Perroquet : le Contrôle des Émotions, la Communication, l’Attention, l’Intuition

Posté par othoharmonie le 2 décembre 2015

perroquet émotion

Comme cet oiseau peut apprendre n’importe quel langage, ses plumes symbolisent la communication et sont réputées pour faciliter la traduction ainsi que la communication entre les humains. Elles sont plutôt rares et très convoitées pour orner les costumes lors des danses, des cérémonies et des rituels. Les couleurs vives rouge, vert, bleu, jaune servent à recréer l’arc-en-ciel qui est un symbole de paix et de prospérité essentiellement chez les Sioux Lakota. Intelligents, perspicaces, courageux et agiles, les Perroquets Aras ont toujours l’air calme, mais en règle générale, rien n’échappe à leur attention.

En Amazonie, Ara est étroitement associé à la Nation du Jaguar, un peuple autochtone qui a la conviction d’être originaire des Étoiles. Lorsque vint pour eux le temps de retourner aux cieux, Ara fut envoyé pour les rassembler. Certains furent accidentellement laissés derrière, et lorsque les dieux s’en aperçurent, ils condamnèrent Ara à demeurer sur terre pour agir comme gardien et messager auprès de ces gens, jusqu’à ce que les dieux reviennent les chercher afin de les ramener dans leur patrie céleste.

Lorsque Ara nous manifeste sa présence, notre vision et nos perceptions spirituelles s’accentuent, elles gagnent en précision et en finesse. Aussi insolite ou bizarre qu’elle puisse être, nous devrions croire en cette vision. Elle nous annonce une époque de créativité accrue et d’approfondissement spirituel. Les gens chercheront conseil auprès de nous et il est probable que nous découvrirons une formule originale pour exprimer nos intuitions et offrir nos conseils à autrui. Ara peut atteindre un âge avancé, soit entre 75 et 90 ans.

 Son apparition signale toujours le début d’une longue période d’activité créatrice et de perceptions supérieures. Bien qu’ils imitent le langage humain, les Aras ont un langage corporel bien à eux et un système de vocalisation qui est le reflet d’une capacité à communiquer avec plus d’efficacité et d’originalité. Les gens prêteront attention et écouteront comme ils ne l’avaient jamais fait auparavant. Lorsque Ara fait son apparition, notre vision, notre créativité et notre habileté à communiquer ajouteront de la couleur à tout ce que nous faisons. Les Aras sont des oiseaux dotés d’une grande sensibilité et selon plusieurs théories, leur développement émotionnel équivaut à celui d’un enfant de deux ou trois ans. Ils réagissent aux manifestations émotives de leur environnement avec beaucoup de personnalité. Ainsi, ils nous apprennent qu’il est possible que nos émotions viennent fausser notre vision et nos perceptions, que nous percevions uniquement ce que nous voulons sentir.

Ara annonce aussi que c’est le moment pour se pencher sur des problèmes de santé pouvant être dus à des facteurs émotionnels. Nous savons tous que les émotions ont une influence sur les processus physiologiques. Pour l’instant, le rétablissement de l’équilibre émotionnel aura également un effet bénéfique sur la santé physique. Il est essentiel pour nous d’apprendre à contrôler nos émotions. Il peut également refléter un certain besoin de couleur et de soleil dans notre vie. L’emploi de la couleur à des fins thérapeutiques peut se révéler salutaire. Voyons-nous les choses telles qu’elles sont, ou tout en rose ? Avons-nous le sentiment d’être incompris ? Manquons-nous d’équilibre sur le plan émotionnel ? Nos intuitions servent-elles à alimenter les commérages ? À quelles fins utilisons-nous nos perceptions spirituelles et suprasensibles ?

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LA DECOUVERTE DU PERROQUET

Posté par othoharmonie le 8 avril 2015

 

 

290px-Perruche_AlexandreChristophe Colomb fut autrefois fort impressionné par les perroquets des Antilles lors de ses voyages sur chacune des îles visitées. Cependant ses récits relataient plus des différentes utilisations qu’en faisaient les Indiens d’Amérique qu’ils n’en faisaient une description précise.

A l’opposé l’aventurier génois De Cuneo, qui accompagna Christophe Colomb lors de son second voyage, témoigna en premier de l’usage de ces oiseaux en tant que denrées alimentaires, et donna une idée de leur grande diversité quand il décrivit « 3 espèces de perroquets de taille et de couleurs différentes sur toutes les îles … où j’ai été » (Morison 1963). Les îles mentionnées ici étant : la Guadeloupe, Hispaniola, Cuba, la Jamaïque et peut-être Puerto-Rico ; les 3 types de psittacidés semblaient être :

- des aras (Ara)

- des perroquets (Amazona)

- des perruches (Aratinga).

Ses remarques suggérèrent que chacune des îles possédaient un représentant de chacun de ces genres.

Malheureusement, au cours des deux siècles suivants aucun spécimen n’ayant été collecté et très peu de dessins réalisés, les descriptions écrites de la vie de ces oiseaux manquaient pour la plupart de détails. De plus quand les premiers naturalistes débarquèrent aux Antilles, plusieurs espèces de perroquets avaient déjà disparu.

De surcroît, il n’y a aucune façon de savoir à quoi ces espèces ressemblaient, ni combien d’espèces existaient alors. Parmi ces naturalistes on compte les Pères Du Tertre et Labat qui laissèrent les meilleures descriptions de ces oiseaux bien qu’ils ne considèrent que certaines îles des Petites Antilles. En effet ni l’un ni l’autre n’ont indiqué à combien d’îles ils se référaient bien que l’on puisse présumer qu’il s’agissait des îles occupées par les Français : dans les années 1650, ces derniers étaient établis en Guadeloupe, en Dominique, en Martinique, mais occupaient également d’autres îles comme Sainte-Lucie ou Grenade. Mais tout comme De Cuneo, ils attestent de l’extraordinaire variété de psittacines qu’abritaient autrefois les Antilles.

Une autre lacune des premières descriptions de perroquets – en plus d’être fragmentaires – réside dans le fait que sur certains points, elles sont rendues confuses par l’utilisation répandue des perroquets comme animaux de compagnie et comme monnaie d’échange par les Européens, par les Indiens avec eux et par les Indiens entre eux.

Toutes les espèces d’Aras qui habitaient les Grandes et les Petites Antilles sont aujourd’hui éteintes et les 17 espèces encore présentes à l’heure actuelle vivent en Amérique du Sud et en Amérique Centrale. Plusieurs de ces espèces sont en grand danger et disparaissent inexorablement.

Nul ne sait combien d’espèces ont autrefois habité les Antilles. Il est pour l’instant admis qu’il en existait 6 ou 7 espèces.

Si beaucoup d’espèces sont éteintes depuis des siècles, des spécimens d’une seule espèce ont pu être capturé : L’Ara de Cuba (Ara tricolor). Cette espèce au plumage or, jaune, rouge et bleu a survécu jusqu’à la fin des années 1800 quand Gundlach a collecté quelques spécimens.

D’après Greenway (1958), sa disparition tout comme celle des autres aras, était apparemment due à la chasse et à leur capture afin d’en faire des animaux domestiques.

Outre Cuba, parmi les îles ayant abrité des aras, on trouve :

- La Jamaïque sur laquelle vivaient deux espèces d’aras :

# L’Ara gossei (Rothschild 1905) : une espèce rouge et bleue semblable à l’Ara de Cuba mais avec un front jaune au lieu de rouge et avec un peu de jaune sur la queue. Les caractéristiques et l’identification de cette espèce sont incertaines.

# L’Ara erythrocephala était apparemment très proche sinon identique à l’Ara militaris ou l’Ara ambigua.

Hispaniola sur laquelle vivait une espèce à laquelle aucun nom n’a été attribué et qui ressemblait à l’Ara tricolor.

- La Martinique où vivait une espèce endémique, l’Ara martinica.

# Cette espèce a été décrite assez brièvement par Rothschil d’après quelques lignes du Père Jacques Breton dans sa « Relation de l’Establissement des François depuis 1635 en île de la Martinique » (1640) – comme ayant le dessus du corps et de la tête bleu roi, le dessous du cou et le ventre rouge vif. Une description par ailleurs très proche de celle de l’Ara arauna du LA DECOUVERTE DU PERROQUET dans PERROQUET 220px-PZSL1852PlateAves46continent sud américain (Clark 1905c).

# Une autre espèce d’ara aurait peut-être vécu en Martinique : Rochefort (1558) a décrit une espèce d’ara pour les Antilles avec « la tête, le dos et les ailes jaunes pâles et la queue entièrement rouge » et une autre espèce avec « un plumage constitué d’un mélange de rouge, de blanc, de bleu, de vert, et de noir« . Aucune de ces descriptions ne se rapprochant d’aucune des espèces connues des Antilles ou d’Amérique Centrale ou du Sud, il est possible qu’une des espèces de Rochefort ait résidé en Martinique, mais n’est que pure hypothèse.

- En Dominique existait l’Ara atwoodii dont les caractéristiques sont encore incertaines.

- Enfin la Guadeloupe, qui abritait l’Ara de Guadeloupe Ara guadeloupensis.

Il apparaît en fait qu’il y a eu en fin de compte 2 invasions principales des Antilles par les Aras rouges :

1) Une invasion de Cuba, venant du Yucatán, par l’Ara macao, l’Ara chloroptera ou leur ancêtre commun, donnant naissance à l’Ara tricolor et à son tour à l’Ara gossei de la Jamaïque ainsi qu’à l’Ara « sans nom » d’Hispaniola. D’autre part, une première migration a eu lieu en Jamaïque à partir de la pointe Honduro-Nicaraguaïenne donnant naissance à l’Ara gossei suivi par les colonisations successives de Cuba et d’Hispaniola.

2) Une invasion des Petites Antilles venant de l’Amérique du Sud par l’Ara macao donnant naissance à l’Ara guadeloupensis et probablement à d’autres espèces sur d’autres îles.

 A LIRE SUR  http://www.lameca.org/dossiers/especes_disparues/sommaire.htm

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Le Perroquet de Flaubert

Posté par othoharmonie le 8 avril 2015

 

flaubertLe Perroquet de Flaubert est le titre français du roman de Julian Barnes qui est paru sous le titre original de Flaubert’s Parrot en 1984, et pour lequel Barnes se vit sélectionné pour le Booker Prize la même année et gagna le Geoffrey Faber Memorial Prize l’année suivante. En France, il remporta le prix Médicis essai en 1986. Le roman suit l’amateur retraité Geoffrey Braithwaite dans sa quête du perroquet empaillé ayant inspiré Gustave Flaubert lors de la rédaction du conte Un cœur simple. L’intrigue principale laisse cependant une large place aux réflexions du veuf sur la vie de Flaubert et la sienne propre

Le roman écrit principalement à la première personne suit l’ancien médecin désormais retraité et veuf Geoffrey Braithwaite dans son pèlerinage à travers Rouen, Croisset et d´autres de lieux de résidence de Flaubert, à la recherche de nouvelles informations sur la vie de son auteur favori. Lors de la visite de deux musées différents consacrés à sa vie, il constate que chacun des deux établissements revendique la possession du perroquet lui ayant supposément servi lors de la rédaction du conte Un Coeur simple, dans lequel un perroquet est longuement décrit. Braithwaite veut tirer cette affaire au clair et découvrir lequel des deux perroquets servit de modèle à l´écrivain de Croisset. Au terme de ses investigations, il apprend que non seulement le perroquet original pouvait être l´un des deux revendiqués, mais aussi cinquante autres se trouvant dans la réserve de l´Hôtel-Dieu de Rouen où Flaubert l´avait emprunté quelque temps.

Si la trame principale est assez simple, de nombreuses digressions sur la vie de Flaubert ainsi que celle du narrateur constituent l´essentiel du roman. Braithwaite tente de donner une forme objective à ses observations sur son écrivain fétiche et son oeuvre, mais n´y parvient guère et démontre plutôt son amateurisme. À travers cette subjectivité refoulée, le lecteur en apprend davantage sur Braithwaite et particulierement sur les raisons de sa fascination pour cet auteur mort depuis un bon siècle. Cette quête maniaque semble combler un vide: le deuil de sa femme, dont la cause de la mort demeure jusqu´à la fin du livre obscure, ce qui nourrit un sentiment de méfiance à l´égard du narrateur.

Le roman se fait l´écho de nombreuses théories postmodernes déclinées sur un mode humoristique. La polémique autour de  »la mort de l´auteur » de Roland Barthes est l´une des influences indubitables du roman: le narrateur se demande dès la deuxième page pourquoi il cherche à retrouver dans la vie de Flaubert ce qu´il a appris à travers ses romans, alors que ce dernier professait la totale indépendance du texte vis-à-vis de son auteur.

