Les soigneurs d’otaries

Posté par othoharmonie le 20 janvier 2015

220px-Kobe_oji_zoo_2009_April_22Le métier de soigneur

La réalité du métier de soigneur ne correspond pas seulement à l’idée que l’on peut s’en faire au vu des spectacles. L’entretien des bassins et la préparation de la nourriture pour les animaux font partie de sa responsabilité, de même que tout ce qui touche à la bonne santé physique et morale de l’animal.

Le soigneur met en œuvre des mécanismes d’apprentissage qui n’ont rien à voir avec le dressage ou le domptage. Il s’agit d’un travail intellectuellement intense, avec des contraintes physiques dues aux interventions quotidiennes dans l’eau. Concrètement, le soigneur ne domine pas l’animal avec lequel il travaille. Il fait partie de son monde, mais jamais de sa hiérarchie. Les animaux considèrent le soigneur comme une source de stimulation intellectuelle.

Vous comprendrez donc que nous préparons nos apprentis soigneurs non pas à dresser les animaux, mais à appliquer les lois naturelles de l’apprentissage telles qu’elles sont enseignées dans les cours de psychologie à l’Université. C’est donc ce cursus qui est privilégié pour le recrutement d’un nouveau soigneur.

Vous trouverez tous les renseignements concernant ces activités dans les bureaux de l’ANPE de votre ville, à l’ONISEP (Office National d’Information sur les Enseignements et les Professions : www.onisep.fr ), et auprès du SUIO (Services Universitaires d’Information et d’Orientation) des différentes universités. Vous pouvez également vous adresser plus précisément aux Universités qui proposent des formations.

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DRESSEUR D’Otarie

Posté par othoharmonie le 20 janvier 2015

Interview d’un dresseur d’Otaries..

Pablo Joury, dresseur et soigneur d’otaries au zoo d’Amnéville en Moselle nous parle de son métier.

 

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L’Otarie aurait bonne mémoire

Posté par othoharmonie le 20 janvier 2015

 

220px-Seals_at_Cape_Cross,_Namibia_(3045707919)Depuis janvier 2013 des jeunes otaries échouent, de plus en plus nombreuses sur les côtes de l’Etat de Californie(ouest des Etats-Unis). Devant le nombre croissant de ces animaux affamés, Peter Wallerstein s’est dit qu’il se passait quelque chose de grave. (c) Afp.  [...] SAN PEDRO (Etats-Unis) (AFP) – Depuis janvier des jeunes otaries échouent, de plus en plus nombreuses sur les côtes de l’Etat de Californie (ouest des Etats-Unis ). Devant le nombre croissant de ces animaux affamés, Peter Wallerstein s’est dit qu’il se passait quelque chose de grave.  [...] Après avoir recueilli les otaries abandonnées, M. Wallerstein les a emmenées au centre de soins pour mammifères marins de San Pedro, où son directeur David Bard affirme que les bébés pesaient la moitié de leur poids normal – qui est de 20 à 25 kilogrammes. 

Les otaries seraient capables de garder en mémoire l’image de leurs proies les plus rares, selon deux biologistes marins de l’université de Californie. Colleen Kastak et Ronald Schusterman ont été très surpris par la mémoire à long terme de Rio, une femelle otarie avec laquelle ils travaillent depuis plus de 10 ans.

Lors d’un premier test, en 1991, ils l’ont entraîné à reconnaître le même symbole, lettre ou chiffre, sur une pancarte. Quand l’otarie reconnaissait le symbole, elle recevait un poisson en récompense. En 2001, Kastak et Schusterman ont renouvelé le test avec de nouveaux symboles. Rio a déployé les mêmes aptitudes pour identifier les semblables. Elle a ensuite appris à différencier les chiffres des lettres. 

Après un an sans exercice, Rio a de nouveau été testée et se souvenait de la différence entre les deux types de symboles. Les deux biologistes ont été surpris par cette mémoire à long terme de l’otarie. Ils publient ces observations dans la revue Animal Cognition.

Autrefois, l’otarie à fourrure dorlotait elle aussi ses petits, a découvert l’équipe de Newsome. Cette otarie avait alors plusieurs sites principaux de reproduction, sous des latitudes plus tempérées, en Californie, dans le nord-ouest de Pacifique ou dans les îles Aléoutiennes, où elles ne subissaient pas les rigueurs du climat.  [...] Les chercheurs ont ainsi pu démontrer que les otaries à fourrure du nord retrouvées en Californie n’étaient pas des animaux de passage mais bien des résidents.  [...] Les populations d’otaries à fourrure ont été modifiées par la main de l’homme bien avant que les scientifiques aient étudié leurs comportements en détail, souligne Seth Newsome, doctorant à l’Université deCalifornie pendant l’étude. Dans beaucoup de cas, ce que nous considérons comme naturel chez une espèce ne l’était peut-être pas avant que l’homme perturbe son mode de vie commente le chercheur sur le site de l’Université de Santa Cruz.  [...]

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Message de l’Otarie à crinière

Posté par othoharmonie le 18 janvier 2015

 

téléchargement (1)L’otarie à crinière, Otaria flavescens, appelée « lion de mer », n’est pas un poisson, mais un mammifère. Elle possède des poumons et ne respire pas sous l’eau. Très à l’aise en milieu aquatique, elle plonge en retenant sa respiration.

Durée de vie : jusqu’à 20 ans – 29 ans en captivité

Taille & Poids : 1,5 à 2 m pour les femelles, 2,5 m pour les mâles. De 120 à 150 kg pour les femelles, de 250 à 400 kg pour les mâles

Gestation : 11 mois et demi, un petit par portée

Habitat naturel : côtes rocheuses

Un mâle otarie réunit un harem d’environ 9 femelles. Les naissances, synchronisées au sein du groupe, coïncident avec une nouvelle saison de reproduction. Alors que les mâles s’affrontent pour protéger leur territoire et séduire les femelles, il n’est pas rare qu’un nouveau-né succombe sous le poids d’un adulte agité. Pendant la saison des amours, ils gardent jalousement leur harem en le maintenant sur un territoire restreint, en bordure de mer.

Le mâle est pourvu d’une crinière imposante. Il est bien plus gros que la femelle. Il pèse environ 300 kg alors que la femelle pèse environ 3 fois moins.
L’otarie possède une protection naturelle qui l’isole du froid, qu’elle plonge dans les profondeurs océaniques ou qu’elle se prélasse sur les côtes battues par les vents glaciaux de Patagonie. Une couche de graisse sous sa peau sert d’isolant tandis que son épaisse fourrure, doublée d’un sous-poil imperméable grâce à des sécrétions huileuses, garde sa peau bien au sec… même dans l’eau.


ANECDOTE : Dans une colonie bruyante et animée de quelques milliers d’individus, difficile pour une mère de retrouver son petit. Or elle doit régulièrement le quitter pour pêcher en mer. Pour le localiser à son retour, elle aboie et attend qu’il lui réponde.

 source : http://www.parczoologiquedeparis.fr/

 

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L’OTARIE CONNAIT LA VOIX DE SON BÉBÉ

Posté par othoharmonie le 18 janvier 2015

téléchargementQuelques heures après son débarquement sur l’île, la femelle donne naissance à un petit phoque-otarie. La délivrance ne prend que deux à trois minutes. Aussitôt après, la mère coupe le cordon ombilical avec ses dents et dégage le bébé empêtré dans sa membrane. Penchée sur lui, elle le sent, le lèche. Puis, comme une chatte s ‘empare de son chaton, elle le saisit par la peau du cou et l’installe à côté d’elle poussant la tête du petit vers ses mamelles. Après un court laps de temps, le bébé a compris : il commence à téter maladroitement,  puis rapidement s’enhardit et prend de l’assurance.

Après quelques jours de soins constants, la maman otarie éprouve le besoin d’aller faire un brin de toilette et de remplir son estomac qui crie famine.

Sa toilette terminée, elle s’éloigne du rivage et met le cap sur un lieu de pêche. Les lieux de pêche pour otaries sont des espaces marins bien délimités. Les plus proches sont situés à une centaine de milles des îles, soit pour le mammifère amphibie un trajet d’une vingtaine d’heures aller et retour !

A son retour, la mère se précipite en bêlant vers le groupe des bébés otaries occupant l’endroit qu’elle avait quitté le jour précédent. Plusieurs dizaines de bêlements répondent à son appel, mais elle a reconnu instantanément celui de son  petit ! Ecartant les autres nourrissons, elle s’avance vers le sien pour le faire téter.

Quelques jours après, la mère se remet à l’eau et revient le lendemain pour nourrir son petit. Le manège se répète ainsi plusieurs fois encore.

Les femelles vont à l’eau de plus en plus souvent à mesure que leurs petits grandissent et qu’ils ont moins fréquemment besoin de leur lait. Quand elles reviennent, elles les reconnaissent à la voix entre mille bêlements !

Après vingt-quatre heurs d’absence, si une maman otarie ne retrouve pas son nourrisson dans le petit groupe où elle l’a laissé, elle le cherche alors dans une de ces bandes compactes – formées de plusieurs centaines d’unités – auxquelles son instinct grégaire l’a poussée à se joindre. Elle se met à bêler, écoute, reconnaît la réponse. Elle s’avance aussitôt vers son petit en écartant les autres. S’il est endormi au moment où elle bêle, elle n’entend rien et ne peut répondre. Elle recommence plusieurs fois, puis fait une pause, et poursuit sa recherche jusqu’à ce qu’elle l’ait retrouvé.

