Comment l’Ours perdit sa Queue

Posté par othoharmonie le 12 novembre 2011

  

 

 Melursus ursinusDans le bon vieux temps, Ours avait une queue dont il était très fier. Elle était longue, noire, brillante et Ours l’agitait juste pour que les gens la regardent.  

  

Renard le remarqua. 

Renard, comme tout le monde sait, est un filou qui aime plus que tout berner les autres. Ainsi il décida de jouer un tour à Ours. C’était la période de l’année pendant laquelle Hatho, l’Esprit du Gel, balayait le pays, recouvrant les lacs de glace et frappant les arbres avec son gros marteau. 

 

 Renard fit un trou dans la glace, tout près d’un endroit où Ours aimait marcher. Le temps qu’Ours arrive, des grosses truites et des perches grasses s’étaient rassemblées dans un grand cercle autour de Renard. Juste au moment où Ours allait demander à Renard ce qu’il faisait, Renard remua sa queue qu’il avait mis dans le trou et sortit une énorme truite.  

  

« Bonjour, mon frère » dit Renard. « Comment allez-vous aujourd’hui ? » 

 

« Bonjour », répondit Ours, regardant le grand cercle plein de gros poissons. « Je vais bien, mon frère. Mais que fais-tu ? » 

 

  »Je pêche », répondit Renard. « Veux-tu essayer ? »  

  

« Oh, oui », dit Ours, alors qu’il commençait à se pencher sur le trou de Renard 

  

Mais Renard l’arrêta. « Attend, mon frère », dit-il, « cet endroit ne sera pas idéal. Comme tu peux le voir, j’ai déjà attrapé tous les poissons. Faisons un nouveau trou où tu pourras attraper plein de grosses truites. » 

 

 Ours accepta et il suivit Renard à un nouvel endroit, un endroit où, comme Renard le savait bien, le lac n’était pas assez profond pour attraper des poissons l’hiver; les poissons restant toujours dans les eaux profondes lorsque Hatho recouvrait leurs points d’eau. Ours regarda Renard faire le trou dans la glace, savourant à l’avance le poisson qu’il allait attraper. 

 

 « Maintenant », dit Renard, « tu dois faire exactement ce que je te dis. Ne pense plus à aucun poisson. Ne pense même pas à une chanson ou les poissons t’entendront. Mets toi dos au trou et plonges y ta queue. Bientôt un poisson arrivera, agrippera ta queue et tu pourras alors le sortir de l’eau. » 

 

 « Mais comment vais-je savoir si un poisson a agrippé ma queue puisque j’ai le dos tourné ? » demanda Ours. 

 

 « Je vais me cacher là-bas où les poissons ne peuvent pas me voir. » dit Renard. « Dès qu’un poisson s’agrippera à ta queue, je crierais. Ensuite, tu tireras aussi fort que possible pour attraper ton poisson. Mais tu dois faire preuve de patience. Ne bouge pas jusqu’à ce que je te le dise. »  

 

 Helarctos malayanus Ours hocha la tête, « Je vais faire ce que tu dis ». Il s’assit près du trou, mit sa magnifique longue queue noire dans l’eau glacée et tourna le dos. 

 

 Renard regarda pendant un moment pour s’assurer qu’Ours faisait bien ce qu’il lui avait dit et puis, très doucement, retourna furtivement chez lui et se coucha. 

 

 Le lendemain matin il se réveilla et pensa à Ours. « Je me demande s’il est toujours là-bas » se dit Renard. « Je vais aller voir. » 

 

 Ainsi Renard retourna au lac gelé et que croyez-vous qu’il vit ?  

  

Il vit comme une petite colline blanche au milieu de la glace. Il avait neigé pendant la nuit et Ours, qui s’était endormi en attendant que Renard lui dise de tirer se queue pour attraper un poisson, avait été entièrement recouvert. Et Ours ronflait.  

