Le Paon et son histoire

Posté par othoharmonie le 11 mars 2014

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           On estime qu’en dehors de sa région originelle, l’Inde, le Paon bleu est connu depuis plus de 3000 ans. On impute toujours à Alexandre Le grand (356-323 avant JC) l’importation du paon pour la première fois en Europe. En effet lors de son voyage sur les rives du Gange il fit expédier deux couples de paons à sa mère Olympias (restée à Pella, capitale de la Macédoine). En ce temps là offrir des animaux étaient parfois plus apprécié que les bijoux. 

           D’autres sources historiques révèlent qu’il était déjà importé quelques siècles auparavant. 

           Mentionné dans la Bible comme animal domestique, le paon fut élevé dans l’antiquité par de nombreux peuples. Pour sa beauté et l’originalité de son plumage mais aussi pour la qualité de sa chair. L’histoire nous dit que le roi Salomon l’aimait autant que ses trésors d’or et d’argent. Les Romains en particulier l’appréciaient beaucoup c’était un met très recherché lors des banquets qui à l’époque ne manquaient pas. Sa valeur esthétique  pris le dessus et peu à peu il devint très recherché pour l’ornement dans la majeur partie de l’Occident. 

           En France, c’est au 14 siècle qu’il fit son apparition, les Allemands et les Anglais le découvrirent à peu près en même temps. Actuellement sa situation s’est élargit pour gagner nos parcs et jardins. Son charme, sa parade et tout simplement sa beauté en font un sujet d’admiration pour tous. En Inde, ou il n’a pas à craindre l’homme puisqu’il est protégé de tous, il vit à proximité des habitations et peut être assez familier. 

           Dans la nature, chaque mâle vit entouré de quelques femelles (3 ou 4). Cet oiseau fréquente de préférence les lieux ou il sait qu’il trouvera sa pitance. Comme nourriture, on peut presque dire qu’il est omnivore, il mange de tout, graines diverses, des feuilles, des fleurs, des fruits, des insectes et autres invertébrés. Lorsqu’il le peut il s’attaque également aux petits rongeurs pour compléter son menu.

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Le Paon à l’honneur au Moyen Age

Posté par othoharmonie le 9 mars 2014

 

(D’après « Histoire de la vie privée des Français depuis
l’origine de la nation jusqu’à nos jours », paru en 1782)

 

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Chez nos vieux romanciers, le paon est qualifié du titre de noble oiseau, et sa chair y est regardée comme la nourriture des amants, et comme la viande des preux. Il y avait très peu de mets alors qui fussent aussi estimés.

Le paon eut tous les honneurs dans les jours brillants de la Chevalerie. Plusieurs grandes familles, parmi lesquelles celle des Montmorency, avaient placé son effigie, en cimier, sur leur heaume. Aux cours d’amour de nos provinces méridionales, la récompense que recevaient les poètes ayant remporté le prix était une couronne faite de plumes de paon, qu’une dame du tribunal portait elle-même sur leur tête.

Un de nos poètes du XIIIe siècle, voulant peindre les fripons, dit qu’ils ont autant de goût pour le mensonge, qu’un affamé en a pour la chair de paon. Enfin les rois, les princes et grands seigneurs, donnaient très peu de festins d’appareil où le paon ne parût comme le plat distingué. La coutume, dans ces sortes d’occasions d’éclat, était de le servir rôti ; mais on le servait entier avec tous ses membres, et même avec ses plumes.

Selon Platine de Crémone, auteur qui énonça les mêmes principes que ceux que Brillat-Savarin publiera deux siècles plus tard, « au lieu de plumer l’oiseau, il faut l’écorcher proprement, de manière que les plumes s’enlèvent avec la peau ; il faut lui couper les pattes, le farcir d’épices et d’herbes aromatiques, lui envelopper la tête d’un linge, et le mettre à la broche. Pendant qu’il rôtit, vous arroserez continuellement le linge avec de l’eau fraîche, pour conserver son aigrette. Enfin, quand il sera cuit, rattachez les pattes, ôtez le linge, arrangez l’aigrette, rappliquez la peau, étalez la queue, et servez ».

Le Paon à l’honneur au Moyen Age dans PAON« Il y a des gens, ajoute Platine, qui, au lieu de rendre à l’animal, lorsqu’il est rôti, sa robe naturelle, poussent l’ostentation de magnificence jusqu’à le faire couvrir de feuilles d’or. D’autres emploient, pour réjouir les convives, un moyen plaisant. Avant que le paon soit rôti, ils lui emplissent le bec de laine imprégnée de camphre. En le plaçant sur la table, on met le feu à la laine, et l’oiseau alors semble un petit volcan qui vomit des flammes ». Au reste, ce n’étaient point les écuyers-servants qui avaient l’honneur de poser le paon sur la table. Cette cérémonie glorieuse regardait les dames ; ordinairement elle était déférée à celle d’entre elles que distinguait le plus sa naissance, son rang, ou sa beauté. Suivie d’un certain nombre d’autres femmes, accompagnée d’instruments de musique, cette reine de la fête entrait ainsi en pompe dans la salle du festin, portant en main le plat d’or ou d’argent dans lequel était l’oiseau. Le paon

Là, au bruit des fanfares, elle le portait devant le maître du logis, si ce maître était d’un rang à exiger un pareil hommage ; ou devant celui des convives qui était le plus renommé pour sa courtoisie et sa valeur. Quand le banquet se donnait après un tournoi, et que le chevalier ayant remporté le prix du combat se trouvait à la table, c’était à lui, de droit, qu’on déférait l’honneur du paon. Son talent alors consistait à dépecer l’animal avec assez d’adresse pour que toute l’assemblée pût y goûter. Le Roman de Lancelot, dans un repas qu’il suppose donné par le roi Arthus aux chevaliers de la Table-Ronde, représente le monarque découpant lui-même le paon ; et il le loue d’avoir fait si habilement ses distributions que cent cinquante convives, qui assistaient au festin, apprécièrent.

Souvent l’enthousiasme qu’excitait tant de gloire dans le chevalier tranchant, enflammait tout à coup son courage. Il se levait ; et, la main étendue sur l’oiseau, faisait à haute voix un vœu d’audace ou d’amour, capable d’augmenter encore l’estime qu’avait inspirée pour lui ses hauts faits. Par exemple, il jurait de porter, dans la plus prochaine bataille, le premier coup de lance aux ennemis ; de planter le premier, en l’honneur de sa mie, son étendard sur le mur d’une ville assiégée. Quant à la formule du serment, elle était conçue en ces termes : « Je voue à Dieu, à la Vierge Marie, aux dames, et au paon, de… »

Le vœu du premier preux étant achevé, on présentait successivement le plat aux autres convives, qui tous, chacun à leur tour, faisaient un serment du même genre. Mais, comme en pareille circonstance, les têtes s’échauffent aisément, et qu’alors on se pique toujours d’outrepasser ceux qui parlent avant nous, il devait résulter, de ce moment d’effervescence, les promesses les plus téméraires, et souvent les plus extravagantes. Les romanciers et les historiens en offrent des exemples nombreux. Cette cérémonie portait le nom de Vœu du paon.

Quant à cette sorte d’aliment, on y a renoncé peu à peu. En 1560, Champier marque beaucoup de surprise d’en avoir vu en Normandie, près de Lisieux, des troupeaux considérables : « On les y engraisse avec du marc de pommes, dit-il, et on les vend aux marchands de poulaillers, qui vont les vendre dans les grandes villes pour la table des gens riches ». Champier était Lyonnais, avait étudié à Orléans, et était attaché au service de François Ier. La manière dont il parle des paons, l’étonnement que lui causèrent ceux de Normandie, donnent à penser qu’on n’en mangeait déjà plus dans le Lyonnais, dans l’Orléanais, ni à la Cour. Cependant de Serres écrivait encore en 1600 que « plus exquise chair on ne peut manger ». Mais rien n’indique où de Serres avait mangé du paon.

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Paon, animal totem

Posté par othoharmonie le 9 mars 2014

 

320px-F54_Paon-vitrail-Joseph-Janin_Villa-Bergeret-NancyLe paon est un symbole d’immortalité, on le rapproche parfois du Phénix.

Ce que je retiendrais pour ma part surtout, c’est l’aspect très spirituel du Paon, alors qu’on le dit par ailleurs vaniteux et « une aberration dans la théorie de l’évolution », puisqu’il est très voyant donc potentiellement très vulnérable aux prédateurs.

L’infinité de couleurs quand le paon fait la roue évoque la totalité, et tout ce qui concerne la lumière… évoque le passage complexe de la lumière en nous…

Il est question aussi de tous ces « yeux » qui apparaissent sur ses plumes déployées, symbole de vision multiple.

Et voici le serpent qui revient déjà…

« Il est aussi symbole de beauté et du pouvoir de transmutation car la beauté de son plumage est supposée produite par la transmutation spontanée des venins qu’il absorbe en détruisant les serpents. Ceci dans le cas de l’identification du serpent à l’élément eau, qui confirme l’apparentement du paon au soleil, à l’élément feu. »

Voici un autre lien qui explique mieux le mode de vie du paon :
http://www.vie-animale.com/2009/06/25/le-paon-bleu/

Dans ses pays d’origine, le paon chasse aussi le serpent qu’il tue en leur donnant un coup sur la tête avec son bec puissant.