Le second thème postmoderne concerne le traitement de la subjectivité et la multiplication des points de vue. On trouve par exemple dans le deuxième chapitre une triple chronologie de la vie de Flaubert. Alors que la première version de la biographie est extrêmement positive et laudative, la seconde est marquée par un excès opposé de pessimisme et de négativité. La troisième version est une série de citations que le lecteur présume être de Flaubert, et dont l´incongruité alliée à la partialité du choix des citations achèvent de discréditer le sérieux.

Un dernier aspect typique de l´écriture postmoderne est le jeu avec la métafiction. Le roman en tant que fiction fait ainsi usage d´un personnage réel (Flaubert) , mais mêle à la fois des éléments de sa vie réelle, de sa vie imaginaire à travers les lettres qu´il envoya à ses amis, et ce celle des personnages de ses romans avec lequel il s´identifiait souvent (le fameux « Madame Bovary, c´est moi! »). Chacun des éléments se trouve si imbriqué dans les autres que le lecteur se voit forcé de prendre une distance critique avec les allégations de Braithwaite. À travers ce personnage excentrique, on pourrait aussi retrouver la patte de l´autobiographie, puisque Julian Barthes a écrit de nombreux articles sur cet écrivain dont il est au moins aussi passionné que son personnage de fiction.

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Le mythe de L’oiseau parleur

Posté par othoharmonie le 7 avril 2015

 

perroquet_4Le parler des perroquets est lié à un don individuel à chaque animal mais c’est surtout un mythe. Bien sûr la plupart savent répéter quelques mots ou imiter quelques bruits. Et même les associer à un geste ou un objet, par exemple dire « santé ! » quand ils voient un verre ou une bouteille mais tout ça est très loin des capacités que les profanes s’imaginent.

Les phrases sont souvent composées de plusieurs mots courts comme par exemple : Qu’est-ce que c’est ? Cette petite phrase contient six mots ! Si un perroquet réussit à apprendre cinq phrases de ce style, on peut effectivement prétendre qu’il arrive à dire 30 mots – en vérité il s’agit seulement de cinq courtes expressions. Mais prenez un texte normal composé de 30 mots. Cela va être très difficile à lui apprendre.

Siffler ou imiter des bruits (chat, chien, sonnette, etc.) sont plus facile que parler. Un des meilleurs parleurs est sûrement un gis du Gabon du zoo de Knoxville. Mais lui aussi fait surtout rire avec ses bruitages.

Mark Steiger: « La grande difficulté consiste à faire parler un perroquet sur ordre et devant un public et tout cela sans être enfermé dans une cage. J’en ai trois qui parlent dans mon spectacle. Par contre mon meilleur parleur ne montre pas son don sur scène pourtant à la maison il prononce de nombreux mots et expressions. Il parle malheureusement seulement quand lui il veut mais pas sur commande.  C’est le cas avec la plupart des perroquets parleurs.

Pour une émission de TV où je montrais mes jeux et tests d’intelligence le producteur m’avait fièrement annoncé qu’il avait aussi engagé un autre perroquet sur le plateau qui avait la réputation d’un imitateur fantastique. Etant intimidé celui-ci n’avait pas ouvert le bec durant le show! « .  

Les gris du Gabon et les amazones imitent plus facilement les voix hautes de femmes et enfants et ils ont la réputation d’être les meilleurs parleurs. Evidemment il y a moins de personnes avec des aras apprivoisés pour comparer correctement. La hauteur de voix du perroquet dépend beaucoup de sa taille physique. Les petits cacatoès et les perruches parlent souvent avec une voix « téléphonique » peut compréhensible. Luna, l’ara hyacinthe de Mark Steiger imite avec une voix très grave.
Il existe des méthodes (DVD, livres) qui prétendent de fournir le se

cret pour avoir un perroquet étonnement bavard – encore un moyen de gagner de l’argent sur le dos des gens sans fournir un résultat contrôlable!

On ne peut pas prédire le temps de l’apprentissage pour prononcer un mot. Cela peut varier entre quelques secondes et quelques mois ou jamais.

Dans certains spectacles la présentation de perroquets parlant se fait par un trucage avec playback. Les spectateurs n’entendent en vérité pas ce que le bec crochu est sensé de dire dans le micro mais la voix d’une personne cachée dans les coulisses.

La règlementation 
Les éleveurs capacitaires ont le grand mérite de sauver des espèces d’une extinction définitive. Mais à cause de l’élevage à la main (EAM) une surproduction de beaucoup d’espèces sera évidente car il n’existe finalement que très peu d’acquéreurs potentiels. En France pour détenir la plupart des perroquets « attractifs » il faut être titulaire d’un certificat de capacité ce qui est difficile à obtenir. La vente est interdite. Ces oiseaux « hors la loi » sont finalement détenus cachés par des particuliers sans aucun contrôle sur leurs conditions de détention. Personne ne sait combien il y en a et comment ils sont traités. 

De temps en temps les organismes de la protection des animaux découvrent et sauvent des pauvres oiseaux.

Pour être en règle il existe la solution d’acheter un perroquet « en vente libre » comme par exemple le Gris du Gabon ou même certaines espèces rares issues de deuxième génération née en captivité. 
La convention de Washington et l’Arrêté de Guyane en France aident à préserver des espèces mais la souffrance individuelle d’un perroquet n’est absolument pas prise en compte. Imaginez l’énorme souffrance d’un Gris du Gabon, capturé brutalement dans la jungle, séparé de son partenaire, transporté dans des conditions épouvantables et finalement contraint de finir sa longue vie enfermé dans une petite cage chez un particulier ignorant. 

 

Il est évident que la détention de perroquets ne devrait pas être lié a un certificat de capacité mais à une déclaration obligatoire pour toutes les espèces suivie par des visites de contrôle régulières par les services vétérinaires ou des membres compétents de la protection des animaux. 
Les conditions de détention (taille minimale des volières, etc.) doivent être réglementée et contrôlée. La détention d’un seul perroquet ne devrait généralement pas être permise (avec rares exceptions individuelles). 

Allez lire le site www.docteur-firmin.com

 Clinique Vétérinaire du Phoenix 116, rue de Cannes, Le Cannet

 

 

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A la conquête du Perroquet et du Lion

Posté par othoharmonie le 7 avril 2015

 

 

620717550_982390Il était une fois une bande de perroquets qui vivait dans la forêt. Tôt le matin, ils allaient manger des épis de maïs à la ferme, et l’après-midi ils mangeaient des oranges. Ils faisaient un grand remue-ménage avec leurs cris et plaçaient toujours un perroquet en sentinelle dans les plus grands arbres pour voir si quelqu’un venait. 

Les perroquets sont aussi nuisibles que les sauterelles, car ils ouvrent pour les picorer les épis de maïs, lesquels, ensuite, pourrissent à la pluie. Et comme, d’autre part, les perroquets sont bons à manger en ragoût, les ouvriers agricoles les chassaient au fusil. Un jour, un homme fit tomber d’un coup de fusil un perroquet sentinelle ; celui-ci, blessé, se débattit un bon moment avant de se laisser capturer. L’ouvrier le porta à la maison, pour les enfants du patron ; les garçons le soignèrent, car il n’avait qu’une aile brisée. 

Le perroquet guérit très bien et s’apprivoisa complètement. On l’appela Pedrito. Il apprit à donner la patte ; il aimait se tenir sur l’épaule des gens et leur chatouillait les oreilles avec son bec. Il vivait en liberté et passait presque toutes ses journées dans les orangers et les eucalyptus du jardin. Il aimait également se moquer des poules. À quatre ou cinq heures de l’après-midi, l’heure à laquelle on prenait le thé à la maison, le perroquet entrait lui aussi dans la salle à manger, se hissait à l’aide de son bec et de ses pattes sur la nappe et mangeait du pain trempé dans du lait. Il raffolait du thé au lait. 

Pedrito passait tant de temps avec les garçons, et les gosses lui disaient tant de choses, que le perroquet apprit à parler. 

Il disait : « Bonjour, petit perroquet !… Elle est bonne la soupe !… De la soupe pour Pedrito !… »

Il disait d’autres choses que l’on ne peut répéter, car les perroquets, comme les enfants, apprennent avec beaucoup de facilité les gros mots. Quand il pleuvait, Pedrito hérissait ses plumes et se racontait tout bas tout un tas de choses. 

Quand le temps s’améliorait, il volait alors en criant comme un fou. Il était, on le voit, un perroquet bien heureux qui, en plus d’être libre, comme le désirent tous les oiseaux, prenait aussi, comme les gens riches, son five o’clock tea. Or, voici ce qui arriva au milieu de ce bonheur : après une après-midi de pluie qui faisait suite à cinq jours de tempête, le soleil sortit enfin et Pedrito se mit à voler en criant :

« Quelle belle journée, petit perroquet ! Elle est bonne la soupe !… Donne la patte, Pedrito ! » 

Il s’envola loin, jusqu’à ce qu’il vit, en contrebas, tout en bas, la rivière Paraná, qui ressemblait à un large et lointain ruban blanc. Il continua et continua de voler ; enfin, il se percha sur un arbre pour se reposer. Et voilà que rapidement, il vit briller au sol, à travers les branches, deux lumières vertes, comme d’énormes vers luisants. 

« Qu’est-ce donc ? se demanda la perroquet. Elle est bonne la soupe ! Qu’est-ce que c’est ? Bonjour Pedrito !… » 

Le perroquet parlait toujours ainsi, comme tous les perroquets, en faisant des phrases sans queue ni tête, et parfois il était difficile de le comprendre. Comme il était très curieux, il descendit de branche en branche pour se rapprocher. Il vit alors que les deux lumières vertes étaient les yeux d’un tigre, qui s’était accroupi et le regardait fixement. Mais Pedrito était tellement heureux de la belle journée qu’il n’eut pas peur du tout. « Bonjour, Tigre ! dit-il. Donne-la patte, Pedrito ! » 

Et le tigre, avec sa voix terriblement rauque, lui répondit : « – Bon-jour !

– Bonjour Tigre ! Elle est bonne la soupe !… Elle est bonne la soupe !… Elle est bonne la soupe !… » 

 Et il répéta de nombreuses de fois « Elle est bonne la soupe !… » parce qu’il était quatre heures de l’après-midi et qu’il avait très envie de prendre du thé au lait. Le perroquet avait oublié que les animaux sauvages ne prennent pas de thé au lait, c’est pourquoi il invita le tigre. « Il est bon, le thé au lait ! lui dit-il. Bonjour Pedrito ! Tu veux prendre du thé au lait avec moi, ami tigre ? » Mais le tigre se mit en colère car il crut que le perroquet se moquait de lui et, de plus, comme il avait faim lui aussi, il eut envie de dévorer le perroquet bavard. Il lui répondit donc :

  « Bon-jour ! Ap-pro-che-toi un peu car je suis sourd ! Le tigre n’était pas sourd. Ce qu’il voulait, c’était que Pedrito se rapproche assez pour l’attraper d’un coup de patte. Mais le perroquet ne pensait qu’au plaisir qu’auraient les gens de la maison lorsqu’il se présenterait pour prendre le thé avec ce magnifique ami. Et il vola jusqu’à une autre branche, plus proche du sol. 

« Elle est bonne la soupe, à la maison ! répéta-t-il en criant aussi fort qu’il pouvait. – Plus près ! Je n’en-tends pas ! » répondit le tigre de sa voix rauque. Le perroquet se rapprocha un peu plus et dit : « Il est bon, le thé au lait ! – Rap-pro-che-toi en-co-re ! » répéta le tigre. Le pauvre perroquet se rapprocha encore et, à cet instant, le tigre fit un terrible saut, aussi haut qu’une maison, et atteignit Pedrito avec l’extrémité de ses griffes. 

Il n’était pas parvenu à le tuer, mais lui avait arraché toutes les plumes du dos et la queue entière. Il ne restait plus à Pedrito une seule plume sur la queue. « Attrape ! rugit le tigre. Va donc prendre ton thé au lait ! » Le perroquet, hurlant de douleur et de peur, s’envola ; mais il ne pouvait pas bien voler, car il lui manquait la queue, qui est le gouvernail des oiseaux. Il volait en titubant d’un côté ou de l’autre, et tous les oiseaux qui le rencontraient s’éloignaient, effrayés, de cette étrange bestiole. Enfin il put parvenir à la maison, et la première chose qu’il fit fut de se regarder dans le miroir de la cuisinière. 

Pauvre Pedrito ! C’était l’oiseau le plus bizarre et le plus laid que l’on puisse imaginer, tout déplumé, sans queue et tremblant de froid. Comment pourrait-il se présenter dans la salle à manger dans un tel état ? Il vola alors jusqu’au creux qu’il y avait dans le tronc un eucalyptus, et qui formait une sorte de grotte, et se cacha dans le fond, grelottant de froid et de honte. Pendant ce temps, dans la salle à manger, tous s’étonnaient de son absence : « Où peut bien être Pedrito ? disaient-ils. Et ils appelaient : « Pedrito ! Elle est bonne, la soupe, Pedrito ! Thé au lait, Pedrito ! » Mais Pedrito ne sortait pas de sa grotte, ni ne répondait, muet et immobile. Ils le cherchèrent partout, mais le perroquet ne se montra pas. Tous crurent alors que Pedrito était mort, et les garçons fondirent en larmes. Chaque après-midi, à l’heure du thé, ils se souvenaient toujours du perroquet et se rappelaient aussi combien il aimait manger du pain trempé dans du thé au lait. Pauvre Pedrito ! Ils ne le reverraient plus parce qu’il était mort. 

