LA GRANDE HISTOIRE DE LA CHASSE AU PHOQUE

Posté par othoharmonie le 7 janvier 2015

 

Pinniped_collageLes phoques sont chassés par les humains depuis l’âge de pierre. À l’origine, les phoques étaient frappés avec des bâtons lorsqu’ils sortaient de l’eau. Plus tard, les chasseurs de phoques se sont équipés de harpons pour lancer sur les animaux à partir de bateaux en mer, et de crochets pour tuer les petits sur la glace ou la terre. Les phoques peuvent également être pris au piège dans les filets. L’utilisation d’armes à feu pour chasser les phoques au cours de l’ère moderne a considérablement augmenté le nombre de prises. Les pinnipèdes sont généralement chassés pour leur viande et leur graisse. Les peaux des otaries à fourrure et des phocidés sont transformées en manteaux, et les défenses de morses continuent d’être utilisés pour des sculptures ou comme ornements. Il y a une distinction entre la chasse de subsistance du phoque par les peuples autochtones de l’Arctique et la chasse commerciale : les chasseurs de subsistance utilisent généralement des produits du phoque pour leur consommation propre et dépendent de cet animal et de sa chasse pour leur survie. Les autorités nationales et internationales ont établi une législation dérogatoire pour les chasseurs autochtones car leurs méthodes de chasse sont considérées comme moins destructrices pour les populations de pinnipèdes et l’environnement. Cette distinction est toutefois remise en question car les peuples autochtones utilisent de plus en plus des armes modernes et des transports mécanisés pour chasser, et vendent les produits issus de phoques sur les marchés. Certains anthropologues affirment que le terme «subsistance» devrait également s’appliquer à ces échanges tarifés tant qu’ils se déroulent dans la production et la consommation locale. Plus de 100 000 phocidés (notamment des Phoques annelés) ainsi que près de 10 000 morses sont pris chaque année par des chasseurs indigènes.

La chasse commerciale du phoque était historiquement aussi développée que l’industrie baleinière. Les espèces exploitées comprenaient le Phoque du Groenland, le Phoque à capuchon, le Phoque de la Caspienne, les éléphants de mer, les morses et toutes les espèces d’Otaries à fourrure. L’ampleur de la chasse au phoque a considérablement diminué après les années 1960, après que le gouvernement canadien a pris des mesures pour réduire la durée de la chasse et protéger les femelles adultes. Plusieurs espèces qui étaient auparavant exploitées commercialement ont vu leur population s’accroître à nouveau. Par exemple, la population d’Otaries à fourrure antarctiques est revenue à ce qu’elle était avant les débuts de la chasse commerciale. L’Eléphant de mer du nord a été chassé presque jusqu’à son extinction à la fin du xixe siècle, et il ne demeurait alors plus qu’une petite population sur l’île de Guadalupe. Car il a recolonisé une grande partie de son aire de répartition historique, a une bottleneck population. À l’inverse, le Phoque moine de Méditerranée a disparu de la plupart de son ancienne aire de répartition, qui s’étendait de la Méditerranée à la mer Noire et l’Afrique du Nord-Ouest, et on le trouve seulement dans le nord-est de la Méditerranée et certaines régions d’Afrique du Nord-Ouest. Plusieurs espèces de pinnipèdes continuent à être chassées. La Convention for the Conservation of Antarctic Seals permet une chasse limitée de Phoques crabiers, de Léopards de mer et de Phoques de Weddell. Cependant, la chasse du Phoque de Weddell est interdite entre septembre et février pour les animaux de plus d’un an, afin d’assurer la présence d’un bon nombre de reproducteurs sont en bonne santé. D’autres espèces sont strictement protégées comme les éléphants de mer, les Phoques de Ross et les Otaries à fourrure antarctiques. Le gouvernement du Canada autorise la chasse aux Phoques du Groenland. Cela soulève énormément de controverses et de débats. Les partisans de la chasse aux phoques insistent sur le fait que les animaux sont euthanasiés et que les jeunes à fourrure blanche ne sont pas chassés, tandis que leurs opposants soutiennent qu’il est irresponsable de tuer les phoques du Groenland car ils sont déjà menacés par le déclin de leur habitat.

Le Phoque moine des Caraïbes a été tué et exploité par les colons européens et leurs descendants à partir de 1494, commençant avec Christophe Colomb lui-même. Les phoques étaient des cibles faciles pour les chasseurs organisés, les pêcheurs, les chasseurs de tortues et les boucaniers parce qu’ils ont évolué dans un contexte où ils avaient très peu de prédateurs terrestres et étaient donc «génétiquement apprivoisés ». Aux Bahamas, pas moins de 100 phoques ont été abattus en une nuit. Dans le milieu duxixe siècle, on pensait que l’espèce était éteinte, jusqu’à ce qu’une petite colonie soit trouvée près de la péninsule du Yucatán en 1886. Toutefois les massacres de ces phoques se sont poursuivis, et la dernière observation fiable de l’animal date de 1952. L’UICN a déclaré l’espèce éteinte en 1996. L’Otarie du Japon était commune autour des îles japonaises, mais la surexploitation et la concurrence de la pêche sur ses ressources alimentaires a fait diminuer de façon drastique la population dans les années 1930. Le dernier individu observé était un jeune en 1974.

220px-Seals_at_Cape_Cross,_Namibia_(3045707919)Au contraire, certaines espèces sont devenues tellement abondantes qu’elles entrent en conflit avec les populations locales. Aux États-Unis, les pinnipèdes et les autres mammifères marins sont protégés en vertu de la Loi sur la protection des mammifères marins de 1972 (MMPA). Dès lors, la population d’Otaries de Californie n’a cessé de croître, et entre cette date et le début des années 2010 elle avait augmenté de 250 000 individus. Ces animaux ont commencé à exploiter des environnements plus artificiels comme les quais pour se reposer. Mais beaucoup de quais ne sont pas conçus pour supporter le poids de plusieurs lions de mer au repos, ce qui peut provoquer leur détérioration et divers autres problèmes. Les gestionnaires de la faune ont utilisé diverses méthodes pour contrôler ces animaux, et certains fonctionnaires des villes concernées ont redessiné les docks afin qu’ils puissent mieux résister. Les otaries sont aussi en conflit avec les pêcheurs puisque les deux exploitent les mêmes stocks de poisson. En 2007, la MMPA a été modifiée pour autoriser la chasse des otaries qui s’en prenaient aux saumons en migration au barrage Bonneville. La loi de 2007 vise à limiter les dégâts occasionnés sur les populations de saumons du Nord-Ouest du Pacifique. Les officiers de la faune sauvage ont tenté en vain de faire fuire les otaries en utilisant des bombes, des balles en caoutchouc et des bean bags. Les efforts pour chasser les lions de mer des zones occupées par l’Homme se sont également révélés inefficaces. Des critiques émanant par exemple de la Humane Society n’acceptent pas que des otaries soient tuées, affirmant que les barrages hydroélectriques constituent une plus grande menace pour le saumon. Des conflits similaires ont existé en Afrique du Sud avec les Otaries à fourrure d’Afrique du Sud, réputées suivre les bateaux et s’introduire à l’intérieur des filets des sennes coulissantes pour consommer les poissons en grande concentration. Dans les années 1980 et 1990, les politiciens et pêcheurs sud-africains demandaient que les otaries à fourrure puissent être abattues, estimant que ces animaux entraient en compétition avec les pêcheries commerciales. Des études scientifiques ont toutefois monté que l’abattage des otaries à fourrure aurait en fait un effet négatif sur l’industrie de la pêche, et l’idée a été abandonnée en 1993.

220px-Phoca_vitulina_(Habor_Seal),_Point_Lobos,_CA,_US_-_DiliffLes pinnipèdes peuvent également être menacés par l’homme de manière plus indirecte. Ils sont involontairement pris dans les filets de pêche par les pêcheurs et avalent accidentellement des hameçons. La pêche au filet maillant et la senne sont des causes importantes de mortalité chez les phoques et autres mammifères marins. Les espèces communément prises dans des filets sont l’Otarie de Californie, le Phoque moine d’Hawaï, les Otaries à fourrure du Nord et les Otaries à fourrures brunes. Les pinnipèdes sont également touchés par la pollution marine. Des niveaux élevés de produits chimiques organiques s’accumulent dans ces animaux car ils sont près du sommet de la chaîne alimentaire et ont de grandes réserves de graisse. Les mères allaitantes peuvent transmettre les toxines à leur jeune. Ces polluants peuvent causer des cancers gastro-intestinaux, une baisse de la reproductivité et une plus grande vulnérabilité aux maladies infectieuses. La destruction de l’habitat de ces animaux par l’exploitation du pétrole et du gaz et les collisions avec les bateaux sont d’autres menaces liées à l’Homme qui pèsent sur ces animaux.