 Il ronflait si fort que la glace tremblait. C’était si drôle que Renard éclata de rire.  Mais alors qu’il riait, il décida qu’il était temps de réveiller pauvre Ours. Il se glissa très près de l’oreille d’Ours, pris une profonde inspiration, et puis s’écria : « Maintenant, Ours!!! » 

 

 Ours se réveilla en sursaut et tira de toutes ses forces sur sa queue. Mais sa queue avait été prise dans la glace qui avait gelé pendant la nuit et alors qu’il la tirait, elle se cassa- »Crack »-juste comme çà.   Ours se retourna pour voir le poisson qu’il avait attrapé et à la place il vit sa jolie queue coincée dans la glace. 

 

 « Ohhh, » grogna Ours, « ohhh, Renard. Je vais t’attraper pour çà. » Mais Renard, bien que plié en deux de rire, était toujours plus rapide qu’Ours et il fit un bond et partit.  

 

C’est pourquoi même aujourd’hui les ours ont de petites queues et ils n’aiment pas les renards. Et si il vous arrive d’entendre un ours grogner, c’est probablement pour sa queue, parce qu’il se rappelle du tour que Renard lui a joué il y a longtemps.

ourson cabriole

 

 

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L’ours est un sage

Posté par othoharmonie le 12 novembre 2011

 

 Ursus arctos isabellinusPour les indiens d’Amérique, l’ours est un sage, plus sage que l’homme dont il est le grand-père. La parenté entre l’homme et l’ours leur paraît évidente. Il marche debout, il regarde droit devant lui, il est omnivore. Il est également intelligent, curieux, et il a une excellente mémoire. Mais les Indiens estiment qu’il a un don qui le rend supérieur à l’homme : l’instinct de la médecine naturelle. 

 

Le jeûne est, par exemple, chez lui est quelque chose de tout à fait naturel. Lorsqu’il est blessé ou malade, il arrête de manger et ne boit que de l’eau et il arrive ainsi à faire passer l’infection ou la fièvre. Il est friand de plantes sauvages dont il ressent instinctivement le pouvoir curatif. D’où tire-t-il cette science ? Selon la légende, c’est en dormant au coeur de la terre, en hiver, qu’il apprend tous ses secrets…. 

 

Cette dimension chamanique de l’ours peut paraître farfelue, mais elle nous rappelle que la nature n’est pas un objet inerte. Elle nous adresse sans doute de multiples signes, des alertes et des encouragements. Chacun peut les comprendre….à condition de savoir lire en elle. 

 

L’homme qui a vu l’ours ne connait pas sa chance. L’ours qui a vu l’homme, en revanche, a bien fait de détaler. 

 

Extraits de « plantes et santé », mai 2008

ours abeilles

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L’OURS

Posté par othoharmonie le 11 novembre 2011

  

 

L'OURS dans OURS 220px-Teddy_bear_whistlerLes ours (ou ursinés, du latin ŭrsus, de même sens) sont de grands mammifères plantigrades appartenant à la famille des ursidés. Il n’existe que huit espèces d’ours vivants, mais ils sont largement répandus et apparaissent dans une grande variété d’habitats, aussi bien dans l’hémisphère nord qu’une partie de l’hémisphère sud. Les ours vivent sur les continents d’Europe, d’Amérique du Nord, d’Amérique du Sud, et en Asie. 

 

Les caractéristiques communes des ours modernes sont un grand corps trapu et massif, un long museau, un pelage dense, des pattes plantigrades à cinq griffes non rétractiles, et une queue courte. L’ours polaire (ou ours blanc) est principalement carnassier et le panda géant se nourrit presque exclusivement de bambou, les six autres espèces sont omnivores, leur alimentation variée comprend essentiellement des plantes et des animaux. 

 

À l’exception des périodes de reproduction et de l’éducation des jeunes animaux, les ours sont solitaires. Ils sont généralement diurnes, mais peuvent être actifs pendant la nuit ou au crépuscule, notamment autour des zones d’habitation humaine. On dit très rarement qu’ils sont « Nocto-diurne » Les ours sont aidés par leur excellent sens de l’odorat, et malgré leur forte corpulence et une démarche maladroite, ils peuvent courir rapidement et sont des grimpeurs habiles comme d’excellents nageurs. L’ours se réfugie dans des grottes, cavernes et tanières, qui sont occupées par la plupart des espèces au cours de l’hiver pour une longue période de sommeil, l’hivernation. 