A l’image des bébés otaries, souvent nous sommes endormis . Spirituellement inattentifs. Accaparés par nos occupations multiples, nous vivons déconnectés de Dieu. Dans ces moments-là, Dieu nous parle. Il essaie d’attirer notre attention sur les incohérences de notre comportement, sur les dangers qui nous menacent. Mais nous n’entendons pas.

Comme Dieu est trop respectueux pour s’imposer à nous, il attend. Il marque une pause avant de frapper à nouveau à la porte de notre cœur en vue de renouer le dialogue, la relation interrompue.

Dieu agit ainsi une fois, dix fois, cent fois. Inlassablement.

Extrait du site : http://www.en-route-pour-le-ciel.fr/

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Pourquoi le massacre des otaries

Posté par othoharmonie le 17 janvier 2015

 

namibie_07h_201rComme les otaries ont du établir leurs colonies sur le continent, elles attirent chaque année l’attention des touristes du monde entier sur les plages de Cape Cross, Atlas Bay et Wolf Bay. Un rapport établi par Economists at Large  à l’initiative de plusieurs associations internationales de protection animale  compare les revenus provenant de l’observation des otaries par des touristes du monde entier à ceux générés par l’utilisation des fourrures de ces mêmes animaux. Le rapport met en évidence que les otaries rapportent bien plus lorsqu’elles sont vivantes ! Celui-ci indique que pour l’année 2008, la chasse n’a rapporté que 513 000 dollars contre 2 millions de dollars engendrés par l’observation des otaries. Il se base en outre sur une analyse très précise des deux industries et de leur fonctionnement pour déduire que la chasse représente une menace sérieuse pour l’avenir de l’observation des otaries. Cette dernière est une source bénéfique fiable et durable pour l’économie et son potentiel est impressionnant : en 2016, les revenus qu’elle génère devraient atteindre 3,2 millions de dollars. Ces revenus sont également bien mieux répartis dans la société namibienne en favorisant les établissements dédiés au tourisme. Ce développement bénéfique est directement menacé par la chasse qui se déroule le matin sur les plages entre juillet et novembre, quelques heures avant l’arrivée des premiers touristes. Malgré les efforts du gouvernement pour la dissimuler, une telle activité nuit de plus en plus à la réputation des compagnies Eco-tours namibiennes et menace donc l’économie du pays.

Une protection bafouée

En 1990, l’Afrique du Sud a mis fin à la chasse aux otaries. Malgré le fait que les otaries du Cape figurent sur l’annexe 2 de la CITES , ces animaux continuent d’être exportés à travers le monde. Le gouvernement namibien encourage chaque année le massacre des otaries sur ses plages.

La chasse aux otaries en Namibie est peu connue dans le monde pourtant tous les ans de juillet à novembre, des dizaines de milliers d’otaries sont massacrées sur les plages de Namibie presque dans l’indifférence. En effet, selon les ONG, le gouvernement interdit la présence d’observateurs, du public et encore moins des médias. Ainsi chaque année, l’état namibien autorise l’abattage de près de 90.000 bébés phoques à fourrures. Selon l’association IFAW (International Fund for Animal Welfare), le quota autorisé pour cette chasse serait de 86.000 bêtes, 6.000 phoques adultes et 80.000 jeunes. Plusieurs vidéos prises clandestinement montrent dans quelles conditions les otaries sont massacrées sur des plages habituellement fréquentées par les touristes. C’est justement avant leur arrivée que les bébés otaries y sont rassemblées puis tuées à l’aide d’un fusil et souvent frappées à mort par les chasseurs à l’aide de gourdins. Les plages sont ensuite nettoyées. Cape Cross, Atlas Bay ou encore Wolf Bay attirent des touristes du monde entier venus admirer les colonies d’otaries en Namibie.

source : http://www.chasse-aux-phoques.com/massacre-otaries-namibie.html

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REVER D’UNE OTARIE

Posté par othoharmonie le 17 janvier 2015

 

Un mammifère est parmi vos rêves ? Vous avez une otarie dans vos songes et vous êtes curieux de comprendre. Nous allons vous donner les significations possibles à ce rêve. Rêver d’otarie est un appel. Un ami ou un proche vous demande de l’aide. Sachez que cette personne vous estime et a beaucoup d’affection pour vous. Malgré cela, ce rêve peut aussi dire que vous avez offensé un ami. Inconsciemment, bien sûr. Prenez les précautions nécessaires pour ne pas aggraver la situation. Si dans le rêve, vous nourrissez l’animal, c’est la réapparition d’une amitié sincère. Il se peut aussi que vous rêviez d’une famille d’otaries, c’est un mauvais présage. Cette scène évoque une dépression ou une détresse. Et cette douleur morale n’est pas passagère mais permanente. Autrement dit, elle va durer un peu longtemps. Vous êtes prévenu alors essayez de ne pas trop être sensible ou vulnérable. Et si dans le rêve, vous attrapez une otarie, c’est que vous êtes préoccupé. Vous êtes rongé par la culpabilité d’avoir (ou de ne pas avoir) fait quelque chose. Soit c’est un regret soit c’est un remords. Mais le fait est que vous n’êtes pas tranquille.

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Histoire évolutive de l’Otarie

Posté par othoharmonie le 14 janvier 2015

220px-Kobe_oji_zoo_2009_April_22Traditionnellement, les pinnipèdes étaient considérés comme diphylétiques (descendant de deux lignes ancestrales), avec les morses et les otaries qui partagent un ancêtre commun récent avec les ours et les phocidés en partageant une avec la famille des Musteloidea. Toutefois, les données morphologiques et moléculaires semblent indiquer que le groupe a une origine monophylétique. Néanmoins, il y a un différend quant à savoir si les pinnipèdes sont plus étroitement liés aux ours ou aux mustélidés, comme certaines études appuient l’ancienne théorie quand d’autres soutiennent celle du taxon monophylétique. Les pinnipèdes se sont séparés des autres Caniforma il y a 50 millions d’années, au cours de l’Eocène. Leur lien évolutif avec les mammifères terrestres était inconnu jusqu’à la découverte en 2007 de Puijila darwini, une espèce proche des loutres actuelles retrouvées dans des dépôts du Miocèneinférieur au Nunavut, au Canada. Les chercheurs qui ont découvert cette espèce la placent dans un clade avec Potamotherium(traditionnellement considéré comme un mustélidé) et Enaliarctos. Parmi les trois, Puijila était le moins adapté à la vie aquatique. La découverte de Puijila dans un dépôt de lac suggère que l’évolution des pinnipèdes est passée par une phase de transition en eau douce. Pour ses découvreurs, « Le fossile de Puijila fournit la première indication que des pinnipèdes primitifs vivaient dans l’Arctique [...]. Cette découverte vient conforter l’hypothèse selon laquelle cette région a pu être le centre géographique de l’évolution des pinnipèdes ». Enaliarctos, une espèce fossile qui vivait durant l’Oligocène et le début du Miocène (il y a entre 27 et 18 millions d’années) en Californie, ressemblait beaucoup aux pinnipèdes modernes. Elle s’était adaptée à la vie aquatique avec une colonne vertébrale flexible et des membres modifiés en nageoires. Ses dents étaient bien adaptées pour couper (comme celles des carnivores terrestres), et il séjournait près du rivage plus fréquemment que les espèces apparentées qui lui étaient contemporaines.Enaliarctos était capable de nager avec ses palmes antérieures et postérieures, bien que ce soit ses membres antérieurs qui semblaient participer le plus à la nage. Pteroarctos était un proche parent des pinnipèdes existants. Il vivait dans l’Oregon il y a entre 19 et 15 millions d’années. Comme les pinnipèdes modernes, Pteroarctos avait une paroiorbitaire qui n’était pas limitée par certains os du visage (comme l’os jugal ou lacrymal), mais qui était principalement formée par la mâchoire.

Les lignées des Otariidae et des Odobenidae se sont séparées il y a presque 28 millions d’années. Les otariidés sont originaires du Pacifique Nord. Le premier fossile de Pithanotaria, découvert en Californie, est daté de 11 millions d’années avant notre ère. La lignée des Callorhinus s’est divisée plus tôt, il y a 16 millions d’années. Zalophus,Eumetopias et Otaria ont divergé un peu plus tard, le dernier ayant colonisé la côte de l’Amérique du Sud. La plupart des autres otariidés se sont diversifiés dans l’hémisphère sud. Les plus vieux fossiles d’Odobenidae — Prototaria découvert au Japon et Proneotherium en Oregon — datent d’il y a 18 à 16 millions d’années. Ces morses primitifs avaient des canines beaucoup plus courtes et se nourrissaient de poissons plutôt que de mollusques comme le morse moderne. Les odobenidés se sont diversifiés au cours du milieu et de la fin du Miocène. Plusieurs espèces présentaient des canines supérieures et inférieures de grande taille. Les genres Valenictus et Odobenus ont notamment développé des défenses allongées. La lignée du morse moderne a pu se propager à partir du nord du Pacifique vers les Caraïbes (via la voie maritime d’Amérique centrale) il y a entre 8 et 5 millions d’années, avant de gagner l’Atlantique Nord et de retourner dans le Pacifique Nord via l’Arctique 1 million d’années avant notre ère. Une hypothèse alternative pense que cette lignée a pu se propager à partir du nord du Pacifique vers l’Arctique avant d’arriver ensuite dans l’Atlantique Nord au cours du Pléistocène.