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Les mesures de protection pour les phoques

Posté par othoharmonie le 3 janvier 2015

 

 

RTEmagicC_9787_Weddell_seal2_txdam24483_9dd4e4C’est à cette époque également que l’opinion publique internationale commença à réagir aux massacres de bébés phoques. Les photos de la banquise rougie de sang et d’animaux matraqués et dépecés sur place firent le tour des magazines occidentaux. Les grandes organisations internationales pour la protection de la nature se penchèrent sur le problème. Cela se révéla d’une grande efficacité : le bébé phoque du Groenland attendrit l’opinion publique avec ses grands yeux bruns, et, à partir de 1984, la commercialisation des fourrures de blanchons fut presque totalement bannie et privée de ses débouchés. Mais la chasse au phoque du Groenland se pratique encore de façon industrielle dans la mer Blanche, sur les côtes canadiennes et en Norvège.

Si la chasse aux blanchons et aux « dos bleus » (bébés phoques à capuchons) a été interdite par le gouvernement canadien depuis 1988, la loi autorise en revanche le massacre de jeunes déjà sevrés ainsi que des adultes. Le phoque crabier, le léopard de mer, le phoque de Weddell, le phoque à capuchon et le phoque du Groenland font toujours l’objet d’une importante commercialisation. La convention de 1972 autorise en effet la chasse de ces animaux, mais avec certaines restrictions. Des quotas ont été fixés. La chasse aux phoques de Weddell âgés de plus de un an est interdite entre le 1er septembre et le 31 janvier (c’est-à-dire pendant la saison de la reproduction). Cette mesure vise aussi l’éléphant de mer austral et le phoque de Ross. Sous la pression de  l’IFAW (International Fund for Animal Welfare), qui a invité à plusieurs reprises des journalistes et politiciens du monde entier à observer la chasse commerciale aux phoques pratiquée au Canada, la condamnation s’est faite de plus en plus forte et des mesures d’interdiction sur les produits dérivés du phoque ont été adoptées dans un certain nombre de pays, notamment en Belgique, en Italie et aux Pays-Bas. En avril 2008, l’Union européenne envisageait de généraliser cette interdiction.

Même lorsqu’ils ne sont pas la cible des pêcheurs, il arrive que ces animaux périssent par accident ou par négligence. Ainsi, les pêcheurs de saumons de l’Alaska et de Grande-Bretagne tuent (en toute légalité) les phoques communs et les phoques gris qui s’approchent trop de leurs filets. En Norvège, c’est dans des filets à morues que les phoques du Groenland meurent noyés.

Parmi les espèces de phoques encore présentes au début des années 1900, une au moins s’est déjà éteinte : le phoque-moine des Caraïbes.

Il restait à peine une centaine d’éléphants de mer boréals à la fin du xixe siècle. Mais des mesures de protection radicales ont porté la population à 120 000 unités dans les années 1980, et elle continue d’augmenter.

Le phoque-moine de Hawaii, dont il restait 1 400 spécimens au début des années 1980, est toujours une espèce menacée.

Le phoque-moine de Méditerranée est aujourd’hui en « danger critique d’extinction ». Chassé au xixesiècle, puis victime de la destruction de son habitat, de la pollution et de la pêche, ce joli phoque, autrefois retranché sur des îlots déserts de Grèce et de Turquie, ou au fin fond des grottes de Mauritanie, a dû s’éloigner des rives. , Les effectifs restants sont estimés à moins de 500 individus éparpillés sur un immense territoire, ce qui rend leur reproduction très problématique. Une conférence internationale s’est ainsi tenue à Antalya (Turquie) en 2006 pour dresser un bilan des mesures de conservation de l’espèce prises depuis les années 1990 et a émis diverses propositions, dont la création de zones de protection avec la collaboration des communautés locales de pêcheurs. 

 

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Le phoque animal légendaire

Posté par othoharmonie le 3 janvier 2015

 

images (3)Pour les Esquimaux Inuit, le phoque est, depuis toujours, un animal légendaire, et sa pêche (ou plutôt sa chasse) est presque rituelle : patiemment, le chasseur esquimau reste des heures à l’affût près des trous pratiqués par ces mammifères dans la glace, et les harponne dès qu’ils font surface.

De nombreux contes esquimaux ont trait à l’origine des phoques. Ils tournent autour du personnage d’une jeune fille appelée tantôt « Nuliajuk » (prononcer Nooli Ah juk), tantôt Sedna. Les Inuit ont fait de Nuliajuk le plus puissant de tous leurs esprits, mère de tous les animaux et maîtresse de la mer et de la terre. Selon la légende, Nuliajuk était à la pêche avec son père lorsqu’une violente tempête, provoquée par des oiseaux qu’ils avaient offensés, mit leur bateau en péril. Pris de panique, le père décida d’offrir sa fille en sacrifice aux oiseaux et la jeta par-dessus bord. Quand elle voulut remonter dans la barque, son père lui trancha les doigts qui se changèrent en phoques.

Depuis, Sedna-Nuliajuk est la maîtresse des tempêtes et des phoques, éloignant les animaux des chasseurs quand elle est en colère. Les Esquimaux l’invoquent dans une sorte de chant magique :

« Ô Nuliajuk, déesse de la Mer, tu n’étais qu’une orpheline non désirée. Nous t’avons laissé périr.

Tu es tombée dans l’eau, et quand tu as voulu remonter dans le kayak en pleurant, nous avons coupé tes doigts. Tu as sombré dans la mer et tes doigts se sont transformés en innombrables phoques.

Toi, douce orpheline Nuliajuk, je te demande de m’envoyer un présent. Rien de la terre, mais un présent de la mer, quelque chose qui ferait une bonne soupe. Oserai-je te le dire, je voudrais un phoque ! »

 

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Origine et évolution du phoque

Posté par othoharmonie le 2 janvier 2015

 

images (2)La campagne menée par les protecteurs de la nature pour faire cesser les tueries de ces attendrissants petits phoques aux yeux bruns et à la magnifique fourrure blanche a fait du phoque du Groenland l’un des animaux les plus populaires.

En l’absence de fossiles, il est difficile de déterminer exactement son origine. Selon toute probabilité, il descendrait de petits carnivores ressemblant à la belette ou au raton laveur actuels. Il aurait conquis le milieu marin à la fin de l’oligocène ou au début du miocène, il y a environ 30 millions d’années. S’il a quitté la terre pour l’océan, c’est sans doute pour échapper à certains prédateurs terrestres et pour tirer partie des ressources alimentaires apparues le long des côtes de l’Europe et de l’Amérique du Nord, avec la circulation de ce courant froid venant du fond des océans, qu’on a appelé l’« upwelling ».

Dû à un changement climatique brutal et de grande ampleur qui a eu lieu il y a 36 millions d’années, ce phénomène a provoqué un refroidissement général de la terre et des eaux océaniques et entraîné la prolifération de plancton, puis de poissons et enfin de mammifères marins – dont les phoques. On pense que ceux-ci sont originaires d’Europe, car c’est sur ce continent qu’au miocène inférieur vivait un petit carnivore mustélidé aux mœurs aquatiques, le Potamotherium. Longtemps rattaché aux loutres en raison d’une grande ressemblance morphologique avec ces mammifères, le Potamotherium n’a été considéré comme un ancêtre commun à tous les phoques que depuis les études du paléontologue américain R. Tedford.

Deux sous-familles – les phocinés et les monachinés – sont apparues, il y a environ 20 millions d’années et ont commencé leur grand voyage. Après avoir gagné l’Amérique du Nord, elles se sont dispersées, les phocinés allant vers le nord et les monachinés vers le sud. Passés dans le Pacifique avant l’émersion de l’isthme de Panamá, les monachinés gagnèrent les mers australes en longeant les côtes sud-américaines.

Les phocinés sont restés au contraire dans l’hémisphère Nord et ont donné naissance à de multiples espèces, toutes adaptées à la vie en eaux froides. Le phoque du Groenland, qui vit aujourd’hui au Canada, au Groenland, en Norvège ou en Russie est l’une des mieux connues.

Il y a encore peu de temps, le phoque était loin d’avoir atteint la popularité des dauphins et des otaries ou même celle des grandes baleines. Longtemps seul mal-aimé parmi les mammifères marins, il est devenu aujourd’hui une vedette grâce à la campagne menée en sa faveur par les écologistes et surtout par une star internationale, Brigitte Bardot.

Longtemps négligés par les chercheurs qui les trouvaient sans doute moins fascinants que les baleines ou que les dauphins, ces mammifères marins font aujourd’hui l’objet de nombreuses études. Des données importantes ont été accumulées au cours des années de chasse intensive. En outre, grâce à l’examen des cadavres en laboratoires, le phoque du Groenland est considéré comme l’espèce de phocidés la mieux connue du point de vue biologique : sa croissance, sa reproduction et son alimentation sont bien inventoriés. Certains chercheurs s’intéressent davantage à des espèces particulières : les éléphants de mer et les veaux marins sont étudiés à l’université de Santa Cruz, en Californiele phoque gris et le phoque commun à images (3)l’université d’Édimbourg, les phoques de l’Antarctique à Sydney, en Australie. En France, le L.E.M.M. (Laboratoire d’Étude des Mammifères Marins) d’Océanopolis-Brest mène des travaux sur la colonie de phoques gris de Bretagne et de l’archipel de Molène en particulier. Par ailleurs, le SEaOS (Southern Elephant Seals as Oceanographic Samplers) est un programme international et interdisciplinaire lancé dans le cadre de l’année polaire 2007-2008, destiné à mieux comprendre les interactions entre l’éléphant de mer austral et son environnement. Le suivi des populations à partir de balises Argos ou GPS, permet à la fois de mieux étudier le comportement de l’animal et de récolter des données océanographiques dans des zones difficiles d’accès. Les scientifiques cherchent aussi à déterminer dans quelle mesure la réduction de la banquise, due au réchauffement climatique, influe sur le mode de vie de cette espèce et pourrait être responsable du déclin actuel de ses effectifs..