 

 Helarctos malayanus Les ours sont chassés depuis la préhistoire pour leur viande et leur fourrure. À ce jour, ils jouent un rôle de premier plan dans la culture (mythologie, légendes…) et les arts. A l’époque moderne, les populations d’ours sont victimes de pressions (comme celles des éleveurs dans les Pyrénées), de l’empiètement de l’homme sur son habitat naturel et du commerce illicite, notamment le marché asiatique de la bile d’ours. L’UICN énumère six espèces d’ours comme vulnérables ou menacées d’extinction, l’ours brun est menacé de disparition dans certains pays européens. Le braconnage et le commerce international des populations les plus menacées est interdit, mais se pratique toujours. 

 

L’ours a largement marqué la culture humaine, à travers des rites et des traditions attestés aussi bien en Europe qu’en Amérique ou en Asie, et une abondante culture populaire.

 Ours brun (ici sous-espèce Ursus arctos arctos)

 

 

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Ours en Asie

Posté par othoharmonie le 11 novembre 2011

  

 

gifs nounours   Les ours présents en Asie ont eux aussi donné naissance à diverses légendes ainsi qu’à des rites folkloriques. Il ne s’agit pas forcément des mêmes espèces qu’en Europe, puisqu’on trouve aux côtés de l’ours brun et de ses sous-espèces (ours bleu du Tibet, ours brun de Syrie et ours Isabelle) d’autres espèces telles que l’ours à collier, l’ours lippu et l’ours malais

 

L’Ours chez les Aïnous 

 

AinuGroup.JPGLes Aïnous qui signifie « humain »,  ancêtres des japonais actuels, sont établis au Nord du Japon et sur l’île de Sakhaline ont toujours gardé à l’ours une place prépondérante dans leur culture, l’animal étant non seulement ancêtre totémique mais aussi dieu suprême. Au centre des initiations, objet de tabous, l’ours est une divinité des plus révérées, tout particulièrement en décembre lors de la Kamui omante, ou « fête de l’ours ». L’animal y est réputé descendre sur terre et donner ses cadeaux aux humains qui l’accueillent, avant de retourner dans son univers divin. 

 

L’ours est aussi au centre de chasses rituelles. Lorsqu’une femme aïnoue perd un enfant, il arrive qu’un ourson soit capturé bébé et nourri au sein. Il est ainsi élevé durant trois ou quatre ans où il devient un membre à part entière du clan, puis sacrifié, avant que sa chair ne soit consommée lors d’un banquet. Traditionnellement, les tribus aïnous s’approprient ainsi la force et toutes les qualités de l’animal, particulièrement en mangeant sa patte antérieure gauche, mais aussi sa langue, son museau, ses oreilles, son cœur ou son foie. Le crâne de l’ours est généralement conservé comme talisman. Les vertus médicinales attribuées à l’animal sont très nombreuses, et incluent le frottement du ventre des parturientes avec un morceau de matrice d’ours.  

 

L’Ours en Chine 

 

Ours en Asie dans OURS 240px-China_1 

Bien que les Chinois ne semblent jamais avoir considéré l’ours comme une divinité ni pratiqué la chasse rituelle, leurs pratiques culinaires et médicales tout comme les légendes de l’ours attestent d’un respect tout particulier ; dès lors, il n’est pas interdit de penser que l’ours a pu être célébré à l’instar de ce qui s’observe en Sibérie, en Laponie et chez les Amérindiens. Dès l’Antiquité, l’ours a pu être associé au chamanisme puisqu’une inscription de l’époque Shang et une autre du début de la dynastie Zhou ont été vues comme représentant un chaman qui danse, revêtu d’un masque et d’une peau d’ours. Les chamans de la dynastie Shang se revêtaient probablement de la peau de cet animal, et des danses de l’ours sont attestées, mettant en scène un exorciste masqué (d’une figure d’ours à quatre yeux d’or, censée ainsi voir tout et partout) vêtu de rouge et de noir, qui « expulsait les pestilences de l’année morte ». L’ours fut également un symbole de protection des clans parmi les plus utilisés, avec le tigre. 