Histoire évolutive de l’Otarie dans PHOQUE et OTARIE 220px-Desmatophoca_oregonensisLes ancêtres des Otarioidea et Phocoidea ont divergé il y a 33 millions d’années. Les Phocidae descendent peut-être de la famille aujourd’hui disparue des Desmatophocidae qui vivait dans l’Atlantique Nord. Les desmatophocidés vivaient il y a 23 à 10 millions d’années. Ils avaient de grands yeux, des pommettes reliés par un système de mortaise et tenon et des molaires arrondies. Ils présentaient aussi un dimorphisme sexuel, et étaient capables de se propulser dans l’eau à la fois avec leurs nageoires antérieures et postérieures. Les plus anciens phocidés connus vivaient il y a environ 15 millions d’années, et les analyses moléculaires indiquent une divergence des lignées des Monachinae et des Phocinae il y a 22 millions d’années. Les fossiles du Monachinae Monotherium et du Phocinae Leptophoca ont été retrouvés dans le sud de l’Amérique du Nord. La profonde scission entre les lignées Erignathus etCystophora il y a 17 millions d’années laisse à penser que les Phocinae ont migré vers l’est et vers le nord de l’Atlantique Nord à ce moment. Les genres Phoca et Pusa ont pu commencer à se développer quand une lignée de Phocinae en provenance de la mer Paratéthys est arrivée dans le bassin arctique avant d’aller vers l’est. Le Phoque de Sibérie a migré vers le lac Baïkal en provenance de l’Arctique (via la couche de glace de la Sibérie) et s’y est isolé. Le Phoque de la Caspienne s’est retrouvé isolé avec la baisse des eaux de la mer Paratéthys, laissant derrière elle une mer résiduelle, la mer Caspienne. Les Monachinae se sont diversifiés vers le sud. Ainsi Monachus est apparu dans la Méditerranée et a migré vers les Caraïbes et le centre du Pacifique Nord. Les deux espèces d’éléphants de mer existantes ont divergé il y a près de 4 millions d’années après la formation de l’isthme de Panama. La lignée des Lobodontinae a émergé autour de 9 millions d’années et a colonisé l’océan Austral après la période de glaciation.

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Phoque et Otarie, des pinnipèdes

Posté par othoharmonie le 14 janvier 2015

Pinniped_collageLes pinnipèdes constituent un clade largement distribué et très diversifié de mammifères marins semi-aquatiques aux pattes en forme de nageoires. Ils comprennent les familles existantes des Odobenidae (dont le seul membre vivant est le morse), des Otariidae (les otaries : les lions de mer et otaries à fourrure), et des Phocidae (les phoques, complètement dépourvus d’oreilles). Il y a 33 espèces existantes de pinnipèdes, et plus de 50 espèces éteintes ont été décrites à partir de fossiles. Alors que l’on pensait historiquement que les animaux de ce groupe descendaient de deux lignées ancestrales, les analyse moléculaires semblent indiquer qu’il s’agit d’une lignée monophylétique. Toutefois ce groupe n’est pas reconnu par l’ensemble de la communauté scientifique. Les pinnipèdes sont placés par ceux qui reconnaissent ce taxon dans l’ordre Carnivora, généralement en tant que super-famille, et leurs plus proches parents sont les ours et les mustélidés.

Les pinnipèdes ont une taille qui varie entre 1 m pour 45 kg pour le Phoque de Sibérie et 5 m pour 3 200 kg pour l’Éléphant de mer du sud le plus grand représentant de l’ordre des Carnivora. Plusieurs espèces présentent un dimorphisme sexuel. Ils ont un corps simplifié, pourvu de quatre membres qui ont évolué en nageoires. Bien qu’il ne se déplace pas aussi vite dans l’eau que lesdauphins, les pinnipèdes sont plus souples et plus agiles. Les otariidés utilisent leurs membres antérieurs pour se propulser dans l’eau, tandis que phocidés et les morses utilisent pour cela leurs membres postérieurs. Les otariidés et les morses ont des pattes arrière qui peuvent se retirer sous le corps et être utilisées comme pieds pour se déplacer sur la terre ferme. Par comparaison, la locomotion terrestre des phocidés est plus lourde. Les otariidés ont des oreilles extérieures visibles, tandis que phocidés et les morses en sont dépourvus. Les pinnipèdes ont des sens bien développés ; leur vue et leur ouïe sont adaptées à la vie à l’air libre comme sous l’eau, et ils sont munis de vibrisses qui leur permettent de détecter des vibrations dans l’eau. Certaines espèces sont bien adaptées à la plongée à grande profondeur. Ils ont une couche de graisse sous la peau pour les isoler et maintenir leur corps à une température suffisante dans l’eau froide et, à l’exception du morse, toutes les espèces sont couvertes de fourrure.

Bien que les pinnipèdes soient très largement répandus, la plupart des espèces préfèrent les eaux plus froides des hémisphères nord et sud. Ils passent la plupart de leur vie dans l’eau, mais viennent à terre pour s’accoupler, donner naissance à leurs petits,muer ou échapper à des prédateurs comme les requins et les orques. Ils se nourrissent principalement de poissons et d’invertébrés marins, mais quelques-uns, comme le Léopard de mer, se nourrissent de grands vertébrés tels que les manchotset d’autres phoques. Les morses sont spécialisés pour s’alimenter de mollusques benthiques. Les pinnipèdes s’accouplent généralement avec plusieurs partenaires, bien que le degré de polygamie varie en fonction de l’espèce. Les mâles des espèces se reproduisant à terre ont tendance à s’accoupler avec un plus grand nombre de femelles que ceux des espèces se reproduisant sur la banquise. Les mâles pinnipèdes adoptent diverses stratégies pour se reproduire, certains défendent leurs femelles, d’autres défendent un territoire sur lequel ils cherchent à attirer les femelles, et d’autres réalisent des parades nuptiales. Les jeunes naissent généralement au printemps et en été et ils sont élevés quasi-exclusivement par les femelles. Les mères de certaines espèces allaitent leurs petits pendant une période relativement courte tandis que d’autres font des aller-retour en mer à la recherche de nourriture entre des périodes qu’elles consacrent à l’élevage de leurs jeunes. Les morses sont connus pour élever leurs jeunes en mer. Les pinnipèdes produisent un certain nombre de vocalisations, notamment des aboiements pour l’Otarie de Californie, les beuglements des morses et les chants complexes du Phoque de Weddell.

La viande, la graisse et la fourrure des pinnipèdes étaient traditionnellement utilisées par les peuples autochtones de l’Arctique, et ces animaux ont été représentés dans différentes cultures à travers le monde. Ils sont fréquemment élevés en captivité et sont même parfois dressés pour effectuer des tours et des spectacles. Autrefois impitoyablement traqués par les industries commerciales pour leurs produits, les phoques sont maintenant protégés par le droit international. L’Otarie du Japon et le Phoque moine des Caraïbes ont disparu au cours du siècle passé, tandis que le Phoque moine de Méditerranée et le Phoque moine de Hawaï sont classés en danger critique d’extinction par l’Union Internationale pour la Conservation de la Nature. Outre la chasse, les pinnipèdes sont également confrontés à des menaces liées au piégeage accidentel, à la pollution marine et à la concurrence avec les populations locales.

Presque tous les pinnipèdes ont une fourrure, à l’exception du morse, qui n’est que faiblement couvert. Mais même certaines espèces à la fourrure épaisse (en particulier les lions de mer) ont des poils plus épars que la plupart des mammifères terrestres. Chez les espèces qui vivent sur ​​la glace, les jeunes ont des fourrures plus épaisses que les adultes. Leur pelage, un duvet fin appelé lanugo, peut emprisonner la chaleur du soleil et conserver la chaleur du jeune. Les pinnipèdes sont Phoque et Otarie, des pinnipèdes dans PHOQUE et OTARIE 220px-Callorhinus_ursinus_and_haremgénéralement contre-illuminés, et la couleur de leur dos est plus foncée que celle de leur ventre, ce qui leur permet d’éliminer les ombres provoquées par la lumière qui brille sur l’eau de l’océan. La fourrure blanche des bébés phoques les dissimule dans leur environnement arctique. Certaines espèces comme les Phoques annelés, les Phoques rubanés et les Léopards de mer ont des motifs de coloration contrastés clairs et sombres. Toutes les espèces possédant une fourrure muent. Les phocidés muent une fois par an, tandis que les otariidés muent peu à peu toute l’année. Les phoques ont une couche de graisse sous-cutanée qui est particulièrement épaisse chez les phocidés et les morses. Ce lard sert à la fois de garder à conserver les animaux au chaud et à fournir de l’énergie et de la nourriture quand ils sont à jeun. Elle peut représenter jusqu’à 50 % du poids du corps des pinnipèdes. Les jeunes naissent avec seulement une mince couche de graisse, mais certaines espèces compensent avec un épais lanugo.

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La vie de l’Otarie de Californie

Posté par othoharmonie le 14 janvier 2015

 

téléchargement (4)Avec son pelage chocolat foncé, ses petites oreilles et son museau conique très caractéristique, l’otarie diffère fondamentalement des phoques. La tête est portée par un long cou très mobile. Lorsque l’otarie est à terre, ses 4 membres supportent le poids du corps alors que, dans l’eau, seuls les membres antérieurs servent à la propulsion. Ils sont d’ailleurs beaucoup plus développés que les membres postérieurs, notamment là où les doigts, réunis par une palmure, forment une palette natatoire. Les mains ne portent pas de griffes, en revanche, les orteils 2, 3 et 4 en possèdent. Les mamelles des otaries présentent quatre tétons, alors que la plupart des phoques n’en ont que deux.

La denture des otaries est particulière en ce qu’on ne peut distinguer les prémolaires des molaires : on parle de dents post-canines ; celles-ci, contrairement à ce que l’on remarque chez certains phoques, n’ont qu’une seule pointe conique. Elles sont plus adaptées pour saisir des proies glissantes que pour sectionner ou broyer la nourriture. Le nombre d’incisives est stable : trois par demi-mâchoire supérieure et deux par demi-mâchoire inférieure.