Ainsi, il s’attaque même au plus venimeux des serpents, le cobra. Mais restant tout de même prudent, il ne s’en prend que rarement au cobra adulte. Par contre, il ne fait pas de pitié pour les jeunes ! Les Indiens lui en sont d’ailleurs très reconnaissants car, avec la présence des paons, on ne trouve presque plus de cobra en Inde. Sachant que Bouddha lui-même vécut l’une de ses existences sous la forme d’un paon, il n’est pas étonnant de voir que les hindous considèrent le paon comme un véritable dieu. En effet, le paon est aujourd’hui considéré comme l’oiseau national de l’Inde.

Le paon a étrangement peu de prédateurs en fait, il est dit dans l’article que seuls les tigres et les panthères osent vraiment s’attaquer au paon. Il vit donc le plus souvent au sol, assez tranquille finalement.

Il ne vole pas très bien. Mais en cas de danger il s’envole quand même, pour aller se poser dans un arbre.

De manière assez étrange pour un oiseau, il lui arrive aussi de grimper aux arbres plutôt que de voler pour rejoindre son perchoir…

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REVER DE PAON

Posté par othoharmonie le 9 mars 2014

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Traditionnellement, le paon est un symbole masculin solaire. Sa roue est une représentation du disque solaire. Mais il symbolise aussi l’illusion et la vanité. Le paon représente l’extérieur des choses l’apparence, un aspect masculin négatif.

Le paon est souvent l’image d’un être qui manque de profondeur, qui cherche à capter l’attention. Les multiples yeux dessinés sur sa que représentent ce besoin d’être vu, plus que de regarder.

Si vous rêvez de paon, vous êtes face à un homme superficiel, qui se surestime. S’il possède de réelles qualités, sa vanité le cloue au sol. il séduit son entourage, mais votre inconscient vigilant n’est pas dupe. Il vous met en garde.

Positif : Rayonnement personnel.

Négatif : Surestimation de soi, égocentrisme, narcissisme, aspect masculin négatif.

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Oeil de Paon

Posté par othoharmonie le 7 mars 2014

 

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Tigridia Pavonia

L’Oeil de Paon sont des fleurs tout à fait remarquables qui ne durent qu’une journée mais se renouvellent en permanence.

Couleur de fleurs de l’Oeil de Paon: Rose / Jaune / Rouge / Blanc

Couleur de feuilles de l’Oeil de Paon: Vert

Type de feuilles de l’Oeil de Paon: Caduc

L’Oeil de Paon est une plante bulbeuse semi-rustique. Convient avec d’autres plantes bulbeuses en massifs tels que les Montbretia et avec les plantes vivaces de hauteur moyenne, voire basse.

Entretien de l’Oeil de Paon: Assez facile

téléchargement (5)Arrosage de l’Oeil de Paon: À la plantation.

Engrais de l’Oeil de Paon: Assez facile

Taille de l’Oeil de Paon: Enlever les fleurs fanées.

Traitement de l’Oeil de Paon: Prévoir de lutter contre les limaces et escargots sur les jeunes pousses.

Plantation de l’Oeil de Paon: Les Oeils de Paons sont des bulbes disponibles au printemps à planter en mars avril. Recouvrir de 6 à 8 cm de terre et espacer de 15 à 20 cm. Épandre une couche de sable sous les bulbes et arroser après plantation.

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Le petit Paon

Posté par othoharmonie le 7 mars 2014

 

Un vieux et une vieille adoptèrent un petit paon et l’élevèrent comme un véritable enfant. Au printemps, le petit paon sortit gratter le fumier pour y trouver des vers de terre mais découvrit à la place un ducat d’or !…

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Il était une fois un vieux et une vieille. Ils vivaient loin du village, dans une ferme.
Comme ils n’avaient pas d’enfant, et que cela les attristait beaucoup, ils adoptèrent un petit paon et l’élevèrent tout au long de l’hiver, bien au chaud dans la cuisine, comme un véritable enfant.

Le printemps venu, le petit paon sortit gratter le fumier pour y trouver des vers de terre.
Gratte, gratte, gratte tant que soudain sous sa patte : un ducat d’or ! « J’ai trouvé un ducat d’or, j’ai trouvé un ducat d’or ! »

De l’autre côté du village, le roi, dans son palais, entend. C’est un roi très cupide ! Tout trésor doit lui revenir !
Il envoie ses soldats arracher le ducat du bec du petit paon.

Le petit paon est bleu-vert de colère :
« Rendez-moi mon ducat d’or ! Rendez-moi mon ducat d’or ! »
Les soldats s’en moquent. Ils filent à grandes enjambées.

Mais le petit paon n’a pas l’intention de se laisser faire !
Il se met en route vers le palais royal :
« Roi, roi, rends-moi mon ducat, rends-moi mon ducat ! »

Mais voilà que sur le chemin, surgit un renard. Il se pourlèche :
« Petit paon je vais te manger ! »
« Tu me mangeras ou je te mangerai, mais sur mes pas, ne reviendrai ! »
Le petit paon ouvre le bec et avale le renard tout entier.

« Roi, roi, rends-moi mon ducat, rends-moi mon ducat ! »

Mais voilà le chemin barré par une rivière.
« Petit paon je vais t’avaler ! »
« Tu me mangeras ou je te mangerai, mais sur mes pas, ne reviendrai ! »
Le petit paon ouvre le bec et avale la rivière tout entière.

« Roi, roi, rends-moi mon ducat, rends-moi mon ducat ! »

Mais voilà autour de lui un essaim d’abeilles en furie !
« Petit paon nous allons te piquer ! »
Le petit paon ouvre le bec et avale l’essaim tout entier.

Le petit paon est arrivé devant le palais. Sous les fenêtres du roi, il fait les cent pas :
« Roi, roi, rends-moi mon ducat ! Roi, roi, rends-moi mon ducat ! »
« Qu’est-ce que c’est que ce vacarme ? crie le roi. Soldats ! Attrapez cet effronté et jetez-le dans le poulailler. Les coqs lui feront la peau ! »

Dans le poulailler, les coqs s’élancent, ergots tendus. Mais le petit paon se suspend au grillage tête en bas, ouvre le bec et… Et du bec du petit paon sort… Le renard.
Le renard étripe les coqs, étrangle les poules, assassine les canards et s’en va, bien repus et la queue en panache, en laissant la porte ouverte.

Le petit paon sort derrière lui et retourne sous les fenêtres du roi :
« Roi, roi, rends-moi mon ducat ! Roi, roi, rends-moi mon ducat ! »
« Soldats, jetez ce petit paon dans le four de la cuisine ! »

Dans le four de la cuisine, le petit paon se couche sur le flan, ouvre le bec et… Et du bec du petit paon sort… La rivière ! La rivière éteint le feu, brise la porte du four, se répand dans la cuisine, renverse vaisselle et meubles sur son passage et va rejoindre son lit en massacrant le jardin fleuri du roi.

Et le petit paon, lui, retourne sous les fenêtres du roi :
« Roi, roi, rends-moi mon ducat ! Roi, roi, rends-moi mon ducat ! »

Le roi hurle :
« Cette fois, je m’en occupe moi-même ! »
Il attrape le petit paon, le dépose sur son trône et s’assoit sur lui ! Na !

Sous le gros derrière du roi, le petit paon ouvre le bec et… Et du bec du petit paon sort…. L’essaim d’abeilles.
Et pique, pique, pique le derrière du roi !
« J’abdique, dit le roi, qu’est-ce que tu veux, volaille de l’enfer ? »
« Roi, roi, rends-moi mon ducat ! Roi, roi, rends-moi mon ducat ! »
Le roi sort une pièce de sa poche et la jette au petit paon.
« Ce n’est pas mon ducat d’or ! Roi, roi, rends-moi mon ducat ! »

Au bord de la crise de nerf, le roi conduit le petit paon dans la salle au trésor : « Cherche-le toi-même, ton ducat d’or ! »

Des ducats, il y en a des monceaux. Et aussi des tas de perles, de rubis, de diamants…
Picore par ci, picore par là, le petit paon remplit son ventre… Et vous savez combien il y de place dans ce petit ventre… Et puis, tranquillement, il rentre à la ferme chez ses parents.

Le vieux et la vieille sont heureux de revoir leur enfant mais lui, le petit paon, il crie :
« Pendez-moi au plafond, battez-moi avec un balai ! »
Il crie tant et si fort que les vieux s’exécutent et battent – bien doucement – les flancs du petit paon.

Alors du bec du petit paon coulent des diamants, des rubis, des perles, et des ducats d’or, beaucoup de ducats d’or. Un vrai trésor. De quoi vivre heureux.

C’est ce qu’ils firent et s’ils ne sont pas morts, ils vivent encore. 

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De la nature du paon

Posté par othoharmonie le 7 mars 2014

 

 
320px-Peacock_Jewelery_(6481364025)Hugues de Fouilloy, De avibus : Dernier quart du XIIe siècle 

Cris du paon, maître effrayant.

Le paon a une voix effrayante, une démarche naturelle, une tête de serpent, et la poitrine couleur saphir. De plus, sur ses ailes, il a comme des plumes roussâtres. Il a aussi une longue queue, et, pourrait-on dire, comme couverte d’yeux. [.]