 

Les Chinois ont plusieurs fois remarqué les qualités de l’ours, sa force, mais aussi et surtout son agilité et sa rapidité étonnantes pour une bête d’une telle masse. Imiter la respiration de l’ours pour obtenir la maîtrise du souffle est devenu un exercice taoïste, probablement lié à l’hivernation qui était vue comme une résurrection. Les mouvements de l’ours servent d’inspiration à un art martial. Les peaux d’ours avaient une fonction de tribut au Shaanxi. Les Chinois organisaient aussi des combats avec ces animaux. 

Viande de l’Ours 

 

La viande de l’ours – en particulier de ses pattes – a très longtemps été considérée comme un mets raffiné, ainsi, les récits mythiques chinois attestent de ce statut dès le VIIe siècle av. J.‑C., où le duc Ling de Jin tua son cuisinier à coups de cuiller 192px-Brown_Bear_Cubs dans OURSpour n’avoir pas su faire cuire des paumes d’ours correctement. 

 

Ce mets semble mentionné et apprécié durant toute l’Antiquité chinoise, où il faisait partie des « huit plats succulents », jusqu’au XIXe siècle à l’époque Qing, où les seigneurs réclamaient encore vingt paires de pattes d’ours aux paysans. Le commerce de ces pattes demeura florissant au moins jusqu’au début du XXe siècle.

 

 

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Ours et Légendes Chinoises

Posté par othoharmonie le 11 novembre 2011

 

 

Mythes et légendes

 

Ours et Légendes Chinoises dans OURS 220px-Jieyu_Fighting_against_Bear_by_Jin_TingbiaoÀ l’instar des Sibériens et des Amérindiens, les Chinois évoquent des ours anthropomorphes : le Lunheng de Wang Chong mentionne deux ours transformés en hommes et au IVe siècle, le Baopuzi dit que l’ours vit cinq cents ans, après quoi il se métamorphose en homme. 

 

L’ours chinois semble avoir eu pour fonction d’annoncer la naissance des garçons, et rêver d’un ours était considéré comme de bon augure, l’animal acquérant un statut de génie ou d’être spirituel envoyé du ciel par les puissances célestes. Il annonçait alors une naissance prochaine. Yu le Grand prenait parfois la forme d’un ours pour organiser le monde, mais l’animal est tout particulièrement associé à son père Gun, qui se transforma en ours jaune (couleur de la terre dans la symbolique chinoise) afin de pénétrer le « gouffre des plumes » et d’en devenir le génie. 

 

Médecine chinoise 

 

L’ours est réputé pour ses vertus médicinales durant toute l’histoire chinoise, et le Bencao gangmu livre une liste impressionnante de remèdes à base de ses sécrétions et de diverses parties de son corps, ainsi, la graisse fait pousser les cheveux et guérit de la teigne, la chair protège des rhumatismes et les pattes antérieures revigorent. La bile de l’ours est réputée depuis des millénaires et servait à soigner la dysenterie ; toujours utilisée traditionnellement de nos jours, elle est prélevée dans des fermes qui élèvent des ours à collier dans des conditions misérables. 

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Symbolique de l’ours

Posté par othoharmonie le 11 novembre 2011

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 L’ours se voit attribuer une profonde symbolique depuis l’époque préhistorique et occupe une place de premier plan dans l’imaginaire occidental. Sa réputation de grande force est issue en partie de sa morphologie, et du fait qu’il n’ait quasiment aucun prédateur dans les régions où il fut longtemps présent.

 

Article connexe : Roi des animaux.  (prendre la belle image) 

 

Michel Pastoureau défend une thèse selon laquelle l’ours fut considéré comme le roi des animaux partout en Europe jusqu’au XIIe siècle, notamment chez les Celtes, Germains, Slaves, Scandinaves et Baltes, avant sa diabolisation par les autorités chrétiennes qui installèrent le lion sur le trône animal à sa place, dans le but de lutter contre les pratiques païennes associées à l’ours, mais aussi pour effacer un animal qui « se posait en rival du Christ »

 

Il semble que l’ésotérisme islamique ait attribué à l’ours une image d’animal « vil et répugnant ». Dans la symbolique chinoise, il vient des montagnes, s’oppose au serpent, et est considéré comme yang, c’est surtout un animal viril, courageux, puissant et fort, capable de rivaliser avec le tigre. 

