuvre, le dodo est devenu un animal célèbre et un icône de l’extinction des animaux facilement identifiable.

Les Anglais ont d’ailleurs tiré deux expressions de son extinction :

  • dead as a dodo (« aussi mort qu’un dodo »), c’est-à-dire « tout à fait mort », qui a été par la suite adaptée en néerlandais : zo dood als en dodo  ;
  • to go the way of the dodo (« suivre le chemin du dodo »), c’est-à-dire « disparaître, s’éteindre ».

Il n’est plus connu que par des fossiles et quelques fragments de tête et de pattes existant dans les musées d’Oxford, de Londres, de Copenhague et de Prague. Quelques individus vivants, d’après lesquels on exécuta des peintures, furent apportés en Europe au xviie siècle mais ne purent être élevés. En 2002, l’analyse de son ADN a confirmé sa position phylogénétique.

Le 23 décembre 2005, l’Associated Press rapporta dans un article que des os de Dodo avaient été découverts sur l’Île Maurice et qu’un squelette entier figurait probablement parmi ceux-ci.

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Pigeon, ou maltraitance animale

Posté par othoharmonie le 27 septembre 2013

Une vidéo accuse la ville de Bruxelles de maltraitance animale
GAIA dénonce une boucherie sur pigeons vivants

Pigeon, ou maltraitance animale dans PIGEON - COLOMBE telechargement-71

En caméra cachée, l’organisation de défense des animaux GAIA a filmé des opérations chirurgicales douloureuses pratiquées pour le compte de la ville de Bruxelles sur pigeons conscients et mal anesthésiés. L’association rend public le film difficilement soutenable de son enquête, révélé hier par RTL-TVI dans Images à l’appui. GAIA demande à la Ville d’abandonner d’urgence cette pratique, et d’installer des pigeonniers contraceptifs pour réguler la population de pigeons dans le respect des oiseaux. 

Stérilisations à la chaîne sur des oiseaux mal anesthésiés 

Pour intervenir contre la reproduction des pigeons urbains, la ville de Bruxelles recourt à une méthode choquante : la stérilisation chirurgicale sur animaux pas ou mal anesthésiés. La vidéo publiée aujourd’hui par GAIA montre des oiseaux opérés à la chaîne, incontestablement conscients et réagissant vivement tandis qu’ils subissent à vif une ablation des testicules ou des ovaires. 

Ces opérations sont menées en France pour le compte de la Ville de Bruxelles, par la SACPA, une société spécialisée dans la capture d’animaux considérés nuisibles. 

« Inacceptable » pour les scientifiques spécialistes des oiseaux 

GAIA a soumis ces images à plusieurs vétérinaires spécialistes des oiseaux. Pour le Professeur Dr An Martel, chef de clinique spécialiste des oiseaux et animaux exotiques à l’Université de Gand, « cette anesthésie inadéquate est inacceptable ». Pour cette experte, ces « conditions d’hygiène insuffisantes favorisent la contraction d’infections durant l’opération. » Certaines infections engendrent des souffrances chroniques précédant la mort des oiseaux. Également interrogés par GAIA, les responsables de l’Université vétérinaire d’Utrecht (Pays-Bas) et du Groupe de travail Néerlandais sur les Oiseaux et les Animaux Exotiques (NOIVBD) ont respectivement qualifié d’ »inacceptables » et de « maltraitance animale » les pratiques commanditées par la Ville de Bruxelles.

Illégitime en Belgique, Bruxelles paie aux pigeons un voyage à l’étranger… 

Parce qu’elle engendre des souffrances sévères, la pratique du « chaponnage » des oiseaux est interdite en Belgique depuis 2001[1]. La ville de Bruxelles a passé un contrat avec une société française pour procéder à des opérations illégales en Belgique. Chaque année, 3000 pigeons sont ainsi capturés, transportés jusqu’en région parisienne et opérés avant d’être réexpédiés à Bruxelles, pour un montant annuel de plusieurs dizaines de milliers d’euros. 

Mutisme des autorités 

Malgré des efforts pour rencontrer l’échevinat de la propreté en charge du dossier, et des invitations lancées depuis plus de deux ans à mettre en place d’autres méthodes plus respectueuses du bien-être animal, GAIA a toujours trouvé porte close et aucune discussion n’a pu être entamée avec les autorités communales. En novembre dernier, la Ville a clôturé un appel d’offre visant à poursuivre pour les 5 prochaines années ses opérations de stérilisation des pigeons, et d’autres opérations d’euthanasies de masse[2]. 