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LE PHOQUE, Une mystérieuse boussole

Posté par othoharmonie le 2 janvier 2015

 

 

BBeGb79La plupart des phoques rejoignent leur zone d’alimentation dès la mi-juin. Seuls les jeunes nés dans l’année émigrent plus tard. Certains resteront même tout l’hiver à proximité du Groenland.

À les voir se déplacer par bandes plus ou moins nombreuses, ces phoques font penser à des troupes de marsouins. Mais le trajet suivi est incroyablement précis, si l’on songe à la distance parcourue : certains animaux peuvent couvrir plus de 5 000 km… Comment se dirigent-ils ? Cette question n’a pas été entièrement élucidée. L’œil du phoque est sans doute attiré par la couleur bleu-vert des eaux côtières, ce qui l’empêche de se perdre en haute mer. Mais comment peut-il garder son cap ? Sur ce point le phoque du Groenland conserve encore son secret. Diverses hypothèses ont été émises : le phoque serait guidé par les changements de température dus au mouvement des glaces, ou encore par le vent (c’est l’opinion du biologiste américain Sergeant). Norris, un autre chercheur, pense, lui, que l’animal suit tout simplement son instinct : les jeunes ne trouvent-ils pas leur route sans l’aide de phoques plus âgés ? Et n’arrive-t-il pas que de vieux mâles solitaires se remettent sur le bon chemin après un accident de parcours ?

Au cours des migrations saisonnières, les mauvaises rencontres ne manquent pas. De tous les prédateurs, l’homme est toutefois le plus redoutable. Les Canadiens et les Norvégiens sont les plus grands amateurs de phoques. Les Esquimaux et autres habitants de l’Arctique consomment la viande de cet animal et se servent de sa fourrure pour confectionner des vêtements.

En pleine mer, les phoques peuvent aussi être la proie des orques, redoutables prédateurs marins. Sur terre, ils sont plus à l’abri, car ils s’isolent du continent, préférant les glaces flottantes à la banquise. Ils évitent ainsi les attaques des ours polaires, friands de jeunes phoques.

La richesse exceptionnelle des eaux froides permet à toutes les espèces animales de survivre sans conflits entre les différentes espèces de phoques, ou entre ces dernières et d’autres cétacés comme la baleine, le bélouga et le narval. Si, dans l’Antarctique, le phoque-léopard de mer est capable de dévorer d’autres pinnipèdes, dans l’Arctique on ne trouve pas ce genre de super-prédateur. À l’exception peut-être du morse, qui, de temps à autre, n’hésite pas à s’attaquer à un jeune phoque du Groenland.

Selon une étude menée au Canada, les phoques auraient besoin pour subsister de 2 millions de tonnes d’aliments par an – dont 500 000 tonnes de capelans et 20 000 tonnes de harengs. Une concurrence redoutable pour les navires-usines de Russie ou du Japon. Les pêcheurs souhaiteraient donc voir diminuer le nombre de phoques, espérant ainsi que leurs pêches augmenteront… Mais c’est oublier que le phoque du Groenland fait partie d’un vaste système écologique. Diminuer le nombre de phoques donnerait lieu à une augmentation du nombre de grandes baleines, se nourrissant elles aussi de capelans et de krill, dont elles consomment d’énormes quantités. La diminution en krill des eaux arctiques empêcherait plusieurs populations de poissons – dépendantes de cette nourriture – de se développer. On voit bien, par ce schéma rapide, que la pyramide écologique de l’Arctique est trop fragile pour être encore ébranlée par l’homme.

 

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La naissance des blanchons

Posté par othoharmonie le 1 janvier 2015

 

PhoquesIDMÀ la fin février, de retour sur les glaces du sud de l’Arctique, les femelles cherchent un endroit pour donner naissance à leur petit. Si les conditions climatiques sont trop mauvaises ou si la banquise n’est pas encore assez épaisse, elles peuvent, grâce à leur constitution physiologique, retarder l’accouchement. À l’approche de la mise bas, les femelles se rassemblent : des groupes allant de 5 000 à 6 000 mères peuvent se concentrer sur 2 km2 de banquise… La délivrance, qui a lieu le plus souvent la nuit ou très tôt le matin, est très rapide – certaines ne durentpas plus de 15 à 40 secondes. Le cordon ombilical se rompt de lui-même pendant, ou juste après, l’accouchement. Les enveloppes placentaires sont expulsées dans la demi-heure.

Grosse boule de poils mouillés, le nouveau-né a de grands yeux bleus qui prendront, au bout de 3 ou 4 jours, une teinte brune. Et l’éclatante blancheur de son pelage lui vaut le surnom de « blanchon ».

Un ennemi mortel : le froid

À sa naissance, le jeune phoque passe de l’utérus maternel dont la température est de 37 °C, à un milieu extérieur, dont la température varie de – 15 °C à + 5 °C. Et il lui faut affronter, en outre, des vents glacés. Dépourvu de la couche de lard qui protège les phoques plus âgés, il grelotte pendant 3 ou 4 heures, jusqu’à ce que son pelage soit sec et isolant. Ces tremblements génèrent une chaleur interne et lui permettent de se réchauffer. Malheureusement, cela s’avère insuffisant en cas de pluies diluviennes et de nombreux petits meurent alors de froid.

Dès la naissance, la maman phoque caresse du bout du nez son petit et le renifle, signe de reconnaissance. L’allaitement commence dans les deux heures qui suivent. Le lait de la mère est très riche en matières grasses (25 % au début de l’allaitement, 40 % à la fin, alors que le lait de vache, par exemple, n’en contient que 5 %). Grâce à cette nourriture particulièrement riche, le poids du blanchon augmente ainsi de 2,5 kg par jour, pendant la période de lactation – qui dure en moyenne 9 jours –, passant de 11-12 kg à la naissance à 30-40 kg au moment du sevrage. Une grande partie de ce gain de poids se retrouve sous forme d’un épais tissu graisseux sous-cutané qui offre au petit phoque une protection efficace contre le froid.

En cas de danger, le blanchon se fige sur la glace et ne bouge plus. Une immobilité qui a largement facilité le travail des chasseurs, d’autant que la mère accourt rarement à son secours si elle est elle-même menacée et se trouve dans l’eau. Quand elle est sur la glace, il lui arrive de défendre sa progéniture, mais aussi de s’enfuir ou de s’immobiliser à son tour. Au cours de sa deuxième semaine, le jeune est sevré. Brutalement abandonnés par leur mère, les blanchons se serrent alors les uns contre les autres, sur la glace, en poussant des cris semblables aux pleurs de bébés humains. Désormais, il va leur falloir se débrouiller seuls dans la vie.

La couche de lard située sous la peau du phoque peut dépasser 10 cm chez les jeunes tout juste sevrés, tandis que, chez l’adulte, le maximum – atteint à la fin de l’hiver – n’est que de 8 cm. Cette protection aide les bébés à affronter leur premier printemps, alors qu’ils sont encore trop maladroits pour chasser. Très mince à hauteur de la tête, l’épaisseur du lard est plus importante au milieu du corps que vers les nageoires, et elle varie selon les saisons.

A sa naissance, le jeune phoque du Groenland a une fourrure blanche et bouclée, un peu comme celle du bébé caniche. Une mue a lieu ensuite tous les ans. Elle dure entre 2 et 4 semaines, en mars et avril. Les jeunes d’un an échangent leur pelage argenté contre une fourrure tachetée, caractéristique de l’âge juvénile. Le pelage des adultes – blanc jaunâtre ou grisâtre, avec une tête noire ou brune, des taches sombres au niveau des nageoires postérieures et une sorte de lyre ou de fer à cheval sur le dos – fait penser à celui du fox-terrier. Il n’apparaît pas avant 8 ou 9 ans chez les mâles et parfois pas avant 20 ans chez les femelles.

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LE PHOQUE Des amours brèves mais tumultueuses

Posté par othoharmonie le 1 janvier 2015

 

1024px-Harbor_Seal_(Phoca_vitulina)_03Arrivant du Nord après une migration de plusieurs milliers de kilomètres, les femelles reviennent à proximité des glaces flottantes où elles sont nées cinq ou six ans auparavant. Elles ont atteint l’âge de la maturité sexuelle (5 ans et demi en moyenne). C’est le mois de février, et bon nombre d’entre elles attendent un petit qui naîtra quelques jours après leur arrivée.