 

Il existe bon nombre de croyances, partagées en Europe, en Amérique du Nord et en Asie, pour évoquer le fait que l’ours se dévorerait lui-même ou sucerait l’une de ses pattes antérieures afin de passer l’hiver. Elles pourraient avoir un rapport immédiat avec toutes les propriétés attribuées aux différentes parties du corps et à la bile. Ainsi, la consommation de pattes d’ours revêt une dimension chamanique en transmettant les qualités de la bête. La tête de l’ours fut réputée être son point faible durant l’Antiquité et le Moyen Âge occidental, par opposition au reste de son corps, ce qui en fait de facto un animal vu symboliquement comme stupide. Son mode de vie le fait plutôt voir comme un animal misanthrope et de manière générale, il semble culturellement s’opposer au loup. L’œil de l’ours se voit prêter des facultés magiques, et devient capable de tout pénétrer et tout transpercer. 

 

D’une manière générale, « par delà les écarts culturels énormes entre Celtes, Sibériens, Algonquins ou Chinois, les images voisines que ces peuples se forgèrent de l’ours montrent l’extraordinaire unité de l’imaginaire humain »

 

Régularisation du temps 

 

Symbolique de l'ours dans OURS 220px-Thor_%281907%29_by_Lorenz_Fr%C3%B8lichLe cycle de vie de l’ours, qui comprend l’hivernation, le met en lien étroit avec une symbolique de la régulation du temps selon les ethnologues. Les multiples fêtes qui lui sont consacrées mettent cet aspect en avant comme Arnold Van Gennep l’a constaté, l’ours « maître du temps puissant à venir » y régule le jour et la nuit, mais aussi et surtout le passage des saisons dans leur succession et leur opposition, introduisant un rythme vital et une périodisation. De même, en Sibérie et en Alaska, l’ours semble assimilé à la lune parce qu’il disparaît en hiver et réapparaît au printemps, ce qui le rapproche du cycle végétal, également soumis aux influences lunaires. 

 

L’Ours : un symbole, un emblème culturel 


Certaines capitales européennes ont encore aujourd’hui l’ours pour emblème. Ce phénomène trouve sont origine dans le langage même, à travers ce que l’on appelle des « figures parlantes ».

En Suisse, la ville de Berne arbore fièrement un ours sur sa bannière depuis le XIIIe siècle; elle voue au plantigrade un culte, comme à un animal totem. Un jeu de mots associe Bern, le nom de la ville, et le mot Bär, qui désigne l’ours en allemand. 


« Berlin » signifie « petit ours », en allemand. 

« Madrid » viendrait de « maderno », « madrono », qui signifie « ours » en espagnol.

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Ours Brun

Posté par othoharmonie le 11 novembre 2011

 

Ours Brun dans OURSL’occupation par les ours bruns du continent américain et leur différenciation en Kodiak et Grizzli est très récente. La séparation d’avec les ours des régions tropicales est plus ancienne, l’ours à lunette d’Amérique du Sud étant le plus éloigné génétiquement.

 

L’ours brun reste encore assez abondant en Sibérie (120 000 animaux dans les années 2000) et en Amérique du Nord (environ 50 000), surtout en Alaska et au Canada, sous la forme dite de l’ours grizzly, qui n’est qu’une forme géante de l’ours brun). Plus au sud, des populations se rencontrent au Proche-Orient, dans l’Himalaya, au Japon (environ 3 000 animaux sur l’île d’Hokkaido) et dans l’Ouest des États-Unis. Les indiens d’Amérique du Nord qui portaient des crêtes iroquoises, se raidissaient les cheveux avec de la graisse d’ours ou de l’huile de noix pour les rassembler en une sorte de corne.

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Le Dernier Ours

Posté par othoharmonie le 11 novembre 2011

 

Le Dernier Ours  dans OURS 220px-Ursus_arctos_Dessin_ours_brun_grandDans les Pyrénées françaises la dernière ourse de souche, Cannelle a été abattue par un chasseur en 2004, ce qui a provoqué une vague de protestations et d’indignation de la part d’associations de protection de la nature et de défense des animaux (SEPANSO-Béarn, FIEP Groupe Ours Pyrénées, Nature Midi-Pyrénées, SNPN, ASPAS, One Voice, FNE, 30 Millions d’Amis, Fondation assistance aux animaux, Fondation Brigitte Bardot, SPA, WWF, Pays de l’Ours – Adet, Ferus). Alors que la lignée pyrénéenne était condamnée, cinq ours en provenance de Slovénie ont été relâchés en 2006, soulevant une controverse notamment chez les bergers et les éleveurs. 