Vivant à la fois dans l’air et dans l’eau, les otaries, comme tous les pinnipèdes (otaries, morses, phoques), n’ont pas les mêmes capacités sensorielles dans chacun de ces éléments. Ces milieux aux propriétés physiques si différentes ne véhiculent pas les informations de la même façon. Ainsi, dans l’air, l’acuité visuelle est limitée aussi bien à courte qu’à longue distance. Un observateur peut s’approcher, en plein jour, en rampant lentement, jusqu’à moins de 2 mètres d’un groupe d’otaries de Californie. Une fois qu’ils ont découvert l’intrus, les animaux étendent leur cou dans sa direction et, balançant la tête d’un côté à l’autre, le scrutent intensément, comme s’ils cherchaient à mieux le discerner. Malgré cette vision aérienne médiocre, les otaries sont très sensibles aux contours nets et aux mouvements brusques : tout objet se dressant au-dessus du niveau général des animaux et se déplaçant peut déclencher une réaction d’alarme. Un homme en position verticale provoque une réaction dès qu’il se trouve à une distance de 75 mètres durant la journée et de 25 mètres environ par nuit claire. D’ailleurs, les signaux visuels utilisés dans la vie sociale sont simples et évidents : ils ne requièrent que la perception de la silhouette et du mouvement. En revanche, la vision dans l’eau est bien meilleure ; elle est d’ailleurs largement utilisée lors de la recherche de nourriture.

Faisant partie des mammifères les plus bruyants, les otaries de Californie savent donner de la voix. Elles se servent en priorité de signaux vocaux pour communiquer. Grâce à ses vocalisations, le mâle résidant fait part de son statut et de son agressivité. La femelle exprime de la même manière son mécontentement. Mère et jeune se reconnaissent par les sons émis, tandis que les jeunes communiquent entre eux vocalement. Tous ces éléments plaident également en faveur d’une bonne acuité auditive.

Même s’il n’est utilisé qu’en des circonstances bien précises, l’odorat semble assez développé. Il permet au mâle d’identifier la femelle en chaleur et à la mère de reconnaître son petit, ce qui implique un haut degré de discrimination olfactive.

Enfin, la peau des otaries est très sensible au toucher, mais la réponse aux stimuli tactiles est sélective. Ainsi, les femelles qui allaitent réagissent de manière agressive au moindre contact, alors qu’en dehors de cette période elles aiment constituer des groupes compacts en se blottissant étroitement les unes contre les autres.

La vie amphibie des otaries les oblige constamment à adapter leur température au milieu ambiant : elles doivent conserver leur chaleur dans l’eau et être capables de la dissiper dans l’air.

images (3)Ce problème est particulièrement aigu dans le cas de l’otarie de Californie qui, se reproduisant en été dans la zone tempérée chaude ou tropicale, supporte à terre des températures particulièrement élevées. Pour le résoudre, elle maintient son pelage humide (l’évaporation de l’eau la rafraîchit), se tient le plus souvent sur un sol mouillé (auquel elle cède de la chaleur par conduction) et mène la plus grande partie de ses activités pendant la nuit.

 

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Défenses de territoires par les Otaries mâles dominants

Posté par othoharmonie le 11 janvier 2015

290px-Arctocephalus_tropicalis_CrozetIslands_maleÀ la fin du mois de novembre (fin du printemps austral), les mâles sont les premiers à arriver sur les colonies de reproduction. C’est à ce moment que les grands mâles établissent leurs territoires sur lesquels ils accueilleront les femelles.

Dans un premier temps, tous les jeunes adultes et les juvéniles sont chassés de ces territoires. Fréquemment, chez les espèces où un mâle constitue un harem de femelles, les mâles se mesurent les uns aux autres lors de confrontations directes pour maintenir leur statut de dominant et leur territoire. Soit deux mâles se combattent violemment ; soit, le plus souvent, les mâles se livrent à des parades ritualisées destinées à décourager les rivaux potentiels. Ces parades consistent à parcourir leurs petits territoires en émettant des vocalisations et en se mesurant les uns contre les autres aux niveaux des limites de ce territoire.

Ce sont les points au niveau desquels les mâles vont s’affronter qui vont définir les limites du territoire d’un mâle, ainsi que certains reliefs, comme des rochers plus gros que les autres.

Les mâles se mesurent les uns aux autres d’une façon très intense, ce sont de grandes démonstrations d’agressivité. Les deux mâles, impliqués dans un affrontement, se font face bruyamment, la mâchoire ouverte, prêt à attaquer (ou à fuir) si l’un des deux protagonistes franchit la frontière défendue. Ce type de face-à-face est très fréquent mais les affrontements physiques sont rares.

Lors du combat, les deux mâles essayent de se mordre à la gueule, au cou, aux nageoires antérieures et à toute partie qu’ils pourraient attraper. Le plus souvent, les deux mâles qui s’affrontent, s’attrapent réciproquement au niveau du cou, mais ne peuvent maintenir la prise à l’aide de leurs mâchoires. Ainsi, l’affrontement se termine rapidement par un retour au statu quo. Chaque mâle s’en sortant avec des plaies légères et quelques poils perdus, dispersés aux vents.

Mais, si l’un des deux mâles parvient à maintenir sa prise, il secoue la tête violemment de gauche à droite, utilisant la puissante musculature qu’il possède au niveau du cou pour infliger de profondes balafres. Les morsures au niveau de la gueule et des nageoires antérieures sont également très dangereuses, provoquant de profondes entailles.

Ainsi, chaque mâle qui établit un territoire en interdit l’accès à tout autre mâle et cela pendant toute la période des accouplements qui dure deux mois environ. La réussite de ce contrôle exclusif va dépendre de différents facteurs comme l’âge, la taille, la capacité à se battre du mâle mais également sa capacité à tenir un jeûne très long. Car pendant toute la période où un mâle défend son territoire, il ne se nourrit pas. Ainsi, des durées maximales de jeûne de 60 à 70 jours ont été citées chez de nombreuses espèces d’otaries, il semble que les mâles de l’otarie subantarctique ne dérogent pas à cette règle.

On peut penser que les mâles ont un accès exclusif à la reproduction avec les femelles qui ont choisi leurs territoires pour mettre bas et élever leurs petits. En protégeant son territoire des autres mâles, un mâle s’assure qu’il sera le seul à proximité des femelles au moment de l’œstrus. Il sera donc le seul à pouvoir s’accoupler avec elles.

Cependant, plusieurs études nuancent l’idée d’un accès exclusif à la reproduction pour les mâles détenteurs d’un territoire chez les espèces d’otariidées.

Gemmell et ses collaborateurs (2001) ont réalisé une étude de paternité à l’aide d’outils de biologie moléculaire sur l’otarie antarctique (Arctocephalus gazella). Les résultats de cette étude indiquent que 70 % des petits nés sur le site d’étude n’ont aucun lien génétique de parenté avec les mâles qui maintenaient un territoire sur la même colonie l’année précédente. Les Défenses de territoires par les Otaries mâles dominants dans PHOQUE et OTARIE Arctocephalus_tropicalis_CrozetIslands_pupauteurs suggèrent l’existence d’accouplements aquatiques avec des mâles patrouillant à proximité des colonies. Ces accouplements aquatiques étaient jusqu’à présent considérés comme anecdotiques pour cette espèce ; les conclusions de cette étude montrent que leur importance est beaucoup plus importante.

Francis et Boness (1991) ont étudié les comportements sociaux de l’otarie de Juan Fernandez (Arctocephalus philippii). Dans l’archipel de Juan Fernandez, la température de l’air atteint, dans l’après-midi, des températures trop élevées pour les otaries, qui sont des animaux adaptés pour plonger dans les eaux froides. En réponse à cette augmentation de température, une partie des femelles quittent les plages et les territoires protégés par les mâles pour aller se rafraichir dans l’eau. Ainsi 30 % des femelles passent l’après-midi à se rafraichir et à se toiletter à l’abri dans des baies protégées. À Juan Fernandez, on observe que les mâles établissent classiquement des territoires directement sur le rivage (39 %), sur des territoires sans accès direct à la mer (45 %) mais également (dans 16 % des cas) des territoires complètement aquatiques qui recouvrent les zones où les femelles viennent nager pour se rafraichir. Sur ces territoires aquatiques, Francis et Bones ont observé que les mâles réalisent avec succès autant d’accouplement avec des femelles que peuvent en réaliser les autres mâles sur les plages.

Ces deux études indiquent une grande plasticité des comportements reproducteurs chez les espèces d’otaries. Si la parturition se fait obligatoirement sur la terre ferme, l’étude de Francis et Boness (1991) montre que les accouplements se réalisent sans problème en milieu aquatique. De plus, l’étude de Gemmell et collaborateurs (2001) semblent indiquer que ce comportement n’est pas réservé uniquement aux espèces s’accouplant sous des latitudes proches des tropiques mais également sous des latitudes plus froides. Aucune étude recensant des accouplements aquatiques n’a été publiée pour l’otarie subantarctique. Cependant deux points importants font qu’il est réaliste d’envisager l’existence de tels accouplements : la présence d’importantes colonies de reproduction à des latitudes élevées, avec les contraintes de thermorégulation qui en découlent ; et le fait que l’ovulation a lieu à peu près au même moment que le premier départ en mer des femelles.