Elles s’installent massivement (leur nombre peut atteindre 3 000) sur des glaces flottantes assez épaisses – au minimum 25 cm d’épaisseur –, non loin de chenaux qui leur assurent un accès rapide à la pleine mer, en cas de danger. Si les icebergs ont tendance à fusionner, elles creusent ce qu’on appelle des « trous de respiration » en donnant de grands coups de tête dans la glace nouvellement formée. Ces orifices mesurent en général, à la surface, entre 80 et 90 cm de diamètre et s’élargissent en profondeur. Les phoques s’en servent tantôt pour se rendre à la mer, tantôt, lorsqu’ils sont dans l’eau, pour y respirer. Contrairement à ce qui se passe chez les phoques de l’Antarctique, plus de 40 animaux peuvent partager le même trou…

La biologie du phoque du Groenland est aujourd’hui bien connue grâce aux travaux menés depuis les années 70 par le biologiste canadien K. Ronald, professeur à l’université de Guelph, au Canada. Selon ces études, la femelle a un seul œstrus par an. Lorsqu’elle est déjà mère, celui-ci se produit 2 semaines après la mise bas et coïncide avec la fin de l’allaitement. L’accouplement a le plus souvent lieu quelques jours après le sevrage du jeune, soit 2 à 3 semaines après sa naissance.

Les mâles se rassemblent avant l’accouplement

Début mars est la grande période du rut, et les mâles – sexuellement mûrs dès l’âge de 4 ans, même s’ils attendent généralement d’avoir 7 ans pour s’accoupler – acquièrent alors une forte odeur musquée. Toutefois, dès avril, leurs glandes reproductrices régressent ; leur activité sexuelle ne dure que 4 à 8 semaines par an, d’où la brève saison des amours.

Très courte, mais mouvementée, celle-ci commence par le rassemblement des mâles. À la surface de l’eau, tout autour des glaces flottantes sur lesquelles les femelles se sont installées, ils sautent et virevoltent, ou se lancent dans des rondes et des courses frénétiques en direction de l’élue. Toutes ces démonstrations ont le même but : attirer l’attention des femelles. Celles-ci répondent en adoptant une position particulière : elles arquent le dos, rejettent la tête en arrière et dressent en l’air leurs nageoires postérieures…

Les accouplements ont surtout lieu sous l’eau chez les phoques du Groenland qui vivent dans le golfe du Saint-Laurent, et plutôt sur la glace chez les autres groupes.

Les phoques du Groenland sont sexuellement actifs jusqu’à leur mort, vers 30 ans. Les femelles donnent naissance à un jeune par an, après une gestation apparente de 11 mois et demi, qui ne dure en fait que 7 mois et demi, grâce au phénomène de nidation différée. Après quoi, les mâles se regroupent, repartent pour le Nord en quête de nourriture, suivis par les femelles, puis par les jeunes.

 

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UNE VIE DE PHOQUE

Posté par othoharmonie le 30 décembre 2014

 

290px-Erignathus_barbatus_1996-08-04Des journées entières dans l’eau glacée

Excellent nageur, le phoque du Groenland passe l’essentiel de son temps dans l’eau. Il y chasse, y voyage, s’y repose. Lorsque le ciel est dégagé, les femelles aiment, certes, monter sur la glace et prendre un bain de soleil. Mais, dès qu’arrivent le vent, le brouillard ou la neige, elles se réfugient aussitôt dans la mer.

Un nageur rapide

Tout dans la morphologie du phoque du Groenland indique une bonne adaptation à la vie aquatique : la ligne fusiforme du corps, l’extrémité pointue du museau et l’absence d’appendices externes – le phoque n’a pas de pavillon auriculaire et ses organes génitaux sont internes. Sa vitesse à la nage atteint 20 km/h.

Si ses membres antérieurs et postérieurs sont transformés en nageoires, le phoque a un train arrière qui rappelle son appartenance aux pinnipèdes, animaux amphibies. Cette classification est désormais obsolète mais certains auteurs conservent le nom de pinnipèdes pour désigner une super famille spécifique. Les phocidés sont ainsi classés dans le sous-ordre des caniformes et dans l’ordre des carnivores au même titre que neuf autres familles, dont les otaridés mais également les ursidés et les canidés. Dans l’eau, le phoque se propulse grâce aux mouvements coordonnés de ses nageoires postérieures et aux ondulations latérales de son corps. Ses nageoires antérieures lui servent, elles, surtout pour changer de direction. Lorsqu’il se repose dans l’eau, il adopte soit la position dite « en chandelle », soit celle horizontale dite « du crocodile » : les nageoires écartées assurent un équilibre stable, le museau, le dos et la queue affleurant à la surface.

Les phoques sont des mammifères amphibies au même titre que les otaries. La principale différence entre les deux réside dans la forme de leur train arrière. Les otaries ont gardé la possibilité de se déplacer « à 4 pattes » en se servant de leurs nageoires postérieures, qu’elles peuvent replier sous leur corps. Les phoques, beaucoup plus adaptés au milieu aquatique, ne se servent de leurs nageoires postérieures que pour nager. Celles-ci restent dans le prolongement du corps et ils doivent ramper quand ils se déplacent sur terre.

Un jeûne de 65 jours

alt=Description de cette image, également commentée ci-aprèsTrès actif, le phoque du Groenland consacre une partie importante de ses journées à chasser. Son régime alimentaire se compose essentiellement de poissons de surface (capelans, harengs), de céphalopodes (calmars), de crustacés (crevettes, crabes, homards) et accessoirement de poissons de fond (carrelets et morues). Mais ce régime varie beaucoup selon les saisons, les disponibilités locales, l’âge et le sexe de l’animal. C’est ainsi que les jeunes phoques juste sevrés et encore malhabiles dans l’eau restent en surface et se nourrissent, à la façon des baleines, de crustacés planctoniques ou de petits poissons comme les morues polaires. En outre, les quantités absorbées se réduisent considérablement lors des migrations de printemps et d’automne, ainsi que pendant la mue. Pour les femelles, la nourriture diminue durant la mise bas et l’allaitement. Plusieurs biologistes nord-américains, comme K. Ronald et D. Sergeant, ont estimé que, par an, un phoque consommait 800 kg de nourriture (presque 2 % de son poids par jour) et jeûnait environ 65 jours.

Les petites proies sont attrapées et avalées par succion ; les gros poissons sont ramenés à la surface, découpés en bouchées et avalés. Les phoques ne mâchent pas !

 

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Bébés phoques : Brigitte Bardot

Posté par othoharmonie le 30 décembre 2014

 

images (4)L’Union européenne fermera, en 2010, son marché aux importations de peaux et produits dérivés du phoque, une chasse jugée « répugnante » et « cruelle » par la Commission. Le Parlement européen a, en effet, définitivement adopté aujourd’hui un règlement en ce sens, par une écrasante majorité de 550 députés contre 49. Les eurodéputés ont eu droit à des images particulièrement violentes diffusées par les amis des phoques -un camion surmonté d’un écran géant à l’entrée du siège de Strasbourg- pour les convaincre du bien-fondé de cette interdiction… Une décision qui fait le grand bonheur de l’ancien « sex-symbol » des années 60 qui a, depuis, épousé la cause des pinnipèdes : « c’est une victoire sur la barbarie », s’est félicitée Brigitte Bardot. « Je suis très émue » par cette décision, « aboutissement d’un combat épuisant mené sans relâche depuis 30 ans ». Les États-Unis, depuis 1972, et le Mexique, depuis 2006, appliquent le même boycott.

Le Canada, premier exportateur mondial, a déjà menacé de porter plainte devant l’OMC, estimant qu’il pratique une chasse « sans cruauté et durable », il faut oser. Il faut cependant noter que si la chasse est cruelle, les phoques ne sont pas une espèce menacée : sur 16 millions de phoques de 30 espèces, 900.000 sont abattus chaque année à des fins commerciales, le Canada en tuant 300.000 à lui tout seul.