 

La première ourse introduite, Palouma, a été retrouvée morte en août 2006 au bas d’une barre rocheuse à 2100 m d’altitude. La deuxième ourse introduite, Franska, a été percutée mortellement par une voiture le 9 août 2007. Bien que les sondages montrent qu’une large majorité de la population est favorable au maintien d’une population ursine en France, l’espèce est toujours au bord de l’extinction dans ce pays qui abritait encore une centaine d’ours au début du XXe siècle ; dans les Alpes françaises, le dernier ours avait toutefois été abattu à la veille de 1914-18. 

 

220px-Dessin_ursus_maritimus_ours_polaire_grand dans OURSEn Roumanie, des sociétés de chasse offrent la possibilité d’abattre un ours pour un peu plus d’un millier d’euros au cours de « safaris » controversés par les militants de la cause animale qui arguent que même quand un ours a un comportement familier (par ce qu’il s’est habitué à l’homme par exemple), on peut l’effaroucher ou le capturer sans le stress occasionné par les battues ou les chasses traditionnelles. Un nouveau tourisme naturaliste d’observation du loup, de l’ours, du lynx ou du castor se développe, mais qui n’a pas assez de reconnaissance pour induire une véritable protection des habitats de ces espèces.

 

 

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L’Ours et L’homme

Posté par othoharmonie le 11 novembre 2011

 

English dancing bear.jpgLa place de l’ours est de tous temps, particulière, cet animal fut peut-être divinisé dès l’époque préhistorique où il partageait son biotope avec les hommes. L’ours occupe une place importante (mythologie, blason, folklore, onomastique), partout où il était présent. On le retrouve dans l’ours en peluche. Le culte de l’ours symbolise : Puissance, renouveau, royauté. 

 

Des ours ont été gardés dans des ménageries de princes ou de saltimbanques en Europe et Asie. Le dressage d’ours était très populaire, et continue à se perpétuer jusqu’à nos jours ; ces spectacles sont de plus en plus controversés eu égard à la souffrance des animaux, dressés dans des conditions violentes (à l’aide de fouets, tisons enflammés, etc.), et certains pays (comme la Turquie, la Grèce ou la Bulgarie, mais pas la France à ce jour) ont interdit l’exhibition d’ours « savants ». 

 

Les ours sont aussi des hôtes fréquents des zoos ; toutefois, il est devenu très rare que des animaux soient prélevés dans la nature pour peupler de tels établissements (la reproduction des ours en captivité est très aisée, du moins chez l’ours brun), et leurs conditions de vie se sont souvent améliorées depuis une vingtaine d’années. Les ours sont progressivement retirés des fosses archaïques comme celles du Jardin des Plantes à Paris, et ils sont de plus en plus souvent présentés dans de grands parcs boisés qui leur offrent des conditions de vie un peu plus proches de la nature (par exemple Thoiry, le CERZA, le Parc animalier de Sainte-Croix, etc.) ; il est significatif de noter que les ours recouvrent alors fréquemment des comportements « naturels » comme la léthargie hivernale.

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Menace de l’Ours

Posté par othoharmonie le 11 novembre 2011

 

Menace de l'Ours dans OURS 220px-Theodor_Kittelsen-En_uheldig_bj%C3%B8rnejaktQuelques grandes espèces, telles l’ours des cavernes (éteint depuis 10 000 ans environ), l’ours blanc et le grizzly étaient ou sont dangereuses pour les humains particulièrement dans les secteurs où elles se sont habituées à l’homme, mais la plupart du temps, les ours sont timides et sont facilement effrayés par les humains. Cependant, comme de nombreuses autres espèces, ils défendront férocement leur progéniture s’ils la sentent menacée. En 2007, six des huit espèces reconnues par l’UICN sont menacées.