Note aussi que le paon, lorsqu’il est admiré, dresse sa queue, car le prélat avide de gloriole élève son esprit sous les louanges des flatteurs. Il arrange ses plumes de manière recherchée, parce qu’il est certain que tout ce qu’il fait est bien ordonné. Mais quand cependant il relève sa queue, il dévoile en même temps son croupion : ainsi, la noblesse [d'âme] méprise la louange. Le paon devrait donc garder sa queue baissée, et le maître agir avec humilité

Nature morte au paon : Alexandre François Desportes 

 

Exécuté pour décorer l’hôtel du Duc d’Antin à Paris, ce tableau avait pour pendant celui intitulé Gibier, fruits et chien devant une balustrade (Angers, musée des Beaux-Arts).

Desportes mêle ici savamment l’architecture classique, le paysage avec frondaisons, la sculpture et la nature morte. La balustrade, qui coupe le tableau en deux parties presque égales, lui confère un aspect théâtral que vient renforcer la lourde draperie rouge. Les bas-reliefs, qui s’inspirent de la manière du sculpteur François Duquesnoy, représentent des centaures enlevant des jeunes femmes. Différents animaux, tels que le singe et l’ara, introduisent la note d’exotisme habituelle à ce genre de décor. Le rendu des matières, le soyeux des étoffes, la transparence des raisins, le traitement du pelage du singe et du plumage du paon témoignent des origines nordiques de la culture artistique du peintre.

 

texte issu de Troyes, Médiathèque de l’Agglomération, ms. 177, fol. 158v.

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Origines de l’Ange Paon : yézidi

Posté par othoharmonie le 5 mars 2014

145px-Yezidi_ManL’origine du nom même de yézidi est débattue. Les Yézidis adorent Melek Ta’us symbolisé par un paon. Le nom de yazidi provient d’ailleurs du proto-iranien « yazatah » qui signifie « ange » ou « l’être suprême », Yazdgard III, Yazata . Le mot yazatah donna le moyen-persan « yazad et yazd », au pluriel « yazdan » qui aboutit au persan moderne « izad » et au kurde « yezid et yezdan » persan. Certains pensent que le mot yézidi viendrait de Yazid, nom du calife Omeyyade Yazid ibn Muawiya, mais cette thèse est réfutée.

Description de la croyance yézidie

Les spécialistes des religions soulignent le syncrétisme religieux dont est issu le yézidisme. La cosmogonie yézidie a de troublantes similitudes avec les religions de l’ancien Iran : les religions prézoroastriennes, puis zoroastriennes du VIIe siècle au IVe siècle av. J.-C., en raison notamment de la présence de nombreux Kurdes de la vieille foi et à l’isolement de la vallée de Lalish. Au Ier siècle, le christianisme arrive en Perse, dont la tradition attribue l’évangélisation à saint Thomas. Des monastères sont construits, dont celui d’Icho Sabran. Au VIIe siècle, l’islam conquiert toute la région et, s’il respecte les Gens du Livre, il convainc les zoroastriens, dont une partie se convertit, une autre fuit. Les adeptes du culte de Yazid, proscrits par le calife omeyyade pour l’assassinat du fils d’Ali, se replient autour de Mossoul, parmi les Kurdes. Leur origine, leur histoire et leurs pratiques religieuses sont encore méconnues.

Au XIIe siècle, cheikh Adi, maitre soufi, s’installe à Lalish et y enseigne ses préceptes auprès de la population yézidie. Adi serait un descendant du calife omeyyade Marwân Ier et, par cette prestigieuse lignée, reçoit un accueil bienveillant auprès des Kurdes adorateurs de Yazid, le calife omeyyade tant honni. Adi y fonde l’ordre soufi des Adawiya, dont une branche, dans la vallée de Lalish, près de Mossoul, adapte ses caractéristiques musulmanes au yézidisme. La tombe d’Adi, dans le monastère d’Icho Sabran, est depuis lors le centre du pèlerinage des yézidis. Le yézidisme aurait connu sa plus haute période du XIIe au XIVe siècle, et son déclin est daté du XVIe siècle, époque où les Ottomans imposent le sunnisme dans la région.

Adi (1073-1162) est la figure centrale du yézidisme. Il étudia à Bagdad avant de se retirer dans l’actuel Kurdistan. Ses enseignements accentuent l’aspect expérimental, émotionnel et mystique de la foi, et ont été mariés aux syncrétismes religieux riches et complexes pratiqués localement. Les spécialistes considèrent que le yézidisme est une survivance du mazdéisme, du paganisme prézoroastrien et du zoroastrisme.

Origines de l'Ange Paon : yézidi dans PAON 238px-Dieu_soleil_ChamachLe flou concernant ce que sont réellement les Kurdes, nom générique donné aux nomades, a contribué à assimiler les nomades adeptes du yézidisme à une secte mystérieuse, incontrôlable, donc dangereuse. La tradition orale de cette croyance est un des principaux facteurs qui jouèrent en sa défaveur aux yeux des musulmans. Ceux-ci, ne reconnaissant comme leurs égaux que les Gens du Livre, voyaient d’un mauvais œil ces communautés rebelles et païennes. Or, les Yézidis ne sont pas des disciples d’une tradition religieuse uniquement orale : deux livres sacrés serviraient de bases à leurs lois et rites. Certains chercheurs mettent cependant en doute l’existence de tels livres.

Le yézidisme s’adapte aux conditions de temps et de lieu. Il n’existe en effet pas de forme officielle du yézidisme, pas de clergé, encore moins de califat. Chaque cheikh est un guide au sens élargi du terme : il décide des interdits, des tabous, des préceptes à suivre. Il est probable que certains guides ne se réfèrent même pas aux livres sacrés, d’où il ressort qu’à chaque communauté yézidite correspond une forme différente de yézidisme.

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L’ANGE PAON Tawsi

Posté par othoharmonie le 5 mars 2014

 

 

352px-Gustave_Rives_by_Charles_Léandre_1906Qu’est-ce que « l’Ange paon » Tawsi Melek ?

Tawsi Melek, « l’Ange Paon », est la plus importante divinité des Ezidis. Mais on ne trouve pas cet Ange seulement chez les Ezdis, il appartient au monde entier. Les Ezidis croient posséder la plus ancienne religion sur terre, la foi primitive que a les caractéristiques de Tawsi Melek. Toutes les autres traditions sont rapprochées d’eux par l’Ange de Paon. Ils soutiennent que Tawsi Melek est le véritable créateur et souverain de l’univers, et donc une partie de toutes les traditions religieuses. Il n’a cependant pas toujours été manifesté au sein de ces diverses traditions comme un paon. Tawsi Melek a pris de nombreuses autres formes à travers le temps.

Les Ezidis ne croient pas que l’Ange Paon est le Dieu suprême. Le Dieu suprême l’a créé comme une émanation, au début des temps. Il a été conduit à se manifester afin de donner à l’Invisible, transcendance suprême de Dieu, un moyen qui permet de créer et d’administrer l’univers. Tawsi Melek est donc une réalité tangible, la forme plus dense du Dieu infini suprême. Afin d’aider Tawsi Melek dans ce rôle important, le Créateur suprême a également créé six autres grands anges, qui étaient, comme l’Ange Paon, émanations du Dieu suprême et non pas séparés de lui. Lorsque vous racontez la création de tous les ¨sept grands anges, les Ezidis résument souvent le processus d’émanation comme suit:

Tawsi Melek était le premier à faire apparaître la Lumière de Dieu en forme d’un arc-en-ciel de sept rayons, il continue toujours aujourd’hui à se manifester en eux (d’habitude comme un arc-en-ciel autour du Soleil). Mais les Ezidis croient aussi que Tawsi Melek et les six Grands Anges sont collectivement les sept couleurs de l’arc-en-ciel.Tawsi Melek est associé à la couleur bleu, parce que étant la couleur du ciel, source de toutes les couleurs.

Tawsi Melek a donc été, à la fois la première forme du Dieu suprême et l’un des sept Grands Anges, qui est un forme cosmique mentionnée dans de nombreuses traditions religieuses. Les juifs, les chrétiens, perses, les Egyptiens ont tous leurs sept anges et parfois des Créateurs. Dans la Meshefé Res, Le Livre noir, il y a un passage qui décrit les sept Grands Anges et les associe à leur création, avec les sept jours de la Création. Le premier texte stipule que le Dieu suprême a d’abord créé une perle contenant la substance ou la sous-strate de l’univers physique , se référant apparemment à la masse fondue précédant « le Big Bang » soutenu par la physique moderne. Le texte des Ezidis maintiennent alors que pendant quarante mille ans cette perle a été posée sur un oiseau, qui est tout à fait probablement une forme naissante de Tawsi Melek avant qu’il ne se soit divisé dans les Sept Grands Anges. Cette perle a alors éclatée pour devenir l’univers physique. Alors, ainsi écrit dans le Meshefê Re, sont venus les sept jours de la création :

« Le premier jour, le Dieu suprême a créé le dimanche. Ce jour-là Il a créé un ange dont le nom était «Azra’il. Ceci est Melekê Taus, qui est le plus grand de tous.