Seules exceptions à cet embargo, la vente « à des fins non lucratives » provenant de la chasse traditionnelle pratiquée par les Inuits. De même, l’abattage afin de « réguler » les colonies restera autorisé en Europe (Norvège, Suède, Ecosse), tout comme la vente sur-place des produits de ces phoques. Il faut bien voir que ce marché représente peu de chose dans les relations entre le Canada et l’Union : 4,2 millions d’euros sur les 25 milliards d’échange commerciaux. Les peaux servaient à fabriquer sacs, chapeaux et gants et le reste de l’animal fournissait viande, huile, organes et graisses utilisées dans les produits pharmaceutiques présentés comme suppléments d’acide gras oméga 3…

http://bruxelles.blogs.liberation.fr/coulisses/2009/05/b%C3%A9b%C3%A9s-phoques-brigitte-bardot-vote-oui-%C3%A0-leurope-.html

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LA MENACE DES PHOQUES

Posté par othoharmonie le 30 décembre 2014

UN FORUM A VOTRE DISPOSITION sur La Vie Devant Soihttp://devantsoi.forumgratuit.org/

Si le premier combat mené par Brigitte Bardot vise la mise à mort des animaux en abattoirs (dès 1962), son combat contre le massacre des phoques au Canada est celui qui a eu le plus gros retentissement international.

images (3)Chasse cruelle

La chasse aux phoques est l’une des dernières chasses commerciales à utiliser un gourdin bien que le fusil soit aussi autorisé. Elle est encadrée par le règlement sur les mammifères marins qui stipule notamment que : « Quiconque frappe un phoque à l’aide d’un gourdin ou d’un hakapik doit le frapper sur le front jusqu’à ce que le crâne soit écrasé et vérifier manuellement que tel est le cas ou le soumettre à un test de réflexe de clignement  pour confirmer qu’il est mort avant de passer à l’abattage d’un autre phoque. »

S’il y a un clignement des yeux, le chasseur doit immédiatement frapper le front de l’animal jusqu’à ce que le crâne de l’animal soit écrasé et qu’un nouveau test de réflexe confirme la mort, de même, « il est interdit de commencer à écorcher ou à saigner un phoque avant d’avoir confirmé sa mort au moyen d’un test de réflexe de clignement »… Or, une équipe internationale de vétérinaires a déterminé (en 2005) que 42 % des cadavres de phoques qu’ils avaient examinés avaient été dépouillés de leur pelage alors qu’ils étaient encore vivants !

Image de prévisualisation YouTube

 

Chasse inutile

Il nous est parfois reproché de lutter contre la chasse aux phoques alors que c’est une pratique ancestrale permettant la survie des populations inuits. Or, nous avons toujours veillé à dissocier la chasse commerciale à la chasse traditionnelle pratiquée par les populations Inuits qui ne porte pas sur les bébés phoques et ne touche, effectivement, qu’un nombre limité d’adultes. Les intérêts de ces populations ne sont donc pas affectés par nos actions.

Les pêcheurs invoquent l’influence des phoques sur le déclin de la population de morue or les phoques mangent de multiples espèces de poissons dont certains sont, eux-mêmes, prédateurs des morues. En outre, il est très difficile d’estimer la quantité de poissons consommés par les phoques. Il est donc impossible de condamner le phoque comme destructeur des populations de morues.

Le corps d’un phoque est exploitable dans sa totalité : peau, huile et viande. Or on observe que les chasseurs dépècent les phoques sur place et laissent les corps sur la banquise. Le gouvernement admet cet état de fait et interdit la chasse dans le seul but de prélever un organe du phoque mais paradoxalement l’excuse en indiquant que les corps sont consommés par des détritivores marins (crustacés, oiseaux et poissons).

L’Europe sensible aux arguments de la Fondation Brigitte Bardot

En 2009, l’Union européenne adopte l’interdiction d’importer et de commercialiser les produits issus des phoques et otaries (l’ensemble des pinnipèdes).

Pour retrouver l’historique de cette victoire :

http://www.fondationbrigittebardot.fr/international/animaux-sauvages/phoques/le-combat-dune-vie

 

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Entre le phoque et l’otarie

Posté par othoharmonie le 28 décembre 2014

 

Le phoque et l’otarie sont tous deux des mammifères marins au corps fuselé, aux membres antérieurs développés en nageoires, à la tête ronde et aux grands yeux noirs. Leur vue est d’ailleurs adaptée à la vision dans l’eau comme sur terre.

phoque-otarie-gd

Pour différencier un phoque d’une otarie, il faut savoir que le phoque ne possède pas de pavillon au niveau de l’oreille. En dehors de l’eau, le corps de l’otarie peut se redresser sur les nageoires antérieures longues et puissantes, au contraire du phoque. Tandis que l’otarie marche et bondit à quatre pattes sur terre, ce qui lui permet une certaine aisance et rapidité de mouvement, le phoque rampe.

Les 2 animaux ont également dans l’eau une façon différente de se déplacer. Bien sûr ils nagent, mais le phoque se propulse grâce à ses nageoires postérieures dans un mouvement équivalent à celui de la grenouille ou par un mouvement ondulatoire. A l’inverse, l’otarie se sert de ses grandes nageoires pectorales comme d’avirons et de ses nageoires postérieures comme de gouvernail.

Enfin, à l’état sauvage, leur répartition géographique varie : on retrouve le phoque dans les eaux tempérées et subarctiques alors que l’otarie vit près des mers australes et Pacifique.

En proportions

On compte 18 espèces différentes de phoques. Le plus répandu, le phoque commun, mesure environ 1,55 m pour le mâle et 1,45 m pour la femelle et pour des poids respectifs de 90 et 70 kg. On compte 14 espèces d’otarie dont la plus imposante est l’otarie de Steller dont le mâle peut mesurer près de 3 m et peser 900 kg.

 

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le bébé phoque

Posté par othoharmonie le 28 décembre 2014

Le blanchon est le petit du phoque (loup-marin), également appelé « chiot » ou « veau ».

220px-Blanchon-idlm2006Le terme « blanchon » évoque l’épais pelage blanc qui sert au jeune phoque à se dissimuler sur la banquise ou les glaces marines les premiers mois de sa vie, où il demeure très vulnérable et dépendant. Le blanchon y est allaité pendant quelques semaines, jusqu’à ce qu’il se munisse d’un poil imperméable lui permettant de nager, coloré de différentes teintes de gris selon les espèces. Quand la mère chasse, le petit se retrouve régulièrement isolé sur la banquise, parfois pendant plusieurs heures. S’il sent une menace, il se fige dans l’espoir de passer inaperçu dans la neige – ce qui ne le protège en fait guère de l’excellent flair des ours polaires. S’il est attaqué par un prédateur ou un homme, la mère ne vient généralement pas le protéger, ce qui en fait une proie d’autant plus facile.

On appelle affectueusement les blanchons « bébés phoques », ces derniers jouissant d’un statut particulier dans l’opinion publique et les campagnes publicitaires animalistes.

La chasse facile et sanglante de cet animal vulnérable pour sa belle fourrure blanche a éveillé de nombreuses indignations, et plusieurs personnalités telles que Paul Mc Cartneyou en France Brigitte Bardot militent pour son interdiction. De très nombreuses pétitions ont été lancées à travers le monde, dont une en Russie qui a réuni 400000 signatures. En conséquence de ces engagements, la chasse au blanchon est interdite dans plusieurs pays, notamment au Québec depuis 1985 et au Canada depuis 1987. La Russie décrète l’interdiction de la chasse aux « phoques de moins d’un an » en 2009, puis l’interdiction du commerce des peaux de phoques. Le 25 octobre 2010, la Cour de Justice de l’Union européenne a décrété l’embargo européen des produits provenant de la chasse commerciale des phoques.

 

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Le phoque moine de Méditerranée

Posté par othoharmonie le 28 décembre 2014

 

 

DioramaMonachusPrésentation :

Le monachus monachus est aussi appelé phoque moine de Méditerranée. Il est de la famille des pinnipèdes, qui comprend les otaries, les morses et les phoques.

Le monachus monachus est sans nul doute, l’espèce la plus menacée de cette famille.

Localisation :

Autrefois, le monachus monachus peuplait toute la Méditerranée et une partie des côtes africaines.
Aujourd’hui, il n’y en aurait pas plus de 200 dans la Méditerranée. Il fait partie de l’une des 10 espèces les plus menacées au monde…

Menaces :

Plusieurs facteurs sont responsables de la diminution des phoques moines de Méditerranée et malheureusement, dans bien des cas, l’homme est responsable des misères que connaît ce sympathique animal.

  • La pollution de la mer Méditerranée est en constante augmentation ces dernières années et cause de véritables désastres dans les populations de phoques. Elle est responsable de maladies qui affaiblissent l’organisme des monachus monachus. 
  • L’omniprésence de l’homme et du tourisme sur les plages de Méditerranée a poussé le phoque à quitter son milieu naturel. En effet, ce timide animal ne supporte pas notre présence et l’agitation qu’elle amène. Les femelles ont ainsi cessé de mettre bas sur des plages, elles donnent désormais naissance au bord des falaises et dans des cavités rocheuses sous le niveau de la mer. Ces endroits sont trop dangereux pour les petits et les tempêtes font des ravages dans les portées de nouveaux-nés. 
  • La surpêche a aussi vidé la mer de ses poissons et a rendu les conditions de vie des monachus monachus difficiles durant certaines périodes de l’année. De plus, il arrive que des pêcheurs frappés par l’ignorance tuent gratuitement cet animal parce qu’il constituerait un rival néfaste pour la pêche, ce qui est absolument faux aux vues des populations de phoques moines restantes. 
  • Les filets de pêches causent aussi occasionnellement des morts…

 

Effort de conservation :

Quelques associations pour la protection des monachus œuvrent pour sauvegarder leurs dernières zones de reproduction connues. Elles procèdent à des comptages et des campagnes de communication pour sensibiliser les populations locales au sort des phoques. De plus, des zones de protections marines et côtières ont vu le jouren Grèce, en Turquie et en Mauritanie pour sauvegarder quelques individus parsemés…

Ce qu’il faudrait au monachus c’est un programme de protection regroupant l’ensemble des acteurs de Méditerranée. Ainsi qu’un programme de reproduction pour grossir les populations qui sont tombées à des seuils critiques. Les phoques pourraient disparaître en quelques années si une épidémie ou une catastrophe naturelle venait à les frapper.