Mais Pedrito n’était pas mort, seulement il restait dans sa grotte, sans se laisser voir par personne, parce qu’il éprouvait beaucoup de honte à se voir pelé comme une souris. La nuit, il descendait pour manger et remontait aussitôt. À l’aube, il descendait de nouveau, sur la pointe des pattes, et allait se regarder dans le miroir de la cuisinière, toujours très triste car les plumes tardaient beaucoup à repousser. Enfin, un beau jour, par une après-midi où la famille était assise à table, à l’heure du thé, elle vit entrer un Pedrito très calme, qui se dandinait comme si rien ne s’était passé. Tous crurent mourir, mourir de plaisir quand ils le virent bien vivant et avec de très belles plumes. 

ZsXME« Pedrito, petit perroquet ! lui disaient-ils. Que t’est-il arrivé, Pedrito ? Comme il a des plumes brillantes, le petit perroquet ! » Mais ils ignoraient que c’étaient de nouvelles plumes et Pedrito, très sérieux, ne pipait mot. Il ne fit rien d’autre que de manger du pain trempé dans du thé au lait. Mais pour ce qui est de parler, pas un seul mot. Aussi le maître de maison fut-il très étonné quand, le matin suivant, le perroquet s’envola et se percha sur son épaule en bavardant comme un fou. En deux minutes, il lui raconta ce qui lui était arrivé : une promenade au Paraguay, sa rencontre avec le tigre et le reste ; et il ponctuait chacun de ses épisodes en chantant : « Pas une plume sur la queue de Pedrito ! Pas une plume ! Pas une plume ! » 

Et il l’invita à aller à la chasse au tigre avec lui. Le maître de maison, qui était justement sur le point d’acheter une peau de tigre dont il avait besoin pour la mettre devant le poêle, fut très content de pouvoir l’obtenir gratuitement. Il retourna à la maison prendre son fusil de chasse, et entreprit avec Pedrito le voyage au Paraguay. Ils convinrent que lorsque Pedrito verrait le tigre, il le distrairait en bavardant pour que l’homme puisse s’approcher tout doucement avec son fusil de chasse. Et il en fut ainsi. Le perroquet, posé sur une branche de l’arbre, bavardait et bavardait, en regardant en même temps de tous côtés, pour voir s’il apercevait le tigre. Enfin il entendit un bruit de branches cassées et vit soudain au pied de l’arbre deux lumières vertes qui le fixaient : c’étaient les yeux du tigre.

Alors, le perroquet se mit à crier : « Belle journée ! Elle est bonne, la soupe !… Bon thé au lait ! Veux-tu du thé au lait ? » 

Le tigre, très en colère après avoir reconnu le perroquet déplumé qu’il croyait avoir tué et qui avait de nouveau de très belles plumes, jura que cette fois celui-ci ne lui échapperai pas. Ses yeux étincelèrent de colère quand il répondit de sa voix rauque : « Ap-pro-che-toi plus ! Je suis sourd ! » Le perroquet vola jusqu’à une branche plus proche, toujours en bavardant : « Bon, le pain au lait !… 

IL EST AU PIED DE CET ARBRE !… » 

En entendant ces derniers mots, le tigre rugit et se leva d’un bond : « À qui parles-tu ? mugit-il. À qui as-tu dit que je suis au pied de cet arbre ? – À personne, à personne !… cria le perroquet. Bonjour Pedrito ! Donne la patte, petit perroquet ! » Et il continua à bavarder en sautant de branche en branche et en s’approchant. Mais il avait dit “Il est au pied de cet arbre” pour avertir l’homme, qui s’était approché et soigneusement accroupi, avec le fusil de chasse sur l’épaule. Arriva un moment où le perroquet ne put plus s’approcher plus, parce que sinon il tomberait dans la gueule du tigre, alors il cria : « Elle est bonne, la soupe !… 

ATTENTION ! – En-co-re plus près ! rugit le tigre en prenant son élan pour sauter. – Bon, le thé au lait ! ATTENTION, IL VA SAUTER ! » 

Et en effet, le tigre sauta. Il fit un énorme saut que le perroquet évita en s’élançant dans les airs comme une flèche, en même temps que lui. Au même moment, l’homme, qui avait appuyé le canon de son fusil contre un tronc pour ajuster son tir, pressa la détente. Neuf balles, chacune de la taille d’un pois chiche, entrèrent comme un éclair dans le cœur du tigre qui, en lançant un hurlement qui fit trembler la forêt tout entière, tomba, mort. Quant au perroquet, quels cris de bonheur il lançait ! Il était fou de joie, parce qu’il se savait vengé – et bien vengé ! – de ce fourbe animal qui lui avait arraché les plumes. 

L’homme était lui aussi très content, parce que tuer un tigre est une chose difficile, et que de plus il avait une fourrure à mettre devant le poêle de la salle à manger. Quand ils arrivèrent à la maison, tous apprirent pourquoi Pedrito était resté si longtemps caché dans le creux de l’arbre, et tous le félicitèrent pour son exploit. Ils vécurent dès lors très heureux. Mais le perroquet n’oubliait pas ce que lui avait fait le tigre ; lorsqu’il entrait dans la salle à manger pour prendre le thé, il s’approchait toujours de la peau du tigre, étendue devant le poêle, et il l’invitait à prendre du thé au lait. « Elle est bonne, la soupe !… lui disait-il. Tu veux du thé au lait ? La soupe pour le tigre ! » 

Et tous mouraient de rire. Et Pedrito aussi. 

El loro pelado extrait des Cuentos de la selva (Contes de la forêt vierge) LE PERROQUET DEPLUME Traduction : Bruce Demaugé-Bost

 

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Le Perroquet en Noir et Blanc

Posté par othoharmonie le 4 avril 2015

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Le Perroquet noir ou Coracopsis noir (Coracopsis nigra (Linnaeus, 1758)) est avec le Perroquet vasa Coracopsis vasa une des deux espèces du genre Coracopsis.

Trois sous-espèces sont reconnues :

– Coracopsis nigra nigra (Shaw, 1812) de l’est de Madagascar ;
– Coracopsis nigra sibilans Milne-Edwards & Oustalet, 1885 des Comores ;
– Coracopsis nigra libs Bangs, 1927 de l’ouest et du sud de Madagascar.

Ce perroquet peuple Madagascar et les Comores. Il a peut-être été introduit aux Seychelles (sous-espèce C. n. sibilans) à partir desquelles il a conquis naturellement l’île Curieuse. Il a été également introduit à Maurice (sous-espèce C. n. nigra).

Il mesure 35 à 40 cm pour une masse de 315 g (C. n. nigra) ou de 132 à 153 g (C. n. sibilans aux Seychelles). Son plumage est brun sombre avec les sous-caudales grisâtres.

Le Perroquet noir peuple les forêts humides denses, y compris les mangroves, mais également les savanes, les forêts secondaires sèches.

Il consomme des fruits, des baies, des fleurs et des graines. Il est plus frugivore que son proche parent, le Perroquet vasa.

Elle se déroule de novembre à janvier.

Cet oiseau est sédentaire mais des mouvements diurnes, liés à la recherche de nourriture, existent.


 

Le Perroquet Blanc est appelé Cacatoès blanc

Il niche dans les cavités des arbres. Le Cacatoès à huppe blanche est principalement originaire d’Indonésie et plus précisément de l’archipel des Moluques où il vit aux abords des forêts tout en haut des arbres et aux alentours des terres agricoles. Le Cacatoès à huppe blanche est un perroquet de grande taille, très proche du Cacatoès des Moluques par l’aspect mais beaucoup plus petit par la taille, à ceci près que son plumage ainsi que sa grande huppe sont intégralement blancs sauf 290px-Cockatoo.1.arp.500pixl’intérieur de la huppe, le dessous de la queue et l’intérieur des ailes qui sont jaunes.

Cet oiseau mesure entre 45 à 50 cm et pèse en moyenne 900 g.

Ses pattes et son bec sont grisâtres entrant en contraste avec son plumage et sa huppe entièrement blancs.

La femelle est plus petite que le mâle et a les yeux rouges contrairement au mâle qui les a marron.

Les deux sexes possèdent une grosse crête érectile blanche.

Les cacatoès blancs sont relativement plus calmes que leurs congénères plus petits (comme les Cacatoès de Goffin), mais cela n’en fait pas des compagnons de tout repos pour autant.

Les cacatoès ont besoin d’espaces de jeux qui leur sont clairement désignés un parc de jeux garni sera un minimum afin de l’empêcher de déprimer et de faire du picage.

Si le perroquet n’a pas ses propres installations pour jouer, c’est le mobilier qui va y passer.

Pour bien faire, le perroquet devrait avoir plusieurs installations dans la maison, car il voudra suivre son humain chouchou un peu partout.

Le cacatoès est un perroquet très destructeur il faudra donc changer ses jouets le plus souvent possible car aucun matériel ne lui résistera bien longtemps.

En revanche l’amener à chercher sa nourriture est une bonne façon de l’occuper. Ce Cacatoès a besoin d’un régime varié, car il lui est facile de devenir obèse, ce qui nuirait à sa santé. Le cacatoès ne devrait pas se nourrir que de graines car celles-ci ne feraient qu’engorger son foie, ce qui provoquerait une pousse anormale du bec de l’oiseau. Le cacatoès ne mange pas beaucoup. Il a ses préférences et choisit les graines, légumes et fruits avec attention en laissant dans le fond de l’auget les autres graines.

Une volière de 4 m de longueur, 1,50 m de largeur et 2 m de hauteur devrait correspondre à ses besoins.

Des nichoirs de type « tonneau » renforcé avec du fer et haut d’environ 70 cm seront nécessaire à leur reproduction.

Les cacatoès demandent une bonne éducation impliquant l’apprentissage de l’autonomie facilitant les choses, mais cela n’enlèvera rien au fait que le cacatoès demande de l’attention humaine plusieurs heures par jour.

Il faut absolument être conscient qu’un cacatoès mal éduqué (surtout un mâle) peut devenir un animal dangereux, par sa taille, par sa force, et par son attitude combative.

Malgré tout, ce cacatoès est certainement le plus affectueux de tous les perroquets.

Leur capacité à parler n’est pas très grande, mais ils peuvent néanmoins dire quelques mots, voire quelques phrases.

Le Cacatoès à huppe blanche aime se baigner en été comme tous les autres oiseaux.

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L’instinct et la socialisation du Perroquet

Posté par othoharmonie le 4 avril 2015

 

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Les perruches et perroquets sont des animaux grégaires. C’est-à-dire que ce sont des espèces qui vivent en groupe, et à travers le groupe. Les membres qui le compose doivent impérativement se conformer, pour la cohésion du groupe (la cohérence, l’entente). Le groupe se compose de dizaines voir de centaines d’individus, afin d’être plus efficaces lors de la recherche alimentaire, lors de la reproduction et pour se protéger des prédateurs. C’est donc un groupe social où les individus ont une part d’instincts communs (chacun possède les mêmes) et une part de socialisation (apprentissage propre à chacun).

L’instinct (les comportement conditionnés)

Les perruches et perroquets sont des animaux-proie. Vivre en groupe comme ils le font leur permettent de satisfaire leurs besoins alimentaires, de garantir la survie du groupe avec la reproduction, de se procurer un sentiment de sécurité et de répondre à leurs besoins sociaux et affectifs (jeux, toilettage, activités, affections, vocalisations et contacts visuels). Les stimulations internes et physiologiques comme les variations hormonales et la faim que subissent ces oiseaux sont des réponses instinctives. Le caractère et la personnalité des individus n’ont aucun effet sur ces types de comportements instinctifs. Ces comportements instinctifs sont présents dès le plus jeune âge et leur permettent de remplir certaines fonctions sans avoir recours à l’apprentissage. Il est ainsi important que chaque individu se conforme aux codes du groupe, afin d’être intégré et de survivre. Tout comportement anormal fera que l’oiseau sera rejeté par le groupe ; c’est pourquoi un oiseau malade cache si bien ses pathologies, c’est une réponse instinctive de survie pour éviter d’être mis à l’écart. Egalement, perruches et perroquets sont programmés génétiquement pour apprendre les codes (surveillance du danger, vocalisations/cris de contact, solution à un problème, etc.) et les appliquer. Ils copient ce qu’ils observent et se les réapproprient.