Le lundi, il a créé le Darda’il Ange, qui est Cheikh Hassan.
Mardi, il a créé le Israfil Angel, qui est Cheikh Shams.
Le mercredi, il a créé le Mika’il Ange, qui est Cheikh Abu Bakr.
Jeudi, il a créé le Gibra’il Ange, qui est Sagad ad-Din.
Vendredi, il a créé le Shimna’il Ange, qui est Nasir ad-Din.
Le samedi, il a créé le Nura’il Ange, qui est de Yadin [Fakhr ad-Din].

Une fois que les sept Grands Anges ont été créés, la Terre est restée stérile et puis soudain est entrée dans une phase d’intense agitation continuelle, qui coïncide peut-être avec le violent tremblement de terre et l’activité volcanique qui a été omniprésente autour de la Terre. Afin de calmer le tremblement de Terre, le Dieu suprême a envoyé l’ange Paon sur Terre avec comme ordre à la fois de calmer la Terre et lui donner de la couleur avec la flore et la faune. Il a ensuite volé à travers le globe afin de bénir toutes les parties de celui-ci, finalement se poser dans le domaine de ce qui est maintenant Lalish, la partie de la Terre la plus sacré pour les Ezidis, située dans le nord de l’Irak.

Ici Tawsi Melek a réussi à calmer la Terre, en le couvrant simultanément de ses couleurs de paon.

Avec la Terre dans une phase plus placide de son évolution, les grands anges ont procédé à leur prochaine création, Adam. Le premier homme a été créé par l’ensemble des sept grands anges, dont chacun doué d’un sens physique de l’expérience de vie. On lui a donné une oreille, un nez, une bouche, etc… Mais le premier homme était un amas sans vie, sans âme, de sorte queTawsi Melek transmit le souffle de la vie en lui. Quand Adam se leva sur ses pieds, Tawsi Melek a rapidement pivoté sur lui, de sorte qu’il était face au soleil tout en l’informant qu’il y avait quelque chose de beaucoup plus grand que lui et que la prière quotidienne du Soleil, en tant que forme suprême du Dieu, l’aiderait à se souvenir de cette vérité. Tawsi Melek alors dit les prières que Adam et sa descendance à travers le monde devait répéter au cours de leur culte, et il leur parla en 72 langues, car Adam et Eve étaient destinés à avoir 72 descendants qui peupleraient les 72 régions ou pays de la Terre. L’Ange Paon a ensuite informé que si Adam et ses descendants restent fermes dans la justice, ils finiraient par voir et connaître le Dieu suprême personnellement. Dans l’intervalle, Tawsi Melek serait leur protecteur et professeur tout en demeurant dans une autre dimension

SOURCE : http://www.ezidi.fr/5.html

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l’Ange de Paon est le Diable

Posté par othoharmonie le 5 mars 2014

 

téléchargement (9)L’Ange Paon a été faussement accusé d’être Satan ou le diable pendant des centaines d’années par les musulmans. Mais leur distorsion de sa vraie nature n’a pas été popularisée avant le 12ème siècle, il semble que pendant les périodes antérieures les musulmans ont une vision tout à fait différente de l’Ange Paon. Malheureusement, l’idée qu’on se fait de Tawsi Melek est actuellement répandue dans le monde d’aujourd’hui avec cette bannière de « diable».

Ainsi, par le point de vue musulman, ils considèrent que les Ezidis ne sont pas des «gens du Livre», signifiant ainsi qu’il n’y a aucune Ecriture sainte révélée au centre de leur religion (donc une religon hors la Loi). En vérité, Meshefê Re, le « Ezidis Black Book», a été écrit quand Tawsi Melek arrivé sur Terre et a existé jusqu’à l’époque d’une série de guerres contre les musulmans turcs. Ensuite la plupart de celui-ci a été perdue. Le livre était très épais, de couleur noire, et en relief , du rouge et de l’or.

Le malentendu calomnieux des Musulmans au sujet de Tawsi Melek, semble avoir pris de la vitesse et gagné du terrain, quand certains leaders Musulmans ont choisis un petit aspect ou une caractéristique de l’Ange Paon et l’ont rapproché de leur conception sur Satan. Par exemple, Tawsi Melek est reconnu par les Ezidis comme étant le roi de l’univers entier, y compris de la Terre, mais au cours des siècles tant les Musulmans que les Chrétiens ont attribué des connotations Luciferiennes « au Roi du Monde. » De plus, la croyance ézidie que Tawsi Melek était le co-créateur de l’univers avec le Dieu Suprême, pourrait avoir inspiré un philosophe islamique dualiste pour qui le mal interprété comme un esprit éternellement séparé et opposé de Dieu. Puisque Dieu est éternellement bon, selon la philosophie Islamique, cela ferait automatiquement Tawsi Melek le Mauvais..

Voici une liste d’allégations contre Tawsi Melek qui ont fait partie de la tentative des musulmans de convaincre le monde de son caractère satanique:

Accusation: Les musulmans soutiennent que l’un des noms Tawsi Melek est Azazel, un nom de Satan

En vérité: le nom du suppléant pour Tawsi Melek auquel ils se réfèrent n’est pas Azazel, mais Aziz, un nom qui signifie « quelque chose de précieux. »
Accusation: L’Ange Paon était dans le Jardin d’Eden et à cause de sa fierté, il a refusé l’ordre (le commandement) de Dieu de saluer Adam. Ce spectacle de fierté a causé la chute de Lucifer et a établi une hostilité éternelle entre Dieu et l’Ange Paon.

En vérité : Dans la tradition ézidie, il est en effet exposé que l’Ange Paon était présent dans le Jardin d’Eden. Il a refusé de se prosterner devant Adam parce qu’il obéissait à Dieu. Les Ezidis disent qu’avant la création d’Adam, le Dieu Suprême avait informé tous les Sept Grands Anges de ne jamais se prosterner devant une autre entité d’autre que Lui.

Accusation: Les Ezidis sont les gens du calife Yazd (VI ème siècle) dont le règne impopulaire fait de lui un ennemi des musulmans chiites et sunnites.

En vérité: Le calife Yazid était un musulman qui devint plus tard désenchanté par les enseignements islamiques mais a respecté le Ezidisme. Celui-ci était en fait ennemi des musulmans, ayant tué le neveu du Prophète . Mais le nom Ezide a existé depuis que le peuple ezidi a été créé.

En plus de ce qui précède, les musulmans auraient pu être facilement induits en erreur par les anecdotes inexactes et la propagande concernant l’Ange Paon, dont certaines ont été inventées par d’autres musulmans comme par exemple : un berger ezdi trouve un poan bléssé et le soigne. Ce dernier lui dit qu’il était « l’esprit du mal jeté du ciel », ce qui est complètement faux. 

http://www.ezidi.fr/5.html

téléchargement (3)

 Future prophétie de l’Ange Poan
Tawsi Melek reviendra sur Terre comme un paon au cours d’une période de conflit intense, de pauvreté, de famine et de détresse sur la Terre. Il transmettra ensuite des prières à un homme saint , probablement un Faqir, qui le conduira autour de la Terre et lui donnera des représentants de toutes les religions.

Ange Paon, aujourd’hui
Les Ezidis croient que Tawsi Melek est partout dans l’univers à chaque instant. Il est donc toujours disponible pour le soutien et la protection de toute personne qui l’appelle sincèrement. Ses plus grands adorateurs, les Ezidis, font appel à son assistance pour répondre à tous leurs besoins.

À ceux qui lui font appel avec la grande dévotion, Tawsi Melek peut se manifester dans une variété de formes, y compris une lumière brillante, un garçon, un jeune homme et, bien sûr, un paon. Tawsi Melek passera un message à un homme égaré pour aller dire aux gens qu’ une grande guerre se préparera, mais que rien de mal ne viendra sur la tête de son peuple, les Ezidis, qui sortiront indemnes de cette guerre

Bien qu’il soit le dirigeant éternel de la Terre, pendant le Nouvel An ézidis, Tawsi Melek désigne un des six GrandsAnges pour le représenter comme le dirigeant pendant l’année suivante, ainsi il y a toujours des conseils et la protection venant de tous les sept Grands Anges.

 

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L’Ange Paon dans les religions

Posté par othoharmonie le 3 mars 2014



téléchargement (3)
Les Ezides soutiennent que Tawsi Melek s’est manifesté dans toutes les religions, mais pas toujours sous la forme d’un paon. C’est à cause de ce que les différentes manifestations de Tawsi Melek ne sont pas regroupés comme étant ses masques divers. En voici quelques-unes des diverses manifestations de la Tawsi Melek dans les religions dans le monde :

Murugan / Skanda / Sanat Kumara des Hindous
Hisédek, roi des Juifs
Saint-Georges de l’Ordre du Temple
Enki des Sumériens
Dionysos des Grecs
Osiris des Egyptiens.
Quetzlcoatl des Mexicains.
Masaw des Indiens hopi.
Le Logos planétaire de la Théosophie

Tawisî Melek signifie« ange-Dieu ou les anges de Dieu, dérivé du viel iranien « Dyaus »
Tawisî Melek. « Taus» lui-même était aussi le nom d’une divinité babylonienne, le nom de «divin fils légitime » (= Taus) est dans les textes sacrés des Ezidis.