Reproduction :

Chaque femelle donne naissance à un seul petit. Les portées arrivent entre avril et juillet au terme d’une gestation de 11 mois. A sa venue au monde, le petit phoque moine ne dépasse généralement pas le mètre de long mais il pèse déjà entre 10 et 20 kilos.
Il têtera sa mère pendant les deux premiers mois de sa vie et il ne lui faudra pas moins de deux semaines pour quadrupler son poids de naissance. Au bout de 5 ans, les jeunes monachus monachus atteindront leur majorité sexuelle.

En savoir plus :

alt=Description de cette image, également commentée ci-aprèsSa taille varie généralement de 2 à 3 mètres, de la nageoire à la tête et son poids est compris entre 200 et 310 kilos pour les plus gros spécimens.
Comme tous les phoques, il se nourrit principalement de poissons mais les crustacés, les poulpes, les langoustes, les homards, les seiches et occasionnellement les algues font aussi parties de son régime alimentaire. Il doit ingurgiter 15 kilos de nourriture chaque jour pour subvenir à ses besoins énergétiques.

Contrairement à ses congénères, ce phoque n’est pas friand des eaux froides du grand nord. Il préfère s’installer dans les climats tempérés où les eaux sont plus chaudes. On s’est aperçu qu’une partie de la population de phoques moines de Méditerranée a réussi l’exploit de traverser l’océan atlantique pour fonder une nouvelle colonie, le phoque moine des caraïbes. Puis, suite au canal de Panama, une nouvelle colonie à vue le jour sur les côtes hawaïennes. Mais c’était en des temps plus heureux pour les phoques moines. Aujourd’hui, pour les mêmes raisons que leurs cousins de Méditerranée, les phoques moines d’Hawaï sont en danger critique d’extinction. Il n’en resterait pas plus d’un millier. Et pour les monachus des caraïbes, la situation est désastreuse. L’espèce est aujourd’hui éteinte. Ce constat est tombé en 2008 après 5 années de recherche sans succès…

 

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Bébé phoque dans le port du Havre

Posté par othoharmonie le 27 décembre 2014

 

sampi-chene-port-le-havre-phoque-bebe-630x0Une bébé phoque avait été retrouvé dans le port du Havre le 14 juillet 2014. Même s’il va mieux, rien n’est gagné pour Sampi, toujours en convalescence à Allouville-Bellefosse.

Le 14 juillet 2014, des promeneurs avaient trouvé un bébé phoque dans le port du Havre. Très affaibli, il avait été pris en charge par l’association CHENE (Le Centre d’hébergement et d’études sur la nature et l’environnement, à Allouville-Bellefosse, association qui soigne, puis relâche tout animal sauvage en détresse). Sampi – c’est son nom – est encore en convalescence : rien n’est gagné.

Désormais dans la piscine, avec les autres

Le petit phoque apprend désormais à manger des poissons entiers, dans la piscine, indique un des soigneurs. Il a été placé en quarantaine pendant près de 3 semaines, et peut désormais s’intégrer au groupe des autres petits phoques (également abandonnés). L’entente est assez cordiale car les phoques sont habitués à vivre en colonie.

« Désormais, même si elle est encore très affaiblie, Sampi peut aller dans le bassin et manger seule. Avant, on lui donnait à manger, de la bouillie de poisson, seulement par intubation. Nous restons très vigilant, on ne sait jamais ce qu’il peut se passer, et la femelle reste fragile », précise le soigneur de Sampi. 

Le bébé phoque ne pèse aujourd’hui que 10kg, ce qui est peu pour un jeune âgé de 3 mois. Ses autres compagnons, également recueillis par l’association, sont plus dynamiques. Avant de repartir dans la Manche, le jeune phoque devra peser au moins 40 kg. Le grand départ est prévu pour septembre, si tout se passe bien.

http://www.dailymotion.com/video/x2335y9

Les phoques seront relâchés dans la Manche par groupe. Ils seront « bouclés », c’est-à-dire qu’ils porteront une boucle avec un numéro rappelant leur passage au CHENE. Un référencement qui permet de retrouver, des années plus tard, des anciens phoques, passés par le centre de soins.

http://www.76actu.fr/bebe-phoque-dans-le-port-du-havre-sampi-toujours-en-convalescence_87456/

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Un phoque dans la Seine

Posté par othoharmonie le 27 décembre 2014

 

Depuis une quinzaine de jours, un veau marin a posé ses valises à Tourville-la-Rivière, entre Elbeuf et Rouen. Des dizaines de témoins l’ont aperçu. Il ne serait pas seul…

La Seine, un camp de vacances pour veaux marins ? Depuis le début du mois d’août 2014, depuis le pont entre Oissel et Tourville-la-Rivière, près de Rouen, plusieurs témoins ont signalé la présence d’un « phoque commun », sur l’île Adam ou sur l’île aux Bœufs, dans la Seine.

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Le lundi 18 août, une habitante avait même réussi à photographier l’animal qui, farouche, avait tendance à plonger lorsqu’il apercevait des curieux. Nos collègues du Journal d’Elbeuf ont tout de même réussi à l’approcher pour une séance photos.

Il a traversé Rouen…

Habitués de la baie de Somme, occasionnellement visibles dans l’estuaire de la Seine (récemment, un bébé phoque a été retrouvé au Havre et pris en charge par une association), les phoques explorent régulièrement les fleuves. Un veau marin, dans la Seine, n’est donc pas une chose impossible. Mais le retrouver si loin de l’estuaire est rare. D’autant que pour arriver à Tourville-la-Rivière, il a dû traverser (incognito) Rouen…

Certains témoins font état d’un deuxième animal, plus petit mais aussi de couleur plus foncée, qui se trouverait aussi dans le même secteur.

http://www.normandie-actu.fr/

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Le Phoque gris

Posté par othoharmonie le 27 décembre 2014

 

290px-Halichoerus_grypus_He3Le phoque gris est un mammifère carnivore, de la famille des phocidés. Halichoerus grypus (phoque gris) est la seule espèce du genre Halichoerus. Le phoque gris et le veau marin sont les seules espèces de phoques qu’il est possible d’apercevoir sur certaines plages du Nord et du Nord-Ouest de la France.

Le phoque gris mâle peut atteindre une longueur de 4 m et une masse de 1/2 tonne tandis que la femelle atteint 2,2 m et 190 kg. Leur corps est trapu et fusiforme. Leurs yeux sont relativement petits par rapport au reste du corps. Les pattes sont palmées, larges, courtes et épaisses.

La coloration du phoque gris présente une variété de tons de gris avec un dimorphisme sexuel visible. Les mâles ont une fourrure à poils courts gris foncé presque noir parfois avec des taches plus claires, les femelles étant plus claires avec des taches foncées.

Le jeune, qui à la naissance mesure entre 90 et 105 cm et pèse de 11 à 20 kg, est couvert d’un fin pelage laineux blanc (lanugo), ce pourquoi on le nomme parfois «blanchon». Ce dernier grandira assez rapidement, gagnant de 1,2 à 2 kg par jour.

Certaines femelles atteignent la maturité sexuelle à 3 ans, mais la plupart ne l’atteindront qu’à leur cinquième année. Les mâles, eux, sont sexuellement matures entre 3 et 4 ans, mais s’accouplent rarement avant l’âge de 8 ans, en raison de la compétition pour les femelles. Une fois assez gros pour maintenir un harem en tenant les autres mâles à l’écart, le phoque gris s’accouple avec autant de femelles que possible. La période de reproduction varie selon les régions. Par exemple, sur les côtes de Grande-Bretagne, les accouplements ont lieu entre septembre et décembre, alors que sur les côtes canadiennes, c’est entre décembre et février que ces phoques procréent. Après une période de gestation durant généralement 11,3 mois, incluant la période dediapause du blastocyste), les femelles mettent bas sur la terre ferme ou sur la glace. Elles mettent au monde un petit, parfois deux. Les chiots sont allaités pendant trois semaines environ, à la suite desquelles ils perdent leur lanugo, fourrure douce et soyeuse de couleur crème.

Le phoque gris réside dans l’Atlantique Nord, dans les eaux subarctiques et tempérées froides. On le retrouve en Amérique du Nord, en Europe du Nord et en mer Baltique.

En Europe, les grandes colonies sont situées en Angleterre, en Irlande et en Écosse.

En France, il existe des petites colonies sur les côtes bretonnes et plus particulièrement sur l’archipel de Molène et l’archipel des Sept-Îles. Des phoques gris ont été observés dans la partie est de la Manche depuis une dizaine d’années et dans la zone sud du golfe de Gascogne. A l’intersection de la Manche et de la mer du Nord, autour du cap Gris-Nez, presque toutes les criques ont été occupées par au moins une femelle phoque à l’été 2009, notamment devant Audresselles. À la fin de l’été, certaines ont côtoyé et suivi de très près de nombreux baigneurs avec lesquels, en l’absence de mâle de leur espèce, certaines semblaient chercher à s’accoupler.