GAIA demande la mise en place de pigeonniers contraceptifs 

GAIA réclame l’installation de pigeonniers contraceptifs urbains, comme mis en place avec succès dans plusieurs villes des Pays-Bas[3] et dans d’autres pays d’Europe. Pour Ann De Greef, directrice de GAIA, « stabilisée autour d’un pigeonnier, la colonie s’y reproduit et y pond ses oeufs qui n’ont plus qu’à être retirés et substitués par des leurres. Le contrôle des naissances remplace les abattages massifs et les stérilisations, dans le respect des oiseaux… et des amis des oiseaux. » 

Contact presse :
Johanne Mielcarek, chargée de campagnes - affichez la vidéo : fichier à lire avec tout logiciel lisant le format flv flash comme vlc média player

visitez le site : http://cousin.pascal1.free.fr/index3.html

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Pigeons des villes

Posté par othoharmonie le 27 septembre 2013

Le nourrissage effectué par les nombreux “amis des animaux” dans Paris est souvent à l’origine de ces concentrations qui suscitent les plaintes des riverains… Alors qu’ils croient bien faire, les nourrisseurs de pigeons ignorent les conséquences de leur geste.

En nourrissant les oiseaux aux mêmes endroits et aux mêmes heures, ils favorisent leur concentration et la surpopulation. Ceci occasionne l’accumulation de fientes, provoquant des dégâts considérables sur les biens publics et privés.

Ces rassemblements contribuent à la transmission des maladies et des parasites entre les pigeons et accroissent l’agressivité entre les individus.

Pour éviter d’être verbalisés, certains nourrisseurs distribuent la nourriture de nuit, entraînant des troubles comportementaux chez cet oiseau diurne et attirant d’autres espèces animales non désirées, notamment les rats.

La réglementation interdit le nourrissage de tous les animaux sauvages (corneilles, oiseaux d’eaux, ragondins, rats…) cette pratique pouvant avoir des conséquences néfastes sur leur comportement et leur santé. Règlement sanitaire du département de Paris Art 41 ter : Les propriétaires doivent grillager les ouvertures susceptibles de permettre l’entrée des rongeurs, pigeons et autres animaux. Art 120 (extrait) : Il est interdit de jeter ou déposer des graines ou nourriture en tous lieux publics susceptibles d’attirer les animaux errants, sauvages, ou redevenus tels, notamment les chats ou les pigeons.

Pigeons des villes dans PIGEON - COLOMBE images-7

Le pigeon des villes

À l’origine, les pigeons bisets vivaient dans les falaises rocheuses, les montagnes ou  les zones désertiques. La première domestication connue du pigeon date de l’Egypte des pharaons, il y a 5.000 ans. L’élevage du pigeon était initialement alimentaire. Mais ses compétences de grand voyageur revenant fidèlement à son pigeonnier ont bien vite été observées et le “ pigeon voyageur ” est né. C’est, entre autre, la magnétite présente dans certains tissus de son cerveau qui, équivalente aux composants de nos boussoles, l’aide à retrouver aisément sa route même quand il est relâché à plusieurs centaines de kilomètres du pigeonnier. Avec le temps, des individus sont retournés à l’état “ sauvage ”, abandonnant les pigeonniers pour s’installer le plus souvent en ville où ils occupent des constructions dont la verticalité évoque leurs falaises d’origines. Le pigeon de ville est le descendant du pigeon domestique, lui-même issu du pigeon biset initialement sauvage. La durée de vie moyenne d’un pigeon en ville est de 6 à 8 ans.

Le pigeon biset de ville, contrairement au pigeon ramier qui niche dans les arbres, fait son nid dans les anfractuosités des bâtiments. Espèce à fort potentiel d’adaptation, il a conquis tous les espaces disponibles des greniers des immeubles aux constructions métalliques (métro aérien, halls de gares…).

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Nourrissage nuisible aux Pigeons (?)

Posté par othoharmonie le 26 septembre 2013

 Nourrissage nuisible aux Pigeons (?) dans PIGEON - COLOMBE images-4

Le nourrissage effectué par les nombreux “amis des animaux” dans Paris est souvent à l’origine de ces concentrations qui suscitent les plaintes des riverains… Alors qu’ils croient bien faire, les nourrisseurs de pigeons ignorent les conséquences de leur geste.

En nourrissant les oiseaux aux mêmes endroits et aux mêmes heures, ils favorisent leur concentration et la surpopulation. Ceci occasionne l’accumulation de fientes, provoquant des dégâts considérables sur les biens publics et privés.

Ces rassemblements contribuent à la transmission des maladies et des parasites entre les pigeons et accroissent l’agressivité entre les individus.

Pour éviter d’être verbalisés, certains nourrisseurs distribuent la nourriture de nuit, entraînant des troubles comportementaux chez cet oiseau diurne et attirant d’autres espèces animales non désirées, notamment les rats.

La réglementation interdit le nourrissage de tous les animaux sauvages (corneilles, oiseaux d’eaux, ragondins, rats…) cette pratique pouvant avoir des conséquences néfastes sur leur comportement et leur santé. Règlement sanitaire du département de Paris Art 41 ter : Les propriétaires doivent grillager les ouvertures susceptibles de permettre l’entrée des rongeurs, pigeons et autres animaux. Art 120 (extrait) : Il est interdit de jeter ou déposer des graines ou nourriture en tous lieux publics susceptibles d’attirer les animaux errants, sauvages, ou redevenus tels, notamment les chats ou les pigeons.

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