En outre, une partie des informations instinctives sont appuyées par une très grande capacité à apprendre, ce qui les rend adaptables aux situations particulières, comme la vie en captivité.

Description de cette image, également commentée ci-aprèsL’apprentissage et les acquis personnels

Les acquis personnels proviennent des stimulations externes, c’est-à-dire de l’environnement spécifique de votre oiseau, ses congénères, vous, sa cage, son parc, vos échanges et interactions, donc, son cadre de vie. Les acquis de vote oiseau seront présents grâce aux apprentissages et aux expériences qu’il va vivre tout au long de sa vie. C’est dans ces moments de compréhension, d’apprentissage et de réappropriation que vous observerez que votre oiseau a des comportements intelligents et raisonnés. Ce sont ses aptitudes à apprendre de son environnement et à s’adapter qui permettront une relation saine et de confiance avec vous. Votre oiseau va donc apprendre à travers son environnement, vos échanges, vos jeux, mais également avec les autres compagnons qu’il aura, et à travers ses propres expérimentations (échecs ou réussites).

 

Je conseille de lire le site : http://www.perruche-perroquet.com

 

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Croyances autour du Perroquet

Posté par othoharmonie le 3 avril 2015

 

 

800px-Poicephalus_senegalus_-pet_eating_seeds-8De nombreuses représentations de corsaires et de pirates des siècles derniers nous les montrent souvent accompagnés d’un perroquet sur leurs épaules. Outre la beauté de ses plumes vivement colorées, sa faculté à reproduire les sons, la parole humaine, et son intelligence le place au-dessus des autres animaux. Le perroquet peut en effet prédire des changements météorologiques. S’il se met à parler à tort et à travers, on peut conclure que le temps est incertain. S’il se lisse les plumes ou s’agite la nuit sans dormir, c’est que l’orage n’est pas loin. Tuer un perroquet porte d’ailleurs malheur et provoque des incendies. 

La croyance populaire veut que les oiseaux ne soient pas considérés comme bien malins… Ne dis-t-on pas d’un homme idiot qu’il possède une cervelle de moineau ou qu’il répète ce qu’on lui dit comme un perroquet ? Ces croyances communes sont pourtant remises en causes depuis plusieurs années : le cerveau de l’oiseau n’en a pas terminé de révéler des capacités cognitives défiant l’idée de ce que l’on s’en faisait. 

S’il est communément accepté que la reconnaissance de soi est une base de la conscience de sa propre existence, on acceptait par contre difficilement, jusqu’à présent, d’en créditer d’autres animaux que certains mammifères – incluant l’homme – comme les chimpanzés, les dauphins ou les éléphants. Comment opèrent-on afin d’objectiver la présence d’une conscience d’un soi différencié de l’environnement chez un individu ? 

Simplement en observant leurs réactions face à un miroir.

 

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La femme au perroquet

Posté par othoharmonie le 3 avril 2015

 

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En 1866, à l’Exposition de peinture, dans le salon d’honneur, une toile de Courbet, représentant une femme admirable et admirée, attirait tous les regards. Chacun s’extasiait devant le talent du peintre, devant la perfection de l’œuvre. -Cette femme était couchée sur une robe grenat recouverte de dentelles noires. Celte toile était le triomphe de la matière sur l’idéal, en un mot l’apothéose de la chair. Cette toile se nommait sur le livret : La Femme au perroquet. Elle restera légendaire.

La rue Mouffetard, cette rue sordide, puante l’été, boueuse l’hiver et sale en tout temps, a aussi sa femme au perroquet, mais, hélas elle n’est ni enviée, ni admirée; son salon d’honneur, c’est la rue, et si elle est légendaire, ce n’est pas au même titre que son homonyme.

 

Depuis trente ans qu’elle erre dans tous les quartiers de Paris, traînant ses guenilles, aussi fièrement que les anciens gueux, elle est le sujet de toutes les conversations; tout le monde la voit, personne ne la connaît.

 

Pourquoi ce nom bizarre, la femme au perroquet? Parce que personne ne sait son nom, et que, comme elle a toujours sur son bras gauche un magnifique perroquet vert, on trouve tout naturel de la nommer la femme au perroquet.

 

D’où vient cette femme? Qui est-elle? Par quel concours de circonstances est-elle ou paraît-elle réduite à une profonde misère? Le seul moyen de répondre à ces questions était d’aller la chercher, de la trouver et de lui parler, c’est ce que j’ai fait; et, comme Titus, je n’ai pas perdu ma journée.

Rue Mouffetard, il existe un petit marchand de vin (nom prédestiné, il se nomme Champagne), dont la boutique, coupée en deux, est louée à une marchande de pommes de terre frites ; la maison est sombre et humide; c’est du vieux Paris. Devant le comptoir en étain, de la paille mouillée sert de tapis au buveur. C’est là que je rencontrai la femme au perroquet elle était assise à une table, son perroquet sur le poing ; elle mangeait des moules. J’entrai, je m’assis à côté d’elle, et j’essayai d’entamer la conversation ; elle hésita, soit timidité ou méfiance, et me répondit à peine; enfin elle se décida à causer. J’avoue que je fus très-heureux, depuis longtemps cette femme m’intriguait. Je l’avais mainte et mainte fois rencontrée, et son air triste et résigné m’avait touché. Je n’avais jamais oublié les regards qu’elle jetait sur les enfants qui la suivaient en se moquant d’elle; ses regards indiquaient d’amers regrets. On eût dit qu’il y avait là une grande douleur.

C’était une erreur, la femme au perroquet n’envie rien, ne désire rien; elle trouve meilleur un gros morceau de pain bis mangé en plein air, qu’une bonne table accompagnée de servitude. Elle vit au milieu de nous comme une sauvage au milieu des forêts de l’Amérique; peu lui importe que l’épi poudreux meure de soif dans les sillons; que janvier, de son haleine glacée, gerce nos visages et gèle les ceps bourgeonnants; que le printemps fasse verdir les arbres, gazouiller les oiseaux, que le gazon de mai soit plein de fraises, de violettes et de muguets! Elle marche, va, vient et revient, elle est libre, c’est tout pour elle.

A la première vue, on dirait que la misère lui a pris mesure, car, été comme hiver, elle est vêtue d’une robe sans forme et sans nom : tantôt l’étoffe en est de soie, de barége ou d’indienne, et indique évidemment une fabrication antérieure à notre siècle. Elle est coiffée d’un vieux chapeau qui rappelle vaguement ceux des prêtres espagnols ; ce chapeau est orné de fleurs fanées. Elle est nu-jambes, et a pour chaussures de vieilles savates dépareillées. J’ai dit que son perroquet reposait sur son poing; il y est attaché au moyen d’une vieille ficelle. Elle a une chaufferette en fer battu et un cabas. La chaufferette est un luxe et sert à deux fins : d’abord à réchauffer le perroquet ; puis, en second lieu, elle s’accompagne en frappant sur le couvercle, car elle chante dans les cours, elle chante des chansons bizarres, de vieilles mélopées, et le perroquet fait chorus.

Voici un couplet de ce qu’elle chantait :

 

Colinette au bois s’en alla

En sautillant par-ci par-là,

Trala déridera, trâla déridera.

Un beau monsieur la rencontra,

Frisé, poudré par-ci par-là,

Trala déridera, trala déridera.

Fillette, où courez-vous comme ça?

— Monsieur, je m’en vais dans c’petit bois-là

Cueillir là noisette.

N’y a pas de mal à çà.

Colinette,

N’y a pas de mal à çà.

On ne rit pas en entendant cette femme. Pourquoi? Parce qu’elle chante avec conviction, c’est son bonheur, c’est sa joie, sa vocation. N’ayant pu être comédienne, n’ayant pu avoir les planches, elle a la rue, c’est plus vaste, et on y est moins difficile. Elle ne demande pas l’aumône : chanter, pour elle, n’est pas un métier pour vivre ; elle tire les cartes, elle prédit la bonne et la mauvaise aventure ; elle a beaucoup de clients, elle porte la joie au crédule, à domicile. Je lui demandai son adresse, elle me répondit : Dans la rue, on me trouve. Malgré cela, je parvins à découvrir son domicile, et j’avoue qu’il est impossible de rien imaginer de semblable; elle reste rue des Lyonnais, au cinquième, dans une petite chambre qu’elle loue soixante francs par an. Il n’y a pour tous meubles qu’un grabat, une chaise cassée, une table en bois blanc et un monceau de loques, sa garde-robe. Tout cela est boueux, étendu pêle-mêle, sans ordre, et je défie à l’œil le plus expérimenté de découvrir un coin du carreau qui ne soit caché par un objet quelconque.

La condition, m’a-t-elle dit, que lui a faite son propriétaire, est de ne recevoir personne. Je soupçonne que c’est elle qui ne le veut pas. Pourquoi? Ses voisins disent que le soir, après être rentrée, elle change de costume, qu’une voiture vient la prendre à sa porte, et qu’elle va dans le monde  — Je ne sais quel monde ! — Mais ce qui est certain, c’est qu’elle a reçu une éducation remarquable, qu’elle appartient à une excellente famille, qu’elle a un frère fort à son aise et fort désolé des idées vagabondes de sa sœur.

images (4)La femme au perroquet a soixante ans : elle est vive, alerte ; elle n’a jamais, depuis trente années, parlé à ses voisins ; il semble qu’elle ait peur de la civilisation ; elle est enracinée dans ses habitudes comme un arbre planté en terre. Dans sa rue des Lyonnais, elle est aux antipodes de Paris; elle ne s’occupe de rien, elle ne lit même pas le Petit Journal…

Si elle fuit la société des hommes, en revanche elle recherche celle des animaux : il y a vingt ans, elle avait quatre chats; les chats morts, elle prit deux lévriers ; les chiens morts, elle acheta un perroquet (celui qu’elle a). Voilà sa vie. Qui aurait le courage de la blâmer? Assurément personne. Est-elle à plaindre? Ah que non! Elle a une passion, elle la satisfait. Combien, dans d’autres situations, n’en peuvent dire autant!

 

Extrait du livre de Les Curiosité de Paris de Charles Virmaitre 

 

 

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Le Perroquet du Tarot de la Sagesse animale

Posté par othoharmonie le 1 avril 2015

 

220px-Ara_de_IlligerIntelligents, perspicaces, courageux et agiles , les aras ont toujours l ‘ air calmes , mais en règle générale , rien n ‘ échappe à leur attention . 

En Amazonie, l’ara est étroitement associé à la nation du Jaguar , un peuple autochtone qui a la conviction d ‘ être originaire des étoiles . Lorsque vint pour eux le temps de retourner aux cieux , l ‘ ara fut envoyé pour les rassembler . Certains furent accidentellement laissés derrière et lorsque les dieux s ‘ en aperçurent , ils condamnèrent l ‘ ara à demeurer sur terre pour agir comme gardien et messager auprès de ces gens jusqu’à ce que les dieux reviennent les chercher afin de les ramener dans leur patrie céleste . 

Lorsqu’il manifeste sa présence, notre vision et nos perceptions spirituelles s’accentuent, elles gagnent en précision et en finesse. Aussi insolite ou bizarre qu’elle puisse être , nous devrions croire en cette vision . C’est une époque de créativité accrue et d’approfondissement spirituel. Les gens chercheront conseil auprès de nous et il est probable que nous découvrirons une formule originale pour exprimer nos intuitions et offrir nos conseils à autrui. 

Le ara peut atteindre un âge avancé, soit entre 75 et 90 ans. Son apparition signale toujours le début d’une longue période d ‘ activité créatrice et de perceptions supérieures . Bien qu’ils imitent le langage humain, les aras ont un langage corporel bien à eux et un système de vocalisation qui est le reflet d ‘ une capacité à communiquer avec plus d ‘ efficacité et d’ originalité . Les gens prêteront attention et écouteront comme ils ne l’avaient jamais fait auparavant. Lorsque ara fait son apparition, notre vision, notre créativité et notre habileté à communiquer ajouteront de la couleur à tout ce que nous faisons. 

De façon négative

Les aras sont des oiseaux dotés d’une grande sensibilité et selon plusieurs théories, leur développement émotionnel équivaut à celui d ‘ un enfant de deux ou trois ans .Ils réagissent aux manifestations émotives de leur environnement avec beaucoup de personnalité . Il est possible que nos émotions viennent fausser notre vision et nos perceptions, que nous percevions uniquement ce que nous voulons sentir. 

Il annonce aussi que c’est le moment pour se pencher sur des problèmes de santé pouvant être dus à des facteurs émotionnels. Nous savons tous que les émotions ont une influence sur les processus physiologiques. Pour l’instant, le rétablissement de l ‘ équilibre émotionnel aura également un effet bénéfique sur la santé physique . Il est essentiel d’apprendre à contrôler nos émotions. 

Il peut également refléter un certain besoin de couleur et de soleil dans notre vie. L’emploi de la couleur à des fins thérapeutiques peut se révéler salutaire. 