 

L’ours souffre de la chasse, mais aussi de la fragmentation écologique de son habitat, du roadkill et du dérangement. À l’époque moderne, les populations d’ours sont victimes de pressions (comme celles des éleveurs dans les Pyrénées), de l’empiètement de l’homme sur son habitat naturel et du commerce illicite, notamment le marché asiatique de la bile d’ours. L’ours polaire est lui menacé par le recul rapide des glaces qui constituent son habitat naturel.

Souvent dérangé et effrayé par l’homme et obligé de se cacher le jour, il doit se nourrir, plus difficilement, la nuit ou par mauvais temps. Mal nourri à l’automne, il se réveille plus tôt et peut être plus encore tenté par les moutons ou ruches non surveillés ou mal protégés.

 

 Ursus arctos ; Aspe, Pyrénées, FranceLes ours étant omnivores, mais volontiers consommateurs de cadavres et vivant longtemps, sans être au sommet de la pyramide alimentaire, ils accumulent de nombreux polluants (radioactivité dans les zones de retombées du nuage de Tchernobyl, métaux lourds, organochlorés, pesticides, etc. particulièrement l’ours blanc).

 

Animal volontiers cavernicole, il entre aussi facilement dans les tunnels ferroviaires où il peut être blessé ou tué par les trains.

 

http://fr.wikipedia.org/wiki/Ours

 

 

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La Chasse à L’Ours

Posté par othoharmonie le 11 novembre 2011

 

Les hommes sont entrés en conflit avec l’ours, prédateur et rival direct, dès la Préhistoire. Si l’élimination de l’ours des cavernes par l’homme à la fin de la dernière glaciation n’est pas prouvée (des facteurs climatiques et génétiques ayant vraisemblablement La Chasse à L'Ours dans OURS 230px-Hirschvogel_Bear_Huntentraîné l’extinction de l’espèce), l’ours a été intensivement chassé, pour défendre le bétail, pour sa chair ou le “sport” (le moine Abélard a signé un document interdisant à ses moines de chasser l’ours plus de deux jours par semaine, et un menu précise que 300 oursons farcis ont été servis à un seul banquet donné par Le roi Louis XIV). 

 

Les ours sont chassés depuis la préhistoire pour leur viande et leur fourrure. Les produits tirés de l’ours ont longtemps été réputés dans diverses pharmacopées, sa bile, sa peau, son cuir, sa graisse, ses dents et ses griffes se virent attribuer de nombreuses vertus, et ce, dans toutes les cultures. Sa viande semble avoir été au contraire peu appréciée, et considérée taboue en Europe orientale. 


La chasse est principalement liée au commerce international illicite de leur fourrure, griffes mais aussi leur vésicule biliaire. 

Le braconnage et le commerce international des populations les plus menacées est interdit, mais se pratique toujours. Certains élevages d’ours asiatiques existent, pour la pharmacopée traditionnelle chinoise, les conditions d’extraction sont alors sujettes à controverse.

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Ours en peluche

Posté par othoharmonie le 11 novembre 2011

 

Ours en peluche dans OURS 220px-Teddy_bear_27C’est dans les premières années du XXe siècle que les ours en peluche commencent à se diffuser, à partir de l’Allemagne et des États-Unis, où ils furent inventés quasi simultanément comme jouets pour les enfants. Devenu « confident, complice et ange gardien » des enfants, voire membre de la famille, la diffusion de l’ours en peluche s’étend désormais au monde entier, déchaînant les passions. L’ours en peluche possède en effet ses propres magasins spécialisés, ses lignées, ses associations de collectionneurs (les arctophiles), ses ateliers de réparation, ses musées et ses magazines. Des thérapies par l’ours en peluche ont été développées afin d’aider les enfants traumatisés, handicapés, en rupture de communication, autistes, hospitalisés ou victimes de maladies graves. 

 

Article détaillé : Ours en peluche

 

Les bisounours (Câlinours au Canada, « The Care Bears » en anglais) sont une ligne d’ours en peluche américaine populaires pendant les années 1980, commercialisée par la société Kenner. Plus de 40 millions de ces ours, produits dans toute une gamme de couleurs, ont été vendus entre 1983 et 1987. Un nom, un symbole et un emploi ont été attachés à chacun d’eux. Ils ont donné naissance à des séries et films d’animation. 