 

http://www.ezidi.fr/5.html

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Le trône du paon

Posté par othoharmonie le 3 mars 2014

 

téléchargement (1)LIVRE de Sujit Saraf chez Grasset, 816 pages

Ce roman nous plonge au cœur de Delhi, dans Chandni Chowk un des plus grands marchés de la ville, où nous faisons la connaissance d’une multitude de personnages de cultures et d’origines différentes ; ceux qui m’ont le plus marqué sont Gauhar un gamin des rues (bangladeshi), Gopal le vendeur de thé (hindou brahmane), Sohan Lal commerçant (hindou membre du PPI – Parti du Peuple Indien), Suleman (politique musulman, adversaire du PPI), Chitra une jeune femme moderne devenue journaliste … il y en a beaucoup d’autres.

L’histoire, qui s’inspire de faits réels, démarre en 1984 au moment de l’assassinat du Premier Ministre, Indira Gandhi. Au cours de ses dernières années de règne, alors que les relations entre hindous et sickhs étaient délicates, Indira a ordonné le massacre de milliers de sikhs. Ce qui lui valu son assassinat. A l’annonce de sa mort, le peuple est partagé.

Tout au long de cette lecture, je me suis imprégnée de cette ambiance tendue et j’ai découvert la vie dans le bazar de Delhi au travers des différents personnages ; la pauvreté qui côtoie la richesse, la lutte pour le pouvoir, la manipulation exercée par les politiques sur les plus vulnérables, autant de méfaits particulièrement mis en exergue par l’auteur.

Composé de 796 pages, ce livre est un trésor d’informations sur l’Inde et une partie de son histoire ; c’est aussi un roman avec des personnages attachants et des paysages qu’on imagine tout en couleur ; les descriptions sont si présentes qu’on croirait sentir les odeurs du bazar !

J’ai trouvé ce livre très intéressant quoi qu’un peu difficile à lire quand comme moi, on ne connaît rien de l’Inde et de sa politique (heureusement, il y a un lexique pour les nombreux termes indiens). Quant à l’auteur, Sujit Saraf, c’est un homme qui m’épate : écrivain, chercheur à la NASA, directeur artistique d’une compagnie de théâtre … décidément, il a plus d’une corde à son arc !

Un extrait du roman ; la scène se déroule à l’occasion d’une manifestation organisée par des musulmans pour sauver une mosquée vieille de quatre siècles : « Chitra ordonne à son cameraman de filmer la guerre des cacahouètes. Elle déteste devoir se repaître d’un scandale en guise de reportage sur un moment historique crucial. Mais que voit-elle ? Un jeune homme, avec un calot blanc et or, se tient devant le mémorial, il le touche ! Ce qui est strictement interdit. De son unique main … Gauhar ! Si la police le repère, il risque de se faire arrêter. N’est-ce pas poignant ? La rencontre entre un garçon du Bangladesh et le Père de la Nation ? Mais que fait-il ? Il ouvre sa braguette, il urine sur le mémorial ! « Arrêtez cet homme ! » hurle-t-elle.

Gauhar pisse, tranquillement. Il pisse heureux, soulagé. Que ce Mahatma aille se faire foutre, lui et son herbe. Il regarde le merveilleux jet jaune frapper les lettres d’acier et couler le long de la paroi de la pierre douce, et former une mare en bas ! »

Quelques photos et un commentaire illustrant Chandni Chowk

Merci à Ulike pour cette belle lecture.

Chronique rédigée par l’auteur du blog Entrez dans ma bibliothèque !

Quatrième de couverture:

Nous sommes en 1984, à Dehli. Le matin se lève sur le bazar joyeux et bigarré du plus grand marché de la ville, Chandni Chowk, gigantesque complexe de petites boutiques où il se vend de tout. Gopal Pandey, marchand de thé chai, s’éveille en sursaut et s’apprête à ouvrir son échoppe quand il se rend compte que la foule du marché est en émoi… Que se passe-t-il ? téléchargement (2)Bientôt la rumeur lui parvient : le Premier ministre, Indira Gandhi, vient d’être assassinée. C’est très vite la confusion : tous s’agitent, courent en tous sens ; il y a ceux qui sont fous de joie en apprenant la mort de la  » putain « , et ceux qui pleurent leur guide. Les esprits s’enflamment, les communautés s’affrontent dans un embrasement populaire qui dégénère : les Hindous crient vengeance contre les Sikhs. Dans le chaos, Gopal recueille quelques hommes qui tentent d’échapper à l’émeute – y compris un certain Gyan Singh, dont personne ne sait qu’il est accusé d’être l’assassin d’Indira…

Biographie de l’auteur:

Sujit Saraf est né en Inde, dans le Bihar, en 1969. Il suit des études à Darjeeling puis à Delhi, où il obtient un diplôme d’ingénieur à l’Institut Indien de Technologie. Il écrit ensuite sa thèse à la prestigieuse université de Berkeley, en Californie. Chercheur scientifique à la NASA pendant quelques années, puis enseignant à l’IIT de Delhi, il est actuellement installé à Palo Alto, en Californie où il mène des travaux de recherche sur les missions spatiales et le contrôle des satellites. Parallèlement à ses activités scientifiques, Sujit Saraf est directeur artistique d’une compagnie de théâtre et de cinéma, Naatak, près de San Francisco. Le trône du paon est son premier roman.

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Les vertus du Paon

Posté par othoharmonie le 3 mars 2014

 

 205px-Arthur_Sanderson_&_Sons,_Ltd._-_The_Cedar_Tree_-_Google_Art_Project1] Le paon est un oiseau sacré de toutes couleurs, très beau, ayant son charme dans sa queue. Lorsqu’il chausse, il pousse un cri, et quand il a chaussé, il s’éloigne. Il chausse seulement au printemps. Ses œufs sont précieux pour la confection de l’or, comme ceux de l’oie. Lorsque le paon est mort, il ne se putréfie pas et n’exhale pas une mauvaise odeur, mais il demeure comme embaumé de myrrhe.

2] Son cerveau est un breuvage d’amour. 

3] Son cœur, porté, procure la beauté et le succès.  

4] Son sang, en potion, chasse les démons.  

5] Ses entrailles et sa fiente, en fumigations, écartent toute laideur et toute folie.  

6] Mangé lui-même, il sert à guérir la dysenterie.  

7] Sa fiente, en potion, guérit l’épilepsie.  

Issu du livre médical sommaire d’Hermès Trismégiste De la connaissance scientifique et de l’influence physique des animaux, Composé pour son élève Asclépios

 

Source :  fac-similé du manuscrit 177 de la Médiathèque de l’Agglomération troyenne, introd. et trad. Rémy

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LE PAON, LA MYTHOLOGIE et LES RELIGIONS

Posté par othoharmonie le 2 mars 2014

 

 'Aventures_de_la_famille_Raton'_by_Felicien_de_Myrbach_10

En Inde, le Paon bénéficie d’un statut particulier. Les gens pensent que lorsque l’oiseau déploie sa queue, cela indique que la pluie se prépare. Il est très présent dans la mythologie de l’Hindouisme. 

Selon une légende indienne, à l’origine les paons mâles avaient un plumage brun et terne. Seule la longueur de leurs plumes les distinguait des femelles. Un jour un paon aperçut INDRA qui courait comme si un démon était à ses trousses et lui en demanda la raison. INDRA répondit dans un souffle qu’effectivement il était pourchassé par le terrible RÂVANA et malgré ses armes il préférait ne pas s’exposer inutilement. 

Comme RÂVANA arrivait en courant, l’oiseau déploya rapidement sa large queue et INDRA put ainsi se dissimuler derrière. RÂVANA passa sans rien remarquer. Une fois le danger passé, INDRA remercia le paon et lui offrit des plumes aux   merveilleuses couleurs. On dit aussi qu’il devint le héraut d’ INDRA et que son cri perçant annonce l’orage. 

Le paon est également la monture de PÂRVATI, l’épouse de SHIVA, et de SKANDA, le Dieu de la guerre, un des fils de SHIVA. Profitant que SHIVA était occupé , le géant TÂRAKA en avait profité pour semer le trouble. SKANDA, nommé chef des armées par les dieux, le provoqua en duel et le pourfendit avec son épée. D’une moitié de son corps naquît le paon et de l’autre le coq. C’est donc ainsi que la paon est devenu la monture de SKANDA et le coq (belliqueux ) son enseigne. 

Son nom scientifique, pavo, découle d’une appellation sanskrit, «Pavana» qui fait référence à la divinité hindoue VAYU, le vent qui est aussi le souffle de la vie et le père de HANUMAN Ji. LAKSHMI, épouse du dieu hindou, VISHNU, est parfois représentée avec des brassards, sous la forme de paons. KRISHNA est également souvent représenté en compagnie de paons. Dans le nord de l’Inde, ses plumes sont brûlées pour éloigner la maladie, et même de guérir les morsures de serpents. 

Chez les Boudhistes, le paon a conservé auprès des divinités et des maîtres fondateurs la place qu’il occupait dans la mythologie indienne. BOUDHA se serait incarné dans le corps d’un paon et le paon est le véhicule d’ AMITÂBHA. Avec sa tête couronnée d’une aigrette, sa traîne déployée dont les multiples yeux ouverts veillent sur le monde et son cri qui fend le ciel comme s’il voulait mobilier toutes les créatures de la terre à son appel, le paon est prédestiné par la Nature à devenir le symbole de la puissance et de la gloire. 