 Questions : Voyons-nous les choses telles qu’elles sont ou tout en rose ? Avons-nous le sentiment d ‘ être incompris ? Manquons-nous d’équilibre sur le plan émotionnel ? Nos intuitions servent-elles à alimenter les commérages ? A quelles fins utilisons-nous nos perceptions spirituelles et suprasensibles ? 

 

Issu du Tarot de la sagesse animale

 

 

 

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Perroquet, un animal de compagnie

Posté par othoharmonie le 1 avril 2015

 

 

290px-SeveremacawAvant d’acquérir un perroquet, il convient de se renseigner sur les particularités de chaque espèce. Chaque perroquet, d’une même espèce, aura son caractère propre, mais toutes les espèces ont des particularités communes. Certains perroquets sont plus peureux que d’autres, moins ouverts aux changements : c’est le cas du perroquet Gris d’Afrique. Un Gris pourra avoir peur d’un nouveau jouet, d’une nouvelle cage, ou de n’importe quel changement dans sa vie : il faut le savoir et prendre en compte cette peur pour rassurer l’oiseau et, procéder par étapes, pour tous changements dans sa vie quotidienne. 

Il y a les perroquets qui donnent de la voix… Attention aux voisins. Le cri d’un Cacatoès des Moluques ou d’un Ara ararauna sera plus puissant que celui d’un Youyou du Sénégal ! Il faut savoir qu’adopter un grand perroquet est totalement différent qu’adopter un petit perroquet. Il faut penser aussi à la place que vous pourrez accorder à votre perroquet : un Cacatoès des Moluques a besoin d’une cage beaucoup plus spacieuse que ne le demande un Cacatoès de plus petite taille. N’oubliez pas, non plus, de prendre en compte le temps que vous pourrez accorder pour jouer avec votre perroquet. Trop de perroquets s’ennuient à mourir à passer de longues heures, seuls dans leur cage, les deux pattes posées sur leur unique perchoir. Les perroquets sont des êtres sensibles, intelligents, et ils ont besoin d’une interaction avec les humains, surtout s’ils n’ont pas de compagnon perroquet. 

Attention, les Cacatoès sont adorables, mais souvent souffrent d’être trop longtemps en cage, et quand un Cacatoès s’ennuie, souvent il se pique, se mutile. Si l’on ne réagit pas à temps, on risque de retrouver rapidement son oiseau sans plumes, et il est alors difficile de revenir en arrière. Prenez-le temps de vous renseigner, recoupez vos informations ! Soyez attentif au discours de la personne qui veut vous céder un perroquet : tout n’est peut-être pas aussi facile, ni aussi simple qu’on vous le dit ! Prenez conseil(s) auprès des personnes qui connaissent vraiment le comportement du Perroquet de Compagnie, et qui peuvent vous guider en connaissance de cause. Si vous adoptez un perroquet adulte, renseignez-vous sur sa vie passée, sur les problèmes qui font que l’oiseau ne reste plus dans sa famille d’origine. Les perroquets ont un grand sens de l’adaptation, mais c’est à vous de faire en sorte que le passage d’une famille à l’autre, d’une animalerie à chez vous, se passe le plus simplement du monde.

Prévoir l’achat d’une cage adaptée à l’espèce que vous allez adopter. Attention dans le choix de la cage ! Une cage, c’est le domaine du perroquet, son territoire, son lieu de vie, pas sa prison. Choisissez une cage solide, facile à nettoyer. Ce sera plus facile pour vous, et plus sain pour votre perroquet. Si vous achetez une cage d’occasion, soyez prudent… Essayez de savoir pourquoi cette cage est à vendre. Si le perroquet qui l’habitait est mort… sachez que certaines maladies mortelles sont contagieuses pendant des mois, voire des années ! Ne prenez pas le risque de contaminer votre oiseau. Rechercher uniquement le prix le meilleur marché, n’est pas forcément un bon choix sur le long terme : Une cage de qualité, qui ne rouille pas, qui soit stable, solide, hébergera votre perroquet, quasiment pour le restant de sa vie… Réfléchissez-y ! Pensez au perchoir hors de la cage: c’est indispensable pour jouer et travailler avec votre perroquet. Fabriquez une aire de jeux : votre perroquet y passera des heures. Vous trouverez quelques photos d’aires de jeux sur le site de l’Association Européenne du Perroquet : www.aedp.asso.fr La cage de transport est aussi indispensable : Pour aller chercher votre perroquet, par exemple. Il sera moins terrorisé de « faire la route » dans une cage de transport confortable que dans un vulgaire carton troué sur les côtés ! 

Et en étant moins stressé pendant ce premier voyage, il sera plus facilement en état de s’adapter, sans stress, dans sa nouvelle famille. Se renseigner de l’adresse d’un vétérinaire qui connaisse bien les perroquets : tous les vétérinaires ne sont pas formés pour soigner un perroquet. Demandez conseil, renseignez-vous avant l’arrivée de votre perroquet. Prévoir la nourriture. Normalement le cédant devrait vous dire comment le perroquet a été nourri, et il est recommandé de ne pas changer tout de suite la nourriture : votre perroquet aura déjà un changement de lieu de vie : laissez-lui des repères. 

Achetez un bon livre qui vous renseignera sur les habitudes et les besoins de l’espèce dont fait partie le perroquet que vous adoptez. Demandez conseil à des personnes qui connaissent bien les perroquets : – Votre vétérinaire – Un éleveur – Profitez des forums sur internet – Contactez l »AEDP pour connaitre les professionnels de votre région … 

Tout se passera bien, puisque vous avez tout prévu ! N’oubliez pas que les perroquets ressentent nos émotions, plus fortement que ce que nous pouvons imaginer ! Et leur comportement sera en fonction de nos émotions. Si vous êtes nerveux, tendu… Votre perroquet prendra peur ! Pourquoi ? 

Tout simplement parce que le perroquet sait qu’il va dépendre de vous, et que, si vous, vous êtes stressé, c’est qu’il y a forcément un problème et, le perroquet sera inquiet. Si au moment du contact avec l’oiseau pour l’adoption, vous arrivez joyeux, calme, et que vous parlez à l’oiseau posément, tranquillement, avec du plaisir dans la voix, l’oiseau sera rassuré. Ce point est très important : le stress fait baisser le seuil des défenses immunitaires d’un oiseau. Un oiseau stressé peut développer rapidement des maladies. Un oiseau calme et tranquille risque moins de « tomber » malade. Pendant le voyage pour aller chez vous, parlez à l’oiseau, tranquillement, calmement. Il a besoin d’être rassuré par votre voix. 

Donnez-lui un nom s’il n’en n’a pas, et adressez-vous à lui à haute voix, sans crier, mais en prononçant souvent son nom. Si votre oiseau vient de chez un bon éleveur, qui a pris le temps de le sociabiliser, tout devrait bien se passer. On voit de jeunes perroquets, sortant de chez un bon éleveur, rester tranquilles dans leur cage de transport, et même grignoter quelques graines ou croquettes lors du dé- part pour leur premier voyage. En arrivant à la maison, tout en douceur, toujours en expliquant à votre oiseau qu’il arrive dans une bonne maison, faites le entrer dans sa cage, sans stress ni précipitation. Prenez votre temps, donnez-lui du temps. Rien ne presse. Et puis, laissez le tranquille : il a besoin d’observer son environnement, de prendre ses repères. N’allez pas le toucher, taper sur sa cage pour qu’il vous regarde, éloignez les enfants qui font du bruit, les chiens qui aboient. 

Texte issu du Magazine http://aedp.asso.fr/files/le_petit_guide%281%29.pdf

 

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REVER DE PERROQUET

Posté par othoharmonie le 31 mars 2015

 

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Si le perroquet est un gros volatile, il n’en a pas forcément le caractère sexuel comme le gros oiseau. Il se pourrait même que le ramage soit au-dessus du plumage, malgré ou à l’instar de son gros bec, c’est-à-dire que ceux qui en parlent le plus sont ceux qui le font le moins… Néanmoins, nous pouvons quand même en admirer autant le plumage que le ramage. En effet, cet oiseau ne manque pas d’attrait ni d’un don certain pour la conversation.

De façon universelle, le perroquet est connu pour sa faculté de parole, imitation de la voix humaine qu’il répète et caricature. Dans cette optique, il peut s’en dégager deux sens : le perroquet n’est qu’un vilain rapporteur ou alors, il prend l’apparence d’une autre personne dont il se fait la voix. Qui se dissimule alors sous le masque multicolore du perroquet ‘ De par sa nature à imiter ou caricaturer la parole et les inflexions des autres, le perroquet peut faire songer à un être qui prend les apparences d’une personne, mais qui souffre d’un manque de personnalité. En langage plus psychologique, quelqu’un qui serait dépersonnalisé. De par sa recherche d’écoute et la séduction de son plumage, on peut y voir aussi une forme narcissique. La pluralité de ses imitations évoque un aspect polymorphe. Si nous associons tous ces éléments, nous obtenons une définition du manipulateur, pervers narcissique ou plus encore, pervers polymorphe.

Reflet de nous-mêmes, personnage haut en couleur, manipulateur émotionnel, intelligent, certes, mais n’est-il qu’un simple imitateur ‘ N’en gardons que l’exotisme, la longévité, et la beauté.

Toujours dans l’ambivalence, dans la langue d’Hèzou Azau, le perroquet peut se décliner sur deux modes : le père OK ou le père roquet ; figure idéalisée ou méprisée ‘ Encore mieux, une invitation paradoxale au silence : le pet roquet ou la paix, roquet ! Ou dans son sens d’imitateur mécanique itératif : pair-hoquet.

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Le Symbolisme du Perroquet

Posté par othoharmonie le 31 mars 2015

 

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Le terme perroquet désigne l’ensemble des espèces d’oiseaux, en particulier les grandes espèces, généralement trapues et à queue courte, ainsi que les aras et cacatoès.

Cette catégorie d’oiseaux est connue du grand public pour la faculté de certains spécimens d’imitation de la voix humaine, d’où l’expression commune « perroquet » désignant une personne répétant les mots de quelqu’un d’autre.

Symbolique:

Le Chevalier au papegau est un roman tardif de la légende arthurienne rédigé en prose et en vieux français. Il relate les aventures du roi Arthur, représenté sous les traits d’un chevalier errant, armé de sa fameuse épée Excalibur, mais dénommée dans ce récit « Chastiefol ». Arthur Pendragon est accompagné durant son périple, par un compagnon ailé, un papegau, sorte de perroquet, animal exotique, très prisé par les riches seigneurs à l’époque médiévale en raison de sa rareté et de ses qualités, esthétique, linguistique et de fidélité. Ce papegau ou papegai tient le rôle de ménestrel à ses côtés. Le papegau chante les prouesses de son maître.

Le terme papegai désigne le perroquet dans la terminologie héraldique des armoiries et blasons. Le Perroquet est le symbole de l’éloquence ; il désigne les voyages aux Indes.

Avec ses plumes rouges (le feu), vertes (la terre), bleues (eau) et or (soleil), le perroquet porte les couleurs de la tradition spirituelle d’Amérique de Sud. Elles symbolisent la beauté de la vie. Le ara, qui fait son nid au sommet des arbres ou de rochers abrupts, est considéré comme un avatar du feu céleste. Ses longues plumes rouges sont des symboles solaires. La quête de ces plumes est certainement l’une des raisons qui ont poussé les Incas à pénétrer dans les forêts de l’est du Pérou.

À propos des perroquets du Nouveau Monde, K. Korla cite deux curieuses anecdotes. La première veut que Christophe Colomb ait été amené à modifier sa route et donc à atteindre le nouveau continent en apercevant une volée de perroquets signalant la proximité de la terre… La deuxième, qui rappelle singulièrement l’histoire des oies du Capitole, raconte comment les habitants indigènes d’un village du Panamá furent prévenus de l’arrivée imminente des envahisseurs espagnols par les cris de perroquets apprivoisés.

DEMANDEZ LUI DE VOUS AIDER A :
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– protège en se servant d’une voix forte.
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Le Perroquet et son don d’imitation

Posté par othoharmonie le 29 mars 2015

images (6)Les facultés d’imitation des perroquets ont toujours beaucoup amusé l’homme. Les plus doués sont les amazones et les aras d’Amérique du Sud, le perroquet gris d’Afrique et les cacatoès d’Australie. Mais les prouesses de ces oiseaux, capables, en captivité, de reproduire parfaitement des paroles humaines et divers bruits, sont d’autant plus surprenantes que rien ne prouve qu’à l’état sauvage les perroquets reproduisent les sons de leur environnement naturel. Ils n’émettent, le plus souvent, que des cris rauques et perçants. D’où vient que ces oiseaux développent ainsi leurs facultés d’imitation en captivité ?