La présence du phoque gris est attestée en France depuis le xviiie siècle, mais il est probablement présent depuis des milliers d’années.

Cette espèce est également présente dans les eaux de côte est canadienne, où elle est assez commune.

Longtemps chassé par l’Homme pour sa fourrure et sa graisse, notamment au XIXe siècle, le phoque gris a disparu de nombreuses régions de son aire normale de répartition. Il est actuellement protégé par des réglementations nationales et internationales, mais continue à souffrir de prises involontaires, de braconnage (tir au fusil) et de la pollution (du fait de sa position dans le haut de la chaîne alimentaire, son organisme est particulièrement chargé en polluants marins).

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Le phoque appelé commun

Posté par othoharmonie le 25 décembre 2014

290px-Phoca_vitulina_heLe phoque commun  est un mammifère carnivore, de la famille des phocidés. Son espérance de vie peut atteindre 25 ans pour le mâle et 35 ans pour la femelle, avec des variations importantes selon les zones de vie et les sous-populations ou sous-espèces.

Ce terme de « veau marin » n’est réservé qu’à cette espèce de phoque, et ne doit pas être confondu avec « veau de mer » qui désigne aussi le requin taupe.

Quand l’eau monte, il adopte une position typique en « arc » ou « banane », tête et nageoires hors de l’eau, probablement pour diminuer la perte de calories des parties de son corps les moins protégées par la graisse.

Sous-espèces : source wikipedia

  • Phoca vitulina concolor, qui vit sur les côtes islandaises, de l’est du Groenland, et de l’est de l’Amérique du nord (du Canada jusqu’aux États-Unis).
  • Phoca vitulina mellonae, qui est une espèce des eaux douces des lacs et rivières du nord du Québec (péninsule d’Ungava) et de l’amont de la baie d’Hudson et de la baie James
  • Phoca vitulina richardii, qui vit devant le littoral du Pacifique en Amérique du nord (de l’Alaska au Mexique)
  • Phoca vitulina stejnegeri, qui fréquente les côte ouest de l’océan pacifique (îles Kouriles, Kamtchatka, Japon…).
  • Phoca vitulina vitulina, qui ne fréquente que les côtes européennes atlantiques, du Portugal à la mer de Barents au nord.
  • Phoca vitulina mellonae, qui est un des rare phoque d’eau douce. Il frequente des lacs du nord du Québec (lac des Loups Marins). La population est estimée à moins de 500 individus.

 

Taille : 80 cm à la naissance, jusqu’à 1,50 m à 1,80 m pour l’adulte (avec un poids de 60 à 120 kg) Pelage : du gris au brun-clair, plus ou moins tacheté. Tête : arrondie avec un net décrochement entre le front et le museau, et des narines en forme de « V ».

Rien n’échappe à un phoque veau marin, grâce à ses moustaches ou vibrisses. Celles-ci sortent de follicules, des cavités cellulaires contenant environ dix fois plus de terminaisons nerveuses que celles des moustaches d’un rat. Selon Wolf Hanke, spécialiste de biologie sensorielle à l’université de Rostock, les vibrisses des phoques se sont adaptées sur plus de 25 millions d’années pour parvenir à lire les moindres changements dans les mouvements de l’eau. Les phoques peuvent ainsi détecter les traces d’un objet dans l’eau calme, même trente secondes après son passage. Des tests ont révélé qu’ils distinguaient aussi des formes et des tailles à l’aide de ses seules moustaches.

Ce phoque autrefois comme son nom l’indique « commun » est encore présent sur les eaux littorales des océans de l’hémisphère nord (Atlantique et Pacifique). Il vit sur le plateau continental qu’il explore à marée haute à la recherche de poissons ou autres organismes qu’il consomme. Et il apprécie de se reposer à marée basse sur les bancs ou sur des parties émergées des estuaires. On le voit parfois dans les ports et quelques individus peuvent explorer l’amont de certains fleuves.

Le phoque commun et le phoque gris sont les deux espèces de phocidé qu’il est possible d’observer régulièrement sur certaines plages du nord et du nord-ouest de la France, dont la baie de Somme qui constitue sa principale zone de reproduction. En revanche, le phoque marbré n’est qu’accidentel dans ce pays. La population de phoque commun à la baie de Somme, visible à la pointe du Hourdel, s’est reconstituée suite à une phase de régression pour devenir la principale colonie de France. Elle regroupe aujourd’hui plus de 50 % de la population française.

Une colonie a en Colombie-Britannique, près de l’Alaska récemment acquis un nouveau comportement (assimilable à de la « surprédation ») en apprenant à utiliser l’éclairage nocturne pour mieux s’emparer des jeunes saumons qui descendent vers la mer.

Des dizaines de phoques se regroupent chaque printemps sous deux grands ponts(parallèles) qui enjambent la Puntledge River, près de la ville de Courtenay en Colombie-Britannique). Ils se positionnent dans le sens du courant, ventre en l’air, forment une barrière vivante et interceptent et avalent des milliers smolts (salmonidés juvéniles) lors de leur dévalaison de nuit vers la mer. Ils le font avec un taux de prédation très anormalement élevé, qui affecte la dynamique des populations de plusieurs espèces de salmonidés (La Puntledge River était historiquement l’une des zones les plus riches en saumon chinook de Colombie-Britannique, mais en 1995, seuls 208 chinook ont été comptés en dévalaison). On a tenté de perturber le comportement de ces phoques en posant en travers de la rivière une barrière mécanique maintenue par des flotteurs de lièges, cela a été un échec. On a aussi testé un dispositif d’effarouchement acoustique (pinger (halieutique)).

Le phoque appelé commun  dans PHOQUE et OTARIE 640px-Europ%C3%A4ischer_Seehund
Le fait d’éteindre l’éclairage du pont a été plus efficace que de poser une barrière mécanique pour limiter cette surprédation. Le dispositif acoustique a été encore plus efficace, mais il pourrait laisser des séquelles auditives aux phoques qui tenteraient de l’affronter, et on ignore s’il peut affecter d’autres espèces. Ce comportement innovant et de groupe est une conséquence inhabituelle du phénomène dit de pollution lumineuse, qu’on a également constaté chez certaines espèces de chauve-souris qui ont appris à profiter des lampadaires pour se nourrir plus facilement (au risque de transformer la zone en un « puits écologique » et de finir par manquer de nourriture, après avoir ainsi piégé et mangé la plupart des insectes nocturnes en âge de se reproduire dans les environs).

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Dangers, menaces pour les phoques

Posté par othoharmonie le 25 décembre 2014

 

Seal_huntingIls sont surtout exposés aux épidémies, aggravées par la pollution des mers (la graisse des phoques accumule de nombreux polluants, dont pesticides, PCB, dioxines, furanes et probablement d’autres toxiques et perturbateurs endocriniens). Comme l’ours blanc, ils souffrent de la fonte de la banquise due au réchauffement climatique et de certaines activités humaines (dont la chasse au phoque ou les tirs de régulation demandés par certains pêcheurs, ou illégalement pratiqués), qui perturbent en particulier la reproduction.
Enfin, un certain nombre de phoques meurent asphyxiés, après avoir été piégés dans des filets de pêche (dérivants ou non).

Les pêcheurs accusent localement les phoques de contribuer à diminuer la ressource halieutique, ce qui n’est pas scientifiquement fondé, au contraire puisque les phoques jouent un rôle sanitaire et mangent aussi des poissons prédateurs qui sans eux seront plus nombreux et mangeront les proies recherchées par les pêcheurs.

Le nombre de phoques moine de Méditerranée a diminué ces dernières années. Ils sont devenus très rares. Ils font partie des 6 espèces de mammifères marins les plus menacés au monde. Il n’en reste environ que 500. Le phoque moine souffre de la dégradation et de la perte de son habitat. La construction des hôtels et des habitations ainsi que le tourisme diminuent le nombre d’endroits où les phoques peuvent s’abriter. La pollution de la mer joue également un rôle : elle rend les phoques malades et ils deviennent plus faibles. À cause de la pêche excessive, les animaux trouvent moins de nourriture. Comme si cela ne suffisait pas, des phoques sont faits prisonnier, par accident, dans les filets des pêcheurs et ils s’y noient. Parfois, les pêcheurs tuent les phoques car ils les accusent de manger trop de poissons. 