Le paon est l’enseigne de la dynastie MAURYA (les Maurya sont une dynastie hindoue fondée par Chandragupta Maurya dans l’année qui a suivi la retraite d’Alexandre le Grand d’Inde. En effet, l’incursion grecque avait mis en évidence la nécessité d’un État unifié pour faire face à une éventuelle invasion depuis les marches occidentales. Les MAURYA formèrent le premier grand empire de l’Inde et régnèrent ainsi sur une grande partie du sous-continent jusqu’en 187 avant J.C., date à laquelle ils disparaîtront au profit de la dynastie SHUNGA. Il est l’emblème du soldat rajput, et en particulier des Jats qui le vénèrent et qui, à la manière de KHRISNA, ornent leur turban avec ses plumes. Avec ses plumes, les Indiens fabriquaient des éventails pour éventer les princes. Encore aujourd’hui en Islam indien, le gardien « adoube » les pèlerins qui visitent la tombe des saints avec un long plumeau en plumes de paon chargé de la baraka qui imprègne la sépulture. 

Le paon restera le symbole de la royauté en Inde islamique. Le «Trône du paon», incrusté de pierres précieuses, réalisé pour le prince moghol Shäh Jahän (connu pour avoir fait construire le célèbre Tâj Mahal à Agra en l’honneur de sa défunte épouse) sera emmené en Iran par Nader Shah après la bataille de Karnal (1738). Ce trône qui comporte douze colonnes où sont perchés deux paons laissera son nom de « Trône du paon » aux trônes des shah d’Iran qui règneront après lui. 

En 1963, le paon a été déclaré comme le «oiseau national de l’Inde» en raison du riche patrimoine religieux qui s’y attache et pour son implication dans les traditions indiennes. 

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En Grèce, la mythologie fournit sa propre histoire. IO était une jeune prêtresse d’Héra, fille du roi d’ARGOS. Une nuit, elle rêva qu’elle devait se rendre au bord de lac Lerne et y rencontrer ZEUS. Ayant raconté son rêve à son père, ce dernier se renseigna auprès des oracles de Delphes et de Dodone mais seul l’oracle de Loxias donna une réponse qui affirmait que la jeune fille devait réaliser ce rêve sinon toute la famille risquait de périr foudroyée. Elle se rendit sur les bords du lac et y rencontra effectivement ZEUS. Est-ce la beauté de la jeune fille ou les enchantements de LYNX, la fille de PAN et d’ ECHO, toujours est-il que le dieu en tomba amoureux et il s’unit à elle. Mais il fut obligé de la transformer en génisse d’une éclatante blancheur afin que son épouse ne soupçonnât pas son infidélité. HERA, qui n’était pas dupe de la métamorphose de l’animal, demanda à ZEUS de la lui offrir. 

Mais ZEUS de temps en temps continua à rencontrer IO en se changeant en taureau. Alors IO fut confiée à la garde d’ ARGOS qui était un parent de la jeune femme.

ARGOS (ou Argus) avait la particularité d’avoir cent yeux, dont seulement cinquante se fermaient pendant qu’il dormait. En fait, le nombre d’oeil n’est pas bien fixé puisqu’il varie de un à l’infini. Il était doué d’une force prodigieuse qui lui avait permis de délivrer l’Arcadie d’un taureau sauvage; il tua aussi un Satyre qui enlevait les troupeaux aux Arcadiens et la terrible ECHIDNA. 

Alors ZEUS demanda à HERMES d’arracher la prisonnière à son gardien. ARGOS

avait attaché IO à un olivier dans le bois sacré à MYCENES afin de mieux la surveiller. Il existe plusieurs versions de la façon utilisée par HERMES pour tuer ARGOS. D’après certains auteurs, il lança une pierre qui le tua ou il l’endormit grâce à une flûte de pan ou avec une baguette magique avant de le tuer. 

Héra rendit honneur au fidèle ARGOS en transférant ses yeux sur les plumes de son animal préféré, le paon. Délivrée, IO ne jouit pas longtemps de sa liberté : HERA lui envoya un taon. L’insecte, s’attacha à ses flancs, et rendit si furieuse la génisse qu’elle erra pendant des mois à travers toute la Grèce sans jamais s’arrêter, elle longea le golfe qui devait porter son nom (golfe Ionien) puis passa le Bosphore (ou « passage de la Vache ») et rencontra sur le mont Caucase, PROMETHEE, qui selon ESCHYLE, lui prédit un beau destin. De là, IO gagna l’ EGYPTE, où elle reprit sa forme humaine de belle jeune femme, et enfanta EPAPHOS dont le nom peut se traduire par « toucher » . Après avoir récupéré son fils qui avait été enlevé par les Curètes sur l’ordre d’Héra et relâché par Zeus, elle s’installa définitivement en EGYPTE où on l’identifia alors

à la déesse Isis. EPAPHOS Devint roi d’ EGYPTE et fonda MENPHIS. Son nom est en fait le nom grec du dieu égyptien APIS. Après sa mort, IO fut transformée en constellation. 

Chez les Romains, HERA prendra le nom de JUNON.

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LE PAON, LA MYTHOLOGIE et LES RELIGIONS dans PAONIl est symbole de paix et de prospérité en Chine et au Vietnam. 

Pour les chrétiens, le paon a plusieurs valeurs symboliques. Il est considéré avec bienveillance car sa chair est réputée imputrescible par les premiers chrétiens comme le corps du Christ au tombeau. Parce qu’il mue et n’est pas affecté par le venin des serpents qu’il tue, le paon incarnera l’immortalité de l’âme chez les chrétiens des premiers siècles. L’empereur Justinien se fera représenter couronné d’une tiare en plumes de paon sur une statue équestre monumentale à CONSTANTINOPLE. Il est souvent représenté sur les images de la Nativité. Deux paons buvant à une coupe indiquent la renaissance spirituelle et les ailes des anges sont souvent en plumes de paon. Plus tard, vers la fin du Moyen-Age, il deviendra le symbole de l’orgueil et de la vanité.

 

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En Terre d’Islam, il est un symbole cosmique. Lorsqu’il fait la roue, il symbolise soit l’univers, soit la pleine lune, soit le zénith. Son statut y est toutefois ambivalent.

Selon Ibn’Abbâs (618-687), le premier à interpréter les paroles du Prophète , le paon aurait été considéré très tôt comme le favori de l’ange déchu, Iblis/Satan. Une légende ancienne très populaire raconte comment le paon s’est vu involontairement associé au démon. Pour avoir refusé de s’incliner devant Adam, Dieu signifie à Iblis son exil du jardin d’Eden. Iblis lui annonce qu’il tentera les descendants de son ennemi Adam l’Homme, afin d’éprouver leur foi. Dieu lui accorde cette requête, et promet l’Enfer à ceux qui écouteront ses conseils en se détournant de la parole de Dieu. Iblis s’attacha à réaliser son voeu. Il attendait une occasion pour pouvoir pénétrer au Paradis. Il en vit tout à coup sortir le paon. Connaissant le secret du paon mangeur de serpents, il se transforma en serpent et , en lui tenant à peu près le même langage que le Renard tînt au Corbeau pour lui faire lâcher son fromage, pour se faire avaler. Il alla alors se présenter à Adam et Eve et on connaît la suite……Pour avoir désobéi à Dieu, les Anges, agissant sur les instructions de Dieu, les saisirent par le cou et les expulsèrent du Paradis. Ils jetèrent Adam sur l’ïle de Ceylan, Eve à Djeddah, une ville d’Arabie, le Paon à Kaboul et le serpent dans la région d’Ispahan. Depuis ce jour le paon est triste. 

La diabolisation du paon prend néanmoins un caractère exceptionnel dans la tradition islamique, où l’oiseau à conservé sa dimension positive. Le paon intervient dans des circonstances qui s’il avait été diabolisé, en interdirait la présence. Ainsi l’animal fantastique qui transporte la Prophète au ciel , la Burâq, est parfois décrite avec une queue de paon. 

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Le Paon occupe une place centrale dans la religion des Yézidis. Les Yezidis, appelés également Yazidis constituent une petite minorité religieuse de langue kurde d’environ cent mille membres vivant principalement dans les régions de Mossoul en Irak, d’Alep en Syrie mais aussi en Turquie, en Iran , en Arménie et en Géorgie. Malik Tawus, le « Seigneur Paon » ou Malak Tawus, l’ »Ange Paon » est le Dieu des Yézédis. Sur la tombe de leur chef spirituel avant que cette tombe soit saccagée en 1872, on pouvait voir au milieu d’autres symboles qui ornaient les murs une représentation du paon et du serpent. 

 dans PAONPour en finir avec ce long chapitre, une légende de Bohême raconte la triste destinée de cet oiseau aux plumes couleur arc-en-ciel devenu le principal objet de jalousie des méchants: « Lorsque Dieu eut créé le paon, les sept péchés capitaux jalousèrent sa beauté.- Certes ! Je suis injuste leur répondit Dieu, mais en vérité, je vous ai encore trop donné. Les péchés mortels doivent être noirs comme la nuit qui les couvre de son voile ». Dieu posa alors sur les plumes de l’oiseau, l’oeil jaune de l’Envie, l’oeil vert de la Jalousie, et ainsi de suite. Depuis lors le paon est persécuté par les péchés qui voudraient bien récupérer leurs yeux ». 