« Parler » serait un moyen de lutter contre l’ennui et l’isolement dont souffrent ces oiseaux qui, à l’état sauvage, sont grégaires et très actifs. Les perroquets élevés en couples apprennent, d’ailleurs, moins facilement à « parler », comme si ce comportement de l’oiseau avait pour fonction de se faire comprendre de l’être vivant qu’il côtoie le plus et de renforcer le lien avec l’homme qui prend la place du partenaire manquant.

La compagnie des perroquets peut entraîner quelques désagréments et même certains dangers pour l’homme, sous la forme de maladies dont ces oiseaux sont les vecteurs. La psittacose est la plus connue et la plus dangereuse d’entre elles. Des dizaines d’autres espèces, du moineau au canari, en passant par les pigeons ou les oies, peuvent être vecteurs d’un virus identique entraînant une maladie nommée ornithose. Souvent fatale pour les oiseaux qui en sont atteints, la psittacose est contagieuse et transmissible à l’homme par inhalation de poussières contenant des particules d’excréments provenant d’oiseaux contaminés. Les symptômes, qui rappellent ceux d’une fièvre typhoïde à début brutal, pseudogrippal, comprennent une pneumonie fébrile aiguë accompagnée de douleurs thoraciques. La mortalité consécutive à cette maladie fut élevée jusqu’à ce que l’on dispose d’antibiotiques appropriés.

En 1934, suite à l’apparition de cas graves, voire mortels, une interdiction totale des importations de perroquets fut déclarée dans de nombreux pays. Aujourd’hui, dans le cadre du commerce légal de ces oiseaux, les dispositions sanitaires sont prises pour éviter que des perroquets infectés ne soient exportés. Mais les oiseaux qui font l’objet d’un trafic illicite échappent bien évidemment à tout contrôle et peuvent parfaitement être porteurs du virus redouté. Acheter un perroquet sans certificat d’origine et sans s’assurer qu’il a passé une inspection vétérinaire présente des risques certains. La psittacose sévit encore dans les pays importateurs de perroquets mais les oiseaux isolés transmettent très rarement la maladie.

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Les perroquets et l’homme

Posté par othoharmonie le 29 mars 2015

 

Capturé pour ses plumes, apprécié pour sa chair, recherché pour sa compagnie, le perroquet a souvent souffert de son succès auprès des hommes : certaines espèces ont déjà disparu, d’autres déclinent, et cet oiseau grégaire, très attaché à sa vie de couple, se retrouve fréquemment seul en captivité.

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Un engouement de longue date…

L’usage décoratif et rituel des plumes de perroquets pour la réalisation de parures et surtout de coiffures est très ancien et très répandu parmi les populations indigènes, notamment chez les tribus indiennes d’Amérique équatoriale et tropicale. L’ara, qui fait son nid au sommet des arbres ou de rochers abrupts, est considéré comme un avatar du feu céleste. Ses longues plumes rouges sont des symboles solaires. La quête de ces plumes est certainement l’une des raisons qui ont poussé les Incas à pénétrer dans les forêts de l’est du Pérou.

En tant que compagnons, les perroquets ont été appréciés par l’homme depuis des milliers d’années. Mais, s’il est possible de déterminer approximativement l’époque à laquelle le monde occidental s’est intéressé à ces oiseaux exotiques, on est en revanche incapable de préciser quand les Indiens d’Amérique du Sud ont commencé à capturer des perroquets pour en faire des animaux familiers. Dans une étude sur la question, K. Kolar indique que les premiers perroquets à être amenés vivants en Europe le furent, sans doute, au ive siècle avant J.-C., par un des capitaines de la flotte d’Alexandre le Grand, appelé Onésicrite, lorsqu’il revint de l’expédition vers l’Indus. Ces oiseaux étaient des perruches à collier (Psittacula eupatria), que l’on rencontre en Inde et dans le sud de l’Asie et qui portent également le nom évocateur de perruches d’Alexandre. Par la suite, les perroquets, comme le jaco, ou perroquet gris d’Afrique, ne cessèrent de jouir d’une grande popularité auprès des Grecs, puis des Romains. Pline l’Ancien les mentionne dans ses écrits et donne même des conseils pour leur apprendre à imiter la parole humaine ; la méthode est quelque peu brutale, elle consiste à taper sur la tête de l’animal avec « un bâton aussi dur qu’un bec de perroquet » !

À l’époque, les perroquets n’étaient pas seulement appréciés pour leurs qualités esthétiques ou leurs talents d’imitateurs, mais également pour leur valeur… culinaire. Les festins se devaient en effet de comporter des mets rares et surprenants pour témoigner de la puissance du maître de maison. L’empereur Élagabal, dont le règne (218-222) fut marqué par la débauche, faisait servir à ses invités des têtes de perroquets pour qu’ils se régalent de leur cervelle. De même, sa troupe de lions recevait des perroquets en pâture.

Les échanges commerciaux avec le Moyen-Orient et les croisades firent croître au Moyen Âge l’importation de ces oiseaux colorés. Ainsi, au Vatican, les perroquets détenus en captivité au début du xve siècle étaient suffisamment nombreux pour qu’existe la charge de custos papagalli (« garde-perroquets »). À partir de la fin du xve siècle, les voyages d’exploration dans le Nouveau Monde permirent d’accroître les disponibilités en perroquets. Les aras, notamment, furent souvent représentés sur des tableaux comme ceux du peintre flamand Savery.

À propos des perroquets du Nouveau Monde, K. Korla cite deux curieuses anecdotes. La première veut que Christophe Colomb ait été amené à modifier sa route et donc à atteindre le nouveau continent en apercevant une volée de perroquets signalant la proximité de la terre… La deuxième, qui rappelle singulièrement l’histoire des oies du Capitole, raconte comment les habitants indigènes d’un village du Panamá furent prévenus de l’arrivée imminente des envahisseurs espagnols par les cris de perroquets apprivoisés.

Les espèces australiennes ne furent connues, très progressivement, qu’après les voyages des premiers explorateurs, à partir du début du xviie siècle. La perruche ondulée, l’un des oiseaux de cage les plus répandus actuellement, ne fut importée en Europe qu’assez tardivement. L’espèce ne fut décrite et nommée qu’en 1794. En 1831, une perruche empaillée fut rapportée à Londres. Le célèbre ornithologue John Gould réussit à en faire venir quelques exemplaires vivants dès 1840. Dix ans plus tard, le jardin zoologique d’Anvers, en Belgique, se lançait dans l’élevage des perruches ondulées. L’entreprise ayant été couronnée de succès, d’autres tentatives eurent lieu et, peu à peu, tous les pays d’Europe se mirent à importer ces perruches par millions. Depuis, la reproduction en captivité s’est généralisée.

L’ampleur du trafic

Le goût du public et la sympathie suscitée par les perroquets ne doivent pas masquer les énormes problèmes qu’entraîne le commerce de ces oiseaux. L’inquiétude légitime est encore accrue par l’existence d’un florissant commerce parallèle, à l’échelle mondiale. La convention de Washington sur le commerce international des espèces menacées a placé en annexes I ou II la totalité des psittaciformes, à l’exception de la perruche à collier rose (Psittacula krameri), de la perruche callopsite (Nymphicus hollandicus), de la perruche ondulée (Melopsittacus undulatus) et de la perruche à face rose (Agapornis roseicollis). Ainsi, la quasi-totalité des perroquets sont interdits à la vente, sauf dérogations exceptionnelles, et totalement protégés (annexe I), ou soumis à de strictes réglementations (annexe II). Parmi les espèces totalement protégées figurent notamment l’ara macao, l’ara de Lear et l’ara de Spix. Malgré ces dispositions internationales, de nombreuses espèces de perroquets sont placées dans une situation critique par les trafiquants. Entre 1996 et 2002, environ 1, 6 million de perroquets ont été importés par les pays européens, dont environ 600 000 perruches du genre Agapornis, 200 000 perroquets africains du genre Poicephalus, 170 000 perroquets gris du genre Psittacus, 142 000 perruches du genre Psittacula et 120 000 amazones. Les volumes conjugués du commerce et du trafic mondiaux atteignent des proportions  inquiétantes. L’ampleur du trafic illégal est difficile à estimer si ce n’est par le nombre de saisies. Ainsi, malgré l’adoption du Wild Bird Conservation Act en 1992, quelque 1 500 perroquets mexicains, dont certains rares et protégés, ont été saisis aux États-Unis selon l’U. S. Fish & Wildlife Service’s (FWS) entre 1992 et 2005. Les prises sont fréquentes comme l’illustrent les recensements du réseau TRAFFIC.  En Europe, ce commerce s’est également développé, par exemple en République tchèque et en Slovaquie où, entre 2 000 et 2002 plus de 400 perroquets ont été saisis, parmi lesquels des espèces inscrites à l’annexe I de la Convention de Washington comme le cacatoès des Moluques et l’Amazone de Cuba, très difficiles à trouver sur le marché et qui peuvent atteindre un prix très élevé. L’ampleur du problème est telle que les pays concernés sont souvent dépassés par les événements. Les trafiquants ne manquent pas d’astuce pour exercer leur coupable activité. J.-P. Le Duc, dans un rapport sur cette question, signale notamment la technique dite du « couloir central » : « Au milieu d’une caisse destinée au transport d’oiseaux, on installe une autre caisse où l’on cache la marchandise prohibée. La grande caisse est ensuite remplie de petits oiseaux granivores dont le commerce n’est pas interdit. Au passage de la douane, la caisse principale ne pouvant être ouverte sans risque de faire s’envoler tous les oiseaux, personne ne pourra remarquer l’astucieuse cachette. »

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Il faut ajouter que, parfois, les douaniers ne disposent pas des connaissances suffisantes pour identifier à coup sûr certaines espèces. Pour pallier cette carence, bien excusable lorsque l’on connaît les difficultés d’identification que peuvent présenter de nombreux perroquets, le poste de douane de l’aéroport de Roissy  a été doté d’un terminal informatique relié à une banque de données qui leur facilite les identifications et leur indique les dispositions à prendre pour le respect de la législation internationale en vigueur. Pour obtenir des résultats probants, il faut que les pays importateurs prennent des mesures efficaces.  En juin 2007, la Commission européenne a adopté une recommandation afin de renforcer la lutte contre le commerce illégal d’espèces animales menacées. À travers le monde, de nombreuses actions ont été entreprises pour tenter de protéger les perroquets menacés. Des parcs et des réserves ont été créés, des programmes d’élevage en captivité visant à reconstituer les effectifs dans les cas les plus critiques – comme ceux des espèces insulaires en voie de disparition – ont été mis au point.

Le prix d’un perroquet


 Sur le marché légal, le prix d’un perroquet varie en fonction de l’âge et de l’espèce allant, par exemple en France, de 800 € pièce pour un perroquet gris du Gabon adulte à 3000 € pour un jeune ara chloroptère. Si les trafiquants écoulent le plus souvent leurs spécimens à des prix inférieurs à ceux du marché pour amadouer les revendeurs, un perroquet d’une espèce rare peut atteindre un prix bien supérieur.

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Origine et évolution des perroquets

Posté par othoharmonie le 28 mars 2015

 

Étymologie du mot «perroquet»

Au XIVe siècle, le mot Perroquet désigne sans doute le diminutif du nom Pierre, et est d´abord utilisé comme nom propre. «Petit Pierre» est attribué ensuite à l´oiseau, et adopté comme nom commun. Il a remplacé, l´ancien français papegai, papegaut, nom habituel de l´oiseau au Moyen Âge.

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(Sources utilisées: Petit Robert, 1995; Grand Robert de la langue française, 2001; Baumgartner et Ménard, Dictionnaire étymologique et historique de la langue française, 1996; Rey et Chantreau, Dictionnaire des expressions et locutions, 1997; U. Kösters-Roth (Hrsg.), Lexikon der französischen Redewendungen, 1990)

Le terme générique de perroquet recouvre en réalité environ 340 espèces d’oiseaux, tous réunis dans l’ordre des psittaciformes, qu’on les nomme perroquets, perruches ou cacatoès. Leur origine fort ancienne a été attestée, malgré les difficultés que constitue l’étude des oiseaux fossiles, car leur squelette léger, aux os fragiles, résiste mal au temps. Mais des indices extrêmement ténus suffisent aux paléontologistes pour reconstituer une espèce disparue.

Le plus ancien perroquet fossile a pu être identifié grâce à la découverte d’un simple tarsométatarse. Cet os du pied fut mis au jour en France, dans l’Allier, par le chercheur Milne-Edwards, dans des terrains de l’oligocène ou du miocène supérieur, datant d’une trentaine de millions d’années. L’enquête conclut qu’il s’agissait d’un petit perroquet, rappelant probablement le perroquet gris d’Afrique, auquel a été donné le nom scientifique de Archeopsittacus verreauxi et qui appartenait à un genre aujourd’hui disparu. Le plus ancien fossile d’un genre encore existant est une perruche nommée Conuropsis fratercula. Elle a été identifiée à partir d’un humérus gauche retrouvé dans des dépôts datant d’une vingtaine de millions d’années (miocène supérieur), dans le Nebraska, aux États-Unis. On connaît également deux autres espèces de perruches fossiles appartenant à des genres actuellement répandus en Amérique du Sud. Il s’agit de Cyanoliseus ensenadensis et d’Aratinga roosevelti. Ces deux oiseaux ont été découverts en Argentine et en Équateur, dans des terrains datant de moins de 1 million d’années. 