Les débris marins (cordages, canettes, mégots, boîtes pour restauration-minute et une panoplie sans fin de débris jetés à la mer) s’accumulent dans nos mers et sur nos plages. La majorité de ces débris étant non biodégradables, ils restent dans l’environnement marin pendant des années. Un simple sac de plastique peut sembler inoffensif. Pourtant, il ne l’est pas, bien au contraire. En effet, un sac de plastique ou encore un ballon que l’on laisse s’échapper dans les airs représentent de grands dangers pour les animaux marins tels que les baleines, les phoques et les tortues de mer. Ces animaux peuvent confondre un sac de plastique avec une méduse (voir photo) et ainsi l’ingérer. Ce dernier se retrouve alors prisonnier de la paroi stomacale et l’animal peut mourir faute de pouvoir digérer normalement, car ces matériaux obstruent leurs intestins. Ce type d’incident est malheureusement très fréquent chez ces animaux. D’innombrables phoques, baleines et oiseaux se blessent ou meurent chaque année parce qu’ils s’enchevêtrent dans le matériel de pêche, les portes-canettes de plastique et autres déchets flottants.

alt=Description de cette image, également commentée ci-aprèsLes bruits occasionnés par le trafic maritime intense sont surtout présents de mai à octobre dans le Saint-Laurent, moment où la fréquentation de mammifères marins est à son maximum. Ces bruits d’origine anthropique sont susceptibles de causer des traumatismes importants aux mammifères marins, qu’ils soient temporaires ou permanents.
 
En ce qui a trait aux phoques, ils sont moins exposés au bruit sous-marin puisqu’ils passent une bonne partie de leur temps à l’extérieur de l’eau. Toutefois, ils sont affectés par la circulation maritime près des rives. Le bruit entendu sur terre peut masquer les appels des jeunes à leur mère ou encore faire fuir les individus à l’eau lors d’activités biologiques.

 

 

 

 

 

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La chasse aux phoques

Posté par othoharmonie le 25 décembre 2014

220px-Iglulik_Clothing_1999-07-18La chasse aux phoques est ancienne. Elle était notamment pratiquée par les Inuits dans la région arctique qui s’en sont servis pour maints usages en récupérant la viande, la fourrure, graisse (ou l’huile) et les os. La vocation de la chasse est toute autre aujourd’hui, les mœurs Inuits ayant d’ailleurs changé et la chasse commerciale et l’intérêt pour les peaux de phoques, qui sont d’une qualité unique, s’étant bien développés depuis leur avènement au xviiie siècle. La chasse de subsistance inuit semble bien tolérée, mais la chasse pour la fourrure ou la graisse est source de débats parfois vifs entre chasseurs et opposants à la chasse (parfois dits animalistes).

Largement répandue autrefois, en particulier pour la fourrure, la chasse aux phoques a été sujette à embargo jusqu’en 1995. Suite à l’augmentation de leur population, les phoques font à nouveau l’objet d’un commerce international avec quota annuel.

Les phoquiers utilisent diverses méthodes de chasse.

La principale méthode et qui est également développée sous la rubrique « Réglementation – Canada » consiste à asséner un fort coup sur la partie inférieure du cerveau du phoque. Les phoquiers s’aident d’un hakapik (gourdin) pour détruire cette partie du cerveau et tuer l’animal instantanément. Cette méthode est considérée comme rapide et sans souffrance pour l’animal. À la suite du coup, on considère l’animal comme cliniquement mort.

L’hakapik est un instrument régulièrement utilisé pour tuer les phoques. Il a la forme d’un long marteau et se compose de deux parties à son extrémité : le percuteur et le crochet. Lors du coup qui est donné sur la tête du phoque pour le tuer, c’est le percuteur qui est utilisé.

Après son décès, il se peut que le phoque bouge toujours, ce qui est appelé le « réflexe de nage / natatoire », donnant l’impression qu’il est toujours en vie. Ce réflexe, apparenté à des contractions musculaires désordonnées prouve que l’animal est bien mort cliniquement.

À titre d’exemple cette méthode ressemble fortement à l’abattage du bétail qui consiste à enfoncer une aiguille d’environ 5 cm dans le crâne de l’animal. Les conséquences sont les mêmes que pour le phoque, l’animal bouge sous l’effet des contractions musculaires jusqu’au saignage où l’animal est vidé de son sang et les contractions musculaires stoppent. Chez les animaux, ces étapes durent 1 minute, chez les phoques elles durent environ 15 secondes. À titre d’information, la marge d’erreur lors de l’abattage des animaux est d’environ 3,4 %, chez les phoques elle tourne environ autour des 2,4 %

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les phoques du grand nord

Posté par othoharmonie le 23 décembre 2014

 

téléchargement (2)Les pinnipèdes regroupent 15 espèces d’otaries (le morse inclus) et 18 espèces de phoques (incluant les éléphants de mer). Si nous nous cantonnons aux limites de l’Arctique tel que nous les avons définies plus haut, les espèces qui y vivent sont le phoque marbré, le phoque du Groenland, le phoque à capuchon, le phoque barbu, et occasionnellement le phoque veau marin. Les éléphants de mer qui se reproduisent en Californie viennent s’alimenter dans le détroit de Béring. Ils ne sont visibles qu’au large pendant leurs brèves périodes en surface.

Ces cinq espèces ont des modes de vie bien différents les unes des autres. Le morse, espèce bien distincte par son mode de vie et ses origines, nécessite un traitement particulier.

La femelle du phoque marbré creuse une tanière dans la neige accumulée contre une arrête de compression sur la banquise. En maintenant un puits d’accès à travers la banquise, elle rejoint la surface à l’intérieur de son antre où elle pourra donner naissance à son jeune.

Les phoques du Groenland et les phoques à capuchon ont une période de reproduction parfaitement dépendante du cycle de la banquise. Les naissances ont lieu sur la glace en dérive dans le golfe du St Laurent en février-mars. Chaque femelle donne naissance à un unique petit, blanc pour le phoque du Groenland, gris bleu chez l’espèce à capuchon.

Chez les phoques à capuchon la période d’allaitement est très courte, 3 jours et demi, et le jeune est abandonné sur la banquise. Pour les autres espèces l’allaitement dure en moyenne trois semaines.

Les phoques offrent tous les éléments nécessaires à la vie des hommes : la viande pour se nourrir, la peau pour s’habiller et couvrir les armatures des kayaks, les tendons pour coudre, au point que les ethnologues ont parlé d’une civilisation du phoque tant la vie des hommes était associée à cet animal. La peau solide du phoque barbu est utilisée pour faire les semelles de bottes et les fouets pour le traîneau.

La chasse aux phoques est toujours pratiquée par les Inuit. En général, ils les tirent au fusil sur la glace ou en mer depuis un bateau, ou les pêchent au filet sous la banquise. En avril, certains chasseurs pratiquent la chasse aux jeunes phoques marbrés. Dès qu’ils ont découvert une tanière sous la neige, ils l’effondrent et attrapent le blanchon à l’aide d’une gaffe.

L’abattage massif des jeunes phoques du Groenland au large de Terre-neuve et des îles de la Madeleine a soulevé l’opinion publique contre ce genre de chasse. Si cette exploitation était trop importante pour la population au point de mettre en péril, l’arrêt brutal du commerce des peaux de phoques en Europe et en Amérique du Nord a précipité les changements dans les modes de vie des Inuit. Privés d’une source de revenue non négligeable, les chasseurs ont en partie abandonné cette activité. Plus grave, la transmission de la connaissance de la banquise et des moyens de subsistance associés n’était plus motivée par mes mêmes besoins et donc moins pratiquée.

Le phoque marbré (Phoca hispida)

Mâle et femelle se ressemblent

Poids : entre 80 et 100 kg longueur maxi 1,6 m

Description : le plus petit phoque de l’arctique qui se caractérise par des oscelles noires sur un pelage gris argenté.

Répartition/population : cette espèce est présente partout à proximité des côtes

Le phoque du Groenland (Phoca groenlandica)

Mâle : poids 140 kg, longueur 1,9 m

Femelle : poids 130 kg, longueur 1,8 m

Répartition : Atlantique nord ouest, détroit de Davis, côtes sibériennes

Description : Mâle et femelle se ressemblent, ils exhibent sur le dos un grand V noir sur un pelage dans l’ensemble blanc crème.

Le phoque à capuchon (Cystophora cristata)

Mâle : poids 400 kg, longueur 3 malt=Description de cette image, également commentée ci-après

Femelle : poids 300 kg, longueur 2,4 m

Répartition : Atlantique nord ouest, détroit de Davis, nord de l’Islande, Svalbard

Description : les mâles sont plus massifs que les femelles, ils exhibent en période de reproduction une vessie nasale de couleur rouge ou gonfle leur trompe noire.

La coloration générale de l’espèce est argentée et marquée de grandes tâches noires.

Le phoque barbu (Erignathus barbatus)

Mâle et femelle : poids entre 270 et 360 kg, longueur entre 2,1 et 2,4 m

Description : les femelles sont en général plus grandes que les mâles.

La coloration est unie et assez variable allant du crème au marron foncé.

Les vibrisses proéminentes caractérisent l’espèce.

Répartition : Atlantique nord ouest, Svalbard, côtes sibériennes, détroit de Béring.

Le phoque veau marin (Phoca vitulina)

Mâle : poids 170 kg, longueur 1,9 m

Femelle : poids 130 kg, longueur 1,7 m

Description : Dans l’Arctique, le pelage gris sombre est marqué par de très nombreuses tâches noires.

Répartition : commun au nord de l’Europe, une petite population vit isolée dans l’ouest du Svalbard. Il est commun dans la baie d’Hudson et au sud du Groenland.

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