Si les otaries femelles ne chassent que la nuit, c’est parce que leurs proies se réfugient dans les grandes profondeurs pendant la journée. En effet, les petits poissons et les crustacés pélagiques se nourrissent du plancton en surface. Mais pour échapper à leurs prédateurs qui chassent à vue, ils se réfugient dans les profondeurs pendant la journée et ne remontent se nourrir près de la surface que la nuit pendant laquelle leurs chances de survie sont beaucoup plus importantes. Perissinotto, McQuaid et Pakhomov l’ont montré dans deux études publiées en 1992 et 1994, et réalisées respectivement à proximité de l’archipel du Prince Édouard dans l’océan Indien et dans l’Atlantique au large de l’Afrique du Sud. À l’aide de sonars et de chaluts, ils ont recherché la position des poissons et crustacés pélagiques dans la colonne d’eau en journée et la nuit. Ils ont montré que les crustacés (du krill principalement) et les poissons (majoritairement représentés par les myctophidés) effectuent des migrations verticales nycthémérales. Ces animaux se réfugient pendant la journée à des profondeurs comprises entre 200 et 400 mètres ; la nuit ils remontent vers la surface pour se nourrir et on les trouve principalement entre 0 et 100 mètres de profondeur

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Histoire de l’Otarie

Posté par othoharmonie le 11 janvier 2015

 

220px-Otarie10Issus du groupe ancestral des énaliarctidés, animaux de petite taille qui vivaient dans le Pacifique nord, le long de la zone côtière, les premiers représentants de la famille des otaries (otariidés) seraient apparus dans le Pacifique Nord au miocène supérieur, il y a environ 24 millions d’années. Cependant, les plus anciens fossiles d’otaries connus datent du milieu du miocène, il y a environ 15 millions d’années.

Les otaries franchirent l’équateur au pliocène, il y a 2 à 5 millions d’années environ, sans doute à une époque où une zone d’eaux froides s’étendait, de façon continue, le long de tout le Pacifique oriental. L’absence de tout fossile dans l’Atlantique indique que le passage entre le Pacifique et l’Atlantique, au niveau de l’Amérique centrale, n’existait pas encore. Cependant, la température n’est vraisemblablement pas le facteur déterminant ayant influé sur la dispersion des otaries. Il existe en effet une corrélation certaine entre leur distribution actuelle et les zones océaniques où la nourriture est abondante, ce qui est généralement le cas dans les eaux froides. Dans l’hémisphère Sud, les otaries se répandirent d’île en île en suivant le courant circumpolaire antarctique. La séparation des lions de mer (otariinés) des otaries à fourrure (arctocéphalinés) est relativement récente : elle date en effet de 2 à 3 millions d’années.

Jadis regroupés au sein de l’ordre des pinnipèdes (une subdivision de la classification scientifique aujourd’hui obsolète), les otaries, les morses et les phoques auraient une origine commune (groupe monophylétique) – cette thèse, qui a un temps été remise en cause, semble confirmée par les résultats de diverses études génétiques. Les racines de ces animaux restent toutefois mal élucidées ; les pinnipèdes partageraient un ancêtre commun avec, selon les auteurs, soit les ursidés (ours), soit la superfamille des mustéloïdes (qui inclue les mustélidés – belettes, visons, etc. – et les procyonidés – ratons laveurs).

Les otaries aiment à se blottir les unes contre les autres. Elles forment ainsi des rassemblements à terre, qui ne présentent pas d’organisation sociale stable en dehors de la saison de reproduction (de septembre à avril), et qui sont plutôt le fait d’un fort instinct grégaire qui pousse les otaries à se regrouper de façon compacte, même si de vastes portions de littoral sont disponibles alentour. Les animaux non reproducteurs adoptent eux aussi cette attitude sur les sites de reproduction. Toute activité soudaine (irruption d’autres animaux ou de l’homme)  ou tout bruit inhabituel peuvent déclencher une réaction d’alarme : les animaux se précipitent alors dans l’eau sans même essayer d’identifier la menace.

Une toilette minutieuse

Lors des périodes de vie à terre, les otaries passent donc de longs moments à se frotter les unes aux autres ou contre les rochers, mais aussi à faire leur toilette. Adoptant une attitude qui n’est pas sans rappeler celle des chiens, l’animal peigne son pelage à l’aide des griffes de l’un de ses membres postérieurs : il peut ainsi atteindre n’importe quelle partie des 2/3 avant du corps. L’un des membres antérieurs peut être aussi utilisé pour gratter la partie postérieure du corps ou la tête.

Des heures entières à dormir

La plus grande partie du temps est consacrée au repos. Grâce à leur corps très flexible, les otaries peuvent adopter des postures de repos très variées. Elles dorment en général en position allongée, mais elles sont aussi capables de s’endormir dressées sur leurs pattes, la tête en position verticale, museau pointé vers le haut.

Très agiles à terre

L’otarie de Californie se déplace très facilement à terre. Sur terrain délicat (rochers glissants), un mâle à la poursuite d’un rival peut probablement se mouvoir plus rapidement qu’un homme. Lorsqu’il marche, l’animal utilise ses quatre pattes alternativement : il prend appui sur ses mains et sur la partie postérieure de ses pieds. Mais, comme la mobilité des membres postérieurs est réduite, l’avancée doit être accompagnée d’une importante flexion de la colonne vertébrale. La tête et le cou se balancent régulièrement d’un côté à l’autre. L’otarie peut aussi se déplacer au galop : le balancement de la tête devient alors vertical. On estime alors que sa vitesse peut atteindre 25 à 30 km/h.

De très bonnes nageuses

L’eau est l’élément de prédilection des otaries et, même lors de la période de reproduction où leur existence est essentiellement terrestre, elles effectuent de fréquentes incursions dans le milieu aquatique : pour s’y rafraîchir, pour y trouver de la nourriture (pieuvres, calmars et poissons divers, anchois, harengs, saumons, etc.) comme pour y jouer. Elles s’amusent ainsi à surfer sur les vagues ou s’engagent dans des poursuites effrénées. Elles peuvent même dormir dans l’eau, près du rivage, allongées sur le côté, un membre négligemment levé.

La « nage des marsouins »

Malgré leur silhouette massive, les otaries sont d’une agilité surprenante. Lorsqu’elles nagent, la force propulsive est fournie par des mouvements simultanés des membres antérieurs, les membres postérieurs servant de gouvernail. Pour se déplacer rapidement, elles « marsouinent » : elles émergent périodiquement au-dessus de la surface et décrivent un arc de cercle avant de plonger à nouveau. On a parfois observé des groupes de 5 à 20 juvéniles nageant ainsi en file indienne ; ce comportement est peut-être à l’origine de certaines histoires de serpents de mer. La vitesse maximale pouvant être atteinte Otariedans l’eau est proche de 30 km/h.

Un pêcheur habile

La recherche de la nourriture est souvent individuelle, mais, lorsque les bancs de calmars ou de poissons sont importants, les otaries coopèrent entre elles ou même, parfois, avec des individus d’autres espèces, comme les marsouins.

Dans l’eau, leur souplesse est prodigieuse : elles peuvent changer presque instantanément de direction et, grâce à la mobilité de leur long cou, capturer aisément leurs proies. Les plus petites sont consommées aussitôt sous l’eau, les plus grosses étant débitées en morceaux à la surface avant d’être ingurgitées.

Lorsqu’elles sont à la recherche de nourriture, les otaries, contrairement aux phoques, effectuent des plongées de courte durée à des profondeurs relativement faibles. Des données expérimentales montrent que leurs descentes ne durent en moyenne que 3 minutes (maximum 12) à des profondeurs variant entre 70 et 270 m maximum. La durée de plongée dépend d’ailleurs de la masse de l’animal : plus celle-ci est importante, plus la plongée peut être longue, car un animal plus volumineux stocke davantage d’oxygène et l’utilise de manière plus efficace. Les quelques bilans énergétiques établis donnent, pour une otarie de 85 kilos ayant effectué 200 plongées de 2 minutes environ et ayant ramené en moyenne 60 grammes de poisson par plongée, un rapport énergie acquise/énergie dépensée voisin de 4, c’est-à-dire que l’énergie acquise est quatre fois supérieure à l’énergie dépensée.

 

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Les otaries et l’Homme

Posté par othoharmonie le 10 janvier 2015

Leur histoire a souvent été liée à celle des Hommes.

220px-Leucistic_Antarctic_Fur_SealL’otarie de Kerguelen a été énormément chassée pour sa fourrure aux xviiie et xixe siècles siècles par des chasseurs américains et anglais. Au début du xxe siècle, elle a été considérée comme commercialement éteinte et peut-être même complètement disparue. En fait, une petite population avait subsisté sur l’Île Bird en Géorgie du Sud. Cette colonie s’est développée rapidement au cours duxxe siècle. Les populations actuelles sur les autres îles de l’Antarctique sont soupçonnées provenir également de cette colonie.

Cette espèce est toujours protégée par les États dans les eaux desquels elle réside, l’Afrique du Sud et l’Australie, ainsi que par la Convention sur la protection des phoques de l’Antarctique entrée en vigueur en 1972. Elle figure également dans l’annexe 2 de la CITES. Toutefois, quelques gouvernements, comme le Royaume-Uni, pensent que certaines de ces protections doivent être levées en raison des dommages que cause cette otarie à des plantes antarctiques vulnérables.