La morale que l’on pourrait tirer de cette histoire c’est qu’aveuglée par la haine, l’intolérance transforme le paradis en enfer. 

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LE PALAIS DU PAON

Posté par othoharmonie le 2 mars 2014

 

 de Wilson Harris, traduit de l’anglais par Jean-Pierre Durix avec la collaboration de Hens Maes-Jelinek et Claude Vercey. Editions Des autres, Paris, 1979 ; réédité par Le Serpent à plumes, coll. « Motifs », Paris, 1994, 180 pages, 35 F.

Janvier 1995

348px-Ferronneries_palais_Gresham_BudapestIL est deux sortes de livres : ceux qui paraissent, plaisent un temps pour disparaître ; et ceux qui restent sur les étagères ou dans la mémoire des lecteurs. Le Palais du paon , paru en 1960 à Londres, traduit de l’anglais en 1979 et réédité aujourd’hui, appartient à la seconde catégorie . Ce premier roman est aussi le premier mouvement du Quatuor guyanais dans lequel Wilson Harris renouvelle chaque fois l’exploration des multiples paysages et des différents peuples de son pays natal. Né en 1921 à New-Amsterdam, en Guyane britannique (devenue Guyana), auteur d’une quinzaine de romans, de nouvelles et d’essais, cité plusieurs fois pour le prix Nobel, Wilson Harris a parcouru le monde avant de se fixer à Londres. La littérature antillaise anglophone, dont il a été longtemps la figure de proue, n’est pas très connue en France malgré le succès du Trinidadien V. S Naipaul ou le prix Nobel décerné en 1992 à Derek Walcott, le poète de Sainte-Lucie. Comme ce dernier, Wilson Harris est un métis avec des ascendances écossaises, africaines et amérindiennes. Ce métissage, source d’angoisse et de créativité, débouche ici sur la volonté de transcender les frontières et les différences.

LE personnage principal de ce roman est le fleuve qui tisse une toile arachnéenne à travers la forêt amazonienne (le mot de « Guyane » vient d’une racine amérindienne qui signifie « le pays des eaux », précise l’auteur dans sa préface). Les autres personnages, comme Cameron l’Ecossais, da Silva le Portugais, Caroll l’Africain ou Mariella l’Amérindienne, issus de cette société certes multiraciale mais marquée par la violence de l’histoire (la conquête dévastatrice, le génocide des Indiens, la traite des Noirs et la lutte pour l’indépendance de 1966), affrontent les dangers du fleuve dans leur quête de l’Eldorado : la palais du paon tout entier bâti en or.

LE PALAIS DU PAON dans PAON 320px-Tiara_de_Lalique_-_Calouste_GulbenkianRejetant la violence et l’extrême polarisation de sa société, Wilson Harris, héritier des poètes visionnaires – le prédicateur élisabéthain John Donne, William Blake, G. M. Hopkins et Yeats parrainent ce roman -, a élaboré un voyage allégorique au terme duquel les membres de l’équipage abolissent toute notion de frontière, se réconcilient avec la tribu primitive et retrouvent leur identité. L’objet initial de la quête, Mariella, la femme adulée puis abusée, se confond avec la quête de l’Eldorado. L’aventure se fait initiation : « Tout l’équipage constituait une famille spirituelle qui vivait et mourait ensemble dans une fosse commune dont ils étaient ressortis comme d’une même âme, d’une même matrice. » Les lecteurs se laissent embarquer dans un monde onirique et mouvant, vertigineux et ensorcelant.

Enfin, le Palais du paon , comparé souvent au Bateau ivre, défie les données traditionnelles du roman par son architecture fluide et son souffle poétique : « La porte qu’ils martelaient était le visage même de la terre sur laquelle ils gisaient. Elle s’ouvrit enfin toute grande sous la violence du vent. L’aube était apparue, l’aube du sixième jour de la création. » A coup sûr, le Palais du paon , servi par la très belle traduction de Jean-Pierre Durix qui a su en restituer la portée visionnaire, ravira les lecteurs.

Abdourahman A. Waberi

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Le Tarot Paon: le Grand Oracle Impérial

Posté par othoharmonie le 1 mars 2014

 

 

le-paon-17-02-2011-18-56-08Symbole de résurrection et de bonne vitalité, cet arcane promet un renouveau dans les domaines concernés ou su rle thème de la question. Un renouveau qui peut s’effectuer par le biais d’autrui. Le consultant va enfin aller de l’avant, ne sera plus freiné  par le passé ou la nostalgie qui le tiraillait dernièrement. Côté vitalité, une mieux important est à noter. Vous vous ressentez revivre, une seconde jeunesse s’offre à vous….

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Mes commentaires : une très belle carte au dessin très précis.

Pour nous, souvent le paon peut être synonyme de malheur.. et faire le paon, faire la roue, c’est parader.. c’est être un peu présomptueux de soi, mais c’est aussi pour séduire sa belle !

Oui, j’aimerais bien ressusciter car pour l’instant, je me sens plutôt mourir avec toutes les attaques sournoises, désordonnées, agressives, destructives de la bande de Cyprien Luraghi. Il y en a eu une qui a commis une grosse bévue… mais quand on est fondamentalement « fouille-merde », il ne faut pas s’étonner d’une telle attitude et avec Luraghi, elle va avoir de quoi faire, car fumier et ordures c’est le quotidien de ce Monsieur. 

 

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En complément un extrait du livre de Philippe Labro : « Tomber sept fois, se relever huit »

 

« D’où vient qu’à chaque crise, chaque chute, chaque fracture, un recours surgisse, une solution, une réponse ? Faut-il tomber pour mieux se redresser et changer de vitesse ? La réponse était évidente : toute vie ressemble à cela (..). Il existe une indescriptible allégresse intérieure à ressentir que votre volonté l’a emporté sur votre démon et que l’estime de soi est revenue, que vous en savez un peu plus sur vous même. Et que ce nouveau savoir constitue votre force. »

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Message du Paon

Posté par othoharmonie le 1 mars 2014

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Oiseau puissant et protecteur, le paon se distingue par son plumage magnifique, ses cris rauques. Ses plumes colorées, ses ocelles et même les mythes qui le concernent ont un lien avec les cycles de vie et de mort de la nature. Lorsque le paon apparaît, nous pouvons nous attendre à côtoyer la naissance, la mort et la résurrection. Si nous n’acceptions pas l’idée que la naissance est suivie de la mort et que la renaissance succède à la mort, nous vivons probablement beaucoup d’insatisfaction et peut-être même des périodes de dépression. Lorsque le paon se manifeste, c’est pour nous donner l’assurance que tout ce qui est perdu sera remplacé par quelque chose de neuf et de plus avantageux pour nous. La difficulté consiste en ce que nous ignorions pourquoi nous rencontrons des obstacles, pourquoi nous connaissons des échecs, jusqu’à ce que le processus arrive à son terme. Alors, nous nous exclamons souvent : « Ah ! voila pourquoi les choses refusaient de s’arranger ! » 

Le cri du paon a quelque chose de criard, de moqueur, comme pour nous suggérer de prendre la vie avec humour, même dans les circonstances les plus difficiles. Si nous apprenons à cultiver le sens de l’humour, nous serons en mesure de mieux faire face aux séparations, à l’effondrement des projets et même aux rêves brisés.

En Egypte, le paon était considéré comme un oiseau sacré par ce qu’il détruisait les serpents venimeux. Son plumage ocellé lui donne l’apparence d’un être aux yeux multiples. L’apparition du paon nous rappelle qu’il ne faut pas prendre l’apparence pour la réalité. Notre regard doit se tourner vers l’essentiel, et tout ce qui disparaît de notre vie nous était probablement devenu préjudiciable à certains égards. 

Le paon est l’oiseau qui ressemble le plus au phénix de jadis, cet oiseau légendaire, symbolise la résurrection qui renaissait de ses cendres après avoir été sacrifié sur un bûcher. Quoiqu’il puisse se passer actuellement dans notre vie, le paon nous promet la résurrection, et la renaissance. Nous ignorons peut-être comment cela se produire, mais cette promesse se réalisera. 

D’un point de vue négatif : Les plumes de paon ont été utilisées à des fins rituelles et cérémonielles partout sur la planète. Les reflets bleu vert  lui confèrent une magnificence altère, alors que les ocelles sur sa queue font penser à des centaines d’yeux.  Ainsi, il se peut que nous ne voyons pas notre entourage sous son véritable jour. Quelque chose échapper peut-être à notre vue, peut-être oyons-nous plus ce qu’il y a réellement. De façon négative, il est le reflet d’une ombre flottant au-dessus de nous, une ombre que nous avons du mal à distinguer correctement. Même si ce n’est évident, l’ombre fait partie de la phase de la mort dans un nouveau cycle de vie ; elle sera suivie d’une renaissance ou d’une ouverture d’esprit, mais uniquement lorsque nous aurons abandonné ce qui n’est pas salutaire pour nous. C’est le moment de nous concentrer sur du neuf. 