 

Article détaillé : Bisounours.

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Bibliographie de L’Ours

Posté par othoharmonie le 11 novembre 2011

 

  1. Guillaume de Tyr, Chronicon, R.B.C., 1986, p. III, 18 (p. 219-220)  

  2. Pastoureau 2007, p. 63. 

  3. François-Régis Gastou, Sur les traces des montreurs d’ours des Pyrénées et d’ailleurs, Toulouse, Loubatières, 1987 Bibliographie de L'Ours dans OURS 220px-Wenceslas_Hollar_-_The_bear_and_the_honey 

  4. Pastoureau 2007, p. 100, p. 193,  p. 195. p. 228. p. 226. p. 227-231, p. 250,  p. 282-284, 292. 

  5. L’homme et l’ours  sur BnF – Bestiaire du Moyen Âge [archive], Bibliothèque nationale de France. Consulté le 12 mars 2010 

  6. E. Klein, « Un ours bien léché. Le thème de l’ours chez Hildegarde de Bingen », dans Anthropozoogica, vol. 19, 1994, p. 45-54  

  7. Alain Niderst, L’animalité: hommes et animaux dans la littérature française, vol. 61 de Études littéraires françaises, Gunter Narr Verlag, 1994, 239 p. (ISBN 9783823346142) [lire en ligne , p. 59 

  8. Mathieu 1984, p. 5-42. 

  9. Jean Batany, Scène et coulisses du « Roman de Renart »  : Moyen Âge, SEDES, 1989, 290 p. (ISBN 9782718117508) [lire en ligne  p. 133-138  

  10. Le Roman de Renart, vol. 445 de Bibliothèque de la Pléiade, Gallimard, 1998, 1515 p., p. 333-365  

  11. Jean Froissart, Chroniques Livre III du voyage en Beárn à la campagne de Gascogne ; et livre IV : années 1389-1400., vol. 4563 de Le livre de poche, Librairie générale française, 2004, 1022 p. (ISBN 9782253066767) [lire en ligne , p. 189-195  

  12. Jean Froissart, Chroniques Livre III du voyage en Beárn à la campagne de Gascogne ; et livre IV : années 1389-1400., vol. 4563 de Le livre de poche, Librairie générale française, 2004, 1022 p. (ISBN 9782253066767) [lire en ligne , p. 194-195  

  13. Arthur Dickson, Valentine and Orson : : a study in late medieval romance, New York, Columbia University Press, 1929, 309 p.  

  14. Stéphanie Orgeur, Huon de Méry. « Le tournoi de l’Antéchrist », vol. 13 de Medievalia, Caen, Paradigme, 1995, 2e éd., 175 p. (ISBN 9782868781291), p. 60  

  15. Michel Pastoureau, « Le bestiaire héraldique au Moyen Âge », dans Études d’héraldique médiévale (dans l’Hermine et le sinople), 1982, p. 105-116  

  16. Jules Guiffrey, Inventaires de Jean de Berry (1401-1416), Paris, Leroux, 1894, 347 p. [lire en ligne   

  17. Bobbé 2002, p. 19. 

  18. Sur les pas de l’ours finlandais ] sur Info-Finlande – Le site francophone sur la Finlande   

  19. Johannes Scheffer, Histoire de la Laponie: sa description, l’origine, les mœurs, la manière de vivre de ses habitans, leur religion, leur magie, & les choses rares du païs ; avec plusieurs additions & augmentations, Chez la veuve Olivier de Varennes, 1678, 408 p. [lire en ligne]  

  20. François Xavier Dillmann, « La fête de l’ours chez les lapons. Sources anciennes et recherches récentes sur certains rites de chasse aux confins septentrionaux de la Scandinavie », dans Proxima Thulé. Revue d’études nordiques, 1996, p. 11-49  

  21. Ours et Thérapies  sur Les amis de gueule de miel . Consulté le 2 mars 2010 

  22. Le groupe Haribo – Historique du groupe sur haribo.com  

 

Articles connexes 

 

Liens externes 

 

 

Source wikipédia.

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