L’otarie et l’homme, c’est une histoire à sens unique. Le seul intéressé, c’est l’homme.
 La chasse fut le rapport initial entre l’homme et l’otarie.
L’otarie à fourrure du nord a été une des sources principales de nourriture des autochtones de l’Alaska, mais aussi de Sibérie Très vite, les otaries furent chassées à plus grande échelle. Les Russes déplacèrent des populations aléoutes vers les îles Pribilof et ce fut rapidement un massacre.
Dès 1820, des mesures de protection furent décidées, mais peu suivies.
Quand les îles devinrent possession américaine, la tuerie ne s’arrêta pas pour autant. Ce n’est qu’en 1911, et sous la pression populaire, l’opinion étant sensibilisée par des auteurs connus de l’époque, comme Jack London et Rudyard Kipling, que cette espèce fut protégée. Entretemps, la population était passée de plusieurs millions à 150 000, une véritable hécatombe.
De nos jours, cette otarie se porte bien, et seuls les locaux ont le droit de prélever 1500 individus par an. L’histoire de cette espèce est pratiquement l’histoire de toutes les otaries, qui ont été chassées jusqu’à la limite de l’extinction puis protégées par les pays de leurs aires de population respectives.

 

Les otaries artistes de cirque
Les otaries sont faciles à dresser, elles répondent bien à la récompense, et leur dressage s’apparente plus à celui du chien qu’à celui des dauphins, ce qui est normal lorsqu’on considère ses relations de parenté. L’image classique de l’otarie jouant avec un ballon au bout de son museau vient surtout des premiers dressages de l’otarie de Californie. Mais depuis, beaucoup d’espèces ont été utilisées dans des spectacles, y compris le lion de mer de Steller, dont la taille impressionne toujours les spectateurs.

Il est normal que les capacités de nage de l’animal associées à la facilité de dressage inspirent de nouvelles utilisations.
Les otaries sont les pinnipèdes les plus utilisés par les armées, notamment américaines et russes, pour divers buts, comme déposer une bombe sous un navire ou récupérer un objet perdu. Elles sont plus simples à dresser que les dauphins. Les différentes armées parlent peu de ces expériences, mais il a été dévoilé que lors du crash d’un avion en 1976 près de Porto Rico, la bombe atomique qu’il transportait a été localisée et récupérée grâce à des otaries.

 Diverses cultures humaines ont représenté pinnipèdes depuis des millénaires. Les Celtes des îles Orcades et Hébrides croyaient auxselkie – des phoques qui pouvaient se changer en homme et marcher sur terre. Les phoques ont aussi une grande importance dans la culture des Inuits. Dans la mythologie inuite, Sedna est une déesse qui règne sur la mer et des animaux marins. Elle est dépeinte comme une sirène, parfois avec le bas du corps d’un phoque. Selon une légende, les phoques, les baleines et les autres mammifères marins ont été formés à partir de ses doigts sectionnés. Une des premières monnaies grecques antiques représentait la tête d’un phoque, et ces animaux ont été mentionnés par Homère et Aristote. Les Grecs croyaient que les phoques adoraient la mer et le soleil et ils les considéraient comme étant sous la protection des dieux Poséidon et Apollon. Le peuple Moche de l’ancien Pérou adorait la mer et ses animaux, et les otaries sont souvent représentées dans leur art. Dans la culture populaire moderne, les pinnipèdes sont souvent dépeints comme des figures comiques, en référence à leurs performances dans les zoos, les cirques et les parcs de mammifères marins.

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L’OTARIE un terme inventé

Posté par othoharmonie le 10 janvier 2015

 

290px-SealukLe terme semble avoir été inventé par François Péron pour désigner certaines espèces de mammifères marins que les scientifiques classaient parmi le taxon aujourd’hui obsolète des Phocacés. Le terme otarie dérive du grec  qui signifie « petite oreille » et servait à désigner ces espèces aux petits appendices auriculaires. Certaines otaries sont également connues sous le vocable de lion de mer.

La chasse  fut le rapport initial de l’otarie avec l’homme. Nourriture très prisée, le massacre des otaries pris une proportion démesurée au cours du XIXème siècle. Ce n’est qu’en 1911, et sous la pression populaire, qu’on commença à les protéger.

Aujourd’hui, toutes les otaries ne sont pas protégées de la même manière. Les lions de mer et les otaries à fourrures connaissent des fortunes diverses. Ainsi, le lion de mer d’Australie est considéré comme une espèce en danger et est complètement protégée alors que l’Otarie à crinière est une préoccupation mineure pour l’Union internationale pour la conservation de la nature. Concernant les otaries à fourrures, une majorité des espèces est aujourd’hui menacée.

 

Elles sont faciles à dresser et on les retrouve ainsi fréquemment dans le milieu du cirque et du spectacle. Certaines vivent dans des parcs zoologiques marins, la finalité est la même que pour les dauphins dans les delphinariums : les montrer au public, générer des revenus et, dans une moindre mesure, les étudier et les préserver.

L’otarie de Kerguelen possède un museau court et large par rapport à d’autres animaux de la même famille.

Le dimorphisme sexuel est évident chez A. gazella, avec un poids entre 60 et 120 kg pour les mâles et entre 30 et 50 kg pour les femelles. Les mâles sont nettement plus longs que les femelles. Les mâles adultes peuvent atteindre 2 m de long, tandis que les femelles varient entre 0.8 et 1.3 m (114.8 ± 0.73 cm, population de Kerguelen). L’espérance de vie est de quinze ans pour les mâles et jusqu’à vingt-cinq ans pour les femelles.

À la naissance, les nouveau-nés pèsent entre 4,5 et 6,5 kg et mesurent entre 60 et 73 cm. Ils ont une fourrure laineuse brune à presque noire, qu’ils conservent pendant 2-3 mois. Ensuite l’otarie présente un pelage argenté qui dure jusqu’à l’âge adulte.

Les adultes sont couverts d’un pelage velouté dense qui va du châtain au gris sombre, qui est imperméable et les protège du vent. Les mâles adultes sont de couleur brun foncé. Les mâles peuvent être distingués par leur crinière brune. Les femelles et les jeunes ont tendance à être gris avec une tâche plus claire dessous. Les couleurs sont toutefois très variables et certains scientifiques pensent qu’il y a eu des hybridations avec l’otarie à fourrure subantarctique.

Environ une otarie de Kerguelen sur 1 000 est de couleur blond pâle.

Les otaries de Kerguelen semblent agir indépendamment pendant la migration ou la recherche de nourriture. Des enregistrements au moyen de balises fixées sur les animaux montrent que les otaries plongent habituellement entre 40 et 80 mètres de profondeur, avec plus exceptionnellement des incursions au delà de 100 mètres. Aux îles Kerguelen, la pêche se déroule essentiellement la nuit lorsque les poissons lanternes remontent vers la surface pour se nourrir en zone productive de subsurface (zone épipélagique). Les zones de pêche se situent en moyenne à 160 km au large des colonies (aux îles Kerguelen), mais des otaries ont été observées jusqu’à 500 km de l’archipel. Pendant la période d’élevage, les mères alternent séjours à terre pour allaiter (environ deux jours) et séjours en mer (2 à 7 jours en moyenne) à la recherche de nourriture. Les mâles restent à terre et jeunent pendant toute la saison de reproduction.

L’OTARIE un terme inventé dans PHOQUE et OTARIELes mâles se reproduisent de manière polygame.Un mâle dominant peut avoir plus d’une douzaine de partenaires de sexe féminin en une seule saison. Les territoires sont établis sur les aires de reproduction en octobre et novembre, lorsque les mâles sont extrêmement agressifs dans la défense de leurs harems. La gestation dure un peu plus d’un an et les naissances ont lieu en novembre ou décembre de l’année suivante, pendant l’été austral. Les petits sont sevrés à l’âge de quatre mois environ. Ils passent ensuite plusieurs années dans l’eau avant de revenir sur leur lieu de naissance et de commencer leur cycle de reproduction.

Le régime alimentaire des otaries de Kerguelen est composé habituellement de krill et de poissons de la famille des Myctophidae (lantern fishes) en proportions variables selon les saisons et les lieux.

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Au temps des chasseurs de phoques

Posté par othoharmonie le 10 janvier 2015

 

290px-Phoque_crabier_-_Crabeater_SealA peine trente ans après la découverte de la Georgie du Sud, les chasseurs ont déjà décimé une grande partie des populations de phoques existant autour du continent austral. Leurs bases établies en Nouvelle Zélande ou en Georgie du Sud leur permettent de rayonner sur un large périmètre et promettent de fructueuses captures. Plusieurs navires affrétés pour le commerce de peaux ont sans aucun doute observé les côtes de la Péninsule Antarctique au cours de leurs chasses. Mais leurs découvertes, mettant en jeu d’importants intérêts commerciaux, ont été gardées secrètes.

C’est en 1820 que l’Antarctique est aperçue pour la première fois dans le cadre officiel d’expéditions par plusieurs équipages. Fabien Bellingshausen, de nationalité russe, est le deuxième homme à effectuer une circumnavigation de l’Antarctique au cours de laquelle il aperçoit les côtes du continent austral.Edward Bransfield de la Royal Navy britannique, en route pour les îles Shetland du Sud, entrevoit probablement la côte de Danco au nord de la Péninsule. Enfin Nathaniel Palmer, un jeune capitaine américain, approche cette année-là les côtes de la Péninsule à une distance d’environ 4,8 km (3 miles). Un an plus tard, le 7 février 1821, John Davis, chasseur nord-américain, ne doute pas d’être le premier à fouler le continent sur la baie de Hughes ! Mais il faudra attendre la décennie suivante pour que les géographes et scientifiques concluent officiellement à la découverte du continent austral.