Les grosses pattes du paon revêtent une signification symbolique, puisque les pieds nous permettent de prendre appui sur le sol. Cela indique que l’appui qui nous a été offert n’est peut-être pas aussi solide que nous l’avions imaginé. Nous ne pouvons compter vraiment sur les autres en ce moment. 

Questionnement : Sommes-nous aveugles aux chances qui nous sont données de recréer notre vie ? Refusons-nous de profiter des occasions qui s’offrent à nous ? Avons-nous perdu notre sens de l’humour face à la vie ? Le temps est-il venu d’abandonner ou de laisser mourir certaines choses afin de pouvoir poursuivre notre route ? Avons-nous besoin d’aide et de conseil spirituels ?

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Le PAON, met de choix au Moyen Age

Posté par othoharmonie le 1 mars 2014


(D’après un récit paru en 1782)

images (8)Le paon eut tous les honneurs dans les jours brillants de la Chevalerie. Plusieurs grandes familles, parmi lesquelles celle des Montmorency, avaient placé son effigie, en cimier, sur leur heaume. Aux cours d’amour de nos provinces méridionales, la récompense que recevaient les poètes ayant remporté le prix était une couronne faite de plumes de paon, qu’une dame du tribunal portait elle-même sur leur tête. Chez nos vieux romanciers, le paon est qualifié du titre de noble oiseau, et sa chair y est regardée comme la nourriture des amants, et comme la viande des preux. Il y avait très peu de mets alors qui fussent aussi estimés. Un de nos poètes du XIIIe siècle, voulant peindre les fripons, dit qu’ils ont autant de goût pour le mensonge, qu’un affamé en a pour la chair de paon. Enfin les rois, les princes et grands seigneurs, donnaient très peu de festins d’appareil où le paon ne parût comme le plat distingué.

La coutume, dans ces sortes d’occasions d’éclat, était de le servir rôti ; mais on le servait entier avec tous ses membres, et même avec ses plumes. Selon Platine de Crémone, auteur qui énonça les mêmes principes que ceux que Brillat-Savarin publiera deux siècles plus tard, « au lieu de plumer l’oiseau, il faut l’écorcher proprement, de manière que les plumes s’enlèvent avec la peau ; il faut lui couper les pattes, le farcir d’épices et d’herbes aromatiques, lui envelopper la tête d’un linge, et le mettre à la broche. Pendant qu’il rôtit, vous arroserez continuellement le linge avec de l’eau fraîche, pour conserver son aigrette. Enfin, quand il sera cuit, rattachez les pattes, ôtez le linge, arrangez l’aigrette, rappliquez la peau, étalez la queue, et servez ».

Là, au bruit des fanfares, elle le portait devant le maître du logis, si ce maître était d’un rang à exiger un pareil hommage ; ou devant celui des convives qui était le plus renommé pour sa courtoisie et sa valeur. Quand le banquet se donnait après un tournoi, et que le chevalier ayant remporté le prix du combat se trouvait à la table, c’était à lui, de droit, qu’on déférait l’honneur du paon. Son talent alors consistait à dépecer l’animal avec assez d’adresse pour que toute l’assemblée pût y goûter. Le Roman de Lancelot, dans un repas qu’il suppose donné par le roi Arthus aux chevaliers de la Table-Ronde, représente le monarque découpant lui-même le paon ; et il le loue d’avoir fait si habilement ses distributions que cent cinquante convives, qui assistaient au festin, apprécièrent.

Souvent l’enthousiasme qu’excitait tant de gloire dans le chevalier tranchant, enflammait tout à coup son courage. Il se levait ; et, la main étendue sur l’oiseau, faisait à haute voix un voeu d’audace ou d’amour, capable d’augmenter encore l’estime qu’avait inspirée pour lui ses hauts faits. Par exemple, il jurait de porter, dans la plus prochaine bataille, le premier coup de lance aux ennemis ; de planter le premier, en l’honneur de sa mie, son étendard sur le mur d’une ville assiégée. Quant à la formule du serment, elle était conçue en ces termes : « Je voue à Dieu, à la Vierge Marie, aux dames, et au paon, de… »

Le voeu du premier preux étant achevé, on présentait successivement le plat aux autres convives, qui tous, chacun à leur tour, faisaient un serment du même genre. Mais, comme en pareille circonstance, les têtes s’échauffent aisément, et qu’alors on se pique toujours d’outrepasser ceux qui parlent avant nous, il devait résulter, de ce moment d’effervescence, les promesses les plus téméraires, et souvent les plus extravagantes. Les romanciers et les historiens en offrent des exemples nombreux. Cette cérémonie portait le nom de Voeu du paon.

Quant à cette sorte d’aliment, on y a renoncé peu à peu. En 1560, Champier marque beaucoup de surprise d’en avoir vu en Normandie, près de Lisieux, des troupeaux considérables : « On les y engraisse avec du marc de pommes, dit-il, et on les vend aux marchands de poulaillers, qui vont les vendre dans les grandes villes pour la table des gens riches ». Champier était Lyonnais, avait étudié à Orléans, et était attaché au service de François Ier. La manière dont il parle des paons, l’étonnement que lui causèrent ceux de Normandie, donnent à penser qu’on n’en mangeait déjà plus dans le Lyonnais, dans l’Orléanais, ni à la Cour. Cependant de Serres écrivait encore en 1600 que « plus exquise chair on ne peut manger ». Mais rien n’indique où de Serres avait mangé du paon

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Le paon blanc ou les prouesses génétique

Posté par othoharmonie le 27 février 2014

 

320px-Merak_putih2Au début du XIXe siècle, il apparaît que les colorations des plumages de paons détenus en captivité par des collectionneurs britanniques présentent un certain nombre d’anomalies consécutives aux croisements multiples opérés au sein des populations captives.

   Tout d’abord considérées comme regrettables, ces mutations fortuites sont finalement mises à profit par les éleveurs pour obtenir des plumages aux teintes originales. À partir de paons porteurs de taches de couleur blanche sur leur plumage sont alors créés des paons entièrement blancs, dits « leucistiques » (contrairement à l’albinisme, maladie génétique caractérisée par l’absence totale de pigmentation sur toutes les parties du corps, le leucistisme ne concerne que le plumage – ou, chez les mammifères, le pelage – ; les yeux des paons blancs sont donc de couleur normale, et non rouges comme ceux des animaux albinos).

   Les progrès effectués ultérieurement en matière de génétique ont permis d’analyser et de comprendre le processus exploité de façon empirique par ces collectionneurs du siècle passé. À titre d’illustration, le croisement entre un paon bleu « normal » et un paon blanc crée une première génération de paons bleus possédant le facteur leucistique caché (il s’agit d’un gène récessif). Des croisements entre les oiseaux de cette première génération aboutissent à une seconde génération se composant d’un quart de paons blancs leucistiques, d’un quart de bleus et de la moitié de paons bleus porteurs du facteur leucistique caché.

   Certains paons d’élevage sont partiellement leucistiques, ils sont appelés « panachés ». Une autre variété, dite « nigripenne », doit son nom à la teinte noire colorant les plumes des épaules (les scapulaires) et celles des ailes (les rémiges).

  Le paon blanc ou les prouesses génétique dans PAON 254px-Chicken_and_egg_of_peacock_%28zoo_d%27Attilly%29 Outre ces croisements intra-spécifiques, les aviculteurs ont apparié avec succès des oiseaux appartenant aux deux espèces asiatiques, le paon bleu et le paon spicifère. Les hybrides nés de ces croisements sont capables de se reproduire. Ce résultat est l’une des exceptions à la règle selon laquelle le croisement d’espèces distinctes produit en général des individus stériles.

L’union d’un paon bleu nigripenne et d’un paon spicifère produit un hybride appelé paon de Spalding, également fécond. En revanche, celle d’un paon et d’une volaille (une poule par exemple) aboutit à des nichées stériles, mêlant les caractères des parents. Pourtant, une poule peut couver des œufs de paon, ce qui facilite l’élevage de ce phasianidé qui s’avère prolifique en captivité.

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Le Paon blanc et l’homme

Posté par othoharmonie le 27 février 2014

 

téléchargement (2)Il aurait été rapporté d’Asie vers la Grèce au IVe siècle avant notre ère par Alexandre le Grand et s’est vite répandu dans toute l’Europe tant sa beauté suscitait l’admiration.

On trouve des représentations de paons sur les fresques de Pompéi. Il était, pour les romains, tout à la fois, un oiseau de table et d’agrément.

Ce paon est répandu comme oiseau domestique dans une grande partie du monde en raison de ses parures majestueuses. Ils errent en liberté sur les parcours et accompagnent les visiteurs, habitués à leur donner à manger, dans les parcs et jardins d’agglomération et parfois les parcs zoologiques.

Seul le paon blanc, le paon nigripenne et le paon panaché sont considérés comme domestiques en droit français.

Le paon blanc est la forme albinos du paon bleu, ce qui est parfois contesté. Lorsqu’il fait la roue le blanc des ocelles miroite comme une robe de jeune mariée. Il présente les mêmes caractéristiques d’élevage que le paon bleu tout en étant beaucoup plus fragile et délicat.

PS aux lecteurs : Si vous avez quelques autres éléments à me fournir sur le paon blanc, je suis preneuse, merci à l’avance à ceux qui liront ce message.

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