L’examen de tous ces perroquets fossiles montre que leur morphologie générale ne s’est guère modifiée depuis ces temps reculés. Il faut y voir le signe d’une adaptation parfaitement adéquate de façon précoce et n’ayant donc pas nécessité de changements notables.

Les très nombreuses espèces de perroquets aujourd’hui répandues sur tous les continents, excepté l’Europe, vivent le plus souvent dans la forêt tropicale, mais aussi parfois en plaine ou même dans la neige. Parmi elles, les aras (espèces), ces grands perroquets d’Amérique du Sud aux superbes coloris dont la silhouette à longue queue est universellement connue.

Le perroquet est un oiseau à gros bec très recourbé, muni d´un plumage bigarré et parfois d´une crête qu´il dresse par curiosité ou irritation. Il vit dans les pays chauds en Amérique du Sud, en Amazonie et en Afrique par exemple. L´ara, le chrysotis, le lorot rouge, le pione, le Jacquot, et le perroquet d´Amérique (dont les Indiens utilisaient les plumes pour s´en faire des coiffes magnifiques) font partie de cette grande famille. Et chacun fournit une palette de couleur dont seule la Nature est capable. 

On parle d´ailleurs, en français, de la couleur «vert perroquet» pour désigner un vert perroquet vif et criard. De même, cet aspect très coloré et peu discret se retrouve dans l´expression: «On dirait un perroquet» ,ou «c´est un vraiperroquet!». Celle-ci décrit la façon criarde et disparate dont une personne est habillée. On relèvera de fait le côté négatif ou du moins assez railleur de son emploi. Au figuré, un perroquet est également une personne qui répète les paroles d´autrui sans les comprendre. Ainsi, dans le domaine scolaire, on dira: «il a récité sa leçon par cœur comme un perroquet!». C’est loin d´être un compliment, puisque cela sous-entend une note de stupidité ou d´incapacité à penser et réfléchir par soi-même. 

Et savez-vous ce que l´on vous apportera si vous commandez un perroquet dans un café perroquet? On vous amènera soit un verre d´absinthe, soit une boisson composé d’un mélange de pastis et de menthe. A consommer avec modération, bien sûr! 

Dans le domaine maritime, le perroquet est très présent également: c´est ainsi que l´on désigne un mât gréé sur une hune. Par extension, c´est aussi, non seulement, cette voile de forme carrée qui est supérieure au hunier, mais aussi l´ensemble de la voile, du mât et du gréement. On le constate, cela n´a rien à voir avec notre animal aux multiples couleurs! Par contre, encore chez les animaux, le perroquet de mer perroquet est, par analogie, le nom vulgaire du macareux, et il existe aussi un poisson nommé poisson perroquet-perroquet

Enfin, le mot de la semaine désigne également un porte-manteau à pieds, à patères courbes dont on se servait d´antan dans les salons.

 

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Zoom sur l’Ara Macao

Posté par othoharmonie le 28 mars 2015

 

img-23-small580Les différents perroquets réunis dans le genre Ara se caractérisent par leur peau faciale totalement dénudée, comme l’ara macao, ou portant seulement de petites plumes. Ils ont aussi en commun une longue queue étagée – les plumes centrales étant les plus longues – et un plumage richement coloré.

Le plumage de l’ara macao est à dominante rouge. Les plumes des ailes sont jaunes et bleues (primaires et secondaires). La mandibule inférieure du bec est gris-noir et les pattes gris foncé. Le plumage des deux sexes est semblable et les jeunes ressemblent étroitement aux adultes avec, toutefois, des coloris moins vifs.

Comme tous les perroquets, l’ara macao a un bec crochu qui remplit de multiples fonctions, notamment celle de « troisième patte » lorsque l’animal se déplace. C’est ce qui distingue véritablement le bec des perroquets de celui des autres oiseaux.

Un autre trait commun aux aras et à tous les psittaciformes est la disposition originale des quatre doigts de chaque patte. En effet, le premier doigt (le pouce) et le quatrième doigt (ou doigt externe), sont dirigés vers l’arrière. Cette opposition des doigts deux à deux (zygodactile) facilite la prise des aliments ou des supports. Ce caractère morphologique n’est pas l’apanage des seuls perroquets. D’autres espèces en sont dotées.

La plupart des oiseaux possèdent une glande uropygienne, située sur le croupion, qui sécrète une substance huileuse dont l’oiseau enduit son plumage pour le protéger de l’eau et de la dessiccation. Cette glande, peu développée chez la majorité des perroquets, est même totalement absente chez les aras. Pour compenser cette lacune, ceux-ci portent, disséminées sur le corps, des plaques de « duvet poudreux ». Ce duvet particulier, caché sous le plumage externe, est constitué de courtes plumes à croissance continue (caractère exceptionnel) dont l’extrémité cassante se fragmente en minuscules particules cornées qui remplissent un rôle voisin de celui que peut jouer le sébum produit par la glande uropygienne. Les perroquets frottent leur tête sur ces plaques, puis ensuite sur leur plumage pour l’enduire de cette « poudre » à l’effet imperméabilisant et assouplissant. D’autres oiseaux, comme les hérons, ont aussi recours à ce système.

Les perroquets peuvent imiter la parole humaine lorsqu’on le leur apprend, mais ils ne parlent pas. On ne sait encore quelle est l’adaptation organique qui permet cette imitation. La langue des perroquets est, le plus souvent, préhensile. Elle est capable de tenir adroitement un aliment en l’appliquant contre la mandibule supérieure ; l’oiseau peut, de plus, grâce à sa langue, l’orienter et le faire circuler à la demande pour permettre au bec de l’attaquer sous l’angle le plus favorable. Riche de nombreux corpuscules gustatifs et tactiles, la langue fournit aussi aux oiseaux de nombreuses et précieuses indications sur leur nourriture. En effet, comme beaucoup d’oiseaux, les perroquets n’ont pas d’odorat.

Les perroquets ont un système digestif assez semblable à celui des autres oiseaux. Mais il présente quelques particularités adaptatives en relation avec leur régime alimentaire. Ainsi le jabot est-il plus spécialement développé chez les aras, comme chez les autres perroquets granivores. Cette poche, constituée d’une paroi mince et extensible, n’est autre qu’un élargissement de l’œsophage. Elle sert au stockage des aliments qui y sont humidifiés et ramollis, avant d’être digérés ou régurgités à l’intention d’un partenaire ou des jeunes.

L’estomac, quant à lui, est constitué de deux parties : un estomac glandulaire appelé « ventricule succenturié » et un estomac musculaire plus connu sous le nom de « gésier ». Après leur passage dans le jabot, les aliments sont digérés et parviennent d’abord dans l’estomac glandulaire, dont les muqueuses sécrètent la pepsine, une enzyme active en milieu acide, et l’acide chlorhydrique qui entament le processus de la digestion chimique. Puis l’estomac musculaire complète la dislocation des aliments par une action mécanique de trituration. Peu développé chez les perroquets qui se nourrissent exclusivement de fruits et de baies (frugivores) ou de pollen (nectarivore), le gésier l’est au contraire beaucoup plus chez les espèces granivores, comme l’ara macao. Il est constitué alors d’épaisses parois aux muscles puissants, doublées de plaques ridées à la fois souples et très résistantes.

La cavité crânienne est assez vaste et abrite, chez de nombreuses espèces, un cerveau relativement gros. Ce trait anatomique n’est pas sans rapport avec une organisation cérébrale plus développée que chez d’autres oiseaux : la capacité des perroquets à coordonner leurs mouvements – tant pour leur alimentation que pour leurs déplacements – et à vivre de façon grégaire témoigne de ce psychisme assez élaboré.

La peau blanchâtre partant du bec et entourant l’œil est un signe distinctif des perroquets du genre Ara. Elle peut être dénudée, comme chez l’ara macao, ou porter de courtes plumes disposées irrégulièrement ou, au contraire, arrangées en lignes continues ou discontinues. Ces plumes sont noires chez l’ara ararauna et rouges chez l’ara chloroptère. La fonction précise de cet aspect de la peau n’est pas connue, mais on peut supposer qu’il joue un rôle lors des parades.

La mandibule supérieure est reliée au crâne par une suture tendineuse qui fait office de charnière et de pivot permettant au bec d’exercer une force démultipliée, à la façon d’un levier. Le dessous de cette mandibule porte une série de lames cornées qui assurent l’affûtage des bords tranchants de la mandibule inférieure, aident à tenir fermement les graines ou les fruits glissants, agissent comme une râpe pour user la coque des fruits coriaces. La mandibule inférieure est mobile latéralement et d’avant en arrière afin de faciliter tous les mouvements de décortiquage ou d’usure des aliments.

Les couleurs ont une origine structurale ou pigmentaire. Par leur structure, les plumes diffractent la lumière, à la façon d’un prisme, ce qui donne les teintes vertes ou bleu-vert. Le pigment le plus courant, la mélanine, produit, selon sa concentration, des tons du noir au jaune, en passant par des bruns rougeâtres. Le rouge vif est dû à la présence de caroténoïdes.

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L’histoire de NOIRE-NEIGE et des 7 PETITS PERROQUETS

Posté par othoharmonie le 25 mars 2015

 

Psittacus_erithacus_-pet_parrots_-family-6aIl était une fois une vieille femme qui se désole de ne pas avoir d’enfant. Un jour d’été, alors qu’elle est prés d’une souche d’ébène, elle se pique le doigt en cueillant des orties et quelques gouttes de jus de pomme tombent dans la terre.

- « Oh ! » se dit-elle, « si seulement j’avais un enfant, au teint noir comme la nuit, aux lèvres vertes comme l’herbe et aux cheveux blancs comme les nuages ! ».

Quelques temps plus tard, elle met au monde une fille en tout point comme elle le souhaitait. La petite, Noire-Neige, grandit autant de corps que de mocheté. Si bien qu’un jour le vieux miroir de la vieille, qui habituellement lui dit qu’elle est la plus moche des moches du royaume, lui révèle que c’est Noire-Neige la plus moche … La vieille, folle de jalousie, décide de tuer sa fille.

Pour se faire, elle appelle son garde-du-corps ; ce dernier devant tant de mocheté, ne peut se résoudre à la tuer et abandonne Noire-Neige dans la forêt. Il présente à la vieille le cœur d’un chevreuil qu’elle prend pour celui de sa fille ; aussitôt elle le mange.

Errant dans la forêt, Noire-Neige voit un manoir ; elle entre pour s’y reposer. C’est la demeure des sept perroquets qui, apitoyés par son histoire acceptent de cacher et de loger Noire-Neige en échange d’un entretien de la maison.

Par le biais d’un ruban qu’un jour un renard a volé à Noire-Neige, la vieille apprend que sa fille est en vie. Le vieux miroir le lui confirme sur le champ. Elle demande alors à un démon déloyal digne de confiance de se présenter à Noire-Neige comme un riche vendeur et de la tuer. Cette dernière ne se méfie pas et laisse entrer l’inconnu qui la roue de coups avec ses cannes. Laissée pour morte, les perroquets arrivent et la découvrent inanimée …

Ils se préparent donc à la quitter et tirent un superbe feu d’artifice qui, par le bruit, redonne vie à Noire-Neige. 

La vieille femme furieuse de cet « échec et mat » décide pour une dernière tentative d’assassiner elle-même Noire-Neige : elle se transforme alors en magicienne et lui fait respirer une plume empoisonnée … Noire-Neige tombe et perd connaissance …

La vieille femme, ravie de son ultime réussite, s’en va … Elle consulte son miroir qui lui révèle que c’est bien elle la plus moche du royaume !

Les sept perroquets trouvent Noire-Neige comme endormie à jamais et construisent une harpe de pierres sur laquelle ils déposent Noire-Neige.

Un sorcier maléfique qui passait sur son griffon est attiré par l’objet et s’approche … Il découvre la laideur de Noire-Neige et décide sur le champ d’en faire la plus horrible du royaume.

Il l’emporte sur son griffon et s’envole toujours plus haut dans le ciel … peu à peu, le grand air dilue les senteurs malsaines et libère Noire-Neige du mauvais sort …

Encore plus haut, sur le dernier nuage à gauche, le royaume apparaît enfin …

Sous les applaudissements du peuple, le sorcier demande à Noire-Neige sa main … Et c’est dans un sourire édenté qu’elle répond … NON !