Les années 1900 représentent l’âge d’or pour le commerce de peaux. Il est si fructueux que de nombreux bateaux embarquent dans le but de chasser le phoque. Il poussera James Weddell plus au sud que tous les autres chasseurs sur la mer qui porte aujourd’hui son nom et sur les traces du phoque de Weddell. Alors que Cook franchit le cercle polaire en descendant sous le 66º parallèle, James Weddell va lui beaucoup plus loin jusqu’à atteindre le 75º.

En 1819, William Smith, capitaine du vaisseau britannique marchand le Williams, est déporté par de violents vents vers le sud et découvre sur les côtes des îles Shetland du Sud (toutes proches de la Péninsule Antarctique) d’importantes colonies de phoques. Il s’en suivra une « véritable ruée vers l’or » qui décime en peu d’années les populations existantes. Crédules, les chasseurs ne croient pas à l’extinction animale mais pensent que les phoques ont émigrés vers d’autres destinations. Puis très vite, la raréfaction du commerce de peaux amène les chasseurs à exploiter la graisse d’éléphants de mer. Ceux-ci sont à leur tour menacés d’extinction. On trouve en Antarctique différentes reliques ayant appartenues aux industries de l’époque dont de grandes marmites en fonte (les « trypots ») servant à fondre la graisse.

 

Au temps des chasseurs de phoques dans PHOQUE et OTARIE 239px-Crabeater_Seal_in_Pl%C3%A9neau_Bay%2C_Antarctica_%286058619759%29L’exploration de l’Antarctique et de ses îles périphériques par les chasseurs du XIXe est donc très mal connue. On sait toutefois que de nombreux bateaux ont navigué sur ses eaux. Après la découverte du Williams près de 90 navires se rendirent en Antarctique. De sporadiques inscriptions sur des roches, tombes, épaves ainsi que les récits de carnets de bord constituent les témoignages actuels de cette époque révolue.

Quant aux expéditions scientifiques à cette même période, elles sont très peu nombreuses (trois !) et s’inscrivent plutôt dans une logique de compétition. L’expédition française de Dumont d’Urville(1837-40) effectue une circumnavigation de la Terre et passe deux étés en Antarctique. La seconde année, d’Urville découvre la Terre Adélie qu’il revendique pour la France. Son nom ainsi que celui donné au pingouin Adélie est un hommage à sa femme, Adèle.

La seconde expédition est américaine (1838-42) et découvre lors de son deuxième été en Antarctique la terre de Wilkes, du nom de son capitaine, sur la côte est du continent. (Wilkes Land est nommé sur la carte retraçant l’expédition de Ross).

Quant à la dernière expédition, emmenée par James Clark Ross et partie d’Angleterre en 1839, elle apprend en 40 la découverte faite par d’Urville, premier scientifique à poser le pied en Antarctique, et voit Wilkes s’aventurer dans la zone qu’elle comptait explorer. James Ross met alors le cap vers une autre destination qui lui apportera un grand succès : partant de Tasmanie, ses deux navires, l’HMS Erebus et l’HMS Terror, longent la Terre Victoria au sud du continent Antarctique jusqu’à atteindre le cap Adare pour la première fois (voir les cartes sur Wikipedia). Les conditions extrêmement clémentes leur permettent de poursuivre l’exploration vers l’ouest, entrant dans une baie où ils seront stoppés par une immense barrière de glace. La baie identifiée sera baptisée du nom du lieutenant de Ross sur le Terror« détroit de McMurdo », quant à la mer et à la barrière, elles porteront le nom de Ross. A terre, deux des trois volcans de l’île Ross (baptisée ainsi par l’expédition postérieure de Robert Falcon Scott) sont identifiés : l’un actif, portera le nom de Mont Erebus, l’autre endormi, celui de Mont Terror.

C’est sur cette fameuse barrière de Ross que s’ouvrira l’ère de l’exploration continentale Antarctique, base de nombreuses expéditions à la conquête du pôle sud.

 

source : http://www.voyage-antarctique.com/

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La symbolique du Phoque

Posté par othoharmonie le 9 janvier 2015

 

 

images (9)Considéré comme un animal fuyant huileux, ciré, insaisissable, il symbolise la virginité, qui ne serait pas due à une volonté supérieure, mais qui procéderait de la crainte, de la peur du don de soi, du manque d’amour. 

Ainsi les nymphes poursuivies par des dieux se transformaient en phoques, selon les légendes grecques. Poseidon, le dieu des mers, possédait des troupeaux de phoques, dont il avait confié la garde à Protée, un des dieu subalternes de la mer, qui avait la propriété de se changer en toutes les formes qu’il désirait. 

Le symbolisme du phoque se dégage aujourd’hui avec plus de précision : il symboliserait l’inconscient, où du moins cette part de l’inconscient issue du refoulement, soigneusement tenue en laisse par Protée, mais capable comme son maïtre de toutes les métamorphoses. On raconte, par exemple, que des phoques femelles, se dépouillant de la peau sur les rives, se promènent sur les plages comme des femmes ravissantes. 

Source : « Dictionnaire des Symboles » – Jean CHEVALIER & Alain GHEERBRANT – Edition BOUQUINS

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La graisse du phoque

Posté par othoharmonie le 9 janvier 2015

 

images (8)On a appelé la graisse de phoque la pénicilline naturelle du Nord, et cela semble bien vrai puisqu’en médecine traditionnelle, on s’en sert plus que tout autre produit animal ou végétal. Elle est plus efficace, plus utile et plus répandue que d’autres graisses animales comme celle du caribou ou de l’ours ; on peut s’en servir crue, bouillie ou même rance. Lorsqu’on tue un phoque, la graisse destinée à l’usage médicinal doit être finement tranchée plutôt que pressée. On tente de préserver les parties qui contiennent le plus d’huile, soit le cou en été, et les hanches en hiver. La graisse doit être bien propre, sans viande, sang, ni poussière.

Bien que l’espèce de phoque importe peu, on semble préférer la graisse du phoque barbu, de préférence très jeune. En général, on se sert de la graisse provenant d’un mâle pour soigner une femme et vice versa.

La graisse de phoque sert souvent à traiter les infections cutanées. Appliquée en tranches minces ou frottée sur la peau, elle guérit efficacement les coupures, les brûlures, les blessures, et l’impétigo, sans compter qu’elle arrête l’épanchement du sang. On peut la mâcher pour soulager les maux de gorge ; versée au compte-goutte, elle guérit la cécité des yeux et les maux d’oreilles.

Jobie Cookie raconte l’histoire suivante pour prouver l’efficacité de ce remède. « Quand j’étais enfant — Ö ! nous étions tous de petites pestes — quelqu’un m’a fendu le doigt d’un coup de hache par accident. Mon doigt tenait à peine par un petit bout de peau. Nous y avons frotté de la graisse de phoque, et cela a mis tout un hiver à guérir. Mais le voilà … Si cela arrivait aujourd’hui, je vous parie qu’on me l’amputerait. »

On peut aussi faire bouillir la graisse de phoque. Certains la laissent mijoter jusqu’à ce qu’elle soit noire car « plus ça mijote, meilleur c’est », nous dit-on. Pendant la cuisson, on teste la température avec une aile d’oiseau dont on place l’extrémité dans la graisse ; si elle brûle, l’huile est prête. On conserve la graisse bouillie dans des viscères d’animaux (l’estomac, la gorge, les nageoires) que l’on conserve dans un endroit frais. On en absorbe à la cuiller pour combattre la toux ou faciliter la respiration. Parfois mêlée à des feuilles de thé du Labrador, on la frotte sur la peau pour traiter les engelures, les rhumes et les malaises généraux, mais on doit en ingérer pour qu’elle soit vraiment efficace.

La graisse rance mâchée et mélangée à du duvet de lagopède peut traiter les coupures ; en gouttes, elle est efficace contre les maux d’oreilles.

 

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rêver de phoque

Posté par othoharmonie le 9 janvier 2015

 

Le rêve d’un phoque est avant tout un bon présage. Il se peut qu’à travers ce rêve, le dormeur soit ou sera riche. Si ce n’est pas encore le cas, le rêveur aura une opportunité inattendue qui le fera remporter une grande somme d’agent. Le voir enfermer dans une cage de zoo est un avertissement que vous n’aurez pas l’occasion de profiter pleinement de votre argent durement gagner. Rêver d’assister à un spectacle mettant en scène des phoques bien dressés est une manière de vous faire prendre conscience de votre caractère souvent pas sérieuse et ce, même face à des situations cruciales. Le rêve de phoque en liberté explique votre situation de crispation dont vous faites preuve ces derniers temps. Ce songe annonce aussi que cette période prend fin. C’est le moment de prendre un peu de recule en goûtant à la liberté comme le fait si bien le phoque de votre rêve.

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Phoque animal totem

Posté par othoharmonie le 7 janvier 2015

 

220px-Diving_weddell_sealsLe mot-clef pour la médecine du phoque est le joueur.

Le phoque fait partie de ces animaux qui vivent sur terre, mais sont beaucoup plus à l’aise dans l’eau. Il est un mammifère marin, plutôt balourd et peu mobile sur la terre, mais dans l’eau très gracieux, rapide et excellent pêcheur.

Le phoque est un animal grégaire qui aime les autres, très joueur et très intelligent. Il est bien partout où il y a de l’océan et du poisson. Il sait emmagasiner l’énergie du soleil, et il sait aussi s’entourer de graisse, ce qui lui permet de se trouver bien sous tous les climats et même de dormir sur la glace lorsqu’il lui en prend l’envie.

C’est un excellent communicateur. Grâce à cette médecine, ceux qui ont ce totem sont d’excellents animateurs, à l’aise dans tous les environnements, et qui ont la capacité d’amuser et de rendre les gens joyeux tout en ayant une profondeur provenant d’une grande expérience des diverses couches de l’être. Ils sont capables de ramener à la conscience les trésors de l’inconscient et de le traduire d’une manière accessible aux autres. C’est une médecine rare et précieuse qui fait que les gens du phoque sont souvent les interprètes et les conteurs des régions invisibles de nos psychés.