(conte inspiré de la fable « Blanche-Neige et les sept nains ») paru sur http://www4.ac-nancy-metz.fr/

 

 

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L’empreinte chez le perroquet

Posté par othoharmonie le 25 mars 2015

 

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C’est vers 1935 que l’Autrichien Konrad Lorenz décrivit le premier concept de l’imprégnation en observant le développement du comportement chez les jeunes oiseaux (exemple de l’oie). Il réalisa que les jeunes oiseaux qu’il avait élevé lui-même à partir d’un très bas âge le considéraient comme un réel parent. C’est l’exemple de l’oie qui née et qui décide de suivre le premier être animé qui se présente, mère ou humain.

L’imprégnation (imprinting ou empreinte) est le processus d’apprentissage particulier qui se produit à très bas âge (avant le sevrage), qui se caractérise par 5 principes de base :

• Il s’agit d’un phénomène naturel et essentiel au développement de l’individu
• Il amène un comportement spécifique par rapport à un objet déterminé
• Il se termine lors d’une période critique ou sensible bien définie
• Il s’agit d’un phénomène irréversible, fixé pour la vie chez l’individu
• Il peut impliquer les 5 sens

A une période où le jeune perroquet est très sensible et où il est exposé à un stimulus très significatif qui crée un rapport exclusif des oisillons avec leurs parents, autour de l’apport alimentaire (la becquée) et autour de la sécurisation du lieu. L’oisillon s’attache à un modèle qui est présent dès qu’il commence à prendre conscience de l’environnement qui l’entoure. Cela peut donc être un parent, comme une toute autre espèce animale, comme le cas de l’homme intrusif qui fera de l’élevage à la main. (EAM, NAM). On parle donc de la mise en place définitive d’un lien entre un déclencheur extérieur et un comportement instinctif. Cette mise en place n’est pas commandée par un déterminisme biologique très spécifique (comme un lien de parenté, une odeur) mais par des circonstances. L’imprégnation aura lieu avec l’être qui sera là au moment où celle-ci se passera.

En s’imprégnant à ses proches parents, le jeune animal en vient à reconnaitre les caractéristiques distinctives propres à son espèce. Par exemple, l’animal élevé par sa mère naturelle s’identifiera à l’espèce de sa mère, alors que l’animal élevé par un humain cristallisera son identification à l’être humain. Cette étape est essentielle et détermine l’évolution des rapports sociaux qui développera l’individu avec l’âge.

Plusieurs comportements normaux seront influencés par les conditions de l’empreinte. Entre autres, l’imprégnation semble déterminante face aux comportements de reproduction et d’alimentation. C’est l’exemple de la perruche EAM qui veut donner la becquée à son humain.

En général la plupart des empreintes s’effectue en bas âge et il existe une période précise et relativement courte pendant laquelle le perroquet est sensible au phénomène pour un comportement donné.

Les espèces nidifuges possèdent un plumage et sont aptes à se déplacer dès peu de temps après l’éclosion (canards, oies, poules etc.) donc ils doivent s’imprégner très rapidement à leur parents pour survivre. Les oiseaux de proie sont la plupart nidicoles puisque les oisillons demeurent au nid sur une période prolongée. L’imprégnation des jeunes aux parents plus donc s’effectuer plus tardivement et durant plus longtemps. La période critique pendant laquelle s’opère le phénomène d’empreinte ne se répète pas dans la vie d’un individu pour un comportement donné. C’est donc dire que l’imprégnation est un phénomène unique. De plus, une fois la période terminée, l’empreinte est cristallisée et l’oiseau conservera cette préférence d’espèce pour la vie. Même s’il est possible qu’un oiseau imprégné à l’humain et rendu à l’âge adulte se reproduise avec un congénère et donne une nichée, dès qu’il apercevra un humain il sera tenté d’abandonner sa nichée pour courtiser son humain (hors espèces domestiquées, perruche ondulée, calopsitte élégante et inséparable). Car cett imprégnation induit l’empreinte sexuelle de l’oiseau.

Les choses deviennent encore plus complexes, pour comprendre les mécanismes de l’imprégnation, lorsque l’on considère que la vue, l’ouïe, le toucher, l’odorat (très peu développé chez les oiseaux) et le gout peuvent simultanément ou indépendamment jouer un rôle dans les rouages du phénomène. Des questions peuvent ainsi surgir, par exemple, quelle importance peut avoir les contacts physiques et le son de la mère sur l’imprégnation de l’oisillon acore aveugle ? Que peuvent devenir des oiseaux imprégnés en captivité une fois relâché dans la nature ?

L’empreinte a des répercussions à très long terme :
• Identité (apprendre les caractéristiques de ses parents)
• Attachement
• Relation et adaptation sociale
• Les types d’individus avec lesquels il aura des relations privilégiées

Finalement, l’empreinte est une forme d’apprentissage rapide, spécifique, irréversible et efficace car elle ne nécessite aucun renforcement. L’empreinte désigne la persistance et la stabilité extrême qui caractérisent les préférences acquises au cours de la phase sensible. Elle protège les informations biologiques importantes relatives au caractère de l’espèce. Son irréversibilité protège les acquis de la phase sensible afin qu’ils ne soient pas occultés par les expériences ultérieures inadéquates pour la survie de l’espèce. C’est un phénomène qui fait partie de l’instinct de survie de l’oiseau. Tout ce qui est acquis par imprégnation est permanent et détermine les comportements futurs.

Une imprégnation défaillante (EAM par les débutants ou les gens malintentionnés qui veulent faire du profit) produira un perroquet avec un système de défense actif. La méthode d’élevage à la main est la source première de la plupart des problèmes de comportements des perroquets EAM.

Pour conclure, le phénomène de l’imprégnation constitue un processus d’apprentissage très complexe, que l’homme ne pourra jamais remplacer aussi bien que les parents oiseaux. Ce qui nous amène à constater que la meilleure école de la vie pour les perroquets est sans contredits l’environnement naturel et les parents naturels.

Sources :
Médecine vétérinaire du Québec, été 1998
Konrad Lorenz, biologiste et zoologiste
Guy Fitzgeralg, vétérinaire de Montréal
Johanne Vaillancourt, comportementaliste pour perroquets

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La dominance chez les Perroquets

Posté par othoharmonie le 23 mars 2015

 

perroquetIl n’existe aucune hiérarchie linéaire (de dominance) et aucune hiérarchie par agression (pecking order) chez les perruches comme les perroquets, y compris la perruche ondulée.

Ceci n’existe pas chez les perruches et perroquets. Vous observerez certains comportements qui vous feront croire que si, mais ce sera votre propre interprétation de la situation qui vous emmènera à croire cela cependant, il n’en ai pas. Il n’y a pas de hiérarchie par la dominance, pas de « pecking order », et encore moins d’agression physique dans le but de préserver celle-ci. Les cas d’agressions chez les perruches sont soit pur rejeter un individu qui semble non conforme à la norme du groupe (une perruche malade, ou ne autre espèce qui s’est incrusté) ou soit lors des reproductions, où les couples se défendent et défendent leur progéniture. La perruche ne règle pas les conflits par la violence et les contacts physiques, mais seulement par des tentatives d’intimidation (posture, hérissement du plumage, cris). Ainsi, le conflit ou la dispute se règle sans contact physique violent entre deux individus. Sauf bien sûr dans le cas d’exclure un intrus, mais il ne s’agit pas de dominance dans ces cas là mais de protéger le groupe. Les perruches peuvent également être assez agressives en période de mue en en période de montée hormonale. N’y voyez pas là de la dominance, interprétation typiquement humaine. Enfin, on pourra observer dans les groupes de perruches, un couple, ou quelques individus privilégiés, qui arrivent en premier sur les mangeoires, abreuvoirs, les jouets, les bains, des câlins avec l’humain, cela ressemblerait à des « dominants ». Encore une fois notre interprétation cache la réalité des faits. Ce sont juste de forts caractères, qui sont plus vifs et agressifs quand il s’agit d’aller aux endroits favoris. Multipliez les bains, mangeoires, perchoirs et jouets, agrandissez l’espace (et donc réduisez la promiscuité, l’espace est la clé de l’harmonie, et pas 1 mètre de long, mais 10 mètres s’il faut, rien n’égale la nature), et ces comportement agressifs et de fausse « dominance » disparaitront. Les perruches sont des oiseaux de proie, il y a ni mâle dominant ni femelle dominante, il n’y a pas de combats physiques et agressifs dans le but d’affirmer cette dominance, et encore moins de naissance sous forme de chaste qui définit par avance la hiérarchie.

Si vous observez vos perruches se battent violemment, ce n’est pas pour dominer l’autre, c’est tout simplement pour une ou plusieurs cause environnementales ou comportementales :

– Intrus dans le groupe (autre espèce, perruche malade, quarantaine et acclimatation non suivie, etc.)
– Période de reproduction (avec nécessité d’espace et que le couple soit seul pour être rassuré et entièrement disponible pour la portée)
– Instinct de territorialité (renforcé par la cohabitation, la promiscuité avec les autres, la repro)
– le manque d’espace (et donc une promiscuité trop importante)
– le manque de stimulations, de jeux
– la frustration (sexuelle, votre manque de présence, un objet déplaisant, etc.)
– les carences alimentaires (ou un sentiment d’insuffisance alimentaire)
– les montées hormonales (énerve et perturbe le système immunitaire et psychologique)

La dominance relative
La dominance relative se situe entre deux individus, d’un individu à un autre, et cela est lié aux conditions de vie en captivité. Cela n’existe pas dans la nature puisque les individus peuvent appliquer le principe d’évitement : un individu impressionne par l’aspect physique du plumage gonflé et par les cris, l’autre laisse sa place et s’envole plus loin, il n’y a jamais de « combat ». En captivité, la promiscuité et les restrictions sont élevées : diminutions des accès (perchoirs, chemins de vole, supports où se poser) et des ressources (alimentation, eau). C’est cette promiscuité et ce sentiment de peu de ressources qui va engendrer cette dominance relative, typique de la vie en captivité. Il y aura le plus fort caractère, souvent celui qui est EAM et donc imprégnés à l’humain, qui fera preuve d’intimidation et parfois de comportements agressifs (morsure). Mais ce sera ponctuel et relatif à la situation particulière. Souvent la dominance relative arrive en situation d’intra-espèce (entre deux individus d’une même espèce). Si vous avez des blessés ou des morts, repensez donc vos aménagement, rajoutez des supports ou se percher et jouets, identiques, à même hauteur, car un perroquet veut l’objet qui répond à une intensité d’évocation la plus forte. Donc tous voudront l’objet le plus intéressant pour eux (haut, gros etc.). Et surtout rajoutez de l’espace, il n’y en aura jamais assez. Et pas seulement quelques dizaines de centimètres ou un mètre, s’il y a ce genre de problèmes, ce sont parfois des mètres et des mètres qu’il faut rajouter. Qui se prévaut d’égaler l’espace qu’offre la nature ? 

Une perruche ou un perroquet territorial est un perroquet qui a le sentiment qu’on franchit sa zone de territoire voir sa zone sécuritaire. C’est une perruche qui a le sentiment qu’il n’a pas assez d’espace pour s’enfuir, s’apaiser et se sentir en confiance. C’est cette promiscuité et ses restrictions qui vont le rendre territorial.

Combats et mise à mort
Ce phénomène est typique de la vie en captivité, encore une fois, et surtout pratiqués par les EAM mal socialisés, mais également par les EPP qui subissent un tel sentiment de promiscuité que les signes d’alertes (territorialité) ne suffisent plus à leur faire atteindre leur phase d’apaisement. Ce sont des oiseaux constamment angoissés à l’idée de se nourrir, s’abreuver et d’atteindre leur intensité d’évocation (leurs besoins). Ils vont donc aller jusqu’à opter pour des comportements aberrants (mise à mort, blessures mortelles ou graves, combats qui durent et persistent, voir à plusieurs contre un). Ces individus auront tenté de communiquer leur stress et leur territorialité liés aux contions de détention inappropriées, mais comme leur actes ne sont pas compris, ils sont poussé par l’angoisse à transmettre le message différemment, et les résultats peuvent être catastrophiques. Sachez être à l’écoute de vos perroquets et perruches, apprenez leurs codes de communications, qui sauront vous alerter de potentielles insuffisances environnementales.

La dominance chez les Perroquets dans PERROQUET 200px-Galahs_flying_motion_blurLa mise à mort n’est absolument pas normale, elle ne fait pas partie de leur patrimoine génétique, elle ne doit pas être minimisé et normalisé. Si vous avez ce genre d’actes qui sont des comportements aberrants, remettez votre environnement en question, c’est urgent, vos perruches en souffre. Il en va de même pour les perruches ondulées. Les naturalistes et les ornithologues qui ont observé les comportements des perruches ondulées dans la nature n’ont pas observé, ni de mise à mort, ni de hiérarchie (« pecking order » ou dominance).

 

Consultez le site : http://www.perruche-perroquet.com

 

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