Les gens du phoque sont souvent des voyageurs. Ils préfèrent être en mouvement plutôt que devoir rester longtemps au même endroit, mais lorsqu’ils ont trouvé un endroit qu’ils aiment ils peuvent y demeurer au repos pendant très longtemps.

Ce sont des gens qui savent toujours trouver ce dont ils ont besoin et savent aussi le partager avec les autres. Ils font de très bons amis. Ils sont d’excellents atouts dans toute organisation, et le rôle d’artiste leur convient particulièrement.

 

source : aigle bleu

 

 

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LA GRANDE HISTOIRE DE LA CHASSE AU PHOQUE

Posté par othoharmonie le 7 janvier 2015

 

Pinniped_collageLes phoques sont chassés par les humains depuis l’âge de pierre. À l’origine, les phoques étaient frappés avec des bâtons lorsqu’ils sortaient de l’eau. Plus tard, les chasseurs de phoques se sont équipés de harpons pour lancer sur les animaux à partir de bateaux en mer, et de crochets pour tuer les petits sur la glace ou la terre. Les phoques peuvent également être pris au piège dans les filets. L’utilisation d’armes à feu pour chasser les phoques au cours de l’ère moderne a considérablement augmenté le nombre de prises. Les pinnipèdes sont généralement chassés pour leur viande et leur graisse. Les peaux des otaries à fourrure et des phocidés sont transformées en manteaux, et les défenses de morses continuent d’être utilisés pour des sculptures ou comme ornements. Il y a une distinction entre la chasse de subsistance du phoque par les peuples autochtones de l’Arctique et la chasse commerciale : les chasseurs de subsistance utilisent généralement des produits du phoque pour leur consommation propre et dépendent de cet animal et de sa chasse pour leur survie. Les autorités nationales et internationales ont établi une législation dérogatoire pour les chasseurs autochtones car leurs méthodes de chasse sont considérées comme moins destructrices pour les populations de pinnipèdes et l’environnement. Cette distinction est toutefois remise en question car les peuples autochtones utilisent de plus en plus des armes modernes et des transports mécanisés pour chasser, et vendent les produits issus de phoques sur les marchés. Certains anthropologues affirment que le terme «subsistance» devrait également s’appliquer à ces échanges tarifés tant qu’ils se déroulent dans la production et la consommation locale. Plus de 100 000 phocidés (notamment des Phoques annelés) ainsi que près de 10 000 morses sont pris chaque année par des chasseurs indigènes.

La chasse commerciale du phoque était historiquement aussi développée que l’industrie baleinière. Les espèces exploitées comprenaient le Phoque du Groenland, le Phoque à capuchon, le Phoque de la Caspienne, les éléphants de mer, les morses et toutes les espèces d’Otaries à fourrure. L’ampleur de la chasse au phoque a considérablement diminué après les années 1960, après que le gouvernement canadien a pris des mesures pour réduire la durée de la chasse et protéger les femelles adultes. Plusieurs espèces qui étaient auparavant exploitées commercialement ont vu leur population s’accroître à nouveau. Par exemple, la population d’Otaries à fourrure antarctiques est revenue à ce qu’elle était avant les débuts de la chasse commerciale. L’Eléphant de mer du nord a été chassé presque jusqu’à son extinction à la fin du xixe siècle, et il ne demeurait alors plus qu’une petite population sur l’île de Guadalupe. Car il a recolonisé une grande partie de son aire de répartition historique, a une bottleneck population. À l’inverse, le Phoque moine de Méditerranée a disparu de la plupart de son ancienne aire de répartition, qui s’étendait de la Méditerranée à la mer Noire et l’Afrique du Nord-Ouest, et on le trouve seulement dans le nord-est de la Méditerranée et certaines régions d’Afrique du Nord-Ouest. Plusieurs espèces de pinnipèdes continuent à être chassées. La Convention for the Conservation of Antarctic Seals permet une chasse limitée de Phoques crabiers, de Léopards de mer et de Phoques de Weddell. Cependant, la chasse du Phoque de Weddell est interdite entre septembre et février pour les animaux de plus d’un an, afin d’assurer la présence d’un bon nombre de reproducteurs sont en bonne santé. D’autres espèces sont strictement protégées comme les éléphants de mer, les Phoques de Ross et les Otaries à fourrure antarctiques. Le gouvernement du Canada autorise la chasse aux Phoques du Groenland. Cela soulève énormément de controverses et de débats. Les partisans de la chasse aux phoques insistent sur le fait que les animaux sont euthanasiés et que les jeunes à fourrure blanche ne sont pas chassés, tandis que leurs opposants soutiennent qu’il est irresponsable de tuer les phoques du Groenland car ils sont déjà menacés par le déclin de leur habitat.

Le Phoque moine des Caraïbes a été tué et exploité par les colons européens et leurs descendants à partir de 1494, commençant avec Christophe Colomb lui-même. Les phoques étaient des cibles faciles pour les chasseurs organisés, les pêcheurs, les chasseurs de tortues et les boucaniers parce qu’ils ont évolué dans un contexte où ils avaient très peu de prédateurs terrestres et étaient donc «génétiquement apprivoisés ». Aux Bahamas, pas moins de 100 phoques ont été abattus en une nuit. Dans le milieu duxixe siècle, on pensait que l’espèce était éteinte, jusqu’à ce qu’une petite colonie soit trouvée près de la péninsule du Yucatán en 1886. Toutefois les massacres de ces phoques se sont poursuivis, et la dernière observation fiable de l’animal date de 1952. L’UICN a déclaré l’espèce éteinte en 1996. L’Otarie du Japon était commune autour des îles japonaises, mais la surexploitation et la concurrence de la pêche sur ses ressources alimentaires a fait diminuer de façon drastique la population dans les années 1930. Le dernier individu observé était un jeune en 1974.

220px-Seals_at_Cape_Cross,_Namibia_(3045707919)Au contraire, certaines espèces sont devenues tellement abondantes qu’elles entrent en conflit avec les populations locales. Aux États-Unis, les pinnipèdes et les autres mammifères marins sont protégés en vertu de la Loi sur la protection des mammifères marins de 1972 (MMPA). Dès lors, la population d’Otaries de Californie n’a cessé de croître, et entre cette date et le début des années 2010 elle avait augmenté de 250 000 individus. Ces animaux ont commencé à exploiter des environnements plus artificiels comme les quais pour se reposer. Mais beaucoup de quais ne sont pas conçus pour supporter le poids de plusieurs lions de mer au repos, ce qui peut provoquer leur détérioration et divers autres problèmes. Les gestionnaires de la faune ont utilisé diverses méthodes pour contrôler ces animaux, et certains fonctionnaires des villes concernées ont redessiné les docks afin qu’ils puissent mieux résister. Les otaries sont aussi en conflit avec les pêcheurs puisque les deux exploitent les mêmes stocks de poisson. En 2007, la MMPA a été modifiée pour autoriser la chasse des otaries qui s’en prenaient aux saumons en migration au barrage Bonneville. La loi de 2007 vise à limiter les dégâts occasionnés sur les populations de saumons du Nord-Ouest du Pacifique. Les officiers de la faune sauvage ont tenté en vain de faire fuire les otaries en utilisant des bombes, des balles en caoutchouc et des bean bags. Les efforts pour chasser les lions de mer des zones occupées par l’Homme se sont également révélés inefficaces. Des critiques émanant par exemple de la Humane Society n’acceptent pas que des otaries soient tuées, affirmant que les barrages hydroélectriques constituent une plus grande menace pour le saumon. Des conflits similaires ont existé en Afrique du Sud avec les Otaries à fourrure d’Afrique du Sud, réputées suivre les bateaux et s’introduire à l’intérieur des filets des sennes coulissantes pour consommer les poissons en grande concentration. Dans les années 1980 et 1990, les politiciens et pêcheurs sud-africains demandaient que les otaries à fourrure puissent être abattues, estimant que ces animaux entraient en compétition avec les pêcheries commerciales. Des études scientifiques ont toutefois monté que l’abattage des otaries à fourrure aurait en fait un effet négatif sur l’industrie de la pêche, et l’idée a été abandonnée en 1993.

220px-Phoca_vitulina_(Habor_Seal),_Point_Lobos,_CA,_US_-_DiliffLes pinnipèdes peuvent également être menacés par l’homme de manière plus indirecte. Ils sont involontairement pris dans les filets de pêche par les pêcheurs et avalent accidentellement des hameçons. La pêche au filet maillant et la senne sont des causes importantes de mortalité chez les phoques et autres mammifères marins. Les espèces communément prises dans des filets sont l’Otarie de Californie, le Phoque moine d’Hawaï, les Otaries à fourrure du Nord et les Otaries à fourrures brunes. Les pinnipèdes sont également touchés par la pollution marine. Des niveaux élevés de produits chimiques organiques s’accumulent dans ces animaux car ils sont près du sommet de la chaîne alimentaire et ont de grandes réserves de graisse. Les mères allaitantes peuvent transmettre les toxines à leur jeune. Ces polluants peuvent causer des cancers gastro-intestinaux, une baisse de la reproductivité et une plus grande vulnérabilité aux maladies infectieuses. La destruction de l’habitat de ces animaux par l’exploitation du pétrole et du gaz et les collisions avec les bateaux sont d’autres menaces liées à l’Homme qui pèsent sur ces animaux.

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